La Famille Boleat
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La Famille Boleat
La Famille Boleat 1560 - 1912 Mark Boleat Brouillon Juin 2013 La partie de Bretagne d'où est originaire la famille Boléat. Les trois principaux sites étaient Garlan (au nord-est de Morlaix), Brélévenez (dans les faubourgs sud de Lannion) et Plufur ( à mi-chemin de Morlaix et Lannion). Il y avait également Botsorhel et Le Cloître-St-Thégonnec (au Sud-Est de Morlaix), Ploujean (site de l'actuel aéroport de Morlaix), et les communes à l'est de Plufur, en particulier Plouaret, Lanvellec, Plouzélambre, Tréduder, Ploumilliau, Trégrom, Tonquédec, Pluzunet, et Bégard. Table des Matieres Introduction 4 1. Vue d'ensemble 5 2. Rhône-Alpes 9 3. Garlan 12 4. Brélévenez 14 5. Bretagne, Plufur et Lanvellec 15 6. Plufur, 1560 à 1770 18 7. La Descendance de Allain-Marie Boléat, 1777 – 1853 22 8. La descendance de Jean Boléat, 1774 – 1849 28 9. Jersey 30 10. L'Amérique 33 11. La France, à partir de 1850 34 Arbres généalogiques 37 Liste Chronologique des Boléat nés avant 1914 45 Traduction par Alain Boléat Publié par Mark Boleat Northwood, Middlesex, Angleterre www.boleat.com [email protected] 3 Introduction Aujourd'hui, il y a environ 300 personnes portant le nom de famille Boléat. Plus de la moitié vivent en Bretagne, près de 30% dans le reste de la France, 15% à Jersey et quelques uns au Royaume-Uni, en Australie ou d'autres pays. Très certainement, ils sont tous parents, et trouvent leurs origines dans une petite région du nord de la Bretagne, au sud de Lannion et à l'est de Morlaix. Le présent document résume l'histoire de la famille Boléat. C'est essentiellement l'étude d'un nom, se concentrant sur les personnes nommées Boléat à la naissance, avec quelques rares remontées sur la ligne maternelle. Il s'appuie sur une grande variété de données généalogiques, dont l'accès a été facilité par Internet. Des versions antérieures de ce document ont été publiées en 2003, 2005, 2007, et 2009. Depuis lors, d'autres information sont devenues disponibles, et certaines erreurs relevées dans les premières versions. Deux informations nouvelles sont particulièrement notables. Les premières versions indiquaient que les Boléat d'aujourd'hui descendaient tous de deux frères, François Boléat, né en 1691, et Jean Boléat, né en 1695. En fait, tous les Boléat actuels descendent de François. Précédemment, on pouvait penser qu'un Yves Boléat, né en 1825 et ancêtre direct des Boléat de Jersey était un descendant de Jean. En fait, il se rattachait à Yves Boléat, né en 1818, et descendant de François. C'est son fils, Yves-Marie, né en 1853, qui émigra à Jersey, plutôt que le Yves-Marie né en 1857. Enfin, les précédentes versions ne parvenaient pas à rattacher la population croissante des Boléat de Brest avec le reste de la famille. Le lien a été établi, et François Boléat, né à Brest en 1905, est reconnu comme un descendant en ligne directe de François Boléat né en 1691. Je remercie Alain Boléat, mon cousin au treizième degré, de ses commentaires et additions utiles sur une version antérieure de cette étude, et pour sa traduction, permettant aujourd'hui de présenter une version en Français. Un arbre généalogique complet et d'autres informations sont disponibles sur le site web: www.boleat.com. Mark Boleat Londres, June 2013 Sources d’information En 1539, une ordonnance a imposé l'enregistrement des naissances. En 1579, cette obligation fut étendue aux mariages et aux décès. Il s'ensuit que les premières mentions pour la plupart des familles françaises datent de la seconde moitié du 16° siècle. Jusqu'en 1792, ces informations figuraient dans les registres paroissiaux. A partir de cette date, des détails plus complets étant requis, des actes d'état-civil furent enregistrés, puis regroupés dans des Archives Départementales. Les principales sources d'information pour cette étude ont été: − les archives du Centre Généalogique des Cotes d'Armor (www.genealogie22.com), et du Centre Généalogique du Finistère (www.cgf.asso.fr) − les Archives Départementales des Cotes d'Armor (www.archives.cotesdarmor.fr) − Des éléments obtenus directement des membres de la famille Boléat en France et à Jersey. Notes 1. Les dates retenues pour les naissances, mariages et décès sont autant que possible les dates exactes, mais peuvent être aussi des dates proches, telles que les dates d'enregistrement. 2. Une date complète signifie généralement qu'il existe un acte complet sur l’événement. Lorsqu'une année apparaît seule, elle est calculée à partir d'un âge dûment enregistré, par exemple lors d'un mariage ou d'un décès. Les mentions env (environ) ou ca (circa) sous-entendent une approximation basée sur une autre date connue. Ainsi, une naissance est supposée se situer entre 20 et 30 ans avant le mariage. Par conséquent, ces dates laissent place à une marge d'erreur importante. 3. Les lieux enregistrés dans les archives peuvent être ceux de l'événement, ou ceux de l'enregistrement de l'acte. 1. Vue d'ensemble Le Nom Boleat Le nom Boléat signifie «sonneur de cloches», dérivé du Breton 'Bole' – une cloche. Quelquefois, les archives font mention de 'Le Boléat' plutôt que Boléat, mais c'est le cas fréquemment pour de nombreux autres noms en France. Plus intéressant, la forme Bolléat a été adoptée par une partie de la famille, y compris par quelques-uns vivant de nos jours. Ceci semble résulter d'un certain nombre d'erreurs lors de l'enregistrement de naissances, sous le nom Bolléat au lieu de Boléat, à partir de 1870. En tout cas, jusqu'en 1839, on trouve mention du décès d'un Marc Bolléat, alors que sa naissance un an plus tôt apparaît clairement sous la forme 'Boléat'. De même, en 1840 la naissance d'un enfant fut enregistrée sous Bolléat. Il semble y a voir eu peu de déformations du nom, peut-être parce que la famille est restée longtemps confinée en Bretagne et à Jersey. Les noms les plus proches sont Boléa (assez courant aux USA et à Fidji), et Boleates (nom d'une poignée de personnes aux USA). Il n'y a pas de raison apparente de les relier à nos Boléat. Ce nom ne se prête pas facilement à la prononciation, du moins dans les pays Anglo-Saxons. La branche de Jersey a tendance à utiliser Boll-e-are ou Bowl-e-are, mais connaît souvent des variantes. Il est clair toutefois qu'en Bretagne, le 't' se prononce, d'où «Boll-e-ate». Les Boléat de Jersey s'accordent pour placer un accent aigu sur le «e», mais ne l'utilisent pas toujours L'accent paraît facultatif en France dans les anciens actes. Dates-clé Les dates-clé pour la famille sont: ca 1540 ca 1560 ca 1570 1656 1700 1800 ca 1875 ca 1895 1900 1912 2010 Antoine Boléat naît en Rhône-Alpes Nicolas Boléat naît à Plouaret en Bretagne Philip Boléat naît probablement à Garlan en Bretagne. Yvon Boléat, ancêtre direct des Boléat d'aujourd'hui, naît à Plufur en Bretagne On dénombre autour de 35 Boléat Entre 40 et 50 Boléat Yves Marie et Joseph Marie Boléat, 2 frères, émigrent de Bretagne à Jersey François Marie et Marie Françoise Boléat partent de Bretagne vers Paris Environ 50 Boléat, dont 40 en France et 10 à Jersey Yves Charles Boléat, fils de Yves Marie ci-dessus, part de Jersey vers l'Australie. Environ 300 Boléat, dont 80% en France, le reste, à part quelques uns, à Jersey. Les naissances La base de données servant de support à cette étude comporte 736 personnes nées sous le nom de Boléat. 