Avant la pose

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Avant la pose
Instructions
Avant la pose
Juin 2014
Un parquet Dinesen est un coin de nature unique. C'est un matériau vivant qui doit
être traité avec le plus grand soin. Nos instructions décrivent en détail les procédures
à suivre pour obtenir un résultat optimal et préserver votre parquet des générations
durant.
Pour tous conseils ou toutes instructions supplémentaires concernant les parquets
Dinesen, n'hésitez pas à nous contacter.
Pour commander et acheter les produits d'entretien, visitez notre boutique en ligne à
l'adresse webshop.dinesen.com
Contenu
1
Parquet massif 7
1.1
Propriétés du bois 2
Pour un résultat optimal 8
7
8
2.1 Exigences générales en matière d'humidité et de climat 3
Humidité 9
3.1 Humidité et parquets 3.2 Humidité de l'air 3.3 Humidité de construction 3.4 Séchage du béton
3.5 Humidité dans les constructions porteuses 3.6 Dommages 3.7 Mesure de l'humidité résiduelle 3.8 Responsabilité et garantie 3.9 Changement de la date de livraison 9
9
9
10
10
10
10
11
11
4
Chauffage par le sol sous des parquets Dinesen 12
4.1
4.2
4.3
4.4
Conditions préalables Types de chauffage par le sol Constructions Essai, démarrage et exploitation 12
15
16
20
5
Erreurs courantes 21
5.1
Recommandations de Dinesen 21
6FAQ
22
7Généralités 24
7.1
7.2
Instructions de Dinesen Références 24
24
1
Parquet massif
Opter pour un parquet massif Dinesen, c'est opter pour une solution de revêtement
de sol robuste. Tout au long de la production, chaque lame passe par 20 paires de
mains afin de garantir un produit de qualité et un traitement délicat du bois. A priori,
nous recommandons toujours les lames les plus épaisses. Plus stables, celles-ci
émettent un bruit plus grave et se conservent pendant une ou deux générations
supplémentaires.
Les lames Dinesen sont toujours livrées non traitées et doivent, une fois posées, être
poncées et recevoir un traitement de base. Cela vous permet de choisir le type de
traitement que vous souhaitez pour votre parquet. Il est important de bien envisager
tous les avantages et inconvénients liés aux différents types de traitement. Pour en
savoir plus, veuillez consulter les instructions « Après la pose » de Dinesen.
1.1 Propriétés du bois
Le bois est un matériau hygroscopique qui absorbe et rejette l'humidité dans l'air
ambiant. Le bois cherche à tout moment à conserver un état d'équilibre hygro­
scopique, déterminé par l'humidité relative et la température de l'air. À la livraison,
les lames Dinesen sont séchées à un taux d'humidité du bois de 8-10 %, ce qui
correspond à un taux d'humidité relative de l'air (HR) entre 40 et 50 %. En cas de
chute du taux d'humidité de l'air, le bois rejette de l'humidité et se rétracte en
largeur, ce qui laisse apparaître des fentes de retrait. L'hiver, des fentes de retrait
apparaissent toujours entre les lames. C'est à ce moment de l'année que le parquet
déploie toute son élégance. Néanmoins, il convient d'éviter que l'humidité de l'air ne
chute en dessous de 35 % HR.
La liste ci-dessous récapitule à titre indicatif la réaction des lames à différents taux
d'humidité d'air et à une température normale de 18 à 25 °C. Les intervalles et
tolérances recommandés en matière d'humidité de l'air sont indiqués en gris.
La liste ci-après présuppose que le parquet ait été posé conformément aux
consignes décrites dans les présentes instructions et autres instructions de Dinesen.
La liste est exclusivement fournie à titre indicatif.
Conditions climatiques
Réaction
60-70 % HR
Risque de léger gondolement transversal
50-60 % HR
Aucune fente de retrait, risque de léger gondolement
40-50 % HR
Lames stables et planes
30-40 % HR
Fentes de retrait modérées (env. 1 % de la largeur de la lame) et
risque de léger gondolement
20-30 % HR
Fentes de retrait (1 % de la largeur ou plus) et risque de
gondolement transversal modéré ; de même, formation de petites
fentes de séchage
< 20 % HR
Gondolement transversal important et grandes fentes de
séchage ; dessèchement des lames et réduction de leur durée de
vie
Tableau 1
7
2
2.1
Pour un résultat optimal
•
Tenez compte de l'humidité tant durant la phase d'élaboration de votre
projet que durant la phase de construction. Dès le début, ayez conscience de
l'importance du rôle joué par l'humidité et veillez à ne jamais vous laisser forcer
à poser des parquets là où les conditions d'humidité ne sont pas remplies.
•
Veillez toujours à faire mesurer le taux d'humidité du béton avant de procéder
à la pose.
•
Toute opération susceptible de conférer de l'humidité au bâtiment (par
exemple, les travaux de maçonnerie et de peinture de base) doit être terminée
avant que vous n'entrepreniez la pose du parquet.
•
Comme écran pare-vapeur, utilisez au minimum un film PE de 0,2 mm ou autre
film semblable.
•
Le bâtiment doit être sec et ne présenter aucune humidité de construction. Il
est donc impératif que vos lames ne soient pas livrées avant que le bâtiment
n'ait été fermé, séché et chauffé et que le taux d'humidité ne soit sous contrôle.
•
Placez un hygromètre de qualité dans le bâtiment et surveillez le taux
d'humidité. Le bâtiment doit présenter un état d'équilibre hygroscopique
normal pour la saison. Un hygromètre est disponible à l'achat auprès de
Dinesen.
•
Contrôlez, documentez et respectez les valeurs indiquées dans le tableau 2.
