Untitled - LAST Concept

Transcription

Untitled - LAST Concept
INCLUS LES HITS
sénégalo-ruskov
la vie qui va avec
la légende
en noir et blanc
www.sefyu.fr http://sefyunccofficiel.skyblog.com
www.last-mag.com / 4
5 / www.last-mag.com
C’est la course
Contre le temps et sur de grands espaces.
Le LAST était de virée à Chicago et à Genova, en passant par
Benicassim et Barcelone... Ce numéro de rentrée aura un bon
goût d’asphalte et de semelle usée, mais tout autant
de saveurs exotiques, voire anecdotiques, à distiller.
La rentrée, c’est également le moment où tous les rédacteurs,
amis et collaborateurs, en bons exhibos, peuvent avoir leur album
photo «été 2006» tiré à 30.000 exemplaires.
L’été n’en demeure pas moins laborieux, pas le temps de souffler,
si ce n’est quelques bougies d’anniversaires...
Le temps nous picote, il file en aiguille.
BG
Sommaire
Edito
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News
T’entends ? T’as vu ?
Zoom / T’as lu ?
Tu lis quoi ? C’est bien ? T’en es où ?
Enfant du rap : Un jour de plus avant la gloire.
Les cauchemars du Fléau «La ligne rouge»
Le monologue pour camisole pour couple / Freestylo
Carte blanche à Playmoo & Tetsouille
Carte blanche à Christian Rothenhagen
Artworks : Zevs
Pimp my doll
EVES Genova
Airtist
LAST Night au Triptyque
Benicassim 2006
Radiohead
Bread & Butter Barcelona
Window shopper à Chicago
Skatecrew
Abonnement
FISE & Water
FISE & Snow
Quand les marques jouent aux toyz
Recette : Fondue aux Playmobils
LAST Games
FIRST Games
Agenda
<< Couv by Christian Rothenhagen
http://www.christianrothenhagen.com
Rencontré à Barcelone, Christian avait fait le voyage depuis sa contrée germanique pour
exposer au Bread & Butter. Skateboard, peinture, design, musique... son univers nous a
séduit et nous vous invitons à en savoir plus depuis son site.
www.last-mag.com / 6
7 / www.last-mag.com
LAST Mag-nifique
Gaylord, en voilà un mec qui a de la chance... Vaillant collaborateur de LAST Mag, il part à Chicago pour nous livrer un shopping
report (page 34-35), il passe ses nuits à tester et chroniquer des jeux vidéos (page 48), et en parallèle à tout ça il s’occupe du
service evenementiel des 2 Alpes... Et quand il prend les oeufs pour monter rider, il a une cabine attitrée avec un système de
chauffage organique très spécial. La classe quand même... (Au Mondial du Snow, on pourra grimper au glacier avec toi ?)
News
Trbdsgn
C’est le 053. Oui, le bouquin numéro 53 issu de la série des design&designer édités par
Pyramyd. On aime cette collection, on aime le taff de Turbodesign (le collectif de designers
qui a oeuvré dans le précédent LAST Mag) et du coup, on vous invite à faire un petit tour
dans leur univers graphique, sur papier et en 3D : Le crew (Hobz, Honda et Onde) inaugure
une exposition le jeudi 5 octobre à partir de 19h chez Artazart. Des mecs qui calent un
type en slip pour une couverture de mag ne peuvent qu’être sympas, allez trinquer en leur
compagnie ! /// http://www.trbdsgn.com
photo : Manu Molle
Comment ça, du RedBull en France ?
Comme vous le savez le RedBull est interdit à la vente en France (serions-nous trop excités à la base ?)
S’il vous est donné de partir à l’étranger, vous avez peut-être testé les effets du taureau rouge quand il se
baigne dans la vodka ou d’autres fleuves fortement alcoolisés. La nouvelle, c’est que vous pouvez l’inviter
chez vous en l’appelant depuis http://mon.redbull.mc. (Les frais de port sont offerts, bonne corrida !)
Kidrobot Fatcap série 1
Un corp de munny, une tête de cap, pour un nouveau jouet standard édité par Kidrobot, très
bien réalisé et qui rapproche toujours plus les graffeurs du monde des toyz, et notamment
les français qui sont 3, Der, Koa et Tilt à participer à cette première série.
/// http://www.kidrobot.com/paintball
Equipement de snow abordable
Ça ne vaut pas du Kanabeach ou du
Dub, mais si vous avez un petit budget
pour l’hiver et que vous voulez vous
équiper en vêtement tech, vous trouverez un excellent rapport qualité/prix
(même si le style n’est pas au top) avec
la ligne Dare2be et notamment la veste
Crevasse à 130 euros.
Coincidence caritative
Dans LAST Mag #14, on revenait sur la
carrière de Proof (star du rap par procuration, morte bêtement devant un club
de Detroit), alors que notre numéro précédent contenait une discussion avec le
créateur d’Obey Giant, Shepard Fairey.
Eh bien, ces deux sujets se télescopent
ces jours-ci puisque Fairey a réalisé un
portrait de Proof, vendu en poster au
profit de la « Big Proof Fondation », qui
soutient financièrement les 5 enfants du
rappeur défunt. Si ça vous tente, ils vendent aussi des t-shirts.
/// http://www.bigproof4ever.com
Fubiz
Très intéressant et très rafraîchissant dans le choix des posts, ça blogue du côté de chez Fubiz. Au programme, des sujets axés sur le
monde graphique, la culture urbaine, les produits tendances et les arts
numériques. A suivre régulièrement sur www.fubiz.net
Dany Hamard, 20 ans, un des skaters français les plus exposés (présenté dans LAST Mag #07), vient de mettre en ligne son site perso
/// http://www.danyhamard.com
Split Girl Pro Shop
La marque crossover Split ouvre son premier shop en
France. Unique et très spécialisée, vous retrouverez
l’ensemble de la gamme girl au 35 boulevard Bourdon
(Paris 4). On était présents à l’ouverture issue d’une
collaboration entre le shop Snowbeach et Split, le 2
septembre 2006.
Ou comment se la couler douce au bureau ?
Il faut bien se faire à l’idée que les vacances ne sont plus que des souvenirs et qu’il va falloir se remettre dans le bain : métroboulot-dodo. Alors que certains vont retrouver les bancs de l’école, la fac… vous allez regagner votre bureau. Rassurez-vous,
on a trouvé de quoi égayer vos longues après-midi… à condition d’avoir un ordinateur équipé de Windows, un chef pas trop
sur votre dos et une carte son (sauf si vous envisagez de regarder des matchs de foot sur TF1). En fait, grâce à Pinnacle et
sa gamme de produits de tuners TV, vous pouvez customiser votre PC d’un système MediaCenter qui permet de regarder et
d’enregistrer les programmes TV. En espérant que vous trouverez votre bonheur dans la grille des programmes de la rentrée,
ce qui n’est pas gagné !
Chilli TV
Vous n’avez pas Canal Sat’ pour regarder la chaîne Extreme Sports Channel, mais
vous avez peut être un téléphone portable. Vous pouvez donc suivre l’actualité des
sports extrêmes et de la culture urbaine via SFR sur Chilli Tv.
Carte d’invasion
La 15ème vient d’être éditée par l’artiste Space Invader, elle retrace son
invasion de la ville de Vienne. Dispo sur www.space-invaders.com au prix
de 8 euros. En attendant, la ville de Paris en est à son 676ème Space
Invader et le dernier est composé de 323 rubik’s cubes.
Ça balance pas mal à Paris... merci LG !
La rentrée en Septembre est chargée et paname regorge de salons, de soirées, d’expositions soulignant ce fait.
Sur le Trocadéro, quelques uns des meilleurs riders skate, bmx & roller s’étaient donné rendez-vous. Présents à
l’occasion du salon Who’ Next, on a été voir ça de plus près. Pas de pique-nique au programme mais une aire de
street et une rampe, non pas king size, mais qui aura quand même permis au plateau présent de se satelliser face
au monument que l’on doit à un certain Gustave. Même si on regrette que le communiqué de presse se soit emballé
sur les stars présentes en annonçant Sandro Dias, Pierre Luc Gagnon, Head Otres… le niveau et le spectacle
étaient bien au rendez-vous. Jean Postec, skater originaire d’Annecy, considéré comme la révélation française, qui
vit désormais à San Diego a littéralement séduit le public parisien et les nombreux japonais qui étaient, à la base,
venus faire une photo souvenir devant cette fameuse tour. En parlant de japonais, mention spéciale pour Takeshi
Yasutoko qui a une nouvelle fois donné une nouvelle dimension au roller avec ses runs bluffants !
Keny Arkana
La jeune marseillaise «contestataire qui fait du rap» s’aprète à sortir son
premier album «Entre ciment et belle étoile», un voyage progressif et réflechi au sein de sa vision du monde : sans concession, en quête de lumière
et de mouvement. Du coup, elle entame une tournée comptant plus d’une
vingtaine de dates dans toute la France. /// http://www.keny-arkana.com
photos : Clem’ et Romain Mirabello
LAST Concept : LAST Shall be first
Un magazine, un bar, une agence de communication, un portail web, un concept de soirées, un produit, un label de musique...
Un réseau, plusieurs équipes, des idées et des projets qui ne cessent de se développer autour de 3 fondamentaux : Musique,
Art et Glisse. Un stand au dernier salon Who’s Next et un site (www.last-concept.com) pour présenter tout ça...
Cercle vertueux
Ligne est une expositon collaborative de peintures, photos et vidéos de L’Atlas (www.latlas.net)
vs Aleteïa (www.aleteia.fr) qui se tiendra du 8 septembre jusqu’au dimanche 1er octobre à la
Galerie Chappe (4 rue André Barsacq 75018 Paris). Un livret de photos d’œuvres dans la rue,
édité à l’occasion de l’exposition, est en vente à la galerie au prix de 5€. Entrée libre
/// www.streetplayer.net
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T’entends ?
Ayo, «Joyful» (Polydor)
J’attendais des nouvelles de la voix fluette d’Ayo depuis sa berceuse sur l’album d’OFX, début 2004. Et dans «Joyful», son premier album, on
retrouve le même timbre chaud qui nous chuchote des paroles rassurantes à l’oreille. Ce qui surprend d’autant plus quand elle brise ce fil ténu
sans prévenir, pour faire jaillir l’émotion dans des complaintes d’amoureuse éplorée, qui conserve toujours un peu de douceur dans sa douleur
(«These Days»). Dommage que les musiques se réduisent souvent à des accompagnements qui ne donnent pas plus de dimension à l’interprétation. En même temps, ça permet d’apprécier les exceptions («Help Is Coming»). A écouter de préférence avant de dormir. Yacine_
Ali Farka Touré - «Savane» (World Circuit - Distributeur : Harmonia Mundi)
En 2006, le Mali a perdu une bibliothèque sonore. Ali Farka Touré s’est éteint dans le calme comme sa musique sans heurts, ni bruits. Si son
nom ne vous dit rien, à vous de chercher, lecteurs de LAST Mag... Ne comptez pas sur cette chronique, disons simplement qu’Ali Farka Touré
a toujours séparé l’élémentaire de l’alimentaire, quittant le monde de l’industrie musicale afin de retrouver son continent et de se vouer au
développement agricole, où quand les actes succèdent aux mots qu’ils ont engendrés. Savane n’est pas une réalisation posthume mais une
leçon de partage puisque qu’il a travaillé sur cet opus avec Little George Sueref, Pee Wee Ellis, Fanga, Bassekou Kouyaté & Mama Sossoko.
Une sorte d’autoportrait collectif, avec harmonica, saxe ténor, njarka, ngoni et percussions exécutées par le maître des liens, un opus d’ouverture sur soi. Un Blues voyageant sans se déplacer, les certitudes de la sagesses dans la voix et des instruments pour check points, nous
remémorant le désir du désert vibrant sur les cordes d’une guitare nommée illusion, à nous globe-trotters immobiles nourris aux mp3, que si la
terre est ronde et pleine, les âmes sont la géométrie vide dans la savane... Walkmindz’s Conspiracy
Zoom
«B, ouais, U, ouais, S, ouais,
T, ouais, A, ouais, 93, ouais,
Epinay sur Seine, ouais, cité
d’Orgemon, ouais, cité Blanche, H.I.P., ouais, H.O.P.,
ouais, toute ma life, ouais,
c’est toute ma life, ouais,
reste tranquille, ouais, reste
tranquille, ouais...»