396 sont des hommes (53%), 331 (46%) sont des femmes, et neuf sont de sexe indéterminé, aucun nom ne leur ayant été donné parce qu'ils étaient morts peu après leurs naissances. Les données de L'INSEE, l'Institut National de la Statistique Français, indiquent qu'une trentaine de naissances survenues avant 1990 ne sont pas dans la base, et il est raisonnable d'estimer à une centaine les naissances survenues après cette date. Cela suggère un total de 860 naissances environ, dont 40% depuis 1900. Le tableau ci-dessous montre une répartition des 723 naissances figurant dans la base, avant 2000, par sexe et siècle de naissance. Les archives existent seulement depuis la fin du 16° siècle, en conséquence les chiffres d'avant 1600 ne donnent aucune idée du nombre réel de naissances. Le tableau révèle une croissance régulière jusqu'à 251 naissances estimées pendant le 20° siècle. Pour les raisons indiquées ci-dessus, le nombre réel de naissances au 20° siècle est plus proche de 340 que de 250. En moyenne, les naissances masculines dépassent les naissances féminines de 19%. 5 Répartition des Boléats par siècle de naissance Période Avant 1600 1600 – 1699 1700 – 1799 1800 – 1899 1900 – 1999 Total Hommes 11 67 64 111 136 389 Femmes 6 55 63 87 115 326 Total 17 124 128 200 251 723 49 des naissances enregistrées dans la base de données le sont à Jersey. En France, les lieux de naissance les plus courants de la base sont à Brélévenez (71, toutes sauf une avant 1800), Plufur (55, dont 52 avant 1800), Lanvellec (43), Brest (26), Plouzélambre (29), Botsorhel (20) et Ploujean (14). L'INSEE relève 27 naissances à Brest entre 1941 et 1990, et il peut y en avoir eu 25 de plus depuis, ce qui fait que Brest pourrait bien maintenant rattraper Brélévenez en nombre total de naissances. Les décès et l'espérance de vie Dans les périodes les plus anciennes couvertes par cette étude, il y avait un taux élevé de mortalité infantile, et l'espérance de vie était faible. La famille Boléat reflète cette tendance. Les données sont très incomplètes, car les archives sont inexistantes pour de nombreux décès, et probablement quelques naissances, en particulier si le décès intervient peu après. Des dates de naissance et de décès sont disponibles pour 326 Boléat, leur répartition est indiquées dans le tableau ci-dessous: Distribution en pourcentage des décès de Boléat par age et siècle de naissance Pèriod 1600s 1700s 1800s 1900s Total Décès 62 85 110 169 326 Moins de 1 16 33 17 13 20 1–9 15 14 10 6 11 10 - 19 1 4 3 3 3 20 - 49 37 15 27 14 23 50 - 69 27 21 20 21 22 70+ 3 13 23 43 21 Le dénombrement pour les années 1600-1699 est douteux, car de nombreuses naissances ou disparitions n'étaient pas archivées. Dans les années 1700, un tiers des enfants mouraient dans leur première année, et 14% de plus mouraient avant l'âge de 10 ans. Dans les années 1900, ces chiffres étaient tombés à 13% et 6%. Inversement, seules 3% des personnes nées dans les années 1600 vivaient au delà de 70 ans. Pour les années 1900, la proportion passe à 43%. L'amélioration réelle de l'espérance de vie est encore plus importante que dans ces chiffres, puisque ceux nés dans les années 1900, et qui sont encore vivants, n'y sont pas pris en compte. Les noms et prénoms Les prénoms les plus communément employés pour les hommes sont Jean (65), Yves (45 plus 4 Yvon), François (36), Pierre (22), et Guillaume (18). Pour les femmes, les plus courants sont Marie (62), Anne (39), Jeanne (33), Catherine (16), et Marguerite (12). Ces chiffres incluent les variantes, ainsi Yves inclut YvesMarie. Il n'est pas toujours évident de savoir si un prénom est Yves Marie ou Yves-Marie Boléat. En fait, des 43 Yves, 22 sont soit Yves Marie ou Yves-Marie. Le nombre élevé des Jean et des Yves en particulier entretient une grande confusion entre des personnes ayant les mêmes prénoms. Jean Georges Boléat, né en 1833, illustre clairement la panoplie limitée de prénoms à la disposition des familles. Il eut six fils: François Marie, Jean Yves, François Yves, Jean Marie, Jean François Marie, et Yves Marie. Il eut également 4 filles: Jeanne Marie, Marie Louise, Marie Françoise, et Marie Josèphe. Le prénom Marie fut utilisé pour huit de ses dix enfants, trois de ses fils portent le prénom Jean, et trois de ses quatre filles sont prénommées Marie. 6 Il était courant, lorsqu'un enfant mourait, de donner le même prénom au prochain enfant à naître du même sexe, et il y a même des exemples de deux enfants de la même famille, vivant au même moment, et ayant exactement les mêmes prénoms. Il n'y a pas moins de 27 noms d'épouses qui apparaissent deux fois. En outre, il n'est pas facile de savoir si un nom est, par exemple, Bellec ou Le Bellec. Sept noms apparaissent trois fois: Bellec / Le Bellec (quand deux sœurs Boléat ont épousé deux frères Le Bellec), Fégeant, Geffroy, Olivier/Ollivier, Prigent, et Riou. Les noms de Guégan, Le Bras, Le Gall, Piolot/ Le Piolot, Le Roux, Morvan/ Le Morvan, et Jeune/ Le Jeune apparaissent quatre fois. Thomas/ Le Thomas apparaît cinq fois. Il n'existe pas d'exemple de mariages Boléat/Boléat, ni de mariages entre cousins. Les quatre familles L'étude a mis en évidence quatre familles distinctes, trois sont proches l'une de l'autre en Bretagne Nord (autour de Garlan, Brélévenez,et Plufur), et l'une réside en Rhône-Alpes. Les trois familles bretonnes sont certainement liées, celle de Rhône-Alpes certainement pas. La plus ancienne mention en Rhône-Alpes est celle d'Antoine Boléat, qui fut avocat fiscal à Bourg-enBressse en 1576. D'autres Boléat occupent des postes officiels au 17° siècle à Bourg-en-Bresse, et une Jeanne Boléat a même un blason. Il n'y a plus trace du nom Boléat dans cette région après 1780. Cependant, il y existe des descendants: la famille Sirand, dont plusieurs générations ont vécu à Ambérieuen-Bugey, et les familles Bernachot/Chavet près de Veyrins. Garlan est un petit village à quelques kilomètres au nord-est de Morlaix. Philip Boléat et Marie Kerdodo eurent là cinq enfants entre 1599 et 1610. Certains descendants se sont installés à Guerlesquin, à 20 kilomètres au sud-est de Morlaix, probablement vers la fin du 18° siècle. Cette famille comprend trois hommes d'église, et un marin qui reçut la médaille militaire à Mexico en 1862. Le dernier Boléat de la branche de Garland est décédé en 1997. Des descendants de la lignée maternelle mènent jusqu'à Jean Marie Berthou. Brélévenez est un faubourg de Lannion. Pierre Boléat et Catherine Hamon y eurent quatre enfants entre 1616 et 1624. Cette famille est majoritairement restée à Brélévenez. Le nom Boléat y disparaît au milieu du 19° siècle. Des descendants en ligne féminine aboutissent aux familles Le Fouler et Le Querrec au 20° siècle. La plus importante famille de loin, et celle dont descendent probablement tous les Boléat actuels, est originaire de Plufur et ses environs. Les archives anciennes sont loin d'être complètes. La première mentionnée est Guidona, née à Plouaret de Nicolas Boléat et Jeanne Menez. On peut supposer que Nicolas était né autour de 1560. Il y a ensuite des indications