LETTRE DE L`ICSS

Transcription

LETTRE DE L`ICSS
N° 23 mars 2009
LETTRE DE L'ICSS
Fondée en 1997 – Publication bisannuelle de la Commission Internationale des Etudes Salésiennes (ICSS) des
Oblats de Saint François de Sales
L’HISTOIRE DERRIERE L’HISTOIRE DE
L’INTRODUCTION A LA VIE DEVOTE
Figure 1. Grégoire Huret (1606-70), St. François de Sales comme Auteur
Spirituel, (détail), gravure du 17ème siècle. Un des meilleurs graveurs du
17ème siècle, France, Huret n’était pas étranger des sujets salésiennes,
comme sa série de trois gravures illustrant la biographie de Ste Jeanne de
Chantal par Henri Maupas de Tours, 1644, atteste (voir ICSS Lettre, N°16
[Juillet-Août 2005]: 1-5). Comme ses gravures pour la biographie de
Jeanne, le portrait de St. François de Sales par Huret ici est aussi détaillé
dans son attention à la texture, une disposition architecturale complexe et
les figures élégamment posées. Assis à un bureau sur lequel est placé un
crucifix et fixant directement celui qui le regarde, François tient une plume
dans sa main droite, pendant que sa main gauche indique Vive Jésus, écrit
à la page gauche d’un livre ouvert. En haut, à gauche du coin de la gravure,
putti tient des copies de ses divers livres : (sens contraire à l’aiguille d’une
montre) le Traité de l’Amour de Dieu (sous le standard), la Défense du
Standard de la Sainte Croix, l’Introduction à la Vie Dévote, les Sermons, les
Conférences Spirituelles, et les Lettres.
Au cours de ce premier quart du 21ème siècle, nous avons
eut le privilège de célébrer le 400ème anniversaire d’un
certain nombre d’évènements clés dans la vie de St.
François de Sales (1567-1622). 2002 était le quatrième
centenaire de son ordination épiscopale (aussi bien le
125ème anniversaire de sa déclaration comme Docteur de
l’Eglise Universelle); 2004, de la rencontre initiale de
François avec St. Jeanne Françoise de Chantal (15721641); et 2006, de l’établissement de l’Académie
Florimontane. L’année prochaine, 2010, est le 400ème
anniversaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation, le
fruit de cette première rencontre de François et Jeanne;
2016, de la publication du travail de François, Le Traité de
l’amour de Dieu; et 2022, du passage à la vie éternelle de
notre saint. Enfin mais pas des moindres, cette année 2009,
est le 400ème anniversaire de la publication du livre le plus
populaire et le plus vendu de François, Introduction à la
vie dévote (Figure 1).
Quelques éléments de l’histoire de comment l’Introduction
est parvenu à être bien connu 1. La jeune Louise de Châtel,
Madame de Charmoisy (1587-1645), était mariée au
cousin de François, Claude de Charmoisy, et, comme il
arriverait avec Jeanne un an un peu plus tard, François
rencontrait Louise pour la première fois quand elle était
assise devant lui parmi les fidèles lorsqu’il prêchait en
Janvier 1603. Bien que Louise sente fortement que le
sermon de François s’adressait spécialement à elle, ce ne
serait qu’après quatre ans, en Avril 1607, qu’elle s’était
formellement donnée sous sa direction, demandant à
l’Evêque de la guider dans son effort d’avoir une vie
chrétienne au milieu du luxe et de la morale décadente de
la loi.
Pendant que Louise se préparait à quitter Annecy pour six
mois afin de plaider son cas devant le sénateur à
Chambéry, François lui avait donné quelques brefs traités
ou Mémoires qu’il avait écrit sur plusieurs sujets spirituels
à prendre avec elle—e.g., comment préparer la journée
pour accommoder une vie de dévotion, les vertus
chrétiennes, la signification de la vie de “perfection” (en
ce temps, un terme synonyme avec les vœux de la vie
religieuse), etc. et exercices—e.g., la prière et la
méditation, etc. L’évêque avait composé ces traités ou
mémoires dans le cours de plusieurs années, les ayant en
mains pour partager, au besoin, avec ses différents dirigés.
Pendant son séjour à Chambéry, François conseillait
Louise de se rendre disponible à la direction du Jésuite
Jean Fourier, le recteur du collège de la Société de Jésus
là-bas.2. Louise montrait les mémoires de François à
Fourier, qui aussi avait été le directeur spirituel de
François, et, dans une lettre du 25 Mars 1608 à François, il
demandait à notre saint de publier ce matériel en forme de
livre.
2
L’Introduction était la première publiée en 1609, et
rapidement vendu (Figure 2). Immédiatement François
s’est mis à travailler sur la deuxième édition, qui était
publiée en ou juste avant Septembre 1609.
Figure 2. Page de couverture de la première édition de l’Introduction à la Vie Dévote
(1609), illustré avec une gravure de la Piétà, qui apparait aussi dans plusieurs des
suivantes éditions. Provenant de la dévotion méditative médiévale sur la passion du
Christ, les images de la Piétà ne se focalisent pas principalement sur la douleur de la
Vierge Marie, mais plutôt sur les plaies rédemptrices du Christ alors que son corps mort
repose sur les genoux de sa mère, qui l’offre en adoration aux observateurs. Une
interprétation possible de la piéàé dans le contexte de l’introduction est que, dans la
vision spirituelle salésienne d’un con-joint monde de cœurs humain et divins, Marie est la
personne dont le cœur, préservé du péché, battait plus près du cœur de Dieu, faisant
ainsi d’elle le modèle de la vie dévote, dont la “sainte et sacrée devise,” est “Vive
Jésus!” (Introduction, Livre 3, chapitre 23).
François ajoutait de nouveau matériel à cette édition. Par
exemple, en Février 1609, il écrivait à Madame de Chantal
pour lui demander de lui retourner “toutes les lettres et
mémoires je t’avais envoyés, si tu les as encore,”3 utilisant
ce matériel pour augmenter son texte, dont il a lui-même
changé et réorganisé, et duquel il a aussi supprimé certains
matériels. Trois chapitres étaient par mégarde sautés de la
seconde édition, donc François prépara une troisième
édition (1610), mais il contenait aussi des erreurs, comme
celle de l’édition de 1616. L’édition définitive de
l’Introduction était publiée en 1619; celle-ci est la version
familière aux lecteurs d’aujourd’hui. Depuis la première
édition, François avait fait plus de1.000 amendements
purement stylistique à son texte.
Si grande et immédiate était la succès de l’Introduction au
point qu’au cours même la vie de François c’était traduit
dans les grandes langues européennes, et depuis ce temps
le livre est traduit en plusieurs autres langues, incluant le
Basque, le Chinois, le Grec moderne et l’arménien. Il y
avait aussi des fausses éditions. Quel était le secret de la
réussite de l’Introduction?
Au premier tirage, l’ [Introduction]
…répondait à un grand besoin dans la culture
Catholique. L’intérêt à la vie spirituelle était
grand parmi les gens de tous les états de vie.
Plusieurs des classiques sur la prière des pratiques
spirituelles venaient d’être disponibles en
vernaculaires et les gens avaient grand désir de les
lire. Les gens cherchaient aussi des guides pour la
LETTRE DE L’ICSS
vie spirituelle, et les hommes comme François,
qui avaient beaucoup à dire sur le sujet, étaient
recherchés. Parce que beaucoup des textes
classiques sur la prière étaient écrits pour et par
des personnes de vocation monastique et donc
reflétait une spiritualité appropriée au retrait, et
parce que les directeurs spirituels n’étaient pas
disponible à venir, il y avait un grand besoin du
livre qui offrait quelques sagesses collectives des
siècles de l’expérience chrétienne et qui seraient
accessible aux gens de différents états de vie . . .
[François] avait quelque chose à partager que [les
gens de différents états de vie] avaient faim
d’entendre. . . .4
Depuis la première édition de l’Introduction, ça n’a pas
jamais cessé d’aller à l’imprimerie, et il continue à offrir
de conseils pratiques à d’incomptables croyants, religieux,
et clercs.
Il y a aussi un “arrière-plan” à l’Introduction— l’histoire
derrière l’histoire – dont les éléments peuvent être moins
familiers. Cet arrière-plan a deux éléments principaux :
premièrement, les temps où François était étudiant à Paris
et à Padoue ; et second, sa visite à Paris en 1602. Plusieurs
récits de la composition de la première édition de
l’Introduction de François expliquent qu’il les mettait
rapidement ensemble, pendant un emploi du temps chargé,
en les retravaillant en séries de mémoires qu’il avait
envoyé à Madame de Chamoisy et à d’autres comme elle
en forme de chapitre, les adressant à une personne
imaginaire de “Philothée,” un nom féminin qui signifie
simplement “amoureuse de Dieu.” Alors que cette
explication a tout de vrai, l’arrière-plan de l’Introduction
nous invite à considérer ce classique salésien d’une plus
large perspective, souvent sous-estimé, selon laquelle il est
le fruit d’une longue période de développement spirituel
personnel et d’une gestation de la part de François. Ceci
est l’approche prise dans cet essai.
I. Portrait d’un Saint comme un jeune homme
François au collège des Jésuites à Clermont à Paris
L’histoire de l’Introduction commence actuellement avec
les propres efforts de François comme un laïc qui vit la vie
dévote pendant ses temps d’études à Paris et Padoue.
Comme un maître et directeur spirituel, François
transmettait à d’autres les leçons qu’il a lui-même appris
d’abord.5 Pour François, ce processus d’apprentissage
commençait des décennies avant son engagement dans le
ministère de la direction spirituelle qui conduisit à la
composition et publication de l’Introduction.
De 1578 à 1588, François étudiait les humanités,
l’anthropologie, la philosophie, et les arts modernes au
Collège des Jésuites à Clermont à Paris, qui était la
première institution d’éducation de la Société de Jésus en
France.6 Ces années étaient capitales non seulement pour
la formation intellectuelle de François, mais aussi son
développement spirituel. Selon le témoignage même de
François, donné plusieurs années après, sa premièrement
difficulté était de savoir ce qu’est la vraie dévotion – un
sujet qu’il a pris au début de l’Introduction — comme
jeune étudiant à Paris.
3
C’est nécessaire d’éviter de comportement
étranger puisque tout ce qui est corrompu doit être
évité… Je veux dire jouer au dévot et saint à
l’extérieur comme j’en faisais. Lorsque j’étais
jeune étudiant dans cette ville, j’avais
soudainement une grande ferveur et désir d’être
saint et parfait. Je commençais à imaginer que
devenir un saint je dois baiser ma tête quand je dis
l’office des heures, parce qu’un autre étudiant, qui
était vraiment un saint, l’avait fait. Je l’ai fait avec
beaucoup d’attention quelques fois, mais sans
devenir plus saint.7
En toute vraisemblance, c’est à Clermont que François
était exposé aux Exercices spirituels, de Saint Ignace de
Loyola, qui avait une longue et formatrice influence sur
lui. Une des leçons endurantes que François a appris des
Exercices et des Jésuites à Clermont — une leçon qui
serait renforcée à Padoue par le Combat Spirituel (1589)
de Lorenzo Scupoli—est le travail de la vie spirituelle au
milieu d’un monde qui demande de stratégie. La clé en
était la préparation de chaque jour : participation
quotidiennement à la Messe, prière méditative, réception
fréquente de la sainte Communion, confession
hebdomadaire, dévotion à la Vierge Marie et aux saints, la
pratique des vertus bien sûr, spécialement l’obéissance,
l’humilité, la piété, la fidélité aux responsabilités de
chaque état de vie, la civilité et la chasteté. Ceux-ci
deviendront plus tard les éléments centraux de la seconde
et troisième partie de l’Introduction.8
Lorsqu’il était à Clermont, François faisait partir du
mouvement de Marie, élu secrétaire à une étape, il en
devint plus tard président. Ce mouvement faisait partie
d’un réseau européen des groupes promus et maintenus par
les Jésuites, plusieurs dans les écoles de la société, avec
pour intention de renforcer le développement spirituel de
leurs étudiants et implicitement revitaliser et transformer la
plus grande société Catholique.9 L’expérience de François
dans le mouvement Marial à Clermont doit avoir influencé
l’importance que plus tard, il accorde à l’amitié et à la
communauté pour la vie dévote :
LETTRE DE L’ICSS
de sa vie et son ministère: “avoir compassion pour la
faiblesse des autres.”10
La compassion était la lunette à travers laquelle François
lisait la volonté de Dieu sur le salut universel, qui révèle la
compassion divine et douceur, qui est dans le don totale
(Kenosis) du Christ crucifié. Ceci est le prototype que la
compassion de François pour les autres cherchait à imiter,
et la bonté et l’humilité salésienne personnalise et
cherchent à rendre présent dans la relation humaine.11
Comme François insiste dans l’Introduction, Livre 3,
Chapitre 8, l’humilité et la douceur nous rendent plus
proche imitateur du Christ, qui, dans Mt 11 : 29, nous
invite tous à apprendre ces vertus de Lui.