Bonobo «Days To Come» (Ninja Tune - Distribution : Pias)
Troisième acte des aventures mélancolico-psychotiques de Bonobo baptisé Days To Come, superposition de compositions aux notes déclinantes, symptome d’une solitude et de samples bouclant sur la voix de Bajka, muse de cet opus alliant douce complainte et évasions promesses
d’ivresses. Album de Simon Green certe, mais il se paxe sur 4 titres avec une nouvelle voie, nous sommes loin de la combinaison, voix,
musique, avec la première comme témoin additionnel passif du second, days to come, between the lines, nightlite & walk in the sky sont autant
de ponts (easy listenning) supplémentaires que Bajka donne à la musique de Bonobo sur Days Comes. Un album uniforme au premier abord,
mais qui se révele rapidement comme un couloir avec de multiples portes, parfois sans poignet, certain morçeaux donnent matière à chercher
sans pour autant devenir un labirynthe. Bienvenue dans la musique de chanvre pour salon. Walkmindz’s Conspiracy
Syrano «Musique De Chambre» (Bleu Citron - Distributeur : L’autre distribution)
«Le Jeune chanteur de 25 ans, auteur, compositeur, interprete, illustrateur a créé un univers particuliers» c’est ce que l’on peut on lire en
ouverture de la bio de Syrano appelons le simplement faiseur d’images anachroniques, entre boite à rhytme samplant le martelement de ses
maux & des instrumentistes s’accordant au temps de ces souvenirs. Musique de chambre vous invite à venir dans une boite, enfin un crane
ou l’enfance écorchée se lie à l’amertume des matins sans saveur, un phrasé & une écriture enraciné dans la hiphop qui a su s’extrader dans
la tradition de cette chanson française perdu, car mélancoliquement festive... Entre réglement de conte avec le monde contant pour rien et
story telling en basket à scratch, on navigue entre fiction & réalité, s’en savoir à laquelle s’accrocher, la barbarie pleurent sur un accordéon,
tandis que les corbeaux désarticulés tentent de planter des bulles sous un air de violon dans ce décor sans spectateur. 13 histoires sans faim
tirant sur la ficelles de l’écolier pour des automates mi monsieur mi épouvetail vivant en ermite dans le silence... Des ballades sans lendemain
étant le testament d’une époque révolu cernée par ce que le quotidien à de plus pathétique, nous, les autres, quelques chansons sans un port,
dansent, en attendant la bulle d’air dans les veines. Walkmindz’s Conspiracy
Muse «Black Holes And Revelations» (Wea UK)
3 ans après «Absolution» Muse est de retour. Le moins que l’on puisse dire c’est que le premier single issu de l’album est discutable… «Supermassive black hole» a très certainement découragé un grand nombre de fans de la première heure, il fallait donc une grande confiance dans
le groupe pour aller se procurer «Black holes and revelations». La première écoute de ce nouvel album est une expérience déroutante, ça part
dans tous les sens, les chansons sont variées, inégales, et de nouvelles sonorités font leur apparition dans la discographie du groupe. Vous
l’aurez compris «Black holes and revelations» requiert plusieurs écoutes pour être apprécié à sa juste valeur mais chacun devrait y trouver au
moins un chef d’œuvre ( ex : «Map of the problematique» ). Reste à voir ce que tout ceci va donner en concert, il y a fort à parier que la perte
de repères occasionnée par cet album soit moins perceptible en live ! Diegbass
Kasabian «Empire» (Columbia)
En 2004 Kasabian créait la sensation avec son premier album éponyme ; un album très dansant, quasi parfait, contenant cinq ou six gros
tubes et basé sur un mélange pop/rock/électro. Autant dire qu’avec la sortie d’ «Empire», Kasabian est attendu au tournant. Bien qu’utilisant
sensiblement la même recette ( sans pour autant se répéter ) , «Empire» est moins accrocheur que son prédécesseur. Les compositions sont
plus évoluées et moins directes ( exception faite de «Stuntman» véritable tuerie de big beat ). En clair, Kasabian confirme tout le bien que l’on
pensait d’eux, au lieu de céder aux sirènes du marketing, le groupe nous livre ici une production de grande qualité, résolument indépendante
et dépourvue de toute fausse chanson destinée à remplir le CD. Diegbass
TT’as vu ?
Le crew de riders Advita sort une vidéo ?
Nom : Chilling /// Riders Parts : Silvain « lami » Monney, Maxime Delayen, Florent Marot, Vincent Pages, Aymeric Tonin, Paul Lambersens,
Nicolas Droz, Arthur Girault, Franck Mireault, Jean-Jacques Roux, Thomas Maxheim /// Friends Part : Thomas Sarameda, Stephane Lochon,
Guillaume Charney, Justin Benne, Caroline Béliard, Julien Petry, Julien Lecointe, Mathieu Grunberger…
Spots : Genève, Les Carroz, Avoriaz, Munich, Sierra Tahoe
Synopsis : L’ami ouvre la vidéo avec une part entremêlée d’un clip filmé avec un rappeur de St Domingue. Run bouclé en janvier ! Des vrais
gros rails en ville et des vrais kickers backcountry pour tous les autres riders. Du feu, de la sueur, des embrouilles et du sang sur des spots
jamais ridés et qui ne le seront sans doute plus…
/// http://www.advitawear.com
OMNI Snowboard DVD
En direct des 2 Alpes M16 productions nous offre un peu de fraîcheur dans les vidéos de snow dispo avec ces images d’action comme Alex
Doumergue, Ben Bernard, Morgan Lefaucheur (interviewé dans ce numéro) Matthias Virat … et une place importante aux montages bien
décalés, des frees partys et des soirées signées M16. /// Infos : [email protected]
www.last-mag.com / 10
Busta «Valerie comme françois» Flex / «La pièce maitresse» (Label : Up Music - Distributeur : Warner)
Cette pièce révelera t’elle le puzzle de Busta Flex ? Non,
enfin, oui, l’homme que l’on aime ou que l’on déteste, car
il est hip hop, nous prouve avec brio que le rap c’est de la
merde, enfin, non, pour être plus précis, que nous sommes
tous, quelque part, quelquefois, des scatophiles en puissance... Confondant ou se fondant ou se pourfendant dans
une culture (appelée A), le petit Valérie (appelé B), prend à
son compte les dérives d’analyses sociologiques de l’art de
la banlieue, soit, mais quand il dit «p’tit frere, p’tite soeur,
saute, bouge, move comme une bête», on ne sait pas si
on doit lui reprocher les répétitions maladroites ou d’avoir
appris par coeur le petit Vandamme illustré. «Au point ou
nous en sommes voter c’est exister, alors, je vote pour personne, parce que personne me fais exister», un séjour en
Corée du nord ferait du bien à celui qui devrait faire, selon
lui, des featuring avec «Method man, Jay z ou Pharrell»,
celui qui débite avec le même non-sens des paroles pour
sourds. On ne peut raisonnablement pas tout mettre sur le
dos de l’émetteur, ha oui, musicalement, c’est du bounce
mainstream (yo yo négro) classique et propre pour ce que
c’est, ainsi que pour son utilisation. Moment anthologique
du Lp, l’invention prophétique de Jimi Hilife : celui qui règle toute sorte de contrats excepté celui entre mettre les
mots dans le bon sens pour qu’ils en aient un et le Fonky
Flex. Singeant un mec comblant sans agenda pour être sur
d’exciter, appelons ça un pote imitant MC Jean Gabin, mais
sans le script, je pourrais continuer longtemps, mais je vais
laisser parler le maitre pour conclure cette lettre d’amour au
Monthy Python du rap fr (cainri)...
Top 5 Proutline (Copywrite Doxa)
5/ «j’suis un mec cool, j’suis un mec fun, j’aime quand ça
roule, j’fais ce qu’elle veulent, j’aime bien ton boule, mais
j’aime pas ta gueule.»
4/ «Sully B Wax.»
3/ «Après IAM je viens remonter la pression d’un cran.»
2/ «N’appelle pas la police, n’appelle pas police, n’appelle
pas la police, appelle les keufs et ça niquera toute la teuf.»
1/ «C’est la dure réalité qui m’incite à écrire n’importe
quoi.»
Après ce coming out, je reste prostré en silence me refusant
à écouter Thom Yorke, Tv on the radio, The Roots et Charlotte Gainsbourg... ou à lire du Zola devant cet aveu salutaire sur le role de l’artiste : faire de la grande bouffonerie...
PS : Il rape comme un enfoiré et tout ce Lp est synthétisé
dans le titre «le Zedou».
Walkmindz’s Conspiracy
T’as lu ?
Guide des écoles de design graphique / De Sophie Rocherieux aux éditions Pyramyd
Cet ouvrage, réalisé en collaboration avec le magazine étapes: remplacera à merveille le sempiternel et inutile passage chez cette maudite
conseillère d’orientation, bien souvent larguée. Donc, au lieu d’entendre «Es-tu sûr ? Tu sais il est préférable de prendre des voies plus
porteuses, avec des débouchés, que penses-tu de la plomberie, c’est manuel aussi...», vous pourrez parcourir ce bouquin de 160 pages et
vous forger votre propre opinion. Le point est fait sur les différents niveaux et types de diplômes, les homologations, les bourses étudiantes,
les métiers, et rappelle au futur étudiant en graphisme quelques rendez-vous incontournables de la profession. Richement documenté (frais de
scolarité, personnes à contacter, conditions et délais d’admission, vie étudiante...) 28 établissements français d’enseignement supérieur public
et privé sont référencés. On regrette l’absence de présentation des Gobelins d’Annecy que vient d’intégrer notre ami Tetsouille sans contester
le fait que ce livre s’avère incontournable pour les petits (et grands) padawans de la palette graphique. Prix : 19,90 euros
Guide du graphiste indépendant / De Christelle Capo-Chichi aux éditions Pyramyd
Suite logique du précédent bouquin chroniqué qui traite l’amont de la profession, voici un ouvrage qui s’adresse à tous les graphistes qui se décident à mener une carrière en solo. Ce guide, graphiquement sobre et
clairement découpé, donne toutes les clés pour poser le cadre de son activité et mener une carrière avec
rigueur : Quels statut social et régime fiscal adopter ? Comment défendre ses droits ? Comment présenter son
portfolio ? Comment déterminer sa rémunération ? Comment organiser sa vie au quotidien quand on a choisi
d’être artiste-auteur ? Toutes les questions que vous vous poserez seront élucidées. Les éditions Pyramyd
nous livrent une fois de plus un ouvrage très ciblé qui deviendra, pour certains, plus qu’un livre de chevet : une
véritable aide à la réussite. Prix : 14,90 euros
Advertising Now. Print / De Julius Wiedemann aux éditions Taschen
On vous avait présenté Architecture Now et Illustration Now, cette série se poursuit sans perdre de sa qualité avec Advertising Now. Dans cet
ouvrage toujours aussi bien présenté vous retrouverez un concentré de créativité en matière de publicité « print ». Aujourd’hui les stratégies
marketing ne suffisent plus pour attirer l’attention dans la masse de messages publicitaires que nous absorbons chaque jour, il faut faire preuve
d’originalité, toucher aux points sensibles, et parfois choquer. Les grands noms de la publicité sont ici interviewés, et une multitude de pubs
print sont présentées et classées par thèmes. Vous reconnaitrez les affiches qui vous ont marqué, et découvrirez les campagnes tout aussi
surprenantes des autres pays, toujours avec un sourire en coin ou une phrase qui reviendra dans votre tête «il fallait y penser, où vont ils
chercher toutes ces idées !». Suivront ensuite d’autres livres sur ce thème avec les éditions «web» notamment. Prix : 30 euros
Vivre au Japon / De Alex Kerr et Kathy Arlynn Sokol aux éditions Taschen
Le Japon destination très prisée ces dernières années, nous offre un paysage architectural contemporain
des plus riche. Cet ouvrage s’intéresse aux plus belles maisons japonaises proches de la nature aussi bien
par leur implantation que par leur matériaux de conception. Les architectes d’aujourd’hui n’oublient pas les
traditions et les réinterprètent au mode de vie actuel. Authenticité des matériaux pour esprit zen, bambou,
pierre, ou bois sont très souvent utilisés avec un style épuré. Une architecture tournée vers l’extérieur pour
fusionner avec les éléments naturels tout en restant à l’intérieur. Très bel ouvrage illustré d’images commentées. Prix : 19,99 euros
11 / www.last-mag.com
Tu lis quoi ? C’est bien ? T’en es ou ?
Trois questions qui ont l»air anodines mais qui nous permettent
de brancher plein de gens bien :
Thibault, 26 ans, lanterne pour cas sociaux en compagnie de Gamin, 3 mois, chasseur synchronisé à des proies invisibles
Tu lis quoi ? Je relis «Belle du seigneur» d’Albert Cohen, un pavé de 1100 pages écrit en 1968, encensé par la critique littéraire, bref tous les
ingrédients pour se méfier...
C’est bien ? Un peu difficile au départ et puis c’est la grande claque progressive jusqu’au final où t’es tellement anéanti que t’écoutes pousser le
peu de cheveux qu’il te reste. C’est l’histoire d’un homme parvenu au sommet d’un monde qu’il hait profondément, à la conquête d’une femme qui le
conduira dans une relation magnifiquement sordide. Cette relation qui se noue est proche du style de l’auteur : un mélange de tendresse, de cynisme,
de lucidité froide et satisfaite.
T’en es où ? A la fin d’une déclaration d’amour qui s’étale sur 100 pages dans laquelle le personnage dépeint les relations homme / femme avec
un degré d’ironie jamais atteint dans l’histoire de l’ironie. Tout est dit, prodigieusement dit, si bien que la courtisée, tout comme le lecteur, sont
subjugués.
