Semaine : 6- 2016 Au niveau de la France

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Semaine : 6- 2016 Au niveau de la France
Semaine : 6- 2016
Au niveau de la France :
• Economie française : premier bilan 2015 et
perspectives 2016
Selon les premières estimations de l'INSEE, l'activité économique de la France,
à l'image de l'économie mondiale, s'est montrée peu dynamique avec un taux de
croissance du PIB de 1,1% contre 0,2% en 2014. En raison d'un taux de
chômage élevé, la hausse du pouvoir d'achat des ménages n'a pas tonifié la
consommation et les achats de logements. Faute de perspectives tangibles, les
entreprises restent prudentes dans leur politique d'embauches et
d'investissements.
Ralentissement de la croissance mondiale
Le FMI estime que l'activité mondiale a ralenti en 2015 avec une croissance de
3,1% contre 3,4% en 2014. Les économies avancées ont légèrement progressé
(+1,9% contre 1,8% en 2014), tandis que l'activité s'essouffle dans les pays
émergents, en raison de la forte baisse des cours des matières premières et
notamment du pétrole. En 2015, quelques pays occidentaux ont connu un
dynamisme économique à l'image des Etats-Unis (+2,5% de taux de croissance
du PIB) et du Royaume-Uni (2,2%). Au sein de la zone euro, l'Espagne, les Pays
Bas, la République tchèque et la Pologne ont confirmé la reprise entamée en
2014. En Chine, le taux de croissance a subi un nouveau ralentissement (+6,9%
contre 7,7% en 2014). Marquée par la persistance de la crise, le commerce
mondial ralentit. Les échanges mondiaux, qui évoluaient jusqu'en 2012 à un
rythme bien supérieur à celui du PIB, progressent désormais moins vite (+2,6%)
que la production mondiale.
Consommation peu dynamique malgré l'absence d'inflation
En France, l'absence d'inflation, en 2014 et 2015, a amélioré le pouvoir d'achat
des ménages (+1,3% par unité de consommation en 2015 après +0,7% en 2014).
Cependant, l'augmentation des dépenses (+1,4% contre +0,6% en 2014) est due
pour partie à l'achat d'énergie en hausse (+3,9% contre -8,9% en 2014), les
températures étant inférieures à celles de l'hiver précédent. Les achats de
produits manufacturés se sont accélérés (+2,1% contre +0,6% en 2014). Le taux
d'épargne s'est maintenu au-dessus de 15% du revenu disponible. Le manque de
confiance en l'avenir s'est aussi traduit par un nouveau recul des achats de
logements (-3% après -5% en 2014).
Légère hausse de l'investissement des entreprises
Le taux de marge des entreprises a bénéficié de la baisse des prix de l'énergie, du
crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et des baisses de charges,
dans un contexte de taux d'intérêt bas. Malgré ces tendances favorables, les
investissements ont progressé seulement de 2% comme en 2014. Les entreprises
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se sont consacrées aux biens d'équipement, au détriment des dépenses en
construction. Les secteurs les plus dynamiques ont été le commerce et les
services, le secteur de la construction continuant de se dégrader. Sur le front de
l'emploi, seul le secteur tertiaire crée des emplois (89 000 créations nettes dont
38 000 dans l'intérim). En tenant compte des emplois aidés, l'emploi total
augmente de 127 000 postes (32 000 en 2014). Le taux de chômage s'est, quant à
lui, stabilisé à 10,5%.
Légère reprise de l'activité en 2016
Pour le FMI, l'activité économique mondiale demeure influencée par le
ralentissement de l'économie chinoise et sa politique de relance de la demande
intérieure (consommation et investissements). L'année 2016 sera aussi marquée
par la baisse des prix de l'énergie et des matières premières ainsi que des
politiques monétaires plus souples à l'exception toutefois des Etats-Unis. En ce
qui concerne la France, les banques estiment que la croissance du PIB serait de
1,4% en 2016 et 1,6% en 2017. L'inflation augmenterait soutenue par la hausse
du prix des services et des salaires, les prix de l'énergie se stabilisant. Le niveau
du chômage, en léger recul (10,4% prévu en 2016), continuerait d'affecter le
moral des ménages et leurs dépenses (+1,4% en 2016 comme en 2015). En
revanche, l'amélioration des perspectives de croissance accélérerait la reprise des
investissements des entreprises (+2,4% prévu en 2016).
