Observatoire Régional des plantes exotiques
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Observatoire Régional des plantes exotiques
Observatoire Régional des plantes exotiques ENVahissantes des écosystèmes Aquatiques de Poitou-Charentes RELEVE D'ECHANGES ET DE CONCLUSIONS Date : 08/12/2014, 10h à 16h Lieu : Maison de la Région, Poitiers Objet : Comité technique « amélioration de l'offre cartographique et des outils » Amandine RIBREAU (ORE) Invités : les 9 N2 (coordonnateurs de bassin Anne-Charlotte JEAN (EPTB Vienne) ORENVA), consultant, CBNSA, ONEMA, Aurélie CLAVAL (CG17) DREAL Pays de Loire, l'UICN animant le Jérôme FERNANDEZ (FMA) groupe IBMA et les N3 (cellule d'animation Jean-François LUQUET (ONEMA) régionale de l'ORENVA) Léna RABIN (FMA) Marie MARTY (UNIMA) Excusés : Maude THOLLY (IIBSNi) Alain DUTARTRE (consultant, ex-IRSTEA) Nicolas PIPET (IIBSNi) Clémentine GAUFILLET (SYMBO) Présents : Raphaël MARTIN (ORE) Emmanuelle SARAT (UICN) Sophie GOUEL (CBNSA) François-Xavier ROBIN (UNIMA) Sylvie FONTENY (CG17) Frédéric FY (CBNSA) Isabelle LAROCHE (Région PC) Mickaël CANIT et Alain MARCHEGAY (Charente Eaux – CATER16) Contribution mail : Roland MATRAT (DREAL Pays de la Loire) Alain DUTARTRE Sylvie VARRAY (FCEN) Clémentine GAUFILLET Denis ROUSSET (EPTB Charente) Guillaume CHARRUAUD Pierre PEAUD (SAGE Thouet) 1) Amélioration des remontées de données et de leur pertinence 2) Amélioration de l'offre cartographique 2.1) Interface de saisie : un outil en constante évolution Points à 2.2) Référentiel des saisies de données l’ordre du 2.3) Cartographie dynamique test sur les données “jussies” jour : 2.4) Outils d'aide à la décision : modélisation, cartes d'abondance... 3) Proposition de protocoles d'alerte et d'intervention 4) Proposition de CCTP d'arrachage – gestion des déchets de plantes exotiques envahissantes Supports : Diaporamas présentés et documents transmis aux participants Rédacteur : Cellule régionale ORENVA – relecture, compléments des participants Préambule : Objectif de ce comité technique Ce comité technique vise à faire ressortir de nouvelles pistes d'orientations des travaux de l'ORENVA, visant à répondre au mieux, au plus près des besoins des opérateurs en région. Ces propositions seront ensuite présentées en comité de pilotage du 10 février 2015, organe de décision des actions de l'ORENVA. Points particuliers relevés en réunion : 1) Amélioration des remontées de données et de leur pertinence Présentation : des résultats de l'enquête menée sur les suivis des observateurs N1 (Diaporama « enquête ») de l'application Android SMART pour les relevés de terrain ORENVA (vidéo démo) Échanges, remarques : Il est tout d'abord rappelé que les suivis ne sont pas demandés tous les ans dans le cadre de l'ORENVA, cela peut être tous les 2, voire 3 ans... En revanche cette périodicité est à préciser à la cellule d'animation régionale, pour sa prise en compte dans le traitement des données. 1 Les résultats de l'enquête sont à considérer avec mesure, puisque ne représentant que 18% des observateurs de terrain en région. Le profil des personnes ayant répondu correspond principalement aux techniciens de rivières, et quelques personnes d'AAPPMA. Il ressort de cette enquête notamment le besoin de formation sur les plantes exotiques envahissantes émergentes et des demandes d'aide à la saisie dématérialisée. La formation « Reconnaissance botanique des plantes exotiques envahissantes », en partenariat avec le CBNSA, ayant été dispensée aujourd'hui dans les 4 départements et permis la formation d'une cinquantaine d'observateurs en région, est justement, envisagée pour 2015, orientée vers une formation « recyclage » et surtout ciblée sur les émergentes. La répartition des utilisateurs de PDA (Personnal Digital Assistant) est inégale sur la région aujourd'hui, l'acquisition ayant été en particulier soutenue en Adour-Garonne, et préconisée notamment en Charente, où ces outils servent à l'ensemble des relevés terrain (embâcles, …). Toutefois de plus en plus de techniciens envisagent leur équipement. Aussi est évoquée la note comparative