été/automne 2010 - The Canadian Academy Of Engineering

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été/automne 2010 - The Canadian Academy Of Engineering
L ’ A c ad é m i e c an a d i e n n e d u g én i e
T h e C an ad i an A c ad e m y o f En g i n e er i n g
COMMUNIQUÉ / NEWSLETTER
Numéro 66
Été / Automne 2010
Un bulletin qui a pour but
d’informer les Membres
de l’Académie et servir
comme rapport pour
d’autres académies et
organisations
Dans ce numéro :
Événements spéciaux
3
Nouvelles du Conseil des
académies canadiennes
4
Article d’opinion
5
In Memoriam
6
Nos membres en vedette
7
Message du président
sortant
8
Prix des ingénieurs de
l’Ontario 2010
10
Assemblée annuelle de
2010 du CAETS
10
Nouvelle publication
11
Rapport
général
du
directeur
11
Rapport du président à
l’AGA de 2010
12
Rapport du PFST
(PAGSE)
14
Sciences à la page
15
Groupe de travail sur les
filières énergétiques
16
Avez-vous lu?
18
Projet
Trottier
pour
l’avenir énergétique (suite)
19
Message du président
C’est pour moi un honneur et un privilège que d’avoir été élu
président de l’Académie canadienne du génie.
Je suis
profondément reconnaissant aux Membres de l’Académie de
m’avoir offert cette occasion et je ferai de mon mieux pour faire
progresser les projets de l’Académie.
J’aimerais remercier Axel Meisen, qui est maintenant notre
président sortant, pour son excellent leadership et je suis
heureux de voir qu’il demeurera membre du conseil
d’administration. Je n’hésiterai pas à lui demander conseil. Parmi
ses grandes réalisations comme président, soulignons la
négociation du protocole d’entente et de la charte du projet de
l’avenir énergétique Trottier, que nous expliquons plus loin dans
ce bulletin.
Michael E. Charles,
FCAE, FCIC, PhD, P.Eng.
Je suis aussi reconnaissant envers nos présidents précédents, John McLaughlin et John Leggat,
qui représentent l’Académie au sein du Conseil des académies canadiennes (CAC). Nos
académies sœurs au sein du CAC sont la Société royale du Canada et l’Académie canadienne
des sciences de la santé. En outre, John Leggat a également siégé au conseil d’administration du
Council of Academies of Engineering and Technological Societies (CAETS). Cet honneur lui a
été offert à la suite de la tenue, par le Canada, de la Convocation du CAETS à Calgary, en
2009, laquelle portait sur la gestion et la durabilité des ressources naturelles.
(suite à la page 2)
Projet Trottier pour l’avenir énergétique
Les ingénieurs, écologistes et philanthropes ont uni leurs
efforts afin d’élaborer des solutions pour l’avenir
énergétique du Canada. L’Académie canadienne du génie,
la Fondation David Suzuki et la Fondation de la famille
Trottier ont annoncé un partenariat officiel à l’occasion
du lancement du Projet Trottier pour l’avenir
énergétique, ainsi nommé en l'honneur de l'entrepreneur, ingénieur et mécène Lorne Trottier,
dont la fondation familiale assure une grande partie du financement de ce projet, réparti sur
plusieurs années.
Le projet Trottier a été lancé à l’occasion du Congrès énergétique mondial tenu à Montréal, le
15 septembre 2010. Un nouvel énoncé de principe était publié au cours du lancement :
« Ouvrir la voie vers une stratégie fondée sur les énergies renouvelables : une occasion à ne pas
manquer pour le Canada ». Dans cet énoncé, on affirme que le Canada doit mettre en place une
stratégie énergétique s’il veut créer un avenir durable et profiter des occasions grandissantes
que présente le secteur de l’énergie propre. Contrairement à la plupart des pays industrialisés,
le Canada n’a pas de plan énergétique. Lors du lancement, M. Trottier, MACG, déclarait
« L’énergie représente un grand défi pour le Canada du 21e siècle, par rapport aux
approvisionnements, à la durabilité environnementale, aux changements climatiques et aux
(suite à la page 19)
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Message du président (suite)
(suite de la page 1)
Notre assemblée annuelle de 2010, qui a eu lieu à Toronto, au début de juin, a été très fréquentée par nos Membres et leurs
invités. Au banquet de Gala, nous avons accueilli en personne 34 des 48 nouveaux Membres. Ce fut pour moi un plaisir que de
lire leurs citations. Le symposium, qui avait pour thème « Production, distribution et utilisation dans le transport de l’électricité
à faible émission », a suscité beaucoup d’intérêt et a permis d’aborder des sujets particulièrement intéressants pour les
ingénieurs. De plus, Sean Conway a expliqué avec éloquence les enjeux sociologiques et politiques qu’il faut aborder pour faire
avancer des projets importants, enjeux que l’Académie se doit de garder à l’esprit. Je suis reconnaissant aux membres du
comité organisateur, qui m’ont aidé à préparer le programme et qui ont animé les séances. D’autres détails sur l’assemblée
annuelle paraissent ailleurs dans le présent bulletin.
Au nombre de mes priorités personnelles pour l’année qui vient, mentionnons -faire progresser le plan stratégique de l’Académie, qui a été approuvé à l’assemblée générale annuelle de 2009, à Calgary
(et qui a été exposé dans le bulletin d’été-automne 2009),
trouver des façons d’amener les membres à participer davantage aux affaires de l’Académie, par des rassemblements
régionaux ou des groupes de travail sur des enjeux particuliers,
travailler avec Peter Robinson, président de la Fondation David Suzuki, et avec Lorne Trottier, ainsi que les membres du
Comité de gestion, afin d’orienter convenablement le Projet sur l’avenir énergétique.,
rechercher d’autres occasions de partenariat et de collaboration avec les ingénieurs et d’autres organismes qui
nourrissent des objectifs identiques, afin d’élargir notre portée et notre influence,
et, enfin, renforcer les assises financières de l’Académie.
Nous sommes toujours prêts à accueillir les commentaires et les remarques des Membres de l’Académie. Il est un sujet
d’importance nationale sur lequel j’aimerais recevoir des commentaires. Il me semble que la capacité d’innovation plutôt terne
reconnue par le Canada (définie comme l’art de poursuivre une idée ou une découverte jusqu’à sa réussite commerciale) et
notre productivité relativement faible pourraient fort bien être rehaussées par une plus grande participation de la part des
ingénieurs. Il va sans dire que la conception de matériel, de produits et de procédés doit être une étape essentielle du
processus d’innovation et de l’amélioration de la productivité. Nombre de nos écoles d’ingénierie sont considérées comme les
meilleures au monde. Nos ingénieurs-conseils remportent des prix pour leurs réalisations exceptionnelles au pays et à
l’étranger. Nous ne manquons certes pas de talents. Il doit donc manquer quelque chose. Ne pourrions-nous pas rassembler un
groupe de travail pour aborder cette question?
Veuillez communiquer avec moi à l’adresse suivante :
[email protected].
J’anticipe avec beaucoup d’enthousiasme l’occasion de travailler avec les membres du nouveau conseil d’administration, le
directeur général, Michael A. Ball, et la gérante de bureau, Valérie Broadfoot, pour le mieux des intérêts de l’Académie.
Michael E. Charles
Nous sommes déménagés!
L’Académie canadienne du génie
180 rue Elgin, Bureau 1402
Ottawa (Ontario) K2P 2K3 Canada
Adresse générale : [email protected]
Téléphone: (613) 235-9056
Télécopieur: (613) 235-6861
Directeur général, Michael A. Ball: [email protected]
Site Web: www.acad-eng-gen.ca
Gérante de bureau, Valérie Broadfoot: [email protected]
Président, Michael E. Charles: [email protected]
Veuillez mettre vos dossiers à jour et y inscrire notre nouvelle adresse
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Événements spéciaux de l’ACG
DÎNER DE GALA, INTRONISATION DES NOUVEAUX MEMBRES, ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE
2010 ET SYMPOSIUM SUR « LA PRODUCTION, LA DISTRIBUTION, ET L’UTILISATION DANS LE
TRANSPORT, DE L’ÉLECTRICITÉ À FAIBLES MISSIONS »
L’Assemblée annuelle de 2010 de l’Académie a eu lieu à Toronto, les 3 et 4 juin 2010. Cet événement a rassemblé les Membres
ainsi que leurs invités pour le dîner de gala, le soir du 3 juin et pour le symposium, le 4 juin. L’assemblée générale annuelle a eu
lieu avant le symposium, le 4 juin.
Le dîner de gala s’est déroulé au restaurant Stop 33, Hôtel Sutton Place, un lieu convivial situé sur la rue Bay qui offre un
merveilleux coup d’œil sur la ville. Le clou de la soir a été la présentation et l’intronisation des nouveaux Membres.
© 2010 Gustavo Toledo
Rangée avant (assis – de gauche à droite) : P. Simmons, C. Ventura, J.D. Boyd, T. Utigard, G. Refai-Ahmed, V.K. Sood, J. Jiang, D. Petriu,
S. Zhu, A. Plumtree, L. Guan
Rangée arrière (de gauche à droite) : R. Mansour, J. Bornemann, Y. Beauchamp, T.S. Sidhu, P. Sampath, A. Hrymak, A.O. Abd El Halim,
S. Argyropoulos, W. Vangool, G. Bhuyan, B. Francis, F. Najm, D.S. Scott, J. Zu, A. Goldenberg, M. Perrier, D. Wilkinson, E.V. Polistuk,
S. Zaky, Z. Chen, M. Worswick, T. Closson, F. Frantisak
Membres absents : A. Boukerche, D. Danyluk, N. Djilali, G. Dumont, S. Green, E. Hall, B. Kenny, J. Martí, Y. Ni, A. Poursartip, P. Silveston,
H. Wakabayashi, H. Wood, D. Zingg
L’Académie a tenu son Assemblée générale annuelle de 2010 le 4 juin, au MaRS Collaboration
Centre à Toronto. Le rapport du président à l’AGA paraît à la page 12 du présent bulletin.
Le procès-verbal de la réunion d’affaires de l’AGA sera affiché à la section des membres du
site de l’ACG.
Au cours des dernières années, l’Académie a concentré ses activités sur les questions
énergétiques, en publiant, par exemple, son Projet des filières énergétiques, et plus
récemment, les travaux du Groupe de travail sur le réseau d’électricité. Poursuivant dans
cette veine, le symposium aura pour thème « La production, la distribution et l’utilisation,
dans les transports, de l’électricité à faibles émissions », reflétant le point de vue selon
lequel l’électricité produite au moyen de sources à faibles émissions, en particulier les
émissions de dioxyde de carbone provenant de sources fossiles, deviendra de plus en plus la
forme d’énergie préférée de nombre de secteurs, y compris celui des transports. Comme
il est possible de produire de l’électricité de plusieurs façons et parce que son utilisation
nous met en contact avec de formidables nouvelles technologies, le programme saura
intéresser les ingénieurs de toutes les disciplines, de même que d’autres professionnels qui
s’adonnent à des affaires de haut niveau et qui sont appelés à prendre des décisions de
politique publique.
