yper 7FR/bis - Jan Yperman Ziekenhuis
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yper 7FR/bis - Jan Yperman Ziekenhuis
Y -mail België/Belgique N°7 P.B. Antwerpen-X 8/1015 P106214 BULLETIN D’INFORMATION DE L’HÔPITAL RÉGIONAL JAN YPERMAN Nederlandse versie op aanvraag Ieper/Poperinge - année 5 - août 2004 Toelating gesloten verpakking 8/161 Afgiftekantoor Antwerpen-X Terugzendadres: Kuiperskaai 6, 9000 Gent Les larmes dans les yeux Rhume des foins Aussi dans ce magazine 2 Parking 3 Centre de locomotricité 4 Travaux 5 Clinique de la douleur 6 Jehan Yperman 7 Laser contre les varices 8 Centre du sommeil > Crises d’éternuements, les yeux qui pleurent, quintes de toux… pour les patients qui souffrent du rhume des foins, le printemps n’est pas vraiment une saison agréable. Les spécialistes de l’hôpital Jan Yperman Docteur Paul Van Haverbeke (oto-rhino-laryngologue): "Deux méthodes courantes sont utilisées. Tout d’abord le test cutané, qui consiste à mettre en contact les substances suspectes ou allergisantes avec la peau de l’avant-bras au moyen d’une petite aiguille. Lorsque le patient est allergique à une substance donnée, une petite boursouflure rouge apparaît à l’endroit du test après une vingtaine de minutes. Pour les patients qui n’aiment pas les piqûres – je pense ici surtout aux enfants en bas âge – la prise de sang classique est une autre solution. Un échantillon de sang permettra de voir si l’organisme du patient produit des anticorps contre certains allergènes. En une semaine, on connaît le produit auquel le patient est allergique." Pour prévenir les symptômes, il faut éviter le contact avec le pollen, ce qui n’est pas évident. Heureusement, on dispose aujourd’hui d'une batterie de remèdes efficaces. Pour lutter contre les symptômes du rhume des foins, le patient peut prendre des tablettes ou des sprays nasaux à base de cortisone ou d’antihistaminiques. La cortisone a un effet décongestionnant tandis que les antihistaminiques – comme leur nom l’indique – réagissent contre l’histamine, c’est-à-dire la substance qui provoque la réaction allergique et les démangeaisons. Si la médication ne parvient pas à soulager le patient à long terme, une autre alternative peut être envisagée : l’hyposensibilisation. traitent les symptômes et, si possible, déterminent les causes de ces affections. < J YY www.yperman.net Les allergies telles que le rhume des foins sont dépistées et traitées au service ORL. À l’hôpital Yperman, ce service repose sur les épaules des docteurs Paul Van Haverbeke, Edwin Demuynck et Griet Stoffels. Ils soumettent les patients à un test d’allergie pour déterminer avec exactitude à quelles substances ils sont allergiques. Docteur Edwin Demuynck (oto-rhino-laryngologue): "Le patient se voit administrer pendant trois ans la substance à laquelle il est allergique, sous forme d’injections sous-cutanées pratiquées mensuellement. L’on augmente la dose petit à petit jusqu’à ce que le patient ne présente plus aucune réaction allergique. L’hyposensibilisation permet de guérir l’allergie, mais le traitement exige une discipline rigoureuse du patient pendant trois ans." >> 2 Les infirmiers en chef prennent les choses en main Maria Deweirdt (responsable du projet) Nouveaux chefs de service Rafaël Joseph, pharmacien biologiste de formation, a dirigé pendant des années le laboratoire du Mariaziekenhuis de Poperinge. Voici trois ans, il a rejoint le laboratoire fusionné de l'hôpital Jan Yperman où il exerce les fonctions de chef de service depuis juillet 2003. Son souci prioritaire : la qualité. > L’hôpital Jan Yperman participe à un projet pilote en matière de ‘clinical leadership’. Dix infirmiers en chef apprennent tout ce qu’il faut savoir sur les qualités de dirigeant que l’on attend d’eux aujourd’hui. < L’hôpital Jan Yperman participe, depuis le mois dernier, à un projet pilote de ‘clinical leadership’, dans lequel Maria Deweirdt s’est investie avec tout l’enthousiasme qu’on lui connaît. Maria Deweirdt: "L’expression ‘clinical leadership’ vient de Grande-Bretagne. Elle désigne les qualités de dirigeant que doit posséder aujourd’hui l’infirmier en chef qui est devenu le personnage clé du secteur des soins de santé en pleine et rapide