F/A-18 : Tous à la Planta ! - ras-le
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Conférence de presse Mardi 24-04-07, 10h., Supersaxo F/A-18 : Tous à la Planta ! Documentation Association " RAS-LE-BOL ! " Case postale 1131, 1951 Sion Invitation pour les médias F/A-18 : tous à la Planta ! Sion, le 19 avril 2007 Madame, Monsieur, Vous le savez, vendredi prochain, le conseiller fédéral Samuel Schmid s’entretiendra du dossier de l’aérodrome de guerre de Sion avec le Conseil d’Etat valaisan, des représentants de municipalités intéressées et le président de l’ARAS. L’Association « RAS-LE-BOL ! » — créée il y a tout juste une année et qui compte 200 membres cotisants — avait demandé à être invitée à cette rencontre. Ceci lui a toutefois été refusé, prétextant que nos exigences étaient « radicales et irréalisables ». Dans ces circonstances, notre association dont les objectifs démocratiques sont appuyés par une pétition signée par plus de 5'700 personnes — à ce jour — entend démontrer à l’Autorité qu’une partie non négligeable et grandissante de la population valaisanne, ses touristes et résidents n’acceptent plus de subir les graves nuisances provoquées par les F/A-18 et autres avions de combat à réaction survolant le Valais. « RAS-LE-BOL ! » organise donc à cet effet une manifestation, vendredi 27 avril prochain, en fin d’après-midi, sur la Planta, à Sion. Une délégation du comité d’organisation souhaite vous fournir en primeur toutes les indications utiles sur cette manifestation, dont l’un des orateurs est le conseiller national Stéphane Rossini, lors d’une conférence pour les médias qui se tiendra mardi, 24 avril 2007, à 10 heures, à la salle de conférence n° 2, 1er étage de la maison Supersaxo, Passage Supersaxo, à Sion. Participeront à cette rencontre, la députée Marylène Wolpi Fournier, de Sion, le soussigné, Germain Clavien, de Sion, président de l’Association, et Michel Clavien, de Sierre, membre du Comité. La documentation vous sera remise sur place ou envoyée par courriel. En espérant qu’il vous sera possible de répondre à notre invitation, nous vous adressons, Madame, Monsieur, nos salutations les meilleures. Pour le Comité : Germain Clavien, président Contact : Michel Clavien, membre du Comité de l’Association "RAS-LE-BOL !", 079 – 410 14 49 – Courriel : [email protected]. Contenu de la documentation 1. Texte Germain Clavien, président de RLB ! 2. Texte Grégoire Raboud, député au Grand Conseil VS (remplace la députée Marylène Volpi Fournier, membre du Comité d’organisation de la manifestation, en arrêt de travail) 3. Texte Michel Clavien, membre du Comité de RLB ! 4. Courrier du 18.08.06 de l’Association RLB ! au président de la Ville de Sion, François Mudry 5. Courrier du 30.11.06 de l’Association RLB ! au conseiller fédéral Samuel Schmid, chef du DDPS (demeuré sans réponse) 6. Courrier du 24.03.07 de l’Association RLB ! au conseiller fédéral Samuel Schmid 7. Courrier du 4.04.07 du conseiller fédéral Schmid à l’Association RLB ! 8. Courrier du 12.04.07 de l’Association RLB ! au conseiller fédéral Schmid 9. Courrier du 12.04.07 de l’Association RLB ! au conseiller d’Etat JeanRené Fournier, chef du Département des finances, des institutions et de la sécurité 10. Consommation de kérosène des F/A-18 et Tigers 11. Postulat de Marylène Volpi Fournier au Grand Conseil VS 12. Interpellation d’Olivier Delaloye, député-suppléant au Grand Conseil VS 13. L’environnement et l’écologie selon la Base aérienne de Sion 14. Statuts de l’Association RLB ! 15. Lettre d’invitation à la manifestation du vendredi 27 avril 2007 CONFÉRENCE DE PRESSE « F/A-18 : TOUS À LA PLANTA MARDI 24 AVRIL 2007, 10H00, SALLE SUPERSAXO, SION _______________________________________________ Du respect pour notre vie - Pour un développement durable de notre canton (Par Germain Clavien, écrivain, président de l’Association « RAS-LE-BOL ! ») Tant qu’on respectait la vie des gens, il n’y avait pas de conflit interne entre intérêt public et militaire. Population et armée vivaient en bonne intelligence. Mais l’apparition des Tigers et F/A-18 a changé la donne et bouleversé les rapports. Ces avions soulèvent des problèmes tels que l’armée ne peut continuer à imposer ses choix sans consulter la population sur les