Lundi 27 juin 2016

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Lundi 27 juin 2016
Lundi 27 juin 2016
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L’adresse : Villa N°69 ;
Lot said Benhaddadi.
Cheraga Alger.
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SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
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Hydrocarbures : légère baisse de la production en 2015 (APS) ................................. 3
Sonatrach : hausse de 10% des exportations en hydrocarbures attendue en 2016
(APS)........................................................................................................................... 4
Raffinerie d'Alger : la société chargée des travaux de réhabilitation connue avant fin
juillet (APS) ................................................................................................................ 5
Transports : Les travaux du grand port du Centre lancés à la fin de l'année (Le
Quotidien d’Oran) ....................................................................................................... 5
SNAPAP : Retraite à 60 ans : la décision aura un effet de protection de l'outil
national de production (APS)...................................................................................... 7
Les activités de plaisance maritimes ouvertes, désormais, aux opérateurs privés
(Algérie Eco) ............................................................................................................... 8
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................... 9
Coopération ........................................................................................................................................................... 9
Veille ....................................................................................................................................................................... 9
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Transport maritime : une meilleure prise en charge des passagers sera assurée cet été
(APS)........................................................................................................................... 9
Mustapha Guitouni à la tête du groupe Sonelgaz (Algérie Eco)............................... 10
Supplément économique d’El Watan ................................................................................................................ 10
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Relations commerciales déséquilibrées et exportations d’hydrocarbures en baisse :
L’Algérie, acteur absent sur le marché international (El Watan) ............................. 10
Brahim Guendouzi. Professeur en commerce : «Les échanges commerciaux, reflet
de la diplomatie» ....................................................................................................... 14
Les relations avec l’Afrique et les pays arabes toujours faibles : L’Algérie face au
défi de la compétitivité et de l’intégration régionale ................................................ 16
Cartographie des principaux partenaires économiques de l’Algérie : L’Europe perd
du terrain en investissements .................................................................................... 19
Accord euro-méditerranéen établissant une association entre l’Algérie et l’UE : Un
contrat d’adhésion au contenu empathique et aux clauses léonines ......................... 21
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A la une
Hydrocarbures : légère baisse de la production en 2015 (APS)
La production de Sonatrach en hydrocarbures primaires s'est établie à 191
millions de TEP tous produits confondus en 2015, soit une baisse de 4,2
millions de TEP par rapport à 2014, a indiqué dimanche son P-dg M. Amine
Mazouzi.
Cette production réalisée a représenté 99,3% de l'objectif du plan de 2015,
a précisé M. Mazouzi lors d'une conférence de presse dans laquelle il a
présenté le bilan et les perspectives de ce groupe pétrolier national.
Cette légère baisse, prévue dans les plans 2013 et 2014, s'explique par
"l'effet combiné du glissement de certains projets avec le déclin naturel de
certains gisements matures", a-t-il détaillé.
Selon lui, la production de 2015 aurait été de 192,5 millions de TEP (plus
de 100% des objectifs) sans les arrêts pour révision triennale au niveau des
gisements gaziers importants programmés.
Par catégorie d'hydrocarbures, la production primaire de pétrole brut a été
de 49 millions de tonnes en 2015 alors que la prévision tablait sur un volume
de 50,4 millions de tonnes (97% de l'objectif).
Mais la production de pétrole brut durant les quatre premiers mois de 2016
a atteint près de 100% des prévisions, selon le premier responsable de la
Sonatrach.
Concernant la production primaire de gaz naturel en 2015, elle a dépassé
de 2,14 milliards m3 l'objectif de production en effort propre.
Ce qui a permis de compenser un manque de production primaire réalisée
en association avec les compagnies étrangères, qui est de l'ordre de 2,39
milliards m3, dû principalement aux reports à 2016 de la mise en service
du projet de compression d'In Amenas et de la mise en service des
gisements sud d'In Salah phase 2.
En matière de gaz de vente, grâce à l'optimisation de certains gisements
matures, un supplément de 3,1 milliards m3 a été dégagé, ce qui a permis
de dégager un supplément de plus de 1,1 million de TEP à l'exportation.
Par ailleurs, l'année 2015 a permis de confirmer le retour attendu des GPL
avec une production de 8,4 millions de tonnes alors que l'objectif était de
8,2 millions de tonnes.
Le segment raffinage a connu une production de 29,3 millions de tonnes de
produits raffinés pour une prévision de 27,7 millions de tonnes, soit un taux
de réalisation de 106%.
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M. Mazouzi a ainsi fait savoir que le bon fonctionnement des raffineries a
permis de dégager une production additionnelle de 500.000 tonnes de
gasoil, réduisant d'autant les importations.
Quant aux complexes de liquéfaction de gaz naturel, elles ont produit 26,8
millions m3 de GNL en 2015 pour une prévision de 27 millions m3.
Cet écart s'explique par des arrêts techniques consécutifs à la mise en
service du nouveau complexe GL3Z, selon lui.
Par ailleurs, les ventes de la Sonatrach, sur les marchés interne et externe,
ont été en 2015 légèrement supérieures aux objectifs: 53,5 millions de TEP
ont été vendus sur le marché national tandis que 98,1 millions de TEP ont
été exportés.
Selon M. Mazouzi, le groupe Sonatrach table sur une augmentation de 10%
de ses exportations en hydrocarbures en 2016.
Mais avec des prix moyens de pétrole qui ont reculé pour passer de 99,41
dollars en 2014 à 52,13 dollars en 2015, le chiffre d'affaires à l'exportation
de la Sonatrach a baissé à 33,19 milliards de dollars en 2015 contre 58,45
milliards de dollars en 2014 (-43%).
Par contre, le chiffre d'affaires sur le marché national, incluant la revente
de produits pétroliers importés, à été de 297 milliards DA en 2015, en
hausse de 4,46% par rapport à 2014.
Cette augmentation résulte de l'augmentation de la consommation
nationale de gaz naturel et des carburants, a expliqué M. Mazouzi.
La fiscalité versée à l'Etat par Sonatrach a été de 2.204 milliards DA en
2015.
Sonatrach : hausse de 10% des exportations en hydrocarbures
attendue en 2016 (APS)
Le groupe Sonatrach table sur une augmentation de ses exportations en
hydrocarbures à 108 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) en 2016
contre 98,1 millions Tep en 2015, soit une augmentation de 10%, a indiqué
dimanche son P-dg, Amine Mazouzi.
Dans sa présentation du bilan et des perspectives de la Sonatrach lors d'une
conférence de presse, M. Mazouzi a affirmé que les résultats enregistrés sur
les 5 premiers mois de 2016 "sont en parfaite harmonie avec les objectifs
ambitieux que Sonatrach s'est fixés pour 2016 et qui répondent à un seul
souci qui est le retour à la croissance au niveau de Sonatrach".
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Raffinerie d'Alger : la société chargée des travaux de réhabilitation
connue avant fin juillet (APS)
Le projet de réhabilitation de la raffinerie d'Alger, à l'arrêt depuis plus d'une
année suite à la résiliation du contrat avec la société française Technip, sera
attribué avant fin juillet à une autre compagnie, a annoncé dimanche un
haut responsable de Sonatrach.
"Pour la raffinerie d'Alger, on sera fixé avant la fin de la deuxième quinzaine
de juillet sur la société qui sera chargée de la reprise des travaux", a affirmé
le vice-président aval de Sonatrach, Akli Remini, qui intervenait lors d'une
conférence de presse animée par le P-dg du groupe, Amine Mazouzi.
