L`utilisation de l`humour en psychothérapie

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L`utilisation de l`humour en psychothérapie
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e-mail : [email protected]
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’Ashtaroût
Cahier hors-série n° 6 (décembre 2005) ~ Matriochkas & autres Lolitas / Mises en scène du Witz, pp. 224-229
ISSN 1727-2009
Herbert S. Strean
(1994)
L’utilisation de l’humour en psychothérapie
L‟
 HERBERT S. STREAN (1994) : « Preface » in The Uses of
humor in psychotherapy, Northvale (New Jersy, USA), Jason
Aronson Inc., 1994, in-8°, XV+232p., pp. IX-XV.
Traduction française établie par Eddy Chouéri et revue par Amine Azar.
être humain est le seul organisme sur terre
capable de rire. Aucun autre animal n‟a
cette aptitude. Au surplus, c‟est virtuellement un
truisme de dire que c‟est l‟individu relativement
mature et émotionnellement sain qui rit fréquemment et qui y prend plaisir. Les professionnels de la santé mentale ont tendance à
admettre que l‟absence d‟humour chez quelqu‟un
indique que celui-ci souffre d‟un conflit émotionnel, qu‟il est probablement déprimé.
L‟autre réponse émotionnelle qui est le privilège exclusif de l‟homme ce sont les pleurs. L‟absence de larmes, quand elles sont de mise, tout
comme l‟absence de rire, signalent tous deux un
conflit émotionnel inconscient.
Bien que rire et pleurer soient des réactions
émotionnelles fondamentales et innées, les psychanalystes et les psychothérapeutes ont été
beaucoup plus intéressés par le phénomène des
larmes que par celui du rire. Par opposition au
grand nombre d‟études cliniques de la littérature
professionnelle qui traitent de l‟incapacité des
patients à pleurer et à faire un deuil, il n‟y en a
que très peu qui discutent de la dynamique de
son incapacité à rire. Lorsqu‟un patient a recours
au trait d‟esprit, à l‟humour et au rire, la plupart
des commentateurs professionnels signalent ce
comportement comme un moyen d‟acting out, de
résistance, une indication de transfert régressif,
une réaction mal adaptée, et, souvent, une manière déguisée d‟exprimer de l‟hostilité.
Jusqu‟à très récemment, le recours à l‟humour de la part d‟un clinicien était très mal vu.
Cela brise le cadre, c‟est une mésalliance, une
● La préface de ce recueil, même si elle ne rend pas suffisamment justice aux études rassemblées, en donne tout
de même une idée. C‟est pourquoi nous en proposons une
traduction française. Cette traduction est suivie de la table
des matières du volume.
● Ce recueil rassemble 21 études, dont 5 inédites. Nous
signalons la date de première publication de tous les textes,
aussi bien dans la traduction de la préface que dans la table
des matières.
● Le préfacier souligne lui-même l‟intérêt de cette publication sans précédent en langue anglaise. En langue française, la situation est à peine meilleure, puisqu‟on n‟y relève
que quelques tentatives sporadiques en ce sens.
● Ajoutons une remarque sur le fond. À notre avis, l‟aspect thérapeutique de l‟humour est ici trop surestimé aux
dépends de l‟aspect culturel. Il se pourrait fort bien que
l‟effet thérapeutique de l‟humour doive lui-même être
placé dans la dépendance de l‟aspect culturel, Ŕ carrément.
De même que l‟aspect utilitaire et pragmatique nous paraîtil, à quelques exceptions près, également surestimé ici par
rapport à l‟aspect ludique, comme une traîtresse revanche
du « sérieux » doctoral. Insistons donc sur la disjonction
suivante : tout comme le jeu, l‟humour n‟est absolument
pas sérieux, mais... sincère !
● Conventions de traduction :
JOKES : Blagues
STRONG LAUGHTER : Grand éclat de rire
WIT : Trait d’esprit

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claire indication de contre-résistance, et un acting
out indiscutable de la part du thérapeute. L‟humour en situation thérapeutique était vilipendé et
déprécié.
