435 structures interrogées, 266 réponses - CCI Champagne

Transcription

435 structures interrogées, 266 réponses - CCI Champagne
LES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES
DANS LES ORGANISMES DE SANTÉ ET D’ACTIONS SOCIALES
EN CHAMPAGNE-ARDENNE
Longtemps en émergence, la thématique promotion de la santé par les Activités Physiques et Sportives (APS) se
traduit notamment aujourd’hui par des mises en œuvre concrètes d’actions. Ces actions relèvent de l’éducation
thérapeutique, de la préservation d’autonomie physique et psychique des publics, de l’aide au sevrage de substances
psycho-actives ou d’amélioration du cadre de vie, dans des centres des secteurs médicaux et médico-sociaux, en lien
particulier avec des professionnels de l’animation physique et sportive.
Afin d’anticiper, d’évaluer et de caractériser le développement des APS dans les organismes médicaux et médicosociaux de Champagne-Ardenne, la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports (DRDJS),
associée à la Direction Régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP) et au Conseil
Régional, a sollicité l’Observatoire Permanent de l’Evolution des Qualifications (OPEQ), qui assure des missions
d’Observatoire Régional de l’Emploi et de la Formation pour réaliser une étude.
Pour ce faire, un questionnaire élaboré en partenariat avec la DRDJS a été adressé aux 435 structures concernées. 266
structures ont répondu à l’enquête, portant le taux de réponse à 61 % et permettant de donner une synthèse
représentative du développement des APS.
Cette étude permet ainsi de quantifier et de qualifier le recours aux APS proposées dans le cadre du traitement d’une
maladie chronique, d’un handicap, du sevrage de substances psycho-actives, mais également de la préservation de
l’autonomie physique et psychique (ex : personnes âgées) en Champagne-Ardenne dans les organismes de santé et
d’actions sociales.
435 structures interrogées, 266 réponses
Trois types de structures ont été interrogées : les établissements pour personnes handicapées, les maisons de
retraite et les hôpitaux. Les réponses des maisons de retraite et des établissements pour personnes
handicapées sont tout à fait satisfaisantes. En revanche, les réponses des hôpitaux sont trop peu nombreuses
actuellement pour conclure sur le développement
de ces activités1.
265
Ainsi, 55 % des établissements pour personnes
handicapées ayant répondu à l’enquête,
développent ou vont développer les APS, cette
proportion est de 59 % pour les maisons de
retraite.
Interrogées
Répondantes
Concernées par les APS
165
136
91
92
54
Les APS proposées dans les maisons de retraite
34
9 6
se cantonnent quasi exclusivement à la
gymnastique douce. En revanche, dans les
Etablissements Maisons de retraite
Hôpitaux
établissements pour personnes handicapées ces
handicapés
activités sont plus variées, l’essentiel étant
qu’elles soient adaptées au handicap de la
personne : sports collectifs, piscine, gymnastique, sports individuels (tennis de table, marche, vélo…).
1
Cependant, un programme d’éducation thérapeutique, notamment avec la mise en place - sous l’impulsion de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation - d’initiatives
transversales d’éducation du patient ou d’éducation thérapeutique intégrant des professionnels de l’animation sportive se développe actuellement en ChampagneArdenne.
OPEQ Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie Champagne-Ardenne
BP 537
51011 Châlons en Champagne cedex
E-mail : [email protected]
03.26.69.33.61.
10 rue de Chastillon
 03.26.69.33.69
Site : www.champagne-ardenne.cci.fr
Les APS comme élément du
Pour 86 % des structures, l’objectif des APS
est de participer au bien-être physique et
psychologique des patients. Les objectifs plus
secondaires sont d’ordre social (notamment
dans l’objectif de maintenir l’autonomie de la
personne) ou d’éducation thérapeutique.
D’autres activités s’inscrivent également dans
un objectif de développement harmonieux de
la personne ou encore de maintien ou de
développement de ses capacités physiques.
Les objectifs* principaux des APS
86%
Bien être physique
Ordre social
35%
Education therapeutique
33%
Autre
17%
Source : enquête sur le développement des APS, OPEQ, 2005
*plusieurs réponses possibles
Local où les APS sont pratiquées
On relèvera que les objectifs d’ordre social sont
un peu plus marqués dans les maisons de
retraite, alors que les objectifs d’éducation
thérapeutique semblent l’être davantage dans
les hôpitaux.
Salle multi-activités
36%
Local spécifique
24%
Salle extérieure
40%
Dans 40 % des cas les APS se déroulent dans
une salle extérieure à la structure (gymnase ou
piscine municipale le plus souvent).
Source : enquête sur le développement des APS, OPEQ, 2005
24 % des structures disposent d’une salle spécifique réservée à la pratique des APS. Dans 83 % des cas les
structures sont satisfaites du local où ces APS sont pratiquées.
Un processus de prescription des APS
Il est en fait assez rare que les APS soient prescrites par un professionnel médical ou paramédical. C’est le cas
dans seulement environ un tiers des structures. Dans la majorité des cas, c’est le salarié en charge de les
animer qui les propose lui-même aux personnes, ou encore elles s’intègrent dans une offre globale de services
inscrite dans le projet d’établissement. Le patient peut alors choisir ses activités en concertation avec l’équipe
animant les APS.
Le choix des APS et les relations entre les professionnels chargés de leur prescription et de leur animation se
déroulent le plus souvent lors de bilan de suivis des activités ou encore à l’arrivée de nouveaux patients.
