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Mise en page 2
Carole Lavallée dénonce les
compressions budgétaires
des commissions scolaires
À lire sur le site pointsud.ca
www.pointsud.ca
Volume 15 • Numéro 04 • 28 mai 2015 / Le journal communautaire et indépendant de la Rive-Sud depuis 2001
Campagne de financement
Le Groupe MédiaSud et
Point Sud vous tend la main
Pierre Turbis
Alors que l’ensemble de la
société québécoise vit une période de
morosité et même d’austérité dans
plusieurs secteurs d’activités, les
médias indépendants de la Rive-Sud,
loin de baisser les bras, n’ont pas
arrêté d’avancer, notamment en
lançant un nouveau journal à SaintHubert et en mettant sur pied une
Coopérative de production d’informations locales et régionales.
Cette Coopérative, unique au
Québec, comprend 6 plateformes différentes qui s’adressent à autant de
publics cibles soit : les journaux
papiers Point Sud et la Voix de SaintHubert-Greenfield Park, LeMoyne,
les sites internet Point Sud.ca,
MédiaSud.ca, Affaires.MédiaSud.ca
et La Voix de Saint-Hubert.ca.
En raison de la coupure drastique de toute publicité gouvernementale depuis 18 mois, nos médias
communautaires font maintenant face
à un manque à gagner de plusieurs
dizaines de milliers de dollars.
C’est presque par miracle
qu’ils survivent encore, particulièrement grâce à nos élus locaux, tant au
niveau municipal, scolaire, provincial
et fédéral, toutes couleurs confon-
dues. Ceci sans compter l’appui publicitaire d’une demi-douzaine de
clients du milieu des affaires ou syndical.
Dans notre édition du 23
avril dernier nous vous annoncions
qu’une campagne de financement
serait lancée auprès du grand public,
laquelle démarre dès maintenant.
Différents publics seront invités d’ici
l’automne prochain, en commençant
par nos fidèles lecteurs, à manifester
leur solidarité.
Une contribution minimale
de 100$ par personne serait grandement appréciée, mais tout autre montant sera accueilli avec enthousiasme.
Les chèques doivent être
libellés au nom du Groupe MédiaSud
et Point Sud et mentionner comme
objet : Campagne de financement.
Les modalités de paiement
sont les suivantes : par chèque, par
bon de commande publicitaire ou par
échanges de biens et services.
Notre adresse postale est
le 150, rue Grant, bureau 300,
Longueuil, J4H 3H6
Merci de votre généreuse
contribution
Le Festival Classica vous
convie à une grande
célébration de la
musique classique
À lire en page 2
Culture
Longueuil célèbre ses artistes à
l’occasion du Gala de la culture 2015
Les lauréats du Gala de la culture de Longueuil
Texte et photos : Pierre Turbis
(Élitis Pharma); Prix du public GillesPrésentée le 20 mai, la 4e édition Latulippe: Les Éclipses de Longueuil.
du Gala de la culture de Longueuil a permis de constater une fois de plus à quel Un hommage à Yves Beauchemin
point le talent est florissant chez nous.
Pour sa 4e édition, le Gala de la
Près de 300 artistes, organismes, parte- culture a remis son prix hommage à un
naires et citoyens étaient rassemblés pour Longueuillois
d’exception,
Yves
célébrer la crème de la crème de la cul- Beauchemin. Les romans de M.
ture longueuilloise.
Beauchemin ont été traduits dans 16
Animée de brillante façon par langues et il jouit d’une renommée interJocelyn Lebeau, la soirée a donné lieu à nationale. Au cours de sa brillante carplusieurs belles surprises, dont les presta- rière, il a reçu de nombreux prix, parmi
tions du porte-parole du Printemps cul- lesquels l’Ordre national du Québec, la
turel Damien Robitaille, du Théâtre plus haute distinction remise par le gouMotus, des Productions Langues pendues vernement du Québec, pour souligner
son apport au rayonnement de la
et du clarinettiste André Moisan.
«Le dynamisme de notre ville province.
Visiblement très touché d’être
s’exprime dans la vitalité de nos événements culturels et de nos créateurs. Il est ainsi honoré par les siens, il a confié à
donc essentiel pour nous de vous Point Sud sa fierté d’être Longueuillois.
exprimer toute notre reconnaissance», a «J’ai choisi de vivre ici et j’apprécie la
lancé la mairesse de Longueuil, Caroline qualité de vie que l’on y retrouve.
J’exerce un métier très solitaire et il me
St-Hilaire aux artistes présents.
fait chaud au cœur de constater que
finalement, les lecteurs apprécient les
Huit lauréats
Plus de cinquante dossiers ont récits que je leur propose.»
été soigneusement analysés par les membres du jury, à qui on avait confié la Un modèle à suivre
La lauréate du Prix ambassadeur,
lourde tâche de choisir huit gagnants
Isabelle Choinière, a ainsi résumé le senparmi les candidats.
Prix Ambassadeur, volet profes- timent qui anime les artistes envers la
sionnel: Isabelle Choinière; Prix Ambas- Ville de Longueuil : «Je tiens à remercier
sadeur, volet non professionnel : Fête du l’administration municipale pour son
livre et de la lecture jeunesse; Prix Avenir: soutien. Vous avez une véritable vision du
Émile Bilodeau; Prix Distinction: André développement culturel et à ce titre, vous
Moisan; Prix Impact social: École Christ- êtes un modèle à suivre partout au
Roi; Prix Implication: Jean-Marc Léveillé Québec.»
Yves Beauchemin était très touché d’être honoré par les siens
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2 8 MA i 2 0 15
Le Festival Classica vous convie
à une grande célébration de la
musique
Faisant suite au succès connu l’an dernier par le concert Queen
symphonique, Classica revient avec un hommage à Michael Jackson
Texte : Pierre Turbis
Photos : Étienne Boucher Cazabon
Rencontré par Point Sud
quelques jours avant le lancement de la
5e édition du Festival Classica, Marc
Boucher, directeur général et artistique
de l’événement était fébrile et confiant.
«Nous sommes tellement fiers
de pouvoir offrir cette grande
fête de la musique à la population
régionale.
Pendant
quelques jours, nous vibrerons
ensemble au rythme des plus
belles œuvres.»
«La
rue
Victoria
deviendra une grande salle de
spectacle à ciel ouvert. Rien
n’est plus agréable que de
marcher dans la rue ou
s’asseoir pour lire ou simplement se laisser enchanter par la
musique. J’ai tellement hâte de
vous y rencontrer», a lancé
Marc Boucher avec enthousiasme.
Humour et musique classique
L’humoriste-clarinettiste
et
porte-parole du Festival, Christopher
Hall accompagné par le Quartetto
Mobile nous invitera à un voyage musical alliant humour, passion et chefsd’oeuvre du répertoire classique.
Classica-Rock
Classica, c’est la rencontre parfois improbable entre
des univers musicaux différents. Il en est ainsi du volet
Classica-Rock.
«Vous
ne
voudrez certainement pas manquer l’hommage symphonique
à Michael Jackson dans un
Thriller symphonique qui réunira un chœur de 40 choristes et
40 musiciens de l’Orchestre
symphonique du Conservatoire
de la Montérégie. Après le succès du Queens symphonique de
À quelques jours du lancement du Festival
l’an dernier, nous revenons
Classica,
Marc Boucher était fébrile et confiant
avec une autre grande soirée de
rock symphonique.»
Le coup d’envoi de Classica a
En 2015, le Festival élargira eu lieu le 27 mai à l’église Sainteencore davantage sa palette de couleurs Famille de Boucherville, où on présenmusicales en recevant deux grands tait en grande première nord-américaine
noms de la chanson québécoise : Daniel l’ode symphonique Christophe Colomb
Lavoie et Richard Desjardins. Ces ou la découverte du Nouveau Monde.
derniers offriront chacun un spectacle On y retrouvait 70 musiciens sur scène,
qui s’annonce mémorable.
dont l’Orchestre symphonique du
Parmi les artistes classiques, on Conservatoire de la Montérégie, le
retrouvera notamment avec plaisir le chœur Classica et les solistes Marie-Ève
violoncelliste Stéphane Tétreault et le Munger, Antoine Bélanger et Marc
violoniste Alexandre Da Costa.
