les expositions : lille

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les expositions : lille
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Le Festival Transphotographiques fête ses dix ans
26 mai - 26 juin 2011
La programmation - NORD[S]
À l’occasion du dixième anniversaire des Transphotographiques, le thème choisi par les deux commissaires d’exposition est
celui du regard porté sur la région du Nord, au sens le plus large du terme comme le signale le pluriel du titre.
Le programme sera consacré à la valorisation de notre territoire, lieu privilégié de la promotion de la photographie, rendue
accessible à tous les publics. Un programme d’avantage ancré dans la région – avec notamment la participation de nouveaux
lieux –, mais aussi élargi à plusieurs villes de la métropole lilloise et dans les lieux culturels principaux de la ville de Lille.
Au-delà du programme d’expositions, cet anniversaire sera l’occasion de fêter un premier cycle de 10 ans de photographie
dans notre région, à travers des Transphotographiques exceptionnelles : des soirées rétrospectives, un magazine spécial avec
des portraits et interviews de tous ceux qui ont contribué à l’aventure, des rencontres avec les artistes, des stages, des lectures
de portfolios … Pendant un mois, le Festival battra son plein, mettra en valeur les artistes et donnera à voir et à réfléchir à un
public large, diversifié et fidèle. Et quelques surprises alliant photo, vidéo et musique seront réservées aux visiteurs …
« Le programme se construit sur une pluralité de sujets : société, culture, paysage, histoire, patrimoine, traités par des photographes d’origines, de sensibilités et de générations différentes.
Sur le modèle des éditions précédentes, la manifestation présente des œuvres photographiques très diverses, tant par leur
style que par la période qu’elles concernent. Un éclairage particulier sera porté sur un photographe dont l’œuvre occupe une
place majeure dans la photographie contemporaine, celle de l’italien Gabriele Basilico qui, entre autres, a travaillé dans le
cadre de la mission de la Datar sur le paysage de la côte, entre Dunkerque et le Tréport. À ses côtés figurent dans le programme
des noms tels que Jean-Philippe Charbonnier et Jean Marquis qui ont réalisé des reportages sur la région au cours des années
50, JS Cartier qui a arpenté à partir de 1990 les paysages de la Grande Guerre, Claude Mollard qui porte aujourd’hui un regard
très personnel sur la ville de Lille. Des photographes contemporains, parmi lesquels Jürgen Nefzger, Bogdan Konopka, Patrick
Tourneboeuf et Jean-Christophe Béchet composent également ce programme, ainsi que des missions sur la région confiées
à Marie Amar et aux photographes du quotidien La Voix du Nord qui s’associe à la manifestation. À cela s’ajouteront deux
grandes expositions collectives construites sur le thème du Nord et impliquant des photographes de la région. Quant au patrimoine, il n’est pas négligé puisque seront mises en valeur les collections des archives de l’Hospice Comtesse à travers, le fonds
Pasquero, et celles de la Bibliothèque municipale de Lille avec des photographies de la Deûle au XIXe siècle.
La thématique de cette dixième édition des Transphotographiques est aussi l’occasion pour le public de revisiter des projets
de création qui ont été menés dans la région au cours de ces dernières années. Donner la possibilité de revoir certaines expositions dans d’autres lieux est une façon de valoriser les initiatives de qualité qui ont été prises dans le Nord en matière de
photographie et ont entre autres associé Florence Chevallier, Jacqueline Salmon et Anne-Marie Filaire. »
Commissariat général des expositions : Françoise Paviot et Gabriel Bauret
Contact Presse : Gaëlle Vaillant
[email protected]
TRANSPHOTOGRAPHIQUES
18, rue Frémy - Lille - 03 20 05 29 29
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SOMMAIRE
INTRODUCTION :
Programmation à lille
Programmation métropole
LES EXPOSITIONS
LES COMMISSAIRES
EN PERIPHERIE
DU FESTIVAL
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LES EXPOSITIONS : LILLE
Tri Postal
Expositions Individuelles :
JS Cartier, Traces de la Grande Guerre
Anne Favret et Patrick Manez, B comme Bruxelles
Jürgen Nefzger, Spielzeug
En collaboration avec le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque.
Valérie Broquisse, Après
En collaboration avec Renting-Art / Eric Lévy.
Jean-Christophe Béchet, France Nord
Jacqueline Salmon, Sangatte
En collaboration avec la Galerie Michèle Chomette.
Florence Chevallier, Toucher Terre
Patrick Tourneboeuf, Les Stèles,
(en partenariat avec l’Historial de la Grande Guerre de Péronne)
Marie-Noëlle Boutin, Territoire de Jeunesse
Anne-Marie Filaire, Transfrontalières
avec la collaboration du Centre régional de la Photographie.
Expositions collectives : Dix ans, Dix photographes : les héritiers d’un
contexte favorable
Jean-Marie Dautel (commissaire d’exposition), Philippe Bazin,
Philip Bernard, Franck Bernard, Olivier Despitcht, Rémy Guerrin,
Gilles Decavel, Bertrand Gadenne, Gerald Garbez, Jean-Philippe
Materne, Hervé Robillard, Antoine Petitprez.
Appel à projet : Gabriel Bauret (commissaire d’exposition)
Gilles Cruypenynck, Hervé Dorval, Nicolas Fussler, Frédéric
Lecloux, Boris Rogez
Palais Rameau
Ericka Weidmann (commissaire d’exposition),
Nord(s) : Regards Croisés
79 photographes
Palais des Beaux-Arts
Invité d’honneur : Gabriele Basilico,
DATAR 1984 - 1985, Rétrospective
Claude Mollard, Origènes de Lille et Grafogènes
Hospice Comtesse
Jean-Philippe Charbonnier, Le Nord
Jean Marquis, Voyage au long de la Deûle
Pasquero, Un atelier de photographie industrielle à Lille au début du siècle dernier
Sélection de photographies du fonds Pasquero.
Bibliothèque municipale de Lille,
La Deûle, un patrimoine photographique
John Bulmer, Le Nord de John Bulmer
Galerie New Square
Giacomo Brunelli, The Animals
galerie la Sécu
Vincent J. Stoker et Fabien Swyngedauw
Hétérotopia
Maison de la photographie
Patrick Tourneboeuf,
Les Cheminées, Nulle part
Alexa Brunet, Journal de Nuit, 2010
Michal Szlaga
Une histoire photographique des chantiers
navals
Maison de l’Architecture et de la
Ville
Bogdan Konopka, Résonance
Véra Cardot et Pierre Joly,
Photographies d’Architecture
Galerie raison d’art
vieille bourse
Salle du conclave du palais rihour
Fred, sans titre
galerie hollevout
Photographes de la Voix du Nord,
[Émotions !].
Multiples artistes, Badgofoto
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
Mouvaux : Grand boulevard
Bastien Defives : Des rives littoral Mer du Nord et Manche
Mouvaux : Salons de l’ancien hôtel de ville
club des cinéastes et photographes amateurs de Mouvaux (CCPAM), Exposition collective
La Madeleine : Le Millénaire
Damien Peyret : Swim & Steam
Roubaix : La Plus Petite Galerie du Monde (ou PRESQUE)
La Madeleine : Galerie Rezeda
(Commissaires d’exposition : Caroline Robe)
Phil Barth, François Daumerie, Patrice Deregnaucourt, K-Poon Dubus, Eric
Keller, Alan Marsh, Perlimpinpin, Fabrice Poiteaux, Caroline Robe, Jacques
Van Roy,
Exposition Collective : Toy’s camera
Annabelle Folliet : La mémoire du caméléon # 2
Roubaix : Ankama Restaurant & l’OEIL Photographique
Michel Lagarde : Dramagraphies
Ronchin : Club de photographie de Ronchin, Nord, terre de contraste
Roubaix : Manufacture des Flandres, Musée atelier
Anna Solé : Poses et dé-poses
Foncquevillers : La Brasserie
Villeneuve d’Ascq : École d’Architecture
Maxime Brygo : Newland
Tourcoing : Galerie Nadar
Ronchin : Hall de l’Hôtel de Ville
Gérald Deflandre, Les frontaliers
Marie Amar, La Brasserie
Nicolas Bluche, sans titre
Nicolas Kowalski, sans titre
Houplin-Ancoisne : Jardin Mosaïc
charles delcourt, Tout in haut de ch’terril
Daniel Lienard & Bruno Delannoy,
Vide-grenier
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LES EXPOSITIONS
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LES EXPOSITIONS : LILLE
PALAIS DES BEAUX - ARTS
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le mercredi 25 mai à 19h
Entrée rue de Valmy – accès auditorium – Lille
Tel. 03 20 06 78 00
Le lundi de 14h à 18h
Et du mercredi au dimanche de 10h à 18h
Entrée Libre
Invité d’honneur :
Gabriele Basilico,
« DATAR 1984 - 1985 »
« RÉTROSPECTIVE »
« Rétrospective »
16 tirages noir et blanc et couleurs,
encadrés sous-verre, formats de 60
x 80 cm à 100 x 200 cm
Collection de l’artiste
Le rapport de l’œuvre de Gabriele Basilico avec la région du nord est lié à une mission qui aura profondément marqué la
photographie des années quatre-vingt en France. Il s’agit d’une commande de la Délégation à l’aménagement du territoire
et à l’action régionale, la Datar, qui, sur une idée de Bernard Latarjet et François Hers, lance en 1984 une campagne photographique sur le territoire français, demandant à quinze photographes de différentes nationalités de dresser chacun à
leur manière un inventaire des divers aspects du paysage. À la fin de l’année 1985, un premier état des travaux est présenté
au Palais de Tokyo à Paris et donne la mesure de chaque approche. Parmi les quinze photographes invités à collaborer à
ce projet figure Gabriele Basilico. Il opère sur les paysages du bord de mer, de la frontière belge au Mont-Saint-Michel et
produit, ainsi que l’écrit Bernard Latarjet, « un des résultats les plus exemplaires ». Son travail ne consiste pas seulement
à décrire le paysage tel qu’il est, mais à permettre, grâce à la photographie méticuleuse qu’il met en oeuvre, de dresser
un état des lieux qui associe la nature au bâti, de comprendre certaines mutations, certains désordres, de détecter de
possibles évolutions. Cette mission constitue pour Gabriele Basilico un moment de sa carrière et un repère essentiels : il
a cerné une méthode, précisé les enjeux de sa photographie, affirmé un style qui va de pair avec le rythme imposé par
l’usage de chambre.
En France, Gabriele Basilico est l’un des photographes italiens les plus réputés, son travail sur l’architecture et le paysage
fait autorité. Il semblait donc logique dans le cadre d’une édition des Transphotographiques consacrée au nord de revisiter
ces paysages tels qu’il les avait arpentés au cours des années quatre-vingt, mais sans toutefois se limiter géographiquement. Il y a, dans le cheminement du photographe sur le bord de mer, une évidente continuité qu’il est difficile de rompre.
S’arrêter par exemple au Tréport, sous prétexte que l’on quitterait le nord de la France, n’aurait guère de sens, d’autant plus
que les lumières et les architectures ne changent pas fondamentalement. Quant au regard du photographe, il ne diffère
pas non plus, entre le début et la fin de sa mission. Il fallait donc présenter une restitution de l’ensemble de cette mission.
Dans le même esprit, et en référence aux différents projets qui composent l’œuvre de Gabriele Basilico, un peu comme
on réserve une place à la biographie d’un artiste dans l’espace d’un ouvrage ou d’une exposition, il semblait intéressant
de contextualiser ce travail pour la Datar et de porter un éclairage sur ce qui allait suivre cette mission. L’autre volet de
l’exposition permet ainsi de mieux cerner une vision du paysage urbain à travers des travaux sur quelques métropoles
européennes, entre autres Lille, qu’il photographie en 1995, ainsi qu’une œuvre de jeunesse : les « portraits d’usines » de
Milan, antérieurs à la Datar.
Gabriele Basilico a toujours associé à son travail des ouvrages d’édition. Même si ses expositions sont très visitées, même
si ses tirages sont entrés dans de nombreuses collections en Europe, le livre demeure l’une des traces les plus durables et
reste accessible une fois les œuvres décrochées du mur. Gabriele Basilico a presque toujours publié un livre à l’occasion
de chacune de ses missions importantes et collaboré avec des éditeurs européens de très grande qualité. La quantité de
publications est telle que l’idée lui est venue récemment de concevoir une exposition dont la matière était uniquement
constituée de ses différentes monographies publiées depuis 1978. Il fallait rappeler cette réalité du travail de Gabriele
Basilico et montrer en regard de chaque pièce de la rétrospective un ouvrage auquel elle se réfère.
Gabriel Bauret
Rencontre avec Gabriele Basilico, accompagnée d’une projection,
Vendredi 10 juin,17h00, la Maison de la Photographie
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LES EXPOSITIONS : LILLE
PALAIS DES BEAUX - ARTS
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le mercredi 25 mai à 19h
Entrée rue de Valmy – accès auditorium – Lille
Tel. 03 20 06 78 00
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Claude Mollard,
Origènes de Lille et Grafogènes
« Origènes » et « Graphogènes », ces termes exigent quelques explications quant à la réalité de la
pratique photographique à laquelle ils renvoient. Avant d’être photographe, Claude Mollard est
homme de culture ; il est curieux et voyageur, les deux vont ensemble. Le travail qu’il mène depuis
plusieurs années et réuni sous le titre « Origènes » est étroitement lié à ces qualités. Quant à sa
photographie proprement dite, elle se conjugue avec un sens aigu de l’observation : c’est dans
la réalité matérielle, par différence avec une réalité humaine qui concerne un tout autre domaine
de la photographie, qu’il cherche son sujet. Un sujet qui n’existe pas en soi : c’est le cadrage et la
composition qui le révèle et le met en valeur. Claude Mollard explore les paysages de la nature,
parcourt les villes, les sites historiques avec l’idée de repérer ce qui va faire sens dans la matière,
qu’elle soit minérale ou végétale. À propos du travail sur Lille qu’il présente aujourd’hui, il écrit :
« J’ai longuement erré dans les rues de la vieille ville, j’ai frôlé ses murs, j’ai raclé ses chaussées, j’ai
photographié avec mes souliers! ». Explorant méthodiquement les formes des arbres, les reliefs
des pierres, le sol des rues, les détails d’un bâti, voire d’une œuvre d’art, il s’en approche au plus
près et c’est également dans ce geste qui consiste à changer la dimension de la réalité que se
révèle la figure anthropomorphique. Laissons parler le photographe : « La captation des Origènes
a d’abord été une manière d’exercice du regard, une forme d’art de la perception ». Mais il ne
s’agit pas seulement de cerner dans la matière un visage, parfois très expressif - le photographie
grossissant ici certains traits, à la manière de la caricature -, Claude Mollard établit aussi des liens
entre l’image qu’il réalise et le contexte, le territoire partiuclier dans lequel il opère. Dans le mot
« Origènes », il y a à la fois l’idée d’origine et celle de la transmission. L’image est en quelque sorte
une pièce d’une enquête sur une identité culturelle, historique. On ne citera qu’un exemple parmi
d’autres : « Les briques de Lille ont des regards noirs. Regards noirs de peur, noirs de fatigue, noirs
d’ivresse, noirs de colère, noirs des combats du rouge et du noir. L’Origène de brique rouge et noir :
Origène révolutionnaire des combats ouvriers. »
L’exposition est complétée ici par une série qui s’inscrit dans le prolongement des « Origènes », à
la différence que celle-ci porte sur ce qui est déjà en soi une représentation, une écriture visuelle :
Claude Mollard cadre ces compositions issues d’un mode d’expression très contemporain - le tag
qui envahit aujourd’hui le paysage urbain - et crée ainsi les conditions d’une rencontre avec une
figure humaine d’un autre type. Avec les « Origènes », Claude Mollard nous parle des profondeurs,
avec ces « Graphogènes », il interroge la surface du monde actuel. Mais il nous remet aussi en
mémoire les photographies de Brassaï et réactualise les travaux que celui-ci avait réalisés sur les
graffitis. « Un art de la révélation sous une autre forme, un art de l’ouverture, un art qui renforce la
communication, voulue et refusée, du fait de son caractère marginal et réservé, par le seul graffiti »
écrit Claude Mollard. Si cet ensemble qu’il nous présente aujourd’hui au Musée des Beaux-arts est
en phase avec le thème des Nord(s) de cette nouvelle édition des Transphotographiques, il entre
également en résonance avec différentes pratiques artistiques telles que l’art brut initié par Jean
Dubuffet.
Gabriel Bauret
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
JS Cartier, Traces de la Grande Guerre
Expositions Personnelles
Guerre si lointaine et si proche à la fois ... Qui, pour les jeunes d’aujourd’hui, prend place dans
la nuit des temps. En 1914, on écoutait des disques, il y avait déjà des téléphones, des avions,
des courses automobiles, des cinémas et à Paris, on prenait le métro. En Allemagne une ligne
aérienne reliait les grandes villes, par dirigeables.
Quand le conflit éclate, la Belgique et le Nord de la France sont parmi les premières régions envahies. Tout au cours de la“guerre des tranchées“ de la fin 1914 au printemps 1918, les zones les
plus “chaudes“, celles où eurent lieu les combats les plus meurtriers sont le Nord, le Pas-de-Calais,
la Flandre belge et Verdun. Il y a encore denombreux vestiges, souvent laissés en l’état. A Pérenchies, dans le Nord, des bunkers marqués “1915“ occupent encore les rues ; les faire sauter aurait
détruit les maisons alentour. A Aubers, il existait encore 95 abris allemands en 1995. Seules les colonnes d’une église ont survécu à Méricourt, dans le Pas-de-Calais. A “Hill 60“ (cote 60) à Zillebeke
en Belgique les combats furent si acharnés que la terre reste une “carte en relief de souffrances
oubliées“ (Robert Cowley). De nombreux soldats gravèrent leur nom sur des murs d’église, pour
s’assurer de la postérité et d’un salut éternel, ayant eux-mêmes de fortes chances de disparaître.
