Madagascar - Primature

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Madagascar - Primature
Publié dans le magazine Forbes
7 septembre 2015
Madagascar
Un trésor à
découvrir
Pour plus d’informations, contactez:
Gabriel Gutiérrez – [email protected]
www.forbescustom.com/economicdevelopment.html
PROMOTION | DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
© Zoonar GmbH / Alamy
(center) Princess Bora, Sainte Marie Island; © Danita Delimont / Alamy
Madagascar Un trésor à découvrir
M
adagascar, quatrième plus grande
île au monde, se situe à environ
400 kilomètres de la côte Est de
l’Afrique, en plein cœur de l’océan
Indien. Elle s’étend sur près de 1 600 km du
nord au sud et sur plus de 550 kilomètres de
l’est à l’ouest. C’est une terre des extrêmes, avec
un point culminant atteignant presque 2500
mètres et un littoral couvrant 4800 kilomètres.
La biodiversité de sa faune et de sa flore est
légendaire et connue de tous. Lémuriens, fossas, aye-aye et baobabs comptent parmi les
milliers d’espèces occupant le pays, dont 97 %
d’entre elles sont endémiques.
Madagascar est l’une des dernières terres à
avoir été peuplée par l’homme et elle est riche
d’un écosystème unique particulièrement préservé. 60 parcs nationaux ont récemment été
créés, qui s’ajoutent aux 200 parcs existants,
couvrant 12 % de la superficie totale du pays. En
outre, près de 9 millions d’hectares de forêts tropicales sont aujourd’hui protégées. Madagascar
est actuellement engagée dans la lutte contre
l’exploitation forestière du bois de rose et autres
bois rares et fait figure de pionnière concernant
ses aires marines protégées communautaires.
Elle compte également parmi les sept îles du
projet Îles Vanille, qui réunit des destinations
touristiques valorisant les concepts d’authen­
ticité et de développement durable.
Après avoir gagné son indépendance en
1960, Madagascar a connu une démocratie
multipartite, mais un coup d’état survenu en
janvier 2009 l’a laissé en proie à une instabilité
politique et économique. À la fin de l’année
2013, Hery Rajaonarimampianina remporte
sans difficultés les élections démocratiques. Il
prend ses fonctions dès janvier 2014. C’est sous
sa présidence que la Communauté de développement d’Afrique australe, l’Union Africaine,
l’Union européenne, le Fonds Monétaire International et la Banque mondiale ont rétabli des
liens avec le pays. Peu après l’élection de Hery
Rajaonarimampianina, le président des ÉtatsUnis Barack Obama a également réintégré l’île
au sein de la loi African Growth and Opportunity Act (AGOA).
La présence du Président Rajaonarimampianina parmi 50 dirigeants africains au sommet
États-Unis-Afrique organisé à Washington en
août dernier, est sans doute l’un des signes les
plus évidents du rétablissement de relations
saines entre Madagascar et les États-Unis. Ce
dernier est en effet le plus grand donateur
bilatéral de Madagascar et le récent renouvellement de la loi AGOA par le Sénat devrait
ouvrir la voie à des opportunités d’échanges
commerciaux et de partenariats plus importantes pour les investisseurs américains.
Le gouvernement de Hery Rajaonarimampianina a dévoilé un programme très ambitieux
pour améliorer le niveau de vie, redresser
l’économie et mettre fin à près d’un demi-siècle
de « paradoxe malgache ». Bien que le pays
regorge de ressources naturelles, plus de la
moitié des 23 millions de citoyens malgaches
vit dans une situation de pauvreté extrême
et les quatre dernières années d’incertitude
économique ont conduit à une croissance nulle,
appauvrissant Madagascar de 8 milliards de dollars, selon la Banque mondiale.
Le gouvernement est désormais déterminé
à veiller à ce que son pays riche en ressources
remplisse sa promesse et instaure paix et
prospérité pour les années à venir. L’objectif
premier de sa mission est de briser le statu
quo que connaît actuellement Madagascar.