Boucher, sous la direction de JeanClaude Malgoire.
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Culture
Saint-Lambert consulte ses
citoyens sur sa politique culturelle
Texte et Photos: Pierre turbis
Le 13 mai, une soixantaine de
personnes ont participé à une consultation sur la politique culturelle de la Ville
de Saint-Lambert. Pendant près de trois
heures, ils ont studieusement analysé et
commenté un document préliminaire qui
mènera à l’adoption de ladite politique.
Comme l’a expliqué le conseiller
municipal Dominique Lebeau en début
de soirée, l’objectif est de faire de SaintLambert une ville axée sur l’art et la culture. Plus encore, la culture s’inscrira au
cœur des priorités municipales. Selon le
document à l’étude, toutes les décisions
que prendra la Ville tiendront compte de
leur impact culturel autant que leur
impact économique, social ou environnemental.
sociaux, incluant un portail culturel sur
Internet. On a dit souhaiter la production
d’un calendrier centralisé comprenant
l’ensemble des activités proposées.
Il a également été mentionné que
l’on devrait mettre davantage en valeur
les bâtiments patrimoniaux de la ville,
d’abord en les préservant, puis en invitant
toute la population à les découvrir.
Globalement, la majorité des
interventions concernait la nécessité du
partage et du réseautage entre organismes, mais surtout le besoin d’une prise
de position ferme et claire de l’administration municipale en faveur de la culture.
À ce sujet, le maire Alain
Dépatie a réaffirmé que toute cette
démarche constitue une indication de
l’importance de la culture pour lui et son
Le conseiller Jean-Pierre Roy a indiqué que la consultation tenue le 13 mai
permettra d’établir les orientations de la Ville en matière de culture (sur la
photo, il est accompagné des conseillers Dominic Lebeau et Boris Chassagne)
Fixer les priorités
Animée par le consultant
Normand Dulude, cette rencontre a permis à chacun d’indiquer à la Ville les éléments qui devraient être priorisés dans
cette politique.
Parmi ces derniers, on a men-
conseil. «Nous croyons que la culture est
essentielle dans une ville comme la nôtre.
Grâce à différents partenariats, notamment avec le Ministère de la Culture du
Québec, nous souhaitons donc mettre en
place de nouvelles initiatives qui permettront de répondre encore mieux aux
attentes de notre population.»
Pendant près de trois heures, les participants ont studieusement
analysé et commenté un document préliminaire qui mènera à
l’adoption de la politique culturelle
tionné à quelques reprises le besoin de
développer un lieu favorisant la pratique
d’activités artistiques et le réseautage
entre les passionnés de culture. On a
également insisté sur l’importance
d’améliorer la promotion de l’offre culturelle, que ce soit par les médias traditionnels, l’affichage ou encore les médias
«La politique culturelle devrait
favoriser les échanges intergénérationnels et interculturels. La culture, c’est
le cœur de ma vie», a résumé avec enthousiasme une participante à la soirée.
Dans une prochaine étape, un rapport sur
cette consultation sera rédigé et présenté
au conseil municipal.
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Un partenariat innovateur entre la Ville et
Gregory Charles
Le Sommet des Arts et de la Musique de
Longueuil verra le jour en 2015!
Ville de Longueuil
Le conseil de ville a
adopté aujourd’hui un protocole d’entente de 3,5M$ donnant le feu vert au Sommet des
Arts et de la Musique de
Longueuil, un projet d’événements culturels majeurs dont
Longueuil sera le théâtre pour
les trois prochaines années. La
Ville de Longueuil investira
1,5M$ réparti sur les années
2015, 2016 et 2017. La
Corporation du Sommet des
Arts et de la Musique, représentée par Gregory Charles, investira quant à elle plus de 2 M$ au
cours des trois prochaines
années. Ce partenariat avec la
Corporation permettra de maximiser les retombées sur le territoire de Longueuil.
Le Sommet des Arts et
de la Musique de Longueuil se
déroulera en trois temps au
courant de l’année, soit au
printemps, en septembre et en
décembre. Plusieurs variétés
d’activités et d’événements
artistiques réuniront au même
moment en art et en musique les
citoyens dans les trois
arrondissements de la ville. Le
premier événement de l’édition
2015 se déroulera du 2 au 6 septembre
prochain dans différents lieux dont la
rue Saint-Charles, le parc de la Cité et la
Place Charles-Le Moyne.
«Les arts et la musique à
Longueuil n’ont jamais été aussi vivants
qu’avec l’annonce de ce projet. Grâce à
ce partenariat d’envergure avec la
Corporation du Sommet des Arts et de
la Musique et son fondateur Gregory
Charles, Longueuil, véritable pôle culturel, deviendra la plaque tournante de
la culture sur la Rive-Sud. C’est une
excellente nouvelle non seulement pour
Gregory Charles
les citoyens, mais aussi pour la Ville, les
artistes, les commerçants et les visiteurs», a souligné la mairesse de
Longueuil Caroline St-Hilaire.
«Mon équipe et moi sommes
très fiers de participer, avec la collaboration de la Ville de Longueuil, à la
création d’un tout nouvel événement
rassembleur et identitaire. Nous allons
mettre toute notre passion pour les arts
et notre expérience au service de ce
nouveau festival et espérons en faire un
événement exceptionnel pour les
citoyens de Longueuil, leurs voisins,
leurs visiteurs et pour tous les artistes
qui y participeront», a déclaré Gregory
Charles.
Les détails de la programmation, qui répondra à tous les goûts,
toutes générations confondues, seront
dévoilés lors d’une conférence de
presse au début du mois de juin.
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Éducation
La FPJQ-Montérégie propose
une bourse pour l’information
régionale
Texte et photo : FPJQ-Montérégie (PT)
Soucieux de promouvoir l’information régionale, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec
(FPJQ) a lancé au début du mois une
bourse à l’intention des journalistes professionnels de notre région.
«Trop de dossiers régionaux
sont négligés par la presse nationale, a
Voix de l’Est, MédiaSud, Point Sud,
TVRS, Néomédia et TC Média.
Les candidats peuvent faire parvenir leur dossier par courriel ( [email protected]) au plus tard
le 5 juin à 16h.
Les noms des lauréats de la
bourse seront dévoilés le 22 juin 2015.
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La 20e édition du concert-bénéfice
de la Fondation Cégep ÉdouardMontpetit est couronnée d’un
éclatant succès
Texte: Pierre Turbis
Photos: Pierre Turbis et Catherine Aboumrad
Placé sous le signe de la
musique et de l’humour, le concertbénéfice annuel de la Fondation Cégep
Édouard-Montpetit qui était présenté le
19 mai a connu un éclatant succès. En
première partie du spectacle, le Chœur
d’Édouard, formé de membres du personnel du Cégep, d’étudiants actuels et
anciens ainsi que de parents d’étudiants,
a présenté un tour de chant très convivial qui a touché le public.
sens de l’autodérision, il chante, danse,
et fait rigoler un public visiblement sous
le charme.
Il faut le voir et surtout l’entendre passer de la chanson napolitaine à la
chanson française, sans oublier une
incursion bien sentie dans le rock, avec
un tel bonheur que son plaisir en est
contagieux. On chante, on frappe des
mains, la soirée est une grande réussite
dont tout le monde ressort enchanté.
Notons également le bel hommage rendu au directeur général du
Le dynamique exécutif de la FPJQ-Montérégie
indiqué Marie-Ève Martel, présidente
de la section Montérégie de la FPJQ.
En cette période de grande mouvance
au sein des entreprises de presse, la
bourse FPJQ-Montérégie vise à valoriser l’importance des médias en
région.»
Tous les membres de la FPJQ,
professionnels, étudiants ou associés,
sont invités à soumettre leur candidature
ainsi qu’un court synopsis pour un
reportage à réaliser sur un enjeu régional.