Le projet “Front Ouest“ a débuté dès 1984 et s’est poursuivi au cours de dix années. Le but était de
créer une sorte de “monument photographique“, démontrant par les vestiges encore visibles sur
les champs de bataille, que cette guerre qui a pris une dimension mythique avait été bien réelle
puisqu’il y a encore des “pièces à conviction“ pour le prouver.
L’auteur-photographe, de formation plasticienne, a voulu créer des “œuvres d’art“ ayant en même
temps une valeur documentaire, dans la tradition des photographes américains des années 1860
célébrant le Grand Ouest, de l’Anglais Francis Frith en Egypte et en France celles d’Eugène Atget,
des frères Seeberger et des frères Bisson parmi bien d’autres.
Ce projet a notamment reçu le soutien financier des Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, de la Leverhulme Foundation (Londres) ainsi que les conseils des Archives départementales
du Pas-de-Calais.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h Entrée Libre
Anne Favret et Patrick Manez,
B comme Bruxelles
«Ces images s’inscrivent dans un travail au long cours, «Europe - le plan B», que nous menons
sur les villes européennes dont le nom commence par la lettre B. Une contrainte qui inscrit dans
notre démarche une part d’arbitraire qui va dans le sens de la neutralité à laquelle nous aspirons.
Cette série sur Bruxelles constitue l’un des chapitres de cet ensemble le plus vaste où les villes
sont vues à travers un prisme chaque fois différent. Ce qui nous intéresse c’est d’envisager la ville
exclusivement à partir de l’espace public, non d’un point de vue extérieur mais en tant qu’usager.
Retrouver à travers ces images l’intimité que soit disant les grandes villes ne permettent plus.
Le choix d’un éclairage «entre chien et loup» a été fait à priori. C’est pour nous la lumière qui joue
le rôle principal de ces photographies. Ce moment de basculement entre le jour et la nuit permet
de dégager de la complexité urbaine ces petites échoppes sans que toutefois elles n’occupent
une surface trop importante dans l’image. Nous tenions à prendre une distance suffisante pour
«faire paysage», rendre visible l’organisation des différents éléments et offrir un espace au sein
duquel on puisse circuler. Cependant le sujet principal reste dominant car c’est finalement lui qui
éclaire la scène.» Anne Favret et Patrick Manez
«Parce qu’ils s’arrêtent devant ce que l’on croise sans un regard, qu’ils se penchent sur une situation triviale dont on se détourne, parce qu’enfin ils renoncent à toute hiérarchie dans l’ordre des
informations que nous classons sans cesse par ordre de priorité dans notre esprit, Anne Favret et
Patrick Manez nous font prendre conscience de ce qui nous entoure. Il n’y a plus alors de « sujet »,
car nous ne sommes ni devant un reportage et encore moins un tableau classique. Nous sommes
face à la construction d’un réel sculpté par le regard.» Michel Poivert
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Jürgen Nefzger
Spielzeug, en collaboration avec
le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque.
C’est au cours d’une commande passée par le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque que Jürgen
Nefzger a eu l’occasion de rencontrer un personnage marginal, vivant dans la banlieue dans un
espace précaire où il rassemble une multitude d’objets hétéroclites, un peu à la façon d’une collection d’art brut.
Intéressé par les jouets, des portants à roulettes pour enfants de deux à quatre ans entassés en
plein air et ayant subis diverses intempéries, il les a empruntés pour les photographier en studio
dans une approche toute documentaire. Pour conforter son point de vue, il a ensuite rassemblé ces images, quinze au total, dans une grille qui en approfondit la lecture et apporte aussi la
pointe d’ironie qu’il affectionne souvent. Cette allégorie du progrès, le progrès réduit à sa vérité
profonde, justifie pleinement le rôle de la photographie. Sur ces jouets, joyeux ou tragiques, les
lichens ont le temps de pousser comme un memento mori d’aujourd’hui. Très poignants dans
leur dépouillement, ils sont d’autant plus efficace qu’il s’agit d’enfants. Ils sont cependant préservés de tout pathos par la rigueur esthétique du traitement alliée au côté guilleret des couleurs
que le gris du temps qui a passé fait ressortir et par les signes d’une généreuse ré-assimilation
naturelle. Pour paraphraser Cézanne, on pourrait dire : faire du jouet en plastique quelque chose
de solide comme l’art des musées.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt
Lille Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Valérie Broquisse, Après
En collaboration avec Renting-Art / Eric Lévy.
De septembre à décembre 2010, j’ai remonté la côte, de Cabourg à
la frontière belge -6.000 km d’allers retours de Paris-, méthodiquement, plage après plage, station balnéaire après station balnéaire,
pour y saisir le vide qui suit la marée estivale. Un travail sur l’absence
et le passage du temps.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Il y a quelques années, une radio avait interrogé ses auditeurs en leur demandant: « D’après vous où commence le Nord ? « La plupart des Marseillais rejoignaient les Avignonnais pour situer le Nord au-delà de Montélimar. Bien évidemment à Montélimar, Lyon et même Dijon, personne ne pensait vivre au Nord. Non, le
Nord, c’est plus haut, vers Paris !
Jean-Christophe Béchet,
France Nord
Je suis né à Marseille. Quand je suis venu vivre à Paris, je croyais m’installer dans le Nord. Or, à ma grande surprise, aucun Parisien ne pense vivre au Nord. Là encore, le Nord c’est plus loin, plus haut. Pourtant sur la carte
Michelin 918, Paris mais aussi Bourges, Nantes, Brest, Caen, Dijon, Strasbourg ou Metz sont bien dans le Nord
de la France. Alors qui croire ?
En 2007, j’ai loué une voiture et je suis parti à la recherche du Nord, dans un road movie géographique, en
suivant la carte Michelin nommée France Nord. En Alsace et Lorraine, on m’a dit être à l’Est. A Nice, on est au
Sud-Est, mais à Strasbourg, on n’est pas au Nord Est. Dont acte. A Brest ou Rennes, on habite à l’Ouest, pas
au Nord-Ouest. Et pourtant les villes de Biarritz ou Bordeaux sont, elles, bien au Sud-Ouest. Il est vrai que les
Côtes du Nord sont devenus les Côtes d’Armor... Même réaction à Cherbourg ou Dieppe : nous sommes en
Normandie et pas dans le Nord. Pourtant, cette fois, plus haut, plus loin c’est... l’Angleterre !
Bref, si le Sud couvre une vingtaine de départements, le Nord lui se résumerait à un seul ? Etrange conception
de la géographie nationale, non ? A l’évidence, en France le mot « Nord » est perçu comme négatif. Même en
Corse, l’île est divisée entre la Corse du Sud et... la Haute Corse ! La Corse du Nord n’existe donc pas... Ce rejet
du Nord me semble être une particularité française. En Italie, la Ligue du Nord revendique la supériorité des «
Nordistes » et le tiers-monde est aussi souvent assimilé aux « Pays du Sud » quand les riches pays industrialisés
sont nommés les « Pays du Nord »...
J’ai fini par comprendre qu’en France on avait donné le nom de « Nord » à un département pour permettre à
tous les autres de pas être au Nord !
J’ai donc eu envie d’aller scruter photographiquement, « boîtier au poing », cette réalité française qu’est le
déni du Nord. Moi qui suis du Sud, je me suis mis à aimer les lumières grises du Nord, ses plaines, ses rivages
tristes et ses marées, sa brique rouge, ses carnavals, ses châteaux d’eau, ses baraques à frites... Parcourant « ma
» France du Nord, j’ai parfois eu le sentiment d’être dans un autre pays. Certains m’ont dit, après coup, que mes
photos du Nord ressemblaient aux images que je fais aux Etats Unis. Ce n’est pas faux. Mais ce fut inconscient.
J’ai fui le folklore ch’ti, même s’il m’a parfois rattrapé. J’ai aussi évité le piège du climat, refusant d’associer le
Nord avec le froid, la pluie ou la neige. J’ai au contraire rencontré de magnifiques lumières et des ciels d’un
bleu limpide qui me rappelait les jours de mistral à Marseille...
Au final, « mon » Nord déborde largement du seul département 59, et même de la région Nord-Pas de Calais.
Mon Nord commence à la sortie de Paris pour s’étendre à l’Est jusqu’à Thionville et s’achever à l’Ouest vers
Cherbourg.
Dans ce territoire personnel, j’ai saisi quelques empreintes de cette sensation du Nord. Pour rendre la matière
de cet espace imaginaire, j’ai mêlé différents formats et plusieurs matières photographiques (Polaroid et diapositives). Afin de ne rien affirmer mais de laisser ma proposition géographique ouverte... Car, la photographie
doit toujours contester les réalités « administratives » pour faire émerger des territoires intimes... JCB 2011.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Jacqueline Salmon,
Sangatte
En collaboration avec la
Galerie Michèle Chomette.
Choisir de traiter un sujet comme celui du Hangar de Sangatte, c'est assembler dans un projet,
mon souci d'historienne, mon désir d'artiste et mon émotion de citoyenne. C'est à Paul Virilio,
avec qui je venais de réaliser le livre "Chambres précaires " sur les lieux du SAMU social à Paris,
que je dois l'énergie qu'il a fallu pour me lancer dans ce travail, et à l'Université d'Arras associées
à la Maison des arts de Sallaumines l'intérêt immédiat qui a rendu possible une première exposition. La Croix rouge française en la personne de Michel Derr directeur du centre de Sangatte, m'a
accueillie chaleureusement; le sujet n'était pas encore à la une de l’actualité. Paul Virilio disait
que l'on était au début d'un phénomène qui caractériserait le 21ème siècle et qui était celui
d'une grande vague de migration des pays pauvres vers les pays riches ; et moi, je pensais en
imaginant le hangar : à quoi cela ressemble-t-il ? Qu’a mis en œuvre la société ou je vis face à un
tel problème ? Car je suis bien de cette époque et de ce monde-là, en parti responsable, et si je
ne suis pas aujourd'hui contrainte à l’exil, ce n'est que par une succession de hasard. Jacqueline
Salmon, 2001
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Florence Chevallier,
Toucher Terre
Le paysage s’ouvre à moi dans toute sa variété, ses transformations, ses multiples
facettes. Les maisons posées sur le sol offrent au voyageur que je suis l’éclat pimpant de leurs façades colorées, de leurs jardins entretenus. Villes, villages, campagnes se présentent joliment à moi avec la netteté inévitable des choses vues
pour la première fois. Car si j’ai longtemps voyagé, la mélancolie m’aveuglait et
les lieux, les êtres rencontrés, et les situations traversées, apparaissaient sous le
voile de l’illusion et de l’inquiétude. Voici enfin des objets et des gens aux contours
distincts, des lieux bien ancrés, identifiés par leur couleur, leur ligne, leur construction dans une présence claire. Le monde est bâti : c’est du solide. Un père et son
fils construisent leur maison qui s’ouvre sur un paysage agricole et au loin l’architecture monumentale de la minoterie, un homme se penche vers sa récolte avec
tendresse, des lycéens vont par deux à l’âge des amitiés en miroir, un vieil homme
nettoie les fenêtres de sa maison et regarde la rue qui s’anime. Une belle jeune
femme habillée avec style regarde sur le côté ce qui arrive vers elle depuis la route.
Que l’on voit les choses de près ou de loin- la chair ondulante d’un champ de blé
– la lisière de la ville ou des jardins maraîchers - le monde se dessine avec la même
simplicité, la même évidence, comme « rafraîchie », lavée dans la conscience de
celui qui le regarde et de celle qui le donne à voir. Florence Chevallier 2010.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Patrick Tourneboeuf,
Les Stèles
En partenariat avec l’Historial
de la Grande Guerre de Peronne.
À l’aube du centenaire de la déclaration de la première guerre mondiale
(2014), que reste-il comme symbole de cette période douloureuse et
sensible? Les monuments aux morts, lieux de mémoire en devenir.
Dans chaque commune, une trace du conflit est préservée en l‘honneur
des disparus de la Grande Guerre : les Monuments aux morts sont devenus des stèles au cœur même de la cité. Ces premières traces de commémoration témoignent de cette histoire reliant l’intime à l’universel. Elles
préservent de l’oubli.
Commandées à des artistes, ces sculptures ont été dressées là, telles de
hautes stèles élevées contre le temps. Aujourd‘hui, ces sculptures ou
statues témoignent d‘un passé, en célèbrent le souvenir, le statut social et politique de la commune. Elles seront parmi les seuls et derniers
signes de mémoire de ces hommes, de notre Histoire ...
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Marie-Noëlle Boutin,
Territoire de Jeunesse
« Territoire de jeunesse » est un travail photographique sur la représentation des jeunes dans l’espace urbain. Pendant un mois, je suis
allée à la rencontre de jeunes et d’adolescents à Grande-Synthe. J’ai
observé leurs déplacements dans la ville, je me suis intéressée à la
manière dont ils investissent des lieux de vie dans l’espace public,
j’ai regardé les attitudes qu’ils adoptent lorsqu’ils se retrouvent
en groupe. Au travers leurs déambulations dans la ville, les jeunes
s’inventent leur propre territoire à l’écart du regard des adultes. Ce
territoire est celui aussi de leur jeunesse, un territoire aux contours
flous et incertains que représente la période de l’adolescence. Leurs
gestes, leurs postures, de même que leurs codes vestimentaires ou les
accessoires qu’ils utilisent comme le baladeur MP3 ou le téléphone
portable, sont autant de traits qui caractérisent leur jeunesse et leur
lieu de vie. MN Boutin.
Le projet « Territoire de jeunesse » a été réalisé en janvier 2009 dans le
cadre d’une résidence d’artiste mise en œuvre par l’école d’arts plastiques Constant Permeke avec le soutien du service culturel de la Ville
de Grande-Synthe.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Anne-Marie Filaire,
Transfrontalières
Avec la collaboration du
Centre régional de la Photographie.
Comment parler de cette frontière, de cette expérience, de ce parcours entre le Nord Pas-de-Calais et la Belgique? L’envie d’explorer
cette région, de me placer dans l’espace de cette frontière qui n’existe
plus, qui n’est plus matérialisée, qui est ouverte ; là où aucune trace
évidente n’existe pour nous dire : ici c’est la frontière.
De fait cette frontière est partout. Je l’ai cherché car c’était le but de
mon travail, le lieu où je me situe pour réfléchir et tenter d’exprimer
une relation au paysage. Parcourir cette frontière c’est s’y perdre, s’y
découvrir. Je me suis retrouvée dans un no man’s land. Anne-Marie
Filaire
Commande « Photographie et Territoire » 2008, du Centre Régional de
la Photographie Nord Pas-de-Calais.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille
Tel. 03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Association Fetart
François-Xavier Gbré, «Tracks»
Laure Geerts, «Out of Wallonia»
Yann Mirada, «Racines»
Charles Paulicevich, «Bruxelles Capitales»
Thomas Vanden Driessche, «Welcome to Fight Club»
Sébastien Van Malleghem, «Police»
Hélène Jayet, Projection #2 «Nous sommes (d’)ici»
Cap au Nord ! Mais pas n’importe lequel : celui de la France et de sa voisine, la Belgique. Pour sa
première participation aux Transphotographiques, Fetart est heureux de mettre en avant de jeunes
photographes issus de ces régions, qui nous proposent leurs visions du Nord(s).
Ainsi, du ressenti de Yann Mirada sur le Lille de son enfance et de son adolescence au quotidien de la
police belge capturé par Sébastien Van Malleghem, plusieurs écritures photographiques émergent,
du journal intime au reportage brut. Chez Laure Geerts, les images sont si parlantes qu’on entend
presque la fanfare du Cramignon, cette fête estivale et typiquement wallonne des environs de Liège,
tandis que chez François-Xavier Gbré, l’usine Unilever d’Haubourdin est ressuscitée le temps d’une
série de clichés. Le photographe a su saisir les derniers instants de ce symbole lillois : l’usine a été
rasée quelques semaines après son passage. Devant le kaléidoscope bruxellois de Charles Paulicevich
et les adeptes du Fight Club de Thomas Vanden Driessche, on ressent la même énergie contenue,
la force mais aussi une certaine la douceur. Et des moments de poésie pure, comme dans la Petite
Œuvre Multimedia (POM) d’Hélène Jayet. Débarquant en terre inconnue, en Somme, la photographe
l’a parcourue, humée, écoutée. Elle a tendu son micro et offert son appareil photo. La somme de ses
rencontres donne une œuvre vraie et tendre. Nous voilà à la croisée de ces différents souffles du Nord.
Rafraîchissant.
Projection #1 Cap au Nord, six photographes
Projection #2 «Nous sommes (d’)ici» d’Hélène Jayet
Texte-film (28’) Portraits d’habitants de la Somme. Avril-août 2010.
Commande du Conseil Général de la Somme en collaboration avec les photographes Mikael Troiveaux, Bertrand Meunier, le collectif La Forge et l’atelier de graphistes Nous Travaillons Ensemble.