sur un Maurice, né autour de 1580, un Yvon né en 1612, et un autre Yvon, né en 1656, mais rien ne permet de les relier. Il y a un peu plus de certitudes après 1656. Yvon, né à Plufur en 1656, et sa femme Jeanne Gueuziec, leur fils François et Louise Thos, et leur petit-fils François avec Vincente Tudoret, sont les ancêtres directs des Boléat d'aujourd'hui. Jusqu'à la fin du 19° siècle, cette branche familiale est restée assez proche de Plufur, s'étendant lentement aux villes et villages voisins que sont Lanvellec, Plouaret, Plouzélambre, Tréduder, Bégard, Le-Cloître-StThégonnec, Guerlesquin, Botsorhel, Ploujean et Morlaix, et plus tard vers la grande ville de Brest. Et presque tous les Boléat de cette branche familiale jusqu'à nos jours semblent avoir été ouvriers agricoles ou d'autres travailleurs manuels. Une autre famille: Arzano ? Un site de généalogie a laissé apparaître, puis disparaître un certain nombre de naissances et décès de Boléat dans la partie sud de la Bretagne, dans et autour d'Arzano, à 85 kilomètres au sud de Plufur. Les archives montraient 62 naissances, 57 décès et 5 mariages entre 1672 et 1801, principalement à Arzano, mais aussi quelques uns à Quimper et d'autres villes proches. La dernière mention est celle d'un mariage en 1801 à Beuzec Conq, près de Concarneau. Plus de 80% des mentions sont pour Le Boléat au lieu de Boléat. 7 Analyses ADN Une analyse ADN laisse entendre que les Boléat de Plufur appartiennent à un groupe génétique dénommé les 'Cultivateurs', plus précisément à l'haplogroupe J. Ce groupe, vieux d'environ 20.000 ans, est originaire d'une région comprenant l'actuelle Égypte, l'Arabie Saoudite, la Syrie et l'Irak. Il est plus que probable que les Boléat font partie d'un sous-groupe des Cultivateurs, dit 'J2', associé à l'Anatolie, la partie est de la Turquie actuelle. Les études existantes du 20° siècle avant J.-C. décrivent l'Anatolie comme une place extrêmement commerçante. Pendant qu'une partie de l'haplogroupe J2 restait en Anatolie, une autre partie émigrait en Europe. Il existe plusieurs raisons possibles à cette migration: − − − − l'expansion de l'agriculture, depuis le Moyen-Orient vers la Grèce, les Balkans, la France et l'Espagne l'expansion des Phéniciens par voie maritime, autour du Nord de la Méditerranée l'expansion de l'Empire Romain, avec ses soldats, ses esclaves et ses marchands les migrations des Juifs en réponse aux conquêtes romaines L'haplogroupe J2 se retrouve aujourd'hui dans 10 à 25% de la population du Caucase, de l'Anatolie, des Balkans, et de l'Italie du Sud, et davantage encore chez les Ingouches (87%) et les Tchétchènes (55%). La fréquence tombe très rapidement en remontant au nord de la Méditerranée, et chute à moins de 10% dans la population française, et à moins de 5% dans la population bretonne. Distribution de Haplogroup J2 Il n'y a aucune indication spécifique de l'origine des Boléat. Il peut se faire que l'haplogroupe se soit répandu par l'Europe continentale, ou bien que le mouvement se soit fait par la Bretagne, en raison des migrations importantes intervenues entre le 6° et le 9° siècle de l'ouest de l'Angleterre vers la Bretagne. 8 2. Rhône-Alpes Les seuls Boléat connus pour s'être manifestés hors de Bretagne sont situés dans la région Rhône-Alpes, où l'on trouve un certain nombre d'archives non connectées entre elles entre 1576 et 1780. Il n'y a rien pour relier ces gens avec ceux de Bretagne. «Les Boléat de Rhône-Alpes étaient principalement concentrés à Bourg-en-Bresse, et plus au sud, à St-Martin-du-Mont.» Antoine Boleat Le premier Boléat connu, Antoine, né probablement dans les années 1530 ou 1540, semble aussi avoir été le plus célèbre. Des extraits du registre municipal de Bourg-en-Bresse, publiés en 1868, comportent le texte suivant pour le 10 février 1565: «Le Conseil a délibéré que l’on mandera M. l’advocat Bolléat vers Son Altesse le plus tost que fère se porra, avec bonnes mémoyres et articles qui seront couchiez par M. le syndic Chanal, puys seront monstrées au Conseil avant qu'il les montres à aultres personnes. Après estre venues au dict Conseil, l’on les porra montrer au seigneur de Montdragon e à M. le lieutenant et juge mage de Bresse, et non oblier de y metre comme les souldaz ont rompu les caves et greniers de la ville et prins bled et vins sans qu’ilz l’ayent payez aux bourgeoys, ains (bien que) quilz ayent esté payez et satiffaictz des deniers de S.A. A esté délibéré que les mémoyres seront dressés par les dicts sieurs advocats Chanal et Boléat, avec lettres et mysives à Son Altesse, à Madame la comtesse de Montrevel, Madame la comtesse de Pontcallier, à M. de Montfort et aultres que l’on verra estre nécessaire.” On notera que le nom d'Antoine s'épèle indifféremment Bolléat et Boléat. En gros, on demandait à Antoine d'obtenir quelques informations et de préparer un rapport. A cette époque, Bourg-en-Bresse était la capitale du Duché indépendant de Savoie. Les archives du Sénat de Savoie, notent par la suite qu' «Il eut pour successeur dans la charge d'avocat fiscal (vacante par le décès de nostre bien amé et féal Philibert Faber), maître Antoine Boléat, docteur es droits, nommé par provisions du 18 Janvier 1576”. Antoine, docteur en Droit, est ainsi appointé au poste d'Avocat Fiscal, avec probablement des responsabilités en matière de taxation ou de finances publiques. 9 Il y a ensuite une autre référence à un Antoine, presque certainement le même Antoine, rapportée dans le Bulletin de la Société des Naturalistes et Archéologues de l'Ain, publié en 1924: “Comme nous l'avons dit, le registre des délibérations du Conseil est perdu mais nous avons les comptes des deux syndics, spectable Antoine Boléat, avocat, et honnête Gabriel Chafard, marchand. Nous en détachons quelques faits...” La mort d'Antoine est dûment enregistrée le 11 mars 1583. 1590 - 1690 Coïncidence étonnante, sur la même page que la publication de la mort d'Antoine dans le journal de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie en 1901, figure le mariage le 09 Mars 1593 de «Charle Ribod, fils de feu Pierre de Saint-Didier, avec Guillaume, fille de feu Michel Boléat”. On suppose que Michel pouvait être né vers 1550 et que Guillaume (clairement une femme) était née autour de 1570. Michel pourrait être le fils ou le frère d'Antoine, mais rien ne vient le confirmer. Entre 1604 et 1625, Jean Boléat et Antoinette Jolivert eurent cinq enfants à St-Martin-du-Mont, une petite communee à 15 kilomètres au sud-est de Bourg-en-Bresse, mais il n'y a pas d'autres détails sur ces enfants. Un Simon Boléat est aussi né à St-Martin-du-Mont, fils de Louis Boléat et Claudine Ruelly. Le 30 Juin 1609, un mariage a lieu entre Jeanne Bolléat (épelé avec deux l) et Benoît Bourguignon à Chevroux, à environ 30 kilomètres de Bourg-en-Bresse. L'évènement suivant dans cette région provient de Jeanne Boléat, qui s'est mariée, en 1627, à Jacques Roddelet (ou Reydelet ou Rondelet). La même année, leur enfant Marie est née à St-Martin-du-Mont, ce qui suggère un lien avec Jean Boléat et Antoinette Jolivert. Marie, qui porte le nom de sa mère, Boléat, se maria à François Montagnat. Leur fils, Jean-Claude Montagnat, est né en 1657 à Douvres, 12 kilomètres au sud de