Les techniques de grimpe

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Les techniques de grimpe
OPTION EPS
ESCALADE
1ERE
Les techniques de grimpe
Sommaire :
A) les préhensions de main
A1) Les différentes formes de préhension : tendu, arqué, verrou
A2) Le changement de main
A3) Le triangle de forces
B) la pose des pieds :
B1) Les carres
B2) Le changement de ppieds
C) les attitudes de base
D) Les techniques
A. Les préhensions de main
Selon la forme du support vous avez le choix entre différentes préhensions pour travailler le plus
efficacement.
Le tendu
est la forme de
préhension qui
respecte le
mieux
l’architecture de
la main, la
moins
traumatisante.
S’utilise
S’utilise notamment sur les plats
pour faire jouer l’adhérence de la
peau.
L’arqué
Se prend du
bout des doigts,
plus efficace et
plus
traumatisant !
Main fermée, le
pouce se
verrouille sur
l’index.
Le verrou
fonctionne sur
un système
mécanique
simple qui
permet
d’économiser de
l’énergie.
Revers : c’est
douloureux.
S’utilise souvent sur réglette
S’utilise notamment en fissures ou
notamment. Préhension à utiliser à dans les trous le permettant
bon escient.
(bidoigts…)
Le changement de main
Les changements de main sont délicats puisque le grimpeur doit changer la main sur laquelle repose son
poids. Il peut poser sa deuxième main légèrement à coté puis retirer l'autre. Le mieux est toujours de lire le
changement de main à l'avance, pour placer la première main correctement, de manière à laisser
suffisament de place à la suivante.
Le triangle des forces
On appelle "triangle de forces" le triangle imaginaire dont les points d'appuis du grimpeur constituent les
sommets. Dans les conditions d'équilibre, le centre de gravité de ce triangle coïncide avec celui du grimpeur
(un peu en dessous du nombril). Il faut savoir que ce triangle n'est pas indispensable à un équilibre; on peut
en effet le détourner par différents stratagèmes que l'on découvrira par la suite (drapeaux, etc...). Mais, pour
le néophyte, une bonne connaissance théorique de la notion de triangle de forces est un atout certain.
Plusieurs cas de figures sont possibles pour que le grimpeur soit équilibré : 2 pieds/1 main ou 2 mains/1
pied.
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B, Les poses de pieds
Contrairement aux idées reçues, l’escalade se joue principalement au niveau des pieds, les muscles des
membres inférieurs étant nettement plus puissants que ceux des bras. L’utilisation des pieds est donc
essentielle, exploitant une énergie quasi illimitée.
B1) Les carres
carre interne : la partie située sous le gros orteil.
C'est la partie la plus utilisée
carre externe : la partie extérieure du chausson.
Utilisé dans des placements de profil
partie frontale : la partie avant du chausson. C'est
la partie qui rentre dans les trous et qui permet de se
placer en adhérence sur les surfaces n'offrant que
de très petites aspérités
La bossette
La réglette
La carre
Valorise un plat ou une bossette
en utilisant l’adhérence de la
semelle ou du chausson. Pied
perpendiculaire à l’appui, talon tiré
vers le bas pour plus d’efficacité.
Pour « gratonner » du bout des
orteils, souvent du gros orteil
seulement. Généralement le talon
monte légèrement pour augmenter
la pression sur l’appui.
Sur une réglette. C’est la même
technique que la réglette mais en
tournant le pied (et le bassin) pour
que les bouts des orteils soient
parallèles à l’appui.
Le changement de pied
Les changements de pied sont délicats puisque le grimpeur doit changer la pied sur laquel repose son poids.
Il peut poser son deuxième pied légèrement à coté puis retirer l'autre ou bien faire un petit saut pour
substituer le preimer pied par le second.. Le mieux est toujours de lire le changement de pied à l'avance,
pour placer le premièr pied correctement, de manière à laisser suffisament de place au suivant.
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III. Les attitudes de base
En dalle, de gros moyens physiques ne sont pas nécessaires, seul compte un minimum de technique, en
particulier en matière de placement corporel. C’est même là l’ABC de l’escalade.
La position idéale
consisterait à garder le CG au dessus des appuis, bassin
le plus près possible du rocher.
On gagnera par contre à garder le buste en retrait pour
améliorer la vision des prises pour les mains et pour les
pieds.
On évitera, autant que possible ! ! ! de pointer
les fesses vers l’arrière.
Glissement des appuis garanti et resserrement
de la prise d’information, essentielle en
escalade.
IV, Les techniques
Le pied main
Il s'agit de placer le pied
sur la même prise où se
trouve la main
La chandelle
C'est une position de
face. Il s'agit de faire
contre-poids avec une
jambe libre, simplement
posée contre la paroi afin
d'éviter de pivoter
Le yaniro
L’enroulé
Mouvement assez
spectaculaire qui consiste
à passer une jambe par
dessus un bras afin de
libérer l'autre bras pour
atteindre une prise plus
en hauteur. Les bras
étant placés sur de
bonnes prises
rapprochées (pour tenir le
poids du corps sur le bras
qui soutient la jambe) et
l'autre jambe servant à
conserver l'équilibre.
