Numéro 5 - Printemps 2016 - Centre Hospitalier de Pau
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Numéro 5 - Printemps 2016 - Centre Hospitalier de Pau
LE MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU printemps 2016 DOSSIER L’éducation thérapeutique au Centre Hospitalier de Pau Zoom sur… Actus En bref L’Unité de Soins de Longue Durée : accompagner les patients les plus dépendants Signature du contrat local de santé Pau Agglomération Une nouvelle directrice des finances au Centre Hospitalier Dons pour l’acquisition de matériel médical Un référent pour les violences faites aux femmes Amélioration des conditions d’accueil en pédiatrie Dossier L’éducation thérapeutique mieux accompagner les patients atteints d’une pathologie chronique L’Education Thérapeutique (ETP) propose au patient atteint d’une maladie chronique un ensemble d’activités destinées à l’aider à comprendre sa maladie, ses traitements et à le rendre plus autonome par l’appropriation de savoirs et de compétences. L’objectif est une stabilisation de l’état de santé avec une amélioration de la qualité de vie. L’ETP est centrée sur la personne mais peut aussi s’adresser à l’entourage. De par les impacts de la maladie chronique dans la sphère familiale, sociale et professionnelle, l’ETP prend aussi en compte toutes les dimensions : somatiques, psychologiques, socio-culturelles… Les équipes animant les séances individuelles ou collectives des programmes sont pluridisciplinaires et formées à l’ETP. En chiffres A l’hôpital de Pau Nombre de séances individuelles ou collectives dédiées aux patients et/ou leur entourage : 2217 Les équipes éducatives : 57 personnes dont 41 éducateurs Nombre de patients suivis en 2014 tous programmes confondus : près de 750 Financement du CH de Pau en 2013 : 217 000 euros dont une participation ARS de 130 000 euros. Depuis 2011, le Centre Hospitalier de Pau a développé 9 programmes d’éducation thérapeutique. Participer à un programme peut vous être utile pour : > Acquérir et conserver les capacités et les compétences qui aideront à vivre de manière optimale votre vie avec la maladie > Etre plus libre et autonome > Mieux connaitre votre maladie ou celle de vos proches > Comprendre l’intérêt des traitements, les risques, les surveillances > Adapter les règles hygiéno-diététiques > Savoir réaliser des gestes techniques (glycémie, auto-injection, auto-sondages…) > Identifier précocement les signes d’une éventuelle décompensation > Savoir alerter > Echanger et partager avec d’autres patients > Ne pas rester seul face à la maladie > Trouver des solutions pratiques ensemble. Unité Transversale en Education thérapeutique Patient Créée en 2012, l’UTEP est une petite équipe animée par un coordinateur médical, Dr Jean PREVOST et une coordinatrice para-médicale, Nathalie PUJOL (infirmière). Ses missions : > A pporter un soutien méthodologique, pédagogique, logistique aux équipes éducatives de l’hôpital >A ider à lancer un projet éducatif >V aloriser l’éducation thérapeutique en intra et extra hospitalier Les locaux de l’UTEP se situent au sein de l’hôpital et sont à la disposition des différentes équipes éducatives. 2 >R éfléchir à la dynamique territoriale de l’éducation thérapeutique Contact : uniquement le jeudi / Tél : 05 59 92 48 48 - Poste : 2004 Email : [email protected] / [email protected] LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU En pratique, comment ça se passe ? « Je suis atteint du VIH » > Sur RDV, en entretien individuel sur une ou plusieurs séances avec une infirmière au SAMIT. Contacts : Médecin référent : Dr GABORIEAU Secrétariat : 05 59 92 49 68 « Je suis diabétique » ou « Mon enfant est diabétique » (3 programmes) > Des programmes d’ETP existent pour les adultes dans le service d’endocrinologie sous forme d’ateliers sur une demi-journée ou d’hospitalisation de 5 jours. Ils s’adressent à un groupe de 5 patients et diffèrent selon le type de diabète. En pédiatrie, l’ETP se fait en consultation ou en hospitalisation et s’adresse à la fois à l’enfant et ses parents. Contacts : Adultes : Dr Voinot, Dr Teynie 05 59 92 49 13 Enfants : Dr Oilleau 05 59 92 48 00 « Je suis atteint de rhumatisme inflammatoire » > Une séance individuelle avec un bilan éducatif lors de l’instauration du traitement, puis une séance collective le premier mardi du mois. > Des