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lina lachgar
vous, marcel proust
Journal imaginaire de Céleste Albaret
Suivi des rapports de Police judiciaire
jusqu’alors classés confidentiels
sur la maison de passe pour homosexuels
tenue par Albert Le Cuziat
(Jupien dans La Recherche).
LITTÉRATURE
ÉDITIONS DE LA DIFFÉRENCE
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À Solange Bertagna-Dalaise
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Les soirs où Marcel Proust, ne pouvant venir,
désirait s’excuser tout spécialement, il envoyait
en mission extraordinaire Céleste Albaret : très
grande, très blanche, serrée dans une jaquette
de loutre ajustée à la taille comme celle de la
reine Alexandra, un minuscule manchon de
loutre à la main, des tresses blondes coiffées très
plat, très serré autour de la tête, Céleste avait
l’allure étonnante d’une dame de Bastien Lepage
qui aurait été la confidente de Charles Haas.
Paul Morand
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Une nuit Monsieur m’a dit : « Ma chère Céleste1, je me demande ce que vous attendez pour
écrire votre journal. » Moi, je me suis mise à rire :
« Je vois cela, Monsieur. Encore une petite moquerie comme vous aimez à m’en faire. – Je suis
sérieux, Céleste. Personne ne me connaît vraiment,
que vous. Personne ne sait comme vous tout ce
que je fais, ni ne peut savoir tout ce que je dis.
Après ma mort, votre journal se vendrait plus que
mes livres. Si, si, vous le vendriez comme le boulanger vend ses petits pains le matin, et vous gagneriez une fortune2. » Longtemps j’ai repoussé
l’idée d’écrire mon journal, je me disais : Est-il
encore temps ? Suis-je en état ? Saurais-je écrire ?
Et je n’ai pas d’orthographe ! Devrais-je avouer
ma jalousie ? Devrais-je tout dire ? Tout ! Du vivant de Monsieur je ne l’ai pas fait, ce n’est pas
maintenant que je vais le faire ! J’y ai mûrement
réfléchi en pesant le pour et le contre avant de prendre une décision, jusqu’à ce qu’un jour, écrire en
« disant tout » me semble une chose toute simple,
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comme si non seulement mon humeur nouvelle
avait changé mes hésitations mais que les choses
hors de moi les avaient rendues plus faciles. C’est
ainsi. Je décidai donc d’écrire en disant « tout ».
Car, grand merci ! Seigneur, Vierge Marie ! me
disais-je, la fautive, si faute il y a, ce n’est pas
moi, c’est votre main... Puis, petit à petit, l’idée
de rassembler certains moments forts passés avec
vous, Monsieur, en y joignant les récits de mes
rêveries, de mes rêves et de mes cauchemars dans
une espèce de « fourro bourro3 » comme on dit
chez nous à Auxillac fit son chemin et s’installa
définitivement en moi. Votre souvenir étant fixé
dans mon cerveau, obsédant et presque intolérable, je décidai de m’épancher, en donnant une belle
récréation à ma mémoire. Car parler de vous, penser à vous, revivre avec vous l’époque du 102, boulevard Haussmann est le signe assuré de mon
contentement. Et puis ce qui me poussa à prendre
plus vite ma décision fut une réflexion qu’Odilon4
me fit : dans notre chambre attenante à la cuisine,
il m’entendait sans cesse causer toute seule de vous
à mi-voix et ceci même après le départ des journalistes ou des amis de Monsieur qui étaient venus
me poser toutes sortes de questions à votre sujet.
Certes, à force de vivre de votre vie avec les yeux
de ce que mon instinct avait suffisamment flairé,
je me suis donc mise à écrire et j’ai trouvé que
c’était vivre encore plus fort dans votre souvenir
qui est devenu pour moi plus qu’une tendresse mais
une religion dans laquelle les pensées anciennes
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que j’évoque montent vers vous comme des prières. Si j’appelle journal ce méli-mélo qui ne tient
compte ni de l’horloge ni du calendrier c’est parce
je ne trouve pas d’autre mot.