d'outils PDA et tablettes déjà parue sur le site de l'ORENVA, mais son actualisation n'est pas pertinente dans le sens où ses données de coût et de performances techniques évoluent très vite et la rendraient très vite obsolète. Le Forum des Marais Atlantiques est régulièrement contacté pour des conseils sur le choix d'outil de saisie pour le terrain. L’idée d’utiliser un SMARTPHONE est bien accueillie. L'application SMART (Solution Mobile pour l’Aide au Relevé de terrain) pour Androïd peut répondre à un besoin de saisie de données sur le terrain de façon rapide et simplifié. L’application utilise le GPS du téléphone et les fonds de carte GoogleMaps. La saisie peut donc se faire par le biais du GPS ou en tapotant sur l’écran. Les formulaires de saisies sont personnalisables (champ test libres, liste de choix, cases à cocher, photo). L’affichage des fonds de cartes dépend de la réception des données mobiles mais la possibilité de faire afficher ses propres fonds cartographiques enregistrés sur le téléphone est possible (à tester). La précision de la saisie par GPS est tributaire de la qualité de la réception satellite( de 3 mètres à quelques dizaines de mètres). 4 formulaires spécifiques (état des lieux aquatiques ; état des lieux terrestre ; travaux aquatique ; travaux terrestre) aux données Orenva seront bientôt téléchargeables sur le site, ainsi qu’une video de présentation et d’un guide d’utilisation. → Comment guider les opérateurs (beaucoup de questions des observateurs sur la périodicité recommandée, les fréquences de suivi au regard des dynamiques de populations... ? La variété de paramètres entrant en jeu (moyens humains et financiers du gestionnaire, typologie du milieu, conditions climatiques, morphologie du cours d'eau, …) ne permet pas de définir un guide précis, applicable par tous pour les suivis. Toutefois l'ORENVA a un rôle important à jouer au sein du réseau d'opérateurs en facilitant les échanges d'expériences, afin qu'un gestionnaire puisse trouver une multiplicité de modes de suivi et de gestion, et parmi tous ces exemples, trouver une situation s'approchant de celle de son bassin versant ou secteur. Il est rappelé que le site de l'ORENVA valorise justement des répertoires d'exemples existant, tels que celui du réseau des Techniciens Médiateurs de Rivières, du groupe technique « Invasions Biologiques en Milieux Aquatiques ». La capitalisation de retours d'expériences, de coûts de gestion... est donc à enrichir pour une meilleure connaissance des pratiques. Conclusions, suites à donner, propositions : → proposer pour 2015 une formation de reconnaissance botanique avec le CBNSA, ciblée sur les émergentes → poursuivre en 2015 l'accompagnement par le FMA des utilisateurs de matériel de saisie dématérialisée + communication sur nouvelle application SMART et accompagnement méthodologique pour sa prise en main, connaître le nombre de techniciens équipés de smartpHONE android → favoriser en 2015 le partage de retours d’expérience en région (aucun guide de suivi ne pouvant être établi et applicable par tous, échanges sur des « exemples ») 2 2) Amélioration de l'offre cartographique 2.1) Interface de saisie : un outil en constante évolution Présentation :des améliorations apportées à l'interface (Diaporama « 1_COTECH_ORENVA_2014_interface ») Échanges, remarques : Il est tout d'abord rappelé qu'au début de l'observatoire, peu d'opérateurs disposaient de SIG, ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à capitaliser leurs données SIG, aussi des outils d'import ont été créés par l'ORE afin d'intégrer ces données dans l'ORENVA. L'import de données requiert un temps important mais est à conserver au niveau régional (ORE) pour améliorer la remontée des données vers ORENVA, Sur les 60 inscrits, seule une dizaine saisit sur l'interface, traduisant donc peu d'utilisation. Mais la multiplicité des supports pour la saisie de l'observation est importante, pour que chaque utilisateur trouve une méthode qui lui convienne et que cela favorise le retour de données d'observation. Ainsi certains préfèrent la fiche papier puis