• 30 ans de chômage de masse en France...
Pourquoi ?
Comment croire que la France parviendra à retrouver le plein emploi quand cela
fait trente ans que le chômage de masse s'est installé? Pas une seule année
depuis 1983, le taux de chômage de notre pays n'est retombé sous la barre des
7%. Sur ces 32 dernières années, 25 ont tristement affiché un taux de plus de
8%, dont 7 années à plus de 9% et 4 années (dont 2015) à plus de 10%.
• Un taux de chômage moyen de 9% ces trente dernières années
En moyenne en France, le taux de chômage de ces trois dernières décennies
atteint 9%. Sur cette période, des gouvernements de gauche, de droite, parfois de
coalition étaient au pouvoir. «Les gouvernements ont, depuis François
Mitterrand, abandonné l'idée que leur action pourrait ramener le pays au plein
emploi (...). Or ce chômage de masse est un mal qui mine à la fois la
compétitivité économique et notre cohésion sociale», a déploré récemment dans
nos colonnes Bertrand Martinot, spécialiste du marché du travail, interrogé sur
la question de la fatalité du chômage dans notre pays.
• 2015, année noire pour la France
En 2015, le taux de chômage français a retrouvé ses tristes records de 1994 -un
an avant, la majorité socialiste signait une défaite marquante-, puis de 1996 et
1997, année de la dissolution ratée de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac.
Si le fléau du chômage de masse en France n'est pas nouveau, il s'est amplifié
avec la crise financière inédite que le monde a connu à partir de 2007, et qui
s'est traduite dans l'économie réelle dès 2008. Depuis, rien ne va plus. La courbe
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du chômage ne s'est pas arrêtée de grimper (du moins en variations annuelles)
malgré l'effort sans précédent de la dépense publique pour tenter de lisser les
effets de cette crise.
Pourtant, au cours des deux dernières années, le chômage a diminué de manière
continue dans l'ensemble des pays développés de l'OCDE, atteignant environ
7%. En Europe, s'il n'y a pas qu'en France que le chômage est élevé, dans tous
les autres pays européens, de l'Allemagne à la Grèce, en passant par l'Espagne,
le Portugal et la Suède, le marché du travail s'est ressaisi dans un contexte de
reprise -encore très timide- de l'économie.
• Il y a 40 ans, l'apparition du chômage dit «structurel»
Si l'on regarde la courbe du chômage sur une longue période, elle n'a
tendanciellement fait depuis 50 ans. Certes, à la fin des années 1980, le recul du
chômage coïncide avec une période transitoire d'amélioration de l'activité.
Inversement, la hausse de la première moitié des années 1990 prend place dans
un contexte conjoncturel défavorable. En revanche, la montée ininterrompue du
taux de chômage entre 1970 et 1985 ne saurait connaître d'explication liée à la
position dans le cycle économique.
En fait, le chômage explose en France à partir du milieu des années 1970, en
période de post-premier choc pétrolier (1973) qui a bouleversé le monde
économique, caractérisée en France par un ralentissement conjoint de la
croissance et de la productivité, après trente années dites «Glorieuses». C'est à
partir de là que le chômage dit «structurel» s'installe en France: il s'agit d'une
espèce de «stock» de chômage s'est accumulé, dont la France n'a plus réussi à se
débarrasser... même en période de croissance soutenue. Le taux de chômage
structurel (appelé aussi taux de chômage de long terme ou taux de chômage
d'équilibre) est celui qui ne peut pas s'expliquer par une insuffisance de l'activité
économique.
• Pourquoi le chômage structurel de masse s'est installé en France
Le calcul du taux de chômage structurel est très compliqué et critiqué selon les
méthodes, mais les ordres de grandeur proposés par exemple par Patrick Artus
dans une étude historique et économétrique du chômage structurel en France
font plutôt consensus: il était de 2% au début des années 1970, puis de 5% au
milieu des années 1980, puis 8% au milieu des années 1990, 7,5% au milieu des
années 2000 et il est à plus de 9% désormais.