Les gagnants de la bourse
FPJQ-Montérégie pour l’information
régionale se partageront deux prix, soit
une bourse de 250$ et une autre de 125$
une fois qu’ils auront transformé leur
synopsis en reportage. Lesdits
reportages seront ensuite diffusés dans
les médias partenaires du concours : La
Ils auront alors un mois pour réaliser le
reportage qui sera diffusé dans la
semaine du 16 août. Les membres de
l’exécutif de la FPJQ-Montérégie
accompagneront les gagnants dans cette
étape de production journalistique et
prodigueront des conseils aux lauréats
pour leur permettre de bien ficeler leur
reportage.
«Notre section croit fermement
en l’importance d’une presse régionale
forte, et nous avons la conviction qu’il
nous revient, en tant que journalistes et
fiers représentants des organes de
presse montréalais, d’en assurer la
pérennité», a conclu Marie-Ève Martel.
Le Journal Point Sud est fier
d’être associé à cette initiative de la
FPJQ et invite ses lecteurs à lire les
reportages gagnants dans ses pages vers
la mi-août.
Grande vedette de la soirée, Marc Hervieux a conquis le public
avec ses chansons et son humour irrésistible
Au cours de ce coup de chapeau
aux chansons associées au cinéma, on a
notamment pu entendre Emmenez-moi,
tirée de la bande sonore du film CRAZY,
Les Choristes ainsi que Cinéma
Paradiso.
Un feu d’artifice
Puis, tel un feu d’artifice éclatant et coloré, le grand Marc Hervieux
et ses musiciens ont pris possession de
la scène. Plongeant dans ses souvenirs,
plus drôles les uns que les autres, avec
un humour irrésistible et un merveilleux
Cégep, Serge Brasset, qui quittera bientôt son poste après plusieurs années de
loyaux services. «Je suis fier de ce que
nous avons accompli ensemble», a-t-il
lancé au public.
Le plus beau de tout est que,
non seulement a-t-on passé une formidable soirée, mais cet événement-bénéfice a généré des revenus de 45 000$.
Les fonds amassés permettront notamment d’offrir de nouvelles bourses et de
donner accès à plus de 200 étudiants à
plusieurs activités parascolaires et pédagogiques du Cégep.
Le comité d’honneur de la soirée : Sébastien Laliberté, directeur général de la
caisse Desjardins de Longueuil, Paul St-Onge, président du conseil d’administration du Cégep, Chantal Boucher, directrice générale de Synergie Hunt
International, Marc Hervieux, Marie José Fiset, chef de direction de la Fondation
du Cégep, Serge Brasset, directeur général du Cégep et Simon Jodoin, président du
regroupement des comptables professionnels agréés de la Montérégie (absent sur la
photo : Denis Leftakis propriétaire d’Imprimerie Pub Cité)
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Social
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15 nouveaux récipiendaires ISO Famille décident de faire une place
aux enfants et aux familles
Texte et photos : Pierre Turbis
Le 8 mai dernier, 15 commerces et bureaux professionnels se
sont ajoutés aux 78 récipiendaires de la
certification ISO Famille. Cette reconnaissance vient souligner les aménagements réalisés afin de faire une plus
grande place aux enfants, depuis des
places de stationnement réservées, un
coin allaitement, une accessibilité pour
les poussettes ou encore une table à
langer dans les salles de bain.
Animé avec l’humour et le
dynamisme de la porte-parole ISO
Famille, la sympathique comédienne
Catherine Trudeau, l’événement présenté au Marché public de Longueuil a permis à chacun de retrouver son cœur
d’enfant. On a également souligné les
efforts de ces gens qui font de
Longueuil et ses villes voisines une
communauté accueillante pour les toutpetits.
La présidente du Club des
ambassadeurs, Isabelle Bleau, propriétaire de la Boutique Mères et mousses, a
procédé à la remise de 15 certifications
ISO Famille. Le thème de la santé était
à l’honneur, alors que huit certifications
ont été remises à des établissements de
santé.
De la folie dans l’air
La cérémonie de remise a été
placée sous le signe de l’humour, les
participants à l’événement étant invités
à plonger dans leurs souvenirs d’enfance en parlant du jeu qui les a marqués quand ils étaient petits. On a également accueilli la première artiste ISO
Famille, Émilie Ouellette, qui a présenté une partie de sa conférence intitulée
La porte-parole ISO Famille, Catherine Trudeau, a présenté le jeu qui
a marqué son enfance, sa collection de Fraisinettes
«De l’humour dans une vie de fou.»
Soulignons enfin que les participants ont eu l’occasion de se mesurer
dans une compétition de roche-papierciseau, ainsi qu’une reconstitution du
quiz Les Satellipopettes, grâce à une
imitation très convaincante du célèbre
capitaine Cosmos. Il fallait voir la concentration des équipes dans cette course
pour obtenir des morceaux de robots!
Liste des récipiendaires
Certification Argent : Bureau
de Martine Ouellet, députée de Vachon;
Pharmacie Jean-Coutu Geneviève
Labonté; Marché public de Longueuil;
Hôpital Pierre-Boucher; CLSC des
Seigneuries de Varennes; Centre
d’hébergement Chevalier de Lévis;
Centre d’hébergement De Lajemmerais;
Centre d’hébergement Jeanne-Crevier;
Centre d’hébergement Manoir-Trinité;
Centre d’hébergement Mgr-Coderre;
Centre d’hébergement René-Lévesque.
Certification Bronze : CPE Pierrot la
lune – Installation Scaramouche;
Joujouthèque de Saint-Hubert.
Mention ISO Famille : Bureau de Diane
Lamarre, députée de Taillon; Tourisme
Montérégie.
Les récipiendaires, partenaires et membres de l’équipe ISO Famille
10 ans de Lecture à domicile
Texte et photo : Katy Larouche
Pour célébrer les 10 ans du programme Lecture à domicile, l’organisme
l’Écrit tôt a marqué le coup le 23 mai
dernier à Saint-Hubert en offrant à ses
petits lecteurs et à leurs mentors de nouveaux ouvrages à dévorer. Depuis maintenant une décennie, des adultes bénévoles se rendent chez des élèves du primaire afin de les aider à développer les
habiletés et le plaisir de bouquiner.
La salle était comble à la bibliothèque Raymond-Lévesque où se
déroulaient les festivités. «Dans le climat
d’austérité actuel, ce n’est pas évident
pour les organismes communautaires,
explique Francine Gagnon la coordonnatrice du programme Lecteur à domicile.
Je me suis dit qu'il fallait attaquer ça
autrement. Il y a tellement de bénévoles
qui me disent à quel point leur expérience
leur a apporté et c’est la même chose
pour les jeunes, alors j’ai décidé de miser
sur le côté positif.»
Une des avenues que Mme
Gagnon a décidé d’emprunter est d’inscrire Lecture à domicile au concours
L’amitié n’a pas d’âge où il a finalement
été sélectionné dans deux catégories :
l’une pour l’événement anniversaire
organisé samedi dernier, l’autre pour le
travail fait tout au long de l’année par
l’organisme. «Je voulais valoriser le travail de toutes les personnes qui colla-
borent depuis 10 ans à Lecture à domicile
que ce soit les bénévoles qui donnent de
leur temps et les enfants qui font beaucoup d’efforts pour progresser», a
souligné Francine Gagnon.
L’effort dans le plaisir
Ces efforts faits de part et
d’autres demeurent toutefois encadrés
par une formule éprouvée. Les enfants en
difficulté sont généralement référés par
l’école avant d’être rencontrés par Mme
Gagnon. C’est elle qui forme soigneusement les paires d’adultes et d’enfants qui
travailleront ensemble pendant un
trimestre. Cette année 27 bénévoles de 22
à 79 ans accompagnent des petits
lecteurs.
«Plusieurs enfants sont capables
de décoder les mots et les sons, mais ils
ne comprennent pas ce qu'ils lisent,
explique la coordonnatrice. Comme le
bénévole accorde toute son attention à
l’enfant, il peut lui poser des questions,
discuter de l'histoire et intervenir immédiatement si l’enfant éprouve une difficulté.»