Exigences générales en matière d'humidité et de climat
Point de mesure
Valeur
Température ambiante
18-25 °C
Humidité ambiante
35-65 % HR
Humidité du béton
Max. 85 % HR lorsqu'un écran pare-vapeur est
également utilisé. En l'absence d'un tel écran, le
taux d'humidité de construction résiduelle dans les
pores doit être inférieur à 65 % HR. Remarque ! Un
taux de 85 % HR correspond à environ 2,0 CM selon
le type de béton, etc. Il est à noter qu'il est possible
que les normes nationales imposent des exigences
particulières
Humidité dans les lambourdes/solives Max. 10-12 %
Humidité dans les panneaux de
particules/contreplaqué
Max. 8-10 %
Pare-vapeur
Film PE de 0,20 mm minimum
Tableau 2
8
3
Humidité
Il est crucial de tenir compte de l'humidité lors de la conception, de la planification et
du montage d'un parquet massif Dinesen.
3.1
Humidité et parquets
Un grand nombre d'opérations de construction dépendent d'un séchage correct.
De même, des matériaux tels que le plâtre et le bois sont endommagés en cas
d'exposition à l'humidité. Malheureusement, il arrive souvent que le séchage
soit sacrifié par les partenaires d'un projet de construction, provoquant ainsi des
dommages dus à l'humidité. L'humidité de construction est à l'origine d'importants
coûts supplémentaires et de longs retards. Heureusement, il est possible d'éviter ces
problèmes en tenant compte de l'humidité dès la phase d'élaboration de votre projet.
Définissez des échéanciers réalistes, planifiez la déshumidification et sélectionnez le
bon type de béton.
3.2
Humidité de l'air
Si l'air est saturé de vapeur d'eau, le taux d'humidité relative (HR) est de 100 %.
Un taux d'humidité relative de 50 % signifie que l'air contient 50 % de la quantité
d'humidité maximale possible. Par temps de pluie, le taux d'humidité relative
dépasse 100 %. L'humidité de l'air dépend entre autres de l'emplacement du
bâtiment, de sa structure, du chauffage et de la ventilation.
Plus la température est élevée, plus l'air peut contenir de l'eau. Lorsque de l'air
extérieur froid pénètre dans le bâtiment et est chauffé, l'air sèche. L'air sec absorbe
l'humidité des lames, qui se rétractent alors laissant apparaître des fentes de retrait
ou des creux. Les creux apparaissent lorsque l'air est au plus sec. Plus l'humidité de
l'air est basse, plus les creux sont larges. Veuillez en outre vous reporter au tableau 1.
3.3
Humidité de construction
Le béton est un matériau poreux. Tout au long de sa vie, le béton absorbe et rejette
de l'humidité dans l'air ambiant selon la température et le taux d'humidité dans la
pièce. Le béton se compose de sable et de pierrailles collés entre eux à l'aide d'une
pâte de ciment et d'eau. Le béton durcit et développe sa force suite à l'hydratation
du ciment (c.-à-d. à une réaction chimique avec l'eau) et, sous l'effet de son
réchauffement, à la formation d'un agent liant qui « colle » le sable et les pierrailles.
Ce processus commence quelques heures après le mélange et se termine en gros
après un mois. Durant l'hydratation, le ciment lie 25 % de son poids sous la forme
d'eau de constitution. En outre, une quantité d'eau correspondant à 15 % du poids
du ciment est adsorbée. Au total, une quantité d'eau correspondant à 40 % du poids
du ciment est utilisée pour le durcissement de la chape. L'eau qui reste alors dans le
béton, dite « eau libre », doit s'évaporer de la surface du béton.
9
3.4
Séchage du béton
De manière simplifiée, la qualité du béton peut être décrite comme le rapport entre
l'eau et le ciment (e/c). Par exemple, un béton contenant 150 litres d'eau et 215 kg de
ciment par m3 présente un rapport e/c de 0,70. Une fois le béton durci, quelque
64 litres d'eau libre restent dans le béton. L'élimination de cette eau exige beaucoup
de temps et dépend largement de la température de la pièce, de l'humidité de l'air,
du type de séchage (unilatéral ou bilatéral), de la qualité du béton, de l'épaisseur de
la chape et de la surface de pose. Une chape traditionnelle présente un rapport e/c
de 0,65 et est souvent coulée en une couche de 100 mm sur du polystyrène.
À condition que l'humidité de l'air soit maintenue à 50 % HR et la température à 20 °C,
3 à 4 mois sont nécessaires pour obtenir un taux d'humidité de 85 % HR dans le
béton. Néanmoins, souvent, la température et l'humidité de l'air sont largement plus
élevées. C'est pourquoi il est généralement indispensable de prolonger le temps de
séchage de plusieurs mois. Dès lors, attendez-vous à ce que le séchage d'un béton
traditionnel à 85 % HR se fasse très lentement et puisse facilement prendre 4 à 6
mois. Une telle durée exige par ailleurs que vous ayez rapidement fermé le bâtiment,
allumé le chauffage et entamé la déshumidification.
3.5
Humidité dans les constructions porteuses
Les lambourdes, les solives et les surfaces de pose composées de planches,
panneaux de particules ou panneaux de contreplaqué existants doivent être sèches
avant que vous ne posiez le nouveau parquet. En cas de travaux de transformation
ou de rénovation, il est possible que les surfaces de pose existantes composées de
planches ou de solives aient absorbé de l'humidité durant la période des travaux.
L'humidité présente dans les constructions porteuses doit toujours être contrôlée
avant la pose du parquet et ne peut pas dépasser 12 % pour les lambourdes/solives
ou 10 % pour les panneaux de contreplaqué/particules et les surfaces composées de
planches (cf. tableau 2).
3.6Dommages
En cas d'exposition prolongée à l'humidité, les lames finissent par gondoler et la
distance aux murs se réduit. Au pire, les cloisons, les lambourdes et autres risquent
de se décaler lors de la dilatation des lames. Le cas échéant, le parquet devra
probablement être reposé ou remplacé. En cas de brève exposition à l'humidité, les
gondolements disparaissent en tout ou en partie avec le temps. Un ponçage et un
nouveau traitement sont alors suffisants.