Fetart
Association loi 1901 reconnue d’intérêt général, Fetart a pour objectif de faire la promotion des photographes émergents en leur donnant une première occasion d’exposer leur travail. Véritable tremplin pour lancer la carrière des photographes, l’association a permis de révéler de nombreux talents
et de leur fournir un premier ancrage dans le marché de l’art. La plupart de ces photographes sont
aujourd’hui exposés dans des galeries, suivis par des agents ou présents dans des foires internationales. Depuis sa création en 2005, l’équipe de Fetart, qui regroupe une dizaine de passionnés de
photographie, tous bénévoles, a organisé plus de 40 expositions et présenté une centaine d’artistes
français mais aussi européens. Le succès rencontré par ces événements a permis de montrer à un
large public, la vitalité de la scène photographique contemporaine. Le nombre de visiteurs présents
lors des manifestations et la venue de nombreux professionnels (galeristes, agents d’artistes...) témoignent de la réussite de cette démarche.
Au fil des ans, Fetart a noué avec des collectifs, des organisateurs de festivals, des galeries, des revues
et des écoles de photographies, un véritable réseau de contacts afin de créer une véritable dynamique autour de la photographie européenne.
La volonté d’ouverture de l’association sur l’Europe s’est traduite par la création en 2009 des « Entrevues », un regard croisé entre deux photographes européens visible sur le site internet de Fetart
(www.fetart.org) et en 2011 par l’organisation, à Paris, de la première édition de Circulation(s), premier festival de la jeune photographie européenne. Dans le prolongement de l’action de l’association pour faire émerger les talents de demain, le festival Circulation(s) a proposé un regard croisé sur
l’Europe en réunissant 42 photographes européens.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel.
03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Exposition Collectives :
Dix ans, dix photographes :
Hervé Robillard, Olivier Despitcht, Philip Bernard,
Franck Bernard, Philippe Bazin, Gilles Decavel, Rémy
Guerrin, Jean Philippe Materne, Gerald Garbez,
Antoine Petitprez
les héritiers d’un contexte favorable,
Jean-Marie Dautel (commissaire d’exposition)
Dans la région Nord-Pas-de-Calais, la photographie n’est ni le fruit d’une génération spontanée
ni une causalité hasardeuse. Elle est, dès le début, une résultante de multiples conjonctures et
interrogations, elle est le produit génétique de concordances, de rencontres, de curiosités mais
également d’opportunités géographiques.
Peu de temps après l’annonce, par Arago, de la naissance du daguerréotype – Août 1839 -, ce procédé est déjà livré à la curiosité des lillois, point de naissance de sociétés regroupant des « amateurs
» éclairés qui vont, très vite, du moins pour certains, opter pour une voie commerciale de ce nouveau médium. La proximité, tant de Paris que de Bruxelles, va créer une émulation créatrice – ne
parlons pas encore de recherches artistiques – et ce dès le milieu du XIXème siècle. Il n’est pas anodin que la première société du Nord – une des toutes premières de France - voit le jour à Boulognesur-Mer, lieu d’ouverture, de transit et d’importation direct depuis les îles britanniques – pays réel
de naissance de la photographie telle que nous la connaissons encore aujourd’hui -. Il n’est pas
anodin, non plus, que ce soit précisément un lillois – Blanquart-Evrad – qui optimise, perfectionne
et divulgue le procédé de Fox Talbot.
Avec fortune, et malgré les aléas historiques belliqueux que connut la région durant les deux
conflits mondiaux du XXème siècle, le Nord a su conserver une constante productive et artistique,
qui, de l’épiphénomène du début s’ancrera dans une constante de création, sachant ainsi, de
génération en génération, poser durablement les bases d’une « école » régionale. La proximité
du courant pictorialiste belge a, sans nul doute, été déterminant pour la vision esthétisante des
photographes régionaux ; il n’est qu’à regarder le travail d’un Pierre Dubreuil (1872 – 1944), lillois
d’origine, que l’on peut aisément, de par la thématique et la technique, mettre en relation avec
ceux de Philip Bernard ou de Rémy Guerrin.
Si on ne peut parler de ligne esthétique récurrente, chaque photographe suit sa propre voie, poursuit ses démarches et projets, on peut cependant en dégager deux traits communs : une vision
plasticienne maîtrisée – savamment apprise dans les écoles des beaux-arts qui maillent notre eurorégion (Valenciennes, Tourcoing, Dunkerque, Tournai...)- et un regard posé sur le territoire en tant
que géographie, certes, mais également vivant, social, sociétal et habité.
Notre choix propose d’explorer tous ces aspects sans omettre certaines thématiques comme la
nature-morte, notre propos est de mettre en évidence un territoire d’image – dans son acceptation
artistique - tout à la fois réel et irréel. Notre choix se porte, bien évidemment, sur des photographes
dont le quotidien est la relation privilégiée avec la région (naissance, vie, travail, regard).
Jean-Marie Dautel, Attaché de Conservation.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel.
03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Gilles Cruypenynck,
Travelling Escaut : De la source à la mer
Un projet de Gilles Cruypenynck, raconté par France Billand (écrivain, sémiologue).
Ça fait longtemps qu’il avait envie de rendre hommage à l’Escaut, le fleuve des industriels, des
industrieux et des poètes. Quand j’ai fait sa connaissance, il y a vingt-cinq ans, sur une prise de vue
publicitaire, il m’a parlé du poème d’Henri Michaux. Cet automne, je lui parlai de celui de Franck
Venaille. Et voilà, à son tour, il s’est mis à descendre l’Escaut.
Mais je ne crois pas que ce soit l’Escaut des poètes qui l’émeuve le plus. Je dirais que c’est le fleuve
des industrieux — quand on n’a pas à dire ce qu’on vit, juste à continuer.
Les industrieux ne possèdent souvent que le paysage où ils travaillent : l’Escaut des jours ouvrés
et des jours désœuvrés, l’Escaut des usines, des pique-niques d’été, des guerres perdues et des
kermesses gagnantes. Demain dure longtemps, de drapiers anversois en usines désaffectées. Le
blé et le lin continuent de pousser.
Gilles Cruypenynck photographie cette chair de l’Escaut, la chair de tous les industrieux qui halent
leurs vies le long de ses rives, les yeux de temps à autre allumés par le ciel. Au bout du bout, un
container, des grues, l’Europe mélancolique en son grand port.
Photos vides de gens : ne pas le croire. Le photographe a bien tiré le portrait des industrieux.
Chaque paysage est l’un d’eux qui file son chemin, qui part au boulot, qui rentre au chaud, qui
rentre au froid. Chaque paysage est en chemin. Vers la supérette, le bistrot, l’école, le chantier, les
docks. Et c’est l’hiver. Avec un ciel qui ne se lève pas. Un autre qui bat la campagne. Un grand bleu
qui carillonne le soir. On se gèle un peu. Froid mouillé ou vent.
Photos vides d’action : ne pas le croire. Chaque paysage est au travail. Les lumières racontent tout :
le diesel d’une péniche au loin, la vie comme elle va. Les jours où le ciel plombe l’Escaut, et les jours
inverses où l’Escaut s’évapore au ciel. Les matins où il n’y a qu’à attendre que ça passe et les soirs
glorieux qui donnent envie de larguer les amarres.
Gilles dit que son approche photographique est «bicéphale». Visage de l’Escaut en ciel, visage de
L’Escaut en terre. Et visages qui se dédoublent, route en ciel, ciel contre terre… Contre, dedans,
avec.
Il dit aussi que ce n’est ni un documentaire ni de la poésie. Un entre-deux intuitif, un vieux rêve à lui.
Moi, je dis que c’est l’Escaut, corps et âmes.
La série a été réalisée, au cours d’une douzaine de visites rendues au fleuve, entre novembre 2010
et janvier 2011, avec une préparation documentaire préalable au hasard.
C’est une création qui n’a encore jamais été exposée.
Même si aucun tirage n’a encore pu, à l’heure actuelle, être réalisé, – les pixels ne sont pas encore
secs ! – les premiers essais de tirage se feront dans des dimensions variant entre 40 x 60 et 80 x 120
cm.
La présentation suivra l’ordre géographique.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel.
03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Hervé Dorval,
Les mutations du paysage
L’architecture est le reflet et l’héritage d’une société, d’une culture, d’une civilisation.
Une trace d’un passé plus ou moins lointain dont l’état de conservation, de délabrement ou même parfois la disparition programmée permet de mesurer l’intérêt
d’une génération pour celles qui l’ont précédée et celles qui lui succèderont.
Mes photographies sont une mise en lumière d’un patrimoine voué à l’oubli et à
la destruction ou, une manière de restituer dans son contexte originel un site défiguré par une rénovation trop moderne ou aseptisé par une destination utilitaire ou
touristique..
Le noir et blanc, qui donne à l’image un caractère intemporel, se prête bien à cette
intention. D’autant que je m’attache à ce que mes images soient vides de toute
présence humaine, véhicules, panneaux ou publicités.
En privant le spectateur de ces repères temporels qui marquent son quotidien, je
l’invite à entrer dans une dimension plus sensuelle, à imaginer l’histoire des lieux et
bâtiments photographiés, à ressentir l’empreinte de toutes celles et ceux qui, par le
passé, les ont construits, habités, utilisés ou fréquentés.
Opposée au courant conceptuel, plus émotionnelle et sensuelle qu’intellectuelle,
ma photographie, issue d’une rencontre hasardeuse avec une lumière, une ambiance, oscille entre réalité et illusion.
Très attaché à ma région natale, le Nord-Pas-de-Calais constitue mon thème de prédilection.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel.
03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Frédéric Lecloux,
Brumes à venir
À la recherche de la Belgique
Belge expatrié en France depuis 2001, il est temps pour moi d’examiner la question de savoir ce
que cela veut dire. C’est une question double : une histoire d’identité d’abord : quel est ce pays
que j’ai quitté ? existe-t-il encore ? – et une histoire d’exil ensuite : pourquoi l’ai-je quitté ? Qu’y
ai-je laissé ? Voilà pour le fond.
Quant à la forme, il s’agit surtout d’une histoire de distance, de lenteur et de poésie.
Je n’aurais pu entreprendre ce travail sans la conviction que cette notion de belgitude a existé, a
un jour signifié quelque chose. Si Jacques Brel peut prétendre en 1971 que des gens « jouent à
ne pas être belges », être belge devait donc avoir un sens, même s’étiolant déjà… La recherche
de ce sens, en fuyant le cliché résumant la
belgitude à la bière, aux baraques à frites et à une idée de la jouissance plus aiguë qu’ailleurs, a
constitué le fil premier que j’ai voulu suivre.
Je suis donc parti. Ce travail a commencé en novembre 2008. Je me suis mis à sillonner le pays,
tentant de cerner les contours de cette géographie humaine et physique, interrogeant ses frontières, le hasard pour guide bien souvent, de ville en village, de Courtrai à Stavelot, d’Arlon
à Knokke-le-Zoute, des paysages industriels du bassin carolorégien à l’enclave surréaliste en
terre hollandais de Baarle-Hertog, de la brillance de la Flandre contemporaine à la rigueur bourgeoise de la périphérie bruxelloise, de la Thiérache déjà un peu française aux grottes de Hansur-Lesse, de la mer du Nord à Liège...
Je me suis efforcé de travailler ce matériau Belgique au moyen d’une écriture photographique
que je structure patiemment depuis plusieurs années. Mon langage, la transparence pour intention fondamentale, vise à laisser à la poésie le temps de transmettre au réel une forme qui
transcende son état transitoire de sujet d’actualité
potentiel – sans le figer pour autant dans un simulacre exotique indécent.
J’ai longtemps cru n’avoir pas fui la Belgique, être parti vers du neuf en fermant la porte derrière
moi. Pauvre certitude, qui n’a pas résisté à l’initiation de ce travail. De sorte que ma question
sagement documentaire s’augmenta d’une dimension autobiographique : est-ce bien un pays
que j’ai quitté, et qu’y ai-je laissé ? Dès lors seulement je pus assumer ma subjectivité, et ma
photographie peut prendre ses distances d’avec le mythe de représentation de la réalité pour
devenir un acte intime d’interprétation servant un mobile thérapeutique de délestage.
Cette série s’inscrit ainsi dans la continuité de mon questionnement sur la perte – en l’occurrence de mon pays – et sur ce besoin pour faire le deuil du passé de le mettre en images.
Dans mon esprit, ces deux questions, intime et identitaire, sont forcément liées.
Ce travail ne peut être exclusivement documentaire car je ne suis ni journaliste ni historien,
mais il serait vain de croire que ma perception de la Belgique – et en réalité une bonne partie
de ce que je suis –, se soient construites indépendamment de la réalité politique, climatique,
morale, historique … du pays.
Frédéric Lecloux
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LES EXPOSITIONS : LILLE
TRI POSTAL
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 28 mai à 17h00
Avenue Willy Brandt – Lille Tel.
03 20 14 47 60
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Comment écrire le Nord, les Nords en photographie?
Boris Rogez,
Klasma
De ce vaste territoire aux blessures profondes, aux plaies encore ouvertes, j’ai voulu
esquisser une géographie personnelle et fragmentaire de laquelle émane le territoire
d’une génération qui se débat avec ses doutes, ses illusions, ses obsessions et ses
désirs et dont les excès, les déviances tracent les contours d’un univers aussi vaste
que clos.
Car la vision d’un Nord comme territoire défini et délimité me renvoie à la hantise
d’ un monde clos. Le choix d’une écriture fragmentaire permet de rendre compte de
l’état d’un monde éclaté et d’en cerner des comportements singuliers dont témoigne
le regard du photographe au même titre que le chien qui erre dans les rues.
La forme brève du fragment introduit une rupture, le fragmentaire est violence c’est
une blessure, une fracture, une déchirure. D’un point de vue étymologique « fragment » dérive du latin frangere : briser, rompre, fracasser, mettre en pièces, en poudre,
en miettes, anéantir. En grec le fragment correspond, selon Pascal Quignard, au «klasma, l’apoklasma, l’apospasma : le morceau détaché par fracture, l’extrait, quelque
chose d’arraché, de tiré violemment.»
Violence qui heurte, rompt , nous laisse fragiles et désemparés face à ce qui nous
renvoie à notre propre condition. C’est un cheminement discontinu qui en appelle à
un nouveau mode de lecture, à un nouveau mode de perceptions.
A partir de fragments photographiques piochés aux détours des routes du Nord et de
la Belgique, je crée un espace, un tableau photographique où les images suturées les
unes aux autres entrent en collision, en résonance afin de créer leur propre dialogue.
Boris ROGEZ
Boris ROGEZ est originaire du nord (né à Roubaix en 1983). Il a réalisé les photographies qui composent Klasma entre 2006 et 2011.
Diplômé de l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles en 2010, il co-fonde en 2011
le collectif Tangente.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
HOSPICE COMTESSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 26 mai à 19h
32, rue de la Monnaie – Lille
Tel. 03 28 36 84 00
Le lundi de 14h à 18h
Du mercredi au dimanche de 10h à 12h30
et de 14h à 18h
Entrée Libre
Jean-Philippe Charbonnier,
Le Nord
Jean-Philippe Charbonnier fut le photographe phare de « Réalités », mensuel d’information des
années 1950-1960 qui occupe une place importante dans l’histoire de la photographie d’aprèsguerre. Avant de parcourir le monde, (la Mongolie extérieure en 1955, l’Afrique Equatoriale Française en 1951, Moscou, le Koweït, le Canada, les USA, l’Alaska...) il sillonne la France et l’Europe,
notamment la Belgique en 1949.
« Anvers fut mon premier grand reportage. Je décortiquais tout, jour et nuit...J’adorais la ville, les
gens, la vie vorace, cet exotisme robuste, cosmopolite, cet art flamand partout. L’Escaut inhabité sur
une rive comme le Gange à Bénarès. Ce fut mon premier Noël au loin. Il y en aurait bien d’autres,
moins gais. J’avais aimé Anvers, on avait aimé mes photos... Je fus engagé au magazine « Réalités »
mon rêve d’alors. J’y suis resté 25 ans ».
Il repartira en reportage en Belgique en 1954 à Namêche. Cette même année il ira à Marcq-enBarœul, Linselles, Lens, puis Roubaix et Tourcoing en 1958-1959.
Son travail sur les mineurs est publié dans « Les enfants de Germinal » aux Editions Hoëbeke en 1993.
Jean-Philippe Charbonnier va à la rencontre des gens dans une démarche humaniste et lucide. Ses
photographies témoignent du quotidien des hommes : marinier, capitaine, lainière, mineur... C’est
la vie de famille, les enfants dans les courées, leurs jeux, le travail, les sorties du dimanche, le café, le
bal, la foire, la fête foraine, le marché... Ce sont des tranches de vie qui témoignent de la condition
humaine.
Jean-Philippe Charbonnier aurait eu 90 ans cette année.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
HOSPICE COMTESSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 26 mai à 19h
32, rue de la Monnaie – Lille
Tel. 03 28 36 84 00
Le lundi de 14h à 18h
Du mercredi au dimanche de 10h à 12h30
et de 14h à 18h
Entrée Libre
Jean Marquis,
Voyage au long de La Deûle
Photoreporter à l’Express, Time-Life, Science et Vie, membre de l’agence Magnum dans les années
1950, Jean Marquis est né en 1926 à Armentières mais il a grandi à Lambersart entre 1936 et 1948.
Photographe humaniste, le Nordiste a immortalisé de nombreuses scènes pittoresques, inscrites
dans le quotidien ou dans l’Histoire, saisissant dans son objectif une manifestation contre la guerre
d’Algérie, mai 1968, les ouvriers de la Ciotat, les mineurs de Merlebach, les quais de Liverpool, les
paysages et la vie bucolique de Corrèze, ou encore les visages d’acteurs et de monstres sacrés
du cinéma, de Léo Ferré comme de Claude Simon ou Pierre Mendès-France... Qu’il travaille en
free-lance ou sur commande, dans un noir et blanc irréprochable, Jean Marquis porte un regard
singulier sur son temps et les séismes d’une époque, sans a priori. En dépit de son admiration
pour Cartier-Bresson, jamais il ne se conforma à un enseignement. Sa seule esthétique est celle de
l’empathie, son intelligence celle de l’homme de média confronté aux chocs de la réalité et réceptif
à l’émotion.