Après une courte formation donnée par Mme Gagnon, le bénévole part à
la rencontre de l’enfant avec un sac rempli de livres, de jeux, de crayons et même
de marionnettes afin de multiplier les
stratégies d’apprentissage. «On essaie de
leur montrer que c'est possible de faire
En plus du livre qui leur a été remis par leur mentor, les petits lecteurs ont pu
choisir eux-mêmes un second cadeau sur une table bien garnie
des efforts tout en ayant du plaisir, bénévole est le seul contact que la famille
souligne Francine Gagnon. Il y a vrai- a avec le français. Dans ces cas là, le
ment des ailes qui leur pousse quand ils bénévole devient comme un mentor, une
constatent leur progrès, ça leur procure personne de confiance et il y a un lien
beaucoup de fierté.»
vraiment fort qui se tisse avec la famille.»
Elle insiste toutefois sur le fait
Nouveau défi : Apprendre le français
que les bénévoles ne sont pas des proAvec les années, le travail du fesseurs et ils ne font pas non plus d’aide
programme Lecture à domicile se trans- aux devoirs, leur travail consiste plutôt à
forme au rythme de sa clientèle. «De plus transmettre le plaisir de lire en français.
en plus de nos enfants n'ont pas le
français comme langue maternelle, il faut
Voir la vidéo :
donc y aller avec le b.a.-ba et expliquer le
10 ans de lecture à domicile
sens des mots et leur prononciation, précise Mme Gagnon. Parfois, la visite du
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Actualité
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Journée de manifestation de la FIQ Quatre citoyens reçoivent le prix
Coup de chapeau de l’Ordre du
contre les mesures d’austérité
mérite bouchervillois
Texte et photo : Pierre Turbis
Pour qui voter?
Le 20 mai, des professionnels
en soins ont marché devant différents
établissements de santé de la région,
incluant les Hôpitaux Pierre-Boucher et
Charles-LeMoyne, dans le cadre d’une
mobilisation nationale de la Fédération
interprofessionnelle de la santé du
Québec (FIQ).
Pour Mme Pothier, le plus
effrayant est que s’il y avait des élections
demain, elle ne saurait pas vraiment pour
qui voter. «L’avenir s’annonce plus
qu’incertain pour la profession avec ce
gouvernement, mais les partis d’opposition ne semblent pas comprendre davantage. On fait quoi alors?»
Les professionnels de la santé ont marché devant l’Hôpital Pierre-Boucher
Visiblement exaspérés par la
lenteur des négociations avec le gouvernement Couillard, ils ont dénoncé
les compressions imposées sur le réseau
de santé. Rencontrée par Point Sud
devant l’Hôpital Pierre-Boucher, la
représentante syndicale Cynthia Pothier
a brossé un tableau plutôt sombre de la
situation.
On craint des départs massifs
«Face aux intentions exprimées
par le gouvernement de geler nos
salaires et la surcharge de travail
observée chez nos membres, nous
craignons des départs massifs à la
retraite, ce qui va empirer une situation
déjà intenable. L’année dernière, le
ministre de la Santé nous jurait que les
compressions n’auraient pas d’impacts
sur les services et les soins aux patients.
Or, c’est tout le contraire qui s’est produit», a-t-elle expliqué.
«Nous craignons le pire.
Inévitablement, des postes seront abolis. Avec la surcharge de travail
imposée à celles qui restent encore dans
le réseau, c’est la santé et la sécurité du
personnel qui sont menacées», a-t-elle
ajouté.
La représentante syndicale
indique que le moral des troupes est
quand même assez bon, alors qu’on se
prépare pour la guerre. «Nous avons
proposé des solutions pour régler les
problèmes dans le réseau de santé, ne
serait-ce que de faire davantage de
place aux infirmières et infirmiers. Il y a
déjà une clinique à Québec dirigée
entièrement par des infirmières et infirmiers dont les résultats sont très
prometteurs. Nous questionnons l’entêtement de Québec à ne pas nous
écouter.»
Une accentuation des moyens de
pression
«Il est dommage de devoir en
venir là, mais il semble que nous
devrons accentuer les moyens de pression pour être pris au sérieux. Nous
sommes pourtant convaincus que nous
avons l’appui de la population dans le
bras-de-fer qui nous appose au gouvernement.»
Comme un écho aux propos de
Mme Pothier, de nombreux automobilistes faisaient entendre leurs klaxons
en passant devant l’hôpital, manifestant
ainsi leur appui envers les manifestants.
Le maire Jean Martel et la conseillère Jacqueline Boubane étaient
heureux de remettre le prix Coup de chapeau de l’Ordre du mérite à
la jeune pianiste Lysandre Ménard
Texte et photos : Pierre Turbis
La séance du 12 mai du conseil
municipal de Boucherville a été
précédée par une cérémonie toute spéciale au cours de laquelle on a remis le
prix Coup de chapeau de l’Ordre du
mérite à quatre bouchervillois.
Une jeune pianiste au talent exceptionnel
En premier lieu, on a honoré
Lysandre Ménard, jeune pianiste de 21
ans dont on a notamment pu apprécier
le talent dans le film La Passion
d’Augustine, où elle a brillé autant à
titre de comédienne que de pianiste.
Diplômée de l’école de musique
Vincent-D’Indy et complétant son baccalauréat au Conservatoire de musique
de Montréal, Mme Ménard est récipiendaire de nombreuses récompenses et
a même joué sur de nombreuses scènes
prestigieuses, parmi lesquelles le
mythique Carnegie Hall.
Ensuite, un second Coup de
chapeau a été remis à mesdames Sonia
Benoît, directrice des soins infirmiers
par intérim, Régine Simard, infirmière,
ainsi qu’à M. Yvon Quintal, préposé
aux bénéficiaires à la Maison de soins
palliatifs Source Bleue, qui ont contribué à sauver la vie d’un homme qui
serait certainement décédé sans leur
intervention rapide et efficace.
L’homme en question, Éric Delisle, a
perdu connaissance dans la voiture d’un
ami, alors qu’ils circulaient devant la
Maison de soins palliatifs. En arrêt respiratoire complet, ce dernier a été secouru par les trois bons samaritains.
Visiblement émus de se voir
ainsi honorés par la Ville, les quatre
récipiendaires ont également signé le
livre d’Or de la Ville.
On a aussi profité de l’occasion
pour faire signer le livre d’Or aux
jeunes qui avaient été reçus à l’Hôtel de
Ville il y a quelques semaines à titre
d’élus d’un jour.
L’Ordre du mérite de la Ville de
Boucherville récompense le dévouement et l’engagement de personnes qui,
à titre individuel ou collectif, ont fait
rayonner la municipalité ou ont contribué au mieux-être de la collectivité.
Remise à la discrétion du maire, cette
distinction est réservée aux candidats
qui ont fait leur marque à Boucherville.
Le maire Jean Martel, Régine Simard, Sonia Benoît, Éric Delisle,
Yvon Quintal et la conseillère Jacqueline Boubane
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Actualité
Le maire Dépatie recule dans le
dossier du bail de la Maison
Desaulniers
Publi-texte
La CSMV doit procéder à des coupes
contre sa volonté
Comme vous le
savez, le nouveau
Conseil des commissaires devra
adopter d’ici la fin
Carole Lavallée du mois de juin
son premier budget
dans un contexte pénible où le
ministère de l’Éducation lui impose
de sévères compressions budgétaires.
À titre de présidente, je
déplore vivement le fait de devoir
faire un tel exercice de compressions
exigées par le gouvernement. Ce
dernier nous demande également de
ne pas couper dans les services. La
CSMV répondra aux besoins des
élèves, mais il est certain que la
hauteur des services sera affectée.
L’objectif est d’offrir des services
comparables.
Ainsi, la direction générale, en
collaboration avec l’ensemble des
gestionnaires dont les directions
d’établissement, a travaillé à l’élaboration de pistes de solutions raisonnables.