mutation. Il doit acquérir, pour pleinement remplir son rôle, des aptitudes telles que le coaching et la formation de groupes. La gestion des conflits et la résolution des problèmes font également partie des tâches qui lui incombent. En définiti- ve, le grand bénéficiaire du clinical leadership, c’est le patient." En 2003, la KU Leuven a organisé une journée d’étude sur ce thème. Tous les hôpitaux belges ont eu la possibilité de poser leur candidature pour participer à un projet pilote pendant un an. Quelque 24 hôpitaux ont été finalement sélectionnés, parmi lesquels l’hôpital Jan Yperman. Maria Deweirdt: "Ce projet consiste à encadrer dix infirmiers en chef afin de leur permettre d’acquérir les aptitudes du ‘clinical leadership’. Outre les tâches normales qui leur incombent à l’hôpital, les participants assistent à des ateliers et à des cours afin d’assimiler les méthodes et techniques nécessaires. Ils doivent aussi beaucoup étudier et accomplir une série de travaux pratiques, ce qui leur permettra d'avoir une meilleure perception de la dispensation des soins et du vécu des patients." Le projet pilote prendra fin en février 2005 et fera ensuite l’objet d’une évaluation. Parking payant > L’offre de soins sur le campus Onze-Lieve-Vrouw est en pleine expansion. L'on s'est bien vite rendu compte que l'offre de parking devait suivre cette évolution, car les places libres aux heures de pointe, pour les visiteurs comme pour les membres du personnel, se faisaient rares. < J YY Le docteur Els Sercu a effectué des stages dans différents hôpitaux de la Flandre Occidentale et même dans un hôpital zaïrois, avant de commencer comme pédiatre à Ypres en 1996. Avec le docteur Adriaens et le docteur Boens, elle constitue l'épine dorsale du service pédiatrique de l'hôpital Jan Yperman dont on lui a récemment confié la direction. Les travaux d’extension du parking ont commencé à l’automne 2003 et la nouvelle partie a pu être mise en service dès le mois de mars 2004. Après maintes hésitations, il a été décidé de suivre l’exemple de nombreux autres hôpitaux et de rendre payant le parking du site O.L.Vrouw. Après concertation notamment avec une association de patients, le prix a finalement été fixé à un euro par jour. Les patients qui se rendent souvent à l’hôpital de jour ou à la dialyse rénale, ne doivent pas payer. Un régime spécial a aussi été prévu pour d’autres groupes de patients tels que les mères qui viennent allaiter leur enfant prématuré ou les parents d’un patient en phase terminale qui veulent rester au chevet de ce dernier. Les personnes qui doivent se rendre à l’hôpital plusieurs fois par jour peuvent prendre contact avec l’infirmière en chef. Enfin, les emplacements proches de l’hôpital ont été Parking Onze-Lieve-Vrouw uitgebreid réaménagés. Un espace a été réservé au Belbus de la société de Lijn et le nombre d’emplacements réservés aux personnes handicapées a augmenté. Des places ont également été réservées pour le transport des malades et les bus de Lijn ont leur propre trajet. Il est bien sûr toujours possible d’aller déposer ou de rechercher quelqu’un à l’entrée de l’hôpital Jan Yperman. Mais pensez à vous limiter au temps de "chargement et déchargement" et à ne pas utiliser cet espace comme espace de stationnement. Avanti! Centre de locomotricité > Pour tous problèmes au niveau de l’appareil locomoteur, vous pouvez vous rendre au nouveau Centre de locomotricité du campus Onze-Lieve-Vrouw. Cinq orthopédistes, un physiothérapeute et un rhumato- le campus Onze-Lieve-Vrouw, mais pour les consultations de physiothérapie et de rhumatologie, les patients doivent encore provisoirement se rendre au campus des Soeurs Noires. logue y tiennent leurs consultations. < Dr Filip Lefevere (physiothérapie) : "Nous souhaitions faciliter pour nos patients l’accès à la consultation. Auparavant, ces consultations étaient dispersées sur les deux sites à Ypres. Maintenant, tout est centralisé au sein du Centre de locomotricité au campus Onze-LieveVrouw. Cela a le mérite d’être plus clair pour le patient. Le centre est aussi facilement reconnaissable. Il se situe un peu à l’écart du reste de l’hôpital et possède sa propre entrée." En outre, il paraît que l’efficacité