nuisances qu’ils provoquent aux différents niveaux de la vie. On ne peut pas, sous prétexte de la préserver d’éventuelles agressions, porter atteinte à la qualité de vie et aux intérêts d’une région, en faisant vivre celle-ci en état de guerre en temps de paix, en bouleversant son cadastre immobilier et en portant atteinte à la propriété privée. Malheureusement, c’est ce qui arrive en Valais. Que notre canton, avec ses montagnes qui font caisse de résonance pour le bruit et cuvette de rétention pour la pollution, demeure le champ d’exercices quasi quotidiens d’engins aussi bruyants et pollueurs que nos avions de combat est inacceptable. Ni le statu quo ni la multiplication par trois des vols planifiée pour 2010 par le DDPS ne peuvent être tolérés. La Fédération des communes valaisannes, « RAS-LE-BOL ! » et les 6000 signataires de la pétition « Contre l’aviation à réaction militaire et son survol du Valais » l’ont fait savoir haut et fort. Politiques et représentants de l’Armée paraissent ne l’avoir pas encore vraiment compris. Samuel Schmid vient en Valais pour une rencontre avec toutes les parties concernées soi-disant, alors que notre Conseil d’Etat en exclut une des principales. « RAS-LE-BOL ! qui compte 200 membres aujourd’hui, est une association de droit privé au sens des articles 60 et suivants du Code civil suisse. Elle s’est constituée voilà une année pour relayer l’ARAS dans sa lutte, élargissant le cercle des seuls riverains à celui de l’ensemble des régions du Valais touchées par les nuisances des avions de combat, la pollution de l’air et la dévaluation immobilière. Ecarter notre Association de la rencontre équivaut à priver de représentation une partie non négligeable de la population qui ne peut accepter une telle exclusion. Voilà une des raisons pour lesquelles nous manifestons ce vendredi. Tous les citoyens de ce pays ont le droit de vivre. En priver certains du patrimoine qu’ils s’efforcent par leurs soins et leur travail de conserver intact pour leurs enfants est intolérable. Politiques et militaires doivent en prendre conscience, faute de quoi, il n’y a plus de justice, ni de paix. CONFÉRENCE DE PRESSE « F/A-18 : TOUS À LA PLANTA MARDI 24 AVRIL 2007, 10H00, SALLE SUPERSAXO, SION _______________________________________________ Les avions militaires, une menace supplémentaire ! (Par Grégoire Raboud, député au Grand Conseil VS, président des Verts) Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) dans une feuille d’information du 22.02.07 sur la « défense », peine à définir ses tâches et réinterprète la notion de « défense » sans mentionner les menaces. Or le monde a beaucoup changé depuis la chute du mur de Berlin en 1989, la fin de la guerre froide, l’attaque du 11 septembre 2001. La probabilité d’une attaque militaire de la Suisse, vu sa situation particulière au sein de l’Europe, est hautement improbable. La défense du territoire au sens classique du terme est un devoir qui devient caduc. Pour se protéger des nouvelles menaces –terrorisme international, migrations, insécurités intérieures, catastrophes écologiques [inondations, sécheresse, changements climatiques] – ni l’aviation, ni l’armée ne sont appropriées. D’un point de vue de politique sécuritaire, il est temps d’adapter les moyens aux nouvelles menaces, en renforçant par exemple la lutte contre le blanchiment d’argent, en investissant dans les moyens pour la promotion de la paix et la résolution des conflits, et en augmentant l’aide au développement et à la coopération. D’un point de vue militaire, il est temps de retirer le matériel inapproprié (par exemple les F/A18) qui occasionne chaque jour des nuisances économiques. Une région bruyante perd en attractivité touristique. Or le tourisme contribue à hauteur de 25,4 % au PIB (soit 5,5 milliards en 2000) et de 27,3 % à l’emploi total (Rapport de l ’État du Valais, DEIS, de juin 2001. Le tourisme en Valais – Etude sur la valeur ajoutée). Une région bruyante occasionne une perte partielle voire totale de la valeur locative respectivement commerciale d’habitations. Le politique peine à prendre une décision sur la seule crainte des places de travail. C’est cet argument qui leur permet de justifier la vente de matériel de guerre à Israël par exemple, à l’encontre