L`utilisation de l`humour en psychothérapie
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L`utilisation de l`humour en psychothérapie
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L‟autre réponse émotionnelle qui est le privilège exclusif de l‟homme ce sont les pleurs. L‟absence de larmes, quand elles sont de mise, tout comme l‟absence de rire, signalent tous deux un conflit émotionnel inconscient. Bien que rire et pleurer soient des réactions émotionnelles fondamentales et innées, les psychanalystes et les psychothérapeutes ont été beaucoup plus intéressés par le phénomène des larmes que par celui du rire. Par opposition au grand nombre d‟études cliniques de la littérature professionnelle qui traitent de l‟incapacité des patients à pleurer et à faire un deuil, il n‟y en a que très peu qui discutent de la dynamique de son incapacité à rire. Lorsqu‟un patient a recours au trait d‟esprit, à l‟humour et au rire, la plupart des commentateurs professionnels signalent ce comportement comme un moyen d‟acting out, de résistance, une indication de transfert régressif, une réaction mal adaptée, et, souvent, une manière déguisée d‟exprimer de l‟hostilité. Jusqu‟à très récemment, le recours à l‟humour de la part d‟un clinicien était très mal vu. Cela brise le cadre, c‟est une mésalliance, une ● La préface de ce recueil, même si elle ne rend pas suffisamment justice aux études rassemblées, en donne tout de même une idée. C‟est pourquoi nous en proposons une traduction française. Cette traduction est suivie de la table des matières du volume. ● Ce recueil rassemble 21 études, dont 5 inédites. Nous signalons la date de première publication de tous les textes, aussi bien dans la traduction de la préface que dans la table des matières. ● Le préfacier souligne lui-même l‟intérêt de cette publication sans précédent en langue anglaise. En langue française, la situation est à peine meilleure, puisqu‟on n‟y relève que quelques tentatives sporadiques en ce sens. ● Ajoutons une remarque sur le fond. À notre avis, l‟aspect thérapeutique de l‟humour est ici trop surestimé aux dépends de l‟aspect culturel. Il se pourrait fort bien que l‟effet thérapeutique de l‟humour doive lui-même être placé dans la dépendance de l‟aspect culturel, Ŕ carrément. De même que l‟aspect utilitaire et pragmatique nous paraîtil, à quelques exceptions près, également surestimé ici par rapport à l‟aspect ludique, comme une traîtresse revanche du « sérieux » doctoral. Insistons donc sur la disjonction suivante : tout comme le jeu, l‟humour n‟est absolument pas sérieux, mais... sincère ! ● Conventions de traduction : JOKES : Blagues STRONG LAUGHTER : Grand éclat de rire WIT : Trait d’esprit 226 claire indication de contre-résistance, et un acting out indiscutable de la part du thérapeute. L‟humour en situation thérapeutique était vilipendé et déprécié. La forte résistance éprouvée par les professionnels à regarder l‟humour comme une dimension positive de la situation thérapeutique est tout à fait surprenante quand on considère que le fondateur de la psychanalyse et de la psychothérapie appréciait beaucoup les traits d‟esprit et l‟humour. Sigmund Freud aimait beaucoup raconter des blagues et il utilisait beaucoup le trait d‟esprit dans ses rapports avec des patients et avec des non-patients. De plus, il soumettait soigneusement les différentes facettes des blagues, de l‟humour et des traits d‟esprit à l‟investigation psychanalytique. Il a démontré, par exemple, que l‟humour reflète une partie du surmoi qui veille sur le moi avec la chaleur et la sympathie d‟un parent bienveillant. Freud a montré que le surmoi essaie de consoler le moi au moyen de l‟humour et tente de le protéger de la souffrance. Il a également indiqué que l‟humour est indulgent de nature, et que c‟est une façon d‟accepter la réalité avec un peu plus de sérénité et un peu moins de douleur. Malgré l‟orientation positive de Freud concernant l‟humour et son aptitude à l‟apprécier chez ses patients et