Numéro 5 - Printemps 2016 - Centre Hospitalier de Pau

Transcription

Numéro 5 - Printemps 2016 - Centre Hospitalier de Pau
LE MAGAZINE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU
printemps 2016
DOSSIER
L’éducation thérapeutique
au Centre Hospitalier de Pau
Zoom sur…
Actus
En bref
L’Unité de Soins
de Longue Durée :
accompagner les patients
les plus dépendants
Signature du contrat
local de santé Pau
Agglomération
Une nouvelle directrice des
finances au Centre Hospitalier
Dons pour l’acquisition
de matériel médical
Un référent pour les violences
faites aux femmes
Amélioration des conditions
d’accueil en pédiatrie
Dossier
L’éducation thérapeutique
mieux accompagner les patients
atteints d’une pathologie chronique
L’Education Thérapeutique (ETP) propose au patient atteint d’une maladie chronique
un ensemble d’activités destinées à l’aider à comprendre sa maladie, ses traitements et à
le rendre plus autonome par l’appropriation de savoirs et de compétences. L’objectif est
une stabilisation de l’état de santé avec une amélioration de la qualité de vie. L’ETP est
centrée sur la personne mais peut aussi s’adresser à l’entourage. De par les impacts de la
maladie chronique dans la sphère familiale, sociale et professionnelle, l’ETP prend aussi
en compte toutes les dimensions : somatiques, psychologiques, socio-culturelles… Les
équipes animant les séances individuelles ou collectives des programmes sont pluridisciplinaires et formées à l’ETP.
En chiffres
A l’hôpital de Pau
Nombre de séances individuelles
ou collectives dédiées aux patients
et/ou leur entourage :
2217
Les équipes éducatives :
57 personnes
dont 41 éducateurs
Nombre de patients suivis en 2014
tous programmes confondus :
près de 750
Financement du CH de Pau en 2013 :
217 000 euros
dont une participation ARS
de 130 000 euros.
Depuis 2011, le Centre Hospitalier de Pau
a développé 9 programmes d’éducation
thérapeutique.
Participer à un programme peut vous être utile pour :
> Acquérir et conserver les capacités et les compétences qui aideront
à vivre de manière optimale votre vie avec la maladie
> Etre plus libre et autonome
> Mieux connaitre votre maladie ou celle de vos proches
> Comprendre l’intérêt des traitements, les risques, les surveillances
> Adapter les règles hygiéno-diététiques
> Savoir réaliser des gestes techniques (glycémie, auto-injection,
auto-sondages…)
> Identifier précocement les signes d’une éventuelle
décompensation
> Savoir alerter
> Echanger et partager avec d’autres patients
> Ne pas rester seul face à la maladie
> Trouver des solutions pratiques ensemble.
Unité Transversale en Education thérapeutique Patient
Créée en 2012, l’UTEP est une petite équipe animée par un coordinateur médical, Dr Jean PREVOST
et une coordinatrice para-médicale, Nathalie PUJOL (infirmière).
Ses missions : > A
pporter un soutien méthodologique, pédagogique,
logistique aux équipes
éducatives de l’hôpital
>A
ider à lancer un projet éducatif
>V
aloriser l’éducation
thérapeutique en intra
et extra hospitalier
Les locaux de l’UTEP se situent au sein de l’hôpital et
sont à la disposition des différentes équipes éducatives.
2
>R
éfléchir à la dynamique
territoriale de l’éducation
thérapeutique
Contact : uniquement le jeudi / Tél : 05 59 92 48 48 - Poste : 2004
Email : [email protected] / [email protected]
LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU
En pratique, comment ça se passe ?
« Je suis atteint du VIH »
> Sur RDV, en entretien individuel sur une ou plusieurs
séances avec une infirmière au SAMIT.
Contacts :
Médecin référent :
Dr GABORIEAU
Secrétariat :
05 59 92 49 68
« Je suis diabétique » ou « Mon enfant est diabétique »
(3 programmes)
> Des programmes d’ETP existent pour les adultes dans
le service d’endocrinologie sous forme d’ateliers sur
une demi-journée ou d’hospitalisation de 5 jours. Ils
s’adressent à un groupe de 5 patients et diffèrent selon
le type de diabète. En pédiatrie, l’ETP se fait en consultation ou en hospitalisation et s’adresse à la fois à l’enfant et ses parents.
