Journal N¡ 25 - URPS des Médecins Libéraux d`Aquitaine
Transcription
Journal N¡ 25 - URPS des Médecins Libéraux d`Aquitaine
> Numéro 25 Union l' U n i o n d e s d' Aquitaine R é g i o n a l e M é d e c i n s Libéraux d'Aquitaine • 105 rue Belleville 33074 Bordeaux cedex • Tél. 05 56 56 57 10 • Fax. 05 56 56 57 19 • Web : www.urmla.org • Courriel : [email protected] > le Journal des Médecins Libéraux d'Aquitaine éditorial > par Nicolas Brugère Président de l'URMLA Responsables et coupables l y avait un médecin libéral sur le Prestige, en plus c’était un médecin généraliste. Il était même aux commandes du bateau lorsque celui-ci a coulé. I 4ème Trimestre 2003 Permanence des soins La nouvelle donne La réponse à la prise en charge des urgences et à la permanence des soins repose jusqu’à aujourd’hui sur un principe : la présence d’un médecin de proximité 24 heures sur 24. Si le golfe de Gascogne a été envahi par cette sinistre pollution noire, si les boulettes ont couvert les plages d’Hendaye à Concarneau, c’est à cause de lui. A cause de lui et de tous ses congénères qui ne font pas mieux que lui. La preuve : regardez toutes ces mains dans le cambouis ! Mes chers confrères, mes chères consoeurs, vous êtes la cause des maux que vous soignez. Vous n’êtes jamais là quand il le faut, vous n’êtes pas organisés, pas efficaces, pas formés, pas à l’écoute, toujours débordés et vous coûtez cher à la société. Vous vivez dans des conditions tellement enviables que les jeunes médecins ne veulent plus prendre votre place. C’est vrai depuis 15 ans à la campagne, le mouvement s’étend en ville aujourd’hui. La politique de santé de notre pays, elle, est claire pour tout le monde depuis longtemps. Les ministres qui se sont succédés à son chevet ont été remarquables d’efficacité et de complémentarité. Le système de santé se porte mal ? Les ministres – actuels comme leurs prédécesseurs – n’y sont pour rien. Mais ils savent où trouver les responsables et les coupables. Il y avait un médecin libéral sur le Prestige… i cette solution est recevable là où la densité de population est forte, elle est très problématique dans les zones à faible densité de population. En effet, est-il concevable qu’un médecin travaille pendant 15 jours successifs week-end compris ? Au bout de 48 heures de garde, un médecin est-il encore apte à prendre en charge l’urgence à laquelle il va être confronté ? Est-il concevable qu’un médecin soit d’astreinte une nuit sur deux ou sur trois, alors que par ailleurs ses semaines sont chargées de 50 à 60 heures d’activité ? Sur ces thèmes, le témoignage du docteur Claeys est édifiant (Lire pages 4 et 5). La loi qui régit le système vient de changer. Si le médecin est toujours tenu de porter secours en toute circonstance, le volontariat est la règle pour la prise des gardes. Et la loi donne un rôle central à la régulation départementale (centre 15). S A lire dans ce numéro > Les gardes à la campagne : un médecin témoigne > Permanence des soins : le point en Aquitaine > Enquête notoriété 2003 : vous et l’URMLA > Responsabilité civile professionnelle : la crise Actu Permanence des soins (suite) Définition de l’Urgence* Les situations d’urgence, situations vécues par le patient ou son entourage comme nécessitant une intervention médicale immédiate, ont été classées par l’UMRLA en 4 catégories : • Les urgences vitales : elles mettent en jeu le pronostic vital (détresse cardio-respiratoire, syndrome hémorragique, autolyse, accident neurologique, coma) ; • Les urgences vraies : elles ne mettent pas en jeu le pronostic vital mais nécessitent des soins rapides (coliques néphrétiques, laryngite, fracture, convulsions, appendicite, otite hyperalgique, état d’agitation…) ; • Les urgences ressenties : le patient peut légitiment penser que son état nécessite des soins urgents alors qu’il ne souffre d’aucune pathologie grave (fièvre élevée isolée, "spasmophilie", douleur abdominale douleur thoracique atypique, angoisse modérée…) ; • Les urgences de confort : le patient a exagéré les symptômes afin d’obtenir du médecin des soins à l’urgence injustifiés (certificat médical, pilule oubliée, arrêt de travail, insomnie..."). * Cette définition vient d’être reprise dans l’ "Abrégé de médecine générale" publié chez l’éditeur Masson en 2003. Paris 2003 L’urgence vitale Les autres urgences Dans un travail remarqué en 1997, la commission urgence de l’URMLA avait classé l’urgence selon quatre catégories (voir encadré ci-contre). La régulation médicalisée par le centre 15 a, de même, un rôle central dans les autres catégories d’urgences. L’urgence vitale obnubile les décideurs. Si le nombre d’appels urgents, toutes structures confondues, a explosé ces 20 dernières années, le nombre d’appels pour urgence vitale n’a pas varié, ou très peu. En milieu urbain, des structures de type SOS médecins ou le regroupement de cabinets autour d’un numéro de téléphone unique conjugué au fait que les SMUR sont à proximité, permettent d’apporter à domicile et rapidement des soins adaptés au patient touché par une urgence à risque vital. La probabilité très forte qu’une urgence vitale se produise au sein d’une population dense justifie que l’on mette en place et maintienne des structures de secours lourds. En milieu rural, le médecin généraliste est le seul recours. Il est parfois lui-même éloigné du lieu où l’urgence vitale peut arriver. La probabilité faible, voire très faible en fonction de la densité de population, ne justifie plus qu’un médecin rural soit d’astreinte 24 heures sur 24. D’autant que la loi lui a retiré la "gestion" de l’urgence vitale qui est du domaine des SMUR. Le développement de la régulation par les centres 15 dans chaque département, doit permettre d’apporter rapidement, en milieu rural comme en ville, les moyens les plus adaptés au chevet du patient victime d’une urgence à risque vital. Pour ce qui concerne l’urgence vraie, chaque fois qu’il est possible d’avoir un médecin (médecin traitant ou médecin de garde volontaire), celui-ci se rend au chevet du patient. Dans tous les autres cas, un moyen de transport (ambulance privée, voire taxi ou véhicule familial) conduit la personne atteinte dans la structure de garde la plus proche : maison médicalisée, accueil hospitalier public ou privé. Pour ce qui est des urgences ressenties et des urgences de confort, le régulateur donne des conseils éclairés, rassure les patients, leur permet d’attendre l’ouverture du cabinet du médecin traitant le lendemain, si l’appel a lieu la nuit. Organisation concertée La nouvelle donne de la permanence des soins met au centre du système la régulation des appels par des médecins urgentistes et des médecins généralistes formés à cette tâche. La présence des médecins sur le terrain pour répondre aux urgences et à la permanence des soins (médecins traitants ou médecins de garde volontaires) sera grandement facilitée pour peu qu’une organisation concertée se mette en place dans chaque département. Dr Nicolas Brugère, Dr Arnaud Castets Enquête URMLA MERCI À TOUS ! Gardes : enveloppe publique pour