Loin d’être un favori en matière de politique,
le président s’est engagé à éviter de reproduire la situation d’instabilité de ces dernières
années, nourrie par le népotisme et l’irresponsabilité. Ayant survécu à une demande
de destitution votée au mois de juin dernier,
Hery Rajaonarimampianina entend préserver
la stabilité du pays pour soutenir le développement durable de l’économie et de la
société malgache.
« L’État de droit et une bonne gouvernance
sont les bases fondatrices de la reconstruction
de Madagascar », affirme le président. « Elles
aideront à instaurer justice et sécurité, ainsi qu’à
combattre la corruption, qui nuit au développement de notre pays. Je m’engage à soutenir une
Responsables Section: Florence Lilti and Midori Zaidan | Pour plus d’informations, contactez: Gabriel Gutiérrez—[email protected]
PROMOTION | DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE 2
« Le respect de la loi servira au développement économique de Madagascar », affirme le
ministre. « Nous devons consolider nos institutions. La reprise économique ne peut avoir lieu
que dans un environnement social et politique
stable qui soutient la croissance du secteur
privé. Nous devons simplifier le travail des investisseurs, en déployant un système à guichet
unique pour tous ceux qui souhaitent s’installer
à Madagascar pour y investir leur capital. »
« L’État ne créé pas de richesses. Toutefois,
il doit établir un contexte exemplaire pour
atteindre cet objectif », explique Herilanto
Raveloharison, ministre de l’Économie et de
la Planification, et instigateur du Plan national
de développement (NDP). « Il doit favoriser la
transparence, inspirer confiance et fournir des
garanties au secteur privé ainsi qu’aux investisseurs nationaux et internationaux. Tout
cela constitue les prémisses d’une croissance
inclusive, qui témoigne de notre volonté de
servir notre pays. »
Le gouvernement de Rajaonarimampianina espère créer un cercle vertueux, dans
lequel un secteur public stable et vigoureux
soutient le développement du secteur privé,
qui à son tour permet aux caisses de l’État de
contribuer à l’accomplissement des objectifs
de développement humain de Madagascar.
Pour le gouvernement, les secteurs prometteurs sont l’exploitation minière, l’agriculture,
la pêche et le tourisme, sans oublier les industries textiles et des nouvelles technologies.
Ces secteurs pourraient tous bénéficier de
la loi AGOA et tirer parti de la situation géographique stratégique de Madagascar ainsi
que de sa main d’œuvre expérimentée et peu
coûteuse.
« Pour améliorer le quotidien des citoyens,
la tâche la plus importante consiste à créer
Entretien avec le président
Hery Rajaonarimampianina
Renforcement de la démocratie
Tout changement au niveau démocratique
à Madagascar entraîne des problèmes politiques. L’engagement des dirigeants est
essentiel. La vision des politiciens et celle
de la population se situent à deux extrêmes.
Nous devrions donc combler ce fossé et renforcer cette relation de confiance. Ce sont les
bases d’une bonne gouvernance.
© Xinhua / Alamy
Hery Rajaonarimampianina a étudié la
comptabilité et la finance à Madagascar et
au Canada. Il est ensuite revenu s’installer sur
l’île afin de fonder l’un des plus importants
cabinets d’expertise comptable du pays. Il
fait ses premiers pas sur la scène politique en
2009 en tant que ministre des Finances publiques et du budget,
av ant d ’ê tre é lu
président à la fin
de l’année 2013. Au
cours d’une récente
entrevue, il a évoqué les notions de
démocratie, d’unité,
de société et ce qui
rend l’île de Madagascar si spéciale.
Visions homogènes
Nous devons définir des perspectives à long
terme. Les investisseurs ont une vision à
long terme, tandis que celle des politiciens à
tendance à être plutôt court-termiste. Nous
devons ainsi rétablir l’équilibre pour garantir
une stabilité durable. Nous avons déployé
un programme de politiques globales et
sectorielles. Par ailleurs, nous constatons
une dynamique positive. Si nous parvenons
à nous accorder et que nous mutualisons nos
efforts autour d’objectifs communs, les perspectives seront plus abouties.
