Feuillets de 2011 - La Mutualité Neutre La Santé

Transcription

Feuillets de 2011 - La Mutualité Neutre La Santé
BULLETIN D'INFORMATION N°01/2011
Janvier 2011
Le syndrome du canal carpien. (SCC) (2
ième
partie)
Dans la première partie du feuillet consacré au SCC, nous nous sommes intéressés plus
particulièrement à l’anatomie du membre supérieur et de la main ainsi qu’à la façon dont cette
affection neuro-musculo-squelettique, pouvait se manifester. Nous poursuivons dans cette
deuxième partie par la procédure permettant la possibilité de poser le diagnostic de SCC, le(s)
traitement(s) et la manière de s’en prémunir.
Comment reconnaît-on le syndrome du canal carpien?
Lorsqu’on a l’impression que l’on souffre du SCC (voir symptômes et manifestations mentionnées dans le précédent
feuillet), il est important de consulter son médecin traitant qui infirmera ou confirmera nos soupçons et orientera vers
un médecin spécialiste si besoin. Le médecin du travail a également un rôle non négligeable et intervient dans le cadre
de l'évaluation du SCC professionnel qui comprend notamment une recherche des facteurs de risque lié au travail et
peut dès lors faire l’objet selon certaines conditions d’une demande en réparation dans le cadre du Fonds des maladies
professionnelles. Celle-ci commence par l'analyse du type de travail exercé et nécessite une description détaillée de
toutes les activités d'une journée de travail normale. On prend aussi en compte la fréquence, l'intensité, la durée et la
régularité de chacune des diverses opérations et/ou manœuvres exécutées durant le travail. Si votre médecin croit que
vous êtes atteint du SCC, il examinera la région touchée et effectuera peut-être certains tests spécifiques ou
manœuvres qui provoquent des fourmillements et/ou de la douleur dans la main. Ces tests ont pour but de poser le
diagnostic de SCC, de le confirmer en mettant en évidence les lésions du nerf médian.
Il s'agit habituellement de deux signes cliniques à savoir :
- le « signe de Tinel » qui est définit par une sensation de fourmillement ressentie dans la partie distale d'un membre
lors de la percussion le long d'un nerf périphérique, il est le signe témoignant d'une atteinte ou d'un début de
régénérescence de ce nerf. Il doit son nom à Jules Tinel (1879-1952), neurologue français qui travaillait notamment sur
les lésions nerveuses périphériques par blessures de guerre. Ce signe est le plus souvent recherché dans le cadre du
diagnostic du SCC, il consiste alors à percuter le nerf médian au niveau de la face palmaire du poignet, déclenchant des
paresthésies* le long du territoire du nerf médian, remontant dans le bras et irradiant vers les doigts ce qui évoque une
lésion du nerf médian. Le signe de Tinel ne doit pas uniquement être cantonné au SCC et se retrouve également dans
d'autres syndromes canalaires : syndrome du canal tarsien (nerf tibial postérieur) au talon, syndrome du tunnel cubital
au coude, nerf sciatique poplité externe au col du péroné.
-le « signe de Phalen »: le malade place ses mains dos à dos et plie les poignets (flexion maximale) pendant une
minute.
Une sensation de picotements dans les doigts évoque une lésion au niveau du nerf médian. Lorsque le diagnostic est
incertain et que le problème persiste, le médecin recommandera peut-être une « électromyographie (EMG) ». Cet
examen spécifique est pratiqué par un médecin spécialiste. Ce dernier place des électrodes sur l'avant-bras et fait
passer un courant électrique. Il peut ainsi établir à quelle vitesse et dans quelle mesure le nerf médian transmet les
messages nerveux aux muscles, ce qui permet de déterminer si le nerf a été endommagé. C’est un examen regroupant
deux explorations complémentaires : l'exploration musculaire consiste à enregistrer l’activité électrique spontanée d'un
muscle au repos (théoriquement nulle) puis durant la contraction. Le recueil de l'information se fait grâce à une aiguille
électrode très fine insérée dans le muscle et reliée à l'appareil d'enregistrement. L'exploration nerveuse s'intéresse aux
conductions nerveuses motrices (responsables de la contraction musculaire) et sensitives (responsables de la
sensibilité). Elle se fait en stimulant un nerf au moyen d'impulsions électriques de très faible intensité et en mesurant la
vitesse et l'amplitude de la réponse grâce à des électrodes posées sur la peau et reliées à l'appareil d'enregistrement.
L’électromyogramme est l’examen complémentaire systématique lorsque l’indication chirurgicale est posée. Il permet de
confirmer l'atteinte du nerf médian et permet d'apprécier l'importance des lésions nerveuses. Il permet de localiser le
niveau de la compression et de rechercher une anomalie sur les autres nerfs du bras. Un EMG normal permet d'exclure
de façon presque certaine une forme sévère de SCC. En général, les radiographies ne révèlent rien d'anormal, à moins
qu'il n'y ait une modification évidente de la structure osseuse due à d'anciennes fractures ou à des lésions arthritiques.
Les analyses de sang sont, elles aussi, normales, sauf en présence de maladies susceptibles de contribuer au problème,
comme la polyarthrite rhumatoïde.
*troubles de la sensibilité, désagréable et non douloureux, donnant l'impression de palper du coton, et pouvant
s'accompagner d'une anesthésie avec disparition plus ou moins importante de la sensibilité. Le terme généralement
employé est « fourmillement ».
Comment traite-t-on un syndrome du canal carpien ?
On distingue le traitement conservateur (attelle et traitement médicamenteux) et le traitement chirurgical.
Le traitement médical est assorti de l’arrêt des mouvements ayant entraîné l’apparition du SCC.
En cas d’affection professionnelle, la modification du geste professionnel est impérative, réduction des
microtraumatismes, suppression de l’exposition par exemple aux vibrations mécaniques.
- le traitement conservateur s’adresse aux formes sensitives pures, sans déficit moteur et consiste en une
immobilisation par attelle nocturne, poignet en rectitude, pendant maximum 3 mois. Un autre traitement conservateur
consiste à injecter localement des corticoïdes : l’injection de la solution médicamenteuse s’effectue, à l’aide d’une fine
aiguille, au contact du nerf et des tendons dans le canal carpien. Lorsqu’elle est efficace, le résultat de l’injection est
favorable en 48h avec disparition des symptômes. On peut pratiquer au maximum 3 injections par an, les 2èmes et
3èmes injections sont souvent moins efficaces.
En cas d’échec du traitement conservateur, la seule alternative est alors la chirurgie, et il ne faut pas la repousser trop
longtemps, car si un nerf est comprimé trop longtemps (plusieurs années), il sera altéré de façon importante et parfois
définitive et sa libération chirurgicale donnera des résultats médiocres.
- le traitement chirurgical consiste en la section du ligament annulaire antérieur du carpe, pratiquée « à ciel ouvert »,
ou par voie endoscopique, selon l’expérience du chirurgien. Le traitement chirurgical est indiqué après échec du
traitement conservateur (attelle, infiltration de corticoïdes), ou du fait du refus de ce traitement ; dans les formes
jugées sévères après analyse et étude de l’EMG ; dans les formes évoluées, c’est-à-dire les formes avec déficit moteur
et/ou amyotrophie (fonte musculaire) et/ou signes électriques de gravité ; en cas d’inefficacité immédiate des
traitements conservateurs ou de rechute précoce. L’intervention chirurgicale dans le cas de SCC est le plus souvent
réalisée sous anesthésie locorégionale, seul le membre supérieur est anesthésié. L’anesthésie générale est rarement
nécessaire. L’intervention chirurgicale en cas de SCC se fait en général en hospitalisation ambulatoire : une consultation
avec l’anesthésiste dans les semaines qui précèdent l’acte est nécessaire ; l’arrivée s’effectue généralement le matin de
l’intervention à jeun et le retour à domicile a lieu habituellement le soir sauf en cas d’anesthésie générale, une nuit à
l’hôpital est alors la règle. La taille de la cicatrice est variable suivant le type d’intervention, soit intervention chirurgicale
classique dite « à ciel ouvert » ou soit intervention chirurgicale par la technique sous endoscopie.
Dans le cas de l’intervention classique « à ciel ouvert » : une incision de trois centimètres environ est pratiquée dans la
paume de la main et le ligament annulaire antérieur est incisé afin d’augmenter le diamètre du canal carpien et
décomprimer le nerf médian qui passe à l'intérieur.
S’il existe des lésions de ténosynovite (inflammation d'un tendon et de la gaine synoviale qui l'entoure), cette technique
opératoire permet en étant un peu élargie de « nettoyer » le ou les tendons et d’empêcher leur fragilisation. C’est
parfois le cas dans les maladies inflammatoires type polyarthrite rhumatoïde. La technique endoscopique permet elle
d’éviter la cicatrice dans la paume de la main, et une reprise d’activité plus rapide. Elle n’est pas réalisable quand le
poignet est raide ou en cas de synovite importante. Cette technique doit être réalisée par un chirurgien spécialiste de la
main qui en a l’expérience, car le risque de léser les tendons n’est pas anodin. Les complications en post opératoire
sont rares et se résume à de l’algodystrophie, de l’infection, une récidive du SCC ou une section d’un des rameaux
nerveux destinés au pouce. La rééducation est simple et consiste après ablation des fils de suture à la manipulation
d'une balle en mousse et la reprise progressive des gestes de la vie courante ne nécessitant aucun effort pendant les 2
premiers mois. Un repos prolongé est cependant nécessaire avant la reprise d'un travail manuel exigeant et lourd (arrêt
de travail 2 mois). La cicatrisation du ligament annulaire se fait habituellement en 6 semaines. La région palmaire reste
sensible à la pression pendant 3 à 6 mois. Une diminution de la force de la main de 20 à 30% persiste également
pendant 3 à 6 mois.
WOWO 01.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°02/2011
Février 2011
Les vitamines
Les vitamines sont considérées officiellement comme des denrées alimentaires c’est-à-dire des
« nutriments » indispensables au bon fonctionnement de notre organisme. Tout le monde sait que celuici n’est pas en mesure de synthétiser ces dernières et donc, que leur apport dépend donc essentiellement
de notre alimentation. Chez l'être humain, seules trois vitamines sont synthétisées par des bactéries
intestinales : les vitamines K, B12 et H. Parfois, notre façon de nous nourrir n’est pas suffisante et nous
devons alors nous tourner vers une autre source en nous fournissant en compléments alimentaires et /ou
spécialités médicamenteuses disponibles aussi bien en pharmacie qu’en grande surface ou même sur
internet...
Type de vitamines ?
Il existe dans la nature un grand nombre de vitamines dont beaucoup ne sont pas répertoriées. On en dénombre actuellement 13 qui
sont classées en deux catégories suivant leur solubilité ou non.
On distingue donc :
• Les vitamines liposolubles : ce sont des vitamines solubles dans les graisses. Il s'agit des vitamines : A, D, E, K. Elles ont la
particularité de s'accumuler dans nos organes, en particulier le foie, constituant ainsi des réserves qui peuvent être trop importantes
et donc source d’intoxications. Il est donc prudent de ne pas les consommer avec excès.
• Les vitamines hydrosolubles : ce sont des vitamines solubles dans l'eau. Il s'agit des vitamines : C, B1, B2, B3 ou PP, B5, B6, B8 ou
H, B9 et B12. Elles s'accumulent moins dans le corps que les vitamines liposolubles, car elles sont en principe rapidement éliminées
par les urines en cas de surcharge. Il est donc nécessaire d'en consommer quotidiennement afin d’avoir un apport vitaminé journalier
suffisant. Toutefois, si vous êtes convalescent(e), si votre alimentation n’est pas équilibrée, s’il vous arrive de sauter des repas, si
vous consommez trop de produits tout préparés, ou si vous avez des besoins nutritionnels spécifiques (anémie, grossesse), vous
aurez peut-être besoin d’un complément de vitamines, notamment de vitamines A, C et E, lesquelles aident l’organisme à lutter
contre l’endommagement des cellules et des tissus provoqué par les radicaux libres. Prenez le temps de lire la liste ci-dessous, afin
de vérifier que votre alimentation quotidienne apporte bien toutes les vitamines nécessaires.