lui-même, il a fallu aux professionnels de la santé mentale plus de six décennies pour que la position du maître au sujet de l‟humour puisse avoir l‟effet escompté sur notre travail avec les patients en psychanalyse et en psychothérapie. Les signataires des chapitres de cette anthologie sont des individus spéciaux ! Ils ont eu le courage de mener des recherches sur l‟un des problèmes les plus controversés, un problème qui a été enseveli dans le secret, et ils ont livré leurs résultats avec clarté, franchise et inventivité. Bien qu‟ils ne soient pas d‟accord la plupart du temps sur la place de l‟humour dans la situation thérapeutique, ils partagent un puissant intérêt pour la métapsychologie du trait d‟esprit, de l‟humour et des blagues, et pour la manière dont cela affecte le processus thérapeutique, pour le meilleur ou pour le pire. En préparant ce livre, j‟ai entrepris une recherche sur ordinateur sur quelques-unes des caractéristiques majeures des processus psychanalytiques et psychothérapeutiques. J‟ai trouvé qu‟il y avait près de 600 entrées pour la haine, l‟hostilité, et la rage en psychothérapie et en psychanalyse, contre 38 seulement pour l‟humour, le rire, et les blagues dans la situation thérapeutique. Après un examen attentif des 38 entrées, j‟ai écrit à une vingtaine d‟auteurs environ, ceux qui avaient quelque chose d‟important à dire sur l‟humour en thérapie, et qui l‟avaient dit dans un langage lisible et éclairant. Presque tous ont répondu avec enthousiasme à mon invitation à participer à cette anthologie, et leurs textes sont reproduits ici même. De plus, plusieurs de mes collègues, membres de la faculté du New York Center for Psychoanalytic Training (Robert Barry, Louis Birner, Richard Friedman, Joe Richman, Norman Shelly, et Margot Tallmer) ont rédigé des chapitres spécifiquement pour cette anthologie. Ces collègues étaient tous des amis de feu Jérôme Rosen, à qui cet ouvrage est dédié. Jerry, un an avant sa mort en 1989, avait eu l‟idée de rassembler un volume sur l‟utilisation de l‟humour dans le traitement, et ce sont les collègues susmentionnés qui avaient répondu à son appel. Je leur suis très reconnaissant ainsi qu‟à la femme de Jerry, Dorothy Lander, d‟avoir travaillé avec moi à la réalisation du rêve de Jerry. Il a toujours voulu que les thérapeutes apprécient l‟utilisation de l‟humour dans la situation thérapeutique, que ce soit l‟humour du patient ou celui du thérapeute. Dans la tradition de Sigmund Freud, qui a considéré l‟humour comme une expression de maturité et d‟amour, notre chapitre initiateur 227 dans cette anthologie, celui de Warren Poland « Le Don du rire : à propos du développement d’un sens de l’humour dans l’analyse clinique » [inédit], reflète le sentiment de Freud. Le Dr Poland démontre d‟une façon convaincante qu‟une bonne analyse aidera l‟humour du patient à devenir plus riche et plus constructif. En concluant son chapitre, il déclare de manière aiguë : doit agir avec discernement. Comme toute intervention de soutien, le choix de l‟humour, son type, et le moment de son utilisation doivent faire preuve de compassion et de compréhension. Tout thérapeute dynamiquement orienté qui souscrit à la notion d‟inconscient et à ce que tous les enfants passent par des stades psychosexuels, reconnaît que les blagues, le trait d‟esprit, et l‟humour ont une signification inconsciente pour le conteur aussi bien que pour l‟auditeur. Nous connaissons des individus qui aiment particulièrement, par exemple, les blagues anales. D‟autres ont plus de plaisir avec les blagues phalliques. Puisque l‟humour en général exprime ce qui est souvent tabou, plusieurs impulsions interdites comme le voyeurisme, l‟exhibitionnisme, le sadisme, et le masochisme deviennent les thèmes majeurs de l‟humour. Dans « Le Versant oral de l‟humour », Jule Eisenbud [1963] trouve qu‟il y a toujours dans les blagues une forte connexion entre le rire et la situation de maternage (nursing). À l‟opposé de ce qui était une attitude