Contacts :
Adultes :
Dr Voinot, Dr Teynie
05 59 92 49 13
Enfants :
Dr Oilleau
05 59 92 48 00
« Je suis atteint de rhumatisme inflammatoire »
> Une séance individuelle avec un bilan éducatif
lors de l’instauration du traitement, puis une séance
collective le premier mardi du mois.
> Des projets : un atelier « Cuisine », un atelier « Activité
physique ».
Contacts :
Service de Rhumatologie :
Dr LEQUEN
Secrétariat : 05 59 92 49 13
« Je suis aidant d’un malade d’Alzheimer
(ou trouble apparenté) »
> 10 séances à raison d’une séance de 2h par semaine
Contacts :
Secrétariat :
05 59 72 69 11
Responsable ETP :
Elisabeth RIEU (psychologue)
« Mon enfant est asthmatique, c’est difficile
à gérer ! Je suis gêné par mon asthme
et j’ai entre 6 et 18 ans. »
> D’abord un bilan éducatif individuel qui permet à
l’équipe de mieux vous connaître et de s’accorder sur
vos besoins.
> Puis des séances collectives, pour les enfants et leurs
parents, animées par une équipe d’éducateurs thérapeutiques : médecin, infirmières, éducatrice sportive…
> Enfin un suivi individuel suivant les besoins de chacun.
Ces activités se déroulent au CH de Pau ou au CDMR64
Contacts :
05 59 62 00 14
ou 06 46 18 08 24
[email protected]
« Je suis adulte et j’ai une vessie rétentionniste
nécessitant la mise en place d’auto-sondage »
> Une première rencontre avec le Dr Rouleaud
> Une initiation au soin de 1 à 3 journées (9h à 16h),
à l’hôpital de jour, en chambre individuelle,
accompagnée par une équipe infirmière
> Un suivi, selon vos besoins, en consultation médico-infirmière
Contacts :
Service de Médecine
Physique et de Réadaptation :
Dr ROULEAUD
Infirmières Hôpital de Jour :
Alexandra et Maïder
05 59 72 73 47
« Je suis atteint d’insuffisance cardiaque »
2 journées consécutives en début de mois avec : > 1 diagnostic éducatif individualisé
> 2 déjeuners éducatifs
> 5 ateliers collectifs d’échanges
> 1 entretien individuel de synthèse
> 1 suivi téléphonique à distance des journées
> Des séances animées par une équipe pluridisciplinaire
de médecin, infirmières, diététicienne et kinésithérapeute.
Contacts :
Secrétariat : 05 59 92 48 83
Médecin coordonnateur :
Dr RIVIERE
Témoignage
Mon mari a été diagnostiqué malade d’Alzheimer, il y a 3 ans. Maintenant, je sais que cela fait bien plus longtemps que
ça a commencé. Au début, on se dit qu’il est normal de perdre la mémoire : on prend de l’âge. On trouve des excuses.
Nous avons consulté le gériatre suite à plusieurs événements inquiétants : paiement en double, oublis répétés …
Le diagnostic a été un choc immense autant pour lui que pour moi, mais d’emblée on nous a proposé des choses. Mon mari a
bénéficié de stimulations mémoire. Ça a aussi été positif sur son moral et sa vitalité. Quant à moi, j’ai pu participer à un programme
d’ETP. J’ai appris énormément sur la maladie, les symptômes, la façon dont m’y prendre avec lui.
J’ai rencontré d’autres personnes dans mon cas et nous avons pu échanger sur nos pratiques, nos inquiétudes et notre avenir. J’ai
pris confiance en moi et dans mon rôle d’aidant. J’ai moins peur et je sais que j’ai une équipe vers qui me tourner en cas de doute.