St-Martin-du-Mont. Il a encore des descendants aujourd'hui. Le 26 novembre 1630, un jugement est rendu entre un François Boléat de Bourg, et Pierre Perrin. Autour de 1640, naît un Claude Boléat. Sa fille Françoise, s'est mariée à Jacques Bernachot, dont les descendants se retrouvent à notre époque. En 1630, Antoine Boléat naît à Bourg-en-Bresse. Il se marie à Marie Bernard, et ils ont un fils en 1651, Jacques, lui aussi de Bourg-en-Bresse. Les Archives Départementales de l'Ain publient en 1916 un compte rendu des audiences de 1638-39 “entre Jean-Félix Boléat, sergent royal a Bourg, et Cinude Baudey, les modernes syndics de Sermoyer”. Les mêmes archives mentionnent un accord “entre les religieuses clarisses de Bourg et Richard Boléat, concierge des prisons royales de Bourg”. Une indication distincte dans L'Orgue fait aussi référence à Richard à ce poste. Jean-Félix et Richard (peut-être frères) occupaient donc des positions officielles à Bourg-en-Bresse. Entre 1641 et 1655, Richard Boléat, peut-être celui cité ci-dessus, et Adrienne Dassand eurent sept enfants. On n'a d'autres informations que sur l'une d'entre eux, Jeanne, dont le blason est décrit dans la section suivante. En 1650 nait Benoîte, fille de André Boléat et Françoise Cordier. André et Benoîte sont tous deux nés à StMartin-du-Mont. En 1653, Henri Boleat se marie à Claudine Duopuis en Revonnas, entre Bourg-en_bresse et St-Martin-du-Mont. En 1659, Catherine Boléat naît à Bourg-en-Bresse; ses parents sont inconnus. Elle se maria à Guillaume Epolard en 1684 à Bourg-en-Bresse. En 1662, Claudine Bolléat, encore de parents inconnus, s'est mariée à Pierre Robin à Bourg-en-Bresse. 10 Le Blason de Jeanne Boleat En 1661, Jeanne Boléat, fille de Richard Boléat (très probablement celui cité ci-dessus), se maria à JeanClaude de Vilette, à Bourg-en-Bresse. A la fin du 17° siècle, Louis XIV avait besoin de fonds pour continuer la guerre contre Guillaume d'Orange et la Ligue des Habsbourg. Il instaura L'Armorial Général pour lever ces capitaux. On demandait, ou l'on imposait aux gens d'acheter un blason, moyennant une somme de 20 livres, ou une amende s'ils refusaient d'en acquérir un. L'Armorial Général contient plus de 110.000 armoiries. Jeanne Boléat obtint ses armoiries en 1696. Elle était alors la veuve de JeanClaude de Vilette (ou Villette), « Escuyer, seigneur de la Couz et Chalay » . Escuyer se traduit par gentilhomme, ou chevalier. Couz signifie une vieille maison, bien que le sens de l'expression soit peu clair. Jeanne est présente à Belley. C'est un petit village près du Rhône, à 65 kilomètres au sud de Bourg-en-Bresse, et assez proche de Veyrins. Mais c'est aussi le nom du canton tout entier. Il existe une commune dans ce canton, appelée Chaley, près de St-Rambert-en-Bugey, à 35 kilomètres au sud-ouest de Bourg-en-Bresse. Les armoiries elles-mêmes sont bleues avec un chevron doré bordé de rouge, agrémentées de trois lions dorés (en termes héraldiques:«Porte d'azur, il un chevron d'or, bordé de gueules, et accompagné de trois lions d'or»). Jean-Claude et Jeanne eurent une fille, Marie-Hyacinthe, née en 1659. Elle se maria avec François de Bordes, d'une autre famille noble de la région. Ils eurent cinq enfants, mais il ne semble plus y avoir de descendants de nos jours. 1690 - 1780 En 1693, Claudine Boléat, fille de Henri Boléat, épousa Claude Jolivert à St-Martin-du-Mont. En 1694, Anne Boléat, fille de Henri Boléat et de Claudine Dupuis, et sœur de Claudine, se maria avec Louis Giron à Bourg-en-Bresse. Une Clauda Boléat est décédée à Veyrins en 1694. Les prénoms Clauda et Claudine paraîssent avoir été interchageables. En 1696, Benoît Boléat épousa Benoîte Faizand à St-Martin-du-Mont. Le mariage est enregistré comme «non-filiatif», ce qui signifie que les parents ne sont pas cités. Toutefois, un Benoît Boléat est né à StMartin-du-Mont en 1662, fils de Henri Boléat et Claudine Dupuis, donc frère de Claudine, et il est raisonnable de penser que c'est ce Benoît qui a épousé Benoîte Faizand, bien qu'une autre archive dise que le Benoît qui s'est marié avec elle était né en 1653. Ils eurent six enfants. L’aînée, Catherine, épousa Laurent Blanc en 1730 à St-Martin-du-Mont. La sœur de Laurent, Marguerite, s'est mariée à Joseph Jolivet, fils de Claudine Boléat et et Claude Jolivert en 1727. Tout ceci suggère une très grande proximité entre les Boléat, les Blanc et les Jolivet, si bien que Benoît pourrait être le frère de Claudine et d'Anne. Il peut se faire que Laurent et Marguerite Blanc, frère et sœur, aient épousé deux cousins, Catherine Boléat et Joseph Jolivet, grands-enfants de Henri Boléat. Et l'on se rappellera que 100 ans plus tôt, Jean Boléat et Antoinette Jolivert avaient eu cinq enfants à St-Martin-duMont. La dernière mention dans la région Rhône-Alpes est celle d'une Boléat qui vers 1800 se maria avec Antoine Payen à Vinay, 100 kilomètres au sud de Bourg, très près de Grenoble. Aujourd'hui Il y a des descendants directs des Boléat dans la région, au travers de deux des filles Boléat connues au 17° siècle. En 1627, Jeanne Boléat épousa Jacques Roddelet. L'arbre généalogique de Gérard Sirand (http://gw.geneanet.org/gsirand) montre un lien direct de là jusqu'à deux frères, Francisque et Marius Sirand, nés respectivement en 1888 et 1890. La seconde série de descendants procède de Françoise Boléat, la fille de Claude Boléat qui était né en 1640. Cette famille vivait à Veyrins, jusqu'à ce que François Bernachot (1786) parte à Corbelin, ou il décéda en 1865. Louis Charvet est né à Chimlin en 1890, et y est mort en 1970. Corbelin et Chimlin sont distants d'environ 8 kilomètres de Veyrins. 11 3. Garlan Garlan est un petit village situé au nord-est de Morlaix. Philip Boléat et Maria Kerdodo y eurent cinq enfants entre 1598 et 1610: − − − − − Lucas, né aux environs de 1598 Anna (Anne), née en 1599 Herveus (Hervé) né en 1601 Isabela (Isabelle) née en 1604 Janeta (Jeanne) née en 1605 Lucas se déplaça à quelques kilomètres de distance vers Ploujean, devenu le site de l'aéroport de Morlaix, et par coïncidence, le domicile de certains descendants des Boléat de Plufur dans les années 1890. Les descendants de Lucas Boléat se sont répandus tout autour de Morlaix, particulièrement à Plourin-lesMorlaix, et un grand nombre des naissances, mariages et décès sont enregistrés ultérieurement dans deux des églises de Morlaix, St Matthieu et Ste Mélaine. Yves Marie Boléat, né en 1753, l'arrière-arrière-petit-fils de Lucas, partit à Guerlesquin, à 20 kilomètres au sud-est de Morlaix. Il travaillait dans l'industrie du tabac, qui était alors l'une des grandes productions de la Bretagne. L'un de ses fils, Bernard René, né en 1778, fut aussi un travailleur du tabac, et par la suite, un boutiquier. La famille se cantonna ensuite largement à Guerlesquin. Le fils de Bernard, Jean Pierre Marie (1802) épousa Marguerite Cadiou en 1825. Il eut des occupations variées, notamment en tant qu'agent du télégraphe, menuisier, et aubergiste. Hommes d'église et marins Généralement, les Boléat de Bretagne étaient des travailleurs agricoles, ou exerçaient d'autres métiers manuels. Les exceptions concernent trois hommes d'église, deux fils et un petit-fils de Jean Pierre Boléat (1802). Gabriel-Marguerite, né