Patrice, 27 ans, compteur de billets dans un grand magasin
Tu lis quoi ? «Demande à la Poussière», un roman de John Fante. Ca parle d’un
jeune immigré italien installé à Los Angeles qui vit comme un raclos dans des hôtels crasseux, et qui veut percer en tant qu’écrivain. Le bouquin vient d’être adapté
en film avec Colin Farell & Salma Hayek.
C’est bien ? Ouais, c’est plein d’humour et d’espoir, alors que l’histoire est plutôt
glauque. Puis l’auteur écrit vraiment sur le ton de la discussion, comme un type qui
en fait des tonnes dès qu’il raconte une anecdote.
T’en es où ? Une vieille radasse
pas belle qu’il n’a jamais vu vient
de s’incruster dans sa chambre. Et
visiblement, elle tient absolument à
coucher avec lui…
Céline, 23 ans, étudiante en communication éditoriale
Tu lis quoi ? «Un privé à Babylone»
de Richard Brautigan. Ca raconte
l’histoire d’un détective qui est engagé pour récupérer un cadavre. Le
problème, c’est qu’il a constamment
des absences, et il passe la moitié
du temps dans un monde imaginaire
tout bizarre.
C’est bien ? C’est super marrant,
surtout grâce aux scènes oniriques
qui changent des polars habituels.
Et puis le héros est une sorte de
loser un peu escroc qui galère pour
tout, même pour se procurer un revolver…
T’en es où ? Là, il discute avec un
de ses indics, qui est gardien à la
morgue.
Marie, 26 ans, arbitre / exutoire pour enfants hyperactifs
Tu lis quoi ? «Blankets, Manteau de neige», une BD autobiographique de 500 pages de
Craig Thompson. Je l’ai achetée sur les conseils d’un ami et je ne suis pas déçue...
C’est bien ? Craig Thompson décrit avec une sensibilité émouvante la première fois où il est
tombé amoureux. C’est super touchant, vraiment poétique... Il dévoile ses émotions sous un
trait majestueux. Il y a beaucoup de flashbacks en parallèle à cette histoire d’amour. Il nous
conte ainsi son enfance dans le trou du cul de l’Amérique profonde et le poids effarant du
dogme chrétien. Cette BD prend aux tripes...
T’en es où ? Craig passe deux semaines au sein de la famille de son amoureuse, Raina. Ils
vont enfin passer la nuit dans le même lit... Laisse moi m’y glisser avec eux !
www.last-mag.com / 12
Enfant du Rap
UN JOUR DE PLUS AVANT LA GLOIRE
C’est toujours cool, les rappeurs au cinéma. Des fois, c’est juste marrant de
les voir cachetonner, à l’image de Kurupt qui se fait courser dans «Hollywood
Homicide» (navet surréaliste dans lequel Harrison Ford joue un flic qui est
agent immobilier à mi-temps). Puis d’autres fois, leur présence est une excellente surprise. Surtout quand ils se mettent au service d’un film digne de ce
nom, et nous poussent à nous poser de drôles de questions sur l’art, le sens
de la vie et le système de vote de l’Académie des Oscars. Rien que ça.
Sacré Lil’Bow Wow. On l’avait laissé l’été dernier dans une interview du magazine
XXL en train de vanter ses talents d’acteur : «J’aurai un Oscar avant mes 21 ans.
Je crois sincèrement que c’est possible. La preuve, on vient de me proposer un
rôle dans Fast & Furious 3». Un an plus tard, le film est dans les salles.
Verdict ? Eh bien, pour être magnanime, Bow Wow ne brille pas vraiment en fairevaloir comique d’un lycéen de 35 ans dont la répartie ultime consiste à traiter les
gens de Justin Timberlake. Au mieux, sa manie de conduire une voiture peinte à
l’effigie de l’incroyable Hulk peut lui attirer la sympathie des tarés dans mon genre,
mais pour les membres de l’académie des Oscars, c’est moins probable. Bon, en
même temps, Ludacris a bien débuté dans «Fast & Furious 2», avant d’enchaîner
des prestations dans 2 films à Oscars. On a déjà parlé de «Collision»(*), mais
il y a aussi «Hustle & Flow», merveille passée en coup de vent dans nos salles
l’année dernière.
Dans «Hustle & Flow», il suffit à Luda d’une seule scène pour marquer les esprits,
avec son rôle de rappeur parvenu qui revient dans sa ville natale en triomphant,
pourvu d’un crew de courtisans et d’une gouttière dorée dans la bouche. Un personnage qui apparaît tard, mais dont la seule évocation vient longtemps nourrir les
rêves du personnage principal, DJay, un maquereau de 2e ordre des bas-fonds de
Memphis. Car, comme Bow Wow, DJay a une conviction : il est persuadé qu’il peut
devenir rappeur. Alors, il s’entraîne, en rappant sur la rythmique d’un synthé pour
enfants confisqué à un cracké. Et il embarque même dans l’aventure son entourage,
constitué de deux putes et d’un secrétaire scolaire, tous décidés à fuir la routine qui
les tue. Marrant, d’ailleurs, que ces rôles soient tenus par des seconds couteaux,
déjà aperçus un bon paquet de fois (comme le b-boy gay refoulé de «Scary Movie
3»), et qui trouvent enfin un moyen de briller. En premier lieu, Terrence Howard
(DJay), qui joue la pire des pourritures avec une naïveté quasi-enfantine, jusqu’à
sa rencontre programmée avec Ludacris. Mais derrière ses réponses toutes faites
(«Tout le monde a besoin d’un rêve, mon pote !»), celui-ci lui fait comprendre que
le succès ne fait pas la charité. La scène est magique, et le talent des deux acteurs
nous prend par surprise, même s’ils nous avaient déjà montré dans «Collision»
qu’ils savaient vachement bien partager un écran ensemble.
Tiens, dans «Factotum», Matt Dillon (également parfait dans «Collision») n’est pas
maquereau, mais il enchaîne les jobs inutiles, tels qu’emballeur de cornichons ou
compteur de cartons. Il y interprète l’écrivain-ivrogne culte Charles Bukowski, alors
au début de sa carrière. Une carrière qui se résume à des boulots minables et à
des textes refusés en masse par tous les éditeurs de la terre. Finalement, dans le
film, Bukowski se lasse de cultiver l’espoir dans des chambres miteuses. Il délaisse
son bloc-notes au profit des comptoirs de bar, y ramasse des vieilles alcooliques et
enchaîne les gueules de bois. Finalement, il change d’adresse et rate les bonnes
nouvelles quand elles arrivent par la poste… dans la vraie vie, Bukowski n’a pas
été reconnu avant ses 50 ans.
Comme quoi, il s’en faut de peu. Le problème, avec ce genre d’ambitions, c’est
qu’on sait jamais où elles nous mènent. Parfois, l’important, c’est juste la perspective d’un changement qui vient rendre tous nos errements un peu plus supportables. Puis, la fois d’après sera peut-être la bonne. Mais on pourrait tout aussi
bien galérer 5 ans de plus. Alors, dans tout ça, jusqu’à quel point persévérer ? La
réponse n’est sûrement pas évidente, mais en tout cas, bonne chance pour ton
Oscar, Bow Wow. Et accroche-toi.
Yacine_
Illustration : Seyr
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* «Si La Vie Vaut La Peine d’Etre vécue, parlez après le bip»,
LAST Mag #11
Films : «Fast & Furious 3» (en salles), «Hustle & Flow» (DVD,
Paramount Home Vidéo), «Factotum» (DVD, Aventi).
Les cauchemars du Fleau
Texte de Fléau et photos de l’Oeil de Moscou
D’après le film « LA LIGNE ROUGE » de Terence Malik
(Après avoir perdu l’ouïe, comment vivre dans un monde d’images en 4 chapitres)
/// Psynopsis Prémonitoire \\\
La nature, une éther nuitée, à portée de rien, à six pieds sur l’air.
De la poudre d’hommes en intraveilleuse dans le sommeil des guerres.
De la bavure ou du buvard, qui retient et qui apprend ? Quand le soleil flanche,
On conçoit ce que l’on peut accepter selon son pouls, selon ses poches.
Avoir un droit, ce n’est pas l’exécuter, quand on ne sait pas comment dicter,
La petite mort à la stratégie du soldat d’infortune, on promet pour avancer.
L’opium de la survie : c’est l’espoir, un échantillon se dissipant quand les cas navrent, calcinent.
Comment faire un choix entre le garrot et le garant ? Tout est une question de veine.
/// Travelling Arrière \\\
J’ai fait une croix sur la case, pour ma cause, car je suis le produit de ce que je fuis.
Le patriotisme, la religion de l’état nation, entre plantation et champs d’épouvantail qui grandit.
L’armée des clones, c’est l’autre à la lettre, entre l’antre et le centre,
Condamné par ses neurones, l’encre au goût acre et couleur ocre s’ancre puis nous exècre.
Qui sera le prochain ? Ce n’est pas une question, mais un courrier de démission,
Peloton d’exhumation sans tribunal, on accouche de ces antécédents à chaque progression.
La bravoure, une crise d’hasch, pour se persuader de mieux vivre sous assistance respiratoire.
La somme de ce que l’on assume nous possède, être la dernière chance d’un poker menteur.
/// Montage Aléatoire \\\
La paix, une course contre le meurtre, entre résignation et résiliation.
Plus personne à sauver d’après l’Histoire, alors on oublie et on recommence par omission.
La fin d’un ordre, c’est de ne plus rien avoir à dire par peur de faire.
Le sacrifice, la caution pour des légendes inconnues, quand les fusils ont fini par se taire.
La lecture efface ce que l’on pense, espace ce que l’on domestique.
Sur les banc de l’alcôve, on trouve des raisons à la souffrance par un honneur de plastique.
Un génocide inter-humain, propre, un voeu pion, sous pixel, banalise les jours comateux.
Le reste, c’est ce que l’on ne digère pas, ce qui nous ressemble, de plus, le bien le plus précieux.
/// Réédition Deluxe \\\
Les années s’érigent en témoins soudoyés, muets, prédisant l’absolution dans un cran à guichet fermé.
Les miroirs sont un rappel à l’aide, l’hommage de l’image face aux transparents, selon la frontière qui a résisté ?
Les coïncidences parlent pour nos actes manquants, transcrits dans un coin de bloc note.
On se refait le film comme pour le revivre, comme pour se subsister, c’était pour quelques chose ou quelqu’un et on bloque,
Vétérans d’un autre monde, d’une autre vie, d’une autre proie, qu’importe le prix, à crédit, on fait le choix.
Rire ou se leurrer, en attendant de devenir vieux, quand s’imprègnent des empreintes passant le pas.
Et puis mon arme m’a dit, en guise de dernière sommation : «je veux que tu sois heureux... loin de moi...»
Les distances sont les portes paroles, de nos fuites, de nos aveux, de nos adieux... de toi...
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99.3 FM (69)
Rythme(s) & Mécanisme(s)
(hiphop-soul-jazz-blues-triphop-chanson française-hiphop)
Tous les jours de 19 h à 20 h 30
La Blackline
Dimanche de 21 h à minuit.
…RDV aux points de fuite des perspectives…
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LAST Mag et�
sous la supervision des droits d’auteurs de Pierre Bachelet sont fiers de vous présenter :
« Le monologue pour camisole pour couple »
(Du sang bleu est requis pour lire cet extrait de pensée universal)
Sylvain De La Sanction Divine
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Freestylo
Espace d’expression offert aux plumes que l’on aime caresser du
regard. Ici, Marshall’Ombre, talentueux Mc de la Doxa. Aucun thème
imposé, aucune contrainte, page vierge pour mariage non forcé.
