Le cas de la Martinique

Transcription

Le cas de la Martinique
REPUBLIQUE FRANÇAISE
REGION MARTINIQUE
SITUATION PARTICULIERE DES
FAMILLES ET INSERTION
ECONOMIQUE ET SOCIALE DES
ADULTES DE 18 A 25 ANS
DANS LES DOM
Le cas de la Martinique
RAPPORTEUR : MME PAULETTE EDMOND
JUIN 2001
Conseil Economique et Social Régional de la Martinique
Hôtel de Région - Rue Gaston Defferre - B.P. 601 - 97200 FORT-DE-FRANCE
Tél. : 0 596.59.63.00 - Télécopie : 0 596.59.64.43 - E-mail : [email protected]
1
Ont contribué aux travaux d’étude et à l’élaboration du pré-rapport, les conseillers
économiques et sociaux régionaux suivants, réunis en commission Ad Hoc :
- Madame Paulette EDMOND, Présidente du groupe et Rapporteur,
- Monsieur Pierre-Jean COMBALIER, Secrétaire,
- Madame Francine Olga ANDRE,
- Monsieur Serge DUVAL,
- Monsieur Camille ETNA,
- Monsieur Alain HIERSO,
- Monsieur Hubert HIERSO,
- Monsieur Jean-Marie LABONNE,
- Monsieur Maurice LAOUCHEZ,
- Monsieur Gustave MARAJO,
- Monsieur Rose MAZARIN,
- Monsieur Raphaël NAYARADOU,
- Monsieur Patrick OLINY,
- Monsieur Albert SABEL,
- Monsieur Christian URSULET,
2
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I – SITUATION PARTICULIERE DES FAMILLES MARTINIQUAISES
1.1 - DEFAILLANCE EDUCATIVE ET ABSENCE DE CADRE DE REFERENCE
1.2 - De nombreux handicaps à surmonter
II – CONCEPTION DE L’INSERTION DU JEUNE MARTINIQUAIS
2.1 - LA DEFINITION DE L’INSERTION PEUT-ELLE ETRE LA MEME EN
MARTINIQUE QU’EN METROPOLE ?
2.2 - LA PRATIQUE DE L’INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES
MARTINIQUAIS
III - PROPOSITIONS
3.1 – EN MATIERE D’ACTIONS AUPRES DES FAMILLES
3.2 - EN MATIERE DE POLITIQUE DE SANTE
3.3 - EN MATIERE D’ACTIONS DE PROXIMITE
3.4 - EN MATIERE DE POLITIQUE DE LOGEMENT
3.5 - EN MATIERE D’ACCOMPAGNEMENT VERS L’INSERTION PROFESSIONNELLE
CONCLUSION
INTRODUCTION
3
Étudier la singularité des familles et la problématique de l’insertion économique et
sociale des adultes de 18 à 25 ans à la Martinique nécessitait au préalable une clarification
conceptuelle de la notion de familles et de jeunes adultes de 18 à 25 ans.
La famille nucléaire n’est pas la référence exclusive de la société martiniquaise.
L’économie de plantation, liée à l’esclavage, a généré un archétype sociétal
spécifique. La femme et l’homme pouvant être vendus séparément, les structures de
parenté ont été fondées sur la relation mère-enfant, seul lien plus ou moins durable.
Le passé explique l’importance relative des familles de type matrifocal dans
lesquelles la lignée se fait du côté de la mère, le ou les pères assistant épisodiquement,
voire pas du tout, cette dernière.
Quelques chiffres, issus des fichiers allocataires de la Caisse d’Allocations Familiales
de la Martinique, mettent en évidence les caractéristiques particulières de la famille
martiniquaise.
Sur une population, au 31 décembre 2000, de 87.351 bénéficiaires d’au moins une
prestation, le nombre de familles monoparentales est de 30.773 dont 821 hommes et
29.952 femmes. Par ailleurs, le nombre de bénéficiaires de l’allocation de parent isolé
(API) est de 3.327 dont 1.815 parents âgés de moins de 25 ans, soit plus de la moitié.