Le contrat initial de réhabilitation de la raffinerie d'Alger, située à Sidi R'zine
(sud-est d'Alger), avait été conclu en 2010 avant d'être résilié en 2015,
rappelle-t-on.
Une fois remise en service, cette unité verra sa capacité de production en
gasoil passer de 737.000 tonnes/an à 1,18 million de tonnes/an ainsi qu'un
doublement de la capacité de production de l'essence super avec une
hausse conséquente des capacités de stockage de carburants.
En 2014, la raffinerie d'Alger a traité 2,8 millions de tonnes de
d'hydrocarbures.
Le même responsable a, par ailleurs, indiqué que les travaux de réalisation
des nouvelles raffineries de Hassi Messaoud et de Biskra seront lancés avant
fin 2016.
Jeudi dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a procédé à la pose
de la première pierre du projet de réalisation de la raffinerie implantée dans
la zone industrielle pétrochimique de Sidi Abed (Tiaret), rappelle-t-on.
Selon M. Remini, ces nouvelles installations seront conformes aux nouvelles
normes environnementales, notamment en
matière
d'économie
d'eau. "Avec la réception de ces nouvelles raffineries, l'Algérie passera du
statut d'importateur à celui d'exportateur de carburants", selon le
même responsable.
Transports : Les travaux du grand port du Centre lancés à la fin de
l'année (Le Quotidien d’Oran)
Les travaux du grand port du centre du pays qui devrait être raccordé au
réseau portuaire méditerranéen et africain, seront lancés d'ici à la fin de
l'année, a annoncé hier dimanche le directeur de la marine marchande et
des ports au ministère des Transports, M. Mohamed ibn Boushaki.
«Nous sommes encore au niveau des études», a-t-il indiqué à la radio
nationale. «Les travaux vont commencer à la fin de cette année 2016,
explique-t-il, et les groupements d'entreprises vont voir le jour». Cette
infrastructure nationale «va permettre à un port algérien de faire partie d'un
réseau de ports dans la région et récupérer nos parts de marché dans la
région avec de nouvelles lignes maritimes, ainsi que le transbordements
5
vers
l'Afrique
à
partir
de
ce
port».
La réalisation de ce port aux dimensions gigantesques, a été confiée à un
groupement d'entreprises chinoises pour 3,3 milliards de dollars. Plus
concrètement, la signature du contrat de réalisation a été faite en janvier
2016 entre le Groupe public national des services portuaires et les
compagnies chinoises CSCEC (China state construction corporation) et
CHEC (China Harbour engineering company). Le site de ce port commercial
du Centre est à El Hamdania, près de Cherchell, dans la wilaya de Tipaza.
Le projet sera financé dans le cadre d'un crédit chinois à long terme, selon
Mohamed Ibn Boushaki. Dans la foulée, il rassure sur les projets de la CNAN
d'acquérir des navires de transports de marchandises pour diminuer la part
des pavillons étrangers dans le transport et le fret maritimes à destination
de l'Algérie. «La CNAN va avoir un nouveau navire neuf prochainement et
le programme d'acquisition de navires continue avec l'objectif de couvrir
25% de nos échanges extérieurs». M. Ibn Boushaki confirme que le nombre
de navires prévus dans ce programme est de 26. «Nous sommes à une
dizaine de navires. Dans deux années, on aura cette flotte pour réhabiliter
le pavillon national». Il reconnaît cependant qu' «on ne peut couvrir à 100%
la demande nationale, mais au moins à 25% pour minimiser la facture du
transport de marchandises». Chaque année, l'Algérie débourse en moyenne
4 milliards de dollars pour le transport de ses marchandises par des
pavillons étrangers. «Nous sommes en train d'injecter des capacités
nouvelles à travers des partenariats avec des compagnies maritimes ; cela
va nous permettre de couvrir les 25-30% fixés par les pouvoirs publics»,
ajoute-t-il. Les ports secs seront dorénavant dédiés également «aux
exportations». «Il y aura un décret pour permettre de réserver ces espaces
aux exportations». En outre, ces ports secs seront «dédiés exclusivement
aux seuls investisseurs nationaux ; leur ouverture doit obéir à des
conditions», a-t-il expliqué avant de faire remarquer que «nous continuons
d'assainir ces espaces pour leur conférer un rôle au bénéfice de l'économie
nationale».
La
plaisance,
une
vieillerie
devenue
nouveauté
Par ailleurs, les conditions et modalités d'exercice des activités de transport
maritime urbain et de plaisance maritime ont été adoptées mercredi dernier
en Conseil des ministres, ouvrant la voie à l'émergence de nouveaux
créneaux dans les activités maritimes et nautiques. Cette disposition prévoit
en particulier «la promotion des transports maritimes urbains, la balade en
mer, le 'pescotourisme'' (sorties en mer pour la pêche au gros au profit de
touristes), les restaurants en mer, et le jet-ski», a indiqué le directeur de
la marine marchande et des ports au ministère des Transports. S'il a
reconnu que ce secteur «accuse un grand retard», il souligne cependant
que «le contexte a évolué». «Ces activités vont être ouvertes à
l'investissement privé national, comme les bateaux restaurants itinérants
ou fixes pour la plaisance en mer et réconcilier l'Algérien avec la mer»,
relève M. Ibn Boushaki, pour qui ce projet «a une portée sociale et
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économique dans la promotion des activités là où il y a demande de maind'œuvre». Un cahier des charges réglemente l'accès à ces activités, et «on
a surtout mis l'accent sur l'aspect sécurité de la navigation, car pour nous
la sécurité des personnes est une priorité». La commission chargée de
délivrer les autorisations pour les demandeurs de permis d'exploitation pour
ces activités de plaisance maritime va se réunir dans une semaine, a indiqué
M. Ibn Boushaki. Pour la wilaya d'Alger, il y a déjà deux demandes pour des
bateaux-restaurants. «Avec ce texte, même si la saison actuelle est déjà
dépassée, le privé national a le droit d'investir ce créneau».
L'investissement est ouvert donc au privé national pour intégrer ce créneau
du transport urbain maritime en été notamment, mais qui peut-être étendu
également à d'autres saisons autres que l'été, en fonction des conditions
météo, a-t-il ajouté. Sur la disponibilité de ports de plaisance et de marinas,
il reconnaît que le secteur est pauvre en infrastructures. Pour la ville d'Oran
en particulier, il indique que les travaux sont en cours pour la réalisation
d'une marina à Ain El-Turck «pour avoir un aménagement qui va permettre
de recevoir des navires de plaisance et promouvoir l'activité à l'ouest» du
pays. En attendant, l'activité sera ouverte avec des lignes maritimes de
transport urbain entre Alger et Bejaia via Tigzirt, Djendjen, et bientôt avec
une ligne vers Cherchell et peut-être Tipasa, a-t-il rappelé. La compagnie
nationale ENTMV exploitera dans un premier temps ces lignes. Pour autant,
la grande question est qu'il n'y a pas suffisamment de ports de plaisance en
Algérie. «Il y a un besoin en termes d'infrastructures, car on n'a pas de
ports de plaisance au sens propre du terme, et il est temps de lancer la
réalisation de ports de plaisance et de marinas liés aux sports nautiques et
à la plaisance». Pour le moment, la solution, selon le directeur de la marine
marchande et des ports au ministère des Transports, est d'utiliser les petits
ports et les abris de pêche. «Il y a cette mixité, et on peut promouvoir ces
activités dans les ports».
SNAPAP : Retraite à 60 ans : la décision aura un effet de
protection de l'outil national de production (APS)
Le Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique
(SNAPAP) a considéré, dimanche, que la décision de rétablir l'âge de départ
à la retraite à 60 ans aura "un effet de protection" de l'outil national de
production qui enregistre chaque année des déperditions.
