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Carole Lavallée dénonce les compressions budgétaires des commissions scolaires À lire sur le site pointsud.ca www.pointsud.ca Volume 15 • Numéro 04 • 28 mai 2015 / Le journal communautaire et indépendant de la Rive-Sud depuis 2001 Campagne de financement Le Groupe MédiaSud et Point Sud vous tend la main Pierre Turbis Alors que l’ensemble de la société québécoise vit une période de morosité et même d’austérité dans plusieurs secteurs d’activités, les médias indépendants de la Rive-Sud, loin de baisser les bras, n’ont pas arrêté d’avancer, notamment en lançant un nouveau journal à SaintHubert et en mettant sur pied une Coopérative de production d’informations locales et régionales. Cette Coopérative, unique au Québec, comprend 6 plateformes différentes qui s’adressent à autant de publics cibles soit : les journaux papiers Point Sud et la Voix de SaintHubert-Greenfield Park, LeMoyne, les sites internet Point Sud.ca, MédiaSud.ca, Affaires.MédiaSud.ca et La Voix de Saint-Hubert.ca. En raison de la coupure drastique de toute publicité gouvernementale depuis 18 mois, nos médias communautaires font maintenant face à un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers de dollars. C’est presque par miracle qu’ils survivent encore, particulièrement grâce à nos élus locaux, tant au niveau municipal, scolaire, provincial et fédéral, toutes couleurs confon- dues. Ceci sans compter l’appui publicitaire d’une demi-douzaine de clients du milieu des affaires ou syndical. Dans notre édition du 23 avril dernier nous vous annoncions qu’une campagne de financement serait lancée auprès du grand public, laquelle démarre dès maintenant. Différents publics seront invités d’ici l’automne prochain, en commençant par nos fidèles lecteurs, à manifester leur solidarité. Une contribution minimale de 100$ par personne serait grandement appréciée, mais tout autre montant sera accueilli avec enthousiasme. Les chèques doivent être libellés au nom du Groupe MédiaSud et Point Sud et mentionner comme objet : Campagne de financement. Les modalités de paiement sont les suivantes : par chèque, par bon de commande publicitaire ou par échanges de biens et services. Notre adresse postale est le 150, rue Grant, bureau 300, Longueuil, J4H 3H6 Merci de votre généreuse contribution Le Festival Classica vous convie à une grande célébration de la musique classique À lire en page 2 Culture Longueuil célèbre ses artistes à l’occasion du Gala de la culture 2015 Les lauréats du Gala de la culture de Longueuil Texte et photos : Pierre Turbis (Élitis Pharma); Prix du public GillesPrésentée le 20 mai, la 4e édition Latulippe: Les Éclipses de Longueuil. du Gala de la culture de Longueuil a permis de constater une fois de plus à quel Un hommage à Yves Beauchemin point le talent est florissant chez nous. Pour sa 4e édition, le Gala de la Près de 300 artistes, organismes, parte- culture a remis son prix hommage à un naires et citoyens étaient rassemblés pour Longueuillois d’exception, Yves célébrer la crème de la crème de la cul- Beauchemin. Les romans de M. ture longueuilloise. Beauchemin ont été traduits dans 16 Animée de brillante façon par langues et il jouit d’une renommée interJocelyn Lebeau, la soirée a donné lieu à nationale. Au cours de sa brillante carplusieurs belles surprises, dont les presta- rière, il a reçu de nombreux prix, parmi tions du porte-parole du Printemps cul- lesquels l’Ordre national du Québec, la turel Damien Robitaille, du Théâtre plus haute distinction remise par le gouMotus, des Productions Langues pendues vernement du Québec, pour souligner son apport au rayonnement de la et du clarinettiste André Moisan. «Le dynamisme de notre ville province. Visiblement très touché d’être s’exprime dans la vitalité de nos événements culturels et de nos créateurs. Il est ainsi honoré par les siens, il a confié à donc essentiel pour nous de vous Point Sud sa fierté d’être Longueuillois. exprimer toute notre reconnaissance», a «J’ai choisi de vivre ici et j’apprécie la lancé la mairesse de Longueuil, Caroline qualité de vie que l’on y retrouve. J’exerce un métier très solitaire et il me St-Hilaire aux artistes présents. fait chaud au cœur de constater que finalement, les lecteurs apprécient les Huit lauréats Plus de cinquante dossiers ont récits que je leur propose.» été soigneusement analysés par les membres du jury, à qui on avait confié la Un modèle à suivre La lauréate du Prix ambassadeur, lourde tâche de choisir huit gagnants Isabelle Choinière, a ainsi résumé le senparmi les candidats. Prix Ambassadeur, volet profes- timent qui anime les artistes envers la sionnel: Isabelle Choinière; Prix Ambas- Ville de Longueuil : «Je tiens à remercier sadeur, volet non professionnel : Fête du l’administration municipale pour son livre et de la lecture jeunesse; Prix Avenir: soutien. Vous avez une véritable vision du Émile Bilodeau; Prix Distinction: André développement culturel et à ce titre, vous Moisan; Prix Impact social: École Christ- êtes un modèle à suivre partout au Roi; Prix Implication: Jean-Marc Léveillé Québec.» Yves Beauchemin était très touché d’être honoré par les siens 2 2 8 MA i 2 0 15 Le Festival Classica vous convie à une grande célébration de la musique Faisant suite au succès connu l’an dernier par le concert Queen symphonique, Classica revient avec un hommage à Michael Jackson Texte : Pierre Turbis Photos : Étienne Boucher Cazabon Rencontré par Point Sud quelques jours avant le lancement de la 5e édition du Festival Classica, Marc Boucher, directeur général et artistique de l’événement était fébrile et confiant. «Nous sommes tellement fiers de pouvoir offrir cette grande fête de la musique à la population régionale. Pendant quelques jours, nous vibrerons ensemble au rythme des plus belles œuvres.» «La rue Victoria deviendra une grande salle de spectacle à ciel ouvert. Rien n’est plus agréable que de marcher dans la rue ou s’asseoir pour lire ou simplement se laisser enchanter par la musique. J’ai tellement hâte de vous y rencontrer», a lancé Marc Boucher avec enthousiasme. Humour et musique classique L’humoriste-clarinettiste et porte-parole du Festival, Christopher Hall accompagné par le Quartetto Mobile nous invitera à un voyage musical alliant humour, passion et chefsd’oeuvre du répertoire classique. Classica-Rock Classica, c’est la rencontre parfois improbable entre des univers musicaux différents. Il en est ainsi du volet Classica-Rock. «Vous ne voudrez certainement pas manquer l’hommage symphonique à Michael Jackson dans un Thriller symphonique qui réunira un chœur de 40 choristes et 40 musiciens de l’Orchestre symphonique du Conservatoire de la Montérégie. Après le succès du Queens symphonique de À quelques jours du lancement du Festival l’an dernier, nous revenons Classica, Marc Boucher était fébrile et confiant avec une autre grande soirée de rock symphonique.» Le coup d’envoi de Classica a En 2015, le Festival élargira eu lieu le 27 mai à l’église Sainteencore davantage sa palette de couleurs Famille de Boucherville, où on présenmusicales en recevant deux grands tait en grande première nord-américaine noms de la chanson québécoise : Daniel l’ode symphonique Christophe Colomb Lavoie et Richard Desjardins. Ces ou la découverte du Nouveau Monde. derniers offriront chacun un spectacle On y retrouvait 70 musiciens sur scène, qui s’annonce mémorable. dont l’Orchestre symphonique du Parmi les artistes classiques, on Conservatoire de la Montérégie, le retrouvera notamment avec plaisir le chœur Classica et les solistes Marie-Ève violoncelliste Stéphane Tétreault et le Munger, Antoine Bélanger et Marc violoniste Alexandre Da Costa. Boucher, sous la direction de JeanClaude Malgoire. 