«Con prends rien»
Illustration : Bloodyheart by Christian Rothenhagen
Que de justifier de la foi, par les Hommes, équivaut à manufacturer
les âmes et à canoniser les armes, la morale est le chargeur de
projectiles à têtes suiveuses s’enclenchant au nom de la sécurité,
la Détente est un dégat collatéral entre l’offre et la demande car
le marché demeure en équilibre entre le spiritueux & le spirituel
(l’épicier & l’épaisse soeur), la justice accomplit sa vengeance
ou la vengeance est une justice accomplie selon les nègres en
cols blancs mandatés par notre abandon, les frontières ont les
racines que la raison applique à l’instinct de préservation, afin
d’accoucher, que César règne, en uniformisant la peur par bancs,
quartiers, arrondissements, villes, départements, régions, pays,
continents, clans, castes, religions ou couleurs de strings ficelles,
les cours de récréations se veulent dogmatiques conformément
aux recommandations de l’ONU (on nait usagé), ainsi que du
nombre de soldats de plomb faisant les morts pour de vrai, un
divertissement séculaire pour voyants (les journalistes) & voyeurs
(toi qui me lis ou fais semblant), les candidats pour gagner le prix
doivent verser un accompte (en liquide et hémoglobines groupe
O négatif de préférence) pour galvaniser leurs fans, leur fournir
des goodies (pin’s parlant, des frizzbees , des enfants «à moitié»
morts car les cadavres ne pleurent pas) à l’éffigie de votre massacre primaire, excusez moi, de votre cause, peut symboliser un
moyen mais également une fin via le deuil national, franchir le pas
de son ambition personnelle, désolé, opinion personnelle dans le
but d’embrasser gouluement (en tournant la langue dixit babel)
l’émoi psycho affectif funesto-iconique, avec en filigrane, en guise
de slogan «chacun chez soi et nous chez les autres», les régles
sont douloureuses surtout lorsqu’elle passent par un processus de
pets, car les voix du seigneur impénétrables d’après le traducteur
(qui a du y gouter souvent pour en parler autant), le nombre de
participants ne doit pas exceder la limite d’une orgie de la chair,
à moins d’emprunter le bas canal, posséder un bon éditorial ou la
lignée de Rothschild (à défaut de l’éditorialiste) avec la plume et
la mine antipersonnelle qui va avec, les objets à votre disposition
sont des cailloux livrés avec leur blues, des machettes forgées
dans un style coupé décalé (Rwanda 94) ou la kalashnikoff des
familles (époque New York 95), la partie se conclut après la destruction en confettis d’ADN du contradicteur supposé (car c’est un
qui dit pour les autres) ou une résolution, permettant aux pays
l’ayant adoptée de donner caution à l’heure budget militaire et
aux négociants de jouets à poudre, de remplir leurs carnets de
commandes avec une cible plus porteuse (et membre du G8), car
comme dans tout jeu, l’un terrait ses acquis pour mieux capitaliser
l’imagerie (en 4 par 3), et le second erre dans le mythe pour mieux
accepter sa fatalité, l’offrande est au demandeur, on compte les
points et les prisonniers pour les livres d’Histoires, révisionnisme
institutionnel destinant le prochain chapitre, permettant à l’éxécutif
de faire souscrire aux cicatrices immatriculées en préfécture (un
mercredi matin) l’obtention des droits d’auteurs, les dépouilles
inconnues conditionnent les nations nées sous X, le patriotisme
convoite les satellites de nos angles morts, quel choix entre un
taux de mortalité provoqué et une coupe du monde de football
(un ken couleur banania pour le dire ?), la barbarie s’esthétise
en accord avec la publicité publique, la guerre est une industrie
indispensable où nous travaillons 35 heures par bon sens, mais on
nous dit que l’artisanat est la première entreprise de France (moi
non plus je ne vois pas le rapport, à moins que...), pleurez le temps
de l’entracte que je vous propose (cette chronique est sponsorisée
par le jus de larmes, huuum le jus de larmes, c’est bon buvez-en)
et fichez moi la paix... Bien affectueusement,
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Mes rêves n’ont pas leur place au soleil
Leurs places sont leurs contours
Déjà tracés à la craie
Je reste scotché au vrai
Comme les cafards sous mes semelles
Et du coup mes songes chutent du septième ciel
Mensonges et femmes superficielles
Me donnent l’envie de fonder une famille
Que la plus vénale m’entende
Mais n’écoute pas mon ventre qui crie famine
On dit que l’amour rend aveugle
Mais où est il ?
J’ai beau chercher et pourtant je vois toujours
Si j’ai manqué à l’appel
Ce n’est pas ma faute à moi, la branlette ça rend sourd
Je me souviens d’une ex
Qui m’a dit que dans une relation amoureuse
Le moteur c’est le sexe
Je dis ex car finalement cette femme,
En voiture comme au lit, n’a pas aimé le coup de la panne
Ruptures et balivernes
Dur de rester seul pleureur quand il fait froid
Je veux de la chaleur corporelle
Sinon je ne tiendrai pas l’hiver
J’ai la tête dans l’étau
Un litre de vin rouge histoire de m’assommer le crâne
Quand les soucis forment une pyramide
On sait qu’au sommet c’est le drame
Je m’anesthésie les yeux
Pour ne pas salir mes joues de larmes inutiles
Et mon âme erre parmi des jours futiles
La verge dure, j’aimerais admirer la vie
Et retrouver l’envie
De l’accepter comme une femme et ses vergetures
Mes mains tremblent
Quand je n’entends pas l’écho de mes « je t’aime » dans un entrejambe
L’image est dure non ?!
Imaginez, du coup c’est ce que l’on ne peut m’ôter
Si je me fous de tout, si je bande mou
C’est que je préfère voir mon ego enfler
J’en paie les frais, mon ex-femme en perd l’effet
Ce n’est pas la première que ça effraie
Ni la dernière à s’esclaffer
De toute façon, je ne suis qu’un con
C’est ce qu’elles disent en claquant la porte
Mais le con signifie leur sexe
J’con prends plus rien… donc mes rêves marchent à l’ombre
…mes rêves n’ont pas leur place au soleil...
Marshall’Ombre
www.myspace.com/marshallombre
http://doxattitude.free.fr/
Album LA DOXA « One man show» (début 2007)
et maxi 4 titres «Le blues du caillou» (Decembre 2006)
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19 / www.last-mag.com
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21 / www.last-mag.com
/// Artworks
Zevs
« je mets en forme l’idée que tout corps
solide bien établi est un jour amené a
se dissoudre. »
Il y a ceux qui théorisent et ceux qui agissent, il y a les intellectuels et les manuels... ZEVS est un peu de tout ça.
Il y a ceux qui se montrent et cherchent la célébrité, sans la mériter. ZEVS se cache derrière son travail.
Il y a ceux qui seront touchés par son oeuvre et ceux qui passeront à travers, mais qu’importe...
ZEVS, comment te présentes-tu dans un vernissage auprès de
quelqu’un qui se réclame ostentatoirement de la hype locale ?
Je me présente simplement par une poignée de main, sous une autre
identité que ZEVS.
Comment te présenterais-tu aux lecteurs de LAST Mag ?
Je suis un jeune artiste Français issu de la scène graffiti. J’ai fait mes
premières pièces à Paris au début des années 90. Dans un premier
temps sur « la petite ceinture », la voie ferrée désaffectée qui se trouve
à coté du café la Flèche d’or, ainsi que dans les rues et terrains vague du 20eme arrondissement. J’étais motivé par les peintres/graffeurs
de l’école américaine que je voyais dans les livres tels que Spraycan
art, Subway art et les films Beat-Street, Break-Street et Stylewars. Par
ailleurs j’aimais beaucoup observer les pochoirs, silhouettes et autres
écrits poétiques sur les murs de mon quartier. A l’époque les tags
avaient tendance à saturer la ville, il n’y avait plus beaucoup de visibilité.
J’ai donc eu l’idée de créer un logotype qui fasse sens avec mon nom.
Ainsi est né le nuage avec l’éclair que j’ai peint en ville à la manière des
throw-up (lettrages gonflés qui se situent entre le tag et le graff). Puis j’ai
fait évoluer mes pratiques.
Ton œuvre artistique est aussi atypique qu’engagée, et afin de permettre à nos lecteurs de l’appréhender, on souhaiterait dresser une
sorte de bilan sur tes différentes actions à travers le temps. A toi de
nous livrer l’essence du message ou l’envie qui y est lié.
- Flasheur d’ombres (entourer les ombres nocturnes des statues, panneaux de signalisation, bancs publiques, poubelles… au chrome.)
En 1997, J’ai commencé à peindre la nuit les contours d’ombres. La
première ombre que j’ai réalisée a été celle de mon scooter. Je l’ai peinte
sur le trottoir de la rue du Temple, en face du Café de la Gare. A l’époque je jouais chaque soir le rôle d’Hippolyte et avant d’entrer en scène
je prenais un grand plaisir à installer avec soin mon scooter de façon
à ce que l’ombre portée créée par la lumière artificielle du lampadaire
entre dans la trace que j’avais peinte. C’était une place de parking sur
mesure que je m’étais faite. Quelques temps après, j’ai élargi cet acte
à l’ensemble des ombres du mobilier urbain : bancs publics, abribus,
feux de signalisation, et puis finalement la représentation humaine des
statues… Ce qui m’intéressait dans cette démarche, c’était de pouvoir
signaler dans la nuit et de conserver le jour la présence des ombres en
ville. Pendant mon premier voyage à New-York, en septembre 2000, je
recherchais de nouvelles formes à « flasher ». Je trouvais de nombreux
sujets, mais il y en avait un qui captait vraiment mon attention. Mon désir
fut d’autant plus fort que je ne pouvais pas le peindre simplement, il y
avait trop d’émotions à le faire. C’était pourtant une image simple celle
d’un homme sans foyer dormant sous un réverbère. Il avait son chariot,
rempli d’une foule de choses, il s’agissait de toute sa richesse, toute la
vie de cet homme était là en exposition, à l’ombre de la ville à côté de
mes ombres de la rue. Je l’observais et remarquais que tout naturellement pendant le jour, cet homme disparaissait. Une nuit, il était endormi
sur le trottoir, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai flashé cette >>
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« Les coulures de sang peintes sur les photographies
sont la représentation de l’hémorragie psychique que
la publicité peut engendrer chez le spectateur. »
- Les crimes d’images (Disposition d’impacts de balles fictives sur les
mannequins présents sur les affiches publicitaires)
Ce qui m’attire dans la publicité c’est la réalité de la photographie qu’elle
utilise dans l’espace public pour se promouvoir. J’opère ici un «retournement». A la façon de l’aïkido qui par un jeu subtil de mouvements,
d’esquive, de déplacements du corps et de contre-prises a pour but de
retourner la force de l’adversaire contre lui. Avec les attaques visuelles
le point rouge et la coulure symbolisent l’acte de tuer le modèle sur l’affiche. J’annule ainsi les processus de projection et d’identification qu’utilisent beaucoup les publicitaires pour de telles campagnes. Les coulures
de sang peintes sur les photographies sont la représentation de l’hémorragie psychique que la publicité peut engendrer chez le spectateur.
- Le kidnapping visuel (voler l’image sur une campagne publicitaire et
demander une rançon à l’annonceur.)
Cette action s’adressait aux spectateurs d’une part et aux concepteurs
de publicité d’autre part. Avec le visual kidnapping, je me suis intéressé
au modèle traditionnel de publicité. Il s’agit d’une publicité subie dans
lequel l’annonceur essaie d’arracher l’attention d’un spectateur pris en
«otage». Je propose au spectateur de passer à l’action d’une autre façon
que d’acheter simplement du café. Il s’agit de rentrer dans un jeu interactif. Si la marque kidnappe l’attention du public contre « demande de
consommation », moi j’inverse et je kidnappe la Lavazza girl de l’affiche
et je demande une rançon de 500.000€ au propriétaire de l’image. Cette
somme représente symboliquement le prix d’une campagne publicitaire
pour cette grande marque.
- Les néons / éclair
Avec les graffitis illuminations, je transforme les néons à l’agonies en
éclairs scintillants. Dans les tunnels du métro les tags les plus visibles
sont ceux positionnés juste sous les tubes fluos. Leur observation m’a
donné l’envie de travailler directement sur cette source lumineuse en
jouant avec le phénomène de persistance rétinienne. J’utilise plus particulièrement les tubes néon grésillant et clignotant, qui me permettent
de donner un mouvement aléatoire d’apparition et de disparition à mes
dessins de lumière.
Quel a été le déclencheur qui t’as poussé à mener ce type d’actions ?
L’expérience du graffiti m’a
amené à m’intéresser à la visualité dans la vie urbaine.
- Les marques juteuses
(Nike, Mc Do, Coca Cola... pour faire « couler la marque »)
Avec les liquidated logos, je mets en forme l’idée que tout corps solide
bien établi est un jour amené a se dissoudre. Pour liquéfier les logos qui
se trouvent dans l’espace public, j’applique dessus un excès de peinture
de même couleur.
- La télévision (dans ta dernière exposition)
La télévision est un spectacle sans fin. Sa puissance réside dans le torrent d’images et de sons qu’elle permet de capter à toute instant. Un
torrent qui peut désaltérer l’esprit mais aussi laver le cerveau ! Avec
perpetual ending j’opère un retournement en lui apposant une fin permanente.
En t’attaquant à l’image publicitaire, tu critiques un système et parviens à détourner sa force à ton profit, mais tu crédites également
la marque et la met en lumière. Comment définis-tu et assumes-tu
ce paradoxe ?
C’est un équilibre difficile à trouver. Je cherche à révéler les mécanismes
à l’oeuvre dans la communication publicitaire et pour comprendre comment une marque fonctionne il est nécessaire de la pénétrer.
>>
www.last-mag.com / 24
Tu as réalisé des projets avec Invader, que penses-tu de son action ?
Je trouve qu’il mène un travail remarquable et singulier sur la scène street art.
J’apprécie la façon dont il fait évoluer ses techniques avec le Rubik cubism.
Que penses tu de la scène street art française ?
Formidable ! Vivement une belle exposition de groupe à l’étranger.
Tes projets d’expo ?
Show off du 24 au 29 octobre 2006, à l’éspace Pierre Cardin puis des expos en
France et à l’étranger en 2007.
Liquidated logos McDonalds / ZEVS 2006
scène. Je voudrais que cela puisse être comme un hommage à cette vie
oubliée. Le trait de peinture blanche autours de lui signalait son absence
dans le monde et marquait son éternelle présence pour moi.
Si je te dis «On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour
les yeux»...