Dîner de gala
Bob Evans, MACG, a donné le ton avec une présentation sur les « Sources actuelles
d’électricité au Canada », dans laquelle il faisait ressortir les différentes dépendances sur le
(suite à la page 4)
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Événements spéciaux de l’ACG (suite)
(suite de la page 3)
charbon, le nucléaire et l’hydroélectricité à travers le pays et l’absence
d’interconnexion est-ouest. Jim Carter, MACG, et Amir Shalaby (Office de
l’électricité de l’Ontario) ont comparé la méthode de production
d’électricité de l’Alberta qui repose sur le charbon, mais avec captage et
entreposage du dioxyde de carbone, avec celle de l’Ontario, qui consiste à
éliminer progressivement l’utilisation du charbon.
Doug Reeve, MACG, a animé la session intitulée « L’alimentation en
électricité et l’interconnexion du Canada » avec l’aide de Sean Conway
(Université Queen’s) et Clem Bowman, MACG. Sean a parlé du besoin
d’intéresser et de convaincre la population au sujet des discussions
Dîner de gala
entourant les répercussions environnementales et les conséquences sociales
des grands projets énergétiques et de l’élaboration connexe d’une politique publique. Clem a participé comme coprésident du
Groupe de travail sur les filières énergétiques de l’ACG et il a souligné l’importance d’un réseau électrique national et de la
possibilité pour le Canada de devenir une superpuissance énergétique.
La session intitulée « Électrification des transports » a été animée par Peter Frise,
MACG, avec l’aide de David Pascoe (Systèmes Magna E-Car) et de Salwa Fouda
(Bombardier) qui ont parlé d’alimenter les véhicules à l’aide de technologies hybrides, de
batteries et de piles à combustible, ainsi que des
perspectives d’électrification des chemins de fer
au Canada.
Bob Evans, MACG
Le symposium s’est terminé par une présentation
futuriste et optimiste sur les « Perspectives pour
l’énergie provenant de la fusion inertielle », par
Allan Offenberger (Université de l’Alberta) pour
fournir une alimentation illimitée en électricité, à
plus long terme.
Le programme complet et plusieurs des présentations peuvent être consultés à l’adresse
www.acad-eng-gen.ca.
Jim Carter, MACG
(suite à la page 20)
Nouvelles du Conseil des académies canadiennes
À l’occasion de sa cinquième année d’activité, le Conseil des académies canadiennes a entrepris une évaluation par
des tiers, réalisée par un groupe d’experts éminents, dans le cadre de l’une des principales exigences de son entente
de financement avec le gouvernement du Canada. Le rapport intitulé L’évaluation du Conseil des académies
canadiennes — Rapport 2010 du comité d’évaluation externe examine dans quelle mesure le Conseil s’acquitte de sa
mission qui est d’éclairer la politique publique fondée sur des faits démontrés. Le comité d’évaluation a convenu, sans aucune
hésitation, que le Conseil répond aux objectifs exposés dans ses documents constitutifs et qu’il offre une valeur ajoutée en
éclairant le débat public et la prise de décisions au Canada. On peut consulter le rapport et la réponse du Conseil sur le site
Internet du Conseil, à l’adresse www.sciencepourlepublic.ca.
Le conseil des gouverneurs du Conseil des académies canadiennes (CAC) est heureux d’annoncer la nomination de
Mme Elizabeth Dowdeswell au poste de présidente du CAC, à compter du 1 er avril 2010. « Je suis certaine que son leadership
visionnaire et sa grande expérience en gestion profiteront grandement au CAC, à ce stade de son développement. La
connaissance qu’a acquise Mme Dowdeswell du CAC ainsi que son engagement sur le plan de la politique publique font d’elle la
candidate idéale pour ce poste; c’est pourquoi nous sommes ravis qu’elle ait accepté de jouer ce rôle des plus importants », a
déclaré Elizabeth Parr-Johnston, présidente du conseil des gouverneurs.
Le Conseil des académies canadiennes a également le plaisir d’annoncer le lancement de son nouveau site Internet amélioré. Le
nouveau site met largement en évidence les rapports d’évaluation du Conseil sur des sujets aussi variés que l’innovation
commerciale, la recherche dans l’Arctique, les eaux souterraines et la nanotechnologie. En mai 2010, le Conseil lançait son
bulletin intitulé Infos Conseil, qui est accessible sous forme électronique sur le site Internet du Conseil.
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Article d’opinion — Nous ne fabriquons tout simplement pas les produits que les gens veulent
par H. Douglas Barber, MACG et Jeffrey Crelinsten — Cité avec l’autorisation du journal Ottawa Citizen
La prospérité du Canada, par rapport aux autres nations, est en déclin depuis plus de 30 ans. Grâce à notre énorme masse
terrestre – la deuxième en importance au monde – il nous a été facile d’exceller sous forme d’économie axée sur les
ressources naturelles. Dans une économie du savoir cependant, le Canada est un petit pays; mais même pour rester à la
hauteur, nous devons exceller, là aussi.
Sauf dans le cas des États-Unis, tous les pays au-dessus de nous dans le classement des nations prospères comptent une
population de moins de 17 millions. La plupart ont des ressources naturelles très limitées. Notre perte de position n’est pas
attribuable à l’économie d’échelle. Elle vient d’une innovation et d’une productivité du savoir inefficaces. La grande question
est de savoir quelle est la cause de notre manque d’innovation efficace?
Pour plusieurs, l’innovation équivaut à recherche et développement. Leur raisonnement simpliste est que les nouvelles idées
mènent à de nouveaux produits et services. Cette notion est erronée. L’innovation survient en identifiant des besoins et en
trouvant des façons de les satisfaire. L’échange de valeur qui se produit lorsqu’on échange des produits et des services contre
de l’argent, s’appelle le commerce. C’est une notion que nous, Canadiens, ne semblons pas comprendre. Lors d’une récente
étude de 18 entreprises qui n’existent plus, nous avons constaté que près de la moitié n’avaient jamais eu de ventes ni de
clients. Pendant environ sept ans, en moyenne, elles étaient préoccupées par la technologie et le financement de leur R&D. La
recherche de clients et de ventes étaient pour elles une distraction inutile.
Nous sommes un pays convaincu que l’éducation et la recherche sont les moteurs de l’innovation. Créer et recevoir de la
valeur ne compte pas. Ainsi, nos gouvernements investissent davantage de notre PNB dans l’éducation et la recherche financée
par les fonds publics que la plupart des autres pays développés. Il va sans dire que notre population compte parmi les plus
éduqués et les plus aptes à découvrir du nouveau savoir. Toutefois, lorsque vient le temps de créer de la valeur à partir du
savoir et de faire du commerce à partir de cet échange de valeur, nous sommes parmi les plus pauvres des pays développés.
Il arrive souvent, alors, de blâmer l’industrie canadienne, qui investit dans la R&D environ la moitié de ce que la concurrence
investit. Les industries canadiennes qui font un usage intensif de la R&D n’ont pas beaucoup de succès dans le commerce
mondial. Celles qui réussissent sont souvent vendues à d’autres compagnies (souvent étrangères) avant même d’atteindre le
milliard de dollars de ventes. Pointer du doigt ne règle pas le problème et a tendance à nuire à une réflexion plus approfondie.
La résistance est naturelle, car une réflexion plus profonde pourrait obliger à participer et menacer notre précieux confort.
Qui dirige les entreprises du savoir canadiennes? Presque tous les dirigeants sont issus des universités, où la valeur la plus
prisée est réservée à la recherche basée sur la curiosité. Leurs idoles sont des professeurs de renommée internationale dont la
réputation repose sur des travaux de recherche publiés. Pas surprenant alors que les PDG interviewés insistaient surtout sur
l’accroissement du financement de la recherche et négligeaient le besoin de créer de la valeur pour les clients. Nombre de ces
entreprises sont disparues sans s’être concentrées sur les clients ou sur les ventes, et en se basant sur une « intuition »
imaginée et non vérifiée des besoins du marché.
Elles étaient toutes fortes en science, en technologie et en financement, mais largement incompétentes et ignorantes du
fonctionnement du commerce.
(suite à la page 17)
Distinctions, médailles et Fellows de l’Institut canadien des ingénieurs
Lors du Gala des prix de 2010, on a présenté six distinctions importantes à des lauréats, afin de reconnaître leurs réalisations
ou leurs services exceptionnels à la profession d’ingénieur. Ces prix de calibre supérieur de l’ICI sont les distinctions les plus
élevées offertes par l’Institut et sont attribuées aux membres de ses sociétés techniques. En outre, 20 ingénieurs sont élus au
rang de Fellow de l’ICI, pour leurs contributions exceptionnelles à l’ingénierie au Canada.
Le président de l’ICI, Marc Rosen, a présenté les lauréats, lors du banquet annuel de remise des prix de l’Institut, tenu à l’hôtel
Westin à Ottawa, le samedi 27 février 2010, événement qui a aidé à souligner la Semaine du génie au Canada.
Plusieurs Membres de l’ACG étaient parmi les lauréats :
Chul Park – Médaille Julian C. Smith (pour
« Contribution au développement du Canada »)
Levente L. Diosady – Médaille K.Y. Lo (pour « les
contributions de génie à l’étranger »)
Abdulmotaleb El Saddick - Fellow
Andrew Goldenberg - Fellow
Digvir Jayas - Fellow
Javad Mostaghimi - Fellow
Douglas Ruth - Fellow
Larry Seeley - Fellow
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Membres décédés
L’Académie canadienne du génie offre ses condoléances, à l’occasion du décès
des Membres ci-dessous. Si vous connaissez un Membre décédé dont le nom
ne paraît pas dans cette liste, veuillez communiquer avec Valérie Broadfoot à
l’adresse [email protected].
Jack I. Clark, élu en 1992, décédé le 4 septembre 2010.
Carl B. Crawford, élu en 1994, décédé le 28 août 2010.
D. Andrew Eisenhauer, élu en 1992, décédé le 28 octobre 2010.
Nicolas D. Georganas, élu en 1997, décédé le 22 juillet 2010.
Lesmere F. Kirkpatrick, élu en 1987, décédé le 27 janvier 2010.
Reginald E. Tweeddale, élu en 1989, décédé le 27 juin 2009.
In Memoriam
Jack I. Clark s’est éteint paisiblement entouré de sa famille et de nombreuses photos et marques de sympathie, le 4
septembre 2010. Jack – qui a touché une foule de gens par son esprit vif, son intelligence extraordinaire, son courage, sa
ténacité et son hospitalité bien connue – manquera beaucoup à ceux qui l’ont connu. Jack a obtenu le respect et l’admiration de
ses pairs depuis ses jours à l’université Acadia, passés à jouer au ballon-panier, à participer à des épreuves de piste et pelouse et
à entreprendre sa vie d’ingénieur et d’éternel amant des idées. Au cours de sa carrière auprès de RM Hardy & Associates, de
Golder Associates et de sa société bien-aimée C-CORE, Jack a dirigé par l’exemple et, maintes et maintes fois, il s’est révélé un
chef de file dans son domaine. Il a ainsi mérité 4 doctorats honorifiques, le prix Leggett et l’Ordre du Canada.