phobique envers l‟humour dans la situation thérapeutique, le Dr Robert Barry nous montre que l‟humour est toujours présent dans la relation de transfert /contretransfert. Dans son chapitre profondément pensé, « Reconnaître l’humour inconscient en psychanalyse », le Dr Barry [inédit] démontre que lorsque les participants apprécient l‟humour la thérapie s‟améliore. Il conclut : Faciliter le développement de la capacité du patient pour un humour mature est l‟un des effets les plus heureux de l‟analyse clinique et celui dont elle pourrait le plus s‟enorgueillir. Si thérapeutes et patients honorent les qualités humaines, il s‟ensuit alors qu‟à mesure qu‟il mûrira le clinicien sera plus à l‟aise pour utiliser avec discernement l‟humour en situation thérapeutique. Le Dr Michael Bader [inédit] dans « L’Utilisation de l’humour par les psychanalystes » montre comment sa propre utilisation de l‟humour avec deux de ses patients avait eu tendance à promouvoir le processus analytique. Avec les deux patients décrits dans son chapitre, les affects pénibles ont été libérés et la névrose de transfert a pu être examinée en extension et en profondeur lorsque le Dr Bader utilisa au bon moment un humour bien frappé. Le point de vue de Bader semble similaire à celui du Dr Richard Friedman [inédit] qui nous montre que l‟humour peut être utilisé pour résoudre certaines résistances récalcitrantes. Dans son chapitre, « L’Utilisation de l’humour pour résoudre des résistances intellectuelles », le Dr Friedman suggère que, pour les patients obsessionnels chez qui les interprétations accroissent les obsessions, l‟humour peut stimuler les affects latents et favoriser une meilleure alliance de travail. Les Drs Bader et Friedman en déduisent tous deux qu‟un patient sans humour (ou un thérapeute sans humour) est une personne qui a besoin d‟aide pour surmonter quelque souffrance. Cependant, pour aider par l‟humour une personne souffrant émotionnellement, le thérapeute Ne pas reconnaître l‟humour duplique la terrifiante incapacité des parents à tolérer le ridicule. L‟humour peut être utilisé pour recouvrir l‟angoisse, et le thérapeute et le patient peuvent tous deux l‟utiliser dans ce dessein. Comme cliniciens nous devons être sensibles à notre propre angoisse et à sa signification ainsi qu‟à celle de nos patients. Dans « L’Angoisse et le masque de l’humour », Norman Shelly [inédit] nous montre comment l‟utilisation de l‟humour par les patients peut être employée productivement dans l‟analyse de telle façon que la signification de 228 l‟angoisse puisse être définie et finalement utilisée au service de la compréhension de soi du patient et de sa maturation émotionnelle. Non seulement l‟humour est toujours présent quelque part dans la relation thérapeutique, comme le montre Barry, mais le fait de raconter et d‟écouter des blagues a plus d‟une similarité avec la situation thérapeutique. C‟est la conclusion de l‟intéressant chapitre du Dr Louis Birner [inédit], « L’Humour dans son rapport à la psychanalyse considérée comme une bonne blague ». Cette anthologie aurait été incomplète si elle n‟avait pas inclus quelques mises en garde sur l‟utilisation de l‟humour dans le traitement et quelques considérations sur quelques unes de ses limitations lorsqu‟il est utilisé en thérapie. L‟article du Dr Lawrence Kubie [1971] sur « Le Potentiel destructif de l’humour en psychothérapie » est reproduit ainsi que celui du Dr Ned Marcus [1990] sur « Traiter ceux qui échouent à se prendre au sérieux : les aspects pathologiques de l’humour ». Le Dr Marcus, utilisant une approche cognitive, souligne quelques aspects défensifs de l‟humour, mais il montre comment le thérapeute pourrait utiliser l‟humour du patient pour l‟aider à surmonter un dysfonctionnement comportemental. De même, le Dr Bernard Saper [1988] suggère que le rire n‟est pas toujours la meilleure médication, et que beaucoup plus de recherches devraient encore être conduites avant que les cliniciens puissent être vraiment