de la législation en vigueur qui interdit l’exportation de tel matériel vers des pays ou régions où règnent un conflit ou des tensions. Quant on sait que le secteur militaire est le plus mauvais employeur (à somme égale, la création de places de travail dans n’importe quel secteur est plus élevée que dans l’armement), il est temps, d’un point de vue politique, d’effectuer une reconversion positive pour le social (création d’emplois), pour l’environnement (diminution du bruit), pour l’économie touristique (augmentation de l’attractivité), et pour l’économie en général (augmentation des recettes). Une des missions de l’armée et de l’aviation est la défense de l’espace aérien. L’utilisation vraisemblable de l’espace aérien suisse (et valaisan) pour le transfert illégal de détenus montre à quel point notre aviation n’arrive plus à assurer un des seuls rôles qui lui restait. Les avions militaires F/A 18, loin de lutter contre les nouvelles menaces de nature politique, sociale et environnementale auxquelles la Suisse est confrontée, ajoutent une nouvelle menace de nature économique au Valais. 1 Le pourquoi de l’engagement ferme de « RAS-LE-BOL ! » (Par Michel Clavien, membre du Comité de l’Association « RAS-LE-BOL ! ») « L'air est un bien vital. Chacun en consomme près de 10 000 litres par jour. Un air de qualité est indispensable pour la santé de la population. » C’est en ces termes que le conseiller d’État Jean-Jacques Rey-Bellet, chef du Département des transports, de l’équipement et de l’environnement, s’est exprimé fin novembre dernier devant les médias. Le chef du DTEE valaisan présentait à cette occasion le nouveau site www.vs.ch/air qui fournit quotidiennement la charge de certains polluants atmosphériques. L’Association « RAS-LE-BOL ! » partage sans réserve ses propos pertinents. Le triplement annoncé des vols des F/A-18 et autres Tigers en Valais nous fait toutefois sérieusement craindre pour la qualité de notre air à l’avenir. Nous n’avons pas oublié les dépassements, ces dernières années, des valeurs-limites fédérales pour certains polluants. Ainsi, pour la seule année 2006, les moyennes mensuelles ont été dépassées pas moins de 85 fois dans les 10 stations de mesure du Canton : 52 fois pour l’ozone, 4 fois pour le dioxyde d’azote et 29 fois pour les poussières fines. Et ceci, dans le contexte du réchauffement climatique que plus personne ne conteste aujourd’hui. Oui, la qualité de l’air est indispensable pour la santé de la population ! La venue du conseiller fédéral Samuel Schmid à Sion pour s’entretenir avec le Conseil d’État, les représentants de municipalités et le président de l’ARAS de l’aérodrome de guerre de Sion aurait été une excellente occasion, pour « RAS-LE-BOL !», de faire connaître à l’Autorité ce que de nombreux Valaisans — ainsi que nos touristes et résidents — pensent de ces nuisances grandissantes. Notre association, le président l’a dit tout à l’heure, s’est vue écartée de la discussion sous le prétexte que nos exigences étaient « radicales et irréalisables ». Nous sommes loin de partager ce point de vue. Ce blocage est regrettable, car nos démarches s’inscrivent dans un contexte parfaitement démocratique et légal. Nous ne sommes ni des extrémistes comme certains le prétendent ni des combattants d’arrière-garde; c’est nous faire un mauvais procès d’intention que de l’affirmer. Nous ne sommes pas contre l’aviation civile en Valais car nous sommes conscients de son importance notamment pour le sauvetage ou d’autres tâches indispensables. Le président l’a aussi laissé entendre, « RAS-LE-BOL ! » n’est pas contre une défense civile adaptée aux réalités de notre époque et répondant aux aspirations de la population L’avenir nous montrera qu’il fallait que notre lutte soit menée. Quoiqu’il en coûte. Pour le bienêtre la population. Nous avons le droit de faire savoir au Valais officiel ce que ressentent de plus en plus de gens dans ce canton face à ces nuisances : nos compatriotes, nos touristes et nos résidents. Et c’est pour cela que nous voulons donner l’occasion à ceux qui le souhaitent de venir exprimer leur rasle-bol ce vendredi sur la Planta. Au demeurant, notre population aura tout le loisir d’apprécier à leurs justes valeurs les nuisances sonores ou atmosphériques que provoqueront les nombreux F/A-18 et autres Tigers qui sillonneront allégrement nos vallées depuis demain mercredi jusqu’au jeudi 10 mai prochain. 