Carl B. Crawford est décédé paisiblement à Vancouver, le 28 août 2010, à l’âge de 86 ans, entouré de sa femme de 62 ans et
de ses quatre enfants. Né à Dauphin, MB, le 2 octobre 1923, Carl a été navigateur/observateur dans l’aviation canadienne, au
cours de la Seconde Guerre mondiale. Il a obtenu son diplôme de génie civil de l’université Queen’s en 1949, ainsi que des
grades d’études supérieures à l’université Northwestern et au Collège Impérial de Londres, en Angleterre, de même qu’un
doctorat honorifique en droit de l’université Concordia. Carl a connu une illustre carrière d’ingénieur géotechnique et il était
reconnu pour son travail d’avant-garde sur l’argile à Leda et l’entassement des fondations. Au cours de sa longue carrière au
service du Conseil national de recherches à Ottawa, Carl a publié plusieurs documents techniques, il a beaucoup voyagé à
travers le monde et a pris sa retraite en 1985 alors qu’il était directeur de la Division des recherches en bâtiments. Après sa
retraite, Carl a continué de contribuer à sa profession en effectuant des recherches auprès de l’université de ColombieBritannique, de C-CORE à St. John's, NL, et de l’université de Cambridge, au R.-U.
D. Andrew Eisenhauer est décédé paisiblement le 28 octobre 2010, auprès de sa famille, après avoir été victime d’une chute
alors qu’il jouait au curling. Né à Lunenburg, N.-É. en 1923, Andrew a fréquenté l’Académie de Lunenburg et ensuite, l’école
Kings Collegiate, à Windsor, N.-É., puis il a obtenu son diplôme du Nova Scotia Technical College. Après avoir passé une
période au service de la Mission Grenfell, à bord de son navire côtier, il entreprenait sa carrière professionnelle à London,
Ontario. En 1947, il était l’un des fondateurs de la société Atlantic Bridge Company de Lunenburg, maintenant appelée le
groupe de sociétés ABCO. Il a exercé ses talents d’ingénieur et de dirigeant auprès de nombreux organismes provinciaux et
nationaux comme le conseil d’administration de la Maritime Life Assurance, de Maritime Tel and Tel, et la présidence de
l’université technique de la Nouvelle-Écosse. Il a particulièrement apprécié ses contacts auprès du Conseil national de
recherches et de l’École de commerce de l’université Dalhousie. On lui a rendu hommage en l’intronisant au sein du Junior
Achievement Nova Scotia Business Hall of Fame et en lui décernant le titre de membre à vie de l’Association of Professional
Engineers of Nova Scotia; il était également Membre de la Société canadienne de génie mécanique, de l’Institut canadien des
ingénieurs et de l’Académie canadienne du génie.
Nicolas D. Georganas est décédé à Riyad, Arabie Saoudite, le 22 juillet 2010. Nicolas était professeur distingué auprès de
l’école d’ingénierie et de technologie de l’information et doyen fondateur de la faculté de génie de l’Université d’Ottawa. En fait,
tout au long de sa carrière exceptionnelle, le professeur Georganas a reçu de nombreux honneurs : Il a obtenu deux doctorats
honorifiques de l’université technique de Darmstadt en Allemagne et de l’université technique nationale d’Athènes en Grèce.
Entre autres honneurs, il a été intronisé Officier de l’Ordre du Canada, a reçu l’Ordre de l’Ontario, la Médaille du jubilée d’or
de la reine Élizabeth II et le prix Killam de génie. Il a aussi été nommé Fellow de la Société royale du Canada. En 2008, il
devenait secrétaire de l’Académie des sciences de la Société royale du Canada.
Les Kirkpatrick est décédé le 27 janvier 2010, à l’hôpital commémoratif des anciens combattants, à Halifax, après une longue
vie empreinte d’intégrité, de grandes réalisations et de bravoure dans l’uniforme de son pays en guerre, ainsi qu’au service de la
population de la Nouvelle-Écosse. On se souviendra mieux de lui comme d’un personnage marquant de l’histoire de l’énergie
en Nouvelle-Écosse. Les a fait son éducation à l’université Mount Allison, où il a reçu son certificat en génie. Puis, il a fréquenté
l’université technique de Nouvelle-Écosse et, en 1936, il terminait ses études en obtenant un baccalauréat en génie mécanique.
(suite à la page 17)
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Nos membres en vedette
Cristina Amon a remporté le Prix pour le soutien des femmes en génie d’Ingénieurs Canada. La 13 e doyenne et la première
femme à occuper ce poste au sein de la plus grande école d’ingénierie du Canada, c’est-à-dire la Faculté des sciences appliquées
et du génie à l’université de Toronto, Cristina Amon est l’une des ingénieures les plus célèbres et les plus en vue du Canada.
Pionnière dans le développement de la dynamique numérique des fluides pour la formulation et la solution de problèmes de
conception thermique soumis à des contraintes multidisciplinaires concurrentielles, Mme Amon poursuit ses recherches sur le
transfert thermique à l’échelle nanoscopique dans les semiconducteurs et les appareils issus de la bioingénierie. Sous sa
direction, la faculté a créé des programmes de mentorat spécialisé comme les Skule Sisters, qui regroupent des étudiantes en
génie de l’université de Toronto avec des étudiantes du secondaire qui s’intéressent à l’ingénierie. Ces efforts, et d’autres du
genre contribuent à augmenter le nombre d’inscriptions d’étudiantes du premier cycle au sein de la faculté, de même que
l’engagement des étudiantes en génie d’aujourd’hui et de demain.
Norman C. Beaulieu, professeur et titulaire de la chaire de recherche iCORE sur les communications sans fil à bande large
de l’université de l’Alberta, a reçu la médaille d’argent Reginald Aubrey Fessenden de 2010, « pour contributions
exceptionnelles à la théorie de la communication sans fil » de la part de l’IEEE Canada. IEEE Canada est la division canadienne
de l’IEEE (Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens). L’IEEE est le « porte parole » de confiance de l’ingénierie, de
l’informatique et de la technologie de l’information autour du monde. Chaque année, IEEE Canada met en évidence les
réalisations canadiennes en ingénierie, en rendant hommage aux réalisations personnelles de ses membres et en leur décernant
divers prix. IEEE Canada décerne la médaille d’argent R.A. Fessenden aux ingénieurs canadiens exceptionnels afin de
reconnaître leurs importantes contributions au domaine des communications.
Norman C. Beaulieu a aussi remporté le Prix canadien de recherche en télécommunications de 2010 qui vient reconnaître
les chercheurs canadiens exceptionnels qui ont un impact sur la recherche en télécommunications. M. Beaulieu a remporté ce
prix pour ses contributions fondamentales à la compréhension approfondie, à l’analyse et à la conception des réseaux de
communications sans fil. Le prix est habituellement décerné aux deux ans, lors du Symposium biennal sur les communications,
qui a lieu à l’université Queen’s de Kingston, Ontario, ou à l’Atelier canadien sur la théorie de l’information. On a présenté à
M. Beaulieu une médaille d’or gravée, lors du 25 e Symposium biennal sur les communications, à Kingston, Ontario, le 13 mai
2010. Depuis la création de ce prix en 1990, c’est la première fois, au cours des vingt ans d’histoire de ce prix, qu’il est
décerné à un lauréat de l’ouest de l’Ontario.
Tom Brzustowski a été nommé président du comité consultatif scientifique du Conseil des académies canadiennes. Elizabeth
Parr-Johnston, présidente du conseil des gouverneurs du Conseil des académies canadiennes (CAC), a annoncé la nomination
de M. Tom Brzustowski, O.C., au poste de président du comité consultatif scientifique (CCS) du CAC. Le mandat de M.
Brzustowski en sera un de trois ans, commençant en juin 2010. Celui-ci agissait à titre de président intérimaire du CCS depuis
le mois d’avril 2010. Il succède à Elizabeth Dowdeswell, laquelle est la présidente nouvellement élue du CAC.
Levente Diosady a reçu l’Ordre de l’Ontario. Il est un chef de file du secteur du génie des procédés alimentaires dont la
technique utilisée pour combattre l’insuffisance d’iode et l’anémie a profité à des millions de personnes autour du monde. Sa
médaille lui a été décernée lors d’une cérémonie tenue à Queen's Park, le 28 janvier.
Richard J. Kerekes, professeur émérite à l’université de Colombie-Britannique, a reçu la médaille d’or Gunnar Nicholson de
TAPPI pour 2010. Il s’agit du prix annuel le plus prestigieux de TAPPI et il s’accompagne d’une somme d’argent de plus de
60 000 $US. « La contribution de M. Kerekes à la recherche, à la technologie et à l’éducation dans notre industrie, sur une
période de 38 ans est exemplaire et il mérite bien de recevoir l’honneur le plus prestigieux décerné par TAPPI », affirmait Larry
N. Montague, président de TAPPI. « Il a, pendant sa carrière, fourni nombre d’importantes contributions à la technologie de la
fabrication du papier, en plus de fonder le Centre de la pulpe et du papier à l’université de Colombie-Britannique, et d’établir un
programme de recherche entre le Centre de la pulpe et du papier et Paprican ». La médaille d’or Gunnar Nicholson a été
établie en 1985, afin de remplacer la médaille d’or TAPPI, qui a été décernée de 1928 à 1984. Elle vient rendre hommage à
(suite à la page 9)
Membres nommés à l’Ordre du Canada
Les Membres suivants de l’Académie canadienne du génie, qui ont récemment été nommés à l’Ordre du Canada,
méritent nos félicitations :
Aftab A. Mufti (Membre) : « Pour sa contribution et son leadership dans le domaine du génie civil, notamment pour ses
recherches visant l’utilisation de matériaux composites de pointe et de capteurs à fibre optique dans la construction et le
contrôle des ponts et autres travaux d’infrastructure. »
Gilles G. Patry (Membre) : « Pour son leadership dans le secteur de l’éducation postsecondaire et pour sa contribution à titre
d’ingénieur dans le domaine du traitement des eaux. »
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Message du président sortant
Dr. Axel Meisen,
C.M., FCAE, FCIC, FIEI, Ph.D.,
P.Eng., EurIng
Bien que l’économie du Canada et que la plupart des économies mondiales se remettent encore de la
récession mondiale et que certains pays, comme Haïti, le Chili et la Chine, ont récemment eu à
surmonter des tremblements de terre dévastateurs, les conditions dans le monde s’améliorent
généralement. Ces améliorations sont en grande partie attribuables au travail extraordinaire accompli
par les ingénieurs. Nous nous réjouissons de ce que des ingénieurs canadiens, dont plusieurs Membres
de l’Académie canadienne du génie, ont joué des rôles dominants dans des projets de construction et
de reconstruction importants à travers le monde, rendus possible par un financement spécial. Une fois
que les projets de stimulation et de secours aux sinistrés auront été achevés, il y aura lieu, je crois, de
faire le bilan du travail des ingénieurs et de célébrer leur contribution. L’Académie canadienne du génie
pourrait se charger de cette initiative. Je vous encourage donc à partager avec nous tout
renseignement que vous avez au sujet de projets et de réalisations d’importance dont vous êtes
l’auteur ou qui sont attribuables à d’autres Membres de l’Académie ou à d’autres ingénieurs
exceptionnels.