Le présent rapport vise à analyser les interactions positives et négatives entre la
situation particulière des familles martiniquaises et l’insertion économique et sociale des
adultes de 18 à 25 ans.
A partir de cette analyse, le CESR présentera un certain nombre de propositions
dans le but de favoriser une meilleure insertion des adultes martiniquais de 18 à 25 ans.
4
I - SITUATION PARTICULIERE DES FAMILLES MARTINIQUAISES
1.1 - DEFAILLANCE EDUCATIVE ET ABSENCE DE CADRE DE REFERENCE
1.1.1 – Un environnement familial hétérogène
L’environnement familial des jeunes martiniquais de 18 à 25 ans peut être qualifié
de très hétérogène et est susceptible d’avoir une influence favorable ou défavorable sur le
parcours d’insertion sociale et professionnelle du jeune.
On constate que de nombreuses familles, quelle que soit leur structure et toutes
catégories sociales confondues, arrivent à accompagner, très efficacement, leurs enfants
dans leur parcours d’insertion économique et sociale. Beaucoup de jeunes martiniquais
obtiennent de brillants résultats dans divers domaines.
Toutefois, plusieurs facteurs « aggravants », du point de vue des difficultés
d’insertion des jeunes, ont pu être identifiés. Il s’agit en particulier de la situation des
familles monoparentales et de la jeunesse relative des parents.
Certaines familles dites monoparentales ne le sont pas vraiment, car il existe, en
réalité, une présence masculine au sein du foyer. Les enfants ne connaissent pas toujours
leur père et en ont une image qui est en fait tronquée, déformée. Il faut noter que cette
situation est souvent subie par la femme martiniquaise.
Les parents des jeunes accueillis dans certaines structures d’insertion sont euxmêmes très jeunes et cumulent bien souvent les mêmes problèmes que leurs enfants.
Les écarts d’âge sont faibles et ils affichent le même parcours : chômage, même
dépendance vis-à-vis des prestations familiales, grossesse précoce, parfois inceste dû à la
promiscuité. Dans certains milieux dits défavorisés, le choix des jeunes filles d’avoir un
enfant très tôt relève souvent du souhait d’accéder à un statut social.
La société martiniquaise est marquée, par ailleurs, par un certain nombre
d’évolutions qui contribuent à expliquer les difficultés d’insertion des jeunes :
¾ La femme martiniquaise, « poto mitan* » de la famille voit son rôle de plus en plus
relativisé par d’autres acteurs, notamment l'Etat à travers ses dispositifs.
¾ La famille, autrefois élargie aux voisins et à l'environnement, qui favorisait ainsi
l'insertion du jeune au sens social du terme, ne fonctionne plus que dans
l’individualité. Il y a un désengagement.
¾ Le « notable » et le « major », personnages qui contribuaient auparavant à réguler
certains processus sociaux, ne jouent plus ce rôle aujourd’hui. Le premier incarnait
la réussite et était, de ce fait, le référent pour beaucoup. A l’inverse, le second était
celui qui, dans les quartiers populaires, exerçait sur son entourage, par sa force, une
autorité souvent ambivalente.
*
Poto-mitan : terme créole désignant le chef de famille, soit celui ou celle qui détient vraiment la
responsabilité.
5
1.1.2 - Des problèmes de communication entre générations
Les problèmes de communication entre les parents et leurs enfants, constituent un
autre frein à l’insertion de ces derniers. De nombreux parents expriment le fait de se sentir
« dépassés », ce sur tous les plans (sexualité, autorité, etc.), avec de surcroît une certaine
incapacité à se remettre en question.
Ces difficultés posent le problème de l’accompagnement des familles dans leurs
missions éducatives.
1.1.3 - L’absence de cadre de référence
Pour beaucoup de jeunes Martiniquais qui rencontrent des difficultés d’insertion, on
note le problème de l’absence de cadre de référence sur les plans suivants :
¾ la famille ;
¾ la relation au travail ;
¾ le positionnement et le rapport à la société ;
¾ le rapport aux prestations sociales ;
¾ le sens de l’effort.