3 Culture Saint-Lambert consulte ses citoyens sur sa politique culturelle Texte et Photos: Pierre turbis Le 13 mai, une soixantaine de personnes ont participé à une consultation sur la politique culturelle de la Ville de Saint-Lambert. Pendant près de trois heures, ils ont studieusement analysé et commenté un document préliminaire qui mènera à l’adoption de ladite politique. Comme l’a expliqué le conseiller municipal Dominique Lebeau en début de soirée, l’objectif est de faire de SaintLambert une ville axée sur l’art et la culture. Plus encore, la culture s’inscrira au cœur des priorités municipales. Selon le document à l’étude, toutes les décisions que prendra la Ville tiendront compte de leur impact culturel autant que leur impact économique, social ou environnemental. sociaux, incluant un portail culturel sur Internet. On a dit souhaiter la production d’un calendrier centralisé comprenant l’ensemble des activités proposées. Il a également été mentionné que l’on devrait mettre davantage en valeur les bâtiments patrimoniaux de la ville, d’abord en les préservant, puis en invitant toute la population à les découvrir. Globalement, la majorité des interventions concernait la nécessité du partage et du réseautage entre organismes, mais surtout le besoin d’une prise de position ferme et claire de l’administration municipale en faveur de la culture. À ce sujet, le maire Alain Dépatie a réaffirmé que toute cette démarche constitue une indication de l’importance de la culture pour lui et son Le conseiller Jean-Pierre Roy a indiqué que la consultation tenue le 13 mai permettra d’établir les orientations de la Ville en matière de culture (sur la photo, il est accompagné des conseillers Dominic Lebeau et Boris Chassagne) Fixer les priorités Animée par le consultant Normand Dulude, cette rencontre a permis à chacun d’indiquer à la Ville les éléments qui devraient être priorisés dans cette politique. Parmi ces derniers, on a men- conseil. «Nous croyons que la culture est essentielle dans une ville comme la nôtre. Grâce à différents partenariats, notamment avec le Ministère de la Culture du Québec, nous souhaitons donc mettre en place de nouvelles initiatives qui permettront de répondre encore mieux aux attentes de notre population.» Pendant près de trois heures, les participants ont studieusement analysé et commenté un document préliminaire qui mènera à l’adoption de la politique culturelle tionné à quelques reprises le besoin de développer un lieu favorisant la pratique d’activités artistiques et le réseautage entre les passionnés de culture. On a également insisté sur l’importance d’améliorer la promotion de l’offre culturelle, que ce soit par les médias traditionnels, l’affichage ou encore les médias «La politique culturelle devrait favoriser les échanges intergénérationnels et interculturels. La culture, c’est le cœur de ma vie», a résumé avec enthousiasme une participante à la soirée. Dans une prochaine étape, un rapport sur cette consultation sera rédigé et présenté au conseil municipal. 2 8 MA i 2 0 15 Un partenariat innovateur entre la Ville et Gregory Charles Le Sommet des Arts et de la Musique de Longueuil verra le jour en 2015! Ville de Longueuil Le conseil de ville a adopté aujourd’hui un protocole d’entente de 3,5M$ donnant le feu vert au Sommet des Arts et de la Musique de Longueuil, un projet d’événements culturels majeurs dont Longueuil sera le théâtre pour les trois prochaines années. La Ville de Longueuil investira 1,5M$ réparti sur les années 2015, 2016 et 2017. La Corporation du Sommet des Arts et de la Musique, représentée par Gregory Charles, investira quant à elle plus de 2 M$ au cours des trois prochaines années. Ce partenariat avec la Corporation permettra de maximiser les retombées sur le territoire de Longueuil. Le Sommet des Arts et de la Musique de Longueuil se déroulera en trois temps au courant de l’année, soit au printemps, en septembre et en décembre. Plusieurs variétés d’activités et d’événements artistiques réuniront au même moment en art et en musique les citoyens dans les trois arrondissements de la ville. Le premier événement de l’édition 2015 se déroulera du 2 au 6 septembre prochain dans différents lieux dont la rue Saint-Charles, le parc de la Cité et la Place Charles-Le Moyne. «Les arts et la musique à Longueuil n’ont jamais été aussi vivants qu’avec l’annonce de ce projet. Grâce à ce partenariat d’envergure avec la Corporation du Sommet des Arts et de la Musique et son fondateur Gregory Charles, Longueuil, véritable pôle culturel, deviendra la plaque tournante de la culture sur la Rive-Sud. C’est une excellente nouvelle non seulement pour Gregory Charles les citoyens, mais aussi pour la Ville, les artistes, les commerçants et les visiteurs», a souligné la mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire. «Mon équipe et moi sommes très fiers de participer, avec la collaboration de la Ville de Longueuil, à la création d’un tout nouvel événement rassembleur et identitaire. Nous allons mettre toute notre passion pour les arts et notre expérience au service de ce nouveau festival et espérons en faire un événement exceptionnel pour les citoyens de Longueuil, leurs voisins, leurs visiteurs et pour tous les artistes qui y participeront», a déclaré Gregory Charles. Les détails de la programmation, qui répondra à tous les goûts, toutes générations confondues, seront dévoilés lors d’une conférence de presse au début du mois de juin. 4 Éducation La FPJQ-Montérégie propose une bourse pour l’information régionale Texte et photo : FPJQ-Montérégie (PT) Soucieux de promouvoir l’information régionale, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a lancé au début du mois une bourse à l’intention des journalistes professionnels de notre région. «Trop de dossiers régionaux sont négligés par la presse nationale, a Voix de l’Est, MédiaSud, Point Sud, TVRS, Néomédia et TC Média. Les candidats peuvent faire parvenir leur dossier par courriel ( [email protected]) au plus tard le 5 juin à 16h. Les noms des lauréats de la bourse seront dévoilés le 22 juin 2015. 2 8 MA i 2 0 15 La 20e édition du concert-bénéfice de la Fondation Cégep ÉdouardMontpetit est couronnée d’un éclatant succès Texte: Pierre Turbis Photos: Pierre Turbis et Catherine Aboumrad Placé sous le signe de la musique et de l’humour, le concertbénéfice annuel de la Fondation Cégep Édouard-Montpetit qui était présenté le 19 mai a connu un éclatant succès. En première partie du spectacle, le Chœur d’Édouard, formé de membres du personnel du Cégep, d’étudiants actuels et anciens ainsi que de parents d’étudiants, a présenté un tour de chant très convivial qui a touché le public. sens de l’autodérision, il chante, danse, et fait rigoler un public visiblement sous le charme. Il faut le voir et surtout l’entendre passer de la chanson napolitaine à la chanson française, sans oublier une incursion bien sentie dans le rock, avec un tel bonheur que son plaisir en est contagieux. On chante, on frappe des mains, la soirée est une grande réussite dont tout le monde ressort enchanté. Notons également le bel hommage rendu au directeur général du Le dynamique exécutif de la FPJQ-Montérégie indiqué Marie-Ève Martel, présidente de la section Montérégie de la FPJQ. En cette période de grande mouvance au sein des entreprises de presse, la bourse FPJQ-Montérégie vise à valoriser l’importance des médias en région.» Tous les membres de la FPJQ, professionnels, étudiants ou associés, sont invités à soumettre leur candidature ainsi qu’un court synopsis pour un reportage à réaliser sur un enjeu régional. Les gagnants de la bourse FPJQ-Montérégie pour l’information régionale se partageront deux prix, soit une bourse de 250$ et une autre de 125$ une fois