- Vitamine A : la vitamine A (rétinol) est contenue dans le foie, le jaune d’œuf, les produits laitiers, tandis que l’on trouve de la
provitamine A (carotène) dans les légumes verts (brocoli, etc.), l’orange, la patate douce, la carotte, la mangue. Rôle : santé de la
peau et des cheveux, formation des os et des dents chez l’enfant, développement et protection des parois des systèmes respiratoire,
digestif et urinaire, vision et semi-obscurité.
- Vitamine B1 (thiamine) : contenue dans le riz, les céréales et le pain complets, le son, le foie, les rognons, le poisson, les pois, les
noix, les œufs, les légumes verts (notamment le chou frisé). Rôle : indispensable dans la libération de l’énergie des aliments. En plus,
elle contribue au bon fonctionnement du système nerveux.
- Vitamine B2 (riboflavine) : contenue dans le lait, le foie, les œufs, le fromage, les légumes verts, et aussi dans la levure de bière, le
blé complet, les germes de blé. Rôle : favorise la libération de l’énergie des aliments et la production d’hormones, assure la bonne
santé de la bouche, de la langue et de la peau, ainsi que le développement des globules rouges.
- Vitamine B3 (acide nicotinique) : contenue dans les viandes maigres, la volaille, le poisson, les noix, les haricots secs.
Rôle : favorise la libération de l’énergie des féculents, la production d’hormones et la formation des globules rouges.
- Vitamine B6 (pyridoxine) : contenue dans le foie, la volaille, le porc, le poisson, la pomme de terre, la majorité des fruits secs,
l’avocat, les choux, le soja, les noix, la levure de bière, les céréales et le pain complet.
Rôle : protège les globules rouges et le système nerveux, favorise la libération de l’énergie des aliments.
- Vitamine B12 : contenue exclusivement dans les produits d’origine animale, notamment la volaille, le foie, le porc, le poisson, la
levure, les œufs, les produits laitiers. (On conseille généralement aux végétariens de la prendre en comprimés). Rôle : essentielle
dans la formation des globules rouges et blancs, et à la bonne santé du système nerveux.
- Vitamine B9 ou Acide folique : contenu dans les légumes verts à feuilles, l’orange, le foie, les noix, le pain complet.
Rôle : formation des globules rouges et blancs, indispensable pour la femme enceinte ou qui souhaite avoir un enfant car il assure le
bon développement du fœtus.
- Vitamine C : contenue dans les fruits et les légumes. Rôle : santé des gencives, des dents, des os et des vaisseaux sanguins,
défense du système immunitaire, anti-infection, facilite l’assimilation du fer.
- Vitamine D : contenue dans les poissons gras, le lait, le foie, le jaune d’œuf, l’huile de foie de morue et autres huiles de poisson, les
céréales. Certaines margarines sont enrichies en vitamine D. Rôle : formation et santé des os et des dents, assimilation du calcium.
- Vitamine E : contenue dans les huiles végétales, la margarine, les noix, les céréales et le pain complet, les haricots secs et les
légumes verts à feuilles. Rôle : favorise le développement de nouvelles cellules, retarde le vieillissement et l’endommagement des
cellules.
- Vitamine K : il existe deux formes principales de cette vitamine : la phytoménadione, ou vitamine K1, qui provient principalement
des légumes verts, et la ménaquinone, ou vitamine K2, qui est produite par des bactéries dans le côlon ou qui apparaît dans certains
aliments à la suite d’un processus de fermentation (fromage…). La vitamine K1 intervient plus directement dans le processus de la
coagulation, alors que la K2 agit plutôt sur la calcification des tissus mous.
Apports journaliers recommandés en vitamines ?
Les apports journaliers recommandés (AJR) ne sont pas des recommandations nutritionnelles à proprement parler, mais des valeurs
moyennes adoptées pour leur facilité d'usage. Ils correspondent au besoin moyen quotidien d'un adulte en bonne santé. Ce ne sont
pas des valeurs «belges», mais plutôt internationales.
Ils traduisent l’apport minimal que le corps doit recevoir chaque jour pour fonctionner correctement. Les AJR sont une moyenne, car
les besoins sont variables selon les individus. Il est difficile de donner les valeurs exactes des besoins en vitamines, car ils varient en
fonction du sexe de l’individu, de son âge, de son activité physique et de son état physiologique (grossesse, allaitement,
convalescence…). Le mode de vie ou l’état de nombreux individus augmente leurs besoins en vitamines. Il s’agit plus
particulièrement des sportifs, des adolescents, des personnes âgées, des femmes enceintes ou allaitantes, et des personnes
convalescentes suite à un accident, une maladie ou une opération. La pollution et le manque de soleil sont également des facteurs
qui influencent les besoins en vitamines, en consommant des vitamines et en diminuant la synthèse des vitamines par le corps. Mais
on peut néanmoins citer des valeurs valables pour un adulte moyen.
Il faut préciser qu’on mesure les AJR de la plupart des vitamines en mg (milligramme) ou en microgramme mais pour certaines
d’entre elles, on se sert encore de l’ancien système d’Unités Internationales (UI). La difficulté de conversion réside dans le fait qu’il
existe des exceptions :
- En règle générale, 1UI = 0,3 microgramme = 0,0003mg
- Sauf pour la vitamine D : 1UI = 0,025microgramme = 0,000025mg et la vitamine E : 1UI = 0,067microgramme = 0,000067mg.
Vitamine A : 500-600 µg
(microgramme / 1 µg correspond à 3,33 UI)
Vitamine B1 : 1,1-1,5 mg
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
B2
B3
B5
B6
:
:
:
:
1,2-1,5 mg
14-16 mg
5-12 mg
1,8-2 mg
Vitamine B12 : 1,4 µg
Vitamine B9 (acide folique) : 0,2 mg
Vitamine C : 110 mg
Vitamine D : 10-15 µg (1µg correspond à 40UI)
Vitamine E : 15 mg
Que se passe-t-il en cas de carence en vitamines ?
Une carence vitaminique importante en dehors de situations pathologiques telles la malabsorption, est rare dans notre pays, mais
des hypovitaminoses frustres peuvent survenir dans certains groupes de la population comme par exemple, un déficit en vitamine D
chez les personnes avec une peau foncée.
Une carence en vitamine D peut se rencontrer chez des nourrissons trop peu exposés au soleil, surtout si l’alimentation est
également déficiente. Une carence en vitamine D et vitamine B12 peut apparaître chez les personnes âgées.
Médicalement, il est établi que l’administration d’acide folique (vitamine B9) avant la conception et dans la période qui l’entoure
diminue le risque d’anomalies congénitales au niveau du tube neural. Cette carence peut se manifester durant le deuxième et
troisième trimestre de la grossesse. Dans des situations pathologiques telles que la malabsorption, une carence en vitamine A, D, E,
K, B12 et en vitamine B9 (acide folique) peut survenir ; dans d’autres affections, la carence vitaminique se limite souvent à une ou
deux vitamines. Certaines interventions chirurgicales contre l’obésité induisent une malabsorption avec une carence vitaminique
sévère.
Carence en vitamines hydrosolubles.
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
B1 : polynévrites, oedèmes, myocardites, béribéri.
B2 : lésions des lèvres et des muqueuses buccales, lésions de la langue, lésions des yeux.
B3 : maladie du cuir chevelu, pellagre.
B6 : lésions cutanées, troubles neurologique (convulsions), polynévrites.
B8 : troubles digestifs, ataxie, signes cutanés.
B9 : troubles digestifs, troubles neurologiques, asthénie.
B 12 : anémie de Biermer, glossite, douleurs neurologiques.
C : scorbut, poly-infections et septicémies, maladies cardio-vasculaires et hypertension.
Carence en vitamines liposolubles.
Vitamine
Vitamine
Vitamine
Vitamine
A : manque de croissance, altération des épithéliums, cécité.
D : rachitisme, hypoparathyroïdie.
E : stérilité, anémie hémolytique du nouveau-né.
K : hémorragie par avitaminose K.
La cuisson des aliments leur fait-elle perdre leurs vitamines?
Bien évidemment, la cuisson des aliments leur fait perdre de 40 % à 60 % de leurs vitamines, c'est particulièrement vrai pour les
vitamines hydrosolubles (Vitamine C et les Vitamines du groupe B)
Certaines précautions peuvent diminuer ces pertes :
• Cuire les aliments le moins longtemps possible.
• Plonger les aliments dans l'eau bouillante salée.
• Cuire les aliments à la vapeur.
• Récupérer, pour la cuisine, les eaux de cuisson car une partie des vitamines s'y trouve en dissolution.
WOWO 02.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°03/2011
Mars 2011
Les probiotiques
Les probiotiques vont parler d’eux depuis quelques années, mais qu’appelle-t-on
probiotiques?
Les probiotiques sont des micro-organismes vivants susceptibles d’améliorer l’état de santé. Ils peuvent être
ajoutés à certains produits alimentaires (yaourts, céréales) et seraient de cette façon bénéfiques en
contribuant à l'équilibre de la flore intestinale. Les prébiotiques quant à eux, sont des composants
alimentaires naturels qui, eux aussi, peuvent améliorer la santé en stimulant de manière sélective certaines
bactéries de la flore intestinale. Les symbiotiques représentent une combinaison des probiotiques et des
prébiotiques présents dans une même préparation. Actuellement, un nouveau concept parle de
postbiotiques; ceux-ci sont en fait des fragments de bactérie constituant une séquence moléculaire capable
de reproduire les effets de la bactérie vivante. Indispensable au bon fonctionnement du système digestif, la
flore intestinale représente le regroupement de bactéries présentes dans le tube digestif. Il y a 10 fois autant
de bactéries soit, 1.000 à 1.150 espèces dans le tractus digestif que de cellules dans le reste du corps
humain.
A quoi servent-elles ?
Ces dernières bactéries participent à plusieurs fonctions, dont la digestion et l'absorption des nutriments.
Elles nous protègent également contre divers agents pathogènes. Malheureusement, ces fonctions peuvent
être altérées lorsque l'équilibre de la flore intestinale est rompu ou perturbé. L'âge, l'alimentation pas
toujours saine, le stress, la prise d'antibiotiques, sont tous des facteurs pouvant déstabiliser la flore
intestinale. Les probiotiques sont des bactéries qui ont le pouvoir de contrebalancer et de prévenir ces
perturbations. Les propriétés des probiotiques sont multiples : effet anti-inflammatoire, augmentation de la
sécrétion de l’immunoglobuline Ig A (anticorps) renforçant ainsi l’immunité locale de l’intestin, diminution de
la perméabilité intestinale, augmentation de la production de mucus….Les probiotiques entrent en interaction
non seulement avec les bactéries de la lumière de l’intestin, mais également avec celles qui sont proches des
cellules intestinales impliquées dans la reconnaissance des antigènes et dans les mécanismes immunitaires.
Les possibles effets des probiotiques sur le plan de l’immunité suscitent évidemment un intérêt des plus
important et ouvrent un large champ de recherche.
Les probiotiques agissent selon 3 principaux mécanismes.
Le premier consiste à moduler l’activité du système
immunitaire intestinal. Les probiotiques renforcent
l’immunité lorsqu’elle est faible, par exemple au moment
du développement du système immunitaire chez l’enfant,
ou de son vieillissement chez les personnes âgées. Ils
diminuent également la suractivation du système
immunitaire, notamment dans les cas d’allergies ou de
maladies inflammatoires de l’intestin. En second lieu, les
probiotiques augmentent la fonction de barrière de la
muqueuse intestinale, par exemple en accentuant la
production de mucus ou des anticorps de type IgA.
Finalement, les probiotiques ont des effets antimicrobiens
directs, en prenant la place des bactéries pathogènes
(phénomène de compétition) et en empêchant leur
adhésion aux parois intestinales.
Les probiotiques sont partout.