3.7
Mesure de l'humidité résiduelle
Lors de la pose de parquets Dinesen, l'humidité résiduelle du béton ne peut pas
dépasser 85 % HR. Il est difficile de mesurer avec précision l'humidité du béton. Les
appareils de mesure en surface sont loin d'être suffisamment précis. La mesure doit
être relevée au milieu de la couche de béton. Vous pouvez insérer un capteur dans
un trou percé dans le béton. Après un certain temps, le capteur arrivera à un état
d'équilibre hygroscopique avec le béton et vous pourrez relever le taux d'humidité
relative. Vous pouvez également procéder à une mesure plus précise : prélevez
10
un morceau de béton au milieu de la couche et faites procéder au relevé dans un
laboratoire. Consignez le résultat dans un rapport d'humidité, qui pourra alors être
intégré dans le système d'assurance qualité de l'entrepreneur. Un relevé d'humidité
est un moyen particulièrement bon marché pour l'entrepreneur et le maître
d'ouvrage d'éviter des coûts importants.
3.8
Responsabilité et garantie
Souvent, la responsabilité du séchage du béton n'est pas clairement définie, si bien
qu'aucune des parties ne se sent responsable. Le maître d'ouvrage et l'entrepreneur
doivent se mettre d'accord sur la partie qui assumera cette responsabilité et sur
le fait que les exigences de Dinesen doivent être remplies avant que le parquet ne
puisse être posé. Les dilatations, les gondolements et autres déformations des lames
dues à l'humidité ne sont pas couverts par la garantie de Dinesen.
3.9
Changement de la date de livraison
Soyez réaliste quant à la durée de séchage du béton. Dinesen ne manquera pas
de vous rappeler à intervalles réguliers l'importance du rôle joué par l'humidité du
béton. C'est à contrecœur que nous livrons les lames avant que le bâtiment ne soit
sec. En revanche, nous proposons volontiers de reporter la production et la livraison
de vos lames. Généralement, nous disposons également de la capacité de stockage
requise pour conserver les lames jusqu'à ce que toutes les conditions soient
remplies.
11
4
Chauffage par le sol sous des parquets Dinesen
Pour un parfait confort et une bonne durabilité, Dinesen recommande d'installer
un chauffage par le sol sous les parquets Dinesen. Quelque 80 % de nos projets
comprennent l'installation d'un chauffage par le sol. Dinesen possède de
nombreuses années d'expérience en matière de chauffage par le sol installé sous des
parquets en bois massif. Dans la mesure où les conditions ci-après sont respectées,
cette solution ne pose aucun problème.
En principe, les systèmes de chauffage par le sol (à base d'eau) se composent d'un
simple flexible en plastique intégré dans la construction du sol. Le déplacement
d'eau chaude dans le flexible permet de chauffer la construction et, par là, la pièce.
Selon l'isolation du bâtiment, un chauffage d'appoint peut s'avérer nécessaire, sous
la forme de radiateurs, de récupération de chaleur ou d'un poêle à bois.
Dans la mesure où le chauffage par le sol constitue la seule source de chaleur, la
déperdition totale de chaleur dans la pièce doit être inférieure à la chaleur émise par
la surface du sol. Il est donc indispensable que vous procédiez à un calcul du cadre
énergétique ou de la perte de chaleur, notamment dans les maisons anciennes ou
dans le cadre de travaux de rénovation. Bien que les exigences d'isolation définies
dans la réglementation en vigueur en matière de construction des habitations
privées soient respectées (par exemple, dans une nouvelle maison), les conditions
préalables ci-après doivent toujours être prises en compte.
4.1
Conditions préalables
4.1.1 Humidité et chauffage par le sol
En présence ou pas d'un chauffage par le sol, l'humidité du béton est nuisible au
parquet. Il est crucial que le béton ait séché de sorte qu'il ne contienne pas plus de
85 % HR. En cas d'intégration de serpentins dans le béton coulé, il est recommandé
d'allumer le chauffage par le sol dès que le béton a durci après 30 jours. Même
pendant les étés extrêmement chauds et en présence de températures extérieures
élevées, le chauffage par le sol doit être allumé pendant au moins 30 jours, à une
température acceptable, avant la pose des lames. L'humidité du béton doit toujours
être mesurée avant que la pose ne soit entreprise. Dinesen vous recommande de
procéder à une mesure destructive de l'humidité du béton. Une mesure indicative
en surface (telle qu'une mesure GANN) n'est pas suffisamment précise. Si vous
n'allumez pas le chauffage, l'humidité résiduelle ne quittera le béton qu'après la
pose du parquet lorsque vous allumerez le chauffage, ce qui risque d'endommager
gravement le parquet. Un écran pare-vapeur doit toujours être mis en place sur la
chape de béton sèche.
4.1.2 Propriétés du bois en présence d'un chauffage par le sol
Comme il a été dit, le bois est un matériau hygroscopique qui absorbe et rejette
l'humidité dans l'air ambiant. Le bois cherche à tout moment à conserver un état
d'équilibre hygroscopique, déterminé par l'humidité relative et la température de l'air.
À la livraison, les lames Dinesen sont séchées à un taux d'humidité du bois de 8-10
%, ce qui correspond à un taux d'humidité relative de l'air (HR) entre 40 et 50 %. En
cas de chute du taux d'humidité de l'air, le bois rejette de l'humidité et se rétracte en
largeur, ce qui laisse apparaître des fentes de retrait. Plus la température en surface
est élevée, plus le taux d'humidité de l'air est bas à hauteur du sol et plus le bois se
rétractera. L'hiver, des fentes de retrait apparaissent toujours entre les lames. C'est
à ce moment de l'année que le parquet déploie toute son élégance. Néanmoins, il
convient d'éviter que l'humidité de l'air ne chute en dessous de 35 % HR (cf. tableau 1).