mission d’intérêt général ? Merci à tous les médecins généralistes d’Aquitaine qui ont bien voulu prendre le temps de répondre au questionnaire de l’Urmla sur la permanence des soins et les gardes (23 % de retours). Les résultats de cette enquête réalisée par la Commission Urgences et permanence des soins et par la Commission Médecins à Exercices Particuliers (MEP) seront diffusés au cours du premier trimestre 2004. es décrets organisant la permanence des soins ont donc été publiés les 15 et 17 septembre. Oui mais ce n’est pas si simple, indique la profession. Des questions ne sont pas réglées. Quel financement ? L’Etat, les Conseils généraux, les Caisses, devraient créer une enveloppe financière pour financer le fonctionnement de cette garde d’intérêt général. Comment régler, notamment en milieu rural, la question des secteurs trop 2 L grands pour des médecins en trop petit nombre, et qui continueront à être de garde une nuit sur deux et deux weekends par mois ? Pour le Président du Conseil National de l’Ordre, ces décrets "sont trop flous" (…), "il n’y a plus d’intervenant identifié comme destinataire des tableaux de garde et donc plus de responsable en tant que tel", notamment en cas de crise. Actu La Réole Enfin, la maison médicale va voir le jour ! exprimé leurs espoirs et leurs doutes, dans les numéros 20 et 22 de notre journal. "Le noyau dur" des promoteurs du projet : de gauche à droite : Dr Gilles Litzelmann, Dr Hubert Dubille, Dr Luc Schatzkine, Dr David Chevillot, Dr Anne Barnett. près plus d'un an de réflexion et de travail et grâce à la ténacité de ses promoteurs, la première maison médicale d'Aquitaine va pouvoir ouvrir ses portes à La Réole en Gironde (*). Les médecins créateurs de ce projet avaient A Ce dossier a été soutenu par toute la profession : médecins locaux, Conseil de l'Ordre, ASSUM 33 (regroupant les associations de garde et de permanence de soins de la Gironde), syndicats, Union régionale des médecins libéraux. Il ne manquait que le financement pour une expérimentation. Le bureau du FAQSV (Fond d'aide à la qualité des soins de ville) vient d'accepter, le 20 novembre, de débloquer une partie du budget nécessaire. Dr Dany Guérin (*) Il existe déjà une maison médicale à Biscarosse dans les Landes mais celle-ci ne fonctionne que l'été. Dordogne Un numéro d’appel unique pour la permanence de soins libérale Un numéro d’appel unique, le 05 53 53 15 15, est entré en service, en Dordogne, pour améliorer l’organisation de la permanence des soins libérale. e Dr Pierre Clément-Colas, médecin généraliste à Mareuil, en Dordogne, président de l’association des Services de soins et d’urgences médicales (ASSUM 24), est à l’origine de la nouvelle organisation de permanence de soins libérale en Dordogne. Une régulation médicalisée des appels la nuit, les dimanches et jours fériés, comme le définit le décret du 15 septembre, fonctionne depuis le 6 octobre. Plus de 200 médecins sur les 422 généralistes que compte le département ont rejoint l’ASSUM 24. Le projet a mis deux ans à aboutir. L Concrètement, quand un patient ne relevant pas d’une urgence vitale cherche à joindre son médecin généraliste le soir, la nuit, les week-ends à partir du samedi midi ou les jours fériés, le répondeur du cabinet le renvoie sur le 05 53 53 15 15. Le numéro fonctionne en dehors des heures d’ouverture des cabinets des médecins libéraux (*). Au bout du fil, un généraliste régulateur installé dans les locaux du centre 15, reçoit l’appel et évalue les besoins. Cet appel peut aboutir à un simple conseil téléphonique, à l’envoi chez le patient du généraliste d’astreinte du secteur le plus proche (48 médecins d'astreinte, un par secteur, actuellement) ou au renvoi sur le Samu, en cas d’urgence vitale. (*) Le numéro est opérationnel de 19 h à 8 h du matin. Les libéraux régulent au centre 15 toutes les nuits, les week-ends (à partir du samedi midi) et les jours fériés, de 19 h à une heure du matin (les hospitaliers prennent ensuite le relais jusqu’à 8 h du matin). Actu Rencontre Anne-Marie Claeys, médecin de campagne L’épuisement des médecins et la sécurité des concitoyens Le Dr Claeys a deux soucis : l’épuisement des médecins et la sécurité de ses concitoyens. "Les années passent, il m’arrive d’appréhender les gardes", avoue-t-elle. "S’il n'y avait pas les urgences vitales, je m’épuiserais beaucoup moins". "Le tour de garde est encore trop grand, explique-t-elle. Si vous êtes à 25 km d’un appel pour un œdème aigu du poumon, un enfant en détresse respiratoire, un infarctus, une crise d’asthme... Vous stressez. C’est très long quand vous êtes sur la route. Il faut faire vite ! La force du médecin de campagne, en garde, devrait être la proximité". Dans un contexte de vie trépidante, nous observons de plus en plus d’invalidités et de problèmes de santé, chez les confrères, de plus en plus tôt, dit encore le Dr Claeys. "Il faudrait épargner, au niveau des gardes, nos aînés de 55 ans et plus, qui ont beaucoup à apporter encore à la médecine, avec une grande expérience médicale, et les encourager à poursuivre la médecine de campagne. Les gardes en campagne représentent un trop grand surcroît de temps de travail aux dépens de la vie quotidienne du médecin". Très motivée par la FMC ("mais c’est la galère pour arriver à l'heure, le soir, et nous sommes moins performants après une longue journée de travail…"), Anne-Marie Claeys prend des congés pour se former. Elle vient aussi de passer sa capacité de gérontologie et prépare son mémoire : "un gouffre de temps". Mais comment faire autrement ? Il faudrait "réformer totalement, innover, pour que les urgences soient assurées, avec toujours le souci premier de la sécurité de la population mais aussi des médecins de campagne. Je peux comprendre les jeunes confrères qui ont des enfants, veulent prendre leur mercredi et qui s'installent en ville, pour une plus grande liberté de temps". "La peur de se r pour l’urgence vita Le Dr Anne-Marie Claeys s’est installée à la Tour Blanche en octobre 8 45 d’Angoulême. 4 médecins exercent sur ce canton de 4655 habitants, marq 25 % de la patientèle du Dr Claeys ont 70 ans et plus, pour une moyenne région "J’aime beaucoup, de nombreuses naissance Engagée dans le métier et dans la cité, elle est aussi conseiller 12, parfois 15 heures par jour Depuis 22 ans, c’est la course. 12..., parfois 15 heures par jour. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, hors gardes, se partagent entre consultations, visites et astreintes ("La visite environnementale est très importante, avec des veuves, âgées, qui n’ont pas de moyens de transport "). La croissance des appels est soutenue. Le Dr Claeys s’arrête pour déjeuner, avec "une petite sieste de récupération obligatoire", puis repart pour une "seconde journée", jusqu’à 8, voire 10 heures le soir. Anne-Marie Claeys consulte sur rendezvous tous les jours, fait de la pédiatrie, de la gynécologie, de la surveillance cardiologique, du soutien psychologique, en très étroite relation avec ses confrères spécialistes libéraux et hospitaliers. "C’est précieux d’avoir un relais". Elle aime prendre son temps : "On ne peut bousculer personne, ni les personnes âgées ni les jeunes mamans. Il vaut mieux donner un temps d’écoute que de prescrire des anxiolytiques, par exemple. Il faut du temps aux plus de 90 ans qui viennent en consultation, pour se déshabiller, se confier, s’installer sur la table d’examen..." L’ ASSUM 33 RECRUTE "Je suis gardien de phare..." L’ASSUM 33 recrute des médecins généraliste libéraux pour réguler au centre 15 de la Gironde. • Conditions : être médecins généraliste installé au moins depuis trois ans dans le département. • Une formation spécifique à la régulation sera organisée pour les candidats retenus. Contact : ASSUM 33 au 05 56 44 31 80 Alors, la permanence des soins à la campagne ? " Ah la là ! " Le cabinet d’Anne-Marie a assuré 53 astreintes de 12 heures (pour une moyenne régionale de 11), au premier semestre 2003. "Cet été, il y a eu des gens en danger, de plus lourdes pathologies à domicile, je n’avais pas de remplaçant, je n’ai pas arrêté un seul jour, j’étais de garde les 16-17 août avec les contrecoups de la canicule : un travail intense". "Les médecins ont un devoir de garde et en 4 même temps nous nous épuisons à la campagne parce que, fréquentes, ces gardes viennent en plus de nos journées de travail, sans récupération... ", résume-t-elle. "Si je sors la nuit, je dois travailler avec autant de performance le lendemain. Or quand je suis sortie, je ne suis pas en forme, à la limite du "Burn out " après certaines gardes épiques sur un trop grand secteur. Les gardes de nuit à la campagne, c’est "modeste", dit-elle, de zéro à deux appels mais de gravité aléatoire, avec des urgences vitales. On ne nous appelle pas pour rien. Sortir la nuit, pour l’otite d'un enfant, ne me gêne pas. Je n’ai pas peur, il m’est égal d’aller au fin fond des chemins. En revanche, si je perçois un danger dans l’entourage d’un psychopathe, je fais appel par le SAMU à la Gendarmerie. Mais ce qui me fait peur, c’est l’urgence extrême, à distance de surcroît". Bilan Permanen • En Dordogne Point fait par le Dr Parquier Démarrage de la régulation des libéraux le 6 octobre, avec appel au 05 53 53 15 15, grâce à 25 régulateurs et une sectorisation réalisée (lire dans notre dossier). Le tour de garde n’apparaissant plus dans le journal, nous avons démarré de 60 appels par soirée (de 19h à 1h) à 200 par week-end, soit 10 à 12,5 appels par heure. Ces appels aboutissent à l’envoi d’un médecin dans 25 % des cas la nuit, 40 % des cas le week-end. Le pseudo "volontariat" instauré par le décret sera étudié avec tous les responsables de secteurs, et s’il n’y a pas assez de volontaires, le tableau de garde sera fourni au Préfet avec les blancs : à lui de réquisitionner ensuite parmi les non-volontaires nonexemptés. Les MEP participeront aux gardes (sauf les angiologues, suite à une jurisprudence nationale). Cela devrait fonctionner : par exemple, à Périgueux, 58 (5 sont exemptés) des 75 médecins sont volontaires... • En Gironde Point fait par les Drs Castets, Cubadda, Maurain, Moreaud La dernière réunion du *CODAMU PS a permis de préciser certains points. Actu retrouver seule ale insurmontable" 81, charmant village périgourdin de 460 âmes, à 35 km de Périgueux et qué par une population très âgée. Le secteur abrite deux maisons de retraite. nale de 15 %. Elle a aussi de très jeunes enfants tous les jours en consultation : es depuis 2002, ce qui est toujours une joie !" r ordinal et 2e adjoint au conseil municipal de La Tour Blanche. "Quand je suis de garde, après une journée de travail, je suis sur le qui vive, confie-telle : attendre avec le stress de se retrouver seule pour l’urgence vitale, au fin fond de la campagne, avec un portable qui ne passe pas, loin des secours appropriés. Deux fois, j’ai pu faire appel à l’hélicoptère du SAMU avec réussite ". "Mais je crois que c’est fini, dit-elle." Les jeunes ne veulent plus de cette vie. Ce n’est pas possible de passer nos soirées à faire des visites et nos nuits à faire des gardes. Il faut avoir le temps de vivre. Les années passent… ! ". "Chacun à sa place. Et surtout bien faire !" Alors si c’était à refaire ? "Je serais médecin de campagne", répond Anne-Marie sans hésiter. Le médecin est indispensable au tissu social, comme dans une grande famille, explique-t-elle. La médecine est tous les jours une école d’humilité. Entre la recherche diagnostique et une démarche fondamentalement humaine, les médecins ont beaucoup à apporter à une société très éprouvée. "Cela demande de se surpasser pour toujours faire mieux. La société est près du débordement, de tous les côtés. Il y a un défi très lourd à relever ". Alors si elle devait formuler un vœu ? "Surtout bien faire. Il manque cruellement de médecins passionnés par la médecine de campagne. Chacun a son devoir d’état : voilà ce que j'inscrirais dans une action pour l’avenir". “Je ne suis ni urgentiste, ni réanimateur !“ Anne-Marie Claeys a fait un peu de SAMU pendant ses études, suivi des journées de formation aux gestes de première urgence… “mais ce n’est pas notre job, glisse-t-elle. Je ne suis ni urgentiste, ni réanimateur“. Elle raconte son week-end “mémorable“ du 16-17 août : une colique néphrétique au cabinet qui va partir avec l’ambulance ; au même moment, un appel à plus de 15 km pour une suspicion d’embolie pulmonaire (60 ans) : le SAMU appelé qui manque vraiment de moyens humains dans un département immense, débordé, lui dit d’aller évaluer la situation avant l’envoi d’une équipe ; au moment même de son arrivée sur place, un patient psychopathe débile mental de 60 ans fait un état de mal comitial à la maison de retraite : “Heureusement que j’avais l’infirmier sur place. Je suis arrivée de 25 km, après la jonction SAMU pour l’embolie pulmonaire ...“ nce de soins : le point des départements - Concernant la sectorisation : elle est complétée et effective pour les week-ends. L’introduction du " volontariat " risque de déstabiliser la sectorisation ou au moins de ne pas la favoriser dans les zones non organisées. Il ne devrait plus y avoir de listes de garde dans le journal au 1er janvier 2004 et des listes de gardes incomplètes si les volontaires ne sont pas assez nombreux dans chaque secteur. - La régulation au 15 par les libéraux fonctionne depuis 1991. Elle devrait être augmentée par doublement des régulateurs libéraux tous les soirs jusqu’à minuit. Il n’est pas sûr que cela suffise. "On verra bien " dit-on au SAMU, qui n’a peutêtre pas complètement conscience de l’augmentation à venir des appels… Prévoir pour les régulateurs des grilles de régulation assez "larges". La judiciarisation guette tous ceux qui n’auront pas envoyé le secours adapté. • Dans les Landes Point fait par le Dr Badets La sectorisation fonctionne bien : 50 secteurs sont publiés dans le journal le week-end, mais pas la semaine. Cela devrait suffire dans les villes, mais risque d’être problématique dans la forêt landaise avec le "volontariat". Exemption pour les médecins de plus de 60 ans qui le demandent. Toujours pas de régulation au 