On retrouve les probiotiques un peu partout aujourd'hui dans notre alimentation. Elles sont présentes dans
les yaourts, le lait et les fromages. Quoi de neuf, pourrait-on dire puisque des cultures bactériennes ont
depuis toujours été ajoutées au lait pour faire du yaourt. Pourquoi cet intérêt soudain?
Les probiotiques sont des souches de bactéries très différentes des bactéries vivantes qu'on ajoute, par
exemple, au lait pour en faire du yaourt. Ces dernières sont principalement utilisées à titre de fermentation
et de conservation. Une fois dans l'organisme, elles ne survivent pas très bien.
Les probiotiques sont plus résistantes et réussissent à survivre jusqu'à l'intestin. De plus, comme leur nom
l'indique, elles sont « pour la vie » ou « pro-vie ». Consommées régulièrement et en quantités suffisantes,
elles peuvent avoir un impact positif sur l'organisme et sur la santé.
Quels sont les probiotiques à recommander?
Les souches de bactéries probiotiques à conseiller sont les Lactobacillus acidophilus, les Lactobacillus casei et
les Bifidobactéries. Selon la souche, une consommation régulière de probiotiques lors de notre alimentation
pourrait contribuer à:
- assurer un bon équilibre de la flore intestinale;
- renforcer la santé intestinale (le transit intestinal et la régularité);
- offrir une bonne protection contre l'attaque de bactéries nuisibles et pathogènes (ex, E. coli ou diarrhée du
voyageur);
- traiter les diarrhées résultant d'un traitement aux antibiotiques.
- réduire et traiter les symptômes associés aux maladies digestives (côlon irritable, colite ulcéreuse, maladie
de Crohn);
- stimuler le système immunitaire;
- améliorer la digestion du lactose;
- réduire le taux de cholestérol sanguin;
- prévenir les infections vaginales et urinaires.
Enrichir son menu de probiotiques.
Les probiotiques ne se retrouvent pas que dans les produits laitiers. Le babeurre (ou lait battu est un liquide
blanc, au goût aigrelet (acide lactique), traditionnellement issu du lait frais ou fermenté après la fabrication
du beurre par barattage ; il est aussi fabriqué directement à partir du lait frais par ajout de ferments), le
kéfir (boisson issue de la fermentation du lait ou de jus de fruits sucrés), le tempeh (produit alimentaire à
base de soja fermenté, originaire d'Indonésie), le miso (aliment japonais traditionnel qui se présente sous
forme de pâte fermentée, à haute teneur en protéines, de goût très prononcé et très salé, à base de soja, de
riz, de sel marin et de ferment de blé ou riz), la choucroute et tout autre produit fermenté en contiennent.
On peut stimuler l'effet et la croissance des probiotiques en ajoutant des prébiotiques au menu. Les
prébiotiques sont des glucides que l'organisme ne peut assimiler et que l'on retrouve surtout dans les
produits céréaliers, les fruits et légumes. Les légumes verts, les bananes, les baies, les légumineuses, l'orge,
l'avoine et le lin sont quelques uns des aliments dans lesquels on retrouve des prébiotiques.
Quelques conseils pour ajouter des probiotiques au menu quotidien:
- Pour bénéficier des effets positifs des probiotiques, il est essentiel d'en consommer régulièrement, même
quotidiennement. Dès qu'on arrête d'en consommer, c'est comme pour l'exercice, il faut recommencer à
zéro!
- Les probiotiques sont à consommer de préférence soit au moins 1/2 heure avant le repas, soit bien après le
repas. Leur consommation est à répartir en plusieurs prises au cours de la journée.
- Opter pour un pot de yaourt de la marque « XY » au moins une fois par jour. C'est un bon choix pour une
collation rapide, protéinée et nutritive! On y ajoute une cuillère à table de graines de lin moulues pour une
combinaison parfaite de probiotiques et prébiotiques!
- Préparer un « smoothie » ( un smoothie, ou yaourt fouetté (au Québec), est un type de boisson réalisée à
partir d'ingrédients frais et naturels tels que des fruits et légumes mixés, parfois mélangés à des jus de fruit,
ou de la glace pilée, et du yaourt) avec une banane mûre, du yaourt de la marque « XY » des graines de lin
moulues, accompagner le tout d'une tranche de pain à l'avoine tartinée de beurre d'amande et voilà un
déjeuner santé, sur le pouce et source de probiotiques et prébiotiques!
En conclusion.
Les probiotiques trouvent leurs principales indications dans les troubles gastro-intestinaux: infections
digestives bactériennes et virales, intolérance au lactose, diarrhées, gaz, ballonnements, constipations... Ils
devraient être utilisés pour réensemencer la flore intestinale après une antibiothérapie. Une probiothérapie
serait utile en traitement adjuvant de l’ulcère gastro-duodénal et de la cirrhose. Une supplémentation
appropriée en probiotiques peut aboutir à des modifications vasculaires dans le système hépatique et donc
améliorer les fonctions du foie. Elle pourrait avoir un intérêt en prévention des cancers du colon, chez les
sujets prédisposés aux adénomes coliques.
WOWO 03.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°04/2011
Avril 2011
MRSA ou Methicilline Resistant Staphylococcus aureus
(Staphylocoque doré résistant à la Methicilline).
Qu’appelle-t-on MRSA ?
Sous l’appellation MRSA, on désigne les staphylocoques dorés résistants à la méthicilline (un
antibiotique de la famille des pénicillines) pour lesquels le nombre d’antibiotiques actifs est très
réduit. En effet, il faut savoir que ce type de staphylocoque doré a une grande capacité à provoquer
des infections graves car beaucoup plus difficiles à traiter que les infections à staphylocoques dorés
dits « sensibles ». Il s’agit donc d’une bactérie que l’on retrouve comme les autres staphylocoques
dorés chez des personnes en bonne santé et de façon habituelle et normale sur la peau (aisselles,
mains, cuir chevelu…) ou dans le nez, la gorge….Il est présent chez environ plus ou moins un quart
de la population sans pour autant être à l’origine d’une infection (portage ou colonisation). Dans
certaines circonstances il peut provoquer une infection (infection de la peau, arthrite, pneumonie,
septicémie, etc.). Le staphylocoque doré méthicilline résistant (MRSA) est un staphylocoque doré
contre lequel certains antibiotiques ont perdu leur efficacité. Le MRSA est en particulier résistant aux
antibiotiques du type bétalactamines (par exemple Clamoxyl ®, Augmentin ®, Floxapen ®,
Rocéphine®…). Certaines souches de MRSA sont devenues résistantes à pratiquement tous les
antibiotiques. Cet épuisement des ressources thérapeutiques justifie le recours à des mesures de
prévention pour éviter la dissémination du MRSA. Ces mesures doivent être adaptées aux types
d’établissement et de patients, car le risque d’infection est variable: élevé voire très élevé dans
certains services de soins ( en milieu hospitalier par exemple, dans les services de soins intensifs, de
chirurgie cardiaque et/ou de transplantation d’organes…. ) , bas dans les lieux de vie, négligeable
dans le cadre familial sauf exceptions. Les MRSA sont présents partout dans le monde mais à une
fréquence très variable. Jusqu'ici, ils affectaient presque exclusivement les patients séjournant dans
des milieux de soins, en particulier, les établissements de soins aigus. Très récemment, des MRSA
"communautaires" (maisons de repos, maisons de repos et de soins par exemple…) sont apparus,
mais sont encore heureusement rares.
Comment se propage le staphylocoque ?
Le staphylocoque se propage habituellement par le contact direct de peau à peau, comme lorsque
l’on se serre la main par exemple ou lors de tout autre contact direct avec la peau d’une autre
personne. Les staphylocoques se propagent également lors de contacts avec des articles qui ont été
touchés par des personnes ayant le staphylocoque, comme des serviettes partagées après s’être
baigné et séché, ou avoir partagé un équipement sportif dans la salle de gymnastique ou sur le
terrain….Dans des lieux de soins (hôpital, maisons de repos ou maisons de repos et de soins…), le
MRSA peut parfois, si certaines mesures préventives ne sont pas observées, se transmettre d’une
personne porteuse du MRSA ( par exemple, patient avec du matériel spécifique à une trachéotomie,
patient ayant une sonde urinaire à demeure, une perfusion intraveineuse…) à une personne saine par
l’entremise du personnel appartenant à la catégorie dite des « professionnels de la santé »
( infirmièr(e)s, médecins, aides-soignantes, techniciens de labo…). Certaines autres catégories
professionnelles spécifiques peuvent aussi être victimes d’un MRSA, il s’agit notamment des fermiers
et/ou éleveurs d’animaux (cochons surtout), des vétérinaires….
Les infections dues au staphylocoque commencent lorsque le staphylocoque pénètre dans une plaie
ou coupure, une égratignure ou toute autre lésions cutanées chroniques (escarres, ulcères de
jambes…). Les gens qui présentent des infections de la peau, comme par exemple des petits boutons
enflammés, des furoncles et éruptions, doivent particulièrement faire très attention afin d’éviter de
passer leur infection aux autres.
Quels sont les symptômes d’une infection provoquée par le staphylocoque ?
L’apparition de boutons, d’éruptions, de furoncles remplis de pus, en particulier si ces zones éruptives
sont chaudes, douloureuses, rouges ou enflammées …cela peut signifier que vous présentez une
infection de la peau due à un staphylocoque ou un MRSA. De temps en temps le staphylocoque peut
également créer des problèmes plus graves comme des infections de plaies chirurgicales, des
infections du sang et des pneumonies. Parfois, cela peut se manifester simplement par de la douleur
autour d’une blessure, des maux de tête, de la fatigue...
Que dois-je faire si je pense avoir une infection cutanée par le staphylocoque ?
Maintenir la région propre et sèche. Consulter votre médecin, surtout si l’infection est importante,
douloureuse, chaude au toucher ou si elle ne se guérit pas toute seule.
Comment mon médecin saura-t-il que j’ai une infection par le MRSA ?
La seule manière de faire la différence entre le MRSA et d’autres infections par les staphylocoques est
de faire des analyses de laboratoire. Les analyses de laboratoire aideront également votre médecin à
décider quel antibiotique devrait être utilisé pour le traitement et si un traitement par antibiotiques
est nécessaire. Normalement votre médecin effectuera un prélèvement en prenant un échantillon sur
coton-tige (écouvillon stérile) dans le nez (fond du nez) et la gorge, toute région infectée suspecte,
lésions cutanées chroniques, cathéter, sonde…. L’échantillon sera envoyé à un laboratoire pour voir si
l’infection est provoquée par un staphylocoque. On peut également analyser le sang et d’autres
liquides du corps pour le staphylocoque.
Comment traite-t-on les infections par le MRSA ?
La plupart des infections cutanées par le MRSA sont traitées par le bon soin des plaies et de la peau:
en gardant la région propre et sèche, en se lavant les mains après avoir pris soin de la région, en se
débarrassant soigneusement de tous les bandages, pansements…. Parfois, le traitement nécessite
l’isolement en milieu hospitalier et l’utilisation d’antibiotiques à doses importantes. Les analyses de
laboratoire aideront votre médecin à décider quel antibiotique devrait être utilisé pour le traitement,
si un traitement antibiotique s’avère nécessaire. Dans le cas ou des antibiotiques sont prescrits, il est
important de prendre le médicament comme indiqué et surtout de ne pas interrompre le traitement
sans obtenir l’avis de votre médecin. Si l’infection ne s’est pas améliorée dans les quelques jours qui
suivent la consultation de votre médecin et l’instauration d’un traitement, il faut obligatoirement le
contacter et le revoir de nouveau.
Comment puis-je éviter une infection par le staphylocoque ?
Des mesures préventives et relativement simples sont à mettre en œuvre comme :
• Se laver les mains régulièrement est la meilleure manière d’empêcher d’être contaminé et de
propager le staphylocoque, y compris le MRSA. Garder vos mains propres en les lavant fréquemment
avec de l’eau chaude et du savon ou en utilisant un aseptisant pour mains à base d’alcool (solution
hydroalcoolique), plus particulièrement après avoir eu un contact direct avec la peau d’une autre
personne.
• Garder propres les coupures et les égratignures et les recouvrir d’un pansement jusqu’à ce qu’elles
soient guéries.
