Le démontage de la boite cotal de la voiture

Transcription

Le démontage de la boite cotal de la voiture
Moliard Jean-Marc.
[email protected]
Le 10/01/2011
Nostalgie des Vieux Volants.
http://nostalgievieuxvolant.free.fr
Restauration d’une Boite Cotal MK 35 de Delahaye 135 MS de 1948
Trois parties constituent cette restauration et font l’objet de trois documents distincts, qui
décrivent le démontage, le cahier des charges et le remontage.
I- Introduction
II- Le démontage de la boite
II-1- Extraction de la boite Cotal de la voiture
II-2- Eclatement de la boite
III- Le cahier des charges pour la fabrication et la reprise de certaines pièces
IV- Le remontage de la boite
V- Conclusion
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I-Introduction
Lorsque nous avons restauré la voiture, mon père et moi, n’avons pas souhaité ouvrir la boite,
et nous l’avons remonté après quelle est été plus de trente ans sans tourner. Elle était collée et
sa remise en route a du prendre un peu de temps, ce qui a sans doute causé une usure non
négligeable. Depuis quelques années la boite faisait un bruit de roulement en quatrième, et
avait tendance à patiner de temps à autre, ou encore elle envoyait des à-coups dans le pont
lorsque que je rétrogradais de quatrième en troisième.
Il fallait donc la réparer, mais je savais que cela n’était pas une mince affaire. Conscient que
la réparation d’une boite qui n’a jamais été démontée ne se limite pas qu’à changer
uniquement les roulements, mais que bien au contraire qu’un ensemble de pièces d’usure
doivent être changées et que ce travail mérite une attention toute particulière. J’ai donc
commencé par chercher à savoir qui étaient les personnes compétentes qui pouvaient réaliser
un tel travail. Les anciens qui excellaient dans la restauration de ce type de boite sont soit,
plus de ce monde ou en retraite. Je me suis laissé dire de quelques entreprises qui pouvaient
reprendre ce type de boite, mais sans avoir de références. J’ai lu, que des boites cassaient par
faute de bon calage du train épicycloïdal, mais je n’en doute pas il y a certainement des gens
très sérieux.
L’expérience que nous avons vécue lors de notre restauration nous a démontré que
malheureusement il y a dans notre pays beaucoup d’incompétents et d’escrocs, et nous en
avons fait très largement les frais. Tant lors de la restauration du moteur que des roues à
rayons. Il n’a pas longtemps encore, j’ai donné mes carburateurs à refaire à un soit disant
spécialiste dans la région de Caen, que je déconseille vivement, j’ai dû tout reprendre moimême et refaire des volets neufs, n’ayant pas pu récupérer ceux d’origines. C’est la première
raison pour laquelle j’ai souhaité faire ce travail moi-même. La deuxième, je suis curieux et je
voulais comprendre et maitriser cette technologie.
Je me suis rapproché du forum Salmson, j’ai découvert des gens qui ont osé s’aventurer dans
la restauration de leur boite de vitesse, et qui n’hésitent pas à communiquer avec beaucoup de
gentillesse des informations précieuses. On ne peut que saluer cette démarche.
Leurs expériences ma conforté dans le souhait d’entreprendre ce travail. Après avoir lu
quelques documentations sur la boite Cotal, comme la revue technique automobile d’août
1947, et en particulier le document réalisé par Monsieur Peloni qui m’a été prêté. Ce
document mérite d’être cité parce qu’à ma connaissance il est unique et précieux, raison pour
laquelle il faut plébisciter son auteur.
En entête du cahier des charges, je référence la société MPC située à Cugand (85) qui à
réalisée les travaux de reprise et fabrication de pièces relatives au cahier des charges que je
leur ai fourni. Sur cinq demandes de devis, c’est la seule entreprise qui à répondu et qui de
plus a fait un travail honorable.
Souhaitant apporter ma modeste contribution à la communauté des passionnés d’automobiles
d’époque, mues par des boites Cotal, j’ai décidé de faire ce document et de le rendre libre.
Mais pas libre de le publier quel qu’en soit la forme, j’en garde touts droits d’auteur.
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La connaissance des anciens et leur savoir faire s’évapore avec le temps, ils n’ont
malheureusement pas laissé d’écrits. En conséquence, ne pourrait-on pas rassembler les
expériences de chacun dans un site internet, les forums n’étant pas toujours pédagogiques.
La communication est à mon avis très insuffisante entre les collectionneurs, tant sur le plan
technique que sur passage de l’information des bonnes adresses.
II-Le démontage de la boite
II-1-Extraction de la boite Cotal de la voiture
Vu le poids de 60 Kg, la solution qui m’a parue la plus aisée pour déposer seul la boite a été la
suivante.
J’ai accouplé deux chambres à aire de 2 cv sur lesquelles j’ai placé une plaque de contreplaqué. Puis j’ai rajouté une petite plaque de contre plaque munie de roulettes pour faire
glisser la boite plus facilement. J’ai joins deux tuyaux respectifs de deux mètres de long a
chaque chambre à air, pour les gonfler et dégonfler à distance.
Voici quelques les phases successives que j’ai suivi:
Placé la voiture sur des cales de 10 centimètres pour la rehausser du sol.
Figure 1: Principe de l’élévateur à aire.
