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lina lachgar vous, marcel proust Journal imaginaire de Céleste Albaret Suivi des rapports de Police judiciaire jusqu’alors classés confidentiels sur la maison de passe pour homosexuels tenue par Albert Le Cuziat (Jupien dans La Recherche). LITTÉRATURE ÉDITIONS DE LA DIFFÉRENCE Vous, Marcel Proust.indd 5 21/10/2015 19:03:14 À Solange Bertagna-Dalaise LACHGAR PROUST.p65 7 23/10/06, 10:43 LACHGAR PROUST.p65 8 23/10/06, 10:43 Les soirs où Marcel Proust, ne pouvant venir, désirait s’excuser tout spécialement, il envoyait en mission extraordinaire Céleste Albaret : très grande, très blanche, serrée dans une jaquette de loutre ajustée à la taille comme celle de la reine Alexandra, un minuscule manchon de loutre à la main, des tresses blondes coiffées très plat, très serré autour de la tête, Céleste avait l’allure étonnante d’une dame de Bastien Lepage qui aurait été la confidente de Charles Haas. Paul Morand LACHGAR PROUST.p65 9 23/10/06, 10:43 LACHGAR PROUST.p65 10 23/10/06, 10:43 Une nuit Monsieur m’a dit : « Ma chère Céleste1, je me demande ce que vous attendez pour écrire votre journal. » Moi, je me suis mise à rire : « Je vois cela, Monsieur. Encore une petite moquerie comme vous aimez à m’en faire. – Je suis sérieux, Céleste. Personne ne me connaît vraiment, que vous. Personne ne sait comme vous tout ce que je fais, ni ne peut savoir tout ce que je dis. Après ma mort, votre journal se vendrait plus que mes livres. Si, si, vous le vendriez comme le boulanger vend ses petits pains le matin, et vous gagneriez une fortune2. » Longtemps j’ai repoussé l’idée d’écrire mon journal, je me disais : Est-il encore temps ? Suis-je en état ? Saurais-je écrire ? Et je n’ai pas d’orthographe ! Devrais-je avouer ma jalousie ? Devrais-je tout dire ? Tout ! Du vivant de Monsieur je ne l’ai pas fait, ce n’est pas maintenant que je vais le faire ! J’y ai mûrement réfléchi en pesant le pour et le contre avant de prendre une décision, jusqu’à ce qu’un jour, écrire en « disant tout » me semble une chose toute simple, 11 LACHGAR PROUST.p65 11 23/10/06, 10:43 comme si non seulement mon humeur nouvelle avait changé mes hésitations mais que les choses hors de moi les avaient rendues plus faciles. C’est ainsi. Je décidai donc d’écrire en disant « tout ». Car, grand merci ! Seigneur, Vierge Marie ! me disais-je, la fautive, si faute il y a, ce n’est pas moi, c’est votre main... Puis, petit à petit, l’idée de rassembler certains moments forts passés avec vous, Monsieur, en y joignant les récits de mes rêveries, de mes rêves et de mes cauchemars dans une espèce de « fourro bourro3 » comme on dit chez nous à Auxillac fit son chemin et s’installa définitivement en moi. Votre souvenir étant fixé dans mon cerveau, obsédant et presque intolérable, je décidai de m’épancher, en donnant une belle récréation à ma mémoire. Car parler de vous, penser à vous, revivre avec vous l’époque du 102, boulevard Haussmann est le signe assuré de mon contentement. Et puis ce qui me poussa à prendre plus vite ma décision fut une réflexion qu’Odilon4 me fit : dans notre chambre attenante à la cuisine, il m’entendait sans cesse causer toute seule de vous à mi-voix et ceci même après le départ des journalistes ou des amis de Monsieur qui étaient venus me poser toutes sortes de questions à votre sujet. Certes, à force de vivre de votre vie avec les yeux de ce que mon instinct avait suffisamment flairé, je me suis donc mise à écrire et j’ai trouvé que c’était vivre encore plus fort dans votre souvenir qui est devenu pour moi plus qu’une tendresse mais une religion dans laquelle les pensées anciennes 12 LACHGAR PROUST.p65 12 23/10/06, 10:43 que j’évoque montent vers vous comme des prières. Si