La règle de vie de François à Padoue
Après avoir reçu sa licence et sa maîtrise en arts à Paris et
une brève visite avec sa famille, François s’était inscrit
pour de hautes études le 26 Décembre 1588 à l’Université
de Padoue. Il est inscrit dans le registre de l’université
comme Nob. D. Franciscus Salesius, Sabaudus Gallus
c.a.d “Noble Seigneur, François de Sales, le Savoyard
parlant Français.” A Padoue, François étudiait le droit
pour plaire à son père, et la théologie pour lui-même, car il
avait déjà discerné sa vocation à la prêtrise. Ces études
terminées, trois ans plus tard, François recevait un double
doctorat en droit canonique et en droit civil.
La bonne dévotion est communiquée d’un cœur à
un autre… Pour des personnes qui vivent au
milieu des mondains et qui embrassent la vraie
vertu, il est nécessaire qu’elles se joignent à
d’autres comme elles par le lien de l’amitié sainte
et sacrée; afin que par ce moyen elles
s’encouragent, s’assistent, et se conduisent les uns
les autres dans la bonté (Introduction, Livre 3,
chapitre 19).
Aucune considération n’est complète sans référence à ses
six semaines de tentation de désespoir de salut pendant les
études de François à Paris —la première expérience de sa
vie et la fondation théologique de la spiritualité salésienne
(Figure 3). Le fruit de cette expérience est la solide foi de
François dans la vérité biblique de la volonté de Dieu de
sauver toutes/tous (1 Tm 2:4), fondation théologique de
l’appel universel à la sainteté. Au cours de ses nuits,
François s’était confié à son ami, Jean-Pierre Camus
(1584-1652), évêque de Belley, qui avait lui-même appris
une leçon qu’il n’oublierait jamais et qui guiderait le reste
Figure 3. Statue de Notre Dame de la Bonne Délivrance de l’église des Dominicains de
Saint-Étienne-des-Grès, présentement dans le couvent des Sœurs de St. Thomas de
Villanova, Neuilly-sur-Seine. Une profonde dévotion à la Vierge Marie faisait partie de la
vie spirituelle de St. François de Sales depuis sa jeunesse. Peu après son baccalauréat
au Collège des Jésuites de Clermont à Paris, il devenait membre de son mouvement
Marial, et en son temps, il fut élu son secrétaire, et plus tard son président. Au
paroxysme de son angoisse de six-semaine de désespoir de son salut François fut
délivré de ce combat après avoir prié le Memorare devant cette statue de La Vierge. Ces
jours de nuit ont laissé une marque indélébile dans la vie de François et la suite de son
ministère, lui apprenant a avoir compassion de la faiblesse et des difficultés des autres.
La compassion était le verre à travers lequel il lisait la Vérité Biblique de l’universel
volonté salvifique de Dieu (1 Tm 2:4), incarnée dans le Christ crucifié — l’archétype que
sa propre compassion pour les autres cherche à réfléter..
LETTRE DE L’ICSS
4
Figure 4. Antonio Possevino, S.J.,
tableau. Pendant ses années
d’études à Padoue, St. François
de Sales cherchait à continuer à
cultiver sa vie spirituelle dans
l’élan qu’il s’était proposé à Paris.
Pour cette raison, il s’est mis
sous la direction du Jésuite Italien
Antonio Possevino (1534-1611),
un théologien de renommé,
humaniste, et un diplomate papal.
Grâce à sa bonne maîtrise du
monde de la politique et de la
religion, Possevino insuffla en
François
l’universel,
le
cosmopolite,
et
l’univers
catholique qui deviendront la
marque de notre saint. Sous la
direction de Possevino, François
composait
un
ensemble
d’“exercices spirituels”
pour
l’aider à approfondir sa vie
spirituelle alors qu’il est au cœur
de le vie tumultueuse d’étudiant.
Plus tard François inclura plusieurs de ses exercices, sous une forme révisée, dans
l’Introduction à la Vie Dévote.
Pendant ses années d’études à Padoue, François continuait
à approfondir sa vie spirituelle. Pour progresser dans la
ferme fondation faite à Paris, François se confia à la
direction du Jésuite Italien Antonio Possevino (15341611), un théologien de renommé, un humaniste et un
diplomate papal, qui servirait comme le maître spirituel et
intellectuel de François (Figure 4). Les deux ont maintenu
une amitié à vie. La bonne compréhension de Possevino
des problèmes de l’Eglise dans le territoire de Genève a
rendu possible un accompagnement spécial du talentueux
étudiant Savoyard, dont il a aidé la vocation sacerdotale à
se clarifier et s’affirmer. Avec ses bonnes connaissances
du monde politique et de la religion, Possevino mettait en
François l’universel, la société moderne et la vision
catholique qui deviendront la marque de notre saint.12
Sous la direction de Possevino, François composait une
règle de vie, François les appelle “exercices spirituels”—
pour l’aider dans l’approfondissement de sa vie spirituelle
pendant son temps d’études à Padoue. Plus de mille an
plus tôt, St. Benoit (480- 547), dans une situation
comparable, repoussé par l’image de “plusieurs de ces
collègues étudiants tombant tout le temps dans le vice,”
fuis Rome pour le désert, pour ainsi devenir à l’ouest, le
patriarche de la vie monastique.13. De son côté, François
choisissait une option différente: “Il n’était pas allé en exil
pour éviter le danger, mais il avait à se préparer et à agir
avec prudence dans un monde périlleux… la vie
chrétienne demandait de stratégie. Un chrétien devrait
vivre dans le monde, sans être du monde, et ceci était de
l’ordre de l’art.”14
La “stratégie” et “l’art” de François étaient un ensemble
d’exercices spirituels.15 Comme son neveu, biographe, et
son successeur comme évêque de Genève, CharlesAuguste de Sales (1606-1660) explique, François
“prescrivait pour lui-même des règles dont l’observance
lui permettait d’éviter les dangers de cette vie mortelle et
de marcher à pas sûrs sur le sentier glissant du monde.”16
Plusieurs exercices décède l’Introduction: e.g. la
“Préparation du jour,” Partie 2, Chapitre 10 ; “Règles pour
bien passer la journée,” Partie 2, passion et “Règles pour la
conversation et les rencontres sociales,” les chapitres sur
l’amitié, la société, le discours, et la conversation dans la
partie 3. Mais ceci n’est pas la seule similitude entre la
règle de vie de François à Padoue et son bestselling
classique spirituel édité plus tard.
Impressionné par la praticalité, la sagesse, et l’excellence
de ses exercices, certains collègues étudiants de François
obtenaient sa permission de faire des copies à leur propre
utilisation et avantages. Dans ce sens, “ils devenaient à
petit échelle ce que l’ [Introduction] était devenue après
dans une plus grande sphère.”17 C’est donc sans grande
surprise que ces exercices ont occupé une place privilégiée
dans le ministère de St. Jean Bosco (1815-1888) aux
jeunes et des premiers salésiens.18
II. Un tournant
La visite de François à Paris en 1602
Un autre épisode important de l’histoire de l’Introduction
est le voyage diplomatique pour affaire ecclésiale et d’état
de François à Paris en 1602. François était accueilli
comme le renommé “Apôtre du Chablais,” et l’évêquecoadjuteur de 35 ans, prêchant à la cour et dans les églises
de la ville a fait le toast de Paris. Au cours de son séjour
dans la capitale Française, il rendait aussi de fréquentes
visites à Pierre et Barbe Acarie (Barbe Avrillot; en
religion, Marie de l’Incarnation, 1566-1618), un lieu de
rencontre pour groupe de dévots laïcs et clercs, dont les
“noms . . . lus comme un Qui est Qui de la contre
Reformation Paris” (Figure 5).19 Les membres du cercle
Acarie “cherchaient à nourrir leur vie intérieure et souvent
mystique et en même temps diffusé un renouveau des
institutions et de la foi de l’église” (ibid., 78), de l’après
dévastation de la mortelle civile Guerres des Religions
entre les Calvinistes et les Catholiques (1562-98).
François était introduit au salon Acarie de l’élite spirituel
par Pierre de Bérulle (1575-1629), un cousin de Madame
Acarie, le fondateur de l’Oratoire Français, et futur
Cardinal (1627). Pendant son séjour à Paris, François
servait de confesseur à Madame Acarie. Il participait
activement aussi à l’un des grands projets de ce cercle –
l’introduction en France de la branche Réformée des
Sœurs Carmélites de St. Thérèse d’Avila (1515-1582) : il
était délégué par un groupe pour demander la permission
auprès du Pape Clément VIII pour la nouvelle fondation.
Après la mort de son mari en 1613, Madame Acarie fit son
entrée au Carmel, et pris le nom de “Marie de
l’Incarnation,” par lequel elle est mieux connue dans les
annales de sainteté, étant béatifiée en 1791.20
Pendant qu’il fréquentait le cercle Acarie et collaborait à
ses projets, François était aussi conscient que la vision
spirituelle qui prédominait au salon Acarie, et qui prendrait
la forme d’Ecole Française de Spiritualité, était différente
de la sienne. Cette différence devient claire lorsque, par
exemple, l’anthropologie théologique, l’approche de
l’imitation du Christ, et l’orientation pastorale de François
et Bérulle, qui est vu comme le fondateur de l’Ecole
Française de Spiritualité, sont comparées.
Les deux, François et Bérulle étaient les produits de
l’éducation Jésuite – les deux au collège de Clermont – et
“avaient les Exercices Spirituels d’Ignace de Loyola
imprimés dans leur cœur.”21 Cependant, alors que la
Spiritualité Salésienne est fondamentalement élaborée
dans la perspective de l’humanisme chrétien, dans lequel
François et Bérulle auraient baignés à Clermont, Bérulle
avait très peu d’attraction à cela. Le point de vu de
François de la nature humaine est profondément optimiste,
affirmant
que les capacités dont les personnes sont dotées
sont dons de Dieu, et en fait, le moyen par lequel
5
répondre à Dieu devient possible. Ainsi, toutes les
œuvres humaines sont faites pour mises à profit,
et non à éviter, dans la vie chrétienne… La pensée
salésienne baigne dans l’esprit humaniste en
affirmant la bonté essentielle et la Divineinclination de l’humanité. C’est en plus, une vraie
“dévotion humaine” en ce sens qu’il est pratique,
équilibré, terre-à-terre et accessible (ibid., 15859).
Par contre, la vision de Bérulle sur la nature humaine se
diverge de l’humaniste chrétien. L’idée maîtresse de la
spiritualité de Bérulle est l’abnégation et l’anéantissement
du moi, qui
conduit la personne à avoir un moindre estime des
choses crées et surtout du moi, et une très grande
idée de Dieu… L’abnégation inclut un
détachement de tout ce qui empêche la personne
d’adhérer à Jésus… C’est seulement à travers une
abnégation radicale du véritable moi que la
personne peut adhérer pleinement à Jésus qui est
notre vie et de notre tout. L’objet de l’abnégation
ou d’anéantissement est de vivre entièrement pour
Dieu en Jésus Christ.22
Pour Bérulle, l’abnégation et l’anéantissement du moi est
la conditio sine qua non pour l’imitation du Christ, qui
consiste à chercher « consciemment à conformer toute sa
vie à la vie intérieure de Jésus, à ce que Bérulle appelle les
‘états’ du Verbe Incarné » plus précisément “l’autohumiliation du Verbe Incarné, particulièrement en état
d’Enfance du Christ…. [qui] était fondamentalement … un
état de servitude…” (ibid. 289-90). De sa compréhension
de l’imitation du Christ, Bérulle développe la pratique de
faire un vœu dévotionnel de servitude à Jésus et Marie.
Son insistance que les Sœurs Carmélites adoptent ce vœu
engendrait de vives controverses.23 Les approches de
Bérulle et de François de l’imitation du Christ,
s’enracinaient chacune dans une perspective théologique
distincte, et ne pouvaient pas être différentes.
A l’entête de chaque lettre que François écrivait et tout le
long de ses écrits sont trouvés le mot, “Vive Jésus!” Mieux
qu’une simple affirmation ou un cri d’appel, “Vive Jésus!”
est une déclaration emphatique de comment François se
voyait lui-même et ce qu’il était dans le monde.24 Comme
François dit à Philothée,
J’ai souhaité, au-delà de toute chose, de mettre et
d’inscrire dans votre cœur …cette sainte et sacrée
maxime, “Vive Jésus!” Après cela, je suis certain
que votre vie, qui découle de votre Cœur ….
produira toutes ses actions, qui sont ses fruits,
inscrits en gravés des mêmes mots de salut. Tel
comme ce doux Jésus vivra dans votre cœur, ainsi
vivra t-Il aussi dans votre conduite… Et vous
pourrez dire avec révérence à l’imitation de St.
