LETTRE DE L`ICSS
Transcription
LETTRE DE L`ICSS
N° 23 mars 2009 LETTRE DE L'ICSS Fondée en 1997 – Publication bisannuelle de la Commission Internationale des Etudes Salésiennes (ICSS) des Oblats de Saint François de Sales L’HISTOIRE DERRIERE L’HISTOIRE DE L’INTRODUCTION A LA VIE DEVOTE Figure 1. Grégoire Huret (1606-70), St. François de Sales comme Auteur Spirituel, (détail), gravure du 17ème siècle. Un des meilleurs graveurs du 17ème siècle, France, Huret n’était pas étranger des sujets salésiennes, comme sa série de trois gravures illustrant la biographie de Ste Jeanne de Chantal par Henri Maupas de Tours, 1644, atteste (voir ICSS Lettre, N°16 [Juillet-Août 2005]: 1-5). Comme ses gravures pour la biographie de Jeanne, le portrait de St. François de Sales par Huret ici est aussi détaillé dans son attention à la texture, une disposition architecturale complexe et les figures élégamment posées. Assis à un bureau sur lequel est placé un crucifix et fixant directement celui qui le regarde, François tient une plume dans sa main droite, pendant que sa main gauche indique Vive Jésus, écrit à la page gauche d’un livre ouvert. En haut, à gauche du coin de la gravure, putti tient des copies de ses divers livres : (sens contraire à l’aiguille d’une montre) le Traité de l’Amour de Dieu (sous le standard), la Défense du Standard de la Sainte Croix, l’Introduction à la Vie Dévote, les Sermons, les Conférences Spirituelles, et les Lettres. Au cours de ce premier quart du 21ème siècle, nous avons eut le privilège de célébrer le 400ème anniversaire d’un certain nombre d’évènements clés dans la vie de St. François de Sales (1567-1622). 2002 était le quatrième centenaire de son ordination épiscopale (aussi bien le 125ème anniversaire de sa déclaration comme Docteur de l’Eglise Universelle); 2004, de la rencontre initiale de François avec St. Jeanne Françoise de Chantal (15721641); et 2006, de l’établissement de l’Académie Florimontane. L’année prochaine, 2010, est le 400ème anniversaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation, le fruit de cette première rencontre de François et Jeanne; 2016, de la publication du travail de François, Le Traité de l’amour de Dieu; et 2022, du passage à la vie éternelle de notre saint. Enfin mais pas des moindres, cette année 2009, est le 400ème anniversaire de la publication du livre le plus populaire et le plus vendu de François, Introduction à la vie dévote (Figure 1). Quelques éléments de l’histoire de comment l’Introduction est parvenu à être bien connu 1. La jeune Louise de Châtel, Madame de Charmoisy (1587-1645), était mariée au cousin de François, Claude de Charmoisy, et, comme il arriverait avec Jeanne un an un peu plus tard, François rencontrait Louise pour la première fois quand elle était assise devant lui parmi les fidèles lorsqu’il prêchait en Janvier 1603. Bien que Louise sente fortement que le sermon de François s’adressait spécialement à elle, ce ne serait qu’après quatre ans, en Avril 1607, qu’elle s’était formellement donnée sous sa direction, demandant à l’Evêque de la guider dans son effort d’avoir une vie chrétienne au milieu du luxe et de la morale décadente de la loi. Pendant que Louise se préparait à quitter Annecy pour six mois afin de plaider son cas devant le sénateur à Chambéry, François lui avait donné quelques brefs traités ou Mémoires qu’il avait écrit sur plusieurs sujets spirituels à prendre avec elle—e.g., comment préparer la journée pour accommoder une vie de dévotion, les vertus chrétiennes, la signification de la vie de “perfection” (en ce temps, un terme synonyme avec les vœux de la vie religieuse), etc. et exercices—e.g., la prière et la méditation, etc. L’évêque avait composé ces traités ou mémoires dans le cours de plusieurs années, les ayant en mains pour partager, au besoin, avec ses différents dirigés. Pendant son séjour à Chambéry, François conseillait Louise de se rendre disponible à la direction du Jésuite Jean Fourier, le recteur du collège de la Société de Jésus là-bas.2. Louise montrait les mémoires de François à Fourier, qui aussi avait été le directeur spirituel de François, et, dans une lettre du 25 Mars 1608 à François, il demandait à notre saint de publier ce matériel en forme de livre. 2 L’Introduction était la première publiée en 1609, et rapidement vendu (Figure 2). Immédiatement François s’est mis à travailler sur la deuxième édition, qui était publiée en ou juste avant Septembre 1609. Figure 2. Page de couverture de la première édition de l’Introduction à la Vie Dévote (1609), illustré avec une gravure de la Piétà, qui apparait aussi dans plusieurs des suivantes éditions. Provenant de la dévotion méditative médiévale sur la passion du Christ, les images de la Piétà ne se focalisent pas principalement sur la douleur de la Vierge Marie, mais plutôt sur les plaies rédemptrices du Christ alors que son corps mort repose sur les genoux de sa mère, qui l’offre en adoration aux observateurs. Une interprétation possible de la piéàé dans le contexte de l’introduction est que, dans la vision spirituelle salésienne d’un con-joint monde de cœurs humain et divins, Marie est la personne dont le cœur, préservé du péché, battait plus près du cœur de Dieu, faisant ainsi d’elle le modèle de la vie dévote, dont la “sainte et sacrée devise,” est “Vive Jésus!” (Introduction, Livre 3, chapitre 23). François ajoutait de nouveau matériel à cette édition. Par exemple, en Février 1609, il écrivait à Madame de Chantal pour lui demander de lui retourner “toutes les lettres et mémoires je t’avais envoyés, si tu les as encore,”3 utilisant ce matériel pour augmenter son texte, dont il a lui-même changé et réorganisé, et duquel il a aussi supprimé certains matériels. Trois chapitres étaient par mégarde sautés de la seconde édition, donc François prépara une troisième édition (1610), mais il contenait aussi des erreurs, comme celle de l’édition de 1616. L’édition définitive de l’Introduction était publiée en 1619; celle-ci est la version familière aux lecteurs d’aujourd’hui. Depuis la première édition, François avait fait plus de1.000 amendements purement stylistique à son texte. Si grande et immédiate était la succès de l’Introduction au point qu’au cours même la vie de François c’était traduit dans les grandes langues européennes, et depuis ce temps le livre est traduit en plusieurs autres langues, incluant le Basque, le Chinois, le Grec moderne et l’arménien. Il y avait aussi des fausses éditions. Quel était le secret de la réussite de l’Introduction? Au premier tirage, l’ [Introduction] …répondait à un grand besoin dans la culture Catholique. L’intérêt à la vie spirituelle était grand parmi les gens de tous les états de vie. Plusieurs des classiques sur la prière des pratiques spirituelles venaient d’être disponibles en vernaculaires et les gens avaient grand désir de les lire. Les gens cherchaient aussi des guides pour la LETTRE DE L’ICSS vie spirituelle, et les hommes comme François, qui avaient beaucoup à dire sur le sujet, étaient recherchés. Parce que beaucoup des textes classiques sur la prière étaient écrits pour et par des personnes de vocation monastique et donc reflétait une spiritualité appropriée au retrait, et parce que les directeurs spirituels n’étaient pas disponible à venir, il y avait un grand besoin du livre qui offrait quelques sagesses collectives des siècles de l’expérience chrétienne et qui seraient accessible aux gens de différents états de vie . . . [François] avait quelque chose à partager que [les gens de différents états de vie] avaient faim d’entendre. . . .4 Depuis la première édition de l’Introduction, ça n’a pas jamais cessé d’aller à l’imprimerie, et il continue à offrir de conseils pratiques à d’incomptables croyants, religieux, et clercs. Il y a aussi un “arrière-plan” à l’Introduction— l’histoire derrière l’histoire – dont les éléments peuvent être moins familiers. Cet arrière-plan a deux éléments principaux : premièrement, les temps où François était étudiant à Paris et à Padoue ; et second, sa visite à Paris en 1602. Plusieurs récits de la composition de la première édition de l’Introduction de François expliquent qu’il les mettait rapidement ensemble, pendant un emploi du temps chargé, en les retravaillant en séries de mémoires qu’il avait envoyé à Madame de Chamoisy et à d’autres comme elle en forme de chapitre, les adressant à une personne imaginaire de “Philothée,” un nom féminin qui signifie simplement “amoureuse de Dieu.” Alors que cette explication a tout de vrai, l’arrière-plan de l’Introduction nous invite à considérer ce classique salésien d’une plus large perspective, souvent sous-estimé, selon laquelle il est le fruit d’une longue période de développement spirituel personnel et d’une gestation de la part de François. Ceci est l’approche prise dans cet essai. I. Portrait d’un Saint comme un jeune homme François au collège des Jésuites à Clermont à Paris L’histoire de l’Introduction commence actuellement avec les propres efforts de François comme un laïc qui vit la vie dévote pendant ses temps d’études à Paris et Padoue. Comme un maître et directeur spirituel, François transmettait à d’autres les leçons qu’il a lui-même appris d’abord.5 Pour François, ce processus d’apprentissage commençait des décennies avant son engagement dans le ministère de la direction spirituelle qui conduisit à la composition et publication de l’Introduction. De 1578 à 1588, François étudiait les humanités, l’anthropologie, la philosophie, et les arts modernes au Collège des Jésuites à Clermont à Paris, qui était la première institution d’éducation de la Société de Jésus en France.6 Ces années étaient capitales non seulement pour la formation intellectuelle de François, mais aussi son développement spirituel. Selon le témoignage même de François, donné plusieurs années après, sa premièrement difficulté était de savoir ce qu’est la vraie dévotion – un sujet qu’il a pris au début de l’Introduction — comme jeune étudiant à Paris. 3 C’est nécessaire d’éviter de comportement étranger puisque tout ce qui est corrompu doit être évité… Je veux dire jouer au dévot et saint à l’extérieur comme j’en faisais. Lorsque j’étais jeune étudiant dans cette ville, j’avais soudainement une grande ferveur et désir d’être saint et parfait. Je commençais à imaginer que devenir un saint je dois baiser ma tête quand je dis l’office des heures, parce qu’un autre étudiant, qui était vraiment un saint, l’avait fait. Je l’ai fait avec beaucoup d’attention quelques fois, mais sans devenir plus saint.7 En toute vraisemblance, c’est à Clermont que François était exposé aux Exercices spirituels, de Saint Ignace de Loyola, qui avait une longue et formatrice influence sur lui. Une des leçons endurantes que François a appris des Exercices et des Jésuites à Clermont — une leçon qui serait renforcée à Padoue par le Combat Spirituel (1589) de Lorenzo Scupoli—est le travail de la vie spirituelle au milieu d’un monde qui demande de stratégie. La clé en était la préparation de chaque jour : participation quotidiennement à la Messe, prière méditative, réception fréquente de la sainte Communion, confession hebdomadaire, dévotion à la Vierge Marie et aux saints, la pratique des vertus bien sûr, spécialement l’obéissance, l’humilité, la piété, la fidélité aux responsabilités de chaque état de vie, la civilité et la chasteté. Ceux-ci deviendront plus tard les éléments centraux de la seconde et troisième partie de l’Introduction.8 Lorsqu’il était à Clermont, François faisait partir du mouvement de Marie, élu secrétaire à une étape, il en devint plus tard président. Ce mouvement faisait partie d’un réseau européen des groupes promus et maintenus par les Jésuites, plusieurs dans les écoles de la société, avec pour intention de renforcer le développement spirituel de leurs étudiants et implicitement revitaliser et transformer la plus