Bulletin des Paroisses Saint Florentin et Sainte Jeanne d`Arc
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Bulletin des Paroisses Saint Florentin et Sainte Jeanne d`Arc
Bulletin des Paroisses Saint Florentin et Sainte Jeanne d’Arc Août 2012 – N°69 Nominations officielles d’Église de Verdun «Monsieur l’abbé Valentin FILANGA KIKASSA, précédemment curé de Saint Michel du Val d’Orne, est nommé curé de Saint Florentin de l’Ornois et de Sainte Jeanne d’Arc du Val des Couleurs. Il résidera au presbytère de Vaucouleurs » « Monsieur l’abbé Bernard PATÉ, précédemment curé de Saint Florentin et de Sainte Jeanne d’Arc, est nommé curé de Saint Jacques de l’Aire. Son lieu de résidence sera précisé ultérieurement. » Au revoir Lorsque je suis arrivé parmi vous le 9 septembre 2001, j’écrivais : « Je continuerai à la suite de l’abbé Pierre Jolly, curé pendant 14 ans, à servir le Christ et son Église, en me mettant au service de chacun d’entre vous ». Et j’ajoute : de même en 2005, à la suite de l’abbé Jean-François Righetti, curé pendant 22 ans. J’ai essayé de remplir cette mission, le mieux possible. Depuis, 11 belles années se sont écoulées en la Paroisse Saint Florentin, dont 7 avec la Paroisse Sainte Jeanne d’Arc. Nos deux paroisses ont appris à se connaître et ce bulletin en est l’expression. Merci à chacune et à chacun d’entre vous, pour ce qu’elle est, ce qu’il est. Merci pour ces temps de partage, de prières, d’amitié vécus dans notre sud meusien. Ce n’est pas sans émotion et sans affection que je vous remercie de m’avoir accueilli avec mes possibilités et mes limites ; je demande pardon aux personnes que j’ai pu blesser involontairement et à qui je n’ai pas donné ce qu’elles attendaient. J’ai été témoin de ce temps que vous avez pris sur vous-mêmes, sur votre famille, sur votre travail pour les autres. Que d’heures de bénévolat passées auprès des enfants, des jeunes, des adultes pour écouter, parler, agir et témoigner de l’amour de Dieu, dans les différents mouvements et services de nos communautés. Je remercie particulièrement les personnes qui m’ont accueilli à leur table pour un moment de convivialité et de partage ; vous avez pris soin de votre pasteur et le façonnage du bois l’a illustré chaleureusement ! J’emmène avec moi, et dans mon cœur, tous vos visages et vos prénoms. Et pour rester dans l’élan de cette belle mission paroissiale, je prierai avec vous, habitants de nos 43 communes et des communes voisines. La Meuse n’est pas si grande au point de ne pas se rencontrer à Benoîte-Vaux, ou en traversant les villages de l’Aire pour aller presser des pommes ! Le prêtre devient ce que les communautés en font. Ensemble, prêtre, diacre, laïcs, nous avons pris part à la mission du Christ par la grâce de notre baptême et de notre confirmation. A l’écoute de la Parole de Dieu, et en union avec Dieu par la prière et les sacrements, l’Église - quel que soit le lieu - doit vivre le plus possible, la communion et la fraternité en son sein et dans le monde. Tournés vers Dieu, avec votre pasteur qui vous est envoyé, l’abbé Valentin Filanga Kikassa, responsable du service diocésain des vocations, avec qui je partage 26 années d’ordination et la même année de naissance, et l’abbé André Vannière, que j’avais été heureux de retrouver, je remercie le Seigneur pour toutes les grâces reçues. Avec toute mon affection fraternelle, que le Seigneur vous garde et vous bénisse ! Bernard Paté Écritures Vatican II ---- Gaudium et Spes La Constitution pastorale Gaudium et Spes, Joie et Espérance en français, concerne « l’Église dans le monde de ce temps ». Au contraire des 2 précédentes Constitutions qui s’attaquaient au fonctionnement intérieur de l’Église, ce texte se tourne vers l’extérieur, et se consacre aux grandes questions du monde contemporain, afin de montrer comment elles sont présentes à la vie de l’Église, dans un très long texte. En préambule, le Concile décrit la condition humaine d’alors. Il analyse