En plus, je m’y suis fait des amis…
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Actus
Un projet de don de 350 000 €
pour l’acquisition de matériel médical
L’association Convergences Hommes Citoyens présidée par l’ancien Maire de Pau,
Monsieur Yves Urieta, a confirmé en fin d’année 2015, son projet de financer l’acquisition
de deux appareils médicaux en faveur du Centre Hospitalier dans le cadre de l’opération
« Ensemble pour la vie ».
Ce financement sera issu des dons
récoltés au travers d’opérations
ponctuelles culturelles ou sportives
organisées par cette association et
permettant de lever des fonds tout
au long de l’année 2016.
Les deux appareils choisis en
concertation seront le renouvellement du Mammotome situé dans le
service d’Imagerie et d’une caméra
rétinienne (RETCAM).
le caractère cancéreux ou non d’une
tumeur du sein chez la femme.
L’actuel appareil date de 10 ans et
avait déjà été financé grâce à un don
de « Pau Béarn Cancer ».
Quant au RETCAM, il permet de dépister et de traiter par laser, chez les
grands prématurés, des troubles de
la rétine représentant un risque réel
de séquelles neuro sensorielles. Cet
appareil coûte environ 150 000 €.
Le Mammotome, dont le montant
est de l’ordre de 200 000 €, permet,
à la suite d’une mammographie et
sans intervention chirurgicale, de
prélever des tissus afin de connaître
Concrétiser le projet en 2016
Ce don permettra donc de participer
au maintien de la qualité du plateau
technique et du Centre hospita-
Les Groupements
Hospitaliers
de Territoire :
organiser les filières
de soins
La loi du 26 janvier 2016 relative à la
modernisation de notre système de
santé a été promulguée et publiée
au journal officiel. Elle porte de nombreuses dispositions notamment en
lien avec des mesures de prévention
et de santé publique ou encore la
généralisation du tiers payant.
Pour le monde hospitalier, la mesure
phare est la création des Groupements
Hospitaliers de Territoire (GHT) qui
vont voir le jour au cours de l’année
2016.
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lier pour les patients concernés, de
bénéficier d’une prise en charge de
haute qualité.
Comme l’indique, François Bayrou,
Président du conseil de surveillance
du Centre hospitalier de Pau et parrain de l’association Convergences
Hommes Citoyens, « il s’agit d’une
opération généreuse et qui a beaucoup de sens ».
L’association déploie de nombreux
efforts et multiplie les initiatives
pour permettre de concrétiser ce
beau projet avant la fin 2016.
Marie-Agnès AUBIN, Directrice adjointe,
Direction des achats, de l’hôtellerie et de la logistique
Dans ce texte, un projet de décret non encore publié indique que tous les
établissements publics de santé MCO devront obligatoirement adhérer à
un GHT. La place des établissements psychiatriques et des établissements
médico-sociaux reste encore à déterminer. Le projet de décret indique que
la convention constituant les GHT devra être signée avant le 1er juillet 2016
et les grands axes du projet médical de territoire devront être élaborés pour
la même date avant l’adoption d’un projet médical complet pour le 1er janvier
2017. Ce projet médical devra être articulé autour de l’organisation des parcours et des filières de soins entre les différents établissements du territoire.
Le CH de Pau, établissement support du GHT
Le projet de décret prévoit également la création de nouvelles structures de
gouvernance tels que le comité stratégique ou encore d’éventuelles CME ou
Commissions de soins communes aux établissements même si cela devrait
être facultatif. Des pôles inter-établissements pourront aussi voir le jour.
Sur les fonctions techniques, logistiques ou médico-techniques telles que
le département d’information médicale, les systèmes d’information ou la
fonction achat, le rôle de l’établissement support sera affirmé. Pour notre
territoire, il s’agira du Centre hospitalier de Pau qui verra donc ses compétences de coordination et d’animation territoriale renforcées vis-à-vis de
ses établissements partenaires. Toutefois, l’ARS souhaite également donner
aux hôpitaux un rôle dans l’animation de leur territoire de santé et dans
l’organisation et la coordination des soins et des acteurs ambulatoires. Des
liens devront donc être renforcés avec la médecine libérale et autres structures territoriales telles que les CLIC et les MAIA pour prendre l’exemple de
la filière personne âgée.
LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU
Contrats locaux de santé :
une action territorialisée en faveur de la santé
Mesure innovante de la loi du
21 juillet 2009 portant sur la
réforme de l’hôpital et relative
aux patients, à la santé et aux
territoires (HPST), les Contrats
Locaux de Santé (CLS) ont pour
vocation de consolider les partenariats locaux sur les territoires
afin d’améliorer la santé de leurs
habitants.
Signés entre les collectivités locales et l’Agence Régionale de Santé, les CLS fondent leurs approches
sur les déterminants sociaux de la
santé, nécessitant la mise en œuvre
d’une politique conjointe avec
d’autres secteurs que la santé.
Le Centre Hospitalier de Pau, par
son ancrage territorial et sa volonté
d’inscrire son projet d’établissement dans un continuum d’action
au service du patient et de son
entourage, est un acteur essentiel
de cette démarche territoriale et
intersectorielle. Il a d’ailleurs participé activement aux différents
groupes de travail organisés pour
l’élaboration du CLS de la Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées
(CDAPP) et est partenaire de nom-
breuses actions, ainsi que le pilote
de 3 d’entre elles dont une en binôme avec le CH des Pyrénées :
•P
réparer les sorties d’hospitalisation des personnes âgées afin
d’anticiper les besoins et mobiliser les acteurs du domicile
•A
ssurer une prise en charge de la
population vulnérable néonatale
sur le territoire de Pau et Agglomération
•C
réer un guichet unique dans le
cadre d’un dispositif coordonné
d’intervention extrahospitalière
en matière de gériatrie et de de
géronto-psychiatrie.
Ce CLS, signé le 15 février dernier en présence des représentants de l’ARS, de la CDAPP, du
Conseil Départemental et de la
Où en sommes-nous en Béarn ?
La Communauté Hospitalière de Territoire Béarn et
Soule a été créé en janvier 2011 et compte aujourd’hui
8 établissements adhérents ou partenaires : les
Centres hospitaliers de Pau, des Pyrénées, d’OloronMauléon et d’Orthez ainsi que le centre gérontologique de Pontacq–Nay et les EHPAD de Garlin, Monein
et Salies de Béarn. Cette CHT a vocation à laisser sa
place au futur GHT même si ses contours restent à définir. Toutefois, les discussions ont déjà commencé entre
les établissements, notamment sur certaines filières
de soins comme par exemple les soins critiques ou la
périnatalité. Il est à noter qu’une mission d’animateur
médical de territoire a été confiée au mois de janvier
au Dr Jean-Noël DRAULT, ancien président de la CME
du Centre hospitalier de Pau, afin de coordonner les
discussions médicales dans la perspective de la rédaction du futur projet médical du GHT.
préfecture, dont M. Lasserre, président du Conseil Départemental,
M. Laforcade, directeur général de
l’ARS, M. Bayrou, président de la
Communauté d’agglomération Pau
Pyrénées et Mme Aubert, secrétaire générale de la préfecture, est
désormais dans sa phase de mise
en œuvre.
Plus généralement, 5 CLS ont été
signés dans les Pyrénées-Atlantiques, un sixième est en cours
d’élaboration sur le territoire du
Pays Lacq Orthez Béarn des Gaves.
Le Centre hospitalier d’Orthez,
membre de la Communauté Hospitalière de Territoire, est un acteur
majeur de ce CLS.
Marion Galmiche,
Chargée de mission territoriale
Les établissements membres de la CHT
ORTHEZ
Centre Hospitalier
GARLIN
EHPAD
MONEIN
EHPAD
SALIES-DE-BÉARN
EHPAD
MAULEON
Centre Hospitalier
PAU
- Centre Hospitalier
- CH des Pyrénées
PONTACQ - NAY
Centre gérontologique
OLORON SAINTE
MARIE
Centre Hospitalier
Audrey Liort, Directrice adjointe,
Direction des affaires générales et des coopérations
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Zoom sur…
Une Unité de Soins de Longue Durée
pour accompagner les patients les plus dépendants
L’Unité de Soins de Longue Durée (USLD) est un
service du Pôle de Gériatrie dont le statut est
double : sanitaire et médico-social. Elle assure
l’hébergement de personnes très dépendantes
et dont l’état médical nécessite une surveillance
médicale rapprochée et des soins médicotechniques importants. C’est donc un lieu de soins
mais aussi un lieu de vie.