grande société Catholique.9 L’expérience de François dans le mouvement Marial à Clermont doit avoir influencé l’importance que plus tard, il accorde à l’amitié et à la communauté pour la vie dévote : LETTRE DE L’ICSS de sa vie et son ministère: “avoir compassion pour la faiblesse des autres.”10 La compassion était la lunette à travers laquelle François lisait la volonté de Dieu sur le salut universel, qui révèle la compassion divine et douceur, qui est dans le don totale (Kenosis) du Christ crucifié. Ceci est le prototype que la compassion de François pour les autres cherchait à imiter, et la bonté et l’humilité salésienne personnalise et cherchent à rendre présent dans la relation humaine.11 Comme François insiste dans l’Introduction, Livre 3, Chapitre 8, l’humilité et la douceur nous rendent plus proche imitateur du Christ, qui, dans Mt 11 : 29, nous invite tous à apprendre ces vertus de Lui. La règle de vie de François à Padoue Après avoir reçu sa licence et sa maîtrise en arts à Paris et une brève visite avec sa famille, François s’était inscrit pour de hautes études le 26 Décembre 1588 à l’Université de Padoue. Il est inscrit dans le registre de l’université comme Nob. D. Franciscus Salesius, Sabaudus Gallus c.a.d “Noble Seigneur, François de Sales, le Savoyard parlant Français.” A Padoue, François étudiait le droit pour plaire à son père, et la théologie pour lui-même, car il avait déjà discerné sa vocation à la prêtrise. Ces études terminées, trois ans plus tard, François recevait un double doctorat en droit canonique et en droit civil. La bonne dévotion est communiquée d’un cœur à un autre… Pour des personnes qui vivent au milieu des mondains et qui embrassent la vraie vertu, il est nécessaire qu’elles se joignent à d’autres comme elles par le lien de l’amitié sainte et sacrée; afin que par ce moyen elles s’encouragent, s’assistent, et se conduisent les uns les autres dans la bonté (Introduction, Livre 3, chapitre 19). Aucune considération n’est complète sans référence à ses six semaines de tentation de désespoir de salut pendant les études de François à Paris —la première expérience de sa vie et la fondation théologique de la spiritualité salésienne (Figure 3). Le fruit de cette expérience est la solide foi de François dans la vérité biblique de la volonté de Dieu de sauver toutes/tous (1 Tm 2:4), fondation théologique de l’appel universel à la sainteté. Au cours de ses nuits, François s’était confié à son ami, Jean-Pierre Camus (1584-1652), évêque de Belley, qui avait lui-même appris une leçon qu’il n’oublierait jamais et qui guiderait le reste Figure 3. Statue de Notre Dame de la Bonne Délivrance de l’église des Dominicains de Saint-Étienne-des-Grès, présentement dans le couvent des Sœurs de St. Thomas de Villanova, Neuilly-sur-Seine. Une profonde dévotion à la Vierge Marie faisait partie de la vie spirituelle de St. François de Sales depuis sa jeunesse. Peu après son baccalauréat au Collège des Jésuites de Clermont à Paris, il devenait membre de son mouvement Marial, et en son temps, il fut élu son secrétaire, et plus tard son président. Au paroxysme de son angoisse de six-semaine de désespoir de son salut François fut délivré de ce combat après avoir prié le Memorare devant cette statue de La Vierge. Ces jours de nuit ont laissé une marque indélébile dans la vie de François et la suite de son ministère, lui apprenant a avoir compassion de la faiblesse et des difficultés des autres. La compassion était le verre à travers lequel il lisait la Vérité Biblique de l’universel volonté salvifique de Dieu (1 Tm 2:4), incarnée dans le Christ crucifié — l’archétype que sa propre compassion pour les autres cherche à réfléter.. LETTRE DE L’ICSS 4 Figure 4. Antonio Possevino, S.J., tableau. Pendant ses années d’études à Padoue, St. François de Sales cherchait à continuer à cultiver sa vie spirituelle dans l’élan qu’il s’était proposé à Paris. Pour cette raison, il s’est mis sous la direction du Jésuite Italien Antonio Possevino (1534-1611), un théologien de renommé, humaniste, et un diplomate papal. Grâce à sa bonne maîtrise du monde de la politique et de la religion, Possevino insuffla en François l’universel, le cosmopolite, et l’univers catholique qui deviendront la marque de notre saint. Sous la direction de Possevino, François composait un ensemble d’“exercices spirituels” pour l’aider à approfondir sa vie spirituelle alors qu’il est au cœur de le vie tumultueuse d’étudiant. Plus tard François inclura plusieurs de ses exercices, sous une forme révisée, dans l’Introduction à la Vie Dévote. Pendant ses années d’études à Padoue, François continuait à approfondir sa vie spirituelle. Pour progresser dans la ferme fondation faite à Paris, François se confia à la direction du Jésuite Italien Antonio Possevino (15341611), un théologien de renommé, un humaniste et un diplomate papal, qui servirait comme le maître spirituel et intellectuel de François (Figure 4). Les deux ont maintenu une amitié à vie. La bonne compréhension de Possevino des problèmes de l’Eglise dans le territoire de Genève a rendu possible un accompagnement spécial du talentueux étudiant Savoyard, dont il a aidé la vocation sacerdotale à se clarifier et s’affirmer. Avec ses bonnes connaissances du monde politique et de la religion, Possevino mettait en François l’universel, la société moderne et la vision catholique qui deviendront la marque de notre saint.12 Sous la direction de Possevino, François composait une règle de vie, François les appelle “exercices spirituels”— pour l’aider dans l’approfondissement de sa vie spirituelle pendant son temps d’études à Padoue. Plus de mille an plus tôt, St. Benoit (480- 547), dans une situation comparable, repoussé par l’image de “plusieurs de ces collègues étudiants tombant tout le temps dans le vice,” fuis Rome pour le désert, pour ainsi devenir à l’ouest, le patriarche de la vie monastique.13. De son côté, François choisissait une option différente: “Il n’était pas allé en exil pour éviter le danger, mais il avait à se préparer et à agir avec prudence dans un monde périlleux… la vie chrétienne demandait de stratégie. Un chrétien devrait vivre dans le monde, sans être du monde, et ceci était de l’ordre de l’art.”14 La “stratégie” et “l’art” de François étaient un ensemble d’exercices spirituels.15 Comme son neveu, biographe, et son successeur comme évêque de Genève, CharlesAuguste de Sales (1606-1660) explique, François “prescrivait pour lui-même des règles dont l’observance lui permettait d’éviter les dangers de cette vie mortelle et de marcher à pas sûrs sur le sentier glissant du monde.”16 Plusieurs exercices décède l’Introduction: e.g. la “Préparation du jour,” Partie 2, Chapitre 10 ; “Règles pour bien passer la journée,” Partie 2, passion et “Règles pour la conversation et les rencontres sociales,” les chapitres sur l’amitié, la société, le discours, et la conversation dans la partie 3. Mais ceci n’est pas la seule similitude entre la règle de vie de François à Padoue et son bestselling classique spirituel édité plus tard. Impressionné par la praticalité, la sagesse, et l’excellence de ses exercices, certains collègues étudiants de François obtenaient sa permission de faire des copies à leur propre utilisation et avantages. Dans ce sens, “ils devenaient à petit échelle ce que l’ [Introduction] était devenue après dans une plus grande sphère.”17 C’est donc sans grande surprise que ces exercices ont occupé une place privilégiée dans le ministère de St. Jean Bosco (1815-1888) aux jeunes et des premiers salésiens.18 II. Un tournant La visite de François à Paris en 1602 Un autre épisode important de l’histoire de l’Introduction est le voyage diplomatique pour affaire ecclésiale et d’état de François à Paris en 1602. François était accueilli comme le renommé “Apôtre du Chablais,” et l’évêquecoadjuteur de 35 ans, prêchant à la cour et dans les églises de la ville a fait le toast de Paris. Au cours de son séjour dans la capitale Française, il rendait aussi de fréquentes visites à Pierre et Barbe Acarie (Barbe Avrillot; en religion, Marie de l’Incarnation, 1566-1618), un lieu de rencontre pour groupe de dévots laïcs et clercs, dont les “noms . . . lus comme un Qui est Qui de la contre Reformation Paris” (Figure 5).19 Les membres du cercle Acarie “cherchaient à nourrir leur vie intérieure et souvent mystique et en même temps diffusé un renouveau des institutions et de la foi de l’église” (ibid., 78), de l’après dévastation de la mortelle civile Guerres des Religions entre les Calvinistes et les Catholiques (1562-98). François était introduit au salon Acarie de l’élite spirituel par Pierre de Bérulle (1575-1629), un cousin de Madame Acarie, le fondateur de l’Oratoire Français, et futur Cardinal (1627). Pendant son séjour à Paris, François servait de confesseur à Madame Acarie. Il participait activement aussi à l’un des grands projets de ce cercle – l’introduction en France de la branche Réformée des Sœurs Carmélites de St. Thérèse d’Avila (1515-1582) : il était délégué par un groupe pour demander la permission auprès du Pape Clément VIII pour la nouvelle fondation. Après la mort de son mari en 1613, Madame Acarie fit son entrée au Carmel, et pris le nom de “Marie de l’Incarnation,” par lequel elle est mieux connue dans les annales de sainteté, étant béatifiée en 1791.20 Pendant qu’il fréquentait le cercle Acarie et collaborait à ses projets, François était aussi conscient que la vision spirituelle qui prédominait au salon Acarie, et qui prendrait la forme d’Ecole Française de Spiritualité, était différente de la sienne. Cette différence devient claire lorsque, par exemple, l’anthropologie théologique, l’approche de l’imitation du Christ, et l’orientation pastorale de François et Bérulle, qui est vu comme le fondateur de l’Ecole Française de Spiritualité, sont comparées. Les deux, François et Bérulle étaient les produits de l’éducation Jésuite – les deux au collège de Clermont – et “avaient les Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola imprimés dans leur cœur.”21 Cependant, alors que la Spiritualité Salésienne est fondamentalement élaborée dans la perspective de l’humanisme chrétien, dans lequel François et Bérulle auraient baignés à Clermont, Bérulle avait très peu d’attraction à cela. Le point de vu de François de la nature humaine est profondément optimiste, affirmant que les capacités dont les personnes sont dotées sont dons de Dieu, et en fait, le moyen par lequel 5 répondre à Dieu devient possible. Ainsi, toutes les œuvres humaines sont faites pour mises à profit, et non à éviter, dans la vie chrétienne… La pensée salésienne baigne dans l’esprit humaniste en affirmant la bonté essentielle et la Divineinclination de l’humanité. C’est en plus, une vraie “dévotion humaine” en ce sens qu’il est pratique, équilibré, terre-à-terre et accessible (ibid., 15859). Par contre, la vision de Bérulle sur la nature humaine se diverge de l’humaniste chrétien. L’idée maîtresse de la spiritualité de Bérulle est l’abnégation et l’anéantissement du moi, qui conduit la personne à avoir un moindre estime des choses crées et surtout du moi, et une très grande idée de Dieu… L’abnégation inclut un détachement de tout ce qui empêche la personne d’adhérer à Jésus… C’est seulement à travers une abnégation radicale du véritable moi que la personne peut adhérer pleinement à Jésus qui est notre vie et de notre tout. L’objet de l’abnégation ou d’anéantissement est de vivre entièrement pour Dieu en Jésus Christ.22 Pour Bérulle, l’abnégation et l’anéantissement du moi est la conditio sine qua non pour l’imitation du Christ, qui consiste à chercher « consciemment à conformer toute sa vie à la vie intérieure de Jésus, à ce que Bérulle appelle les ‘états’ du Verbe Incarné » plus précisément “l’autohumiliation du Verbe Incarné, particulièrement en état d’Enfance du Christ…. [qui] était