Or l'éducation, l'insertion ne passeraient-elles pas par l'exemple ?
Si les difficultés, sur le plan éducatif, concernent toutes les catégories
socioprofessionnelles, la dépendance vis-à-vis des prestations familiales n’atteint, en
revanche, que les couches les plus défavorisées ou classes moyennes.
Paradoxalement, il semblerait cependant que dans certaines familles, réellement en
situation de misère, des valeurs traditionnelles perdurent, traduisant en l’occurrence une
conception de la vie fondée sur le respect des règles, le sens du devoir et la récompense
par le mérite.
1.2 - DE NOMBREUX AUTRES HANDICAPS A SURMONTER
1.2.1- -Sur le plan économique
Les activités économiques de l’île ne génèrent pas une plus value permettant de
faire face à un système social et fiscal de pays développé dont elle bénéficie.
Le contexte est plutôt défavorable et se caractérise notamment par un marché de
l’emploi atomisé, qui incite à une pratique institutionnalisée du « job », un tissu
économique constitué à plus de 90% d’entreprises de moins de 11 salariés, un taux de
chômage global de 26,3% en mars 2000 et de 49,3% pour les moins de 25 ans, contre
respectivement 10% et 20,7% en France métropolitaine*, et enfin une croissance
économique faible. Cette situation est intolérable.
De plus, l’étroitesse du territoire, l’insularité, l’éloignement des grands marchés
constituent des handicaps supplémentaires.
*
Source INSEE, Tableaux de l’économie française, Enquête emploi, mars 2000.
6
1.2.2 - Sur le plan social
Dans le contexte économique précédemment décrit, beaucoup de familles évoluent
dans un rapport de dépendance vis à vis des prestations familiales.
Il en résulte un certain nombre de dysfonctionnements majeurs qui relèvent d’une
politique permanente d’assistanat.
On enregistre un déficit chronique de logements sociaux face à une demande sans
cesse croissante. Les opérateurs publics se heurtent à des difficultés supplémentaires :
l’insuffisance du foncier, l’insolvabilité des ménages modestes et des jeunes, le faible taux
de rotation au sein du parc HLM.
Les possibilités de décohabitation, en particulier pour les adultes de 18 à 25 ans
restent très limitées.
II – CONCEPTION DE L’INSERTION DU JEUNE MARTINIQUAIS
2.1 - LA DEFINITION DE L’INSERTION PEUT-ELLE ETRE LA MEME EN
MARTINIQUE QU’EN METROPOLE ?
Les aspirations des jeunes sur le plan de l’insertion sont souvent très éloignées des
réponses proposées par les différents dispositifs réglementaires, mis en place pour les
accompagner.
C’est une des difficultés majeures à laquelle se heurtent l’ensemble des acteurs.
Il faut faire la part des choses entre la définition de l’insertion professionnelle
formulée par le jeune et ce à quoi il aspire réellement. Pour 48% des jeunes interrogés
dans le cadre des enquêtes menées, « être inséré professionnellement, c’est avoir un emploi, de
préférence stable ». Cependant, le vécu des acteurs de l’insertion permet d’identifier que les
jeunes aspirent en fait à accéder à la société de consommation quels qu’en soient les
moyens.
38% déclarent ne pas savoir ce qu’est l’insertion sociale et 50% d’entre eux
considèrent qu’ils sont insérés socialement.
L’indépendance financière, l’accès à un emploi stable et au logement se révèlent
être, par ordre décroissant d’importance, les aspirations principales des jeunes interrogés.
Ce sont cependant sur ces plans qu’ils rencontrent le plus d’obstacles.
Tous les jeunes adultes martiniquais de 18 à 25 ans, quel que soit leur niveau,
attendent des réponses très concrètes.