• Éviter tout contact avec les blessures ou les pansements et /ou bandages d’autres personnes.
• Éviter de partager les articles personnels tels que serviettes, gants de toilette, brosses à dents et
rasoirs. Le partage de ces articles peut transférer le staphylocoque d’une personne à une autre.
• Garder votre peau en bonne santé et éviter qu’elle ne devienne sèche et craquelée, en particulier
pendant l’hiver. Une peau saine aide à garder le staphylocoque à la surface de votre peau et à
l’empêcher de provoquer une infection sous votre peau.
• Contacter votre docteur si vous avez une infection de la peau qui ne s’améliore pas.
WOWO 04.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°06/2011
Juin 2011
HISTOIRE DE SACS JETABLES ET D’INFLUENCE SUR L’ENVIRONNEMENT
ET NOTRE SANTE…..
Le volume de sacs en plastique jetables a diminué de 4.902 tonnes par rapport à 2003, année du
lancement de l’initiative visant à supprimer l’usage des sacs en plastique jetables au niveau des
membres du secteur belge de la distribution et des services. La baisse du nombre de sacs jetables
distribués se fait plus forte chaque année : il y en a actuellement 86% de moins en circulation. En
2010, la diminution était de 85% toujours par rapport à 2003. Ces données chiffrées sont fournies
par Comeos, qui se définit comme le porte-parole du commerce et des services en Belgique et est
depuis novembre 2010 le nouveau nom de la Fedis. Les efforts des membres de Comeos pour réduire
le nombre de sacs plastique à usage unique continuent donc de porter leurs fruits. En effet, il faut
savoir qu’en 2003, trois milliards de sacs jetables étaient distribués chaque année en Belgique. Cela
représentait 680 sacs par an et par ménage (presque 2 par jour!) et 15.000 tonnes de déchets non
recyclés. Or, le sac de caisse à une durée de vie moyenne de 20 minutes, mais il met environ 400
ans pour se décomposer. Ces sacs en plastique à usage unique sont faits en polyéthylène haute
densité (PEHD). La production de ce plastique consomme des produits pétroliers (matière première
non renouvelable), de l’eau, et génère des émissions polluantes dans les eaux et dans l'air. Ce type
d'emballage est, en outre, à l'origine d'une grande quantité de déchets qui ne sont pas toujours bien
gérés et qui ne sont pas recyclables. Nombre de ces sacs aboutissent dans la nature. A cause de leur
légèreté et de leur résistance, emporté par le vent, ils parcourent des kilomètres et se retrouvent
dans des endroits invraisemblables, loin de toute activité humaine. L’impact des sacs de caisse dans
la nature est d’une part une nuisance visuelle et d’autre part, un risque d’étouffement pour les
animaux consommant des méduses (tortues marines, baleines...) (1) Jetés à la poubelle, les sacs
plastiques aboutissent soit à la décharge soit à l'incinérateur. Dans une décharge, il faut compter
plusieurs centaines d'années pour obtenir une décomposition. Quant à leur incinération, elle génère
des émissions de gaz à effet de serre, elle participe à l'acidification atmosphérique et à la formation
d'oxydants photochimiques.
« Par quoi remplacer le sac plastique jetable ? »
Vu l'impact important des sacs plastiques à usage unique sur l'environnement et donc en fin de
compte sur notre santé à tous et toutes, des mesures ont été prises pour les remplacer par des
alternatives. Celles-ci sont nombreuses et variées. Il en existe pour tous les goûts :
- Le box pliable : il prend peu de place dans le coffre de la voiture.
- Le smart box : bac en plastique avec anses, adapté aux caddies. Les anses sont remplacées
gratuitement lorsqu'elles sont abîmées.
- Le cool box : c'est un bac souple avec des parois isolantes qui permet le transport de surgelé, il
s'adapte au smart box.
- Le sac en plastique réutilisable en PELD (polyéthylène basse densité): robuste et d'un prix modique
à l'achat (0,05-0,1€), la grande surface vous le remplace gratuitement, lorsqu'il est abîmé.
- Il existe des sacs en plastique réutilisables isothermes qui permettent de transporter des surgelés.
- Le sac en coton ou en toile de jute : certains de ces sacs sont prévus pour transporter les bouteilles
de vin et comportent six compartiments.
- Le caddy à roulettes : cet objet lié, dans notre imaginaire, aux mamies s'est modernisé ces
dernières années.
- La caisse en carton : il s'agit d'emballages secondaires qui regroupaient les produits avant que
ceux-ci ne soient mis en rayon.
«Oui mais je m'en sers comme poubelle! ».
Certains consommateurs justifient l'utilisation du sac de caisse jetable par une réutilisation comme
sac poubelle. D'après eux, c'est pratique et écologique. Admettons le côté pratique dans certains cas
(salle de bains, petite poubelle de cuisine...) mais seule une petite partie de ce gisement de déchets
peut être réutilisée de cette façon. Quant au côté écologique, un écobilan (1) a démontré que “selon
le taux de réutilisation des sacs de caisse en sacs poubelle considéré, il faut utiliser le cabas PE
souple (sac réutilisable) 4 à 7 fois pour que celui-ci soit meilleur que le sac PE jetable sur tous les
indicateurs étudiés”.
Sur la plupart des sacs de courses jetables, on trouve des mentions plus ou moins fantaisistes :
- « Réutilisez-moi comme sac poubelle »: les sacs de courses jetables ne constituent pas des sacs
poubelles solides (problèmes de propreté publique). Ils doivent être de toute façon mis dans un sac
ou un container réglementaire imposé par la commune.
- « Cet emballage étant confectionné à base de polyéthylène, il ne provoque pas de réactions
chimiques toxiques pendant l'incinération ou autre procédé de destruction »: cela ne signifie pas que
l'incinération et la destruction de ces sacs sont sans incidence sur l'environnement (émission de gaz à
effet de serre, acidification atmosphérique, formation d'oxydants photochimiques).
« Et les sacs biodégradables alors?
On distribue des sacs biodégradables, généralement en amidon de maïs, dans certains commerces.
Est-ce une bonne alternative ?
Oui, à condition :
- qu’ils soient effectivement biodégradables, ils se reconnaissent aux marquages suivants :
- qu’ils soient réutilisés ! Comme pour les sacs en plastique, c’est un énorme gaspillage de ne les
utiliser qu’une fois. Contrairement aux idées reçues, ce type de sac ne se dégrade pas en simple
présence d’eau : pas de danger pour vos courses en cas de pluie, votre sac ne va pas vous lâcher !
- qu’en fin de vie ils soient incorporés dans un compost, ce serait dommage d’incinérer cette matière
première ! Le sac biodégradable trouve vraiment sa place lorsque la collecte de déchets organiques
est organisée en porte à porte : dans ce cas, il est composté dans une installation industrielle avec
son contenu.
- de ne pas les abandonner dans la nature : même si ces sacs se dégradent totalement en quelques
dizaines de jours, ils ne sont pas inoffensifs dans l’environnement ! Par exemple, en matière
d’eutrophisation (modification et dégradation d'un milieu aquatique, lié en général à un apport excessif de substances nutritives
(azote provenant surtout des nitrates agricoles et des eaux usées, et secondairement de la pollution automobile, et phosphore,
provenant surtout des phosphates et des eaux usées), qui augmentent la production d’algues et d'espèces aquatiques),
le sac
biodégradable est bien pire que le sac jetable !
La taxation des sacs jetables
Depuis le 1er juillet 2007 les sacs jetables sont taxés en Belgique !
Les efforts de la grande distribution (principalement une promotion et une mise à disposition des
alternatives aux sacs jetables) avaient déjà permis de diminuer la quantité de ces sacs de 40% en
trois ans. Désormais on ne trouve plus de sacs jetables gratuits aux caisses et les petits commerces
n'en distribuent plus à tour de bras. Et si vous avez oublié votre sac réutilisable vous pouvez toujours
acheter un sac jetable aux alentours de 0,05€, pas de quoi vous ruiner donc.
D’après l’Art d’Eco-consommer, réseau Eco-consommation.
(1) Evaluation des impacts environnementaux des sacs de caisse Carrefour - Analyse du cycle de vie de sacs de caisse en plastique,
papier et matériau biodégradable février 2004, revue critique organisée par l’ADEME
WOWO 06.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°07/2011
Juillet 2011
Risque nucléaire et prophylaxie iodée.
Vingt cinq ans après la catastrophe de Tchernobyl, le monde fait à nouveau face à une catastrophe nucléaire sans pareil.
En effet, le séisme (9 sur l’échelle de Richter) et le tsunami qui se sont produits au Japon le 11.03.2011 ont fait non
seulement de nombreux morts (14.416), blessés (5.314) et disparus (11.889), mais également dévastés et sinistrés toute
une région du nord de l’île. Dès le début du séisme, les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima ont été arrêtés
comme prévu dans les procédures de sécurité, la technologie nucléaire n’étant pas en défaut à ce moment. Toutefois,
c’est bel et bien la vague dévastatrice sans pareil venant des profondeurs de l’Océan Pacifique qui a noyé au moins
quatre réacteurs nucléaires et rendu impossible le refroidissement contrôlé de leurs cœurs : personne ne semble avoir
prévu chez Tepco, l’opérateur japonais exploitant le site nucléaire, qu’un réacteur nucléaire à l’arrêt situé dans une région
parmi les plus sismiques du monde ne puisse devenir impossible à refroidir faute d’alimentation électrique de secours
laissée intacte ! Tepco estime qu’il faudra au minimum 3 mois pour faire baisser la radioactivité autour de la centrale et
entre 6 et 9 mois pour mettre à l’arrêt les réacteurs. Qui plus est, le niveau de radioactivité dépasse de 1000 fois le niveau
normal dans un périmètre de 50 kilomètres autour de la centrale. A Tokyo, ville de 13 millions d’habitants et située à 230
kilomètres de Fukushima, le niveau de radioactivité atteint 10 fois le niveau normal. Des traces de radioactivité sont
détectées jusqu’en Europe et provoque tout comme lors de la contamination engendrée par l’explosion du réacteur 4 de
Tchernobyl le 26.04.1986 la même polémique et le même déni de l’ampleur réelle de la catastrophe par les organisations
internationales… L’étude publiée sur Tchernobyl par l’Académie des sciences de New-York en 2010
(http://www.nyas.org/Publications/Annals/Detail....a086-753f44b3bfc1 ) indique pourtant que l’Europe a bel et bien été
largement contaminée par le nuage radioactif. La radioactivité provoque de multiples pathologies, en particulier des
cancers. Son impact peut durer pendant des générations, notamment parce que certains éléments radioactifs ont une
durée de vie très longue, se chiffrant en dizaines voire en centaines de milliers d’années. Le nombre de morts engendrés
entre 1986 et 2004 par Tchernobyl atteindrait 985.000. Les trois-quarts des victimes se situent hors de l’ex-URSS, dont
17% en Europe (non compris les pays de l’ex-URSS). Par comparaison, on estime le nombre de victimes de la bombe de
Hiroshima à 250.000.
Quels sont en Belgique les zones où il y a un risque d’accidents nucléaires ?
En Belgique, le débat sur la sortie du nucléaire est relancé, la prolongation de la durée de fonctionnement de nos
centrales nucléaires (50 ans actuellement) pose
d’importantes questions, en particulier concernant les
risques qu’elles engendrent pour la population.
L’application la plus connue avec du matériel
radioactif est sans doute la production d’électricité
dans les centrales nucléaires. D’autres applications
d’éléments radioactifs se trouvent dans la médecine
(ex production d’isotopes médicaux, médecine
nucléaire,...) et dans l’industrie (ex. stérilisation
d'aliments, mesures de soudure dans le secteur de la
construction...). De plus, il y a également des centres
qui font des recherches sur les matériaux radioactifs.