médicale est optimalisée lorsqu’on travaille en équipe sous un même toit. Dr Filip Lefevere : "La concertation entre sept spécialistes nous permet de déterminer le meilleur traitement pour le patient. Si une intervention doit être pratiquée, nous présentons le planning préopératoire dans le cadre d’une concertation mutuelle. Cette façon de travailler s’intègre parfaitement dans la philosophie du programme AVANTI qui vise à informer clairement le patient sur tous les aspects de l’opération." A Ypres les consultations en orthopédie se situent sur Dr Filip Lefevere : "Dans le nouveau bâtiment en construction au campus Onze-Lieve- Vrouw, nous élargirons le Centre de locomotricité. Toutes les consultations, les hospitalisations et la rééducation y seront centralisées. Le patient ne devra plus se déplacer d’un endroit à un autre, ce qui dans le cas d’un mauvais fonctionnement de l’appareil locomoteur sera un avantage." Vous pouvez joindre le centre de locomotricité directement au numéro 057 22 35 10. Docteur Dieter Van der Linden (chirurgie de la main, du poignet et du coude) P r o g r a m m e AVA N T I Nouveau visage Depuis le 1er avril 2004, le service d’orthopédie s’est agrandi avec l’arrivée du Dr Dieter Van der Linden, qui est spécialisé en chirurgie de la main, du poignet et du coude. Durant sa spécialisation en chirurgie orthopédique, le Dr Van der Linden a suivi une formation particulière en chirurgie du coude à Newcastleupon-Tyne. Ensuite, il a travaillé pendant six mois à ‘l’Institut de la main’ à Paris. Docteur Dieter Van der Linden : "Au service d’orthopédie, je traite les affections particulières du coude, du poignet et de la main. Je m’occupe également des compressions au niveau des nerfs de l’avant-bras et du bras, des arthroscopies et des fractures compliquées de cette région du corps. La maladie de Dupuytren est également traitée chirurgicalement. Cette affection déforme les doigts et peut causer une rigidité sous-cutanée sévère dans la paume ou les doigts." Avec ses collègues du service d’orthopédie, le Dr Van der Linden effectue ses consultations au Centre de locomotricité du campus Onze-LieveVrouw de l’hôpital Jan Yperman. Orthopédie Savoir ce qui va se passer EXAMENS PRÉOPÉRATOIRES CHEZ LE MÉDECIN GÉNÉRALISTE > Le centre de locomotricité a lancé au mois de mars le d’admission du patient à l’hôpital et à le moderniser. On retiendra ici le rôle essentiel du médecin généraliste. < Docteur Luc Vanlede (orthopédiste): "Nous avons souvent vu, par le passé, des patients faire un véritable blocage dès qu’ils entendaient le mot opération. Ils craignaient les conséquences de l’intervention et se posaient des questions qu’ils n’osaient manifestement pas exprimer. Le programme AVANTI vise à informer clairement le patient sur tous les aspects de l’opération. Le médecin généraliste a ici un rôle central à jouer. Une fois que le diagnostic a été posé à l’hôpital, le patient se rend chez son médecin généraliste avec une farde d’information et un questionnaire. Le médecin et le patient discutent du traitement et complètent ensemble le questionnaire. Si cela s’avère nécessaire, Docteur Luc Vanlede (programme AVANTI) d’autres examens préopératoires sont encore réalisés. Si le patient a encore des questions, il peut les poser lors d’une soirée spéciale d’information qui est organisée à l’hôpital. À cette occasion, il fera aussi la connaissance de l’anesthésiste, du personnel infirmer, de l’équipe de revalidation et du service social." Bien que provisoirement limité aux interventions de pose de prothèses à la hanche et au genou, le programme AVANTI devrait, à terme, être étendu à un éventail plus large d’interventions chirurgicales. Dans le cadre du programme AVANTI (voir plus haut), chaque patient qui se fait poser une prothèse par le service d’orthopédie est d’abord envoyé chez son médecin généraliste qui prépare le patient à l’intervention. Il soumet le patient à un examen préopératoire et complète le questionnaire médical. Vient ensuite une séance d’information : il s’agit en fait d’un entretien préparatoire général avec le service d’orthopédie, durant lequel on examine avec le patient le dossier préopératoire et l’on fixe la date de l’intervention. Cette