qu’ils auront transformé leur synopsis en reportage. Lesdits reportages seront ensuite diffusés dans les médias partenaires du concours : La Ils auront alors un mois pour réaliser le reportage qui sera diffusé dans la semaine du 16 août. Les membres de l’exécutif de la FPJQ-Montérégie accompagneront les gagnants dans cette étape de production journalistique et prodigueront des conseils aux lauréats pour leur permettre de bien ficeler leur reportage. «Notre section croit fermement en l’importance d’une presse régionale forte, et nous avons la conviction qu’il nous revient, en tant que journalistes et fiers représentants des organes de presse montréalais, d’en assurer la pérennité», a conclu Marie-Ève Martel. Le Journal Point Sud est fier d’être associé à cette initiative de la FPJQ et invite ses lecteurs à lire les reportages gagnants dans ses pages vers la mi-août. Grande vedette de la soirée, Marc Hervieux a conquis le public avec ses chansons et son humour irrésistible Au cours de ce coup de chapeau aux chansons associées au cinéma, on a notamment pu entendre Emmenez-moi, tirée de la bande sonore du film CRAZY, Les Choristes ainsi que Cinéma Paradiso. Un feu d’artifice Puis, tel un feu d’artifice éclatant et coloré, le grand Marc Hervieux et ses musiciens ont pris possession de la scène. Plongeant dans ses souvenirs, plus drôles les uns que les autres, avec un humour irrésistible et un merveilleux Cégep, Serge Brasset, qui quittera bientôt son poste après plusieurs années de loyaux services. «Je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble», a-t-il lancé au public. Le plus beau de tout est que, non seulement a-t-on passé une formidable soirée, mais cet événement-bénéfice a généré des revenus de 45 000$. Les fonds amassés permettront notamment d’offrir de nouvelles bourses et de donner accès à plus de 200 étudiants à plusieurs activités parascolaires et pédagogiques du Cégep. Le comité d’honneur de la soirée : Sébastien Laliberté, directeur général de la caisse Desjardins de Longueuil, Paul St-Onge, président du conseil d’administration du Cégep, Chantal Boucher, directrice générale de Synergie Hunt International, Marc Hervieux, Marie José Fiset, chef de direction de la Fondation du Cégep, Serge Brasset, directeur général du Cégep et Simon Jodoin, président du regroupement des comptables professionnels agréés de la Montérégie (absent sur la photo : Denis Leftakis propriétaire d’Imprimerie Pub Cité) 5 Social 2 8 MA i 2 0 15 15 nouveaux récipiendaires ISO Famille décident de faire une place aux enfants et aux familles Texte et photos : Pierre Turbis Le 8 mai dernier, 15 commerces et bureaux professionnels se sont ajoutés aux 78 récipiendaires de la certification ISO Famille. Cette reconnaissance vient souligner les aménagements réalisés afin de faire une plus grande place aux enfants, depuis des places de stationnement réservées, un coin allaitement, une accessibilité pour les poussettes ou encore une table à langer dans les salles de bain. Animé avec l’humour et le dynamisme de la porte-parole ISO Famille, la sympathique comédienne Catherine Trudeau, l’événement présenté au Marché public de Longueuil a permis à chacun de retrouver son cœur d’enfant. On a également souligné les efforts de ces gens qui font de Longueuil et ses villes voisines une communauté accueillante pour les toutpetits. La présidente du Club des ambassadeurs, Isabelle Bleau, propriétaire de la Boutique Mères et mousses, a procédé à la remise de 15 certifications ISO Famille. Le thème de la santé était à l’honneur, alors que huit certifications ont été remises à des établissements de santé. De la folie dans l’air La cérémonie de remise a été placée sous le signe de l’humour, les participants à l’événement étant invités à plonger dans leurs souvenirs d’enfance en parlant du jeu qui les a marqués quand ils étaient petits. On a également accueilli la première artiste ISO Famille, Émilie Ouellette, qui a présenté une partie de sa conférence intitulée La porte-parole ISO Famille, Catherine Trudeau, a présenté le jeu qui a marqué son enfance, sa collection de Fraisinettes «De l’humour dans une vie de fou.» Soulignons enfin que les participants ont eu l’occasion de se mesurer dans une compétition de roche-papierciseau, ainsi qu’une reconstitution du quiz Les Satellipopettes, grâce à une imitation très convaincante du célèbre capitaine Cosmos. Il fallait voir la concentration des équipes dans cette course pour obtenir des morceaux de robots! Liste des récipiendaires Certification Argent : Bureau de Martine Ouellet, députée de Vachon; Pharmacie Jean-Coutu Geneviève Labonté; Marché public de Longueuil; Hôpital Pierre-Boucher; CLSC des Seigneuries de Varennes; Centre d’hébergement Chevalier de Lévis; Centre d’hébergement De Lajemmerais; Centre d’hébergement Jeanne-Crevier; Centre d’hébergement Manoir-Trinité; Centre d’hébergement Mgr-Coderre; Centre d’hébergement René-Lévesque. Certification Bronze : CPE Pierrot la lune – Installation Scaramouche; Joujouthèque de Saint-Hubert. Mention ISO Famille : Bureau de Diane Lamarre, députée de Taillon; Tourisme Montérégie. Les récipiendaires, partenaires et membres de l’équipe ISO Famille 10 ans de Lecture à domicile Texte et photo : Katy Larouche Pour célébrer les 10 ans du programme Lecture à domicile, l’organisme l’Écrit tôt a marqué le coup le 23 mai dernier à Saint-Hubert en offrant à ses petits lecteurs et à leurs mentors de nouveaux ouvrages à dévorer. Depuis maintenant une décennie, des adultes bénévoles se rendent chez des élèves du primaire afin de les aider à développer les habiletés et le plaisir de bouquiner. La salle était comble à la bibliothèque Raymond-Lévesque où se déroulaient les festivités. «Dans le climat d’austérité actuel, ce n’est pas évident pour les organismes communautaires, explique Francine Gagnon la coordonnatrice du programme Lecteur à domicile. Je me suis dit qu'il fallait attaquer ça autrement. Il y a tellement de bénévoles qui me disent à quel point leur expérience leur a apporté et c’est la même chose pour les jeunes, alors j’ai décidé de miser sur le côté positif.» Une des avenues que Mme Gagnon a décidé d’emprunter est d’inscrire Lecture à domicile au concours L’amitié n’a pas d’âge où il a finalement été sélectionné dans deux catégories : l’une pour l’événement anniversaire organisé samedi dernier, l’autre pour le travail fait tout au long de l’année par l’organisme. «Je voulais valoriser le travail de toutes les personnes qui colla- borent depuis 10 ans à Lecture à domicile que ce soit les bénévoles qui donnent de leur temps et les enfants qui font beaucoup d’efforts pour progresser», a souligné Francine Gagnon. L’effort dans le plaisir Ces efforts faits de part et d’autres demeurent toutefois encadrés par une formule éprouvée. Les enfants en difficulté sont généralement référés par l’école avant d’être rencontrés par Mme Gagnon. C’est elle qui forme soigneusement les paires d’adultes et d’enfants qui travailleront ensemble pendant un trimestre. Cette année 27 bénévoles de 22 à 79 ans accompagnent des petits lecteurs. «Plusieurs enfants sont capables de décoder les mots et les sons, mais ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent, explique la coordonnatrice. Comme le bénévole accorde toute son attention à l’enfant, il peut lui poser des questions, discuter de l'histoire et intervenir immédiatement si l’enfant éprouve une difficulté.» Après une courte formation donnée par Mme Gagnon, le bénévole part à la rencontre de l’enfant avec un sac rempli de livres, de jeux, de crayons et même de marionnettes afin de multiplier les stratégies d’apprentissage. «On essaie de leur montrer que c'est possible de faire En plus du livre qui leur a été remis par leur mentor, les petits lecteurs ont pu choisir eux-mêmes un second cadeau sur une table bien garnie des efforts tout en ayant du plaisir, bénévole est le seul contact que la famille souligne Francine Gagnon. Il y a vrai- a avec le français. Dans ces cas là, le ment des ailes qui leur pousse quand ils bénévole devient comme un mentor, une constatent leur progrès, ça leur procure personne de confiance et il y a un lien beaucoup de fierté.» vraiment fort qui se tisse avec la famille.» Elle insiste toutefois sur le fait Nouveau défi : Apprendre le français que les bénévoles ne sont pas des proAvec les années, le travail du fesseurs et ils ne font pas non plus d’aide programme Lecture à domicile se trans- aux devoirs, leur travail consiste plutôt à forme au rythme de sa clientèle. «De plus transmettre le plaisir de lire en français. en plus de nos enfants n'ont pas le français comme langue maternelle, il faut Voir la vidéo : donc y aller avec le b.a.