Le fondement principal de l’exercice du génie est la formation supérieure, ainsi que la recherche,
offertes par les établissements universitaires et, surtout, par les membres du corps professoral en
génie. Nombre de Membres de l’Académie canadienne du génie occupent présentement des postes supérieurs au sein
d’établissements universitaires. En outre, quatre de nos Membres sont présidents d’importantes universités du Canada : M.
Amit Chakma, Ph D. (Université Western Ontario), Mme Indira V. Samarasekera, Ph D. (Université de l’Alberta), M. Mamdouh
Shoukri, Ph D. (Université York) et Mme Elizabeth M. Cannon, Ph D. (Université de Calgary). Ces personnes, de même que
plusieurs autres de nos Membres, démontrent les excellents talents de leaders que possèdent les ingénieurs, en plus de leur
expertise technique.
Les ingénieurs se sont toujours attaqués aux grands défis de notre temps et nul défi n’est plus important, aujourd’hui, que celui
de l’énergie. C’est pour cette raison que l’Académie a entrepris une série d’études sur l’énergie qui ont été couronnées par le
plus récent rapport par son Groupe de travail sur le réseau électrique : « L’électricité : Interconnecter le Canada – un avantage
stratégique ». Ailleurs, dans ce bulletin, vous trouverez des détails de ce rapport, mais je voudrais profiter de l’occasion pour
féliciter les auteurs de cet excellent travail. Bien que ce rapport se concentre surtout sur la question spéciale de la transmission
de l’énergie électrique à travers notre grand pays et qu’il milite en faveur de la création d’un réseau moderne à la grandeur du
pays, nombre d’autres aspects de l’énergie et des réseaux énergétiques doivent encore être abordés de façon holistique.
L’Académie a tourné son attention vers ce problème. Nous collaborons avec le CAETS (International Council of Academies of
Engineering and Technological Societies) dans un projet international appelé : « Évaluation des stratégies de déploiement de
technologies à faible émission pour produire de l’électricité, en réponse au changement climatique » et nous espérons
entreprendre prochainement une importante étude sur les réseaux énergétiques de l’avenir.
Une étape importante en ce sens concerne le symposium spécial sur la production, la distribution et l’utilisation dans le transport de
l’électricité à faible émission , qui a eu lieu à Toronto, le 4 juin dernier, après l’intronisation des nouveaux Membres et l’assemblée
générale annuelle. On trouvera d’autres détails à ce sujet, dans le présent bulletin.
Dans ce message, j’ai souvent fait allusion à l’énergie, mais je ne voudrais pas laisser l’impression que ce secteur sera notre seule
préoccupation. Nous nous intéressons aussi à nombre d’autres enjeux comme la protection de l’environnement, la sécurité,
l’eau, les ressources naturelles, les TIC (technologies de l’information et des communications), la santé et les questions sociales.
Mentionnons, à titre d’exemple de ces autres enjeux, le travail sur l’intégrité de la recherche qui est présentement en cours
d’évaluation par un panel d’experts (dont fait partie Daniel W. Smith, un Membre de notre Académie), constitué par le Conseil
des académies canadiennes (CAC), dont les membres sont l’Académie canadienne du génie, l’Académie canadienne des sciences
de la santé et la Société royale du Canada. Nous apprécions le leadership que le CAC apporte à l’évaluation de certains enjeux
clés; il vient s’ajouter à nos propres activités, qui sont largement orientées vers l’avenir.
L’an dernier, l’Académie canadienne du génie a rendu public son Plan stratégique, que nous sommes présentement à mettre en
oeuvre. Les principaux objectifs du plan sont de créer des idées, d’inspirer et d’influencer (les trois i). J’espère que les exemples
mentionnés ci-haut vous donneront une idée des travaux en cours, vous inspireront et vous aideront à accroître l’influence de
notre Académie. — Axel Meisen
Veuillez noter cette date
La prochaine AGA, le Symposium et la cérémonie d’intronisation des nouveaux Membres de l’Académie canadienne du génie
auront lieu au Sutton Place Hotel à Vancouver, les 2 et 3 juin 2011. Inscrivez ces dates au calendrier!
Vancouver — les 2 et 3 juin 2011
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Nos membres en vedette (suite)
(suite de la page 7)
l’auteur d’une réalisation scientifique et technique prééminente qui s’est révélée comme étant
commercialement profitable pour les industries de la pulpe et du papier et des produits forestiers et
aux autres industries sous l’égide de TAPPI. TAPPI est la principale association qui, à l’échelle
mondiale, traite des industries de la pulpe, du papier, de l’empaquetage et de la conversion et qui
publie Paper360° et le JOURNAL DE TAPPI.
M. Kuffel (à gauche) reçoit le
Edmund Kuffel, doyen du génie retraité de l’université du Manitoba, a reçu un doctorat honorifique
prix du recteur de l’université
de l’université de technologie de Poznan, en Pologne. Le doctorat honorifique est la distinction la
de technologie à Poznań,
plus élevée accordée pour une contribution exceptionnelle en science et en culture. M. Kuffel est un
Pologne.
membre bien connu de la collectivité polonaise de Winnipeg et est une autorité reconnue
mondialement dans le domaine du génie de la haute tension. Pour ses contributions exceptionnelles au domaine du génie de la
haute tension, on lui a aussi décerné la médaille du centenaire de l’IEEE. M. Kuffel est également Fellow de l’IEEE.
Donald S. Mavinic a remporté le Prix d’excellence Dave Mitchell décerné par les Prix d’innovation Manning, pour la
réalisation Crystal Green : Procédé visant à récupérer le phosphore soluble contenu dans les eaux usées. Ingénieur, éducateur,
entrepreneur et expert mondial en traitement des eaux usées, M. Mavinic est l’instigateur d’une technologie unique utilisée
pour récupérer des eaux usées les composés de phosphore qui bloquent les tuyaux et les transformer en engrais. Ce procédé
novateur transforme un problème coûteux en un précieux produit tout en réglant un important problème environnemental de
notre époque.
Axel Meisen a été nommé président de la Commission canadienne de l’UNESCO, pour un mandat initial de deux ans, lors de
sa 50e Assemblée générale annuelle tenue à Québec, du 6 au 8 mai 2010. M. Meisen est titulaire de la première chaire de
prospective (Foresight) au Alberta Innovates: Technology Futures, autrefois le Alberta Research Council. Au cours des 38 dernières
années, il a occupé différents postes dans l’enseignement postsecondaire au Canada et à l’étranger. De 1999 à 2007, il est
nommé à la présidence de l’Université Memorial de Terre‐Neuve‐et‐Labrador, la plus grande université de la région Atlantique.
Sur la scène internationale, Axel Meisen a joué un rôle important dans la réalisation de projets menés par l’Agence canadienne
de développement international dans sept pays. Parmi ces initiatives, mentionnons l’établissement d’une nouvelle université
professionnelle axée sur les lettres et les sciences humaines au Pérou, la mise en place de programmes d’alternance travail‐
études en Amérique latine, l’élaboration d’un accord de reconnaissance mutuelle de programmes accrédités en génie entre le
Canada, les États‐Unis, l’Irlande, l’Australie, la Nouvelle‐Zélande, le Mexique et Hong Kong.
Norbert R. Morgenstern, éminent professeur d’université (émérite) en génie civil, à l’université de l’Alberta, est le lauréat de
la médaille Schuster de 2010. La médaille Schuster est décernée conjointement par l’Association of Environmental and
Engineering Geologists et la Société canadienne de géotechnique, afin de reconnaître l’excellence dans la recherche entourant
les géorisques en Amérique du Nord.
Aftab Mufti a été nommé rédacteur en chef du Journal of Civil Structural Health Monitoring (JCSHM), publié par SpringerVerlag d’Allemagne.
Ted Stathopoulos, professeur et doyen associé de l’université Concordia, a reçu la médaille Jack E. Cermak de 2009, de
l’Institut de mécanique du génie de la Société américaine de génie civil (ASCE), pour ses contributions à l’étude des vents, et en
particulier pour son travail qui a été le principal élément des dispositions concernant le vent dans la norme ASCE 7 Standard du
Code canadien de la construction, norme qui a influé sur la conception de millions d’immeubles à faible taille; la médaille a été
décernée lors du Congrès de l’ASCE/SEI Structures, à Austin, Texas, au printemps de 2009.
George J.M. Zarzycki a été élu Fellow de la Société internationale de photogrammétrie et de télédétection (SIPT) à
l’occasion des célébrations du centenaire de la société, le 4 juillet 2010, à Vienne, Autriche. Cette catégorie de membre vient
reconnaître l’excellent service soutenu à l’égard de la SIPT et de ses objectifs. Le premier groupe de 12 nouveaux Fellows de la
SIPT a été élu par l’Assemblée générale.
Conseil d’administration de l’ACG 2010 – 2011
Dirigeants
Président – Michael E. Charles
Président désigné – Kim Sturgess
Secrétaire-trésorier – Moyra McDill
Président sortant – Axel Meisen
Directeur général – Michael A. Ball
Administrateurs
Michael M. Avedesian
Robert L. Evans
Marie Lemay
Pierre Lortie
Richard Marceau
Bert Wasmund
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Prix des ingénieurs de l’Ontario 2010
Au nombre des lauréats des prix, on retrouvait les Membres
suivants de l’ACG :
Monique Frize : 'Médaille d’or' – Le prix par excellence de la
profession est la Médaille d’or, qui est attribuée strictement à un
candidat exceptionnel. Il est décerné à un membre de l’Ordre qui
est largement reconnu comme un praticien distingué de la
profession et qui a rendu un service public exceptionnel dans
d’autres domaines, au niveau fédéral ou provincial. Le lauréat doit
être reconnu du public comme ingénieur de profession et
fonctionnaire dévoué qui a consacré énormément de temps et
d’effort au profit de la société.
Andrew Goldenberg & Joseph Paradi : 'Médaille du génie Entrepreneuriat' – La Médaille du génie – Entrepreneuriat est remise
De g. à d. – Le président de l’ACG Michael Charles, Andrew A.
aux membres de l’Ordre qui ont fourni un apport considérable à
Goldenberg, Monique Frize, Joseph Paradi, Keith W. Hipel et le
l’avancement de la profession d’ingénieur dans l’une quelconque de
directeur général de l’ACG, Michael A. Ball, au Gala de présentation ses disciplines. Les réalisations du lauréat sont considérablement
des prix, le samedi 20 novembre 2010.
supérieures aux normes généralement élevées de la profession. La
catégorie Entrepreneuriat reconnaît l’utilisation de nouvelles technologies ou de méthodes novatrices qui ont permis le
lancement de nouvelles compagnies ou qui ont aidé à des entreprises déjà établies à progresser dans de nouvelles directions.
L’ingénieur aura manifesté l’initiative, l’énergie et l’esprit d’innovation qu’il faut pour rechercher de nouvelles idées et prendre
les devants pour les favoriser et en faire la promotion.