les mutations de notre époque : prédominance des sciences et techniques, passage d’un monde rural à un monde urbain industriel, développement des moyens de communication, et tous les déséquilibres qui en résultent entre peuples et continents. Ainsi que les aspirations et les interrogations des hommes de notre temps. Ensuite le Concile réfléchit sur l’homme dans sa personne et sa dignité, car créé à l’image de Dieu - dans ses problèmes liés à l’athéisme, et dans sa vie communautaire et la nécessité de dépasser une morale individualiste. Puis il développe sa pensée sur la responsabilité des chrétiens dans un monde meilleur. En dernière partie, le Concile aborde quelques-uns des problèmes les plus urgents : la famille et le mariage, l’essor de la culture, la vie économique et sociale, la disparité entre les pays riches et pauvres, et la sauvegarde de la paix. Chacun de ces problèmes conduit à la formalisation de quelques principes directeurs pour l’action, véritable synthèse de la doctrine sociale de l’Église. En conclusion, le Concile appelle au dialogue avec les hommes du monde entier. Gaudium et Spes constitue une grande première dans l’univers catholique. Elle a vraiment une vocation pastorale, et est le document le plus original émanant du Concile. Catherine Dupuich Prière En vacances Seigneur, notre Dieu, veille sur ceux qui prennent la route : qu’ils arrivent sans encombre au terme de leur voyage. Que ce temps de vacances soit pour nous tous un moment de détente, de repos, de Paix ! Sois pour nous, Seigneur, l’ami que nous retrouvons sur nos routes, qui nous accompagne et nous guide. Donne-nous le beau temps et le soleil qui refont nos forces et donnent le goût de vivre. Donne-nous la joie simple et vraie de nous trouver en famille et entre amis. Donne-nous d’accueillir ceux que nous rencontrerons pour leur donner un peu d’ombre quand le soleil brûle trop, pour leur ouvrir notre porte quand la pluie et l’orage les surprennent, pour partager notre pain et notre amitié quand ils se trouvent seuls et désemparés. Seigneur, notre Dieu, veille encore sur nous quand nous reprendrons le chemin du retour ; que nous ayons la joie de nous retrouver pour vivre ensemble une nouvelle année, nouvelle étape sur la route du salut. Revue Prier n° 283 juillet-août 2006 2 Saisons Juste un petit mot.... Chercher un mot... Suivre une idée... une pensée puis ordonner le tout en phrases aussi élégantes que possible ... un peu comme on cueille des fleurs dans le jardin pour les arranger en bouquet. Chaque fleur a son charme, chaque mot a son importance mais la richesse d'un texte dépendra toujours de la qualité de l'assemblage… Comme dans une composition florale ! Le plus beau cadeau que le créateur ait fait aux hommes est sans doute l'intelligence et l'écriture en est certainement l'expression la plus riche, car écrire c'est essentiellement PARTAGER. On n'écrit pas pour soi-même mais bien pour faire passer à d'autres un message, un signe, une pensée. Même le journal que l'on dit intime est fait pour être lu, qu'il soit bien caché ou ostensiblement placé là où son auteur pense bien qu'on le trouvera ! En laissant par écrit le témoignage de leur rencontre avec le Christ, les Évangélistes ont voulu nous faire partager leur Foi et leur Espérance. De même, les Apôtres ont utilisé la lettre pour animer les Églises naissantes et les guider dans leur marche. C'est également par écrit que le philosophe laissera à la postérité le fruit de ses cogitations... Le verbe passe, l’écrit reste ! Les textes conservent leur valeur car l'écriture défie le temps. Le besoin de partager, de communiquer semble bien inscrit dans nos gènes de « créatures pensantes ». Nous ne pouvons pas nous passer de l'écriture ! Et même s'il n'y a pas de commune mesure entre la lettre bien construite, au style parfois délicieusement désuet (décalé comme dirait ma petite fille) rédigée avec amour du travail bien fait et le SMS, expédié à toute