Paul, “Ce n’est plus moi qui vis mais le Christ qui
vit en moi” [Galates 2:20] (Introduction, Partie 3,
chapitre 23).
Dans la spiritualité Salésienne, l’imitation du Christ prend
la forme de “vivre Jésus” dans son état de vie par la
pratique
LETTRE DE L’ICSS
Figure 5. Pierre Daret, d’après
Simon Vouet (1590-1649), Bl.
Marie de l’Incarnation (détail),
gravure, 17ème siècle. Madame
Acarie (Barbe Avrillot, 15661618) est ici présentée comme
Marie de l’Incarnation, nom
qu’elle prit, quand, après la mort
de son mari en 1613, elle entra
au Carmel ; elle a été béatifiée
en 1791. Pendant sa visite à
Paris en 1602, St François de
Sales était un fréquent visiteur
de la maison Barbe et Pierre
Acarie, un lieu de rencontre pour
un groupe de dévot laïcs et
clercs qui cherchait à nourrir leur
propre piété intérieur souvent
mystique tout en travaillant pour
un plus large renouveau du
Catholicisme. François participait
activement à un des grands
projets – l’introduction en France
des Sœurs Carmélites Réformé
de St. Thérèse d’Avila (1515-82).
Bien que la vision spirituelle de
ce cercle soit très différente de
celle de François, il noua une amitié respectée et profondément gracieuse avec ses
membres, et ensemble ils supportaient les efforts mutuels des uns et des autres pour le
renouveau de l’Eglise.
des petites vertus, que notre Seigneur a établi
pour notre étude et effort. Des vertus telles que
patience, douceur, mortification de soi, humilité,
pauvreté, chasteté, tendresse à l’égard de nos
voisins, supportant avec eux leurs imperfections,
diligence, et la sainte ferveur (Introduction, Partie
3, chapitre 2).
Francis urge Philothée à s’appliquer à apprendre du Christ
lui-même, qui nous enseigne, par la parole et les actes,
littéralement et pratiquement dans les Evangiles, comment
pratiquer les petites vertus pour vivre Jésus, être remodelé
dans un autre Christ.
Un peu comme les petits enfants apprennent à
parler en écoutant leurs mamans, zézayant les
mots après elles, ainsi en près de notre Sauveur
par le lien de la méditation et en gardant sa
parole, ses actions et ses affections, nous
apprenons par sa grâce, à parler, à agir, et à
désirer comme Lui. (Introduction, Partie 2,
chapitre 1).
Comme elles étaient pour Jésus lui-même, les petites
vertus “sont fondamentales à notre relation avec Dieu et
les autres et … nous avons d’ample opportunité à les
pratiquer, d’une manière ou une autre, plusieurs fois dans
la journée.”25 François va plus loin en associant un visage
humain à la pratique des petites vertus, en attirant
l’attention sur la personne de la Vierge Marie et des
saints.26
Les instructions de François à Philothée sur les petites
vertus, qui peuvent être pratiquées dans n’importe quel état
de vie, et qui nous assurent l’imitation du Christ puisque
dans les évangiles il nous les enseigne en parole et en
actes, ont un sens très différent de celui des discours
formels, intellectuels, et systématiques de Bérulle sur
l’ « état », qui doit être pénétrés par la prière afin d’obtenir
l’union au Christ.27 La priorité donnée à une pratique
“solides vertus évangéliques” par l’évêque de Genève est
en parfait unité avec le réalisme du mysticisme
Thérésien.28 Il n’y a pas meilleur témoignage de
l’effectivité de la pratique des petites vertus pour se
conformer intérieurement et extérieurement au Christ
sinon le témoignage vivant de François lui-même. Dans sa
6
déposition au premier procès canonique en vue de la
béatification de François (1627), Mère de Chantal dit :
“Plusieurs grands serviteurs de Dieu disaient qu’ils ne
connaissaient personne qui leur aie montré ouvertement ce
que Notre Seigneur aurait été dans ses relations avec les
humains, et que le bienheureux leur semblaient une vraie
image du Fils de Dieu.”29
Les orientations pastorales de François et de Bérulle
étaient aussi différentes. Répondant à l’un des grands
besoins de l’Eglise de son temps, Bérulle se discerna la
vocation spéciale de travailler à l’éducation et la
sanctification du clergé diocésain. Pour cette raison, il
fondait en 1611 l’Oratoire Français à Paris, une
congrégation modelée sur l’Oratoire de St. Philippe Néri
(1515-95) à Rome. La mission de l’Oratoire était de
restaurer la dignité et la grandeur du sacerdoce catholique,
“l’Ordre de Jésus Christ,” de remédier aux très répandues
corruption et l’immoralité cléricales de ce temps.30
De son côté, François était lui-même un évêque model des
débuts de la Reforme Catholique, offrant son soutien et
encouragement généreux à Bérulle qui fonda l’Oratoire, et
il travaillait inlassablement dans son propre diocèse pour
améliorer et renouveler le clergé.31 Au même moment, il
croyait que l’Esprit Saint renouvelait l’église en suscitant
des “personnes dévotes” non seulement dans l’épiscopat et
le presbytérat, mais dans tous les états de vie, y compris
les personnes mariées, les veuves, les professionnels, les
ouvriers dans les d’industrie, etc.32
Bérulle avait aussi les laïcs en grand estime, croyant que
tous étaient appelés à la perfection, chacun/e selon sa
propre et unique manière de participer aux différents états
du Christ.33 En comparaison, la spiritualité Salésienne
semble moins formelle, abstraite, et intellectuelle mais
plutôt plus “pratique, . . . terre-à-terre et accessible.”34
François retravaille le principe Ignacien de “trouver Dieu
en toutes choses” en principe salésien de “trouver Dieu làoù tu es.” François rencontre les personnes là-où elles sont,
précisément dans leur état de vie, et là il les aide à vivre
Jésus, menant la vie dévote dans la vocation et relation
quotidienne, dans le contexte dans lequel ils se trouvent.
La spiritualité Salésienne est intrinsèquement flexible et
s’adapte, n’étant pas
liée à un style de vie, pas spécialement à une vie
monastique ou à une vie religieuse professée, bien
qu’elle puisse se pratiquer en ses lieux. Il met
plutôt l’accent sur trouver Dieu, pratiquer la vie
dévote au cœur de la multitude de nos affaires
quotidiennes. Là, travailleur, domestique, valet,
marchand font Vivre Jésus (ibid., 159).
Bien sûr que le manifeste de ce sceau de la spiritualité
salésienne est l’Introduction, et, comme déjà indiqué, la
clé de sa popularité et de son succès comme bestseller du
temps de François est qu’il avait quelque chose à offrir que
les personnes, toutes catégories confondues, avaient faim
d’entendre. Quatre cents ans après sa première publication
l’Introduction, il n’a jamais cessé d’être édité et il continue
d’offrir de pratiques guides spirituel à de nombreux
lecteurs/trices.
Les étudiants de la vie et de la spiritualité de François font
remarquer que sa visite à Paris en 1602 a marqué un
tournant dans sa vie et dans son ministère en ce sens que
sa rencontre avec le cercle Acarie l’a fait pleinement
LETTRE DE L’ICSS
prendre conscience de l’unicité de son propre approche et
de sa vision spirituelle. Comme l’indique P. Lajeunie, “Il a
été révélé à lui-même par Paris … Il devenait ainsi
conscient de ses capacités et de sa vocation…”35 Dès son
retour à Annecy, François ne perdit point de temps à faire
connaître ses intuitions personnelles et ses idées dans ses
premières lettres de direction spirituelle, qui, ensemble
avec la règle de Padoue, peuvent être effectivement
considérés le “premier brouillon” de l’Introduction.
Une dernière observation sur François et le salon spiritual
Acarie: Bien que des membres du cercle Acarie, comme
Bérulle et François avaient des visions théologiques et
d’approches de vie spirituelle très différentes, même
opposant, François, néanmoins, maintenait une bonne
amitié profonde et respectueuse avec ces personnes, et
ensemble ils se soutenaient dans leurs efforts de
renouveler l’Eglise. Par exemple, la relation de François
avec Bérulle ne s’était pas achevée lorsque l’évêque est
retourné à Annecy, mais continuait à travers la
correspondance qui liait ces deux hommes de 1605 jusqu’à
peu de mois avant la mort de François en 1622. Les lettres
de François à Bérulle faisaient échos de son admiration
pour l’œuvre de reforme, notamment la création de
l’Oratoire, ainsi que son profond respect pour la personne
et les écrits de Bérulle. C’est un exemple frappant qui
montre comment dans la vie de François, de vraies amitiés
ne provenaient pas simplement d’intérêts communs ou de
vus complémentaire, mais de Dieu et de l’amour de Dieu,
où tous ceux/celles qui sont engagés dans les œuvres
d’amour au nom du royaume de Dieu font partis du cercle
d’amis en Christ.36
La vision de François sur la dévotion
Une des plus importantes et des plus marquantes idées que
François postulait suite de sa visite à Paris en 1602, était sa
notion de la vraie dévotion. Comme déjà mentionné, dès
les débuts de ses études à Paris, François réfléchissait sur
la signification authentique de la dévotion, rejetant les
pieuses attitudes pris pour dévotion. Il trouvait la
confirmation de son point de vue dans le Spiritual Combat,
(le combat spirituel) de Scupoli, publié pendant que
François était étudiant de droit à Padoue. François garda,
sur lui-même et toute sa vie durant, une copie de la
première édition de ce livre qu’il lisait et relisait. Un de ses
livres favoris, qui le marqua profondément.37 Ici François
lit un avertissement du livre sur les
personnes …[qui] imaginent qu’elles ont déjà
atteint l’état des anges et sentent que Dieu Luimême est présent en eux … cependant, chacun
peut voir clairement … combien elles sont loin
de la vraie dévotion, s’il regarde leur vie et leur
caractère. Comme règle, elles voudraient être
toujours préférées aux autres ; elles aiment vivre
selon leur volonté propre et n’ont que leurs
décisions à suivre; elles sont aveugles en toute
chose liée à eux-mêmes, mais elles très éclairées
et pointilleuses à examiner les mots et actions des
autres… si quelqu’un dérange leurs pieuses
occupations et ascèses, spécialement en la
présence d’autres – que Dieu n’ose ! – elles
deviennent immédiatement indignées, rougissent
de colère et se pratiquement méconnaissables.38
LETTRE DE L’ICSS
7
Dans l’Introduction, François s’engage lui-même à définir
la dévotion. La dévotion ne signifie pas les dévotions, mais
“simplement vrai amour de Dieu,” exprimé à travers
l’attentif et fréquent, et prompte réalisation de Sa Volonté
qui bien plus souvent qu’on imagine prend la forme de la
pratique des petites vertus au milieu des responsabilités de
notre état de vie. (Partie 1, chapitre 1; Partie 3, chapitres 12). Dans les lettres de direction spirituelle sur lesquelles
l’Introduction est basées, François insiste sur ces mêmes
points. Une de ses descriptions les plus poignantes de la
dévotion se trouve dans une lettre du 3 Mai 1604 à
Madame Brûlart (+ 1622), la femme du Président du
Parlement de Bourgogne à Dijon.
Il est supposé que cette exploration de l’histoire derrière
l’Introduction contribue quelque peu à une meilleure
appréciation et compréhension des presque trois décennies
de processus de développement qui engendra ce classique
spirituel, alors que nous marquons le 400ème anniversaire
de sa publication. Au même moment, l’histoire derrière
l’Introduction est aussi un rappel vivant que
l’accroissement et le développement spiritual tendent à
être un lent, un processus graduel, même pour un saint, et
que bien plus souvent qu’on le pense il exige diligence,
patience, persévérance, et humilité – petites vertus que
François organise en un modèle exemplaire.
Joseph F. Chorpenning, OSFS
Vous ne devez pas seulement être dévot et aimer
la dévotion, mais vous devez la rendre aimable de
tous/tes. Maintenant vous devez la faire aimer si
vous la rendez utile et attirant. Les malades
aimeront votre dévotion s’ils reçoivent attention
et confort de çà ; votre famille l’aimera s’ils vous
voient plus attentifs à leurs êtres, plus doux dans
leurs affaires, plus gentille en corrigeant et ainsi
de suite ; votre mari l’aimera s’il voit qu’à mesure
que votre dévotion augmente, vous devenez plus
douce et affectionnées à son égard ; vos parents et
amis l’aimeront s’ils vous voient plus libres,
tolérants envers les autres, et encourageant les
autres dans les domaines qui ne sont pas contraire
à la Volonté de Dieu.39
La dévotion salésienne “perfectionne… décore et
embellie” (Introduction, Partie 1, chapitre 3), au lieu
d’empoisonner et de détruire la vie de la personne et le
développement humain, les liens et la vocation. C’est –
selon la phrase mémorable de Mère de Chaugy – « une
dévotion des bonnes manières »40 qui est bien illustrée par
un épisode dans la vie de la plus éminente des dirigées de
François, Madame de Chantal. Comme ses servantes ont
témoigné : “le premier guide (spiritual) de Madame la
faisait prier seulement trois fois le jour, et nous étions tous
agacé par ça, mais l’évêque de Genève la fait prier toutes
les heures de la journée, et ceci ne dérange personne”
(ibid.).