En Belgique, le plan d’urgence radiologique et
nucléaire national s'applique en première instance aux
sites suivants:
- Doel et Tihange: centrales nucléaires d’Electrabel
(Groupe GDF Suez) - Mol- Dessel: Centre d’Etude
pour l’Energie Nucléaire (SCKCEN), Belgonucléaire, Belgoprocess
- Fleurus: Institut National des Radio-éléments (IRE)
À proximité des frontières du pays se trouvent encore
d'autres sites nucléaires dont l'impact en cas
d'accident grave peut également s'étendre jusqu'au
territoire belge:
- Borssele (Pays-Bas ): centrale nucléaire de Delta
- Chooz (France): centrale nucléaire d’Electricité de France (EDF)
Campagne d’information et distribution de comprimés d’iode.
A l’occasion de la nouvelle campagne d’information (lancée le 14.03.2011)" Que faire en cas d’accident nucléaire ? " du
Service Public Fédéral (SPF) Intérieur au vu des évènements récents au Japon, il nous paraît utile de revenir sur les
modalités pratiques de la prophylaxie iodée en cas d’accident nucléaire.
En cas d’accident nucléaire, des
radioisotopes peuvent être libérés dans l’atmosphère et absorbés par inhalation, par l’ingestion d’aliments ou de boissons
contaminés, ou par contact avec la peau. Il s’agit entre autres d’iode radioactif qui, après absorption, se retrouve en
quelques heures dans la glande thyroïde, avec un risque accru de développer un cancer thyroïdien, surtout chez les
jeunes enfants. Pour empêcher cette accumulation d’iode radioactif dans la glande thyroïde, on conseille de prendre à
titre préventif de l’iode stable, de façon à saturer la thyroïde. La prise d’iode stable ne protège toutefois pas contre les
risques liés aux autres radioisotopes et aux irradiations externes, et elle doit toujours s’accompagner d’autres mesures de
protection telles que le confinement (rester à l’intérieur portes et fenêtres fermées).
Comment se procurer des comprimés d’iode?
Les comprimés disponibles en Belgique pour la prophylaxie iodée en cas d’accident nucléaire sont des comprimés de 65
mg d’iodure de potassium (équivalent à 50 mg d’iode). Simultanément à la nouvelle campagne d’information, de
nouveaux comprimés d’iodure de potassium sont actuellement distribués, en remplacement des anciens comprimés dont
la date de péremption est dépassée(10 ans). Le conditionnement contient 10 comprimés, et est prévu en principe pour
une famille de 4 personnes. Les pharmacies se trouvant dans une zone à risque (c.-à-d. dans un périmètre de 20 km
autour d’une centrale nucléaire; 10 km pour l’Institut National des Radioéléments de Fleurus) peuvent commander et
délivrer des comprimés d’iodure de potassium. Les habitants des zones à risque peuvent retirer gratuitement des
comprimés d’iodure de potassium auprès de ces officines locales. Les comprimés ne sont pas destinés aux personnes ne
vivant pas dans une zone à risque. Les collectivités (écoles, sociétés, hôpitaux) situées dans les zones à risque doivent
également disposer d’un stock de comprimés d’iode. Par ailleurs, toutes les pharmacies belges doivent disposer de 500 g
d’iodure de potassium afin de pouvoir préparer en état d’urgence des solutions d’iodure de potassium.
Quand, comment et à quel dosage (posologie) prendre les comprimés d’iode ?
En cas d’accident nucléaire, la prise d’iodure de potassium doit se faire dès qu’elle est recommandée par les autorités
compétentes, et seulement alors. Il est préférable de dissoudre les comprimés dans un peu d’eau (et cette solution peut
éventuellement être ajoutée à du lait ou du jus de fruits) de façon à obtenir une absorption plus rapide et une meilleure
tolérance gastrique. La solution ne se conserve pas et doit être bue immédiatement. L’iodure de potassium n’est en
principe pris qu’une seule fois (durée de protection de 24 heures au moins); dans de rares cas d’exposition prolongée,
l'administration peut toutefois être répétée suivant l’avis des autorités compétentes. La posologie varie selon l’âge:
- jusqu’à 1 mois: ¼ comprimé;
- de 1 à 36 mois: ½ comprimé;
- de 3 à 12 ans: 1 comprimé;
- de 13 à 40 ans: 2 comprimés en 1 prise;
- chez les femmes enceintes ou allaitantes (même les femmes âgées de plus de 40 ans): 2 comprimés en 1 prise.
Chez les personnes de plus de 40 ans, la prise de comprimés d’iode reste l’objet de discussions: d’une part, le risque de
développer un cancer de la thyroïde à la suite d’une exposition à l’iode radioactif diminue avec l’âge, mais d’autre part, la
probabilité plus élevée de maladies thyroïdiennes méconnues augmente le risque d’effets indésirables liés à la prise des
comprimés d’iode, tels qu’une hyperthyroïdie. Ce risque est plus important dans les régions de carence iodée, comme
c’est le cas dans notre pays.
Que faire en cas de grossesse et allaitement ?
Les foetus (à partir de la 10-12ème semaine de grossesse) et les enfants (surtout les plus jeunes) sont les plus
vulnérables en cas d’accident nucléaire. La prise de comprimés d’iode est donc primordiale chez les femmes enceintes et
chez les femmes qui allaitent, même au-delà de 40 ans. Vu le risque d’hypothyroïdie chez le nouveau-né et le jeune
enfant, on ne dépassera certainement pas chez ces femmes la dose de 2 comprimés en une seule prise. La quantité
d’iode présente dans les préparations multivitaminées n’est pas suffisante pour saturer la thyroïde et ne constitue donc
pas une alternative.
Y-a-t-il des effets indésirables à la prise de comprimés d’iode ?
Les effets indésirables survenant le plus fréquemment après la prise de comprimés d’iode consistent surtout en des
troubles gastro- intestinaux et des éruptions cutanées. Les réactions d’hypersensibilité graves sont rares après une prise
d’iode par voie orale. L’hypothyroïdie chez les nouveau-nés et les très jeunes enfants, et l’hyperthyroïdie chez les
personnes à risque sont rares, mais elles peuvent être graves.
Y-a-t-il des contre-indications à la prise de comprimés d’iode ?
- Hypersensibilité à l’iode connue (rare: les réactions allergiques graves ne surviennent généralement qu’après une
injection d’iode et rarement après une prise orale).
- Myotonie congénitale, vasculite hypocomplémentaire, certaines affections dermatologiques (dermatite herpétiforme,
Iododerma tuberosum , pemphigus vulgaire).
- Certaines affections thyroïdiennes (maladie de Graves-Basedow, goître multinodulaire toxique, adénome autonome)
sont des contre-indications formelles à la prise d’iode chez les personnes de plus de 40 ans.
Chez les enfants et les jeunes adultes, la prise unique d’iode n’est que rarement contre-indiquée. Les personnes vivant
dans une zone à risque et chez lesquelles la prise d’iode pourrait être contre-indiquée, doivent discuter avec leur
médecin-traitant de l’attitude à adopter en cas d’accident nucléaire.
Quel est le délai de conservation des comprimés d’iode ?
La stabilité garantie des comprimés d’iodure de potassium est de 10 ans, mais conservés dans leur emballage d’origine,
la stabilité est probablement plus longue. Une légère coloration jaune-brunâtre des comprimés peut être observée, mais
cela ne modifie pas l’efficacité des comprimés.
Sites Web utiles pour plus d’informations ?
- www.risquenucleaire.be (site Web publié par le Service public fédéral (SPF), en collaboration avec l'Agence Fédérale du
Contrôle Nucléaire (AFCN)).
WOWO 07.2011
- www.afcn.fgov.be (site Web de l'Agence Fédérale du Contrôle Nucléaire (AFCN)).
BULLETIN D'INFORMATION N°08/2011
Août 2011
ère
Accidents et courant électrique (1
partie).
Chaque année, de nombreuses personnes sont victimes d’accidents par exposition à un courant électrique. La
victime peut être en contact avec un courant électrique de différentes manières, principalement par une source
d’origine domestique mais également par une source d’origine industrielle.
Les accidents électriques sont caractérisés par :
- une électrisation ou électrotraumatisme c’est-à-dire l’ensemble des manifestations physiopathologiques dues
au passage du courant électrique au travers du corps. Les effets sont de deux types : excito-moteurs
(stimulation d'un muscle, de neurones...) ou thermiques (brûlures électriques).
- une électrocution qui est le terme désignant le décès produit par le passage d’un courant électrique dans
l’organisme.
Les incidents majoritaires sont d’origine domestique : bricolage, installations défectueuses, absence de mise à
la terre des appareils électroménagers, prises non protégées, utilisation dangereuse d'appareils électriques
dans une salle de bain…
On dénombre malheureusement un certain nombre d’électrocution par année en Belgique. Ces accidents
mortels sont généralement en rapport avec des circonstances liées au travail et constituent donc des accidents
de travail. En effet, les conductrices hautes tensions aériennes ou terrestres sont généralement hors de portée
de la population. Parfois un contact accidentel individuel peut survenir dans des circonstances particulières
comme le contact d’une canne à pêche ou d’un cerf-volant avec une ligne à haute tension ou une ligne
ferroviaire, l’escalade des pylônes par des adolescents et/ou enfants, la chute d’un delta-plane et/ou d’un
parachutiste sur des lignes haute-tension, la chute sur un rail électrifié … ou encore le foudroiement.
Concernant l’importance des lésions électriques, il existe d’abord trois facteurs spécifiques de la source
électrique qui détermineront ces dernières à savoir, le type de courant et la tension, la résistance et l’intensité.
Les différentes tensions et types de courant employés :
Tensions (Volts)
Fonction
250.000 à 400.000
Transport de courant haute tension triphasé sur longues distances
45.000 à 90.000
Transport de courant haute tension triphasé sur moyennes distances
25.000
Réseau ferroviaire, monophasé industriel
5.000 à 20.000
Distribution de courant haute tension triphasé
1.500
Caténaire ferroviaire continu
750
Rail de métro continu
380
Triphasé pour ateliers
220
Alternatif monophasé domestique
La tension du courant encore appelée " voltage ", est la différence de potentiel mesurée en volts (V) entre les
deux pôles d'un circuit. En dehors des courants de " très basse tension " (TBT) limités à 24 V alternatifs ou 40
V continus qui ne sont pas dangereux, tous les autres exposent à des accidents électriques:
- le courant domestique, " basse tension " (B.T.) qui est délivré en 220 V monophasé ou 380 V triphasé,
- les courants industriels et des moyens de transport, de classe " haute tension " (H.T.), qui atteignent
couramment 25 000 V (monophasé industriel),
- les câbles de transport à distance du courant qui supportent de " très hautes tensions " (T.H.T.) :
25 000 à 400 000 V. A ces niveaux d'énergie, les accidents peuvent même intervenir à distance du conducteur
car les matières isolantes habituelles sont inefficaces,
- quant à la foudre, décharge électrique statique accumulée dans les nuages, elle produit pendant un millième
de seconde un éclair dont la tension est de l'ordre d'un milliard de volts.
La résistance du corps
Mesurée en Ohms (symbole Ω venant de la lettre grecque majuscule « Oméga »), elle représente la capacité
d'un corps à s'opposer au passage d'un courant. La résistance est variable d'un organisme à l'autre et dépend
également du trajet parcouru. La résistance de la peau varie selon que la peau est sèche ou humide. Le
passage du courant est facilité par la grandeur de surface cutanée en contact avec la source électrique et la
pression de contact. De même, la nature des vêtements, des chaussures ou de l'objet intermédiaire entre le
corps et le conducteur ou entre le corps et le revêtement du sol ou la terre peut jouer un rôle aggravant ou au
contraire offrir une certaine protection selon leur propre résistance au courant. Le passage du courant
électrique nécessite que le corps soit en contact entre deux conducteurs (cas rares) ou entre un conducteur et
la terre. La résistance totale peut varier ainsi d'une centaine à plus de 150.000 ohms. Plus la résistance des
tissus est faible, plus l’intensité et les lésions sont importantes. A noter que l'eau et l'humidité en général
constituent un facteur aggravant, elle abaisse la résistance de la peau et au-dessus de 1.000 volts, elle n’isole
plus rien. La résistance dépend aussi du trajet intracorporel et de sa longueur.