Dois-je vous avouer, Monsieur, que j’entends
toujours la sonnette qui m’annonçait que Monsieur
avait besoin de moi et quand je veux l’entendre de
plus près c’est en moi-même que je suis obligée de
descendre. En mêlant le passé et le présent je vais
consigner ma vie alimentée par vous, sous forme
de notes comme si je dressais une liste sur laquelle
s’accumuleront au hasard des impressions, des réflexions que je jugerai utiles au fur et à mesure
qu’elles me viendront à l’esprit.
*
À cette période de mon existence où je me suis
installée avec Odilon 14, rue des Canettes dans le
VIe arrondissement à l’hôtel d’Alsace-Lorraine, la
mémoire dont je fais preuve est sans doute en partie le résultat d’un sommeil discontinu, fragmenté
en courts épisodes qu’interrompent l’aboiement
d’un chien, les pleurs d’un enfant, un bruit suspect,
et toujours l’éternelle rengaine : « Patron, monsieur
Odilon, allez chercher les flics ! », ou une insistante
sensation d’inconfort lorsque le petit chauffage
d’appoint ne parvient pas à dissiper la fraîcheur de
la nuit.
*
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Il est vrai que depuis l’absence de Monsieur,
mon sommeil est tout bouleversé car au temps de
Monsieur, je ne me couchais pas à la même heure.
Monsieur travaillait la nuit et pouvait avoir besoin
de moi, j’étais toujours aux écoutes, et quand Monsieur sortait, je l’attendais, et lui en revenant me
« faisait salon » en me racontant sa soirée. Que de
fois, quand Monsieur me disait : « Bonsoir », il était
neuf heures, dix heures du matin... Le drôle de l’affaire c’est que ce qui me chamboulait alors me manque aujourd’hui.
*
Lorsque je ne dors pas, je ne vois rien d’abord
que les murs noirs de notre chambre comme des
plaques d’encre humide et luisante. La grande nuit
impénétrable s’étend jusqu’à l’horizon. Puis lentement, comme on verrait dans un vaste miroir
s’attirer et se nuire l’amour, le respect, la fatigue
et l’absence, je vois Monsieur couché dans son
lit. Vous êtes comme une ombre illimitée. Moi,
debout au pied de votre lit je vous écoute. Parfois, il arrive que j’aperçoive une bande très basse
de ciel bleu qui me dit que ma vie est toujours
avec vous, et cela me fait chaud au cœur. On peut
dire que je vis dans le temps vécu avec Monsieur
et le thésaurise en le ramenant inlassablement en
moi.
*
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Après la mort de Monsieur nous avons eu une
fille, Odile Marcelle. En janvier 1924 nous avons
acquis en empruntant (nos économies n’ayant pas
suffi) un fonds de commerce d’hôtel meublé5 : l’hôtel
d’Alsace-Lorraine. Établissement misérable comme
tous ceux des environs où on loue les chambres au
mois. Les occupants sont en partie des ouvriers étrangers qui partent à l’aube et ne reviennent que le soir.
La rue des Canettes où se trouve notre hôtel est une
vieille petite rue étroite qui commence rue du Four
et finit place Saint-Sulpice. De l’angle de la rue on
aperçoit une lanterne bleue, dominant un large panneau marron sur lequel est écrit le nom de l’hôtel. À
l’intérieur une lumière sombre éclaire un étroit couloir qui aboutit à un escalier de bois aux marches
crevassées. Une main géante indique que le bureau
est au premier étage où une porte vitrée s’ouvre sur
une loge de portier. À la fois comptoir, réception,
salle à manger, salon, cuisine et chambre à coucher,
avec çà et là quelques meubles ayant appartenu à
Monsieur, qui forment un ensemble, mon « chez
Swann » comme dit M. Jean Cocteau. Au-dessus, il
y a cinquante-cinq logements dépourvus du moindre
confort et évidemment sans aucun service.
C’est là, Monsieur, dans cet hôtel médiocre et
sale qui ressemble à une cave, où règne une odeur
de salpêtre mêlée à celle de la soupe aux choux,
que je vis dans mes souvenirs et continue à vous
bien servir. Au lieu de passer mes journées à l’office à attendre Monsieur comme je le faisais boulevard Haussmann, c’est maintenant dans la petite
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cuisine de cet hôtel que je vis dans le monde qui est
le vôtre, et parfois il m’arrive même de guetter votre retour où vous me mimerez votre soirée avec
votre façon à vous de me rapporter du dehors la
comédie et de la jouer devant moi.