J’ai détourné la citation de St Paul qui dit «Les choses visibles sont éphémères, les choses invisible sont éternelles» dans le cadre de mon travail des
graffitis invisibles. Ces peintures sympathiques ne se voient que pendant la
nuit lorsque je manipule la lumière des lampadaires avec un filtre UV. De cette
façon les services de nettoyage ne les remarquent pas durant la journée, ainsi
mes peinture restent en place beaucoup plus longtemps. The Graffiti visible is
ephemaral / the Graffiti invisible is eternal.
D’autres projets édités comme le skate Mekanism ?
Non, pas à l’heure actuelle.
Un coup de gueule ? Un message à passer ?
KEEP CLEAR
Merci à ZEVS pour ces réponses, Fred Maechler de Mekanism pour les photographies de
liquidated logos Mc Donalds (www.highsnobiety.com/index.php?cat=14), et JR pour les photos de liquidated logos Coca Cola. (www.jr-art.net)
25 / www.last-mag.com
Expo ///
Pimp my Doll
/// Expo
EVES Genova
EVES pour Extraordinary Visions and Esthetic Sounds.
Cette exposition s’est tenue à Gênes (Italie) à la Loggia della Mercanzia, à quelques pas du port
grouillant de cette importante ville qui s’étale sur 22 km. L’EVES a vu le jour de par l’initiative de
Cesare Bignotti, qui y expose également sous le blaze de Useless*Idea. Dans une splendide
galerie, avec une ambiance sonore étudiée recréant l’atmosphère urbaine, EVES propose une
sorte de laboratoire au sein duquel les artistes (principalement des street artists Génois) et les
visiteurs composent avec des petits bouts de ville et de vie.
/// www.startpublications.com
Quand 30 grands enfants jouent à la poupée, à l’initiative de Papier.Machine et Pébroc...
Artistes espagnols, japonais, Italiens, anglais, argentins, canadiens, américains, allemands,
australien, français... ils ont tous créé des poupées directement issues de leur monde. L’expo
est passée par Nantes et Venise et nous avons pu l’admirer à Paris à l’occasion du Who’s Next.
Une partie de l’équipe du Level Art (Strom, Dob(R)man, Koa et Llor) était de la partie. Pimp my
Doll sera présentée à Berlin lors de l’évènement pictoplasma (pictoplasma.com) du 11 au 14
octobre 2006. On lui souhaite bonne route !
/// www.pimpmydoll.net
www.last-mag.com / 26
27 / www.last-mag.com
/// Musique
Airtist
(Digitals Rights Management) ?
*C’estLesunDRM
module intégré à certaines musiques et vidéos afin de
«Téléchargement musical gratuit, légal & ethique»
Rencontre avec Olivier Reynaud, co-fondateur d’Airtist. On vous en a parlé sommairement à travers quelques news dans les précédents
numéros. A l’ouverture de la version Beta du site www.airtist.com il est temps de faire la lumière sur ce concept et cette initiative née à
Montpellier (34) afin de bousculer les usages de téléchargement de mp3 sur Internet. Une communauté, un système novateur, légal, éthique, gratuit pour le consommateur et rémunérateur pour l’artiste… Comment ça marche ?
Airtist, c’est qui c’est quoi ? C’est 3 amoureux de musique, également fous d’Internet : Laurent, Denis et moi-même. Nous ne sommes pas des musiciens mais des utilisateurs qui étaient face à une
problématique : soit le téléchargement illégal (peer-to-peer comme
Emule) soit le téléchargement payant avec beaucoup de DRM ( Voir
l’explication des DRM). On a voulu mettre en place une solution pour
aller de l’avant. L’idée de base est donc d’apporter une alternative
aux plateformes de peer-to-peer et au téléchargement classique. Ca
fait deux ans et demi qu’on a monté notre structure, le noyau dur est
constitué de 3 personnes mais entre les développeurs, les personnes qui travaillent sur l’artistique, le juridique, le design… une dizaine
de personnes travaillent constamment sur le projet.
*
Ca été plus dur techniquement ou pour tous ces accords juridiques à
gérer ? C’est vraiment une aventure humaine. Au niveau technique, le développement de la plateforme a été long mais permet l’ouverture d’un portail
communautaire avec des évolutions futures planifiées. On veut pousser Airtist
le plus loin possible. Ensuite, maîtriser parfaitement le niveau juridique, les
droits d’auteurs, avoir un contrat le plus simple et le plus propre possible pour
les artistes, ça aussi, ça nous a pris beaucoup de temps. Mettre en place tout
le microcosme entre les internautes, les artistes et notre interface pour créer
la communauté Airtist n’a pas été une simple affaire…
gérer les droits d’auteur. C’est l’objectif d’origine mais ça permet
également de contrôler certaines utilisations comme par exemple
limiter le nombre de copies sur un CD Rom, le nombre de transferts sur son baladeur mp3, limiter son format d’utilisation. Par
exemple, en musique le format le plus utilisé est le mp3. D’autres
formats sont propriétaires, c’est-à-dire faits par Microsoft comme
le wma par exemple… les DRM permettent de verrouiller les musiques et les films sur certains formats propriétaires et les limiter
à un certain nombre de copies et de transferts. Un cas concret :
un morceau téléchargé depuis fnac music ou itunes, on ne peut
pas le mettre sur tous les baladeurs mp3, on ne peut le graver
que 3 fois sur un CD. C’est un morceau qu’on achète mais qu’on
ne peut pas écouter sans le bon player ou le bon logiciel… Il n’y a
pas de DRM sur les morceaux téléchargés depuis Airtist, on peut
donc les écouter sur 99% des baladeurs, les graver…
Comment ça va fonctionner ? C’est basé sur un téléchargement
gratuit pour l’internaute, légal, éthique et rémunérateur pour l’artiste,
à base d’annonces publicitaires. Le concept se veut très simple :
Airtist est une plateforme qui recentre l’artiste au cœur du système.
Il gère tout, il met lui-même ses musiques en ligne, il gère ses informations sur sa page. Pour l’internaute c’est très simple, il s’inscrit en
1 minute gratuitement. Dès qu’il a crée son compte, il est sur Airtist
et peut télécharger des musiques selon deux modes de téléchargements : le mode payant, au prix défini par l’artiste avec des morceaux
à partir de 20 centimes d’euros ou en téléchargement gratuit à base
d’annonce qui sera bientôt disponible. L’internaute peut rentrer en
contact avec l’artiste, lui laisser des commentaires, lui envoyer des
messages privés... L’artiste de son côté gère sa liste de contacts et
la communauté se crée entre lui et les « fans » ou amis.
Vous avez eu des aides ? On a eu des aides au niveau de la région
Languedoc Roussillon, des soutiens et du conseil au niveau stratégique dans la pépinière d’incubation Cap Omega… C’était une grande
clé pour nous. Puis du soutien technologique au niveau développement : un partenariat avec 2 laboratoires de recherche qui travaillent
depuis plusieurs mois sur le mode de téléchargement gratuit avec
annonces. Puis au niveau financier, des aides de la région, de l’Anvar et d’autres structures telles que Crealia (fonds régional d’aide à
l’innovation destiné à impulser et pérenniser la création d’entreprises
innovantes en Languedoc Roussillon). Tous ces soutiens ont été
primordiaux, en parallèle à des appuis médiatiques, le magazine «
Montpellier Plus » nous appuie bien localement par exemple.
Votre stratégie de communication ? L’outil parfait, c’est le buzz, on
va beaucoup insister via les blogs, forums et avec des surprises lors
de l’ouverture du système de téléchargement gratuit (courant de la
rentrée 2006). Airtist a été présent lors de divers festivals et concerts
cet été pour communiquer vers les artistes. Lors du 40ème salon du
Midem à Cannes, le stand Airtist a permit de communiquer vers les
professionnels de l’industrie du disque, l’accueil avait été très positif.
On a préparé des « outils de buzz » très visuels qui devraient contribuer à lancer Airtist sur Internet et ailleurs…
Comment les artistes appréhendent-ils Airtist ? Tous les artistes
avec qui on est rentré en contact ont adhéré au concept. On a un
contrat sans exclusivité, sans engagement, ils ont la main sur tout,
mettent eux-mêmes leur musique, ont une part de rémunération très
importante sur la vente en ligne… La seule barrière qui empêche un
artiste de venir chez nous, c’est un contrat d’exclusivité qu’il aurait
signé avec son label ou sa maison de disque.
A l’écran ça donne quoi ? L’internaute va découvrir un système qui
lui est très familier, celui de la télévision. Actuellement quand on veut
regarder son fi lm le soir, avant, on a 5 à 10 minutes de publicités.
On met en place le même modèle sur Internet : Quand on veut télécharger une musique sur Airtist, on visionne un court spot de pub (30
secondes) et on peut en disposer gratuitement. L’artiste est payé,
c’est gratuit pour l’internaute, tout le monde est gagnant.
Vous avez contacté les majors pour leur annoncer que vous
débarquiez ? Pas encore, on rentre d’abord dans la partie avec les
indépendants et puis on verra au fur et à mesure, tôt ou tard on sera
amenés à se rencontrer et puis on verra…
Pourquoi Airtist se prétend Ethique ? Parce que nous reversons
de nos revenus 0,01 € par téléchargement à des Associations RUP
au choix de l’internaute. De plus, en mettant en place une relation
sans exclusivité avec l’artiste et un téléchargement sans DRM pour
l’internaute, Airtist s’appuie sur de vraies valeurs. Nos artistes sont
rémunérés à chaque téléchargement même en gratuit. Nous voulons
les défendre sur notre site et pas seulement en paroles !
Comment se fait-il que cette idée n’ait pas été développée par
des grosses structures ? Ca soulève 2 problèmes. Les majors ont
des plateformes de téléchargement, et mettre en place un système
comme le notre c’est remettre en question tout le modèle qu’elles
ont entretenu depuis des années : passer du payant au gratuit et
du DRM au sans DRM, ça remet tout en question et c’est un très
grand pas à franchir pour ces entreprises, la preuve, aucune ne l’a
fait. Le deuxième point, c’est que le modèle que l’on met en place
demande de connaître les fonctionnement niveau musique, technique, téléchargement, juridique pour respecter tout ce qui est Sacem
et structures similaires à l’étranger, et maîtriser tout ce qui est au
niveau media et annonces. Ce mix Internet / Musique / Medias est
à greffer à un nouveau modèle économique, ça demande pas mal
d’audace et en définitive, nous sommes les premiers à nous être
lancé dans l’aventure.
Quelle est la concurrence qui se met en place ? Les plateformes
qui s’approchent du même modèle que nous en sont resté à des
stades moins avancés. Le nouveau modèle économique qui propose
le financement d’un tel media par la publicité, n’a pas été exploité.
Ca avait fait un boom en l’an 2000, puis c’est descendu pour enfin
remonter. Certains sites l’ont testé comme Napster, mais c’était une
publicité contre du streaming. SpiralFrog annonce également un téléchargement de musique avec DRM contre un modèle publicitaire.
D’autres plateformes comme ABC ont commencé à tester ce modèle
mais ça reste en phase beta, alors que l’on est directement les pieds
dedans.
Souhaitez-vous faire un appel à des annonceurs pour le gratuit
? Les partenaires annonceurs, régionaux et nationaux, correspondant à la ligne d’Airtist sont les bienvenus pour le démarrage, ils
peuvent nous contacter depuis le site.
Quel artiste tu rêverais de voir créer son compte ? Il y a beaucoup
de styles que j’adore… Daft Punk, Justice au niveau électronique et
au niveau rock, je pense à The Offspring, des groupes mythiques
dans la culture skate qui a empreint ma génération.
En chiffres
Les évolutions à venir ? La vidéo ! On y travaille : téléchargement
de clips, de démos, de lives… Ensuite tout ce qui est exportation sur
téléphones portables et PDA, ça va demander pas mal de travail
même si c’est prévu depuis le début. Avec l’ouverture du site, l’inscription régulière de nouveaux artistes et de membres, nous voyons
enfin notre travail récompensé et ça nous booste sur notre travail
à venir...
1 premier site de téléchargement gratuit, légal et rémunérateur pour l’artiste
2 € prix moyen d’un album sur Airtist
70 % reversé à l’artiste sur le prix de vente de sa musique
1 centime reversé à des associations caritatives à chaque téléchargement
24/08/06 ouverture d’Airtist beta
3 pages pour le contrat non-exclusif pour les artistes
8 catégories musicales en passant du rock au classique
318 736 775 internautes
www.last-mag.com / 28
www.airtist.com
29 / www.last-mag.com
/// Event
LAST Night
au Triptyque
Vous étiez tranquilles, en train de bronzer entre Palavas
et Vieux Boucau (ou entre Paris plage pour les moins veinards et Palm
beach pour les plus chanceux) et nous, on préparait la rentrée.
