yper 7FR/bis - Jan Yperman Ziekenhuis

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yper 7FR/bis - Jan Yperman Ziekenhuis
Y
-mail
België/Belgique
N°7
P.B.
Antwerpen-X
8/1015
P106214
BULLETIN D’INFORMATION DE L’HÔPITAL RÉGIONAL JAN YPERMAN
Nederlandse versie op aanvraag
Ieper/Poperinge - année 5 - août 2004
Toelating gesloten verpakking 8/161
Afgiftekantoor Antwerpen-X
Terugzendadres: Kuiperskaai 6, 9000 Gent
Les larmes dans les yeux
Rhume des foins
Aussi
dans ce
magazine
2
Parking
3
Centre de locomotricité
4
Travaux
5
Clinique de la douleur
6
Jehan Yperman
7
Laser contre les varices
8
Centre du sommeil
> Crises d’éternuements, les yeux qui pleurent, quintes
de toux… pour les patients qui souffrent du rhume
des foins, le printemps n’est pas vraiment une saison
agréable. Les spécialistes de l’hôpital Jan Yperman
Docteur Paul Van Haverbeke (oto-rhino-laryngologue): "Deux méthodes courantes sont utilisées. Tout
d’abord le test cutané, qui consiste à mettre en contact
les substances suspectes ou allergisantes avec la peau
de l’avant-bras au moyen d’une petite aiguille. Lorsque
le patient est allergique à une substance donnée, une
petite boursouflure rouge apparaît à l’endroit du test
après une vingtaine de minutes. Pour les patients qui
n’aiment pas les piqûres – je pense ici surtout aux
enfants en bas âge – la prise de sang classique est une
autre solution. Un échantillon de sang permettra de
voir si l’organisme du patient produit des anticorps
contre certains allergènes. En une semaine, on connaît
le produit auquel le patient est allergique."
Pour prévenir les symptômes, il faut éviter le contact
avec le pollen, ce qui n’est pas évident. Heureusement,
on dispose aujourd’hui d'une batterie de remèdes efficaces. Pour lutter contre les symptômes du rhume des
foins, le patient peut prendre des tablettes ou des
sprays nasaux à base de cortisone ou d’antihistaminiques. La cortisone a un effet décongestionnant tandis
que les antihistaminiques – comme leur nom l’indique –
réagissent contre l’histamine, c’est-à-dire la substance
qui provoque la réaction allergique et les démangeaisons. Si la médication ne parvient pas à soulager le
patient à long terme, une autre alternative peut être
envisagée : l’hyposensibilisation.
traitent les symptômes et, si possible, déterminent
les causes de ces affections. <
J
YY
www.yperman.net
Les allergies telles que le rhume des foins sont dépistées et traitées au service ORL. À l’hôpital Yperman,
ce service repose sur les épaules des docteurs Paul Van
Haverbeke, Edwin Demuynck et Griet Stoffels. Ils soumettent les patients à un test d’allergie pour déterminer avec exactitude à quelles substances ils sont allergiques.
Docteur Edwin Demuynck (oto-rhino-laryngologue):
"Le patient se voit administrer pendant trois ans la
substance à laquelle il est allergique, sous forme d’injections sous-cutanées pratiquées mensuellement. L’on
augmente la dose petit à petit jusqu’à ce que le patient
ne présente plus aucune réaction allergique.
L’hyposensibilisation permet de guérir l’allergie, mais le
traitement exige une discipline rigoureuse du patient
pendant trois ans."
>>
2
Les infirmiers en chef
prennent les choses
en main
Maria Deweirdt (responsable du projet)
Nouveaux
chefs de
service
Rafaël Joseph, pharmacien biologiste de formation, a dirigé pendant
des années le laboratoire du Mariaziekenhuis de Poperinge. Voici trois
ans, il a rejoint le laboratoire fusionné de l'hôpital Jan Yperman où il
exerce les fonctions de chef de service depuis juillet 2003. Son souci
prioritaire : la qualité.