j’appelle journal ce méli-mélo qui ne tient compte ni de l’horloge ni du calendrier c’est parce je ne trouve pas d’autre mot. Dois-je vous avouer, Monsieur, que j’entends toujours la sonnette qui m’annonçait que Monsieur avait besoin de moi et quand je veux l’entendre de plus près c’est en moi-même que je suis obligée de descendre. En mêlant le passé et le présent je vais consigner ma vie alimentée par vous, sous forme de notes comme si je dressais une liste sur laquelle s’accumuleront au hasard des impressions, des réflexions que je jugerai utiles au fur et à mesure qu’elles me viendront à l’esprit. * À cette période de mon existence où je me suis installée avec Odilon 14, rue des Canettes dans le VIe arrondissement à l’hôtel d’Alsace-Lorraine, la mémoire dont je fais preuve est sans doute en partie le résultat d’un sommeil discontinu, fragmenté en courts épisodes qu’interrompent l’aboiement d’un chien, les pleurs d’un enfant, un bruit suspect, et toujours l’éternelle rengaine : « Patron, monsieur Odilon, allez chercher les flics ! », ou une insistante sensation d’inconfort lorsque le petit chauffage d’appoint ne parvient pas à dissiper la fraîcheur de la nuit. * 13 LACHGAR PROUST.p65 13 23/10/06, 10:43 Il est vrai que depuis l’absence de Monsieur, mon sommeil est tout bouleversé car au temps de Monsieur, je ne me couchais pas à la même heure. Monsieur travaillait la nuit et pouvait avoir besoin de moi, j’étais toujours aux écoutes, et quand Monsieur sortait, je l’attendais, et lui en revenant me « faisait salon » en me racontant sa soirée. Que de fois, quand Monsieur me disait : « Bonsoir », il était neuf heures, dix heures du matin... Le drôle de l’affaire c’est que ce qui me chamboulait alors me manque aujourd’hui. * Lorsque je ne dors pas, je ne vois rien d’abord que les murs noirs de notre chambre comme des plaques d’encre humide et luisante. La grande nuit impénétrable s’étend jusqu’à l’horizon. Puis lentement, comme on verrait dans un vaste miroir s’attirer et se nuire l’amour, le respect, la fatigue et l’absence, je vois Monsieur couché dans son lit. Vous êtes comme une ombre illimitée. Moi, debout au pied de votre lit je vous écoute. Parfois, il arrive que j’aperçoive une bande très basse de ciel bleu qui me dit que ma vie est toujours avec vous, et cela me fait chaud au cœur. On peut dire que je vis dans le temps vécu avec Monsieur et le thésaurise en le ramenant inlassablement en moi. * 14 LACHGAR PROUST.p65 14 23/10/06, 10:43 Après la mort de Monsieur nous avons eu une fille, Odile Marcelle. En janvier 1924 nous avons acquis en empruntant (nos économies n’ayant pas suffi) un fonds de commerce d’hôtel meublé5 : l’hôtel d’Alsace-Lorraine. Établissement misérable comme tous ceux des environs où on loue les chambres au mois. Les occupants sont en partie des ouvriers étrangers qui partent à l’aube et ne reviennent que le soir. La rue des Canettes où se trouve notre hôtel est une vieille petite rue étroite qui commence rue du Four et finit place Saint-Sulpice. De l’angle de la rue on aperçoit une lanterne bleue, dominant un large panneau marron sur lequel est écrit le nom de l’hôtel. À l’intérieur une lumière sombre éclaire un étroit couloir qui aboutit à un escalier de bois aux marches crevassées. Une main géante indique que le bureau est au premier étage où une porte vitrée s’ouvre sur une loge de portier. À la fois comptoir, réception, salle à manger, salon, cuisine et chambre à coucher, avec çà et là quelques meubles ayant appartenu à Monsieur, qui forment un ensemble, mon « chez Swann » comme dit M. Jean Cocteau. Au-dessus, il y a cinquante-cinq logements dépourvus du moindre confort et évidemment sans aucun service. C’est là, Monsieur, dans cet hôtel médiocre et sale qui ressemble