Vendredi 1er Septembre, le LAST Concept s’emparait de
la salle du Triptyque pour proposer une LAST Night avec tous les ingrédients requis : place à l’éclectisme, à la performance artistique et à l’esprit
jouissivement décalé qui caractérise l’esprit LAST. Soirée d’ouverture du
salon Who’s Next, cette fête a réuni, sous le même plafond bas, un public
bigarré venu s’emparer de l’open bar (habilement géré par le LAST Bar) et
mouiller le maillot jusqu’à l’aube. A souligner la présence de la grande majorité de l’équipe rédactionnelle et des proches de LAST Mag, qui a conféré
à l’événement un caractère de grosse réunion familiale... L’équipe étant
dispatchée dans toute la France, ces instants sont aussi rares que précieux
et l’on tient à les remercier une fois de plus pour leur implication au sein de
ces pages et au sein de nos vies.
Du côté de la scène, que dire... Goloom s’est chauffé les
mains en faisant tourner des galettes de reggae de 22h à 23h, pour ambiancer en souplesse l’arrivée du public en phase d’open bar. Dj Viktor a pris
la relève avec brio, ne laissant pas plus d’un quart d’heure à la foule pour
se presser dans la salle afin de savourer sa technique et son set hip hop
enjoué. Little Mike (Birdy Nam Nam) enchaîne avec sa touche toute personnelle, prenant même les gens à contre pied en balançant quelques bon
vieux morceaux de punk. De quoi faire fuir quelques mélomanes mono-maniaques tout en déclenchant une vague d’énergie explosive pour les plus
ouverts d’esprit. On adore ça, bien que cela puisse frustrer les personnes
qui abordent la musique de façon monolithique. Puis, Crazy B aux platines.
Plus besoin de le présenter ni de vous dire que c’est le festival. Jonnystyle
l’accompagne en réalisant une performance artistique sur scène, à grands
coups de poskas et de bombes de peinture... Autre performance : aucune
intoxication ne surviendra dans l’espace enfumé et remuant qui jouxte la
scène, soudain envahi par un courant d’air «krylonique». Passés ces sets
techniques et multicolores avec un fil conducteur hip hop, Elisa Do Brasil
(à qui l’on doit en grande partie la composition de ce line up en mode «All
stars») et Mc Youthstar, viennent faire basculer la soirée dans son versant
drum n’ bass. Atmosphère lourde, chargée, l’air devient de plus en plus
chaud, l’aire devient de plus en plus chaude. Toujours avec le sourire, elle
cédera sa place à dj Science et Big Red. Aucun instant de répis pour l’auditoire, leur prestation scénique intense et bien orchestrée entraîne les plus
vaillants jusqu’à la fin, et quel final... Goloom et Mac Manus attaquent leur
set commun (2-3 disques chacun, à tour de rôle) vers 5h du matin, et sur
les planches, Taiwan et Youthstar s’échangent perpétuellement le micro. Le
temps s’arrête dans une remarquable symbiose musicale entre mc’s et dj’s.
Une sorte de profond coup de rein final photographié (comme tout le reste)
par Elo B.
Bref, une belle affiche pour une grande affluence, récompensant les efforts de toute l’équipe du LAST Concept. Une équipe heureuse de se mobiliser autour de ce projet et d’avoir proposé une LAST Night
suintante et réussie : le Triptyque commençait à filtrer dès minuit et demi, la
salle étant déjà remplie à cette heure précoce... A jamais désolés pour ceux
qui se trouvèrent «enfermés dehors». Si ce n’est déjà fait, inscrivez vous à
la newsletter depuis le site www.last-nights.com, on vous tiendra informés
et la prochaine fois... n’étalez pas trop l’apéro et venez danser avec nous
au plus tôt !
TruK
Photos : Elo B. /// http://www.elo.axelibre.org
Derniers remerciements aux partenaires qui nous ont accordé leur confiance :
Azelton, Jee Vice et Black Chick, Wrung, Numark, DMC, FG radio, lehiphop.com,
Wombat, lavibe.org, teaser et Trace TV.
www.last-mag.com / 30
31 / www.last-mag.com
/// Festival
/// Live
Benicassim 2006
Radiohead
Le Festival International de Benicassim (Heineken FIB), c’est LE rendez-vous annuel de la pop, du rock et de la musique
électronique en territoire ibérique. Une centaine d’artistes envahissent les différentes scènes et occupent les 90.000
mètres carrés du site. Pendant quatre jours éprouvants (du 20 au 23 juillet), les lives s’enchaînent non stop de 16h30 à
8h. Le public s’en trouve aussi débordé que les organisateurs et l’affiche 2006, spectaculairement tentaculaire, a mis
tout le monde d’accord à ce sujet...
Arrivés le Vendredi 20 juillet, on
attaque notre session 2006 avec la prestation
scénique de Dionysos, accompagné de l’orchestre Unpop Classic. Les «fibers» découvrent alors
l’inaltérable hystérie de Mathias et ses potes, de
quoi se mettre dans le bain pour la suite : The Futureheads, les Pixies, les Strokes, Ellen Allien... et
bien d’autres. Pas la peine de s’étendre, avec ces
blazes, vous avez compris que ça attaque fort.
Une bonne journée de sommeil et
nous voilà de retour le samedi pour poursuivre les
hostilités en compagnie de Nada Surf, Franz Ferdinand et Superpitcher. Le FIB, on y va pour voir
sur scène tout ce qu’on écoute chez soi le reste
de l’année, mais également (et surtout) pour découvrir ce qu’on aurait malencontreusement raté.
Chaque édition réserve son lot de découvertes,
comme ce fût le cas en 2005 pour Migala. C’est
sur la scène FIB club que nous sommes restés
scotchés devant Ms John Soda, un groupe formé
par Stefanie Bohm et Micha Acher, signé chez le
très créatif label allemand Morr Music. Un style
musical inattendu, 2 basses sur scène, du live
explosif...
Puis vient le dimanche, la journée
phare du festival :
18h40 : Editors. Malgré un petit
problème technique sur le premier morceau, le
groupe nous livre un set quasi parfait, plein et
intense. Ça ne pouvait mieux commencer !
20h00 : Yann Tiersen. Stupéfaction lorsqu’on s’aperçoit avec joie que Yann
Tiersen s’est mis au post-rock ! Troquer Amélie
Poulain contre des guitares bruyantes, c’était une
bonne surprise de plus.
21h00 : Madness. Une fois les tubes planétaires entendus, on se dit qu’il y a peut
être mieux à faire. Au FIB on ne peut pas tout
entendre mais au moins on a le choix. En remontant l’enceinte du festival, nous passons devant
le marché et apercevons un groupe de gens qui
dansent sans musique, de manière décousue et
asynchrone. Déjà perchés ? En s’approchant, on
distingue des casques sur leurs têtes. Ils testent
en fait le concept de silent disco : les casques sont
munis d’un sélecteur permettant de choisir le son
de l’un des 2 Dj. Spectacle singulier et réjouissant.
22h10 : We are Scientists. Le chapiteau est gavé de monde, le groupe attaque par
ses singles les plus percutants afin de conserver
le maximum de public… pas facile de jouer en
même temps que Depeche Mode.
22h45 : Depeche Mode. Dave Gahan n’aura pas à chauffer la foule, l’effervescence
est palpable avant même que le groupe n’entre
en scène. Certains regretteront de ne pas avoir
entendu quelques vieux tubes mais c’est l’éternel
problème des grands groupes, il faudrait des concerts de 4h pour satisfaire tout le monde. Reste
que Gahan a une présence incroyable sur scène
et que le duo Gore/Fletcher l’épaule à merveille
avec d’énormes sons.
0h40 : Placebo. Petite appréhension avant ce concert, « Meds », le dernier album
du groupe n’a pas franchement convaincu. Mais
ces chansons prennent une toute autre dimension en live. C’était déjà vrai par le passé mais
là, Placebo en concert c’est la grande classe,
gigantesque par la qualité du son mais aussi par
la remarquable exécution des morceaux. Un final
www.last-mag.com / 32
assourdissant sur « 20 years » fait de ce concert
un instant à graver dans les annales du FIB.
2h20 : Jennifer Cardini et Codec &
Flexor sur les scènes Electro : Encore tout retournés par la prestation de Placebo, on se dirige vers
les scènes électroniques, irrésistiblement aspirés
par des beats qui tapent fort et sourdement. Une
fois sur place, pas de doute la soirée est bel et
bien lancée. 3h passé, il faut se résoudre à retourner sur la grande scène.
3h40 : The Rakes. Que dire... On
se doute que ça va faire mal. Dès le premier morceau, les doutes s’effritent comme les substances
illicites, les Rakes ont une patate inouïe. Les singles s’enchaînent, les chants s’élèvent, les danses
se multiplient, le tout dans une hystérie collective
quasi indescriptible.
4h45 : Dominik Eulberg - Sylvie
Marks - Ivan Smagghe - Wighnomy Brothers se
succèdent sur les 2 scènes electro en un final de
folie pour ce douzième FIB, le bonheur.
8h00 : le soleil est levé depuis un
bon petit moment, la sécurité vient débrancher les
platines pour inviter tout ce petit monde à quitté
les lieux. La fête est finie pour un an, le temps
d’approfondir les révélations du cru 2006 et de récupérer quelques heures de sommeil, on en aura
besoin pour 2007.
Diegbass
Illustration : TruK
/// www.fiberfib.com
Avant de finaliser la tournée 2006 par
une ultime date à Amsterdam, le meilleur groupe
de musique des 10 dernières années (*) était de
passage à Paris dans le cadre de Rock en Seine et
terminait ainsi une longue série de performances
festivalières.
La France était au rendez-vous, et ce
n’était pas moins de 30 000 personnes qui étaient venues acclamer le groupe d’Oxford. Les places auront
été chères et ceux qui auront pu assister à cette magnifique performance ne regrettent en rien d’avoir du
supporter un (trop) long effort des Dead 60’s et un Beck
au concept original, très plaisant mais se reposant quelquefois trop sur les lauriers de ces chansons.
Accompagné de ses acolytes, Thom
Yorke abandonnant sa gomme et son album solo nous
aura offert un concert fait pour tous : fans de la première heure ou néophytes ; et le groupe aura enchaîné
avec excellence, devant une foule serrée comme des
sardines dans une boîte, les morceaux qui ont fait leur
succès, mais aussi ceux qui auront divisé leur public,
le tout agrémenté de pas moins de quatre nouveaux titres très prometteurs, issus du très attendu futur album,
prévu pour le début de l’année.
Une grosse claque visuelle et sonore
(voire sonique) qui aura vite fait oublier le plus que
moyen semi-show de Mr Shadow dont les nouveaux
morceaux, ne faisant pas l’unanimité, et la performance
décevante auront vite fait pâle figure face à la masse
de sentiments, que peut procurer la musique triturée de
Radiohead et l’impressionnante facilité avec laquelle le
groupe parvient à emporter son public.
Chaque époque aura eu ses héros musicaux, politiques, sportifs ou picturaux. Et ce n’est pas
parce que les héros de pas mal d’enfants d‘aujourd’hui
sont des smileys animés, pris sur casting, qu’il ne faut
pas perpétrer l’héroïsme culturel. Radiohead fait partie
de ces groupes explorateurs, héros de notre époque
musicale qui méritent bien en offrande, l’amour et les
sourires que peut lui apporter son auditoire conquis
par ce rare et attendu moment qu’est l’osmose. Le tout
illuminé par la lumière des sempiternels téléphones
portables, briquets du 21éme siècle.
*je suis toujours prêt à débattre cette position.
Stéphane Krzywoglowy
33 / www.last-mag.com
photos : np
www.last-mag.com / 34
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Où peut-on trouver tes produits ?
Chez tous les vrais skateshops qui ont compris l’interêt de ces produits...
en gros plus de 100 shops.
/// Interview
Skate Crew
Peux-tu dire aujourd’hui que tu fais vivre ta passion ou que c’est ta
passion qui te fais vivre ?
J’ai passé les 2/3 de ma vie sur un skateboard, j’adore mettre des out
au kids de ma ville et essayer de motiver les gens; qu’ils se bougent...
ma passion ne me fais pas vraiment vivre, tout l’argent repart dans le
dévelopement de la marque.
Ca part d’une passion, ça induit des initiatives et finalement, ça devient un métier.
Alex, fondateur de Skatecrew, nous raconte ce qui se passe dans les coulisses de vos skateshops...
C’est quoi Skate Crew ?
C’est la première marque d’accessoires de skate française.
Quel est ton parcours ?
Tout d’abord acharné de Lego pendant mon enfance, je découvre le
sk8 en 1989 vers l’âge de 11 ans à Provins (77) ou j’ai toujours vécu.
Très vite pris de passion avec mes 3 potes («bebeu» ex team manager chez Aeon/Lordz reconverti en photographe, «dod» aka dj D-syde
d’Huperkut crew et «toto» Mr hard flip, MC et paysagiste) nous montons
l’association «Skate Club Provins» en 1993 puis squattons des hangars
désaffectés de notre ville pour y construire des skate parks. Entre temps
je suis diplômé d’ébénisterie à Boulle, ce qui me rend la tache plus
simple pour concevoir des jolis modules qui sont fort appréciés par les
skaters renommés parisiens. Entre 1996 et 2001, je pense que nous
sommes une des seules villes de France à posséder un park couvert,
convivial, roots et coloré. Les contests s’enchaînent et entre l’organisation, le sponsoring et le côtoiement des milliers de skaters, je me forme
et prends des contacts qui s’avèrent indispensables a mon goût pour
créer sa marque... Puis en 2001, Franz de Class X (big up) fait appel
a mes services pour démarcher les shops avec des marques comme I
path, Elwood, Aesthetics, et Porn star. J’en profite alors pour démarrer
mon projet de marque.