la saisie sur le site, d'autres choisissent la saisie en ligne avec outil dématérialisé... Par ailleurs l'interface pourra s'avérer un outil important, pour ouvrir la saisie de données aux bénévoles associatifs, voire au grand public, tout en sachant qu'il devrait alors avoir une version adaptée, simplifiée (moins d'espèces ciblées) pour cette utilisation et des protocoles de validation de la donnée devront au préalable être défini. En Charente-Maritime, on a du mal à mobiliser les observateurs locaux, pour plus d'exhaustivité du territoire. Il conviendrait donc de toucher un autre public, de bénévoles formés, ce qui permettrait une meilleure connaissance. L'export des données par année est déjà possible depuis l'interface, permettant ainsi à l’observateur de récupérer ses données pour les valoriser. L'ORENVA bénéficie d'un outil très évolutif, l'ORE donnant suite avec une grande réactivité, efficacité aux demandes des utilisateurs. Des améliorations sont ainsi régulièrement apportées pour faciliter la saisie et faire gagner du temps aux opérateurs. Il est noté que les champs définissant la plante ne devraient pas se limiter au genre mais proposer aussi les espèces, pour ceux qui sont en mesure de les distinguer, suite à leur formation et aller le plus loin possible dans la précision de la donnée (exemple : jussie, plutôt proposer le choix jussie / jussie à grandes fleurs / jussie rampante). Un questionnement est formulé quant au devenir de l'ORENVA Poitou-Charentes dans la future grande région. On ne dispose pas encore à ce jour de lisibilité, toutefois il est déjà constaté en effet une diversité dans les pratiques des 3 régions : en Limousin, les observations sont réalisées par mailles, en lien avec le CBN du Massif Central, en Aquitaine, pas d'observatoire à ce jour, toutefois des acteurs moteurs en région avec l'Agence Régionale de la Biodiversité créée récemment (juin 2014), en Poitou-Charentes : un observatoire basé sur des données linéaires, sur tronçons du réseau hydrographique, constituant des repères importants, opérationnels, des gestionnaires de milieux aquatiques. La collecte de données par mailles fines est évoquée pour gagner en précision, toutefois les gestionnaires présents signalent l'importance du référentiel opérationnel, travaillant sur les milieux aquatiques et donc plutôt sur des linéaires (temps de travail et avancée des équipes en ml / jour). L'exemple de l'Ile d'Oléron est cité pour l'application par maille, néanmoins il s'agissait d'espèces terrestres (Baccharis et Herbe de la pampa). Par ailleurs les données saisies au point sont toujours stockées dans la base de données ORENVA, même si elles sont ensuite agrégées et traitées en linéaires, on ne perd donc pas la précision de la donnée. (Principe du « qui peut le plus peut le moins ») 2.2) Référentiel des saisies de données Présentation :des référentiels BD Carthage « 2_COTECH_ORENVA_2014_referentiel») et BD Topo du RGE (Diaporama Échanges, remarques : Au total une dizaine de référentiels propres à certaines structures ont été intégrés dans l'interface de saisie pour faciliter la remontée des données et une meilleure précision. Au comité technique du 22 novembre 2013, avait été évoqué le redécoupage de tronçons actuels de la BD Carthage pour plus de précision, mais la saisie risquerait d'être plus longue pour les observateurs. La BD Carthage est incomplète dès qu'on se situe dans un chevelu dense, type marais, et présente parfois des 3 tronçons effectivement très longs. La BD Topo est bien plus complète, bien que présentant quelques lacunes encore. Est même évoqué une BD « Topage » en cours de gestation... Une limite très forte se révèle au changement de référentiel dans l'interface : la compilation et comparaison de données sur plusieurs années, où des référentiels différents seraient utilisés. Aussi il semble plus pertinent de ne proposer le nouveau référentiel BD Topo du RGE qu'aux nouveaux utilisateurs et en particulier en secteur de marais, où ce référentiel permet en effet une plus grande précision (+87 % d'objets en plus). Conclusions, suites