Rien sans doute ne se serait passé sans ce voyage inaugural le long de la Deûle. Les parents de
Jean Marquis avaient repris en 1936 le Pavillon Bleu, auberge des bords de la Deûle, lieu de villégiature des Lillois en goguette et rendez-vous des mariniers et des turfistes. C’est là, au premier
étage du Pavillon Bleu qu’il connut sa première expérience du cadrage, la fenêtre de sa chambre
d’adolescent tournée vers la Deûle et ses paysages. A partir de cette géographie initiale et intime,
le jeune Lambersartois partait à la rencontre du spectacle du monde. Avec la collaboration de
François Robichon.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
HOSPICE COMTESSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 26 mai à 19h
32, rue de la Monnaie – Lille
Tel. 03 28 36 84 00
Le lundi de 14h à 18h
Du mercredi au dimanche de 10h à 12h30
et de 14h à 18h
Entrée Libre
Jean Pasquero,
Un photographe au service de l’industrie
Sélection de photographies du fonds
Pasquero de l’Hospice Comtesse.
Co-commissariat : Martine N’mili.
Le fonds Pasquero retrace l’activité d’un atelier de photographie de la première moitié du XXème
siècle.
Il provient d’un don effectué en 1972 par René Pasquero. L’atelier de ce photographe, situé au
54 de la rue Saint-Etienne, fondé en 1908 par son père Jean Pasquero, allait être détruit pour la
construction du Palais des Congrès.
Ce fonds ethnographique comprend une grande quantité de documents imprimés et manuscrits
(correspondances, notes de travail, répertoires, documentations sur la photographie...), du matériel photographique (appareils, produits, accessoires de laboratoire...), du mobilier de studio (fauteuils, chaises, sellettes, paravent, meuble...), des négatifs et positifs correspondant à l’ensemble
de l’activité professionnelle de Jean et René Pasquero de 1908 à 1969.
Ce fonds de plus de 17000 photographies, dont 10433 tirages, compte de nombreux portraits
datant de la première moitié du XXème siècle.
Il comporte aussi d’importantes séries sur l’architecture, l’activité industrielle et commerciale de la
métropole : construction des Grands Moulins de Paris à Marquette de 1920 à 1923, extérieur et intérieur d’usines textiles (filatures de la Société Agaches, La linière de Fives...), foires commerciales
(construction des bâtiments et vues des foires de 1935 à 1967). De nombreux secteurs d’activités
y sont représentés : la construction mécanique (usine Wauquier à Lille, Sulzer...), la métallurgie
(aciérie de Lesquin, la Compagnie des Forges d’Audincourt,...), l’électricité (arcs électriques...), le
commerce (façade et intérieur des établissements Félix Potin à Lille...), le bâtiment (constructions
en béton armé : œuvres de l’ingénieur Morel et des architectes Cordonnier, Doutrelong et Desmet
ou Willoqueaux...).
La vie culturelle et sociale est évoquée avec des vues de cinémas (Le Printania, le Caméo à Lille,
le théâtre de Denain), de salles des fêtes (Fives-Lille, Gare-délivrance), de lieux d’accueil de la ville
de Lille (crèche, asile de nuit). Quelques images sont antérieures à 1908. Elles ont été réalisées par
Jean Pasquero durant sa carrière militaire.
L’ensemble de ces photographies constitue un fonds documentaire important sur la vie sociale,
économique et culturelle de la métropole lilloise et de la région.
Ce fonds compte également une série de 196 négatifs réalisés en Afrique. Ces vues ont été prises
par le Maréchal des Logis J. De Possel lors d’une mission au Congo effectuée en 1898-1899.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
HOSPICE COMTESSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 26 mai à 19h
32, rue de la Monnaie – Lille
Tel. 03 28 36 84 00
Le lundi de 14h à 18h
Du mercredi au dimanche de 10h à 12h30
et de 14h à 18h
Entrée Libre
Bibliothèque Municipale de Lille,
La Deûle, un patrimoine photographique
Photographies du Fonds de la
Bibliothèque municipale de Lille.
Co-commissariat : Isabelle Duquenne
On a aujourd’hui peine à imaginer que la Deûle ait été à ce point omniprésente à Lille. Organisant
le système défensif de la ville, elle a également facilité la desserte des marchandises jusqu’au
cœur de la cité industrieuse et assuré une grande part de sa prospérité économique et de son
développement urbain. La rivière et ses multiples bras, son réseau complexe de canaux, ont façonné la ville en favorisant l’installation des artisans puis des industriels du textile, des tanneurs,
des brasseurs et des marchands. Les relations entre la ville et la Deûle ne sont cependant pas
exemptes d’ambivalence. La couverture des canaux, véhicules de la propagation de maladies
endémiques et le déplacement du port de Lille afin d’assurer le développement raisonné du trafic fluvial et l’expansion de la cité, ont progressivement mis fin à la présence de l’eau dans la ville.
Née en 1839, la photographie s’est rapidement imposée pour représenter la ville « d’après nature
» : elle capte les monuments immobiles, les paysages urbains, la matérialité de l’eau et entend
donner une vision objective du réel, en noir et en blanc. Instrument d’une modernité assumée,
elle rivalise avec les traditionnels recueils d’estampes ou de lithographies et porte un regard neuf
et fidèle sur le monde. Découpant l’espace, elle opère par succession d’images et fait défiler devant le spectateur le paysage reconstitué.
Les portefeuilles rassemblés par Léon Lefebvre (1848-1916), imprimeur lillois appartenant au
petit cercle des érudits locaux du tournant du siècle et membre de diverses sociétés savantes,
gardent la mémoire savamment entretenue d’une époque révolue.
La Deûle s’inscrit dans un espace fortement urbanisé où les bâtiments forment autant de stations
d’un parcours obligé. Dans un long travelling, qui commence aux faubourgs presque bucoliques
et à l’avant-port de Lille, on franchit la porte d’eau et l’enceinte de la ville, on passe le port intérieur du Grand Rivage, on voit défiler l’Hospice général, le Pont Maudit, le Pont Neuf et le Palais
de Justice, avant d’amarrer Quai de la Basse Deûle, à moins qu’ayant contourné par la Citadelle
on aborde le Petit Rivage ou Quai du Wault.
La technique photographique de l’époque ne saisit pas le mouvement. De ces images, les figures
sont donc quasiment toujours absentes, tandis que règnent en maîtres la pierre et l’eau, éléments imperturbables du décor. La présence humaine est cependant attestée par les bélandres,
les péniches, les grues et les charrettes, témoins de l’activité et du travail à l’œuvre, les cabarets et
estaminets représentant eux la part de délassement nécessaire au batelier.
On est saisi par la beauté grave de ces images, par la tranquillité qui émane des lieux, par cette
attention minutieuse à la lumière et au cadrage, large, généreux, capable de tout englober et de
saisir en un instant la forme d’une ville. Isabelle Duquenne, Conservateur, Bibliothèque municipale de Lille.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
HOSPICE COMTESSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 26 mai à 19h
32, rue de la Monnaie – Lille
Tel. 03 28 36 84 00
Le lundi de 14h à 18h
Du mercredi au dimanche de 10h à 12h30
et de 14h à 18h
Entrée Libre
John Bulmer,
Le Nord de John Bulmer
en collaboration avec la Galerie David
Guiraud et sur une proposition de la
Galerie Les Lieux
La galerie David Guiraud a exposé pour la première fois le travail du photojournaliste anglais John
Bulmer au cours du Mois de la Photo à Paris en 2008. Continuant depuis lors à soutenir son travail
de façon régulière, la galerie est heureuse de proposer au public une nouvelle facette de l’œuvre
de ce grand photographe considéré en Angleterre comme un pionnier du photoreportage en
couleur.
L’exposition ‘Le Nord de John Bulmer’ comprend une sélection d’images issues du reportage en
couleur que le photographe a réalisé dans le Nord en été et en hivers 1966-1967 pour le Sunday
Times Magazine. Grâce à ce reportage, John Bulmer nous permet de voir de rares images en couleur sur le nord rural des années 1960.
Depuis des séries comme ‘Black Country’ en 1963 ou ‘The North’ en 1965, la fibre sociale de la
photographie de John Bulmer n’est plus à démontrer et son regard sur la France se porte naturellement vers le monde du travail.
John Bulmer parcourt le nord entre Lille et Arras et se penche sur les conditions de vie des mineurs
dans la continuité du travail réalisé dans la région du Black Country en Angleterre. Les similitudes
avec les images de la série « The North » sont troublantes. Les paysages, l’architecture, le travail et
le mode de vie sont les mêmes. John Bulmer descend au fond des mines en activité mais pour des
raisons techniques ne peut réaliser que le portrait des mineurs.
Mais l’attention du photographe et ses images se portent rapidement sur la campagne et le
monde paysan. Les anglais ont une vision romantique de la France et la voient parsemée de
champs et de villages ayant conservés un mode vie traditionnel. La France rurale de cette époque
semble leur donner raison. Derrière les couleurs de l’été et des champs, se cachent des conditions
de vie difficiles et un mode de production étonnamment très archaïque.
Cette époque n’est pas si lointaine et les photographies de John Bulmer nous forcent à constater
la rapide mécanisation et industrialisation de l’agriculture française ces trente dernières années.
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EXPOSITIONS LILLE
PALAIS RAMEAU
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage le jeudi 26 Mai, 18h30
39, Bd Vauban
Lille Tel. 03 20 30 89 69
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Anna Solé
Tissages de quartier en famille
C’est quoi au fond être d’ici ? Pas tant d’y être né, ni d’être (dé)posé là par les circonstances de la vie. Cela, c’est être quelque part mais pas encore faire siens ces murs, ce
quartier, ces espaces. Ce n’est pas encore tisser cette relation très particulière avec
ce lieu que je nommerai mon endroit. Tout l’intérêt des images d’Anna Solé est dans
l’effort d’exhiber l’envers de ce processus par lequel ici me devient intime.
« Vous vivez là ? Je vous offre une page blanche, vierge. Habitez là comme vous le
souhaitez. » Se décide alors une manière de peuplement. Chaque famille a la sienne.
Est-elle en résonance avec ce qui l’entoure ? C’est à l’?il de celui qui regarde de s’en
faire une idée. Le plus surprenant, c’est que la photo nous apprend ici qu’un cadre
n’est pas une limite mais une proposition riche de mille libertés et que la ville commence comme l’image avec la façon dont on y existe. En cela elle n’est pas un destin
mais le partenaire d’une histoire à écrire.
De loin et tout près. Le cadre ne cesse de s’inscrire dans un autre plus large, de l’écran
blanc à celui de la photo, de son support et plus encore à celui de cet espace où
elles sont ici rassemblées. Dans le même temps, je ne quitte pas des yeux ceux des
familles, de ceux qui affrontent l’objectif, qui s’alignent ou non, font groupe sans abdiquer de leur singularité. « Nous sommes juxtaposés mais nous ne sommes pas une
série » semblent- ils dire. Est-ce de là que surgit leur humanité qui irradie l’ensemble
? C’est de là sans doute que s’élabore un patrimoine d’abord existentiel avant tout
autre chose.
F. Frimat
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LES EXPOSITIONS : LILLE
PALAIS RAMEAU
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage le jeudi 26 Mai, 18h30
39, Bd Vauban Lille
Tel. 03 20 30 89 69
Du mercredi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
L’exposition NORD(S) : REGARDS CROISÉS rassemble 80 photographes de différents profils et de tous horizons. Cette exposition collective propose au visiteur un véritable voyage photographique, au cœur même
du Nord. Le Nord, dans sa vision la plus vaste et la plus riche, ne se limite pas uniquement à la région du
Nord-Pas-de-Calais, il s’étend incontournablement aux pays voisins comme la Belgique et les Pays-Bas, et
s’élargit également jusqu’à l’Islande ou même le Canada. Cet hommage à la région Nord nous offre une
vision à 360° de cette région mère du festival des Transphotographiques.
À chacun d’établir son propre itinéraire.
Ericka Weidmann
(commissaire d’exposition),
Nord(s) : Regards Croisés
Au cœur de l’exposition sont présentés de nombreux sujets sur la région Nord. Tout d’abord, avec son sujet
En friche, Antoine Bruy s’est intéressé aux départements du Nord et celui du Pas-de-Calais. Avec ses 4 millions d’habitants, la région est la deuxième plus peuplée de France après l’Île-de-France. Le photographe
y saisit des instants de vie du bassin minier. C’est ensuite au tour de Cindy Lelu et Hubert Bouvet de se pencher sur les paysages de
terrils avec pour la première, une série de paysages sur le retraitement de l’exploitation post-minière, et pour le second un travail en
noir et blanc très contrasté au décor étonnant de ces entassements de déblais.
Nous nous arrêtons en chemin, et figeons le temps avec les paysages imaginés par Virginie Maillard : ces lieux abandonnés de toute
présence humaine dans lesquels l’artiste incorpore des éléments contemporains, créant ainsi une dimension troublante et fascinante
à la fois. Suivi du travail de Pascal de Lattre «maisons closes» : ces images détaillent avec force, les textures décrépites des façades
austères de ces habitations, où toute forme de vie semble disparue …
Le littoral du Nord est exploré par Bastien Defives et Léopold Guillemin avec des photographies en couleur où l’un dresse le constat
de la transformation du littoral par la planification humaine depuis un demi-siècle, tandis que l’autre emprisonne les personnages
dans un décor entre continent et mer. François Delebecque, met en valeur les tours de lumière, puissances symboliques, archétypes
du chemin à suivre avec ses photographies de phares du Nord.
Ensuite, nous partons à la rencontre de l’Humain, avec Pascal Bachelet et ses Vies d’ici, une série de portraits prise dans un petit village
de Picardie, au côté d’une seconde série Elle au Pluriel de Magali Delporte. Elle dresse le portrait des habitantes de 7 à 77 ans de la
municipalité de Saint-Amand-les-Eaux. Isabelle Alexandra Ricq quant à elle, s’intéresse aux plus belles femmes, aux hommes les plus
forts, aux petites filles les plus adorables…. en suivant les concours de beauté qui sont légions dans la région Nord.
Lille, surnommée la Capitale des Flandres, et ses alentours est bien entendu présente au sein de cette grande exposition collective
avec les pérégrinations urbaines en noir et blanc des travaux de Julien Legrand, Vincent Mayes et Cédric Dubus. Max Lerouge a photographié le chantier d’Euralille : depuis les premiers jalons du géomètre à la réalisation finale d’un quartier qui s’inscrit peu à peu
dans la ville. Alexa Brunet explore le monde de la nuit, elle est partie à la rencontre des protagonistes de cette grande insomnie pour
ramener des images hautes en couleur figeant les noctambules de Lille et de ses alentours.
Poursuivons notre promenade, en passant par notre pays voisin : la Belgique. Tout commence par la frontière franco-belge : Sophie
Bridelance a parcouru les 200 km de frontières séparant les deux pays, cette ligne où rien ne se passe, du moins en apparence, afin
de définir les zones d’équivalences entre ces deux pays frontaliers. Claire Schneider a suivi une autre frontière : celle qui est invisible,
celle qui divise le Belgique du Nord au Sud pour faire un état des lieux, et mettre en valeur la richesse culturelle de ce pays et de ses
paysages en pleine mutation. La jeune photographe, Anne-Sophie Costenoble est partie à la rencontre de famille d’agriculteurs pour
capter en noir et blanc l’essentiel d’une passion, d’un métier qui tend malheureusement à disparaître…
David de Beyter présente un extrait de sa série Edifices, une réflexion, à travers l’habitat, dans son rapport au paysage, sur les liens
qu’entretiennent l’imaginaire et la réalité. Ses photographies montrant des toits de maisons émergeant de terre, créent un trouble
étrange dans ce paysage imaginaire.
Pour finir, le collectif de photographes Transit a parcouru le pays en 7 jours à l’occasion de la fête nationale du 21 juillet et en a ramené
des images qui tentent de dresser un portrait de ce territoire politiquement fragile.
Pour continuer notre exploration, allons plus au nord, nous perdre dans les images de Régis Feugère où les sombres forêts d’un nord
fantasmé nous enveloppent. Merel’t Hart et Luk Vander Plaetse nous présentent une série de photographies réalisées aux Pays-Bas,
où les baies vitrées sans rideau nous laisse entrevoir l’intimité des habitant telles des fenêtres ouvertes sur des scènes de vie : une
notion de pudeur et une forme de liberté individuelle bien différentes de celles de la France. Pascal Felloneau et Christopher Taylor
nous emmènent en Islande : A Akureyri pour le premier, dans la plus grande ville portuaire du nord de l’Islande et sur l’archipel
Westmann pour l’autre. Christopher Taylor pose son regard sur une petite île de 10km² qui a la particularité d’avoir des conditions
climatiques particulièrement changeantes, balayées par le vent et sculptées par les vagues : ces images sont comme des points fixes
autour desquels le monde tournerait.
Bon Voyage ...
