Golfe Juan - WordPress.com

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AVANT PROPOS
« le nez de Cléopâtre, s’il eut été plus court, aurait changé la face du Monde »
Cette célèbre uchronie* a fait de Blaise Pascal le Maître-à-penser
de nombreux auteurs de fictions. C’est ainsi que, dans le livre qu’il a
écrit avec Michel Becker, intitulé " sur la trace de la Chouette d’or ",
Max Valentin imaginera l’uchronie d’une Chouette d’Or qu'il aurait
enterrée quelque part en France en 1993, comme la récompense
promise au gagnant du formidable jeu de pistes auquel ces deux
artistes nous avaient conviés en réunissant leurs talents.…Et nous
serons quelques 200.000 à nous porter volontaires pour courir
après cette statuette qui se révélera, 16 années plus tard, n'être
qu'une chimère.
Mes Carnets, quant à eux, relatent les faits réels que j'ai patiemment
retranscrits au long des nombreuses nuits passées à décrypter les
énigmes de Max et au cours des nombreuses expéditions vécues
sur le terrain, le plus souvent en joyeuse compagnie. La présentation très détaillées des décryptages piquera sans doute la curiosité
des milliers de chouetteurs bloqués depuis trop longtemps et contribuera, je l’espère, à mieux leur faire imaginer les intenses moments
d’émotion qui les attendent et qu’ils pourront vivre à leur tour dès
qu’ils seront sortis correctement de l’étape de Cherbourg.
Comme tous les mythes, la Chouette d’Or se nourrit des récits légendaires et des exploits de ses héros. Mes carnets entendent témoigner de quelques belles victoires ayant permis à quelques rares
élus d’aller marcher sur la tombe, et rappelleront sans doute à tous
mes proches, protagonistes occasionnels ou attitrés, les bons souvenirs partagés tout en leur faisant découvrir qu’ils ont été finalement
nombreux à s’être laisser embarquer dans cette belle aventure.
Peu importe l’aspect chimérique du but, l’important était le voyage
car il nous a révélé que nous avions tous su conserver en nous-mêmes un bien des plus précieux. Les auteurs ne seront jamais assez
remerciés d’avoir ainsi abusé de notre naïveté. C’était « pour la
bonne cause », celle de nous faire revivre des émotions, espoirs et
frustrations avec le coeur battant de tous les enfants partant, pour
8000 jours, à la chasse au trésor.
Victor H.
Uchronie* : "Terre inconnue, située à côté ou en dehors du temps, (..) où sont
relégués comme des vieilles lunes les événements qui auraient pu arriver,
mais ne sont pas arrivés " Régis Messac (Les Primaires)
i
Première nuit blanche
23 Avril 1993.. Entre chien et loup, un homme est assis, là, tout seul,
face à l’un des plus beaux spectacles de la Nature que sa mémoire
d’enfant ait conservé.
Ses souvenirs remontent à la surface et il guette avec une attention encore plus soutenue que d’habitude l’extinction magique du dernier sommet au soleil couchant. En contrebas, le village est déjà dans l’ombre et
allume progressivement ses quinquets ; bientôt ce sera au tour de la Voie
Lactée d’illuminer le ciel. Il serait bien incapable de dire combien de fois
il a déjà partagé ce spectacle grandiose avec ses copains depuis la terrasse de la colonie de vacances, installée un peu à l’écart du village. Les
jeux de piste étaient ses moments favoris et il se revoit encore superposer les parchemins pour décrypter le message au jus de citron :
«Trois frères unis, trois licornes de conserve voguant au soleil de midi parleront. Car c’est de la lumière que viendra la lumière et resplendira la
Croix de l’Aigle».
Forbans, dos au Ponant ! C’était invariablement avec ce cri de guerre
que les gamins s’égaillaient à travers le village à la recherche des précieux indices qui devaient leur permettre de percer le Secret de la Licorne : le grand jeu de piste de l’été.
Ce village, il le connaît comme sa poche, il en connaît non seulement
tous les habitants, mais il en connaît aussi tous les sentiers non balisés.
A l’époque, les chasseurs, les pêcheurs, les agriculteurs, et même les
bergers venus pour l’estive l’appelaient par son prénom : Régis. Ils
avaient l’habitude de le voir venir s’asseoir à côté d’eux afin d’apprendre
la vraie nature, leur nature à travers des lieux, des sommets, des ruisseaux dont les noms, comme ceux de leurs animaux ou de leurs plantes
ne figuraient jamais dans le Petit Larousse Illustré familial. Il était riche de
toutes ces autres connaissances, celles qui ont fait de lui un éternel en-
fant du pays. C’était son bien le plus précieux, son balancier, sa source,
son centre de gravité et sa philosophie.
Cette nuit il va enfin réaliser son rêve de faire partager au plus grand
nombre des aventures inédites à travers une quête de la Lumière qu’il a
mis presque quinze années à concevoir, sous la forme d’un jeu de piste
très original. Il était loin de se douter que son jeu aurait un tel retentissement, mais il l’espérait un peu quand-même...Il était là incognito et entendait le rester. Il a bien aperçu tout à l’heure la Fuego jaune-canari de l’ancien berger qui a pris sa retraite au hameau d’en bas et c’est sans étonnement qu’il l’entendra rappeler son chien, Dracula - la terreur du loup.
L’ancien berger n’était guère étonné d’apercevoir Régis à l’heure où la
plupart des randonneurs redescendent. Ils se sont salués de trop loin
pour que le bruit de l’attirail contenu dans son sac à dos n’alerte le berger du véritable but de cette escapade vespérale.
Aujourd’hui ce n’est pas la nostalgie qui l’a fait venir si tôt dans la saison,
c’est un travail bien précis qui l’attend. Un travail secret et nocturne que
lui seul est en mesure de conduire dans le strict respect de la nature, sa
Nature. Il sait déjà que la nuit sera fraîche mais claire, pour avoir surveillé
la météo avant de décider de la date de sa venue. Cette nuit doit lui permettre de « travailler » sans éclairage et à l’abri de tout regard indiscret.
Max est le sobriquet qu’il s’est choisi pour sauvegarder sa vie privée
dans cette grande aventure. Max : le prénom que la postérité retiendra et
qui figure dans l’Album de Hergé associé au nom « Loiseau », grand
amateur de Licornes. R.G. c’est Hergé, tout un programme pour Max Valentin qui deviendra M.V., deux lettres capitales à l’emboîtement magique
et prémonitoire pour les rares élus qui parviendront jusqu’ici.
Car c’est ici et pas ailleurs qu’il a décidé d’enterrer clandestinement un
oiseau des plus précieux dans le plus grand secret…en hommage à la
magie des lieux.
ii
H. EST MON CHIFFRE ...ET VOTRE CLEF
Au moment de me lancer dans l’écriture de mon premier Carnet, je ressens le besoin d’alerter mes lecteurs sur l’importance de définir le plus
tôt possible le Contexte de décryptage des énigmes soumises à leur sagacité. C’est un fait scientifiquement connu et éprouvé qui impose de
s'imprégner du Contexte de cryptage.
S’agissant d’une course au Trésor, il me paraissait difficile d’ignorer les
classiques du genre et notamment «L’île au Trésor» de Robert Louis Stevenson, lequel a su inspirer avec bonheur le premier des Carnets de Conan Doyle intitulé «Une étude en Rouge», qui a donné ses lettres de noblesse à l’enquête scientifique privilégiant la démonstration logique à partir des faits plutôt que l’interprétation des témoignages ou «Madits».
H. était donc pour moi le chiffre de Sherlock Holmes et votre première
clé.
La carte de l’île au trésor par R.L. Stevenson (extrait)
Mais l’univers de la flibuste de Stevenson a également inspiré Hergé qui
écrira «Le Secret de la Licorne» et fera chanter « Yo-ho-ho ! et une bouteille de rhum !», la fameuse chanson de pirate de l’ïle au Trésor, au Capitaine Haddock. Hergé, c’est aussi un dernier Album inachevé : «Tintin et
l’Alph-art» dans lequel le Capitaine Haddock achète une lettre H et qui
signe la fin des aventures de Tintin, transformé en statue par des marchands d’art moderne bidon et des faussaires cupides. Tintin rimera
alors avec Valentin..
H. était donc aussi le double-chiffre de Hergé et de Haddock, votre
deuxième clé.
iii
Conseils au lecteur
Contrairement à Max, qui a verrouillé (à quadruple tour) le texte de ses
énigmes, je n’ai à aucun moment imaginé proposer à mes lecteurs autre
chose que de partager les émotions de chacune des «petites lueurs»
contribuant à faire de «grandes lumières». Pour en profiter pleinement, il
faut simplement suivre quelques conseils :
★
★
La Logique règne de façon implacable dans l’esprit de Max et à bien réfléchir, c’est l’unique tournure d’esprit qu’il exige de ses lecteurs auxquels il n’a donné aucune des méthodes de cryptage utilisées et dont les
clés sont savamment cachées dans ses textes sibyllins. Le principe de
fonctionnement est celui du jeu de piste : respecter un parcours obligé
en se déplaçant sur le terrain grâce à la bonne compréhension des indices, découvrir à la place prévue, non seulement la confirmation d'être
parvenu au bon endroit, mais aussi la clé qui sera utile au cours des étapes suivantes.
Respecter le Livre quelque soit le niveau de lecture.
★
Lorsqu’une difficulté se présentera, le Livre sera l’unique recours.
L’usage a en effet montré que les Indications Supplémentaires, les fameuses I.S. des auteurs, bien que présentées comme des précisions apportées au Livre n’étaient ni un moyen que les auteurs se seraient donné
pour contrôler l’avancement du jeu, ni une aide aux décryptage, mais un
moyen de récompenser les bons décryptages par un clin d’oeil complice
autorisant la poursuite de la progression, du style : «la piste est bonne
parce que...»
★
Respecter scrupuleusement l’ordre de décryptage des énigmes
Ignorer les «Madits», mais pas les Maximes
Certains trouveront sans doute un peu lassant de se voir expliquer avec
force détails des solutions qu’ils avaient eux-même imaginées et abandonnées peut-être prématurément pour être trop simples ou non conformes aux «Madits», cette diabolique invention de Max pour que les chercheurs puissent créer eux-mêmes leurs fausses pistes. Car il me faut dès
à présent avertir le lecteur du caractère exagérément trompeur de ces
fameux «Max-a-dit» dont la glose pollue depuis 22 ans la quasi-totalité
des nombreux réseaux sociaux et forums dédiés à cette chasse à la
Chouette d’or.