> L’hôpital Jan Yperman participe à un projet pilote en
matière de ‘clinical leadership’. Dix infirmiers en chef
apprennent tout ce qu’il faut savoir sur les qualités
de dirigeant que l’on attend d’eux aujourd’hui. <
L’hôpital Jan Yperman participe, depuis le mois dernier,
à un projet pilote de ‘clinical leadership’, dans lequel
Maria Deweirdt s’est investie avec tout l’enthousiasme
qu’on lui connaît.
Maria Deweirdt: "L’expression ‘clinical leadership’ vient
de Grande-Bretagne. Elle désigne les qualités de dirigeant que doit posséder aujourd’hui l’infirmier en chef
qui est devenu le personnage clé du secteur des soins
de santé en pleine et rapide mutation. Il doit acquérir,
pour pleinement remplir son rôle, des aptitudes telles
que le coaching et la formation de groupes. La gestion
des conflits et la résolution des problèmes font également partie des tâches qui lui incombent. En définiti-
ve, le grand bénéficiaire du clinical leadership, c’est le
patient." En 2003, la KU Leuven a organisé une journée
d’étude sur ce thème. Tous les hôpitaux belges ont eu
la possibilité de poser leur candidature pour participer
à un projet pilote pendant un an. Quelque 24 hôpitaux
ont été finalement sélectionnés, parmi lesquels l’hôpital Jan Yperman.
Maria Deweirdt: "Ce projet consiste à encadrer dix
infirmiers en chef afin de leur permettre d’acquérir les
aptitudes du ‘clinical leadership’. Outre les tâches normales qui leur incombent à l’hôpital, les participants
assistent à des ateliers et à des cours afin d’assimiler
les méthodes et techniques nécessaires. Ils doivent
aussi beaucoup étudier et accomplir une série de travaux pratiques, ce qui leur permettra d'avoir une
meilleure perception de la dispensation des soins et du
vécu des patients."
Le projet pilote prendra fin en février 2005 et fera
ensuite l’objet d’une évaluation.
Parking payant
> L’offre de soins sur le campus Onze-Lieve-Vrouw est
en pleine expansion. L'on s'est bien vite rendu compte que l'offre de parking devait suivre cette évolution, car les places libres aux heures de pointe, pour
les visiteurs comme pour les membres du personnel,
se faisaient rares. <
J
YY
Le docteur Els Sercu a effectué des
stages dans différents hôpitaux de
la Flandre Occidentale et même
dans un hôpital zaïrois, avant de
commencer comme pédiatre à Ypres
en 1996. Avec le docteur Adriaens
et le docteur Boens, elle constitue
l'épine dorsale du service pédiatrique de l'hôpital Jan Yperman dont
on lui a récemment confié la direction.
Les travaux d’extension du parking ont commencé à
l’automne 2003 et la nouvelle partie a pu être mise en
service dès le mois de mars 2004. Après maintes hésitations, il a été décidé de suivre l’exemple de nombreux
autres hôpitaux et de rendre payant le parking du site
O.L.Vrouw. Après concertation notamment avec une
association de patients, le prix a finalement été fixé à
un euro par jour.
Les patients qui se rendent souvent à l’hôpital de jour
ou à la dialyse rénale, ne doivent pas payer. Un régime
spécial a aussi été prévu pour d’autres groupes de patients tels que les mères qui viennent allaiter leur
enfant prématuré ou les parents d’un patient en phase
terminale qui veulent rester au chevet de ce dernier.
Les personnes qui doivent se rendre à l’hôpital plusieurs fois par jour peuvent prendre contact avec l’infirmière en chef.
Enfin, les emplacements proches de l’hôpital ont été
Parking Onze-Lieve-Vrouw uitgebreid
réaménagés. Un espace a été réservé au Belbus de la
société de Lijn et le nombre d’emplacements réservés
aux personnes handicapées a augmenté. Des places ont
également été réservées pour le transport des malades
et les bus de Lijn ont leur propre trajet. Il est bien sûr
toujours possible d’aller déposer ou de rechercher quelqu’un à l’entrée de l’hôpital Jan Yperman. Mais pensez
à vous limiter au temps de "chargement et déchargement" et à ne pas utiliser cet espace comme espace de
stationnement.