15 par les libéraux, hors quelques " attachés ". La prochaine réunion du CODAMU sera l’occasion de faire le point : pas de liste dans le journal Sud Ouest et le SAMU régule tout (c’est le décret…), pour obtenir une régulation libérale. • En Lot-et Garonne Point fait par les Dr Durenque et Ou-Rabah La sectorisation, réalisée sous la pression de l’Ordre, devrait suffire pour les week-ends. En semaine, où elle n’est pas complète, c’est beaucoup moins sûr. Le SAMU essaie d’établir des passerelles avec les médecins des pompiers. La régulation par les libéraux ? Les libéraux sont prêts, les Directeurs de SAMU pas encore, attendant de voir comment cela se passe en Dordogne. Ils semblent cependant avoir été ébranlés par le décret… A suivre ! • Dans les Pyrénées Atlantiques Point fait par le Dr Forcade La législation devient incontournable... Et pourtant au Pays Basque, il n’y a pas de régulation pour les libéraux à ce jour, il n’y a pas encore de projet (mais nous serons très intéressés par la mise en action en Béarn). Il ne semblait pas y avoir jusqu’à présent de besoin évident. La communauté d’agglomération (Bayonne, Anglet, Biarritz) 120 000 habitants fonctionne avec un tour de garde par commune. Le décret du 15 septembre 2003 provoque des réactions diverses à ce jour. Biarritz continue sur le même mode de fonctionnement ; à Anglet où se trouve le siège de SOS Médecins, l’association à l’intention de ne plus fonctionner ; et Bayonne compte et recompte ses médecins encore volontaires. Saint Jean de Luz a " décidé " que tous les médecins généralistes étaient volontaires. Les médecins généraliste du Pays basque (hors BAB) ne sont pas a priori très favorables à une régulation par le Centre 15, encore moins si celle-ci devait se faire à partir de Pau (comme pour le 18) ! Alors au vu de ce premier tour d’horizon dans la région, tous les acteurs concernés par la permanence des soins ont-ils bien pris conscience des problèmes qui vont se poser, à l’aube de 2004 ?. Dr Philippe Moreaud *CODAMU : Commission Départementale d’Aide Médicale d’Urgence 5 C’est en Aquitaine Nouveau C’est en Aquitaine • Aides et soins à domicile L’Union départementale des Associations et Services de soins à d’aide à domicile de la Gironde vient de mettre en ligne le nouveau site Internet de l’URASSAD Aquitaine, consacré exclusivement à l’aide et aux soins à domicile (www.urassad-aquitaine.net). Grâce à cet outil, il est possible de localiser la structure opérationnelle située au plus près du domicile d’une personne en demande d’aide. L’URASSAD appartient au réseau UNASSAD, la plus importante organisation nationale de la Branche d’aide et de soins à domicile. Elle regroupe en Aquitaine des associations et des CCAS qui assurent, avec leurs 7000 salariés (dont 94 % intervenant à domicile) près de 5 millions d’heures de travail auprès de 26 000 bénéficiaires dont 81 % ont plus de 70 ans. • Guide pratique de la personne handicapée La Ville de Bordeaux vient de réaliser un nouveau guide pratique de la personne handicapée à Bordeaux : 68 pages d’informations, de contacts et de conseils pour faciliter la vie au quotidien des personnes handicapées et de leurs proches. Ce guide a été réalisé en concertation avec les associations du Conseil consultatif "Ville et Handicaps" et avec le concours de L’Union européenne et de l’AGEFIPH, l’Association Nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Il a reçu le label de l’Année Européenne des Personnes Handicapées accordé par le Secrétariat d’État aux personnes handicapées. Il est gratuit (en version papier, braille et cassette audio). • Soins palliatifs en Aquitaine Le centre régional d’accompagnement et soins palliatifs a été inauguré le 13 novembre, dans le parc de l’hôpital Xavier Arnozan, face à l’institut des métiers de santé (IMS). Il accueille les trois équipes mobiles de soins palliatifs : CHU, régionale et domicile. En Aquitaine, depuis 4 ans, le volet spécifique du S.R.O.S.S. en soins palliatifs est en développement malgré les contraintes budgétaires : - 25 équipes spécialisées dont deux USP - une unité de soins continus Annie Enia à Cambo, - Clinique Bordeaux Nord : 4 lits identifiés, - 12 EMSP réparties sur les 7 secteurs sanitaires (aux centres hospitaliers d’Agen, Bayonne, Dax, Libourne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux) ; - au CHU, à la fondation Bagatelle, à l'institut Bergonié, à la maison des Dames du Calvaire, il existe par ailleurs 4 hospitalisations à domicile (Bagatelle et Le Bouscat) en bordelais, - Santé service à Bayonne et à Dax : 31 places identifiées et un réseau de proximité Palliadour à Bayonne (4 autres sont en projet). La coordination des professionnels ADRESS, l’association de bénévoles Alliance (présente dans 13 villes), d’autres associations : Anne Guinard, Ambre, Aspal et Pallia plus (Gironde) ; ASP40 et Edelweiss (Landes) ; Palliadour et Présence (Basses-Pyrénées), Passerelle (Lot-et-garonne), ne cessent d’informer, sensibiliser, nuancer, former. 6 L’Atlas sanitaire et soc La section Généraliste de l’Urmla va diffuser prochainement auprès de l’ens et social d’Aquitaine que viennent de réaliser l’Observatoire régional d et sociales et l’Union régionale d ette diffusion par l’Urmla a été décidée à la suite du dépouillement de l’enquête CIM où une grande majorité de médecins a dit souhaiter situer son excercice professionnel par rapport à ses confrères et les particularités géographiques régionales. C L’ambition de ce document d’une centaine de pages est de fournir une vue d’ensemble aussi synthétique que possible de l’état sanitaire et social de notre région. L’Atlas rassemble une cinquantaine de cartes commentées, regroupées en quatre grands thèmes : - le contexte régional (établi à partir du dernier recensement de 1999 et de quelques indicateurs montrant les évolutions, depuis), - l’état de santé des Aquitains : conditions de vie, précarité, mortalité… (à partir de données de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), - le dispositif de prise en charge (l'offre de soins en ambulatoire et l’offre hospitalière), - la consommation et les dépenses de santé. Qu’apprend-t-on ? Des professionnels de santé inégalement répartis Les médecins généralistes et les infirmiers sont généralement les professionnels les plus sollicités pour assurer le suivi médical de la population, en particulier des personnes âgées, confirme l'Atlas. Si les médecins généralistes libéraux exerçant en Aquitaine couvrent de manière relativement homogène l'ensemble de la région, les spécialistes sont installés surtout dans les principales agglomérations. De même, les infirmiers sont présents dans presque toutes les communes de la région. Toutefois, certaines zones, en particulier des Pyrénées-Atlantiques, présentent des densités beaucoup plus faibles que la moyenne régionale (moins de 5 infirmiers pour 1000 habitants). Par ailleurs, les dentistes et les masseurskinésithérapeutes tendent à se regrouper dans les agglomérations. Une population âgée Troisième plus grande région de France, l’Aquitaine offre sur 41 