Exercices du livre/Lignée humaine Exercice 7 page 105 PB : On
Transcription
Exercices du livre/Lignée humaine Exercice 7 page 105 PB : On
Exercices du livre/Lignée humaine Exercice 7 page 105 PB : On cherche à valider la place de l’Homme de Néandertal et de l’Homme de Cro-Magnon dans la phylogénie du genre Homo. On compare une portion d’ADN mitochondrial chez 5 homo sapiens, 3 néandertaliens, 2 chimpanzé et 2 Homme de Cro-Magnon Cette comparaison permet de quantifier les différences génétiques entre les individus étudiés. Ita Ita 0 Afri 1 Chin 2 N. am Rus 2 1 Cm 1 1 Cm2 2 Nean1 Nean2 Nean3 Chim1 Chim2 8 9 9 22 16 Ainsi, les cinq individus actuels appartenant à Homo sapiens ne diffèrent que par deux ou trois nucléotides sur la séquence étudiée (longue d’une centaine de nucléotides).(On compare alors les autres individus étudiés avec l’individu « italien » = homo sapiens (peu de ≠ avec les autres H.sapiens) La différence n’est pas plus importante avec les deux spécimens de Cro-Magnon, ce qui confirme que ces derniers, même s’ils sont plus anciens, appartiennent bien eux aussi à l’espèce Homo sapiens. Les trois spécimens de Neandertal montrent un nombre de différences plus important avec la séquence de référence : environ 10 %. Remarquons cependant qu’ils diffèrent très peu entre eux. Il est donc légitime de considérer qu’ils forment une espèce distincte. La différence est plus importante avec les Chimpanzés (plus de 20 %) qui n’appartiennent pas à la lignée humaine. Ces résultats sont donc en parfait accord avec la phylogénie du genre Homo. Actuellement admise Arbre établi avec phylogène * (voir plus loin, exercice 9) : Néandertal : http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-homo-neanderthalensis.php La préhistoire : http://www.hominides.com/html/prehistoire/prehistoire.php Des phylogénies en discussion : chaque nouvelle découverte remet en question la phylogénie établie (homme de Flores, Homme de Denisova…) : http://acces.enslyon.fr/evolution/evolution/accompagnement-pedagogique/accompagnement-au-lycee/terminale2012/un-regard-sur-levolution-de-lhomme/Vue-densemble/les-phylogenies/ Exercice 8 page 105 1-b 2-c Exercice 9 page 106 PB : On cherche à valider la proposition de création d’une nouvelle espèce d’Homo suite à la découverte de 12 individus fossiles datés de –95 000 à –12 000 ans sur l’île de Flores en Indonésie. Saisie des informations Datations : –95 000 à –12 000 Localisaton : Indonésie + doc 3 Déductions Homo sapiens : +/-200 000 à aujourd’hui prtout sur terre Homo erectus : partout mais disparition – 150 000 ans Homo néandertalensis’ uniquement en Europe de l’ouest. cohérent avec un Homo sapiens. L’âge des fossiles trouvés semblerait correspondre à l’espèce Homo sapiens. Saisie des informations La comparaison des crânes d’homo sapiens et de LB1 montre : - Des caractères dérivés communs : • Face redressée, • Canines réduites, • Mâchoire en V ( ?), • Trou occipital centré. Des caractères primitifs : • La capacité crânienne est faible, même si l’on tient compte de la petite taille du spécimen étudié. • Os du crâne épais ≠ Homo sapiens. • L’Homme de Flores ne possède pas la forme particulière du poignet qui caractérise Homo sapiens et Homo néandertalensis Déductions Des caractères qui caractérisent l’appartenance à la lignée humaine et au genre Homo mais Homo <-> volume crânien >600 cm3 !! Saisie des informations • Les outils associés à l’Homme de Flores sont relativement diversifiés, retaillés à partir d’éclats, sans être finement taillés. Déductions Sa culture le rapprocherait plus d’Homo erectus, mais les dates ne correspondent pas descendance de populations d’Homo erectus ? …cependant certaines caractéristiques montrent qu’il n’appartient pas à Homo sapiens et ne partage pas d’ancêtre commun avec Homo neandertalensis. Mise en relation : Ainsi, il apparaît que ce fossile ne correspond à aucune des espèces humaines jusque-là décrites. Pourtant, ce fossile est bien celui d’un Homme : la photographie de son crâne montre que celui-ci est très différent de celui des Australopithèques : la face est redressée et allégée (caractère lié à la réduction de la face) le trou occipital centré (caractère lié à une bipédie permanente) Homininé ; Par ailleurs, il façonne des outils diversifiés et retaillés (activité culturelle élaborée Homo). Ces critères permettent de le classer dans le genre Homo, ce qui est de plus cohérent avec sa datation. La forme du poignet montre que cette espèce ne partage pas d’ancêtre commun exclusif avec Homo sapiens et Homo neandertalensis. Ses caractères (faible capacité crânienne, os crâniens épais, outils assez rudimentaires) permettent plutôt de le rapprocher d’H. erectus. Il pourrait donc s’agir d’un rameau ayant évolué à partir d’une population d’H. erectus, sous l’effet des caractéristiques de l’environnement local : isolement insulaire ayant conduit à une spéciation. NB : nous avons déjà parlé de l’effet de l’insularité nanisme ou gigantisme (page 47) *Dans un premier temps, il est judicieux de ne pas prendre en compte l’Homme de Florès lors de la construction de l’arbre. En revanche c’est un excellent support pour réfléchir sur le fait que la place d’un taxon sur un arbre dépend des caractères retenus. L’Homme de Florès présente une combinaison d’états ancestraux et d’états dérivés (on parle d’une évolution en mosaïque) telle que, suivant le caractère choisi, la place du taxon dans l’arbre varie. Ainsi, sa taille, sa capacité crânienne, du même ordre que celle du Chimpanzé ou des Australopithèques, et d’autres attributs (longueur des pieds, forme des os du poignet) semblent l’exclure du genre Homo. Mais les caractéristiques crâniennes voisines de celles d’Homo erectus, et pour certaines plus dérivées (face, dents), incitent à le mettre dans le genre Homo. La présence d’outils en pierre relativement élaborés à l’endroit où on a trouvé les pièces squelettiques renforce l’appartenance au genre Homo. Sa position phylogénétique est donc sujet à controverse et les spécialistes sont conduits à émettre des hypothèses pour expliquer ses caractéristiques : - Homo sapiens atteint d’une pathologie ; - Homo erectus qui aurait peuplé depuis 1Ma l’île de Florès et qui aurait évolué vers une forme naine avec réduction considérable de la capacité de la boîte crânienne ; - Autre espèce d’homininé de petite taille qui aurait quitté l’Afrique vers deux millions d’années et aurait ensuite évolué sur l’île de Florès. L'hypothèse d'un sapiens microcéphale est aujourd'hui abandonnée par la majorité des paléoanthropologues. En effet, tous les fossiles de l'homme de Florès trouvés présentent les mêmes caractéristiques crâniennes, et les caractéristiques des os du poignet et du pied sont différentes de celles des sapiens. http://www.hominides.com/html/actualites/homo-floresiensis-etude-comparative-crane-0745.php