vitesse sur le portable du copain de lycée, c'est clair, il faut passer par l'écrit ! Juillet, Août - traditionnels mois d'évasion - vont éloigner les amis et permettre aux uns et aux autres de souffler un peu mettant de côté pour un temps les soucis et problèmes quotidiens. Pourquoi ne pas profiter de cette liberté pour envoyer aux amis et connaissances ce petit mot sympathique qui leur montrera qu'on pense bien à eux ? La carte postale est faite pour ça ! (même si la place est restreinte... à dessein sans doute). Les vacanciers ne doivent pas se sentir dans l'état d'esprit du candidat au Bac qui se demande bien comment il va bien pouvoir noircir sa copie de philo ! Quant à moi, totalement imperméable à l'emploi du portable et donc de ses SMS abscons, j’avoue préférer « je pense bien à vous. Bons baisers. A bientôt » à « à A2M1..Bsx »...L'âge sans doute ! Allez bonnes vacances et... juste un petit mot hein ! On compte sur vous !! Jean-François Lefèvre « à A2M1 Bsx » « à demain Bisous » Vie de nos paroisses La campagne d’hiver des Restos du Cœur a pris fin. C’est le temps des bilans. A Vaucouleurs, c’est une équipe de vingt bénévoles qui accueillent. Aux Restos, le projet, c’est l’aide à la personne au travers d’une aide alimentaire. C’est redonner confiance. Redonner le sourire, au moins pour quelques heures. Accueillir avec le sourire, malgré les tensions parfois, c’est toujours payant. A la réunion bilan, une nouvelle bénévole nous a fait cadeau d’un texte qu’elle a aimé, et dont voici quelques extraits : Un sourire pour toi. Sourire est contagieux, tu l’attrapes comme le rhume. Quand quelqu’un m’a souri aujourd’hui, j’ai commencé à sourire aussi … Un simple sourire, comme le mien, peut faire le tour du monde ! L’ACF, Action Catholique des Femmes, a fêté ses 110 ans à Paris, les 25 et 26 mars derniers. Ce mouvement est ouvert à toutes les femmes. Une fois par mois, notre équipe est heureuse de se retrouver dans l’amitié et la confiance. Le chemin est difficile. Les femmes sont marquées par des épreuves. La relecture de vie entre femmes dans la confiance, le partage et l’écoute nous conduit à une parole libératrice. L’équipe représente alors un lieu de ressourcement pour notre foi, source de joie profonde et soutien dans le quotidien. De belles amitiés en découlent, porteuses de joie et d’espérance, avec le désir de transmettre ce qui nous anime. Seigneur, toi qui fais toutes choses nouvelles quand passe le vent de l’Esprit, viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui ! 3 Vie de nos paroisses Assemblées générales En cette fin mai, pour l’assemblée générale de la paroisse Saint Florentin, l’heure est au bilan d’une année pastorale riche en temps forts, rencontres et célébrations. Cette année a été plus particulièrement marquée par la semaine Missionnaire qui a précédé la Semaine Sainte. Malgré les heures passées à organiser et préparer, ce temps fut marquant pour tous et il peut être versé à notre livre des Merveilles. Les offices de la Semaine Sainte ont rassemblé un grand nombre de personnes ; nous avons apprécié spécialement la veillée pascale, où les enfants des équipes de caté de Manon et Élisa, les ont chaleureusement entourées, au moment de leur baptême. Les fêtes de la foi – Première Communion et Profession de Foi – ont impressionné l’assemblée présente, par la qualité du recueillement et du sérieux des enfants et des jeunes, ainsi que par la profondeur de leurs prières. Nous avons aussi entendu, au cours de notre réunion, les bilans des différents mouvements et services présents dans notre Paroisse ; ils témoignent du dynamisme de l’engagement de chacun, au service de la communauté : servants d’autel, équipe de préparation au baptême, équipes du Rosaire, caté, chorale, équipe CCFD et Action Catholique des milieux Indépendants… Nous avons évoqué également le calendrier des messes, afin d’harmoniser les dates proposées et l’accueil du Père Lucien présent parmi nous