«On comprend cette hausse en observant la hausse des cotisations sociales des
entreprises, du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, et depuis
2008; la hausse continuelle du niveau de salaire minimum; la dégradation de la
qualité du système éducatif; et l'absence de flexibilité du marché du travail et de
réaction des salaires réels à la situation économique», résume le directeur de la
recherche et des études de Natixis. Par ailleurs, depuis les années 1990, le
chômage structurel augmente en même temps que les employeurs ne
parviennent pas à pourvoir les postes vacants, parce que les chômeurs ne
possèdent pas les qualifications requises pour les nouveaux emplois créés.
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• D'où l'inefficacité des politiques de l'emploi en France
Le chômage structurel en France étant estimé dans une fourchette large entre 7
et 10%, le chômage conjoncturel (celui qui dépend de la conjoncture
économique) ne s'élève donc qu'entre 0 et 3%. Autrement dit, les politiques
conjoncturelles ne peuvent avoir qu'un peu d'efficacité, sinon aucune. Cela
suggère que les améliorations en France seront avant tout le fruit de réformes
structurelles du fonctionnement global de l'économie (sur l'architecture des
prélèvements et des transferts sociaux, politiques de l'emploi, de la concurrence,
de l'éducation, de la formation professionnelle...).
Si François Hollande, lors de ses vœux aux forces vives du 18 janvier dernier, a
dressé un bon diagnostic des maux français et a lui-même parlé de ce «chômage
structurel» en France, il a proposé des mesure(tte)s qui n'ont pas vocation à
repenser le modèle économique et social français. Le président compte sur le
retour de la croissance... Pourtant, «au-delà du court-moyen terme, c'est l'emploi
qui créé la croissance de la production, et non l'inverse», rappelle-t-on au
Conseil d'orientation pour l'emploi.
• Le chômage structurel de masse, «une spécificité française»
«Le chômage structurel de masse constitue une spécificité nationale qui
distingue la France des autres nations», analysait déjà Nicolas Baverez dans les
années 1990. À chaque grande crise, «la France y entre avec un certain décalage,
puis s'installe durablement dans la dépression, ce qui se traduit par des
performances sensiblement inférieurs à ses grands partenaires commerciaux d'un
côté, et par la montée d'un chômage structurel de masse de l'autre», constate
l'économiste. Ce fut le cas avec la crise de 1929 et celle des années 1970 et c'est
encore le cas avec celle de 2008. Ainsi le «chômage dépasse la dimension d'un
simple phénomène économique (...). Il constitue à la fois le témoin et le symbole
de l'incapacité des Français, en période de crise, à actualiser le contrat social qui
les lie pour se projeter, au-delà des difficultés immédiates, dans l'avenir».
• En 2015, le chômage a continué d'augmenter,
mais moins vite
L'année 2015 se termine avec 3.590.600 demandeurs d'emploi inscrits en
catégorie "A", soit une progression de 2,6% sur un an.
L'année 2015 se termine avec 3.590.600 demandeurs d'emploi inscrits en
catégorie "A", soit une progression de 2,6% sur un an. (Crédits : reuters.com)
En décembre, le nombre des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie "A" a
augmenté de 0,4% (+ 15.800). Au total, sur l'ensemble de 2015, cette même
catégorie compte 90.000 inscrits supplémentaires, soit une hausse de 2,6%.
Certes, la courbe ne s'inverse pas mais la hausse est freinée.
Une fois de plus, les dernières statistiques sur le nombre des demandeurs
d'emploi va donner lieu à bien des débats.
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D'autant plus qu'il s'agit des données du mois de décembre, ce qui permet de
dresser un bilan sur l'année. Par un curieux concours de circonstances, en
décembre, le nombre des demandeurs d'emploi inscrits en catégorie « A » a
progressé de 0,4%, soit 15.800 personnes supplémentaires. C'est quasi
exactement les mêmes chiffres qu'au mois de novembre... mais, hélas, dans le
sens inverse. Il n'y a donc pas eu une deuxième baisse mensuelle consécutive, ce
qui aurait constitué une première depuis le début du quinquennat. Le chômage
continue donc de faire du "yoyo" notamment en raison du nombre des contrats
courts.
Un record de 3.590.600 demandeurs d'emploi en catégorie "A"
Fin décembre 2015, donc, on retiendra qu'en France métropolitaine, le nombre
de demandeurs d'emploi en catégorie atteignait 3. 590 600, un record. En
progression donc de 0,4 % sur un mois, de 1,2 % sur trois mois (+42 800
personnes) et de... 2,6% sur un an, soit un peu plus de 90.000 inscrits
supplémentaires.