fondamentalement … un état de servitude…” (ibid. 289-90). De sa compréhension de l’imitation du Christ, Bérulle développe la pratique de faire un vœu dévotionnel de servitude à Jésus et Marie. Son insistance que les Sœurs Carmélites adoptent ce vœu engendrait de vives controverses.23 Les approches de Bérulle et de François de l’imitation du Christ, s’enracinaient chacune dans une perspective théologique distincte, et ne pouvaient pas être différentes. A l’entête de chaque lettre que François écrivait et tout le long de ses écrits sont trouvés le mot, “Vive Jésus!” Mieux qu’une simple affirmation ou un cri d’appel, “Vive Jésus!” est une déclaration emphatique de comment François se voyait lui-même et ce qu’il était dans le monde.24 Comme François dit à Philothée, J’ai souhaité, au-delà de toute chose, de mettre et d’inscrire dans votre cœur …cette sainte et sacrée maxime, “Vive Jésus!” Après cela, je suis certain que votre vie, qui découle de votre Cœur …. produira toutes ses actions, qui sont ses fruits, inscrits en gravés des mêmes mots de salut. Tel comme ce doux Jésus vivra dans votre cœur, ainsi vivra t-Il aussi dans votre conduite… Et vous pourrez dire avec révérence à l’imitation de St. Paul, “Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui vit en moi” [Galates 2:20] (Introduction, Partie 3, chapitre 23). Dans la spiritualité Salésienne, l’imitation du Christ prend la forme de “vivre Jésus” dans son état de vie par la pratique LETTRE DE L’ICSS Figure 5. Pierre Daret, d’après Simon Vouet (1590-1649), Bl. Marie de l’Incarnation (détail), gravure, 17ème siècle. Madame Acarie (Barbe Avrillot, 15661618) est ici présentée comme Marie de l’Incarnation, nom qu’elle prit, quand, après la mort de son mari en 1613, elle entra au Carmel ; elle a été béatifiée en 1791. Pendant sa visite à Paris en 1602, St François de Sales était un fréquent visiteur de la maison Barbe et Pierre Acarie, un lieu de rencontre pour un groupe de dévot laïcs et clercs qui cherchait à nourrir leur propre piété intérieur souvent mystique tout en travaillant pour un plus large renouveau du Catholicisme. François participait activement à un des grands projets – l’introduction en France des Sœurs Carmélites Réformé de St. Thérèse d’Avila (1515-82). Bien que la vision spirituelle de ce cercle soit très différente de celle de François, il noua une amitié respectée et profondément gracieuse avec ses membres, et ensemble ils supportaient les efforts mutuels des uns et des autres pour le renouveau de l’Eglise. des petites vertus, que notre Seigneur a établi pour notre étude et effort. Des vertus telles que patience, douceur, mortification de soi, humilité, pauvreté, chasteté, tendresse à l’égard de nos voisins, supportant avec eux leurs imperfections, diligence, et la sainte ferveur (Introduction, Partie 3, chapitre 2). Francis urge Philothée à s’appliquer à apprendre du Christ lui-même, qui nous enseigne, par la parole et les actes, littéralement et pratiquement dans les Evangiles, comment pratiquer les petites vertus pour vivre Jésus, être remodelé dans un autre Christ. Un peu comme les petits enfants apprennent à parler en écoutant leurs mamans, zézayant les mots après elles, ainsi en près de notre Sauveur par le lien de la méditation et en gardant sa parole, ses actions et ses affections, nous apprenons par sa grâce, à parler, à agir, et à désirer comme Lui. (Introduction, Partie 2, chapitre 1). Comme elles étaient pour Jésus lui-même, les petites vertus “sont fondamentales à notre relation avec Dieu et les autres et … nous avons d’ample opportunité à les pratiquer, d’une manière ou une autre, plusieurs fois dans la journée.”25 François va plus loin en associant un visage humain à la pratique des petites vertus, en attirant l’attention sur la personne de la Vierge Marie et des saints.26 Les instructions de François à Philothée sur les petites vertus, qui peuvent être pratiquées dans n’importe quel état de vie, et qui nous assurent l’imitation du Christ puisque dans les évangiles il nous les enseigne en parole et en actes, ont un sens très différent de celui des discours formels, intellectuels, et systématiques de Bérulle sur l’ « état », qui doit être pénétrés par la prière afin d’obtenir l’union au Christ.27 La priorité donnée à une pratique “solides vertus évangéliques” par l’évêque de Genève est en parfait unité avec le réalisme du mysticisme Thérésien.28 Il n’y a pas meilleur témoignage de l’effectivité de la pratique des petites vertus pour se conformer intérieurement et extérieurement au Christ sinon le témoignage vivant de François lui-même. Dans sa 6 déposition au premier procès canonique en vue de la béatification de François (1627), Mère de Chantal dit : “Plusieurs grands serviteurs de Dieu disaient qu’ils ne connaissaient personne qui leur aie montré ouvertement ce que Notre Seigneur aurait été dans ses relations avec les humains, et que le bienheureux leur semblaient une vraie image du Fils de Dieu.”29 Les orientations pastorales de François et de Bérulle étaient aussi différentes. Répondant à l’un des grands besoins de l’Eglise de son temps, Bérulle se discerna la vocation spéciale de travailler à l’éducation et la sanctification du clergé diocésain. Pour cette raison, il fondait en 1611 l’Oratoire Français à Paris, une congrégation modelée sur l’Oratoire de St. Philippe Néri (1515-95) à Rome. La mission de l’Oratoire était de restaurer la dignité et la grandeur du sacerdoce catholique, “l’Ordre de Jésus Christ,” de remédier aux très répandues corruption et l’immoralité cléricales de ce temps.30 De son côté, François était lui-même un évêque model des débuts de la Reforme Catholique, offrant son soutien et encouragement généreux à Bérulle qui fonda l’Oratoire, et il travaillait inlassablement dans son propre diocèse pour améliorer et renouveler le clergé.31 Au même moment, il croyait que l’Esprit Saint renouvelait l’église en suscitant des “personnes dévotes” non seulement dans l’épiscopat et le presbytérat, mais dans tous les états de vie, y compris les personnes mariées, les veuves, les professionnels, les ouvriers dans les d’industrie, etc.32 Bérulle avait aussi les laïcs en grand estime, croyant que tous étaient appelés à la perfection, chacun/e selon sa propre et unique manière de participer aux différents états du Christ.33 En comparaison, la spiritualité Salésienne semble moins formelle, abstraite, et intellectuelle mais plutôt plus “pratique, . . . terre-à-terre et accessible.”34 François retravaille le principe Ignacien de “trouver Dieu en toutes choses” en principe salésien de “trouver Dieu làoù tu es.” François rencontre les personnes là-où elles sont, précisément dans leur état de vie, et là il les aide à vivre Jésus, menant la vie dévote dans la vocation et relation quotidienne, dans le contexte dans lequel ils se trouvent. La spiritualité Salésienne est intrinsèquement flexible et s’adapte, n’étant pas liée à un style de vie, pas spécialement à une vie monastique ou à une vie religieuse professée, bien qu’elle puisse se pratiquer en ses lieux. Il met plutôt l’accent sur trouver Dieu, pratiquer la vie dévote au cœur de la multitude de nos affaires quotidiennes. Là, travailleur, domestique, valet, marchand font Vivre Jésus (ibid., 159). Bien sûr que le manifeste de ce sceau de la spiritualité salésienne est l’Introduction, et, comme déjà indiqué, la clé de sa popularité et de son succès comme bestseller du temps de François est qu’il avait quelque chose à offrir que les personnes, toutes catégories confondues, avaient faim d’entendre. Quatre cents ans après sa première publication l’Introduction, il n’a jamais cessé d’être édité et il continue d’offrir de pratiques guides spirituel à de nombreux lecteurs/trices. Les étudiants de la vie et de la spiritualité de François font remarquer que sa visite à Paris en 1602 a marqué un tournant dans sa vie et dans son ministère en ce sens que sa rencontre avec le cercle Acarie l’a fait pleinement LETTRE DE L’ICSS prendre conscience de l’unicité de son propre approche et de sa vision spirituelle. Comme l’indique P. Lajeunie, “Il a été révélé à lui-même par Paris … Il devenait ainsi conscient de ses capacités et de sa vocation…”35 Dès son retour à Annecy, François ne perdit point de temps à faire connaître ses intuitions personnelles et ses idées dans ses premières lettres de direction spirituelle, qui, ensemble avec la règle de Padoue, peuvent être effectivement considérés le “premier brouillon” de l’Introduction. Une dernière observation sur François et le salon spiritual Acarie: Bien que des membres du cercle Acarie, comme Bérulle et François avaient des visions théologiques et d’approches de vie spirituelle très différentes, même opposant, François, néanmoins, maintenait une bonne amitié profonde et respectueuse avec ces personnes, et ensemble ils se soutenaient dans leurs efforts de renouveler l’Eglise. Par exemple, la relation de François avec Bérulle ne s’était pas achevée lorsque l’évêque est retourné à Annecy, mais continuait à travers la correspondance qui liait ces deux hommes de 1605 jusqu’à peu de mois avant la mort de François en 1622. Les lettres de François à Bérulle faisaient échos de son admiration pour l’œuvre de reforme, notamment la création de l’Oratoire, ainsi que son profond respect pour la personne et les écrits de Bérulle. C’est un exemple frappant qui montre comment dans la vie de François, de vraies amitiés ne provenaient pas simplement d’intérêts communs ou de vus complémentaire, mais de Dieu et de l’amour de Dieu, où tous ceux/celles qui sont engagés dans les œuvres d’amour au nom du royaume de Dieu font partis du cercle d’amis en Christ.36 La vision de François sur la dévotion Une des plus importantes et des plus marquantes idées que François postulait suite de sa visite à Paris en 1602, était sa notion de la vraie dévotion. Comme déjà mentionné, dès les débuts de ses études à Paris, François réfléchissait sur la signification authentique de la dévotion, rejetant les pieuses attitudes pris pour dévotion. Il trouvait la confirmation de son point de vue dans le Spiritual Combat, (le combat spirituel) de Scupoli, publié pendant que François était étudiant de droit à Padoue. François garda, sur lui-même et toute sa vie durant, une copie de la première édition de ce livre qu’il lisait et relisait. Un de ses livres favoris, qui le marqua profondément.37 Ici François lit un avertissement du livre sur les personnes …[qui] imaginent qu’elles ont déjà atteint l’état des anges et sentent que Dieu Luimême est présent en eux … cependant, chacun peut voir clairement … combien elles sont loin de la vraie dévotion, s’il regarde leur vie et leur caractère. Comme règle, elles voudraient être toujours préférées aux autres ; elles aiment vivre selon leur volonté propre et n’ont que leurs décisions à suivre; elles sont aveugles en toute chose liée à eux-mêmes, mais elles très éclairées et pointilleuses à examiner les mots et actions des autres… si quelqu’un dérange leurs pieuses occupations et ascèses, spécialement en la présence d’autres – que Dieu n’ose ! – elles deviennent immédiatement indignées, rougissent de colère et se pratiquement méconnaissables.38 LETTRE DE L’ICSS 7 Dans l’Introduction, François s’engage lui-même à définir la dévotion. La dévotion ne signifie pas les dévotions, mais “simplement vrai amour de Dieu,” exprimé à travers l’attentif et fréquent, et prompte réalisation de Sa Volonté qui bien plus souvent qu’on imagine prend la forme de la pratique des petites vertus au milieu des responsabilités de notre état de vie. (Partie 1, chapitre 1; Partie 3, chapitres 12). Dans les lettres de direction spirituelle sur lesquelles l’Introduction est basées, François insiste sur ces mêmes points. Une de ses descriptions les plus poignantes de la dévotion se trouve dans une lettre du 3 Mai 1604 à Madame Brûlart (+ 1622), la femme du Président du Parlement de Bourgogne à Dijon. Il est supposé que cette exploration de l’histoire derrière l’Introduction contribue quelque peu à une meilleure appréciation et compréhension des presque trois décennies de processus de développement qui engendra ce classique spirituel, alors que nous marquons le 400ème anniversaire de sa publication. Au même moment, l’histoire derrière l’Introduction est aussi un rappel vivant que l’accroissement et le développement spiritual tendent à être un lent, un processus graduel, même pour un saint, et que bien plus souvent qu’on le pense il exige diligence, patience, persévérance, et humilité – petites vertus que François organise en un modèle exemplaire. Joseph F. Chorpenning, OSFS Vous ne devez pas seulement être dévot et aimer la dévotion, mais vous devez la rendre aimable de tous/tes. Maintenant vous devez la faire aimer si vous la rendez utile et attirant. Les malades aimeront votre dévotion s’ils reçoivent attention et confort de çà ; votre famille l’aimera s’ils vous voient plus attentifs à leurs êtres, plus doux dans leurs affaires, plus gentille en corrigeant et ainsi de suite ; votre mari l’aimera s’il voit qu’à mesure que votre dévotion augmente, vous devenez plus douce et affectionnées à son égard ; vos parents et amis l’aimeront s’ils vous voient plus libres, tolérants envers les autres, et encourageant les autres dans les domaines qui ne sont pas contraire à la Volonté de Dieu.39 La dévotion salésienne “perfectionne… décore et embellie” (Introduction, Partie 1, chapitre 3), au lieu d’empoisonner et de détruire la vie de la personne et le développement humain, les liens et la vocation. C’est – selon la phrase mémorable de Mère de Chaugy – « une dévotion des bonnes manières »40 qui est bien illustrée par un épisode dans la vie de la plus éminente des dirigées de François, Madame de Chantal. Comme ses servantes ont témoigné : “le premier guide (spiritual) de Madame la faisait prier seulement trois fois le jour, et nous étions tous agacé par ça, mais l’évêque de Genève la fait prier toutes les heures de la journée, et ceci ne dérange personne” (ibid.). NOTES 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. &&&&&&&&&&&&&& Pensées conclusives Dans sa biographie de notre saint, François de Sales: Sage & Saint, André Ravier, SJ, fait remarqué: « Dévotion — comme François de Sales indique – était née de son expérience personnelle et des confidences de ses Philothées » (178). Les pages précédentes avaient essayé d’indiquer comme l’Introduction était née de l’expérience propre de François, premièrement, comme étudiant à Paris et à Padoue, et, ensuite comme participant au cercle Acarie pendant sa visite à Paris en 1602. Le dernier était bien sûr un tournant décisif, puisqu’il confirmait la particularité de l’approche et de la vision spirituelle de François qui seront très vite révélées dans ses lettres de direction spirituelle, qui, avec les Exercices spirituels de Padoue, peuvent être effectivement considérés comme le premier brouillon de l’Introduction. 8. 9. 10. 11. 12. La synthèse de l’origine de l’Introduction et publication de l’histoire qui suit est basée sur les sources suivantes : M. de la Bedoyere, François de Sales (New York: Harper, 1960), 147-60; E.-J. Lajeunie, OP, St. François de Sales: L’homme, le Penseur, Son influence, trans. R. O’Sullivan, OSFS, 2 vols. (Bangalore: S.F.S. Publications, 198687), 2: 255-62; J. K. Ryan, “Introduction,” to his trans. et ed., St. Francis de Sales, Introduction à la vie dévote (1972; New York: Image Books, 1989), 9-20; A. Ravier, SJ, François de Sales: Sage & Saint, trans. J. Bowler, OSFS (San Francisco: Ignatius Press, 1988), 175-84; A. Levi, “Sales, François de, 1567-1622,” dans son Guide de Littérature Française: Commencements à 1789 (Detroit/London/Washington, D.C.: St. James Press, 1994), 792-803, esp. 796, 798-801; and W. Wright, François de Sales: Introduction à la vie dévote et Traité de l’amour de Dieu, Crossroad Séries d’héritage Spirituel (New York: Crossroad, 1997), 29-34. Sur Jean Fourier, qui était un cousin de St. Pierre Fourier (1565-1640), voir A. Ravier, SJ, “François de Sales à l’école des jésuites,” Nouvelle Revue Théologique 117 (1995): 397-413, esp. 411-12. Lettre de mi-février, 1609 à Madame de Chantal, dans les Œuvres de saint François de Sales, Édition complète, 27 vols. (Annecy: J. Niérat et al. 1892-1964), 14: 131 (au-delà OEA). Wright, 33-34. Cf. H. Bremond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours, nouvelle édition publiée sous la direction de F. Trémolières, 5 vols. (Grenoble: Jérôme Millon, 2006), 1: 133. Voir Ravier, “François de Sales à l’école des jésuites,” 399-400. Sur les études de François à Paris, voir ibid., 397-409, and Sage & Saint, 27-35; E. Stopp, “François de Sales au Collège de Clermont: Un Jésuite Education in au 16ème siècle Paris,” dans sa Un homme à guérir les différences : Essais et propos sur St. François de Sales (Philadelphie: Saint Joseph’s Univ. Press, 1997), 23-50; and M. Wirth, SDB, François de Sales et l’éducation: Formation humaine et humanisme intégral, Collection Sciences de l’Éducation (Paris: Éditions Don Bosco, 2005), 55-69. Conférences Spirituelles sur la Modestie (Saint François de Sales, Œuvres, eds. A. Ravier et R. Devos, Bibliothèque de la Pléiade [Paris: Gallimard, 1969], 1050-51). Citations de l’Introduction sont aussi de cette édition, et sont simplement référés en parenthèse dans le texte par partie et chapitre. Sinon autrement noté, les traductions anglaises des citations sont miennes. Bremond, 1: 144; La Bedoyere, 35-36; Wirth, 64-65. L’étude classique des solidarités Mariales du Jésuite est L. Châtellier, L’Europe du Dévot : La reformation Catholique et la Formation d’une Nouvelle Société, trans. J. Birrell (New York: Cambridge Univ. Press, 1989). Sur François et la Solidarité Mariale à Clermont, voir W. Wright, “Saint François de Sales (1567-1622) et la conception de la Vierge Marie,” Les études Mariales 55 (2004): 135-58, esp. 140-44. Camus cité dans Bremond, 1: 126. M. Buckley, SJ, “Dix-septième siècle La spiritualité Française: Trois Figures,” dans la spiritualité chrétienne : La Post-Reformation et Moderne, eds. L. Dupré et D. Saliers, la spiritualité du monde : Une encyclopédie d’histoire des demandes religieuses, vol. 18 (New York: Crossroad, 1989), 28-68, esp. 33-36. Sur la dimension Mariale de la résolution de François de la crise, voir Wright, “Saint Francis de Sales et la conception de la Vierge Marie,” 142-44. Sur la relation entre François et Possevino, voir E. Stopp, “St. François de Sales: Les attitudes à l’amitié,” dans sa Un home à guérir les différences, 119-37, esp. 126-27. Sur les temps d’études de François à Padoue, voir Ravier, Sage & Saint, 35-45, et (suite à la page 16) N° 23 mars 2009 ETUDES SALESIENNES DANS LE MONDE Annecy Symposium sur l’ “Introduction à la vie Dévote après 400 ans” (27-28 juillet 2009) Plusieurs des titres de nouvelles des pages suivantes rapportent des programmes commémorant le quatrième centenaire de la publication de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote (1609-2009) qui ont déjà eu lieu, e.g., la conférence sponsorisée par le Arbeitsgemeinschaft für Salesianische Studien (Groupe de Travail pour les Etudes Salésiennes), à Salesianum Rosental, Eichstätt, Bavaria, les 17-18 September 2008, et la Table-ronde de Litérature sur l’Introduction à la Vie Dévote, à De Sales University, Center Valley, Pa., le 20 janvier 2009, à sa 4ème semaine d’Annual Heritage. Les événements à venir sont aussi annoncés, e.g. les Journées Salésiennes de 2009, à Troyes, les 21-25 août 2009, et le 27ème Conférence Salésiennes Annuelles de Joseph F. Power, OSFS, le 8 août 2009, par téléconfrérences en directe sur cinq sites : Wilmington, De., Washington, D.C., Mendota Heights, Mn., St. Louis, Mo., et Toledo, Ohio. Au niveau de la congregation, les DeSales Oblats vont officiellement célébrés cet anniversaire par un symposium à Annecy, France, les 27-28 juillet 2009. Le Thème de symposium est « Rencontré à Nouveau le Familier : l’Introduction à la Vie Dévote à 400 Ans » Ce programme fait partir de la rencontre annuelle des supérieurs majeurs des oblats de Saint François de Sales. Le contexte de ce symposium est le suivant : parfois le contenu de l’Introduction est si familier qu’il apparaît comme s’il n’y a rien de plus ou de nouveauté à découvrir ou à connaître au sujet de ce classique spirituel. Cependant de part sa nature, un classique spirituel est inépuisable. Le Symposium : « Rencontré à Nouveau le Familier : L’Introduction à la Vie Dévote à 400 Ans » revisitera plusieurs des facettes les plus connues et des termes afin de dévoiler des aspects sous-estimés ou négligés, et peutêtre même éveillé à des dimensions nouvelles. Ce programme comportera plusieurs aspects : des présentations formelles par des spécialistes d’études salésiens, suivies de discussions en group et de tablesrondes avec les conférenciers. Les sujets à présenter et les conférenciers sont : Classique Spirituel. Quelles sont les implications quand nous disons que L’Introduction est un classique spirituel ? La renommée spécialiste salésien Dr. Wendy M. Wright (Professeur de Théologie et Kenefick Chair des Sciences Humaines, Creighton University) vont réfléchir sur cette question qui a été l’objet de ses récentes recherches et de plusieurs publications. La Direction Spirituelle. L’Introduction est partie de la direction spirituelle que François donnait à non seulement Madame de Chamoisy, mais aussi à Philothée. Le P. Fiorrelli, OSFS (ancien supérieur général et actuel coordonateur général de la formation) réfléchira sur le ministère de direction spirituelle par François, comme contexte de l’Introduction, mais aussi la vision de notre saint sur ce sujet dans cette œuvre. Mais dans le contexte de ce séminaire, il fera encore ressortir l’importance de la direction spirituelle dans la formation des oblats. Imagerie et Formation Spirituelle. L’imagerie est constamment présente dans l’Introduction, qui est essentiellement un livre de formation. Le P. Joseph F. Chorpenning, OSFS (Président de la Commission Internationale pour les Etudes Salésiennes [ICSS], et rédacteur en chef de la maison d’édition de Saint Joseph University, Philadelphia), va exposer sur la relation qui existe entre ces deux facettes, i.e., la formation spirituelle comme une procédure de conception-d’image. Amitié Spirituelle. Un aspect de l’enseignement de Saint François dans l’Introduction qui n’a pas reçu l’attention qu’il mérite est que les amitiés enracinées en Dieu sont éternelles et se prolongent dans la vie d’après. Fr. Daniel P. Wisniewski, OSFS (Ph.D. Candidat, Bryn Mawr College, and Instructor, De Sales University), va explorer ce thème sur lequel il travaille depuis des années. Adaptations Modernes de l’Introduction. Un aspect constant dans l’histoire de publication de l’Introduction reste ces différentes « adaptations » qui sont apparues à partir du 17ème siècle. Le P. Michel Tournade, OSFS (Provincial de la Province de France), parlera de sa LETTRE DE L’ICSS 9 brillante adaptation de l’Introduction pour les jeunes, Un monde à aimer (1998), avec une attention particulière à ce qui l’a amené à initier ce travail, ses objectifs, méthodologie, etc. Le programme du symposium d’Annecy sera semblable à celui de l’ « Atelier sur le Ministère et la Spiritualité du P. Brisson » qui a eu lieu à Troyes en février 2008, i.e., les sessions du symposium seront combinées avec des visites aux sites salésiens, des messes sur ces lieux, etc. To les confrères oblats et autres sont les bienvenus au symposium et à n’importe quel repas, mais ils doivent faire leur propre arrangement pour l’hébergement et aussi informés à l’avance les organisateurs de la rencontre de leur présence. Si vous avez le projet de