NOTES
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
&&&&&&&&&&&&&&
Pensées conclusives
Dans sa biographie de notre saint, François de Sales: Sage
& Saint, André Ravier, SJ, fait remarqué: « Dévotion —
comme François de Sales indique – était née de son
expérience personnelle et des confidences de ses
Philothées » (178). Les pages précédentes avaient essayé
d’indiquer comme l’Introduction était née de l’expérience
propre de François, premièrement, comme étudiant à Paris
et à Padoue, et, ensuite comme participant au cercle Acarie
pendant sa visite à Paris en 1602. Le dernier était bien sûr
un tournant décisif, puisqu’il confirmait la particularité de
l’approche et de la vision spirituelle de François qui seront
très vite révélées dans ses lettres de direction spirituelle,
qui, avec les Exercices spirituels de Padoue, peuvent être
effectivement considérés comme le premier brouillon de
l’Introduction.
8.
9.
10.
11.
12.
La synthèse de l’origine de l’Introduction et publication de l’histoire
qui suit est basée sur les sources suivantes : M. de la Bedoyere,
François de Sales (New York: Harper, 1960), 147-60; E.-J. Lajeunie,
OP, St. François de Sales: L’homme, le Penseur, Son influence, trans.
R. O’Sullivan, OSFS, 2 vols. (Bangalore: S.F.S. Publications, 198687), 2: 255-62; J. K. Ryan, “Introduction,” to his trans. et ed., St.
Francis de Sales, Introduction à la vie dévote (1972; New York: Image
Books, 1989), 9-20; A. Ravier, SJ, François de Sales: Sage & Saint,
trans. J. Bowler, OSFS (San Francisco: Ignatius Press, 1988), 175-84;
A. Levi, “Sales, François de, 1567-1622,” dans son Guide de
Littérature
Française:
Commencements
à
1789
(Detroit/London/Washington, D.C.: St. James Press, 1994), 792-803,
esp. 796, 798-801; and W. Wright, François de Sales: Introduction à la
vie dévote et Traité de l’amour de Dieu, Crossroad Séries d’héritage
Spirituel (New York: Crossroad, 1997), 29-34.
Sur Jean Fourier, qui était un cousin de St. Pierre Fourier (1565-1640),
voir A. Ravier, SJ, “François de Sales à l’école des jésuites,” Nouvelle
Revue Théologique 117 (1995): 397-413, esp. 411-12.
Lettre de mi-février, 1609 à Madame de Chantal, dans les Œuvres de
saint François de Sales, Édition complète, 27 vols. (Annecy: J. Niérat
et al. 1892-1964), 14: 131 (au-delà OEA).
Wright, 33-34.
Cf. H. Bremond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France
depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours, nouvelle édition
publiée sous la direction de F. Trémolières, 5 vols. (Grenoble: Jérôme
Millon, 2006), 1: 133.
Voir Ravier, “François de Sales à l’école des jésuites,” 399-400. Sur
les études de François à Paris, voir ibid., 397-409, and Sage & Saint,
27-35; E. Stopp, “François de Sales au Collège de Clermont: Un
Jésuite Education in au 16ème siècle Paris,” dans sa Un homme à guérir
les différences : Essais et propos sur St. François de Sales
(Philadelphie: Saint Joseph’s Univ. Press, 1997), 23-50; and M. Wirth,
SDB, François de Sales et l’éducation: Formation humaine et
humanisme intégral, Collection Sciences de l’Éducation (Paris:
Éditions Don Bosco, 2005), 55-69.
Conférences Spirituelles sur la Modestie (Saint François de Sales,
Œuvres, eds. A. Ravier et R. Devos, Bibliothèque de la Pléiade [Paris:
Gallimard, 1969], 1050-51). Citations de l’Introduction sont aussi de
cette édition, et sont simplement référés en parenthèse dans le texte par
partie et chapitre. Sinon autrement noté, les traductions anglaises des
citations sont miennes.
Bremond, 1: 144; La Bedoyere, 35-36; Wirth, 64-65.
L’étude classique des solidarités Mariales du Jésuite est L. Châtellier,
L’Europe du Dévot : La reformation Catholique et la Formation d’une
Nouvelle Société, trans. J. Birrell (New York: Cambridge Univ. Press,
1989). Sur François et la Solidarité Mariale à Clermont, voir W.
Wright, “Saint François de Sales (1567-1622) et la conception de la
Vierge Marie,” Les études Mariales 55 (2004): 135-58, esp. 140-44.
Camus cité dans Bremond, 1: 126.
M. Buckley, SJ, “Dix-septième siècle La spiritualité Française: Trois
Figures,” dans la spiritualité chrétienne : La Post-Reformation et
Moderne, eds. L. Dupré et D. Saliers, la spiritualité du monde : Une
encyclopédie d’histoire des demandes religieuses, vol. 18 (New York:
Crossroad, 1989), 28-68, esp. 33-36. Sur la dimension Mariale de la
résolution de François de la crise, voir Wright, “Saint Francis de Sales
et la conception de la Vierge Marie,” 142-44.
Sur la relation entre François et Possevino, voir E. Stopp, “St. François
de Sales: Les attitudes à l’amitié,” dans sa Un home à guérir les
différences, 119-37, esp. 126-27. Sur les temps d’études de François à
Padoue, voir Ravier, Sage & Saint, 35-45, et
(suite à la page 16)
N° 23 mars 2009
ETUDES SALESIENNES
DANS LE MONDE
Annecy Symposium sur l’ “Introduction à la vie
Dévote après 400 ans” (27-28 juillet 2009)
Plusieurs des titres de nouvelles des pages suivantes
rapportent des programmes commémorant le quatrième
centenaire de la publication de la publication de
l’Introduction à la Vie Dévote (1609-2009) qui ont déjà
eu lieu,
e.g., la conférence sponsorisée par le
Arbeitsgemeinschaft für Salesianische Studien (Groupe de
Travail pour les Etudes Salésiennes), à Salesianum
Rosental, Eichstätt, Bavaria, les 17-18 September 2008, et
la Table-ronde de Litérature sur l’Introduction à la Vie
Dévote, à De Sales University, Center Valley, Pa., le 20
janvier 2009, à sa 4ème semaine d’Annual Heritage. Les
événements à venir sont aussi annoncés, e.g. les Journées
Salésiennes de 2009, à Troyes, les 21-25 août 2009, et le
27ème Conférence Salésiennes Annuelles de Joseph F.
Power, OSFS, le 8 août 2009, par téléconfrérences en
directe sur cinq sites : Wilmington, De., Washington, D.C.,
Mendota Heights, Mn., St. Louis, Mo., et Toledo, Ohio.
Au niveau de la congregation, les DeSales Oblats vont
officiellement célébrés cet anniversaire par un symposium
à Annecy, France, les 27-28 juillet 2009. Le Thème de
symposium est « Rencontré à Nouveau le Familier :
l’Introduction à la Vie Dévote à 400 Ans » Ce
programme fait partir de la rencontre annuelle des
supérieurs majeurs des oblats de Saint François de Sales.
Le contexte de ce symposium est le suivant : parfois le
contenu de l’Introduction est si familier qu’il apparaît
comme s’il n’y a rien de plus ou de nouveauté à découvrir
ou à connaître au sujet de ce classique spirituel. Cependant
de part sa nature, un classique spirituel est inépuisable. Le
Symposium : « Rencontré à Nouveau le Familier :
L’Introduction à la Vie Dévote à 400 Ans » revisitera
plusieurs des facettes les plus connues et des termes afin
de dévoiler des aspects sous-estimés ou négligés, et peutêtre même éveillé à des dimensions nouvelles. Ce
programme
comportera
plusieurs
aspects :
des
présentations formelles par des spécialistes d’études
salésiens, suivies de discussions en group et de tablesrondes avec les conférenciers.
Les sujets à présenter et les conférenciers sont :
Classique Spirituel. Quelles sont les implications quand
nous disons que L’Introduction est un classique spirituel ?
La renommée spécialiste salésien Dr. Wendy M. Wright
(Professeur de Théologie et Kenefick Chair des Sciences
Humaines, Creighton University) vont réfléchir sur cette
question qui a été l’objet de ses récentes recherches et de
plusieurs publications.
La Direction Spirituelle. L’Introduction est partie de la
direction spirituelle que François donnait à non seulement
Madame de Chamoisy, mais aussi à Philothée. Le P.
Fiorrelli, OSFS (ancien supérieur général et actuel
coordonateur général de la formation) réfléchira sur le
ministère de direction spirituelle par François, comme
contexte de l’Introduction, mais aussi la vision de notre
saint sur ce sujet dans cette œuvre. Mais dans le contexte
de ce séminaire, il fera encore ressortir l’importance de la
direction spirituelle dans la formation des oblats.
Imagerie et Formation Spirituelle. L’imagerie est
constamment présente dans l’Introduction, qui est
essentiellement un livre de formation. Le P. Joseph F.
Chorpenning, OSFS (Président de la Commission
Internationale pour les Etudes Salésiennes [ICSS], et
rédacteur en chef de la maison d’édition de Saint Joseph
University, Philadelphia), va exposer sur la relation qui
existe entre ces deux facettes, i.e., la formation spirituelle
comme une procédure de conception-d’image.
Amitié Spirituelle. Un aspect de l’enseignement de Saint
François dans l’Introduction qui n’a pas reçu l’attention
qu’il mérite est que les amitiés enracinées en Dieu sont
éternelles et se prolongent dans la vie d’après. Fr. Daniel
P. Wisniewski, OSFS (Ph.D. Candidat, Bryn Mawr
College, and Instructor, De Sales University), va explorer
ce thème sur lequel il travaille depuis des années.
Adaptations Modernes de l’Introduction. Un aspect
constant dans l’histoire de publication de l’Introduction
reste ces différentes « adaptations » qui sont apparues à
partir du 17ème siècle. Le P. Michel Tournade, OSFS
(Provincial de la Province de France), parlera de sa
LETTRE DE L’ICSS
9
brillante adaptation de l’Introduction pour les jeunes, Un
monde à aimer (1998), avec une attention particulière à ce
qui l’a amené à initier ce travail, ses objectifs,
méthodologie, etc.
Le programme du symposium d’Annecy sera semblable à
celui de l’ « Atelier sur le Ministère et la Spiritualité du P.
Brisson » qui a eu lieu à Troyes en février 2008, i.e., les
sessions du symposium seront combinées avec des visites
aux sites salésiens, des messes sur ces lieux, etc.
To les confrères oblats et autres sont les bienvenus au
symposium et à n’importe quel repas, mais ils doivent
faire leur propre arrangement pour l’hébergement et aussi
informés à l’avance les organisateurs de la rencontre de
leur présence. Si vous avez le projet de participer au
symposium, veuillez contacter à l’avance P. Michel
Tournade, OSFS ([email protected]), ou P. Sébastian
Leitner, OSFS ([email protected]).
Mort du P. Jean Gayet, OSFS
Les De Sales Oblates et l’ICSS ont été attristés
d’apprendre le décès, après un long temps de maladie, le 5
septembre 2008, du P. Jean Gayet, OSFS, ancien
Provincial de la province de France et pendant longtemps,
membre de l’ICSS. Nous lui paierons tribut dans la
prochaine édition de la Lettre de l’ICSS.
Subvention ICSS 2008-2009
Sur recommandation de l’ICSS, le Conseil Général et les
Supérieurs Majeurs des De Sales ont approuvé les
subventions 2008-2009 de l’ICSS suivantes : Fr. Hans
Leindenmühler, OSFS, pour le matériel de presse sur le
centenaire de la mort du P. Louis Brisson ; et P. Sébastien
Leitner, OSFS, en soutien à la publication du livre de Josef
Dirnbeck sur l’Introduction to the Dévote Life (voir cidessous sous Europe: Province Autriche-South Allemagne
du Sud). L’ICSS envoie son appréciation et ses
félicitations à ces confrères pour leur travail de diffusion
du charisme salésien dans le monde de langue allemande.
Nouveaux Websites
Introduction à la Vie Dévote
Pour commémorer le 400ème anniversaire de la publication
de l’Introduction à la Vie Dévote, auquel on se réfère
souvent comme Philothée, dans le monde germanophone,
le P. Herbert Winklehner, OSFS, webmaster et membre de
l’ICSS, a créé un site spécial: www.philothea.de. Ce site
contient l’intégralité du texte de ce grand classique
spirituel en français, et aussi des informations (en
allemand) sur l’histoire, le contenu et l’objectif de ce
bestseller de tous les temps, et de son auteur, St. François
de Sales.