en 1827, fut pasteur à Le Faou en 1852, à St Sauveur de Brest (1853-1854), à Huelgoat et Plounevezel, petites communes du sud de Morlaix. Il mourut à Kernevel en 1888. Sa mort fut commentée dans la Revue Historique de l'Ouest en 1888: “M. l'abbé Gabriel Boléat, recteur de Kernével (Finistère) est mort le 9 Juillet, à l'âge de 61 ans. Né au Guerlesquin, il fut successivement vicaire au Faou, à Saint-Sauveur de Brest et au Huelgoat, puis recteur de Plounevezel avant de l'être à Kernevel.” Son frère, Claude Joseph Marie, né en 1835, fut vicaire au Bourg-Blanc, à 13 kilomètres au nord de Brest entre 1859 et 1871. Un autre frère, Jean Pierre Marie, né en 1842, fit une carrière navale. En 1861, le Mexique avait suspendu le versement des intérêts de sa dette, détenue par la Grande Bretagne, la France et l'Espagne. Les trois pays se décidèrent pour une action militaire, et en janvier 1862, les forces navales des trois pays arrivèrent à Vera Cruz sur la côte Atlantique du Mexique. Après avoir atteint leurs objectifs, les Espagnols et les Britanniques repartirent, en laissant les Français en guerre avec le Mexique. Pierre Marie s'est vu attribuer la Médaille Militaire par un décret daté du 22 octobre 1862. Il était «caporal fourrier», un quartier-maître avec le rang de caporal. Il servait sur le navire «Masséna» et la citation récompensait les «services rendus à Vera Cruz et dans la division navale du Mexique». La Médaille Militaire avait été instituée en 1852, et était accordée à tout officier ou personnel engagé qui se serait distingué par des actes de bravoure au combat contre une force ennemie. Un quatrième frère, Jean François, né en 1837, eut aussi une carrière navale comme «Sergent fourrier aux équipements de la flotte», engagé dans quatre campagnes militaires. Il eut deux fils, Jules (1865) et Anatole Jean Baptiste Marie (1868), qui suivirent leur père dans la Marine. Jules eut ensuite une vie remarquée dans le clergé. Son éloge funèbre, reproduit sur la page suivante, fut publié dans la Semaine Religieuse du Diocèse de Quimper et de Léon, en 1929. Jules était professeur au Petit Séminaire Pont-Croix, à CapSizun à l'ouest de Quimper. Le séminaire fut fermé de force en 1907 en raison de la séparation de l'Eglise et de l’État. Il devint alors chapelain dans une maison pour personnes âgées et malades à Quimperlé. Le 12 séminaire ré-ouvrit en 1919 avant de fermer définitivement ses portes en 1973. Il fut gravement endommagé par un incendie il y a quelques années. Un autre Boléat, Georges, de Quimperlé, est mentionné dans le même bulletin. Il fut le gagnant du premier prix de philosophie au Petit Séminaire de Pont-Croix en 1920. Il était probablement le fils soit de Jean Pierre Marie, ou de Jean François, qui s'étaient tous deux mariés à Quimperlé. Nécrologie. — M. BOLÊAT JULES. — Né à Quimperlé, Ie 9 Juin 1865, M. J. Boléat a été victime des rigueurs de cet hiver, exceptionnellement dur pour nos régions. Une congestion pulmonaire l'a emporté en quelques jours, malgré les soins dévoués qui se sont prodigués à son chevet. C'était probablement le genre de mort qu'il prévoyait Ie moins. Si sa santé lui donnait des inquiétudes, ce n'est pas de l'état de sa poitrine qu'elles lui venaient, ll va deux ans il avait du recourir à une intervention chirurgicale qui avait bien réussi et qui, moyennant des précautions et des ménagements, lui permettait de longues espérances. Très dévot à la Sainte Vierge qu'il avait intéressée à sa guérison, il avait fait a Lourdes un pèlerinage de reconnaissance. II n'avait obtenu qu'un répit, et la mort, un moment écartée, vient de le reprendre par surprise. La carrière sacerdotale de M. Boléat s'est déroulée toute entiere sans bruit, sans autre événement notable que l'expulsion de Pont-Croix en 1907 qui en a changé le cours dans une atmosphère toute calme de régularité de piété et de dévouement. Elève, séminariste, professeur et aumônier, il n'eut jamais qu'à adapter son action aux obligations d’un reglement préétabli. Soit tempérament, soit entraînement, il était la ponctualité même, mais la ponctualité toujours souriante et empressée. Rien, du reste, dans sa personne plus que dans son action, qui trahit la négligence ou Ie laisser-aller: toujours de la correction, de la distinction meme dans sa mise, dans sa démarche, dans ses paroles dans ses relations. Très bon et très simple en même temps causeur spirituel et agréable, ami fidèle et délicat, il eut toujours Ia confiance de ses élèves, la sympathie de ses confreres, l’affection de ses malades et l'estime du personnel administratif avec lequel il collaborait à Quimperle. Aussitôt après son ordination en 1889, il était nommé professeur dans ce collège de Pont-Croix dont il avait été un brillant elevé. Il y était encore en 1907 quand survint l’expulsion, incertain peut-être de savoir s'il continuerait dans I’ enseignement, qui lui plaisait, ou s'il assumerait les charges d’un ministere pastoral dont, maniant mal le Breton tf craignait certaines fonctions, notamment la predication. L’expulsion puis la vacance du poste d'aumônier à l'hospice de Quimperle lui offrirent la solution qui lui convenait. Cette nomination allait a ses goûts et, en le ramenant près de son foyer natal, comblait les sentiments d'affection oui l’unissaient étroitement à sa famille et particulièrement à sa venerable mere dont il était l'appui et Ia joie. Elle a fait aussi le bonheur des malades et des vieillards dont il s'était fait une seconde famille. En ville meme, ses compatriots l’entouraient de respect et s'honoraient de son amitié et plusieurs qui, sur leur lit de mort, auraient repousse tout autre pretre, se laissèrent facilement réconcilier par lui avec le Juge suprême qu'ils avaient oublié. Il y a plus de joie au Ciel, nous dit l'Evangile, pour un pécheur qui se convertit que pour dix justes qui persévèrent. Ce sera pour M. Boléat un titre à ajouter aux autres pour une prompte admission dans le séjour des Bienheureux. . Constance Boléat, Hervé Noury et Dartmoor L'an 1811, ce jour 7 avril, 7 heures du matin nous Maurice Jezequel, juge de paix declarant du canton de Morlaix assiste de Nicolas Jeoffroy, notre greffier certifions et rapportons que hier environ neuf heures du soir, Pierre Cocquin, chartier de morlaix, y demeurant quartier de la Villeneuve, lequel nous a declare qu'il venait d'apprendre qu'on avait retire de l'eau pres les Palus de Keranroux, une femme trouvee noyee et s'est offert a aller en retirer le cadavre de dessus la greve et le porter au corps de garde de la maison commune, ce qu'il a execute. En consequence ce jour a la dite heure nous nous sommes transportes jusques au dit corps de garde ou etant nous avons vu le cadavre d'une femme vetue de guenilles et en l'endroit s'est presente Yves Boleat, marchand demeurant rue des Vignes et Marie Louise Boleat agee de 14 ans sa niece lesquels ont declare reconnaitre le corps de Constance Boleat agee de 33 ans fille de defunts Pierre et d'Anne Collobert marie a Herve Nourry prisonnier en Angleterre. Le dit Yves Boleat, oncle germain de la defunte et Marie Louise Boleat ont reclame la delivrance du corps pour le faire inhumer. De tout quoi avons rapporte le present proces verbal, ayant donne la permission que les parents ont reclame, lesquels ont declare ne savoir siner. 