projets : un atelier « Cuisine », un atelier « Activité physique ». Contacts : Service de Rhumatologie : Dr LEQUEN Secrétariat : 05 59 92 49 13 « Je suis aidant d’un malade d’Alzheimer (ou trouble apparenté) » > 10 séances à raison d’une séance de 2h par semaine Contacts : Secrétariat : 05 59 72 69 11 Responsable ETP : Elisabeth RIEU (psychologue) « Mon enfant est asthmatique, c’est difficile à gérer ! Je suis gêné par mon asthme et j’ai entre 6 et 18 ans. » > D’abord un bilan éducatif individuel qui permet à l’équipe de mieux vous connaître et de s’accorder sur vos besoins. > Puis des séances collectives, pour les enfants et leurs parents, animées par une équipe d’éducateurs thérapeutiques : médecin, infirmières, éducatrice sportive… > Enfin un suivi individuel suivant les besoins de chacun. Ces activités se déroulent au CH de Pau ou au CDMR64 Contacts : 05 59 62 00 14 ou 06 46 18 08 24 [email protected] « Je suis adulte et j’ai une vessie rétentionniste nécessitant la mise en place d’auto-sondage » > Une première rencontre avec le Dr Rouleaud > Une initiation au soin de 1 à 3 journées (9h à 16h), à l’hôpital de jour, en chambre individuelle, accompagnée par une équipe infirmière > Un suivi, selon vos besoins, en consultation médico-infirmière Contacts : Service de Médecine Physique et de Réadaptation : Dr ROULEAUD Infirmières Hôpital de Jour : Alexandra et Maïder 05 59 72 73 47 « Je suis atteint d’insuffisance cardiaque » 2 journées consécutives en début de mois avec : > 1 diagnostic éducatif individualisé > 2 déjeuners éducatifs > 5 ateliers collectifs d’échanges > 1 entretien individuel de synthèse > 1 suivi téléphonique à distance des journées > Des séances animées par une équipe pluridisciplinaire de médecin, infirmières, diététicienne et kinésithérapeute. Contacts : Secrétariat : 05 59 92 48 83 Médecin coordonnateur : Dr RIVIERE Témoignage Mon mari a été diagnostiqué malade d’Alzheimer, il y a 3 ans. Maintenant, je sais que cela fait bien plus longtemps que ça a commencé. Au début, on se dit qu’il est normal de perdre la mémoire : on prend de l’âge. On trouve des excuses. Nous avons consulté le gériatre suite à plusieurs événements inquiétants : paiement en double, oublis répétés … Le diagnostic a été un choc immense autant pour lui que pour moi, mais d’emblée on nous a proposé des choses. Mon mari a bénéficié de stimulations mémoire. Ça a aussi été positif sur son moral et sa vitalité. Quant à moi, j’ai pu participer à un programme d’ETP. J’ai appris énormément sur la maladie, les symptômes, la façon dont m’y prendre avec lui. J’ai rencontré d’autres personnes dans mon cas et nous avons pu échanger sur nos pratiques, nos inquiétudes et notre avenir. J’ai pris confiance en moi et dans mon rôle d’aidant. J’ai moins peur et je sais que j’ai une équipe vers qui me tourner en cas de doute. En plus, je m’y suis fait des amis… 3 Actus Un projet de don de 350 000 € pour l’acquisition de matériel médical L’association Convergences Hommes Citoyens présidée par l’ancien Maire de Pau, Monsieur Yves Urieta, a confirmé en fin d’année 2015, son projet de financer l’acquisition de deux appareils médicaux en faveur du Centre Hospitalier dans le cadre de l’opération « Ensemble pour la vie ». Ce financement sera issu des dons récoltés au travers d’opérations ponctuelles culturelles ou sportives organisées par cette association et permettant de lever des fonds tout au long de l’année 2016. Les deux appareils choisis en concertation seront le renouvellement du Mammotome situé dans le service d’Imagerie et d’une caméra rétinienne (RETCAM). le caractère cancéreux ou non d’une tumeur du sein chez la femme. L’actuel appareil date de 10 ans et avait déjà été financé grâce à un don de « Pau Béarn Cancer ». Quant au RETCAM, il permet de dépister et de traiter par laser, chez les grands prématurés, des troubles de la rétine représentant un risque réel de séquelles neuro sensorielles. Cet appareil coûte environ 150 000 €. Le Mammotome, dont le montant est de l’ordre de 200 000 €, permet, à la suite d’une mammographie et sans intervention chirurgicale, de prélever des tissus afin de connaître Concrétiser le projet en 2016 Ce don permettra donc de participer au maintien de la qualité du plateau technique et du Centre hospita- Les Groupements Hospitaliers de Territoire : organiser les filières de soins La loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation de notre système de santé a été promulguée et publiée au journal officiel. Elle porte de nombreuses dispositions notamment en lien avec des mesures de prévention et de santé publique ou encore la généralisation du tiers payant. Pour le monde hospitalier, la mesure phare est la création des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) qui vont voir le jour au cours de l’année 2016. 