à une cave, où règne une odeur de salpêtre mêlée à celle de la soupe aux choux, que je vis dans mes souvenirs et continue à vous bien servir. Au lieu de passer mes journées à l’office à attendre Monsieur comme je le faisais boulevard Haussmann, c’est maintenant dans la petite 15 LACHGAR PROUST.p65 15 23/10/06, 10:43 cuisine de cet hôtel que je vis dans le monde qui est le vôtre, et parfois il m’arrive même de guetter votre retour où vous me mimerez votre soirée avec votre façon à vous de me rapporter du dehors la comédie et de la jouer devant moi. * Tout ce qui n’est pas vous m’énerve au dernier point. * En dehors de penser à vous, je ne fais rien, comme dans le contrat passé entre nous. Vous m’aviez engagée parce que je ne savais rien faire – surtout jamais de cuisine !... Trop habituée à me coucher le matin, le temps n’est plus pour moi divisé en heures, le temps est hors du temps. * Monsieur, vous qui saviez tout sans qu’on s’en aperçoive, vous qui notiez les moindres détails mieux qu’un peintre ; vous, Monsieur, qui m’avez si bien connue, vous le savez, n’est-ce pas, que je ne suis pas une femme à tirer des feux d’artifice, à me vanter de choses qui n’existent pas, ni à sonner par orgueil les cloches à toute volée. Diable ! Estce que je m’occupe de Pierre ou de Paul ? Voyez16 LACHGAR PROUST.p65 16 23/10/06, 10:43 vous ça ! Monsieur, un bruit court les ruelles du quartier de Saint-Sulpice. On dit « que j’ai l’allure d’une grande dame forte et décidée qui aurait subi des revers et qui, pour affronter les frais d’une existence effacée, aurait ouvert un hôtel pour logement à la semaine ou au mois » ; on dit également : « la fameuse Céleste a dans les yeux une lueur de rêve ». On est allé jusqu’à affirmer : « Céleste Albaret est une grande dame par la grâce d’un grand écrivain, Marcel Proust, avec la mise soignée d’une campagnarde qui s’est mêlée à la vie du monde et qui s’est accomplie sous le règne du raffinement. » Je me souviens qu’un jour, Monsieur, vous m’avez dit que je ressemblais à « Lady de Grey6 » en m’expliquant que c’était une célèbre beauté anglaise. Devant un tel compliment, je crois vous avoir répondu : « Vous vous moquez encore de moi, Monsieur. » Sachez, Monsieur, qu’ici rue des Canettes comme au 102, boulevard Haussmann je porte toujours une robe de soie noire et ne mets jamais de tablier. Votre amie Mme Scheikévitch7 m’a dit l’autre jour en venant me faire une petite visite : « Madame Albaret, le seul froissement de la soie annonce votre arrivée. » Quant à M. Christian Murciaux8 qui a la passion de votre œuvre et qui voulait savoir à quoi ça ressemblait la gouvernante de Marcel Proust, m’a déclaré : « Votre snobisme, Céleste, est une espèce de complexe inguérissable ! » * 17 LACHGAR PROUST.p65 17 23/10/06, 10:43 Ce que j’aime avec Odilon, c’est que je n’ai rien à craindre, avec lui, je peux me montrer telle que je suis, même dans mes mauvais côtés. Il le sait bien, lui, que je ne suis bien qu’avec vous et que, si je ne parle pas de vous, je tourne à l’aigre. * Vous ai-je dit, Monsieur, que je fus baptisée Augustine et que mon second prénom était celui de ma mère Célestine. Mais personne, ni ma famille, ni les gens de mon village, ne m’ont appelée autrement que Céleste. * Pour moi le passé n’est pas loin. Et puis, Monsieur, on se rappelle ce qu’on veut, n’est-ce pas ? Cela peut m’arriver de me montrer de prime abord très réticente pour défendre notre univers contre l’étranger qui pourrait en médire, d’autant que jamais, il pourra autant que moi en connaître ni en goûter les richesses. Lorsque je discute dans ma tête avec vous, si une pensionnaire de l’hôtel pousse la porte pour me demander : « Madame Céleste, pouvez-vous me prêter votre fer à repasser ? » Je lui