000 km2 une grande diversité de vie à presque trois millions d’habitants. Elle connaît des situations contrastées d’un département, d’un canton à l’autre, tant en ce qui concerne la densité de population ou son profil que l’état de santé des personnes et l’offre de soins existante. La population est plus vieille à l’est de l’Aquitaine. La précarité y est aussi plus importante, ainsi que dans le nord de la région. Médecine générale et milieux ruraux La consommation de soins en médecine générale dans les principales agglomérations est souvent inférieure à celle du reste de la région ; c'est le contraire pour la médecine spécialisée dont la gynécologie ou la pédiatrie. Ainsi, la part de la médecine générale dans l'ensemble de l'activité médicale est plus importante dans les zones rurales qu'en milieu urbain. Le nombre de consultations et de visites de médecins généralistes rapporté à la population de la région, s’élève en moyenne à un peu plus de quatre par an. Quant au nombre d’actes de spécialistes par habitant, il est en moyenne de 1,37, avec des valeurs plus fortes observées en C’est en Aquitaine cial d’Aquitaine 2003 semble des médecins généralistes d’Aquitaine le tout nouvel Atlas sanitaire de la santé d’Aquitaine, la Direction Régionale des Affaires sanitaires des caisses d’assurance maladie. Gironde et dans les Pyrénées-Atlantiques. Parmi les différents postes de dépenses, celles dues à la pharmacie (198 euros par habitant) ou aux transports dans le cadre d'une prise en charge médicale suivent globalement le caractère rural ou urbain des cantons. Cet atlas va être mis en ligne sur les sites Internet de l’Urmla (www.urmla.org), de la Drass (www.aquitaine.sante-gouv.fr), de l’Urcam (www.assurance-maladie.fr) et de l’Orsa (www.ors-aquitaine.org). Édition Prise en charge initiale des cancers du colon et du rectum : recommandations régionales Le réseau de cancérologie d'Aquitaine (RCA), auquel participent de nombreux médecins libéraux d'Aquitaine, vient de publier un important travail sur le cancer du colon et du rectum, afin d'en améliorer la prise en charge. Dr Philippe Arramon-Tucco, délégué Urmla auprès du RCA ne des missions du Réseau de Cancérologie d’Aquitaine (RCA), réseau régional de santé créé en 2000, est de contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, notamment en favorisant l’application des recommandations de pratiques dans les établissements de la région prenant en charge des patients atteints de cancers. Fin 2001, le réseau a élaboré un projet concernant la prise en charge initiale des patients atteints de cancer colo-rectal en Aquitaine. En effet, la prise en charge de ces cancers s’est modifiée ces 20 dernières années, avec notamment la mise au point de nouvelles techniques diagnostiques et chirurgicales, la démonstration de l’efficacité de la chimiothérapie adjuvante dans les cancers de stade III et de la radiothérapie préopératoire dans les cancers du rectum. La première phase du travail était l’adaptation au niveau régional, par un groupe pluridisciplinaire, des recommandations de pratiques nationales. Ce document a été diffusé dans l’ensemble de la région et est aujourd’hui validé par plus de 150 professionnels de santé libéraux et hospitaliers. Deux versions ont été élaborées : une version longue et complète disponible sur le site du réseau (www.canceraquitaine.org) et une version succincte sous forme de triptyque. U La version longue comporte des précisions sur la méthode d’élaboration, la validation, les participants. Des indicateurs pour mesurer la qualité de la prise en charge de ces cancers sont proposés ; ils seront validés dans le cadre d’une étude régionale (Contacts : Dr S. MathoulinPélissier et I. Cirilo-Cassaigne) actuellement en cours (juin 2003-juin 2004, accord CNIL obtenu). Les premiers résultats seront disponibles au deuxième trimestre 2004 ; ils permettront d'évaluer la prise en charge initiale des cancers colo-rectaux en Aquitaine pour adapter les référentiels régionaux. Ce projet, dont l’investigateur principal est le Pr E. Rullier pour le Réseau de Cancérologie, est le résultat de la collaboration du réseau avec plusieurs sociétés régionales, plus particulièrement : Aquitaine-Gastro et le groupe des anatomocytopathologistes d’Aquitaine. Le travail en cours bénéficie de la logistique du réseau et de l’aide financière accordée par un programme hospitalier de recherche clinique et par la Ligue contre le cancer. La démarche utilisée dans ce travail est celle retenue pour deux autres localisations, le cancer du sein et le cancer du col (référentiels validés pour 2004). Dr S. Mathoulin-Pélissier (épidémiologiste) et Dr JL Renaud-Salis (directeur du GIP) pour le Réseau de Cancérologie d’Aquitaine Relais Les "PASS" contre les exclusions Comment faciliter l’accès aux soins de vos patients démunis, sans couverture sociale, notamment des patients étrangers qui ne parlent pas notre langue ? Les établissements de santé publics et privés participant au service public ont été incités à mettre en place des "permanences d’accès aux soins de santé" : les PASS. Concrètement les PASS ont pour fonction de faciliter l’accès aux soins des personnes en difficulté, de les aider dans les démarches nécessaires à la reconnaissance de leurs droits sociaux. L’objectif fixé étant la réintégration de ces personnes dans le système de soins de droit commun via un réseau sanitaire et social. En France, 372 PASS sont répertoriées, en Aquitaine 19 sont opérationnelles dans tous les départements (ils sont généralement localisés dans les centres hospitaliers). Un exemple de PASS : le centre d’Albret à l’hôpital Saint-André de Bordeaux. Dés 1995, une structure médico-sociale a été mise en place à côté du service des Urgences, pour faire face à la demande croissante de soins primaires des personnes démunies. Aujourd’hui, pivot de la PASS, l’équipe (assistante sociale, médecins, infirmiers) assure une approche globale des problèmes de la population en difficulté (couverture sociale inexistante ou insuffisante, migrants, bénéficiaires de l’aide médicale état…). L’accueil, les consultations de médecine générale, consultations sociales, et les soins infirmiers se font tous les jours. Une psychologue et un psychiatre reçoivent sur rendez-vous. Dr Rouillard Centre d’Albret, 86 cours d’Albret 33000 Bordeaux Tél. : 05 56 79 58 76. E-mail : [email protected] L’AME (Aide Médicale d’Etat) Rappelons qu’il existe aussi un dispositif destiné à assurer l’accès aux soins des étrangers en situation irrégulière en France : l’Aide Médicale d’Etat (AME). L’original de la notification doit être impérativement présenté aux professionnels de santé, afin de justifier d’une prise en charge à 100 % du tarif de responsabilité de la Caisse primaire (se renseigner auprès de la CPAM). 