2 La population doit être informée sur tous les tenants et aboutissants du dossier de l’aérodrome de guerre de Sion. Nous voulons que toute la transparence soit faite. Le public a le droit de savoir pourquoi, par exemple, la consultation sur le cadastre du bruit promise par la Berne fédérale depuis plus de 2 ans n’a pas encore été faite ? De quoi a-t-on donc peur ? Peut-être des dépréciations encore plus nombreuses des terrains ou immeubles qui seraient concernés par l’extension prévue des périmètres concernés ? Nous le savons : nous ne sommes pas les seuls à attendre la consultation publique annoncée. La population de l’Oberland bernois attend également depuis 2005 qu’elle soit consultée sur le dossier de l’aéroport de guerre de Meiringen, ainsi que le conseiller fédéral Samuel Schmid l’avait promis à l’Association RAS-LE-BOL ! , de Meiringen, l’IGF (Interessengemeinschaft für weniger Fluglärm). Las des promesses non tenues, le conseiller national bernois Paul Günter vient au demeurant d’interpeller le Conseil fédéral à ce sujet. Pour ces raisons, et pour celles exprimées par mes deux collègues, nous allons donc continuer à nous engager fermement pour une cause que nous savons être la bonne, dans l’intérêt bien compris du Valais., en disant clairement, avec le député Raboud : halte aux nuisances de toutes sortes, aussi aux nuisances économiques provoquées par les F/A-18 et autres avions de guerre. Consommation de kérosène par les F/A-18 et Tigers A. Pour le F/A-18 Plein maximal : 10 000 litres. (6 000 litres pour le réservoir principal et 1’250 litres pour chacun des 3 réservoirs de réserve). Distance maximale à parcourir possible 3 200 km. Vitesse maximale : 2 125 km/h : env. 1,8 mach. Parcours de 3 200 km à une moyenne de 200 km/h = 160 minutes. Consommation au décollage : Env. 1/3 du réservoir principal, soit 2 000 litres, sans postcombustion et 3 000 litres avec postcombustion. Consommation moyenne à l'heure : 3 750 litres. Consommation d'un F/A-18 décollant et atterrissant à Sion: Réservoir principal + 1 réservoir d'appoint : 7 250 1. de kérosène. Durée d'un vol F/A-18 : 20 à 30 min. Consommation de kérosène : Env. 6 000 litres par. décollage Si on prend comme base 85 voitures avec un réservoir de70 litres consommant en moyenne 10 litres aux 100 km, ceci équivaut à : env. 60 000 km / voiture, soit 2 400 voitures. roulant en ville de Sion pendant 30 minutes ! Pour 20 décollages de F/A-18 / jour à l'aérodrome de Sion : env. 1'200'000 km / voiture, soit 48 000 voitures. roulant en ville de Sion pendant 7 h. ! Où 6 800 voitures / heure. -2- B. Pour le Tiger 1 réservoir principal : Durée d'un vol F/A-18 : Consommation de kérosène décollage 1 600 litres. 20 à 30 min. env. 1 000 litres par Pour un décollage et atterrissage à Sion: Si on prend comme base 14 voitures avec un réservoir de70 litres consommant en moyenne 10 litres aux 100 km, ceci équivaut à : env. 10 000 km / voiture, soit 400 voitures. roulant en ville de Sion pendant 30 minutes ! Pour 20 décollages de Tigers / jour à l'aérodrome de Sion : env. 200'000 km / voiture, soit 8 000 voitures. roulant en ville de Sion pendant 7 h. ! Base : données du DDPS/avril 2007 Postulat de Marylène Volpi Fournier , députée Les Verts, SPO Déposé le 14.03.2006 au Grand Conseil valaisan Titre : Viabilité de l'aéroport/aérodrome de Sion sans l'armée Texte : Afin de pouvoir ramener un peu d’objectivité dans le dossier de l’aéroport/aérodrome de Sion - dont l'Etat du Valais assume depuis longtemps une partie non négligeable des frais - et de pouvoir se déterminer en connaissance de cause, les signataires de ce postulat demandent au Conseil d’Etat une étude/expertise portant sur les points suivants : 1. un bilan global de l’exploitation de l’aéroport depuis 20 ans ; les indicateurs sont à définir, mais ils comprendront en tout cas les aspects financiers, les participations des entités publiques, les fluctuations du trafic voyageur/ commercial/plaisance, la valeur ajoutée sur le tourisme valaisan, les conséquences négatives (bruit et air) sur le tourisme et l’immobilier, etc 2. la viabilité