"Le SNAPAP considère que cette décision aura un effet de protection de
l'outil national de production qui enregistre chaque année des déperditions
au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées", est-
7
il écrit dans un communiqué signé par son secrétaire général, Belkacem
Felfoul.
Selon ce syndicat, "les expériences existantes au niveau de tous les pays
militent pour s'en inspirer permettant d'envisager une gestion rationnelle
des ressources et une prise en charge convenable de nos travailleurs à leur
départ en retraite".
Le SNAPAP qui rappelle avoir adhéré pleinement aux points inscrits à l'ordre
du jour des travaux de la dix-neuvième (19ème) réunion tripartite, à
laquelle il avait pris part, exprime également toute sa "satisfaction" et sa
"conviction ultime" des décisions prises, notamment celles concernant le
départ à la retraite sans conditions d'âge et la retraite proportionnelle.
Selon lui, ladite décision est motivée pour "assurer et protéger notre
système de sécurité sociale basé sur la solidarité intergénérationnelle et de
maintenir les équilibres financiers de la caisse nationale de retraite".
A cette occasion, le SNAPAP "appelle" ses militants à plus de vigilance en
cette période où la cohésion nationale est "plus que nécessaire".
Selon la décision prise par la tripartite, l'ordonnance 97-13 du 31 mai 1997
instituant le départ à la retraite sans condition d'âge, actuellement en
vigueur, sera révisée de manière à fixer à l'âge de départ à la retraite à 60
ans.
Lors de la tripartite, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé
un nouveau projet de loi modifiant l'ordonnance 97-13 instituant le départ
à la retraite sans condition d'âge.
Une commission sera mise sur pied pour élaborer ce projet de loi qui fixe
l'âge de départ à la retraite à 60 ans par souci d'équité et de préservation
des capacités de la Caisse nationale de la retraite, a-t-il ajouté.
Les activités de plaisance maritimes ouvertes, désormais, aux
opérateurs privés (Algérie Eco)
Destinées à « réconcilier les Algériens avec la mer », des dispositions
ouvrant les activités de plaisance en milieu maritime aux investisseurs
privés ont été adoptées, mercredi, en Conseil des ministres. Le directeur
général de la Marine marchande et des ports auprès du ministère des
Transports et Traveaux publics explique que ces activités tendent à
promouvoir le transport maritime urbain, les balades en mer, la création de
bateaux restaurant amarrés à quai ou itinérants et à encadrer l'usage
des jet-ski Intervenant ce dimanche, à l’émission L’invité de la rédaction de
la chaine 3 de la Radio nationale, M. Mohamed Ibn Boushaki admet que
ces types de loisirs auraient dû être encouragés, depuis longtemps déjà,
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estimant, toutefois, « qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ». A propos
des dessertes reliant les wilayas du littoral, il indique qu’après celles
joignant, dans les deux sens, Alger à El Djamila, puis à Béjaïa, il est prévu
d’étendre cette dernière ligne jusqu’au port de Djendjen et inaugurer une
troisième reliant, cette fois, la capitale à Tipaza et Cherchell. Il fait
également état de la création d’une ligne entre le port d’Oran et celui d'Ain
El Turk. Les activités maritimes de plaisance ayant besoin de marinas pour
se développer, M. Boushaki, tout en avouant « de sérieux retards dans ce
domaine », ajoute que dans l’attente de création de ces structures, les ports
de pêche pourront, pour un temps, s’y substituer. Objectif : acquérir 25%
du marché national de fret par l'acquisition de 26 navires par la CNAN Pour
ce qui est du transport maritime du fret, dont la quasi-totalité est entre les
mains de pavillons étrangers, le responsable annonce que la Compagnie
nationale de navigation (CNAN) a déjà réceptionné dix navires sur les 26
projetés, qui lui permettront dans une première phase, ajoute-t-il, de
récupérer 25% des parts de marché, estimé globalement à 4 milliards de
dollars. Le représentant du ministère des Transports et Travaux
publics signale, par ailleurs, que le lancement des travaux de la grande
infrastructure portuaire Centre devant être réalisée à El Hamdania, près de
Cherchell, devrait débuter vers la fin de l’année 2016.
Banque/bourse/Assurance
Commerce
Coopération
Veille
Transport maritime : une meilleure prise en charge des passagers
sera assurée cet été (APS)
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talai a affirmé
dimanche à Alger que toutes les conditions sont réunies pour assurer une
meilleure prise en charge des passagers sur les lignes maritimes durant la
saison estivale.
Le ministre s'exprimait lors d'une visite à la gare maritime d'Alger en
compagnie du ministre des Affaires étrangères et de la coopération
9
internationale M. Ramtane Lamamra, où ils se sont enquis des conditions
d'accueil des membres de la communauté algérienne établie à l'étranger.
Le ministre des Travaux publics et des Transports a également inspecté le
car-ferry Elyros affrété par l'Entreprise nationale de transport maritime des
voyageurs (ENTMV) et visité les différentes structures de la gare maritime
d'Alger.
D'une capacité d'accueil de 1.410 passagers et 600 véhicules, l'Elyros
devraient relier Alger et Oran à Marseille (France) et à Alicante (Espagne)
entre juin et septembre prochain.
Construit en 1998 au Japon, ce car-ferry qui a subi des travaux de
modernisation en 2008, devrait renforcer la flotte de l'ENTMV durant l'été,
période au cours de laquelle l'on assiste à l'arrivée massive de membres de
la communauté algérienne établie à l'étranger.
Il assurera des liaisons avec la rive nord de la Méditerranée aux côtés du
Tassili II, d'El Djazair II et du Tariq Ibn Ziyad.
Jeudi dernier, M. Talai avait indiqué depuis Tipaza, que toutes les
dispositions avaient été prises par les entreprises de transport maritime,
aérien et terrestre, en vue de garantir un transport sans encombres des
citoyens.
"Les services d'Air Algérie et de l’Entreprise nationale de transport maritime
de voyageurs (ENTMV) sont fins prêts pour garantir un transport sans
encombres des citoyens, à la fin du mois sacré du Ramadhan, au même
titre que des membres de la communauté algérienne résidant à l'étranger,
attendus en grand nombre, en perspective de la saison estivale" a-t-il
souligné.
Mustapha Guitouni à la tête du groupe Sonelgaz (Algérie Eco)
Le groupe Sonelgaz a désormais un nouveau responsable. Il s’agit de
Mustapha Guitouni qui a été nommé PDG du Groupe Sonelgaz, en
remplacement de M. Noureddine Bouterfa devenu ministre de l’Energie suite
au dernier remaniement ministériel partiel, a indiqué dimanche un
communiqué de Sonelgaz.
Guitouni est ingénieur d’Etat de formation. Il a occupé différents postes de
responsabilité essentiellement dans le métier de distribution de l’électricité
et du gaz, précise le communiqué.
En 2004, il fut nommé à la tête de la Société de Distribution de l’électricité
et du gaz d’Alger (SDA) qu’il quittera fin 2008 suite à sa nomination en
qualité de cadre dirigeant au sein de la société holding Sonelgaz.
Supplément économique d’El Watan
Relations commerciales déséquilibrées et exportations
d’hydrocarbures en baisse : L’Algérie, acteur absent sur le marché
international (El Watan)
10
En dehors des discours politiques alléchants, des rencontres au sommet,
des échanges de visites officielles, des messages d’amitié et des promesses
de partenariats gagnant-gagnant, qu’en est-il réellement des échanges
économiques et commerciaux de l’Algérie avec ses partenaires étrangers ?