12
L'aptitude d'un matériau à diffuser la chaleur est appelée « conductivité thermique »
= (w/m°k). Pour les parquets, la conductivité thermique dépend de la densité du bois
(kg/m3). C'est pourquoi les parquets en chêne présentent une conductivité thermique
légèrement meilleure que celle des parquets Douglas. La conductivité thermique sert
à calculer la résistance thermique du bois ou « isolation » :
Valeurs indicatives pour l'isolation
Essence
Isolation
Chêne
0,17
Douglas
0,13
Tableau 3
L'isolation est calculée à partir de l'épaisseur d'un matériau, divisée par sa
conductivité thermique. L'isolation est donc une expression du pouvoir isolant et est
généralement appelée R.
R=
épaisseur
conductivité thermique
Isolation, exemples de calcul
Épaisseur et essence
Formule et résultat (R)
28 mm Douglas
0,028 / 0,13 = 0,22
35 mm Douglas
0,035 / 0,13 = 0,27
22 mm Chêne
0,022 / 0,17 = 0,13
30 mm Chêne
0,030 / 0,17 = 0,18
Tableau 4
Comme le montrent les exemples ci-dessus, l'épaisseur du parquet influe sur le
pouvoir isolant. Plus le parquet est épais, mieux il isole. Il peut donc s'avérer
nécessaire de prévoir une température d'entrée plus élevée pour obtenir une
température de surface adéquate. L'effet sur la consommation d'énergie est minimal.
La différence en termes de consommation d'énergie entre un carrelage et un parquet
massif composé de lames de 28 mm d'épaisseur est de 5-10 % maximum. En outre,
la différence en termes de consommation d'énergie entre un parquet composé de
lames Douglas de 28 et 35 mm est tout au plus de quelques pour cent. Veuillez en
outre vous reporter au point 4.1.3.
4.1.3 Chaleur requise
Lors de la conception de logements, on cherche à pouvoir garantir une température
ambiante de 20-21 °C pendant l'hiver. Au fil des ans, les exigences en matière
d'isolation sont devenues beaucoup plus strictes, ce qui se reflète dans la
consommation d'énergie des bâtiments. La consommation de chaleur des nouvelles
constructions est de 35-45 W/m2 tandis qu'elle se monte à 45-75 W/m2 dans les
constructions anciennes. Il est donc conseillé de calculer les besoins calorifiques réels
du bâtiment.
La température de surface d'un parquet ne peut jamais dépasser 27 °C et la surface ne
peut donc jamais émettre plus de 75 W/m2. La température de surface d'une maison
correctement isolée doit généralement être supérieure de 2 °C à la température
ambiante souhaitée. Moins l'isolation du bâtiment est efficace, plus la température de
surface doit être élevée.
13
4.1.4 Perte de chaleur
Si le bâtiment n'est pas suffisamment isolé, il peut arriver certains jours que la
température ambiante souhaitée ne soit pas atteinte à l'aide seulement du chauffage
par le sol. Le sol, les murs, le plafond et les fenêtres entraînent d'importantes pertes
de chaleur. La réglementation en vigueur en matière de construction des habitations
privées impose des exigences en termes de pouvoir isolant (« valeur U ») et ces
exigences doivent être respectées. La valeur U pour les dalles de sol dotées d'un
chauffage au sol ne peut pas dépasser 0,10. Cela exige généralement une isolation
avec minimum 300 mm de polystyrène. La valeur U pour la perte de chaleur à
travers les fondations ne peut pas dépasser 0,12 en présence d'un chauffage par le
sol. Cette perte de chaleur à travers les fondations est très importante pour la
consommation de chaleur. En outre, soyez attentif aux ponts thermiques et aux
fuites. La réglementation en vigueur indique également des valeurs U pour les murs,
les plafonds, les fenêtres, les portes extérieures, etc.
Quel que soit le type de vitrage, la perte de chaleur via les fenêtres est largement
supérieure à celle observée via les murs. La surface du vitrage influe donc
grandement sur la perte de chaleur totale. Il est à noter que l'emplacement des
fenêtres par rapport aux points cardinaux, aux espaces ouverts ou à la mer peut
engendrer une perte de chaleur encore plus grande. De même, le froid des vitres
joue un rôle non négligeable. Pour remédier à ce problème, il convient d'installer des
convecteurs le long des fenêtres allant jusqu'au sol. Les convecteurs peuvent en
outre être utilisés comme une rapide source de chauffage d'appoint. Pour une
solution architectonique élégante, les grilles de convecteur peuvent être fabriquées
dans le même bois que le parquet.
Le nombre de murs extérieurs dans une pièce influe largement sur la perte de
chaleur. Plus leur nombre est élevé, plus la perte est importante. Soyez
particulièrement attentif dans le cas des petites annexes comprenant trois murs
extérieurs et, éventuellement, de grandes baies vitrées : la superficie du sol
dégageant de la chaleur joue un rôle important dans le chauffage de la pièce. Par
exemple, la superficie est réduite en présence d'éléments de cuisine et d'armoires.
Tapis, moquettes et tapis de passage limitent en outre le dégagement de chaleur,
tandis que la température sous les moquettes et autres peut dépasser 27 °C. Les
pièces de petite taille peuvent donc être plus difficiles à chauffer que les grandes
pièces. Les pièces à haut plafond ou ouvertes jusqu'au faîte peuvent également
entraîner de plus grandes pertes de chaleur.
4.1.5 Température d'entrée et température de surface
La température d'entrée dépend de la puissance requise et de la solution de
revêtement de sol choisie. Généralement, la température d'entrée est comprise entre
30 et 45 °C et ne doit pas dépasser 50 °C. La température d'entrée n'influe que
modestement sur la consommation de chaleur. En cas de hausse de la température
de 30 à 45 °C, la consommation de chaleur n'augmente que de 6 % puisque c'est
la différence de température entre l'eau d'entrée et l'eau de retour qui influe sur la
consommation de chaleur. Il n'est pas beaucoup plus cher de chauffer un parquet
épais qu'un fin plancher lamellé, mais une température d'entrée plus élevée est
requise pour garantir la température de surface nécessaire.