procédure n’est évidemment pas applicable dans les cas urgents. Ce projet pilote "préopératoire sur rendez-vous" a pour objectif de préparer le mieux possible le patient à l’opération qu'il doit subir. YJ Y programme AVANTI qui vise à faciliter le processus 3 4 Comme sur des roulettes > Les travaux sur le campus Onze-Lieve-Vrouw à Sint Jan battent leur plein. Le projet 1, qui comprend la construction de deux nouvelles ailes, avance conformément aux prévisions. Le gros oeuvre devrait être achevé pour la fin 2004. < Serge Lefevere, architecte: "La première phase du gros oeuvre est terminée pour l'aile médico-technique. La structure est achevée et nous avons déjà commencé à placer les éléments de façade. Ensuite, ce sera au tour des menuiseries extérieures. Le gros oeuvre de cette aile doit être complètement terminé pour les congés du bâtiment. En ce qui concerne l'aile qui abritera les patients hospitalisés, nous sommes en train de monter le squelette du dernier étage. Pour cette aile, les façades et les éléments de façade sont prévus après l'été. Le gros oeuvre des deux bâtiments sera entièrement terminé pour la fin de l'année. Du côté extérieur, le bâtiment paraîtra achevé, mais en fait, on n'en sera alors qu'au début de l'aménagement technique." Le 5 octobre 2003, la ministre Adelheid Byttebier est venue "façonner" la première pierre symbolique du nouveau bâtiment. Serge Lefevere: "La ministre a fabriqué une brique en argile qui a ensuite été cuite et sera placée à un endroit spécial pour commémorer Adelheid Byttebier (ministre flamande) pétrissait la première brique pour l'hôpital Jan Yperman cette journée. Le jour de la visite de la ministre, on a aussi rempli un tube en plomb d'objets tels que le journal du 5 octobre 2004 et quelques pièces de monnaie. Ce tube qui sera enchâssé dans la construction finale est destiné aux archéologues d'un futur lointain qui mettront au jour les ruines de l'hôpital. Mal de dos Un disque qui vous tape sur les ner fs assure la mobilité et amortit les chocs. Lorsque l’on adopte des positions anormales de manière prolongée ou en cas de surcharge de la colonne vertébrale, des déchirures peuvent se produire dans les anneaux cartilagineux entourant le disque, de sorte que le contenu gélatineux a tendance à saillir vers l’extérieur, comprimant ainsi les nerfs, ce qui peut provoquer une douleur importante. On résout traditionnellement le problème en remplaçant le disque douloureux par un petit morceau d’os. > Une douleur dans le cou ou le bas du dos est généralement due à l’usure d’un disque intervertébral. Les spécialistes de l’hôpital Jan Yperman utilisent désormais une nouvelle technique pour ce type d’intervention: la prothèse de disque intervertébral. < Le disque est l’élément le plus fragile de la colonne vertébrale. Il soutient les vertèbres, Docteur Hans Feys (service orthopédie – traumatologie): "Cette intervention supprime la source de la douleur, mais également la fonction du disque. Le disque supérieur et le disque inférieur doivent alors, en quelque sorte, effectuer le travail du disque manquant, ce qui occasionne une usure prématurée. Conséquence: le patient doit tôt ou tard subir une intervention complémentaire." Le patient peut aujourd’hui opter pour une prothèse du disque intervertébral qui est composée d’un coussinet élastique soutenu des deux côtés par des plaquettes métalliques. Docteur Hans Feys: "Cette prothèse remplit les fonctions du disque retiré, ce qui permet de conserver la mobilité de toute la colonne. Il n’y a donc pas de surcharge pour les disques voisins. Autre avantage : le patient se remet plus vite de cette opération." Contrairement à ce qui est prévu pour l’intervention classique, qui continue d’être pratiquée, l’INAMI ne rembourse pas la pose de cette prothèse, mais celle-ci est couverte par la plupart des ‘assurances hospitalisation’ et est reconnue par certaines mutuelles. Non à la douleur > Sur le campus de Poperinge, la nouvelle clinique de la douleur accueille chaque mercredi des patients souffrant de douleurs chroniques. Le travail des médecins consiste à alléger la douleur des patients et – si possible – à en traiter les causes. < Il existe de nombreux médicaments pour