Quels sont les principaux facteurs qui déterminent l’intensité de ces
relations et quelles sont les nouvelles orientations à suivre en cette période
de baisse des exportations d’hydrocarbures ? Des interrogations parmi tant
d’autres qui s’imposent à l’ère des blocs économiques régionaux et de la
baisse des exportations d’hydrocarbures. Depuis l’indépendance, la
structure des échanges commerciaux de l’Algérie est restée quasi
inchangée.
Elle n’a fait que démontrer au fil des ans la forte dépendance à la rente
pétrolière. Les tentatives de diversification des exportations et de la
production hors hydrocarbures n’ont pas donné de résultats probants. Les
effets de la crise pétrolière se sont vite fait ressentir. Les partenaires avec
qui l’Algérie a des affinités commerciales n’ont plus la même place dans la
hiérarchie des échanges. Certains perdent du terrain et d’autres en
gagnent, mais pas en faveur de l’Algérie.
Ce que montrent les chiffres du commerce extérieur pour 2015. Au cours
de cette période, les importations algériennes en provenance de l’Union
européenne (UE) par exemple sont passées de 29,7 milliards de dollars
(Mds USD) à 25,3 Mds USD, soit un déficit de 4,4 Mds USD. Même constat
avec l’Asie, avec des échanges commerciaux qui se sont établis à 14,4 Mds
USD (- 18,6% en glissement annuel).
A un niveau plus restreint, avec les pays du Maghreb et ceux du monde
arabe, les échanges sont également insignifiants. Ils se limitent
généralement aux importations. Si les échanges entre les pays du Maghreb
représentent moins de 3% de leurs échanges globaux, avec les pays arabes
(UMA comprise), ils ne sont que de 4,8 Mds USD, en baisse de 24,8% par
rapport à 2014.
Pour le premier trimestre 2016, les chiffres du Centre national de
l’informatique et des statistiques (CNIS) place l’Italie en première position
avec 1,505 Mds USD (25,45% des exportations globales algériennes),
suivie de la France avec 879 millions USD (14,86%), de l’Espagne avec 810
millions USD (13,7%), de la Turquie avec 328 millions USD (5,55%) et du
Canada avec 278 millions USD (4,7%).
Une balance en faveur de la Chine
11
Côté fournisseurs, la Chine est en tête avec 2,109 Mds USD (18,3% des
importations globales au premier trimestre), suivie de la France avec 1,363
Mds USD (11,82%), de l’Italie avec 1,09 Mds USD (9,45%), de l’Espagne
avec 842 millions USD (7,3%) et de l’Allemagne avec 670 millions USD
(5,81%). Des statistiques qui révèlent encore une fois un déséquilibre des
échanges commerciaux de l’Algérie.
C’est le cas à titre illustratif pour la Chine. Certes, dans les discours, les
représentants des deux pays mettent en avant l’excellence des relations
entre les deux parties, mais dans les faits, ce sont plutôt les Chinois qui
tirent profit de cette situation. Avec un accroissement des échanges entre
les deux pays de 47% entre 2011 et 2014 (10 Mds Usd), la Chine est le
premier fournisseur de l’Algérie depuis 2013 avec des exportations vers
l’Algérie qui ont augmenté au cours de cette période de plus de 70%. Cela
pour dire que la Chine n’achète pratiquement rien de l’Algérie.
De surcroît, elle est, selon le président de la Chambre algérienne de
commerce et d’industrie, Amar Benamor, «loin d’être le premier
investisseur malgré la présence de 790 entreprises chinoises en Algérie».
C’est la France qui l’est mais avec un montant qui n’est pas à la hauteur
des attentes de l’Algérie. Un stock d’investissements directs étrangers (IDE)
à plus de 2,2 milliards de dollars, selon l’ambassade de France à Alger, alors
que 50% des IDE au Maroc provenaient de l’Hexagone en 2014, et que
1300 entreprises françaises sont implantées en Tunisie. Accord
d’association, l’impérative révision.
Cela pour rappeler la faible attractivité du marché algérien par rapport à
ses voisins de la région. Même l’accord d’association Algérie-UE n’a pas eu
l’effet escompté. «L’Europe a vendu en dix ans (2004-2014) pour 200
milliards dollars de marchandises. Le plus engagé d’entre ses membres,
la France a un stock d’investissements en Algérie qui ne dépasse pas les
deux milliards d’euros», regrette à cet effet Abdelaziz Rahabi, ancien
ministre de la Communication et de la Culture et ancien diplomate.
Pour rappel, en 2014, le niveau des importations en provenance de l’UE est
passé à près de 30 milliards de dollars contre un niveau moyen annuel de
9 milliards de dollars avant l’entrée en vigueur de cet accord (entre 2002 et
2004). Parallèlement, les exportations algériennes hors hydrocarbures vers
l’UE ont évolué de manière dérisoire. Elles sont passées de 500 millions de
dollars (toujours avant la mise en œuvre de l’accord) à seulement 1,5
milliard de dollars en 2015, avec une diminution sensible de 31% par
rapport à 2014 (2,3 milliards de dollars).
Et dire que l’augmentation des IDE en Algérie et la promotion des
exportations algériennes vers le marché européen en sont les principaux
objectifs.
C’est ce qui explique la décision de réviser ledit accord. «Nous voulons avoir
plus d’investissements européens qui constitueront, pour nous, un moyen
de transfert technologique et un vecteur de promotion des exportations vers
le marché européen», a avancé récemment à ce sujet Saïd Djellab,
directeur du suivi des accords commerciaux régionaux auprès du ministère
du Commerce.
12
La Russie, l’allié politique négligé commercialement
Cette course vers le marché européen en plus de ne pas avoir donné les
résultats souhaités a fait oublier à l’Algérie d’autres partenaires, à l’image
de la Russie. «L’Algérie a négligé sous Bouteflika ses relations avec la Russie
réduites à l’achat d’armements, sans arriver parallèlement à faire de
l’Europe et des USA des partenaires stratégiques», ajoute M. Rahabi.
L’on semble négliger chez nous le fait que la Russie soit un acteur
diplomatique de premier plan, un ami traditionnel de l’Algérie et une
puissance industrielle. Sans la maîtrise des technologies de pointe –comme
le prétendent injustement certains centres de décision en Algérie- elle
n’aurait pas pu disposer d’une technologie militaire des plus performantes
au monde», rappellera-t-il encore.
Et ce n’est qu’aujourd’hui qu’on se réveille et qu’on cherche à rattraper le
temps perdu avec l’allié russe dans l’armement (achats militaires de
l’Algérie se chiffrant à plus de 1 Md USD en 2015) avec qui les
convergences ne manquent pourtant pas sur le plan politique et
économique (les économies étant essentiellement basées sur la rente pour
les deux pays).
Dans ce cadre, un mémorandum d’entente dans le domaine de l’habitat, un
programme de coopération culturel algéro-russe 2016-2018, un accord de
coopération entre l’Agence de presse algérienne (APS) et Rossiya
Segodnya, un mémorandum d’entente entre le Commissariat à l’énergie
atomique (Comena) et la corporation d’Etat russe (Rosatom) et enfin un
mémorandum d’entente entre l’Agence nationale de promotion et de
développement des parcs technologiques (ANPT) et la Fondation Skolkovo
ont été conclus. La partie algérienne envisage par ailleurs le développement
du gaz de schiste en partenariat avec la Russie déjà liée pour rappel à
l’Algérie par un accord de partenariat stratégique qui remonte à avril 2001.