*
Tout ce qui n’est pas vous m’énerve au dernier
point.
*
En dehors de penser à vous, je ne fais rien,
comme dans le contrat passé entre nous. Vous
m’aviez engagée parce que je ne savais rien faire –
surtout jamais de cuisine !...
Trop habituée à me coucher le matin, le temps
n’est plus pour moi divisé en heures, le temps est
hors du temps.
*
Monsieur, vous qui saviez tout sans qu’on s’en
aperçoive, vous qui notiez les moindres détails
mieux qu’un peintre ; vous, Monsieur, qui m’avez
si bien connue, vous le savez, n’est-ce pas, que je
ne suis pas une femme à tirer des feux d’artifice, à
me vanter de choses qui n’existent pas, ni à sonner
par orgueil les cloches à toute volée. Diable ! Estce que je m’occupe de Pierre ou de Paul ? Voyez16
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vous ça ! Monsieur, un bruit court les ruelles du
quartier de Saint-Sulpice. On dit « que j’ai l’allure
d’une grande dame forte et décidée qui aurait subi
des revers et qui, pour affronter les frais d’une existence effacée, aurait ouvert un hôtel pour logement
à la semaine ou au mois » ; on dit également : « la
fameuse Céleste a dans les yeux une lueur de rêve ».
On est allé jusqu’à affirmer : « Céleste Albaret est
une grande dame par la grâce d’un grand écrivain,
Marcel Proust, avec la mise soignée d’une campagnarde qui s’est mêlée à la vie du monde et qui s’est
accomplie sous le règne du raffinement. »
Je me souviens qu’un jour, Monsieur, vous
m’avez dit que je ressemblais à « Lady de Grey6 »
en m’expliquant que c’était une célèbre beauté anglaise. Devant un tel compliment, je crois vous avoir
répondu : « Vous vous moquez encore de moi, Monsieur. »
Sachez, Monsieur, qu’ici rue des Canettes comme
au 102, boulevard Haussmann je porte toujours une
robe de soie noire et ne mets jamais de tablier. Votre
amie Mme Scheikévitch7 m’a dit l’autre jour en venant me faire une petite visite : « Madame Albaret,
le seul froissement de la soie annonce votre arrivée. »
Quant à M. Christian Murciaux8 qui a la passion de
votre œuvre et qui voulait savoir à quoi ça ressemblait la gouvernante de Marcel Proust, m’a déclaré :
« Votre snobisme, Céleste, est une espèce de complexe inguérissable ! »
*
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Ce que j’aime avec Odilon, c’est que je n’ai rien
à craindre, avec lui, je peux me montrer telle que je
suis, même dans mes mauvais côtés. Il le sait bien,
lui, que je ne suis bien qu’avec vous et que, si je ne
parle pas de vous, je tourne à l’aigre.
*
Vous ai-je dit, Monsieur, que je fus baptisée
Augustine et que mon second prénom était celui de
ma mère Célestine. Mais personne, ni ma famille,
ni les gens de mon village, ne m’ont appelée autrement que Céleste.
*
Pour moi le passé n’est pas loin. Et puis, Monsieur, on se rappelle ce qu’on veut, n’est-ce pas ?
Cela peut m’arriver de me montrer de prime abord
très réticente pour défendre notre univers contre
l’étranger qui pourrait en médire, d’autant que jamais, il pourra autant que moi en connaître ni en
goûter les richesses. Lorsque je discute dans ma
tête avec vous, si une pensionnaire de l’hôtel
pousse la porte pour me demander : « Madame
Céleste, pouvez-vous me prêter votre fer à repasser ? » Je lui réponds au galop et reviens aussitôt
auprès de vous, car je sais que vous n’aimez pas
attendre.
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Depuis votre mort survenue le 18 novembre
1922, vous demeurez en moi, vous survivez en moi,
et vous vous y multipliez par le nombre des souvenirs qui se rattachent à vous.