Se souvenir des choses apprises au cours des épreuves passées
Ne jamais oublier que ce qui a été appris à l’école améliore les chances
de bonne adaptation au monde qui nous entoure et que chaque épreuve
que nous surmontons nous rend meilleur. Max a simplement appliqué ce
précepte pour transformer une (presque) banale course au trésor en une
quête initiatique à quatre niveaux : quatre cercles successifs de connaissance dans lesquels on ne peut entrer qu’en suivant scrupuleusement
les règles que Max a instaurées. Sortir vainqueur d’une épreuve est l’unique condition à satisfaire pour aborder la suivante et progresser vers la
Sagesse exigée pour mériter de partager avec Max le fabuleux spectacle de la Nature auquel il a voulu nous convier dans des lieux aussi magiques qu’improbables.
Max a donc eu la délicatesse de ne laisser personne en chemin en plaçant à égalité tous les concurrents sur la ligne de départ. Ainsi, des lycéens ou des retraités avaient autant de chances que les inévitables
cryptologues et briseurs de codes de tout poil. Peut-être auraient-ils
même plus de chance en restant SIMPLES dès le début.
iv
Maxime du 26_02_99
Intitulé : PROFS
Question : BJR ; SUR LA 3eme DE COUVERTURE DE LA 1ère EDITION DU LIVRE ETAIT PRECISE : LE TRESOR EST ACCESSIBLE A UN COLLEGIEN FUTE ; VOUS AVEZ RECTIFIE PLUS
TARD EN PARLANT, JE CROIS ,DE BACHELIER . CELA FAIT BIENTOT 6 ANS QUE LA BETE SE MORFOND DS SON TROU MALGRE L'ARMADA DE CHERCHEURS QUI LA CON VOITE , ET
DONT JE SUPPOSE QU'ILS REPRESENTENT UNE MOYENNE NATiONALE DE NIV EAUX D'INSTRUCTION;.. ? DIDI
Réponse : NON, (..) JE N'AI JAMAIS PARLE DE COLLEGIEN, DE BACHELIER ETC. J'AI DIT QU'UN NIVEAU D'INSTRUCTION SECONDAIRE ETAIT SUFFISANT ET JE LE MAINTIENS. LA
SEULE PREPOSITION UN PEU EXAGEREE ETAIT "UN ECOLIER DE 15 ANS", MAIS CETTE PHRASE A DISPARU DEBUT 1994 ! AMITIES -- MAX
★
Appliquer les règles n°3 et n°4 à la lecture de mes Carnets
Il est en effet conseillé au lecteur qui souhaitera tenter le décryptage de la dernière énigme menant à la cache, de s’obliger à résoudre chaque étape
avant de prendre connaissance de sa solution afin d’acquérir progressivement la connaissance utile pour espérer sortir vainqueur de la dernière
étape.
★
Mais qui es-tu donc Victor H. pour oser donner de tels conseils ?
Rien qu’un chercheur qui a eu la chance d’avoir pu appliquer la seule Maxime moult fois reprise par Max :
Maxime du 26_02_96 Intitulé : EN CES TEMPS-LA...
Question : MAX DIT A SES DISCIPLES : "QUAND VOUS AUREZ TROUVE, VOUS LE SAUREZ". CELA VAUT-IL POUR LA DECOUVERTE DE LA CACHE PRECISE ?
Réponse : HORMIS SA FORME BIBLIQUE, JE NE SAIS PAS A QUOI VOTRE QUESTION FAIT ALLUSION. J'AI SANS DOUTE DIT CA A DE NOMBREUSES REPRISES, ET AU SUJET DE PLUSIEURS ENIGMES. MAIS PEUT-ETRE FAITES-VOUS ALLUSION A LA SUPER-SOLUTION ? DANS CE CAS, OUI, LORSQUE VOUS L'AUREZ, VOUS SAUREZ QUE C'EST CA !... AMITIES -MAX.
Plus sérieusement, j’ai eu à plusieurs reprises la certitude de «savoir» et pour les plus sceptiques j’en donnerai la démonstration à la fin de chacun de
mes Carnets en prenant comme unité de mesure de la probabilité de réunir par hasard autant de redondances dans une solution, la probabilité de gagner au Loto en ne jouant qu’une seule grille ( 1 chance sur 13.983.816).
Victor H.
v
Quatre Carnets s’imposaient pour relater le parcours initiatique à travers les quatre contextes choisis par Max pour
dessiner sa fameuse Spirale à quatre Centres et acquérir
les quatre piliers de la Sagesse pour mériter les récompenses promises au gagnant :
Le Carnet 1, paru le 23 Avril 2015, contient les décryptages des énigmes donnant la zone dans le contexte de la
Carte de France Michelin n°989 à l’échelle 1/1.000.000.
Le Carnet 2, paru le 24 Juin 2015, contient les décryptages des énigmes donnant le site dans le contexte de la
carte IGN 3237 OT à l’échelle 1/25.000
Le Carnet 3, paru le 16 août 2015, contient les décryptages des énigmes permettant d’arpenter le site dans sa
réalité à à l’échelle 1 et de construire le dernier contexte.
Le Carnet 4, paru le 15 Septembre 2015, contient les décryptages des énigmes dans le contexte de la carte des
visuels d’échelle 1/100 jusqu’à la 35ème étape et autorisant à postuler au « décryptage de la dernière énigme permet-
tant de localiser la cache » (Art. 5 du Règlement),
Le Carnet 5, paru le 23 Septembre 2015, fait le point sur la face cachée du jeu, notamment sur les informations et publicités mensongères des auteurs et esquisse une voie de sortie amiable moins déshonorante pour les auteurs que les recours en justice d’ores et déjà engagés. Encore faudrait-il pouvoir constater un minimum de moralité de leur part comme le prix à payer pour redonner confiance aux joueurs
dans la poursuite loyale du jeu jusqu’à l’issue initialement prévue du bon décryptage de l’énigme finale.
Si mes Carnets s’adressent à une communauté de chouetteurs aguerris capables de réciter par coeur
les onze énigmes dans l’ordre comme dans le désordre, ils resteront hermétiques aux autres lecteurs
aussi longtemps que le livre ne sera pas ré-édité.
vi
Depuis longtemps épuisé, le livre « sur la trace de la chouette d’or » a fait l’objet d’une demande de ré-édition numérique actuellement instruite par la Bibliothèque Nationale de France dans le cadre de la procédure ReLIRE...
Il apparaissait donc utile pour les lecteurs en recherche d’une ancienne édition originale, de rappeler le contenu essentiel des onze énigmes à résoudre.
Consulté à ce sujet, Monsieur BECKER n’a pas souhaité faciliter cette entreprise ; le lecteur ne sera donc pas étonné de trouver des croquis à la place
des onze peintures originales qui étaient reproduites dans le livre.
L’ordre de présentation des énigmes tel qu’il apparaissait dans l’édition de
1993 était le suivant :
500 - 530 - 780 - 600 - B - 420 - 520 - 650 - 470 - 560 - 580.
Dernière précision importante : le cadre des images mesure 14 sur 18 cm.
vii
viii
ix
REMERCIEMENTS
Merci bien sûr aux auteurs de cette fabuleuse course au trésor sans
laquelle il ne m’aurait pas été donné de partager autant d’instants magiques au cours de ces vingt-deux années de quête et particulièrement à Régis Hauser - alias Max Valentin pour avoir imaginé des énigmes à ce point robustes qu’elles ont su défier aussi longtemps le petit monde de la cryptographie et des briseurs de codes.
x
Mille mercis d’abord à François qui a eu la belle idée de me lancer ce défi et qui fut le premier à voir la Lumière et à Josette pour son immense patience,
Merci ensuite à tous mes proches, famille, amis, et amis de mes amis, venus des quatre coins de France pour faire un bout de chemin avec
moi :
•
Isabelle (Cornillé les caves) qui a apporté beaucoup de soin à la signalétique du cénotaphe
•
Laurent (Cornillé les caves), spécialiste en sapin et autres essences plus rares
•
Charlotte et Jules (Cornillé les caves) qui ont fait l’hivernale des 10 ans avec leur grand-père,
•
Michel (Marseille) qui n’a pu approcher qu’à 200 mètres du bel oiseau
•
Jean-Michel et Jacqueline (Saint Hilaire de Loulay) qui aiment célébrer leurs anniversaires dans des endroits insolites,
•
Marc (Brest) qui a ouvert une nouvelle piste dans la Trace finale,
•
Roland et Jacqueline (Meylan), qui m’ont si souvent accompagné là-haut et fourni le gîte et le couvert à l’étape,
•
Sophie et Stéphanie (Grenoble) qui n’y croyaient pas trop en y montant,
•
Jean et Michèle (Plaisir), éternel chercheur d’or, compagnon du premier PV et championne du saut à l’élastique,
•
Thomas (Cardiff), sa pioche incrédule et son maillot arc-en-ciel,
•
Daniel et Gilberte (Barjac) pour les prévisions météo et leur hospitalité,
•
Claude et Ghislaine (La Garenne-Colombes), fervent supporter qui n’a jamais pu y aller et collectionneuse de chouettes
•
Claude et Simone (Calenzana), randonneurs invétérés entre deux débarquements à Golfe-Juan,
•
Jean-Pierre et Isabelle (St-Georges sur Loire), retrouvés cinquante ans après,
•
Gérard et Yannick, (Nantes) eux aussi fraîchement débarqués de Corse,
•
Monique (Angers), première des « followers »,
•
François et Chantal (Plaisir), tourneurs de pendule,
•
Jean-Paul et Marie France (Moelan sur mer), celtes plus que bretons,
•
Michel (Chichiliane), l’homme des sommets croisé sur la colline,
•
Henry et Sylvie (Crest), rencontrés sur la Volga,
•
Frédéric (Ribiers), ennemi de la lumière et fan de la dernière heure,
xi
Merci aussi aux habitants de Lus-la-croix-haute de m’avoir fait découvrir l’agneau d’alpage, les ravioles, le flozon, le génépi.. et la Nature,
•
Syndicat d’initiative de Lus-la-Croix-haute, pour ses bons tuyaux,
•
L’hôtel du Commerce, pour la première nuit blanche au pays de la chouette,
•
L’hôtel de la Poste, devenu les paradis de 3 Marmottes,
•
L’hôtel Le Chamousset qui nous a étonné avec les cervidés au crépuscule,
•
La pension « les Pervenches » pour la gentillesse de l’accueil,
•
Charly, loueur heureux aux Corréardes,
•
Le gîte d’étape Valgabondage où l’on dort dans de beaux draps,
•
La Supérette « 8à8 » pour ses provisions de bouche, de 10 à 19…
•
Le Chef de Gare de Lus, Allobroge sous le béret et poète à l’esprit nomade,
•
Alain (La Roche-les-Arnauds) guide de montagne en ré-éducation,
•
À Marie-Martine Lombard (Lus-la-croix-haute, murmures et Lumière
Merci encore à la conjuration d'Hernani, à ses Conjurés disciplinés et à ses 1300 followers virtuels jamais rencontrés en dehors d’Internet…
http://laconjurationdhernani.wordpress.com , et parmi eux :
•
Saï-Saï*, le Conjuré de la 1ère seconde,
•
Donasol*, la montreuse de lumière,
•
Mouche*, la rosse de cocher ahanant,
•
Gépéhesse*, la conseillère d’orientation,
•
Ailpade*, la liseuse d’empreintes,
•
Neptune*, le Maître nageur,
•
Laser*, le gardien du mètre,
•
Cherloc*, le zoomeur loupeur,
•
Apollon*, le tireur de traits,
•
Alpin*, chasseur de loup,
•
Ouifi*, le maître des ondes,
xii
•
Léon_tout_neuf*, l’homme aux clés d’or,
•
La_taupe_de_Lus*, jardinier au pays de Giono
•
Fadbles*, « celui-qui-raconte »
•
Xlm*, illustre inconnu
•
La_Taupe_de_Ribiers et ses astropotes…
•
pyjama_rayé*, drôle de zèbre..