en cet été 2012. Faire le bilan, c’est aussi prévoir la rentrée avec l’organisation du voyage pour la Neuvaine de BenoîteVaux le jeudi 6 septembre. C’est continuer à s’impliquer le mieux possible selon ses dons, dans notre mission de baptisés, au service de la prière, au service de nos frères, au service de la Parole de Dieu, au service de notre communauté humaine et paroissiale, avec notre nouveau pasteur. L’assemblée générale du 29 mai a réuni une trentaine de personnes, représentant les différents villages et les mouvements, autour de Bernard, notre curé, et de son Equipe de Coopération Pastorale. Nous avons échangé, en petits groupes, sur notre vie paroissiale. Le but était de porter un regard positif et de relever les merveilles que nous y avons perçues. Et nous en avons relevé beaucoup ! Nous avons apprécié la semaine missionnaire avec les dominicains, les conférences, les temps de prières, et la convivialité des soirées avec le repas partagé. Une belle réussite, une chance de vivre ce temps, avec Patrick-Dominique, Marie-Christelle, Yves, Raphaël et Alain, rayonnants, chaleureux et disponibles. Un bilan positif également pour les prières de l’Avent et de Noël, les chemins de croix, la rencontre avec les personnes âgées et les malades, les messes au Moulin et à la Résidence, au cours desquelles 86 personnes ont reçu le sacrement des malades, avec beaucoup d’émotion. A continuer ! Une semaine sainte très priante. Le lavement des pieds du jeudi a marqué les enfants qui, le jour de Pâques, ont communié pour la première fois dans le recueillement, chantant de tout leur cœur. Leurs parents ont bien vécu la messe grâce à la répétition à laquelle ils ont participé. D’autres fêtes très réussies : la fête de Jeanne d’Arc le 26 février, très bien organisée, la fête de la paroisse le jour de l’Ascension, avec l’implication de nombreux bénévoles, la belle cérémonie de la profession de foi, et le jubilé de notre vicaire général, l’abbé Joseph, à Delouze, le lundi de Pentecôte, sous le soleil et dans l’action de grâce. Nous ne pouvons pas relater ici tout ce qui a été partagé de la vie des mouvements ACF et MCR, et des services d’Eglise : catéchèse, aumônerie, préparation au baptême et au mariage. Que de bons moments vécus toute cette année ! Puis vint le bilan économique : un lourd déficit de 2253 €, après les achats de papier et la livraison de fuel. Les 2265 € de dons pour le bulletin ne suffisent pas à couvrir les frais. Que faire ? Quand au Moulin, son entretien est assuré par les bénéfices de la kermesse qui er a eu lieu cette année le 1 juillet. Nous continuons par les informations diverses, avec quelques changements dans le calendrier des messes, et des dates à retenir : camps ACE du 5 juillet au 5 août - pèlerinage des servants d’autel à Rome du 25 au 31 août (dont 4 de notre paroisse) - neuvaine à BenoîteVaux le 6 septembre - commémoration du Concile Vatican II le 14 octobre dans les paroisses, après le grand rassemblement à Lourdes que Mauricette Langard, qui nous a représentés, nous a relaté avec beaucoup d’enthousiasme - conseil pastoral de rentrée le mercredi 17 octobre - repas des bénévoles le 18 novembre. A noter aussi l’arrivée de l’abbé Lucien Kouraogo, du Burkina Fasso, qui sera au service de nos deux paroisses cet été, et que nous aurons à cœur de bien accueillir. Nous terminons par un message de notre évêque transmis au Conseil diocésain de pastorale : avec Diaconia 2013, nous nous réjouissons de relever tant de merveilles autour de nous. Mais n’oublions pas de penser à la relève, de faire appel, de prier pour les vocations. Et si nos paroisses se mettaient en pèlerinage ? Le pèlerinage n’est pas du tourisme, c’est aller vers un lieu lié à l’amour de Dieu, et revenir pour transmettre ce que l’on a reçu. Que notre vie soit un pèlerinage qui porte fruit ! 