La forte résistance éprouvée par les professionnels à regarder l‟humour comme une dimension positive de la situation thérapeutique est
tout à fait surprenante quand on considère que le
fondateur de la psychanalyse et de la psychothérapie appréciait beaucoup les traits d‟esprit et
l‟humour. Sigmund Freud aimait beaucoup raconter des blagues et il utilisait beaucoup le trait
d‟esprit dans ses rapports avec des patients et
avec des non-patients. De plus, il soumettait soigneusement les différentes facettes des blagues,
de l‟humour et des traits d‟esprit à l‟investigation
psychanalytique. Il a démontré, par exemple, que
l‟humour reflète une partie du surmoi qui veille
sur le moi avec la chaleur et la sympathie d‟un
parent bienveillant. Freud a montré que le surmoi essaie de consoler le moi au moyen de l‟humour et tente de le protéger de la souffrance. Il a
également indiqué que l‟humour est indulgent de
nature, et que c‟est une façon d‟accepter la réalité
avec un peu plus de sérénité et un peu moins de
douleur.
Malgré l‟orientation positive de Freud concernant l‟humour et son aptitude à l‟apprécier
chez ses patients et lui-même, il a fallu aux professionnels de la santé mentale plus de six décennies pour que la position du maître au sujet de
l‟humour puisse avoir l‟effet escompté sur notre
travail avec les patients en psychanalyse et en
psychothérapie.
Les signataires des chapitres de cette anthologie sont des individus spéciaux ! Ils ont eu le
courage de mener des recherches sur l‟un des
problèmes les plus controversés, un problème
qui a été enseveli dans le secret, et ils ont livré
leurs résultats avec clarté, franchise et inventivité.
Bien qu‟ils ne soient pas d‟accord la plupart du
temps sur la place de l‟humour dans la situation
thérapeutique, ils partagent un puissant intérêt
pour la métapsychologie du trait d‟esprit, de l‟humour et des blagues, et pour la manière dont cela
affecte le processus thérapeutique, pour le
meilleur ou pour le pire.
En préparant ce livre, j‟ai entrepris une recherche sur ordinateur sur quelques-unes des
caractéristiques majeures des processus psychanalytiques et psychothérapeutiques. J‟ai trouvé
qu‟il y avait près de 600 entrées pour la haine,
l‟hostilité, et la rage en psychothérapie et en psychanalyse, contre 38 seulement pour l‟humour, le
rire, et les blagues dans la situation thérapeutique. Après un examen attentif des 38 entrées,
j‟ai écrit à une vingtaine d‟auteurs environ, ceux
qui avaient quelque chose d‟important à dire sur
l‟humour en thérapie, et qui l‟avaient dit dans un
langage lisible et éclairant. Presque tous ont
répondu avec enthousiasme à mon invitation à
participer à cette anthologie, et leurs textes sont
reproduits ici même.
De plus, plusieurs de mes collègues, membres de la faculté du New York Center for Psychoanalytic Training (Robert Barry, Louis Birner,
Richard Friedman, Joe Richman, Norman Shelly,
et Margot Tallmer) ont rédigé des chapitres spécifiquement pour cette anthologie. Ces collègues
étaient tous des amis de feu Jérôme Rosen, à qui
cet ouvrage est dédié. Jerry, un an avant sa mort
en 1989, avait eu l‟idée de rassembler un volume
sur l‟utilisation de l‟humour dans le traitement, et
ce sont les collègues susmentionnés qui avaient
répondu à son appel. Je leur suis très reconnaissant ainsi qu‟à la femme de Jerry, Dorothy Lander, d‟avoir travaillé avec moi à la réalisation du
rêve de Jerry. Il a toujours voulu que les thérapeutes apprécient l‟utilisation de l‟humour dans
la situation thérapeutique, que ce soit l‟humour
du patient ou celui du thérapeute.
Dans la tradition de Sigmund Freud, qui a
considéré l‟humour comme une expression de
maturité et d‟amour, notre chapitre initiateur
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dans cette anthologie, celui de Warren Poland
« Le Don du rire : à propos du développement d’un sens
de l’humour dans l’analyse clinique » [inédit], reflète le
sentiment de Freud. Le Dr Poland démontre
d‟une façon convaincante qu‟une bonne analyse
aidera l‟humour du patient à devenir plus riche et
plus constructif. En concluant son chapitre, il
déclare de manière aiguë :
doit agir avec discernement. Comme toute intervention de soutien, le choix de l‟humour, son type, et le moment de son utilisation doivent faire
preuve de compassion et de compréhension.
Tout thérapeute dynamiquement orienté qui
souscrit à la notion d‟inconscient et à ce que tous
les enfants passent par des stades psychosexuels,
reconnaît que les blagues, le trait d‟esprit, et
l‟humour ont une signification inconsciente pour
le conteur aussi bien que pour l‟auditeur. Nous
connaissons des individus qui aiment particulièrement, par exemple, les blagues anales. D‟autres
ont plus de plaisir avec les blagues phalliques.