lutter contre la douleur. Dans la plupart des cas, ces analgésiques suffisent pour soulager la douleur du patient et c'est tant mieux. Mais si leur action est insuffisante ou que leurs effets secondaires sont trop importants, la nouvelle clinique de la douleur de l’hôpital Jan Yperman propose alors au patient une thérapie plus radicale. On peut ainsi traiter par la chaleur, au moyen de rayons X, le trajet du nerf qui véhicule la douleur. Ce type de traitement permet de guérir les douleurs chroniques bénignes. Docteur Gregory Liers (anesthésiste): "Après un accident, une douleur lancinante peut per- sister, par exemple, dans le bas du dos, le cou, le visage et les mains. Pour les douleurs chroniques bénignes de ce type, nous tentons d'identifier la cause et d’y remédier. Un anesthésiste, un psychiatre, un kiné, un orthopédiste et un infirmier recherchent ensemble une solution." Par ailleurs, la clinique de la douleur soulage fréquemment des patients atteints d’une pathologie mortelle. Docteur Gregory Liers: "L’allégement de la douleur est généralement la solution la plus réalisable. Lorsque l’on parvient à atténuer la douleur au maximum, les patients acceptent mieux leur sort et ils parviennent à faire leurs adieux à la vie dans la dignité." L’hôpital a aussi lancé récemment une "équipe de la douleur aiguë" qui équipe les patients, durant les jours qui suivent une intervention, d’une petite pompe leur permettant d’avoir leur douleur sous contrôle. Docteur Gregory Liers de la nouvelle clinique de la douleur Vous pouvez joindre la clinique de la douleur au campus de Poperinge par l’intermédiaire de l’hôpital de jour au numéro 057 34 37 03 ou par la centrale au numéro 057 34 34 34 5 6 Jehan Yperman: Des docteurs, chirurgiens et barbiers-chirurgiens Qui était Jehan Yperman? A-t-il vraiment existé ou n’est-il qu’une légende? Nous vous proposons de plonger dans le passé de ce personnage historique. Le récit de sa vie sera présenté mique. Le textile était déjà le moteur de l’économie locale. Avec ses 35.000 habitants et 4.000 métiers à tisser, Ypres était le centre de l’industrie drapière en Flandre. La halle aux en trois épisodes étalés sur trois éditions de YL’historien scientifique Roger Blondeau se consacre actuellement à un ouvrage sur Jehan Yperman. mail. Jehan Yperman est né entre 1275 et 1280 dans une famille de la bourgeoisie yproise. À cette époque, la ville était en plein essor écono- draps est d’ailleurs un vestige de ce passé opulent. Roger Blondeau: "En ces temps là, la médecine était l’apanage des docteurs, chirurgiens et barbiers-chirurgiens. Les médecins qui avaient étudié à l’école de médecine de Salerne ou aux Evocation à l’occasion de la pose de la première pierre dans une mise en scène de Piet Lesage. Jehan Yperman (Patrick Ryde) et madame Christine de Ghinnes (Ann Vanassche) parle de la construction de la maison de Dieu de Bailleul en dehors des murs de la ville. universités de Bologne, Padoue ou Montpellier, répugnaient à pratiquer la médecine sur le terrain. Soigner les plaies ainsi que les interventions de chirurgie traumatologique étaient assurées par les chirurgiens et les barbiers-chirurgiens, qui jouaient très habilement du scalpel. C’est pourtant à cette époque que la chirurgie a connue ses premiers débuts." Les barbiers s’occupaient des blessures, des jambes cassées et des abcès, ce qui n’a rien d’étonnant car le diagnostic était facile à poser et une intervention technique suffisait généralement pour remettre le patient sur pied. Roger Blondeau: "D’après les comptes de la ville de Ypres, Jehan Yperman a perçu en 1297 un traitement de fonctionnaire de la ville, vraisemblablement en tant que chirurgien. Début des années 1300, d’après ce que l’on en sait (mais sans aucune certitude à ce propos), il serait parti pour Paris afin de se perfectionner en chirurgie. Il y a sans doute eu comme professeur l’illustre Lanfranc, chirurgien émigré de Milan. En 1304, nous retrouvons Jehan Yperman en chirurgien à la maison de Dieu de Bailleul, fondée en 1276." Jehan Yperman a laissé deux ouvrages qui lui ont valu la célébrité: Cyrurgie et son Medicine boeck. Vous en saurez plus sur ces manuscrits dans les deux prochains numéros de cette