-ba et expliquer le 10 ans de lecture à domicile sens des mots et leur prononciation, précise Mme Gagnon. Parfois, la visite du 6 Actualité 2 8 MA i 2 0 15 Journée de manifestation de la FIQ Quatre citoyens reçoivent le prix Coup de chapeau de l’Ordre du contre les mesures d’austérité mérite bouchervillois Texte et photo : Pierre Turbis Pour qui voter? Le 20 mai, des professionnels en soins ont marché devant différents établissements de santé de la région, incluant les Hôpitaux Pierre-Boucher et Charles-LeMoyne, dans le cadre d’une mobilisation nationale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ). Pour Mme Pothier, le plus effrayant est que s’il y avait des élections demain, elle ne saurait pas vraiment pour qui voter. «L’avenir s’annonce plus qu’incertain pour la profession avec ce gouvernement, mais les partis d’opposition ne semblent pas comprendre davantage. On fait quoi alors?» Les professionnels de la santé ont marché devant l’Hôpital Pierre-Boucher Visiblement exaspérés par la lenteur des négociations avec le gouvernement Couillard, ils ont dénoncé les compressions imposées sur le réseau de santé. Rencontrée par Point Sud devant l’Hôpital Pierre-Boucher, la représentante syndicale Cynthia Pothier a brossé un tableau plutôt sombre de la situation. On craint des départs massifs «Face aux intentions exprimées par le gouvernement de geler nos salaires et la surcharge de travail observée chez nos membres, nous craignons des départs massifs à la retraite, ce qui va empirer une situation déjà intenable. L’année dernière, le ministre de la Santé nous jurait que les compressions n’auraient pas d’impacts sur les services et les soins aux patients. Or, c’est tout le contraire qui s’est produit», a-t-elle expliqué. «Nous craignons le pire. Inévitablement, des postes seront abolis. Avec la surcharge de travail imposée à celles qui restent encore dans le réseau, c’est la santé et la sécurité du personnel qui sont menacées», a-t-elle ajouté. La représentante syndicale indique que le moral des troupes est quand même assez bon, alors qu’on se prépare pour la guerre. «Nous avons proposé des solutions pour régler les problèmes dans le réseau de santé, ne serait-ce que de faire davantage de place aux infirmières et infirmiers. Il y a déjà une clinique à Québec dirigée entièrement par des infirmières et infirmiers dont les résultats sont très prometteurs. Nous questionnons l’entêtement de Québec à ne pas nous écouter.» Une accentuation des moyens de pression «Il est dommage de devoir en venir là, mais il semble que nous devrons accentuer les moyens de pression pour être pris au sérieux. Nous sommes pourtant convaincus que nous avons l’appui de la population dans le bras-de-fer qui nous appose au gouvernement.» Comme un écho aux propos de Mme Pothier, de nombreux automobilistes faisaient entendre leurs klaxons en passant devant l’hôpital, manifestant ainsi leur appui envers les manifestants. Le maire Jean Martel et la conseillère Jacqueline Boubane étaient heureux de remettre le prix Coup de chapeau de l’Ordre du mérite à la jeune pianiste Lysandre Ménard Texte et photos : Pierre Turbis La séance du 12 mai du conseil municipal de Boucherville a été précédée par une cérémonie toute spéciale au cours de laquelle on a remis le prix Coup de chapeau de l’Ordre du mérite à quatre bouchervillois. Une jeune pianiste au talent exceptionnel En premier lieu, on a honoré Lysandre Ménard, jeune pianiste de 21 ans dont on a notamment pu apprécier le talent dans le film La Passion d’Augustine, où elle a brillé autant à titre de comédienne que de pianiste. Diplômée de l’école de musique Vincent-D’Indy et complétant son baccalauréat au Conservatoire de musique de Montréal, Mme Ménard est récipiendaire de nombreuses récompenses et a même joué sur de nombreuses scènes prestigieuses, parmi lesquelles le mythique Carnegie Hall. Ensuite, un second Coup de chapeau a été remis à mesdames Sonia Benoît, directrice des soins infirmiers par intérim, Régine Simard, infirmière, ainsi qu’à M. Yvon Quintal, préposé aux bénéficiaires à la Maison de soins palliatifs Source Bleue, qui ont contribué à sauver la vie d’un homme qui serait certainement décédé sans leur intervention rapide et efficace. L’homme en question, Éric Delisle, a perdu connaissance dans la voiture d’un ami, alors qu’ils circulaient devant la Maison de soins palliatifs. En arrêt respiratoire complet, ce dernier a été secouru par les trois bons samaritains. Visiblement émus de se voir ainsi honorés par la Ville, les quatre récipiendaires ont également signé le livre d’Or de la Ville. On a aussi profité de l’occasion pour faire signer le livre d’Or aux jeunes qui avaient été reçus à l’Hôtel de Ville il y a quelques semaines à titre d’élus d’un jour. L’Ordre du mérite de la Ville de Boucherville récompense le dévouement et l’engagement de personnes qui, à titre individuel ou collectif, ont fait rayonner la municipalité ou ont contribué au mieux-être de la collectivité. Remise à la discrétion du maire, cette distinction est réservée aux candidats qui ont fait leur marque à Boucherville. Le maire Jean Martel, Régine Simard, Sonia Benoît, Éric Delisle, Yvon Quintal et la conseillère Jacqueline Boubane 7 Actualité Le maire Dépatie recule dans le dossier du bail de la Maison Desaulniers Publi-texte La CSMV doit procéder à des coupes contre sa volonté Comme vous le savez, le nouveau Conseil des commissaires devra adopter d’ici la fin Carole Lavallée du mois de juin son premier budget dans un contexte pénible où le ministère de l’Éducation lui impose de sévères compressions budgétaires. À titre de présidente, je déplore vivement le fait de devoir faire un tel exercice de compressions exigées par le gouvernement. Ce dernier nous demande également de ne pas couper dans les services. La CSMV répondra aux besoins des élèves, mais il est certain que la hauteur des services sera affectée. L’objectif est d’offrir des services comparables. Ainsi, la direction générale, en collaboration avec l’ensemble des gestionnaires dont les directions d’établissement, a travaillé à l’élaboration de pistes de solutions raisonnables. Tous les secteurs de l’organisation ont été mis à contribution, tant les budgets du siège social que ceux des écoles et des centres. Selon le maire Dépatie, Saint-Lambert doit revoir l’ensemble de son parc immobilier Texte et photo : Pierre Turbis La thématique des aînés a été au cœur de la longue période de questions du public à la séance du conseil municipal de Saint-Lambert du 11 mai dernier. Le maire Alain Dépatie a tenté sans trop de succès d’expliquer la raison pour laquelle le prochain bail entre le Conseil du troisième âge de SaintLambert et la Maison Desaulniers serait limité à un an avec une année d’option. «Nous n’avons jamais