...
Merci enfin au nombreux Auteurs, Artistes, Poètes, Géographes et Scientifiques dont les oeuvres, créations ou inventions ont été choisies
par Max-Régis pour construire et crypter ses messages à l'intention de ses contemporains et qui ont ainsi été associés à ce vibrant hommage à la beauté de notre Nature. Ils resteront ici nos éternels Conjurés d'Honneur :
•
Robert Louis Stevenson (l’île au trésor)
•
Hergé (Le secret de la Licorne, Le Trésor de Rackham le rouge)
•
Jean-François Champollion (Lettre à M. Dacier),
•
Victor Hugo (Hernani, A qui la faute, les misérables, la Comète),
•
Johannes Kepler (l'astronomie nouvelle),
•
Stan Neumann (l'oeil de l'astronome),
•
Sergio Leone (Le bon, la brute et le truand),
•
Camille Flammarion (Astronomie Populaire),
•
Johann Gensfleich, dit Gutenberg (le Scrabble, La Bible à quarante-deux lignes )
•
Institut Géographique National (Carte série bleue 3237 OT-1993 et Géoportail) -
•
Michelin Tourisme (Carte de la France n°989-1993),
•
Météo-France (prévisions locales pluie et neige),
•
INPI ( Base des Marques et Modèles)
•
Bibliothèque Nationale de France (archives du Dépôt Légal),
•
Spencer Kimball, Peter Mattis et l’équipe de développement de GIMP,
•
APPLE (iBooks Author).
xiii
1er CARNET
Rouge comme le
chant du coq
1
«...Car c’est de la lumière que
viendra la lumière ..»
Hergé (le secret de la Licorne)
JOUR 253
ÇA ! POUR UN CADEAU..
2 janvier 1994
! !
!
!
C’est dimanche. Josette est déjà en cuisine, François vient de se lever et on n’attendait apparemment que lui, un paquet à la main, pour célébrer un anniversaire :
le mien. Etre né un 2 janvier est pratique car tout se fête en même temps : Noël,
Nouvel An et puis..! J'aurais pu aussi m’appeler Basile pour économiser un comprimé d’Alcaselzer.
Avant d’ouvrir un paquet-cadeau, je cherche toujours à en deviner le contenu. La
forme du paquet est une indication tout aussi précieuse que la main qui vous le
tend ou la mine réjouie qui l’accompagne. Quelquefois, un regret clairement exprimé du style “c’est difficile de trouver une idée de cadeau pour toi…". Il est vrai
que depuis que j’ai cessé de fumer, le choix est encore plus restreint.
Parmi les paquets enrubannés, celui de François a clairement la forme et le poids
d’un livre. “J’ai eu du mal à le trouver, il est bleu mais je suis sûr que tu l’apprécieras..” Ces paroles qui accompagnaient le geste de François, m’ont cette fois-ci
rassuré quant au plaisir que je pourrai avoir à lire un conte pour enfants (car dans
ma tête, le format un peu carré et la faible épaisseur du livre m’avaient bien orienté). Connaissant à peu près l’état des finances du fiston, ce ne pouvait pas être
un livre rare ou ancien...Mais j’exagère, c’est déjà bien de savoir qu’il s’agissait
d’un livre et jamais je ne m’étais risqué jusqu’à présent à en deviner la couleur
d’une cravate à partir de la forme caractéristique du paquet.
15
Intrigué, je regarde à nouveau François et la lueur qui brille dans
ses yeux me rassure sur la justesse de son choix. “J’ai fait quatre
librairies pour en trouver un, tout le monde se l’arrache” me dit-il
avec la mine que je lui connais si bien et qui augmente sensiblement la valeur du cadeau.
Où ? donc O est mon second et U est mon troisième. Mon Quatrième s’inspire : air, en phonétique R est mon Quatrième. Mon
Le scotch finit par céder. Le livre est bien bleu et immédiatement
je ne vois plus que la chouette qui orne la couverture et le titre
très prometteur. Une chasse ou trésor. Dans le mille ! François
avait mis dans le mille !
Josette, visiblement, découvrait la chose : «ça va t’occuper un
moment !» avait-elle laissé échapper sur un ton qui voulait dire
qu’on se tromperait vraiment si on avait l’idée saugrenue de lui
faire un cadeau de ce genre.
Elle ne pensait pas si bien dire car en fait dans ce cadeau, tout
était à venir. Ce livre n’aurait que la valeur que je lui accorderais
en tentant de résoudre les énigmes qu’il contenait. C’était un défi
que j’étais prêt à relever….même avec un handicap de 253 jours
de retard sur le gros de la troupe.
Pour l’instant tout se passe comme annoncé. Cela va très vite
“avec un peu d’astuce” disait Max. C’est vrai au moins pour la
530 où Bourges apparaît d’emblée comme le nez au milieu de la
figure et l’oeil du coq gaulois au centre de la carte de France.
Cocorico ! la charade n’aura pas résisté une demi-heure :
Ouverture désigne le lieu pour démarrer le jeu (dixit Max) , premier âge = bébé, première moitié = bé, en phonétique, B est mon
Premier. Mes Second et Troisième cherchant leur chemin disent :
Cinquième est en rage, mais sans protester suit mon Quatrième :
dans rage G suit R et l’alpha romain A, donc G est mon Cinquième. Mon Sixième, aux limites de l’ETERNITE se cache, donc
E est mon Sixième. Mon Septième, dressé, crache son venin. S
est mon Septième.
Mon tout est Bourges, évoqué dans le visuel par l’oeil du coq placé au centre de la carte de France.
Le décryptage du premier degré s’arrête ici, dès lors que nous
pouvons identifier un lieu sur la carte de France, pour démarrer le
jeu.
16
Pour trouver mon tout, il suffit d’être Sage, Car la Vérité, en vérité, ne sera pas affaire de Devin doit être conservé précieusement pour une utilisation ultérieure. Bien évidemment, la logique
voulait que Max utilise des lettres majuscules pour écrire " éternité ", car sans cette précaution, mon sixième aurait été "é" au lieu
de "e" pour ceux qui font habituellement la faute de ne pas mettre
d’accent sur les voyelles majuscules. Max a donc avoir le soucis
du détail et de l’exactitude imposant une explication sur les deux
orthographes de vérité dans ...la Vérité, en vérité..
Exemple : l’année sur Terre vaut 365 jours, donc 365 doit être remplacé par T, initiale de Terre, l'année sur Saturne vaut 10752 jours,
donc 10752 doit être remplacé par S, initiale de Saturne et ainsi
de suite...
Je savais que Bourges était le coeur de la France et je sais à présent que le coeur possède un coeur : le centre de la ville ancienne est attaché à la cathédrale Saint Etienne et a vu naître un
Coeur (Jacques Coeur). C'est donc sans regret que nous quittons Bourges.
Pour la 420, c’est un autre lieu qui nous attend et dans un autre
style aussi. Le premier code a sauté à l’envers tant était grosse la
ficelle.
Le rébus de l’énigme 420 est vite résolu en remarquant que les
lettres manquantes dans le texte sont à trouver par la substitution
aux nombres intercalés l’initiale du nom de la planète dont l’année, exprimée en nombre de jours, peut être reconnue dans ce
texte.
Pour nous aider, le visuel représentant le système solaire, et pour
ceux qui avaient déjà trouvé l'ordre des énigmes, l’énigme 600
qui précède faisait allusion à l’usage des lettres initiales tandis
que le titre du ciel vient la lumière orientait la vue vers le soleil et
les planètes. N majuscule du visuel orientait sur le chiffre de Napoléon empereur tandis que le texte évoquait l’épisode des CENT
jours commençant dans le sable, sur la plage de Golfe-Juan.
Le résultat est alors assez lumineux.
17
Pour les amateurs de décryptage, ALMISEFORU donne la clé du
code A=L, M=I, S=E, etc... permettant de traduire la suite par : venu
de l'île d'Elbe il y débarqua, l'abeille étant l'insecte choisi par Napoléon comme symbole Napoléonien à son arrivée sur l’île d’Elbe pour
orner le blason de son minuscule nouveau royaume.
C’est là que l’aigle imprima la marque de ses serres dans le sable cent jours avant de se casser le bec et y laisser ses plumes. La destination de la 420 est donc Golfe Juan.
Bourges et Golfe-Juan : deux lieux pour commencer c’est bien, mais très insuffisant pour continuer et surtout pour comprendre la logique de l’auteur.
Logique, méthode, organisation seront sans
doute les clés de la réussite….
Mais est-ce bien sérieux tout ça ?
Devant l’irruption de la chouette dans nos emplois du temps, Josette en rajoutait un peu :
"Quelle garantie avons nous que ce jeu n’est pas
truqué, n’est-ce pas simplement un canular ? "
Je n’avais bien évidemment pas de réponse si
ce n’est mon évident engouement pour cette
chasse au trésor qui me propulsait vers d’agréables souvenirs d’enfance, encouragé par le battage médiatique qui a accompagné la sortie du
livre.
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JOUR 282
DE LA MÉTHODE....MAIS DE L’ORDRE AUSSI.
« Il n’est de pire aveugle que celui qui
31 janvier 1994
ne veut pas voir »
Non seulement il faut avoir de la méthode, mais Max nous a dit clairement qu’il fallait aussi avoir de l’ordre. Une énigme donne l’ordre des autres. Une énigme ne
ressemble à aucune autre : la B. La B ne commence pas par un nombre de trois
chiffres, mais par B. A bien regarder, elle n’a pas non plus de tête de chouette colorée au dessus du nombre de 3 chiffres, à moins que cette tête ne soit blanche,
donc invisible sur fond blanc. Le texte indique l’ordre des impaires : 1, 3, 5, 7, 9
Max Valentin
L’arc-en-ciel et le titre nous invitent à ne pas être aveugle et à distinguer les couleurs. Les couleurs des têtes de chouette, justement, sont toutes différentes et
semblent correspondre aux longueurs d’onde indiquées par les nombres à trois
chiffres, en nanomètres bien évidemment !