Si, cette fois, on ajoute les catégories « B et C » (demandeurs d'emploi ayant
exercé une activité durant le mois), au total, le nombre des demandeurs d'emploi
inscrits s'établit à 5.475.700, en progression de 0,6% sur un mois, de 1% sur
trois mois et de 5% sur un an. Si l'on incorpore les Dom, pour avoir une vision
globale, alors il y a 5.779.600 demandeurs d'emploi inscrits dans les trois
catégories, en hausse de 4,8% sur un an.
Enfin, si l'on fait le « grand » total, en prenant compte l'ensemble des cinq
catégories de demandeurs d'emploi, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle
emploi atteint... 6.510.300, soit une progression de 4,9% sur 12 mois.
Une hausse divisée par deux par rapport à 2014
On est donc loin, encore, de l'inversion de la courbe du chômage... Même si, en
regardant dans le détail, il y a quelques éléments encourageants. Ainsi, le
nombre des jeunes de moins de 25 ans inscrits en catégorie "A" a baissé de 4%
en trois mois et de 4% sur un an... De même, les plus optimistes feront observer
que si la hausse du chômage atteint 2,6% sur l'ensemble de l'année 2015
(catégorie "A"), cette progression a très nettement ralenti par rapport à 2014 où
la hausse annuelle avait été de 5,7%. La progression a donc été divisée par
deux... c'est un encouragement.
Il n'en reste pas moins que le gros point noir demeure le chômage des seniors de
plus de 50 ans: Ils sont 8,4% de plus à être inscrits en décembre à Pôle emploi
qu'un an plus tôt. C'est notamment pour cette raison que le plan d'urgence pour
l'emploi annoncé par François Hollande le 18 janvier leur est notamment
destiné, via la multiplication des contrats aidés à leur intention.
Il n'en reste pas moins qu'il va vraiment falloir que la croissance soit solide pour
qu'on assiste, enfin, en 2016 à une» vraie" inversion de la courbe du chômage.
Mais il est vrai que, mécaniquement, les prochaines mesures gouvernementales
vont bien y aider.
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• La croissance française reste toujours à la
traîne
En 2015, la France a enregistré une croissance de 1,1%, bien mieux que les
0,2% affichés en 2014, mais en-deçà du chiffre atteint par la zone euro. Le
gouvernement a enfin pu compter sur les ménages et les entreprises.
Ah, quelle est poussive la croissance en France! Alors certes, le pays a fait
beaucoup mieux en 2015 qu'en 2014 (0,2%) avec une croissance de 1,1%. Ce
chiffre conforme aux dernières prévisions du gouvernement est le plus haut
niveau atteint par la France depuis quatre ans, selon les chiffres publiés ce
vendredi matin par l'Insee. «2015 a été l'année de la reprise», commente Michel
Sapin, le ministre des Finances. Comme le premier Ministre Manuel Valls jeudi,
le locataire de Bercy assure que regain de croissance «doit s'amplifier en 2016
pour permettre d'avoir plus d'emplois». Il n'empêche, la France reste encore à la
traîne par rapport à la zone euro qui affiche une croissance de 1,5%.
Capture d'écran du site de l'OCDE: les prévisions de l'OCDE et du
gouvernement pour la France (croissance, chômage, solde budgétaire, balance
courante)
Le gouvernement a enfin pu compter sur les ménages dont la consommation a
augmenté de 1,4% en 2015 et les entreprises dont les investissements ont
progressé de 2% par rapport à 2014. La politique de l'offre, imposée par le
président de la République depuis deux ans, et notamment les allègements de
charges pour les chefs d'entreprise, semble donc porter ses fruits. En attendant
que cette tendance se confirme, les baisses conjuguées des cours du pétrole, de
l'euro et des taux d'intérêt restent des alliés inespérés pour soutenir la politique
de François Hollande. Et malgré cela, la France n'arrive toujours pas à atteindre
ce 1,5% de croissance qui lui permettrait enfin de créer des emplois. «Les
entreprises ont utilisé la ‘manne financière' du pétrole pour d'abord redresser
leurs marges», explique Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, qui prévoit une
croissance de...1,8% en 2016, alors que le gouvernement table sur 1,5%. «Bien
que poussive, 2016 sera une année de reprise avec un nouveau cycle
d'investissements et d'embauches», ajoute-t-il.