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LES EXPOSITIONS : LILLE
SALLE DU CONCLAVE DU PALAIS RIHOUR
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage le samedi 4 juin, 16h
Place Rihour Lille
Tel. 08 91 56 20 04
Du lundi au vendredi de 09h à 12h et de 14h à 17h
Les samedis et dimanches de 10h à 12h et de 14h à 17h
Entrée Libre
Bogdan Konopka,
Résonance
Quelle relation établir entre un portrait et un paysage, une communauté humaine et un territoire ? La lumière, répondent les photographies de Bogdan Konopka, car c’est elle qui façonne le réel, c’est par elle que nous touchons
à l’épaisseur du monde. C’est avec cette approche que durant plusieurs semaines le photographe s’est immergé
dans ce qui fut le bassin minier du Nord-Pas de Calais et qu’il est parti à la rencontre des descendants de l’immigration polonaise du début du 20ème siècle, et de celle moins nombreuse et plus récente des années 80.
Arrivé en France fin 1988, Bogdan Konopka a, dès sa première visite dans la région, humé un air de « là-bas » :
connivence avec le paysage - la grisaille qu’il affectionne -, musique familière des patronymes essaimés sur les
vitrines des rues, commerces, écoles, églises, cimetières. Etait-ce parce que son grand-père qui avait travaillé à
la mine s’était toujours tu sur cette expérience qu’il a photographié le carreau de Loos-en-Gohelle ou bien la
cité d’Arenberg à l’abandon ? Quelle lecture faire du portrait de ce jeune homme au fusil photographié dans sa
chambre d’enfant ?
Les années ont passé et aujourd’hui, grâce à l’invitation et au soutien conjoint du Conseil Général du Pas de Calais
et de la communauté d’agglomération Béthune-Bruay, ArtoisComm., l’ouvrage en suspens a repris vie et ce qui
était un enjeu personnel est devenu une aventure photographique partagée. Comment se sont opérés les choix
de Bogdan Konopka, devenu entre-temps citoyen français? Exit les ruines, la lumière jaillit sur les bâtiments des
houillères reconvertis, les chevalements repeints, les cités réhabilitées. Les patronymes polonais ont peu à peu
déserté les devantures des petits commerces, les terrains d’exploitation du charbon ont cédé la place à de gigantesques zones industrielles ou commerciales. Mutatis mutandis, sans nostalgie.
Cette transformation du paysage va de pair avec celle de la communauté d’origine polonaise, éclatée, hétérogène
et en même temps d’une réjouissante vivacité. Bogdan Konopka a pris la décision de mettre en lumière les différences et de les faire partager. Quel est le fil ténu qui relie ceux et celles animés par une culture vue à travers le
prisme d’un héritage tantôt transmis, tantôt perdu et qu’on veut retrouver, et l’histoire vive et déchirée de ceux et
celles qui pour des raisons économiques ou politiques ont dû s’exiler pour continuer à exister ?
En conviant des personnages aussi riches à s’exprimer devant l’objectif, le photographe a peut-être cherché la
réponse à sa propre question : qui devenons-nous ?
Les années ont passé et aujourd’hui, grâce à l’invitation et au soutien conjoint du Conseil Général du Pas de Calais
et de la communauté d’agglomération Béthune-Bruay, ArtoisComm., l’ouvrage en suspens a repris vie et ce qui
était un enjeu personnel est devenu une aventure photographique partagée. Comment se sont opérés les choix
de Bogdan Konopka, devenu entre-temps citoyen français? Exit les ruines, la lumière jaillit sur les bâtiments des
houillères reconvertis, les chevalements repeints, les cités réhabilitées. Les patronymes polonais ont peu à peu
déserté les devantures des petits commerces, les terrains d’exploitation du charbon ont cédé la place à de gigantesques zones industrielles ou commerciales. Mutatis mutandis, sans nostalgie.
Cette transformation du paysage va de pair avec celle de la communauté d’origine polonaise, éclatée, hétérogène
et en même temps d’une réjouissante vivacité. Bogdan Konopka a pris la décision de mettre en lumière les différences et de les faire partager. Quel est le fil ténu qui relie ceux et celles animés par une culture vue à travers le
prisme d’un héritage tantôt transmis, tantôt perdu et qu’on veut retrouver, et l’histoire vive et déchirée de ceux et
celles qui pour des raisons économiques ou politiques ont dû s’exiler pour continuer à exister ?
En conviant des personnages aussi riches à s’exprimer devant l’objectif, le photographe a peut-être cherché la
réponse à sa propre question : qui devenons-nous ?
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LES EXPOSITIONS : LILLE
MAISON DE L’ARCHITECTURE ET DE LA VILLE
Exposition du 26 mai au 02 juillet
Place Rihour Lille
Vernissage le 26 mai 2011, 18h00
Tel. 03.20.14.61.16
Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h
Et le samedi de 11h à 18h
Entrée Libre
Véra Cardot et Pierre Joly
Photographie d’Architecture
Le fonds photographique Véra Cardot et Pierre Joly, acquis par le Centre Pompidou en 1997, est conservé à
la bibliothèque Kandinsky. Il est constitué de négatifs noir et blanc, d’ektachromes (pour un quart du fonds),
de planches contacts et de tirages (réalisés par le laboratoire Picto). Le format est essentiellement 6 x 6, et
de façon plus occasionnelle, 4 x 5 et 24 x 36. 55 000 de ces clichés sont consacrés aux arts plastiques et à la
sculpture et 15 000 à l’architecture du XXème siècle.
Ce projet d’exposition est d’abord un hommage au travail artistique de Véra Cardot et Pierre Joly dont les
photographies ont une dimension plastique qui dépasse le caractère documentaire. Pierre Joly, en tant
qu’historien, a nourri ses recherches d’une expérience concrète des édifices qu’il commentait. Le filtre du
regard photographique avait également comme objectif d’illustrer les projets éditoriaux pour des revues
ouvertes à un large public (la revue l’Œil par exemple).
Plus généralement, les relations entre photographie et architecture sont au coeur de la série d’images qui
est présentée dans cette exposition. Celles-ci permettent d’évoquer le regard singulier du couple de photographes, les pratiques de l’histoire de l’architecture, l’architecture de la deuxième moitié du XXe siècle et ses
représentations. Les images sélectionnées correspondent donc à volonté de faire émerger plusieurs niveaux
de lectures de ces représentations :
Les photographies permettent de découvrir tout un pan de la production architecturale régionale des années 60 à 80 ; des exemples connus, inconnus ou oubliés, à partir de représentations dont les statuts sont
documentaires et artistiques.
La sélection de photographies est liée non seulement à la nature des édifices concernés, mais elle montre
l’étendue des pratiques de la photographie d’architecture : commande, illustrations pour publication,
images artistiques...
La sélection présente également les types de représentations qui illustrent le mieux les pratiques du couple
photographe, Cardot-Joly, leur relation spécifique à la photographie d’architecture, les points de vue :
extérieurs lointains, extérieurs, intérieurs, images incarnées, représentations de l’espace, des volumes, de
l’ombre et de la lumière, des perspectives, de la matière, des textures, des ouvertures, du détail, le parcours
architectural, l’environnement et le paysage.
Les années ont passé et aujourd’hui, grâce à l’invitation et au soutien conjoint du Conseil Général du Pas de
Calais et de la communauté d’agglomération Béthune-Bruay, ArtoisComm., l’ouvrage en suspens a repris
vie et ce qui était un enjeu personnel est devenu une aventure photographique partagée. Comment se sont
opérés les choix de Bogdan Konopka, devenu entre-temps citoyen français? Exit les ruines, la lumière jaillit
sur les bâtiments des houillères reconvertis, les chevalements repeints, les cités réhabilitées. Les patronymes
polonais ont peu à peu déserté les devantures des petits commerces, les terrains d’exploitation du charbon
ont cédé la place à de gigantesques zones industrielles ou commerciales. Mutatis mutandis, sans nostalgie.
Cette transformation du paysage va de pair avec celle de la communauté d’origine polonaise, éclatée, hétérogène et en même temps d’une réjouissante vivacité. Bogdan Konopka a pris la décision de mettre en
lumière les différences et de les faire partager. Quel est le fil ténu qui relie ceux et celles animés par une
culture vue à travers le prisme d’un héritage tantôt transmis, tantôt perdu et qu’on veut retrouver, et l’histoire vive et déchirée de ceux et celles qui pour des raisons économiques ou politiques ont dû s’exiler pour
continuer à exister ?
En conviant des personnages aussi riches à s’exprimer devant l’objectif, le photographe a peut-être cherché
la réponse à sa propre question : qui devenons-nous ?
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LES EXPOSITIONS : LILLE
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le vendredi 10 juin à 18h30
18, rue Frémy – Lille Tel. 03 20 05 29 29
Du mardi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Patrick Tourneboeuf,
Les Cheminées, Nulle part
Nulle part
A quoi ressemblent les stations balnéaires une fois les vacanciers partis ? Rien ne ressemble plus à
une station balnéaire qu’une autre station balnéaire.
La distance ne change rien : même si plusieurs centaines de kilomètres les séparent, l’ambiance qui
les imprègne reste identique. Remuantes, peuplées et colorées tout l’été, elles révèlent un autre
visage quand la bise hivernale est venue. Le ciel bleu azur, les palmiers décoiffés par le vent et
l’océan à portée de main sont toujours là. Pourtant, à bien y regarder, une impression de malaise
et de solitude s’installe peu à peu. Les volets des maisons se révèlent désespérément clos. Nous
sommes partout et nulle part ...
Les Cheminées
Cette série date de 1989, c’est pratiquement une œuvre de jeunesse réalisée dans les Corons d’Hénin-Beaumont, cité minière du Nord, en Juin 1989. Ces cheminées sont la représentation de tout
un pan historique d’une partie du Nord de la France. Elles représentent le symbole de la fonction,
de l’usage, du social et de la mémoire des mineurs. Elles fonctionnaient à l’aide du charbon qu’on
ramenait du fond, elles permettaient de se rassembler le soir autour du feu, de chauffer les plats,
de chauffer la maison et de se laver.
A quoi ressemblent les stations balnéaires une fois les vacanciers partis ? Rien ne ressemble plus à
une station balnéaire qu’une autre station balnéaire.
La distance ne change rien : même si plusieurs centaines de kilomètres les séparent, l’ambiance qui
les imprègne reste identique. Remuantes, peuplées et colorées tout l’été, elles révèlent un autre
visage quand la bise hivernale est venue. Le ciel bleu azur, les palmiers décoiffés par le vent et
l’océan à portée de main sont toujours là. Pourtant, à bien y regarder, une impression de malaise
et de solitude s’installe peu à peu. Les volets des maisons se révèlent désespérément clos. Nous
sommes partout et nulle part ...
Rencontre avec Tourneboeuf, accompagnée d’une projection,
Vendredi 10 juin,17h00, la Maison de la Photographie
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LES EXPOSITIONS : LILLE
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition
le vendredi 10 juin à 18h30
18, rue Frémy – Lille Tel. 03 20 05 29 29
Du mardi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Alexa Brunet,
Journal de Nuit
Bourse à la création 2010.
La nuit, partout dans les grandes villes, des gens se déplacent, travaillent, s’ennuient, s’enivrent, font l’amour, participant chacun de leur côté à cette grande insomnie. La nuit brise
les tabous et incite à sortir de ses gonds.
L’obscurité est trouée par les lumières artificielles. Je fixe sur la pellicule celles des néons et
des lampes tamisées, la fumée de cigarette, le mouvement des corps ou leur immobilité
devant l’objectif afin de prolonger des instants fugaces.
Je suis à l’affût de rencontres improbables. Ce qui m’interpelle chez les gens, c’est leur
potentiel à être impudique et à habiter un cadre. Je cherche des personnages qui se
distinguent dans l’obscurité. Le jour on ne les voit pas car ils sont quelqu’un d’autre, et me
semblent alors terriblement communs.
La nuit je m’attache à eux. J’imagine leur histoire, et le décalage entre ce qu’ils sont ce qu’ils
ont envie d’exprimer me touche. J’ai la sensation qu’ils me sont familiers, ils incarnent une
image qui existait déjà en moi. Mes photographies se construisent à partir de cet imaginaire en se nourrissant de leur personnalité et de leur capacité à exprimer mes obsessions.
La photographie me permet de m’exposer à travers eux. S’ils se déshabillent, je me mets à
nue, s’ils changent de rôle, je me travesti. Fabriquer des images signifie pour moi une réelle
implication physique dans la scène. Chaque image célèbre une forme de plaisir partagé.
L’appareil photographique est un outil, un prétexte pour inventer des situations étranges
qui n’auraient pas existé autrement. Il crée une magie qui incite les gens à se livrer au sein
d’un jeu de mise en scène et de pose. Mes images m’autorisent à garder une trace d’un
moment particulier, de raconter une certaine histoire de ces personnages. Je capte dans la
folie de la nuit ces rares moments d’abandon et de grâce.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le vendredi 10 juin à 18h30
18, rue Frémy – Lille Tel. 03 20 05 29 29
Du mardi au dimanche de 10h à 19h
Entrée Libre
Michal Szlaga
Une histoire photographique
des chantiers navals
Les chantiers navals de Gdansk en Pologne suggèrent bien davantage qu’une installation industrielle monumentale,
dont la splendeur est ancrée dans un passé déjà lointain. Le chantier naval est tout autant une légende, un lieu symbolique, une idée, dont l’ambivalence tient au fait qu’il contient, d’un côté, une part importante de mystère, en tant
que lieu qui reste à explorer, et de l’autre, qu’il est considéré par beaucoup de spectateurs comme obsolète, slogan
insignifiant, voire vide de sens.
Comment expliquer alors ce phénomène presque magnétique, qui attire sur ce site les gens ordinaires et inspire les
plus grands artistes ?
On pourrait apparenter le chantier naval à une sorte d’organisme vivant. Son squelette est fait d’architecture, de technologies, de machines; son sang est fait des gens qui l’ont habité, son âme de l’idée de liberté et de solidarité qui en a découlé. Cette métaphore est peut – être un
indice pour aborder l’œuvre de Michał Szlaga, puisque les photographies de cette série traitent justement de l’espace, des gens et des idées.
Michal Szlaga est aujourd’hui reconnu comme le documentariste quasi exclusif des transformations qui ont eu lieu sur le chantier naval de Gdansk.
Autrefois, ce lieu était plein de l’énergie et du pouvoir de la productivité, incarnés par les efforts physiques des centaines d’ouvriers qui y travaillaient. Ils furent la
force vive d’une industrie manufacturière tout en revendiquant des changements au niveau social et politique, préfigurant en Pologne la chute du communisme,
qui allait suivre dans le reste de l’Europe.
A l’heure actuelle, et suite à la période d’effondrement, de privatisation rapide puis de stagnation économique causée par la crise mondiale, cette aire post- industrielle subit une transformation lente, presque hésitante. Elle devient ce nouveau quartier de Gdansk où s’installent de riches entreprises, des appartements de
luxe, des centres commerciaux bondés et des lieux de divertissement bruyants. Témoins silencieux de ces transformations, les vestiges maussades des entrepôts
du 19ème siècle, les grues rouillées, les docks presque déserts, et les travailleurs qui restent.
Ce sont ces mêmes gens simples et sympathiques, parmi lesquels le prix Nobel de la Paix Lech Wałęsa, qui furent les initiateurs et les acteurs du changement, à
travers la révolution anti- communiste “non -violente”, qui changea irrémédiablement le cours de l’Histoire.
Ce sont ces mêmes gens qui sont les protagonistes des photographies de Michał Szlaga.
Un simple sableur, un électricien deviennent les figures allégoriques du dur labeur, des bouleversements sociaux et politiques, ou de l’humanité elle- même, dissimulée sous la poussière et les salopettes de chantier. Ces travailleurs de l’ombre, posant solennellement, brandissant les attributs de leur fonction, nous font penser
à la célèbre image de la Liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix.
L’architecte Daniel Libeskind explique que l’architecture, tout comme la littérature, la poésie ou la musique, permet de raconter des histoires, car, contre toute
attente, les bâtiments sont comparables aux êtres humains – ils vivent, respirent, et ont des aspects à la fois intérieurs et extérieurs (D. Libeskind, Breaking Ground).
Szlaga – en tant qu’artiste d’une exceptionnelle sensibilité, a senti l’identité particulière du chantier naval, sans jamais tomber ni dans un sentimentalisme superflu,
ni dans un pathos hasardeux. D’autre part, en tant que documentariste, Szlaga créé des photographies qui, comme l’écrit Susan Sontag, révèlent “ le sens de rendre
“réel” (ou plus “réel”) des problèmes que le spectateur confidentiel pourrait ignorer” (S. Sontag, Regarding the Pain of Others).
Dans quelques années, quand la Nouvelle Ville se sera complètement emparée du chantier naval, et que les grues immenses et fières auront disparues du paysage;
quand l’histoire du mouvement de solidarité sociale et libertaire et des grèves des travailleurs sera racontée à travers des expositions modernes au sein du Centre
Européen de la Solidarité, actuellement en construction, les images de Michał Szlaga viendront remplir le vide, rendant hommage aux témoins silencieux de la
grande Histoire, dont les contours deviennent flous et obscurs, à mesure que le temps passe, pour les générations suivantes.
Marta Wróblewska
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LES EXPOSITIONS : LILLE
VIEILLE BOURSE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition
le mardi 31 mai à 19h30
30 place du Général de Gaulle Lille
Du mardi au dimanche de 14h à 18h30
Entrée Libre
Photographes de la Voix du Nord,
[Émotions !]
.
Vingt-quatre photos grand format au cœur de la Vieille Bourse.
Comme autant d’arcades. Comme autant d’heures dans la journée.