participer au symposium, veuillez contacter à l’avance P. Michel Tournade, OSFS ([email protected]), ou P. Sébastian Leitner, OSFS ([email protected]). Mort du P. Jean Gayet, OSFS Les De Sales Oblates et l’ICSS ont été attristés d’apprendre le décès, après un long temps de maladie, le 5 septembre 2008, du P. Jean Gayet, OSFS, ancien Provincial de la province de France et pendant longtemps, membre de l’ICSS. Nous lui paierons tribut dans la prochaine édition de la Lettre de l’ICSS. Subvention ICSS 2008-2009 Sur recommandation de l’ICSS, le Conseil Général et les Supérieurs Majeurs des De Sales ont approuvé les subventions 2008-2009 de l’ICSS suivantes : Fr. Hans Leindenmühler, OSFS, pour le matériel de presse sur le centenaire de la mort du P. Louis Brisson ; et P. Sébastien Leitner, OSFS, en soutien à la publication du livre de Josef Dirnbeck sur l’Introduction to the Dévote Life (voir cidessous sous Europe: Province Autriche-South Allemagne du Sud). L’ICSS envoie son appréciation et ses félicitations à ces confrères pour leur travail de diffusion du charisme salésien dans le monde de langue allemande. Nouveaux Websites Introduction à la Vie Dévote Pour commémorer le 400ème anniversaire de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote, auquel on se réfère souvent comme Philothée, dans le monde germanophone, le P. Herbert Winklehner, OSFS, webmaster et membre de l’ICSS, a créé un site spécial: www.philothea.de. Ce site contient l’intégralité du texte de ce grand classique spirituel en français, et aussi des informations (en allemand) sur l’histoire, le contenu et l’objectif de ce bestseller de tous les temps, et de son auteur, St. François de Sales. FORMATION des OBLATE Ce site vise à soutenir les divers ministères de formation des De Sales. Au départ, c’était l’idée du P. Lewis S. Fiorelli, OSFS, ancien Supérieur Général et maintenant Coordinateur Général de la Formation. Ce travail a été rendu possible grâce à l’assistance du P. Ken McKenna, OSFS, Maître des Novice de la Province de ToledoDetroit. Le personnel de formation des provinces et régions de la congrégation sont invités à envoyer des informations sur leur programme de formation et à utiliser ce site comme forum sur la formation. Le site est accessible : www.formation.salesoblates.org. Processus de Fusion chez les De Sales Oblates COMMUNAUTE SWISS AUTRICHE-Allemagne du SOUTH ET PROVINCE La cérémonie officielle d’accueil de la communauté Suisse comme membre de la Province d’Autriche-Allemagne du Sud a eu lieu à Fockenfeld, Bavaria, le 22 août 2008. Après 62 ans, la communauté Suisse retourne à sa « Province Mère ». Les Oblats Suisse sont une province indépendante depuis 1946 à 1999. A cause de manque de vocation, la communauté Suisse a été sous le Généralat à Rome, depuis 1999. Les conditions de cette réception officielle sont spécifiés dans un document rédigé par le Conseil Provincial de la Province d’Autriche-Allemagne du Sud et approuvé par le Conseil Général. Le P. Konrad Eser, OSFS, garde le lien entre la Communauté Suisse et le Conseil Général, et ainsi coordonne son intégration dans la province Autriche-Allemagne du Sud. Le Sup. Général était présent à la cérémonie d’accueil avec environ soixante De Sales d’Allemagne, d’Autriche et de la Suisse. Comme le P. Kiesel indiquait dans sa Lettre du Supérieur Général V (décembre 2008), « une des qualités remarquable des confrères Suisse est leur générosité à contribuer à la formation des Oblats à différents endroits du monde. Ainsi il a été conclu qu’une partie des ressources économiques de la Suisse seront destinées au Fonds Chabblésien ». Des photos de cette cérémonie et l’assemblée des membre de la Province d’AutricheAllemagne du Sud (voir ci-dessous) peuvent être regardées sur : www.franzsalesverlag.de/salesianum/images/provinzversammlung08/ GERMAN PROVINCE AND AUSTRIAN-SOUTH GERMAN PROVINCE La fusion de la Province Allemande avec celle d’AutricheAllemagne du Sud aura lieu le 1er juillet 2009. Le processus de consolidation des deux provinces allemandes se poursuit bien. En août 2008, une assemblée de membres de ces deux provinces a eu lieu à Fockenfeld. Actuellement, tous les membres sont en discussion sur les domaines d’intérêt commun lié à la consolidation : formation, esprit missionnaire, notre mission d’oblat aujourd’hui, l’écologie, les finances, les contributions de la Province à la Congrégation, ect. Entre février-avril 2009, le P. Général fait une visite canonique aux deux provinces. SOUTH AFRICA/NAMIBIA Après un difficile et long processus, les Régions de Keetmanshoop et de Keimoes sont devenues une seule region: la Région d’Afrique du Sud. L’unification a eu lieu officiellement le 16 décembre 2008 aucours d’une celebration solennelle à Majieskloof. Le P. Konrad Eser, OSFS, assistant Supérieur Général des De Sales Oblats, a représenté le Supérieur Général à cet événement historique. Un chapitre extraordinaire, avec les membres des deux régions sortant a précédé à l’unification officielle. Outre la décision d’inclure pour les quatre années à venir six membres dans le Conseil Régional, le LETTRE DE L’ICSS 10 chapitre a décidé que la première préoccupation de l’administration soit la vie communautaire et la réconciliation. Le chapitre a fixé comme objectif de cette nouvelle région le renforcement du lien de fraternité entre les confrères et l’implication de toute la communauté régionale dans le processus de formation continue. Africa BENIN Correction: La Lettre de l’ICSS, nr. 22 (août 2008): 9, a incorrectement rapporté que le P. Anatole Mongadji, OSFS, servait comme vicaire à la paroisse St. Charle de Monaco. Le P. Anatole avait juste visité Monaco et desert maintenant comme vicaire à la Paroisse St. François de Sales à Parakou. Toutes nos excuses pour les incompréhensions que cette erreur aurait causées. Un compte rendu du Fr. Ferdinand Sokenou, OSFS, sur la Session Salésiennes du Bénin est apparu dans la Lettre de Res [= Recherches et Études Salésiennes], nr. 14 (août 2008). Ce numéro contient aussi l’article du P. Jean-Luc Leroux sur, “Mission de saint François de Sales au Chablais et évangélisation”. Pour plus d’information sur cette publication, voir ci-dessous, sous Europe : France. Asie INDIA La Mission d’Inde s’embarque sur ses premiers pas apostoliques. Avec l’approbation du Conseil Général et de l’évêque de Vijayawada de l’état voisin de Andhra Pradesh, le P. Xavier Manchu, OSFS, a été nommé curé de la nouvelle paroisse des oblats à Vangutur. Ceci est la première tentative de la mission pour diffuser la spiritualité de St. François de Sales et de nos fondateurs dans le contexte de la paroisse. Ceci offer aussi l’opportunité de participer à la formation de la foi des laïcs et de contribuer à la transformation sociale des personnes et de la société en travaillant avec les pauvres et à travers des programmes de développement social. Sur invitation de l’ambassadeur des USA en Suisse, le P. John Sankarathil, OSFS, en temps qu’invité d’honneur, à un petit déjeuné de prière à Bern, s’est adressé à un groupe d’une vingtaine d’ambassadeur. Dans ses remarques, le P. Sankarathil a indiqué la contribution que l’enseignement de St. François de Sales sur la douceur peut apporter à l’édification de la paix dans la vie des personnes et du monde. Un certain nombre d’ambassadeurs ont montré un grand intérêt en St. François de Sales indiquant qu’il est de leur intention d’acheter et de lire l’Introduction à la Vie Dévote. De son côté, l’ambassadeur des US auprès de la Suisse est très intéressé en St. François de Sales et a déjà lu l’Introduction. Beaucoup des participants ont aussi exprimé leur désire de lire le livre du P. Sankarathil qui paraîtra bientôt, une publication de sa thèse de doctorat, “Humility and Gentleness: Theological Investigations in the Writings of St. Francis de Sales,” (Humilité et Douceur : Investigations Théologiques des Ecrits de St. François de Sales) présenté à l’Université de Fribourg en 2008 Europe ACCENT SUR LES JEUNES Comme rapport dans la Lettre de l’ICSS, nr.22 (août 2008): 9-10, le pèlerinage salésien des jeunes qui a comptait plus de quarante pèlerins (Oblats et étudiants de collèges et lycées d’Oblats aux USA, en France et en Uruguay), a eu lieu juin 2008 à Annecy. En juillet 2008, treize jeunes oblats européens se sont rencontrés à Annecy et ses environs et ont passé du temps dans les maisons d’accueil des alpes à Frasse, près d’Annecy. C’est le premier événement du genre. Le groupe s’est engagé dans de profound temps de partage sur des sujets comme la vie et le ministère du P. Brisson et la compréhension de St. François de Sales de l’eucharistie. Malgré la divergence des langues, un esprit fraternel salésien a dominé les barrières culturelles. Les P. Michel Tournade, OSFS, et Sébastien Leitner, OSFS, pensent organisé une rencontre similaire en 2010. AUSTRIAN-SOUTH GERMAN PROVINCE Une célébration pour commémorer le 100ème anniversaire de la mort du P. Louis Brisson, a eu lieu en Suisse le 13 septembre 2008. Des oblates de Bern, Soyhières et Châtel Saint-Denis, avec des De Sales Oblats de la Suisse, d’Autriche et d’Allemagne on participé à cette célébration à Düdingen, à côté de Fribourg. Le P. Josef Huber, OSFS, était le célébrant principal à l’eucharistie, et l’homélie par le P. Konrad Eser, OSFS, Assistant du Supérieur Général des De Sales Oblats. Il a mentionné quatre éléments essentiels que le P. Brisson a donné aux Srs. Oblates et aux De Sales Oblats pour vivre et diffuser la spiritualité de St. François de Sales : (1) le Directoire Spirituel comme un moyen pour vivre dans la présence de Dieu au quotidien ; (2) l’Eucharistie comme une source d’énergie ; (3) l’amour de Dieu ; et (4) l’amour de la bienheureuse Mère de Dieu, à qui le P. Brisson avait une grande dévotion sous l’appellation de « Notre Dame de Lumière », parce qu’elle nous a apporté la « Lumière du Monde » par la maternité de son Fils, Jésus Christ. Une conférence sponsorisée par Arbeitsgemeinschaft für Salesianische Studien (Groupe de Travail pour les Etudes Salésiens) a eu lieu au Salesianum Rosental, Eichstätt, Bavaria, les 17-18 septembre 2008. Le sujet de la conférence était : « Le 400ème Anniversaire de l’Introduction à la Vie Dévote (Philothée) par St. François de Sales (1608-2008) : Vers une Vie Dévote – Recherche des Mouvements d’Aujourd’hui en Eglise et dans la Société ». Prof. Dr. Ludwig Mödl (Université de Munich) a donné une conférence sur « Recherche de Spiritualité de la perspective de la Théologie Pastorale» Prof. Dr. Margit Eckholt (L’Université Catholique des Salésiens de Don Bosco à Benediktbeuern, Bavaria) à parler sur « Amitié et Communauté : une Lecture Dogmatico-Théologique de Philothée de St. François de Sales ». En plus il y a eu la présentation du nouveau livre salésien publié par Franz Sales Verlag, Eichstätt: Fromm und trotzdem normal. Die Franz von Sales Methode (Dévot et Sain Cependant: La Méthode de St. François de Sales), par un auteur Autrichien, Josef Dirnbeck. (L’édition de ce livre est assistée par une subvention de l’ICSS). L’auteur lui-même LETTRE DE L’ICSS 11 présent a lu des extraits de son livre. Il a sélectionné vingthuit éléments essentiels de l’Introduction à la Vie Dévote et les a décrits pour les lecteurs contemporains. Dans ce sens, ce livre offre un bon aperçu de la méthode qu’utilisait St. François de Sales pour enseigner aux Chrétiennes et Chrétiens comment vivre la dévotion dans la vie ordinaire. Le P. Herbert Winklehner, OSFS, a donné plusieurs entretiens sur des sujets salésiens sur radio Horeb, une station de radio catholique en Allemagne. Dans la série d’une heure de « Spiritualité », il a parlé de « Ste. Jeanne de Chantal : Nous devons toujours avoir confiance en Dieu » le jour de sa fête (12 août 2008), de « Louis Brisson et les Oblats de St. François de Sales, l’Auteur du Bestseller : son