Donc, au final, l’Algérie au bout de cinquante quatre ans d’indépendance
n’a ni réussi à diversifier ses exportations ni à attirer les IDE. «L’Algérie n’a
pas réussi à établir un partenariat stratégique avec aucun de ses partenaires
parce qu’elle a manqué de visibilité et d’ambition. C’est un pays dans lequel
les politiques ont une ambition pour eux-mêmes pas pour l’Algérie parce
que l’accès au pouvoir garantit l’enrichissement et l’immunité.
Ceci peut expliquer pourquoi l’éducation et l’économie ne sont pas au
centre des préoccupations de la classe politique», notera M. Rahabi.
Résultat : l’Algérie est un acteur marginal du commerce international. Le
ministère du Commerce l’a d’ailleurs reconnu lors de la conférence sur le
commerce extérieur organisée en mars 2015, plaidant pour une approche
politique basée sur la diversification et le rééquilibrage des échanges
extérieurs.
«L’Algérie victime de ses choix»
Mais, comment en est-on arrivés à ce stade ? «Parce que nous n’avons pas
réussi à diversifier notre économie. Nous la concevons sous l’angle de
l’approvisionnement de la population en lieu et place d’un outil de création
de richesses, de connaissances et de prospérité. Le secteur qui créé le plus
13
d’emplois est resté pendant longtemps la Fonction publique, qui avait pour,
entres autres missions, de déguiser le chômage», répondra Abdelaziz
Rahabi. Un avis que partage Smaïl Lalmas, président de l’Association Algérie
conseil export (ACE) qui dira :
«L’absence pour le moment d’une offre algérienne exportable, abondante,
diversifiée et concurrente en qualité/prix, a mis le pays dans l’incapacité de
profiter des différents marchés et des différents accords de libre-échange
avec certains partenaires. L’Algérie est victime de ses choix.» Pour ce
dernier, le pays n’a tiré profit ni de la proximité géographique ni de la
proximité relationnelle (culturelle et politique), deux facteurs déterminants
de l’affinité commerciale. Le résultat est là aujourd’hui : «Ces relations
commerciales se traduisent par une balance commerciale déséquilibrée en
défaveur de l’Algérie», résumera-t-il. L’arrivée progressive de nouveaux
partenaires depuis 2006, notamment Chine, Corée du Sud, Turquie…, n’a
pas changé la situation.
C’est toujours l’axe import-import qui prédomine au détriment de la
diversification des exportations mais aussi de l’économie de la
connaissance. Sinon «comment peut-on expliquer qu’un pays qui a la taille
de l’Algérie accorde des licences à des opérateurs de téléphonie mobile de
troisième zone au lieu de s’associer aux géants mondiaux, d’apprendre et
d’aller dans d’autres marchés notamment en Afrique et le monde arabe»,
s’interroge l’ancien ministre de la Communication, qui rappellera dans le
même sillage: «C’est la démarche adoptée par les pays émergents dans ce
secteur comme dans tant d’autres et qui a donné d’excellents résultats.
Zeroual avait soutenu cette stratégie et adopté un programme en la
matière, mais sa démission a ouvert la voie aux intermédiaires avec le
résultat que nous connaissons tous, un pays décalé sur le plan des TIC et
de l’économie des connaissances». Mais aussi un pays qui continue à
tourner le dos à l’ouverture commerciale en ratant les opportunités
existantes, que ce soit en Afrique, en Europe de l’Est, en Extrême-Orient,
ou tout près de l’Algérie, c’est-à-dire au Maghreb.
Brahim Guendouzi. Professeur en commerce : «Les échanges
commerciaux, reflet de la diplomatie»
Les appels à la diversification des partenaires commerciaux de l’Algérie se
sont multipliés ces dernières années. Mais concrètement qu’en est -il?
L’amélioration des équilibres macroéconomiques de l’Algérie durant la
décennie 2000 (taux d’inflation à moins de 5% en moyenne par an, taux de
chômage à près de 10%, niveau des réserves de change avoisinant 200
milliards de dollars), l’institution du Fonds de régulation des recettes (FRR)
avec plusieurs milliers de milliards de dinars ainsi que la hausse vertigineuse
des dépenses publiques, ont fait que les relations économiques avec
plusieurs pays se sont nettement améliorées.
14
C’est vrai que les investissements publics, de par leur niveau
exceptionnellement élevé, ont pu tirer vers le haut la croissance
économique et par conséquent attirer des investisseurs aussi bien
nationaux qu’étrangers. Le marché algérien étant devenu plus attractif
surtout grâce à la libéralisation du commerce extérieur, au démantèlement
tarifaire et à la convertibilité commerciale du dinar, des relations d’affaires
se sont nouées entre opérateurs algériens et partenaires étrangers dans
plusieurs domaines.
Une diversification s’est opérée ainsi par rapport aux partenaires
traditionnels de l’Algérie que sont les pays de l’Union européenne. C’est
ainsi que de nouveaux arrivants, comme les Chinois, les Turcs, les SudCoréens, les Indiens et d’autres se sont bien implantés en termes de volume
d’affaires et souvent au détriment des intérêts des premiers. La Chine
est arrivée d’ailleurs à se hisser au premier rang des fournisseurs de
l’Algérie. Enfin, c’est le reflet des grands équilibres de la diplomatie
algérienne.
Dans les discours, on évoque régulièrement le partenariat privilégié avec
certains pays. Quels sont réellement ces privilèges?
En plus des importations de toutes sortes de marchandises, il y a surtout
les gros contrats signés dans le cadre de la réalisation des plans
quinquennaux de développement et qui ont touché beaucoup plus les
infrastructures économiques et sociales (autoroute Est-Ouest, barrages
hydrauliques, logements, centrales de dessalement d’eau de mer, lignes de
tramway, etc.). L’octroi de marchés à des entreprises de tel ou tel pays
pour des montants très élevés s’inscrit justement dans le cadre de ce qui
est appelé un partenariat privilégié.
C’est à ce titre que des opérateurs chinois et turques sont omniprésents
dans le bâtiment et la construction, les Français dans les services (finances,
hôtellerie, transport, etc.) et l’industrie manufacturière, la Russie dans la
fourniture d’armements, les Américains et les Anglais dans le pétrole et le
gaz, les Allemands dans la mécanique et la chimie, etc.
Nous pouvons citer également les investissements directs (IDE) provenant
de ces pays en plus de quelques-uns des pays du Golfe (Emirats arabes
unis, Qatar et Koweït), mais dont les montants sont modestes et les flux
irréguliers. En contrepartie, des exonérations fiscales et parafiscales sont
accordées dans le cadre des régimes préférentiels liés à la promotion des
investissements et des garanties sont offertes aux investisseurs.
Avec la chute des prix du pétrole et la baisse de la production, à quels
changements pourrait-on s’attendre en termes de partenariat commercial ?
L’Algérie étant un pays mono-exportateur, les investisseurs étrangers
scrutent les tendances haussières ou baissières des cours du pétrole brut
pour faire leur anticipation de rentabilité. Actuellement nous sommes dans
une conjoncture très difficile, où les indicateurs économiques sont de plus
en plus dans le rouge. La rationalisation des dépenses publiques s’impose,
ce qui se traduit par le gel ou carrément l’annulation d’un grand nombre de
projets. Ce sera alors des contrats en moins pour les partenaires de
l’Algérie.
15
D’ailleurs, selon un rapport de la direction française du Trésor, les
investissements français en Algérie ont diminué de près de 40% entre 2012
et 2014 par rapport à la période allant de 2008 à 2012.