Avanti!
Centre de locomotricité
> Pour tous problèmes au niveau de l’appareil locomoteur, vous pouvez vous rendre au nouveau Centre de
locomotricité du campus Onze-Lieve-Vrouw. Cinq
orthopédistes, un physiothérapeute et un rhumato-
le campus Onze-Lieve-Vrouw, mais pour les consultations de physiothérapie et de rhumatologie, les patients
doivent encore provisoirement se rendre au campus des
Soeurs Noires.
logue y tiennent leurs consultations. <
Dr Filip Lefevere (physiothérapie) : "Nous souhaitions
faciliter pour nos patients l’accès à la consultation.
Auparavant, ces consultations étaient dispersées sur les
deux sites à Ypres. Maintenant, tout est centralisé au
sein du Centre de locomotricité au campus Onze-LieveVrouw. Cela a le mérite d’être plus clair pour le patient.
Le centre est aussi facilement reconnaissable. Il se situe
un peu à l’écart du reste de l’hôpital et possède sa
propre entrée."
En outre, il paraît que l’efficacité médicale est optimalisée lorsqu’on travaille en équipe sous un même toit.
Dr Filip Lefevere : "La concertation entre sept spécialistes nous permet de déterminer le meilleur traitement
pour le patient. Si une intervention doit être pratiquée,
nous présentons le planning préopératoire dans le cadre
d’une concertation mutuelle. Cette façon de travailler
s’intègre parfaitement dans la philosophie du programme AVANTI qui vise à informer clairement le patient sur
tous les aspects de l’opération."
A Ypres les consultations en orthopédie se situent sur
Dr Filip Lefevere : "Dans le nouveau bâtiment en
construction au campus Onze-Lieve- Vrouw, nous élargirons le Centre de locomotricité. Toutes les consultations,
les hospitalisations et la rééducation y seront centralisées. Le patient ne devra plus se déplacer d’un endroit à
un autre, ce qui dans le cas d’un mauvais fonctionnement de l’appareil locomoteur sera un avantage."
Vous pouvez joindre le centre de locomotricité
directement au numéro 057 22 35 10.
Docteur Dieter Van der Linden (chirurgie de la main, du poignet et du coude)
P r o g r a m m e AVA N T I
Nouveau
visage
Depuis le 1er avril 2004, le service
d’orthopédie s’est agrandi avec l’arrivée du Dr Dieter Van der Linden,
qui est spécialisé en chirurgie de la
main, du poignet et du coude. Durant sa spécialisation en chirurgie
orthopédique, le Dr Van der Linden a
suivi une formation particulière en
chirurgie du coude à Newcastleupon-Tyne. Ensuite, il a travaillé pendant six mois à ‘l’Institut de la main’
à Paris.
Docteur Dieter Van der Linden : "Au
service d’orthopédie, je traite les
affections particulières du coude,
du poignet et de la main. Je m’occupe également des compressions au
niveau des nerfs de l’avant-bras et
du bras, des arthroscopies et des
fractures compliquées de cette
région du corps. La maladie de
Dupuytren est également traitée chirurgicalement. Cette affection déforme les doigts et peut causer une
rigidité sous-cutanée sévère dans la
paume ou les doigts."
Avec ses collègues du service d’orthopédie, le Dr Van der Linden effectue ses consultations au Centre de
locomotricité du campus Onze-LieveVrouw de l’hôpital Jan Yperman.
Orthopédie
Savoir ce qui va
se passer
EXAMENS PRÉOPÉRATOIRES CHEZ LE MÉDECIN GÉNÉRALISTE
> Le centre de locomotricité a lancé au mois de mars le
d’admission du patient à l’hôpital et à le moderniser. On
retiendra ici le rôle essentiel du médecin généraliste. <
Docteur Luc Vanlede (orthopédiste): "Nous avons souvent vu, par le passé, des patients faire un véritable
blocage dès qu’ils entendaient le mot opération. Ils
craignaient les conséquences de l’intervention et se
posaient des questions qu’ils n’osaient manifestement
pas exprimer. Le programme AVANTI vise à informer
clairement le patient sur tous les aspects de l’opération.