Comme autant d’émotions. Dans l’exercice quotidien de leur métier,
les photojournalistes de La Voix du Nord donnent à voir des gens, des
vies, des lieux de la région. Ils ont choisi ici de passer leurs images au
prisme des émotions : les rires et les larmes, la douleur et la joie, la
colère et la peine... Ils les ont vues sur les visages photographiés, ils les
ont ressenties eux-mêmes ... à vous de les partager.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
GALERIE NEW SQUARE
Exposition du 15 mai au 2 juin
Vernissage de l’exposition le mardi 17 mai à 18h30
40 rue Voltaire – Lille
Tel. 03 20 12 09 00
Du jeudi au Samedi de 11h à 19h
Et le 1er dimanche de chaque mois
Entrée Libre
Giacomo Brunelli, The Animals
J’ai travaillé sur ma série consacrée aux animaux pendant cinq ans, et en les prenant en photo, je
cherche à photographier ma propre réaction face à leur présence.
Quand j’étais petit, je passais mon temps à jouer avec les animaux et je pense que c’est pour ça
que j’approche mon appareil au plus près du sujet, en le touchant quasiment et provoquant ainsi
la fuite ou l’attaque de l’animal ; c’est à ce moment-là que j’enregistre sa réaction.
Tous les animaux que j’ai photographiés se trouvaient dans des jardins, des petits villages, des
champs et des fermes, et j’appelle mon procédé « photographie animalière de rue».
Dès que je vois un animal que je souhaite photographier, j’essaye tout d’abord de l’ignorer, puis
je lui cours après, ce qui provoque généralement une réaction de sa part ; parfois, je l’observe
simplement fixement et attends de voir ce qu’il se passera. Leurs réactions sont différentes : ils
sont parfois curieux de l’appareil, et parfois le bruit du déclencheur les effraye. Quand il s’agit
d’animaux morts, je les ramasse et les place à un endroit qui me semble convenir. Dans ce rapport
avec l’animal, je donne ainsi de l’utilité à quelque chose qui n’en a plus.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
GALERIE RAISON D’ART
Exposition du 25 mai au 26 juin
Vernissage du festival
le mercredi 25 mai à 17h
153 bis, Bd de la Liberté Lille
Tel. 03 20 31 55 70
Du jeudi au samedi de 14h à 19h
Entrée Libre
Fred
Associations d’idées consensuelles, oppositions tranchantes et percutantes, nouvelles dimensions poétiques...son style s’exprime au
travers de compositions qui reflètent aussi bien sa vision de la société
que du pur plaisir de la représentation visuelle à plusieurs dimensions.
Cet art du décalage et du mouvement rendent les compositions de
Fred Benoit presque indéfinissables. En effet, de l’endroit où le l’observateur se trouve, il ne voit jamais la même chose et la vision de
l’artiste s’ajoute à la sienne. Cette interaction omniprésente, ce pas
de deux avec le spectateur rapproche ces œuvres de l’art cinétique,
voire de l’anamorphose.
D’une apparente simplicité, ses œuvres gardent pourtant leurs secrets et leurs mystères de fabrication.
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LES EXPOSITIONS : LILLE
LA SECU
Exposition du 21 mai au 09 juillet
Vernissage de l’exposition
le vendredi 20 mai à 18h30
26 rue Bourjembois Lille
Tel. 03 20 47 05 38
Du vendredi au samedi de 14h à 19h
Entrée Libre
Vincent J. Stoker,
Heterotopia
Espaces vacants, friches industrielles, casernes et hôpitaux désaffectés, quand le lieu de travail devient un non-lieu, quand la nature
reprend ses droits et vient transformer l’espace industriel, Vincent J.
STOKER propose une recherche photographique sur ces paradis fragiles au bord de l’effacement.
« Heterotopia » est un spectacle de la ruine ; spectacle que l’on doit
principalement au temps, cet ouvrier de génie. Derrière la poussière,
la rouille et sous les décombres, on pressent l’ordre et la rigidité géométrique des architectures.
En construisant son cadre de façon quasi mathématique et en s’efforçant de montrer la décrépitude, Vincent J. STOKER nous sensibilise au
paradoxe de lieux à la fois chaotiques et chargés de sens.
Dans le cadre des Transphotographiques, Vincent J. Stoker proposera
une série inédite, réalisée spécialement dans la région.
Pour l’occasion Fabien Swyngedauw, plasticien travaillant autour de
l’univers urbain a investi le jardin de Lasécu pour une création sur mesure
: A partir de matériaux de récupération exclusivement Fivois, l’artiste
nous propose une ville entièrement dédiée ... aux oiseaux !
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LES EXPOSITIONS : LILLE
ILUXI
Exposition du 02 juin au 02 juillet
Vernissage de l’exposition
le 02 juin à 19h30
12 rue de Pas, Lille
Du mardi au samedi
de 9h à 12h et de 14h à 19h
Entrée Libre
Pascal Dash,
Le Nord (le perdre)
Le travail de Pascal Dash a quelque chose du journal intime. Chaque
jour, où qu’il soit, il essaie de voir le personnage dans ce qui se présente à lui.
Que ce soit un paysage, une célébrité, des toilettes, une ville ou un
animal, c’est en portraitiste qu’il l’appréhende le sujet et le fixe dans
ses images.
Dans cette sélection : « le Nord (le perdre) » le point commun à toutes
ces photographies est que son regard se fixe en priorité sur un déséquilibre, une perte de référence ou une collision de sens dans ce qui
compose l’image.
Que ce soit le personnage lui-même, ses pensées qu’on imagine, l’environnement qui est le sien... Il y a toujours un bouleversement des
codes usuels.
C’est une folie polymorphe. Peut-être celle de toute une société, illustrée par le portrait d’une vache folle, d’une ville dévorée par la pollution, ou d’un homme errant sous un déluge d’eau...
Tous ont « perdu le Nord ».
(Définition : Etre psychologiquement dans l’embarras le plus profond.
Ne plus savoir où aller, s’affoler, se tromper, errer, aller sans suivre un
chemin.)
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LES EXPOSITIONS : LILLE
GALERIE HOLLEVOUT
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition
Le 2 juin 2011 à 18h30
29 rue royale Lille
Tel. 08 99 23 41 60
Du lundi au samedi de 11h à 19h
Et le dimanche de 14h à 19h
Entrée Libre
Multiples artistes,
Badgofoto
Cette année l’atelier-Galerie Hollevout propose aux nombreux photographes amateurs ou pro un support particulier : Le Badge.
Support modeste, le petit disque de métal s’accroche ... aux basques
ou à la vie... sur la veste (retournée ou pas)... s’épingle par les autorités...se pique d’être une vedette...se plante là...
comme un p’tit clou du spectacle.
Le badge informe, signale, conteste, révèle, fête, célébre, manifeste....
et les toutes petites photos s’exposent.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
LA BRASSERIE - FONCQUEVILLERS
Exposition du 29 mai au 29 août
Vernissage de l’exposition
le dimanche 29 mai à 11h
5 rue basse Foncquevillers
Du samedi au dimanche de 11h à 18h
et sur rdv au : 0687915782
Entrée Libre
Marie Amar,
La Brasserie
Marie Amar s’intéresse à la déclinaison du temps, de l’espace et de
la matière. Elle s’approprie l’espace de La Brasserie, il est question de
déplacement, de transcription, de codage et de poésie, de dérivation
et de mue du territoire.
Ces œuvres prennent ainsi en compte à la fois l’architecture et l’expérience d’une traversée. Ces images rencontrent l’esprit du regardeur
et il en résulte quelque chose d’exclusif pour chacun où se combinent
jeux de matières, textures, reflets, illusions et détournements. L’artiste
explore la matérialité et fait surgir des figures subtiles et éphémères
par les formes qui les entourent. Du chaos émerge la construction
d’un paysage empreint de raffinement. Ce travail initie une réflexion
sur le temps et les déformations subies par la mémoire. Le visiteur est
porté par la vision de l’écoulement du temps.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
LA BRASSERIE - FONCQUEVILLERS
Exposition du 29 mai au 29 août
Vernissage de l’exposition le dimanche 29 mai à 11h
5 rue basse basse Foncquevillers
Tel. 0687915782
Du samedi au dimanche de 11h à 18h
et sur rendez-vous
Entrée Libre
Nicolas Bluche, sans titre
Nicolas Bluche reconstruit des images éparses issues du réel,
que notre mémoire visuelle a collectées. Ces images sont ensuite
recomposées afin de renoncer aux originaux dont elles sont
issues, et ainsi nous placer face à une représentation illusoire,
créée de toute pièce.
Les oeuvres de NB offrent des images ambiguës, questionnant la
perception. L’artiste nous amène à douter par le questionnement
constant de notre habilité à observer et à comprendre. Il saisit les espaces, les plans fuyants, reconstitue les strates
observées, et les recompose en leur offrant un autre volume. Il
bouscule les perspectives et nous incite à rentrer dans l’image en
profondeur, comme dans un rêve instantané. Les traces du passé
se fixent dans le présent, et nous offrent un parcours de voyage
en multiples dimensions. Les œuvres s’interprètent librement au
fil du regard de chacun.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
LA BRASSERIE - FONCQUEVILLERS
Exposition du 29 mai au 29 août
Vernissage de l’exposition
le dimanche 29 mai à 11h
5 rue basse, Foncquevillers
Tel. 0687915782
Du samedi au dimanche de 11h à 18h
et sur rendez-vous
Entrée Libre
Nicolas Kowalski,
sans titre
Dans cette série, Nicolas Kowalski s’intéresse ici à la mémoire visible
ou invisible des lieux et des personnes. L’artiste attire notamment
l’attention sur des objets dont nous considérons rarement les qualités
esthétiques. Ses photographies d’objets hétéroclites font référence à
des souvenirs que chacun s’approprie. Il s’agit en réalité d’objets abandonnés sur place. L’image a fait franchir à ces objets pour le moins banals la frontière de l’art. Ils deviennent vivants par le simple fait d’avoir
été extraits du lieu surchargé auquel ils appartiennent. Aucune mise
en scène n’a été nécessaire. Simplement détachés de leur contexte,
ils changent de statut, sinon de nature, et apparaissent comme des
installations artistiques. Entre documentaire et imaginaire, ces photos
placent réalité et fiction dans une sorte d’incertitude. Le regard posé
devient point de départ d’un cheminement historique vers une vérité
revisitée.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
JARDIN MOSAÏC - HOUPLIN - ANCOISNE
Exposition du 26 mai au 31 août
Vernissage de l’exposition le samedi 4 juin à 11h
103, rue Guy Moquet – Houplin-Ancoisne
Tel. 03 20 63 11 24
Du lundi au samedi de 10h à 19h
Le dimanche de 10 à 20h
3€ (tarif réduit) (+1€ le dim.) 5€ (tarif plein)
Charles Delcourt,
tout in haut de ch’terril
Seul relief du Nord, les terrils ponctuent le territoire du bassin minier, d’Est en Ouest, sur
quelques cent-vingt kilomètres.
Montagnes de schistes, sous-produits de l’exploitation du charbon, les terrils atteignent parfois
plus de cent mètres de hauteur et s’imposent au regard, témoins récurrents de l’histoire des
lieux.
Ce reportage propose un panorama régional, égrainant les sommets et la vie qui s’écoule aux
pieds de ces géants minérals. Les terrils possèdent une forte valeur identitaire.
Au même titre que les mutations urbaines, sociales et économiques qui ont façonnés le territoire, les terrils se sont intégrés aux aires de la vie quotidienne, appropriés par les habitants
autrefois mineurs, désormais “voisins” de ce paysage manufacturé.
On les retrouve aujourd’hui bruts et minéraux ; paysagés par l’homme ou reconquis par une
végétation spontanée ; convertis en pistes de ski ou en bases nautiques ; ré-exploités, entaillés,
aplanis
ou même transformés pour accueillir en station d’épuration ... Un parcours dans le bassin minier,
entre paysages et portraits, en haut et aux pieds des “montagnes” du plat pays.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
LE MILLENAIRE - LA MADELEINE
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le mercredi 1er juin à 19h00
35 rue Saint Joseph, La Madeleine
Tel. 03 20 55 19 51
Du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 19h
Entrée Libre
Damien Peyret,
Swim & Steam
Damien Peyret envisage la photographie comme une extension de ses travaux vidéo. Le projet «
Swim & Steam » né au cours de la réalisation de son film « Un taxi pour Reykjavik » illustrecette relation créative. Ce dialogue harmonieux n’a pas dénué le travail photographique de son autonomie et souligne l’intérêt commun de l’artiste pour cette frontière ambiguë entre réalité et fiction.
« Swim & Steam » est une série d’images prises avec un Polaroid SX70. L’esthétique du polaroid
intensifie cette impression de passer la frontière du réel. Ces portraits d’hommes et de femmes
baignant dans des piscines fumantes d’eau chaude semblent nous conter une histoire d’un autre
monde, pacifique et détaché, où la gravité n’a pas de prise sur la vie des personnes.
« Swim & Steam » a été exposé au Musée de la Photographie de Reykjavik, aux Rencontres Photographiques de Montpellier, au Infocus Photography Festival de Vilnius, à Cutlog-Paris, à la Paper
garden Gallery de Séoul ainsi qu’à la galerie Spree à Paris.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
GALERIE REZEDA - LA MADELEINE
Exposition du 26 mai au 25 juin
Vernissage de l’exposition le mercredi 1 juin à 19h
48, rue Saint Joseph, La Madeleine
Du mercredi au samedi de 14h à 19h
tel. 06.63.57.31.69
Entrée Libre
Anabelle Folliet,
La Mémoire du Caméléon #2
Les photographies d’Annabelle Folliet, semblent nous inviter à la découverte
d’un espace invisible, qui pourrait se nommer « vide ». Mais au travers de ses
photographies, dont chaque détail est mis en scène avec une précision quasi
obsessionnelle, c’est une très rigoureuse mise en abîme de « l’abscence » qui
nous est livré. Univers très intime, où chaque lieu, chaque chose, chaque personne photographiée fait l’objet d’une mise en tension entretenant un équilibre fragile entre un présent qui nous échappe et un passé immuable.
Avec un vocabulaire graphique très poétique et un regard d’une extrême
douceur, mais sans concession avec les apparences, elle nous invite à combler
notre propre absence au monde. Pour les Transphotographiques de Lille 2011,
Annabelle Folliet effectuera une résidence à la Galerie Rezeda, pour pouvoir
répondre, sur place, au thème de cette année: NORDS.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
GRAND BOULEVARD - MOUVAUX
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le Jeudi 26 mai à 16h
Grand Boulevard – 59420 Mouvaux
Entrée Libre
Bastien Defives,
Des rives, Littoral Mer du Nord et Manche
Aucune zone littorale n’échappe désormais à la planification humaine. Présente de
manière évidente dans les zones industrielles et les stations balnéaires protégées
par les digues, elle l’est jusque dans la délimitation et la gestion des zones naturelles préservées.
De fait, depuis un demi-siècle, le littoral subit un afflux de population, d’activités
et d’échanges sans précédent. Ce phénomène de littoralisation a transformé les
espaces côtiers en « espaces partagés », situés au centre d’intérêts et d’enjeux très
variés.
Suivre la côte de manière systématique, marcher sac au dos entre terre et mer,
dormir sur place et fixer les lumières de l’aube au crépuscule, s’immerger, observer... permet de dresser un état des lieux photographique de cette frontière qui n’a
souvent plus de naturelle que le nom.
Le choix de la marche permet de constater à hauteur d’homme. En promenant
un regard qui ne soit ni complaisant ni agressif, je tente ainsi de faire prendre
conscience au spectateur de ses propres responsabilités dans les évolutions du
paysage ...
Cette série a été réalisée en 2007 entre la frontière Belge et le Mont Saint Michel.
Ce travail se poursuit actuellement, et proposera à terme un constat exhaustif et
personnel de l’intégralité du littoral français et des activités qu’il abrite.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
SALONS DE L’ HOTEL DE VILLE - MOUVAUX
Exposition du 26 mai au 29 mai
Vernissage de l’exposition
le Jeudi 26 mai à 18h30
42, boulevard Carnot – 59420 Mouvaux
De 10h à 12h et de 14h à 18h
Club des cinéastes et photographes amateurs
de Mouvaux,
Exposition collective
Un circuit de médiation sera proposé aux visiteurs du 26 au 29 mai
entre 10h et 19h. Le circuit remontera l’exposition de Bastien Defives
sur le Grand Boulevard et se rendra aux salons de l’ancien hôtel de
ville de Mouvaux pour l’exposition collective du CCPAM.
En s’associant au Festival, la ville de Mouvaux souhaite créer un événement sur le 8ème art, rassemblant professionnels & amateurs :
Bastien Defives et des photographes amateurs.
Il s’agit de mettre en place un nouveau rendez-vous culturel à destination des habitants et de proposer un événement de qualité
accessible à tous. L’intérêt du projet repose sur la mise en parallèle
du travail artistique de professionnels et d’amateurs Ce projet offre
un véritable partenariat entre notre municipalité, la Maison de la
photographie – proposant les photographies d’un professionnel –
et une association culturelle mouvalloise : le CCPAM. Les membres
du CCPAM ont lancé un concours amateur sur le thème retenu par
Les Transphotographiques. L’idée est de proposer, en marge de ce
Festival, une exposition « Off » de photographies réalisées par les
amateurs du CCPAM.
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HALL DE L’HOTEL DE VILLE - RONCHIN
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition le mardi 31 mai à 18h30
650 avenue Jean Jaurès, Ronchin
Tel. 03 20 16 60 00
Du lundi au vendredi de 08h à 12h30 et de 13h30 à 17h30
Entrée Libre
Ces portraits photographiques ont tous été réalisés sur un même territoire, ancien bassin sidérurgique du nord de la France à l’orée du parc naturel de l’Avesnois, où s’est tissé mon quotidien
au fil des années.