13 Constance Boléat, née en 1777 à Morlaix, fille de Pierre (un arrière-arrière-petit-fils de Lucas) et Anne Collobert, a connu une mort tragique. La reproduction du texte en encadré montre qu'en 1811 à Morlaix, on trouva le corps de Constance («en guenilles») dans un fossé. Yves, son oncle et Marie Louise, sa sœur, ont enlevé le corps. Le mari de Constance, Hervé Noury, (épelé parfois Nourry) connut sa propre tragédie. Il fut capturé par les Anglais pendant les guerres napoléoniennes, et emprisonné à la prison de Dartmoor, dans le Devon en Angleterre. Dartmoor avait été construite entre 1806 et 1809 pour enfermer les prisonniers de guerre français. Les descendants de Constance et d'Hervé peuvent être suivis jusqu'au 20° siècle, lorsque Jean Marie Berthou épouse Marie Nicolas à Plougonven en 1904, puis Marie Guyomarch en 1909 au Cloître-St-Thégonnec. Il mourut à Plouigneau en 1956. 4. Brélévenez Brélévenez est désormais une banlieue de Lannion, et est bien connue pour sa magnifique église de la Ste Trinité, qui date du 12° siècle, élevée par les Templiers sur une colline à laquelle on accède par un escalier monumental. Ce n'est qu'à 15 kilomètres au nord de Plufur, berceau de la principale branche de la famille. Les archives sont remarquablement complètes pour les Boléat associés à Brélévenez, et très peu nombreux sont ceux qui ont quitté la région. Bien que ce soit Brélévenez qui soit citée dans tous les actes de naissance, de mariage et de décès, il est très difficile de savoir où ces événements se sont réellement produits, même si l'on peut penser qu'ils ont eu lieu très près de Brélévenez proprement dit. Le plus ancien acte concerne Pierre Boléat, qui est probablement né dans les années 1590, et son mariage avec Catherine Hamon, qui donna quatre enfants: – − − − Jean né en 1616, qui épousa Françoise Nicol Guillaume, né en 1618, qui épousa Lucresse Blanc Catherine, née en 1621, qui épousa Yvon Guillou Marguerite, née en 1624 Jean et Guillaume eurent tous deux de grandes familles, dont les naissances, mariages et décès sont enregistrés sans discontinuer jusqu'au milieu du 19° siècle. Les archives comportent en fait 71 naissances pour cette lignée avant 1840, quasiment toutes à Brélévenez. La plupart des mariages et décès sont aussi enregistrés à Brélévenez. Cependant, il ne reste plus de descendants de cette lignée. Guillaume s'est marié avec Lucresse Blanc en 1653. Dans les 19 ans allant de 1656 à 1685, ils n'eurent pas moins de onze enfants. Six sont morts dans leur première année. Guillaume lui-même a vécu jusqu'à 73 ans, et son fils aîné, Pierre, a vécu 72 ans. La descendance mâle de Guillaume semble s'être éteinte à la fin du 18° siècle. Cependant, Guillaume et Lucresse figurent dans de nombreuses généalogies, ce qui signifie que les descendants de leurs filles se sont maintenus plus longtemps que ceux de leurs fils. La lignée de Jean a duré plus longtemps, au travers de six générations successives, toutes nées à Brélévenez: − − − − − − Claude (1668) et Françoise Le Bras Claude (1706) et Françoise Le Luron Yves (1731) et Charlotte Morvan Henri (1776), et Marie Le Jeune François (1795) et Magdeleine Le Morvan Pierre (1818) et Adèle Saint Martin. Pierre semble être le premier Boléat a avoir cherché à s'installer dans un autre pays, la colonie française de Saint Domingue, dans l'ile d'Hispaniola. Sa veuve apparaît dans une liste de colons spoliés pouvant obtenir une compensation, les colons français ayant été forcés de partir en 1844. Pierre et Adèle eurent quatre enfants: Alice (morte peu après sa naissance), Alice encore qui mourut à 7 ans, René qui mourut à 5 ans, et Adèle enfin, tous nés à Pleumeur-Bodou, juste à l'extérieur de Lannion. Pierre est cité comme ayant autorité pour enregistrer les naissances à Pleumeur-Bodou. En revanche, la ligne féminine se continue jusqu'à nos jours. Le généalogiste Daniel Le Roy a retrouvé les descendants de Marie Boléat, une arrière petite-fille de Guillaume (1618). Le père de Marie, Guillaume lui aussi, s'est marié avec Marie Charlotte Prigent. Marie est née le 30 août 1714, et s'est mariée le 23 novembre 1733 avec Jean Prigent (peut-être lié à sa mère, bien que Prigent ait été un nom répandu) soit à Brélévenez soit à Buhulien, où elle décédera en 1787. Le Roy a retracé les liens familiaux à partir de là jusqu'à Louise Rivoallan, née en 1913 à Louannec, et mariée à René Le Fouler. Une seconde chaîne de descendants a été retracée à partir de Guillaume (1618) jusqu'à Louis Le Querrec, qui est né aux environs de 1917. 14 5. Brittany, Plufur et Lanvellec Les Boléat d'aujourd'hui peuvent remonter jusqu'à leurs ancêtres dans une petite partie du centre de la Bretagne, à mi-chemin des villes de Morlaix et Lannion, centrée autour des communes de Plufur, Plouaret, et Lanvellec. « Jusqu'au milieu du 19° siècle, les ancêtres des Boléat de Jersey vivaient dans la région figurée sur cette carte: de Plestin-les-Grêves à l'est à Bégard à l'ouest, et de PlouvenezMoedec au sud à Ploubezré au nord.» Brittany Cette petite région est au centre de la Bretagne Nord , et un aperçu de l'histoire de la Bretagne aide à comprendre cette zone spécifique. La Bretagne a connu son histoire propre, qui comporte de nombreux temps de conflit avec la France. En 1532, une union permanente avec celle-ci fut établie, et s'ensuivit un siècle de prospérité économique, avec une croissance de la population, concentrés dans les villes et sur les régions côtières. Toutefois, vers la fin du 17° siècle, il y eut une récession de l'économie, et en 1675 une rébellion contre les Français. Au 18° siècle, les ports de Nantes et Brest se sont développés, cependant que le négoce du tabac s'accroissait autour de Morlaix, et que les riches fermiers des zones intérieures prenaient le pas sur les paysans. Le 19° siècle donna lieu à des jours difficiles, avec une famine terrible en 1847-1848, et les conséquences de la guerre Franco-Prussienne en 1870-71 quand toute une génération de Bretons fut envoyée au front avec de lourdes pertes. Ce fut à l'origine d'un fort sentiment anti-français. La totalité de la région délimitée par la carte a été l'une des plus pauvres de Bretagne, se vidant au profit des plus grandes villes et en particulier des ports de Morlaix, Brest et Nantes. La région n'est pas tant une réunion de villages qu'une zone très rurale, avec de nombreux hameaux isolés, voire de simples fermes. Il y a eu une dépopulation notable, en partie due à un fort taux de mortalité, mais aussi depuis le milieu du 19° siècle, à un phénomène d'émigration, à la fois vers les zones côtières, et plus loin, vers la région parisienne ou le Canada. 