L'intensité
C'est le débit des charges électriques, mesurée en ampères (A). Elle est le responsable de la gravité des
effets excito-moteurs. L'intensité qui circule dans un corps (I) varie en fonction de la tension appliquée (U) et
de la résistance de celui-ci selon le rapport I=U/R (loi d'Ohm) : pour une tension donnée, moins la résistance
est grande, plus l'intensité du courant et ses effets seront importants.
Intensité du courant
Effets sur l’homme
> 10 mA
Contractions musculaires cédant à la coupure du courant, parfois
tétanisation
> 20 mA
Tétanisation du diaphragme (asphyxie), cédant à la coupure du courant
> 50 mA
Fibrillation ventriculaire ne cédant pas à la coupure du courant
>2A
Inhibition des structures nerveuses situées sur le trajet du courant
L’action du courant électrique est d’autant plus dangereuse que son intensité est élevée.
Les deux situations rencontrées sont soit, la stimulation ou l’inhibition des phénomènes électriques cellulaires
soit, des brûlures.
Dans le premier cas, il existe plusieurs types de manifestations à envisager. A partir d'une intensité de 10 mA
(milliampères), des contractions musculaires peuvent apparaître; elles sont capables de littéralement " coller "
la victime au conducteur (par tétanisation des mains) ou au contraire de le rejeter loin de celui-ci, faisant
cesser le passage de courant mais exposant la victime à des traumatismes secondaires (chute d'échelle,
traumatisme du crâne, du rachis, des fractures des membres, des plaies,....)
Pour des courants de 20 mA à 50 mA, la tétanisation des muscles respiratoires si le courant passe par la cage
thoracique peut survenir et provoquer une détresse respiratoire plus ou moins importante voire une asphyxie
fatale. Ce phénomène cède à la coupure du courant. Pour des intensités supérieures à 50 mA, un courant
alternatif de 50 Hz (fréquence du courant domestique en Belgique) passant dans la région du coeur peut
provoquer un arrêt circulatoire par asystolie c'est-à-dire l'absence d'activité électrique cardiaque aboutissant à
l’incapacité pour le coeur de se contracter et/ou surtout une fibrillation ventriculaire, c'est à dire une
contraction anarchique de chacune des fibres musculaires cardiaques qui battent normalement à leur propre
rythme; cet accident est responsable d'une inefficacité de la pompe cardiaque (arrêt circulatoire) et donc d'un
état de mort apparente. Ces manifestations seront provoquées par des intensités quatre fois plus faibles avec
le courant alternatif que continu. Le danger dépend de l’intensité du courant, de la durée d’exposition ; soit une
courte durée durant une phase vulnérable du cycle cardiaque comme l’onde « T » (l'onde « T » indique sur
l’électrocardiogramme le moment où les ventricules reviennent au repos (diastole)) , soit par le passage de
longue durée d’un courant de faible intensité déclenchant des extrasystoles ventriculaires (contractions
supplémentaires aux contractions habituelles) abaissant de ce fait le seuil de fibrillation.
Au-delà d'une intensité de 2 à 3 A, des troubles de la conscience et des troubles neurovégétatifs peuvent
survenir : il existe un danger d'inhibition des structures nerveuses et/ou des centres nerveux qui peut persister
après arrêt du passage du courant électrique et qui se traduit par des altérations de la conscience, une
obnubilation, une perte de connaissance, un coma, de troubles ventilatoires avec habituellement un arrêt
respiratoire immédiat ou retardé d'origine centrale par sidération des centres bulbaires.
Dans le second cas, il se produit des brûlures qui peuvent être de différents ordres. On distingue les brûlures
par flash ou arc électrique. Le courant ne traverse pas le corps et la conversion de l’énergie électrique en
énergie thermique se fait à l’extérieur de celui-ci. Ces brûlures sont les plus fréquentes et sont le plus souvent
superficielles, touchant le visage et les mains (zones découvertes) qui sont quelquefois noircis par la fumée
accompagnant l'éclair. Pour les hautes tensions, on peut rencontrer des brûlures du 3ème degré. L'électrisation
est rare mais toujours possible, il faut aussi penser aux risques liés à l'inhalation des gaz (intoxication voire
brûlure des voies aériennes superficielles) et au risque de coup d’arc oculaire et de cataracte résiduelle. On
peut également rencontrer des brûlures électrothermiques, lorsque le courant traverse le corps. Les brûlures
électriques se voient aux points d'entrée et de sortie du courant : sèches, noirâtres, de petites dimensions,
elles sont le plus souvent indolores ce qui signe leur profondeur (3ème degré). Des destructions cellulaires
invisibles existent en fait sur tout le trajet parcouru par le courant (réseau vasculo-nerveux, muscles,...) d'où la
notion de gravité potentielle des électrisés, quel que soit leur état initial, car ces lésions s'aggravent dans les
heures ou les jours qui suivent.
L’accident dû à la foudre ou le foudroiement est heureusement moins fréquent mais, ce type d'accident est le
plus souvent fatal : la victime est atteinte directement par sidération nerveuse et/ou cardiaque voire par
carbonisation; on peut alors parler de « fulguration ». Des atteintes moins graves (non spécifiques) ont été
décrites lorsque la foudre est tombée à distance : la zone dangereuse se situe dans un rayon de 30 mètres
autour du point d'impact.
WOWO 08.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°09/2011
ième
Accidents et courant électrique (2
Septembre 2011
partie).
Chaque année de nombreuses personnes sont victimes d’accidents généralement domestiques par
exposition à un courant électrique…dans la première partie, nous avons exposé de manière non
exhaustive les circonstances et les conséquences liées à ce genre d’incident. Dans le présent feuillet,
nous aborderons la façon dont il se manifeste cliniquement et la conduite à tenir. Les accidents
causés par le courant électrique constituent une situation de détresse pouvant se manifester de
différentes façons et ayant des répercussions plus ou moins importantes sur les fonctions vitales.
Les effets peuvent être immédiats ou plus ou moins retardés et prendre notamment la forme de :
- troubles neurologiques : la perte de connaissance, non obligatoire, peut être la conséquence de
l'inhibition (mise au repos) du système nerveux central ou celle de l'hypoxie (manque d'oxygène) liée à
une atteinte des autres fonctions vitales (ventilatoire, circulatoire); elle expose aux dangers classiques du
malade inconscient : obstruction des voies aériennes par chute de la langue, inhalation du contenu
gastrique... D'autres complications transitoires peuvent se voir : convulsions, hémiplégie (paralysie d'un
côté du corps).
- troubles ventilatoires : la tétanisation musculaire peut entraîner une inefficacité ventilatoire qui cessera
après le dégagement et/ou la coupure du courant électrique. La persistance des troubles ventilatoires
malgré la suppression de la cause peut faire craindre un arrêt circulatoire associé ou non à une sidération
neurologique.
- troubles circulatoires : plus de 90% des électrisés n'ont reçu qu'une simple secousse et n'alertent pas
les secours; on peut parfois noter chez eux une accélération de la fréquence cardiaque liée au stress. A
des seuils d'intensité plus dangereux, tout peut arriver: trouble du rythme et de la conduction cardiaque
très variable pouvant donner un pouls irrégulier, un pouls filant voire un état de mort apparent par
fibrillation ventriculaire ou arrêt des contractions cardiaques….
- de brûlures : on distingue les brûlures électriques liées au passage de l'électricité, des brûlures par un
arc électrique qui sont dues à la chaleur dégagée par l'éclair du court-circuit. Dans ce dernier cas, il n'y a
pas d'électrisation (pas de passage de courant dans l'organisme). Les brûlures électriques se voient aux
points d'entrée et de sortie du courant : sèches, noirâtres, de petites dimensions, elles sont le plus
souvent indolores ce qui signe leur profondeur (3°d egré). Des destructions cellulaires invisibles existent
en fait sur tout le trajet parcouru par le courant (réseau vasculo-nerveux, muscles,...) d'où la notion de
gravité potentielle des électrisés, quel que soit leur état initial, car ces lésions s'aggravent dans les heures
ou les jours qui suivent. Les brûlures par arc électriques sont le plus souvent superficielles, touchant le
visage, les yeux, les mains… Ces zones corporelles sont quelquefois noircies par la fumée
accompagnant l'éclair. L'électrisation est rare mais toujours possible, il faut aussi penser aux risques liés
à l'inhalation des gaz : intoxication et/ou parfois brûlure des voies aériennes supérieures ou profondes.
- de lésions associées : du fait des chutes liées à la contraction musculaire brutale qui a repoussé
l'électrisé, il faut penser à rechercher des lésions associées. En fonction des circonstances : hauteur de la
chute, lieu où il est tombé… il faut rechercher un traumatisme du crâne, du rachis, des fractures des
membres, des plaies,....
- d’accidents secondaires : - au niveau cardiaque, des troubles du rythme, une insuffisance cardiaque
peuvent persister après l'accident voire apparaître à distance de celui-ci. Exceptionnellement, de rares
cas d'infarctus du myocarde peuvent apparaître.
- au niveau neurologique, des déficits neurologiques, des syndromes épileptiques, des troubles
sensoriels, visuels, et auditifs et des manifestations psychiatriques (insommies, dépression nerveuse)
peuvent aussi compliquer l'évolution des personnes victimes d’un accident électrique.
- au niveau traumatique, les brûlures et les lésions associées peuvent laisser des séquelles fonctionnelles
graves avec des rétractions tendineuses, des brides, des cicatrisations vicieuses...Le risque est surtout
important au niveau de la bouche chez l’enfant et au niveau des poignets et des doigts.
- insuffisance rénale aiguë (insuffisance de fonctionnement de la filtration des reins. En effet, les besoins
en eau et en électrolytes des personnes électrocutées sont supérieurs à ceux des victimes d’une brûlure
thermique présentant une surface de brûlure équivalente. Ces patients sont également susceptibles de
présenter une hémoglobinurie (présence d’hémoglobine dans les urines) ou une myoglobinurie (présence
de myoglobine : protéine des muscles) dans les urines, ce qui nécessite un traitement spécifique afin de
préserver la fonction rénale.
Dans le cas d’un accident dû à la foudre (foudroiement), il s’agit généralement d’un accident à l’issue le
plus souvent fatal lorsque la victime est atteinte directement : le décès a lieu par sidération nerveuse et/ou
cardiaque (fibrillation ventriculaire (contractions anarchiques et rapides entraînant une absence de
battements réguliers du cœur et empêchant donc un pompage efficace du sang), arrêt cardio-respiratoire
(tétanisation des muscles), voire par carbonisation, on peut alors parler de « fulguration ».
Sous un nuage, les charges électriques sont négatives par rapport à la surface de la terre où elles sont
positives. On appelle ceci une différence de potentiel. Entre les deux, la couche d’air constitue une
isolation qui s’atténue progressivement et entraîne une décharge électrique sous la forme d’un éclair, la
foudre. Celle-ci peut frapper suivant plusieurs modes : coup direct, potentiel d’enjambement, phénomène
de flash, flash latéral :
1) La foudre est susceptible de frapper et de traverser un individu sous la forme d’un coup direct,
entraînant au niveau de l’organisme un influx majeur de courant électrique brutal. Ce type de fulguration
est le plus grave des accidents, il est favorisé par les objets en métal que porte la victime pendant un
orage (parapluie, outil, accessoires de sport,...)
2) Le potentiel d’enjambement provient du fait que l’éclair frappe d’abord le sol à proximité de la victime,
dont l’un des 2 pieds au contact du sol est plus proche que l’autre du point d’impact. Dans ce cas, entre
les deux jambes de la victime, existe potentiel dangereux (différence de charge électrique). L’éclair est
susceptible de pénétrer dans une jambe et dans l’appareil circulatoire, puis de ressortir par l’autre jambe.
Cette variété de fulguration peut atteindre plusieurs personnes à la fois.
3) Le flash latéral se produit quand l’éclair jaillit d’une structure proche de la victime (arbre, bâtiment,
autres personnes)
D’autre part, si la personne est mouillée (par la pluie ou la transpiration, entre autres), la décharge
électrique circule à l’extérieur du corps, favorisée par l’humidification des vêtements : on parle alors de
flash. La zone dangereuse se situe dans un rayon de 30 mètres autour du point d'impact.