Voilà une I.S. qui rappelle furieusement le Palais de la Découverte. Serais-je sur la
même longueur d’onde que Max ?
Par contre, la logique de Max me bouleverse car les nombres impairs sont dans le
désordre ! J’avoue avoir un peu mariné avant de me rendre compte que la solution
était bien “dans le livre” comme disait Max. Le Livre, le métier du livre, celui de l’im-
19
La proposition initiale qui était : 1=530 3=470 5=600 7=420
9=650 doit donc logiquement être complétée par la solution :
2=780, 4=580, 6=500, 8=560, 10=520.
Pas évidente celle là ! Même si un peu de logique aurait permis
de faire un classement des énigmes paires, la certitude acquise
va me permettre d’éviter des hypothèses et des combinaisons superflues. En plus, sur ce coup-là, la cote de Max est remontée
brusquement et il n’était plus question pour nous de douter du sérieux du bouquin. Si la suite est de la même veine, on ne va pas
s’ennuyer !
primeur dont le cercle des couleurs me donnera l’autre suite logique des énigmes paires, celle des couleurs complémentaires.
Nous avons donc remis de l’ordre dans les énigmes :
B - 530 - 780 - 470 - 580 - 600 - 500 - 420 - 560 - 650 - 520
L'intérêt du cercle chromatique réside dans ses caractéristiques :
• les couleurs primaires sont situées à 120° les unes des autres
• les couleurs secondaires alternent avec les couleurs primaires
et sont situées à 120° les unes des autres
• la complémentaire d'une couleur lui est diamétralement opposée sur le cercle
L'indication supplémentaire m'indique clairement, par ses 3 bandes colorées qui se superposent, que l'hexagone n'est lumineux
que parce qu'il résulte de l'addition des 3 couleurs primaires.
Et comme c’est plus facile, selon Max, de "déplomber" dans l’ordre alors la 780 devrait être évidente.
En fait, nous ne trouvons pas grand chose à tirer de cette énigme
780 si ce n’est l’impression qu’il existe un risque de se tromper à
rester sur des grandes routes plutôt que d’emprunter les chemins.
Maigre indication toutefois, mais conjuguée avec le second sens
de «pas», il se pourrait bien que Max fasse allusion au chemin de
Compostelle qui nous mènerait vers le Col de Roncevaux ou vers
le Pas de Roland. Cette énigme nous paraît devoir être relue plus
20
La bataille de Roncevaux bien sûr, et l’épée en 470 c’est Durandal, tous les gamins le savent et en 800, c’est Charlemagne ... celui qui inventa les cols.
tard lorsqu’il s’agira d’utiliser les reliquats pour composer la Super-solution qui n’est à présent plus démentie par Max.
Peut-être devrons nous utiliser le fait que le coche semble faire
demi-tour après avoir déposé le piéton devant une église ?
Pour l’heure, nous ne voyons aucune destination précise qui pourrait résulter d’un décodage plus complexe que la lecture au premier degré du texte mais seulement l’indication qu’il faut quitter
Bourges pour une destination nettement différente de l’axe
Nord/Sud.
Le petit "visuel" de cette I.S. évoque une défense d'éléphant
(mais sans l'éléphant) que les preux chevaliers utilisaient pour appeler à l'aide. Le texte est agencé en deux colonnes dont le contenu présente une similitude de construction. Les lettres en correspondance se suivent dans l’alphabet, à condition d’en intercaler
une : D et B sont séparées par C, idem pour les chiffres, 8 et 6
sont séparés par 7.
Cette règle simple permet de reconstituer la phrase :
«ça s’est passé en l’an 778» : la mort de Roland à Roncevaux
En même temps, je me suis intéressé aux indications supplémentaires (I.S.) : ces petits problèmes bien fermés sur eux-mêmes
sont un vrai régal. “Ca s’est passé en l’an 778” disait une de ces
petites merveilles qui sera décodée plus tard.
21
JOUR 305
SACRÉ CHARLEMAGNE !
«Contrairement à Dagobert, Charlemagne
23 février 1994
avait du bon sens»
Après les vacances de Noël, François était retourné à Jean-Bapt pour continuer sa
math-sup. Lorsqu’il rentrait le samedi à la maison, il avait toujours une curiosité
pour la chasse en cours et petit à petit, notre complicité s’était installée sur le sujet.
C’était "notre chasse".
Raymond Devos
Ce dimanche, j’ai marqué des points en lui expliquant l’histoire du cercle des imprimeurs et ensemble, suivant l’ordre trouvé, nous nous sommes attaqués à la 470 :
l’épée plantée dans le rocher, que l'indication précédente nous obligeait à attribuer
22
à Roland. Le lieu à trouver serait donc le site de la fameuse bataille de 778 : à Roncevaux.
Pour revenir à la charade :
• mon Premier par la gaîté se multiplie: ha, ha, ha…= A • mon second t’offre de l’espace = touche « espace »
• mon troisième de l’air = R ,
A ce stade, nous ne savons pas s'il faut réellement faire le trajet
dans la réalité pour recueillir des confirmations ou des indices savamment cachés dans la nature comme dans une sorte de "rallye" très à la mode dans les années 60.
Ce ne sera qu’à l'occasion d'un voyage d'agrément dans les Pyrénées que je ramènerai quelques photos prises sur les lieux de la
bataille de Roncevaux.
• et mon quatrième de l’eau = O • quand il est couché mon cinquième ronfle : ZZZ = N • mon sixième vaut cent = C ,
• et mon septième n’est qu’un noeud = E • mon huitième a le goût du laurier : le V de la victoire.
• tandis que mon neuvième par l’étonnement se traîne : aah = A • mon dixième est toujours nu quand il a une liaison : un U, • mon onzième enfin est l’inconnue : X • trouve mon Tout : à Roncevaux
La véritable solution de la charade est donc à Roncevaux et par
l’ouverture (Bourges), je devrais “voir la lumière”. Max me conseille donc de tirer un trait partant de Roncevaux et passant
par Bourges.
Le prochain lieu à trouver devrait normalement être sur ce trait.
Manifestement, la symbolique du visuel avec l'épée plantée dans
le rocher évoque la "Pierre de Roland" choisie pour immortaliser
le lieu de la bataille de 778, mais il faudra se reporter à d'anciennes cartes postales pour apprendre qu'à l'origine une épée métallique était fixée sur cette pierre, vandalisée sans doute par
quelque chouetteur en quête d’un encombrant trophée à mettre
sur sa cheminée.
Détail intéressant : pour approcher de ce monument, il faut quitter son véhicule et s'engager à pied jusqu'au tertre. Cela rappelle
23
furieusement le texte de l'énigme précédente laissé de côté pour
plus tard : où tu voudras par la rosse et le cocher. Mais où tu
dois, par la boussole et le pied : «à Roncevaux» et sans doute
l'explication de «à» précédant le nom du lieu voulant nous signifier que c'est bien à Roncevaux qu'il faut quitter la diligence et
marcher jusqu'au monument, sans doute pour y trouver un indice
à utiliser plus tard…Manifestement Max veut nous entraîner dans
un périple à travers la France, son histoire, sa géographie : voilà notre Contexte !
Le jeu de piste se déroule donc sur la carte de France, à partir
de points situés, pour l’instant, à proximité des frontières et à bien
réfléchir, c’est le meilleur moyen d’avoir un tracé suffisamment
précis : Roncevaux ....et plus tard, Golfe Juan.
Quelle sera la prochaine destination ?
L’énigme 580 n’a pourtant pas la prétention de nous envoyer sur
un autre champ de bataille :
Du bon sens, il en fallait, car en n’utilisant que le titre de la 580, le
«à» placé devant Roncevaux prenait tout son sens : l’auteur nous
suggère simplement qu’à Roncevaux il faut faire demi-tour, pas
avant. Ainsi, le trait tracé par Bourges et poursuivi jusqu'à la prochaine frontière nous amènerait à proximité de Carignan, dans les
Ardennes, si la logique que nous avons pressentie s’avère une
des méthodes de décryptage à retenir pour acquérir la sagesse
attendue….à voir plus tard
La 580 c'est aussi le visuel, avec son ambiance "jazzy", qui devrait nous aider à décoder les lettres qui sonnent comme d’anciennes notes de musique. Pour l’heure, il faut tenter de convertir
le code numérique composé de nombres, tous inférieurs à 25,
(donc probablement des lettres de l’alphabet), mais décalés de
deux positions comme le suggère le visuel et de lire le texte obtenu à contresens comme le conseille le titre. Cela ne donne pas
grand-chose d’intéressant, pas plus dans le bon sens que dans
le contresens d’ailleurs.
Et si je remplaçais chaque note de musique par la lettre qui lui
sert de symbole comme dans certaines notations anciennes ?
Aussitôt traduit, le texte révélait toute la splendeur de cette
énigme : une liste de 10 villes dont l’initiale du nom était dans
l’ordre alphabétique et dans le sens des aiguilles d’une montre sur la carte de France. Chaque lettre vaudra donc, pour la
suite, le chiffre correspondant : B comme Bourges vaudra 1, C
comme Cherbourg vaudra 2, D comme Dieppe vaudra 3, E
comme Epernay vaudra 4, F comme Forbach vaudra 5, G
24
comme Gerardmer vaudra 6, H comme Héricourt vaudra 7, I
comme Issoire vaudra 8, J comme Jarnac vaudra 9, A comme Angers vaudra 0.
Visiblement, cette énigme vient confirmer le contexte d'un Tourde-France à réaliser au départ de Bourges, sous la forme
d'une ligne brisée, mais suggère de n'utiliser que les noms de
villes présentes sur la carte Michelin 989, carte identifiée grâce à
une indication supplémentaire. Verlan = envers, donc là-aussi,
pour cette I.S. le bon sens était le contresens...
Pour les impatients : un décryptage sommaire
du bas vers le haut et de droite à gauche donnait du verlan traduit : Gonfle et ses avis tiennent la route, allusion à Bibendum, le bonhomme Michelin, grand éditeur de cartes routières. La carte de France nécessairement utile
pour reporter mes trouvailles serait donc par le
Méga la carte Michelin au 1/1000000 n°989 et
pas une autre …J’ai quelque remord à quitter
cette énigme, car je reste persuadé qu’elle ne
m’a pas livré tout ses secrets. Certes, j'ai :
ment que je traduis par : à Roncevaux, faire demi-tour et par
l'ouverture tu verras la lumière, ce qui se vérifie puisque de Roncevaux, par l'ouverture qui est Bourges, je verrai la lumière, c'est
à dire que je vais remonter vers la source de la lumière en parcourant à l'envers la ligne brisée de son trajet (le mythe d’Orphée ?).