7
2.2 - LA PRATIQUE DE L’INSERTION SOCIALE ET PROFESSIONNELLE DES JEUNES
MARTINIQUAIS
Une des caractéristiques du public jeune qui rencontre des difficultés d’insertion est
sa difficulté à se projeter, l’importance de l’immédiateté, du « tout, tout de suite », dans
l’ensemble des démarches mises en œuvre. En effet, 50% des jeunes interrogés déclarent
n’avoir aucun projet professionnel et s’accommodent de la précarité.
Ils s’interrogent sur la nécessité de poursuivre de longues études face au contexte
actuel du marché local de l’emploi et estiment que le niveau d’insertion ne croît pas avec
la qualification.
Il est à noter un fort taux d’abandon du cursus scolaire.
Les jeunes martiniquais se projettent en fait dans les valeurs du système
dominant : c'est la recherche du profit immédiat.
Lorsque les jeunes comprennent que les dispositifs n’ont pas pour objectif de
leur permettre d’accéder à la société de consommation, mais de les enraciner dans leur
exclusion de cette société, ils s’en désintéressent.
III - PROPOSITIONS
L’ampleur des problèmes des adultes de 18 à 25 ans est telle qu’en Martinique, les
difficultés se présentent avec plus d’acuité, par rapport au contexte métropolitain, eu
égard à la jeunesse de la population et aux nombreux handicaps présentés précédemment.
Le CESR approuve globalement, par conséquent les solutions préconisées par le CES
national. Il formule cependant un certain nombre de propositions spécifiques à la
problématique de l’insertion économique et sociale des adultes de 18 à 25 ans, telle qu’elle
se pose en Martinique.
Les questionnements sont multiples à l’issue des enquêtes menées et portent sur :
¾ les pratiques sociales ;
¾ le rôle de l’appareil scolaire ;
¾ la pertinence des différents dispositifs existants ;
¾ la pertinence des modalités actuelles d’accompagnement des familles.
Ce n’est que dans le partenariat que des solutions peuvent être trouvées.
3.1 - EN MATIERE D’ACTION AUPRES DES FAMILLES
La prise en charge des familles, leur accompagnement doivent être de plus en plus
précoces, car les défaillances et difficultés éducatives apparaissent, elles-aussi, de plus en
plus tôt.
Les aides aux différentes structures sociales devraient être augmentées, en vue de la
multiplication des Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des parents, des
écoles de parents et des permanences de médiations familiales.
8
3.2 - EN MATIERE DE POLITIQUE DE SANTE
En Martinique, l’usage du cannabis et du crack demeure préoccupant. Une
prévention précoce, effectuée dès le plus jeune âge contre les méfaits de la toxicomanie,
est d’utilité publique. Il est à noter, par ailleurs, que la polytoxicomanie associé à l’alcool
gagne considérablement du terrain depuis les cinq dernières années.
Il convient de renforcer la prévention dans les milieux scolaires.
De même, la prévention des maladies psychologiques et celle des grossesses
précoces devront être systématiques.
3.3 - EN MATIERE D’ACTIONS DE PROXIMITE
Des actions de prévention et d’information de proximité en direction des jeunes
adultes devront être initiées. Il s’agit plus particulièrement :
¾ d’inciter la mise en œuvre de pratiques innovantes dans la prise en charge des
publics ;
¾ de favoriser le maillage de l’ensemble des structures de proximité, pour une plus
grande cohérence et efficacité des actions (les partenaires à mobiliser à cet effet
sont le réseau d’Accueil d’Orientation et d’Information, les Clubs de prévention, la
CAF, les Associations de quartier, les CRIJ, les Mutuelles) ;
¾ de donner des moyens financiers accrus pour permettre un vrai rayonnement sur
toute l’île, ce qui constitue une priorité.
3.4 - EN MATIERE DE POLITIQUE DE LOGEMENT
Avoir son « chez soi » est une des conditions de l’affirmation de son indépendance et
de son autonomie.