FORMATION des OBLATE
Ce site vise à soutenir les divers ministères de formation
des De Sales. Au départ, c’était l’idée du P. Lewis S.
Fiorelli, OSFS, ancien Supérieur Général et maintenant
Coordinateur Général de la Formation. Ce travail a été
rendu possible grâce à l’assistance du P. Ken McKenna,
OSFS, Maître des Novice de la Province de ToledoDetroit. Le personnel de formation des provinces et
régions de la congrégation sont invités à envoyer des
informations sur leur programme de formation et à utiliser
ce site comme forum sur la formation. Le site est
accessible : www.formation.salesoblates.org.
Processus de Fusion chez les De Sales Oblates
COMMUNAUTE SWISS
AUTRICHE-Allemagne du SOUTH
ET PROVINCE
La cérémonie officielle d’accueil de la communauté Suisse
comme membre de la Province d’Autriche-Allemagne du
Sud a eu lieu à Fockenfeld, Bavaria, le 22 août 2008.
Après 62 ans, la communauté Suisse retourne à sa
« Province Mère ». Les Oblats Suisse sont une province
indépendante depuis 1946 à 1999. A cause de manque de
vocation, la communauté Suisse a été sous le Généralat à
Rome, depuis 1999. Les conditions de cette réception
officielle sont spécifiés dans un document rédigé par le
Conseil Provincial de la Province d’Autriche-Allemagne
du Sud et approuvé par le Conseil Général. Le P. Konrad
Eser, OSFS, garde le lien entre la Communauté Suisse et
le Conseil Général, et ainsi coordonne son intégration dans
la province Autriche-Allemagne du Sud. Le Sup. Général
était présent à la cérémonie d’accueil avec environ
soixante De Sales d’Allemagne, d’Autriche et de la Suisse.
Comme le P. Kiesel indiquait dans sa Lettre du Supérieur
Général V (décembre 2008), « une des qualités
remarquable des confrères Suisse est leur générosité à
contribuer à la formation des Oblats à différents endroits
du monde. Ainsi il a été conclu qu’une partie des
ressources économiques de la Suisse seront destinées au
Fonds Chabblésien ». Des photos de cette cérémonie et
l’assemblée des membre de la Province d’AutricheAllemagne du Sud (voir ci-dessous) peuvent être regardées
sur :
www.franzsalesverlag.de/salesianum/images/provinzversammlung08/
GERMAN PROVINCE
AND AUSTRIAN-SOUTH GERMAN PROVINCE
La fusion de la Province Allemande avec celle d’AutricheAllemagne du Sud aura lieu le 1er juillet 2009. Le
processus de consolidation des deux provinces allemandes
se poursuit bien. En août 2008, une assemblée de membres
de ces deux provinces a eu lieu à Fockenfeld.
Actuellement, tous les membres sont en discussion sur les
domaines d’intérêt commun lié à la consolidation :
formation, esprit missionnaire, notre mission d’oblat
aujourd’hui, l’écologie, les finances, les contributions de la
Province à la Congrégation, ect. Entre février-avril 2009,
le P. Général fait une visite canonique aux deux provinces.
SOUTH AFRICA/NAMIBIA
Après un difficile et long processus, les Régions de
Keetmanshoop et de Keimoes sont devenues une seule
region: la Région d’Afrique du Sud. L’unification a eu lieu
officiellement le 16 décembre 2008 aucours d’une
celebration solennelle à Majieskloof. Le P. Konrad Eser,
OSFS, assistant Supérieur Général des De Sales Oblats, a
représenté le Supérieur Général à cet événement
historique. Un chapitre extraordinaire, avec les membres
des deux régions sortant a précédé à l’unification
officielle. Outre la décision d’inclure pour les quatre
années à venir six membres dans le Conseil Régional, le
LETTRE DE L’ICSS
10
chapitre a décidé que la première préoccupation de
l’administration soit la vie communautaire et la
réconciliation. Le chapitre a fixé comme objectif de cette
nouvelle région le renforcement du lien de fraternité entre
les confrères et l’implication de toute la communauté
régionale dans le processus de formation continue.
Africa
BENIN
Correction: La Lettre de l’ICSS, nr. 22 (août 2008): 9,
a incorrectement rapporté que le P. Anatole Mongadji,
OSFS, servait comme vicaire à la paroisse St. Charle de
Monaco. Le P. Anatole avait juste visité Monaco et desert
maintenant comme vicaire à la Paroisse St. François de
Sales à Parakou. Toutes nos excuses pour les
incompréhensions que cette erreur aurait causées.
Un compte rendu du Fr. Ferdinand Sokenou, OSFS, sur la
Session Salésiennes du Bénin est apparu dans la Lettre de
Res [= Recherches et Études Salésiennes], nr. 14 (août
2008). Ce numéro contient aussi l’article du P. Jean-Luc
Leroux sur, “Mission de saint François de Sales au
Chablais et évangélisation”. Pour plus d’information sur
cette publication, voir ci-dessous, sous Europe : France.
Asie
INDIA
La Mission d’Inde s’embarque sur ses premiers pas
apostoliques. Avec l’approbation du Conseil Général et de
l’évêque de Vijayawada de l’état voisin de Andhra
Pradesh, le P. Xavier Manchu, OSFS, a été nommé curé de
la nouvelle paroisse des oblats à Vangutur. Ceci est la
première tentative de la mission pour diffuser la
spiritualité de St. François de Sales et de nos fondateurs
dans le contexte de la paroisse. Ceci offer aussi
l’opportunité de participer à la formation de la foi des laïcs
et de contribuer à la transformation sociale des personnes
et de la société en travaillant avec les pauvres et à travers
des programmes de développement social.
Sur invitation de l’ambassadeur des USA en Suisse, le P.
John Sankarathil, OSFS, en temps qu’invité d’honneur, à
un petit déjeuné de prière à Bern, s’est adressé à un groupe
d’une vingtaine d’ambassadeur. Dans ses remarques, le P.
Sankarathil a indiqué la contribution que l’enseignement
de St. François de Sales sur la douceur peut apporter à
l’édification de la paix dans la vie des personnes et du
monde. Un certain nombre d’ambassadeurs ont montré un
grand intérêt en St. François de Sales indiquant qu’il est de
leur intention d’acheter et de lire l’Introduction à la Vie
Dévote. De son côté, l’ambassadeur des US auprès de la
Suisse est très intéressé en St. François de Sales et a déjà
lu l’Introduction. Beaucoup des participants ont aussi
exprimé leur désire de lire le livre du P. Sankarathil qui
paraîtra bientôt, une publication de sa thèse de doctorat,
“Humility and Gentleness: Theological Investigations in
the Writings of St. Francis de Sales,” (Humilité et
Douceur : Investigations Théologiques des Ecrits de St.
François de Sales) présenté à l’Université de Fribourg en
2008
Europe
ACCENT SUR LES JEUNES
Comme rapport dans la Lettre de l’ICSS, nr.22 (août
2008): 9-10, le pèlerinage salésien des jeunes qui a
comptait plus de quarante pèlerins (Oblats et étudiants de
collèges et lycées d’Oblats aux USA, en France et en
Uruguay), a eu lieu juin 2008 à Annecy.
En juillet 2008, treize jeunes oblats européens se sont
rencontrés à Annecy et ses environs et ont passé du temps
dans les maisons d’accueil des alpes à Frasse, près
d’Annecy. C’est le premier événement du genre. Le
groupe s’est engagé dans de profound temps de partage sur
des sujets comme la vie et le ministère du P. Brisson et la
compréhension de St. François de Sales de l’eucharistie.
Malgré la divergence des langues, un esprit fraternel
salésien a dominé les barrières culturelles. Les P. Michel
Tournade, OSFS, et Sébastien Leitner, OSFS, pensent
organisé une rencontre similaire en 2010.
AUSTRIAN-SOUTH GERMAN PROVINCE
Une célébration pour commémorer le 100ème anniversaire
de la mort du P. Louis Brisson, a eu lieu en Suisse le 13
septembre 2008. Des oblates de Bern, Soyhières et Châtel
Saint-Denis, avec des De Sales Oblats de la Suisse,
d’Autriche et d’Allemagne on participé à cette célébration
à Düdingen, à côté de Fribourg. Le P. Josef Huber, OSFS,
était le célébrant principal à l’eucharistie, et l’homélie par
le P. Konrad Eser, OSFS, Assistant du Supérieur Général
des De Sales Oblats. Il a mentionné quatre éléments
essentiels que le P. Brisson a donné aux Srs. Oblates et aux
De Sales Oblats pour vivre et diffuser la spiritualité de St.
François de Sales : (1) le Directoire Spirituel comme un
moyen pour vivre dans la présence de Dieu au quotidien ;
(2) l’Eucharistie comme une source d’énergie ; (3) l’amour
de Dieu ; et (4) l’amour de la bienheureuse Mère de Dieu,
à qui le P. Brisson avait une grande dévotion sous
l’appellation de « Notre Dame de Lumière », parce qu’elle
nous a apporté la « Lumière du Monde » par la maternité
de son Fils, Jésus Christ.
Une conférence sponsorisée par Arbeitsgemeinschaft für
Salesianische Studien (Groupe de Travail pour les Etudes
Salésiens) a eu lieu au Salesianum Rosental, Eichstätt,
Bavaria, les 17-18 septembre 2008. Le sujet de la
conférence était : « Le 400ème Anniversaire de
l’Introduction à la Vie Dévote (Philothée) par St. François
de Sales (1608-2008) : Vers une Vie Dévote – Recherche
des Mouvements d’Aujourd’hui en Eglise et dans la
Société ». Prof. Dr. Ludwig Mödl (Université de Munich)
a donné une conférence sur « Recherche de Spiritualité de
la perspective de la Théologie Pastorale» Prof. Dr. Margit
Eckholt (L’Université Catholique des Salésiens de Don
Bosco à Benediktbeuern, Bavaria) à parler sur « Amitié et
Communauté : une Lecture Dogmatico-Théologique de
Philothée de St. François de Sales ». En plus il y a eu la
présentation du nouveau livre salésien publié par Franz
Sales Verlag, Eichstätt: Fromm und trotzdem normal. Die
Franz von Sales Methode (Dévot et Sain Cependant: La
Méthode de St. François de Sales), par un auteur
Autrichien, Josef Dirnbeck. (L’édition de ce livre est
assistée par une subvention de l’ICSS). L’auteur lui-même
LETTRE DE L’ICSS
11
présent a lu des extraits de son livre. Il a sélectionné vingthuit éléments essentiels de l’Introduction à la Vie Dévote
et les a décrits pour les lecteurs contemporains. Dans ce
sens, ce livre offre un bon aperçu de la méthode
qu’utilisait St. François de Sales pour enseigner aux
Chrétiennes et Chrétiens comment vivre la dévotion dans
la vie ordinaire.
Le P. Herbert Winklehner, OSFS, a donné plusieurs
entretiens sur des sujets salésiens sur radio Horeb, une
station de radio catholique en Allemagne. Dans la série
d’une heure de « Spiritualité », il a parlé de « Ste. Jeanne
de Chantal : Nous devons toujours avoir confiance en
Dieu » le jour de sa fête (12 août 2008), de « Louis
Brisson et les Oblats de St. François de Sales, l’Auteur du
Bestseller : son Introduction à la Vie Dévote célèbre son
400ème Anniversaire » à l’occasion de la solennité du saint
(24 janvier 2009). L’entretien est diffusé en directe et les
auditeurs ont l’occasion d’appeler et de poser des
questions. Ces programmes de radio sont disponibles sur
internet à : www.radio-horeb.de.
Le
Calendrier
Salésien
de
l’Avent
2008
(www.salesadvent.de) a été dédié au 400ème anniversaire
de l’Introduction à la Vie Dévote par St. François de Sales.
Avec vingt-quatre citations clés tirées de l’Introduction,
les lecteurs étaient préparés étape par étapes vers Noël.
Comme compagnon spirituel sur la voie de fusion des
Provinces d’Allemagne et d’Autriche-Allemagne du Sud
des De Sales Oblats, un site spécial a été créé pour que les
confrères ne s’informent pas seulement sur l’autre
province mais y trouvent aussi une neuvaine mensuelle et
une prière spéciale pour cette fusion : www.franz-salesverlag.de/provinzen.
La communauté des De Sales Oblat à Salesianum
Rosental, Eichstätt, Bavaria, célèbre le quatrième
centenaire de l’Introduction à la Vie Dévote de plusieurs
manières. Par exemple, il y a eu des « Sermons Philothée »
spéciaux pour les dimanches de l’Avent. Le P. Johannes
Haas, OSFS, prêchait sur « Tout commence par le désire
(Nelly Sachs). Le désire de Dieu (Introduction, Part 1,
chap. 1): Vers une Vie Dévote ». Le thème du P.
Winklehner était « Le Sucre Prunier et Cordial.