Puisque l‟humour en général exprime ce qui est
souvent tabou, plusieurs impulsions interdites
comme le voyeurisme, l‟exhibitionnisme, le sadisme, et le masochisme deviennent les thèmes
majeurs de l‟humour. Dans « Le Versant oral de
l‟humour », Jule Eisenbud [1963] trouve qu‟il y a
toujours dans les blagues une forte connexion
entre le rire et la situation de maternage (nursing).
À l‟opposé de ce qui était une attitude phobique envers l‟humour dans la situation thérapeutique, le Dr Robert Barry nous montre que
l‟humour est toujours présent dans la relation de
transfert /contretransfert. Dans son chapitre
profondément pensé, « Reconnaître l’humour inconscient en psychanalyse », le Dr Barry [inédit] démontre
que lorsque les participants apprécient l‟humour
la thérapie s‟améliore. Il conclut :
Faciliter le développement de la capacité du
patient pour un humour mature est l‟un des effets
les plus heureux de l‟analyse clinique et celui dont
elle pourrait le plus s‟enorgueillir.
Si thérapeutes et patients honorent les qualités humaines, il s‟ensuit alors qu‟à mesure qu‟il
mûrira le clinicien sera plus à l‟aise pour utiliser
avec discernement l‟humour en situation thérapeutique. Le Dr Michael Bader [inédit] dans
« L’Utilisation de l’humour par les psychanalystes »
montre comment sa propre utilisation de l‟humour avec deux de ses patients avait eu tendance
à promouvoir le processus analytique. Avec les
deux patients décrits dans son chapitre, les
affects pénibles ont été libérés et la névrose de
transfert a pu être examinée en extension et en
profondeur lorsque le Dr Bader utilisa au bon
moment un humour bien frappé.
Le point de vue de Bader semble similaire à
celui du Dr Richard Friedman [inédit] qui nous
montre que l‟humour peut être utilisé pour résoudre certaines résistances récalcitrantes. Dans
son chapitre, « L’Utilisation de l’humour pour résoudre des résistances intellectuelles », le Dr Friedman
suggère que, pour les patients obsessionnels chez
qui les interprétations accroissent les obsessions,
l‟humour peut stimuler les affects latents et favoriser une meilleure alliance de travail.
Les Drs Bader et Friedman en déduisent tous
deux qu‟un patient sans humour (ou un thérapeute sans humour) est une personne qui a besoin d‟aide pour surmonter quelque souffrance.
Cependant, pour aider par l‟humour une personne souffrant émotionnellement, le thérapeute
Ne pas reconnaître l‟humour duplique la terrifiante incapacité des parents à tolérer le ridicule.
L‟humour peut être utilisé pour recouvrir
l‟angoisse, et le thérapeute et le patient peuvent
tous deux l‟utiliser dans ce dessein. Comme cliniciens nous devons être sensibles à notre propre
angoisse et à sa signification ainsi qu‟à celle de
nos patients. Dans « L’Angoisse et le masque de l’humour », Norman Shelly [inédit] nous montre
comment l‟utilisation de l‟humour par les patients peut être employée productivement dans
l‟analyse de telle façon que la signification de
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l‟angoisse puisse être définie et finalement utilisée au service de la compréhension de soi du
patient et de sa maturation émotionnelle.
Non seulement l‟humour est toujours présent quelque part dans la relation thérapeutique,
comme le montre Barry, mais le fait de raconter
et d‟écouter des blagues a plus d‟une similarité
avec la situation thérapeutique. C‟est la conclusion de l‟intéressant chapitre du Dr Louis Birner
[inédit], « L’Humour dans son rapport à la psychanalyse considérée comme une bonne blague ».
Cette anthologie aurait été incomplète si elle
n‟avait pas inclus quelques mises en garde sur
l‟utilisation de l‟humour dans le traitement et
quelques considérations sur quelques unes de ses
limitations lorsqu‟il est utilisé en thérapie. L‟article du Dr Lawrence Kubie [1971] sur « Le Potentiel destructif de l’humour en psychothérapie » est reproduit ainsi que celui du Dr Ned Marcus [1990] sur
« Traiter ceux qui échouent à se prendre au sérieux : les
aspects pathologiques de l’humour ». Le Dr Marcus,
utilisant une approche cognitive, souligne quelques aspects défensifs de l‟humour, mais il
montre comment le thérapeute pourrait utiliser
l‟humour du patient pour l‟aider à surmonter un
dysfonctionnement comportemental. De même,
le Dr Bernard Saper [1988] suggère que le rire
n‟est pas toujours la meilleure médication, et que
beaucoup plus de recherches devraient encore
être conduites avant que les cliniciens puissent
être vraiment sûrs que l‟utilisation de l‟humour a
les effets thérapeutiques revendiqués par quelques uns de ses supporters. Ceci est analogue au
point de vue du Dr Robert Pierce [1989] dans
« L’Usage et l’abus du rire en psychothérapie ».