L’enjeu actuel est le financement de l’économie nationale pour faire face à
la raréfaction des ressources. Les flux d’investissements directs étrangers
constituent une source à ne pas négliger, à la condition d’améliorer
l’attractivité de la destination Algérie. Mais pas uniquement. L’absence de
vision économique à long terme et l’instabilité juridique (changement
fréquent des lois et règlements) empêchent les investisseurs et les
partenaires de l’Algérie à vouloir trop s’impliquer dans une économie qui
semble ne pas renoncer à continuer à être arrimée sur le prix du pétrole.
Quels sont les zones commerciales avec qui l’Algérie devrait conclure des
accords en dehors de la Gzale et de l’UE?
Il me semble que l’expérience de l’Algérie avec les zones de libre-échange
(Gzale et Accord d’association avec l’Union européenne) ne soit pas
concluante, car ce sont surtout les importations qui sont privilégiées. La
tendance actuelle va vers plus de limitation des achats de l’extérieur.
Des mesures protectionnistes sont prises à contresens en partie des accords
commerciaux signés. En effet, la mise en place du système des licences
d’importation, le durcissement par les banques des procédures de
domiciliation bancaire, la dépréciation sensible du dinar, sont autant de
paramètres qui freinent les importations.
Par ailleurs, il y a lieu de reprendre le dossier de l’accession à l’OMC pour
pouvoir s’inscrire dans un espace plus large mais avec plus de cohérence
dans la politique commerciale extérieure, que ce qu’il y a actuellement. Il
ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit de préparer l’économie nationale à
intégrer le système commercial multilatéral. Aussi, à moyen et long termes,
il est impératif pour l’Algérie de diversifier ses exportations hors
hydrocarbures.
Sinon, la région maghrébine quoi qu’on dise, constitue un espace
d’échanges commerciaux à privilégier malgré les entraves actuelles. De
plus, les Etats-Unis offrent leur système général des préférences (SGP) dont
l’Algérie est bénéficiaire, mais reste à la charge des opérateurs
économiques de savoir tirer profit. Des opportunités commerciales existent
aussi en Afrique, en Europe de l’Est et en Extrême – Orient.
Les relations avec l’Afrique et les pays arabes toujours faibles :
L’Algérie face au défi de la compétitivité et de l’intégration
régionale
16
Obnubilée par l’Europe du fait de sa dépendance aux hydrocarbures,
l’Algérie tente fébrilement d’approfondir ses dimensions africaine,
maghrébine et arabe.
Depuis le début de la crise et la chute des cours du pétrole, l’Afrique est
revenue dans les discours officiels et ceux des chefs d’entreprise comme
une destination à conquérir à travers les exportations, mais aussi
l’investissement. Le Forum des chefs d’entreprise, en particulier, a multiplié
les déclarations sur cet eldorado africain, si proche mais tellement
inaccessible. «Au vu de la situation sécuritaire actuelle notamment en
Afrique subsaharienne, il est impossible d’investir là-bas», reconnaît Tayeb
Ezzraïmi, PDG du groupe SIM et membre du FCE.
Pourtant, dit-il, «la volonté y est et le marché aussi». L’Afrique ne pèse pas
très lourd sur l’échiquier économique algérien. Les chiffres de l’Agence
nationale de développement des investissements (ANDI) ne font état que
d’un seul projet déclaré sur la période 2002-2015. Sur le plan commercial,
le continent noir pèse moins de 1% dans la structure des échanges globaux
de l’Algérie. En 2015, l’Algérie y exportait pour moins de 100 millions de
dollars de marchandises et importait pour 350 millions de dollars. Comment
y percer quand on est si faiblement présent ?
Des entreprises dans l’agroalimentaire, essentiellement, ou dans le
médicament, exportenr déjà vers l’Afrique. D’autres, comme Cevital, sont
annoncés dans des projets d’investissements dans plusieurs pays du
continent, mais rien de concrétisé jusque-là. Pour Ali Bey Nasri, président
de l’Association des exportateurs algériens, «l’Afrique n’est pas facile. Nous
participons à la foire de Dakar depuis 20 ans, nous organisons des
expéditions spécifiques, mais nous n’avons jamais rien eu à part quelques
opportunités au Niger». L’Afrique peut être un marché porteur, dit-il, à
condition d’avoir «une stratégie, d’être capable d’identifier les besoins et s’y
adapter pour y répondre». Sans oublier que ce n’est pas un marché vierge,
d’autres pays y ont leurs traditions.
Certaines entreprises ont tout de même réussi, c’est le cas du groupe SIM,
qui est «en cours de négociations pour des projets d’investissements au
Niger et en Mauritanie» et qui exporte déjà dans 7 pays d’Afrique
subsaharienne, selon son PDG. Les entreprises capables de s’aventurer ne
sont pourtant pas nombreuses. Selon Tayeb Ezzraïmi, «il faut avoir une
bonne surface financière, car on ne vous paye pas cash. C’est dont au
détriment de notre trésorerie». Le problème se pose aussi en termes de
«capacité de production» et d’accompagnement.
Entre 2010 et 2013, l’Algérie a effacé plus de 900 millions de dollars de
dettes pour 14 pays africains, sans aucune contrepartie. L’une des options
pour aider l’implantation des produits algériens serait, selon Ali Bey Nasri,
17
de mettre à disposition de certains pays des crédits revoloving pour l’achat
de produits algériens. «Le lobbying politique n’est pas traduit sur le terrain»,
déplore-t-il, de même qu’il n’y a pas d’externalisation bancaire qui
faciliterait les échanges. En matière d’investissement, les besoins du
continent sont importants dans le secteur industriel, mais pour Ali Bey Nasri
«l’investissement n’est pas conseillé car les coûts de production sont élevés,
l’énergie coûte trop cher et il y a un manque de main-d’œuvre qualifiée»
De l’intégration régionale
En fait, c’est toute l’intégration économique régionale de l’Algérie qui est en
question. A en croire un récent rapport sur l’Indice de l’intégration régionale
en Afrique (IIRA), qui mesure les progrès enregistrés en la matière par les
pays africains au sein des différentes communautés économiques du
continent, l’Algérie est classée parmi les élèves tout juste moyens.
L’IIRA est le fruit d’une coopération entre la Banque africaine de
développement (BAD), la Commission de l’Union africaine (CUA) et la
Commission économique pour l’Afrique (CEA). L’objectif étant de donner
une vue globale sur le continent à travers la mesure de cinq dimensions :
l’intégration commerciale, les infrastructures régionales, l’intégration
productive, la libre circulation des personnes et enfin l’intégration financière
et macroéconomique. Le score de l’Algérie est en dessous de la moyenne
dans la zone du Maghreb (UMA) avec un indice de 0,4 sur 1 (graphe 3).
Son meilleur résultat est enregistré dans la dimension libre circulation des
personnes (0,8 sur 1, le plus élevé dans la zone UMA), son plus faible étant
l’indicateur en matière d’intégration financière et macroéconomique (0,1).
Globalement pourtant, le score de l’UMA par rapport aux sept autres
communautés économiques régionales (CER) prises en compte dans le
rapport, à savoir Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), Communauté
économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac), Communauté
économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Communauté des
États sahélo-sahariens (CEN-SAD), Marché commun de l’Afrique orientale
et
australe
(Comesa),
Autorité
intergouvernementale
pour
le
développement (IGAD) et Communauté de développement de l’Afrique
australe (SADC), n’est pas mal, puisque l’Union affiche des indices
supérieurs à la moyenne des huit communautés dans 3 des 5 dimensions
considérées. Les points faibles de la région étant la libre circulation des
personnes et l’intégration financière.