à donner, propositions : → voir les possibilités d'amélioration des champs de saisie des plantes : avec ajout des espèces, quand seul le genre est mentionné, poursuivre les améliorations de l'interface pour faciliter la remontée de données plus homogènes → voir un export annuel vers les N 2 en semi automatisé → adapter l'interface afin de pouvoir proposer le référentiel BD Topo aux nouveaux utilisateurs et en particulier en secteur de marais → poursuivre les réflexions et compiler des retours d'expériences pour avancer dans l'implication de nouveaux observateurs (bénévoles formés), pour une meilleure connaissance, avec une interface à adapter 2.3) Cartographie dynamique test sur les données “jussies” Présentation : d'un test de cartographie dynamique « jussies » dans l'outil cartographique SIGORE (Diaporama « 3_COTECH_ORENVA_2014_SIGORE») Échanges, remarques : Ce test de cartographie dynamique dans SIGORE montre les possibilités d'un empilement de cartes, de croisement d'informations sur plusieurs années et avec d'autres données (contours de bassin versant, état des masses d'eau, milieux sensibles faisant l'objet de protections réglementaires telles que Natura 2000, APPB, ZNIEFF...). Il est prévu dans le SIGORE de ne pas seulement afficher la donnée de présence mais de pouvoir aussi cliquer sur la carte et accéder à une « info-bulle », donnant plus de précisions (surface, typologie,... la périodicité de suivi sera notamment à préciser). Une des limites de l'exercice, pouvant être mené sur les données 2009 à 2013, sur jussies, autres espèces aquatiques et espèces terrestres, est que selon les secteurs, les informations, qui accompagnent la donnée, sont plus ou moins précises (surface, …). Cela représente aussi pour l'ORE un travail conséquent de compilation de données et une homogénéisation, et demande donc du temps. Pour les gestionnaires, il serait aussi intéressant d'intégrer les interventions : avoir une visualisation de qui fait quoi, où ? Temps passé, volumes, coûts d'intervention... Dans SIGORE, sont d'ailleurs consultables les fiches de retours d'expériences des répertoires d'exemples. Il pourrait être intéressant d'arriver à collecter les opérations de gestion des EEE programmées dans les Contrats Territoriaux en Loire-Bretagne et Contrat Multithématiques en Adour-Garonne, pour mieux visualiser le poids relatif de ces actions dans les territoires. Des questionnements sont formulés quant à la récupération de données par un bureau d'études, dans le cadre par exemple de bilan de contrat territorial. Une convention est établie avec le détenteur de la donnée, observateur, afin d'autoriser la transmission de données. Toutefois conformément à la Directive INSPIRE, les données collectées à l'aide de fonds publics doivent pouvoir être partagées et diffusées librement. Suite à l'exemple de la vanille d'eau en Deux-Sèvres, avec seulement 5 pieds et dont les risques de propagation étaient contenus, espèce émergente pour laquelle avait été ainsi décidé collégialement un suivi pour une meilleure connaissance, mais qui a été malgré tout arrachée, des précautions semblent nécessaires sur la localisation précise. Les données dites « sensibles », sur des émergentes par exemple, pourraient être floutées (impossibilité de zoomer plus bas qu'à l'échelle communale par exemple), cas également rencontrés sur des espèces rares (fleurs ou nids). Aussi dans la « fiche de détection précoce - alerte » diffusée, il est préconisé de limiter la localisation à la commune (sans plan de localisation précise du site d'observation) du fait du caractère « sensible » de la donnée. En revanche sur cette fiche, support du message d'alerte diffusé aux réseaux, il est important de mentionner le contact local / observateur pouvant donner plus de précisions sur la localisation, la station d'observation, si besoin est pour un acteur. 