L’USLD est située au sein du Centre Jean Vignalou sur 3 demi-étages. Elle est constituée de 80 lits dont 32 chambres
individuelles et 24 chambres doubles. Pour le confort des patients, dont l’âge moyen est de 83 ans, les chambres individuelles sont aujourd’hui en nombre très insuffisant et sont réservées aux patients présentant certains critères médicaux. Il n’y a pas d’unité fermée à l’USLD ce qui en fait un lieu de vie inadapté pour les patients déambulants présentant
des troubles cognitifs.
La procédure
d’admission
Lorsque les demandes d’admission sont
internes au Centre hospitalier, le médecin de l’USLD doit-être sollicité pour une
demande d’avis. Si l’avis est favorable
et le patient d’accord avec le projet, le
médecin de l’USLD rencontre alors la
famille ou le représentant légal pour
un entretien ; par ailleurs un dossier
administratif complet est rempli par la
famille avec l’aide de l’assistant social du
service d’accueil.
Une fois le dossier administratif complété, il est validé par la Direction, avec
avis de la Commission d’Admission pour
les dossiers plus complexes.
L’admission est alors programmée et le
service demandeur est averti de la date
de transfert afin d’en informer le patient
et sa famille.
Les services demandeurs doivent bien
avoir en tête que l’USLD est un lieu de
vie, sur le long terme et non un lieu
de rééducation ou de court séjour.
Cette distinction est importante dans
les demandes d’admissions et dans les
décisions d’orientation. Même si les
sorties sont rares, il convient d’indiquer qu’un patient qui n’a plus de
critère médical d’hospitalo requérance
n’a pas pour vocation de rester à
l’USLD, ce n’est donc pas forcément un
lieu de vie définitif.
Une équipe
pluridisciplinaire
Sous la responsabilité du Dr Géraldine
Carassou et de Mme Pinsard, cadre de
santé de l’unité, l’équipe est composée
d’effectifs IDE, d’AS et d’ASH et bénéficie également de temps de kinésithérapeute, de diététicienne, d’animatrice,
de psychologue, d’assistante sociale,
ainsi que d’une coiffeuse et d’une
pédicure. De nombreuses animations
sont organisées au sein du service
avec notamment un projet très innovant en cours d’élaboration de voyage
en groupe en camping-car dans les
Pyrénées qui devrait voir le jour à l’été
2017.
Un conseil de la vie sociale avec représentation des résidents ou de leurs
familles ainsi que des personnels, se
réunit plusieurs fois par an et permet
d’évoquer l’ensemble des sujets qui
peuvent toucher à la vie quotidienne
des résidents afin de rendre ce lieu de
vie le plus agréable possible.
Une procédure
d’admission organisée
L’USLD a d’abord une vocation sanitaire. Le patient doit présenter des
critères médicaux d’hospitalo-requé-
rance justifiant son hospitalisation
dans l’unité. Il doit être dépendant (Gir
1 ou 2) et présenter une ou plusieurs
pathologies chroniques instables qui
justifient la présence infirmière et médicale 24H/24 et l’accès immédiat au
plateau technique hospitalier.
Le médecin de l’USLD doit donner son
accord pour vérifier que l’état clinique
du patient correspond aux critères
d’admission du service. La dépendance
seule, même lourde, ou l’attente d’une
place en EHPAD ne justifient pas d’une
demande d’admission à l’USLD.
Enfin, le patient doit donner son
consentement pour son admission (en
l’absence de trouble cognitif).