Les différences de charges constituant un éclair peuvent aller de 3 000 000 à 200 000 000 de volts et
l’intensité (quantité de courant passant par seconde) est susceptible d’être d’une grandeur allant de 2000
à 3000 ampères. Même si l’exposition des victimes à la foudre est très brève (quelques millièmes de
secondes), les lésions survenant lors de la fulguration sont les mêmes que celles dues à une
électrocution classique.
Que faire en cas d’accident ?
Si la victime est encore en contact avec un conducteur basse tension, il faut couper le courant avant de
toucher à la victime (disjoncteur, coupe-circuit, prise,.....). Exceptionnellement, on pourra dégager le fil à
l'aide d'un matériel isolant adapté (règle en plastique pour le courant domestique, perche et tabouret
isolants pour la moyenne tension).
Pour la haute tension et très haute tension, on doit prévenir les responsables d'exploitation pour qu'ils
assurent la coupure du courant.
Alerter les secours pour transférer la victime vers un centre de réanimation hospitalier
Le bilan des fonctions vitales, l'examen des pupilles, la recherche rapide de traces de brûlures et de
traumatismes associés éventuels vont définir les mesures d'urgence à prendre.
L'état de mort apparente chez un électrisé doit bénéficier d'une tentative de réanimation prolongée car
l'atteinte cardiaque se fait le plus souvent sur un coeur sain à l'origine, ceci surtout si le délai entre l'arrêt
circulatoire et le massage cardiaque externe est réduit. Si le coeur est en fibrillation, seule une deuxième
secousse électrique- à l'aide d'un appareil médical adapté : un défibrillateur- pourra rétablir une activité
cardiaque normale.
Les brûlures seront emballées, les fractures immobilisées et on surveillera l'évolution en attendant le
médecin, en pensant à couvrir la victime, à l'installer dans une position d'attente adéquate et à la rassurer
si elle est consciente.
Une attention toute particulière doit être portée aux risques de répétition d’accident : sol mouillé, câbles et
tuyaux conducteurs, remise sous tension accidentelle ...
Le voltage doit, en particulier ne pas être sous-estimé.
WOWO 09.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°10/2011
Octobre 2011
Accidents et courant électrique (3ième partie).
Pour votre sécurité et celle de votre famille quelques règles simples sont à suivre pour éviter les
situations à risque et prévenir les électrocutions
Concernant les appareils électriques, ne jamais :
- utiliser un appareil électrique avec les mains mouillées ou plus grave, les pieds dans l'eau... et
surtout pas lorsque l'on est dans son bain ou sous sa douche en effet, pour rappel, un sol en béton
ou en carrelage est un sol conducteur d’électricité ;
- nettoyer un appareil électrique quel qu’il soit ou changer un de ses éléments sans l'avoir, au
préalable, débranché ;
- débrancher un appareil d'une prise électrique en tirant sur le fil ;
- réparer ou "bricoler" un téléviseur, un ordinateur… lorsqu'il est allumé ou tout juste débranché (il
contient de l'électricité statique) ;
- laisser un appareil branché inutilement (fer à repasser, perceuse, robot ménager, etc.) ;
Concernant les installations électriques, ne jamais :
- intervenir sur une installation électrique sans avoir d'abord coupé le courant au disjoncteur général
(même pour changer une ampoule) ;
- surcharger l'installation électrique : évitez les prises multiples ! Choisissez plutôt un bloc rallonge
comportant des prises à éclipses ;
- utiliser une rallonge simple (sans prise de terre) avec un appareil (p.ex. fer à repasser) nécessitant
le raccordement à la terre ;
- déplacer une pièce métallique de grande hauteur (échelle, mât, tuyau, antenne, etc.) à proximité
d'une ligne électrique aérienne.
Concernant les enfants, pensez à :
- apprendre aux enfants les principales règles de sécurité électrique et les dangers liés à une
mauvaise utilisation de l'électricité ;
- pour la sécurité des enfants, faire remplacer les prises de courant par des prises de courant à
éclipse de sécurité (dont les trous sont fermés et ne s'ouvrent que sous la poussée simultanée des
deux broches d'une fiche) ou à défaut utilisez des cache-prise ;
- éviter les jouets électriques qui se branchent directement sur une prise : ne donner aux enfants que
des jouets alimentés avec des piles ou via un transformateur de sécurité
Concernant les appareils électriques, pensez à :
- vérifier que les luminaires et appareils électriques de chauffage de votre salle de bains sont des
appareils à double isolation de classe II : les appareils à double isolation de classe II sont
spécialement protégés et n’ont pas à être reliés à la terre. Ils ne sont toutefois pas tous étanches.
On les reconnaît grâce au symbole du double carré porté sur l’appareil en question. De même,
respectez le principe selon lequel les appareils électriques ne doivent pas être accessibles à partir de
la baignoire ou de la douche. Pour tous les luminaires de salle de bain : appliques, plafonnier, lampes
miroirs…, la réglementation est stricte et l’installation électrique est fonction des différents volumes
de votre salle de bain (votre magasin de bricolage vous propose des fiches explicatives des
différentes classes d’appareils électriques et/ou matériel électrique)
- faire changer immédiatement tout appareillage ou matériel électrique endommagé (prise de courant,
interrupteur, fil dénudé…) ;
- débrancher vos appareils électriques, le téléphone et l’antenne de télévision en cas d’orage ou de
tempête
Concernant les installations électriques, pensez à :
- faire poser, si possible, au moins un dispositif différentiel à haute sensibilité (inférieure à
30 mA) protégeant l'ensemble de l'installation ;
- éviter l’utilisation des prolongateurs (rallonges) ou alors utiliser des prolongateurs dont les broches
sont protégées (éclipses de sécurité) ;
- respecter impérativement et strictement les règles de sécurité propres à la salle de bain…
Protégez également votre maison et vos biens et réduisez les risques d’incendie d’origine
électrique
- Tous les appareils électriques sont potentiellement dangereux. Des observations menées par les
services d’incendie indiquent que ceux-ci sont responsables d’un incendie sur quatre !
- Il est donc très important que vous contrôliez vos installations électriques ainsi que vos appareils
électriques ménagers (aspirateur, grille-pain…) afin de vérifier qu’ils ne comportent pas de fils
dénudés (n’utilisez pas de papier collant pour isoler deux fils électriques).
- Si vous montez vous-même votre installation électrique, respectez les règles de sécurité ainsi que
les normes officielles relatives à cette dernière (calibrage des fusibles, montage des prises
électriques, section des fils de raccordement…).
- Ne surchargez pas les circuits sur une même prise, cela permet de limiter les risques d’incendie.
Le plus pour votre sécurité…
- afin de réduire les risques d’asphyxie en cas d’incendie, vous pouvez installer des Détecteurs
Avertisseurs Autonomes de Fumée. Assurez-vous qu’ils sont conformes à la norme belge.
Pour être efficaces, ces détecteurs doivent être installés à proximité des zones de sommeil. Veillez à
respecter les instructions d’installation (notamment l’emplacement) et d’entretien.
- ne laisser jamais les chauffages d’appoint ou les chauffages radiants à proximité de matières
inflammables (voilages, tissus…) ;
- débranchez les appareils électroménagers qui sont inutilisés ;
- si vous accrocher de la décoration sur un sapin de Noël comme des guirlandes électriques, ne les
laisser jamais fonctionner sans surveillance ;
- pensez à garder une distance de sécurité entre une ampoule (halogène ou non) et tout combustible
(des rideaux, une tapisserie…) Lorsque la matière est directement en contact ou à très petite
distance avec l’halogène, elle peut prendre feu. En effet, la chaleur que dégage la lampe enflamme
les rideaux (une lampe de 500 watts atteint une température de 200 à 580°C. A titre de comparaison,
l’eau bouillante atteint 100°C) ;
- vérifier aussi l’absence de rongeurs dans les combles de votre habitation car ils peuvent provoquer
des courts-circuits en attaquant les fils électriques ;
- vérifier qu’un écran protecteur protège l’ampoule halogène ;
- utiliser des prises dont l’ampérage est adapté aux appareils qui y sont reliés ; éviter de surcharger
les prises électriques (surtout avec des appareils à forte consommation) : la multiprise utilisée
surchauffe et altère l’installation (fonte des gaines de protection), ce qui peut provoquer un courtcircuit. Des étincelles peuvent alors se dégager et provoquer un départ de feu.
- vérifier qu’aucun objet n’écrase les fils électriques et risque de la sorte de détériorer l’intégrité des
fils et provoquer ainsi l’un ou l’autre courts-circuits;
WOWO 10.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°11/2011
Novembre 2011
Soins des pieds…bien dans ses pieds, bien dans sa tête. (1
ère
partie)
Le pied représente une partie anatomique importante de notre corps. Comme l’homme est un bipède,
nous en possédons deux afin de pouvoir tout d’abord nous permettre de nous tenir debout. Une autre
fonction des pieds est d’ensuite nous permettre de nous déplacer aisément (marche normal, course,
vélo…). Physiologiquement, le pied est aussi pourvu d’organes lui permettant d’avoir une perception
sur le plan nerveux et sensitif et donc, de percevoir les dangers (chaud, froid….)
Petit rappel anatomique.
Anatomiquement, le pied est un organe complexe comportant de nombreux os, plus de trente
articulations et un nombre plus important encore de ligaments, de muscles, de nerfs et de vaisseaux
sanguins. Il constitue l’extrémité de notre membre inférieur et supporte à lui seul le poids du corps.
Le pied est formé de vingt-six os
organisés en forme de voûte. Ces
différents os constituent
l’articulation de la cheville, le corps
du pied et les orteils. Les
différentes articulations entre les os
conférent au pied une grande
flexibilité, tout en conservant la
capacité de supporter les
sollicitations mécaniques auquel il
est soumis : on estime à 70
kilogrammes au centimètre carré la
pression qui s’exerce sur la plante
du pied à chaque pas que fait un
être humain adulte.
Parmi les différents os du pied, sept os (scaphoïde, cunéiformes (3), cuboïde, astragale et le
calcanéum forment ensemble le tarse ou l’arrière pied. Le calcanéum est l’os le plus volumineux du
pied, sur ce dernier, le tendon d’Achille vient s’insérer et constitue ce que nous appelons usuellement
le talon. Le calcanéum s’emboîte sur sa face haute avec un autre gros os : l’astragale.
Apophyse latérale de l’astragale
L’astragale reçoit verticalement au-dessus de lui et latéralement les deux os de la jambe à savoir le
tibia et le péroné. Globalement, les os du tarse sont disposés en deux rangées : la rangée la plus
proche du talon ou proximale et la rangée la plus proche des orteils ou distale. Le milieu du pied
comprend cinq os qui forment ensemble le métatarse. Ce sont ces longs os qui donnent au pied sa
forme allongée et aplatie. Enfin, l’avant du pied est formé de tout petits os appelés phalanges. Il
existe trois rangées de phalanges : les phalanges proximales constituent les premiers os des orteils
et s’articulent avec les phalanges moyennes qui sont elles-mêmes reliées aux phalanges distales qui
sont en fait l’extrémité des orteils. Seul le gros orteil représente une exception car il ne dispose pas
de phalange moyenne.
Cette petite ossature est parfois le siège de traumatismes osseux
tels que des fractures, fêlures…L’arche osseuse ainsi constituée
est maintenue grâce à différents ligaments, tendons, muscles qui
relient les os entre eux. La voûte plantaire permet différents
mouvements de flexion et d’extension, elle est comparable à un
arc tendu par une corde : le gros ligament de la plante. La tension
de ce ligament est en partie déterminée par des cordons
tendineux reliés aux muscles de la jambe.