Tous les secteurs de l’organisation ont
été mis à contribution, tant les budgets
du siège social que ceux des écoles et
des centres.
Selon le maire Dépatie, Saint-Lambert doit revoir
l’ensemble de son parc immobilier
Texte et photo : Pierre Turbis
La thématique des aînés a été
au cœur de la longue période de questions du public à la séance du conseil
municipal de Saint-Lambert du 11 mai
dernier. Le maire Alain Dépatie a tenté
sans trop de succès d’expliquer la raison
pour laquelle le prochain bail entre le
Conseil du troisième âge de SaintLambert et la Maison Desaulniers serait
limité à un an avec une année d’option.
«Nous n’avons jamais eu un
bail de moins de cinq ans. Quelle est
vraiment l’intention de la Ville dans ce
dossier?» a questionné Claude Trudeau,
vice-président du Conseil du troisième
âge et ex-conseiller municipal à SaintLambert. «Nous avons demandé un bail
de cinq ans et la Ville veut nous imposer
un bail d’un an, que devons-nous en
comprendre?»
Un surplus de bâtiments
Le maire Dépatie a expliqué
que Saint-Lambert a un surplus de bâtiments dont elle est propriétaire et
assume l’entretien. Une étude est donc
en cours afin de revoir l’ensemble du
parc immobilier appartenant à la Ville.
«Rien n’est décidé pour l’avenir. Nous
avons acquis la Maison Desaulniers
pour un dollar en échange d’un engagement de la mettre à la disposition de nos
aînés et il n'est pas impossible que nous
Point Sud est distribué en
présentoirs dans l’agglomération de Longueuil et de porte-àporte dans certains quartiers de
l’agglomération.
Conseil d’administration
Pierre Turbis
Micheline Lynch
Kaven Cameron
Maurice Giroux
Christiane Croze
Président
secrétaire
Trésorier
administrateur
administratrice
proposions au Conseil du troisième âge
de l’acheter, peut-être même pour la
même somme de un dollar. Nous pourrions ainsi économiser aux contribuables l’entretien de ce bâtiment,
qui représente 36 000$ annuellement.»
Piqué au vif, Claude Trudeau
s’est retourné vers les citoyens présents
et a lancé : «Pour la Ville, vous ne valez
pas 36 000$! Vous avez payé des taxes
et contribué à la vie municipale pendant
de très nombreuses années, mais vous
ne valez pas 36 000$. Ce n’est vraiment
pas pour en venir à ça que nous avons
défusionné notre ville. Monsieur le
maire, pouvons-nous nous asseoir et
parler avant que vous ne passiez votre
résolution?»
Comme un écho aux propos de
M. Trudeau, le citoyen Richard
Bélanger est revenu à la charge pour
déplorer à nouveau la décision de SaintLambert de ne plus offrir la gratuité du
transport en commun à ses aînés.
Visiblement en colère, il a terminé son
intervention par la phrase suivante :
«Vous êtes négligent envers les aînés
M. le maire!»
Face à une telle réaction, le
conseil municipal a décidé de retirer de
l’ordre du jour et de reporter à une
assemblée ultérieure la résolution fixant
à un an seulement et une année d’option, le bail de la Maison Desaulniers.
Journaliste-coordonnateur
Directeur de l’information
Journaliste
Journaliste
Secrétaire à la rédaction
Infographie
Impression
Distribution
Maurice Giroux
Pierre Turbis
Katy Larouche
Alexandre Lampron
Judith Lefebvre
Dominic Paul
Payette & Simms
Comité des bénévoles
2 8 MA i 2 0 15
Les prochaines étapes :
En premier lieu, les plans
d’effectifs (personnel de soutien
administratif, technique et paratechnique, personnel de soutien manuel et
personnel professionnel) devraient être
adoptés le mardi 26 mai, par le Conseil
des commissaires. Ces plans d’effectifs
reflèteront les besoins des milieux
établis et transmis par nos directions des
établissements scolaires afin d’assurer
un service comparable aux élèves.
D’autres plans d’effectifs
devraient être adoptés le 9 juin
prochain, concernant le personnel de
gestion des écoles, des centres et des
services administratifs et le personnel
en adaptation scolaire.
Par ailleurs, l’adoption du
budget 2015-2016 par le Conseil des
commissaires est prévue le 23 juin
prochain. Les efforts seront alors
connus, mais pour le moment, le
scénario budgétaire (incluant le taux
de taxe scolaire) est élaboré à partir
de grandes orientations.
Le Conseil des commissaires
est une organisation responsable qui
doit prendre les décisions qui
s’imposent, si difficiles soient-elles.
Nous avons été élus il y a à
peine six mois pour contribuer à
l’évolution de l’éducation, pour
améliorer l’apprentissage des élèves,
pour accompagner les parents,
pour soutenir le développement
socio-économique… ce n’est pas
notre choix que de faire ces
soustractions budgétaires.
Merci au personnel de la
Commission scolaire et aux syndicats
pour leur compréhension. Merci également à mes collègues commissaires.
J’aimerais aussi remercier
les parents et la population pour leur
soutien dont nous aurons bien besoin
pour faire comprendre au gouvernement que l’éducation de nos enfants ne
peut continuellement être dépouillée.
La présidente
Carole Lavallée
Cascades offre pour 3 000 $
d’essuie-tout à Moisson Rive-Sud
Moisson Rive-Sud
Moisson Rive-Sud a bénéficié
d’une généreuse donation de
papier essuie-tout de la part de
Cascades; un don grandement
apprécié par la banque alimentaire de la Montérégie. En effet,
monsieur Martin Taillon,
directeur des ventes au Groupe
Produits Spécialisés chez
Cascades a généreusement
offert ces produits à Moisson
Rive-Sud ainsi qu’à l’organisme Les Maisons Familiales
Par Amour, à la suite de la participation de Cascades au
Grand Défi Pierre Lavoie.
Cascades a notamment parrainé l’école Le Sablier de StAmable pour la cause.
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Volume 01 • Numéro 13 • 28 mai 2015
Des citoyens de la Rive-Sud réclament un lien
inter-rives sans voitures
À lire en page 3
Affaires municipales
La Ville de Longueuil envisage
de retirer sa taxe de 1% dédiée
aux infrastructures
Alexandre Lampron
Photos : archives
(PRIMEUR) - L’administration municipale de Longueuil pourrait décider de
mettre fin à la taxe de 1% dédiée aux
infrastructures dès cette année. Selon la
conseillère Sylvie Parent, qui est membre
du comité exécutif et responsable des
finances, cela fait partie des pistes de
réflexion envisagées par la Ville pour le
budget 2016 prévu en décembre
prochain.
Sylvie Parent
«La taxe dédiée nous a permis
de réaliser plus de travaux et nous le
voyons très bien sur l’ensemble du territoire, a déclaré Mme Parent, en lien avec
le dépôt le 12 mai dernier du rapport financier 2014 de la municipalité. Il en reste
beaucoup à faire, nous le savons, mais il
faut constater que nous en avons aussi
réalisé beaucoup parce que nous avions
un retard considérable. C’est d’ailleurs
pour cette raison que nous avions décidé
à l’époque d’instaurer une taxe dédiée
aux infrastructures. C’est pour nous un
bon levier.»
L’ensemble des municipalités du
Québec sont effectivement aux prises
avec un important déficit d’entretien de
leurs infrastructures. L’Union des municipalités du Québec (UMQ) rappelait
récemment que ce déficit avait atteint le
cap des 34 milliards $.
La taxe dédiée, un effet «bénéfique»
Pour Longueuil spécifiquement,
Sylvie Parent soutient aussi que la taxe de
1% instaurée au budget 2012 et dédiée
aux infrastructures a eu l’effet «escompté», car elle a permis à la Ville de
Longueuil de tripler ses investissements
au cours des trois dernières années.