7 L’Union en direct Sondage Enquête de notoriété 2003 Qui êtes-vous, que pensez- Une enquête de notoriété (*) a été menée, en septembre, auprès de 668 médecins d’Aquita des médecins en exercice, dans la région. Objectif : cerner la connaissance qu’ils on es Unions régionales des médecins libéraux ont été créées par la loi, en 1994, dans toutes les régions de France. Elles vont donc bientôt fêter leurs dix ans. Leurs missions sont multiples Alors qu’en est-il de leur perception par les médecins ? En Aquitaine, L’URMLA est connue par environ un quart des médecins. Les deux tiers identifient l’Urmla par son nom, son logo, son journal, et connaissent plus ou moins son statut. 3 % des médecins interrogés ont entendu parler de l’Union, mais ne savent pas " à quoi ça sert ". Il faut donc poursuivre le travail d’information et d’interaction. L Quelle image a l’Urmla ? 50 % La cotisation sur la feuille URSSAFF Son journal 39 % Sa news letter 39 % 8% A déjà répondu à une enqête épidémiologique 4% Apport d'information 3% Répond aux attentes spécifiques et aux difficultés 3% 0 50 % 50 % 10 20 30 40 50 Autres Participation à la vie de l’Urmla Participez-vous de près ou de loin aux travaux de l’Urmla ? Le faible taux de réponses (18 % de oui, plutôt des médecins généralistes) est étonnant si on le compare à d’autres données statistiques de l’Union, qui indiquent que cette année, près de 50 % des médecins aquitains se sont impliqués dans les enquêtes de l’Urmla. Pour les généralistes, il s’agit plutôt d’une participation aux enquêtes (un sur deux) ou à un projet (25 %). Pour les spécialistes, de contacts pris au moment des grèves. Vou votre U Vos suggestions pour l’avenir 11 % Bonne représentation des médecins Dans 43 % des cas, cette image n’est pas précise ou précisée. Pour un médecin sur cinq, cette image est positive : "bonne représentation des médecins libéraux", "défense vis-à-vis des autorités et de l’administration." Aux médecins qui déclarent connaître l’Union, il leur a été demandé ce qu’ils en connaissent plus spécifiquement : - 40 % des généralistes et 60 % des spécialistes savent que l’Union est financée par des cotisations obligatoires. - Les médecins aquitains connaissent majoritairement l’Union grâce à son journal (pour 56 % des généralistes et 28 % des spécialistes) et à son site. Les enquêtes et les publications sont un autre élément qui contribue à la connaissance et la reconnaissance de l’Union. Les enquêtes ont apparemment un plus fort taux de pénétration chez les médecins généralistes qui y participent en plus grand nombre. 8 Pour 32 % des généralistes, l’Urmla est perçue comme une structure qui les représente auprès des organismes de tutelle (13 % de spécialistes le pensent). Pour 32 % aussi des généralistes, l’Union leur donne des moyens d’information sur leur région. Le journal et le site sont cités. Côté spécialistes, l’Urmla est essentiellement perçue et appréciée pour son travail d’information, aussi bien sur ce qui se passe en Aquitaine que sur la médecine en général : 27 % citent le journal et Internet "qui donnent des informations intéressantes". Un spécialiste sur cinq dit savoir ce qui se passe en Aquitaine, grâce à l’Union. 6% Ses publications, par ex. sur les S.E.L. Ses élections Son site internet Son site internet Perception de l’Union L’Urmla répond-t-elle aux attentes et comment ? 17 % Rien Ses enquêtes 25 % des généralistes et 16 % des spécialistes interrogés déclarent connaître les missions de l’Urmla. 8% Publications 7% Projets intéressants 7% Aider à nous rencontrer (inter-spécialité) Revalorisation des actes et des consultations 7% Défendre les médecins vis à vis de : la société civile, les tribunaux, les assurances Négocier avec les autorités pour revaloriser notre pratique 5% S'investit 0 14 % 11 % Pas d'idée maintenant 4% Commissions adaptées 34 % 23 % 10 % Créer un courrier des lecteurs 5 10 15 20 25 9% Aider à la gestion du cabinet 8% Faire de la formation médicale Développer les réunions, EPU, congrès... Les médecins citent l’apport d’informations, la présence de l’Union dans les situations difficiles, la bonne représentation des médecins, le développement de projets intéressants. Les thèmes de satisfaction le plus souvent cités par les généralistes sont "la réponse aux attentes spécifiques et aux difficultés" (27 %), l’apport d’information (20 %), la bonne représentation du monde libéral (13 %) les publications (10 %) et les projets intéressants (10 %). Pour les spécialistes, les principaux motifs de satisfaction demeurent l’apport d’informations (38 %) et la présence de l’Union dans les situations difficiles 23 %). 8% Aider à améliorer les relations médecin-patient 7% Aider à la prise en charge thérapeutique (diffusion guidelines) 6% Ouvrir un numéro vert pour les médecins 3% Connaître mieux l'URMLA 1% 0 5 10 15 20 25 30 35 Alors comment rendre l'Urml Aquitaine plus proche de vos attentes ? Les médecins Aquitains voudraient rompre leur isolement. L’Urmla pourrait les aider à se rencontrer inter-spécialités (c’est l’idée de 46 % des généralistes et de 21 % des spécialistes) et à se défendre face à la société, les tribunaux, les assurances (23 % des généralistes et des spécialistes). L’Union en direct vous, que voulez-vous ? aine tirés au sort (334 médecins généralistes et 334 spécialistes), soit 10 % de la population nt de leur URML et mettre à jour leurs attentes, pour pouvoir y répondre plus finement. 13 % des médecins généralistes voudraient qu’une aide leur soit apportée dans la gestion de leur cabinet, 12 % évoquent les négociations avec les autorités pour une revalorisation de leur pratique. Après relance et suggestions, d’autres attentes apparaissent : être écouté, aidé, défendu, revalorisé. Comment ? En créant un courrier des lecteurs (il existe à chaque fois qu’un confrère nous écrit !), des outils de gestion de cabinet, en organisant des formations médicales régionalisées (souhait des spécialistes). de prévention les inquiètent également. Les généralistes évoquent plus particulièrement leur solitude et souhaiteraient en savoir plus sur les réseaux ou l’écart existant entre la médecine de ville et la médecine hospitalière. Moyens pour mener à bien ces investigations Enquêtes téléphoniques 35 % 30 % Courrier Rubriques spécifiques dans le journal de l'Union 17 % 14 % Aucun us et Union Numéro vert à thèmes dédiés aux médecins 0 30 % 16 % 15 % 15 % Avoir l'URMLA plus proche Notion de réseau 8% 8% Ecart entre la ville et l'hôpital Prise en charge des personnes âgées 5% Solitude face à la prise en charge des pathologies lourdes 3% Premier bilan des prescriptions de génériques 1% 0 5 10 15 9% 4% Mail Poids de l'administratif et des contrôles des caisses Manque de temps en consultation pour le dépistage 12 % Site internet à thèmes Sujets plébiscités pour de futures enquêtes Information pour la gestion du cabinet 14 % Réunions professionnelles inter-spécialités 20 25 5 10 15 20 25 30 35 Selon les personnes interrogées, le mode d’investigation pour aborder ces sujets est multiple : les enquêtes téléphoniques apparaissent comme un bon moyen d’investigation (29 % des spécialistes, 41 % des généralistes), mais aussi le courrier (32 et 27 %). Côté diffusion des informations et résultats, de nouvelles rubriques pourraient êtres créés dans le journal de l’Union ou sur le site, insistent les spécialistes, qui accordent un rôle important au journal (28 %) et aux réunions professionnelles (19 %). Selon les thèmes abordés, 60 % des médecins généralistes et 85 % des spécialistes se déclarent prêts à participer à des travaux ou enquêtes de L’Union. 