C'est un blocage auquel
s’ajoute un mouvement
du torse de manière à ce
que l’épaule de l’autre
bras soit proche de la
paroi. Ainsi, on peut aller
chercher une prise plus
loin que dans un simple
blocage, avec plus de
facilité puisque tous les
muscles du dos travaillent
aussi...
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Les drapeaux
Ils permettent de s’équilibrer au mieux pour aller chercher la prochaine prise de main dans les meilleures
conditions sans partir en vrille et surtout, en économisant un maximum d’énergie. Il existe 4 grandes formes
de drapeaux :
De face, carre interne
C’est la base !
Il s’agit de pousser sur le
pied opposé à la main qui
tire, le genou tourné vers
l’extérieur. La jambe
opposée s’écarte vers
l’extérieur pour parfaire
l’équilibre.
LE drapeau
L’équilibre se trouve en
passant la jambe libre
derrière celle d’appui.
Très efficace pour
stabiliser la position et
pour éviter de tourner
lorsque les prises sont
dans le même axe et ont
même orientation.
De côté carre externe
Utile lorsque les prises de
main et de pied se
trouvent être du même
côté, ou lorsque la prise
de main est inversée,
voire verticale. La jambe
libre part vers l’extérieur
pendant que la main
cherche la prise suivante.
Le « cancan »
Cette fois il s’agit de
passer la jambe libre en
avant de celle d’appui,
généralement tendue. Le
bassin s’oriente vers le
sens du déplacement. Le
cancan s’utilise, comme
le drapeau, lorsque les
prises sont dans le même
axe.
Le croisé
La « lolotte »
Utilisé pour éviter un changement de main dans une
situation où ce dernier conduirait à la chute. Geste
technique parfois difficile à réaliser.
Utilisée pour palier à un problème de force ou de
souplesse, elle permet de plaquer le bassin contre le
rocher tout en déplaçant le CG du grimpeur.
Le croisé…
Il s’agit de passer un bras
par dessus ou par
dessous l’autre, en
partant de carre ext.
Futur pied d’appui en
carre int. et décalé dans
l’axe de la nouvelle prise
de main.
Imaginée par un grimpeur du nom de Laurent Jacob,
ce mouvement est aujourd’hui devenu
usuel grâce à son
efficacité, en
particulier en
dévers. En allant
chercher une prise
de pied difficile à
valoriser de face, il
s’agit d’enrouler en
…décroisé
rentrant le genou
Après le croisé, il faut
vers l’intérieur, ce
enrouler le bassin en
qui permet de
tirant sur la nouvelle prise
rapprocher à
de main, pendant que le
nouveau le corps
nouveau pied d’appui
de la falaise. On
passe lentement en carre gagne en allonge.
externe.
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Les crochetages
On les utilise principalement en dévers, lorsqu’il faut chercher une prise de pieds plutôt grosse, mais située à
hauteur des prises de mains.
Le crochetage talon
Le plus classique. Il
s’agit de lancer
(avec contrôle) le
pied sur une prise
lointaine en posant
le talon. En tirant
dessus, on allège
tout et on rétablit l’équilibre par un point d’appui
supplémentaire.
Le crochetage pointe
de pied
Il permet en devers
plus ou moins marqué
d’économiser de
l’énergie en tirant sur
la pointe du pied.
Bien réalisé (ce qui est difficile), il aide le bras à se
fermer en faisant levier, soulage les abdominaux pour
plaquer le corps contre la paroi.
Le jeté
Temps 2
1er temps
Généralement, les prises de décollage et réception
sont bonnes, mais éloignées. Il faut donc préparer
son « jeté » en montant les pieds à bonne hauteur
pour prendre une impulsion. Il faut essayer de garder
les pieds en contact avec les prises après le jeté et
utiliser au maximum la puissance des jambes. Il faut
également bien viser la prise de réception…
2ème temps
Une fois la prise atteinte, en tendu, il faut réarmer le
bras pour la valoriser, puis remonter les pieds pour
continuer l’escalade.
Temps 1
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Les oppositions
Selon le positionnement des prises, il peut être utile de jouer sur l’opposition des forces, des bras et des
jambes, particulièrement en fissures.
Le Dülfer
Du nom d’un alpiniste
allemand du début du
siècle. Cette technique
permet de remonter les
fissures en poussant sur
les pieds posés à plat et
haut, tout en tirant sur les
bras. Grâce à cette
opposition de forces, on
peut remonter les bras et
les jambes par petits
mouvements. Physique,
mais très efficace.
Appui de
paume
En fissure, il
permet de
décoller le
buste pour
monter un
appui très
haut tout en
gardant un
Opposition (en dièdre)
bon équilibre. Il s’agit de
tirer la main placée dans la
fissure et de pousser sur la
paume de l’autre.
« Reptation » verticale
opposant le côté droit au
côté gauche par appuis
et adhérences
Le Dülfer
Opposition (en dièdre) On appelle dièdre l'angle formé par deux
pans de parois, cet angle est rentrant (invèrse d'une arête), et le grimpeur peux se servir des deux côtés du mur.
Le dièdre apparaît souvent au néophyte comme un obstacle impresionnant... Au contraire, il offre de nombreuses
possibilités de repos, et constitue une zone facile d'une voie. En effet, il est très facile de se reposer en ne tenant
que sur les pieds en plaçant chaque pied sur un côté du mur. Le corps, dans le creu du dièdre, est équilibré
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