«C’est près 75 M$ que nous
avons été capables d’investir dans nos
infrastructures, croit la conseillère. Avec
du recul, c’est sûr que cela a eu un effet
bénéfique, mais nous savons très bien
que nous ne pourrons pas maintenir cette
taxe dédiée à l’infini. Il faudra aller
davantage vers les paiements comptant et
c’est aussi l’une des raisons pour laquelle nous mettons l’argent de la vente de
nos terrains dans un fonds dédié pour
d’autres achats de terrains ou pour des
infrastructures dont nous avons besoin.»
La vente d’actifs a atteint 9,5M$
en 2014 à Longueuil, à laquelle il faut
aussi greffer une autre somme de 6,9M$
provenant d’excédents de revenus ou des
économies de dépenses. Toutefois, rappelle Sylvie Parent, près de 45% de ce
6,9M$ sont issus des effets de la loi 15
sur la gestion et le contrôle des effectifs.
«Nous ne pouvons pas simplement dire que notre surplus est de
16,4M$ en 2014 parce qu’il fallait
prévoir les effets de la loi 15, qui étaient
inconnus au moment où le budget a été
réalisé en décembre dernier, a précisé
aussi Mme Parent. Nous ne pouvions pas
prévoir que le gouvernement allait nous
permettre de réduire notre colonne sur
les avantages sociaux. La vente de nos
actifs, ce n’est pas non plus un élément
prévisible au moment où le budget est
préparé.»
Revoir les façons de faire
Rappelons qu’en février dernier,
après une rencontre privée avec le ministre des Affaires municipales, Pierre
Moreau, Longueuil s’était engagée à faire
davantage d’efforts dans le prochain
budget pour éviter de nouvelles hausses
de taxes pour les citoyens. Selon Sylvie
Parent, cela signifie que la municipalité
doit resserrer davantage ses façons de
faire.
«Nous sommes ainsi à voir s’il
n’y a pas de nouvelles façons de faire les
choses qui nous seraient plus
économiques ou s’il existe des sources de
revenus que nous pourrions aller
chercher, a-t-elle dit . C’est d’être davantage proactif et de se questionner sur la
pertinence de nos dépenses. Cela nous
oblige donc de regarder notre masse
salariale, notre desserte de services, et
voir comment nous pouvons l’améliorer.»
La Ville de Longueuil avait
haussé ses taxes municipales de 2,9%
pour 2015, à laquelle s’ajoutait aussi sa
taxe de 1% dédiée aux infrastructures.
2
28 MAI 2015
L’Association des pompiers
réclame une 12e caserne à
Longueuil
Texte et photos Alexandre Lampron
L’Association des pompiers et
pompières de l’Agglomération de
Longueuil (APPAL), qui agit à titre d’intermédiaire en matière de relations de travail pour représenter les pompiers
salariés, croit à la nécessité d’une 12e
caserne de pompiers sur le territoire
«pour assurer la rapidité du taux de
réponse partout sur le territoire».
risques, une fois qu’ils ont été approuvés
par les instances concernées.
«Il nous semble déraisonnable
de s’adonner à un processus aussi long et
complexe que l’approbation d’un schéma
alors qu’une fois adopté, les Villes puissent s’en soustraire de façon permanente
pour des éléments et de manière temporaire pour d’autres éléments», souligne
M. St-Jean.
Jean Melançon
C’est l’une des conclusions de
l’APPAL a présentée le 26 mai dans son
mémoire déposé au cours de la consultation publique organisée par la
Commission de la sécurité publique en
vue de l’élaboration du projet de schéma
de couverture de risques révisé pour les
années 2016 à 2020 actuellement en préparation.
Seize pompiers de plus
Selon son président, David StJean, la construction de cette 12e caserne
était initialement prévue au schéma
précédent et couvrant les années 2005 à
2010, puis étalé jusqu’en 2014 après
avoir obtenu les autorisations nécessaires
du gouvernement du Québec. Or, a constaté le président de l’APPAL, la 12e
caserne n’a jamais été construite.
D’autre part, l’APPAL se désole
de constater que l’embauche de pompiers
a été moindre dans le dernier schéma que
ce qui était prévu. Selon M. St-Jean, ce
sont 16 pompiers qui n’ont pas été
embauchés, alors que la proposition
actuelle du Service de sécurité incendie
prévoit l’embauche que 8 pompiers. Il
déplore aussi que l’objectif de 10 pompiers en 10 minutes sur un incendie de
catégorie risque faible n’est atteint que
67% du territoire.
«Ces 16 pompiers représentent
un atout majeur pour la qualité et la
rapidité de l’attaque initiale et de la force
de frappe. puisque c’est dans les premières minutes d’un incendie que nous
avons le plus de chance de limiter les
pertes humaines et matérielles, affirme le
président de l’APPAL. Si la construction
de la caserne 12 et l’embauche des 16
pompiers manquants avaient eu lieu, ce
pourcentage serait nettement supérieur.»
Un meilleur suivi réclamé
David St-Jean en appelle aussi
au gouvernement, plus spécifiquement au
ministère de la Sécurité publique, à revoir
ses différents protocoles de suivi des réalisations des schémas de couverture de
Optimiser le nouveau schéma
Dans sa présentation pour montrer les grandes lignes du projet de schéma, le directeur du Service de sécurité
incendie, Jean Melançon, mentionne que
le schéma de couverture de risques
antérieur prévoyait initialement 12
casernes pour le territoire de
l’Agglomération.
David St-Jean
Or, M. Melançon ajoute aussi
que le mandat obtenu dès le départ de la
Commission de la sécurité publique consistait à optimiser le nouveau schéma
«avec un nombre de casernes
restreintes».
«Avec 11 casernes, nous sommes
pleinement capables de couvrir le territoire à 89%, croit M. Melançon. Quand
nous ajoutons une caserne sur le territoire, il faut ajouter au budget des opérations 3M$ de façon récurrente et le coût
de construction d’une nouvelle caserne
peut facilement jouer entre 7,5M$ et
8,5M$.»
L’Agglomération de Longueuil
soumettra le document au gouvernement
du Québec par voie de résolution en juin,
dans l’attente de l’attestation de conformité de la ministre Lise Thériault. La
mise en œuvre du Schéma révisé est
prévue au 1er janvier 2016.
Transport
3
Des citoyens de la Rive-Sud
réclament un lien inter-rives sans
voitures
Alexandre Lampron
(PRIMEUR) - Des citoyens déplorent
l’absence d’un lien inter-rives ouvert
toute l’année et en tout temps pour relier l’Île de Montréal à la Rive-Sud. Pour
remédier à cette situation, ils suggèrent
de former un comité de travail «dont le
but sera de proposer des solutions et
d’exiger la création d’une instance
décisionnelle».
Selon Richard Bouchard, l’un
des instigateurs de ce mouvement, cette
démarche s’inscrit dans le droit à la
mobilité. De plus en plus reconnue dans
le monde, surtout en Europe, la mobilité
n’est pas qu’une simple question de
transport. Il s’agit plutôt d’une question
qui doit être prise au sérieux, au même
titre que le logement.
28 MAI 2015
Campagne de financement
La réalisation d’un tel projet
permettrait de rattacher Montréal à la
Route verte déjà située en bordure de la
route 132, en passant au-dessus du circuit Gilles-Villeneuve et du bassin
olympique, dans l’Île Notre-Dame. Les
trois ponts et passerelles qui seraient
nécessaires à la réalisation dudit couloir
pourraient coûter entre 300 et 350M$.
Deux ans plus tard, le projet est
toujours «opportun», voire même
«nécessaire». Joint par MédiaSud,
Ottavio Galella soutient que le projet
pourrait être réalisé par étape.