eu un bail de moins de cinq ans. Quelle est vraiment l’intention de la Ville dans ce dossier?» a questionné Claude Trudeau, vice-président du Conseil du troisième âge et ex-conseiller municipal à SaintLambert. «Nous avons demandé un bail de cinq ans et la Ville veut nous imposer un bail d’un an, que devons-nous en comprendre?» Un surplus de bâtiments Le maire Dépatie a expliqué que Saint-Lambert a un surplus de bâtiments dont elle est propriétaire et assume l’entretien. Une étude est donc en cours afin de revoir l’ensemble du parc immobilier appartenant à la Ville. «Rien n’est décidé pour l’avenir. Nous avons acquis la Maison Desaulniers pour un dollar en échange d’un engagement de la mettre à la disposition de nos aînés et il n'est pas impossible que nous Point Sud est distribué en présentoirs dans l’agglomération de Longueuil et de porte-àporte dans certains quartiers de l’agglomération. Conseil d’administration Pierre Turbis Micheline Lynch Kaven Cameron Maurice Giroux Christiane Croze Président secrétaire Trésorier administrateur administratrice proposions au Conseil du troisième âge de l’acheter, peut-être même pour la même somme de un dollar. Nous pourrions ainsi économiser aux contribuables l’entretien de ce bâtiment, qui représente 36 000$ annuellement.» Piqué au vif, Claude Trudeau s’est retourné vers les citoyens présents et a lancé : «Pour la Ville, vous ne valez pas 36 000$! Vous avez payé des taxes et contribué à la vie municipale pendant de très nombreuses années, mais vous ne valez pas 36 000$. Ce n’est vraiment pas pour en venir à ça que nous avons défusionné notre ville. Monsieur le maire, pouvons-nous nous asseoir et parler avant que vous ne passiez votre résolution?» Comme un écho aux propos de M. Trudeau, le citoyen Richard Bélanger est revenu à la charge pour déplorer à nouveau la décision de SaintLambert de ne plus offrir la gratuité du transport en commun à ses aînés. Visiblement en colère, il a terminé son intervention par la phrase suivante : «Vous êtes négligent envers les aînés M. le maire!» Face à une telle réaction, le conseil municipal a décidé de retirer de l’ordre du jour et de reporter à une assemblée ultérieure la résolution fixant à un an seulement et une année d’option, le bail de la Maison Desaulniers. Journaliste-coordonnateur Directeur de l’information Journaliste Journaliste Secrétaire à la rédaction Infographie Impression Distribution Maurice Giroux Pierre Turbis Katy Larouche Alexandre Lampron Judith Lefebvre Dominic Paul Payette & Simms Comité des bénévoles 2 8 MA i 2 0 15 Les prochaines étapes : En premier lieu, les plans d’effectifs (personnel de soutien administratif, technique et paratechnique, personnel de soutien manuel et personnel professionnel) devraient être adoptés le mardi 26 mai, par le Conseil des commissaires. Ces plans d’effectifs reflèteront les besoins des milieux établis et transmis par nos directions des établissements scolaires afin d’assurer un service comparable aux élèves. D’autres plans d’effectifs devraient être adoptés le 9 juin prochain, concernant le personnel de gestion des écoles, des centres et des services administratifs et le personnel en adaptation scolaire. Par ailleurs, l’adoption du budget 2015-2016 par le Conseil des commissaires est prévue le 23 juin prochain. Les efforts seront alors connus, mais pour le moment, le scénario budgétaire (incluant le taux de taxe scolaire) est élaboré à partir de grandes orientations. Le Conseil des commissaires est une organisation responsable qui doit prendre les décisions qui s’imposent, si difficiles soient-elles. Nous avons été élus il y a à peine six mois pour contribuer à l’évolution de l’éducation, pour améliorer l’apprentissage des élèves, pour accompagner les parents, pour soutenir le développement socio-économique… ce n’est pas notre choix que de faire ces soustractions budgétaires. Merci au personnel de la Commission scolaire et aux syndicats pour leur compréhension. Merci également à mes collègues commissaires. J’aimerais aussi remercier les parents et la population pour leur soutien dont nous aurons bien besoin pour faire comprendre au gouvernement que l’éducation de nos enfants ne peut continuellement être dépouillée. La présidente Carole Lavallée Cascades offre pour 3 000 $ d’essuie-tout à Moisson Rive-Sud Moisson Rive-Sud Moisson Rive-Sud a bénéficié d’une généreuse donation de papier essuie-tout de la part de Cascades; un don grandement apprécié par la banque alimentaire de la Montérégie. En effet, monsieur Martin Taillon, directeur des ventes au Groupe Produits Spécialisés chez Cascades a généreusement offert ces produits à Moisson Rive-Sud ainsi qu’à l’organisme Les Maisons Familiales Par Amour, à la suite de la participation de Cascades au Grand Défi Pierre Lavoie. Cascades a notamment parrainé l’école Le Sablier de StAmable pour la cause. Journal à but non lucratif subventionné par Les opinions émises dans le journal n’engagent que leurs auteurs. Les tribunes libres doivent obligatoirement être transmises par courrier électronique à l’adresse suivante : [email protected] La direction se réserve le droit de publier des extraits seulement. Pour nous joindre 150, rue Grant, bureau 300 Longueuil, Qc J4H 3H6 Téléphone : (450) 677-2626 Télécopieur : (450) 442-2663 Site Internet : www.pointsud.ca Courriel : [email protected] Point Sud est membre du Réseau placement média communautaire ISSN : 1496-824X Dépôt légal – Bibliothèque nationale du Québec 2001 Membre de la Coopérative des médias indépendants de la Rive-Sud Offrez-vous un regard différent sur l’actualité. Visitez les sites : mediasud.ca, affaires.mediasud.ca et La Voix de Saint-Hubert Web Volume 01 • Numéro 13 • 28 mai 2015 Des citoyens de la Rive-Sud réclament un lien inter-rives sans voitures À lire en page 3 Affaires municipales La Ville de Longueuil envisage de retirer sa taxe de 1% dédiée aux infrastructures Alexandre Lampron Photos : archives (PRIMEUR) - L’administration municipale de Longueuil pourrait décider de mettre fin à la taxe de 1% dédiée aux infrastructures dès cette année. Selon la conseillère Sylvie Parent, qui est membre du comité exécutif et responsable des finances, cela fait partie des pistes de réflexion envisagées par la Ville pour le budget 2016 prévu en décembre prochain. Sylvie Parent «La taxe dédiée nous a permis de réaliser plus de travaux et nous le voyons très bien sur l’ensemble du territoire, a déclaré Mme Parent, en lien avec le dépôt le 12 mai dernier du rapport financier 2014 de la municipalité. Il en reste beaucoup à faire, nous le savons, mais il faut constater que nous en avons aussi réalisé beaucoup parce que nous avions un retard considérable. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avions décidé à l’époque d’instaurer une taxe dédiée aux infrastructures. C’est pour nous un bon levier.» L’ensemble des municipalités du Québec sont effectivement aux prises avec un important déficit d’entretien de leurs infrastructures. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) rappelait récemment que ce déficit avait atteint le cap des 34 milliards $. La taxe dédiée, un effet «bénéfique» Pour Longueuil spécifiquement, Sylvie Parent soutient aussi que la taxe de 1% instaurée au budget 2012 et dédiée aux infrastructures a eu l’effet «escompté», car elle a permis à la Ville de Longueuil de tripler ses investissements au cours des trois dernières années. «C’est près 75 M$ que nous avons été capables d’investir dans nos infrastructures, croit la conseillère. Avec du recul, c’est sûr que cela a eu un effet bénéfique, mais nous savons très bien que nous ne pourrons pas maintenir cette taxe dédiée à l’infini. Il faudra aller davantage vers les paiements comptant et c’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous mettons l’argent de la vente de nos terrains dans un fonds dédié pour d’autres achats de terrains ou pour des infrastructures dont nous avons besoin.» La vente d’actifs a atteint 9,5M$ en 2014 à Longueuil, à laquelle il faut aussi greffer une autre somme de 6,9M$ provenant d’excédents de revenus ou des économies de dépenses. Toutefois, rappelle Sylvie Parent, près de 45% de ce 6,9M$ sont issus des effets de la loi 15 sur la gestion et le contrôle des effectifs. «Nous ne pouvons pas simplement dire que notre surplus est de 16,4M$ en 2014 parce qu’il fallait prévoir les effets de la loi 15, qui étaient inconnus au moment où le budget a été réalisé en décembre dernier, a précisé aussi Mme Parent. Nous ne pouvions pas prévoir que le gouvernement allait nous permettre de réduire notre colonne sur les avantages sociaux. La vente de nos actifs, ce n’est pas non plus un élément prévisible au moment où le budget est préparé.» Revoir les façons de faire Rappelons qu’en février dernier, après une rencontre privée avec le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, Longueuil s’était engagée à faire davantage d’efforts dans le prochain budget pour éviter de nouvelles hausses de taxes pour les citoyens. Selon Sylvie Parent, cela signifie que la municipalité doit resserrer davantage ses façons de faire. «Nous sommes ainsi à voir s’il n’y a pas de nouvelles façons de faire les choses qui nous seraient plus économiques ou s’il existe des sources de revenus que nous pourrions aller chercher, a-t-elle dit . C’est d’être davantage proactif et de se questionner sur la pertinence de nos dépenses. Cela nous oblige donc de regarder notre masse salariale, notre desserte de services, et voir comment nous pouvons l’améliorer.» La Ville de Longueuil avait haussé ses taxes municipales de 2,9% pour 2015, à laquelle s’ajoutait aussi sa taxe de 1% dédiée aux infrastructures. 2 28 MAI 2015 L’Association des pompiers réclame une 12e caserne à Longueuil Texte et photos Alexandre Lampron L’Association des pompiers et pompières de l’Agglomération de Longueuil (APPAL), qui agit à titre d’intermédiaire en matière de relations de travail pour représenter les pompiers salariés, croit à la nécessité d’une 12e caserne de pompiers sur le territoire «pour assurer la rapidité du taux de réponse partout sur le territoire». risques, une fois qu’ils ont été approuvés par les instances concernées. «Il nous semble déraisonnable de s’adonner à un processus aussi long et complexe que l’approbation d’un schéma alors qu’une fois adopté, les Villes puissent s’en soustraire de façon permanente pour des éléments et de manière temporaire pour d’autres éléments», souligne M. St-Jean. Jean Melançon C’est l’une des conclusions de l’APPAL a présentée le 26 mai dans son mémoire déposé au cours de la consultation publique organisée par la Commission de la sécurité publique en vue de l’élaboration du projet de schéma de couverture de risques révisé pour les années 2016 à 2020 actuellement en préparation. Seize pompiers de plus Selon son président, David StJean, la construction de cette 12e caserne était initialement prévue au schéma précédent et couvrant les années 2005 à 2010, puis étalé jusqu’en 2014 après avoir obtenu les autorisations nécessaires du gouvernement du Québec. Or, a constaté le président de l’APPAL, la 12e caserne n’a jamais été construite. D’autre part, l’APPAL se désole de constater que l’embauche de pompiers a été moindre dans le dernier schéma que ce qui était prévu. Selon M. St-Jean, ce sont 16 pompiers qui n’ont pas été embauchés, alors que la proposition actuelle du Service de sécurité incendie prévoit l’embauche que 8 pompiers. Il déplore aussi que l’objectif de 10 pompiers en 10 minutes sur un incendie de catégorie risque faible n’est atteint que 67% du territoire. «Ces 16 pompiers représentent un atout majeur pour la qualité et la rapidité de l’attaque initiale et de la force de frappe. puisque c’est dans les premières minutes d’un incendie que nous avons le plus de chance de limiter les pertes humaines et matérielles, affirme le président de l’APPAL. Si la construction de la caserne 12 et l’embauche des 16 pompiers manquants avaient eu lieu, ce pourcentage serait nettement supérieur.» Un meilleur suivi réclamé David St-Jean en appelle aussi au gouvernement, plus spécifiquement au ministère de la Sécurité publique, à revoir ses différents protocoles de suivi des réalisations des schémas de couverture de Optimiser le nouveau schéma Dans sa présentation pour montrer les grandes lignes du projet de schéma, le directeur du Service de sécurité incendie, Jean Melançon, mentionne que le schéma de couverture de risques antérieur prévoyait initialement 12 casernes pour le territoire de l’Agglomération. David St-Jean Or, M. Melançon ajoute aussi que le mandat obtenu dès le départ de la Commission de la sécurité publique consistait à optimiser le nouveau schéma «avec un nombre de casernes restreintes». «Avec 11 casernes, nous sommes pleinement capables de couvrir le territoire à 89%, croit M. Melançon. Quand nous ajoutons une caserne sur le territoire, il faut ajouter au budget des opérations 3M$ de façon récurrente et le coût de construction d’une nouvelle caserne peut facilement jouer entre 7,5M$ et 8,5M$.» L’Agglomération de Longueuil soumettra le document au gouvernement du Québec par voie de résolution en juin, dans l’attente de l’attestation de conformité de la ministre Lise Thériault. La mise en œuvre du Schéma révisé est prévue au 1er janvier 2016. Transport 3 Des citoyens de la Rive-Sud réclament un lien inter-rives sans voitures Alexandre Lampron (PRIMEUR) - Des citoyens déplorent l’absence d’un lien inter-rives ouvert toute l’année et en tout temps pour relier l’Île de Montréal à la Rive-Sud. Pour remédier à cette situation, ils suggèrent de former un comité de travail «dont le but sera de proposer des solutions et d’exiger la création d’une instance décisionnelle». Selon Richard Bouchard, l’un des instigateurs de ce mouvement, cette démarche s’inscrit dans le droit à la mobilité. De plus en plus reconnue dans le monde, surtout en Europe, la mobilité n’est pas qu’une simple question de transport. Il s’agit plutôt d’une question qui doit être prise au sérieux, au même titre que le logement. 28 MAI 2015 Campagne de financement La réalisation d’un tel projet permettrait de rattacher Montréal à la Route verte déjà située en bordure de la route 132, en passant au-dessus du circuit Gilles-Villeneuve et du bassin olympique, dans l’Île Notre-Dame. Les trois ponts et passerelles qui seraient nécessaires à la réalisation dudit couloir pourraient coûter entre 300 et 350M$. Deux ans plus tard, le projet est toujours «opportun», voire même «nécessaire». Joint par MédiaSud, Ottavio Galella soutient que le projet pourrait être réalisé par étape. «Le court pont mobile pour traverser la voie maritime du côté de la Rive-Sud serait modeste en coût, relativement facile à construire, et très bénéfique pour la mobilité des piétons, Le Groupe MédiaSud et Point Sud vous tend la main Alors que l’ensemble de la société québécoise vit une période de morosité et même d’austérité dans plusieurs secteurs d’activités, les médias Maurice indépendants de la Giroux Rive-Sud, loin de baisser les bras, n’ont pas arrêté d’avancer, notamment en lançant un nouveau journal à Saint-Hubert et en mettant sur pied une Coopérative de production d’informations locales et régionales. photo : Parc Jean-Drapeau Cette Coopérative, unique au Québec, comprend 6 plateformes différentes qui s’adressent à autant de publics cibles soit : les journaux papiers Point Sud et la Voix de SaintHubert-Greenfield Park et LeMoyne, les sites internet