Gérald Deflandre,
Les Frontaliers
Dans cette zone géographique, fortement touchée par la crise économique du fait de sa grande
activité industrielle, les personnes ont été très affectées par la brutalité de la redistribution des
richesses due au changement des secteurs d’activités. Les ambitions et les rêves sont restés
identiques au regard d’une réalité toute changeante.
En aval de ce bouleversement, les anciens paysages industriels ont été petit à petit réaménagés
en espaces verts. Ces nouveaux lieux de détente et de loisirs réorganisés sont venus masquer
les vestiges d’une époque toute florissante, sans pour autant réussir à atténuer le souvenir de
la violence sociale qu’elle avait engendrée dans sa chute. Cette réhabilitation des sols et des
espaces ne retentit que très faiblement sur les hommes.
Chacune de ces photographies met en évidence une partie de l’univers personnel, professionnel ou même mental d’individus que je rencontre. Il est primordial pour moi de connaître et
de comprendre les chemins empruntés tant physiquement qu’intellectuellement par ces personnes, afin d’être averti au mieux de l’univers dans lequel ils évoluent.
Ce travail photographique s’apparente au documentaire et pourtant certains accents apportés à
de petites singularités développent un univers fictionnel. Celui-ci permet, presque paradoxalement, de s’approcher au plus près de ces personnes et de leur existence, faite à la fois d’une réalité assez violente et d’un univers fantasmatique et intellectuel plus complexe. Mises en scènes ou
documents, le fil sur lequel la démarche s’articule fait naître certaines ambiguïtés et questionne
sur le caractère utopique de l’existence. Ce sont des images de lieux et de personnes ordinaires,
rien de spectaculaire, rien d’époustouflant, si ce n’est l’arrogante intuition qu’une autre vie pourrait être possible, située entre la réalité et la fiction, à la croisée des chemins du grave et du léger.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
HALL DE L’HOTEL DE VILLE - RONCHIN
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition
le mardi 31 mai à 18h30
650 avenue Jean Jaurès, Ronchin
Tel. 03 20 16 60 00
Du lundi au vendredi de 08h à 12h30
et de 13h30 à 17h30,
Exposition visible du 1er au 26 juin
chez les commerçants de la ville partenaires
de l’événement, entrée Libre
Club de photographie de Ronchin,
Nord, Terre de Contraste
Le contraste, opposition de deux éléments dont l’un fait ressortir
l’autre, trouve en cette mise en scène métaphorique, le reflet d’un
autre monde dans une beauté née de l’expression conjointe d’une
sensibilité subjective, et d’un ordre objectif où règnent la mesure et
la proportion. Contraste des individualités subjectives au sein d’une
association où la coopération, le compromis, la recherche négociée
d’une unité directrice se fait lumière et ombre. Contraste entre une
oeuvre collective et un ouvrage personnel. Contraste entre les signes
plastiques des images, entre leurs motifs et entre leurs signes iconiques. Contraste entre leurs signifiances. Contraste enfin du temps
unique et instantané de ce qui est pris par le photographe, et du
temps prolongé du spectateur face à ce qui est révélé comme la réalité d’un passé
Ce nouveau projet d’exposition de photographies dans l’Espace public témoigne ainsi de l’engagement de la ville de Mouvaux dans son
action de sensibilisation aux arts visuels.
Actions de sensibilisation envisagées : ateliers photos avec les
Centres de Loisirs et visite de l’exposition pour les scolaires.
Les commerçants de Mouvaux s’associent à l’évènement en accueillant à partir du 1er juin les photos du CCPAM dans leurs boutiques.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
LA PLUS PETITE GALERIE DU MONDE - ROUBAIX
Exposition les samedis 11, 18 et 25 juin
De 15h à 18h
Vernissage de l’exposition
le dimanche 5 juin à 11h30
69 rue des arts Roubaix
Sur rdv au 03 20 24 35 31
Entrée Libre
Phil Barth, François Daumerie, Patrice Deregnaucourt,
K-Poon Dubus, Eric Keller, Alan Marsh, Perlimpinpin,
Fabrice Poiteaux, Caroline Robe, Jacques Van Roy,
Jouer pour Voir
« Maturité de l’homme : cela signifie avoir retrouvé le sérieux que l’on
mettait dans ses yeux, enfant. »
F. Nietzsche –Par-delà le bien et le mal.
Dix photographes ont pris le chemin des écoliers munis de « jouets »
: de simples boîtes de cartons aux coques de plastique. Ils proposent
une vision du Nord au travers d’une photographie aléatoire.
Des images réalisées d’une façon ludique dont le résultat est surprenant ! Jouant des accidents, ces photographes se situent à contrecourant.
« Poétique du petit trou, le goût saumâtre d’une pupille de plastique
pour saisir la lumière du monde ».
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
L’ŒIL ET ANKAMA RESTO – ROUBAIX
L’OEIL
Exposition du 12 mai au 16 juin
Vernissage de l’exposition le samedi 14 mai
61rue Henri Lefebvre – Roubaix
Tel. 03 20 73 88 07
Le lundi, mercredi vendredi de 18h à 20h
Et le samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée Libre
ANKAMA RESTO
Exposition du 12 mai au 16 juin
Vernissage de l’exposition le jeudi 12 mai à 19h
62 boulevard d’Armentières Roubaix
Tel. 03 20 46 65 40
Du lundi au mercredi de 12h à 15h
Du jeudi au vendredi de 12h à 15h
puis de 18h à 23h
Entrée Libre
Michel Lagarde est né à Cadouin en Dordogne, en 1954. Entre 1973 et 1987, il est comédien et
décorateur au sein d’une troupe de théâtre près de Paris. Il participe à l’achat d’une ancienne
salle de cinéma et contribue à la transformer en salle de spectacle. En 1988, il quitte la troupe
et intensifie son activité de scénographe et de décorateur pour le théâtre mais aussi pour le
cinéma, l’événementiel, la scénovision, la haute couture. Il intervient par exemple pour le Centenaire du Crédit Agricole au Palais des Congrès, pour la pièce «Le dernier jour d’un condamné»
de Victor Hugo à Paris, pour le défilé Dior au Musée du Jeu de Paume, pour l’opéra Didon et Enée
mis en scène par Denis Chabroulet.
Michel Lagarde
Dramagraphies
En parallèle, il mène une recherche artistique personnelle et produit fin 2003 sa première dramagraphie. Il entreprend la réalisation d’un roman photographique, TARABELBÖ. En 2008, il
publie un ensemble d’illustrations photographiques sur le texte «Côte d’Azur» de Denis Chabroulet, aux Editions Amandier. En 2011, il publie Dramagraphies, une collection d’autoportraits
dont il réalise les décors, aux Editions Ankama.
Michel Lagarde ne s’arrête pas aux frontières d’un art ni à celles d’une définition. Ses dramagraphies sont le résultat d’un travail considérable, empruntant au maquettiste et à l’architecte, au
décorateur et au comédien, à l’éclairagiste et au peintre. Elles répondent à l’envie de raconter
des histoires. Elles croustillent, dans le noir et blanc de la scène, entre le rire jaune et le maintien
pincé, entre le grotesque et la solennité.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
MANUFACTURE DES FLANDRES, MUSÉE-ATELIER DU TEXTILE - ROUBAIX
Exposition du 28 mai au 26 juin
Vernissage de l’exposition
le vendredi 3 juin à 18h30
25 rue de la Prudence Roubaix
Tel. 03.20.65.31.90
Tel. 03.20.20.98.92
Du mardi au dimanche
de 14h à 18h
Entrée Libre
Anna Solé
Poses et dé-poses
La danse et l’image arrêtée forment une antinomie évidente. Le mouvement excède le cadre;
il n’y a d’image que par le cadre. Que peut alors apporter l’artiste photographe à la danse ?
que peut-il en faire au-delà du simple décalque de ce qui se donne à la perception ? comment
l’image peut-elle n’être pas reproductrice mais créatrice, à partir d’un donné artistique déjà fort
en lui-même ? Anna Solé s’est progressivement posée ces questions au fil de son expérience
avec les danseurs de Carolyn Carlson. Si au départ, sa mission était précisément de capter des
traces des œuvres conçues par la chorégraphe, son art de portraitiste l’a assez vite rappelée à
d’autres exigences. S’approcher du corps au travail, partager l’espace scénique, l’investissement
de lieux qui ne prennent identité que par les impulsions et trajets accomplis par les danseurs
finissait par faire de l’objectif photographique un témoin, entré comme par effraction dans l’intimité d’un geste dansé naissant.
Le vocabulaire de la danse use de la notion de pose mais le danseur ne pose jamais. Le saut se
conclura par un retour au sol : comment l’image donnera le sentiment de gravité, de poids ?
Ce qu’il s’est agi alors de portraiturer, ce ne fut plus des corps, des expressions, des sujets mais
une relation à l’espace, une apesanteur, une énergie et, par l’arrêt du cliché, de donner réalité à
un corps morcelé. C’est au final, un irréel imaginaire qui se dépose dans les images comme en
hommage à toute démarche créatrice. Alors, on s’éloigne de plus en plus de la simple et belle
photographie de plateau. Flirtant avec les lumières et les textures de la peinture classique, Anna
Solé orchestre la musique de Carlson en la transposant dans ses problématiques de portraitiste.
La danse est aussi un art du souffle. Retenir, ralentir, expirer, accélérer, bloquer, relâcher, etc. Du
visage contre une vitre aux sauts contre les murs, les images donnent à entendre ce grand phrasé du mouvement. C’est alors la conscience du geste ou de la posture qui devient lisible, ligne
s’il en est du travail de Carolyn Carlson. Un irreprésentable est alors suggéré et la photographie
rejoint en toute innocence les préoccupations chorégraphiques les plus difficiles. La photographie ouvre à la découverte d’une source organique dont chacune des images restitue un fragment. Si Maurice Blanchot rappelait avec raison qu’une œuvre n’est là que pour nous conduire à
la recherche de l’œuvre, les photographies d’Anna Solé sont là comme invitation à explorer, par
d’autres voies que celles du spectaculaire, celle de Carolyn Carlson et au-delà peut-être.
François Frimat
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
GALERIE NADAR - TOURCOING
Exposition du 09 avril au 12 juin
Vernissage de l’exposition le samedi 28 mai à 11h30
Médiathèque André Malraux,
26 rue Famelart – Tourcoing
Tel. 03 59 63 42 50
Le mardi et le vendredi de 13h à 18h30
Le mercredi et le jeudi de 10h à 18h30
Et le Samedi de 10h à 17h30
Entrée Libre
Daniel Lienard et Bruno Delannoy
Vide Grenier
Nous jetterons tout sur le trottoir. Nos cadeaux de mariage, le portrait
des ancêtres, les souvenirs de vacances, le vase de la tante Agathe,
la chaise percée du grand-père, le baromètre en coquillage. Tout
est bon puisque nous parions sur le mauvais goût du passant, ou
la curiosité imprévisible du chineur. Nous oublierons toute pudeur.
Tout est à vendre. Vous trouvez ce bric à brac émouvant, scandaleux,
tragique, rigolo? Tant mieux pour vous. C’est parce que vous êtes un
voyeur, un paparazzi qui s’ignore.
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EXPOSITIONS LILLE MÉTROPOLE et REGION
ECOLE D’ARCHITECTURE - VILLENEUVE D’ASCQ
Exposition du 26 mai au 26 juin
Vernissage le lundi 30 mai à 18h30
2, rue verte – Villeneuve d’Ascq
Tel. 03 20 61 95 50
Du lundi au samedi de 10h à 18h
Entrée Libre
Maxime Brygo
Newland
Newland présente des photographies de sites construits ces dernières années au sein de cinq
villes nouvelles hollandaises. Ces villes connaissent toutes, chacune à leur échelle, une expansion importante. Leur essor actuel tient pour beaucoup à l’opération V.I.N.E.X. (« Vierde Nota
Ruimtelijke Ordening Extra » - Supplément au quatrième rapport sur l’urbanisme). Orchestrée
par le Ministère du logement, de l’urbanisme et de l’environnement hollandais, cette opération
a pour objectif la création de près d’un million de logements entre 1993 et 2015 sur plusieurs
dizaines de nouveaux sites urbains. Cinq villes, situées dans trois provinces, ont servi à l’élaboration du projet photographique Newland.
Le projet entrepris ici cherche à questionner la fabrication d’identités de ces villes. Comment
a-t-on dessiné et agencé ces villes sans Histoire ? Qu’y a-t-on érigé ? Quels monuments pour
quelles célébrations ? De quels mythes ces paysages urbains sont-ils porteurs ? Quelles projections, quels désirs accueillent-ils ? On aurait pu répondre à ces questions par une investigation sociologique ou ethnologique de ces sites urbains récemment construits. Une autre voie a
été choisie, celle de la photographie. Les objets convoqués ici appartiennent à un patrimoine
contemporain : l’école, la tour d’appartements et le fitness center sont quelques-uns des édifices symboliques de notre temps, mais nous n’avons que très peu de recul sur ces objets pour
juger de leur valeur patrimoniale. Absence de recul due à leur récente apparition et à leur fonctionnalité encore insaisissable ? Il semble que la photographie, en figeant les lieux et le temps
dans ces espaces, atteste ou fabrique le statut patrimonial de ces objets. Les espaces dessinés
s’incarnent par la mise en scène photographique, dont le rôle ici est de créer un moment. Un
moment et un monument. Cela dit, une ambiguïté se pose quant à la nature du patrimoine : on
parle parfois de ville-pilote, de ville-manifeste. Ce sont en effet des villes dont l’identité semble
résider dans la façon dont elles sont dessinées, et surtout dans l’image qu’elles véhiculent. Le
patrimoine photographié apparaît donc double, mêlant des objets et des images.
Newland est un espace imaginaire, puisqu’il ne traite pas chacune des cinq villes individuellement, mais fusionne leurs paysages. Ces paysages proposent une scénographie de la ville
publicitaire, ainsi qu’une exploration de ses imageries. Le patrimoine photographié produit
donc un patrimoine photographique. Ici l’approche esthétique a été envisagée comme une
théâtralisation de l’espace par la lumière, la couleur et la composition. La subjectivité et la diversité des approches est unifiée par la rigueur de construction des lignes de structure des images.
La grande profondeur de champ intègre les bâtiments à leurs sites et la frontalité donne valeur
d’archivage au corpus. Le patrimoine photographique tente d’aborder des signes de villes en
devenir, modèles qui, demain peut-être, s’exporteront ou seront oubliés. Car c’est bien du statut - a priori paradoxal - d’archives en devenir que se réclame ce corpus photographique. Et si
la photographie architecture le réel, par là même, elle le sanctifie. Newland, en produisant ces
images aujourd’hui, s’inscrit peut-être dans le processus de production des objets de demain.
C’est également la question de la pérennité qui se pose ici, face à des paysages encore à l’état
de croquis il y a un demi-siècle et parfois même à des espaces gagnés sur la mer. Au spectateur
désormais de questionner l’écart qui s’est joué entre le territoire fantasmé, désormais photographié, et la représentation d’un réel, qui bien souvent se dérobe.
57
LES COMMISSAIRES
D’EXPOSITIONS
58
Françoise Paviot anime depuis 1995 la Galerie qui
porte son nom. Titulaire d’un DEA de lettres, elle a été
rédacteur en chef de la revue Interphotothèque Actualités puis du journal interne du Centre Georges Pompidou.
De 1975 à 1990, elle a assuré, au sein de la Documentation Française, la direction d’un comité interministériel
de liaison et d’information sur l’image qui a mis en place
la politique de gestion des fonds photographiques en
France. Elle a signé, entre autre, « Analyse de l’Image fixe
» et « Adresses utiles pour la photographie » (« Vous avez
dit Photographie ? ») Ainsi que de nombreuses notes critiques et articles de presse. Elle est également l’auteur
d’ouvrages iconographiques : « Paris en fête » « Le Paris
des photographes » et « Les vertiges de l’amour ». Elle a
collaboré à plusieurs publications collectives sur la photographie et
réalisé de nombreux commissariats d’exposition dont «
l’Hommage à René-Jacques » au Musée de la Marine, «
Dieter Appelt : Cinema Prisma » à la maison rouge et « Ce
qui bouge ne se voit pas » aux Transphotographiques de
Lille.
Ericka Weidmann est depuis janvier 2010 direc-
teur artistique indépendant. De 1999 à 2009, elle occupe cette même fonction au sein du magazine Photographie.com
. Au cours de ces dix ans elle organise de nombreuses
expositions, telles que l’exposition Unique, Ansel Adams
pour Paris Photo en 2002.En charge de la Bourse du Talent (destinée à promouvoir les jeunes photographes),
elle organise les expositions rétrospectives des lauréats
(expositions à la Bibliothèque Nationale de France en
2007, 2008 et 2009, en Chine dans le cadre du Festival
de Lianzhou en 2007 et au festival international de photographie de Pingyao en 2009), réalise les projections
des photographes de la Bourse du Talent lors de la Nuit
de l’Année dans le cadre des rencontres de Arles en 2008
et 2009, ou encore assure la réalisation d’une collection
d’ouvrages en
édition limitée. Aujourd’hui, elle s’associe à de multiples
projets, expositions (entre autres les 60 ans du laboratoire Picto au Festival des Rencontres d’Arles), livres de
photographes, et a rejoint l’équipe des collaborateurs
de La Lettre de la Photographie.