4 lier pour les patients concernés, de bénéficier d’une prise en charge de haute qualité. Comme l’indique, François Bayrou, Président du conseil de surveillance du Centre hospitalier de Pau et parrain de l’association Convergences Hommes Citoyens, « il s’agit d’une opération généreuse et qui a beaucoup de sens ». L’association déploie de nombreux efforts et multiplie les initiatives pour permettre de concrétiser ce beau projet avant la fin 2016. Marie-Agnès AUBIN, Directrice adjointe, Direction des achats, de l’hôtellerie et de la logistique Dans ce texte, un projet de décret non encore publié indique que tous les établissements publics de santé MCO devront obligatoirement adhérer à un GHT. La place des établissements psychiatriques et des établissements médico-sociaux reste encore à déterminer. Le projet de décret indique que la convention constituant les GHT devra être signée avant le 1er juillet 2016 et les grands axes du projet médical de territoire devront être élaborés pour la même date avant l’adoption d’un projet médical complet pour le 1er janvier 2017. Ce projet médical devra être articulé autour de l’organisation des parcours et des filières de soins entre les différents établissements du territoire. Le CH de Pau, établissement support du GHT Le projet de décret prévoit également la création de nouvelles structures de gouvernance tels que le comité stratégique ou encore d’éventuelles CME ou Commissions de soins communes aux établissements même si cela devrait être facultatif. Des pôles inter-établissements pourront aussi voir le jour. Sur les fonctions techniques, logistiques ou médico-techniques telles que le département d’information médicale, les systèmes d’information ou la fonction achat, le rôle de l’établissement support sera affirmé. Pour notre territoire, il s’agira du Centre hospitalier de Pau qui verra donc ses compétences de coordination et d’animation territoriale renforcées vis-à-vis de ses établissements partenaires. Toutefois, l’ARS souhaite également donner aux hôpitaux un rôle dans l’animation de leur territoire de santé et dans l’organisation et la coordination des soins et des acteurs ambulatoires. Des liens devront donc être renforcés avec la médecine libérale et autres structures territoriales telles que les CLIC et les MAIA pour prendre l’exemple de la filière personne âgée. LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU Contrats locaux de santé : une action territorialisée en faveur de la santé Mesure innovante de la loi du 21 juillet 2009 portant sur la réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST), les Contrats Locaux de Santé (CLS) ont pour vocation de consolider les partenariats locaux sur les territoires afin d’améliorer la santé de leurs habitants. Signés entre les collectivités locales et l’Agence Régionale de Santé, les CLS fondent leurs approches sur les déterminants sociaux de la santé, nécessitant la mise en œuvre d’une politique conjointe avec d’autres secteurs que la santé. Le Centre Hospitalier de Pau, par son ancrage territorial et sa volonté d’inscrire son projet d’établissement dans un continuum d’action au service du patient et de son entourage, est un acteur essentiel de cette démarche territoriale et intersectorielle. Il a d’ailleurs participé activement aux différents groupes de travail organisés pour l’élaboration du CLS de la Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées (CDAPP) et est partenaire de nom- breuses actions, ainsi que le pilote de 3 d’entre elles dont une en binôme avec le CH des Pyrénées : •P réparer les sorties d’hospitalisation des personnes âgées afin d’anticiper les besoins et mobiliser les acteurs du domicile •A ssurer une prise en charge de la population vulnérable néonatale sur le territoire de Pau et Agglomération •C réer un guichet unique dans le cadre d’un dispositif coordonné d’intervention