Le médecin généraliste a ici un rôle central à jouer.
Une fois que le diagnostic a été posé à l’hôpital, le
patient se rend chez son médecin généraliste avec une
farde d’information et un questionnaire. Le médecin et
le patient discutent du traitement et complètent
ensemble le questionnaire. Si cela s’avère nécessaire,
Docteur Luc Vanlede (programme AVANTI)
d’autres examens préopératoires sont encore réalisés. Si
le patient a encore des questions, il peut les poser lors
d’une soirée spéciale d’information qui est organisée à
l’hôpital. À cette occasion, il fera aussi la connaissance
de l’anesthésiste, du personnel infirmer, de l’équipe de
revalidation et du service social."
Bien que provisoirement limité aux interventions de
pose de prothèses à la hanche et au genou, le programme AVANTI devrait, à terme, être étendu à un éventail
plus large d’interventions chirurgicales.
Dans le cadre du programme AVANTI
(voir plus haut), chaque patient qui
se fait poser une prothèse par le
service d’orthopédie est d’abord envoyé chez son médecin généraliste
qui prépare le patient à l’intervention. Il soumet le patient à un examen préopératoire et complète le
questionnaire médical. Vient ensuite
une séance d’information : il s’agit
en fait d’un entretien préparatoire
général avec le service d’orthopédie, durant lequel on examine avec
le patient le dossier préopératoire et
l’on fixe la date de l’intervention.
Cette procédure n’est évidemment
pas applicable dans les cas urgents.
Ce projet pilote "préopératoire sur
rendez-vous" a pour objectif de préparer le mieux possible le patient à
l’opération qu'il doit subir.
YJ
Y
programme AVANTI qui vise à faciliter le processus
3
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Comme sur des
roulettes
> Les travaux sur le campus Onze-Lieve-Vrouw
à Sint Jan battent leur plein. Le projet 1, qui
comprend la construction de deux nouvelles
ailes, avance conformément aux prévisions.
Le gros oeuvre devrait être achevé pour la
fin 2004. <
Serge Lefevere, architecte: "La première
phase du gros oeuvre est terminée pour l'aile
médico-technique. La structure est achevée et
nous avons déjà commencé à placer les éléments de façade. Ensuite, ce sera au tour des
menuiseries extérieures. Le gros oeuvre de
cette aile doit être complètement terminé pour
les congés du bâtiment. En ce qui concerne
l'aile qui abritera les patients hospitalisés,
nous sommes en train de monter le squelette
du dernier étage. Pour cette aile, les façades et
les éléments de façade sont prévus après l'été.
Le gros oeuvre des deux bâtiments sera entièrement terminé pour la fin de l'année. Du côté
extérieur, le bâtiment paraîtra achevé, mais en
fait, on n'en sera alors qu'au début de l'aménagement technique."
Le 5 octobre 2003, la ministre Adelheid
Byttebier est venue "façonner" la première
pierre symbolique du nouveau bâtiment.
Serge Lefevere: "La ministre a fabriqué une
brique en argile qui a ensuite été cuite et sera
placée à un endroit spécial pour commémorer
Adelheid Byttebier (ministre flamande) pétrissait
la première brique pour l'hôpital Jan Yperman
cette journée. Le jour de la visite de la
ministre, on a aussi rempli un tube en plomb
d'objets tels que le journal du 5 octobre 2004
et quelques pièces de monnaie. Ce tube qui
sera enchâssé dans la construction finale est
destiné aux archéologues d'un futur lointain
qui mettront au jour les ruines de l'hôpital.