Keith Hipel : 'Médaille du génie – Catégorie Recherche et développement' – La Médaille du génie est remise aux membres de
l’Ordre qui ont fourni un apport considérable à l’avancement de la profession d’ingénieur dans l’une quelconque de ses
disciplines. Les réalisations du lauréat sont considérablement supérieures aux normes généralement élevées de la profession.
La catégorie Recherche et Développement vient reconnaître l’utilisation de savoir nouveau pour élaborer des applications utiles
et novatrices, pour faire progresser la connaissance en génie ou en science appliquée, pour découvrir ou faire connaître des
faits nouveaux dans le domaine du génie ou des sciences naturelles.
Assemblée annuelle de 2010 du CAETS
La 31e assemblée annuelle de l’International Council of Academies of Engineering and
Technological Sciences (CAETS) a eu lieu à Copenhague, Danemark, les 29 et 30 juin
2010. Un symposium tenu le 29 juin portait sur les moyens visant à obtenir un système
mondial d’alimentation durable qui permettrait d’accroître la production alimentaire
tout en réduisant la pauvreté et la faim, ainsi que la surexploitation des ressources
naturelles. On a fait remarquer que les améliorations passées en production
alimentaire, qui étaient obtenues en partie par une surexploitation des ressources
naturelles, c’est-à-dire en consacrant plus de terres à l’agriculture et en exploitant
davantage le cheptel piscicole, devaient être évitées. On a reconnu que la clé du succès
consistait à gérer les ressources naturelles d’une façon renouvelable tout en répondant
aux futurs besoins alimentaires grandissants.
La conférence a rejeté la notion selon laquelle les efforts pour assurer la sécurité de
l’alimentation devaient nécessairement se faire aux dépens de l’environnement. Bien
qu’il ne faille pas négliger le besoin continu de développer de nouvelles technologies,
John Leggat, Michael Charles et
Michael A. Ball
surtout lorsqu’on considère la vulnérabilité de la sécurité alimentaire face au
changement climatique mondial, certaines des solutions pour réaliser un système
d’alimentation durable sont possibles grâce à l’adaptation régionale et à l’utilisation de technologies déjà accessibles. Nous
pouvons, aujourd’hui même, faciliter le progrès vers la sécurité de l’alimentation par l’adoption d’interventions
gouvernementales économiquement et politiquement réalisables, par exemple en offrant aux agriculteurs indigents l’accès aux
technologies existantes.
Visitez le site du CAETS à l’adresse www.caets.org, pour obtenir d’autres détails et des copies des présentations et de la
déclaration du symposium du CAETS intitulée Sustainable Food Systems – Toward Food for All, et des renseignements sur la
réunion du comité exécutif, du conseil d’administration et du conseil du CAETS.
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Nouvelle publication
Le livre cartonné de 424 pages intitulé « Shotcrete: A Compilation of Papers », est un recueil des plus
importants documents concernant le béton projeté, par Dudley R. ―Rusty‖ Morgan, MACG, FACI,
PhD, P.Eng. Au nombre des sujets abordés, il y a :
Recherche et développement sur le béton projeté – M. Morgan a surveillé nombre de programmes
afin d’élaborer de nouvelles technologies sur le béton projeté, et il a aussi enquêté sur le
rétrécissement et l’adhérence du béton projeté.
Résistance au gel et au dégel du béton projeté – M. Morgan a participé à plusieurs des études de
durabilité effectuées en Amérique du Nord sur le béton projeté.
Béton projeté renforcé par des fibres – M. Morgan et ses collègues de l’Ouest canadien ont fait œuvre de pionniers dans le
développement et l’utilisation du béton projeté renforcé de fibres. Son document d’avant-garde rédigé en collaboration avec
Dallas Mowat, dans lequel il compare le béton projeté ordinaire, renforcé de mailles de métal et renforcé de fibres d’acier, en
1984, a donné lieu à une utilisation poussée du béton projeté renforcé de fibres, pour le soutien terrestre à travers le monde.
Le béton projeté comme soutien terrestre et souterrain – Les cinq documents compris ici font voir la croissance et
l’efficacité de cette technologie.
Réaménagement de l’infrastructure au moyen du béton projeté – Un assortiment de présentations qui font voir les
différentes utilisations possibles du béton projeté pour rétablir l’utilité structurelle de notre infrastructure et un aperçu des
autres applications du béton projeté.
Autres publications sur le béton projeté – Comment tirer le meilleur profit possible de cette technologie des plus
polyvalentes d’application du béton.
Rusty Morgan, qui compte plus de 40 ans d’expérience en génie des matériaux et qui est spécialisé dans la technologie du
béton, est une autorité reconnue mondialement sur la technologie du béton projeté. La liste des exemples de projets sur
lesquels il a travaillé pendant sa carrière s’étend sur plus de 8 pages et sa bibliographie compte plus de 140 documents évalués
par les pairs. Il a aussi rédigé plusieurs livres.
Si vous avez publié un ouvrage récemment et que vous aimeriez que l’on en fasse mention dans le bulletin de l’ACG, veuillez
communiquer avec Valérie Broadfoot à l’adresse [email protected].
Rapport du directeur général
Lorsque vous lirez ce bulletin et plus particulièrement le message du président Michael Charles et celui du président sortant
Axel Meisen, ainsi que son rapport à l’Assemblée générale annuelle de 2010, vous constaterez que de nombreuses activités ont
eu lieu au cours des derniers mois et que plusieurs autres sont prévues pour 2011. La mise en œuvre des objectifs à court
terme du plan stratégique de l’ACG sera l’activité prioritaire et nous espérons que davantage de nos Membres accepteront de
participer à la réalisation de ces objectifs. Plusieurs Membres sont présentement occupés à planifier et à organiser l’Assemblée
annuelle de l’ACG de 2011, sous la direction de la présidente élue Kim Sturgess, à faire avancer le Projet Trottier pour l’avenir
énergétique, à certaines activités entourant la filière énergétique, à poursuivre notre participation avec nos partenaires du
Forum des leaders du génie canadien et à collaborer avec le Conseil des académies canadiennes (CAC), pour ne nommer que
quelques activités.
Je tiens particulièrement à mentionner l’accueil chaleureux que nous avons reçu de la présidente du CAC, Liz Dowdeswell, du
vice-président Tom Bursey, ainsi que du personnel, alors que nous avons déplacé nos bureaux vers la pièce 1402, un gros
merci! Nous tenons aussi à remercier Chantal Guay, chef de la direction d’Ingénieurs Canada et tout le personnel pour leur
aide et leur soutien alors que l’Académie était hébergée dans les bureaux d’Ingénieurs Canada.
Nous nous efforçons sans cesse d’améliorer les communications avec nos Membres et je vous encourage à consulter souvent le
site Internet de l’Académie, à l’adresse www.acad-eng-gen.ca. Il renferme les informations et les nouvelles les plus récentes
non seulement sur les Membres de l’ACG, mais aussi sur les activités connexes de l’ACG et d’autres événements, activités et
détails d’intérêt. Nous rappelons aux Membres que pour avoir accès à la Section des membres du site, votre Nom
d’utilisateur est votre adresse courriel enregistrée auprès de l’Académie. Si vous avez oublié votre Mot de passe, veuillez
communiquer avec la gérante de bureau de l’ACG, Valérie Broadfoot.
Je vous encourage aussi à visiter le site Internet de nos académies sœurs membres du CAETS, que vous pouvez trouver en
cliquant sur le titre LIENS sur le site de l’ACG, soit l’adresse www.acad-eng-gen.ca/e/link_.cfm. Plusieurs des académies
membres du CAETS ont des publications fort utiles et intéressantes qui peuvent être téléchargées gratuitement.
(suite à la page 13)
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Rapport du président à l’Assemblée générale annuelle de 2010
Je suis heureux de présenter le rapport du président à l’Assemblée annuelle de l’Académie canadienne du génie (ACG).
Depuis notre assemblée annuelle de 2009, nous avons suivi la voie indiquée dans notre plan stratégique. Ce plan prévoit un
ensemble de mesures destinées à faire de notre Académie plus qu’une simple société honorifique et à rehausser sa valeur aux
yeux de ses membres, de la communauté des ingénieurs et du grand public. Votre conseil d’administration s’est concentré sur
les principales initiatives qui reflètent les trois principales poussées de notre plan stratégique : les idées, l’inspiration et
l’influence, soit les trois I. En conformité avec les valeurs de la profession d’ingénieur, nous devons appliquer les principes des
trois I dans le but d’accroître le bien-être et la sécurité du public.
Notre première grande initiative a été la tenue de la 18 e convocation annuelle du CAETS, à Calgary. Le CAETS (le Conseil
international des académies d’ingénierie et des sciences technologiques) se compose de 26 académies d’ingénieurs et sociétés
technologiques réparties de par le monde. Outre les réunions d’affaires habituelles, nous avons aussi offert un important
symposium sur Les ressources naturelles mondiales – gestion et durabilité. Le symposium a été présenté par Peter Lougheed, ancien
premier ministre de la province de l’Alberta, et il nous a amenés à réfléchir sur les conséquences à long terme de ses
principales décisions en matière de ressources naturelles, dont le développement des sables bitumineux de l’Alberta. Les
ressources naturelles ont une importance mondiale et les présentations et délibérations ont été couronnées par une
importante déclaration. Cette déclaration, dont le texte intégral (en anglais) peut être consulté sur le site Internet de l’ACG,
préconise une gestion renouvelable des ressources naturelles en mettant surtout l’accent sur l’énergie. Le CAETS a également
facilité la formation d’un projet multinational sur l’Analyse des stratégies pour accélérer le déploiement de technologies à faibles
émissions pour la production d’énergie électrique, en réponse au changement climatique, amorcé par l’Australian Academy of
Technological Sciences and Engineering (ATSE). Le professeur Robert Evans, MACG, représente l’ACG dans le cadre de ce
projet international.
Bien que la convocation du CAETS regroupait surtout des membres de la communauté des ingénieurs, elle a aussi attiré
beaucoup d’intérêt de la part des médias et elle a aidé le public et les responsables des politiques à mieux comprendre les
enjeux de l’ingénierie. L’ACG reconnaît l’importance de bien renseigner les politiciens au sujet des questions d’ingénierie.
L’Académie a donc encouragé et facilité les présentations par ses Membres aux parlementaires fédéraux et aux sénateurs. Je
tiens à souligner particulièrement les présentations effectuées par les Membres Donald Mavinic (Wrestling with phosphorus: How
new Canadian environmental technology is helping address an urgent global problem), Robert Evans (Four Ways to Combat Climate
Change) et Richard Marceau (The current state and future of Canada's energy sector). Ces présentations ont été extrêmement bien
accueillies et ont aidé à renseigner nos législateurs sur les enjeux actuels et éventuels dans le domaine du génie.