Benediction Eternelle à ceux qui cherchent Dieu
(Introduction, Part 4, chapitre 13). » Le P. Sébastien
Leitner, OSFS, a prêché sur « Réception de l’Amour de
Dieu: Malédiction ou Don? Dieu a commencé par t’aimer
depuis qu’il a commencé par être Dieu (Introduction, Part
5, chapter 14).» Il y a deux nouveaux chants allemands sur
St. François de Sales et St. Marguérite Marie à la Coque.
Ils sont disponibles sur: www.franzvonsaleslexikon.de,
sous « Liturgie ».
FRANCE
Anticipant sur le Synode sur la Parole de Dieu, les
Journées Salésiennes tenues à Troyes du 24-29 août 2008
ont eu comme thème : « Avec François de Sales, Vivre la
Parole de Dieu Aujourd’hui ». Parmi les présentateurs et
leurs sujets, il y a les suivants : P. Jean-Luc Lerroux,
OSFS, « La Bible et St. François de Sales » ; P. Michel
Tournade, OSFS, « A Partir de la Parole de Dieu, les
relations humaines dans les Traditions Salésiennes et
Brissonienne » et « La Parole de Dieu, Source de
Similitude chez François de Sales » ; Philippe Legros,
« Les saints ou l’Evangile chanté : Saint Louis » ; Sr.
Geneviève-Agnès, OSFS, « Rachi, la Bible hébraïque et
François de Sales » ; Mère Françoise-Bernadette Beuzelin,
OSFS, « Evocation du Père Brisson » ; et Blandine
Delayahe, « Le Message de la Fête de la Toussaint dans
les Sermons de François de Sales et dans l’Ecole Française
de Spiritualité ».
Le thème des Journées Salésiennes de 2009 sera, « Avec
François de Sales, vivre l’Esprit aujourd’hui ». Elles se
tiendront à Troyes, 21-25 août 2009. Une Journée sera
dédiée au 400ème anniversaire de la publication de
l’Introduction à la Vie Dévote.
La Lettre de RES a publié la plupart des conférences et
textes présentés au cours de ces Journées. La Lettre de
RES, nr. 14 (août 2008), qui contient des matériels de 2007
Echanges Salésiens, 2007 Entretiens Salésiens du Bénin, et
2008 Journées Salésiennes, est maintenant disponible.
Cette édition contient aussi une revue du volume de
l’ICSS, Human Encounter in the Salesian Tradition
[Rencontre Humaine dans la Tradition Salésienne] (2007),
et un éditorial de Philippe Legros qui met l’accent sur la
nécessité et la primauté de recherches de spécialistes dans
les premières sources de traditions salésiennes. Ceux/celles
qui paie à l’Association RES leur cotisation annuelle de
membre reçoivent aussi une copy de La Lettre de RES.
Pour plus d’information, veuillez contacter P. Jean-Luc
Lerroux, OSFS, Président de l’Association RES at:
[email protected].
ITALIE
Le 8 novembre 2008, la Congrégation pour la Cause des
Saints a reconnu les vertus héroïques de Sr. Maria
Troncatti, une salésiennes qui a servi les indigènes
d’Equateur. L’Archevêque Angelo Ameto, préfet de ce
dicastère a présenté le décret en presence de la toute
nouvelle Supérieure Générale élue de la Congrégation de
Sr. Troncatti, les Sœurs Salésiennes de Don Bosco, Filles
de Marie Secours des Chrétiens. Sr. Troncatti est la
neuvième membre de cette famille religieuse à être
déclarée vénérable, y compris Margarita Occhiena, la mère
de St. Jean Bosco. L’agence d’information des salésiens
(Zénit News) explique que Sr. Troncatti (1883-1969) a
vécu avec la population Shuar au sud-est de l’Equateur
pendant plus de quarante ans, entretenant « une grande
mission d’évangélisation au milieu de beaucoup de
danger ».
HOLLANDE
Dr. Judith de Raat, une théologienne laïque, a terminé un
livre qui inclut quarante lettres de St. François de Sales et
six de ses amis, en traduction Dutch. La présentation
officielle du livre a eu lieu le 25 janvier 2009, au
Salésianum à Schijndel, comme faisant partir de la
célébration de la solennité de St. François de Sales à la fois
par les De Sales Oblats et les membres des cercles
salésiens. Chaque lettre est précédée d’une introduction.
En plus, le livre a aussi une introduction générale et une
dissertation conclusive. Cette collaboration positive et
LETTRE DE L’ICSS
12
fructueuse entre Dr. De Raat et les De Sales Oblats
entraînera sûrement d’autres publications.
La thématique principale des quatre éditions 2009 du
magazine salésien, OESalesiaans Contact sera le 400ème
anniversaire de la publication de l’Introduction à la Vie
Dévote, avec une attention spéciale à Madame de
Charmoisy, aussi connue comme Philothea.
SOEURS DE LA VISITATION
Une rencontre préparatoire pour la célébration du 400ème
anniversaire de la fondation de l’Ordre de la Visitation
(1610-2010) a eu lieu au Monastère de la Visitation de
Zangberg, près de Munich, Bavaria, début octobre 2008.
La plupart des idées de cette rencontre ont déjà été
réalisées : une prière du jubilée qui sera donnée à toutes les
sœurs de la Fédération allemande de la Visitation,
imprimée sur une bonne carte avec les portraits de Ste.
Jeanne François de Sales et St. François de Sales.
maison de formation. Ils enseignent tous à l’école Hands
Together School de St. François de Sales à Cité Soleil. Les
autres vivent à Kay Fomasyon St. François de Sales, 1 Rue
Famosa/Delmas 33, Port-au-Prince.
Comme raconte le P. Moore, cette bénédiction d’être
témoin de la germination de vocation n’est pas sans ses
défis, y compris logement, ressources financières, vie
religieuse dans la culture haïtienne, etc., que le P. Moore et
les deux oblats brésiliens, les P. Carlos Martins de Borda,
OSFS, responsable de formation et Wilfrido Mosquera,
OSFS, avec l’assistance du très expérimenté P. Hagan
essaient de traverser. Hands Together a fait une
contribution significative à la fondation des oblats comme
l’indique avec gratitude le P. Moore, mais les oblats
doivent maintenant assumer la part de lion du financement.
La récente subvention du Fonds Chablésien est une
indication de l’engagement des oblats dans cet apostolat
qui vaut bien la peine.
INSTITUT SECULIER DE ST. FRANCIS DE SALES
Après deux années de formation, Monika Rauh est
devenue un nouveau membre de l’Institut Séculier de St.
François de Sales de la Région de Bavaria en professant
les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. A cette
occasion, une célébration eucharistique festive a eu lieu
dans le village de Bavaria, Steinerskirchen, par le P. Franz
Wehrl, OSFS, Directeur Adjoint de l’Institut (Région de
Bavaria). L’homelie a été dite par le P. Herbert
Winklehner, OSFS, qui a décrit trios elements essentiels
de la vie salésiennes : (1) vivre en presence du Dieu
aimant; (2) vivre cordialement, (de cœur-à-cœur) ; et (3)
chaque jour est un recommencement. Angela Haucke, le
Directeur Général de l’Institut était aussi présent.
SOCIETE DE ST. FRANCOIS DE SALES
En échange avec le P. Kiesel, le P. Hagan indique qu’en
plus de la pauvreté comme question économique « il y a
aussi une pauvreté qui semble faire partir de la culture
haïtienne qui est plus profonde que la pauvreté
économique. Il sent que les haïtiens font l’expérience de la
pauvreté de la confiance-en-soi et/ou du self-estime. Ils
semble perdre de vue le sens de leur valeur en temps
qu’être humain et comme enfant de Dieu. Il parle d’[une]
liturgie qu’il a célébré et au cours de laquelle il a baptisé
plus de soixante enfant. Il disait que ces nouveaux baptisés
ont une grande valeur – valeur en temps que personnes en
elles-mêmes et valeur aux yeux de Dieu. Ayant dit ceci,
l’assemblée a commencé par applaudir. Ceci l’[Hagan]a
surpris, et il demanda s’il avait mal utilisé un mot en
Créole, mais il fut rassuré par quelqu’un près de lui que
non, les gens acclame parce qu’ils/elles n’avaient jamais
entendu quelqu’un leur dire qu’ils/elles avaient de valeur.
Ces gens ont besoin de connaître qu’ils/elles ont de la
valeur, que Dieu les aime et qu’ils/elles ont de la valeur
grâce à qui ils/elles sont et non pas tellement à cause de ce
qu’ils/elles ont » (comme rapporté par le P. Moore). Au
cours d’une retransmission vidéo de New York Times, le P.
Hagan rapporte son experience directe d’une approche
évangélique de la crise alimentaire en Haïti.
Des membres du groupe de la Société de St. François de
Sales d’Allemagne, d’Autriche et de la Suisse se sont
retrouvés pour des jours de formation à Rastatt, BadenWürttemberg, les 12-14 septembre 2008. Le thème de la
rencontre était : « Etre Religieux/se Sans Dieu – Le Défi
du Nouveau Athéisme au Chrétiens ». L’animateur était
Werner Höbsch, directeur de l’Institut du Dialogue
Interreligieux de l’archidiocèse de Cologne, Allemagne.
Son sujet était : « St. François de Sales et Madeleine
Delbrel: Leurs Témoignages de Foi comme Réponse à la
Nouvelle Athéisme ».
Etats Unis
Province Sud Américaine
PROVINCE DE TOLEDO-DETROIT
Juste après que la Région Sud Américaine soit devenu
province, elle s’est engagée à prendre en charge Haïti
comme une de ses missions, en plus de l’Equateur, de la
Bolivie, et de La Bahia (Brésil). Au cours de sa récente
visite à Haïti, le P. Aldino Kiesel, OSFS, Supérieur
Général des De Sales Oblats, était impressionné par le
nombre et la qualité des Haïtiens présentement en
formation. Ceci inclut cinq scholastiques, trois novices,
sept postulants, huit associés et neuf aspirants. Le P.
Thomas Moore, OSFS, envoyé en mission dans la
Province Sud Américaine de la Province de Toledo-Detroit
et membre de l’équipe de formation rapport que les
associés et les associés et les aspirants vivent avec le P.
Tom Hagan, OSFS, à Hands Together House (Maison de
Mains Ensemble) qui est à environ quinze minutes de la
Les 23-25 octobre 2008, le biennal Séminaire de
Spécialistes Salésiens s’est tenu au De Sales Resources
and Ministries (DR&M), Stella Niagara, N.Y. Le thème du
Séminaire était « Propagation de l’Esprit Salésien ».
Suivant la procédure habituelle, les textes étaient préparés
à l’avance puis distribué avant le Séminaire où les sessions
de travail étaient réservées aux débats autour de ces textes.
Les textes suivants ont été présenté puis discutés : Joseph
F. Chorpenning, OSFS, « L’Interprétation emblématique
de François de Sales de la mort de St. Joseph (Traité de
l’Amour de Dieu, Lv. 7, ch. 13) » ; Paula McCarthy,
VHM, « Le Suaire de Turin et St. François de Sales » ;
Alexander T. Pocetto, OSFS, « La fermeté du Doux
François de Sales (1567-1622) » ; Daniel P. Wisniewski,
OSFS, « Chaînes d’Amour : l’Eternité de l’Amitié dans la
13
Spiritualité Salésienne » ; Christian Krokus, « L’Amitié
Spirituelle dans la Tradition Salésienne Lu à la Lumière de
la Compréhension de la Finalité Verticale de Lonergan » ;
Wendy M. Wright, « La Transmission de ‘l’Esprit
Salésien’ au 19ème siècle Année sainte » ; Patricia Siegel,
« Caroline Carré et la Fondation des Filles de St. François
de Sales » ; Thomas Dailey, OSFS, « La Perle de
Perfection : Le Directoire Spirituel comme Moyens
Privilégiés pour diffuser l’Esprit Salésien » ; Joseph
Boensi, SDB, « l’Esprit Salésien, Mouvements Laïcs et
Vie Consacrée dans l’Eglise » ; et Kathleen Brown, « St.
François de Sales et une Théologie de Vocation ».
D’autres participants étaient le P. John Graden, OSFS,
Joanne Kinney, et Mary Grace McCormack, VHM.
Dr. Wright et le P. Chorpenning et généreusement accepté
de continuer la coprésidence pour le prochain Séminaire
de Spécialistes Salésiens prévu pour du 20-24 octobre
2010, à DR&M. Comme 2010 est le 400ème anniversaire de
la fondation de l’Ordre de la Visitation Sainte Marie, le
thème du Séminaire sera : « l’Ordre de la Visitation : Son
Histoire et Patrimoine Spirituelle ». Le Séminaire de 2010
inclura aussi un mini-séminaire par Dr. Jill Fehleison sur
ses recherches sur l’épiscopat sur l’épiscopat de Claude
Granier. St. François de Sales et Jean-François de Sales,
aussi bien que des feuillets confessionnaux produits entre
1589 et 1665 par les Catholiques et Protestants vivant à
Genève et en Savoie.