15 Plufur Plufur est une commune typique de cette région. Elle comprend plusieurs hameaux, la plupart avec seulement quelques maisons, et le centre est minuscule. Le nom vient probablement de Plu, un village, et fur qui signifie sage, ou fleur. Plufur remonte au moins à l'an 1330, où elle était connue comme Pléfor. Parmi les groupes religieux qui ont été actifs dans le village figurent les moines du Pacelet (Ordre de Malte), les moines Cisterciens, et les Chevaliers de Saint Jean. La commune s’enorgueillit de pas moins de quatre églises. Aujourd'hui, la population est de 500 âmes, et après un pic de 1.779 en 1866, en diminution par rapport à un total de 744 en 1962. « Carte de Plufur en 1815 illustrant la dispersion de l'habitat communal. Lanvellec est sur la droite.» « L'église au centre de Plufur» « La place de Bourg au centre de Plufur» 16 Lanvellec Lanvellec est en tous points similaire à Plufur. En pratique, les deux communes se fondent l'une dans l'autre, une petite vallée marquant la frontière. Comme Plufur, cette commune remonte à l'an 1330, où on l'appelait Lanvoleuc. Elle abrite cinq églises et également le très grand Château de Rosanbro, construit autour de 1500. Sa population est en gros la même que celle de Plufur, et comme Plufur elle est en déclin. D'une population de 1.611 en 1793, elle est passée à 1.086 en 1800, avant de remonter progressivement vers un pic de 1.950 entre 1856 et 1876. Depuis, elle est revenue à 546 en 2008. Lanvellec is in almost every respect the same as Plufur. In practice the two communes merge into each other, a modest valley marking the boundary. Like Plufur, the commune dates back to 1330 when it was known as Lanvoleuc. It has five churches and also the huge Chateau de Rosanbro, built around 1500. Its population is about the same as Plufur, and like Plufur has been declining. The population fell from 1,611 in 1793 to 1,086 in 1800 before rising steadily to peak at about 1,950 between 1856 and 1876. It has since fallen to just 546 in 2008. « Lanvellec en 1815» La carte montre que, comme Plufur, Lanvellec était davantage un grand territoire, avec un petit noyau central, et de nombreux foyers isolés, très probablement sur des fermes. Plufur est au sud-ouest de Lanvellec. Quelques-uns des membres de la famille Boléat ont vécu à St Goulven, le petit groupement de maisons au sommet de la carte. 17 4. Plufur, 1560 - 1770 Maurice et Guidona Boleat, 1580s La première mention officielle d'un Boléat en Bretagne est celle de Guidona, née à Plouaret en 1583 de Nicolas Boléat (né probablement vers 1560) et Jeanne Menez. « Acte de naissance de de Guidona Boléat, Plouaret, 1583» Il n'y a rien dans les archives qui relie Nicolas et Guidona avec les Boléat suivants. Cependant, un Maurice Boléat est né autour de 1580, qui pourrait être le frère de Guidona et le fils de Nicolas. Maurice s'est marié avec Jeanne Pierre. Ils ont eu de façon certaine un fils, Guillaume, né en 1610 à Plufur. Guillaume eut trois enfants, mais cette lignée paternelle se perd au début du 18° siècle. Ils eurent très certainement un second fils, Nicolas, né vers 1618. Celui-ci s'est marié et eut une fille, puis la lignée s'éteignit rapidement. Ils ont pu avoir encore un troisième enfant, Yvon, né en 1612. Toutefois, cette naissance aurait eu lieu à Brélévenez, ce qui soulève la question de savoir si les familles de Plufur et de Brélévenez sont les mêmes, ou si peutêtre Yvon appartenait à la famille de Brélévenez plutôt qu'à celle de Plufur. Il existe une autre mention intéressante d'un Yvon. Dans un relevé des taxes sur le revenu pour PlouégatMoysan (commune de Bégard, à 20 kilomètres à l'ouest de Plufur), sont mentionnés 22 sols dûs par Yvon Boléat. 22 sols représentaient 1.8% du montant total recensé pour Lanneven. On ne sait pas qui est cet Yvon, peut-être celui né en 1612. Yvon Boleat, né en 1656 Yvon Boléat, né en 1656, est quant à lui, l'ancêtre direct de tous les Boléat vivant à ce jour. Il était le fils de Yvon Boléat et de sa seconde femme Marie Bellec, mais rien n'est certain à propos des parents de cet Yvon-là. Son père pourrait avoir été le Yvon né en 1612. Il est tentant de trouver une ascendance directe de Yvon (1656) à Yvon (1612), puis Maurice (env. 1580) et Nicolas (env. 1560), mais il n'y en a aucune preuve solide. Et il existe un nombre important d'autres naissances et décès à cette époque qui ne peuvent pas être rattachées entre elles. En 1590 une Guyonne Boléat s'est mariée avec Pierre Gueuziec, et en 1604, Catherine Boléat fut la marraine de Yvon Talbout à Plufur. En 1656, un Rolland Boléat est décédé à Plufur, et l'année suivante un Yves Boléat est aussi mort à Plufur. 18 « Acte de naissance de de Yvon Boléat, Plufur, 1656» Yvon a épousé Jeanne Gueuziec en 1685 à Plouégat-Moysan, au sud de Plufur. Jeanne était née en 1667, elle avait donc juste 18 ans lorsqu'elle s'est mariée. Yvon et Jeanne eurent cinq enfants: − − − − − Anne (1689), mariée trois fois, à Guy Le Lay, Yves Menou et François L'Hostis. François (1691), marié à Louise Thos. Marguerite (1692) mariée à Yves Fiblec. Jean (1695), marié à Louise Guillou François (1701), pour qui on n'a plus d'autre information. Yvon mourut en 1704 à Plufur. François Boléat, né en 1691, et son fils François Boléat, né en 1732. Les Boléat actuels descendent tous directement de François (1691) et de son fils François (1732). Par contre, la descendance masculine de Jean (1691) via son fils Maudez (1725) semble avoir disparu. Cependant il reste quelques incertitudes. Les prénoms Yves, François et Jean reviennent constamment, et il est quelquefois difficile de déterminer de qui il s'agit. Il existe également de nombreuses références à d'autres Boléat isolés, qui ne peuvent être reliés à ceux-ci. François Boléat est né à Plufur en 1691, deuxième fils de Yvon Boléat et Jeanne Gueuziec. Il s'est marié avec Louise Thos vers 1727, et et mort à Plufur en 1742. Il n'a pas été possible de retrouver les ascendants de Louise. Il existe un acte de naissance pour une Louise Thos le 20 Mai 1708 à Lanvellec, mais rien ne permet d'affirmer que cette Louise était la femme de François. «Acte de naissance de François Boléat, Plufur, 1691» 19 Kermorvan, Plufur Yvon Boléat, né en 1656, est mort le 28 Avril 1701. L'acte de décès indique précisément le lieu dans Plufur: Kermorvan. La carte de 1815 ci-dessous révèle deux bâtiments proches du centre de Plufur. La photo Google Earth, prise 200 ans plus tard, manifeste peu de changements. Kermorvan est un groupe de propriétés à droite de la photo. Aujourd'hui, c'est une location de vacances. François et Louise eurent huit enfants entre 1729 et 1741, tous nés à Plufur. − − − − − − − − Efflam, né en 1729 et mort en 1746 Jacques, né en 1730 qui épousa Jeanne Quésseveur. Ses descendants se retrouvent , au travers des familles Le Bihan, puis Prévost autour de Cergy (Val d'Oise) au début du 20° siècle. François, né en 1732, l'ancêtre de tous les Boléat actuels Marie, née en 1736, qui épousa François Jouan Françoise, née en 1737, et morte en 1743 Pierre, né en 1738, et mort en 1743 Yves, né et décédé en 1740 Jean, né en 1741, et mort en 1742. On notera que deux des huit enfants sont morts avant leur premier anniversaire, et que trois autres sont morts avant leur seizième année. « Acte de naissance de François Boléat, Plufur, 1732. La signature de son père est la première connue pour la famille.» François, né en 1732, se maria à Vincente Tudoret à Lanvellec en 1758. Vincente était née en 1739 à Lanvellec, fille de Yves Tudoret et Michelle Le Roux. François et Louise eurent huit enfants entre 1729 et 1741, tous nés à Plufur. − − − − − − − − Efflam, né en 1729 et mort en 1746 Jacques, né en 1730 qui épousa Jeanne Quésseveur. Ses descendants