Selon l'économiste, le taux d'investissement des entreprises devrait grimper de
1,5% à 4% en 2016, le taux de marge des entreprises devrait continuer de se
redresser, en passant de 30% cette année à 32% en 2016 et 2017. «Les baisses
des cours du pétrole, de l'euro et des taux d'intérêt apporteront 0,8 point à la
croissance française en 2016: 0,4 point pour le pétrole, 0,3 point pour l'euro et
0,1 point pour les taux», poursuit-il.
• Les demandes en PTZ ont décollé en janvier
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Selon le courtier Vousfinancer.com, les premiers signes concernant la demande
montrent un vif intérêt pour le produit.
Avant les premier chiffres des signatures de crédits immobiliers via le Prêt à
taux zéro (PTZ), les premiers indicateurs concernant la demande semblent
indiquer un vif intérêt pour le produit. Selon le courtier Vousfinancer.com, "une
centaine de demandes de crédit incluant un prêt à taux zéro, dont un quart pour
des acquisitions dans l’ancien" ont été effectué sur la plateforme depuis la mise
en place de la réforme début janvier. C'est trois fois plus qu'en janvier 2015 avec
l'ancien dispositif.
Depuis le 1er janvier, le gouvernement a musclé le dispositif en l'étendant à
l'ancien et en gonflant la capacité de prêt. Les avis divergent sur son efficacité
dans un marché encore marqué par l'atonie dans la primo-accession.
Toutefois, ces chiffres concernent le niveau de demande et non le niveau de
contrats définitifs signés. "Reste à savoir si ces prêts à taux zéro seront
réellement accordés, car l’emprunteur doit justifier sur devis ou factures qu’il
effectuera bien des travaux dans les 3 ans pour un minimum de 25 % du montant
de l’opération, ce qui complexifie les démarches et allonge les délais de
traitement dans les banques", explique Sandrine Allonier, directrice des
partenariats bancaires de Vousfinancer.com.
• Tout ce qui change le 1er février 2016
Vous avez peut-être l'impression que ce n'était qu'hier soir que vous faisiez,
entre amis, le décompte de la nouvelle année, avant de déboucher le champagne,
et pourtant... le mois de janvier est déjà terminé. Place au nouveau mois de
février 2016, qui arrive avec son lot de changements, dont un qui ne plaira à
personne : l'augmentation des tarifs autoroutiers.
Gaz qui baisse et péage qui augmente
Tirés vers le bas par les prix du pétrole qui ne semblent pas vouloir freiner leur
chute, le prix du gaz va à nouveau baisser pour les ménages français. Les tarifs
réglementés pratiqués par Engie vont chuter de 1,86 % en moyenne ce mois de
février, signant, de fait, la cinquième baisse consécutive. En un an, les tarifs du
gaz naturel ont chuté de 12,6 %.
Mais une baisse ne va pas sans une hausse, il ne faudrait pas que l'on retrouve du
pouvoir d'achat ou, "pire", la capacité à mettre de côté et renflouer nos livrets A.
Alors, pour compenser la baisse du prix du gaz, ce sont les péages autoroutiers
qui augmentent ce 1er février 2016. La première hausse depuis le gel total de
2015, qui sera de 1,12 % en moyenne sur tout le territoire. Mais ce sont les
gestionnaires qui décideront des hausses, en fonction des tronçons.
Le PEL ne rapporte plus grand-chose et les motards sont plus libres
Côté banques, pas de surprise : comme prévu, le taux du PEL a baissé à 1,5 %
par an, mais uniquement pour les PEL ouverts à partir du 1er février 2016. Pour
les autres, pas de changement. Et si vous avez l'intention de changer de banque,
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un comparateur de tarifs bancaires en ligne du gouvernement est désormais
disponible.
Les automobilistes devront faire attention sur les routes : depuis ce 1er février
2016, les motards sont autorisés à rouler entre les files de voitures. Une pratique
courante autorisée par décret en Île-de-France, dans les Bouches-du-Rhône, en
Gironde et dans le Rhône.