Quand et comment est né le premier produit Skate Crew ?
Le déclic vient du skatepark que je gérais. En fait, malgré nos assauts
de balais quotidiens, celui ci restait toujours poussiéreux et tout le
monde s’en plaignait car ça rendait le grip sale ; d’où l’idée de
créer une marque de grip...
long en large avec seulement 2 produits (du grip et de la wax). J’ai parcouru plus de 4000 km et visité une centaine de shops pour finalement
en vendre que dans 3 magasins (à qui je passe le bonjour et dis merci
d’ailleurs) Street Machine à paname; Bamboo du Mans et Jump à Pau.
Quelle est ta vision du marché du skate ? Son avenir ?
Avant j’étais ultra sectaire; Et je pense toujours que les fruits du labeur
doivent profiter uniquement aux pratiquants et non aux business machines... Nous sommes dans une période floue et l’avenir ne ressemblera
pas au passé puisque des multitudes d’autres activités sont disponibles
(internet, 350 chaine tv, des nouveau sports...).
Le premier rider du team ?
Tu peux pas vraiment faire un team avec un seul rider alors j’ai pris
5 riders potes d’un coup : Benoît Fruitier, Christophe Sampaio, Pierlo
Thiebaut, Mathieu Hilaire et Mickey Mahut. Ensuite le team a continué
de grossir avec dans l’ordre : Wiliam Phan, Vincent Bressol, Nicolas
Eustache, Anthony Lopez, Dany Hamard, Gauthier Rouger, Jp Trioulier
et récemment Samuel Partaix.
Qui s’occupe de la conception et de la fabrication des différents
accessoires ?
Pour la conception c’est moi a 95% et la fabrication est pour moitié produite en France (grip écologique)... le reste de la production est allemande, japonaise et chinoise. J’essaie tant bien que mal de concevoir des
produits et packagings écologiques ou au moins respectant les normes
environnementales européennes. Pour les parties graphiques, je fais
appel à des artistes skaters : Tony Teixeira ‘Thémis’. Jerome Romain
‘Cloben’. Polo d’Other Skateshop. Laurent ‘74cpsh’ . Julien ‘Nevroz’.
Steph ‘Seud’
>>
Skate crew dans 10 ans ?
La marque numéro 1 d’accessoires dans le monde ! Ou presque...
qui ont chacun leurs délires : graphistes, artistes, lettristes, graffeurs,
taggers, floppers...
Quel est le dernier produit qui est entré au catalogue ?
La gomme à nettoyer le grip.
Des remerciements ?
Je tiens à remercier toutes les personnes avec qui je travaille et qui
contribuent a la pérennité de la marque. Merci aux riders, aux amis, à
mes parents et tous ceux qui font vivre notre discipline, les associations,
les mairies qui prennent en compte et écoutent les attentes de leurs
jeunes... Un spécial gros fuck à tous ceux qui ne croient pas en nous
et au maire de Provins pour avoir détruit un lieu unique, sportif, social
et culturel.
Le prochain ?
L’écrou borgne (fini la galère pour remonter tes roues)
Propos recueillis par Np
Abonnement
Ton premier client ? La première année j’ai traversé la
France de
Don’t Label Me
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41 / www.last-mag.com
/// Snowboard
/// Wakeboard
FISE & Water
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possible. En 2005, la prem (du 12 au 16 juillet 2006)
lier, en plein été, c’est
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produite sur place et le
Prénom / Nom : Morgan
/ Alpes du Sud
Spot d’origine : Auron
2006
Age : 23 ans en octobre
Années de ride : 12
golf...
s : skateboard, football,
Autres sports pratiqué
Job : Snowboarder pro
ept
conc
Abs Lyon, MP
om, Spy optic, Nixon, Dvs,
Sponsors : Burton, Volc
photos : np
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Prénom / Nom : Léo Labadens
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Spot d’origine : TNS
Age : 16 ans
Années de ride : 5
board, skate
Autres sports pratiqués : snow
Job : Menuisier
zel, Rider Family, Spy
Sponsors : Sooruz, New Shnit
www.last-mag.com / 42
43 / www.last-mag.com
/// Petit dossier
Quand les marques
jouent aux toyz
L’effet coupe du monde a aussi fonctionné avec la sortie en
2006 exemplaires d’un pack «Joga Bonito» où 11 Be@rbrick
représentaient notamment les 8 équipes sponsorisées par
Nike, le tout designés par Stash, Misha, Danijel Zezelj, Delta
et Mr. Cartoon. Et, très investie dans cette voie, la firme va
encore plus loin en créant son propre jouet : le mutant de la
nouvelle division NKE 6.0 a ainsi été produit à des fins de pub
par l’objet.
Finis les stickerz, les stylos et autres pin’s pour communiquer,
les grandes marques utilisent le support du moment : les toyz.
Bon, si vous demandez à la caissière un toy Nike comme vous
lui demandiez un autocollant dans vos jeunes années, je ne
suis pas sûr que ça fonctionne. Quoi qu’il en soit, les marques
jouent la carte de l’image en diffusant via Internet les visuels
de ces toyz qui sont souvent difficiles à trouver. Effet collector
toujours, et communication sélective bien sûr, Nike, Apple,
Vans et Adidas sont de la partie...
Nike et Adidas sont indéniablement les plus productifs mais
n’en oublions pas pour autant Apple, qui a également collaboré avec Medicom pour sortir des supports d’Ipod en forme
de jouet Kubrick. X-Large a réalisé sa mascotte (le gorille) en
toy. Quant à Bathing Ape, Nigo a toujours utilisé le toy comme
support avec son Baby Milo. Enfin, Vans a sorti des figurines
chaussées maison, avec une tête en forme de truck de skate
(photo ci-dessous). Un Toyer Qee Vans avec un packaging
sous forme de boite de sneakers a également vu le jour.
Retrouver tous les gloves sur www.ezzik-yus.com
Les jouets les plus utilisés à des fins de communication par l’objet
sont les «standards» (présentés dans LAST Mag #15) qui se retrouvent simplement imprimés et griffés de la marque. Nike et Adidas
sont sans conteste les plus avertis dans ce domaine et exploitent
au mieux les classiques du toy. Nike a commencé en éditant des
coffrets de 10 Be@rbrick designés par les graphistes de la maison
alors qu’Adidas a sorti une collection de Qee pour la ligne Adicolor.
Dernièrement, Nike SB (la division skateboard core) a édité un Set
Be@rbrick 50% et 400% (28cm) habillés de lacets. Et Nike intègre la
série 12 de Be@rbrick, sortie cet été 2006, et se paie le «Be@rbrick
secret Joga Bonito» tant recherché.
Les marques de sneakers collaborent avec les fabricants de toyz,
ainsi, Adidas a fait designer des Qee façon sneakers ou les a fait
estampiller du trèfle. Et des sneakers imprimés à l’éfigie de Toy2r
(fabricant du Qee) ont été édités. Nike SB a répondu à cela avec
une «Nike Dunk Low Pro SB X Be@rbrick». Il est interessant de
souligner que les 2 concurrents, Nike et Adidas, collaborent avec les
2 concurrents du monde du toy standard, Medicom pour Be@rbrick
et Toy2r pour les Qee. On ne réinvente pas la dure loi du marché.
Le jouet est il comparable au sportif ?
Oui, c’est en tout cas ce que nous laisse penser le projet «Stüssy
Nike Court Force Low», puisque Nike a ici sponsorisé James Jarvis
ou plutôt la sortie de l’un de ses jouets («Leon») en l’équipant de
Nike et en éditant par la même occasion des Nike à ses couleurs.
EZZIK, YUS, AISKONE, LLOR,
BUNKA,
ODORA,
OKTUS,
JOSH,
COMOSETA,
ELGRINGO, TIZIEU, FROZEN, PLAYMOO,
STGLE, HEY, THINKTONI, NIARK, RENÉ,
PULCOMAYO, SUPACAT, TRUK……………………
Les toy designers au service des grandes marques.
Adidas a été le premier à faire du sur-mesure en invitant Mist a créer
un personnage du nom d’Adidus, sculpté mais non édité, ou encore
en créant «The Aerosol Ray». Le toy designer Michael Lau a collaboré avec Nike en designant «Mr.Shoe», décliné en de nombreuses
versions, qui représentait une sneaker Nike avec une casquette et
des pieds swooshés. >>
www.last-mag.com / 44
Café POP, 3 rue Beausoleil, Nantes, www.café-pop.com
Une fois de plus, l’objet publicitaire se métamorphose en produit collector prisé. Un amalgame de fonctions qui fait le bonheur des stratèges marketing et des collectionneurs...
Idéal non ?
LeMush
45 / www.last-mag.com
Entrée Gratuite
www.last-mag.com / 46
400 grammes de chocolat noir
Mirabelles
Fraises
Framboises
Fondue aux Playmobils
proposée par LeMush
Découper le chocolat en morceaux, avec les moyens du bord.
Découper
chocolat
en morceaux,
avecet les
moyens du bord.
Faire fondre le
le chocolat
au micro-ondes,
ajouter la crème
mélanger.
Faire
fondre
le
chocolat
au
micro-ondes,
ajouter
Plonger les fruits dans la mer de chocolat et la pêche peut commencer. la crème et mélanger.
Plonger les fruits dans la mer de chocolat et la pêche peut commencer.
per le chocolat en morceaux, avec les moyens du bord.
Découper le chocolat en morceaux, avec les moyens du bord.
fondre
le
chocolat
au
micro-ondes,
crème
et
méla
Faire fondre
le chocolat
au micro-ondes,ajouter
ajouter lala
crème
et mélanger.
Plonger les fruits dans le bassin de chocolat et la pêche peut commencer.
les fruits dans la mer de chocolat et la pêche peut commen
Laver
fruits,
sanssonoublier
son gilet de sauvetage.
Laver lesles
fruits,
sans oublier
gilet de sauvetage.
Banane
30 centilitres de crême fraîche
Raisin
/// Recette
47 / www.last-mag.com
LAST games
FIRST games
Passée l’ère de découverte des plaisirs virtuels basiquement revolutionnaires proposés par l’Atari 2600, la NES et la Master
System, on attaque le lourd, l’âge d’or, le décalottage de cerveaux, le rapport fusionnel avec la machine, avec cette bonne vieille
Megadrive. Le genre de bécane qui remplace le lait en période de croissance, les filles en période de puberté purulente, la vie en
période de crise d’adolescence aigue sevrée au Kurt Cobain. Bref, la Megadrive, c’etait un palliatif à cette cruelle chose que l’on
appelle la réalité.
La dernière fois que je me suis rendu dans magasin spécialisé en jeux vidéos,
j’ai du intercepter un vendeur pour lui demander de m’indiquer où était le rayon
des jeux, pensant que j’étais dans le rayon dvd. En fait, ce n’est pas vrai mais
il me fallait bien une accroche pour lancer cette chronique. Remarque, si vous
vous mettez dans le contexte, vous pourrez aisément faire face à la situation
quand on sait à quel point les films à gros budget, flirtant avec le haut classement du box-office, trouvent leur adaptation sur nos chères consoles. Tout
est question de licence et pour cette énième chronique nous vous présentons
donc quatre jeux adaptés de long-métrage dont les sorties en salles, sont assez récentes. Silence on joue…
Pour situer le contexte de la sortie de la Megadrive
(fin des années 80) il faut savoir qu’à ce moment là,
Nintendo est le big boss du marché (95 % du marché nord-américain et 92 % du marché du jeu vidéo
japonais) et Sega n’a pas d’autre choix que mettre
un grand coup pour revenir dans le game. La firme
connait un toutefois un grand succès en salle d’arcade
avec les jeux utilisant le «System 16», des jeux 16 bits
(la NES et la Master System tournant au 8 bits). La
Megadrive sera la première console à franchir ce cap
technologique et à faire rentrer le 16 bits chez les particuliers. Elle sort au Japon le 29 octobre 1988, puis
aux Etats-Unis sous le nom Genesis (Megadrive étant
un nom déjà déposé) le 1er septembre 1989. Comme
d’habitude, le vieux continent, bavant sur les photos
parues dans les magazines spécialisés, est le dernier
servi : la mise sur le marché européen attendra le 30
novembre 1990. Et nous autres, pauvres oubliés, on
va lui reserver l’accueil qu’elle mérite. La Megadrive va
permettre à Sega de reprendre les rênes.