Mal de dos
Un disque qui vous
tape sur les ner fs
assure la mobilité et amortit les chocs. Lorsque
l’on adopte des positions anormales de manière
prolongée ou en cas de surcharge de la colonne
vertébrale, des déchirures peuvent se produire
dans les anneaux cartilagineux entourant le
disque, de sorte que le contenu gélatineux a
tendance à saillir vers l’extérieur, comprimant
ainsi les nerfs, ce qui peut provoquer une douleur importante. On résout traditionnellement
le problème en remplaçant le disque douloureux par un petit morceau d’os.
> Une douleur dans le cou ou le bas du dos
est généralement due à l’usure d’un disque
intervertébral. Les spécialistes de l’hôpital
Jan Yperman utilisent désormais une nouvelle technique pour ce type d’intervention: la
prothèse de disque intervertébral. <
Le disque est l’élément le plus fragile de la
colonne vertébrale. Il soutient les vertèbres,
Docteur Hans Feys (service orthopédie – traumatologie): "Cette intervention supprime la
source de la douleur, mais également la fonction du disque. Le disque supérieur et le
disque inférieur doivent alors, en quelque
sorte, effectuer le travail du disque manquant,
ce qui occasionne une usure prématurée.
Conséquence: le patient doit tôt ou tard subir
une intervention complémentaire."
Le patient peut aujourd’hui opter pour une
prothèse du disque intervertébral qui est composée d’un coussinet élastique soutenu des
deux côtés par des plaquettes métalliques.
Docteur Hans Feys: "Cette prothèse remplit les
fonctions du disque retiré, ce qui permet de
conserver la mobilité de toute la colonne. Il n’y
a donc pas de surcharge pour les disques voisins. Autre avantage : le patient se remet plus
vite de cette opération."
Contrairement à ce qui est prévu pour l’intervention classique, qui continue d’être pratiquée, l’INAMI ne rembourse pas la pose de
cette prothèse, mais celle-ci est couverte par la
plupart des ‘assurances hospitalisation’ et est
reconnue par certaines mutuelles.
Non à la douleur
> Sur le campus de Poperinge, la nouvelle clinique de la douleur accueille chaque mercredi des patients souffrant de douleurs chroniques. Le travail des médecins consiste à
alléger la douleur des patients et – si possible – à en traiter les causes. <
Il existe de nombreux médicaments pour lutter
contre la douleur. Dans la plupart des cas, ces
analgésiques suffisent pour soulager la douleur
du patient et c'est tant mieux. Mais si leur
action est insuffisante ou que leurs effets
secondaires sont trop importants, la nouvelle
clinique de la douleur de l’hôpital Jan Yperman
propose alors au patient une thérapie plus
radicale. On peut ainsi traiter par la chaleur,
au moyen de rayons X, le trajet du nerf qui
véhicule la douleur. Ce type de traitement permet de guérir les douleurs chroniques
bénignes.
Docteur Gregory Liers (anesthésiste): "Après
un accident, une douleur lancinante peut per-
sister, par exemple, dans le bas du dos, le cou,
le visage et les mains. Pour les douleurs chroniques bénignes de ce type, nous tentons
d'identifier la cause et d’y remédier. Un anesthésiste, un psychiatre, un kiné, un orthopédiste et un infirmier recherchent ensemble une
solution."
Par ailleurs, la clinique de la douleur soulage
fréquemment des patients atteints d’une
pathologie mortelle.
Docteur Gregory Liers: "L’allégement de la
douleur est généralement la solution la plus
réalisable. Lorsque l’on parvient à atténuer la
douleur au maximum, les patients acceptent
mieux leur sort et ils parviennent à faire leurs
adieux à la vie dans la dignité."
L’hôpital a aussi lancé récemment une "équipe
de la douleur aiguë" qui équipe les patients,
durant les jours qui suivent une intervention,
d’une petite pompe leur permettant d’avoir
leur douleur sous contrôle.