Dinesen n'est pas en mesure d'offrir de plus amples conseils concernant la
température d'entrée, car celle-ci dépend de la structure de la construction et
de la perte de chaleur actuelle. La véritable limitation est la température de
surface. La température de surface du parquet ne peut pas dépasser 27 °C, car
des températures plus élevées sont susceptibles d'endommager le parquet. La
température ambiante est contrôlée par des thermostats situés dans les différentes
pièces. Les thermostats ouvrent ou coupent l'apport de chaleur selon la chaleur
14
résiduelle émise, par exemple, par les personnes présentes, le rayonnement solaire,
l'éclairage, etc. Les thermostats sont positionnés à l'abri des rayons du soleil, sur un
mur intérieur à 1,5 m du sol. Les thermostats d'ambiance sont disponibles avec ou
sans fil.
4.2
Types de chauffage par le sol
Les systèmes de chauffage par le sol sont généralement à base d'eau : à cet égard, on
distingue les chauffages par le sol de type lourd, dont les serpentins sont intégrés dans
du béton, et les chauffages de type léger, dont les serpentins sont intégrés dans des
panneaux répartisseurs de chaleur. Plus rarement, un système de chauffage par le sol
électrique est utilisé.
4.2.1
Chauffage par le sol de type lourd
Les chauffages par le sol de type lourd se composent de serpentins thermiques coulés
dans du béton, lequel répartit la chaleur sur toute la surface du sol. S'il présente une
bonne conductivité thermique, le béton accumule néanmoins une très grande quantité
de chaleur et réagit donc très lentement. En cas de fluctuation de l'apport de chaleur
suite au rayonnement solaire ou à la présence d'un grand nombre de personnes, le béton
reste chaud bien longtemps après que le chauffage ait été coupé par le thermostat.
Le moment venu de fournir un nouvel apport de chaleur, la période de chauffage est
relativement longue, car l'importante masse de béton doit être chauffée avant que la
chaleur n'atteigne le parquet. C'est pourquoi la température ambiante n'est pas aussi
facile à contrôler en présence d'un chauffage de sol de type lourd qu'en présence d'un
chauffage de type léger. L'avantage de cette méthode est que la construction du sol est
simple et que le chauffage par le sol peut être utilisé pour sécher le béton. L'installation
d'un chauffage par le sol de type lourd est confiée à un maçon et à un chauffagiste.
4.2.2
Chauffage par le sol de type léger
Les chauffages par le sol de type léger sont composés de panneaux répartisseurs
de chaleur en aluminium, au sein desquels les serpentins sont positionnés dans des
rainures arrondies. Les panneaux répartisseurs de chaleur se situent juste en dessous
du parquet. L'aluminium présentant une haute conductivité thermique, la chaleur est
répartie rapidement sur toute la surface du sol. L'aluminium réagissant rapidement
aux fluctuations par rapport à la chaleur requise, la température ambiante paraît plus
constante qu'en présence d'un chauffage par le sol de type lourd. La structure est
un peu plus complexe, mais offre l'avantage qu'il est plus agréable de marcher sur le
parquet vu qu'il repose en général sur un lambourdage. L'installation d'un chauffage
par le sol de type léger est confiée à un charpentier et à un chauffagiste.
4.2.3 Chauffage par le sol électrique
Les chauffages par le sol électriques se composent généralement de câbles chauffants
posés dans une construction à base de lambourdes. Comme pour les autres types de
chauffage par le sol, la température de surface de 27 °C ne peut pas être dépassée.
Il convient de tenir compte du prix de l'électricité si vous envisagez d'opter pour un
système de chauffage par le sol électrique. En hiver, le chauffage électrique doit
être allumé en permanence pour garantir la chaleur de base de l'habitation. Il peut
s'avérer avantageux de combiner un chauffage par le sol électrique et des radiateurs.
L'installation d'un chauffage par le sol de type électrique est confiée à un charpentier
et à un électricien.
15
4.3Constructions
4.3.1 Chauffage par le sol dans du béton
Les serpentins du chauffage par le sol sont liés à un treilarmé et coulés dans une
couche de béton de 10 cm d'épaisseur au-dessus de l'isolation. La structure est
simple et exige uniquement une fixation étanche des serpentins au treillis. La surface
de la chape doit être uniformément aplanie. La rectitude peut diverger de 2 mm
au maximum, mesurés à l'aide d'une règle de 2 m. Le taux d'humidité du béton ne
peut pas dépasser 85 % HR et un écran pare-vapeur doit être utilisé. L'isolation doit
répondre aux exigences de la réglementation en vigueur en matière de construction
des habitations privées.
4.3.1.1 Fixation directe sur béton avec serpentins intégrés
Au-dessus du béton, un écran pare-vapeur avec isolation du bruit de pas
est mis en place. Dinesen recommande Platon Stop. Les irrégularités de la
surface du béton ne doivent pas risquer de perforer l'écran pare-vapeur. Les
lames sont directement fixées sur le béton à l'aide de vis et chevilles Dinesen
conformément aux instructions « Pose » de Dinesen. Il est important de bien
appuyer sur les lames pour qu'elles portent correctement sur la surface de
pose. Il est à noter que le parquet paraît relativement dur lors de son utilisation
et que d'autres types de montage sont généralement plus confortables. La
fixation directe exige que vous connaissiez l'emplacement exact des serpentins
afin de ne pas les transpercer lorsque vous forez ou vissez. Le vissage dans
le béton prend plus de temps que d'autres types de fixation. Vous pouvez
également opter pour un collage complet des lames sur le béton conformément
aux instructions « Pose » et aux instructions complémentaires
« Collage complet » de Dinesen.