newsletter. Jehan Yperman lors d’une incision d’un abcès de la gorge (dessin Frank-Ivo Van Damme) Le laser pour traiter les varices Le laser contre les varices > Le traitement des varices au laser est une application récente de la technologie laser à les utilisent depuis longtemps déjà. Voilà en effet plusieurs années que l’on y utilise le laser pour traiter les lésions cutanées, les tumeurs vésicales, les lésions aux cordes vocales et les lésions aux yeux. Désormais, les docteurs Piet Casaer et Stephan Ceuppens utilisent également le laser pour traiter les varices. L’insuffisance veineuse est une affection qui touche 25% des femmes et 18% des hommes. Les varices naissent d’une fuite dans la valvule veineuse, qui provoque une surpression dans une partie sous-jacente de la veine qui va alors se dilater. l’hôpital Jan Yperman. < Les techniques laser n’ont aucun secret pour les spécialistes de l’hôpital Jan Yperman qui du tronc principal. Même dans ce traitement, les branches secondaires doivent encore être traitées séparément, par exemple par une exérèse (ablation). Les avantages du traitement laser sont une forte réduction des hématomes postopératoires et des douleurs consécutives à ceux-ci. Le patient se rétablit plus rapidement. L’intervention se pratique en hôpital de jour. L’INAMI ne rembourse pas encore intégralement le matériel, si bien que les patients doivent payer un supplément. Mais après avoir pris tous les renseignements, le patient peut toujours opter pour le « stripping » classique. Les varices non traitées peuvent provoquer des thromboses. Le nouveau traitement au laser convient toutefois surtout pour les dilatations Infirmières Sans Frontières en Somalie > Charlien Vanderheeren a échangé Ypres pour Xudur en Somalie. Dans ce petit village loin de tout, elle fait partie d’une équipe de quatre personnes comprenant deux infirmières, un médecin et un collaborateur logistique. < Charlien vit loin de ses amis et de sa famille, dans un confort précaire et avec des journées de travail contre lesquelles n’importe quel syndicat belge organiserait une manifestation à Bruxelles. Tout cela n’a pas l’air d'être très folichon. Charlien Vanderheeren dans les postes extérieurs de Xudur Charlien Vanderheeren: "Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont loin d’être idéales, c’est vrai, et parfois l’isolement me pèse. Mais la contrepartie est formidable. Lorsqu’en dépit de toutes les difficultés et de tous les obstacles, vous parvenez à atteindre tout ou partie de votre but, cela vous procure une grande satisfaction. De plus, on apprend ainsi à mieux se connaître et on se découvre des capacités que l’on ignorait posséder. La situation vous force à agir. Pas question pour nous de commencer à nous demander si on sait le faire ou pas." Y-mail est le magazine de l'Hôpital Régional Jan Yperman. Briekestraat 12 - 8900 Ypres YJ Y Si vous cherchez Charlien Vanderheeren, sachez qu'elle ne travaille plus au bloc opératoire de l’hôpital Jan Yperman. Elle a rejoint les rangs de Médecins Sans Frontières et a embarqué pour la Somalie. Charlien Vanderheeren: "En tant que "out-reach nurse" à Xudur (lisez : Oudour), je suis responsable des postes extérieurs qui, à l'heure actuelle, ne fonctionnent pas convenablement. Ma tâche est de faire en sorte que les postes existants soient à nouveau totalement opérationnels et de créer un poste supplémentaire. Je suis actuellement à la recherche de collaborateurs locaux qui, après avoir reçu une formation adéquate, constitueront les effectifs des postes extérieurs et en assureront la permanence." Tél. 057 22 31 11 Fax 057 22 34 08 E.R.: Eric Luyckx Coordination: Jan Blontrock ([email protected]) Y-mail est réalisé par F-Twee communication [email protected] – www.f-twee.be 7 8 Nouveaux chefs de service La thérapie du sommeil fait des miracles > Vous ronflez et vous vous réveillez en sursaut la nuit? Vous ne vous sentez pas bien reposé(e), vous commencez la journée fatigué(e) et vous ne pouvez plus vous concentrez ? Il s'agit là de symptômes typiques de l'apnée du sommeil. Les patients qui en Le docteur Geert Page travaille déjà depuis 1988 au campus de Poperinge de l’hôpital Jan Yperman. De 2000 à 2003, il a fait la