Docteur Gregory Liers de la nouvelle clinique de la douleur
Vous pouvez joindre la clinique de la douleur au campus de Poperinge par l’intermédiaire de l’hôpital de jour au numéro
057 34 37 03 ou par la centrale au numéro
057 34 34 34
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Jehan Yperman:
Des docteurs,
chirurgiens et
barbiers-chirurgiens
Qui était Jehan Yperman? A-t-il vraiment existé
ou n’est-il qu’une légende? Nous vous proposons de plonger dans le passé de ce personnage historique. Le récit de sa vie sera présenté
mique. Le textile était déjà le moteur de l’économie locale. Avec ses 35.000 habitants et
4.000 métiers à tisser, Ypres était le centre de
l’industrie drapière en Flandre. La halle aux
en trois épisodes étalés sur trois éditions de YL’historien scientifique Roger Blondeau se consacre actuellement
à un ouvrage sur Jehan Yperman.
mail.
Jehan Yperman est né entre 1275 et 1280 dans
une famille de la bourgeoisie yproise. À cette
époque, la ville était en plein essor écono-
draps est d’ailleurs un vestige de ce passé opulent.
Roger Blondeau: "En ces temps là, la médecine
était l’apanage des docteurs, chirurgiens et
barbiers-chirurgiens. Les médecins qui avaient
étudié à l’école de médecine de Salerne ou aux
Evocation à l’occasion de la pose de la première pierre dans une
mise en scène de Piet Lesage.
Jehan Yperman (Patrick Ryde) et madame Christine de Ghinnes
(Ann Vanassche) parle de la construction de la maison de Dieu
de Bailleul en dehors des murs de la ville.
universités de Bologne, Padoue ou Montpellier,
répugnaient à pratiquer la médecine sur le terrain. Soigner les plaies ainsi que les interventions de chirurgie traumatologique étaient
assurées par les chirurgiens et les barbiers-chirurgiens, qui jouaient très habilement du scalpel. C’est pourtant à cette époque que la chirurgie a connue ses premiers débuts."
Les barbiers s’occupaient des blessures, des
jambes cassées et des abcès, ce qui n’a rien
d’étonnant car le diagnostic était facile à poser
et une intervention technique suffisait généralement pour remettre le patient sur pied.
Roger Blondeau: "D’après les comptes de la
ville de Ypres, Jehan Yperman a perçu en 1297
un traitement de fonctionnaire de la ville,
vraisemblablement en tant que chirurgien.
Début des années 1300, d’après ce que l’on en
sait (mais sans aucune certitude à ce propos),
il serait parti pour Paris afin de se perfectionner en chirurgie. Il y a sans doute eu comme
professeur l’illustre Lanfranc, chirurgien émigré
de Milan. En 1304, nous retrouvons Jehan
Yperman en chirurgien à la maison de Dieu de
Bailleul, fondée en 1276."
Jehan Yperman a laissé deux ouvrages qui lui
ont valu la célébrité: Cyrurgie et son Medicine
boeck. Vous en saurez plus sur ces manuscrits
dans les deux prochains numéros de cette
newsletter.
Jehan Yperman lors d’une incision d’un abcès de la gorge
(dessin Frank-Ivo Van Damme)
Le laser pour
traiter les varices
Le laser contre les varices
> Le traitement des varices au laser est une
application récente de la technologie laser à
les utilisent depuis longtemps déjà. Voilà en
effet plusieurs années que l’on y utilise le
laser pour traiter les lésions cutanées, les
tumeurs vésicales, les lésions aux cordes
vocales et les lésions aux yeux.
Désormais, les docteurs Piet Casaer et Stephan
Ceuppens utilisent également le laser pour
traiter les varices. L’insuffisance veineuse est
une affection qui touche 25% des femmes et
18% des hommes. Les varices naissent d’une
fuite dans la valvule veineuse, qui provoque
une surpression dans une partie sous-jacente
de la veine qui va alors se dilater.
l’hôpital Jan Yperman. <
Les techniques laser n’ont aucun secret pour
les spécialistes de l’hôpital Jan Yperman qui
du tronc principal. Même dans ce traitement,
les branches secondaires doivent encore être
traitées séparément, par exemple par une exérèse (ablation). Les avantages du traitement
laser sont une forte réduction des hématomes
postopératoires et des douleurs consécutives à
ceux-ci. Le patient se rétablit plus rapidement.