Au niveau de l’EUROPE :
• L'UE s'attaque au financement du terrorisme
La Commission européenne a lancé mardi 2 février son "plan d'action" contre le
financement du terrorisme, ardemment réclamé par la France après la vague
d'attentats qui a frappé Paris en 2015. "Avec le plan d'aujourd'hui, nous allons
rapidement mettre un frein au financement du terrorisme, avec des propositions
législatives dans les mois qui viennent", a promis le vice-président de la
Commission, le Letton Valdis Dombrovskis, après l'adoption du projet par les
28 membres de laCommission réunis en collège à Strasbourg (est de la France).
"Toutes les mesures présentés aujourd'hui devraient être menées à bien d'ici à fin
2017", a précisé M. Dombrovskis lors d'une conférence de presse. Ce plan, qui
doit encore être validé par le Parlement et le Conseil européens (qui représente
les 28 Etats membres), s'inspire largement des propositions de la France. "Je
souhaite que nous allions vite dans la mise en œuvre", a commenté le ministre
français des Finances, Michel Sapin, très engagé depuis l'attentat contre la
rédaction de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015,
puis les attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts).
Le "plan d'action" comprend deux volets, l'un s'attaquant aux transactions --afin
que l'argent n'arrive pas dans les poches des terroristes--, l'autre ayant pour
objectif d'assécher les sources de financement, a énuméré M. Dombrovskis.
Concernant le premier volet, la Commission se focalise particulièrement sur les
cartes prépayées et les monnaies virtuelles. "Nous voulons faire reculer
l'anonymat de ces moyens de paiement électroniques", a expliqué le
commissaire européen aux Affaires économiques, le Français Pierre Moscovici,
dans un communiqué.
Les cartes prépayées, dont Bercy avait révélé l'utilisation dans la préparation des
attentats du 13 novembre pour financer voitures et appartements des assaillants,
se veulent une alternative aux cartes de paiement classiques, notamment pour
ceux qui n'ont pas de compte en banque.
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Estampillées Visa ou Mastercard et munies d'un code secret, elles permettent de
retirer du liquide dans les distributeurs, de faire des achats en magasin ou en
ligne, comme des cartes bancaires classique. Mais à la différence de ces
dernières, elles ne sont pas nominatives. Initialement distribuées par les
banques, ces cartes ciblent notamment les parents en quête d'un moyen de
paiement sûr et plafonné pour leurs enfants (il faut être majeur pour les acheter
mais pas pour les utiliser).
L'EI en ligne de mire
Quant aux monnaies virtuelles --telles que le bitcoin--, la Commission veut aussi
mieux les réguler. Ces dernières permettent de réaliser des transactions
transnationales en dehors de tout contrôle des autorités financières ou des
services de renseignement, en préservant l'anonymat des différentes parties.
La Commission prône également une coopération accrue entre les cellules
nationales de renseignement financier, comme Tracfin en France.
Egalement dans son viseur, les billets de 500 euros, coupures appréciées des
milieux du crime organisé car elles prennent peu de place et permettent ainsi de
transporter discrètement d'énormes montants. "La Commission va travailler avec
la BCE (Banque centrale européenne) et toutes les parties concernées pour voir
si une action spécifique à ce sujet est nécessaire", a-t-elle promis dans un
communiqué.
Concernant le second volet, la Commission cible deux sources de financement
en particulier: "L'exploitation abusive du commerce de marchandises qui aide
les terroristes à maquiller l'origine de certains fonds et le trafic des biens
culturels auquel se livre Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique), qui
alimente aussi ses revenus", selon M. Moscovici.
Le "plan d'action" de l'UE survient dans un contexte plus global de lutte contre
l'EI. Ainsi le 17 décembre dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté
à l'unanimité une résolution ayant pour but de frapper les jihadistes au
portefeuille en tarissant leurs sources de financement.
Les chefs d'Etat des principaux pays du monde ont demandé le 16 novembre
dernier au Groupe d'action financière (GAFI pour l'acronyme français, FATF en
anglais), organisation de lutte contre le blanchiment, de lui faire un rapport
début 2016 sur les progrès de l'assèchement des financements du terrorisme.