Lame
Carton
Pare-vapeur
Béton
Serpentin
Figure 1 : coupe transversale, fixation directe sur béton avec serpentins intégrés
4.3.1.2 Panneaux de contreplaqué/particules sur béton avec serpentins intégrés
Sur les sols en béton, veillez toujours à poser un écran pare-vapeur sous la
forme d'un film PE 0,20 mm minimum en respectant des chevauchements
de 20 cm étanchés à l'aide de bande adhésive. L'écran pare-vapeur est ponté
sur le mur et découpé derrière la plinthe. Les irrégularités de la surface du
béton ne doivent pas risquer de perforer l'écran pare-vapeur. Posez un carton
gris épais (400 g/m²) sur des panneaux de contreplaqué ou de particules de
22 mm minimum. Fixez les lames par vissage caché ou vissage par le haut
à l'aide de vis Dinesen conformément aux instructions « Pose » de Dinesen.
L'avantage de ce type de montage est que la fixation est très simple. De plus,
cette solution permet de séparer efficacement le béton et la construction en
bois. Vu l'épaisseur des lames, la température d'entrée doit être légèrement
augmentée. Néanmoins, comme il a été dit, cela n'influe que modestement
sur la consommation de chaleur dans la mesure où vous veillez à l'absence de
creux et d'irrégularités susceptibles de ralentir l'apport de chaleur.
16
Lame
Carton
Panneau de particules
Pare-vapeur
Béton
Serpentin
Figure 2 : coupe transversale, panneau de particules sur béton avec serpentins intégrés
4.3.2 Chauffage par le sol avec panneaux répartisseurs de chaleur
Un chauffage par le sol basé sur des panneaux répartisseurs de chaleur vous permet
d'obtenir une solution élégante et qui réagit rapidement pour un confort optimal.
4.3.2.1 Panneaux répartisseurs de chaleur sur voliges de coffrage au-dessus de
lambourdes
Les lames doivent être posées dans le même sens que les lambourdes. Nous vous
recommandons de poser les lames dans le sens de la longueur du bâtiment. Dès
lors, cette solution exige que les lambourdes soient également installées dans
le sens de la longueur du bâtiment afin que les voliges de coffrage puissent être
posées perpendiculairement à celles-ci. Espacez les lambourdes de quelque 60 cm
et isolez entre elles. En outre, posez une couche de voliges de coffrage rabotées
21 x 100/28 x 120 mm en les espaçant d'environ 30 mm afin de laisser de la
place pour la rainure des panneaux répartisseurs de chaleur. Posez les panneaux
répartisseurs de chaleur et fixez-les à l'aide de clous à l'une des extrémités. Une fois
les serpentins montés, posez un carton gris épais (400 g/m2) et vissez les lames
dans les voliges. Veuillez tenir compte de l'emplacement des serpentins.
Lame
Carton
Panneau répartisseur de chaleur
Volige
Serpentin
Lambourde
Pare-vapeur
Béton
Figure 3 : coupe transversale, panneaux répartisseurs de chaleur sur voliges de coffrage
au-dessus de lambourdes
4.3.2.2 Panneaux répartisseurs de chaleur sur voliges de coffrage entre
lambourdes
Les lames doivent être posées perpendiculairement aux lambourdes. Cette structure
peut être utilisée dans un solivage ou dans un nouveau lambourdage avec une
distance cc de 60 cm. Isolez entre les lambourdes. À une distance de 60 cm, fixez
des lattes rabotées de 45 x 45 mm minimum entre les lambourdes. Enfoncez-les
afin que le bord supérieur des voliges de coffrage soit au même niveau que les
lambourdes. Posez une couche de voliges de coffrage rabotées 21/28 x 120/95 mm
en les espaçant d'environ 30-50 mm afin de laisser de la place pour la rainure des
panneaux répartisseurs de chaleur. Posez les panneaux répartisseurs de chaleur et
fixez-les à l'aide de clous à l'une des extrémités. Une fois les serpentins montés,
posez un carton gris épais (400 g/m2) et vissez les lames dans les lambourdes.
Veuillez tenir compte de l'emplacement des serpentins.
17
Lame
Carton
Panneau répartisseur de chaleur
Volige
Serpentin
Latte
Lambourde
Isolation
Pare-vapeur
Béton
Figure 4 : coupe longitudinale, panneaux répartisseurs de chaleur sur voliges de coffrage entre
lambourdes
4.3.2.3 Panneaux répartisseurs de chaleur autoportants sur lambourdes
Posez les lambourdes à une distance cc de 60 cm et isolez entre elles.
Posez les panneaux répartisseurs de chaleur autoportants directement sur
les lambourdes et fixez-les sur celles-ci à l'aide de clous via les feuillards
transversaux. Une fois les serpentins montés, posez un carton gris épais
(400 g/m2), puis posez les lames perpendiculairement aux lambourdes et
vissez-les sur celles-ci.
Lame
Carton
Panneau répartisseur de chaleur
Serpentin
Lambourde
Isolation
Pare-vapeur
Béton
Figure 5 : coupe longitudinale, panneaux répartisseurs de chaleur autoportants sur
lambourdes
4.3.2.4 Panneau de particules de chauffage par le sol sur lambourdes
Sur un lambourdage isolé, à une distance cc de 60 cm maximum, vous pouvez
poser un panneau de particules de chauffage par le sol de 22 mm. Une rainure
est fraisée dans le panneau de particules. Celle-ci est prévue pour les panneaux
répartisseurs de chaleur et des serpentins de 16 ou 17 mm. Posez un carton gris
épais (400 g/m2) et vissez les lames dans le panneau de particules. Veuillez
tenir compte de l'emplacement des serpentins.
Lame
Carton
Panneau répartisseur de chaleur
Serpentin
Panneau de particules de chauffage par le sol
Lambourde
Pare-vapeur
Béton
Figure 6 : coupe longitudinale, panneau de particules de chauffage par le sol sur lambourdes
18
4.3.2.5 Panneau de particules de chauffage par le sol sur béton
La surface de la chape doit être uniformément aplanie. La rectitude peut
diverger de 2 mm au maximum, mesurés à l'aide d'une règle de 2 m. Le taux
d'humidité du béton ne peut pas dépasser 85 % HR et un écran pare-vapeur
doit être utilisé.
