étude Ipsos
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74% des Français veulent avoir plus de moments avec leur famille Enquête sur la famille en Europe réalisée pour Disneyland Paris La famille occupe une place de premier plan parmi les valeurs des Européens, comme le révèle une étude Ipsos pour Disneyland Paris réalisée dans 6 pays. Non seulement la plupart des individus souffrent de ne pas lui consacrer suffisamment de temps au quotidien, mais ce manque de temps partagé en famille constitue même une source de regrets qui s’accroît avec le temps. La famille apparaît comme une valeur fondamentale pour les Européens C’est plus une confirmation qu’une surprise : la famille occupe une place prépondérante dans la vie des Européens. En effet, la plupart d’entre eux (82%) considèrent que les « moments qu’ils préfèrent sont ceux qu’ils passent en famille », un score similaire d’un pays à l’autre. A noter que cette opinion concerne toutes les populations, y compris les plus jeunes, bien plus attachés à l’idéal familial qu’on ne veut bien le dire parfois (69% parmi les 16-24 ans). Par ailleurs, les relations au sein de la famille apparaissent avant tout comme marquées par une forte complicité (79%) alors qu’au contraire seulement 24% des individus admettent se disputer souvent avec des membres de leur famille. Partout, la complicité l’emporte de très loin sur les tensions conflictuelles. A noter que c’est aux Pays-Bas que l’on enregistre les relations les plus « fusionnelles » au sein de la famille, avec le plus haut niveau de complicité (90%) et le plus faible niveau de dispute (12%). Principalement marquées par la bonne entente, les relations avec la famille se sont même resserrées au cours des dernières années. La famille occupe ainsi la place de refuge suprême, pourvoyeur de sécurité et de solidarité dans un contexte économique et social plus difficile qu’auparavant. Cette évolution positive concerne avant tout la famille proche, à savoir les parents et les enfants. Ainsi, 36% des individus estiment qu’ils se sont plutôt rapprochés de leurs parents au cours des 5 dernières années, contre 17% qui considèrent s’en être plutôt éloignés. L’écart est encore plus important en ce qui concerne les enfants : 49% s’en sont rapprochés, 7% s’en sont éloignés. On retrouve ce constat dans la plupart des pays de l’étude, hormis en Italie, où c’est la stabilité des relations qui prédomine. En ce qui concerne les relations avec les autres membres de l’entourage (frères et sœurs, grands-parents, amis proches), celles-ci sont plutôt restées stables au cours de la période. Si la famille reste très positivement connotée, certains éléments permettent toutefois d’apporter une certaine nuance à ce tableau. Tout d’abord, une minorité significative d’individus estiment qu’il existe aujourd’hui un fossé entre leurs valeurs et celles de leurs parents (40%). Ce score est encore plus important en Grande-Bretagne (46%) et en Belgique (45%). Ce décalage perçu est porteur de tensions potentielles entre les générations qui amènent une majorité d’individus à penser qu’aujourd’hui, « les relations entre parents et enfants sont plus difficiles qu’avant » (52%). 1 La famille, refuge salutaire pour nombre d’individus, n’est donc pas totalement à l’abri des conflits. Autre élément intéressant : si elle conserve une place de choix dans le cœur des Européens, la famille est peu à peu concurrencée par le cercle amical. Ainsi, 34% des individus au global estiment que « leurs amis proches comptent plus eux que certains membres de leur famille ». Cela concerne même 47% des individus en France, 41% en Grande-Bretagne, et 40% en Espagne, tandis que d’autres (Italiens et Néerlandais notamment) sont en radical désaccord avec cette conception. On s’approcherait donc, dans ces pays, d’une remise en cause possible de la sacralisation de la famille ou, tout au moins, d’une conception « élargie » de celle-ci, accordant des niveaux d’importance comparables aux liens du sang et aux liens amicaux. 2. Quels sont les meilleurs moments passés en famille ? Les activités préférées en famille des Européens peuvent se classer en deux grandes catégories. Tout d’abord, hors du dialogue, point de salut. Discuter, échanger des opinions avec ses proches, est la chose que les Européens préfèrent faire lorsqu’ils se retrouvent avec des membres de leur famille. Elle est citée comme une activité privilégiée par 30% d’entre eux. Ensuite, ce sont les occasions rares ou particulières qui rassemblent le plus de suffrages. Ainsi, partir en vacances ou en week-end en famille est la 2ème activité la plus citée (29%) alors que se retrouver avec ses proches pour des fêtes de famille ou occasions spéciales (du type anniversaires, Noël, Pâques) vient en 3ème position (27%). A noter que les différents pays se distinguent de manière significative en ce qui concerne l’activité familiale préférée. Ainsi, les Espagnols privilégient la discussion, l’échange (46%), les Britanniques aiment passer du temps ensemble à table (38%), tandis que les Français donnent la prime aux fêtes et occasions spéciales de se retrouver en famille (39%). De leur côté, Italiens, Néerlandais et Belges placent en première position les vacances et week-ends passés en-dehors du domicile. Quel est selon eux le plus important dans un moment passé en famille ? Les réponses sont dénuées d’ambiguïté : il s’agit en premier lieu de partager une joie, des émotions (45%), puis de se rapprocher, resserrer les liens entre les différents membres de la famille (37%). Les autres réponses viennent nettement plus loin, comme le fait de s’amuser (26%), de transmettre des valeurs (21%), vivre un moment inoubliable (20%), découvrir des choses ensemble (15%) ou faire plaisir aux autres (13%). 