Dans le monde, le Maghreb est une des régions les moins intégrées
économiquement, avec des échanges commerciaux intermaghrébins ne
dépassant pas les 3% du total des échanges commerciaux avec l’extérieur,
alors que pour les autres groupements économiques il serait autour de 60%
environ pour les pays de l’Union européenne, 56% pour l’Alena et 23% pour
l’Asean. Le volume des investissements inter pays du Maghreb plafonnerait
lui aussi autour de 5%.
Les échanges de l’Algérie avec les pays de l’UMA représentent autour de
6% des échanges globaux du pays, soit un peu plus de 2 milliards de dollars
en 2015. En matière d’investissement, ce n’est pas mieux puisque les
projets recensés se comptent sur les doigts de la main (graphe 2). Sclérosé
18
par des tensions politiques, les relations de l’Algérie au sein de l’UMA
peinent à se développer dans le sens d’une véritable intégration
économique qui ferait gagner aux pays de la région 2 points de croissance
économique si elle était effective, selon le secrétaire général de l’Union.
Quant aux autres pays arabes, les résultats de l’adhésion de l’Algérie à la
zone arabe de libre échange montre que le commerce ne suit pas la
tendance des investissements. Selon les statistiques douanières, l’Algérie
importe trois fois plus de produits des pays arabes qu’elle n’en exporte.
Pour Tayeb Ezzraïmi, c’est «dû à une question de mentalités de ces pays
qui valorisent davantage ce qui vient de l’Occident, mais aussi à la capacité
des entreprises algériennes de prendre des engagements et de s’y
conformer en temps et en volume». Or «de grosses entreprises, il n’y en a
pas beaucoup en Algérie». L’expert Ali Bey Nasri met quant à lui en avant
«un manque de compétitivité de nos entreprises avec une valeur ajoutée
locale faible autour de 25% à 30% et un manque d’intégration verticale».
Tout
«vient
de
l’étranger»,
souligne-t-il.
Avec un tel constat, le poids du traditionnel partenaire européen dans la
configuration des relations économiques et commerciales algérienne n’est
pas près d’être égalé de sitôt.
Cartographie des principaux partenaires économiques de
l’Algérie : L’Europe perd du terrain en investissements
Avec des Européens bien placés dans le commerce et l’investissement,
l’Algérie semble avoir du mal à aller chercher de nouveaux partenaires
économiques. Les statistiques officielles sont, à ce titre, édifiantes. Huit des
dix premiers clients de l’Algérie étaient des Européens en 2015. Ils sont
aussi quatre dans le top 5 de nos fournisseurs. Près de 60% de notre
commerce extérieur se font avec le vieux continent.
Au fil des ans, la dépendance de l’Algérie vis-à-vis de l’Europe en tant que
marché s’est même aggravée puisque en dix ans (2005-2010), l’Europe est
passée d’une part de 55% à 68% dans la structure de nos exportations. En
revanche, en tant que fournisseurs, d’autres partenaires ont émergé
réduisant de ce fait la part de l’Europe qui est passée de 60% à un peu plus
de 50% durant la même décennie. Pendant cette période, la Chine a
supplanté la France et redistribué les cartes sur le plan commercial,
multipliant quasiment par deux la part du continent asiatique dans la
structure des importations algériennes qui en représente aujourd’hui le
quart. Mais le vieux continent se maintient. Près de 40% des importations
algériennes de services l’ont été à partir de l’Europe en 2014, soit près de
19
3,5 milliards d’euros, selon Eurostat, l’organisme européen en charge des
statistiques.
Les pays arabes et africains ont, quant à eux, du mal à se frayer un chemin,
leur part ayant certes doublé mais reste bien marginale puisqu’ils ne
représentent à eux deux réunis que 6% dans la structure des échanges
globaux
de
l’Algérie
contre
3%
en
2005.
En matière d’investissements directs étrangers, l’Algérie est étroitement
liée à l’Europe qui représentait sur la période 2002-2015 plus de 55% des
projets d’investissements déclarés au niveau de l’Agence nationale de
développement des investissements (ANDI), selon les statistiques de cette
dernière.
Des projets qui font du continent le premier créateur d’emploi en Algérie
sur cette période avec une part de près 60% dans l’ensemble des emplois
à créer par les investisseurs étrangers. Mais au fil des années, l’Europe s’est
vu challengée par les pétrodollars des monarchies du Golfe (voire graphe
1). Entre 2013 et 2014, les flux sortants d’IDE européens vers l’Algérie ont
baissé des deux tiers, selon Eurostat pour atteindre à peine 0,7 milliard
d’euros. Le stock des IDE européens en Algérie sont de plus de 14 milliards
d’euros. Ce qui est à noter, en revanche au cours de la même période, c’est
que le stock d’IDE algériens vers l’UE a, quant à lui, doublé pour atteindre
près de 2 milliards d’euros (voir graphe 2). En 2014, le groupe Cevital avait
finalisé le rachat de deux entreprises français Fagor-Brandt et OXXO pour
des investissements de plusieurs millions d’euros.
Ce sont pourtant les pays arabes qui dépensent le plus en investissements
en Algérie. Même si leurs projets ne sont à l’origine que de 30% des
emplois, les montants alloués à l’ensemble des projets déclarés entre 2002
et 2015 représentaient plus de 50% des investissements étrangers. Entre
2011 et 2013, le premier investisseur étranger en Algérie était le Qatar avec
un montant de près de 530 millions d’euros, soit plus que les
investissements de la France et des Etats-Unis annoncés durant la même
période. L’acquisition quasi-totale de Wataniya Telecom par le Qatar
Telecom en 2012 a largement contribué à la performance du petit émirat
(selon un rapport sur les IDE en Méditerranée de l’agence Anima). Les
Qataris ont aussi investi pour la réalisation d’un complexe sidérurgique à
Bellara, alors que le fonds d’investissement émirati Aabar est associé dans
un projet de fabrication de véhicules militaires.
Globalement, l’industrie, les services et le BTPH sont les principaux secteurs
qui intéressent les investisseurs étrangers avec une part de plus de 90%
dans l’ensemble des projets, plus de 85% des emplois créés et plus de 80%
des
montants
déclarés.
La France, qui se veut pourtant un partenaire majeur en Algérie, ne
comptait à la fin de 2014 qu’un stock d’IDE de 2 milliards d’euros, soit moins
de 10% du stock d’IDE de l’Algérie. Dans la région Afrique du Nord, l’Algérie
n’est que la troisième destination française. Selon les statistiques officielles
françaises, le Maroc concentre 56% des IDE français en Afrique du Nord,
devant l’Egypte avec 21% et l’Algérie avec 13%.
20
Les IDE français en Algérie sont principalement réalisés dans les activités
financières et d’assurance (37%), l’automobile (15%) et les industries
extractives et pharmaceutiques avec (9%). Les Etat-Unis, qui restent peu
présents en dehors du secteur énergétique, ont investi plus de 5 milliards
de dollars dans les hydrocarbures depuis les années 1990. Ces derniers
mois, des projets sont cependant annoncés dans le domaine de
l’agriculture, du machinisme agricole, de la biotechnologie et des matériaux
de construction avec pour objectif de grappiller quelques parts de marché
en dehors des sentiers battus. Globalement, l’ensemble du continent
américain n’est à l’origine que de 16 projets déclarés à l’ANDI sur la période
2002-2015 pour à peine 65 milliards de dinars.