Introduction à la Vie Dévote célèbre son 400ème Anniversaire » à l’occasion de la solennité du saint (24 janvier 2009). L’entretien est diffusé en directe et les auditeurs ont l’occasion d’appeler et de poser des questions. Ces programmes de radio sont disponibles sur internet à : www.radio-horeb.de. Le Calendrier Salésien de l’Avent 2008 (www.salesadvent.de) a été dédié au 400ème anniversaire de l’Introduction à la Vie Dévote par St. François de Sales. Avec vingt-quatre citations clés tirées de l’Introduction, les lecteurs étaient préparés étape par étapes vers Noël. Comme compagnon spirituel sur la voie de fusion des Provinces d’Allemagne et d’Autriche-Allemagne du Sud des De Sales Oblats, un site spécial a été créé pour que les confrères ne s’informent pas seulement sur l’autre province mais y trouvent aussi une neuvaine mensuelle et une prière spéciale pour cette fusion : www.franz-salesverlag.de/provinzen. La communauté des De Sales Oblat à Salesianum Rosental, Eichstätt, Bavaria, célèbre le quatrième centenaire de l’Introduction à la Vie Dévote de plusieurs manières. Par exemple, il y a eu des « Sermons Philothée » spéciaux pour les dimanches de l’Avent. Le P. Johannes Haas, OSFS, prêchait sur « Tout commence par le désire (Nelly Sachs). Le désire de Dieu (Introduction, Part 1, chap. 1): Vers une Vie Dévote ». Le thème du P. Winklehner était « Le Sucre Prunier et Cordial. Benediction Eternelle à ceux qui cherchent Dieu (Introduction, Part 4, chapitre 13). » Le P. Sébastien Leitner, OSFS, a prêché sur « Réception de l’Amour de Dieu: Malédiction ou Don? Dieu a commencé par t’aimer depuis qu’il a commencé par être Dieu (Introduction, Part 5, chapter 14).» Il y a deux nouveaux chants allemands sur St. François de Sales et St. Marguérite Marie à la Coque. Ils sont disponibles sur: www.franzvonsaleslexikon.de, sous « Liturgie ». FRANCE Anticipant sur le Synode sur la Parole de Dieu, les Journées Salésiennes tenues à Troyes du 24-29 août 2008 ont eu comme thème : « Avec François de Sales, Vivre la Parole de Dieu Aujourd’hui ». Parmi les présentateurs et leurs sujets, il y a les suivants : P. Jean-Luc Lerroux, OSFS, « La Bible et St. François de Sales » ; P. Michel Tournade, OSFS, « A Partir de la Parole de Dieu, les relations humaines dans les Traditions Salésiennes et Brissonienne » et « La Parole de Dieu, Source de Similitude chez François de Sales » ; Philippe Legros, « Les saints ou l’Evangile chanté : Saint Louis » ; Sr. Geneviève-Agnès, OSFS, « Rachi, la Bible hébraïque et François de Sales » ; Mère Françoise-Bernadette Beuzelin, OSFS, « Evocation du Père Brisson » ; et Blandine Delayahe, « Le Message de la Fête de la Toussaint dans les Sermons de François de Sales et dans l’Ecole Française de Spiritualité ». Le thème des Journées Salésiennes de 2009 sera, « Avec François de Sales, vivre l’Esprit aujourd’hui ». Elles se tiendront à Troyes, 21-25 août 2009. Une Journée sera dédiée au 400ème anniversaire de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote. La Lettre de RES a publié la plupart des conférences et textes présentés au cours de ces Journées. La Lettre de RES, nr. 14 (août 2008), qui contient des matériels de 2007 Echanges Salésiens, 2007 Entretiens Salésiens du Bénin, et 2008 Journées Salésiennes, est maintenant disponible. Cette édition contient aussi une revue du volume de l’ICSS, Human Encounter in the Salesian Tradition [Rencontre Humaine dans la Tradition Salésienne] (2007), et un éditorial de Philippe Legros qui met l’accent sur la nécessité et la primauté de recherches de spécialistes dans les premières sources de traditions salésiennes. Ceux/celles qui paie à l’Association RES leur cotisation annuelle de membre reçoivent aussi une copy de La Lettre de RES. Pour plus d’information, veuillez contacter P. Jean-Luc Lerroux, OSFS, Président de l’Association RES at: [email protected]. ITALIE Le 8 novembre 2008, la Congrégation pour la Cause des Saints a reconnu les vertus héroïques de Sr. Maria Troncatti, une salésiennes qui a servi les indigènes d’Equateur. L’Archevêque Angelo Ameto, préfet de ce dicastère a présenté le décret en presence de la toute nouvelle Supérieure Générale élue de la Congrégation de Sr. Troncatti, les Sœurs Salésiennes de Don Bosco, Filles de Marie Secours des Chrétiens. Sr. Troncatti est la neuvième membre de cette famille religieuse à être déclarée vénérable, y compris Margarita Occhiena, la mère de St. Jean Bosco. L’agence d’information des salésiens (Zénit News) explique que Sr. Troncatti (1883-1969) a vécu avec la population Shuar au sud-est de l’Equateur pendant plus de quarante ans, entretenant « une grande mission d’évangélisation au milieu de beaucoup de danger ». HOLLANDE Dr. Judith de Raat, une théologienne laïque, a terminé un livre qui inclut quarante lettres de St. François de Sales et six de ses amis, en traduction Dutch. La présentation officielle du livre a eu lieu le 25 janvier 2009, au Salésianum à Schijndel, comme faisant partir de la célébration de la solennité de St. François de Sales à la fois par les De Sales Oblats et les membres des cercles salésiens. Chaque lettre est précédée d’une introduction. En plus, le livre a aussi une introduction générale et une dissertation conclusive. Cette collaboration positive et LETTRE DE L’ICSS 12 fructueuse entre Dr. De Raat et les De Sales Oblats entraînera sûrement d’autres publications. La thématique principale des quatre éditions 2009 du magazine salésien, OESalesiaans Contact sera le 400ème anniversaire de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote, avec une attention spéciale à Madame de Charmoisy, aussi connue comme Philothea. SOEURS DE LA VISITATION Une rencontre préparatoire pour la célébration du 400ème anniversaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation (1610-2010) a eu lieu au Monastère de la Visitation de Zangberg, près de Munich, Bavaria, début octobre 2008. La plupart des idées de cette rencontre ont déjà été réalisées : une prière du jubilée qui sera donnée à toutes les sœurs de la Fédération allemande de la Visitation, imprimée sur une bonne carte avec les portraits de Ste. Jeanne François de Sales et St. François de Sales. maison de formation. Ils enseignent tous à l’école Hands Together School de St. François de Sales à Cité Soleil. Les autres vivent à Kay Fomasyon St. François de Sales, 1 Rue Famosa/Delmas 33, Port-au-Prince. Comme raconte le P. Moore, cette bénédiction d’être témoin de la germination de vocation n’est pas sans ses défis, y compris logement, ressources financières, vie religieuse dans la culture haïtienne, etc., que le P. Moore et les deux oblats brésiliens, les P. Carlos Martins de Borda, OSFS, responsable de formation et Wilfrido Mosquera, OSFS, avec l’assistance du très expérimenté P. Hagan essaient de traverser. Hands Together a fait une contribution significative à la fondation des oblats comme l’indique avec gratitude le P. Moore, mais les oblats doivent maintenant assumer la part de lion du financement. La récente subvention du Fonds Chablésien est une indication de l’engagement des oblats dans cet apostolat qui vaut bien la peine. INSTITUT SECULIER DE ST. FRANCIS DE SALES Après deux années de formation, Monika Rauh est devenue un nouveau membre de l’Institut Séculier de St. François de Sales de la Région de Bavaria en professant les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. A cette occasion, une célébration eucharistique festive a eu lieu dans le village de Bavaria, Steinerskirchen, par le P. Franz Wehrl, OSFS, Directeur Adjoint de l’Institut (Région de Bavaria). L’homelie a été dite par le P. Herbert Winklehner, OSFS, qui a décrit trios elements essentiels de la vie salésiennes : (1) vivre en presence du Dieu aimant; (2) vivre cordialement, (de cœur-à-cœur) ; et (3) chaque jour est un recommencement. Angela Haucke, le Directeur Général de l’Institut était aussi présent. SOCIETE DE ST. FRANCOIS DE SALES En échange avec le P. Kiesel, le P. Hagan indique qu’en plus de la pauvreté comme question économique « il y a aussi une pauvreté qui semble faire partir de la culture haïtienne qui est plus profonde que la pauvreté économique. Il sent que les haïtiens font l’expérience de la pauvreté de la confiance-en-soi et/ou du self-estime. Ils semble perdre de vue le sens de leur valeur en temps qu’être humain et comme enfant de Dieu. Il parle d’[une] liturgie qu’il a célébré et au cours de laquelle il a baptisé plus de soixante enfant. Il disait que ces nouveaux baptisés ont une grande valeur – valeur en temps que personnes en elles-mêmes et valeur aux yeux de Dieu. Ayant dit ceci, l’assemblée a commencé par applaudir. Ceci l’[Hagan]a surpris, et il demanda s’il avait mal utilisé un mot en Créole, mais il fut rassuré par quelqu’un près de lui que non, les gens acclame parce qu’ils/elles n’avaient jamais entendu quelqu’un leur dire qu’ils/elles avaient de valeur. Ces gens ont besoin de connaître qu’ils/elles ont de la valeur, que Dieu les aime et qu’ils/elles ont de la valeur grâce à qui ils/elles sont et non pas tellement à cause de ce qu’ils/elles ont » (comme rapporté par le P. Moore). Au cours d’une retransmission vidéo de New York Times, le P. Hagan rapporte son experience directe d’une approche évangélique de la crise alimentaire en Haïti. Des membres du groupe de la Société de St. François de Sales d’Allemagne, d’Autriche et de la Suisse se sont retrouvés pour des jours de formation à Rastatt, BadenWürttemberg, les 12-14 septembre 2008. Le thème de la rencontre était : « Etre Religieux/se Sans Dieu – Le Défi du Nouveau Athéisme au Chrétiens ». L’animateur était Werner Höbsch, directeur de l’Institut du Dialogue Interreligieux de l’archidiocèse de Cologne, Allemagne. Son sujet était : « St. François de Sales et Madeleine Delbrel: Leurs Témoignages de Foi comme Réponse à la Nouvelle Athéisme ». Etats Unis Province Sud Américaine PROVINCE DE TOLEDO-DETROIT Juste après que la Région Sud Américaine soit devenu province, elle s’est engagée à prendre en charge Haïti comme une de ses missions, en plus de l’Equateur, de la Bolivie, et de La Bahia (Brésil). Au cours de sa récente visite à Haïti, le P. Aldino Kiesel, OSFS, Supérieur Général des De Sales Oblats, était impressionné par le nombre et la qualité des Haïtiens présentement en formation. Ceci inclut cinq scholastiques, trois novices, sept postulants, huit associés et neuf aspirants. Le P. Thomas Moore, OSFS, envoyé en mission dans la Province Sud Américaine de la Province de Toledo-Detroit et membre de l’équipe de formation rapport que les associés et les associés et les aspirants vivent avec le P. Tom Hagan, OSFS, à Hands Together House (Maison de Mains Ensemble) qui est à environ quinze minutes de la Les 23-25 octobre 2008, le biennal Séminaire de Spécialistes Salésiens s’est tenu au De Sales Resources and Ministries (DR&M), Stella Niagara, N.Y. Le thème du Séminaire était « Propagation de l’Esprit Salésien ». Suivant la procédure habituelle, les textes étaient préparés à l’avance puis distribué avant le Séminaire où les sessions de travail étaient réservées aux débats autour de ces textes. Les textes suivants ont été présenté puis discutés : Joseph F. Chorpenning, OSFS, « L’Interprétation emblématique de François de Sales de la mort de St. Joseph (Traité de l’Amour de Dieu, Lv. 7, ch. 13) » ; Paula McCarthy, VHM, « Le Suaire de Turin et St. François de Sales » ; Alexander T. Pocetto, OSFS, « La fermeté du Doux François de Sales (1567-1622) » ; Daniel P. Wisniewski, OSFS, « Chaînes d’Amour : l’Eternité de l’Amitié dans la 13 Spiritualité Salésienne » ; Christian Krokus, « L’Amitié Spirituelle dans la Tradition Salésienne Lu à la Lumière de la Compréhension de la Finalité Verticale de Lonergan » ; Wendy M. Wright, « La Transmission de ‘l’Esprit Salésien’ au 19ème siècle Année sainte » ; Patricia Siegel, « Caroline Carré et la