Clem Bowman et Richard Marceau ont aussi joué des rôles importants dans une série d’études sur l’énergie. La plus récente
traitait du Réseau énergétique du Canada : Progrès réalisés – Notre fiche de rendement et L’électricité : Interconnecter le Canada – un
avantage stratégique, qui étaient le sujet principal d’un atelier offert par l’ACG et l’université Western Ontario, à Sarnia, le 18
mai 2010. J’ai eu le privilège d’assister à l’atelier et de participer au débat sur le rôle du Canada en matière d’énergie. Le
premier ministre Harper parle du Canada comme étant une superpuissance énergétique. Il est clair, bien sûr, que le Canada
possède des ressources naturelles exceptionnelles en fait de quantité et de qualité, mais notre pays est confronté à d’énormes
défis en ce qui concerne l’accès, la distribution et l’utilisation de ces ressources. La question de valoriser nos ressources
naturelles pour les transformer en énergie de valeur supérieure et en d’autres produits constitue un autre défi de taille.
L’exportation grandissante de produits énergétiques bruts, comme le bitume, en est un exemple concret. Les autres problèmes
importants concernent notre infrastructure de production et de transmission vieillissante et l’absence d’un réseau d’électricité
national extensif. Ce dernier détail constitue un obstacle important pour l’utilisation d’énergies renouvelables comme l’énergie
éolienne et l’énergie solaire, qui sont intrinsèquement variables et qui nécessitent une transmission sur de longues distances
pour équilibrer l’offre et la demande.
L’avenir du réseau énergétique du Canada est au coeur même de notre mode de vie et de notre prospérité économique. Le
réseau doit être développé et doit fonctionner de façon que tous les Canadiens et toutes les Canadiennes disposent d’une
énergie fiable, abordable et renouvelable. Ce dernier aspect est particulièrement important en raison des préoccupations
mondiales grandissantes au sujet du changement climatique. Vu l’importance du réseau énergétique futur du Canada, l’Académie
a travaillé d'arrache-pied, au cours de la dernière année, afin d’amorcer une importante étude de l’avenir énergétique. J’ai le
plaisir de vous apprendre qu’à midi aujourd’hui, nous dévoilerons les aspects essentiels d’une telle étude, une étude qui sera
réalisée par plusieurs partenaires dotés chacun de capacités différentes. Ensemble, nous pourrons offrir à l’industrie, au
gouvernement et au public des recommandations concrètes pour la création d’un réseau énergétique optimal pour le Canada.
L’étude sera étendue et complète et nous accorderons une attention particulière à la transformation des recommandations en
gestes concrets.
Au cours de la dernière année, nous avons renforcé et amplifié nos rapports de travail avec nos académies et organisations
(suite à la page 13)
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Rapport du président à l’Assemblée générale annuelle de 2010 (suite)
(suite de la page 12)
sœurs. Je tiens à souligner surtout nos rapports avec Ingénieurs Canada, avec qui nous avons participé au Forum des leaders du
génie canadien (FLGC), et nos académies soeurs au Canada : L’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS) et la
Société royale du Canada (SRC). L’ACG, l’ACSS et la SRC sont des organismes constituants du Conseil des académies
canadiennes (CAC). Le CAC a pour mandat de procéder à des évaluations sur des enjeux de grande importance et nombre de
nos Membres ont participé ou participent présentement à ces évaluations. Le CAC est habilement dirigé par
Mme Elizabeth Dowdeswell, qui déploie des efforts spéciaux afin d’appuyer les académies et veiller à assurer une collaboration
efficace entre elles.
Enfin, je désire reconnaître le soutien incessant que l’ACG reçoit des membres de son conseil d’administration, des nombreux
Membres qui ont offert bénévolement leurs services et, bien sûr des membres du personnel. Étant donné les projets
importants que nous avons entrepris, la charge de travail de notre directeur général (Michael A. Ball) et de notre gérante de
bureau (Valérie Broadfoot) a été lourde.
Ce fut pour moi un honneur particulier que de servir notre Académie comme Président. Si j’ai réussi, c’est sans doute à cause
des conseils créatifs et efficaces que j’ai reçus de la part de plusieurs et, bien sûr de leur volonté de donner un coup de main
lorsque c’était nécessaire. Je désire remercier notre président sortant, John Leggat, pour son leadership et je suis heureux de
voir qu’il continuera de travailler pour le bien de notre Académie, comme membre du conseil d’administration du Conseil des
académies canadiennes.
En dernier lieu, j’aimerais exprimer deux souhaits. Le premier est de voir les Membres de l’Académie, individuellement et
collectivement, partager leur expérience et leur sagesse plus largement au niveau local et national. Nous avons déjà été
témoins du succès remporté par les réunions régionales lors du récent atelier à Sarnia. Nous pouvons et devrions répéter cela
plus souvent. Mon deuxième souhait est de vous voir accorder à notre président élu, Michael Charles, un soutien et une
collaboration identiques à ceux que vous m’avez accordés. Grâce à ses capacités et à votre appui, je sais qu’il portera notre
Académie vers de nouveaux sommets.
Respectueusement soumis — Axel Meisen
Rapport du directeur général (suite)
(suite de la page 11)
Beaucoup d’entre vous savent maintenant que j’ai avisé le conseil d’administration de mon intention de quitter le poste de
directeur général de l’Académie. J’ai fortement apprécié le temps passé comme directeur général et je remercie tous ceux
d’entre vous qui m’ont aidé à exercer ce rôle et à rehausser la visibilité et l’influence de l’Académie. Néanmoins, le passage du
temps ne s’arrête pour personne et, avec les années, je crois devoir accorder plus de temps à ma famille. J’ai toutefois donné
l’assurance au conseil que je continuerai d’occuper le poste de directeur général jusqu’à ce que l’on ait trouvé un candidat
convenable pour me remplacer. Une annonce au sujet d’un nouveau directeur général a déjà été communiquée aux Membres
de l’ACG et à d’autres, et est incorporée au présent bulletin.
Mes remerciements sincères à la gérante de bureau de l’ACG, Valérie Broadfoot, qui s’occupe de l’administration du bureau et
des demandes de renseignements au jour le jour, de façon remarquablement efficace.
Notre objectif est d’accroître la visibilité de l’Académie et aussi d’améliorer le service aux membres.
volontiers vos commentaires et suggestions; n’hésitez pas à nous faire part de vos idées!
Nous acceptons
J’offre à tous et chacun mes vœux les meilleurs pour la période des Fêtes, ainsi que mes souhaits de bonheur, de santé et de
prospérité pour la Nouvelle année. — Michael A. Ball
Membres de l’ACG sont élus Membres de la Société Royale du Canada (SRC)
La Société Royale du Canada a élu 75 nouveaux Membres, deux Membres à titre spécial et trois Membres étrangers. Les
Membres nouvellement élus proviennent de différents milieux et de disciplines variées mais ils ont été élus au sein de la Société
par leurs pairs, afin de reconnaître des réalisations savantes, scientifiques et artistiques exceptionnelles. Les nouveaux Membres
de cette année ont été intronisés à la SRC lors de la cérémonie d’intronisation et de remise des prix tenue le samedi 27
novembre 2010, à la Galerie nationale du Canada, à Ottawa. Veuillez consulter le site Internet de la Société, à l’adresse
www.rsc-src.ca pour obtenir la liste complète des nouveaux Membres élus et de leur citation. Les Membres de l’ACG élus
Membres de la Société Royale sont Yusuf Altintas, Savvas Chamberlain, Fadhel Ghannouchi, Tho Le-Ngoc et
Anastasios Venetsanopoulos.
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Rapport des activités annuelles du PFST (PAGSE) 2010
Le Partenariat en faveur des sciences et de la technologie (PFST; www.pagse.org) est une association coopérative de plus de 20
organisations nationales en sciences et en génie, constituée en juin 1995 à l’invitation de l’Académie des sciences de la Société
royale du Canada. Les organisations nationales membres du PFST regroupent plus de 50 000 membres provenant de l’industrie,
du milieu universitaire et des gouvernements. Elles œuvrent ensemble pour représenter le milieu canadien des sciences et du
génie auprès du gouvernement du Canada et faire progresser la recherche et l’innovation, à l’avantage des canadiens et des
canadiennes. Le PFST n’est pas un groupe de pression; il ne cherche pas à mobiliser un public pour défendre des initiatives
particulières en sciences ou en génie, mais il s’intéresse plutôt aux grandes politiques nationales dans ces domaines.
Pour que le PFST soit vraiment représentatif de la communauté canadienne des sciences et du génie, nous devons nous assurer
que les personnes composant les diverses sociétés et associations membres soient renseignées sur les activités entreprises en
leur nom. On peut en trouver les détails sur le site Web du PFST (www.pagse.org), mais nous présentons également ces
résumés périodiques aux organisations membres.
Représentant du PFST
La liste des représentants des sociétés se trouve sur le site: www.pagse.org/fr/links.htm.
Membres du PFST
La liste des membres du PFST continue de croître. Le nouveau membre est : Société canadienne de physiologie
Petits-déjeuners avec des têtes à Papineau
Le PFST, en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences et en génie du Canada (CRSNG), propose chaque mois un
petit‑déjeuner‑causerie présenté sur la colline du Parlement, et intitulé « Petit‑déjeuner avec des têtes à Papineau ». Les
conférenciers invités y renseignent les parlementaires sur les derniers progrès scientifiques et technologiques dans un domaine
particulier. Au cours de la dernière année, le PFST a organisé les présentations suivantes :
La science de l’ovule
Marc-André Sirard, Université Laval — Jeudi 25 mars 2010
L'ABC de la magie quantique
Gilles Brassard, Université de Montréal — Jeudi 22 avril 2010
Des prescriptions d’eau pour une terre sèche : Comment l’Ouest peut se préparer aux sécheresses
John Pomeroy, University of Saskatchewan — Jeudi 27 mai 2010
Des outils puissants propulsent la découverte et l’innovation
Eugenia Kumacheva, University of Toronto — Jeudi 30 septembre 2010
Comprendre la biodiversité : le prochain projet de mégascience et la façon dont il changera la politique
Graham Bell, Université McGill — Jeudi 28 octobre 2010
La pêche, le réchauffement climatique et leur incidence sur les écosystèmes marins et l’approvisionnement
alimentaire mondiale
Daniel Pauly, The University of British Columbia — Jeudi 25 novembre 2010
Les réunions mensuelles du PFST
Nous invitons des représentants d’organismes publics et privés œuvrant dans le domaine des sciences et de la technologie à
participer aux réunions mensuelles du PFST pour y présenter leurs points de vue sur l’état des sciences et du génie au Canada,
sur les organisations qu’ils représentent et sur les enjeux et défis auxquels ils voudraient que le PFST s’intéresse. Les membres
se penchent également sur les activités et les rapports fédéraux, et sur la meilleure façon de promouvoir et de soutenir les
assises scientifiques du Canada. Les réunions ont lieu à l’Université d’Ottawa. Au cours de l’année nous avons reçu les invités
suivants:
(suite à la page 15)
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Rapport des activités annuelles du PFST (PAGSE) 2010 (suite)
(suite de la page 14)
Le 21 janvier 2010 : Bud Locklear, Senior Specialist, Energy, Environment, Science and Technology, The Embassy of the
United States of America
Le 23 février 2010 : Paul Davidson, Président, Association des universités et collèges du Canada
Le 25 mars 2010 : Om Malik, Président IEEE Canada
Le 20 avril 2010 : Chad Gaffield, Président, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada
Le 18 mai 2010 : Eliot Phillipson, Président, Fondation canadienne pour l’innovation
Le 10 juin : Suzanne Fortier, Présidente, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada
Le 28 septembre : David Mitchell, Président & Président-Directeur Général du Forum des politiques publiques
Le 28 octobre : Penny Park, Directrice générale
Le 25 novembre : Denise Amyot, Présidente-directrice générale Société des Musées de sciences et technologies du Canada
Dossiers parlementaires
Comité permanent des finances de la Chambre des communes
Le PFST présente ses recommandations par écrit au Comité permanent des finances de la Chambre des communes chaque
année.