Le ligament de la voûte plantaire est un élément majeur dans le cadre de la biomécanique de notre
corps. En effet, dans ce secteur, il joue un rôle important de mise en réserve puis de restitution
d'énergie. Selon le type de pied, la voûte plantaire est plus ou
moins marquée. Chez certaines personnes, elle est droite
comme une tige, chez d’autres, elle est courbée comme un
arc bandé. Une voûte droite n’est rien d’autre qu’un pont
affaissé (pied plat). A l’inverse, une voûte très incurvée se
caractérise par un creux important entre l’arrière (talon) et
l’avant du pied (phalanges). Le pied dit « normal » est
intermédiaire entre les deux dispositions précédentes.
Rôle important de nos pieds
Nous faisons chaque jour entre 5.000 à 6.000 pas voire davantage, et pourtant nos pieds, si sollicités
et parfois malmenés, sont les grands oubliés de notre souci quotidien de saine santé. Les affections
et « maux » de pieds sont multiples et peuvent avoir des conséquences d’une part sur tout le
membre inférieur mais également sur notre capacité d’autonomie physique à nous déplacer….
Pourtant alors que nous réagissons presqu’immédiatement à la moindre alerte touchant une autre
partie de notre corps, nous n’avons pas souvent le réflexe « santé du pied ». Nos pieds, eux,
semblent condamnés à « supporter » les moindres « bobos », affections et les contraintes dont ils
sont victimes par notre négligence ou l’absence de conscience de l’importance des soins et d’une
prévention des affections du pied.
A suivre…..
WOWO 11.2011
BULLETIN D'INFORMATION N°12/2011
Décembre 2011
Soins des pieds…bien dans ses pieds, bien dans sa tête. (2
ième
partie)
Comme nous l’avons vu dans le précédent feuillet, le pied est une partie importante de notre corps.
Etant donné qu’il est le siège de nombreuses agressions et peut révéler diverses pathologies
internes, il est donc primordial de l’observer et dans prendre soin à la moindre manifestation
pathologique afin d’éviter des complications parfois définitives.
Entre 15% et 20% des personnes âgées de plus de 65 ans vivant à la maison ont besoin d’aide pour
soigner correctement leurs pieds. En effet, en cas de négligence à cet égard, on s’expose à divers
problèmes, notamment à des ulcères ou des infections qui causent de la douleur et une diminution de
la mobilité. Ces problèmes peuvent mener à une certaine forme de sédentarité avec perte relative de
l’autonomie locomotrice associée ou non à des maladies cérébro-vasculaires et à un déficit cognitif
plus ou moins grave.
Pathologies pouvant survenir.
Il faut faire la distinction entre les affections qui se présentent le plus fréquemment et les affections
plus particulières.
Dans la gamme des affections fréquentes, on rencontre principalement des situations dites simples
comme :
- les « pieds qui transpirent » ou l’hypersudation plantaire qui est une exagération d’un phénomène
physiologique habituellement normal chez la plupart d’entre nous. Par contre une transpiration anormale chez
certaines personnes peut vite devenir un problème : une transpiration excessive conduit à la longue à un
ramollissement de la peau qui se fragilise et amène à une transpiration réactionnelle. La première action
relève en premier lieu de soins d’hygiène courants: lavage et séchage quotidiens des pieds, prévention de la
transpiration en évitant le port de chaussures fermées, les chaussettes en matière synthétique, les sandales
en caoutchouc…Toutefois, ces précautions ne suffisent pas toujours. Il faut alors utiliser de manière locale une
poudre ou une lotion antitranspirantes à base de chlorure d’aluminium (ces différents produits sont en vente
exclusive en pharmacie, votre pharmacien attitré sera votre conseiller à ce sujet).
- les « pieds qui sentent ». Le plus grand des désagréments des pieds qui transpirent est incontestablement
les mauvaises odeurs. La sueur est normalement inodore. Mais le milieu chaud et humide créé par une
transpiration excessive devient vite un terrain propice au développement de toutes sortes de microbes. Ces
microbes sont des bactéries et/ou des champignons (mycoses) qui se nourrissent de cellules de peau morte.
Ils produisent ainsi des déchets qui répandent cette « odeur de pieds » caractéristique et hautement
désagréable. Là aussi, les premiers soins sont d’hygiène courante en utilisant ponctuellement des savons
neutres et/ou germicides et en se séchant bien les pieds. Mais cela ne suffit pas toujours pour éliminer les
microbes. Il faut également observer ses pieds et détecter la présence de peaux et de fissures entre les orteils
qui révéleraient la présence d’une affection mycosique De même de « petits trous » malodorants dans la peau
plantaire doit faire suspecter une kératolyse ponctuée due non pas à des champignons mais à des
corynebacteries. Ces bactéries saprophytes, dans certaines conditions d’humidité excessive, deviennent
pathogènes et entraînent la lyse de la couche cornée de l’épiderme. Cette dernière est alors à traiter au moyen
d’un traitement désinfectant local à base d’une crème antibiotique.
- les crevasses et /ou fissures entre les orteils. La présence souvent de manière récidivante de squames, voire
de crevasses interdigitales, est due au développement de dermatophytes (champignons microscopiques
filamenteux kératinophiles, c'est à dire ayant une préférence pour les phanères (poils et ongles) et la couche
cornée). Ces derniers trouvent dans les plis interdigitaux la chaleur et l’humidité qui leur conviennent. La
contamination est possible notamment lors de la fréquentation de douches ou de sanitaires communs
(piscine…). De même, un facteur de risque pouvant favoriser le développement de ce type de champignons
est l’absence de séchage suffisant après lavage des pieds et le port prolongé de chaussures fermées.
Généralement dans les formes d’atteintes minimes, des soins d’hygiène attentifs résoudront le problème mais
n’empêcheront pas dans certains cas une récidive plus ou moins rapide conditionné par les habitudes de vie
et /ou les impératifs professionnels comme par exemple, le port de chaussures de sécurité….Dans certaines
circonstances, il n’est pas rare qu’une surinfection bactérienne survienne provoquant de la sorte une
inflammation brutale, une douleur, un décollement cutané à proximité, un œdème, voire de la fièvre et un
syndrome septique…Dans ces cas, la prise de médicaments ( antimycosiques, antibiotiques) est souvent
nécessaire. L’absence de récidive est favorisée par un entretien régulier à l’aide de poudres antimycosiques et
antitranspirantes et/ou l’usage d’un savon germicide.
- les cloques, ampoules ou phlyctènes. Les phlyctènes ou plus communément appelés cloques ou ampoules
proviennent d’un décollement des couches superficielles de l’épiderme par rapport au derme. La formation est
principalement due à la répétition de frictions au même endroit (par exemple, la phlyctène du randonneur) qui
engendrent la formation d’une « bulle » contenant un exsudat sérofibrineux. Cette collection de liquide est
tendue et douloureuse à la pression. Les efforts violents et des chaussures mal adaptées peuvent être
responsables de lésions plus ou moins sévères. Un environnement froid et une peau humide aggravent le
risque. La prévention reste bien évidemment la meilleure arme face à cette problématique et passe par : - un
entraînement à la marche ;le choix judicieux des chaussures et de chaussettes : utiliser des chaussures
adaptées à la marche, pas trop grandes dans lesquelles le pied est bien maintenu, laissant évacuer la
transpiration ; mettre deux paires de chaussettes, chacune de matière différente afin que le frottement se fasse
entre les chaussettes ; appliquer une large bande d’un pansement protecteur souple aux endroits les plus
sensibles ; appliquer du talc sur les pieds…Lorsqu’elles sont formées, il faut éviter d’ouvrir les phlyctènes , car
celles-ci guérissent plus rapidement quand elles sont fermées. Un épiderme se reconstitue à l’abri du toit de la
« bulle » qui disparaît spontanément après quelques jours. Toutefois, lorsqu’une phlyctène au pied gêne la
marche (gêne mécanique majeure et/ou risque d’éclatement spontané), l’évacuation ou l’aspiration du liquide
collecté, après avoir désinfecté la peau, à l’aide d’une aiguille stérilisée (passée dans une flamme et
désinfectée) permet de conserver la portion de tissu détérioré jusqu’à son élimination naturelle. Il faut ensuite
veiller à appliquer un produit désinfectant sur la plaie, un morceau de gaze stérile recouvert d’un pansement
adhésif (sparadrap traditionnel ou autre).
- les verrues. Les verrues sont dues au « virus Papilloma », strictement d’origine humaine, elles sont
contagieuses mais nécessitent pour se faire un organisme prédisposé. Il en existe de nombreux types. La
verrue plantaire comme son nom l'indique, se situe sur la plante du pied. Elle peut passer inaperçue pendant
un moment. En y regardant de près, on peut néanmoins observer un nodule rugueux. La verrue plantaire peut
être douloureuse en raison de la pression exercée par le poids du corps. On peut avoir l’impression qu’elle est
profonde, mais elle se situe toujours dans la couche externe de la peau, l’épiderme. Les verrues superficielles
et / ou débutantes seront traitées généralement par l’application de produits à base d’acide salicylique.
Plusieurs produits à base d'acide salicylique (certains contiennent aussi de l’acide lactique) sont vendus sans
ordonnance et peuvent donner de bons résultats L’effet de l’acide salicylique est comparable à celui d’une
brûlure : après application, la peau prend une allure flétrie et blanchâtre. On enlève chaque jour une fine
couche de cette peau flétrie. L’acide crée également une inflammation locale qui pourrait aider le système
immunitaire à combattre le virus. Il est important de suivre scrupuleusement les indications du fabricant et
d’appliquer le produit quotidiennement pour qu’il soit efficace. Ces traitements sont suivis habituellement
pendant 3 à 4 semaines. La concentration en acide salicylique varie d’un produit à l’autre, entre 10 % et 60 %.
La concentration choisie dépendra de l’endroit où se situe la verrue et de sa résistance au traitement. Certains
produits se présentent sous forme de liquide, d’autres de gel ou de pansements à poser sur la verrue. Il est
déconseillé de les utiliser sur le visage ou sur d'autres zones sensibles.
Plus les applications sont commencées rapidement, plus les risques de propagation du virus diminuent. La
plupart des traitements exigent plusieurs séances (notamment pour la verrue plantaire, plus résistante aux
traitements). Les médecins ont tendance à ne pas traiter les verrues plantaires si elles ne sont pas
douloureuses. Il existe de nombreux traitements, mais aucun n'offre de garantie totale. Il est possible de devoir
essayer plusieurs traitements avant de venir à bout du problème. Mentionnons enfin que « l’effet placebo »
est assez puissant dans le traitement des verrues. En effet, l’application de solutions placebo affiche des taux
de guérison variant de 0 % à plus de 70 % (avec une moyenne de 27 %). Dans le cas de verrues plantaires
plus profondes, plus nombreuses, d’autres méthodes de traitement seront nécessaires notamment la
cryothérapie qui est un procédé utilisant le froid afin de « brûler » la verrue. Le médecin dépose directement de
l'azote liquide à -196 °C sur la verrue, ce qui pro voque le décollement de cette dernière. On applique l’azote
jusqu’à ce que la peau soit gelée pendant environ 5 secondes. Le produit détruit à la fois la verrue et le virus,
mais une cloque apparaît ensuite, et l’intervention est parfois douloureuse. Habituellement, plusieurs séances
(à 2 ou 3 semaines d’intervalle) sont nécessaires pour faire disparaître la verrue définitivement. Il est possible
de rendre ce traitement moins douloureux en appliquant un anesthésique local 1 heure avant l'intervention.
Mentionnons également que ce traitement peut dépigmenter la peau ou au contraire la rendre plus foncée. Un
produit à base de froid, moins intense que l’azote liquide, est également disponible en vente libre en
pharmacie. Pour prévenir les verrues plantaires, éviter de marcher pieds nus dans les endroits publics, en
particulier dans les gymnases et les douches, de même qu’aux abords des piscines. Pour éviter la contagion,
couvrir les verrues avec un pansement durant le traitement, se laver les mains après avoir touché à la verrue
ou aux petites peaux qui s’en dégagent, éviter d’utiliser les serviettes et les gants de toilette d'une personne
ayant une verrue, attention de ne pas réutiliser une lime ou une pierre ponce qui a servi à frotter une verrue,
ne pas gratter ni faire saigner une verrue.
A suivre…..
WOWO 12.2011