La solution de l'énigme suivante est donc une ville située sur l'axe
Roncevaux-Bourges et si possible, le plus loin possible, à proximité de la frontière.
Cette énigme 580 ne donne pas une destination, mais seulement
des confirmations et indications utiles à préciser le contexte. Ainsi, indépendamment du code de correspondance Lettre = Chif-
• un code à utiliser dans l’énigme suivante (peut-être)
• un support définissant le contexte de la carte Michelin n°989
• un décryptage donnant une destination utilisant un nom de ville
figurant sur cette carte.
Mais il reste quand-même le titre à traduire en terme d'instruction
de mouvement : Le bon sens est le sens du contresens et inverse25
fre, je dois nécessairement m'étonner de la singularité d'un trajet
qui commence par B = 1 et qui se termine par A = 0. Bien sûr, cela vient confirmer l'inversion entre les lettres et les chiffres, mais la
logique aurait voulu que A = 10, par la simple continuation de la
série numérique commençant par B = 1.
Par ailleurs, on est aussi tenté de terminer la série en partant du
principe que A = 0 est bien le terme manquant, c'est à dire le véritable premier terme de la série et ainsi, s’obliger à tracer le segment AB pour « boucler la boucle », à la manière du Tour de
France.
Si on trace le segment AB correspondant à la logique, non seulement on boucle le tour, mais on fait apparaître un dessin très signifiant quand on se souvient que Bourges est un coeur (le coeur de
la France) et que par ailleurs "ce n'est le bon chemin que si la
flèche vise le coeur." (énigme 470)
Ce n'est donc pas un hasard si le profil adopte la forme d'un
coeur, dont le coeur est atteint par une flèche. La ville de La Flèche dans la pointe de la flèche vient, en forme de clin d’oeil, compléter le tableau. Max est passé par là !
Seul le tracé du segment AB, terminant le dessin, est en mesure
de faire apparaître la forme d'un coeur percé par une pointe de
flèche. En archerie, la ligne de mire permet de viser la cible au
coeur malgré la forme parabolique de la trajectoire de la flèche,
mais s'agissant d'une flèche d'Apollon, donc d'une flèche de lumière, sa trajectoire en ligne droite se confond avec la ligne de
mire AB, Angers-Bourges.
Pour mémoire, le décryptage de cette I.S. donnait : "pour trouver la ligne de mire, l'ouverture est le bon guidon". Décryptage parfaitement illustré par la ligne de mire mise en évidence
ci-dessus.
Enfin le constat, que le coeur possède lui-même un coeur, intervient pour la deuxième fois et sera probablement utile plus tard..
Vient ensuite l’énigme 600. Nous donnera-t-elle une destination ?
Rien n’est moins sur !
26
chement de ces deux termes jaillit la lumière, un peu comme une
explosion. Simple évocation du contexte de la Chimie ? De manière plus condensée, nous sommes dans le contexte d'un langage particulier qui allierait l'arabe (pour les chiffres) et les initiales latines (pour les lettres).
Plusieurs mois se passent sans progrès sensible. Entre temps,
avec l'aide de ses copains de lycée, un moment branchés sur les
énigmes, François m'a rapporté le décodage astucieux de la fibule de Preneste.
A partir du code utilisant les initiales des 10 villes, B vaudra 1, C
vaudra 2, D vaudra 3, E vaudra 4, F vaudra 5, G vaudra 6, H
vaudra 7, I vaudra 8, J vaudra 9, A vaudra 0, on obtient une
suite de nombres décimaux, séparés par des points et des virguNos recherches bibliographiques se sont terminées dans l'Encyclopédie Universalis : Al-Mar apparait dans un article relatif à IBN
SAB'IN, mystique musulman dont Ishaq b al-Mar ab Dahhaq a
été le maître. Ce mystique affirmait que les mystérieuses lettres
qui sont au début de certaines sourates constituent la clé de
la compréhension du Livre.
Ainsi cette référence dictait de s'intéresser aux Initiales pour trouver la clé. Al-Mar pouvait aussi se comprendre comme "les Maures" pour renvoyer à la langue arabe.
La fibule de Preneste n'est pas non-plus ignorée de l'encyclopédie. Elle est citée dans un article consacré à l'alphabet latin
comme le premier témoignage d'une inscription latine. La fibule
de Preneste nous renvoie donc elle aussi à la linguistique : la langue latine. L’usage de «s’allie» laisse entendre que du rappro27
les qui ne sont pas autre chose que les masses atomiques des
éléments naturels dont il suffit de reprendre le symbole chimique pour constituer une phrase du style de celle bien connue des
lycéens : Napoléon mangea allègrement six phoques sans claquer ; sauf que de notre situation, ce sont les symboles chimiques eux-mêmes qui fabriquent une phrase de la façon suivante :
pour considérer Carignan comme la 3ème étape à trouver après
Roncevaux, sans avoir eu à trouver la clé cachée en 600 ! Bizarre…Cette clé ne serait donc utile que plus tard ?
• BDI,J. = 138,9 correspond à l'élément n°57 appelé Lanthane de symbole La .
• DF,F = 35,5 correspond à l'élément n°17 appelé Chlore de
symbole CL et ainsi de suite...
Désormais, pour François et moi, la clé se cache sur un navire
noir perché et la symbolique de l'Eglise invite à relire l’Ancien
Testament : le Déluge, l’Arche de Noé recouverte de bitume…Mais pourquoi diable ce diable de Max a-t-il intercalé deux
énigmes entre Roncevaux et Carignan, ville des Ardennes qui n’a
que le mérite de figurer sur le même trait Roncevaux/Bourges et
pourquoi être passé par Roncevaux au lieu d’aller directement à
Carignan ?
Voyons la suite…et, dans l’ordre, l’énigme 500
C’est Carignan dont le nom en Morse nous est un peu “télégraphié”, en remplaçant le
code binaire 2,4 par trait,
point. Je traduis donc la
suite : 2424-42-424-44-22424-42-24 par CARIGNAN.
Cette énigme qui démarre à Carignan, nous fait ensuite emprunter l’orthogonale (vers la gauche ou vers la droite ?) pour trouver
la Spirale à quatre centres qui deviendra la fameuse « S.A.Q.C. »
des échanges sur Minitel. Pas de spirale, pas de mesure !
Vient ensuite la 420 :
Cette énigme, déplombée très facilement bien avant d’avoir l’ordre des énigmes, m’avait fourni Golfe-Juan. La longueur de la flèche d'Apollon peut être calculée à partir de la vitesse de la lu-
Cette observation me suffira
28
de liaison entre la destination de la 420 avec la précédente destination située sur l’orthogonale passant par Carignan.
Alors, prête un arc à Apollon…vient compléter le contexte et définit la méthode consistant à tirer des traits sur la carte de
France. Il suffira de se reporter à la carte de R.L. Stevenson dans
l’ile au trésor pour le constater ! Max nous l’avait pourtant dit à
sa manière..dès sa première I.S. Négative :
mière et du temps mis par ce trait pour s’abattre, compté en fractions de jour sidéral.
Le jour sidéral est une unité de temps parfaitement définie : exprimé en secondes, le jour sidéral vaut 86.164,1 secondes. La vitesse de la lumière communément admise dans l'air étant de
300.000 km/s, la longueur de la trajectoire de la flèche à trouver
est donc de : 300.000 x 86.164,1 / 46.241.860, soit 559,0007 km.
Compte tenu de l'extrême précision du résultat, à 0,7 mètres
près, la flèche à trouver, en tant que trait à tirer sur une carte mesurera donc la longueur de la trajectoire calculée de 559 km, soit
559 mm sur la carte Michelin n°989. L’arc d’Apollon n’est autre
que le soleil qui envoie ses traits de lumière et c’est de là où l’aigle a laissé la trace de ses serres dans le sable que cette flèche
doit être tirée. Logiquement, cette flèche ne peut qu’être l’élément
29
JOUR 353
LA CHINE A FAIT TOMBER UNE MURAILLE..
« il a fallu trois ans et 3500 ouvriers
12 avril 1994
pour raser les fortifications de
Carusburc »
Petit à petit, le jeu s’est installé dans notre vie et toutes les occasions sont bonnes
pour que François et moi “reprenions notre travail”. Travailler consiste à profiter de
chacune des venues de François pour nous replonger dans les énigmes et partager nos découvertes ou nos déconvenues. Trois mois déjà, depuis ma première
lecture du livre, mais bientôt un an est passé depuis sa parution en librairie et la
Chouette d’Or n’a toujours pas été trouvée !
Aujourd’hui, François n’est pas venu et, en compagnie de Josette, nous partons
“chiner” au Perray en Yvelines. Les brocantes nous occupent volontiers le dimanche et pendant que Josette négocie d’anciens verres de bistrot, je feuillette machinalement des vieux bouquins. J’ai précisément entre les mains un vieux dictionnaire du 19ème siècle. Il y manque des pages et celles qui restent sont un peu moisies, mais tout est encore très lisible. Une particularité m’a frappé : tout y est mélangé, les noms propres avec les noms communs. Pour m’occuper, je recherche
Al Mar, Preneste, etc., on ne sait jamais. A Carusburc : rien.
D’évidence, la tournure, choisie par Max dans la 560, désigne pourtant un nom
de lieu. Or, dans la liste des 10 villes, seules Bourges et Cherbourg présentent un
air de famille avec Carusburc. Bingo. C’est Cherbourg ! Tout y est dit sur les anciens noms de cette ville et Carusburc est dans la liste. Rentré à la maison, un rapide coup d’oeil (et de crayon) sur la carte au méganième de chez Michelin me
30
rassure totalement : la méthode de l’île au trésor fonctionne à merveille.
Je viens probablement de trouver, un peu « au bol », le passage
de la 420 à la 560 car, comme par hasard, Golfe Juan, Bourges
et Cherbourg sont alignés. Max n’a donc rien laissé au hasard,
j’en suis à présent persuadé ! En l’occurrence, je constate que
l’accès au nom d’une ville-étape est plus ou moins compliqué et
ne nécessite pas systématiquement de construire le trajet puisque l’ordre en est connu : celui donné par la B. Voyons donc
cette 560 de plus près :
Dans Hernani, Victor nous entraîne en Espagne et à Aix la Chapelle tandis que la ville de Spire toute proche est une bonne candidate au rôle de spirale à quatre centres, mais nous y sommes
assez fâchés avec l’orthogonale. Cela ne sert à rien d’aller plus
loin car, sans la spirale, point de mesure !
Résumons nous : Je cherche une spirale située sur une orthogonale à la droite qui relie Roncevaux à Bourges, passant par Carignan et située à l'intérieur de l'angle formé par les alignements
Golfe-Juan/Serre-Chevalier et Golfe-Juan/Isola2000 afin de respecter l'indication supplémentaire du Tour de France.