Mais l‟humour a sa place en psychothérapie
s‟il est utilisé avec discernement, comme le conseille le Dr Warren Poland [1971] dans « La Place
de l’humour en psychothérapie ». Le Dr Frank Prerost
1989 nous montre qu‟en introduisant des procédures d‟imagerie, l‟humour peut être extrêmement utile dans la résolution des conflits per-
sonnels et dans la diminution du stress individuel. « L’Humour comme stratégie d’intervention » de
Prerost offre un sage conseil pour mettre en
œuvre la manière d‟engager le patient à accueillir
plus de joie dans sa vie. C‟est aussi ce que tente
le Dr Daniel Malamud [1980] dans « Le Jeu du
rire : un exercice pour aiguiser la conscience de la responsabilité personnelle ». Le Dr Malamud utilise les
groupes, et c‟est aussi la modalité de choix du Dr
Shura Saul et du Dr Sidney Saul dans leurs
travaux avec les personnes âgées. Leur chapitre
« La fonction de la gaité dans la psychothérapie de groupe
pour personnes âgées » [1990], est une description
touchante de la façon dont l‟humour peut améliorer le fonctionnement psychosocial des personnes âgées.
L‟humour peut être utilisé de plusieurs manières et les cliniciens ont besoin d‟y réfléchir davantage. C‟est le message délivré par le Dr DonDavid Lusterman [1992] dans « L’Humour comme
métaphore ». C‟est aussi l‟un des messages du chapitre du Dr Margot Tallmer écrit avec le D r Joseph Richman, « Les Blagues que les psychanalystes
racontent » inédit, lesquels laissent entendre que
les cliniciens possèdent effectivement le sens de
l‟humour, Ŕ et la plupart d‟entre nous croit que
c‟est là une bonne nouvelle !
Bien que l‟utilisation de l‟humour en psychanalyse et en psychothérapie ait été admise par
plusieurs thérapeutes du courant Freudien dominant comme Warren Poland, Michael Bader, et
d‟autres qui apparaissent dans cette anthologie, y
compris tous mes collègues du New York Center
for Psychoanalytic Training, le Dr Roberta Satow
1991 défend une autre position suivant laquelle
l‟utilisation de l‟humour est mieux compatible
avec le point de vue des relations d‟objet associé
à un intérêt pour la psychologie du self. Dans son
chapitre, « L’Humour suivant trois perspectives psychologiques : classique, relations d’objet, & self », le Dr
Satow conclut que :
229
La manière dont nous comprenons et agissons
avec l‟humour, le rire, et les blagues dans le traitement est fonction de notre perspective théorique
générale...
l‟éditeur. « Le Rire thérapeutique : que font les thérapeutes pour promouvoir le grand éclat de rire chez les
patients » par les Drs Gervaize, Mahrer et Markow
[1985], et « Le Grand éclat de rire en psychothérapie »
par les Drs Mahrer et Gervaize [1984] sont des
tentatives pour démontrer que le rire peut être
un événement thérapeutique bien venu au cours
du traitement.
L’Utilisation de l’humour en psychothérapie est, je
crois, le premier livre sur ce sujet. Je suis très reconnaissant au Dr Jason Aronson pour en avoir
proposé l‟idée, comme j‟admire mes collègues,
les auteurs des articles ci-inclus, pour leurs contributions créatives, et je serais ravi que cette anthologie serve peut-être de stimulus à d‟autres
cliniciens afin qu‟ils réfléchissent davantage à [la
fonction de] l‟humour dans le traitement. 
Bien que peu mettraient en question cette
proposition, nous aurions désiré ajouter que
l‟utilisation de l‟humour dans le traitement relève
de plusieurs facteurs, parmi lesquels la relation
de transfert / contre-transfert, l‟alliance de travail, la maturité et la flexibilité du thérapeute, et
les fonctions du moi du patient ou leur absence,
et particulièrement ses défenses caractéristiques.
Après la perspective du Dr Satow vient un
court chapitre du Dr Harry A. Olson [1976],
« L’Utilisation de l’humour en psychothérapie », reflétant une approche adlérienne de l‟humour.
