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Tome 16 – n° 3/2003 Agression indirecte Defining Nondirect Aggression Raises General. Questions about the Definition of Aggression D. S. Richardson, G. S. Hammock Defining Direct and Indirect Aggression: The Richardson Conflict Response Questionnaire D. S. Richardson, L. R. Green Physical and Psychological Aggression in Dating Relationships: Similar or Different Processes? G. S. Hammock An Integrative Model of Road Rage T. W. Britt, M. J. Garrity Correlates of Delayed Physical Aggression in Response to Provocation A. Zeichner, F. Charles Frey, D. J. Parrott Ostracism: A Form of Indirect Aggression That Can Result in Aggression K. D. Williams, W. A. Warburton The Roar on the Other Side of Silence: A Postmodern Perspective on Women and Anger P. N. Smith, W. H. Theron Aggression’s Typologies J. Martin Ramirez, José M. Andreu TEXTE 1 : DEFINING NONDIRECT AGGRESSION RAISES GENERAL. QUESTIONS ABOUT THE DEFINITION OF AGGRESSION ✓ Les auteurs D. S. Richardson : Department of Psychology, Augusta State University, Augusta, GA 30909 USA [email protected] G. S. Hammock : 1011 Inca Lane, Woodstock, GA 30188 USA [email protected] TEXTE 2 : DEFINING DIRECT AND INDIRECT AGGRESSION: THE RICHARDSON CONFLICT RESPONSE QUESTIONNAIRE ✓ Les auteurs D. S. Richardson : Department of Psychology, Augusta State University, Augusta, GA 30909 USA [email protected] L. R. Green : Health, Social and Economic Research,RTI International, 2951 Flowers Rd., suite 119? Atlanta, GA 30341. ✓ Résumé Cet article résume les recherches contribuant à la compréhension du concept d’agression indirecte. Plusieurs études montrent que l’agression indirecte et directe sont très modestement corrélées, indiquant qu’elles constituent plutôt deux formes assez distinctes d’agression. L’examen de leurs corrélats notamment dispositionnels à partir du questionnaire récent de Richardson suggèrent en effet qu’en dépit de certaines similitudes, ces deux formes d’agression diffèrent l’une de l’autre. Les individus qui affirment recourir à l’agression directe sont aussi ceux les plus à l’aise dans l’interaction sociale et les plus capables d’exprimer leur colère. Les individus qui affirment recourir à l’agression indirecte sont au contraire ceux les plus inhibés lors de leurs interactions quotidiennes et par conséquent les moins capables d’exprimer leur colère. En bref, bien que l’agression directe et indirecte s’avèrent assez similaires sur certains points, elles semblent être associées à différents caractéristiques dispositionnelles et peut-être même situationnelles. TEXTE 3 : PHYSICAL AND PSYCHOLOGICAL AGGRESSION IN DATING RELATIONSHIPS: SIMILAR OR DIFFERENT PROCESSES? ✓ Les auteurs G. S. Hammock : 1011 Inca Lane, Woodstock, GA 30188 USA [email protected] ✓ Résumé Cet article examine les similitudes entre agressions physique et psychologique telles qu’exprimées dans les relations de couple. Les relations (engagement émotionnel, durée de la relation, fréquence des interactions, confiance dans le partenaire, actions agressives du partenaire) et certaines variables en rapport avec la socialisation (usage parental de l’agression physique et/ou psychologique, agressions subies ou revendiquées lors d’interactions passées) sont utilisées pour prédire le recours à l’agression physique et psychologique dans les couples. À cette fin, 204 femmes et 239 hommes engagés dans des relations de couple sont soumis à une batterie de questionnaires. Il apparaît que les agressions physique et psychologique sont prédites par les mêmes variables, ce qui suggèrent de ne pas les traiter comme des concepts différenciés. Les implications de ce résultat sont discutées. TEXTE 4 : AN INTEGRATIVE MODEL OF ROAD RAGE ✓ Les auteurs T. W. Britt, M. J. Garrity : Thomas W. Britt, 418 Brackett Hall, Department of Psychology, Clemson University, Clemson, SC 29634 [email protected]; (864) 656-4979. ✓ Résumé Un modèle intégrateur est présenté concernant les recherches sur la « rage au volant », laquelle est définie comme la constellation de pensées, d’émotions et de comportements en réaction à la perception de provocations injustifiées lors de la conduite automobile. Cette réaction dépend de la manière dont se combinent certaines conditions environnementales et certaines différences individuelles. Par hypothèse, son déterminant immédiat relève d’un style attributif et les conséquences de l’épisode de rage au volant sont supposées influencer les réactions prochaines de l’individu sur la route. Une synthèse est faite à propos des travaux sur les pensées, les émotions et les comportements constituant la rage au volant, les situations et les conditions environnementales qui la favorisent, le rôle des différences individuelles et des attributions causales. Il apparaît que davantage de recherches sont nécessaires s’agissant des cognitions impliquées dans la rage au volant. Des études longitudinales permettant de capturer son impact immédiat et à plus long terme s’avèrent particulièrement utiles. TEXTE 5 : CORRELATES OF DELAYED PHYSICAL AGGRESSION IN RESPONSE TO PROVOCATION ✓ Les auteurs A. Zeichner, F. Charles Frey, D. J. Parrott : Address correspondence to: Amos Zeichner, Department of Psychology, University of Georgia, Athens, GA 30602-3013, USA [email protected]] ✓ Résumé La littérature sur l’agression humaine a