navette entre Ypres et Oxford, où il a suivi un Master en ‘Evidence-based health care’. Il est depuis peu à la tête du service de gynécologie-obstétrique. souffrent peuvent s'adresser maintenant à l'hôpital Jan Yperman où ils pourront faire un examen du sommeil qui leur permettra de passer à nouveau des nuits paisibles. < Au centre du sommeil de l'hôpital Yperman, les docteurs Greta Bral, Yves Tanghe et Ines Malysse s'occupent des patients souffrant des troubles de sommeil les plus divers. Le syndrome d'apnée du sommeil est aujourd'hui mieux connu du grand public. L'attention que les médias prêtent à cette incommodité y est pour quelque chose. Le syndrome a d'ailleurs été évoqué lors du symposium ‘Problèmes pulmonaires et revalidation’ qui s'est tenu récemment au Lakenhalle à Ypres. Docteur Greta Bral: "Les patients qui souffrent d'apnée du sommeil, ont régulièrement, durant le sommeil, les voies respiratoires qui se referment, interrompant ainsi le flux d'air. Leur respiration s'arrête et le cerveau envoie à l'organisme un signal de réveil. Le patient s'éveille alors en sursaut, en ayant l'impression d'étouffer. Ceci se produit plusieurs fois par nuit." J YY Le docteur Katrien Goemaere débuta sa carrière comme radiologue au campus Onze-Lieve-Vrouw en 1996. Elle dirige le ser vice d'imagerie médicale de l'hôpital Jan Yperman depuis janvier 2004. Ses projets pour le futur sont de numériser ce service et entre autre de créer un site web contenant des informations provenant du terrain de la recherche. Il s’agit à chaque fois d’une expérience angoissante dont, assez curieusement, le patient ne garde en général aucun souvenir au réveil, le lendemain matin. Ce sommeil perturbé a pourtant des implications mentales et physiques. Docteur Greta Bral: "Comme leur sommeil est chaque fois interrompu, les patients atteignent rarement le stade du sommeil profond et ils n'ont donc guère ou pas de sommeil onirique, ce qui se traduit dans la journée par des problèmes de concentration et des trous de mémoire. Sur le plan physiologique, ils présentent des pauses respiratoires avec un manque temporaire d'oxygénation du coeur, du cerveau et d'autres organes. Le risque de maladie cardiovasculaire s'en trouve considérablement accru. Dans le pire des cas, cela peut même provoquer une crise cardiaque ou une congestion cérébrale." Les causes de l'apnée du sommeil restent entourées de mystères, même si l'on a identifié une série de facteurs qui contribuent à cette affection, tels que le tabac, l'alcool, le fait de boire avant d'aller se coucher, l'absorption de somnifères ou de calmants et le fait de dormir sur le dos. Mais que faire lorsque la prévention ne suffit plus? C'est généralement le conjoint du patient qui tire la sonnette d'alarme. Il ou elle est souvent empêché(e) de dormir par les ronflements, le sommeil agité et les réveils en sursaut qui sont les caractéristiques typiques de l'apnée du sommeil. Selon les estimations, de 2 à 4% de la population belge souffriraient d'apnée du sommeil et la plupart des personnes ne seraient pas conscients du problème. Ce sont les hommes qui courent le plus de risques. Pour confirmer le diagnostic d'apnée du sommeil, le centre du sommeil accueille le patient pour y passer une nuit. Les fonctions vitales telles que l'activité cérébrale, les mouvements oculaires, la respiration et l'activité musculaire sont mesurées au moyen d'électrodes placées sur le corps. Si cet examen démontre que le patient est effectivement atteint du syndrome de l'apnée du sommeil, on lui donne un CPAP (Continuous Positive Airway Pressure) à emporter chez lui. Docteur Greta Bral: "Il s'agit d'un masque nasal que le patient porte sur son visage pendant son sommeil. Le CPAP souffle en permanence de l'air positif dans le nez et la gorge du patient, empêchant ainsi l'affaissement de la voie respiratoire de la gorge. Le patient retrouve ainsi un sommeil paisible. Le masque émet un léger bruit auquel on s'habitue rapidement. La plupart des patients trouvent que les changements dans leur vie sont tellement positifs qu'ils acceptent sans rechigner l'inconfort relatif du CPAP." Vous pouvez joindre le centre du sommeil de l’hôpital Jan Yperman au numéro 057 22 37 03