La lettre de la Province de Toledo-Detroit, Bondings, 21/3
(Automne 2008), contient un article de Ceil Sharp sur la
26ème Conférence Nationale Salésienne Annuelle de Joseph
F. Power, OSFS, sur la Spiritualité de St. François de Sales
et de Ste. Jeanne de Chantal, tenue au Monastère de la
Visitation de Mendota Heights, St. Paul, Mn., du 31 juillet
au 3 août 2008. Le thème de la Conférence de 2008 était
« Encourager le Leadership Salésien », et à cette occasion,
DR&M a re-imprimé et une édition mis-à-jour de
Leadership in the Salesian Tradition, (Leadership dans la
Tradition Salésienne) originalement publié par l’ICSS en
2002 pour commémorer le 400ème anniversaire de la
consécration épiscopale de St. François de Sales. Des
copies de cette publication peut-être achetées à DR&M
sur : www.desalesresource.org.
La 27ème Conférence Nationale Salésiennes de Joseph F.
Power, OSFS, (2009) commémorera le 400ème anniversaire
de la publication de l’Introduction à la Vie Dévote en
mettant l’accent sur ce livre, sont contenu et sa spiritualité,
et une manière de lier ceux-ci au moment présent. Tel que
ce classique engage à une vie nouvelle, ainsi sera cette
conférence, qui est prévue pour le 8 août 2009, via
téléconférence en direct sur cinq sites : Wilmington, De.,
Washington, D.C., Mendota Heights, Mn., St. Louis, Mo.,
et Toledo, Ohio. Ce nouveau format intéressant adopté à
cause de la crise économique actuelle offre aux
participants un programme d’une journée « dans le confort
de leur jardin », avec les composants habituels de la
Conférence (prière, trois intervenants clés, débats facilités,
un marché salésien à chaque endroit, et le déjeuné),
n’ayant pas à porter le soucis des dépenses du transport et
de l’hébergement. Pour plus d’information, aller à :
www.desalesresource.org.
LETTRE DE L’ICSS
Dans un article « Envisioning a Salesian Culture »
(Bondings, 21/2 [Summer 2008]), le P. John Graden,
OSFS, Directeur de DR&M, indique les nombreux
programmes salésiens, projets et services que le DR&M
sponsorise. La grande partie du ministère de DR&M est
l’évangélisation salésien, et dans ce sens il collabore avec
St. Anthony Messenger Press pour developer les
techniques de revitalisation des paroisses américaines. Le
P. Graden entrevoit à l’avenir un ministère qu’il décrit
comme la « Centrale Salésienne » qui, on l’espère, inclura
les Oblats, les Visitandines, les Salésiens de Don Bosco et
les Filles et Fils de St. François de Sales. « Son but », ditil, « est d’utiliser toute technique imaginable depuis les
matériels imprimés au fichier mp3 et podcasts afin de
marquer cette culture par la vision radicale » qui nous est
donnée par François de Sales et Jeanne de Chantal de notre
naturelle « bonté et attirance de cette bonté à la Bonté
Absolue qui est Dieu ».
PROVINCE DE WILMINGTON-PHILADELPHIA
Sept novices avec leur maître des Novices, le P. Ken
McKenna, OSFS, ont passé dix-jours d’étude-visite à De
Sales University comme invités de la communauté de
Wills Hall Oblate. Les P. Thomas Dailey, OSFS, et
Alexander Pocetto, OSFS, ont chacun donné un petit cours
sur la spiritualité salésienne. Un certain nombre d’Oblats
de De Sales University – y compris les P. John Hanley,
OSFS, Marc Gherardi, OSFS, Daniel Gambet, OSFS,
Christopher Hudgin, OSFS, et Peter Leonard, OSFS – ont
aussi parlé aux novices de plusieurs aspects de l’Oblat et
de la vie d’université.
Le plus récent ajout au website de De Sales Spirituality
Center de la Province de Wilmington-Philadelphia est
intitulé « Images in the Salesian Tradition” (Images dans
la
Tradition
Salésienne) :
www.oblates.org/spirituality/salesian_images.
Cette
section a été préparée et assemblée par le P. Michael
Donovan, OSFS, offre la possibilité d’explorer (de “A” à
“Z”) beaucoup d’écrits de François de Sales à partir des
images qu’il utilise pour capturer l’imagination des
personnes de sont temps et continue de capturer notre
imagination aujourd’hui, pour éveiller notre intelligence,
enflammer notre cœur et pour mouvoir notre volonté à
« Vivre + Jésus ! » La présente collection inclut des
images de l’Introduction à la Vie Dévote (William Ruhl,
OSFS, traduction). Du travail est en cours pour ajouter à
cette collection le Traité de l’Amour de Dieu et l’édition et
traduction de Selected Letters, de Elizabeth Stopp.
Un autre ajout au website de De Sales Spiritulity Center
est intitulé “Year of St. Paul” (Année de St Paul)
www.oblates.org/spirituality/year_stpaul. cette source
offre une collection des nombreuses manières dont
François de Sales utilise des exemples de la vie et du
ministère de St. Paul pour informer, instruire et inspirer ses
lecteurs/trices.
Le website de la Province a été redessiné et mis à jour par
son webmaster, le P. Kevin Nadolski, OSFS. Parmi les
articles qu’il contient il y a des éditions archivées en pdf
des Lettres de la Province, De Sales World. L’actuel
LETTRE DE L’ICSS
14
numéro de De Sales World (21/3 [2008]) met l’accent sur
un certain nombre d’oblats qui ont reçu une
reconnaissance publique pour leurs réalisations
extraordinaires. Le P. John Hurley, OSFS, pour la second
victoire consécutive, entraîné une équipe salésienne de
trois différents lycées de De Sales dans une compétition
Modèle U.N. rassemblant des élèves de trente nations. Le
Sister Thea Bowman Educational Foundation Legacy
Award a été donné au Fr. Michael O’Neill McGrath,
OSFS. Le P. Joseph Campellone, OSFS, President de Fr.
Judge High School, Philadelphia, Pa., a été honoré par le
Maire de Philadelphia, le Hon. Michael Nutter, du
Cambridge Who’s Who Award. Parmi les grands
Directeurs et Professionnels Américains: Monseigneur
John Myers Award pour service à vie à l’éducation
catholique a été présenté au P. William F. Davis, OSFS, à
la convention annuelle de l’Association de l’Education
Catholique Nationale. Le P. John Crossin, OSFS, a été élu
president du North American Academy of Ecumenists
(Académie Nord Américain des Œcuménistes).
Une page spéciale du quotidien d’Allentown, Pa., The
Morning Call, met l’accent sur la célébration de National
Philanthropy Day 2008 (Journée Nationale de
Philantropie). Le Chapitre de Eastern Pennsylvania de
l’Association de Fundraising Professionals (AFP)
annonçait huit gagnants du prix 2008 AFP philanthropic.
Parmi ceux-ci il y a le P. Daniel G. Gambet, OSFS,
President Emeritus de De Sales University, qui a reçu le
Lifetime Achievement Award, de la plus haute distinction
de AFP en reconnaissance à son grand qualité éthique
personnelle et son engagement et dévouement à aider la
société.
Le Cours annuel de Anthony J. Ruggiero sur l’Eduction
Catholique, sous les auspices du Salesian Center for Faith
and Culture (SCFC), De Sales University, a été délivré le 8
septembre 2008, par la Mère Françoise-Bernadette
Beuzelin, OSFS, Supérieure Générale des Sœurs Oblates
de St. François de Sales. Son intervention, « St. Léonie
Frances de Sales Aviat: Le Chemin qui Conduit Droit à
Jésus » a été en français avec une présentation PowerPoint
et la traduction assurée par une autre sœur oblate. La
version anglaise de son enseignement avec des photos de
l’événement
sont
disponible
sur :
www4.desales.edu/SCFC/RuggieroLecture.htm.
A l’occasion d’une spéciale liturgie eucharistique à la
chapelle de Wills Hall Oblate Community, en septembre
2008, dix-neuf étudiants (quatorze femmes et cinq
hommes) ont été officiellement introduits au Center for
Discernment at De Sales University par le P. Christopher
Hudgin, OSFS, directeur du Centre. Le Centre assistera
« ces étudiants qui croient qu’ils/elles seraient appelé(e)s à
la vie religieuse, au sacerdoce ou au ministère laïc
ecclésial, pour apprendre un peu plus sur ces vocations
pendant qu’ils/elles poursuivent leurs études » a dit le P.
Hudgin. « Les étudiants de ce programme vont prier et
réfléchiront sur leur foi catholique et sur comment ils/elles
pourront mieux servir Dieu dans l’Eglise du vingt-etunième siècle ».
En lien avec la solennité de St. François de Sales, De Sales
University a observé sa 4ème Semaine Annual Heritage, 1822 janvier
2009. La semaine commence avec la
célébration de la Messe de St. François de Sales, le
dimanche soir du 18 janvier, par le Rév. Mgr Stuart
Swetland, Directeur de Homiletics et Pre-Theology et
Presidential Special Counsel de Catholic Identity et
Mission, de l’Université Mount St. Mary, Emmitsburg,
Md. D’autres programmes de la semaine incluaient un
Forum Bioéthique avec Dr. Peter Augustine Lawler,
membre du Conseil Présidentiel de Bioéthique; une TableRonde de Littérature sur l’Introduction à la Vie Dévote,
organisée par Dr. Joanne McKeown (Professeur de
français et de Littérature, Moravian College, Bethlehem,
Pa.), P. Donald Heet, OSFS, (Directeur de Pastoral
Studies, Catholic University of America), et Rev. Bernard
Bangley (Pastor emeritus, Quaker Memorial Presbyterian
Church, Lynchburg, Va., et auteur de Authentic Devotion:
A Modern Interpretation of the Introduction to the Devout
Life [2002]) (Dévotion Authentique : Une Interprétation
Moderne de l’Introduction à la Vie Dévote); un « Town
Hall » sur la Communication Sociale avec Raymond
Arroyo, créateur/hôte de « The World Over » et nouveau
directeur de Eternal Word Television Network (EWTN); et
le Mémorial Cours R. Wayne Kraft par Michael Novak,
ancien ambassadeur des U.S. qui détient la Présidence de
George Frederick Jewett en Réligion et Lois Publique à
American Enterprise Institute, Washington, D.C.
Publications
LIVRES
Père Louis Brisson (1817-1908): A Documented
Biography, (Père Louis Brisson [1817-1908] : Une
Biographie Documentée) trad. Joseph Baraniewicz, OSFS,
Joseph Bowler, OSFS, William N. Dougherty, OSFS,
Daniel G. Gambet, OSFS, Alexander T. Pocetto, OSFS, et
Joseph F. Power, OSFS, ed. Alexander T. Pocetto, OSFS,
et Daniel P. Wisniewski, OSFS (Philadelphia:
Wilmington-Philadelphia Province, Oblats de St. François
de Sales, 2008). Ce livre est une reduction et une
traduction de la Biographie documentée qui constitue la
plus grande partie du volume par le P. Yvon Beaudoin,
OMI, Trecen. Beatificationis et Canonizationis Servi Dei,
Aloisii Sacerdotis et Fundatoris Oblatorum et Oblatarum
S. Francisci Salesii (1817-1908): Positio super virtutibus
(Rome, 1998). Le livre est disponible pour achat ($35pour
les Oblats et $40 pour les nons-Oblats, en plus des frais
d’envoi) en contactant Ian Kelly par email :
([email protected]) ou par téléphone (410-398-3057).
Timothy Byerley, The Great Commission: Models of
Evangelization in American Catholicisim (New York:
Paulist Press, 2008). L’auteur indique (pp. 14-15) que la
vie et les écrits de St. François de Sales sont des exemples
remarquables de modèle d’évangélisation.
Jack Doogher, Awakening to Now (Stella Niagara, N.Y.:
De Sales Resources and Ministries, 2008). L’intention de
l’auteur est que ce livre soit une sorte de vade mecum qui
aidera à approfondir et à enrichir l’estime de la pratique de
la Direction d’Intention.
15
Jahrbuch für Salesianische Studien (Livre d’Année pour
Etudes Salésiens), Vol. 39, ed. Arbeitsgemeinschaft für
Salesianische Studien (Groupe de Travail pour Etudes
Salésiens), (Eichstätt: Franz Sales Verlag, 2007). Auteurs
et Sujets : P. Franz Wehrl OSFS, “Pour l’Année
Commémorative du 100ème Anniversaire de la Mort du P.