4 Anne-Marie Moulun. Michèle Guéry Vie du diocèse Notre Dame de Benoîte-Vaux (II) ~ L’histoire du plus ancien pèlerinage marial de Lorraine ~ C’est la présence des Prémontrés qui va assurer l’essor de Benoîte-Vaux, au Moyen Âge et surtout à l’aube des temps modernes. Ils sont aidés par la sollicitude des évêques de Verdun mais aussi par les largesses de princes accomplissant un pèlerinage avec leur suite. Parmi les illustres visiteurs, on peut mentionner : Isabelle de Lorraine en 1433, Marguerite d’Anjou, en 1467. Vers 1475, le Duc de Lorraine, René II d’Anjou, vient mettre ses états sous la protection de Notre-Dame de Benoîte-Vaux. La guerre de CentAns et les épreuves subies par les populations conduisent celles-ci à se réfugier à BenoîteVaux et à confier leur misère à la Reine du Ciel. Le 16e siècle voit de nombreux malheurs s’abattre sur la région. De nombreuses épidémies de peste, de typhus et de variole précipitent à Benoîte-Vaux des foules venues de toute la Lorraine implorer la protection de la Vierge. Ce siècle est aussi celui des guerres de religion. Des bandes venues d’Allemagne et d’Alsace sillonnent la région, s’ajoutant à la violence des troupes calvinistes venues du Nord de Verdun. L’histoire se répète au 17e siècle. De nouvelles épidémies ravagent toute la contrée et transforment certaines régions en désert. Les contrecoups de la guerre de Trente-Ans et ses bandes de mercenaires devenus des brigands, les luttes entre la France et le Duc de Lorraine, Charles IV, n’apportent que des massacres de populations. Benoîte-Vaux est ravagé, les moines se sont enfuis. La dévotion à Notre-Dame de Benoîte-Vaux se reporte alors dans les villages sinistrés. Des dizaines de paroisses organisent des prières publiques et font le vœu de faire le pèlerinage à Benoîte-Vaux pour demander, soit la fin de la guerre, soit la cessation des épidémies ou de la famine. A Neuville-en-Verdunois, le château d’Alberte Barde d’Ernecourt, comtesse de Saint-Balmont, sert depuis longtemps de refuge aux malheureux et aux victimes des guerres. De tous ces réfugiés elle va faire une troupe d’élite et à leur tête elle entreprend, avec succès, la chasse aux brigands qui sévissent dans la région. Cela dure 22 ans en chevauchées continuelles et protections de convois. Jugeant la Vierge de Benoîte-Vaux en péril, elle l’installe dans sa chapelle de Neuville, de 1638 à 1641. Une paix relative s’installe alors à Benoîte-Vaux surtout du fait que le Roi de France, Louis XIII et, à sa suite la Régente Anne d’Autriche accordent une « sauvegarde » spéciale pour le domaine de Benoîte-Vaux et pour la sécurité des pèlerins. Benoîte-Vaux est alors restauré et des foules de pèlerins accourent au sanctuaire. Ils viennent, non seulement des trois évêchés Metz, Toul, Verdun, mais aussi de Thionville, Luxembourg, Trèves, Nancy, Neufchâteau et Reims. Le 18e siècle fut appelé l’âge d’or de BenoîteVaux. Période de prospérité matérielle. Période aussi d’intenses ferveurs populaires. De nombreuses faveurs sont obtenues au sanctuaire, de nombreux cas de guérisons sont authentiquement constatés. C’est alors que survient la plus pénible épreuve pour Benoîte-Vaux : la Révolution Française. En 1790, le « Trésor » (vases précieux, statues d’argent) et la bibliothèque sont saisis. En 1791, les biens immeubles : terres, fermes, bois, maisons sont vendus. Le monastère ne trouve acquéreur qu’en 1795 et sera rasé en 1802. Quant aux moines, bien que la plupart aient prêté le Serment à la Constitution, ils sont dispersés et certains déportés. Le 30 novembre 1793, une troupe de gardes nationaux, avec à leur tête deux commissaires, se présentent pour s’emparer de la « Vierge soi-disant miraculeuse » et mettre fin au « fanatisme des populations ». Ne la trouvant pas – elle avait été cachée dans le fournil à la dernière minute – ils se livrèrent au saccage systématique de l’église. Sous la menace de la torture, ils se font désigner l’endroit où la madone est cachée et s’acharnent sur elle « vomissant toutes sortes de défis et d’imprécations ». Jusqu’en 1801, Benoîte-Vaux est