Sur la chape en béton sèche et aplanie, posez un panneau de particules de
chauffage par le sol de 22 mm sur un écran pare-vapeur sous la forme d'un film
PE 0,20 mm minimum en respectant des chevauchements de 20 cm étanchés
à l'aide de bande adhésive. L'écran pare-vapeur est ponté sur le mur et découpé
derrière la plinthe. Les irrégularités de la surface du béton ne doivent pas
risquer de perforer l'écran pare-vapeur. Posez un carton gris épais (400 g/m2)
et vissez les lames dans le panneau de particules. Veuillez tenir compte de
l'emplacement des serpentins.
Lame
Carton
Panneau répartisseur de chaleur
Serpentin
Panneau de particules de chauffage par le sol
Pare-vapeur
Béton
Figure 7 : coupe longitudinale, panneau de particules de chauffage par le sol sur béton
4.3.3 Panneaux de chauffage par le sol
Les panneaux de chauffage par le sol sont utilisés dans les systèmes où du polystyrène
sert à former une couche isolante directement sur le couchis aplani. Posez par exemple
une couche de 250 mm de polystyrène minimum. Ensuite, posez un écran pare-vapeur
et un lambourdage de 50 x 50 mm par 60 cm. Entre les lambourdes, posez d'abord une
couche de 25 mm de polystyrène, puis des panneaux de chauffage par le sol de 25 mm
(panneaux de polystyrène rainurés avec des panneaux répartisseurs de chaleur en
aluminium et avec de la place pour les serpentins). Une fois les serpentins montés,
posez un carton gris épais (400 g/m2) et vissez les lames dans les lambourdes.
Lame
Carton
Lambourde
Panneau de chauffage par le sol
Serpentin
Panneau de polystyrène
Pare-vapeur
Panneau de polystyrène
Couchis aplani
Figure 8 : coupe longitudinale, système avec panneaux de chauffage par le sol
19
4.4
Essai, démarrage et exploitation
! Allumez lentement le chauffage par le sol.

Il est important que le chauffagiste ait réalisé un essai sous pression pour contrôler
l'étanchéité du système et qu'il se soit assuré que les serpentins sont adaptés aux
dimensions de la pièce et que les thermostats fonctionnent. En outre, un mode
d'emploi doit être fourni et des instructions détaillées doivent être données concernant
l'utilisation du système. La première semaine, la température d'entrée ne peut pas
dépasser 25 °C. Par la suite, elle peut uniquement être augmentée de 5 °C maximum
tous les deux jours jusqu'à ce que la température de surface nécessaire soit atteinte.
En cas d'augmentation trop rapide de la température d'entrée, les lames gondoleront.
Souvent, les utilisateurs choisissent de laisser le chauffage par le sol allumé toute
l'année puisqu'il est contrôlé par des thermostats d'ambiance et consomme donc
uniquement de la chaleur lorsque le point de consigne des thermostats est atteint.
20
5
5.1
Erreurs courantes
•
Il convient de tenir compte de l'humidité dès la phase de planification du projet,
avant la livraison du parquet. Le plus souvent, des dommages surviennent suite à
une exposition accidentelle à l'humidité, car celle-ci n'a pas été prise en compte.
•
Veillez à déterminer à qui la responsabilité incombe en termes d'humidité, etc.
durant la phase de construction afin d'éviter toute complication par la suite.
•
Assurez-vous que les lames et les accessoires livrés correspondent à la
commande, tant en termes de qualité que de quantité, de taux d'humidité et
d'apparence. De cette façon, vous pourrez immédiatement remédier aux lacunes
ou malentendus éventuels.
•
Veillez toujours à rentrer immédiatement les lames à la livraison : elles ne peuvent
en aucun cas être stockées à l'extérieur.
•
Contrôlez toujours la rectitude et l'état de la surface de pose avant de procéder à
la pose. Il vous incombe de veiller à ce que celle-ci réponde aux exigences définies
dans les présentes instructions. Dans le cas contraire, la surface de pose doit être
rectifiée avant que vous ne procédiez à la pose.
Recommandations de Dinesen
•
Un système de chauffage par le sol de type léger avec des panneaux
répartisseurs de chaleur offre un temps de réaction minimum et est la solution
la plus facile à commander.
•
Le bâtiment doit répondre aux exigences de la réglementation en vigueur à
tout moment en matière de construction des habitations privées concernant les
valeurs U.
•
Installez des convecteurs devant les fenêtres allant jusqu'au sol.
•
Démarrez toujours lentement le chauffage par le sol.
21
6
FAQ
1.
Un chauffage par le sol entraîne-t-il l'apparition d'un plus grand nombre de
fentes et d'autres déformations semblables ?
Réponse : si l'humidité de l'air est maintenue entre 30 et 60 % HR, le chauffage
par le sol ne provoque pas de fentes ni autres déformations semblables. Dans le
cas où la température de surface du parquet dépasse 27 °C, l'humidité de l'air
passe en dessous de 30 %, ce qui dessèche le bois et entraîne la formation de
fentes. Un bas taux d'humidité de l'air et un entretien incorrect peuvent
provoquer de petites fentes.
2.
Les fentes de retrait sont-elles plus grandes avec un chauffage par le sol ?
Réponse : le bois cherche en permanence à atteindre un état d'équilibre
hygroscopique selon l'air ambiant. Les parquets Dinesen sont séchés à 8-10 % et
se rétractent en hiver, lorsque l'humidité de l'air est basse, en présence ou pas
d'un chauffage par le sol. Face à une humidité ambiante de 40 à 45 % HR, le bois
présente un taux d'humidité de 8 %. En cas de chute du taux d'humidité de l'air à
30 % HR, le bois présente un taux de 6 % et se rétracte alors. Le chauffage par le
sol n'entraîne pas en soi de plus grandes fentes de retrait. Plus la température de
surface est élevée, plus les fentes de retrait sont importantes. Attendez-vous à ce
qu'en moyenne, les lames se rétractent d'environ 1 % de leur largeur (cf. tableau 1).