4 Conclusions, suites à donner, propositions : → avancer en 2015 dans la valorisation dynamique des données ORENVA dans SIGORE (commencer la compilation des données et homogénéisation, puis mise en ligne progressivement jussies / interventions jussie / autres espèces aquatiques / espèces terrestres / compléter les retours d'expérience sur interventions, les coûts) → identifier les données « sensibles » et voir comment les « flouter » 2.4) Outils d'aide à la décision : modélisation, cartes d'abondance... Présentation : d'un exemple de la FRAPNA Haute-Savoie et de valorisations de données ORENVA (Diaporama « 4_COTECH_ORENVA_2014_Aide_decision») Échanges, remarques : En Rhône-Alpes, un guide technique a été rédigé sur la « Problématique d'envahissement par les renouées géantes … en milieux aquatiques, espaces verts, zones urbaines … - outil d'aide à la décision du choix d'intervention ». Ce document synthétise les actions de prévention et propose une aide à la décision avec une méthodologie conduisant au choix du ou des protocoles d'actions, avec une distinction notamment cartographique des zones avec différents degrés d'envahissement (en phase de « latence », « d'explosion » ou « totalement envahies »). Suite au comité technique de 2013, des cartes d'abondance ont été testées et complétées de représentations graphiques. L'exemple sur les données jussies du CG 17 a permis de mettre en avant que l'envahissement est maîtrisé. Toutefois l'exemple pratique sur les renouées, données de l'IIBSN, a mis en évidence les limites de l'exercice avec des interprétations qui peuvent être décalées de la réalité, du fait de ne disposer que d'une fraction des informations. En effet les données collectées dans le cadre notamment d'inventaires Zones Humides concernent des stations différentes chaque année, Il ne s'agit pas de la même pression d'observation en fonction des opportunités et la comparaison inter-annuelle n'est donc pas réalisable. Cet exemple montre combien il est important de disposer de toutes les précisions (quel suivi ? Quelle année ?, les données peuvent différer de par la pression d'observation, le biais de l'observateur, les conditions du milieu sont aussi à prendre en compte), de nombreux paramètres entrent en compte. Aussi cette valorisation fine semble plus pertinente à l'échelle du bassin versant qu'à l'échelle régionale de l'ORENVA, et avec plus de fiabilité par le producteur de la donnée, ayant connaissance des conditions particulières pouvant influer sur les conclusions. Le manque de données, d'exhaustivité du territoire, fait qu'aujourd'hui, malgré des données compilées depuis 2009, l'identification de fronts de colonisation par l'ORENVA est encore limitée. Problème de base : homogénéité des données interannuelles, Il faut du temps pour collecter de la donnée, une dizaine d'années d'observation devrait amener l'ORENVA dans l'avenir à jouer davantage son rôle d'aide à la décision. A ce jour, l'ORENVA, depuis son échelle régionale, a des tâches importantes à assurer pour son réseau : notamment en facilitant les échanges d'expériences de gestion et en assurant une veille et une alerte efficace sur son territoire. S'agissant d'aider à prioriser les actions, prioriser les passages pour relever des dynamiques en fonction des usages et de la sensibilité écologique (enjeux forts, risque de s'installer dans les annexes, ...), le suivi écologique est à considérer en complément, les enjeux de protection de certains milieux et/ou espèces très sensibles, étant à préserver de l'envahissement. Le travail de cartographie dynamique permettant de superposer diverses couches d'information pourra faciliter cette priorisation, mais on se heurte toujours à la complétude des données, comme limite. Conclusions, suites à donner, propositions : → mettre en ligne sur le site ORENVA le guide technique de la FRAPNA Haute-Savoie → continuer à faciliter la mise en réseau (expériences, veille et alerte) et être en appui des opérateurs de terrain pour la valorisation de leurs données à l'échelle du bassin versant → poursuivre la collecte des données et notamment avec de nouveaux observateurs pour plus d'exhaustivité, avancer vers les possibilités d'aide à la décision, d'identification des fronts de colonisation, des secteurs « prioritaires »... (d'autant plus important avec des moyens financiers de plus en plus limités mais devant permettre de contenir l'envahissement et préserver les secteurs sensibles). 