vide. Les groupes de pèlerins qui viennent encore, improvisent des célébrations. Parfois un prêtre fidèle vient furtivement les y rejoindre. En 1838, Monseigneur Letourneur décide de restaurer le Pèlerinage. La construction d’un nouveau monastère débute en 1842. Une jeune communauté de clercs réguliers s’installe aussitôt. Rome lui donne le nom de « Congrégation de Notre Sauveur » et approuve la règle de Saint Pierre Fourrier. Dynamique, elle compte jusqu’à 22 membres. Malheureusement, les lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat, en 1905, mettent fin à ce prodigieux essor. Les bâtiments sont une nouvelle fois spoliés et les religieux dispersés. Miraculeusement préservé par la retraite allemande de la Marne, cet « oasis de paix » devient un hôpital militaire de campagne. Après l’armistice, le très célèbre Evêque de Verdun Monseigneur Ginisty rachète au Département les bâtiments de Benoîte-Vaux et y installe son Grand Séminaire. Trente-trois prêtres y sont ordonnés. En 1936, l’Evêque de Verdun confie une nouvelle fois le sanctuaire à des religieux : les Oblats de Marie-Immaculée. Ceux-ci animent le Pèlerinage et prêchent des missions dans tout le diocèse jusqu’en 1972. A suivre…Pierre Levet 5 Vie de nos clochers Baptême des cloches de la Chapelle castrale de Vaucouleurs Le Dimanche 28 août 1932 fut à Vaucouleurs un jour solennel, celui du baptême des trois cloches destinées à remplacer celles enlevées par la Révolution en 1791. La grand-messe fut célébrée dans l’église paroissiale par Mgr Drapier, en présence des autorités civiles de Vaucouleurs. L’homélie, prononcée par le Cardinal Lépicier, souligna le travail et les difficultés nécessités pour la restauration de la Chapelle. La bénédiction des cloches eut lieu à la Chapelle castrale, vers 15 heures, devant 4000 personnes. Un beau discours de l’Abbé Pérignon a décrit le rôle qu’eurent les cloches dans la vie de Jeanne d’Arc, à Domrémy où elle entendit ses voix, à Vaucouleurs aussi, puis à Orléans et Reims après ses victoires, enfin à Compiègne puis Rouen. Ensuite ont été « baptisées » les trois cloches. La plus grosse, qui était dédiée à Jeanne, pèse 180 kg et donne la note Ré. La seconde, Marguerite, de 130 kg, donne le Mi. Et la troisième, Catherine, de 90 kg, donne le La. Le lendemain matin, les trois cloches furent mises en place dans le beffroi et ont chanté leur premier cantique d’allégresse dans la vallée. Depuis lors, elles sonnent pour nous offices et Angélus. D’après le Bulletin trimestriel de la Restauration de la Chapelle de Vaucouleurs. Méditations « Silence... Dieu parle. » Vous devez être empli(e)s de silence, car, dans le silence du cœur, Dieu parle. Un cœur vide, Dieu le remplit. Même Dieu Tout-puissant ne peut remplir un cœur plein. Plein d’orgueil, d’amertume, de jalousie ; nous devons renoncer à ces sentiments. Tant que nous nous y accrochons, Dieu ne peut pas le remplir. Silence du cœur, pas seulement de la bouche, qui est aussi nécessaire, mais plus encore, ce silence de l’esprit, silence des yeux, silence du toucher. Alors vous pouvez L’entendre partout. Dans le bruit d’une porte qui se ferme, dans la personne qui a besoin de vous, dans le chant des oiseaux, dans les fleurs, les animaux, ce silence qui est émerveillement et louange. Mère Teresa, fondatrice des Missionnaires de la charité. Nous serons plus particulièrement en communion de prière avec les 4 servants d’autel de la Paroisse Sainte Jeanne et les 7 de la Paroisse Saint Florentin, accompagnés de Véronique De Koning : ils seront à Rome du 25 au 30 août, pour le Pèlerinage national qui leur est réservé. Visites des sites de ce grand lieu du christianisme et célébrations, dont une avec le Pape, seront vécues autour du thème : « Servir, joie de l’homme, joie de Dieu ». Prière d’un prêtre Seigneur, Fais que je sois un des leurs, tout en restant un des tiens : tout à eux, et tout à toi, jamais toi sans eux, et jamais eux sans toi ; l’un et