financière de l’aéroport civil seul sans l’apport financier de l’armée (aérodrome militaire) 3. l'étude de différents scénarii sur le statut juridique de l’aéroport civil (communal et cantonal – cantonal seul – intercommunal et cantonal – intercommunal seul – société mixte – participation des stations touristiques - etc.) INTERPELLATION du député (suppl.) Olivier Delaloye (GRL) concernant la modification de l'aérodrome de Sion en aéroport de guerre et ses conséquences (11.04.2006) 1.079 Le Conseil fédéral veut transformer l'aéroport militaire de Sion en aéroport de guerre. Ce terrain se trouvant au centre de la vallée, une demande d'allégement concernant le cadastre du bruit doit être faite au Secrétariat général (SG) DDPS. En effet, un allégement permettrait une justification de l'incapacité à respecter les valeurs limites du bruit. Même si un nouveau concept de protection phonique est prévu pour Sion, les valeurs concernant les calculs du bruit des aéronefs ont rallongé de plusieurs kilomètres les distances des zones de restrictions dans les zones à bâtir. Ces restrictions auront de lourdes conséquences pour les communes touchées: suppressions de zones à bâtir / changement d'affectation; restrictions dans la construction; mesures d'isolation obligatoires aux bâtiments existants. Hormis les conséquences touchant l'aménagement du territoire et les constructions, celles concernant le développement économique et touristique ainsi que la qualité de vie des citoyens ne sont pas à négliger. Notons que le 80 pourcent des vols seront effectués par des avions reconnus pour leur haut niveau de bruit (3,5 fois plus de FA/18 qu'en 2001) et de surcroît en postcombustion. L'annonce d'une réduction des vols, annoncée dans la presse, ne reflète pas l'augmentation des nuisances sonores qui seront subies dans notre région. La série d'exercices le printemps passé est encore dans la mémoire de toutes et tous. Le nombre de vols annoncés est à la baisse, mais les avions utilisés sont en moyenne 3 fois plus polluants que leurs prédécesseurs. Pour information, un seul FA/18 utilise près de 6 tonnes de kérosène à chaque vol, contre 2 tonnes pour les autres types d'avions militaires. Il en résulte que pour les FA/18 et Tiger (avec une moyenne de 9 décollages par jour) 9'000'000 de litres de kérosène seront ainsi brûlés sur nos têtes en une année, soit un dépassement de plus de 2'400'000 litres comparé à 2001. De plus, le vol des hélicoptères, non compris dans cette estimation, devrait doubler. Surprenant dès lors que l'on puisse lire dans la presse que la Confédération tire la sonnette d'alarme concernant la qualité de l'air en Suisse. En effet, la valeur maximale des PM10 (particules fines) fixée à 50pm au m3 est dépassée régulièrement depuis le début de cette année. Nous devrons encore nous pencher sur les pics qui seront réalisés cet été. Nous demandons bien des filtres à particules pour les automobiles, pourquoi ne pas en faire de même pour les avions. Un plan sectoriel militaire a été mis en pré-consultation en novembre 2005 aux services cantonaux chargés de l'aménagement du territoire et aux services fédéraux. Au printemps 2006, le règlement d'exploitation sera mis à l'enquête publique en même temps que la demande d'allégement et que le concept de protection phonique. Au vu de ce qui précède, nous demandons au Conseil d'état, une prise de position concernant ce sujet qui touche en fait bien des domaines, notamment l'aménagement du territoire, l'économie, le tourisme et la santé publique. Le but de ce manifeste n'est pas de voir disparaître l'aérodrome de Sion, qui apporte une ouverture au développement de notre région en plus de sa protection aérienne, mais de ne pas tomber dans une dérive d'utilisation, au demeurant inadaptée et inutile, qui risque bien de nuire à une grande partie de notre population. Sion, le 11 avril 2006 (09h55) Olivier Delaloye, député (suppl.) (GRL) L’environnement et l’écologie selon la Base aérienne de Sion Les seules indications figurant sous le chapitre « Environnement et écologie » du site Internet de la Base aérienne de Sion (http://www.lw.admin.ch/internet/luftwaffe/fr/home/about/organ/einsatzstab/sion/umwelt.html) Environnement et écologie Mirage III RS à l'atterrissage Les pilotes appliquent les procédures environnementales Avion dans la cellule de freinage Essai du réacteur d'un avion Tiger dans un local insonorisé. Le centre d'instruction des pilotes avec son biotope L'exploitation utilise de l'énergie renouvelable. Des cellules photovoltaïques sont installées sur les bâtiments principaux. Deux biotopes ont été aménagés sur le site de Sion. “RAS-LE-BOL !” GROUPE D’ACTION Statuts Art. 1 -- Constitution, siège et adresse 1) Sous la dénomination “RAS-LE-BOL !” est constituée une association de droit privé au sens des articles 60 et suivants du Code civil suisse. 