3.
Les lames gondolent-elles davantage avec un chauffage par le sol ?
Réponse : au rythme des saisons, les lames présentent un léger gondolement.
Ce phénomène est lié à la nature du bois. Totalement indépendant du
chauffage par le sol, il est sans importance. Des gondolements plus importants
n'apparaissent qu'en présence de problèmes d'humidité dans le bâtiment ou
si l'humidité de construction n'a pas été éliminée préalablement à la pose des
lames.
4.
Le parquet grince-t-il davantage avec un chauffage par le sol ?
Réponse : dans la mesure où les recommandations de Dinesen concernant la
température et l'humidité de l'air sont respectées, le parquet ne grincera pas
sous l'effet du chauffage par le sol. Le plus souvent, les grincements sont dus au
fait que les lambourdes sont trop humides, que l'espace entre les lambourdes
est trop grand ou que les cales n'ont pas été correctement positionnées.
D'importantes fluctuations au niveau de la température ou de l'humidité de l'air
peuvent néanmoins amener certaines lames à grincer temporairement.
5.
Pourquoi la température de surface ne peut-elle pas dépasser 27 °C ?
Réponse : une température supérieure à 27 °C n'est pas confortable. Si la
température dépasse 27 °C, l'humidité de l'air risque de passer en dessous de
30 % HR, ce qui desséchera le bois et risque d'entraîner la formation de fentes
et de rainures. Si le bâtiment est suffisamment isolé, une température aussi
élevée ne sera jamais nécessaire.
6. Est-il possible d'atteindre une température ambiante suffisamment élevée avec
un parquet épais et massif ?
Réponse : vous pouvez sans problème atteindre une température ambiante
d'environ 20 °C. Cela exige bien entendu que le bâtiment soit correctement isolé
22
et que les autres conseils et recommandations figurant dans les instructions de
Dinesen soient respectés. Dans les anciens bâtiments mal isolés, l'utilisation
d'un chauffage d'appoint est très souvent indispensable.
7.
La consommation d'énergie est-elle plus importante avec un parquet massif
qu'avec un plancher lamellé de 15 mm ?
Réponse : le bois ayant un effet isolant, de la chaleur se perd dans la
construction. Plus la couche traversée par la chaleur est épaisse, plus la perte
de chaleur est importante. C'est pourquoi une plus haute température d'entrée
est requise sous un parquet épais pour obtenir une température de surface
identique par rapport à un fin plancher lamellé. Toutefois, cela ne signifie pas
que la consommation d'énergie est beaucoup plus élevée.
8.
La consommation d'énergie augmente-t-elle lorsque la température d'entrée
augmente ?
Réponse : la première fois que l'eau est chauffée à 45 °C au lieu de 35 °C, une
quantité légèrement plus grande d'énergie est requise. Sinon, cela ne change
rien lors de l'utilisation du système par la suite vu que la consommation
d'énergie dépend exclusivement de la différence de température entre l'eau
d'entrée et l'eau de retour.
9. Pourquoi est-il important que le chauffage par le sol soit correctement
démarré ?
Réponse : le bois doit avoir le temps de s'habituer lentement aux fluctuations
de température. Si la température augmente trop rapidement, le bois risque de
gondoler. Cela vaut aussi bien lors de la mise en service après la pose qu'en cas
de redémarrage ultérieur durant l'hiver.
10. Quel est l'avantage offert par un traitement de surface à l'huile dans le cadre
d'un chauffage par le sol ?
Réponse : l'huile bouche les pores du bois et préserve le taux d'humidité naturel
de ce dernier, ce qui empêche le parquet de dessécher.
11. Puis-je utiliser de la lessive et du savon sur un parquet Douglas en présence
d'un chauffage par le sol ?
Réponse : oui. Toutefois, il est important que vous teniez compte de l'état du
parquet et que vous le laviez conformément aux recommandations de Dinesen.
Le parquet a besoin d'humidité, de savon et d'un entretien correct pour éviter
l'apparition de fentes de dessèchement à la surface du bois.
12. Quel est le lien entre la température ambiante et la consommation d'énergie ?
Réponse : une baisse de la température ambiante de 22 °C à 21 °C vous permet
d'économiser quelque 10 % de votre consommation de chaleur.
23
7
Généralités
7.1 Instructions de Dinesen
Avant la pose
Pose
Collage complet
Après la pose
Veuillez également consulter nos vidéos d'instructions détaillées sur le ponçage, le
traitement de base, le lavage et l'entretien de nos parquets sur le site dinesen.com.
Les vidéos d'instructions sont uniquement conçues pour compléter nos instructions.
7.2Références
Træinformation : « Træ 63 » et « Træ 64 » (traeinfo.dk)
Les instructions Dinesen se basent sur la réglementation en vigueur au Danemark et sont
publiées sous réserve de toute autre réglementation nationale. Il est à noter que nous pouvons
uniquement offrir des conseils concernant nos propres produits. Nous ne pouvons pas
fournir d'autres formes de conseils. Tout autre élément de construction ou produit requiert
des connaissances et un savoir-faire spécifiques. Il est donc indispensable que vous vous
adressiez à un spécialiste pour obtenir des conseils. Ainsi, Dinesen ne peut offrir aucun conseil
concernant, par exemple, l'emplacement de l'isolation et des écrans pare-vapeur. N'ayant
aucun contrôle sur la qualité réelle des travaux réalisés, les matériaux utilisés et les conditions
régnant sur le lieu de pose, nous ne pouvons offrir aucune forme de garantie via les présentes
instructions écrites. Les plans reproduits sont exclusivement fournis à titre indicatif.
Sous réserve de fautes d'impression.
24
Dinesen
Klovtoftvej 2, Jels
6630 Rødding
Danemark
+45 7455 2140
[email protected]
dinesen.com