extrahospitalière en matière de gériatrie et de de géronto-psychiatrie. Ce CLS, signé le 15 février dernier en présence des représentants de l’ARS, de la CDAPP, du Conseil Départemental et de la Où en sommes-nous en Béarn ? La Communauté Hospitalière de Territoire Béarn et Soule a été créé en janvier 2011 et compte aujourd’hui 8 établissements adhérents ou partenaires : les Centres hospitaliers de Pau, des Pyrénées, d’OloronMauléon et d’Orthez ainsi que le centre gérontologique de Pontacq–Nay et les EHPAD de Garlin, Monein et Salies de Béarn. Cette CHT a vocation à laisser sa place au futur GHT même si ses contours restent à définir. Toutefois, les discussions ont déjà commencé entre les établissements, notamment sur certaines filières de soins comme par exemple les soins critiques ou la périnatalité. Il est à noter qu’une mission d’animateur médical de territoire a été confiée au mois de janvier au Dr Jean-Noël DRAULT, ancien président de la CME du Centre hospitalier de Pau, afin de coordonner les discussions médicales dans la perspective de la rédaction du futur projet médical du GHT. préfecture, dont M. Lasserre, président du Conseil Départemental, M. Laforcade, directeur général de l’ARS, M. Bayrou, président de la Communauté d’agglomération Pau Pyrénées et Mme Aubert, secrétaire générale de la préfecture, est désormais dans sa phase de mise en œuvre. Plus généralement, 5 CLS ont été signés dans les Pyrénées-Atlantiques, un sixième est en cours d’élaboration sur le territoire du Pays Lacq Orthez Béarn des Gaves. Le Centre hospitalier d’Orthez, membre de la Communauté Hospitalière de Territoire, est un acteur majeur de ce CLS. Marion Galmiche, Chargée de mission territoriale Les établissements membres de la CHT ORTHEZ Centre Hospitalier GARLIN EHPAD MONEIN EHPAD SALIES-DE-BÉARN EHPAD MAULEON Centre Hospitalier PAU - Centre Hospitalier - CH des Pyrénées PONTACQ - NAY Centre gérontologique OLORON SAINTE MARIE Centre Hospitalier Audrey Liort, Directrice adjointe, Direction des affaires générales et des coopérations 5 Zoom sur… Une Unité de Soins de Longue Durée pour accompagner les patients les plus dépendants L’Unité de Soins de Longue Durée (USLD) est un service du Pôle de Gériatrie dont le statut est double : sanitaire et médico-social. Elle assure l’hébergement de personnes très dépendantes et dont l’état médical nécessite une surveillance médicale rapprochée et des soins médicotechniques importants. C’est donc un lieu de soins mais aussi un lieu de vie. L’USLD est située au sein du Centre Jean Vignalou sur 3 demi-étages. Elle est constituée de 80 lits dont 32 chambres individuelles et 24 chambres doubles. Pour le confort des patients, dont l’âge moyen est de 83 ans, les chambres individuelles sont aujourd’hui en nombre très insuffisant et sont réservées aux patients présentant certains critères médicaux. Il n’y a pas d’unité fermée à l’USLD ce qui en fait un lieu de vie inadapté pour les patients déambulants présentant des troubles cognitifs. La procédure d’admission Lorsque les demandes d’admission sont internes au Centre hospitalier, le médecin de l’USLD doit-être sollicité pour une demande d’avis. Si l’avis est favorable et le patient d’accord avec le projet, le médecin de l’USLD rencontre alors la famille ou le représentant légal pour un entretien ; par ailleurs un dossier administratif complet est rempli par la famille avec l’aide de l’assistant social du service d’accueil. Une fois le dossier administratif complété, il est validé par la Direction, avec avis de la Commission d’Admission pour les dossiers plus complexes. L’admission est alors programmée et le service demandeur est averti de la date de transfert afin d’en informer le patient et sa famille. Les services demandeurs doivent bien avoir en tête que l’USLD est un lieu de vie, sur le long terme et non un lieu de rééducation ou de court séjour. Cette distinction est importante dans les demandes d’admissions et dans les décisions d’orientation. Même si les sorties sont rares, il convient d’indiquer qu’un patient qui n’a plus de critère médical d’hospitalo requérance n’a pas pour vocation de rester à l’USLD, ce n’est donc pas forcément un lieu de vie définitif. Une équipe pluridisciplinaire Sous la responsabilité du Dr Géraldine Carassou et de Mme Pinsard, cadre de santé de l’unité, l’équipe est composée