Le 15 juillet 1993 le Tour de France a franchi l'étape Serre-Chevalier/Isola2000, par conséquent, la flèche d'Apollon tirée depuis la
plage de Golfe-Juan se situe à l'intérieur de l'angle (vert clair). Sachant par ailleurs que la flèche d’Apollon n’a pas été croisée le
lendemain alors que le Tour partait d’Isola, dans la vallée, l’angle
de recherche peut être nettement resserré.
Ce sont encore d’autres dictionnaires qui me renseigneront sur
les citations latines et qui me feront relire avec plaisir le théâtre de
Victor Hugo.
Sachant que la spirale est à chercher sur l'orthogonale à la ligne
Roncevaux/Carignan, au départ de Carignan et que la précision
toute relative de Max est largement suffisante pour ce que j'ai à
en faire, je trace une zone tenant compte d'une possible incertitude angulaire par rapport à l'orthogonale.
31
La combinaison des deux angles me donne ainsi une
zone restreinte à explorer à la recherche d'une spirale.
Tout un programme...
Sachant que le point recherché doit se trouver à l'intersection de la flèche et de l'orthogonale, il est facile de
situer la ville dans l'Est de la France, du côté de Saverne et pourquoi pas à Dabo puisque ce nom revient
souvent sur les forums.
S'agissant d'installer cette chasse dans la durée, je décide d'afficher la carte de France sur un mur du soussol afin de pouvoir y planter des punaises et tendre des
fils matérialisant le trajet à faire : celui de la lumière ?
Ce sera désormais «mon Île au Trésor».
32
JOUR 490
LA CLEF EST CACHÉE, LA FLÈCHE ET LA NEF AUSSI !
« C’est ainsi que Roland épousa la belle
27 août 1994
Aude »
Victor HUGO (La légende des siècles)
La grande affaire de ce mois d’août c’est le mariage d’Isabelle et de Laurent qui
entre ainsi officiellement dans la famille. La petite église de Champigné, près d’Angers, est bondée. Tous nos amis, les deux familles sont là et l’émotion est à son
comble lorsqu’Isabelle franchit à mon bras le seuil de l’église. Dehors il fait chaud
et la fraîcheur de la nef est bien accueillante. Les futures belles-mamans sont au
premier rang devant l’autel. Josette cache son émotion en étant très attentive aux
plis de la robe de dentelle d’Isabelle et à la couleur de ma cravate : elle vient juste
de s’apercevoir que je n’avais pas mis celle qu'elle m'avait choisie pour la circonstance.
Simplicité, cordialité, fraternité et spontanéité : tout sonnait juste,
même les cloches ! Pas trop préparé, pas trop apprêté. Simplement le fruit d’une longue et amicale connivence parmi l’assistance. Les amis de toujours sont là. Ils ont trouvé le chemin de
Champigné à partir du jeu de pistes que je leur avais envoyé.
D’abord le matin, le chemin de la Mairie d’Angers où Josette et moi, ainsi qu’une bonne partie de nos amis,
avons fait nos études. Le blason d’Angers (une des 10 villes de
Max), tout le monde le connaît : une clef et ce n’est pas par hasard si j’ai donné le bourg de La Flèche comme point de repère
33
à ceux qui venaient de la région parisienne, afin de prendre l’orthogonale ....
Cela fait à présent quatre mois que nous sommes bloqués avec
cette fichue spirale et malgré trois semaines de vacances studieuses, le navire est toujours autant perché que caché. Même les indications supplémentaires ne nous fournissent aucun indice.
19 années plus tard, Victor Hugo, encore lui, inspirera un malicieux détournement de l’affiche de la Cité de la Mer rebaptisant
Neptune un drakkar de l’époque Léon IX.
Tout au plus des fausses pistes :
Saint-Jean-de-Luz et son mariage célèbre,
Le Saint Michel : le navire noir de Jules Vernes qui a écumé la
Baie de Somme et dont nous avons visité le Musée à Nantes.
Retour à Paris où m’attendait une intervention chirurgicale retardée pour cause de mariage. Brève convalescence qui me donne
l’occasion de visiter en détail le Musée de la Marine.
Rien ! pas la moindre trace de navire noir célèbre.
34
JOUR 727
UNE PIERRE BLANCHE POUR UN ROCHER NOIR.
« La vérité est comme le soleil. Elle
21 avril 1995
fait tout voir et ne se laisse pas
regarder.»
Victor Hugo (Océan, tas de pierres)
En ce vendredi, nous attendons le coup de fil de François pour connaître l’heure
d’arrivée de son train. Ce sera à Saint Quentin en Yvelines et j’en profiterai pour
montrer à Laurent l’architecture spectaculaire de la Ville Nouvelle : la Place Ovale
avec ses cascades d’inox et ses lampadaires articulés.
Il est 18 heures mais François n’est pas au train annoncé. Le prochain est dans 3/
4 heure. Nous avons juste le temps de visiter le Théâtre et la Médiathèque avant la
fermeture. Nous y entrons donc pour feuilleter quelques revues. Laurent a le nez
dans l’Argus car il veut changer de voiture. De mon côté j’ai trouvé “l’Alsace vue
du ciel” (pas par hasard). De merveilleuses photos des châteaux et des vignobles alsaciens. Le sommaire m’indique le Rocher du Dabo dont j’avais
entendu parler sur le forum et son
village en forme de Croix de Lorraine.
Le village du Dabo ferait bien mon
affaire à la condition d’y une spirale.
Et justement, elle est là cette spirale : la route qui monte au rocher.
La spirale est un peu inclassable !
35
La chapelle est
consacrée à
Saint Léon à l'altitude de 647 mètres.
Ma religion est
faite et plus tard
le Guide Bleu me
décrira le rocher
pareil à la proue
d’un navire. Il me
racontera également l’histoire du Château des Comtes de Dagsbourg, aujourd’hui détruit et dont un des héritiers deviendra pape
sous le nom de Léon IX et entrera dans Rome en l’an 1049 précédé d’un Coq. Tiens-tiens…
Plus tard, je ferai le détour par Dabo et prendrai quelques photos.
En guise de confirmation, je vérifie que Dabo, non seulement figure sur la carte Michelin 989, mais qu’en plus, elle est sur un
cercle de rayon 559 km (longueur de la Flèche d’Apollon), centré sur Golfe-Juan.
Ce jour (second anniversaire de la chasse) est à marquer d’une
pierre blanche car le tournant du jeu, c’est la spirale bien sûr !
Max avait certainement insisté pour avoir une spirale dans le visuel de la 560 : le coquillage en forme de cône évoque encore
mieux cette spirale en 3 dimensions que forme la route montant à
la chapelle St Léon.
Très vite alors, tout s’enchaîne facilement : en 420, j'avais laissé
pour plus tard le calcul de la valeur de la mesure dans l'attente
de trouver la spirale à Dabo et de confirmer Carignan.
A 2424-42-424-44-224-24-42-24, emprunte l'orthogonale. Pour
trouver la Spirale à quatre centres, 560.606 mesures, c'est loin.
Mais par le Méga, c'est un million de fois moins.
La valeur de la mesure peut à présent être calculée à partir de la
distance Carignan-Dabo mesurée sur la carte Michelin n°989 au
millionième soit 184,5 mm.
Donc la mesure vaudrait 184.500 / 560.606 = 0,3291 mètres.
Ce résultat brut fixe la mesure à 32,91 cm, mais sachant que le
support en papier sur lequel est imprimée la carte est très sensible à l'humidité, donc de taille fluctuante, la prudence m'impose
de ne retenir que la valeur entière la plus proche : 33 cm, valeur
approchée de la mesure qui restera à confirmer, dès sa prochaine utilisation, mais fort sympathique puisque proche du pied.
Le pied est une très ancienne mesure de longueur dont la valeur
a subi de nombreuses déclinaisons temporelles et géographiques autour de 0,3 m. Il est rassurant de constater que la valeur
de 0,33 m correspond au Pied de Bourgogne, ou encore le
pied royal ancien (0,327m) en usage à l'époque de Léon IX.
Ce choix devait être orienté en observant que la proposition servant au calcul est un alexandrin, donc comporte 12 pieds, tandis
que le contexte de la poésie était suggéré par la citation latine :
UT QUEANT LAXIS identifiée comme le début de l'hymne à
Jean-Baptiste ayant été choisi par Guy d'Arezzo (992-1050), contemporain de Léon IX (1002-1054).
36
37
La valeur de la mesure
permet à présent de calculer les distances exprimées à l'aide de
cette unique unité de
mesure, notamment en
420, j'avais laissé de côté : Alors prête un arc à Apollon : de là, il comptera 1969,697 mesures vers le zénith.
Apollon devra donc compter 1969,697 mesures, soit 650,00001
mètres vers le zénith, donc verticalement, depuis l'endroit où Napoléon débarqua en 1815, sur la plage de Golfe-Juan. Le niveau
de précision du résultat, à 10 microns près, confirme le choix
d'une mesure valant un pied de 33 cm.
La plage de Golfe-Juan étant par principe à l'altitude zéro, définie
par les géographes comme étant le niveau moyen de la Mer Méditerranée mesurée à Marseille, l’endroit atteint par la flèche d’Apollon est donc à une altitude de 650 mètres, précisément 3 mètres de plus que l’altitude que les géographes ont attribué au
Schlossberg. Ce point n'est certainement pas anodin pour Max.
En janvier 96, pour ce second anniversaire de ma chasse, la Providence a encore frappé puisqu’un déplacement professionnel
avec Claude m’amène à Saverne, à quelques kilomètres de Dabo. Puisque la clé se cache «sur» le navire noir perché, je peux
toujours y aller voir ? Je visiterai donc ce navire noir perché :
Curieux de voir la Croix de Lorraine annoncée dans le Guide
bleu, j’ai emprunté l’escalier de pierre montant à la terrasse. Les
nombreux graffitis du plafond étaient autant de stigmates laissés
par les nombreux chouetteurs
ayant fréquenté ces lieux depuis
maintenant bientôt trois ans. Pour
la petite histoire, le prénom de
MAX figure en bonne place parmi
les nombreux graffitis ornant les
marches de l’escalier de pierre
conduisant, en spirale, au sommet de la tour.
La table d’orientation indique pour sa part l’altitude de la terrasse
en haut du clocher de la basilique : 665 m, sans doute parce que
cette table d'orientation devait, à l'origine, être installée sur le balcon couronnant le clocher…
Deux I.S. nous mettaient sur la bonne voie en remarquant que
«Née clef en main» est l'anagramme parfaite de " Nef encalminée".