réponds au galop et reviens aussitôt auprès de vous, car je sais que vous n’aimez pas attendre. * 18 LACHGAR PROUST.p65 18 23/10/06, 10:43 Depuis votre mort survenue le 18 novembre 1922, vous demeurez en moi, vous survivez en moi, et vous vous y multipliez par le nombre des souvenirs qui se rattachent à vous. Tous les jours, j’explore des zones inconnues de mon chagrin qui s’étend toujours plus infini. Votre image se cristallise en moi, elle se stylise à mon insu et c’est une image générale parfaite qui se substitue à celles des dernières années, avec vos détresses, votre affaiblissement continu, vos douleurs, vos renvois de docteurs. Souvent, je me dis comment a-t-il pu travailler dans sa fragilité inouïe ? Comment ses nerfs ont-ils tenu ? * Je me dis souvent : « Qu’un être d’exception, comme M. Marcel Proust ait pu s’intéresser à moi, se plaire avec moi, être heureux avec moi, je ne le comprendrai jamais ! » * Rêve. La nuit dernière j’ai entendu votre voix. Votre voix qui avait de si beaux yeux noirs, pénétrants d’intelligence et bistrés par l’insomnie. M. Antoine, le concierge du 102, m’appelle afin que je vous prévienne de la présence de M. François votre coiffeur. Je vous le dis tout net, Monsieur, je n’ai jamais aimé M. Antoine. C’était un homme qui faisait des trous à la lune, tantôt pour une chose, tantôt pour une autre. 19 LACHGAR PROUST.p65 19 23/10/06, 10:43 Dans votre chambre les nuages se pressaient poussés par un vent qui en chassait toujours de plus sombres. Ensuite la pluie se mit à tomber avec la force de mille torrents comme chez nous à Auxillac. Vous étiez installé dans votre lit vêtu de votre pardessus à doublure de carreaux noirs et blancs, ce pardessus vous servait de robe de chambre (comme dans la réalité). Je vous parlais et je vous faisais sourire. C’était l’illusion absolue de la vie, et je pensais : « Peut-être M. Proust n’est pas mort. » Votre lampe de chevet s’élargissait et disparaissait sous la brume d’une fumigation. Pourquoi suis-je allée à la fenêtre ? Pourquoi ai-je ouvert la fenêtre ? Et Monsieur qui me souriait toujours sans me gronder ! Sur le boulevard Haussmann les bleus avaient rejoint les gris sombres. Toutes les nuances se fondaient dans une encre qui ressemblait à celle employée par Monsieur. Vos yeux, Monsieur, semblaient voir au-delà de ce que vous regardiez. À côté de votre lampe de chevet il y avait vos carnets de notes, vos cahiers et un grand accordéon des papiers collés. Tandis que j’étais en train de compter vos douze paires de lunettes, vous m’avez dit : « Madame, je vais vous donner quelques conseils, en espérant que vous en ferez bon usage : ne me posez jamais de questions, ne me coupez jamais la parole, ne me parlez jamais de l’heure qu’il est et du temps qu’il fait dehors. » Puis vous avez fermé les yeux en me disant : « J’ai besoin de repos. » * 20 LACHGAR PROUST.p65 20 23/10/06, 10:43 Il y a des rues dont les pavés me sont de petits calvaires, depuis qu’ils ne sont plus que l’écho triste des jours anciens. * Rêve. Les persiennes étaient fermées dans votre chambre, et les doubles rideaux tirés. Soudain le décor change. Vous marchez, Monsieur, sur la digue à Cabourg. Il fait une chaleur bleue mais vous avez un parapluie pour vous défendre des derniers rayons du soleil. Vous portez un pardessus de vigogne gris perle. À nouveau le décor change. Nous sommes dans votre chambre. Vous êtes dans votre lit et d’une voix très douce et prudente vous me parlez, vous me parlez... et j’ai l’impression de suivre un long fleuve... Ce qui m’étonne c’est que vous vous mettez à travailler tout en continuant à me parler... Vous tricotez au lit, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, vous exécutez une interminable écharpe de mots... Point