5 3) Proposition de protocoles d'alerte et d'intervention Présentation : 1 fiche « gérer» rédigée par le CBNSA ; 2 fiches rédigées localement par les gestionnaires suite à la détection de nouvelles PEE en région ; Un document type basé sur ces 2 fiches (proposition de modèle aux autres détections possibles) ; Des schémas (circuit proposé de l’information et de décision suite à une alerte, dans l'ORENVA) Un document de travail du groupe de bassin Loire-Bretagne sur cette même thématique présentation des documents (Diaporama « Protocole d’alerte et d’intervention ») Échanges, remarques : voir schémas, fiche type « détection précoce- alerte » dans le projet de protocole qui sera transmis une semaine avant le comité de pilotage, afin d'être discuté lors de sa réunion le 10 février Pour mémoire, le besoin de travailler sur un protocole de détection précoce – alerte, suivi de rapides échanges pour propositions de gestion, a émergé du comité technique ORENVA du 22 novembre 2013, puis validé en comité de pilotage ORENVA du 19 février 2014. Au comité de pilotage, la FCEN a proposé que la ≪structure≫ de ces protocoles soit étudiée au niveau du groupe Loire-Bretagne, puis déclinés au niveau régional en PoitouCharentes avec les acteurs concernés. Aussi des échanges au sein du groupe Loire-Bretagne « plantes exotiques envahissantes » ont défini de premières ébauches de protocoles courant 2014, en s'appuyant sur les 2 exemples de détection précoce en région Poitou-Charentes (Crassule de Helms et Vanille d'eau). Le document de travail en résultant a été transmis pour alimenter les échanges de ce comité technique ORENVA du 8 décembre 2014. Les échanges rappellent toute l'importance d'informer régulièrement sur les espèces émergentes et de former, pour mieux les détecter. Les discussions amènent aussi à évoquer le besoin de liste régionale de référence. Le CBNSA a travaillé en 2014 à l'actualisation de la pré-liste parue en 2010 (selon méthodologie du CBN de Brest, comme en Pays de Loire), distinguant : les invasives avérées en Poitou-Charentes, celles ayant un caractère envahissant, les plus susceptibles à devenir avérées, invasives potentielles ou à surveiller. Cette liste a pour l'instant été transmise pour avis à des destinataires ciblés « botanistes » ou référents, pour retours de terrain, d'observations complétant les données et pouvant amener à revoir leur classement. La cellule d'animation de l'ORENVA va échanger avec le CBNSA car il semblerait sans doute opportun de transmettre également cette liste pour avis et retour de données d'observations de terrain aux N1, via les N2. Une attention particulière en terme de veille est aussi à porter sur les EEE présentes dans les régions voisines. Les N2 (coordonnateurs de bassin) sont en effet des vecteurs d'information, ayant un rôle important à jouer comme relais auprès des observateurs de terrain des informations concernant la veille (formations, documentations, outils mis à disposition par l'ORENVA, …). Il semble en effet nécessaire de définir (en consistance et champ de compétences) un groupe d'experts / de référents (carnet d'adresse de spécialistes) sur une nouvelle identification, et d'informer en parallèle le N2, pour que ce dernier puisse assurer une certaine réactivité, efficacité dans la diffusion de l'information, mais aussi faciliter la mise en œuvre d'actions cohérentes, harmonisées et complémentaires à l'échelle du bassin suivi. Dans l'évaluation du potentiel de propagation, de nombreuses questions sont soulevées : y a-t-il des espèces ou milieux sensibles sur site ? Est ce une zone où des travaux, aménagements sont prévus ? Est-ce fréquenté ? L'information sur la nouvelle EEE identifiée doit aussi être transmise au propriétaire et riverains, à la collectivité locale concernée. Toutefois l'exemple de la vanille d'eau, nous montre qu'il faut être vigilant dans la diffusion d'information sur cette alerte, et dans la fiche se limiter à la précision de la