Au niveau International :
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• Les dix innovations technologiques les plus
prometteuses du monde en 2016
La société IKO a imaginé une prothèse pour enfant personnalisable compatible
avec des éléments Lego. C'est l'une des innovations les plus prometteuses du
monde selon Netexplo. La société IKO a imaginé une prothèse pour enfant
personnalisable compatible avec des éléments Lego. C'est l'une des innovations
les plus prometteuses du monde selon Netexplo. IKO Creative Prosthetic
System
Une prothèse en légo pour enfant, un robot qui voyage dans le corps humain...
L'observatoire Netexplo et son réseau de professeurs d'université et d'experts
internationaux ont sélectionné dix projets internationaux particulièrement
innovants.
Voici les dix innovations technologiques mondiales mises en lumière pour le
prochain Forum Netexplo qui se tiendra dans les locaux de l'université Paris
Dauphine les 10 et 11 février 2016.
1. Micro-swimmer Robot, le robot qui circule dans les veines
Le potentiel de cette innovation américaine en médecine est énorme. Terminé la
chirurgie pour déboucher des artères ou déposer précisément un médicament
dans le corps du patient! Des chercheurs de l'université de Drexler, Philadelphie,
ont développé une technologie permettant à des nano-robots de voyager dans le
corps humain: le Micro-swimmer Robot. Concrètement, des nanoparticules en
fer pilotées par un flux magnétique peuvent s'assembler et naviguer dans les
veines. Une avancée chirurgicale majeure qui pourrait être mise en œuvre dans
les quatre ans à venir.
2. IKO Creative Prosthetic System, la prothèse-jouet
Le Colombien Carlos Torres (de la société IKO) a imaginé une prothèse pour
enfant personnalisable compatible avec des éléments Lego (avec lequel il a noué
un partenariat). Grâce à l'impression 3D et un programme sur ordinateur, les
enfants ayant subi une amputation du bras ou de la main peuvent moduler à
l'infini leur prothèse avec les célèbres briques multicolores (formes, couleurs,
accessoires...). L'objet créé devient amusant et dédramatise le handicap avec des
mains tractopelles, grues, vaisseaux spatiaux...
3. Self-teaching 3D-printed robots, le robot qui s'auto-répare
Non loin du mythe de l'intelligence artificielle et de l'émancipation des robots,
voici le robot qui apprend et s'auto-corrige. Les équipes de l'université d'Oslo
(Norvège) ont conçu un programme permettant aux robots de s'adapter aux
différentes modifications de l'environnement. Équipés de ce logiciel, les robots
évaluent leur performance, optimisent leur adaptation et même s'auto-réparent.
Après diagnostic de ses besoins, le robot doté d'une imprimante 3D fabrique les
pièces qui lui sont nécessaires. Une innovation à exploiter lors des explorations
spatiales ou des catastrophes naturelles.
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4. Todai Robot Project, le robot bachelier
Après deux échecs en 2013 et 2014, il a (enfin) obtenu son bac avec une note
supérieure à la moyenne nationale, et peut entrer à l'université de Tokyo. Mais
ce n'est pas un bachelier comme les autres. Todaï est un robot. L'institut national
de l'informatique japonais, soutenu par Fujitsu, a réussi à mettre au point un
logiciel d'intelligence artificielle capable de rivaliser avec les étudiants, non pas
sur de simples QCM mais avec le même examen que pour les humains
(rédaction, analyse,...) Ses points forts: il comprend le langage humain (histoire,
français) et les mathématiques. Son point faible: doit se perfectionner en
physique, matière encore trop abstraite pour un cerveau électronique.
5. AscTec Firefly, le drone autonome
La société allemande Ascending Technologies a mis au point un drone capable
de s'auto-piloter. Equipé de six hélices et de mini-caméras ultra-légères (Real
Sense) pour une vision 3D à 360 degrés, le Firefly, est capable d'évaluer les
distances seul, d'éviter les obstacles (maison, ponts, autres drones...) et de
modifier sa trajectoire en temps réel. L'innovation vient d'être rachetée début
janvier 2016 par Intel qui voit là le potentiel d'utilisations du drone pour les
livraisons, l'inspection de lignes électriques, l'agriculture ou encore l'armée.
6. Aweza, l'appli de dialogue multilingue
Difficile parfois d'échanger en Afrique du Sud: le pays compte onze langues
officielles! L'application Aweza mise sur le "One nation, one conversation".