La Nef et la clé ont donc partie liée, (la clé se cache sur un navire noir perché) et la main qui tient la clé en 600 a donc aussi
partie liée avec la ville-clé à viser de la 560.
la basilique Saint Léon.
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JOUR 1020
LA BULLE DU PAPE LÉON...
«et les clefs du Royaume de Neptune»
8 février 1996
(20.000 lieues sous les mers)
Jules Verne
La clé se cache sur un navire noir perché, donc elle se trouve logiquement à l’extérieur de la nef. De plus, étant cachée, elle n’est pas visible mais seulement
suggérée par les éléments extérieurs.
Contrairement aux conventions
habituelles, le Pape ne tient pas
les deux clés dans sa main. Les
clés sont en partie cachées par la
tiare papale sur le blason de
droite. Enfin, l’édifice n’est noir
que par opposition à la statue
blanche du Pape Léon.
Il reste que cette basilique est
mon beau navire noir perché à
647 m ou 665 m selon les sources
consultables en 1993, ou encore 629 m comme l’indique le GPS actuel. Or, la flèche «à trouver» ayant atteint l’altitude de 650 mètres, deux méthodes de calcul
peuvent être utilisées selon qu’on utilise la référence d’altitude de 665 m pour la
terrasse du clocher de l’église ou la référence d’altitude de 647 m pour le rocher
figurant sur la carte IGN disponible en 1993.
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Petite digression architecturale pour lever le doute :
Tout géographe est un peu un Atlas qui s’ignore…et il en va des
géomètres comme des géographes : donnez-leur un point d’appui et ils vous soulèvent le Monde. Dans le cas présent, nous disposons de deux « points d’appui » disponibles et accessibles facilement pour Max en 1993 :
- d’une part, la carte IGN mentionnant 647 m pour l’altitude du
Rocher de Dabo. Questionné au 1er degré sur Minitel, Max a consenti à préciser l’altitude à partir de laquelle Apollon devait tirer
sa flèche et que j’assimilerai à 2 m environ. Ainsi, après avoir parcouru 650 m vers le zénith, la flèche d’Apollon devait atteindre
une altitude proche de 652 m, soit environ 5 m au dessus du parvis la basilique.
- d’autre part, la brochure du Syndicat d’initiatives ayant financé les plaques ornant la table d’orientation qui indiquent 665 m,
tandis que nous connaissons les altitudes relevées par l’IGN à différents niveaux de l’édifice.
Bien évidemment, nous constatons un certain « désaccord » entre les géomètres et les géographes, mais les architectes vont les
réconcilier avec la métrologie. Ainsi, partant de la table d’orienta-
tion à 665 m qui avait vocation à être installée au niveau de la terrasse, les proportions connues de l’édifice permettent, par la géométrie, de désigner l’endroit concerné par l’altitude de 650 m atteinte par la flèche : les armoiries du Pape Léon IX..
Partant du parvis de la basilique à 647 m, une flèche quittant Golfe-Juan à 2 m d’altitude et parcourant 650 m vers le zénith se présentera à Dabo à l’altitude de 652 m, soit 5m au dessus du parvis, à l’altitude des armoiries du Pape Léon IX.. Dans les deux
cas, le point d’impact
de la flèche sur la façade de l’édifice se situe à environ 5 m au
dessus du niveau du
sol, à l’altitude des armoiries du Pape Léon
IX. Revenons à présent
à notre bon Pape Léon.
Sa statue figure «en
pieds» SUR la façade
de la chapelle, juste au
dessus de ses armoiries, endroit atteint par
la flèche d’Apollon à l’issue de sa trajectoire depuis Golfe-Juan. Le blason de droite est celui
des Papes avec les 2
clés croisées tandis
que sur celui de gau40
che figurent les armes de
sa famille : une escarboucle, pierre de grenat jetant
ses rais de lumière dans
les 8 directions principales.
Le soleil, symbole d’Apollon, éclaire dans toutes les
directions mais une seule
de ses flèches pointe vers
le zénith et seule cette flèche pourra m’indiquer où se cache la
clé. Cette flèche désigne la statue du Pape Léon IX : la clé =
Léon, née en 600 sur le navire noir perché et clé à utiliser en 560.
Ainsi, la clé cachée sur le navire noir perché n’est autre que le
nom « Léon » choisi par Brunon d’Eguisheim pour faire son entrée dans la Papauté. Cette clé vient confirmer la séquence des
déplacements depuis Carignan sur la carte Michelin
989.J'aborde à présent l'énigme 560 dont le début du texte est
un sujet d'étonnement : Max ne m'a pas dit comment me rendre à
Carusburc que j'avais déjà identifié comme Cherbourg. Or, à l'évidence, j'y suis dès le début de la lecture de cette énigme 560.
Par quel miracle Max a-t-il pu rendre cela possible ? Un petit retour en arrière semble nécessaire, ne serait-ce que pour bien vérifier que la 420 ne nous cacherait pas encore quelques reliquats
ou quelques pépites.
Je viens de terminer la lecture de l'énigme 420 par :
«Hâte-toi de trouver la flèche». Une première interprétation m'avait incité à
rechercher une flèche (un
des rais de lumière de l'escarboucle) à 5 m du sol qui
devait m'indiquer la clé cachée sur la façade de la
basilique, tandis qu’une
deuxième interprétation
m'avait fait assimiler la flèche (trait à tirer depuis Golfe-Juan) à la longueur de la
trajectoire jusqu'à Dabo,
soit 559 km.
C'était oublier la première
flèche rencontrée, plantée dans le coeur dessiné par la ligne brisée reliant les 10 villes du code musical de l'énigme 580. La
pointe de cette flèche visant le coeur de Bourges est bâtie sur les
segments CB (Cherbourg/Bourges) et AB (Angers/Bourges) et
"curieusement" le trait CB (Cherbourg/Bourges) se prolonge en
passant "pile-poil" par Golfe Juan.
Hâte-toi de trouver la flèche équivaut donc à une instruction consistant, depuis Golfe-Juan, à viser Bourges, puis Cherbourg, véritable destination finale de l'énigme 420.
41
«Ça se corse !» comme aurait dit Napoléon à Cherbourg…En réalité, il a seulement dit depuis sa statue : « j’avais résolu de renouveler à Cherbourg les merveilles de l’Egypte ».
De quelles merveilles d’Egypte parlait-il ?
Il faut là-aussi remonter le fil de l’Histoire, précisément en 1858 à
l’occasion de l’inauguration des travaux pharaoniques créant un
avant-port imaginé par Napoléon 1er. La pose de la statue inaugurera le terminus de la ligne de chemin de fer en même temps que
la mise en eau du bassin Napoléon III.
Il ne faudrait pas oublier que nous sommes dans un jeu de pistes
et la question qu’il convient de se poser serait plutôt du genre :
avec quels indices Max a-t-il imaginé de nous faire quitter
Cherbourg ?
Si le geste du bras droit de Napoléon embrasse la fameuse rade
et son port militaire, sa main droite (celle qui fonde, pas celle qui
menace…) ne désigne aucun lieu privilégié, tandis que son regard est clairement tourné vers la mer.
Personnellement, je trouve que l’inscription sur le socle de la statue aurait très bien pu être rédigée par Max, tant son caractère
reste sibyllin à première vue.
J’y verrais volontiers une allusion aux hiéroglyphes et donc à un
sens caché qu'on ne
peut commencer à décrypter qu’après avoir
identifié le sens de lecture, conventionnelle-
42
ment indiquée par le regard des êtres vivants représentés. Napoléon regardant la mer, la clé ne peut que nous venir de la mer :
Neptune et ses aides, mais cela nous le savions déjà. Si Napoléon nous a caché quelque chose, c’est peut-être par la voix de
son Aigle en 420.
Retour sur la plage de Golfe-Juan après avoir déchiffré : c’est là
que l’aigle imprima la marque de ses serres dans le sable cent
jours avant de se casser le bec et y laisser ses plumes.
Le N majuscule du visuel est aussi le chiffre de Napoléon empereur tandis que le texte évoque le début de l’épisode des CENT
jours commençant dans le sable, sur la plage de Golfe-Juan.
Soit !
L’autre contexte est celui de l’Aigle, oiseau emblématique et surnom de Napoléon, qui sera vaincu 100 jours plus tard et qui perdra définitivement sa couronne, lorsqu’il se cassera le bec et y
laissera ses plumes.
Alouette, gentille alouette….Cassez le bec à Napo-léon, il restera
Léon. Les plumes, toutes ses plumes, c’est donc son plumage
qu’il y laissera. Que lui restera-t-il sinon son ramage ? Léon est
aussi le ramage du Paon, aux plumes célèbres dont se parent volontiers les usurpateurs, autre surnom de Napoléon, mais Paon
est encore l’anagramme de Napo, le bec que l’aigle se cassera
bientôt..
Encore une petite dernière pour la route .. Napoléon ?
Notre Aigle était féru de belles mathématiques, le «Problème de
Napoléon» consistait à retrouver le centre d’un cercle uniquement à l’aide d’un compas. Les deux mots magiques sont là : centre - compas
Si la construction en est relativement simple, le visuel de la démonstration qui utilise les propriétés des triangles rectangles, laissera songeurs bien des chouetteurs, amateurs de becs cassés…lorsqu’ils partiront à la recherche des Sentinelles que Napoléon a laissées tout au long de sa Route.
43
En 560, Le titre AD AUGUSTA PER ANGUSTA n'apparaît pas signifiant pour l'instant. Cette citation latine est extraite de Hernani,
drame de Victor Hugo, c'est le mot de passe des conjurés.
«Quand, à Carusburc, tu auras Albion dans le dos, Cherche l'Ouverture qui révèle la Lumière Céleste» se lit, dans le contexte napoléonien : quand, à Cherbourg, tu auras l'Angleterre dans le
dos, cherche Bourges.
«Ne t'attarde pas, ne demande pas ton reste, Mais apprête-toi à
marcher sur les eaux.» se lit : ne reste pas à Cherbourg, mais
apprête-toi à passer sur la mer (allusion à un trait tiré sur la
carte qui doit passer en mer).
Le vol de l’Aigle ne faisait que commencer...de clocher en clocher
En guise de synthèse, en plus du trajet reliant les 6 villes-étapes
déjà trouvées, Napoléon vient nous confirmer que Léon est bien
la clé qu’il nous faut désormais utiliser pour aborder la 560 afin
de trouver la prochaine destination.
1ère étape : Bourges, 2ème étape : Roncevaux, 3ème étape : Carignan, 4ème étape : Dabo, 5ème étape : Golfe-Juan, 6ème étape :
Cherbourg.
À noter que je viens de faire 559 km pour aller de Dabo à GolfeJuan et que, curieusement, l'énigme suivante commence par
560, (soit 559 à 2 millièmes près).