Un nouveau bâtiment
en projet
Il existe un projet de reconstruction de
l’USLD dans un nouveau bâtiment avec
la création d’une Unité d’Hospitalisation Renforcée de 14 lits destinée aux
patients déambulants. Ce projet permettrait une amélioration considérable
des conditions de vie des résidents
(100% de chambres individuelles) et
des conditions de travail du personnel. Des discussions sont actuellement
en cours entre le Centre Hospitalier, le
Conseil Départemental et l’ARS en vue
de mener à bien ce projet.
Dr Géraldine Carassou, Chef de service,
Unité de Soins de Longue Durée
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LE MAGAZINE INTERNE DU CENTRE HOSPITALIER DE PAU
Une circulaire du côté des femmes
Bienvenue
Martine
Renier
a intégré l’équipe de direction,
le 1er mars 2016, à la tête
de la Direction des Affaires
Financières, de l’Analyse
de Gestion, des Admissions
et de la Facturation.
La circulaire ministérielle du 25 novembre 2015 recentre la problématique des violences conjugales au cœur des urgences avec la mise
en place de médecins référents dans chaque service d’urgence (public
et privé), chargés de sensibiliser et de former les professionnels pour
le repérage, la prise en charge et l’orientation des femmes victimes.
Les conséquences sur la santé des
femmes victimes de violences mentionnées dans le Rapport Henrion
sont multiples, allant de la traumatologie à la psychologie, en passant
par le déséquilibre des pathologies
chroniques et l’abus de substances
psychoactives. L’OMS estime une
perte de 1 à 4 années de vie en
bonne santé pour ces femmes. Il a
par ailleurs été démontré que les
répercussions sur l’enfant témoin
de violences étaient les mêmes que
s’il en était lui-même victime.
Un dépistage ainsi qu’une prise en
charge efficiente et efficace de ces
victimes apparaissent donc indispensables.
L’hôpital en première ligne
Les dernières études affirment que
le système de santé s’avère être le
premier, en amont de la justice et de
la gendarmerie, auquel les femmes
victimes ont recours, parfois sous
des motifs de consultation masqués.
Pourquoi ne pas poser la question
simple et bien acceptée : « avezvous été victime de violences » ?
Cela nous éviterait peut-être d’entreprendre une panoplie d’examens
complémentaires parfois infructueux.
Les urgences occupent une place
privilégiée pour ce dépistage de par
le nombre important de passages
annuels, une certaine forme d’ano-
nymat pour les femmes victimes,
tout en se situant au carrefour des
premiers effets de la violence.
Le principal constat reste celui d’un
retard en matière de dépistage
alors que 22 à 35 % des femmes
se présentant dans un service
d’urgences seraient victimes de sévices. L’initiative ministérielle, qui
vise à mieux coordonner dépistage
et prise en charge de nos patientes,
constitue donc une avancée saluée
par les acteurs sociaux et associatifs.
Pour mémoire, rappelons qu’en
France, en 2015, 1 femme décède
tous les 2,7 jours des suites de
violences conjugales…
Après avoir pris la direction
d’une maison de retraite dans
le Lot-et-Garonne en 1991,
Martine Renier reprend ses
études à l’EHESP (École des
Hautes Études en Santé Publique). Elle assure ensuite
des postes essentiellement
dans les finances : pendant 4
ans à Dunkerque, 5 ans au CHU
Pointe-à-Pitre (Guadeloupe),
7 ans au CH de Bourges et 5
ans au CH Béziers. Sa seule
infidélité à la finance sera une
parenthèse de 5 ans à Bourges
aux Ressources Humaines.
Après 25 ans de carrière
en métropole et outre-mer,
cette landaise de naissance
et amoureuse du Sud-ouest
revient donc sur ses terres.
Souhaitons-lui la bienvenue
en Béarn !
Dr Julie EYGUN-AUDAP
Un référent pour les violences faites
aux femmes au Centre hospitalier de Pau
A l’hôpital de Pau, c’est Le Docteur Julie EYGUN-AUDAP, urgentiste,
qui est référent pour les violences faites aux femmes. Elle est dès à
présent intégrée au réseau des femmes victimes de violences, aux
côtés du service social hospitalier et des différents partenaires et
professionnels œuvrant dans ce domaine.