Résumé 2010
Le Partenariat recommande au gouvernement :
De rivaliser énergiquement pour attirer des talents en recherche de l’étranger en établissant des programmes destinés à
accueillir au Canada des étudiants étrangers et à offrir aux Canadiens et Canadiennes de meilleures possibilités pour
poursuivre leurs études à l’étranger.
De rendre accessible gratuitement en ligne les données produites grâce à la recherche financée par des fonds fédéraux et
prévoir la capacité requise pour assurer la gestion et la conservation de ces données à long terme.
D’établir un centre d’ingénierie et de technologie du Nord à l’appui de l’innovation et de la souveraineté dans les régions
arctiques du Canada.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires aux activités du PFST, veuillez visiter le site web: www.pagse.org
Sciences à la page
Une nouvelle initiative du PFST – Sciences à la page
Sciences à la page est une initiative du Partenariat en faveur des sciences et de la technologie (PFST) www.pagse.org qui, par
l’entremise d’un court bulletin pour les parlementaires canadiens, vise à favoriser la discussion sur des sujets d’actualité centrés
sur les sciences et le génie.
Grâce à l’appui du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et de la Fondation canadienne
pour l’innovation (FCI), le PFST a pu faire paraître un numéro pilote de Sciences à la page sur la biodiversité. Il a été lancé le 28
octobre dernier dans le cadre de son petit-déjeuner mensuel « Petit-déjeuner avec des têtes à Papineau ».
Sciences à la page est un outil important non seulement pour les informations qu’il permet de transmettre, mais aussi pour la
formation unique qu’il permet d’offrir à trois stagiaires des milieux de la science, de la science politique et de la communication.
Rédigé par ces derniers et examiné par une équipe multidisciplinaire de scientifiques et d’analystes politiques, Sciences à la page
a également été conçu avec une attention particulière à la mise en page de même qu’à la conception d’une identité visuelle. Le
PFST est très fier du résultat. Une version PDF du premier numéro peut être téléchargée sur le site web de Sciences à la page à
l’adresse suivante : http://www.sciencepages.ca/francais.html.
Grâce à son soutien de même qu’à celui d’un futur comité consultatif, le PFST souhaite que Sciences à la page soit publié tous
les trois mois et qu’il devienne un élément permanent du champ politique canadien. Pour y parvenir, le PFST a besoin d’une
collaboration soutenue qu’il s’emploiera à combler d’ici quelques semaines, voire quelques mois.
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Nouvelles du groupe de travail sur les filières énergétiques
Au cours des derniers mois, les membres du Groupe de travail sur les
filières énergétiques de l’ACG, sous l’habile direction de Clem Bowman et
de Richard Marceau, se sont occupés de faire la promotion des travaux
constants du groupe de travail.
Certaines de ces activités sont
mentionnées ci-après :
Le 6 mai 2010, Richard Marceau et Michael A. Ball ont comparu devant le
Comité permanent du Sénat sur l’énergie, l’environnement et les
ressources naturelles et ils ont mis les membres du comité au courant des
travaux effectués par le groupe de travail sur les filières énergétiques, et
plus particulièrement sur le résumé et les recommandations du Groupe
de travail sur le réseau électrique de l’AGC.
Le 18 mai 2010, conjointement avec l’University of Western Ontario
Research Park Sarnia – Lambton Campus, le groupe de travail a organisé
un atelier portant sur « Le Canada – une superpuissance d’énergie
renouvelable : La vision et le progrès ».
De g. à d. : Pat Davidson, députée, Sarnia-Lambton;
Hon. Gary Goodyear, ministre d’État (Science et Technologie);
Michael A. Ball, MACG; Hon. Robert Peterson, Sénateur;
Clem Bowman, MACG; Hon. Elaine McCoy, Sénatrice;
Murray McLaughlin, Directeur général, BioIndustrial
Innovation Centre; Mike Bradley, Maire de Sarnia.
Le 10 juin 2010, Clem Bowman, Katherine Albion, Richard Marceau et
Michael A. Ball ont rencontré des parlementaires afin de les mettre au
courant sur « Ce que signifie être une superpuissance énergétique, étant
donné la situation courante du Canada », en faisant ressortir des exemples de projets nationaux passés du Canada, et des
exemples d’importants projets canadiens de technologie qui aideront à faire du Canada la superpuissance énergétique dont
parlait le premier ministre.
Le 4 octobre 2010, les membres du Groupe de travail ont assisté et participé à l’Ouverture officielle du BioIndustrial Innovation
Centre au Research Centre, à Sarnia, Ontario. Le Centre est maintenant appelé le Bowman Centre for Technology
Commercialization, en hommage à Clem Bowman.
Le 5 octobre 2010, conjointement avec l’University of Western Ontario Research Park Sarnia – Lambton Campus, le Groupe
de travail a organisé une réunion dont le sujet était « Réponse au défi énergétique du Sénat »*
Travailler à la prospérité de tous les Canadiens
Prendre dès maintenant la responsabilité d’agir devant les changements climatiques
* Vers une stratégie canadienne de l’énergie durable – Septième rapport du comité sénatorial permanent de l’énergie, de
l’environnement et des ressources naturelles.
Rapport du Groupe de travail sur le réseau électrique du Canada
Les constatations et conclusions du Rapport du Groupe de travail sur le réseau électrique du Canada – « L’électricité :
Interconnecter le Canada – Un avantage stratégique » forme la base et le point central d’un débat éclairé sur « l’interconnexion du
Canada ». Ce travail a été effectué afin de faire en sorte que l’on réponde de façon durable et écologique aux besoins en
électricité du pays. Le rapport fait valoir le bien-fondé de l’expansion des connexions électriques afin de répondre aux besoins
en électricité du Canada pendant les 25 prochaines années. Il s’inscrit sur les traces du rapport publié par l’Académie en 2007
et intitulé Rapport final de l’étape 1 du groupe de travail sur les filières énergétiques qui recommandait un réaménagement important
de l’infrastructure électrique du Canada, avec amélioration de l’accès aux sources éoliennes et solaires, et de la capacité
d’entreposage de l’énergie.
Les Volumes I et II du
rapport peuvent être téléchargés
à partir du site
www.acad-eng-gen.ca
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In Memoriam (suite)
(suite de la page 6)
Les est retourné à sa demeure de Parrsboro où il est devenu surintendant du réseau municipal de 1938 à 1940. Comme tant
d’autres jeunes hommes de sa génération, Les a vu sa vie transformée à jamais par la Seconde Guerre mondiale. Pour sa
bravoure pendant son service militaire, Les a reçu l’Ordre du service distingué. Après sa démobilisation de l’armée, Les est
devenu ingénieur en construction et en conception auprès de la société Canada Electric Co. Ltd., à Amherst. Au bout de neuf
ans auprès de cette société, Les devenait surintendant commercial de la Commission hydroélectrique de Nouvelle-Écosse, puis,
en 1972, il était nommé directeur général de cette même commission, la société de services publics de la province. Suite à la
prise en charge émouvante de la Nova Scotia Light and Power, Les assumait, en 1973, le poste de président et directeur général
de la société nouvellement formée appelée Nova Scotia Power Corporation (NSPC). En 1978, Les devenait président et chef du
conseil d’administration de cette société, avant d’être nommé, en 1980, président et chef de la direction de la NSPC et de
devenir simultanément l’un de ses administrateurs. Il était membre fondateur et administrateur de l’Académie canadienne du
génie, et pendant de nombreuses années, il a fait partie du conseil de l’Association canadienne de l’électricité.
Reg Tweeddale s’est éteint le 27 juin 2009, à l’hôpital Dr. Everett Chalmers, à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. Reg était
un bienfaiteur de longue date de l’université du Nouveau-Brunswick, depuis la réception de son diplôme en génie électrique en
1935 et d’un doctorat honorifique en sciences, en 1973. Il a été membre du conseil d’administration depuis 1961, jusqu’à son
décès. Il a été président du conseil d’administration pendant deux mandats, à compter de 1980. Alors qu’il était membre de
l’association des Anciens de l’UNB, il était président du groupe chargé d’étudier le rôle de l’Association dans la famille de
l’UNB, ce qui a entraîné le remaniement de la Loi. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Reg a été membre de l’aviation
canadienne et a par la suite été transféré à la RAF, afin de travailler sur le système de radar qui était nouveau, à l’époque. Il a
été en service en Angleterre et au Moyen Orient, de 1941 à 1945. Après la guerre, il est revenu au NB, pour reprendre sa
carrière. Il a été au service d’Énergie NB pendant vingt-trois ans et a été le premier directeur général de la Commission
d’énergie électrique du Nouveau-Brunswick. Il a reçu le prix « Électricien de l’année », en 1961. En 1962, il était le premier
ingénieur du N. B. à être nommé président de l’Association canadienne de l’Électricité. Reg a aussi été le premier à exercer le
poste de sous-ministre de la croissance économique de la province, ainsi que le poste de directeur de l’étude sur les ressources
forestières du Nouveau-Brunswick. Il a été nommé à l’Ordre du Canada en 1978.
Nous ne fabriquons tout simplement pas les produits que les gens veulent (suite)
(suite de la page 5)
Cette naïveté à l’égard du commerce est la principale cause de l’échec endémique du commerce au Canada. Continuer de faire
ce que nous faisons depuis toujours ne rectifiera pas la situation. En fait, poursuivre les demandes de commercialisation sur la
recherche universitaire pourrait causer plus de tort que de bien. Investir davantage dans des entreprises infructueuses n’est pas
non plus la solution.
La solution n’est pas de commercialiser la recherche postsecondaire financée par les fonds publics. Moins d’un pour cent du
nouveau savoir mondial provient de la recherche canadienne financée par les fonds publics.
Les entreprises du savoir qui veulent durer doivent créer de la valeur en se fondant sur leur connaissance du monde. La clé
consistera à amener nos jeunes chercheurs expérimentés et hautement éduqués à découvrir des besoins appropriés de la
clientèle mondiale qu’ils sont capables de satisfaire mieux que n’importe qui. Cette concentration sur l’aspect humain ou sur le
client fait tristement défaut chez nos Canadiens hautement éduqués. Ils (c’est-à-dire la plupart d’entre nous) ne savent même
pas que c’est un facteur essentiel à la réussite.