Processus de prescription des APS
32%
36%
20%
12%
Prescription
Médecin prescrit Salarié prescrit
d'autres
lui-même
professionnels
Offre de
services
Source : enquête sur le développement des APS, OPEQ, 2005
300 salariés chargés des APS
Environ 300 personnes sont en charge de l’animation
des Activités Physiques et Sportives au sein des
structures répondantes. Elles sont plus nombreuses
dans les établissements pour personnes handicapées
où environ trois personnes en moyenne par
établissement sont dédiées à ces activités, alors
qu’une seule personne s’en charge dans les maisons
de retraite. Les APS ne représentent qu’une partie du
programme d’activités des structures, il est donc rare
qu’une personne s’y consacre à temps complet (une
cinquantaine de personnes parmi les structures
répondantes). Dans l’immense majorité des cas (les
trois quarts des salariés) la ou les personnes en
charge des APS y consacrent moins d’un quart de
temps plein.
Il n’existe pas de profil type de la personne chargée
d’animer les APS dans les structures. On trouve le
plus souvent des éducateurs sportifs ou spécialisés,
mais cela peut également être des animateurs, des
moniteurs, des professeurs, des aides médicopsychologiques, des aides soignants, des maîtres
nageurs,
des
kinésithérapeutes,
des
ergothérapeutes… Environ 10 % des salariés exercent
une profession paramédicale.
Temps de travail mensuel des 300 salariés
en charge des APS
55%
TP = Temps plein
22%
18%
3%
1%
0%
moins de de 10 h de 1/4 à de 1/2 à plus de
10 h
à 1/4 TP 1/2 TP 3/4 TP
3/4 TP
TP
Métier principal exercé par les personnes animant
les APS
Educateur
sportif
29%
Professions
paramédicales
23%
Divers
19%
Educateur
spécialisé
Professeur
(EPS)
19%
9%
Diplôme sportif détenu par les salariés chargés des APS
La
majorité
(59 %)
des
personnes
chargées
d’animer les APS ne détiennent aucun diplôme
BEES
20%
Sans diplôme sportif
59%
sportif. Il apparaîtrait donc opportun d’apporter une
offre de qualification à ce public.
Diplômes fédéraux et
assimilés
10%
Le contrat de travail des salariés animant les APS
est le plus souvent un CDI (90 %). Très peu de
salariés sont embauchés grâce à des contrats aidés
Diplômes universitaires
11%
Le contrat de travail des personnes animant les APS
CDI
90%
(emplois-jeunes ou autres). Le recours au bénévolat
est quasiment nul.
Autre
10%
Source : enquête sur le développement des APS, OPEQ, 2005
Un développement des APS
Les structures interrogées n’annoncent pas de développement massif des APS à court ou moyen terme. Seules
21 % des structures pensent les développer d’ici un an et 16 % dans deux à cinq ans. Parmi l’ensemble de ces
structures, seules un peu plus de 20 % n’a pas à l’heure actuelle mis en place d’APS.
Pour une majorité de structures le développement des APS
passe par un partenariat accru avec d’autres organismes
extérieurs ou par la formation continue des personnels déjà
présents en interne, formation continue aux APS dans le
domaine du sport adapté à l’handicap, de la relaxation ou du
maintien en forme des personnes âgées, pour 40 % des
structures. Très peu de structures envisagent, en revanche,
de créer des postes dédiés à l’animation des APS (moins
d’une dizaine de postes).
Le développement éventuel des APS
Non
63%
Oui, dans
2 à 5 ans
16%
Oui, d'ici
un an
21%
Source : enquête sur le développement des APS, OPEQ,
2005
Les embauches dans le domaine des APS au sein des
organismes de santé et d’actions sociales étant faibles, très
peu de structures témoignent de difficultés de recrutement. Certaines structures notent néanmoins
l’impossibilité de recruter une personne pour animer les APS 4 heures par semaine en moyenne. Cet élément,
auquel s’ajoute le développement de partenariats avec d’autres structures plaident pour le développement de
nouvelles formes d’emplois et d’organisations du travail, en lien avec les organismes existants (les associations
profession animation sport, par exemple).
Les groupements d’employeurs,
Près de 30 % des structures concernées par les APS se disent
intéressées par la mise à disposition d’un professionnel des APS
par un groupement d’employeurs (GE) ou une bourse d’emploi.
La très grande majorité des structures n’a pas émis d’avis sur
cette question, certainement par manque d’informations sur ce
dispositif encore peu développé.
La représentation cartographique des organismes de santé et
d’actions sociales intéressés par la mise à disposition d’un
professionnel des APS par une autre structure fait apparaître
deux pôles principaux où un GE pourrait être envisagé. Il s’agit
de Troyes et sa périphérie et le triangle Reims, Epernay,
Châlons-en-Champagne.
Ces éléments laissent entrevoir des possibilités de
développement de nouvelles formes et organisations du travail
(type groupements d’employeurs ou bourse d’emplois)
permettant aux structures intéressées d’avoir recours aux
services de personnes qualifiées quelques heures par semaine,
d’autant plus qu’une fois l’information diffusée sur le
fonctionnement de ces structures, de nouveaux organismes
pourraient s’avérer intéressés.
Attentes de mise à disposition d’un
professionnel des APS par un groupement
d’employeurs ou une bourse de l’emploi
Nombre d’organismes
de santé et
d’actions sociales
Source : enquête sur le développement des APS,
OPEQ, 2005