« Les réformes ne seront pas
accueillies à bras ouverts par
l’ensemble de la population,
mais nous sommes déterminés
à rassembler toutes nos actions
et idées afin de retrouver
la stabilité
économique
et politique de
notre nation. »
—LE PREMIER MINISTRE
MALGACHE
J EAN RAVELONARIVO
AFP/Getty Images
bonne gouvernance, car il s’agit pour moi d’un
principe clé permettant de lutter contre la pauvreté, l’objectif de notre mission. »
Près de 40 % du budget de Madagascar
s’est volatilisé dans des histoires de corruption
ces dernières années. Ainsi, l’établissement de
nouvelles lois et l’application des lois existantes
de manière équitable et à tous les niveaux de
la société, des politiciens au laïcat, sont indispensables pour redorer le blason du pays et
rétablir des relations saines avec les donateurs
et investisseurs. Parallèlement, le gouvernement a pour objectif de mettre en place des
réformes fiscales, financières et commerciales.
« Les réformes sur lesquelles nous travaillons sont nécessaires », explique le
Premier ministre malgache Jean Ravelonarivo.
« Nous prévoyons notamment la libéralisation du secteur bancaire, plus précisément
au niveau de la banque centrale et des
finances publiques, des impôts et des droits
de douane. Les réformes ne seront pas
accueillies à bras ouverts par l’ensemble de la
population, mais nous sommes déterminés à
rassembler toutes nos actions et idées afin de
retrouver la stabilité économique et politique
de notre nation. »
Outre l’introduction de mesures visant à responsabiliser davantage la fonction publique, le
gouvernement mobilise également ses fonds
pour accroître l’assiette fiscale de l’île. D’après
les affirmations du ministre des Finances
publiques et du budget François Maurice
Gervais Rakotoarimanana, il s’agit à l’heure
actuelle d’imposer des contrôles plus stricts
des déclarations en douane et fiscales, ainsi
que de mettre en place un suivi approfondi des
statistiques et rapports financiers d’entreprise.
de l’emploi », affirme le président Rajaonarimampianina. « Madagascar a tout le potentiel
nécessaire pour devenir le grenier de l’océan
Indien en matière de production agricole.
Notre pays dispose de ressources précieuses et
nous mettons tout en œuvre pour accueillir les
investisseurs dans les meilleures conditions. »
« Madagascar est une île de rêve, qui
regorge d’opportunités », confirme Ulrich
Andriantiana, ministre du Tourisme malgache.
« Le tourisme est un secteur à fort potentiel. Il
constitue 5 à 7 % du PIB, et peut donc servir de
levier pour atteindre le niveau de développement souhaité. Nous manquons d’hôtels haut
de gamme et d’infrastructures touristiques.
Des accords ont été signés avec des agences
de garantie des investissements pour offrir un
cadre fiable pour les investisseurs. » n
Niveau de vie
Notre mission consiste à améliorer la qualité
de vie des citoyens. Nous collaborons avec
des donateurs pour mettre en œuvre des
initiatives en matière de protection sociale.
Dans les régions les plus sensibles, nous
avons déjà mené de nombreux projets liés
à l’éducation, à l’alimentation et à la santé.
Nous avons aussi créé des écoles et mis en
place un système visant à encourager les
mères à scolariser leurs enfants. Toutes ces
mesures déployées ont pour objectif d’aider
la population à lutter contre la pauvreté.
Richesses de Madagascar
Nous sommes au carrefour entre l’Asie,
l’Afrique, l’Inde et le monde arabe. C’est ce
qui fait la richesse de notre culture. Madagascar est une mosaïque de cultures, de
nature et de beauté. Elle a façonné l’identité
de la population, qui aspire au développement futur de son pays. Nous disposons de
richesses encore inexploitées à ce jour.
4 PROMOTION | DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
BCMM:
Des ressources abondantes
Telle que nous la connaissons depuis la
colonisation française, Madagascar est réputée pour ses ressources riches et variées en
métaux et minéraux, réparties sur presque
l’ensemble de son territoire. Elle regorge
notamment de gisements importants de
charbon, d’hydrocarbures et d’uranium
(des ressources énergétiques fortement
demandées), ainsi que de métaux industriels précieux, tels que le cobalt, le cuivre,
le nickel, le titane, l’argent, l’or et le platine.