PointSud.ca, MédiaSud.ca, Affaires.MédiaSud.ca et La Voix de Saint-Hubert.ca Une vue du Parc Jean-Drapeau «Aux États-Unis, par exemple, le droit à la mobilité est admis comme faisant partie de la cohorte des droits individuels, a expliqué M. Bouchard lorsque joint par MédiaSud. S’il est inimaginable aujourd’hui de bloquer un accès routier sans aménager une alternative sans coût additionnel pour l’usager, pourquoi doit-on considérer normal de confiner la population qui n’a pas d’automobile au transport en commun cinq mois par année? Cela condamne de nombreuses personnes à ne pas pouvoir traverser le fleuve et constitue une forme d’isolement.» Le citoyen mentionne également que «le pont Jacques-Cartier n’est pas nécessairement la seule solution». Un pont pour vélos et piétons Ottavio Galella, président de Trafix, firme spécialisée dans la gestion de la circulation, et ancien ingénieur en circulation à la Ville de Longueuil, se passionne pour les problèmes de circulation. Dans un mémoire déposé en 2013 à l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur l’avenir du Vieux-Montréal, M. Galella avait déjà suggéré un pont mobile pour vélos et piétons entre le Vieux-Port et la Rive-Sud. des cyclistes et des autobus électriques, croit M. Galella. Le raccordement direct avec le pont de la Concorde donnerait accès jusqu'à l’avenue PierreDupuy. Les bus aboutiraient dans l'axe de l'autoroute Bonaventure et pourraient ensuite se diriger vers le grand secteur Terminus centre-ville.» En raison de la coupure drastique de toute publicité gouvernementale depuis 18 mois, nos médias communautaires font maintenant face à un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers de dollars. C’est presque par miracle qu’ils survivent encore, particulièrement grâce à nos élus locaux, tant au niveau municipal, scolaire, provincial et fédéral, toutes couleurs confondues. Ceci sans compter l’appui publicitaire d’une demi-douzaine de clients du milieu des affaires ou syndical. Dans notre édition du 23 avril dernier nous vous annoncions qu’une campagne de financement serait lancée auprès du grand public, laquelle démarre dès maintenant. Différents publics seront invités d’ici l’automne prochain, en commençant par nos fidèles lecteurs, à manifester leur solidarité. Une contribution minimale de 100$ par personne serait grandement appréciée, mais tout autre montant sera accueilli avec enthousiasme. Les chèques doivent être libellés au nom du Groupe MédiaSud et Point Sud et mentionner comme objet : Campagne de financement. Les modalités de paiement sont les suivantes : par chèque, par bon de commande publicitaire ou par échanges de biens et services. Notre adresse postale est le 150, rue Grant, bureau 300, Longueuil, J4H 3H6 Merci de votre généreuse contribution Une mesure d’atténuation «significative» Toutefois, avant de construire un pont mobile dans la zone de la gare maritime du côté de Montréal, le président de Trafix soutient également que les cyclistes et piétons pourraient se raccorder au Vieux-Port par une installation d'un lien «vraiment peu coûteux» dans le secteur Bickerdike, à l'ouest de la rue McGill. «En plus de constituer une mesure d’atténuation significative pendant les travaux du pont Champlain, ce projet pourrait devenir permanent et épouserait également le principe de transport durable», ajoute M. Galella. La concrétisation du projet permettrait de rouler de la Route verte jusqu’au Vieux-Port en huit minutes seulement. Sir Robert Borden, 8e Premier ministre du Canada 10 octobre 1911 – 10 juillet 1920 Affaires municipales 4 28 MAI 2015 Les casernes des rues Argyle et Saint-Jean regroupées sous un nouveau toit Alexandre Lampron Malgré la vive opposition de la Ville de Saint-Lambert à la fermeture de sa caserne de la rue Argyle, l’Agglomération de Longueuil a approuvé, le 14 mai, un nouveau règlement l’autorisant à construire une nouvelle caserne de pompiers sur le territoire au coût de 7,5M$. Les travaux de construction devraient débuter l’hiver prochain. Pour maintenir une couverture optimale du territoire avec 11 casernes, incluant celle de Boucherville qui sera opérationnelle en 2016, le Service de sécurité incendie a décidé de regrouper les casernes situées sur la rue Argyle à Saint-Lambert et sur la rue Saint-Jean dans l’arrondissement du VieuxLongueuil. Ce nouveau bâtiment, qui aura une superficie approximative de 1150 mètres carrés, sera situé dans le secteur de la rue Boudreau et du chemin Tiffin, à proximité du motel Oscar, sur le boulevard Taschereau. Le garage disposant de trois baies de stationnement pourra accueillir le nombre requis de véhicule du Service sécurité incendie, auquel s’ajoutera les locaux nécessaires pour les sapeurs-pompiers. vations dans les années 1960. Autant pour les véhicules qui sont plus gros que pour le personnel, pour avoir des locaux décents, la décision de regrouper ces deux casernes «allait de soi», ajoute le directeur. «Ces casernes n’ont pas les espaces voulus pour réaliser des entretiens nécessaires et les agrandir, assure Jean Melançon. D’autres scénarios ont aussi été analysés, dont le déplacement de la caserne 31 situé sur la rue SaintGeorges, dans le secteur LeMoyne, mais elle est bien située au chapitre des axes routiers, près de la route 116, du boule- Photo: Alexandre Lampron Une couverture du territoire optimisée Selon Jean Melançon, directeur du Service, la construction d’une nouvelle caserne sur le territoire s’inscrit dans le cadre du schéma de couverture de risques révisé pour les années 2016 à 2020. Le territoire est couvert à 60% dans le principe de 10 pompiers en 10 minutes, selon la norme en matière de desserte de population décrétée par le ministère de la Sécurité publique. «Ce que nous visons avec la nouvelle carte, à la fin du processus du schéma, c’est d’être à 89% de couverture, croit M. Melançon. Quand nous aurons déplacé les casernes de SaintLambert et de la rue St-Jean, dans le secteur de la rue Boudreau, le principe du 10 pompiers en 10 minutes sera toujours appliqué.» Le directeur du Service de sécurité incendie assure que ces deux casernes ne rencontrent plus les exigences en vigueur. La caserne de la rue Saint-Jean date de 1898 et la caserne de SaintLambert des années 1930, avec des réno- vard Taschereau et de l’Hôpital CharlesLeMoyne. Cette caserne est donc très performante.» En déplaçant celle-ci, cela aurait créé une «carence de desserte du territoire» dans le parc industriel de SaintHubert, dans le secteur du chemin de la Savane et du parc de maisons mobiles situé en bordure, sur la route 116. Saint-Lambert s’oppose La ville de Saint-Lambert a maintenu son opposition exprimée depuis l’automne dernier quant à la fermeture de la caserne de la rue Argyle. Son conseil municipal a adopté à l’unanimité le 11 mai dernier une résolution demandant à l’Agglomération de Longueuil de reconsidérer l’option d’agrandissement et de modernisation de sa caserne. Selon le maire Alain Dépatie, la caserne de LeMoyne ne comprend que «deux petites portes de garage et n’offre pas de possibilité d’agrandissement». De plus, la caserne actuelle située sur la rue Argyle «possède trois portes en façade et offre aussi une possibilité d’agrandissement vers le nord dans les anciens locaux de la police». Jean Melançon assure toutefois que Saint-Lambert sera adéquatement desservie par les casernes 31 (LeMoyne), 33 (Greenfield Park) et 43 (Brossard). La Commission de la sécurité publique de l’Agglomération de Longueuil procédera aussi à une consultation publique sur le projet de schéma de couverture de risques révisé 2016-2020 prévue le 26 mai prochain à 19h à l’hôtel de ville de Longueuil. La mise en œuvre du Schéma révisé est prévue au 1er janvier 2016. Jean Melançon Administrateurs