l’autre, et jamais l’un sans l’autre… Apprends-moi à les aimer, réellement et en vérité, à les aimer pour les comprendre, à les comprendre pour les aider, tous et chacun, sans distinction ni préférence, me gardant surtout de les juger jamais. Seigneur, Aide-moi à ne jamais repousser personne : que ma porte soit ouverte à tous, et ne se referme jamais sur aucun. Souffle-moi le mot qui leur ira droit au cœur, celui qu’ils attendent, et pour lequel ils viennent. Ouvre, bien large, mon cœur à toutes leurs misères. Fais-moi comprendre, et sentir très fort, ce qu’ils expriment si mal ou dissimulent si bien. Qu’ils s’en aillent consolés, pensant à TOI, et m’oubliant, car je ne veux me les attacher que pour te les donner, Seigneur. Jean LACHAL 6 Vie de nos paroisses « Qui vous accueille m’accueille… » Voilà déjà plus d’un mois, que l’abbé Lucien Kouraogo a avancé sa montre de deux heures pour vivre avec nous à l’heure française. Que soient ici remerciées, toutes les personnes et tous les membres de la communauté paroissiale qui ont favorisé son arrivée et son installation matérielle. Il est vrai, qu’arrivant à Roissy-Charles de Gaulle, un vendredi 15 juin, en la fête du Sacré Cœur, avec 12°, l’abbé Lucien était en droit de se demander où était « l’été » promis par ses amis boulangers de Moselle, qui démontent des fours en Lorraine et les remontent au Burkina Faso et au Bénin. Pour notre hôte africain, 12°, est la température la plus froide dans son pays ! Aussi, pull et anorak ont été les bienvenus ; une machine à laver a été prêtée par Françoise ; merci à Nicolas qui a « redonné vie » à un ordinateur, permettant au Père Lucien de pouvoir communiquer avec sa famille et ses amis ; la voiture prêtée par Élisabeth et Christophe connaît à présent toutes les routes pour rejoindre les 42 églises de nos deux paroisses. Une autre famille avait proposé une 4L qui avait déjà goûté à l’Afrique, avec le Maroc en 2009. Nous n’oublions pas toutes les attentions et les soins prodigués à notre hôte pour lui permettre de passer un bon séjour : rencontres, repas, approvisionnement dans le réfrigérateur, dégustation de spécialités lorraines (quiches, pâtés, tartes aux groseilles, mirabelles…). C’est une belle fraternité qui s’est mise en place pour oser l’ouverture interculturelle et vivre la rencontre comme une chance, une richesse. Merci à chacune et à chacun d’entre vous ! Quand vous entrerez dans une ville et que l’on vous recevra, mangez ce que l’on vous présentera ; guérissez les malades de cette ville et dites à ses habitants : « le Royaume de Dieu s’est approché de vous ». Luc 10, 8 Bernard Paté Recette Brochettes marinées N'importe qui peut faire griller des brochettes... le véritable secret est dans la marinade ! Il suffit d'oser et de s'en donner à cœur joie avec les ingrédients que l'on aime et apprécie. Les marinades et vinaigrettes sont proches cousines. Un mélange d'huile végétale et de vinaigre est à la base de toute marinade. L'huile d'olive donne un goût fin alors que l'huile d'arachide annonce déjà une marinade plus sucrée. Il serait dommage de ne pas mettre à profit les huiles et vinaigres aromatisés que l'on retrouve sur le marché : vinaigres de framboise, cidre, noix, vin rouge ou blanc, estragon feront de petites merveilles... sans oublier, évidemment, le vinaigre balsamique ! Le poulet et le porc aiment bien le mélange salé/sucré alors que le bœuf peut soutenir une marinade plus relevée. Il ne faut pas donc pas hésiter à ajouter un peu de miel, de cassonade, une compote ou un jus de fruits à votre marinade pour les brochettes de poulet et de porc. Le porc adore les pommes et les petites baies, bleuets et framboises. Les jus de citron se marient fort bien au poulet et au porc alors que celui de l'orange aromatise très agréablement le bœuf. Les fines herbes jouent aussi un rôle déterminant dans la quête de la marinade parfaite. La coriandre, le persil et la ciboulette se prêtent à toutes les sauces