L'innovation du logiciel de traduction repose sur l'enrichissement permanent du
dictionnaire par un grand nombre de mots, phrases et concepts enregistrés en
version audio par la communauté d'utilisateurs. Ces derniers sont encouragés par
des jeux à enregistrer la prononciation des items, créant ainsi une grande base de
données culturelle par crowdsourcing. Les usages d'Aweza sont déjà étendus
aux médecins et intervenants dans les campagnes isolées. Lancé par une startup
sud-africaine, le projet a reçu le soutien de l'Etat.
7. BitLand, le cadastre infalsifiable
En Afrique, 90% des zones rurales ne sont pas répertoriées. Les problèmes de
titres de propriétés ou de simples adresses sont donc légion. Pour y mettre fin,
Le Ghana s'est doté d'un cadastre virtuel. L'ONG africaine BitLand s'appuie
pour ce faire sur l'usage émergent de la technologie Blockchain (conçue pour la
monnaie Bitcoin) de transaction et de sécurisation des informations. L'utilisation
de cette innovation numérique permet de gérer un cadastre fiable, infalsifiable et
consultable par tous. Les registres peuvent même être enrichis (coordonnées
GPS, précision géologique...). L'application peut développer une cartographie
plus claire des titres de propriété ou des taxes.
Autre usage de la technologie blockchain : l'utilisation de ce système de
sécurisation à toutes transactions commerciales (sans passer par la monnaie
numérique Bitcoin). L'application israëlienne Colu dote l'acheteur et le vendeur
d'une identité numérique infalsifiable pour effectuer des transactions totalement
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sûres et sans intermédiaire. Le bien réel est assigné d'une clé chiffrée (token) et
l'achat se fait simplement par simple transfert de propriété.
9. Amino, le tamagotchi biotech
Fabriquer soi-même son propre parfum, sa bière ou cultiver des bactéries ? C'est
le projet de la Canadienne Julie Legault avec son laboratoire de microorganismes accessible à tous. Le kit de fabrication de matière organique Amino,
conçu par le MIT permet de fabriquer des cellules vivantes et de gérer leurs
conditions de vie comme un animal domestique. Objectif: mieux appréhender
les avancées scientifiques via de simples expériences. Porté par la plateforme
américaine de financement participatif Indiegogo, le laboratoire de poche Amino
est accessible pour 700 euros.
10. Wonolo, l'emploi à la demande
A mi-chemin entre Tinder et Tripadvisor, Wonolo (Work Now locally) met en
relation travailleurs indépendants et employeurs (entreprise ou particulier). Une
simple description du job ou des tâches, un entretien téléphonique, pas de
diplôme requis. Un système de notation effectué en fin de mission côté
employeur et employé permet de fixer les prochaines rémunérations. Plus
l'emploi a été apprécié et plus le salarié a été à la hauteur, plus la valorisation du
salaire augmente. Une limite d'exclusion est fixée à trois avis négatifs. Une
innovation made in USA
• Regards sur le MONDE
20 millions de véhicules roulent au gaz dans le monde, dont 14 000 en France.
33 % des patrons européens attendent une amélioration de la croissance en 2016,
soit 2 fois plus que leurs homologues américains.
En France, un homme gagne 14 % de plus qu’une femme. La différence est de
11 % en Italie et en Grèce, de 18 % aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
60 % des Américains âgés de 18 ans ont leur permis de conduire. Ils étaient 80
% en 1983.
50 % de la population française vit sur 3 % du territoire.
13 bateaux de pêche chinois opéraient au large des côtes africaines en 1985.
Il y en a près de 500 aujourd’hui.
New York compte 10 000 millionnaires supplémentaires en un an.
Ils ne sont que 4 700 de plus à Los Angeles.
2 professions sur 3 sont susceptibles d’être automatisées dans le futur.
25 % des Parisiens, 37 % des Londoniens et 62 % des Bruxellois sont étrangers.
52 % des possesseurs d’iPhone estiment que leur vie dépend de leur smartphone.
C’est 43 % pour les fans d’appareils Android, 27 % pour Windows ou
BlackBerry.
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La pensée de la semaine :
« Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde
paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré
par des théories, il est régi par la réalité. « Olivier de Kersauson
L’humour
de
la
semaine :
« L'alcool tue mais combien sont nés grâce à lui ? » Pierre
DESPROGES
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