Fondation des Filles de St. François de Sales » ; Thomas Dailey, OSFS, « La Perle de Perfection : Le Directoire Spirituel comme Moyens Privilégiés pour diffuser l’Esprit Salésien » ; Joseph Boensi, SDB, « l’Esprit Salésien, Mouvements Laïcs et Vie Consacrée dans l’Eglise » ; et Kathleen Brown, « St. François de Sales et une Théologie de Vocation ». D’autres participants étaient le P. John Graden, OSFS, Joanne Kinney, et Mary Grace McCormack, VHM. Dr. Wright et le P. Chorpenning et généreusement accepté de continuer la coprésidence pour le prochain Séminaire de Spécialistes Salésiens prévu pour du 20-24 octobre 2010, à DR&M. Comme 2010 est le 400ème anniversaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie, le thème du Séminaire sera : « l’Ordre de la Visitation : Son Histoire et Patrimoine Spirituelle ». Le Séminaire de 2010 inclura aussi un mini-séminaire par Dr. Jill Fehleison sur ses recherches sur l’épiscopat sur l’épiscopat de Claude Granier. St. François de Sales et Jean-François de Sales, aussi bien que des feuillets confessionnaux produits entre 1589 et 1665 par les Catholiques et Protestants vivant à Genève et en Savoie. La lettre de la Province de Toledo-Detroit, Bondings, 21/3 (Automne 2008), contient un article de Ceil Sharp sur la 26ème Conférence Nationale Salésienne Annuelle de Joseph F. Power, OSFS, sur la Spiritualité de St. François de Sales et de Ste. Jeanne de Chantal, tenue au Monastère de la Visitation de Mendota Heights, St. Paul, Mn., du 31 juillet au 3 août 2008. Le thème de la Conférence de 2008 était « Encourager le Leadership Salésien », et à cette occasion, DR&M a re-imprimé et une édition mis-à-jour de Leadership in the Salesian Tradition, (Leadership dans la Tradition Salésienne) originalement publié par l’ICSS en 2002 pour commémorer le 400ème anniversaire de la consécration épiscopale de St. François de Sales. Des copies de cette publication peut-être achetées à DR&M sur : www.desalesresource.org. La 27ème Conférence Nationale Salésiennes de Joseph F. Power, OSFS, (2009) commémorera le 400ème anniversaire de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote en mettant l’accent sur ce livre, sont contenu et sa spiritualité, et une manière de lier ceux-ci au moment présent. Tel que ce classique engage à une vie nouvelle, ainsi sera cette conférence, qui est prévue pour le 8 août 2009, via téléconférence en direct sur cinq sites : Wilmington, De., Washington, D.C., Mendota Heights, Mn., St. Louis, Mo., et Toledo, Ohio. Ce nouveau format intéressant adopté à cause de la crise économique actuelle offre aux participants un programme d’une journée « dans le confort de leur jardin », avec les composants habituels de la Conférence (prière, trois intervenants clés, débats facilités, un marché salésien à chaque endroit, et le déjeuné), n’ayant pas à porter le soucis des dépenses du transport et de l’hébergement. Pour plus d’information, aller à : www.desalesresource.org. LETTRE DE L’ICSS Dans un article « Envisioning a Salesian Culture » (Bondings, 21/2 [Summer 2008]), le P. John Graden, OSFS, Directeur de DR&M, indique les nombreux programmes salésiens, projets et services que le DR&M sponsorise. La grande partie du ministère de DR&M est l’évangélisation salésien, et dans ce sens il collabore avec St. Anthony Messenger Press pour developer les techniques de revitalisation des paroisses américaines. Le P. Graden entrevoit à l’avenir un ministère qu’il décrit comme la « Centrale Salésienne » qui, on l’espère, inclura les Oblats, les Visitandines, les Salésiens de Don Bosco et les Filles et Fils de St. François de Sales. « Son but », ditil, « est d’utiliser toute technique imaginable depuis les matériels imprimés au fichier mp3 et podcasts afin de marquer cette culture par la vision radicale » qui nous est donnée par François de Sales et Jeanne de Chantal de notre naturelle « bonté et attirance de cette bonté à la Bonté Absolue qui est Dieu ». PROVINCE DE WILMINGTON-PHILADELPHIA Sept novices avec leur maître des Novices, le P. Ken McKenna, OSFS, ont passé dix-jours d’étude-visite à De Sales University comme invités de la communauté de Wills Hall Oblate. Les P. Thomas Dailey, OSFS, et Alexander Pocetto, OSFS, ont chacun donné un petit cours sur la spiritualité salésienne. Un certain nombre d’Oblats de De Sales University – y compris les P. John Hanley, OSFS, Marc Gherardi, OSFS, Daniel Gambet, OSFS, Christopher Hudgin, OSFS, et Peter Leonard, OSFS – ont aussi parlé aux novices de plusieurs aspects de l’Oblat et de la vie d’université. Le plus récent ajout au website de De Sales Spirituality Center de la Province de Wilmington-Philadelphia est intitulé « Images in the Salesian Tradition” (Images dans la Tradition Salésienne) : www.oblates.org/spirituality/salesian_images. Cette section a été préparée et assemblée par le P. Michael Donovan, OSFS, offre la possibilité d’explorer (de “A” à “Z”) beaucoup d’écrits de François de Sales à partir des images qu’il utilise pour capturer l’imagination des personnes de sont temps et continue de capturer notre imagination aujourd’hui, pour éveiller notre intelligence, enflammer notre cœur et pour mouvoir notre volonté à « Vivre + Jésus ! » La présente collection inclut des images de l’Introduction à la Vie Dévote (William Ruhl, OSFS, traduction). Du travail est en cours pour ajouter à cette collection le Traité de l’Amour de Dieu et l’édition et traduction de Selected Letters, de Elizabeth Stopp. Un autre ajout au website de De Sales Spiritulity Center est intitulé “Year of St. Paul” (Année de St Paul) www.oblates.org/spirituality/year_stpaul. cette source offre une collection des nombreuses manières dont François de Sales utilise des exemples de la vie et du ministère de St. Paul pour informer, instruire et inspirer ses lecteurs/trices. Le website de la Province a été redessiné et mis à jour par son webmaster, le P. Kevin Nadolski, OSFS. Parmi les articles qu’il contient il y a des éditions archivées en pdf des Lettres de la Province, De Sales World. L’actuel LETTRE DE L’ICSS 14 numéro de De Sales World (21/3 [2008]) met l’accent sur un certain nombre d’oblats qui ont reçu une reconnaissance publique pour leurs réalisations extraordinaires. Le P. John Hurley, OSFS, pour la second victoire consécutive, entraîné une équipe salésienne de trois différents lycées de De Sales dans une compétition Modèle U.N. rassemblant des élèves de trente nations. Le Sister Thea Bowman Educational Foundation Legacy Award a été donné au Fr. Michael O’Neill McGrath, OSFS. Le P. Joseph Campellone, OSFS, President de Fr. Judge High School, Philadelphia, Pa., a été honoré par le Maire de Philadelphia, le Hon. Michael Nutter, du Cambridge Who’s Who Award. Parmi les grands Directeurs et Professionnels Américains: Monseigneur John Myers Award pour service à vie à l’éducation catholique a été présenté au P. William F. Davis, OSFS, à la convention annuelle de l’Association de l’Education Catholique Nationale. Le P. John Crossin, OSFS, a été élu president du North American Academy of Ecumenists (Académie Nord Américain des Œcuménistes). Une page spéciale du quotidien d’Allentown, Pa., The Morning Call, met l’accent sur la célébration de National Philanthropy Day 2008 (Journée Nationale de Philantropie). Le Chapitre de Eastern Pennsylvania de l’Association de Fundraising Professionals (AFP) annonçait huit gagnants du prix 2008 AFP philanthropic. Parmi ceux-ci il y a le P. Daniel G. Gambet, OSFS, President Emeritus de De Sales University, qui a reçu le Lifetime Achievement Award, de la plus haute distinction de AFP en reconnaissance à son grand qualité éthique personnelle et son engagement et dévouement à aider la société. Le Cours annuel de Anthony J. Ruggiero sur l’Eduction Catholique, sous les auspices du Salesian Center for Faith and Culture (SCFC), De Sales University, a été délivré le 8 septembre 2008, par la Mère Françoise-Bernadette Beuzelin, OSFS, Supérieure Générale des Sœurs Oblates de St. François de Sales. Son intervention, « St. Léonie Frances de Sales Aviat: Le Chemin qui Conduit Droit à Jésus » a été en français avec une présentation PowerPoint et la traduction assurée par une autre sœur oblate. La version anglaise de son enseignement avec des photos de l’événement sont disponible sur : www4.desales.edu/SCFC/RuggieroLecture.htm. A l’occasion d’une spéciale liturgie eucharistique à la chapelle de Wills Hall Oblate Community, en septembre 2008, dix-neuf étudiants (quatorze femmes et cinq hommes) ont été officiellement introduits au Center for Discernment at De Sales University par le P. Christopher Hudgin, OSFS, directeur du Centre. Le Centre assistera « ces étudiants qui croient qu’ils/elles seraient appelé(e)s à la vie religieuse, au sacerdoce ou au ministère laïc ecclésial, pour apprendre un peu plus sur ces vocations pendant qu’ils/elles poursuivent leurs études » a dit le P. Hudgin. « Les étudiants de ce programme vont prier et réfléchiront sur leur foi catholique et sur comment ils/elles pourront mieux servir Dieu dans l’Eglise du vingt-etunième siècle ». En lien avec la solennité de St. François de Sales, De Sales University a observé sa 4ème Semaine Annual Heritage, 1822 janvier 2009. La semaine commence avec la célébration de la Messe de St. François de Sales, le dimanche soir du 18 janvier, par le Rév. Mgr Stuart Swetland, Directeur de Homiletics et Pre-Theology et Presidential Special Counsel de Catholic Identity et Mission, de l’Université Mount St. Mary, Emmitsburg, Md. D’autres programmes de la semaine incluaient un Forum Bioéthique avec Dr. Peter Augustine Lawler, membre du Conseil Présidentiel de Bioéthique; une TableRonde de Littérature sur l’Introduction à la Vie Dévote, organisée par Dr. Joanne McKeown (Professeur de français et de Littérature, Moravian College, Bethlehem, Pa.), P. Donald Heet, OSFS, (Directeur de Pastoral Studies, Catholic University of America), et Rev. Bernard Bangley (Pastor emeritus, Quaker Memorial Presbyterian Church, Lynchburg, Va., et auteur de Authentic Devotion: A Modern Interpretation of the Introduction to the Devout Life [2002]) (Dévotion Authentique : Une Interprétation Moderne de l’Introduction à la Vie Dévote); un « Town Hall » sur la Communication Sociale avec Raymond Arroyo, créateur/hôte de « The World Over » et nouveau directeur de Eternal Word Television Network (EWTN); et le Mémorial Cours R. Wayne Kraft par Michael Novak, ancien ambassadeur des U.S. qui détient la Présidence de George Frederick Jewett en Réligion et Lois Publique à American Enterprise Institute, Washington, D.C. Publications LIVRES Père Louis Brisson (1817-1908): A Documented Biography, (Père Louis Brisson [1817-1908] : Une Biographie Documentée) trad. Joseph Baraniewicz, OSFS, Joseph Bowler, OSFS, William N. Dougherty, OSFS, Daniel G. Gambet, OSFS, Alexander T. Pocetto, OSFS, et Joseph F. Power, OSFS, ed. Alexander T. Pocetto, OSFS, et Daniel P. Wisniewski, OSFS (Philadelphia: Wilmington-Philadelphia Province, Oblats de St. François de Sales, 2008). Ce livre est une reduction et une traduction de la Biographie documentée qui constitue la plus grande partie du volume par le P. Yvon Beaudoin, OMI, Trecen. Beatificationis et Canonizationis Servi Dei, Aloisii Sacerdotis et Fundatoris Oblatorum et Oblatarum S. Francisci Salesii (1817-1908): Positio super virtutibus (Rome, 1998). Le livre est disponible pour achat ($35pour les Oblats et $40 pour les nons-Oblats, en plus des frais d’envoi) en contactant Ian Kelly par email : ([email protected]) ou par téléphone (410-398-3057). Timothy Byerley, The Great Commission: Models of Evangelization in American Catholicisim (New York: Paulist Press, 2008). L’auteur indique (pp. 14-15) que la vie et les écrits de St. François de Sales sont des exemples remarquables de modèle d’évangélisation. Jack Doogher, Awakening to Now (Stella Niagara, N.Y.: De Sales Resources and Ministries, 2008). L’intention de l’auteur est que ce livre soit une sorte de vade mecum qui aidera à approfondir et à enrichir l’estime de la pratique de la Direction d’Intention. 