Pour la joindre, contactez le secrétariat des Urgences adultes
au 05 59 72 69 60
7
30 000 € d’aménagements en pédiatrie
De gauche à droite : Mireille Lafourcade (IDE) - Thierry Mansir (pédiatre chef de pôle) - Florence Billet
(puéricultrice) - Flavie Genebes (IDE) - Corinne Teixeira (présidente de Koala) - Stéphane Sanchez (cadre
de santé). Manquent sur la photo : Alexandra Vaninetti et Sandra Lagreula (auxiliaires puéricultrices).
L’équipe de pédiatrie et des urgences pédiatriques du Centre Hospitalier
a depuis plusieurs années à cœur d’améliorer les conditions d’accueil de
ses jeunes patients et de leur entourage.
En l’espace d’un an, de nombreux aménagements ont ainsi été réalisés.
Grâce au soutien de l’association Koala (18 000 €), les espaces communs
du service de pédiatrie et des urgences pédiatriques ont été décorés par
un peintre décorateur spécialisé dans la réalisation de fresques en milieu
hospitalier. Un autre décorateur a, quant à lui, apporté une touche de divertissement grâce à des dalles de jeux positionnées au plafond ! Les enfants
sont ainsi captivés et les soins sont facilités.
La Vie qui Gagne a financé l’achat
de 11 fauteuils-lits pour équiper les
chambres (12 000 €), afin que les
accompagnants puissent bénéficier
d’un confort optimal.
Un projet d’aménagement du patio
est également à l’étude, en collaboration avec la Direction des Travaux du
Centre Hospitalier de Pau.
Le Centre Hospitalier tient à remercier ces associations et les nombreux
donateurs qui ont permis de financer ces installations.
Retour sur la soirée Hôpital
Solidaire du 30 janvier
Désormais incontournable, la soirée caritative organisée par l’association Hôpital Solidaire qui s’est déroulée au Palais Beaumont le
30 janvier a fait salle comble et a permis de récolter 5 000 € de
dons qui ont été reversés à deux associations (2 500 € chacune) :
Tandem, qui œuvre pour l’accompagnement et le soutien aux
personnes handicapées, et Abidev qui collecte des fonds afin de
nourrir, soigner, loger et scolariser des enfants en Inde.
Agenda
du 15 au 19 juin
L’orchestre s’éclate
au Centre Hospitalier !
Créée dans le prolongement d’une démarche
entamée depuis plusieurs années par l’Orchestre
de Pau et Pays de Béarn, l’opération « L’Orchestre
s’éclate » vise à amener la musique à la rencontre
de son public. Ainsi, du 15 au 19 juin, des
formations de musiciens (duo, trio, quatuor,
quintette, sextuor, octuor…), sillonneront le
territoire auprès de tous les publics.
Ouvrez grand vos oreilles, vous risquez
d’en croiser au Centre Hospitalier !
le 9 juin
COLLOQUE
« Syndrome du bébé secoué,
conséquences et prévention »
Jeudi 9 juin 2016 de 8h30 à 17h au Palais
Beaumont. Inscription obligatoire avant le
13 mai 2016 à l’adresse suivante :
http://inscription-colloque-bebes-secoues.le64.fr
Appel à sujets pour Transversal
Transversal c’est avant tout votre journal !
Vous avez des idées pour nos prochains numéros ? Vous voulez faire connaître votre spécialité, mettre en lumière un nouvel équipement
dans votre service, valoriser une action mise en
place par votre équipe, éclaircir un point qui
vous semble flou aux yeux des usagers… ?
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Directeur de la publication : Jean-François Vinet
Rédacteur en chef : Audrey Liort
Comité de rédaction : Pierrick Bonnin, Jean-Noël
Drault, Martine Duspouys, Tatiana Gravenhorst,
Claire Maraud, Andrée Petagna, Jean Prévost,
Véronique Tastet, Alexia Van Loey
Photos : CH de Pau, Fotolia
Conception : www.otempora.com
Impression : Imprimerie de Navarre - Lons
ISSN : en cours
Contact
Centre Hospitalier de Pau
4, boulevard Hauterive
64000 PAU
www.ch-pau.fr