de jersey ? Point de croix ? Point mousse ? – Puis, vous démaillez et remaillez des pages et des pages et encore des pages que vous déplacez, arrangez, découpez, réduisez, rallongez. Ensuite vous corrigez à la main les dactylographies, puis les épreuves par des corrections qu’il vous faudra encore corriger à leur tour. Vous écrivez sur vos genoux, sans table, sans rien, dans le vide. Soudain vous me donnez l’ordre de prévoir une bouteille de cidre bouché ainsi que des pommes 21 LACHGAR PROUST.p65 21 23/10/06, 10:43 de terre frites pour vingt-trois heures, car vous attendez la visite de M. Morand. Alors avec beaucoup de grâce et de délicatesse vous m’avez dit : « Chère Céleste, est-ce que je pourrais vous demander de téléphoner à M. Morand en lui répétant fidèlement, mot pour mot, ceci : « M. Marcel Proust dînera volontiers avec M. Morand ce soir, que M. Morand invite qui il veut, si ça l’ennuie de dîner seul avec M. Marcel Proust, mais comme M. Marcel Proust n’est pas rasé, M. Marcel Proust prie M. Morand de ne pas lui faire de surprises avec les dames. » Vous avez l’air plus malade que jamais, votre figure si fine est mangée aux tempes par les cheveux noirs... Puis, vous vous remettez à votre tricotage, enseveli dans votre désordre de feuilles, de lettres que vous avez reçues, de cahiers, d’ordonnances, de factures et de livres. Les paperoles sont sur votre lit, les journaux amoncelés sur les draps... « Il y a de l’héroïsme dans votre désordre. De la noblesse aussi. » À brûle-pourpoint vous me dites : « Le bain d’âmes a été si bon aujourd’hui que j’en ressors réconforté. » De but en blanc, votre chambre se retourne comme un gant. Et tandis que je m’entends vous dire : « Que Monsieur n’oublie pas, s’il sort ce soir, d’emporter ses instruments de mesure. » Je vois des étoiles, et des étoiles derrière les étoiles, rien qu’une poussière d’étoiles. * 22 LACHGAR PROUST.p65 22 23/10/06, 10:43 DU MÊME AUTEUR AUX ÉDITIONS DE LA DIFFÉRENCE Sept rêves avec Marcel Proust, récit, coll. « Littérature », 1997. Les Pantoufles de Max Jacob, récit, coll. « Littérature », 2001. Arrestation et mort de Max Jacob, essai, coll. « Littérature », 2004. Quelques jours à Twilightstrasse, récit, coll. « Littérature », 2006. Belladone &Co, poèmes, coll. « Clepsydre », 2008. Carbone 14, récit, coll. « Littérature », 2010 (illustré par Giovanna). Max Jacob et mademoiselle Infrarouge, récit, coll. « Littérature », 2012. CHEZ D’AUTRES ÉDITEURS Instants, poèmes, Chaix, 1954. La Walkure, poèmes, Chaix, 1956 (illustré par Jean Cocteau). États, poèmes, Breton, 1969 (illustré par Alicia Pénalba). Éclats, poèmes, Breton, 1971 (illustré par Jean Peyrissac). Anneaux, poèmes, Authier, 1973. Oratorio, poème, Oberlé, 1974 (illustré par Nicole Carrière). Variations, poèmes, Authier, 1976. Motets à Solange, poèmes, Caractères, 1980. Max Jacob, album, Veyrier, 1981 (postface de Henri Sauguet). Colette, album, Veyrier, 1983. 99 pulsations à la minute, poèmes, Rougerie, 1983. Madame de Guermantes est sortie à pied, poèmes, Rougerie, 1986. Sequenza, poèmes, Poésie présente, Cahiers trimestriels de poésie, n° 64, Rougerie, 1987. Sequenza, poèmes, Rougerie, 1988 (illustré par Michel Rico). Fantaisies pour piano-forte, poèmes, Rougerie, 1990 (illustré par Lucien Lautrec). La Passante en ré mineur, poèmes, Rougerie, 1993. Carmen Baron, Instants d’une vie (témoignages dans un ouvrage collectif), Éd. du Saule, 1995. Le Rendez-vous en fourrure, poèmes, Rougerie, 1997 (illustré par Agueda Lozano). Saison Bleu Louise, poèmes, Rougerie, 2001. Accès de fièvre, poème, coll. « Duo », Maeght éditeur, 2004 (illustré par Rita Pacifici Perraudin). © SNELA La Différence, 30, rue Ramponeau, 75020 Paris, 2007. Vous, Marcel Proust.indd 4 21/10/2015 19:03:30