15 Jahrbuch für Salesianische Studien (Livre d’Année pour Etudes Salésiens), Vol. 39, ed. Arbeitsgemeinschaft für Salesianische Studien (Groupe de Travail pour Etudes Salésiens), (Eichstätt: Franz Sales Verlag, 2007). Auteurs et Sujets : P. Franz Wehrl OSFS, “Pour l’Année Commémorative du 100ème Anniversaire de la Mort du P. Louis Brisson (1908-2008) » ; Sr. Agnes-Theresia Furian OSFS, “P. Louis Brisson et les Sœurs Oblates”; Raymund Fobes, “Objectivité Scientifique et Vérité Salésienne de Dieu: Approches du P. Brisson” et “Mourir en Présence de Dieu : La Mort du P. Brisson – Inspiration pour Nos Vies » ; Josef Schreier, “Indifférence et Joie: Traces Littéraire de la Pensée Salésienne » LETTRE DE L’ICSS —————. “Self-acceptance not Self-Esteem as a Basic Principle of Salesian Pedagogy,” (L’Acceptation de Soi et non l’Estime de Soi comme Principe de Base de la Pédagogie Salésienne) Indian Journal of Spirituality 21/3 (July-Sept., 2008): 235-51. Herbert Winklehner, OSFS, “Gott segnet die liebenden Herzen. Leben und Werk des vor 100 Jahren verstorbenen Louis Brisson (suite à la page 16) Agnès Walch, La spiritualité conjugale dans le catholicisme français, XVIe- XXe siècles (Paris: Les Éditions du Cerf, 2002). L’auteur fait ressortir comment l’Introduction à la Vie Dévote a été une source fondamentale dans le développement d’une spiritualité de mariage dans le catholicisme français. Pour un extrait de ce livre, visiter : www.cairn.info/revue-annales-dedemographie-historique-2003-1. ARTICLES XVIIe Siècle, un journal académique publié par Presses Universitaires de France et dédié à l’histoire litéraire du 17ème siècle France, a récemment consacré une édition nr. 235 (2007/2) à regrouper des articles sur St. François de Sales. La section est introduite par Emmanuel Bury, “Relire saint François de Sales” (337-39), et contient les études suivantes : Hélène Michon, “François de Sales: de l’anthropologie à la mystique” (341-57); Laurence Devillairs, “La supposition impossible: De François de Sales à Descartes” (359-71); Benedetta Papasogli, “L’abeille et la colombe: la méditation chez François de Sales” (373-91); et Christian Belin, “La naïveté amoureuse dans le Traité de l’Amour de Dieu,” (393-412). Pour plus d’information et/ou achat d’articles individuel, aller sur : www.cairn.info/revue-dix-septième-siécle-2007-2. Lewis S. Fiorelli, OSFS, “The Secret to Holiness: St. Francis de Sales’s Introduction to the Devout Life,” (Le Secret de la Sainteté: L’Introduction à la Vie Dévote de St. François de Sales) Columbia Magazine 89/2 (Feb. 2009): 12-15. Viviane Mellinghoff-Bourgerie, “L’écrivain au service des âmes: tradition et avatars de l’épistolarité spirituelle” Travaux de littérature 21 (2008): 117-30. Cet article de point met l’accent sur St. François de Sales aussi bien que plusieurs de ses contemporains. Philipp Müller, “Geistliche Begleitung und sakramentale Beichte” (Direction Spirituelle et le Sacrement de Confession) Geist und Leben 4 (juillet/août 2008): 250-51. Müller cite l’Introduction à la Vie Dévote de St. François de Sales Alexander Pocetto, OSFS, “De Sales’s Vision of Ecclesial and Consecrated Life,” (La Vision des De Sales sur l’Eglise et la Vie Consacrée) Review for Religious, 67/3 (2008): 266-80. L’ICSS NEWSLETTER a été créé en 1997 et est une publication biannuelle de la Commission Internationale pour les Etudes Salésiennes (ICSS) des Oblats de St. François de Sales (Joseph F. Chorpenning, OSFS, Président; Valdir Formentini, OSFS; Dirk Koster, OSFS; Herbert Winklehner, OSFS). Son objectif premier est la diffusion à une échelle mondiale d’informations relatives aux études salésiennes (St. François de Sales ; Ste Jeanne de Chantal ; P. Louis Brisson ; fondateur des oblats de St. François de Sales ; les Oblats de St. François de Sales ; les Sœurs Oblates de St. François de Sales ; La Visitation Sainte Marie ; les Instituts Laïcs et autres groupe religieux membres de la Famille Salésienne). Editeur: Joseph F. Chorpenning, OSFS (Saint Joseph’s University Press, 5600 City Avenue, Philadelphia, PA 191311395, USA; email: [email protected]) Publication: Alexander T. Pocetto, OSFS. Les articles pour prochaines publications devront être envoyés au P. Pocetto par email ([email protected] ), fax (610/282-2059), ou par courrier à (De Sales University, 2755 Station Avenue, Center Valley, PA 18034-9568, USA). Dessein, mise en page, et tirage à Printing Office of Saint Joseph’s University Press, 5600 City Avenue, Philadelphia, PA 19131-1395, USA. N° 23 mars 2009 L’HISTOIRE DERRIERE L’HISTOIRE DE L’INTRODUCTION A LA VIE DEVOTE (suite de la page 7) 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. 25. “François de Sales à l’école des jésuites,” 409-11; Lajeunie, 1: 75119; and Wirth, 71-84. St. Gregory the Great, Dialogues, trans. O. Zimmerman (New York: Fathers of theChurch, 1959), 55-56 (quote at 55). Lajeunie, 1: 91. For the text of these exercises, see OEA, 22: 21-44; English translation and edition: St. Francis de Sales, Spiritual Exercises, trans. W. N. Dougherty, OSFS, edited with an introductory essay, notes, and bio-bibliographical note by J. Chorpenning, OSFS, Peregrina Translation Series, No. 20 (Toronto: Peregrina Publishing Co., 1993). Histoire du bien-heureux François de Sales . . . 2 vols. (Paris: Louis Vivès, LibraireÉditeur, 1857), 1: 18-19 (my translation). H. Burton, The Life of St. Francis de Sales, adapted from Abbé Hamon’s Vie de S. François de Sales [1854-55], 2 vols. (London: Burns Oates and Washbourne, 1925), 1: 50. It might also be noted that on the front and end pages of his copy of the Spiritual Combat, Francis copied an abridged version of the spiritual exercises he had worked out under Possevino: see Ravier, Sage & Saint, 40. Wirth, 81, note 32. B. Diefendorf, From Penitence to Charity: Pious Women and the Catholic Reformation in Paris (New York: Oxford Univ. Press, 2004), 79. Ibid., 101-105; E. Dubois, “The Hôtel Acarie: A Meeting Place for European Currents of Spirituality in Early Seventeenth-Century France,” Durham University Journal 71 (1979): 187-96; and W. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” in Alive for God in Christ Jesus: Proceedings of the Conference on the Contemporary Significance of the French School of Spirituality, 18-24 August 1995, Simpsonwood Conference and Retreat Center, Norcross, Ga. (Buffalo: St. John Eudes Center, 1995), 157-67, esp. 157. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 157. C. Healey, SJ, Christian Spirituality: An Introduction to the Heritage (New York: Alba House, 1999), 290. On this controversy, see Healey, 291; and W. Thompson, “Introduction,” to Bérulle and the French School: Selected Writings, trans. L. Glendon, SS, Classics of Western Spirituality (New York: Paulist Press, 1989), 1-101, esp. 14-16. W. Wright and J. Power, OSFS, “Introduction,” to Francis de Sales, Jane de Chantal, Letters of Spiritual Direction, trans. P.-M. Thibert, VHM, Classics of Western Spirituality (New York: Paulist Press, 1988), 9-91, esp. 9. L. Fiorelli, OSFS, Six Fundamental Themes of Salesian Spirituality (Wilmington, De.: Wilmington-Philadelphia Province, Oblates of St. Francis de Sales, 2006), 22. 26. 27. 28. 29. 30. 31. 32. 33. 34. 35. 36. 37. 38. 39. 40. Etudes Salésiennes Dans Le Monde (suite de la page 15) (1817-1908), des Gründers der Oblatinnen und Oblaten des hl. Franz von Sales” (Dieu Bénit les Coeurs Aimables. Vie et Travail de Louis Brisson [1817-1908], le Fondateur des Sœurs Oblates et des Oblats de St. François de Sales, Mort il y a 100 Ans), Ordensnachrichten, (47. Jahrgang 2008/Heft 3): 77-80. LIVRE CRITIQUES Roland Calvert, OSFS, “New Brisson Biography Makes the Ordinary Extraordinary: A Review of the Biography, Louis Brisson (Nouvelle Biographie. Rendre l’Ordinaire Extraordinaire: Un Critique de la Biographie, Louis Brisson) par Dirk Koster, OSFS,” dans Bondings, 21/2 (Eté 2008). Adrien Gambart’s Emblem Book (1664): The Life of St. Francis de Sales in Symbols, (Philadelphia: Saint Joseph’s Univ. Press, 2006) Critique de Pedro E. Campa, in See, e.g., the fragment of a letter (c. 1605-8) to Madame de Chantal, in which Francis enumerates how Mary practiced the little virtues throughout the course of her life, from the Annunciation to the foot of the cross at Calvary (OEA, 14: 10910); and Fiorelli, 20-21. Cf. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 163. Wright notes that Bérulle tends to favor Paul and John as interpreters of the Christ-event, and Francis, the Synoptics and approaches of Bernard of Clairvaux, Francis of Assisi, and Ignatius of Loyola (ibid., 164). Paul was key for Francis as well. For a theological assessment of the French School, see J. Saward, “Bérulle and the French School,” in The Study of Spirituality, eds. C. Jones, G. Wainwright, and E. Yarnold, SJ (New York: Oxford Univ. Press, 1986), 386-96, esp. 394-96. Ravier, Sage & Saint, 112. St. Francis de Sales: A Testimony by St. Chantal, ed. and trans. E. Stopp (Hyattsville, Md.: Institute of Salesian Studies/London: Faber, 1967), 96. Thompson, 11-13; Healey, 288-89. See, e.g., Lajeunie, 2: 3-52; H. Mackey, OSB, “St. Francis de Sales and the Formation of the Clergy,” American Ecclesiastical Review, new series 9/5 (Nov. 1898): 549-64; and the following essays in L’image du prête dans la literature classique (XVIIe– XVIIIe siècles): Actes du colloque organisé par le Centre “Michel Baude—Littérature et spiritualité” de l’Université de Metz, 20-21 novembre 1998, ed. D. Pister, Recherches en littérature et spiritualité, vol. 1 (Bern: Peter Lang, 2001): B. Delahaye, “La visage du prête selon François de Sales (1567-1622) à la lumière de sa Correspondance,” 25-46, and J. Hennequin, “Aspects du sacerdoce selon François de Sales,” 47-52. On the Oratory, see ibid., B. Meuret, “L’Oratoire de France: Lieu d’expérimentation d’une nouvelle orientation du statut du prête au début du XVIIe siècle,” 17-24. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 158. Thompson, 58. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 158-59. Lajeunie, 2: 242. Also see Bremond, 1: 133-34; Ravier, Sage & Saint, 112; and M. Müller, St. Francis de Sales (New York: Sheed & Ward, 1937), 14-15. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 157, and Seeking God’s Will Together: Discernment in the Salesian World of Hearts (Wilmington, De.: Wilmington-Philadelphia Province, Oblates of St. Francis de Sales, 2003), 6. Letter of 24 July 1607 to Madame de Chantal (OEA, 13: 304); and J.-P. Camus, The Spirit of St. François de Sales, ed. and trans. C. F. Kelley (New York: Harper, 1952), 194. Quoted in La Bedoyere, 35-36. OEA, 12: 270 (English translation: Francis de Sales, Jane de Chantal, Letters of Spiritual Direction, 104). Ravier, Sage & Saint, 181. Sixteenth Century Journal 39 (2008): 590-91, et de David Graham, dans Renaissance et Reformation/Renaissance et Réforme 30/3 (Summer 2006/2007): 135-37. Human Encounter in the Salesian Tradition: Collected Essays Commemorating the 4th Centenary of the Initial Encounter of St. Francis de Sales and St. Jane Frances de Chantal (Rencontre Humaine dans la Tradition Salésienne: Collection de Traités Commémorant le 4ème Centenaire de la Rencontre Initiale de St. François de Sales et de Jeanne Françoise de Chantal) (Rome: ICSS, 2007), Critique de Hélène Bordes, dans La Lettre de RES, No. 14 (August 2008): 146-47. Elisabeth Stopp, A Man to Heal Differences: Essays and Talks on St. Francis de Sales (Un Homme pour Guérir les Différences: Traités et Exposés sur St. François de Sales) (Philadelphia: Saint Joseph’s Univ. Press, 1997), Critique de Henry Philips, dans Modern Language Review 94/3 (1999): 535-36.