d’effectifs IDE, d’AS et d’ASH et bénéficie également de temps de kinésithérapeute, de diététicienne, d’animatrice, de psychologue, d’assistante sociale, ainsi que d’une coiffeuse et d’une pédicure. De nombreuses animations sont organisées au sein du service avec notamment un projet très innovant en cours d’élaboration de voyage en groupe en camping-car dans les Pyrénées qui devrait voir le jour à l’été 2017. Un conseil de la vie sociale avec représentation des résidents ou de leurs familles ainsi que des personnels, se réunit plusieurs fois par an et permet d’évoquer l’ensemble des sujets qui peuvent toucher à la vie quotidienne des résidents afin de rendre ce lieu de vie le plus agréable possible. Une procédure d’admission organisée L’USLD a d’abord une vocation sanitaire. Le patient doit présenter des critères médicaux d’hospitalo-requé- rance justifiant son hospitalisation dans l’unité. Il doit être dépendant (Gir 1 ou 2) et présenter une ou plusieurs pathologies chroniques instables qui justifient la présence infirmière et médicale 24H/24 et l’accès immédiat au plateau technique hospitalier. Le médecin de l’USLD doit donner son accord pour vérifier que l’état clinique du patient correspond aux critères d’admission du service. La dépendance seule, même lourde, ou l’attente d’une place en EHPAD ne justifient pas d’une demande d’admission à l’USLD. Enfin, le patient doit donner son consentement pour son admission (en l’absence de trouble cognitif). Un nouveau bâtiment en projet Il existe un projet de reconstruction de l’USLD dans un nouveau bâtiment avec la création d’une Unité d’Hospitalisation Renforcée de 14 lits destinée aux patients déambulants. Ce projet permettrait une amélioration considérable des conditions de vie des résidents (100% de chambres individuelles) et des conditions de travail du personnel. Des discussions sont actuellement en cours entre le Centre Hospitalier, le Conseil Départemental et l’ARS en vue de mener à bien ce projet. Dr Géraldine Carassou, Chef de service, Unité de Soins de Longue Durée 6 LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU Une circulaire du côté des femmes Bienvenue Martine Renier a intégré l’équipe de direction, le 1er mars 2016, à la tête de la Direction des Affaires Financières, de l’Analyse de Gestion, des Admissions et de la Facturation. La circulaire ministérielle du 25 novembre 2015 recentre la problématique des violences conjugales au cœur des urgences avec la mise en place de médecins référents dans chaque service d’urgence (public et privé), chargés de sensibiliser et de former les professionnels pour le repérage, la prise en charge et l’orientation des femmes victimes. Les conséquences sur la santé des femmes victimes de violences mentionnées dans le Rapport Henrion sont multiples, allant de la traumatologie à la psychologie, en passant par le déséquilibre des pathologies chroniques et l’abus de substances psychoactives. L’OMS estime une perte de 1 à 4 années de vie en bonne santé pour ces femmes. Il a par ailleurs été démontré que les répercussions sur l’enfant témoin de violences étaient les mêmes que s’il en était lui-même victime. Un dépistage ainsi qu’une prise en charge efficiente et efficace de ces victimes apparaissent donc indispensables. L’hôpital en première ligne Les dernières études affirment que le système de santé s’avère être le premier, en amont de la justice et de la gendarmerie, auquel les femmes victimes ont recours, parfois sous des motifs de consultation masqués. Pourquoi ne pas poser la question simple et bien acceptée : « avezvous été victime de violences » ? Cela nous éviterait peut-être d’entreprendre une panoplie d’examens complémentaires parfois infructueux. Les urgences occupent une place privilégiée pour ce dépistage de par le nombre important de passages annuels, une certaine forme d’ano- nymat pour les femmes victimes, tout en se situant au carrefour des premiers effets de la violence. Le principal constat reste celui d’un retard en matière de dépistage alors que 22 à 35 % des femmes se présentant dans un service d’urgences seraient victimes de sévices. L’initiative ministérielle, qui vise à mieux coordonner dépistage et prise en charge de nos patientes, constitue donc une avancée saluée par les acteurs sociaux et associatifs. Pour mémoire, rappelons qu’en France, en 