Tous les jours, j’explore des zones inconnues
de mon chagrin qui s’étend toujours plus infini.
Votre image se cristallise en moi, elle se stylise à
mon insu et c’est une image générale parfaite qui
se substitue à celles des dernières années, avec vos
détresses, votre affaiblissement continu, vos douleurs, vos renvois de docteurs. Souvent, je me dis
comment a-t-il pu travailler dans sa fragilité inouïe ?
Comment ses nerfs ont-ils tenu ?
*
Je me dis souvent : « Qu’un être d’exception,
comme M. Marcel Proust ait pu s’intéresser à moi,
se plaire avec moi, être heureux avec moi, je ne le
comprendrai jamais ! »
*
Rêve.
La nuit dernière j’ai entendu votre voix. Votre
voix qui avait de si beaux yeux noirs, pénétrants d’intelligence et bistrés par l’insomnie. M. Antoine, le
concierge du 102, m’appelle afin que je vous prévienne de la présence de M. François votre coiffeur.
Je vous le dis tout net, Monsieur, je n’ai jamais aimé
M. Antoine. C’était un homme qui faisait des trous à
la lune, tantôt pour une chose, tantôt pour une autre.
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Dans votre chambre les nuages se pressaient
poussés par un vent qui en chassait toujours de plus
sombres. Ensuite la pluie se mit à tomber avec la
force de mille torrents comme chez nous à Auxillac.
Vous étiez installé dans votre lit vêtu de votre pardessus à doublure de carreaux noirs et blancs, ce
pardessus vous servait de robe de chambre (comme
dans la réalité). Je vous parlais et je vous faisais
sourire. C’était l’illusion absolue de la vie, et je
pensais : « Peut-être M. Proust n’est pas mort. »
Votre lampe de chevet s’élargissait et disparaissait
sous la brume d’une fumigation. Pourquoi suis-je
allée à la fenêtre ? Pourquoi ai-je ouvert la fenêtre ? Et Monsieur qui me souriait toujours sans me
gronder ! Sur le boulevard Haussmann les bleus
avaient rejoint les gris sombres. Toutes les nuances
se fondaient dans une encre qui ressemblait à celle
employée par Monsieur. Vos yeux, Monsieur, semblaient voir au-delà de ce que vous regardiez. À
côté de votre lampe de chevet il y avait vos carnets
de notes, vos cahiers et un grand accordéon des
papiers collés. Tandis que j’étais en train de compter vos douze paires de lunettes, vous m’avez dit :
« Madame, je vais vous donner quelques conseils,
en espérant que vous en ferez bon usage : ne me
posez jamais de questions, ne me coupez jamais la
parole, ne me parlez jamais de l’heure qu’il est et
du temps qu’il fait dehors. » Puis vous avez fermé
les yeux en me disant : « J’ai besoin de repos. »
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Il y a des rues dont les pavés me sont de petits
calvaires, depuis qu’ils ne sont plus que l’écho triste
des jours anciens.
*
Rêve.
Les persiennes étaient fermées dans votre chambre, et les doubles rideaux tirés. Soudain le décor
change. Vous marchez, Monsieur, sur la digue à Cabourg. Il fait une chaleur bleue mais vous avez un
parapluie pour vous défendre des derniers rayons
du soleil. Vous portez un pardessus de vigogne gris
perle. À nouveau le décor change. Nous sommes
dans votre chambre. Vous êtes dans votre lit et d’une
voix très douce et prudente vous me parlez, vous
me parlez... et j’ai l’impression de suivre un long
fleuve... Ce qui m’étonne c’est que vous vous mettez à travailler tout en continuant à me parler... Vous
tricotez au lit, une maille à l’endroit, une maille à
l’envers, vous exécutez une interminable écharpe
de mots... Point de jersey ? Point de croix ? Point
mousse ? – Puis, vous démaillez et remaillez des
pages et des pages et encore des pages que vous
déplacez, arrangez, découpez, réduisez, rallongez.
Ensuite vous corrigez à la main les dactylographies,
puis les épreuves par des corrections qu’il vous faudra encore corriger à leur tour. Vous écrivez sur vos
genoux, sans table, sans rien, dans le vide.