Gabriel Bauret assure la rédaction du magazine
Zoom de 1980 à 1984. Il est jusqu’en 1993 rédacteur en
chef de la revue Camera International. Aujourd’hui, il réalise en tant que commissaire indépendant des expositions
thématiques et rétrospectives, en France (entre autres à la
Maison Européenne de la Photographie à Paris) et à l’étranger (Japon, Etats-Unis, Luxembourg, Espagne, Suisse,
Italie, Grèce ...). Il est également auteur de plusieurs livres
sur la photographie et a préfacé de nombreuses monographies. Délégué artistique du Mois de la Photo à Paris en
2006, il a également présenté en 2008 plusieurs expositions dans le cadre de cette manifestation. Il a travaillé récemment à des expositions et des livres de photographes
et d’artistes aussi différents que Shoji Ueda, Peter Knapp,
Lucien Clergue, Roman Cieslewicz, Ilse Frech, Gabriele
Basilico, ainsi que Giorgia Fiorio avec qui il anime le masterclass de photographie Reflexions.
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EN PERIPHERIE DU FESTIVAL
AGENDA
STAGES
CONFERENCES
HISTORIQUE DU
FESTIVAL
LES PARTENAIRES
INFORMATIONS
PRATIQUES
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Agenda
Vernissages :
Ankama Resto : Jeudi 12 mai à 19h00 - 62, boulevard d’Armentières 59100 Roubaix
Galerie New Square : Mardi 17 mai à 18h30 - 40, rue Voltaire 59000 Lille
Galerie La Sécu : Vendredi 20 mai à 18h30 - 26, rue Bourjembois 59000 Lille
Galerie Raison d’Art : Mercredi 25 mai à 17h - 153 bis, boulevard de la Liberté 59000 Lille
Palais des Beaux-Arts : Mercredi 25 mai à 19h - 100, boulevard de la Liberté 59000 Lille
Grand Boulevard : Jeudi 26 mai à 16h - Grand Boulevard 59420 Mouvaux`
Salons de l’ancien Hotel de Ville, Mouvaux : Jeudi 26 mai à 18h - 42, boulevard Carnot – 59420 Mouvaux
Maison de L’Architecture et de la Ville : mardi 26 mai à 18h - Place François Mitterrand
59800 Lille
Hospice Comtesse : Jeudi 26 mai à 19h - 32, rue de la Monnaie 59800 Lille
Palais Rameau : Vendredi 27 mai à 18h30 - 39, Bd Vauban 59800 Lille
Galerie Nadar : Samedi 28 mai à 11h30 - 26, rue Famelart 59200 Tourcoing
Tri Postal : samedi 28 mai à 17h - Avenue Willy Brandt 59000 Lille
La Brasserie : Dimanche 29 mai à 11h - 5, rue basse 62111 Foncquevillers
Ecole d’Architecture : Lundi 30 mai à 18h30 - 2, rue verte 59009 Villeneuve d’Ascq
Hall de l’Hôtel de Ville : Mardi 31 mai à 18h30 - 650, avenue Jean Jaurès 59790 Ronchin
Vieille Bourse : Mardi 31 mai à 19h30 - 30, place du Général de Gaulle 59800 Lille
Galerie Rezeda : Mercredi 1 juin à 19h - 48, rue Saint-Joseph 59110 La Madeleine
Le Millénaire : Mercredi 1 juin à 19h - 35, rue Saint-Joseph 59110 La Madeleine
Gallerie Hollevout : Jeudi 2 juin à 18h30 - 29 rue royale 59800 Lille
Magasin Iluxi : jeudi 2 juin à 19h30 - 12 rue de pas 59800 Lille
Manufacture des Flandres : Vendredi 3 juin à 18h30 - 25, rue de la Prudence
59100 Roubaix
Jardin Mosaïc : Samedi 4 juin à 11h - 103, rue Guy Moquet 59263 Houplin-Ancoisne
Salle conclave du Palais Rihour : Samedi 4 juin, 16h - Place Rihour Lille
La Plus Petite Galerie du Monde (Ou Presque) : Dimanche 5 juin à 11h30
69, rue des arts 59100 Roubaix
Maison de la Photographie : Vendredi 10 juin 18h30 - 18, rue frémy 59000 Lille
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Agenda
Conférence de presse
à la Maison de la Photographie : Jeudi 12 mai, à 11h, 18 rue Frémy 59000 Lille
03 20 05 29 29
Autour des expos :
RENCONTRES
Rencontre avec Michel Lagarde
Samedi 14 mai à 18h L’œil, Roubaix
Rencontreavec Gabriele Basilico, animée par Gabriel Bauret, commissaire d’exposi
tion. Jeudi 26 mai 2011, à 16h30, Palais des Beaux-Arts.
Rencontre avec Patrick Tourneboeuf, proposée par Françoise Paviot
Vendredi 10 juin à 17h00, la Maison de la Photographie.
Rencontre avec Annabelle Folliet,
Lundi 25 Juin à 14h, Galerie Rezeda, La Madeleine.
CONFERENCES
Conférence introductive : « Nord(s) : Visions Contemporaines »
Vendredi 27 mai 2011, à 17h Tri Postal
Débat-projection autour du thème du festival de cette année : Nord(s), avec plusieurs photographes et les commissaires d’exposition : débat ouvert et illustration plurielle.
- Création et Artistes en résidence, 28 mai
- Photoreporter en 2011, 18 juin
- La protection des oeuvres photographiques, 25 juin
Cycle de conférences autour du métier de photographe, Chaque samedi du festival à partir de 16h00 au Tri Postal:
62
Agenda
Conférence introductive : Nord(s): visions contemporaines
Vendredi 27 mai à 17h
Conférence introductive autour de la thématique 2011 du festival, en présence de photographes de la programmation et des commissaires d’exposition, vendredi 27 mai, 17h, Tri Postal
Pour sa dixième édition, le festival Transphotographiques organise une conférence introductive autour de sa thématique 2011, intitulée Nord(s):
visions contemporaines. Organisée comme une table -ronde, elle fait écho à la conception plurielle du Nord qui a guidé les choix des deux commissaires d’exposition Françoise Paviot et Gabriel Bauret. Trois photographes de la programmation 2011, Jean- Christophe Béchet, Marie-Noëlle Boutin
et Rémi Guerrin, viendront illustrer leur démarche artistique par le biais de projections, et enrichir le débat en confrontant leurs visions singulières
du Nord aujourd’hui.
Jean-Christophe Béchet - France Nord (un road movie français)
“Je suis né à Marseille. Quand je suis venu vivre à Paris, je croyais m’installer dans le Nord. Or, à ma
grande surprise, aucun Parisien ne pense vivre au Nord. Là encore, le Nord c’est plus loin, plus haut.
Pourtant sur la carte Michelin 918, Paris mais aussi Bourges, Nantes, Brest, Caen, Dijon, Strasbourg
ou Metz sont bien dans le Nord de la France. Alors qui croire ? (...) J’ai donc eu envie d’aller scruter photographiquement, « boîtier au poing », cette réalité française qu’est le déni du Nord. (...) Au
final, « mon » Nord déborde largement du seul département 59, et même de la région Nord-Pas de
Calais. Mon Nord commence à la sortie de Paris pour s’étendre à l’Est jusqu’à Thionville et s’achever
à l’Ouest vers Cherbourg. Dans ce territoire personnel, j’ai saisi quelques empreintes de cette sensation du Nord. Pour rendre la matière de cet espace imaginaire, j’ai mêlé différents formats et plusieurs matières photographiques (Polaroid et diapositives). Afin de ne rien affirmer mais de laisser
ma proposition géographique ouverte… Car, la photographie doit toujours contester les réalités «
Marie-Noëlle Boutin - Territoire de jeunesse
“« Territoire de jeunesse » est un travail photographique sur la représentation des jeunes dans
l’espace urbain. Pendant un mois, je suis allée à la rencontre de jeunes et d’adolescents à GrandeSynthe. J’ai observé leurs déplacements dans la ville, je me suis intéressée à la manière dont ils
investissent des lieux de vie dans l’espace public, j’ai regardé les attitudes qu’ils adoptent lorsqu’ils se
retrouvent en groupe. Au travers leurs déambulations dans la ville, les jeunes s’inventent leur propre
territoire à l’écart du regard des adultes. Ce territoire est celui aussi de leur jeunesse, un territoire aux
contours flous et incertains que représente la période de l’adolescence. Leurs gestes, leurs postures,
de même que leurs codes vestimentaires ou les accessoires qu’ils utilisent comme le baladeur MP3
ou le téléphone portable, sont autant de traits qui caractérisent leur jeunesse et leur lieu de vie.”
Rémi Guerrin - Empreinte et mémoire
“L’image photographique enregistre un espace conjoint à un vide sur une étendue réduite. Fractions
de paysage. Fragmentations de mémoire : repérer, observer, et cibler la diversité des paysages de
notre environnement personnel, proche. Lire ces paysages avec les yeux. Puis les écrire, sédimentation de la lumière. Minéraux, végétaux, matières, formes … Tout ce qui est présent autour de moi
élabore avec l’imaginaire une dimension visuelle, une prise de vue, un instantané de l’image, le
désir du jeu qui s’inscrit dans la création. La photographie raconte, nous raconte, se souvient. Elle
est notre mémoire et notre confidente. (...) Le paysage apparaît dans le territoire dès lors qu’il y a
perspective imaginaire. Une fenêtre ouverte, la vue d’un ciel ou d’un arbre, une saison particulière.
Ce que je vois et observe se transforme, me parle, m’accompagne dans les gestes quotidiens. L’axe
de la photographie demeure fixe ; à l’entour, tout bouge, et demande / cherche à être capté.”
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Agenda
Cycle de conférence sur le métier de photographe
Conférence Création et Artistes en résidence,
Samedi 28 mai 2011, 16h, Tri Postal
en présence des photographe Florence Chevalier et Anne-Marie Filaire et des structures qui
les ont accueillies en résidence, respectivement l’Espace 36 et le CRP.
Florence Chevalier Résidence 2010,
Espace 36, St Omer
ADAGP, courtesy Florence Chevallier
Anne-Marie Filaire - Transfrontalière
Conférence Photoreporter en 2011,
par les professionnels du journal
la Voix du Nord, Samedi 18 juin
2011,16h, Tri Postal
A l’heure d’internet et du numérique, de la perfection technique accessible à tous et du document amateur disponible immédiatement,
que veut dire être «photographe de presse» ?
En quoi les pratiques professionnelles ont-elles
changé depuis quinze ans et dans quel sens
vont-elles continuer à évoluer ?
Conférence La protection des
oeuvres photographiques, avec Laetitia Daucé, Samedi 25 juin 2011,
16h, Tri Postal
Le marché de la photo Fine Art se développe
sans cesse, et donner une identité unique à
chaque tirage est devenu indispensable. Au
delà des marques, des procédés, des clans et
des chapelles, comment aborder l’unicité des
œuvres, comment faire en sorte de «graver»
dans l’image sa fiche signalétique ?
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Agenda
Un week-end avec ...
Hervé Dorval : Le noir et blanc numérique
Samedi 4 Juin 2011 : à la Maison de la Photographie
De 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 16h30 – Possibilité de prendre le repas ensemble
Dimanche 5 Juin : Horaire à déterminer avec les stagiaires le samedi selon
leurs possibilités.
Le plus tôt serait le mieux pour bénéficier d’une lumière intéressante. (7h00
-14h00 ou 8h00-15h30 ou 9h00-16h30.)
Brunch ou repas en milieu de journée de stage
Fabrice Poiteau : Sténopé, machine de vision
Samedi 11 et dimanche 12 juin 2011 : à l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, de 9h à 12h puis de 14 à 17h
Marc Dubord : Le travail de retouche numérique
Samedi 18 juin 2011 : au Tri Postal, de 9h à 12 h et de 14h à 18h
Jean-Christophe Béchet : Penser son projet photographique
Samedi 28 et dimanche 29 juin 2011 au Tri Postal, de 10h à 17h
Samedi 28 : Construire un projet photo, de l’idée à la prise de vue
Dimanche 29 : Penser son livre photo, l’approche éditoriale de la photographie
Pour plus d’informations : www.transphotographiques.com
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Evenements
Jeudi 27 et 28 mai : Lectures de portfolios
Au Tri Postal, av Willy Brandt - LIlle
Samedi 28 mai :
Les Nuit Transphotographiques
- APM001 / ART POINT M, Soirée électro, de 22h00 à 4h00 / 10 ans au Tripostal
- Place des buisses, Performance “Nos vies numériques ont de la gueule”.
Vendredi 10 juin :
- Soirée projection « gens d’image» à 21h30
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Historique
du festival
La Maison de la Photographie organise depuis 10 ans les Transphotographiques, festival international de
Photographie, situé sur le territoire eurorégional avec pour cœur la ville de Lille et sa métropole.
L’objectif est de sensibiliser un public large à la Photographie et ses problématiques artistiques actuelles.
Cet évènement se caractérise par un programme de qualité, empreint d’originalité et de diversité, constitué
d’expositions, de conférences, de lectures de portfolios, de soirées projections...
Les Transphotographiques, diffusent et soutiennent la photographie dans un environnement résolument
tourné vers l’International. C’est dans ce contexte que les Transphotographiques ont pris une part reconnue dans le paysage photographique international en devenant un rendez-vous annuel incontournable de
découverte et de dialogue autour de la photographie contemporaine, qui valorise le territoire, à la fois en
présentant les travaux de ses artistes et aussi en accueillant les plus grands noms de la photographie contemporaine.
Les neuf premières éditions des Transphotographiques ont été de vrais succès. L’adhésion au « Photo Festival Union » créé en 2005 qui réunit plus d’une vingtaine de festivals européens de Photographie a amené
une dimension nouvelle au festival. La qualité artistique des photographes à l’honneur participe sans aucun
doute à cette renommée : Willy Ronis, Sabine Weiss, Peter Lindbergh, William Klein, Raymond Depardon,
Lucien Clergue, Karl Lagerfeld, Stanley Greene, Joan Fontcuberta et bien d’autres ont honoré le festival de
leur présence.
L’idée de donner une thématique au festival, pressentie en 2002 avec un programme dédié aux «femmes
photographes», s’est concrétisée en 2004 avec la distinction « festival officiel » et « off ». En effet, à partir de
la quatrième édition, la direction artistique est confiée à un commissaire général, chargé de donner un fil
conducteur au festival officiel. Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison Européenne de la Photographie
à Paris et fondateur du « Mois de la Photo » Pour la cinquième édition, Anne de Mondenard, responsable du
fonds de photographies de la médiathèque de l’architecture et du patrimoine, a choisi la notion de Territoires
pour une programmation intitulée « hors circuits ». Donner une ligne artistique marque une évolution au
sein d’un festival en plein essor : cela renforce l’image et la qualité de l’officiel et, dans le même temps, fait
monter en puissance le off qui offre à de jeunes artistes, notamment régionaux, des lieux et des moyens de
diffuser leurs travaux.
Les Transphotographiques 2007 ont décliné la thématique de la photographie et du cinéma à l’occasion de
l’anniversaire des soixante ans du festival de Cannes. La thématique de 2008 a initié une rencontre entre la
mode et la photographie. Et cette rencontre était incarnée par l’invité d’honneur des Transphotographiques :
Karl Lagerfeld présentant une exposition intitulée « One Man Shown » de plus de 300 tirages au Tri Postal de
Lille. Un partenariat de prestige avec le Magazine PHOTO a aussi rythmé cette édition. Le numéro du mois de
mai du magazine a consacré une trentaine de pages au Festival lillois, et les Transphotographiques ont réservé au Magazine Photo un espace au Tri Postal pour y exposer les plus belles couvertures du Magazine PHOTO.
Les liens et les réseaux tissés au fil des éditions, ont amené naturellement à présenter en 2009, une thématique tournée vers l’Europe de l’Est : regards croisés de photographes russes, polonais, tchèques, roumains,
hongrois, français qui confrontent leurs visions de la frontière tant territoriale que sociétale et culturelle.
Orchestrée par les commissaires d’exposition Gabriel Bauret et Françoise Paviot, l’édition 2010 a accueilli une
cinquantaine d’artistes de multiples nationalités (Polonais, Japonais, Américain, Finlandais...) sur le thème «
Une seconde nature ». En effet, au-delà de l’Europe, ce sont les frontières internationales que les « Transphotographiques » ont décidé de franchir. Ainsi, il en résulte une variété féconde de points de vue, d’illustrations
et d’univers naturels qui dépassent la conception traditionnelle du paysage.
67
Les
partenaires
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Informations
pratiques
PLAN ET ITINERAIRES
La Maison de la Photographie :
En Voiture En venant de l’autoroute
(Paris, Dunkerque...)
Prendre direction Lille-Centre, puis la sortie 2b
(Lille-Fives)
Au 2ème feu, prendre le pont à droite
Après le 2ème feu, prendre la deuxième rue à droite
(rue de Frémy)
La Maison de la Photographie est au numéro 18.
En Métro : Station Fives
Vous êtes rue Pierre Legrand, remonter la rue vers Lille
(Grand Palais).
La rue Frémy est une perpendiculaire sur la gauche
(avant dernière rue avant de passer sous le pont)
CONTACTS
La Maison de la Photographie
18 rue Frémy 59000 LILLE
Tél. 03 20 05 29 29
www.maisonphoto.com
www.transphotographiques.com
Contact presse nationale :
Anne Samson
[email protected]
Contact presse locale :
Martin Van Boxsom
[email protected]
Gaëlle Vaillant
[email protected]
1
Palais des Beaux Arts
5
Palais Rihour - Salle du Conclave
2
Tri Postal
6
Maison de la photographie
10
Gallerie Hollevout
3
Musée de l’Hospice Comtesse
7
Lasecu
11
Illuxi
4
Palais Rameau
8
Maison de l’Architecture et de la Ville
12
Galerie New Square
13
Galerie Raison d’Art
9
La Vielle Bourse
69