«Par deux fois, Neptune viendra à ton secours Et te mènera loin
du Septentrion glacé.» se lit : Par deux fois, le dieu des eaux
t'aidera à passer, tu devras franchir deux "eaux" différentes,
en gardant le dos tourné au Nord, donc probablement franchir
la baie du Mont St Michel, pour satisfaire à L’I.S.
«Poursuis ta route et n'interromps pas ton parcours Avant de voir,
par l'Ouverture, la Nef encalminée.» se lit : poursuivre ma route
vers le sud jusqu’à l’océan Atlantique pour me faire aider par
Neptune une seconde fois et ne m’arrêter que lorsque je vois,
par Bourges (l’ouverture), la chapelle de Dabo (la nef encalminée).
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La méthode est assez clairement expliquée, à la nuance près
que je ne sais pas précisément quelle direction prendre vers le
sud où je distingue au moins 2 villes-étapes déjà connues :
• Roncevaux, solution de l'énigme 780 et
• Saint Jean de Luz, qui doit être écartée d'après l'IS : Max fait
ici allusion au mariage de Marie-Thérèse et de Louis XIV célébré à Saint-Jean-de-Luz. Elle n’y est pas mais aurait pu y être...
Roncevaux, ville déjà connue, donc utilisable pour se diriger
vers le Sud, en passant par le col de Roncevaux, passage
étroit susceptible d'être évoqué par le titre AD AUGUSTA PER
ANGUSTA, signifiant littéralement : vers de grandes choses par
des voies étroites.. Cela restera tiré par les cheveux, aussi longtemps que la bonne méthode pour descendre vers le sud restera
ignorée. C’est le bon moment de se souvenir de l'avertissement :
clé sur la chapelle de Dabo). En fait, « par
deux fois » cache un double sens, lorsque
je remarque que Neptune est aussi le nom
d’une espèce de coquillage qui a la particularité de posséder une coquille en
forme de spirale conique rappelant le visuel
560 et la spirale conique
de la route montant au
Rocher.
Comme la clé de Neptune doit être utilisée une seconde fois, la
clé-Léon doit certainement être utilisée pour caler la direction
vers le sud de manière à aligner la ville de Léon, qui figure aussi
sur la carte Michelin 989, alignée également avec Roncevaux.
CQFD !
Il est ici question de la clé trouvée sur le navire noir perché :
Léon, clé que je dois retrouver dans cette énigme 560
Cette clé, tendue par une main qui sort de l'eau, est celle que
Neptune nous incite à utiliser pour nous venir en aide, par deux
fois. La première fois est évidente, s'agissant de descendre vers
le sud jusqu'à aligner l'ouverture et la nef encalminée (la chapelle
St-Léon), ce qui revient à aligner Bourges et la statue de Léon (la
45
Les aides de Neptune sont donc des clés « angulaires » permettant de suivre les bonnes directions sur les cartes. Sur la
carte Michelin 989, elles nous donnent rendez-vous en mer Cantabrique, sauf qu’il est question d’un troisième rendez-vous qui
reste encore à trouver, grâce à la dernière proposition en 560 :
«Sans dévier d'un pouce, tire un trait, Et tu ne regretteras pas ce
que tu as fait» que je décoderai de la manière suivante : Tire une
flèche (geste de l’archer du visuel 600 où le pouce tient la clé
comme une flèche), dont tu connais la longueur (c'est un trait
de lumière de 559 km de long) et qui doit se terminer sur un tracé antérieur (que tu ne regretteras pas d'avoir tracé).
Selon l’indication supplémentaire de Max, la clarté viendra de
trois habiles rendez-vous en mer cantabrique. Le 3ème trait étant
celui restant à tirer depuis le lieu des 2 rendez-vous avec les clés
de Léon. Un voyage à Rome m’avait appris que, dans certaines
circonstances, le Pape Léon IX disposait de 3 clés. Je les avais
même photographiées, dans la même salle que la Fibule de Prenestre.
Dès lors, ce dernier « trait » à tirer doit non seulement recouper
un trait déjà tracé sur la carte 989, mais doit aboutir en un lieu
ayant un rapport étroit avec « la clarté », un peu celle que nous
suggérerait l’évocation de Saint-Jean-de-Luz.
Luz, comme lux et comme lumière.
46
JOUR 1074
APOLLON...AU PONANT
« Tous ces jours passeront ; ils
passeront en foule Sur la face des
mers, sur la face des monts,»
Victor Hugo (Soleils couchants)
2 Avril 1996
la clarté viendra de trois habiles rendez-vous en mer cantabrique
Je dois donc tracer (habilement) sur la carte le cercle centré sur le lieux des 3 rendez-vous en mer cantabrique et de rayon 559 mm (559 km étant la longueur du
trait tiré antérieurement par Apollon). Je me méfie quant à l'orientation à suivre
pour le tracé vers le sud à partir de Cherbourg, car le 3ème trait à tirer doit se terminer sur un tracé déjà réalisé.
Trois solutions sont en concurrence car le cercle de rayon 559 km centré sur les 3
rendez-vous au large de la Pointe de la Coubre recoupe l’axe Bourges - Carignan
dans l'agglomération de Châlons-sur-Marne, recoupe aussi l’axe Bourges - Dabo
aux environs de Chaumont et recoupe enfin l'axe Cherbourg - Golfe Juan dans la
corne de la Drôme.
Châlons-sur-Marne et Chaumont seront vite éliminés grâce aux indications supplémentaires, l'une étant sur la rive gauche de la Marne, l'autre ne permettant que
deux rendez-vous. Dans le genre “tu ne regretteras pas ce que tu as fait”, la
Drôme est le meilleur choix puisque dans ce cas, il y aura bien 3 rendez-vous en
Mer cantabrique !
47
Une belle confirmation m'attend encore avec la première flèche rencontrée, car, par un heureux «hasard»,
l'axe de la flèche tirée en direction
de Lus est parallèle à la ligne de
mire Angers-Bourges et par conséquent, la première flèche reprend
aussi du service, visant à présent le
Le point de rencontre ne désigne aucune ville moyenne : rien sur
la carte Michelin au millionième. Pas de ville identifiée mais par
contre de nombreux terrains publics car la région entre Gap et
Die est plutôt montagneuse.
La carte détaillée du département de la Drôme situe l'extrémité
de la flèche, de façon certaine sur te territoire de la commune de
Lus-la-Croix-Haute, la commune la plus à l'Est de la Drôme.
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coeur de la lumière de Lus et la ligne de mire de la même et
exacte inclinaison.
A l’issue du décryptage de la 9ème énigme, j’ai donc identifié la
ZONE sur le territoire de la commune de Lus-la-croixhaute.
Mais avant, notre Tour de France étant bouclé, je peux le soumettre à l’épreuve des indications supplémentaires relatives au Tourde-France-1993.
L'indication supplémentaire négative de Saint-Jean de Luz reprend ici du service : on ne vise pas St-Jean-de-Luz, mais Lusla-Croix-Haute et,
dans les deux cas, on
vise la lumière :
Lus = Luz = Lux = Lumière.
Lux est effectivement
l’un des anciens noms
de Lus-la-croix-haute,
au lendemain de la
Révolution.(carte de
1790), nom qu’elle avait
déjà porté en 1692.
Je connais à présent les principes appliqués par Max pour verrouiller les décryptages : Toute étape trouvée est systématiquement confirmée par l’énigme qui suit.
La destination de Lus-la-croix-haute ne doit pas déroger à cette
règle et ne pourra qu'être confirmée en 650 (10ème énigme).
Le 15 juillet 1993 le Tour de France a franchi l'étape Serre-Chevalier-Isola 2000. Il a bien croisé la Flèche d'Apollon dont la
trajectoire relie Golfe-Juan à Dabo.
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En prime, s'agissant d'une ligne de lumière, à-priori infinie, l'étape
Serre-Chevalier Isola_2000 croise le prolongement de la Flèche
d'Apollon tirée depuis les 3 Rendez-vous vers Lus-la-Croix-haute.
Le 16 juillet 1993 le Tour de France a franchi l'étape Isola-Marseille. Il a bien franchi une seule ligne reliant Golfe-Juan à
Cherbourg. Le terme "franchi" a été préféré par Max à celui de
"croisé" (utilisé pour l'annonce du 15 juillet) car il y a bien franchissement d'une ligne tracée sur la carte et non pas croisement entre un parcours réalisé sur le terrain et la trajectoire aérienne supposée de la Flèche d'Apollon.
Précision importante : l'arrivée de l'étape du 15 juillet se terminait à Isola_2000, tandis que le départ du 16 juillet était donné depuis Isola, dans la vallée. De fait, les deux indications supplémentaires des 15 et 16 juillet permettaient de réduire l'angle de recherche de la Spirale dans l'Est de la France.
La trace qui remonte de Bourges vers la lumière de Lus-la-croixHaute passe donc avec succès l'épreuve du Tour de France
1993 et passe avec succès l’épreuve des 100 km.
La distance séparant Lus-la-croixhaute de la côte la
plus proche mesurée sur la carte 989
: 135 km,
Le 23 juillet 1993 le Tour de France a franchi l'étape Orthez-Bordeaux. Il a bien franchi une seule ligne tracée reliant Roncevaux à Carignan (et reliant Bourges à Roncevaux.)
Entre les 23 et 24 juillet 1993 le Tour de France a été transféré de
Bordeaux à Brétigny sur Orge pour aborder l'étape Brétignysur-Orge-Monthléry du 24 juillet. Sauf détournement d'avion ou
de train, il est donc bien passé entre les deux lignes Roncevaux/Carignan et 3-Rendez-vous/Cherbourg. Au cours de ce
transfert, effectué pour la plupart en avion, le Tour de France a
bien croisé deux lignes, celle reliant Golfe-Juan à Cherbourg
et celle reliant les 3-Rendez-vous à Lus-la-Croix-Haute.
Ainsi se terminerait, pour François et moi, notre Tour de la France
dans la Lumière de Lus-la-croix-Haute, rouge comme le chant
du coq et rose au couchant.
Passage à l’IGN pour acheter la TOP 25 du coin (3237OT édition
1 de 1993) afin d’en parler avec François et chercher avec lui l’indice «Maxien» de confirmation en lien avec l’énigme 650 qui suit
et le message subliminal à trouver sur les lieux.
50
Extraits de BD ORTHO ®
© IGN -2015
Autorisation n° 40-15.40
Sur la carte figurent un Sentier des Gardes, une Pierre
Roland, Vallauris et un Pic de l’Aigle du meilleur effet
tandis que le site est par ailleurs rempli d’Aiguilles et de
têtes, autant de Sentinelles en puissance.
Notre nouveau terrain de jeu...
51
SOMMAIRE
© Yvon Crolet éditeur - Septembre 2015
Tous droits de reproduction protégés pour tous pays..
ISBN : 979-10-95563-01-3
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