«Le court pont mobile pour traverser la voie maritime du côté de la
Rive-Sud serait modeste en coût, relativement facile à construire, et très
bénéfique pour la mobilité des piétons,
Le Groupe MédiaSud et
Point Sud vous tend la main
Alors que l’ensemble
de la société québécoise vit une période
de morosité et même
d’austérité dans plusieurs secteurs d’activités, les médias
Maurice
indépendants de la
Giroux
Rive-Sud, loin de
baisser les bras, n’ont pas arrêté d’avancer, notamment en lançant un
nouveau journal à Saint-Hubert et en
mettant sur pied une Coopérative de
production d’informations locales et
régionales.
photo : Parc Jean-Drapeau
Cette Coopérative, unique au
Québec, comprend 6 plateformes différentes qui s’adressent à autant de
publics cibles soit : les journaux
papiers Point Sud et la Voix de SaintHubert-Greenfield Park et LeMoyne,
les sites internet PointSud.ca,
MédiaSud.ca, Affaires.MédiaSud.ca
et La Voix de Saint-Hubert.ca
Une vue du Parc Jean-Drapeau
«Aux États-Unis, par exemple,
le droit à la mobilité est admis comme
faisant partie de la cohorte des droits
individuels, a expliqué M. Bouchard
lorsque joint par MédiaSud. S’il est
inimaginable aujourd’hui de bloquer un
accès routier sans aménager une alternative sans coût additionnel pour
l’usager, pourquoi doit-on considérer
normal de confiner la population qui
n’a pas d’automobile au transport en
commun cinq mois par année? Cela
condamne de nombreuses personnes à
ne pas pouvoir traverser le fleuve et
constitue une forme d’isolement.»
Le citoyen mentionne également que «le pont Jacques-Cartier n’est
pas nécessairement la seule solution».
Un pont pour vélos et piétons
Ottavio Galella, président de
Trafix, firme spécialisée dans la gestion
de la circulation, et ancien ingénieur en
circulation à la Ville de Longueuil, se
passionne pour les problèmes de circulation. Dans un mémoire déposé en
2013 à l’Office de consultation
publique de Montréal (OCPM) sur
l’avenir du Vieux-Montréal, M. Galella
avait déjà suggéré un pont mobile pour
vélos et piétons entre le Vieux-Port et la
Rive-Sud.
des cyclistes et des autobus électriques,
croit M. Galella. Le raccordement
direct avec le pont de la Concorde donnerait accès jusqu'à l’avenue PierreDupuy. Les bus aboutiraient dans l'axe
de l'autoroute Bonaventure et pourraient ensuite se diriger vers le grand
secteur Terminus centre-ville.»
En raison de la coupure drastique de toute publicité gouvernementale depuis 18 mois, nos médias
communautaires font maintenant face
à un manque à gagner de plusieurs
dizaines de milliers de dollars.
C’est presque par miracle qu’ils
survivent encore, particulièrement
grâce à nos élus locaux, tant au
niveau municipal, scolaire, provincial
et fédéral, toutes couleurs confondues. Ceci sans compter l’appui publicitaire d’une demi-douzaine de
clients du milieu des affaires ou syndical.
Dans notre édition du 23
avril dernier nous vous annoncions
qu’une campagne de financement
serait lancée auprès du grand public,
laquelle démarre dès maintenant.
Différents publics seront invités d’ici
l’automne prochain, en commençant
par nos fidèles lecteurs, à manifester
leur solidarité.
Une contribution minimale
de 100$ par personne serait grandement appréciée, mais tout autre montant sera accueilli avec enthousiasme.
Les chèques doivent être
libellés au nom du Groupe
MédiaSud et Point Sud et mentionner comme objet : Campagne de
financement.
Les modalités de paiement sont les
suivantes : par chèque, par bon de
commande publicitaire ou par
échanges de biens et services.
Notre adresse postale est le
150, rue Grant, bureau 300,
Longueuil, J4H 3H6
Merci de votre généreuse
contribution
Une mesure d’atténuation
«significative»
Toutefois, avant de construire
un pont mobile dans la zone de la gare
maritime du côté de Montréal, le président de Trafix soutient également que
les cyclistes et piétons pourraient se raccorder au Vieux-Port par une installation d'un lien «vraiment peu coûteux»
dans le secteur Bickerdike, à l'ouest de
la rue McGill.
«En plus de constituer une
mesure d’atténuation significative pendant les travaux du pont Champlain, ce
projet pourrait devenir permanent et
épouserait également le principe de
transport durable», ajoute M. Galella.
La concrétisation du projet permettrait de rouler de la Route verte
jusqu’au Vieux-Port en huit minutes
seulement.
Sir Robert Borden, 8e Premier ministre du Canada
10 octobre 1911 – 10 juillet 1920
Affaires municipales
4
28 MAI 2015
Les casernes des rues Argyle et Saint-Jean regroupées
sous un nouveau toit
Alexandre Lampron
Malgré la vive opposition de la Ville de
Saint-Lambert à la fermeture de sa
caserne de la rue Argyle, l’Agglomération de Longueuil a approuvé, le 14
mai, un nouveau règlement l’autorisant à
construire une nouvelle caserne de pompiers sur le territoire au coût de 7,5M$.
Les travaux de construction devraient
débuter l’hiver prochain.
Pour maintenir une couverture
optimale du territoire avec 11 casernes,
incluant celle de Boucherville qui sera
opérationnelle en 2016, le Service de
sécurité incendie a décidé de regrouper
les casernes situées sur la rue Argyle à
Saint-Lambert et sur la rue Saint-Jean
dans l’arrondissement du VieuxLongueuil.
Ce nouveau bâtiment, qui aura
une superficie approximative de 1150
mètres carrés, sera situé dans le secteur
de la rue Boudreau et du chemin Tiffin, à
proximité du motel Oscar, sur le boulevard Taschereau. Le garage disposant de
trois baies de stationnement pourra
accueillir le nombre requis de véhicule du
Service sécurité incendie, auquel s’ajoutera les locaux nécessaires pour les
sapeurs-pompiers.
vations dans les années 1960. Autant
pour les véhicules qui sont plus gros que
pour le personnel, pour avoir des locaux
décents, la décision de regrouper ces
deux casernes «allait de soi», ajoute le
directeur.
«Ces casernes n’ont pas les
espaces voulus pour réaliser des entretiens nécessaires et les agrandir, assure
Jean Melançon. D’autres scénarios ont
aussi été analysés, dont le déplacement
de la caserne 31 situé sur la rue SaintGeorges, dans le secteur LeMoyne, mais
elle est bien située au chapitre des axes
routiers, près de la route 116, du boule-
Photo: Alexandre Lampron
Une couverture du territoire optimisée
Selon Jean Melançon, directeur
du Service, la construction d’une nouvelle caserne sur le territoire s’inscrit
dans le cadre du schéma de couverture de
risques révisé pour les années 2016 à
2020. Le territoire est couvert à 60% dans
le principe de 10 pompiers en 10 minutes, selon la norme en matière de
desserte de population décrétée par le
ministère de la Sécurité publique.
«Ce que nous visons avec la
nouvelle carte, à la fin du processus du
schéma, c’est d’être à 89% de couverture, croit M. Melançon. Quand nous
aurons déplacé les casernes de SaintLambert et de la rue St-Jean, dans le
secteur de la rue Boudreau, le principe
du 10 pompiers en 10 minutes sera toujours appliqué.»
Le directeur du Service de sécurité incendie assure que ces deux casernes
ne rencontrent plus les exigences en
vigueur. La caserne de la rue Saint-Jean
date de 1898 et la caserne de SaintLambert des années 1930, avec des réno-
vard Taschereau et de l’Hôpital CharlesLeMoyne. Cette caserne est donc très
performante.»
En déplaçant celle-ci, cela aurait
créé une «carence de desserte du territoire» dans le parc industriel de SaintHubert, dans le secteur du chemin de la
Savane et du parc de maisons mobiles
situé en bordure, sur la route 116.
Saint-Lambert s’oppose
La ville de Saint-Lambert a
maintenu son opposition exprimée depuis
l’automne dernier quant à la fermeture de
la caserne de la rue Argyle. Son conseil
municipal a adopté à l’unanimité le 11
mai dernier une résolution demandant à
l’Agglomération de Longueuil de reconsidérer l’option d’agrandissement et de
modernisation de sa caserne.
Selon le maire Alain Dépatie, la
caserne de LeMoyne ne comprend que
«deux petites portes de garage et n’offre
pas de possibilité d’agrandissement». De
plus, la caserne actuelle située sur la rue
Argyle «possède trois portes en façade et
offre aussi une possibilité d’agrandissement vers le nord dans les anciens locaux
de la police».