sûrs que l‟utilisation de l‟humour a les effets thérapeutiques revendiqués par quelques uns de ses supporters. Ceci est analogue au point de vue du Dr Robert Pierce [1989] dans « L’Usage et l’abus du rire en psychothérapie ». Mais l‟humour a sa place en psychothérapie s‟il est utilisé avec discernement, comme le conseille le Dr Warren Poland [1971] dans « La Place de l’humour en psychothérapie ». Le Dr Frank Prerost 1989 nous montre qu‟en introduisant des procédures d‟imagerie, l‟humour peut être extrêmement utile dans la résolution des conflits per- sonnels et dans la diminution du stress individuel. « L’Humour comme stratégie d’intervention » de Prerost offre un sage conseil pour mettre en œuvre la manière d‟engager le patient à accueillir plus de joie dans sa vie. C‟est aussi ce que tente le Dr Daniel Malamud [1980] dans « Le Jeu du rire : un exercice pour aiguiser la conscience de la responsabilité personnelle ». Le Dr Malamud utilise les groupes, et c‟est aussi la modalité de choix du Dr Shura Saul et du Dr Sidney Saul dans leurs travaux avec les personnes âgées. Leur chapitre « La fonction de la gaité dans la psychothérapie de groupe pour personnes âgées » [1990], est une description touchante de la façon dont l‟humour peut améliorer le fonctionnement psychosocial des personnes âgées. L‟humour peut être utilisé de plusieurs manières et les cliniciens ont besoin d‟y réfléchir davantage. C‟est le message délivré par le Dr DonDavid Lusterman [1992] dans « L’Humour comme métaphore ». C‟est aussi l‟un des messages du chapitre du Dr Margot Tallmer écrit avec le D r Joseph Richman, « Les Blagues que les psychanalystes racontent » inédit, lesquels laissent entendre que les cliniciens possèdent effectivement le sens de l‟humour, Ŕ et la plupart d‟entre nous croit que c‟est là une bonne nouvelle ! Bien que l‟utilisation de l‟humour en psychanalyse et en psychothérapie ait été admise par plusieurs thérapeutes du courant Freudien dominant comme Warren Poland, Michael Bader, et d‟autres qui apparaissent dans cette anthologie, y compris tous mes collègues du New York Center for Psychoanalytic Training, le Dr Roberta Satow 1991 défend une autre position suivant laquelle l‟utilisation de l‟humour est mieux compatible avec le point de vue des relations d‟objet associé à un intérêt pour la psychologie du self. Dans son chapitre, « L’Humour suivant trois perspectives psychologiques : classique, relations d’objet, & self », le Dr Satow conclut que : 229 La manière dont nous comprenons et agissons avec l‟humour, le rire, et les blagues dans le traitement est fonction de notre perspective théorique générale... l‟éditeur. « Le Rire thérapeutique : que font les thérapeutes pour promouvoir le grand éclat de rire chez les patients » par les Drs Gervaize, Mahrer et Markow [1985], et « Le Grand éclat de rire en psychothérapie » par les Drs Mahrer et Gervaize [1984] sont des tentatives pour démontrer que le rire peut être un événement thérapeutique bien venu au cours du traitement. L’Utilisation de l’humour en psychothérapie est, je crois, le premier livre sur ce sujet. Je suis très reconnaissant au Dr Jason Aronson pour en avoir proposé l‟idée, comme j‟admire mes collègues, les auteurs des articles ci-inclus, pour leurs contributions créatives, et je serais ravi que cette anthologie serve peut-être de stimulus à d‟autres cliniciens afin qu‟ils réfléchissent davantage à [la fonction de] l‟humour dans le traitement. Bien que peu mettraient en question cette proposition, nous aurions désiré ajouter que l‟utilisation de l‟humour dans le traitement relève de plusieurs facteurs, parmi lesquels la relation de transfert / contre-transfert, l‟alliance de travail, la maturité et la flexibilité du thérapeute, et les fonctions du moi du patient ou leur absence, et particulièrement ses défenses caractéristiques. Après la perspective du Dr Satow vient un court chapitre du Dr Harry A. Olson [1976], « L’Utilisation de l’humour en psychothérapie », reflétant une