alors que le thym et l'estragon adorent le poulet, le laurier et l'origan le bœuf pendant que le romarin s'accorde si bien à la viande de porc. Alors, à la marinade ! Laissez vos brochettes macérer au moins une heure ou préparez-les la veille et gardez le tout dans un contenant fermé au frigo, c'est encore mieux ! Un petit truc : il est préférable de retourner les brochettes une seule fois durant la cuisson, ainsi elles garderont tout leur jus de cuisson. Sans oublier d’intercaler entre chaque petit morceau de viande, du poivron rouge, du poivron vert, de l’oignon. Bon appétit ! Humour Jean-Paul 1er (Pape en 1978) Jean-Paul 1er, au règne si éphémère, fut surnommé « le pape au sourire ». A la fin du dîner qui fêta son élection, comme un cardinal espagnol lui demandait l’autorisation de fumer, il répondit : « Oui, mais seulement si la fumée est blanche ». …C’est une fumée blanche qui annonce l’élection du nouveau pape. Lettre d’enfant Cher Dieu, Je pense à toi des fois, même quand je suis en train de prier. 7 Annonces PÉLERINAGE à BENOÎTE-VAUX DOYENNE SUD JEUDI 6 SEPTEMBRE 2012 Thème : « En famille, en Église, célébrons le Seigneur » 9h30 11h00 12h30 13h45 15h00 15h30 16h00 Déroulement de la journée Chemin de croix et sacrement de Réconciliation. Eucharistie. Déjeuner. Chapelet, confessions. Intervention de Mgr MAUPU. Jeu scénique. Procession du Saint Sacrement. Paroisse Saint Florentin Gondrecourt : Abainville : Houdelaincourt : Demange : Heures et lieux d’arrêt de bus Paroisse Sainte Jeanne d’Arc 7h50 Le Prieuré 8h00 Arrêt des bus 8h05 Maison Dr Ponsin 8h10 Place de la Mairie Goussaincourt : 7h15 Burey-la-Côte : 7h18 Sauvigny : 7h24 Pagny-la Bl-Côte : 7h34 Pont sur la Meuse Taillancourt : 7h42 Arrêt des bus Maxey-sur-Vaise : 7h47 Arrêt des bus Burey-en-Vaux : 7h51 Arrêt des bus Neuville-les-Vau. : 7h55 Arrêt des bus Vaucouleurs : 8h00 Monument aux morts Arrivée à Benoîte-Vaux vers 9h10. Retour en soirée vers 17h00 Prévoir environ 17 € pour le bus et 12 € pour le repas. Chèque à libeller au nom de la Paroisse St Florentin, ou de la Paroisse Ste Jeanne d’Arc Inscriptions et renseignements : Saint Florentin : Raymond CHRETIEN Tél 03.29.89.75.76 Jacqueline HAEHNEL Tél 03.29.89.64.16 Sainte Jeanne d’Arc : Annie FERRY Tél 03.29.90.84.05 Michèle GUERY Tél 03.29.89.45.24 ACTES PAROISSIAUX – JUILLET 2012 Sont devenus enfants de Dieu par le Baptême A Tourailles A Vaucouleurs A Horville A Vaucouleurs A Abainville le 30 juin le 8 juillet le 8 juillet le 15 juillet le 22 juillet Timéo VIENNET Lorine BLONDEL- -MERJAI, Lilly-Rose TREIBER, Thomas RAU et Celia RAU Lucy DURESNE Mattéo MENANTEAU, Angus GUÉRIN et Diégo GARCIA Maël ADNET Se sont unis devant Dieu par le mariage A Brixey-aux-Chanoines A Chalaines A Gondrecourt A Demange-aux-Eaux le 30 juin le 30 juin le 7 juillet le 21 juillet Camille HOMAND et Guillaume BOULANGER Daniela FERNANDES et Emmanuel GENTY Emmanuelle GALARME et Etienne WUTTUR Jennifer VINCENT et Benoît COLLIN Sont retournés à la maison du Père A Bonnet A Demange A Gondrecourt Aux Roises A Amanty A Saint-Germain A Maxey-sur-Vaise A Taillancourt A Vaucouleurs A Abainville A Gondrecourt Aux Roises le 13 juin le 15 juin le 19 juin le 20 juin le 21 juin le 23 juin le 29 juin le 2 juillet le 5 juillet le 6 juillet le 9 juillet le 10 juillet Emilio LEONARDI – 67 ans Maurice VAULOT – 91 ans Jean MORET – 85 ans Louise CULMINIQUE née DIDIER – 90 ans Patrick DE KONING – 53 ans Devette REMOND née HAUTIER – 105 ans André BARRELET – 83 ans Marcelle BON née LECERF – 94 ans Michel BARBIER – 64 ans Georges CORNETTE – 80 ans Andrée TULPIN – 87 ans Andrée CHAMOIS née ANDRIEUX – 87 ans Accueil et Secrétariat chaque jeudi de 14 h à 16 h - Permanence le samedi de 9h à 11h Presbytère de Gondrecourt - 11 Rue de l'E Accueil et Secrétariat du mardi au vendredi de 9 h à 11 h - Permanence le samedi de 9h30 à 11h30 Presbytère de Vaucouleurs [email protected]
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