L’objectif principal consiste à développer l’offre de logements, au moyen des
dispositions suivantes :
¾ Obligation dans les programmations de logements sociaux de construire de
petits logements (studio, F1), adaptés à la situation familiale et pécuniaire des jeunes
adultes ;
¾ Transformation du service « logement jeunes » géré par le Centre Régional
d’Information Jeunesse (CRIJ), en Comité Local pour le Logement Autonome des
Jeunes afin de mieux répondre aux besoins ;
¾ Accroissement de l’aide financière aux Foyers de Jeunes Travailleurs, afin de
mieux accompagner le public accueilli, par le biais de l’embauche de travailleurs
sociaux ;
¾ Prévision de façon systématique, lors de la livraison des programmes de
logements collectifs, d’espaces de réunions et de loisirs. Des professionnels de
l’animation et des sports rémunérés par des associations se chargeront d’organiser
les activités.
9
3.5 - EN MATIERE D’ACCOMPAGNEMENT VERS L’INSERTION PROFESSIONNELLE
L’objectif principal est de permettre aux jeunes d’accéder à un parcours d’insertion
professionnelle par le biais des actions suivantes :
¾ contribuer à réduire l’échec scolaire et les sorties précoces du système éducatif ;
¾ revoir le contenu des enseignements et les méthodes de formation du primaire
au supérieur (renforcer l’apprentissage de l’histoire locale et des langues
étrangères) ;
¾ rénover les établissements d’enseignement en les équipant d’outils NTIC ;
¾ instituer un véritable tutorat et repenser l’apprentissage, avec comme horizon
une embauche définitive (proscrire les formations et stages sans débouché) ;
¾ approfondir la recherche de pistes de professionnalisation des emplois-jeunes,
notamment ceux des secteurs marchands, et assurer réellement la pérennisation de
ces emplois ;
¾ développer un environnement économique favorable à la création d’emplois ;
¾ élaborer une stratégie de développement ancrée dans la réalité locale et en
particulier dans la réalité du fichier ANPE (80% des personnes inscrites à l’ANPE
ont un niveau de qualification inférieur au niveau V).
10
CONCLUSION
A la Martinique, le déséquilibre social n’est plus à l’état latent, mais est déjà installé.
L’essentiel est joué avant 25 ans, d’où l’importance d’agir en amont,
préventivement, dès le plus jeune âge.
Compte tenu de l’importance de la tranche de population de 18 à 25 ans et de la
gravité de ses problèmes, il est nécessaire que les D.O.M. disposent de moyens très
spéciaux, notamment en matière :
¾ d’action auprès des familles ;
¾ de politique santé ;
¾ d’actions de proximité ;
¾ d’accompagnement vers l’insertion professionnelle ;
¾ de politique de logement pour les jeunes adultes.
Le dispositif existant pour les adultes qui ont atteint 25 ans a montré ses limites
s’agissant notamment de la question préoccupante de l’insertion. Agir au niveau de la
tranche d’âge précédente, y consacrer tous les moyens nécessaires, devrait permettre en
définitive de corriger les carences actuelles du système du R.M.I. Pour le nécessaire
épanouissement de tous les individus et de leurs familles, l’exercice d’une activité
rémunérée est indispensable.
Le CESR est conscient que les différents avantages prévus par la loi d’orientation
pour l’Outre-Mer, tant dans le domaine social que fiscal, constituent, pour la Martinique,
une aide particulièrement significative.
En effet, 9.605 entreprises, soit 93% de l’ensemble, sont éligibles aux allègements des
cotisations sociales. Elles emploient 55% des salariés concernés par ces dispositions.
Par ailleurs, 15.000 entreprises artisanales ou commerciales pourront bénéficier
d’une exonération allant jusqu’à 50% de leurs arriérés de cotisations patronales, arrêtées
au 31 décembre 1999.
Nonobstant ces avancées non négligeables, le CESR souhaite que face aux nombreux
handicaps dont souffre la Martinique, un effort très particulier soit consenti en faveur de
l’économie martiniquaise.
Seul un développement économique durable peut permettre d’assurer l’insertion
de cette population des 18 à 25 ans.
11