Louis Brisson (1908-2008) » ; Sr. Agnes-Theresia Furian
OSFS, “P. Louis Brisson et les Sœurs Oblates”; Raymund
Fobes, “Objectivité Scientifique et Vérité Salésienne de
Dieu: Approches du P. Brisson” et “Mourir en Présence de
Dieu : La Mort du P. Brisson – Inspiration pour Nos
Vies » ; Josef Schreier, “Indifférence et Joie: Traces
Littéraire de la Pensée Salésienne »
LETTRE DE L’ICSS
—————. “Self-acceptance not Self-Esteem as a Basic
Principle of Salesian Pedagogy,” (L’Acceptation de Soi et
non l’Estime de Soi comme Principe de Base de la
Pédagogie Salésienne) Indian Journal of Spirituality 21/3
(July-Sept., 2008): 235-51.
Herbert Winklehner, OSFS, “Gott segnet die liebenden
Herzen. Leben und Werk des vor 100 Jahren verstorbenen
Louis Brisson
(suite à la page 16)
Agnès Walch, La spiritualité conjugale dans le
catholicisme français, XVIe- XXe siècles (Paris: Les
Éditions du Cerf, 2002). L’auteur fait ressortir comment
l’Introduction à la Vie Dévote a été une source
fondamentale dans le développement d’une spiritualité de
mariage dans le catholicisme français. Pour un extrait de
ce livre, visiter : www.cairn.info/revue-annales-dedemographie-historique-2003-1.
ARTICLES
XVIIe Siècle, un journal académique publié par Presses
Universitaires de France et dédié à l’histoire litéraire du
17ème siècle France, a récemment consacré une édition nr.
235 (2007/2) à regrouper des articles sur St. François de
Sales. La section est introduite par Emmanuel Bury,
“Relire saint François de Sales” (337-39), et contient les
études suivantes : Hélène Michon, “François de Sales: de
l’anthropologie à la mystique” (341-57); Laurence
Devillairs, “La supposition impossible: De François de
Sales à Descartes” (359-71); Benedetta Papasogli,
“L’abeille et la colombe: la méditation chez François de
Sales” (373-91); et Christian Belin, “La naïveté amoureuse
dans le Traité de l’Amour de Dieu,” (393-412). Pour plus
d’information et/ou achat d’articles individuel, aller sur :
www.cairn.info/revue-dix-septième-siécle-2007-2.
Lewis S. Fiorelli, OSFS, “The Secret to Holiness: St.
Francis de Sales’s Introduction to the Devout Life,” (Le
Secret de la Sainteté: L’Introduction à la Vie Dévote de St.
François de Sales) Columbia Magazine 89/2 (Feb. 2009):
12-15.
Viviane Mellinghoff-Bourgerie, “L’écrivain au service des
âmes: tradition et avatars de l’épistolarité spirituelle”
Travaux de littérature 21 (2008): 117-30. Cet article de
point met l’accent sur St. François de Sales aussi bien que
plusieurs de ses contemporains.
Philipp Müller, “Geistliche Begleitung und sakramentale
Beichte” (Direction Spirituelle et le Sacrement de
Confession) Geist und Leben 4 (juillet/août 2008): 250-51.
Müller cite l’Introduction à la Vie Dévote de St. François
de Sales
Alexander Pocetto, OSFS, “De Sales’s Vision of Ecclesial
and Consecrated Life,” (La Vision des De Sales sur
l’Eglise et la Vie Consacrée) Review for Religious, 67/3
(2008): 266-80.
L’ICSS NEWSLETTER a été créé en 1997 et est une publication
biannuelle de la Commission Internationale pour les Etudes
Salésiennes (ICSS) des Oblats de St. François de Sales (Joseph F.
Chorpenning, OSFS, Président; Valdir Formentini, OSFS; Dirk
Koster, OSFS; Herbert Winklehner, OSFS). Son objectif premier
est la diffusion à une échelle mondiale d’informations relatives
aux études salésiennes (St. François de Sales ; Ste Jeanne de
Chantal ; P. Louis Brisson ; fondateur des oblats de St. François
de Sales ; les Oblats de St. François de Sales ; les Sœurs Oblates
de St. François de Sales ; La Visitation Sainte Marie ; les Instituts
Laïcs et autres groupe religieux membres de la Famille
Salésienne).
Editeur: Joseph F. Chorpenning, OSFS (Saint Joseph’s
University Press, 5600 City Avenue, Philadelphia, PA 191311395, USA; email: [email protected])
Publication: Alexander T. Pocetto, OSFS. Les articles pour
prochaines publications devront être envoyés au P. Pocetto par email ([email protected] ), fax (610/282-2059), ou
par courrier à (De Sales University, 2755 Station Avenue, Center
Valley, PA 18034-9568, USA).
Dessein, mise en page, et tirage à Printing Office of Saint
Joseph’s University Press, 5600 City Avenue, Philadelphia, PA
19131-1395, USA.
N° 23 mars 2009
L’HISTOIRE DERRIERE L’HISTOIRE DE L’INTRODUCTION A LA VIE DEVOTE
(suite de la page 7)
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
21.
22.
23.
24.
25.
“François de Sales à l’école des jésuites,” 409-11; Lajeunie, 1: 75119; and Wirth, 71-84.
St. Gregory the Great, Dialogues, trans. O. Zimmerman (New
York: Fathers of theChurch, 1959), 55-56 (quote at 55).
Lajeunie, 1: 91.
For the text of these exercises, see OEA, 22: 21-44; English
translation and edition: St. Francis de Sales, Spiritual Exercises,
trans. W. N. Dougherty, OSFS, edited with an introductory essay,
notes, and bio-bibliographical note by J. Chorpenning, OSFS,
Peregrina Translation Series, No. 20 (Toronto: Peregrina
Publishing Co., 1993).
Histoire du bien-heureux François de Sales . . . 2 vols. (Paris:
Louis Vivès, LibraireÉditeur, 1857), 1: 18-19 (my translation).
H. Burton, The Life of St. Francis de Sales, adapted from Abbé
Hamon’s Vie de S. François de Sales [1854-55], 2 vols. (London:
Burns Oates and Washbourne, 1925), 1: 50. It might also be noted
that on the front and end pages of his copy of the Spiritual
Combat, Francis copied an abridged version of the spiritual
exercises he had worked out under Possevino: see Ravier, Sage &
Saint, 40.
Wirth, 81, note 32.
B. Diefendorf, From Penitence to Charity: Pious Women and the
Catholic Reformation in Paris (New York: Oxford Univ. Press,
2004), 79.
Ibid., 101-105; E. Dubois, “The Hôtel Acarie: A Meeting Place for
European Currents of Spirituality in Early Seventeenth-Century
France,” Durham University Journal 71 (1979): 187-96; and W.
Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” in Alive
for God in Christ Jesus: Proceedings of the Conference on the
Contemporary Significance of the French School of Spirituality,
18-24 August 1995, Simpsonwood Conference and Retreat Center,
Norcross, Ga. (Buffalo: St. John Eudes Center, 1995), 157-67,
esp. 157.
Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 157.
C. Healey, SJ, Christian Spirituality: An Introduction to the
Heritage (New York: Alba House, 1999), 290.
On this controversy, see Healey, 291; and W. Thompson,
“Introduction,” to Bérulle and the French School: Selected
Writings, trans. L. Glendon, SS, Classics of Western Spirituality
(New York: Paulist Press, 1989), 1-101, esp. 14-16.
W. Wright and J. Power, OSFS, “Introduction,” to Francis de
Sales, Jane de Chantal, Letters of Spiritual Direction, trans. P.-M.
Thibert, VHM, Classics of Western Spirituality (New York:
Paulist Press, 1988), 9-91, esp. 9.
L. Fiorelli, OSFS, Six Fundamental Themes of Salesian
Spirituality (Wilmington, De.: Wilmington-Philadelphia Province,
Oblates of St. Francis de Sales, 2006), 22.
26.
27.
28.
29.
30.
31.
32.
33.
34.
35.
36.
37.
38.
39.
40.
Etudes Salésiennes Dans Le Monde
(suite de la page 15)
(1817-1908), des Gründers der Oblatinnen und Oblaten
des hl. Franz von Sales” (Dieu Bénit les Coeurs Aimables.
Vie et Travail de Louis Brisson [1817-1908], le Fondateur
des Sœurs Oblates et des Oblats de St. François de Sales,
Mort il y a 100 Ans), Ordensnachrichten, (47. Jahrgang
2008/Heft 3): 77-80.
LIVRE CRITIQUES
Roland Calvert, OSFS, “New Brisson Biography Makes
the Ordinary Extraordinary: A Review of the Biography,
Louis Brisson (Nouvelle Biographie. Rendre l’Ordinaire
Extraordinaire: Un Critique de la Biographie, Louis
Brisson) par Dirk Koster, OSFS,” dans Bondings, 21/2
(Eté 2008).
Adrien Gambart’s Emblem Book (1664): The Life of St.
Francis de Sales in Symbols, (Philadelphia: Saint Joseph’s
Univ. Press, 2006) Critique de Pedro E. Campa, in
See, e.g., the fragment of a letter (c. 1605-8) to Madame de
Chantal, in which Francis enumerates how Mary practiced the
little virtues throughout the course of her life, from the
Annunciation to the foot of the cross at Calvary (OEA, 14: 10910); and Fiorelli, 20-21.
Cf. Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 163.
Wright notes that Bérulle tends to favor Paul and John as
interpreters of the Christ-event, and Francis, the Synoptics and
approaches of Bernard of Clairvaux, Francis of Assisi, and
Ignatius of Loyola (ibid., 164). Paul was key for Francis as well.
For a theological assessment of the French School, see J. Saward,
“Bérulle and the French School,” in The Study of Spirituality, eds.
C. Jones, G. Wainwright, and E. Yarnold, SJ (New York: Oxford
Univ. Press, 1986), 386-96, esp. 394-96.
Ravier, Sage & Saint, 112.
St. Francis de Sales: A Testimony by St. Chantal, ed. and trans. E.
Stopp (Hyattsville, Md.: Institute of Salesian Studies/London:
Faber, 1967), 96.
Thompson, 11-13; Healey, 288-89.
See, e.g., Lajeunie, 2: 3-52; H. Mackey, OSB, “St. Francis de
Sales and the Formation of the Clergy,” American Ecclesiastical
Review, new series 9/5 (Nov. 1898): 549-64; and the following
essays in L’image du prête dans la literature classique (XVIIe–
XVIIIe siècles): Actes du colloque organisé par le Centre “Michel
Baude—Littérature et spiritualité” de l’Université de Metz, 20-21
novembre 1998, ed. D. Pister, Recherches en littérature et
spiritualité, vol. 1 (Bern: Peter Lang, 2001): B. Delahaye, “La
visage du prête selon François de Sales (1567-1622) à la lumière
de sa Correspondance,” 25-46, and J. Hennequin, “Aspects du
sacerdoce selon François de Sales,” 47-52. On the Oratory, see
ibid., B. Meuret, “L’Oratoire de France: Lieu d’expérimentation
d’une nouvelle orientation du statut du prête au début du XVIIe
siècle,” 17-24.
Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 158.
Thompson, 58.
Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 158-59.
Lajeunie, 2: 242. Also see Bremond, 1: 133-34; Ravier, Sage &
Saint, 112; and M. Müller, St. Francis de Sales (New York: Sheed
& Ward, 1937), 14-15.
Wright, “The Salesian and Bérullian Spiritual Traditions,” 157,
and Seeking God’s Will Together: Discernment in the Salesian
World of Hearts (Wilmington, De.: Wilmington-Philadelphia
Province, Oblates of St. Francis de Sales, 2003), 6.
Letter of 24 July 1607 to Madame de Chantal (OEA, 13: 304); and
J.-P. Camus, The Spirit of St. François de Sales, ed. and trans. C.
F. Kelley (New York: Harper, 1952), 194.
Quoted in La Bedoyere, 35-36.
OEA, 12: 270 (English translation: Francis de Sales, Jane de
Chantal, Letters of Spiritual Direction, 104).
Ravier, Sage & Saint, 181.
Sixteenth Century Journal 39 (2008): 590-91, et de David
Graham, dans Renaissance et Reformation/Renaissance et
Réforme 30/3 (Summer 2006/2007): 135-37.
Human Encounter in the Salesian Tradition: Collected
Essays Commemorating the 4th Centenary of the Initial
Encounter of St. Francis de Sales and St. Jane Frances de
Chantal (Rencontre Humaine dans la Tradition Salésienne:
Collection de Traités Commémorant le 4ème Centenaire de
la Rencontre Initiale de St. François de Sales et de Jeanne
Françoise de Chantal) (Rome: ICSS, 2007), Critique de
Hélène Bordes, dans La Lettre de RES, No. 14 (August
2008): 146-47.
Elisabeth Stopp, A Man to Heal Differences: Essays and
Talks on St. Francis de Sales (Un Homme pour Guérir les
Différences: Traités et Exposés sur St. François de Sales)
(Philadelphia: Saint Joseph’s Univ. Press, 1997), Critique
de Henry Philips, dans Modern Language Review 94/3
(1999): 535-36.