3. Le manque de temps passé en famille : une source de frustrations et de regrets La famille occupe une place centrale dans la vie des Européens, mais ceux-ci souffrent de ne pas lui consacrer suffisamment de temps. Ainsi, 70% d’entre eux déclarent qu’ils aimeraient consacrer beaucoup plus de temps à leur famille ; c’est particulièrement le cas dans les pays latins (Italie : 76%, Espagne : 75%, France : 74%) et parmi les individus qui vivent avec des enfants dans leur foyer. Il est vrai que ce vœu pieu correspond à une frustration réelle dans la vie quotidienne de nombre d’entre eux. Ainsi, plus de la moitié des Européens vivant avec des enfants leur consacrent moins de 2 heures par jour en moyenne, ce sont même 27% qui passent moins d’une heure avec eux au quotidien, un score qui dépasse 30% en France, en Espagne et en Belgique. Ainsi, lorsqu’on leur demande d’imaginer ce qu’ils feraient s’ils avaient un jour disponible en plus dans la semaine, c’est à leur famille que les Européens choisiraient de consacrer ce temps supplémentaire en priorité (33%), devant les loisirs personnels (29%) et le repos (25%). 2 Ce score apparaît comme nettement plus important chez ceux qui ont au moins un enfant dans leur foyer (48%). Passer ce temps supplémentaire avec sa famille est la priorité des Français, des Britanniques, des Espagnols et des Belges. Les Italiens, par contre, consacreraient avant tout ce temps à leurs loisirs personnels tandis que les Néerlandais en feraient plutôt un temps de repos. En revanche, une chose est claire : quel que soit le pays d’origine, la majorité d’entre eux préféreraient passer un peu plus de temps chaque jour en famille (56% en moyenne), plutôt que de consacrer une journée entière à une activité familiale (29%). Ce sont les Français qui se montreraient, en relatif, les plus intéressés par cette deuxième option (39%). Ce manque de temps consacré à sa famille est d’autant plus important qu’il apparaît comme irrécupérable et se traduit par des regrets qui subsistent tout au long de la vie. Ainsi, une grande majorité d’Européens admettent qu’ils auraient aimé partager plus de choses avec leurs parents lorsqu’ils étaient enfants (68%). Et cette frustration est loin de s’atténuer dans le temps, puisqu’au contraire elle tend même à progresser avec l’âge. Plus précisément, que regrettent-ils le plus ? Principalement de ne pas avoir plus échangé avec leurs parents. Là encore, la discussion, le dialogue apparaissent comme le socle fondamental des relations au sein de la famille. Ainsi, 35% d’entre eux auraient souhaité que leurs parents leur parlent plus d’eux (de leur vie, de leur métier…), et 33%, à l’opposé, que leurs parents les écoutent plus parler de leurs passions d’enfants, de leurs amis…etc. Ces deux éléments correspondent véritablement à une frustration majeure, puisqu’on les retrouve en tête dans chacun des 6 pays de l’étude. Les regrets qui viennent ensuite, cités à un niveau moins important, correspondent au fait de ne pas avoir eu assez de temps avec ses parents pour partager des expériences ou émotions particulières (jeux, sorties, vacances…). A noter que presque personne ne se plaint d’avoir eu des parents trop envahissants : seulement 6% des répondants auraient souhaité que leurs parents les laissent plus tranquilles durant leur enfance. On est donc bien ici dans un « regret du manque », et pas dans un « regret du trop-plein ». 4. Disney, la marque la plus associée à la famille Dans ce contexte marqué par le regret du temps non passé en famille, Disney apparaît comme une marque particulièrement associée à la notion de « bonheur en famille ». Testée au sein d’une liste de marques ayant un lien à la vie familiale, Disney / Disneyland Paris arrive en tête, avec un score global de 32%, qui atteint même 44% en France et 36% en Belgique. Ce sont principalement les plus jeunes (16-35 ans), les femmes, et les personnes vivant avec un ou des enfants au foyer qui associent le plus Disney au bonheur en famille. A noter que Disney arrive en tête dans tous les pays, à l’exception de l’Italie où elle est en 2ème position derrière Coca-Cola. Enquête réalisée en ligne en décembre 2010 dans 6 pays européens (France, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Belgique), auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 individus âgés de 16 à 64 ans dans chaque pays. 3