L’intervention se pratique en hôpital de jour.
L’INAMI ne rembourse pas encore intégralement
le matériel, si bien que les patients doivent
payer un supplément. Mais après avoir pris
tous les renseignements, le patient peut toujours opter pour le « stripping » classique.
Les varices non traitées peuvent provoquer des
thromboses. Le nouveau traitement au laser
convient toutefois surtout pour les dilatations
Infirmières Sans Frontières
en Somalie
> Charlien Vanderheeren a échangé Ypres pour Xudur
en Somalie. Dans ce petit village loin de tout, elle
fait partie d’une équipe de quatre personnes comprenant deux infirmières, un médecin et un collaborateur logistique. <
Charlien vit loin de ses amis et de sa famille, dans un
confort précaire et avec des journées de travail contre
lesquelles n’importe quel syndicat belge organiserait
une manifestation à Bruxelles. Tout cela n’a pas l’air
d'être très folichon.
Charlien Vanderheeren dans les postes extérieurs de Xudur
Charlien Vanderheeren: "Les conditions dans lesquelles nous travaillons sont loin d’être idéales, c’est
vrai, et parfois l’isolement me pèse. Mais la contrepartie
est formidable. Lorsqu’en dépit de toutes les difficultés
et de tous les obstacles, vous parvenez à atteindre tout
ou partie de votre but, cela vous procure une grande
satisfaction. De plus, on apprend ainsi à mieux se
connaître et on se découvre des capacités que l’on
ignorait posséder. La situation vous force à agir. Pas
question pour nous de commencer à nous demander si
on sait le faire ou pas."
Y-mail est le magazine de l'Hôpital
Régional Jan Yperman.
Briekestraat 12 - 8900 Ypres
YJ
Y
Si vous cherchez Charlien Vanderheeren, sachez qu'elle
ne travaille plus au bloc opératoire de l’hôpital Jan
Yperman. Elle a rejoint les rangs de Médecins Sans
Frontières et a embarqué pour la Somalie.
Charlien Vanderheeren: "En tant que "out-reach
nurse" à Xudur (lisez : Oudour), je suis responsable des
postes extérieurs qui, à l'heure actuelle, ne fonctionnent pas convenablement. Ma tâche est de faire en
sorte que les postes existants soient à nouveau totalement opérationnels et de créer un poste supplémentaire. Je suis actuellement à la recherche de collaborateurs
locaux qui, après avoir reçu une formation adéquate,
constitueront les effectifs des postes extérieurs et en
assureront la permanence."
Tél. 057 22 31 11
Fax 057 22 34 08
E.R.: Eric Luyckx
Coordination: Jan Blontrock
([email protected])
Y-mail est réalisé par
F-Twee communication
[email protected] – www.f-twee.be
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Nouveaux
chefs de
service
La thérapie
du sommeil fait
des miracles
> Vous ronflez et vous vous réveillez en sursaut la
nuit? Vous ne vous sentez pas bien reposé(e), vous
commencez la journée fatigué(e) et vous ne pouvez
plus vous concentrez ? Il s'agit là de symptômes
typiques de l'apnée du sommeil. Les patients qui en
Le docteur Geert Page travaille déjà
depuis 1988 au campus de Poperinge de l’hôpital Jan Yperman. De
2000 à 2003, il a fait la navette
entre Ypres et Oxford, où il a suivi un
Master en ‘Evidence-based health
care’. Il est depuis peu à la tête du
service de gynécologie-obstétrique.
souffrent peuvent s'adresser maintenant à l'hôpital
Jan Yperman où ils pourront faire un examen du
sommeil qui leur permettra de passer à nouveau des
nuits paisibles. <
Au centre du sommeil de l'hôpital Yperman, les docteurs Greta Bral, Yves Tanghe et Ines Malysse s'occupent des patients souffrant des troubles de sommeil
les plus divers. Le syndrome d'apnée du sommeil est
aujourd'hui mieux connu du grand public. L'attention
que les médias prêtent à cette incommodité y est pour
quelque chose.