La voix de Saint-Hubert est une filiale de MédiaSud inc. et est membre de la Coopérative des médias indépendant de la Rive-Sud Journaliste-coordonnateur Journaliste Maurice Giroux Marie-Paule Carrier Katy Larouche Alexandre Lampron Jean-Guy Trudel président secrétaire-trésorière administratrice administrateur administrateur Infographie Impression Maurice Giroux Alexandre Lampron Dominic Paul Payette & Simms Les opinions émises dans le journal n’engagent que leurs auteurs. Les tribunes libres doivent obligatoirement être transmises par courrier électronique à l’adresse suivante : [email protected] La direction se réserve le droit de publier des extraits seulement. Membre de la Coopérative des Médias indépendants de la Rive-Sud Pour nous joindre Téléphone : (514) 473-2720 Télécopieur : (450) 463-0099 Courriel : [email protected] Sites Internet : www.mediasud.ca www.affaires.mediasud.ca www.lavoixdesthubert.ca Actualité 5 28 MAI 2015 Hôpital Charles-LeMoyne : l’Unité d’adopsychiatrie double sa capacité d’accueil Alexandre Lampron Photos: Alexandre Lampron Le ministre de la Santé Gaétan Barrette était de passage à l’Hôpital Charles-LeMoyne, le 8 mai, pour inaugurer l’Unité régionale d’adopsychiatrie. Il s’agissait par le fait même de la première annonce d’un projet depuis la création du nouveau Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre. quelque 150 adolescents de la région pourront y recevoir des soins et des services de qualité. «L’adolescence est une période fantastique où tout est possible, où nous consolidons nos acquis sur le plan cognitif, dit le Dr Frédéric Benoit, médecin de l’unité d’adopsychiatrie. Malheureusement, au cours de cette période, la maladie frappe et bloque le processus de développe- Grâce à un investissement total de plus de 1,2M$, dont 300 000$ offerts par Bell, qui est un partenaire de la Fondation Hôpital CharlesLeMoyne, la superficie de l’unité passe de 252 m2 à 414 m2, ce qui permet par le fait même de doubler le nombre de lits disponibles, qui passe de cinq à dix. Ainsi, chaque année, ment: psychose, manie, dépression, trouble anxieux sévère, etc. Cette nouvelle unité permettra donc un plus grand engagement des membres de leur entourage dans les soins et services qui leur seront offerts.» L’unité permettra ainsi d’accueillir davantage d’adolescents qui nécessitent un traitement médical en unité fermée. En plus de l’équipe médicale et administrative, son personnel est formé de professionnels dans les domaines de la pédopsychiatrie, de la psychologie et de l’éducation spécialisée. Un meilleur accès à des soins spécialisés Pour le Dr Barrette, cette annonce reflète précisément les intentions de son gouvernement par l’adoption en février dernier de la loi 10. Même si le Québec fait face à une période plus difficile sur le plan budgétaire, le ministre de la Santé explique qu’il faut néanmoins faire des annonces pertinentes, comme celle de l’agrandissement de l’unité d’adopsychiatrie, afin d’accroître un meilleur accès à des soins et services spécialisés. «Les choix faits sont réalisés de manière à ce que nous puissions se garder la possibilité de ce que nous annonçons aujourd’hui, déclare le Dr Barrette. Nous arrivons à un point où la capacité de payer des citoyens atteint sa limite et nous oblige parfois à faire des choix. Il faut dorénavant gérer les choses de manière plus rigoureuse, serrée et orientée vers les patients, les citoyens et les usagers.» La députée de Laporte, qui agit à titre de présidente du caucus du gouvernement, Nicole Ménard, était aussi sur place pour souligner l’importance de cette Unité d’adopsychiatrie à l’Hôpital Charles-LeMoyne dans une perspective plus régionale pour la Montérégie. Pacte fiscal avec les municipalités : une rencontre avec Pierre Moreau est prévue le 8 juin Alexandre Lampron Les Assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) étant chose du passé, l’heure est à la négociation en vue d’en arriver à un pacte fiscal avec le gouvernement du Québec pour le 1er janvier prochain. Déjà, une rencontre avec le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau est prévue pour le 8 juin prochain. Caroline St-Hilaire «Ce sera le premier moment de négociation au cours duquel nous allons définir la réalité dans laquelle nous sommes et les attentes de part et d’autre, a affirmé Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil, qui a activement pris part aux Assises de l’UMQ. Nous espérons terminer le tout pour le mois d’août parce que dès septembre, nous entamerons nos budgets et nous ne voulons absolument pas revivre l’épisode de l’année dernière. Il faut que nous nous entendions, que nous trouvions ensemble des solutions concrètes, en respectant la réalité de Québec et celle vécue par les municipalités. Philippe Couillard Un projet de loi-cadre pour l’automne 2016 Le premier ministre du Québec Philippe Couillard et le ministre Pierre Moreau ont tour à tour confirmé devant les représentants des municipalités rassemblés au Palais des congrès de Montréal leur intention de les reconnaître comme «des gouvernements de proximité». M. Couillard s’est d’ailleurs engagé à déposer un projet de loi-cadre à l’automne 2016. «J'ai pris la décision avec mes collègues que nous inscririons dans nos engagements ce magnifique projet commun et historique qui fera date dans l'histoire des municipalités du Québec : celui de redéfinir les relations entre le gouvernement et les municipalités afin de les reconnaître comme des véritables gouvernements de proximité», a lancé M. Couillard. Le premier ministre s’est aussi engagé à ne pas leur transférer de nou- veaux pouvoirs sans que celles-ci aient les revenus en conséquence. Toutefois, il s’est déjà refusé de céder un point de pourcentage de la TVQ. «De faire endosser le tout dans un projet de loi visant à reconnaître les municipalités comme de véritables gouvernements de proximité, c’est normal que cela prenne un peu de temps, répond pour sa part Caroline St-Hilaire. Je crois que nous aurions aimé que cela se fasse plus rapidement, mais en même temps, je préfère que ce soit plus long et que ce soit fait correctement. Il faut aussi rappeler que cela fait plusieurs années que nous le réclamons, mais je reconnais que le premier ministre Couillard a pris cet engagement et l’a à nouveau réitéré aujourd’hui.» Des discussions «élargies» Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau a pour sa part rappelé le travail mené depuis le 11 mars dernier par l’ex-maire de Sherbrooke Jean Perreault et son Groupe de travail sur la simplification de la reddition de comptes des municipalités. Dans un rapport attendu prochainement, il s’est chargé de faire l’inventaire des redditions de comptes exigées par les différents ministères et les organismes gouvernementaux aux municipalités et à en faire une analyse «pour proposer des moyens de les alléger, de les regrouper ou de les éliminer». Dans l’intervalle, Pierre Moreau a ainsi annoncé, dans le cadre de la négociation du pacte fiscal, qu’il allait débattre des modifications pour donner aux villes des «outils» visant à rééquilibrer leur rapport dans les négociations avec leurs employés, sans évoquer le droit de lockout. Il ne l’a toutefois pas écarté non plus. Pierre Moreau «Le gouvernement croit qu’il faut aider les municipalités, en particulier les plus grandes, à mieux contrôler leurs dépenses de rémunération, encore au bénéfice du contribuable», croit le Ministre. Il s’est engagé à discuter «ouvertement et en toute transparence» avec les représentants du monde syndical sur ce point. Prochain rendez-vous Les prochaines assises de l’UMQ auront lieu à Québec du 12 au 14 mai 2016. La présidence de la Commission des assises 2016 sera assumée par Caroline St-Hilaire.