Soudain vous me donnez l’ordre de prévoir une
bouteille de cidre bouché ainsi que des pommes
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de terre frites pour vingt-trois heures, car vous attendez la visite de M. Morand. Alors avec beaucoup de grâce et de délicatesse vous m’avez dit :
« Chère Céleste, est-ce que je pourrais vous demander de téléphoner à M. Morand en lui répétant fidèlement, mot pour mot, ceci : « M. Marcel
Proust dînera volontiers avec M. Morand ce soir,
que M. Morand invite qui il veut, si ça l’ennuie de
dîner seul avec M. Marcel Proust, mais comme
M. Marcel Proust n’est pas rasé, M. Marcel Proust
prie M. Morand de ne pas lui faire de surprises
avec les dames. »
Vous avez l’air plus malade que jamais, votre
figure si fine est mangée aux tempes par les cheveux noirs... Puis, vous vous remettez à votre
tricotage, enseveli dans votre désordre de feuilles,
de lettres que vous avez reçues, de cahiers, d’ordonnances, de factures et de livres. Les paperoles
sont sur votre lit, les journaux amoncelés sur les
draps... « Il y a de l’héroïsme dans votre désordre.
De la noblesse aussi. »
À brûle-pourpoint vous me dites : « Le bain
d’âmes a été si bon aujourd’hui que j’en ressors
réconforté. » De but en blanc, votre chambre se retourne comme un gant. Et tandis que je m’entends
vous dire : « Que Monsieur n’oublie pas, s’il sort
ce soir, d’emporter ses instruments de mesure. » Je
vois des étoiles, et des étoiles derrière les étoiles,
rien qu’une poussière d’étoiles.
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DU MÊME AUTEUR
AUX ÉDITIONS DE LA DIFFÉRENCE
Sept rêves avec Marcel Proust, récit, coll. « Littérature », 1997. Les Pantoufles de Max Jacob, récit, coll. « Littérature », 2001.
Arrestation et mort de Max Jacob, essai, coll. « Littérature », 2004.
Quelques jours à Twilightstrasse, récit, coll. « Littérature », 2006.
Belladone &Co, poèmes, coll. « Clepsydre », 2008.
Carbone 14, récit, coll. « Littérature », 2010 (illustré par Giovanna). Max Jacob et mademoiselle Infrarouge, récit, coll. « Littérature », 2012. CHEZ D’AUTRES ÉDITEURS
Instants, poèmes, Chaix, 1954.
La Walkure, poèmes, Chaix, 1956 (illustré par Jean Cocteau).
États, poèmes, Breton, 1969 (illustré par Alicia Pénalba).
Éclats, poèmes, Breton, 1971 (illustré par Jean Peyrissac).
Anneaux, poèmes, Authier, 1973.
Oratorio, poème, Oberlé, 1974 (illustré par Nicole Carrière).
Variations, poèmes, Authier, 1976.
Motets à Solange, poèmes, Caractères, 1980.
Max Jacob, album, Veyrier, 1981 (postface de Henri Sauguet).
Colette, album, Veyrier, 1983.
99 pulsations à la minute, poèmes, Rougerie, 1983.
Madame de Guermantes est sortie à pied, poèmes, Rougerie, 1986.
Sequenza, poèmes, Poésie présente, Cahiers trimestriels de poésie,
n° 64, Rougerie, 1987.
Sequenza, poèmes, Rougerie, 1988 (illustré par Michel Rico).
Fantaisies pour piano-forte, poèmes, Rougerie, 1990 (illustré par
Lucien Lautrec).
La Passante en ré mineur, poèmes, Rougerie, 1993.
Carmen Baron, Instants d’une vie (témoignages dans un ouvrage
collectif), Éd. du Saule, 1995.
Le Rendez-vous en fourrure, poèmes, Rougerie, 1997 (illustré par
Agueda Lozano).
Saison Bleu Louise, poèmes, Rougerie, 2001.
Accès de fièvre, poème, coll. « Duo », Maeght éditeur, 2004 (illustré
par Rita Pacifici Perraudin).
© SNELA La Différence, 30, rue Ramponeau, 75020 Paris, 2007.
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