Da Vinci Code / Editeur : 2K Games // Supports : PC- PS2- Xbox
Ce n’est pas un scoop, Da Vinci Code n’est autre que le jeu vidéo fondé sur le
best-seller international éponyme de Dan Brown. Vous savez, le roman traduit en
44 langues, qui s’est vendu à plus de 40 millions d’exemplaires dans le monde,
avec pas moins de 4 millions de ventes pour les éditions françaises. Sortie dans les
salles, il y a quelques mois et encore à l’affiche, l’adaptation cinématographique de
Ron Howard a subi les foudres du Vatican et les critiques du public. Qu’importe la
polémique, nous, quand on nous propose de lever le voile sur des mystères en résolvant des énigmes, pour le bien d’une enquête sur un meurtre, on relève les manches
et on s’exécute. Manette en main, il vous faudra guider Robert Langdon et Sophie
Neveu en passant par le Louvre, l’abbaye de Westminster, l’église Saint-Sulpice… Si
vous avez lu le livre et/ou vu le film, vous aurez des facilités pour résoudre certaines
énigmes mais le jeu s’éloignant régulièrement du script d’origine, vous ne serez pas
lassé et il faudra faire fonctionner votre matière grise. Au delà des codes à déchiffrer,
des puzzles, des anagrammes à décrypter… le jeu propose des phases « d’action »
et «d’infiltration». Les guillemets ne sont pas en trop et c’est bien dommage, car si le
jeu marque des bons points par ses intrigues, le graphisme et la bande son, il dénote
au niveau du gameplay et ça, ça ne restera secret pour personne.
Monster House / Editeur : THQ // Supports : PS2- NGC- DS- GBA
Dans les salles obscures depuis quelques semaines, Monster House est un film
d’animation, produit par Zemeckis et Spielberg, qui se veut être «un film d’horreur
pour enfants». Le pitch ? Dj Walters, un garçon de 12 ans, garde un oeil sur les
événements inexplicables qui se produisent dans la maison en face de chez lui…
Tout ce qui passe devant la maison disparaît en un clin d’oeil ! Intrigué et comme
personne ne le prend au sérieux, il décide de s’aventurer avec deux de ses amis
dans cette maison et va découvrir un terrible secret. L’adaptation en jeu vidéo dont il
est question, nous invite à explorer chaque pièce de cet étrange manoir de M. Nebbercracker. Comme pour Da Vinci Code, il faut mener l’enquête. Pour ce faire, il ne
s’agit pas de choisir lequel des trois enfants vous aller diriger car le trio se sépare et
vous alternerez aussi bien avec Dj, Chowder et Jenny. Si dans le jeu Da Vinci Code,
les affrontements avec les ennemis se font à mains nues, dans Monster House les
méchants n’ont qu’à bien se tenir, car les trois bambins sont armés jusqu’au dents :
pistolet à eau, lance-pierre, appareil photo avec flash pour éblouir, bombes à eau…
De l’artillerie lourde ! Au-delà des « ennemis », il faut maîtriser la maison truffée de
pièges insolites : chaises maléfiques, plancher piégé, horloges diaboliques, livres
volants... Un conseil, méfiez vous de la chaufferie ! Très proche du long métrage, le
jeu est très accessible, voir même un peu facile mais son côté insolite, l’ambiance
sonore, le graphisme assez réussi, l’intégration des meilleurs passages du film, sont
autant de bonne raisons de vous donner l’envie de rejouer avec un pistolet à eau.
Miami Vice : The game / Editeur : Sierra // Support : PSP
Depuis mi-août, Colin Farrell & Jamie Foxx partagent le grand écran dans Miami
Vice, adaptation cinématographique de la série télévisée Deux flics à Miami, programme culte des années 80. Inspiré du film, le jeu Miami Vice est exclusif à la PSP
et se déroule juste avant les évènements du film. Pour commencer, vous aurez à
choisir entre Sonny Crockett et Ricardo Tubbs, le duo de choc membre de la brigade des stup’, habituellement inséparable. Une fois que vous avez déterminé avec
lequel vous souhaitez mener l’aventure, vous serez plongé dans l’univers de Miami,
cocktail de soleil, plage et fête, mais qui également le spot de la came, la corruption
et des trafics en tous genres… Pas de farniente au programme ! Il vous faudra vous
construire une réputation solide pour infiltrer au mieux les bas-fonds miteux de South
Beach pour abattre l’organisation d’un « Intouchable Seigneur », dealer de drogue
Sud-Américain. La clé d’une bonne infiltration ne consiste pas à utiliser vos armes à
tout va. Comment faire, me direz vous ? Participez au commerce de drogue, rencontrez les barons du milieu, déjouez les systèmes d’information (codes de sécurités,
lieux sécurisés…), achetez des informateurs, participez à des poursuites par les
voies navigables et engagez-vous dans des fusillades maritimes. Afin d’avancer,
consultez régulièrement la carte des objectifs et ne sortez jamais votre insigne !
Quelques problèmes au niveau du gameplay du fait qu’il est impossible de tirer en se
déplaçant mais le graphisme et l’ambiance du jeu collent parfaitement à l’univers de
Miami Vice et en mode 2 joueurs, il prend tout son interêt.
La Megadrive c’est :
- Altered Beast, le premier jeu distribué et vendu avec
la console, se déroulant dans la Grèce antique. On
dirigeait un héros ressuscité par Zeus pour sauver
Athéna, enlevée par Hadès. Miam. On remarquait
le scrolling avec plusieurs plans donnant un effet de
profondeur et, au début du jeu, la présence de deux
tombes aux noms de Stella et Alex (deux protagonistes du jeu Alex Kidd sur Master System).
Le Parrain / Editeur : Electronic Arts // Supports : PC- Xbox 360- Xbox- PS2- PSP
Comme pour Da Vinci Code, Le Parrain est avant tout une histoire de roman vendu
à des millions exemplaires dans les quatre coins du globle, qui a été ensuite adapté
au cinéma. Véritable chef d’œuvre cinématographique, la trilogie Le Parrain que l’on
doit à Francis Ford Coppola, refait surface en haut de l’affiche depuis quelques semaines et si on vous en parle dans cette chronique, c’est que Electronic Arts a eu
la bonne idée de l’adapter en jeu vidéo. Le jeu, qui s’en inspire directement, vous
propose de rejoindre la famille Corleone et de gagner le respect de tous en faisant
preuve de loyauté et en inspirant la crainte pour devenir le chef de la mafia dans un
décor recréant le New York des années 1945-1955. Le scénario est propre au film et
cela ne va pas sans nous déplaire. Tout comme dans le film, face aux Corleone on
retrouve les familles Barzini, Cuneo, Stracci et Tattaglia. Meurtres sur commande,
braquages de banques, règlements de compte et extorsions, tous les ingrédients
sont réunis pour recréer l’atmosphère du film où l’intimidation et la négociation sont
les maîtres mots du pouvoir. A l’image du milieu de la pègre illustré dans le film, chaque décision prise par le joueur aura des conséquences durables. En effet, selon les
impératifs et votre manière de jouer, par la violence et l’intimidation, ou par le respect
et la négociation, les personnages se souviendront de vos interactions. Le réalisme
ne s’arrête pas là puisque les voix des acteurs tels que Marlon Brando qui interprète
Don Vito Corleone dans la saga (est-il besoin de le rappeler ?), James Caan… ont
été utilisées pour le développement. La bande son originale est aussi propre à l’univers du film. Pas besoin de menaces pour vous dire qu’il est doté d’un gameplay
et de graphismes travaillés, d’options de jeu certes symboliques mais appréciables
(Comme le fait que l’on puisse créer son propre personnage et le faire devenir un
redouté chef de la mafia) et que c’est un peu le chouchou de cette chronique.
D’autres longs métrages récemment à l’affiche ont eu le droit à une adaptation vidéo
ludique. C’est le cas de : Nos voisins les hommes, 50 Cent Bulletprof, X-men, L’âge
de glace 2, Charlie et la chocolaterie, Cars, Lucas fourmi malgré lui, Pirates des caraïbes… et dans l’actu des films à venir, on sait d’ores et déjà que Superman Returns
et les rebelles de la forêt, auront leur place sur nos consoles.
Gaylord Pedretti
www.last-mag.com / 48
- Sonic the Hedgehog. Sans ce jeu, on n’aurait jamais
appris à dire «herrisson» en anglais. Et puis, on aurait
moins perdu d’heures de sommeil et de stress dans
nos vies... Sonic a déboulé sur nos écrans comme une
révélation, tout en finesse, tout en vitesse, exploitant
au mieux les capacités de la Megadrive et faisant exploser son image à un moment où elle en avait besoin
la Super nintendo frappant alors à la porte du marché.
Un jeu de plateforme novateur, ultra rapide, avec un
personnage qui devient l’icône de Sega... Sonic a été
crée pour paraitre cool par opposition à la bonhomie
de Mario. Le genre d’animal à être décliné en dessin
animé, bd, jeux de société... Bref, Sonic était indissociable de Sega et le voir filer chez Nintendo et autre en
a decontenancé plus d’un. Les pages de l’histoire du
jeu vidéo sont pleines de surprises.
avance dans la rue en se fritant à tout va jusqu’à des
boss de fin de niveau. Il ressemblait beaucoup à Final
Fight, ce qui n’était pas pour nous déplaire, et l’on
pouvait y jouer à 2, sur des musiques très bien orchestrées par Yuzo Koshiro, un compositeur ayant taffé sur
plus de 25 jeux... Le défouloir par excellence.
- Strider. Ce jeu de plateforme développé par Capcom
proposait un gameplay novateur où le personnage
(Hiryu) dérapait, grimpait aux arbres, s’accrochait aux
parois grace à un crochet, se faisait aider de deux
animaux robotiques (un faucon et un léopard) appelés
Options et surtout, utilisait son sabre Falchion. On retient des bastons contre des boss de fins gigantesques
et le dernier niveau dans lequel la gravité s’inversait ou
était tout bonnement absente... Désorientant et difficile
à finir, ce jeu avait définitivement la classe.
- Et moults autres jeux en vrac : De Shinobi à Toe Jam
& Earl (les aliens funky hip hop), Kid Chameleon et son
gameplay de folie (le personnage se transformant en
panzer, mouche, tornade...) les sublimes jeux Disney
tels que Fantasia, Castle of Illusion et Quackshot
(avec Donald et son pistolet à ventouses à chiottes) et
Zero Wing, le shoot em up célébre pour avoir créé, par
sa traduction risible, un mythe originaire de la phrase
anglaise maladroite «All your base are belong to us»
(«Toutes votre base sont appartiennent à nous»).
L’histoire est trop belle pour ne pas être etayée, surtout qu’elle n’a que trop peu été soulignée en France,
de par son caractère touchant aux règles syntaxiques
anglaises.
L’anecdote :
L’équipe de Toaplan (producteur nippon du jeu Zero
Wing) a elle-même opéré des traductions japonais /
anglais avec une désinvolture saugrenue, pour la
commercialisation du jeu sur Genesis. Voici, pour le
kiff, une traduction possible, préservant les fabuleuses
fautes de grammaire :
- Street of Rage. Il y a eu 3 épisodes dans cette série
de beat them all... On choisit son personnage et on
Capcom Classics Collection Remixed
A la croisée entre les LAST
et les FIRST games, voici la
compile idéale pour jouer sur
PSP : une cartouche, 20 jeux
d’arcade authentiques, les
bons vieux jeux de plateforme
ou d’avion, le célèbre Street
Fighter, le magnifique Strider,
ou encore le casse briques
Block Block. Le tout avec un
mode «écran vertical» qui fait
prendre toute sa dimension
à la PSP. We love these games.. Prix : 44,99 euros
49 / www.last-mag.com
« En l’an 2101 Guerre commençait.
Capitaine : Quoi arrive ?
Mécanicien : Quelqu’un envoyer la bombe sur nous.
Opérateur : Nous avons signal.
Capitaine : Quoi !
Opérateur : Ecran primaire allumer.
Capitaine : C’est vous !
Cats: Comment allez-vous messieurs ! Toutes votre
base sont appartiennent à nous. Vous êtes en chemin de destruction.
Capitaine : Quoi vous dites !
Cats : Vous n’avez aucune chance de survivre faire
votre temps. Ha Ha Ha Ha ...
Opérateur : Capitaine !
Capitaine : Décoller chaque Zig ! Vous savez ce que
vous faire. Bougez Zig. Pour la justice grandiose !»
Un peu facile de s’attarder sur cette fable mais vous
avouerez qu’elle en vaut la peine, ayant de surcroit
créé un mouvement de parodies, de fanatismes en
tous genres et de franches rigolades anglo-saxonnes.
Epilogue :
Sega lâche la Megadrive en 1996, pour se consacrer
à la Saturn. En attendant, une Megadrive relookée (la
Megadrive 2) était reléguée comme alternative économique à la Saturn. La vente de la console fut stoppée
en 1997. Aux states, la firme Majesco Sales obtint une
licence pour fabriquer sa propre version de la Megadrive : la Genesis 3 fut vendue en 1997, uniquement
sur le marché américain pour un prix de 50 $. Cette
ultime version se vendit tout de même à 2,5 millions
d’exemplaires. Sa production et sa vente prirent fin
quand les stocks de cartouches furent épuisés.
Pendant ses 10 ans de carrière, la Megadrive s’est
vendue à 28,5 millions d’exemplaires. 700 jeux ont été
produits. Ce fut le plus grand succès de Sega qui ne
réussira jamais plus de tels scores par la suite. Fin de
l’âge d’or où Sega était vraiment plus fort que toi.
TruK
Illustration : MiD (www.latong.com)
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