Le syndrome a d'ailleurs été évoqué lors du symposium
‘Problèmes pulmonaires et revalidation’ qui s'est tenu
récemment au Lakenhalle à Ypres.
Docteur Greta Bral: "Les patients qui souffrent d'apnée du sommeil, ont régulièrement, durant le sommeil, les voies respiratoires qui se referment, interrompant ainsi le flux d'air. Leur respiration s'arrête et le
cerveau envoie à l'organisme un signal de réveil. Le
patient s'éveille alors en sursaut, en ayant l'impression
d'étouffer. Ceci se produit plusieurs fois par nuit."
J
YY
Le docteur Katrien Goemaere débuta sa carrière comme radiologue au
campus Onze-Lieve-Vrouw en 1996.
Elle dirige le ser vice d'imagerie
médicale de l'hôpital Jan Yperman
depuis janvier 2004. Ses projets
pour le futur sont de numériser ce
service et entre autre de créer un
site web contenant des informations
provenant du terrain de la
recherche.
Il s’agit à chaque fois d’une expérience angoissante
dont, assez curieusement, le patient ne garde en général aucun souvenir au réveil, le lendemain matin. Ce
sommeil perturbé a pourtant des implications mentales
et physiques.
Docteur Greta Bral: "Comme leur sommeil est chaque
fois interrompu, les patients atteignent rarement le
stade du sommeil profond et ils n'ont donc guère ou
pas de sommeil onirique, ce qui se traduit dans la
journée par des problèmes de concentration et des
trous de mémoire. Sur le plan physiologique, ils présentent des pauses respiratoires avec un manque temporaire d'oxygénation du coeur, du cerveau et d'autres
organes. Le risque de maladie cardiovasculaire s'en
trouve considérablement accru. Dans le pire des cas,
cela peut même provoquer une crise cardiaque ou une
congestion cérébrale."
Les causes de l'apnée du sommeil restent entourées de
mystères, même si l'on a identifié une série de facteurs
qui contribuent à cette affection, tels que le tabac,
l'alcool, le fait de boire avant d'aller se coucher, l'absorption de somnifères ou de calmants et le fait de
dormir sur le dos. Mais que faire lorsque la prévention
ne suffit plus?
C'est généralement le conjoint du patient qui tire la
sonnette d'alarme. Il ou elle est souvent empêché(e)
de dormir par les ronflements, le sommeil agité et les
réveils en sursaut qui sont les caractéristiques
typiques de l'apnée du sommeil. Selon les estimations,
de 2 à 4% de la population belge souffriraient d'apnée
du sommeil et la plupart des personnes ne seraient
pas conscients du problème. Ce sont les hommes qui
courent le plus de risques. Pour confirmer le diagnostic
d'apnée du sommeil, le centre du sommeil accueille le
patient pour y passer une nuit. Les fonctions vitales
telles que l'activité cérébrale, les mouvements oculaires, la respiration et l'activité musculaire sont mesurées au moyen d'électrodes placées sur le corps. Si cet
examen démontre que le patient est effectivement
atteint du syndrome de l'apnée du sommeil, on lui
donne un CPAP (Continuous Positive Airway Pressure)
à emporter chez lui.
Docteur Greta Bral: "Il s'agit d'un masque nasal que
le patient porte sur son visage pendant son sommeil.
Le CPAP souffle en permanence de l'air positif dans le
nez et la gorge du patient, empêchant ainsi l'affaissement de la voie respiratoire de la gorge. Le patient
retrouve ainsi un sommeil paisible. Le masque émet un
léger bruit auquel on s'habitue rapidement. La plupart
des patients trouvent que les changements dans leur
vie sont tellement positifs qu'ils acceptent sans rechigner l'inconfort relatif du CPAP."
Vous pouvez joindre le centre du sommeil de
l’hôpital Jan Yperman au numéro 057 22 37 03