2) Son siège est à Sion. Art. 2 – Buts 1) Œuvrer auprès des citoyens et de nos autorités pour mettre fin dans les meilleurs délais aux nuisances sonores, à la pollution de l’air et à la dévaluation immobilière engendrées par les avions à réaction militaires utilisant et survolant le territoire du Valais 2) Représenter les membres de l’association auprès des autorités. Art. 3 --Membres 1) Toute personne physique ou morale peut demander son admission par le Comité qui peut la refuser sans avoir à en fournir les motifs. La personne déboutée peut recourir devant l’assemblée générale. Le Comité tient un registre des membres. 2) Chaque personne morale ne dispose que d’une seule voix au sein de l’association. Art. 4 – Organes 1) L’Assemblée générale, 2) Le Comité, 3) L’organe de contrôle. Art. 5 – Assemblée générale 1) Organe suprême de l’association. 2) Elle est convoquée par le Comité, par écrit, trois semaines au préalable, au minimum une fois l’an. Lorsqu’un cinquième des membres le demande, une assemblée extraordinaire peut être convoquée. 3) Elle est présidée par le président du Comité ou, en son absence, par le vice-président. 4) Elle nomme les membres du Comité, l’organe de contrôle et fixe le montant des cotisations. 5) Elle prend les décisions de l’association qui ne sont pas du ressort du Comité. 6) Elle adopte les modifications des présents statuts, les règlements, le budget et approuve les comptes annuels. 7) Elle se prononce sur la dissolution de l’association. 8) Ses décisions sont arrêtées à la majorité des membres présents. Le vote a lieu à main levée, dans le secret de l’urne si la majorité simple de l’Assemblée le demande. En cas d’égalité des voix, le président tranche. -2- Art. 6 Comité 1) Constitué de cinq personnes au moins dont le président, le vice-président et trois membres élus pour deux ans et rééligibles. 2) Il élabore la stratégie de l’Association et définit son programme d’action. 3) Il gère les affaires courantes de l’association qu’il représente à l’extérieur, 4) Il peut créer des commissions chargées d’étudier des problèmes spécifiques et réunir des informations. L’Assemblée générale est tenue au courant de leurs travaux. Art. 7 – Organes de contrôle 1) Constitué de deux vérificateurs des comptes élus pour deux ans et rééligibles. 2) Il vérifie les comptes, une fois l’an, conformément aux dispositions légales, et fait son rapport au Comité lors de l’Assemblée générale. 3) Les vérificateurs sont choisis parmi les membres, à l’exclusion du Comité. Art. 8 – Ressources financières 1) Elles sont constituées par les cotisations et les contributions volontaires des membres ainsi que par les aides financières provenant de tiers ou d’autres sources. 2) Les membres ne sont tenus à aucune responsabilité personnelle ni solidaires quant aux engagements de l’association, lesquels ne sont garantis que par ses actifs. Art. 9 – Révision des statuts et dissolution 1) Les présents statuts peuvent être révisés par l’Assemblée générale à la majorité des deux tiers des voix des membres présents. 2) La dissolution de l’Association peut être prononcée à la majorité qualifiée (nombre des membres de l’Association plus 1). 3) Si le quorum n’est pas atteint, une nouvelle Assemblée générale est convoquée qui décide à la majorité simple des membres présents. 4) En cas de dissolution, la dernière Assemblée générale attribuera les biens à une personnalité juridique qui se propose d’atteindre les mêmes buts. À défaut, ces biens seront répartis entre les membres. Ces statuts ont été approuvés en séance constitutive, à Sion, le 28 avril 2006, par la première Assemblée générale de “RAS-LE-BOL !”.