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Désolidariser l’ensemble des pièces qui vont gêner le passage de la boite par en dessous.
Puis, plancher, câbles de freins, palonnier, etc….
Prise de compteur, fil électriques, fil de masse.
Sur la Dehalaye 135 MS (1948) la distance qui sépare le carter de la cloche d’embrayage du
châssis, est de 39 centimètres. Il est par conséquent plus aisé sortir la boite avec la cloche.
Le recul de la boite ne permet pas de dégager l’arbre de boite, le basculement vers le haut ou
le bas n’est pas possible. Le levée du nez du moteur de permet pas non plus de sortir la boite
sans forcer sur la butée d’embrayage.
La solution sage est de lever le moteur de 5 centimètres avec une chèvre pour le repousser
vers l’avant de 10 centimètres. Il est donc nécessaire de démonter l’ensemble des éléments
qui viennent faire obstacle à ce déplacement, et en premier lieu le radiateur.
Figure 2: descente de la boite.
Reculer la boite puis dégonfler les chambres. Replacer le moteur sur ses supports.
Glisser la boite par le dessous, puis l’installer sur un établi ou une table.
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II-2- Eclatement de la boite
Figures 3, 4: La boite est prête pour le démontage.
Inverseur,
Le moteur qui contient
et pompe à
les électro-aimants et les
huile.
trains épicycloïdaux.
Démontage du levier de marche avant et arrière.
Retirer le
ressort et
la bille
qui est au
fond.
C’est le
guide de
fourchette,
le laisser.
Figure 5: Après démontage du levier d’inversion.
La boite de divise en deux parties. La première est celle de gauche qui contient l’inverseur de
marche et la pompe à huile et la deuxième est celle qui renferme l’ensemble du moteur de la
boite qui est la partie la plus importante.
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Bouchon
Contact
et guide
de
contact
Contact
de masse.
Goupille.
Contact
de masse
sous la
cloche.
Ecrou de
35 pas à
droite.
Clé à
douille de
35.
Boulon
Figure 6: La boite vue arrière
Démonter: Les bouchons, les contacts, les guides de contact, la cloche qui est en deux parties.
Pour l’instant ne pas toucher aux écrous des électros.
Ouverture de la boite:
Desserrer
les 13
Boulons
Le
couvercle
de pompe à
huile, ne
pas toucher
pour
l’instant.
La
pompe
à huile
Figure 7: En vue de l’ouvrir
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La boite peut alors s’ouvrir facilement.
L’axe de sortie de pompe
avec le pignon denté.
Le train de l’inverseur
qui sort aisément
Fourchette qui tombe
facilement.
Bague en bronze
qui est usée, qui
vient se loger dans
l’axe de sortie de
pompe.
Couronne qui
revoit le train de
l’inverseur
L’électro
A
Figures 8, 9: Vue de la boite ouverte
Démontage de la partie I qui contient l’inverseur de marche et la pompe à huile
Enlever le train d’inversion de marche, il se replace facilement.
Figure 10: Train d’inversion de marche en place.
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Figure 11: Le train satellitaire de l’inverseur démonté.
Démontage du couvercle de pompe.
Démontage de la pompe avec sont arbre et le roulement.
Avec un maillet en bois l’ensemble sort de l’intérieur vers l’extérieur.
Le
corps
de
pompe
Figure 12: Sortie de pompe avec l’arbre d’entrée.
Le démontage complet de la pompe:
Dévisser l’écrou de 35 pas à gauche avec une clé à douille de corps très fin.
Dégager l’ensemble sans frapper sur le corps de pompe qui est très fragile mais seulement en
agissant sur le roulement. La bague cylindrique intérieur de la pompe, est monté glissante très
durement sur l’arbre juste après le filetage. Le filetage est lécher lors du démontage et il
faudra peut être remettre un petit coup de filière.
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Rondelle
clinquant
Retenu
d’huile
Ecrous de 35,
pas à gauche.
Le filetage
est très fin.
Clé à œil fine
La pompe est montée
sur le support de la
palette, lequel est
montée serrée sur
l’arbre.
Rondelle
clinquant
Douille qui
supporte le
train
inverseur
Le roulement
est monté
serré sur
l’arbre
Pignon non
démontable
Figure 13: L’arbre d’entrée avec la pompe
La pompe:
Le principe: Une palette tourne dans un excentrique en oscillant qui ramasse l’huile comme
une cuillère pour l’évacuer vers l’intérieur de l’arbre.
Figure 14: La palette dans la pompe.
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Figure 15: La palette dans la douille.
Figure 16: Positionnement de la douille.
Lorsque la palette est placée dans la douille et la douille placée dans la pompe, la palette
tourne dans la zone excentrique en se déplaçant dans la douille.
Manuellement il est possible d’apprécier le jeu fonctionnel de la palette. Ce jeu doit être faible
soit environ 1/10 mm (voir cahier des charges).
Si le jeu n’est pas acceptable, il est donc préférable de refaire une nouvelle palette dans la
même matière ou de la recharger.
Nettoyer le carter de la partie I, démonter la couronne fendue fixé au fond, puis la remontée.
Fourchette
Couronne
dentée.
Collage d’un
plastic pour
tester la pompe à
huile au
remontage.
Figure 17: Le carter coté pompe.
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