2015, 1 femme décède tous les 2,7 jours des suites de violences conjugales… Après avoir pris la direction d’une maison de retraite dans le Lot-et-Garonne en 1991, Martine Renier reprend ses études à l’EHESP (École des Hautes Études en Santé Publique). Elle assure ensuite des postes essentiellement dans les finances : pendant 4 ans à Dunkerque, 5 ans au CHU Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), 7 ans au CH de Bourges et 5 ans au CH Béziers. Sa seule infidélité à la finance sera une parenthèse de 5 ans à Bourges aux Ressources Humaines. Après 25 ans de carrière en métropole et outre-mer, cette landaise de naissance et amoureuse du Sud-ouest revient donc sur ses terres. Souhaitons-lui la bienvenue en Béarn ! Dr Julie EYGUN-AUDAP Un référent pour les violences faites aux femmes au Centre hospitalier de Pau A l’hôpital de Pau, c’est Le Docteur Julie EYGUN-AUDAP, urgentiste, qui est référent pour les violences faites aux femmes. Elle est dès à présent intégrée au réseau des femmes victimes de violences, aux côtés du service social hospitalier et des différents partenaires et professionnels œuvrant dans ce domaine. Pour la joindre, contactez le secrétariat des Urgences adultes au 05 59 72 69 60 7 30 000 € d’aménagements en pédiatrie De gauche à droite : Mireille Lafourcade (IDE) - Thierry Mansir (pédiatre chef de pôle) - Florence Billet (puéricultrice) - Flavie Genebes (IDE) - Corinne Teixeira (présidente de Koala) - Stéphane Sanchez (cadre de santé). Manquent sur la photo : Alexandra Vaninetti et Sandra Lagreula (auxiliaires puéricultrices). L’équipe de pédiatrie et des urgences pédiatriques du Centre Hospitalier a depuis plusieurs années à cœur d’améliorer les conditions d’accueil de ses jeunes patients et de leur entourage. En l’espace d’un an, de nombreux aménagements ont ainsi été réalisés. Grâce au soutien de l’association Koala (18 000 €), les espaces communs du service de pédiatrie et des urgences pédiatriques ont été décorés par un peintre décorateur spécialisé dans la réalisation de fresques en milieu hospitalier. Un autre décorateur a, quant à lui, apporté une touche de divertissement grâce à des dalles de jeux positionnées au plafond ! Les enfants sont ainsi captivés et les soins sont facilités. La Vie qui Gagne a financé l’achat de 11 fauteuils-lits pour équiper les chambres (12 000 €), afin que les accompagnants puissent bénéficier d’un confort optimal. Un projet d’aménagement du patio est également à l’étude, en collaboration avec la Direction des Travaux du Centre Hospitalier de Pau. Le Centre Hospitalier tient à remercier ces associations et les nombreux donateurs qui ont permis de financer ces installations. Retour sur la soirée Hôpital Solidaire du 30 janvier Désormais incontournable, la soirée caritative organisée par l’association Hôpital Solidaire qui s’est déroulée au Palais Beaumont le 30 janvier a fait salle comble et a permis de récolter 5 000 € de dons qui ont été reversés à deux associations (2 500 € chacune) : Tandem, qui œuvre pour l’accompagnement et le soutien aux personnes handicapées, et Abidev qui collecte des fonds afin de nourrir, soigner, loger et scolariser des enfants en Inde. Agenda du 15 au 19 juin L’orchestre s’éclate au Centre Hospitalier ! Créée dans le prolongement d’une démarche entamée depuis plusieurs années par l’Orchestre de Pau et Pays de Béarn, l’opération « L’Orchestre s’éclate » vise à amener la musique à la rencontre de son public. Ainsi, du 15 au 19 juin, des formations de musiciens (duo, trio, quatuor, quintette, sextuor, octuor…), sillonneront le territoire auprès de tous les publics. Ouvrez grand vos oreilles, vous risquez d’en croiser au Centre Hospitalier ! le 9 juin COLLOQUE « Syndrome du bébé secoué, conséquences et prévention » Jeudi 9 juin 2016 de 8h30 à 17h au Palais Beaumont. Inscription obligatoire avant le 13 mai 2016 à l’adresse suivante : http://inscription-colloque-bebes-secoues.le64.fr Appel à sujets pour Transversal Transversal c’est avant tout votre journal ! Vous avez des idées pour nos prochains numéros ? Vous voulez faire connaître votre spécialité, mettre en lumière un nouvel équipement dans votre service, valoriser une action mise en place par votre équipe, éclaircir un point qui vous semble flou aux yeux des usagers… ? 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