commune, afin d'éviter la connaissance par le plus grand nombre du lieu exact (et éviter l'arrachage lors qu'un suivi poussé a été décidé dans un premier temps, pour une meilleure connaissance de cette espèce). Le groupe « d'experts » ou plutôt de référents est à revoir de façon à ce qu'un N1, observateur local, ait plusieurs mails référents à alerter (et ne pas tout baser sur un seul relais, dans le cas de l'absence du référent ciblé). Le comité technique s'accorde sur le fait que la décision doit en tout cas être collégiale, mais sera néanmoins aussi dépendante du gestionnaire local (en mesure d'agir ou faire le suivi, selon les moyens dont il dispose). En effet, la décision de gestion est accompagnée par le groupe de référents, les avis techniques émis… mais dépendra bien de la structure gestionnaire locale, ayant la compétence, et ceci dans la limite de ses moyens, en prenant en compte également les contraintes locales, du site (usages, accès, milieu sensible, impact sur espèces indigènes, …). 6 Conclusions, suites à donner, propositions : → veille sur document à paraître : diffuser sur le site de l'ORENVA un nouvel ouvrage dans la bibliographie : parution ONEMA « Guide de bonnes pratiques de gestion des espèces exotiques envahissantes en milieux aquatiques – Comprendre pour agir », 1er trimestre 2015 → la cellule d'animation régionale voit avec le CBNSA, les possibilités de diffusion élargie du projet de liste régionale, pour retours des observateurs N1 → La composition et le champ de compétence de ce groupe de référents, de même que les schémas d'alerte détection précoce et de décision des suites à donner, feront l'objet de nouvelles propositions, discutées en comité de pilotage du 10 février prochain, pour une version plus aboutie et partagée par les acteurs du réseau ORENVA. De même il restera à préciser l'accès à la « fiche de détection précoce - alerte » sur le site internet de l'ORENVA, voir si un enregistrement en direct de cette fiche est envisagé en ligne… Les schémas devront veiller à préciser comment les réseaux sont alertés d'une nouvelle détection, tant aux échelons bassins (groupe Loire-Bretagne), qu'au niveau national (Groupe de travail IBMA). 4) Proposition de CCTP d'arrachage – gestion des déchets de plantes exotiques envahissantes Présentation : cahier des charges « arrachage de plantes aquatiques exotiques envahissantes » cctp_type arrachagePEE_ORENVA) (doc. : Échanges, remarques : Ce premier jet de cahier des charges présente un grand nombre d'informations, mais aux yeux des opérateurs de terrain les pratiquant régulièrement, il mélange des consignes présentées à l'entreprise et d'éléments relevant du maître d'ouvrage (exemple : la stratégie est du ressort du maître d'ouvrage et non de l'entreprise). Une attention particulière est à porter sur la gestion des déchets, à bien cadrer dans le CCTP, au regard des contraintes réglementaires actuelles. Des précautions sont également à prendre sur les périodes d'intervention et sur les techniques à employer pour préserver les espèces indigènes et patrimoniales (exemple : faucardage mécanique sur fraie de poissons en marais...). L'idée de réaliser un cahier des charges, outil mise à disposition des gestionnaires le plus complet possible, où le gestionnaire conserverait ce qui correspond à sa situation, paraît intéressante. Néanmoins il ressort des échanges qu'il serait sans doute plus adéquat de : mettre en ligne des exemples de cahiers des charges, collectés auprès des N1 autorisant cette diffusion, mettre à disposition une sorte de « mémo » de points de vigilance, de précautions à prendre par le maître d'ouvrage (avec une distinction des contextes de marais et de cours d 'eau). Conclusions, suites à donner, propositions : → collecter des exemples de cahiers des charges auprès des N1 pour mise en ligne sur site ORENVA → rédaction d'une « Aide à la réalisation » d'un cahier des charges (mémo des précautions pour le maître d'ouvrage, conseils, B.A.BA des choses à vérifier dans l'offre), rediffuser aussi l'information sur le guide de « bonnes pratiques » de l'IBMA 7