30 Y’a-t-il des situations concrètes que vous vivez au cabinet et que vous souhaiteriez voir faire l'objet d’une enquête chez vos confrères d’Aquitaine ? À cette question, les Aquitains citent en premier lieu la pression importante des caisses et de l’administration. Est-ce que les confrères subissent de la même façon cette pression ?, s’interrogentils. La notion de manque de temps en consultation et l’absence d’une médecine Autres commentaires Un généraliste sur deux a ajouté des commentaires personnels où transparaît clairement un fort sentiment d’isolement, de dévalorisation et le besoin d'être entendu et reconnu. Côté spécialistes, 38 % d’entre eux ont manifesté le souhait dominant d’obtenir des moyens de se défendre et de s’informer. Plusieurs évoquent leur inquiétude face au nombre insuffisant de certains spécialistes et au manque de moyens pour (bien) exercer. Conclusions Les médecins généralistes ou spécialistes qui ont accepté de participer à cette enquête de notoriété ont pu exprimer librement leurs sentiments sur l’Union et leurs attentes. 20 minutes en moyenne ont été consacrées au questionnaire et aux libres échanges. Si l’on devait résumer : l’Urmla et ses missions n’apparaissent pas encore assez clairement aux médecins d’Aquitaine. Ceux-ci expriment majoritairement des besoins affirmés pour : - L’apport et la nécessité d’information : journal, site, publications, FMC. C’est par ce biais que la plupart ont découvert, connaissent et reconnaissent l’Union. L’information renseigne et rompt l’isolement, tout comme les réunions entre confrères, souhaitées par une majorité de la profession. - Les médecins souhaitent que l’Union les représente, qu’elle les défende devant l’administration et la société. - Ils se disent prêts, en grande majorité, à participer aux futurs projets pour peu que ceux-ci les intéressent. Participer aux travaux de l’Union est aussi une manière de rompre l’isolement. Alors au travail ! Envoyez-nous vos informations que nous diffuserons sur le site et dans nos colonnes, faites-nous part de vos projets, de vos inquiétudes, réagissez dans le journal et sur Internet (contributions, forums, dans votre Espace Médecin), nourrissez le courrier des lecteurs, répondez massivement aux enquêtes que mène l’Union, apportez vos idées et venez nous aider à les réaliser. Bonne année 2004 et bon anniversaire à L’URML Aquitaine, votre outil ! (*) L’enquête a été menée par CIM’01 (centre d’Information Médicale et scientifique), spécialiste du lien-santé par contact à distance. On peut en télécharger la synthèse sur le site de l’Union, www.urmla.org 9 L’Union en direct La crise de la Responsabilité civile professionnelle Sournoisement une double menace pèse sur la médecine française, à travers la crise de la Responsabilité civile professionnelle : sur l'accès aux soins, sur les coûts des assurances et donc des soins. es primes d'assurance flambent, pour les spécialistes et demain, les généralistes. Le problème des assurances n'a pas été réglé par la création du GTAM qui cessera son activité au 31 décembre. L L’insécurité financière dans laquelle restent ainsi placés les médecins libéraux est devenue insupportable. Devant cette situation, les URML ont décidé de poursuivre l’initiative engagée par l’URML de Midi-Pyrénées qui avait entrepris un important travail de réflexion et de proposition. Aujourd'hui, la Conférence Nationale des Présidents d'URML, unanimement, a saisi le Ministère d'une proposition originale pour "RECONCILIER DROIT ET SOINS". Les URML proposent une solution en mettant en place un nouveau système de couverture globale des risques liés aux pratiques médicales qui permettrait à la fois d'accroître la rapidité d'indemnisation des patients tout en réduisant les coûts d'assurance pour les praticiens, en distinguant deux niveaux de RCP : • Le premier niveau Une nouvelle "garantie", relevant de la solidarité, cogérée par les usagers (associations de patients, assurance maladie), et les médecins, dans une structure (un "fonds") créée par la loi du 4 mars 2002 (loi Kouchner), l'ONIAM, (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux), sous la forme d'une deuxième section de cet ONIAM à côté de la première section seulement prévue pour prendre en charge les dommages les plus graves, dus aux risques nosocomiaux et aux aléas thérapeutiques. La création de cette seconde section serait destinée à couvrir la quasi-totalité des préjudices subis par les patients en cas de fautes médicales selon le sens que la juridiction civile donne au mot faute. Il s'agit des accidents de soins de cause médicale, hors les fautes inexcusables et intentionnelles. En contrepartie, chaque médecin devrait s'engager dans une démarche contrôlée de " management du risque ". Dans ce nou- 10 veau système, l'assurance maladie, parce qu'elle serait un co-financeur (partiel) du fonds, n'aurait plus de recours subrogatoire contre les praticiens. Dans le système contentieux actuel, les caisses, en cas de condamnation d’un praticien demandent au près de la compagnie d’assurance des sommes biens supérieures à celles obtenues par les plaignants. • Le deuxième niveau Il reste financé par les seuls médecins pour les fautes inexcusables pour lesquelles leur responsabilité exclusive n'est pas discutée. Le maintien de l'assurance professionnelle, obligatoire, souscrite chez les assureurs habituels, à la charge exclusive et entière des médecins, servira donc uniquement à couvrir leur responsabilité civile dans les cas de condamnation pour faute inexcusable ou intentionnelle. Après condamnation pour faute inexcusable ou intentionnelle, les caisses d'assurance maladie gardent le droit de recours subrogatoire à l'encontre des praticiens condamnés. Cette proposition permet de concilier droit de la concurrence, droit des médecins à une assurance dans des conditions compatibles avec le conventionnement, mutualisation partielle du risque et absence complète de mutualisation des fautes inexcusables et intentionnelles. Cette proposition permet : - La simplicité et la rapidité de l'indemnisation des patients et de leurs familles. - Le dispositif proposé s'inscrivant dans le dispositif de la Loi du 4 mars 2002, les patients n'auraient plus à emprunter la voie judiciaire pour faire reconnaître la participation médicale à l'origine de l'accident de soins. Dès lors qu'une commission administrative régionale de conciliation et d'indemnisation aurait reconnu l'existence d'un dommage, résultant d'une cause médicale, non indemnisé par la première section de l'ONIAM, la seconde et nouvelle section ainsi créée indemniserait automatiquement la victime. - En cas de faute inexcusable ou intentionnelle, l'ONIAM se retournerait contre l'assurance privée du praticien ; la sécurité pour les patients qui bénéficieraient de politiques