approche adlérienne de l‟humour. Beaucoup de personnes appréciant l‟humour aiment à laisser rire les autres. C‟est l‟intention de CONTENTS CONTENU Preface [pp. XI-XV] Herbert S. Strean I. Basic considérations Préface Herbert S. Strean I. Considérations de base 1. The gift of laughter : on the development of a sense of humour in clinical analysis (1990) [3-24] Warren S. Poland 1. Le don du rire : à propos du développement d‟un sens de l‟humour dans l‟analyse clinique Warren S. Poland 2. The analyst‟s use of humor (1993) [25-46] Michael J. Bader 2. L‟utilisation de l‟humour par le psychanalyste Michael J. Bader 3. Using humor to resolve intellectual resistances (inédit) [47-50] Richard Friedman 3. L‟utilisation de l‟humour pour résoudre des résistances intellectuelles Richard Friedman 4. The oral side of humor (1963) [51-64] Jule Eisenbud 4. Le versant oral de l‟humour Jule Eisenbud 5. Recognising unconscious humor in psychoanalysis (inédit) [65-73] Robert R. Barry 5. Reconnaître l‟humour inconscient en psychanalyse Robert R. Barry 6. Anxiety and the mask of humor (inédit) [75-78] Norman Shelly 6. L‟angoisse et le masque de l‟humour Norman Shelly 7. Humor and the joke of psychoanalysis (inédit) [79-91] Louis Birner 7. L‟humour dans son rapport à la psychanalyse considérée comme une bonne blague Louis Birner 230 II. Practice considerations II. Considérations pratiques 8. The destructif potential of humor in psychotherapy (1971) [95-104] Lawrence S. Kubie 8. Le potentiel destructif de l‟humour en psychothérapie Lawrence S. Kubie 9. Use and abuse of laughter in psychotherapy (1985) [105-111] Robert A. Pierce 9. L‟usage et l‟abus du rire en psychothérapie Robert A. Pierce 10. Treating those who fail to take themselves seriously : pathological aspects of humor (1990) [113-124] Ned M. Marcus 10. Traiter ceux qui échouent à se prendre au sérieux : aspects pathologiques de l‟humour Ned M. Marcus 11. Humor in psychiatric healing (1988) [125-136] Bernard Saper 11. L‟humour au cours du traitement psychiatrique Bernard Saper III. Innovative applications III. Applications novatrices 12. Humor as an intervention strategy (1989) [139-147] Frank J. Prerost 12. L‟humour comme stratégie d‟intervention Frank J. Prerost 13. The laughing game : an exercice for sharpening awareness of selfresponsability (1980) [149-156] Daniel I. Malamud 13. Le jeu du rire : un exercice pour aiguiser la conscience de la responsabilité personnelle Daniel I. Malamud 14. The application of joy in group psychotherapy for the elderly (1990) [157-166] Shura Saul and Sidney R. Saul 14. La fonction de la gaîté en psychothérapie de groupe pour personnes âgées Shura Saul et Sidney R. Saul 15. Humor as metaphor (1992) [167-171] Don-David Lusterman 15. L‟humour comme métaphore Don-David Lusterman 16. The place of humor in psychotherapy (1971) [173-177] Warren S. Poland 16. La place de l‟humour en psychothérapie Warren S. Poland 17. Jokes psychoanalysts tell (inédit) [179-188] Margot Tallmer and Joseph Richman 17. Les blagues que les psychanalystes racontent Margot Tallmer et Joseph Richman 18. Classical, object relations, and self psychological perspectives on humor (1991) [189-193] Roberta Satov 18. L‟humour suivant trois perspectives psychologiques : classique, relations d‟objet, et self Roberta Satov 19. The use of humor in psychotherapy (1976) [195-198] Harry A. Olson 19. L‟utilisation de l‟humour en psychothérapie Harry A. Olson 20. Therapeutic laughter : what therapists do to promote strong laughter in patients (1985) [199-208] Patricia A. Gervaize, Alvin R. Mahler, and Richard Markow 20. Le rire thérapeutique : ce que fait le thérapeute pour promouvoir le fou rire chez ses patients Patricia A. Gervaize, Alvin R. Mahler, and Richard Markow 21. What strong laughter in psychotherapy is and how it works (1984) [209-222] Alvin R. Mahler and Patricia A. Gervaize 21. Qu‟est-ce que le fou rire en psychothérapie et comment ça fonctionne Alvin R. Mahler et Patricia A. Gervaize 231