Beaucoup de personnes appréciant l‟humour
aiment à laisser rire les autres. C‟est l‟intention de
CONTENTS CONTENU
Preface [pp. XI-XV]
Herbert S. Strean
I.  Basic considérations
Préface
Herbert S. Strean
I.  Considérations de base
1. The gift of laughter : on the development of a sense of humour in clinical
analysis (1990) [3-24]
Warren S. Poland
1. Le don du rire : à propos du développement d‟un sens de
l‟humour dans l‟analyse clinique
Warren S. Poland
2. The analyst‟s use of humor (1993) [25-46]
Michael J. Bader
2. L‟utilisation de l‟humour par le psychanalyste
Michael J. Bader
3. Using humor to resolve intellectual resistances (inédit) [47-50]
Richard Friedman
3. L‟utilisation de l‟humour pour résoudre des résistances
intellectuelles
Richard Friedman
4. The oral side of humor (1963) [51-64]
Jule Eisenbud
4. Le versant oral de l‟humour
Jule Eisenbud
5. Recognising unconscious humor in psychoanalysis (inédit) [65-73]
Robert R. Barry
5. Reconnaître l‟humour inconscient en psychanalyse
Robert R. Barry
6. Anxiety and the mask of humor (inédit) [75-78]
Norman Shelly
6. L‟angoisse et le masque de l‟humour
Norman Shelly
7. Humor and the joke of psychoanalysis (inédit) [79-91]
Louis Birner
7. L‟humour dans son rapport à la psychanalyse considérée
comme une bonne blague
Louis Birner
230
II.  Practice considerations
II.  Considérations pratiques
8. The destructif potential of humor in psychotherapy (1971) [95-104]
Lawrence S. Kubie
8. Le potentiel destructif de l‟humour en psychothérapie
Lawrence S. Kubie
9. Use and abuse of laughter in psychotherapy (1985) [105-111]
Robert A. Pierce
9. L‟usage et l‟abus du rire en psychothérapie
Robert A. Pierce
10. Treating those who fail to take themselves seriously : pathological aspects
of humor (1990) [113-124]
Ned M. Marcus
10. Traiter ceux qui échouent à se prendre au sérieux :
aspects pathologiques de l‟humour
Ned M. Marcus
11. Humor in psychiatric healing (1988) [125-136]
Bernard Saper
11. L‟humour au cours du traitement psychiatrique
Bernard Saper
III.  Innovative applications
III.  Applications novatrices
12. Humor as an intervention strategy (1989) [139-147]
Frank J. Prerost
12. L‟humour comme stratégie d‟intervention
Frank J. Prerost
13. The laughing game : an exercice for sharpening awareness of selfresponsability (1980) [149-156]
Daniel I. Malamud
13. Le jeu du rire : un exercice pour aiguiser la conscience de
la responsabilité personnelle
Daniel I. Malamud
14. The application of joy in group psychotherapy for the elderly (1990)
[157-166]
Shura Saul and Sidney R. Saul
14. La fonction de la gaîté en psychothérapie de groupe
pour personnes âgées
Shura Saul et Sidney R. Saul
15. Humor as metaphor (1992) [167-171]
Don-David Lusterman
15. L‟humour comme métaphore
Don-David Lusterman
16. The place of humor in psychotherapy (1971) [173-177]
Warren S. Poland
16. La place de l‟humour en psychothérapie
Warren S. Poland
17. Jokes psychoanalysts tell (inédit) [179-188]
Margot Tallmer and Joseph Richman
17. Les blagues que les psychanalystes racontent
Margot Tallmer et Joseph Richman
18. Classical, object relations, and self psychological perspectives on humor
(1991) [189-193]
Roberta Satov
18. L‟humour suivant trois perspectives psychologiques :
classique, relations d‟objet, et self
Roberta Satov
19. The use of humor in psychotherapy (1976) [195-198]
Harry A. Olson
19. L‟utilisation de l‟humour en psychothérapie
Harry A. Olson
20. Therapeutic laughter : what therapists do to promote strong laughter in
patients (1985) [199-208]
Patricia A. Gervaize, Alvin R. Mahler, and
Richard Markow
20. Le rire thérapeutique : ce que fait le thérapeute pour
promouvoir le fou rire chez ses patients
Patricia A. Gervaize, Alvin R. Mahler, and
Richard Markow
21. What strong laughter in psychotherapy is and how it works (1984)
[209-222]
Alvin R. Mahler and Patricia A. Gervaize
21. Qu‟est-ce que le fou rire en psychothérapie et comment
ça fonctionne
Alvin R. Mahler et Patricia A. Gervaize
231