Les gouvernements tant provinciaux que fédéral, qui financent le milieu de l’apprentissage, se concentrent dans la recherche
financière (affaires) et technologique (science et génie). L’apprentissage didactique est la norme dans ces domaines. On n’y
trouve pas d’occasion ni d’obligation d’acquérir les compétences humaines subjectives, basées sur l’expérience, qui sont
nécessaires à la réussite.
Pour corriger cela, il faudra apporter certains changements radicaux à ce que les gouvernements financent et encouragent dans
les milieux d’apprentissage qu’ils appuient. Il faudra aussi que les universités commencent à enseigner les éléments
fondamentaux de la réussite dans l’échange de valeur mondial – c’est-à-dire le commerce international.
Ces changements seront énormément difficiles à réaliser. Nous devrons nous défaire de certaines croyances et de certaines
perceptions fallacieuses. Néanmoins, il est temps que ça change.
H. Douglas Barber est distingué professeur en résidence à l’université McMaster et ancien PDG et cofondateur de Gennum Corporation.
Jeffrey Crelinsten est président de The Impact Group, une société de consultants de Toronto. On peut consulter leur document intitulé
« Understanding the Disappearance of Canadian R&D -intensive firms » à l’adresse
www.impactg.com/pdf/disappearanceofstartupsandearlystagefirms.pdf
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Avez-vous lu?
Veuillez remarquer que les titres ci-dessous sont énumérés à l’intention des Membres;
ils ne sont d’aucune autre façon appuyés par l’ACG.
Henry Petroski, auteur de The Pencil and The Evolution of Useful Things, a rédigé The Essential
Engineer: Why Science Alone Will Not Solve Our Global Problems. Depuis maintenant un quart de
siècle, M. Petroski de l’université Duke a remplacé Samuel Florman comme le plus éminent
ingénieur civil américain capable d’expliquer aux non-initiés la nature de l’ingénierie et son rôle
crucial pour améliorer le monde. M. Petroski s’indigne depuis longtemps de ce que l’on persiste
sans cesse à affirmer que les scientifiques sont supérieurs aux ingénieurs, en fait d’intelligence et de
créativité. Malgré cela, aucun des 14 ouvrages sur la technologie de M. Petroski n’a affirmé avec
autant de force que son tout dernier, que les ingénieurs ne font pas qu’appliquer ce que les
scientifiques découvrent. Les ingénieurs cherchent plutôt, parmi plusieurs possibilités, la solution
qui convient le mieux à tout problème d’ingénierie et non la prétendue solution unique qui
nécessite rapidité plutôt que profondeur. Analysant des exemples tant historiques que
contemporains, allant du changement climatique à la santé publique, M. Petroski démontre
comment la science ferme souvent les yeux sur les dimensions structurelles, économiques,
environnementales et esthétiques qui mettent régulièrement au défi
les ingénieurs. Il affirme, en outre, que parfois, la science est à la
remorque de la technologie, comme dans le cas où les ingénieurs ont dû concevoir le premier
module d’atterrissage lunaire avant que les scientifiques ne connaissent la composition du sol
lunaire. Loin de se montrer hostile envers la science, M. Petroski favorise une plus grande
collaboration entre la science et l’ingénierie.
Storms of My Grandchildren – The Truth About the Coming Climate Catastrophe and Our Last Chance to
Save Humanity, par James Hansen. M. Hansen est peut-être mieux connu pour avoir attiré
l’attention du monde sur le réchauffement de la planète, en 1980, lors d’un premier témoignage
devant le Congrès. Professeur auxiliaire au Département des sciences de la Terre et de
l’environnement à l’université Columbia et au Earth Institute de l’université Columbia, et
directeur de l’Institut Goddard pour les études spatiales de la NASA, il est souvent invité à
témoigner devant le Congrès au sujet des questions climatiques. L’expérience de M. Hansen en
sciences de l’espace et de la terre lui permet d’exprimer une large perspective sur la situation et
les prévisions concernant notre planète Terre.
The Age of Wonder: How the Romantic Generation Discovered the Beauty and Terror of Science par
Richard Holmes s’inspire du ferment scientifique qui a déferlé sur la Grande-Bretagne, à la fin du
dix-huitième siècle, « L’âge des merveilles » et que l’auteur redéfinit radicalement comme la
« Révolution de la science romantique ». Le récit s’ouvre sur Joseph Banks, botaniste à bord du
premier voyage du Capitaine Cook sur le vaisseau Endeavour, posant le pied sur une plage de
Tahiti, en 1769, et espérant y découvrir le Paradis. Nombre d’autres voyages de découvertes ont
rapidement suivi, alors que Banks, maintenant président de la Société royale de Londres, devient
notre narrateur sur ce qui vraiment se révèle comme un Âge des merveilles. Banks nous présente
les deux personnages scientifiques qui dominent dans l’oeuvre : l’astronome William Herschel et le
chimiste Humphry Davy. L’infatigable intérêt d’Herschel pour les étoiles, aidé de (et peut-être en
concurrence avec) sa soeur Caroline, la découvreuse de comètes, a modifié à jamais la conception
du public à l’égard du système solaire, de la Voie lactée et de la signification de l’univers
proprement dit. Le chimiste Davy, pour sa part, a commencé par bouleverser la communauté
scientifique par ses expériences quasi suicidaires sur les gaz, à Bristol, puis il finit par sauver des
milliers de vies grâce à sa lampe de sûreté et il a fait de la chimie britannique la principale science
professionnelle en Europe. Mais au prix, peut-être, de son coeur. Holmes propose une vision radicale de la science avant
Darwin, en explorant les idées plus anciennes des temps lointains et de l’espace lointain, la rivalité créative avec le milieu
scientifique français et les surprenantes répercussions de la découverte sur de grands écrivains et poètes comme Mary Shelley,
Coleridge, Byron et Keats. Avec son sens bien connu du dramatique, il démontre comment de grandes idées et de grandes
expériences sont issues d’une passion solitaire, comment les découvertes (et les erreurs) scientifiques se produisent, comment
des rapports intenses s’établissent et sont rompus par la recherche, et comment la foi religieuse entre en collision avec la vérité
scientifique. Le résultat est d’une époustouflante originalité et énergie narrative et d’une tout aussi grande signification
intellectuelle. Richard Holmes est professeur d’études biographiques à l’université d’East Anglia. Il est aussi Fellow de la British
Academy, possède des doctorats honorifiques de l’UEA et du Tavistock Institute, et a été décoré de l’Order of the British
Empire, en 1992.
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Projet Trottier pour l’avenir énergétique (suite)
(suite de la page 1)
facteurs économiques . L’Académie canadienne du génie et la
Fondation David Suzuki, deux organismes de grand prestige,
offrent des perspectives différentes, mais complémentaires à
l’égard de ce défi. La Fondation familiale Trottier est ravie de
soutenir ce travail conjoint en y contribuant une subvention
de plusieurs millions de dollars. »
Le projet débutera par l’évaluation des technologies et des
systèmes énergétiques actuels et émergents qui sont
pertinents pour le Canada avant de se tourner vers
l’identification de solutions intégrées pour les futurs systèmes
énergétiques du Canada. De plus, les partenaires identifieront
les changements de politiques et de règlements publics requis
et chercheront des appuis pour le projet et ses résultats
auprès du public, de l’industrie et des décideurs canadiens en
matière d’énergie et d’environnement.
Dale Marshall (Fondation David Suzuki), Michael Charles (L’Académie
canadienne du génie), Lorne Trottier (Fondation familiale Trottier)
et Tom Gouldsborough étaient réunis à Montréal le 15 septembre
pour annoncer le lancement du Projet Trottier
pour l’avenir énergétique, une initiative ayant pour but
d’aider à bâtir un avenir durable et sain pour notre pays.
Tout ce travail sera fondé sur une évaluation objective des
connaissances et informations les plus poussées que puissent
offrir la science et l’ingénierie. « Une grande partie de la
prospérité actuelle du Canada est redevable à ses importantes ressources énergétiques », affirmait le président de l’ACG, M.
Michael E. Charles. « À l’avenir, nous devrons développer des solutions acceptées à grande échelle qui réduiront les impacts
environnementaux négatifs du secteur énergétique tout en ne mettant pas à risque le bien-être social et économique des
Canadiens. » Le chef de la direction de la Fondation David Suzuki, M. Peter Robinson, ajoutait : « Nous sommes conscients que
nous devrons obtenir l’appui de tous les secteurs de la société canadienne pour réaliser un avenir énergétique propre et
prospère, et nous voulons trouver des solutions qui feront bénéficier tous les Canadiens de l’énergie nécessaire à une
excellente qualité de vie. »
Le projet vise quatre grands objectifs :
1. Identifier les stratégies énergétiques devant être mises en oeuvre au
Canada d’ici 2050, afin de :
réduire les émissions de gaz à effet de serre produites au Canada
par tous les intervenants du secteur de l’énergie, l’objectif étant
d’atteindre, d’ici 2050, des niveaux de 80 pour cent inférieurs à ceux de
1990;
faire du Canada l’exemple à suivre dans le monde entier pour ce
qui est de la durabilité des activités de production, de distribution et de
consommation d’énergie;
faire en sorte que tous les Canadiens puissent avoir accès aux
sources d’énergie nécessaires pour jouir d’une bonne qualité de vie.
2. De toutes les stratégies identifiées, recommander celle dont la mise en
œuvre donnera les meilleurs résultats.
3. Convaincre la population, l’industrie et les gouvernements canadiens
que la mise en œuvre d’une stratégie énergétique optimale sert le
meilleur intérêt du Canada.
4. Veiller à ce que la mise en œuvre de la stratégie optimale soit
conforme au cadre de référence du projet.
Le projet devra déboucher sur une série de recommandations, de
rapports, de conférences, d’allocutions et de réunions en vue de créer
une vision inspirante et un plan directeur enthousiasmant pour des systèmes énergétiques durables pour le Canada. Veuillez
consulter l’adresse www.trottierenergyfutures.ca, pour obtenir d’autres renseignements sur le projet et ses partenaires.
(suite de la page 4)
L’Académie remercie le Comité du programme du Symposium, formé de Michael A. Ball, Robert Evans, Peter Frise, Richard
Marceau, Douglas Reeve, Bert Wasmund, et du président Michael Charles pour avoir préparé un programme si intéressant.
Sean Conway
Allan Offenberger
Nous souhaitons remercier et reconnaître le généreux soutien de nos commanditaires :
En plus du soutien reçu de la part des entreprises et établissements qui nous ont parrainés,
l’Académie canadienne du génie reconnaît aussi avec gratitude le soutien financier accordé
à l’Assemblée générale annuelle et au Symposium par M. Pierre Lassonde, MACG
Inscrivez ces dates au calendrier!
La prochaine AGA, le Symposium et la cérémonie d’intronisation
des nouveaux Membres de l’Académie canadienne du génie
auront lieu au Sutton Place Hotel à Vancouver, les 2 et 3 juin 2011.
Joyeuses Fêtes
Meilleurs vœux des Fêtes et pour la Nouvelle année
Le bureau de l’ACG fermera le 24 décembre 2010 et ouvrira de nouveau le 4 janvier 2011