amplement montré que ce comportement délétère peut être perpétré sur un mode physique ou non et dans une forme directe ou indirecte. Les études sur l’agression directe en site naturel ont focalisé sur les comportements d’attaque, sur l’agression verbale et sur l’agression envers les objets, notamment. L’agression indirecte a été étudiée quant à elle dans des contextes variés comme la calomnie, le rejet, l’aliénation affective, etc. Tandis que ces travaux montrent un lien fort entre l’agression et la provocation, il est clair qu’une partie seulement des individus répondent à la provocation par la violence. En fait, ceux faisant l’objet d’une provocation peuvent choisir de différer leur agression, de mettre en place un comportement non agressif de manière temporaire et ne devenir agressif qu’ultérieurement. Afin d’examiner à la fois la nature de l’agression différée, son décours temporel et les traits associés, notre recherche examine les relations entre certains indices de cette agression et les traits considérés pertinents sous condition dite de réponse choisie. Dans une première étude, 40 hommes et 40 femmes ayant répondu aux questionnaires d’agression de Buss (Buss Agression Questionnaire, BAQ) et d’irritabilité de Caprara (Caprara Irritability Scale, CIS) étaient confrontés à une tâche de temps de réaction en situation de compétition (avec un compère). Les sujets répondaient (en administrant des chocs électriques en réponse aux provocations du compère) immédiatement, après un délai, ou étaient dans l’interdiction de répondre. Le respect d’un délai était associé aux niveaux les plus bas d’agression subséquente. Dans une seconde étude, et afin d’examiner les corrélats de l’agression différée dans les conditions typiquement facilitatrice de l’agression, 136 sujets de sexe masculin furent exposés à une tâche identique après avoir consommé (n = 63) ou non (n = 73) de l’alcool. Les résultats furent comparables à ceux de l’étude 1. Par ailleurs, relativement aux sujets qui n’avaient pas consommé d’alcool, ceux qui en avaient consommé se montraient plus rapidement et plus intensivement agressifs. TEXTE 6 : OSTRACISM: A FORM OF INDIRECT AGGRESSION THAT CAN RESULT IN AGGRESSION ✓ Les auteurs K. D. Williams, W. A. Warburton: Address reprint requests to Kipling D. Williams, Department of Psychology, Macquarie University, Sydney NSW 2109, Australia, or email to [email protected], or to Wayne Warburton at [email protected]. ✓ Résumé Cet article fait le point sur la théorie et les travaux liés à l’ostracisme (le fait d’être socialement ignoré et exclu) et sur la possibilité de considérer ce phénomène comme une forme indirecte d’agression. Le modèle proposé par Williams s’agissant de l’ostracisme est utilisé comme cadre de référence. Il suggère que l’ostracisme menace quatre besoin fondamentaux : appartenir à un groupe, contrôler les événements, avoir une bonne estime de soi et une existence qui fait sens. Plusieurs travaux montrent que chacun de ces besoins sont diminués après un épisode d’ostracisme d’une durée de seulement 4 minutes. Dans certains cas, les individus font psychologiquement face à cet ostracisme par la mise en œuvre de comportements prosociaux, dans d’autres cas par la colère et la mise en œuvre de comportements agressifs. Le modèle de « Réponse Agressive à l’Ostracisme » est présenté afin d’aider à la compréhension des conditions susceptibles de conduire à l’agression. TEXTE 7 : THE ROAR ON THE OTHER SIDE OF SILENCE: A POSTMODERN PERSPECTIVE ON WOMEN AND ANGER ✓ Les auteurs P. N. Smith, W. H. Theron : Department of Psychology, University of Stellenbosch, Private Bag XI, Matieland, 7402, Stellenbosch, South Africa [email protected] ✓ Résumé Sur la base d’une perspective postmoderne, cet article traite de la question des femmes, de l’émotion, de la colère et de l’agression indirecte. De manière congruente avec l’hypothèse post-moderne de la relativité, cette question est appréhendée dans ces dimensions physiologique, sociale, intrapersonnelle, interpersonnelle, comportementale, cognitive et phénoménologique. Afin de contextualiser la discussion et de saisir la relation entre le stéréotype de genre féminin et la colère, une sélection de perspectives étiologiques et théoriques sont examinées dans leur contexte culturel, en l’occurrence celui où prédomine une conception dans laquelle la raison est jugée supérieure à l’émotion, l’individualité et l’autonomie supérieures aux relations sociales et à l’interdépendance. TEXTE 8 : AGGRESSION’S TYPOLOGIES ✓ Les auteurs J. Martin Ramirez : Department of Psychobiology, & Institute for Biofunctional Studies, Complutense University of Madrid [email protected] José M. Andreu : Department of Clinical Psychology. Complutense University of Madrid, & CES San Pablo - CEU. Madrid ✓ Résumé Loin d’être associée à un type unique de comportement, l’agression correspond davantage à une multitude de comportements avec différentes fonctions et différents antécédents et doit donc être appréhendée comme un concept à facettes multiples. Bien que toutes les formes d’agression ne soient pas envisagées dans cet article, notre propos est d’offrir une brève synthèse permettant de distinguer différents types d’agression animale et humaine. Nous concluons sur l’utilité d’un nouveau modèle empirique permettant une typologie de l’agression humaine.