Néanmoins, à l’heure actuelle, la plupart de
ces ressources restent encore inexploitées,
offrant à l’île un avenir prospère si elles sont
gérées judicieusement.
Le Bureau du Cadastre Minier de Madagascar (BCMM) a été fondé en 2000 pour
superviser l’attribution et la gestion des
permis d’exploitation minière, ainsi que
l’application des droits de douane pour l’industrie. Il a récemment été décentralisé de
la capitale, Antananarivo, et a installé dix
bureaux dans l’ensemble du pays, afin de
se rapprocher des acteurs concernés sur le
terrain et ainsi contribuer à la lutte contre la
corruption et le manque de réglementations.
« La mission première du BCMM est
d’administrer comme il se doit les permis
et d’encourager la professionnalisation du
secteur », affirme Jaobarison Randrianarivony, conseiller spécial du président du
BCMM. « Madagascar est résolument tournée vers le secteur minier, qui détient un réel
potentiel. Ce secteur, et plus précisément
les grandes exploitations minières, est seulement exploité par deux ou trois grandes
entreprises, alors qu’en théorie il devrait en
compter 10, voire 15. »
Le BCMM est également en charge de la
répartition des recettes provenant des activités minières entre les communautés locales.
Une partie des richesses qui reposent sous
terre est ainsi reversée à la population qui vit
sur terre, s’inscrivant dans la dynamique du
gouvernement d’améliorer le niveau de vie
de la population malgache. « Tout le monde
participe », confie Jaobarison Randrianarivony. « Le développement concerne tous
les citoyens, et les fonds redistribués contribuent au développement socioéconomique
des régions. »
Des trésors sous terre
Découvrez le potentiel inexploité de Madagascar
Le Bureau du Cadastre Minier de Madagascar, plus connu
sous le nom de BCMM, est l'organisme en charge de tous les
permis d'exploitation minière à Madagascar. Outre une
gestion transparente de ses activités, le BCMM contribue
aussi largement au développement économique du pays via
la collecte des frais d'administration. Aujourd'hui, le bureau
joue un rôle très important dans la promotion de l'industrie
minière malgache, en mettant à disposition du public les
informations relatives aux permis d'exploitation minière. Ces
permis sont délivrés 35 jours ouvrables après la formulation
de la demande, ce qui permet d'accéder rapidement aux
trésors cachés de Madagascar.
Les ressources minérales de l'île vous attendent !
Rendez-vous au
CCI Ivato de Madagascar du 23 au 25 septembre 2015
« Exposition internationale sur les exploitations
minière et pétrolière»
Bureau du Cadastre Minier de Madagascar
Rue Farafaty Ampandrianomby
Antananarivo 101, Madagascar
Tel: +261 20 22 400 29 – Fax: +261 20 22 522 26
[email protected] | www.mines.gov.mg
ARO: Exploiter le potentiel de l’île
Assurances ARO est la compagnie d’assurance la plus importante de Madagascar, forte
de 40 ans d’expérience, de 22 agences dans
tout le pays et de 57 % de parts de marché. ARO
est le seul assureur national à détenir la certification de qualité ISO 9001-2008 et une côte
de crédit AA délivrée par l’agence Global Credit
Ratings. Cette assurance propose ses services
à une clientèle variée, que ce soit en matière
de pensions, d’assurances habitation ou automobile pour les particuliers ou en matière de
risques de souscription pour les plus grandes
multinationales du pays, telles que QMM Rio
Tinto et Dynatec pour l’industrie minière.
Le potentiel de développement du secteur
des assurances à Madagascar est énorme, et
ARO a su l’exploiter au cours des cinq dernières
années : « Nos recettes annuelles sont passées
de 16,6 millions à
31,5 millions de dollars », confie Patrick
A n d r i a m b a h i n y,
directeur général
d ’ARO, « et nous
avons observé une
hausse de 206 % de
nos profits nets sur Patrick Andriambahiny
la même période. » Directeur général, ARO