Percée
Quant à la Chine, sa présence grandissante est non seulement perceptible
en Algérie ces dernières années, mais dans toute la région de lAfrique du
Nord. La Banque africaine de développement notait dans un rapport datant
de 2012 que cette tendance s’inscrit dans la continuité de «la montée en
puissance de la Chine dans le commerce et l’investissement mondial». Les
investissements chinois en Afrique du Nord représentaient autour de 15%
des flux d’IDE vers l’Afrique en 2007. Ils représentent cependant moins de
3% des investissements étrangers globaux de ce pays en 2012. L’Algérie
n’en captent que 0,3% (China’s economic presence in Algeria, Thierry
Perrault, chercheur au CNRS, janvier 2015).
Grâce aux contrats dans le secteur ferroviaire, le bâtiment et les
hydrocarbures, l’Algérie est devenue le plus gros pays d’accueil de la
communauté chinoise en Afrique du Nord, selon la BAD. Ainsi, en 2007, la
valeur des contrats signés entre des entreprises publiques chinoises et
l’Algérie était la plus élevée en Afrique et la cinquième dans le monde. Parmi
les investissements réalisés, des contrats d’exploitation et d’exploration
dans le pétrole et le gaz, la construction d’une raffinerie à Adrar, et
l’extension du réseau ferroviaire. Avec la Chine, le continent asiatique était
à la fin de 2015, selon les chiffres de l’ANDI, le troisième plus gros
investisseur étranger en Algérie après l’Europe et les pays arabes.
Accord euro-méditerranéen établissant une association entre
l’Algérie et l’UE : Un contrat d’adhésion au contenu empathique et
aux clauses léonines
Idir Ksouri : Fonctionnaire des douanes en retraite, auteur et enseignant en
commerce international, Béjaïa
Dans un article intitulé ‘‘L’Accord d’association prochainement renégocié’’,
le journal El Watan du samedi 19 septembre 2015 a fait état dans ses
colonnes de la saisine officiellement de la Haute Représentante de l’Union
européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et viceprésidente de la Commission européenne aux fins d’ouvrir, de nouveau, des
discussions au sujet de l’Accord DZ/UE, au motif que cet Accord, depuis sa
signature en 2002 et sa mise en œuvre en septembre 2005, n’a fait
pratiquement que renforcer, en témoignent les chiffres du Centre national
21
de l’informatique et des statistiques des Douanes algériennes (CNIS), la
position commerciale de l’Union européenne au détriment de la même
position de notre pays.
Pis encore, cet Accord s’analyse au regard de notre pays comme un contrat
d’adhésion au contenu emphatique et aux clauses léonines.
Autrement dit, cet Accord ressemble un peu à un contrat d’assurance où
l’assuré, ici, l’Algérie, n’a fait qu’adhérer aux clauses écrites unilatéralement
par l’assureur, ici, la Communauté européenne et ses vingt-huit (28) Etats
membres.
Cet Accord, du fait que sa substance est ampoulée et qu’il recèle en plus
des clauses léonines, appelle une révision de fond en comble.
Cette révision, pour bien la réussir, demande à être confiée à un panel de
spécialistes dont il existe des sommités dans le corps professoral algérien,
à l’exemple des professeurs Ahmed Mahiou, Ali Bencheneb, Abdelhamid
Berchiche, Abdelhak Lamiri, Ammar Belhimeur, Omar Aktouf, Mourad
Ouchichi, Mustapha Bensahli, Saïd Benaïssa, Mohamed Elhocine Benissad,
Chems Eddine Chitour, Elias Zerhouni, Kamel Senhadji, etc.
Si la première mouture de cet Accord avait été confiée à ces professeurs
émérites sur les plans rédactionnel et de négociation avec les représentants
de la Communauté européenne, ces derniers n’auraient pas pu rédiger à
leur guise les différentes clauses discutables de cet Accord et les faire
utiliser par la suite par les leurs comme moyen idoine pour siphonner les
richesses naturelles et les réserves de change de notre pays, sous le couvert
de thèmes pompeux, tels que :
- «Dialogue politique »,
- « Libre circulation des marchandises »,
- «Droit d’établissement et prestations de services»,
- «Paiements, capitaux, concurrence et autres dispositions économiques »,
- « Coopération économique »,
- « Coopération sociale et culturelle »,
- « Coopération financière »,
- « Coopération dans le domaine de la justice et des affaires intérieures » ;
- «Dispositions institutionnelles générales et finales ».
Comme autres anomalies entachant cet Accord figurent son intitulé, ainsi
que l’intitulé de l’une de ses annexes, le certificat de circulation des
marchandises Eur 1.
I. De l’intitulé de l’Accord établissant une association entre l’Algérie et
l’Union
européenne
Tel que rédigé, l’Accord euro-méditerranéen établissant une association
22
entre la République algérienne démocratique et populaire et la
Communauté européenne et ses Etats membres, cet intitulé est
indéniablement emphatique. Pour simplifier cet intitulé et le mettre par
conséquent à l’abri de l’emphase, il fallait le formuler comme suit : Accord
de partenariat entre l’Algérie et la Communauté européenne et ses Etats
membres. Ce dernier intitulé n’est-il pas plus simple, plus suggestif et moins
pompeux
que
l’intitulé
actuel
de
cet
Accord
?
Dans l’affirmative, se pose alors la question de savoir pourquoi les
négociateurs européens ont eu recours, face aux négociateurs algériens, à
l’emphase
comme
modus
operandi
?
La réponse se trouve dans l’Accord lui-même, où il y a de nombreuses
clauses discutables prouvant on ne peut plus clairement que ledit Accord
est effectivement un contrat d’adhésion au lieu d’être un contrat
synallagmatique !
II. De l’intitulé du certificat de circulation des marchandises Eur 1
Cet intitulé recèle une indication très significative, celle de faire accroire aux
lecteurs que l’Accord euro-méditerranéen établissant une association entre
la République algérienne démocratique et populaire et la Communauté
européenne et ses Etats membres n’est autre chose qu’un contrat
d’adhésion auquel l’Algérie n’a fait qu’adhérer, sans plus. C’est en tout cas
ce que suggère un des mots constitutifs de l’intitulé dudit certificat, le terme
Eur 1.
Ce terme mettant en évidence le continent européen est inapproprié pour
le
continent
africain
et
l’Algérie.
Quoi qu’il en soit, il n’est pas normal que le douanier algérien soit obligé de
signer un document l’infériorisant et rabaissant en même temps son pays
et son continent, surtout qu’il s’agit d’un document par lequel ce gardien
des finances certifie l’origine algérienne des marchandises auxquelles il se
rapporte. Il serait souhaitable de renommer ce certificat comme suit :
certificat de circulation des marchandises DZ/UE et/ou certificat de
circulation des marchandises UE/DZ, et de faire en sorte à ce que toutes les
expressions similaires dont seraient revêtus cet Accord et ses annexes
fassent l’objet d’un bon toilettage.
Conclusion
L’Accord d’association avec l’UE, tel qu’il a été négocié, écrit et appliqué
jusqu’à maintenant, mérite d’être non pas dénoncé comme le préconisent
certains, mais renégocié de fond en comble par un panel de spécialistes aux
fins de défendre les intérêts légitimes de notre pays. En effet, les différentes
négociations ayant eu lieu précédemment à propos de cet Accord n’ont pas
été bénéfiques à notre pays, au motif que les négociateurs européens, pour
bien réussir leur coup, ont eu recours à l’emphase comme modus operandi,
ce qui a apparemment échappé à nos négociateurs. Quoi qu’il en soit, c’est
ce mode opératoire qui est à l’origine des clauses léonines dont est entaché
actuellement l’Accord DZ/UE et que nos négociateurs devraient, lors des
prochaines discussions, combattre en invoquant face à leurs collègues
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européens la synallagmaticité des droits et obligations de l’Algérie et la
Communauté européenne.
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