de prévention du risque fondées sur une analyse des causes de la sinistralité par les acteurs du système (le dispositif doit être institutionnalisé et responsabiliser soignants et usagers). - La responsabilité de tous les acteurs qui auraient ainsi tous, intérêt à réduire les risques, avec par exemple un bonus malus. - La transparence des tarifs d'assurance établis par les parties gestionnaires du système sur la base des sinistres constatés et analysés chaque année. - La sérénité pour les praticiens qui seraient certains d'être assurés au prix correspondant au coût réel des dommages subis par les patients. Ce dispositif ne réduit pas le champ de la responsabilité des médecins. Ce sont les conditions de leur assurance professionnelle qui sont redéfinies. L’URML Aquitaine soutient ce projet, car il correspond aux attentes des Médecins libéraux. Le dossier "RECONCILIER DROIT ET SOINS" peut être consulté en accès direct sur le site Internet de l'URML Midi-Pyrénées à l'adresse suivante : http://www.urmlmp.org/reconcilier_droit_ et_soins/. Dr Jean-Claude Darracq-Paries (Vous trouverez le texte intégral sur le site de l’Union, dans l’espace médecins) L’Union en direct Travaux De vous à nous Enquête régionale sur les plateaux techniques ’enquête régionale sur les plateaux techniques, pour laquelle tous les praticiens concernés ont été sollicités, est en phase de dépouillement et d'analyse. Quelques dossiers ne sont pas encore revenus et nous les attendons avec impatience. Nous tenons à l'exhaustivité de cette étude, ce qui lui donnera une crédibilité plus forte indispensable à la défense du secteur hospitalier privé. Nous pensons pouvoir connaître les résultats à la fin de l'année. Merci à tous pour votre participation. L Initiative Réseau Bronchiolite de Gironde (RBG) fin d’assurer aux nouveaux nés et nourrissons une continuité des soins 7 jours sur 7 pendant la période épidémique, un numéro de téléphone unique, le 05 57 77 49 49, ouvert du vendredi 14h au dimanche 18h, centralise les appels des familles cherchant un kinésithérapeute de garde les week-ends et jours fériés et les oriente vers le cabinet le plus proche du domicile. La labilité respiratoire des nourrissons ainsi que la gravité des tableaux cliniques nécessitent la réalisation des séances de manières quotidiennes. La cellule de coordination du réseau a donc pour mission de planifier les astreintes des kinésithérapeutes en période épidémique, c’est à dire du 24 octobre 2003 au 15 mars 2004. A ce jour, 200 kinés participent au réseau : 140 au tour de garde et plus de 60 à la formation exclusivement. Renseignements : Mme Weber - Tél : 05 57 85 80 66 Courriel : ré[email protected] A Le courrier des lecteurs J Je n'ai pas connaissance que les raisons précises et détaillées de cette mesure aient été jusqu'à présent exposées aux médecins et au public par leur auteur. Voici les réflexions ou les questions que je me pose encore au sujet de cette fermeture : - Dans un Etat de Droit, le pouvoir d'un Haut Fonctionnaire, fut-il Directeur d'Agence régionale d'hospitalisation, peut-il être discrétionnaire ? - Si une sanction est prise à l'encontre d'un établissement pour des raisons qui relèvent de son administration, de sa • Petites annonces A louer, cabinet médical dans construction neuve à Bègles (Gironde), à 10 minutes centre de Bordeaux, et 100 m du Boulevard JJ Bosc. Le bâtiment comporte trois emplacements et conviendrait à un regroupement de trois médecins, mieux trois spécialistes (la commune en manque cruellement). Quartier en complète restructuration, constructions, rénovations. Parking, arrêt d’autobus devant le cabinet, à 300 m de la future ligne de tramway. Tél. 05 56 85 69 15. Journal trimestriel édité par l'Union Régionale des Médecins Libéraux ISSN 16378989 - Dépôt Légal : 163 789 89 Fermeture de Marzet : " les questions que je me pose encore " e réagis à votre article du n°24, au sujet de la fermeture de la Polyclinique Marzet à Pau du 18 avril au 21 mai dernier, fermeture que l'on peut appeler scandaleuse. Vous appelez les médecins d'Aquitaine à exprimer leur opinion. J'avoue que j'ai hésité à le faire, étant moi-même chirurgien libéral dans un établissement privé d'Aquitaine, lequel est sous l'autorité (bienveillante, bien sûr) de l'Agence Régionale d'Hospitalisation. • Médecins du Monde Le Dr François Cougoul, responsable de la Mission France à Bordeaux de Médecins du Monde, recherche pour son centre d'accueil médico-social des médecins généralistes volontaires. Les consultations ont lieu du lundi au vendredi de 9h à 12h (sauf le mercredi). Merci. Tél. 05 56 79 13 82. Courriel : [email protected] 105 rue Belleville - 33074 Bordeaux cedex Tél. 05 56 56 57 10 - Fax : 05 56 56 57 19 Web : www.urmla.org Courriel : [email protected] gestion ou de son personnel, n'est-il pas naturel que les praticiens qui y exercent soient destinataires de toutes les informations de la part de l'ARH comme de la Direction de l'Etablissement ? À plus forte raison s'il s'agit de sanctions contre des pratiques médicales ? Ne pourrait-on considérer comme normal que la sanction soit précédée d'une enquête, d'avertissement, et n'intervienne qu'in fine ? Les établissements de soins qui vivent sous la menace d’actes autoritaires et pas nécessairement motivés ont-ils réfléchi et préparé leur défense immédiate en cas de fermeture pour en minimiser les conséquences désastreuses ? Dans le cas de la Polyclinique Marzet tel qu'il est exposé, ne pas avoir porté plainte contre de tels agissements, était-ce du fatalisme ou une reconnaissance de culpabilité ? Je n'ai bien sûr pas de réponse à tout, mais je sais que SUBIR rime avec PERIR, et même avec SOURIRE. Dr 0.M.D Responsable de la publication : Nicolas Brugère, Président de l'URMLA Comité de rédaction : Dany Guérin - Nicolas Brugère - Arnaud Castets Jean-Bernard Perrein - Christian Jeambrun Chantal Renaux Ont participé à la rédaction du Journal : Jean-Pierre Badets - Nicolas Brugère Arnaud Castets - Jacques Cubadda - Jean-Claude Darracq-Paries - Michel Durenque - Alain Forcade Dany Guérin - Simone Mathoulin-Pélissier Pierre-Henri Maurain - Philippe Moreaud Fouad Ou-Rabah - Emile Parquier Jean-Louis Renaud-Salis - Chantal Renaux Jean-François Rouillard Secrétariat : Véronique Guionnet Photos : Chantal Renaux Dessins : Philippe Tastet Graphiste : Jean-Christophe Dudreuil Imprimeur : Offset-Service, Bordeaux 11 Bords d’Eaux - Aquitaine 2004 Vendredi 6 février 2004 Cité Mondiale Le programme eau eau eau eau Exigences physiologiques de l'être humain Qualités gustatives et nutritionnelles des eaux de boisson Sécurité et risques sanitaires liés à l'eau de boisson Les conférenciers eau eau eau Mythes et symbolique de l’eau Messieurs et mesdames Faye, Chotard, Arnaud,... Les professeurs Serfaty, Ohayon, Cambar,... Le tout dans une atmosphere ludique, conviviale, et sympathique... Vendredi 6 février 2004 à 20h00 Cité Mondiale Dîner-Débat : participation de 30 € par personne Incrivez-vous vite à : URMLA Tél. 05 56 56 57 10 - Fax : 05 56 56 57 19 Courriel : [email protected]