Jean Melançon assure toutefois
que Saint-Lambert sera adéquatement
desservie par les casernes 31 (LeMoyne),
33 (Greenfield Park) et 43 (Brossard).
La Commission de la sécurité
publique de l’Agglomération de
Longueuil procédera aussi à une consultation publique sur le projet de schéma de
couverture de risques révisé 2016-2020
prévue le 26 mai prochain à 19h à l’hôtel
de ville de Longueuil.
La mise en œuvre du Schéma
révisé est prévue au 1er janvier 2016.
Jean Melançon
Administrateurs
La voix de Saint-Hubert est une filiale de MédiaSud inc.
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Journaliste
Maurice Giroux
Marie-Paule Carrier
Katy Larouche
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Actualité
5
28 MAI 2015
Hôpital Charles-LeMoyne : l’Unité d’adopsychiatrie double sa capacité d’accueil
Alexandre Lampron
Photos: Alexandre Lampron
Le ministre de la Santé Gaétan
Barrette était de passage à l’Hôpital
Charles-LeMoyne, le 8 mai, pour
inaugurer l’Unité régionale d’adopsychiatrie. Il s’agissait par le fait même
de la première annonce d’un projet
depuis la création du nouveau Centre
intégré de santé et des services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre.
quelque 150 adolescents de la région
pourront y recevoir des soins et des
services de qualité.
«L’adolescence est une période fantastique où tout est possible, où
nous consolidons nos acquis sur le
plan cognitif, dit le Dr Frédéric
Benoit, médecin de l’unité d’adopsychiatrie. Malheureusement, au cours
de cette période, la maladie frappe et
bloque le processus de développe-
Grâce à un investissement
total de plus de 1,2M$, dont 300 000$
offerts par Bell, qui est un partenaire
de la Fondation Hôpital CharlesLeMoyne, la superficie de l’unité
passe de 252 m2 à 414 m2, ce qui permet par le fait même de doubler le
nombre de lits disponibles, qui passe
de cinq à dix. Ainsi, chaque année,
ment: psychose, manie, dépression,
trouble anxieux sévère, etc. Cette nouvelle unité permettra donc un plus
grand engagement des membres de
leur entourage dans les soins et services qui leur seront offerts.»
L’unité permettra ainsi d’accueillir davantage d’adolescents qui
nécessitent un traitement médical en
unité fermée. En plus de l’équipe
médicale et administrative, son personnel est formé de professionnels
dans les domaines de la pédopsychiatrie, de la psychologie et de l’éducation spécialisée.
Un meilleur accès à des soins
spécialisés
Pour le Dr Barrette, cette
annonce reflète précisément les intentions de son gouvernement par l’adoption en février dernier de la loi 10.
Même si le Québec fait face à une
période plus difficile sur le plan
budgétaire, le ministre de la Santé
explique qu’il faut néanmoins faire
des annonces pertinentes, comme celle
de l’agrandissement de l’unité
d’adopsychiatrie, afin d’accroître un
meilleur accès à des soins et services
spécialisés.
«Les choix faits sont réalisés
de manière à ce que nous puissions se
garder la possibilité de ce que nous
annonçons aujourd’hui, déclare le Dr
Barrette. Nous arrivons à un point où
la capacité de payer des citoyens
atteint sa limite et nous oblige parfois
à faire des choix. Il faut dorénavant
gérer les choses de manière plus
rigoureuse, serrée et orientée vers les
patients, les citoyens et les usagers.»
La députée de Laporte, qui
agit à titre de présidente du caucus du
gouvernement, Nicole Ménard, était
aussi sur place pour souligner l’importance de cette Unité d’adopsychiatrie à
l’Hôpital Charles-LeMoyne dans une
perspective plus régionale pour la
Montérégie.
Pacte fiscal avec les municipalités : une rencontre avec Pierre Moreau est
prévue le 8 juin
Alexandre Lampron
Les Assises de l’Union des
municipalités du Québec (UMQ) étant
chose du passé, l’heure est à la négociation en vue d’en arriver à un pacte fiscal
avec le gouvernement du Québec pour le
1er janvier prochain. Déjà, une rencontre
avec le ministre des Affaires municipales
Pierre Moreau est prévue pour le 8 juin
prochain.
Caroline St-Hilaire
«Ce sera le premier moment de
négociation au cours duquel nous allons
définir la réalité dans laquelle nous
sommes et les attentes de part et d’autre, a
affirmé Caroline St-Hilaire, mairesse de
Longueuil, qui a activement pris part aux
Assises de l’UMQ. Nous espérons terminer le tout pour le mois d’août parce que
dès septembre, nous entamerons nos budgets et nous ne voulons absolument pas
revivre l’épisode de l’année dernière. Il
faut que nous nous entendions, que nous
trouvions ensemble des solutions concrètes, en respectant la réalité de Québec
et celle vécue par les municipalités.
Philippe Couillard
Un projet de loi-cadre pour
l’automne 2016
Le premier ministre du Québec
Philippe Couillard et le ministre Pierre
Moreau ont tour à tour confirmé devant
les représentants des municipalités
rassemblés au Palais des congrès de
Montréal leur intention de les reconnaître
comme «des gouvernements de proximité». M. Couillard s’est d’ailleurs
engagé à déposer un projet de loi-cadre à
l’automne 2016.
«J'ai pris la décision avec mes collègues
que nous inscririons dans nos engagements ce magnifique projet commun et
historique qui fera date dans l'histoire
des municipalités du Québec : celui de
redéfinir les relations entre le gouvernement et les municipalités afin de les
reconnaître comme des véritables gouvernements de proximité», a lancé M.
Couillard.
Le premier ministre s’est aussi
engagé à ne pas leur transférer de nou-
veaux pouvoirs sans que celles-ci aient
les revenus en conséquence. Toutefois, il
s’est déjà refusé de céder un point de
pourcentage de la TVQ.
«De faire endosser le tout dans
un projet de loi visant à reconnaître les
municipalités comme de véritables gouvernements de proximité, c’est normal
que cela prenne un peu de temps, répond
pour sa part Caroline St-Hilaire. Je crois
que nous aurions aimé que cela se fasse
plus rapidement, mais en même temps, je
préfère que ce soit plus long et que ce soit
fait correctement. Il faut aussi rappeler
que cela fait plusieurs années que nous le
réclamons, mais je reconnais que le premier ministre Couillard a pris cet
engagement et l’a à nouveau réitéré
aujourd’hui.»
Des discussions «élargies»
Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau a pour sa part rappelé le travail mené depuis le 11 mars
dernier par l’ex-maire de Sherbrooke
Jean Perreault et son Groupe de travail
sur la simplification de la reddition de
comptes des municipalités.
Dans un rapport attendu
prochainement, il s’est chargé de faire l’inventaire des redditions de comptes exigées
par les différents ministères et les organismes gouvernementaux aux municipalités et à en faire une analyse «pour proposer des moyens de les alléger, de les
regrouper ou de les éliminer».
Dans l’intervalle, Pierre Moreau
a ainsi annoncé, dans le cadre de la négociation du pacte fiscal, qu’il allait débattre
des modifications pour donner aux villes
des «outils» visant à rééquilibrer leur rapport dans les négociations avec leurs
employés, sans évoquer le droit de lockout. Il ne l’a toutefois pas écarté non plus.
Pierre Moreau
«Le gouvernement croit qu’il
faut aider les municipalités, en particulier les plus grandes, à mieux contrôler
leurs dépenses de rémunération, encore
au bénéfice du contribuable», croit le
Ministre.
Il s’est engagé à discuter
«ouvertement et en toute transparence»
avec les représentants du monde syndical
sur ce point.
Prochain rendez-vous
Les prochaines assises de
l’UMQ auront lieu à Québec du 12 au 14
mai 2016.
La présidence de la
Commission des assises 2016 sera
assumée par Caroline St-Hilaire.