se retrouvent, au travers des familles Le Bihan, puis Prévost autour de Cergy (Val d'Oise) au début du 20° siècle. François, né en 1732, l'ancêtre de tous les Boléat actuels Marie, née en 1736, qui épousa François Jouan Françoise, née en 1737, et morte en 1743 Pierre, né en 1738, et mort en 1743 Yves, né et décédé en 1740 Jean, né en 1741, et mort en 1742. Les descendants des neuvième et dixième enfants de François et Vincente, Jean et Allain-Marie, forment aujourd'hui la totalité des Boléat vivants. François est mort en 1785 à Lanvellec, ses quatre enfants survivants ayant entre 4 et 14 ans. Sa veuve, Vincente, vécut encore 43 ans, et mourut en 1828 à l'âge de 87 ans. 21 5. Descendance d’Allan-Marie Boleat, 1777 - 1853 Allain-Marie était le neuvième des dix enfants de François Boléat et Louise Thos. Il est né le 24 octobre 1777 à Lanvellec, lorsque sa mère avait 38 ans, et son père 45. « Acte de mariage de Allain-Marie Boléat et Jeanne Feulou, St-Michel-en-Grève, 1802» En 1802, à l'âge de 25 ans, il épousa Jeanne Feulou à St-Michel-en-Grève. Cela se passait lorsque le régime républicain était en vigueur, et l'acte de mariage donne les dates dans le calendrier républicain, le trois brumaire (mois des brumes) an XI de la République, c'est à dire le 25 octobre 1802. A l'époque, AllainMarie était un laboureur, vivant à St-Michel-en-Grève. Jeanne avait six mois de plus que lui, et était née à Ploumilliau. Elle vivait également à St-Michel-en-Grève. Le frère d'Allain-Marie, Jean, était témoin à son mariage, de même que sa mère, Vincente Tudoret. Allain-Marie et Jeanne eurent six enfants : − − − − − − Jean Louis, en 1803 Pierre Marie, en 1805 Auffroy, en 1807 Anne en 1809 Jean en 1810 et Yves en 1813 Jean Louis est né à St-Michel-en-Grève, mais vers 1805, Allain-Marie et sa femme étaient retournés à Lanvellec, où tous les autres enfants sont nés. On n'a pas d'information sur Auffroy, et Anne mourut peu après la naissance. Par contre, ses autres enfants, quatre fils, eurent tous des familles nombreuses. AllainMarie mourut en 1853 à Plouzélambre. Sa mort fut déclarée par son fils Yves, donc il se pourrait qu'il ait vécu avec lui à ce moment, sa femme étant morte avant lu. 22 Descendance de Jean Louis Boleat, 1803 Jean Louis, né le 11 août 1803, fut le seul enfant de Allain-Marie et Jeanne à naître à St-Michelen-Grève. Le 27 mai 1829, il épousa Marie Jeanne Le Brigant à Lanvellec. Marie était née à Plufur, en 1800. Elle était servante domestique, et Jean Louis était ouvrier agricole. Jean-Louis et Marie Jeanne eurent sept enfants, tous à part le dernier, à Lanvellec: − − − − − − Anne , née en 1829, mariée à Yves Cloarec. Marie Louise, née en 1832, qui se maria à François Madec-Thomin Louis, né en 1835, qui se maria avec Françoise Madec-Cousin en 1864. Elle pourrait bien être liée à François MadecThomin, tous deux venant du Cloître-StThégonnec. Jean Louis, né en 1838, qui mourut vingt ans plus tard au Cloître-StThégonnec Anne, née en 1839, sur laquelle il n’existe pasd d’autre renseignemen. Guillaume Jean, né en 1840, que l'on perd de vue ensuite François Marie, né en 1845 à Plouaret, marié à Jeanne Louise Béchen. Ils eurent un fils, François Louis Yves Marie, né en 1883 et décédé en 1910. «Acte de naissance de Jean Louis Boléat, St Michel en Grève, 1803» Il est clair qu'entre 1845 et 1860, la famille a dû déménager au Cloître-St-Thégonnec, car au moins quatre des enfants se sont mariés là-bas, ou bien ont trouvé leur conjoint dans cette commune. Jean Louis est décédé en 1880 à Plougonven, où sa fille Anne et Yves Cloarec s'étaient installés, si bien qu'il vivait probablement chez eux. Le Cloître est à 35 kilomètres au sud-ouest de Lanvellec, et Plougonven est entre les deux. Louis et Françoise Madec-Cousin eurent cinq enfants entre 1864 et 1873, les quatre premiers au Cloître, et le dernier à Morlaix. Catherine, née en 1870, épousa Yves Marie Tous. Jean Marie, né en 1867 se maria avec Marie Yvonne Corre en 1893 au Cloître. Ils eurent eux-même quatre enfants, tous nés au Cloître: − − − − Louis Marie, né en 1895, épousa Maria Joséphine Georgier en 1935 à Paris. Ils avaient eu une fille, Simone Marie en 1914, qui se maria avec Louis Sylvestre Metzger. Louis Marie est mort à Russ, en Alsace, en 1964. François Marie, né en 1897, se maria avec Louise Yvonne Talbo. Ils eurent trois enfants, dont le plus jeune, Bernard, mourut en Floride à 18 ans en 1952. François Marie est mort à Helléan, dans le Morbihan. Marie Catherine est née en 1903, et décéda en 1925 Emile Marie, né en 1907, s'est marié avec Christine Jeanne Marie Moulin, et mourut en 1983 à Plourin-les-Morlaix. Certains de ses descendants vivent dans le Jura de nos jours. 23 Descendance de Pierre Marie Boléat, 1805 « Acte de naissance de Pierre Marie Boléat, Lanvellec, 1805.» Pierre Marie Boléat, né un 29 août 1805, épousa Anne Marie Péron en 1834 à Lanvellec. Il eurent sept enfants: − − − − − Marie Yvonne, née en 1834, qui se maria avec Efflam Le Gall. François Marie, né en 1835 à Ploumilliau, qui se maria à Marguerite Guégan. Ils eurent deux enfants, Auguste en 1881, et Yves Marie en 1882, dont aucun n'a de descendants connus. François est mort en1882, avant que son second fils soit né. Yves Marie, né en 1836, qui se maria aussi avec une Marguerite Guégan. Il est possible que ce soit la même: les enfants d'Yves Marie sont tous nés entre 1870 et 1878. Ceux de François Marie sont nés de 1881 à 1882. Il n'a pas été possible d'établir si les deux Marguerite Guégan sont une seule et même personne. Yves Marie et Marguerite eurent en tout cas cinq enfants, tous à Plouzélambre: − Anne Marie, née en 1870, sur laquelle on ne possède pas d'autres informations. − Annette, née en 1871, et mariée à François Marie Digarcher. Il est possible qu'Annette et François Marie aient passé quelques temps à Jersey comme ouvriers saisonniers. − Jeanne Yvonne, née en 1873, dont on ne sait rien de plus. − Marie Louise, née en 1876, et morte en 1879. − Yves Marie, né en 1878, marié à Jeanne Yvonne Mallédant à Plouzélambre, dont il eut six enfants, le premier à Ploumilliau, tous les autres à Plouzélambre: − Augustine, en 1906, qui se maria à Antoine Lucien Chevalier. − Auguste, né en 1908, marié à Juliette Dumont, dont il eut cinq enfants, puis marié une seconde fois avec quatre enfants supplémentaires. Auguste est décédé en 1970 à St-Germain-en-Laye. − Yvonne, née en 1912, et mariée à Le Jan − Louis, née en 1913, qui épousa Marguerite Gillien. Louis est mort en 1998 à Plouzélambre. − Germaine, mariée à Robert Tauxe, et qui décéda en Suisse en 1998. − Marie, née en 1923, qui se maria avec Amar Houga. Yves Marie est mort en 1963 à Plouzélambre. Jean Marie, né en 1838, qui se maria à Louise Coadalen. Il en eut trois enfants, dont l’aîné, Hervé, est né à Plestin-les-Grèves en 1875, et s'est marié à Anne Marie Pasquiou. Peu après le mariage, ils partirent à St-Rémy-sur-Avre, un peu à l'extérieur de Paris, ou ils eurent cinq enfants: Robert (1902), Marcel (1903), Adrienne (1905), Albert (1910), et André (1912). Jean Marie, né en 1841, qui se maria avec Jeanne Marie Le Philippe en 1868 à Plouzélambre. Ils eurent dix enfants, les deux premiers à Plouzélambre, et les huit suivants à Plestin-les-Grèves: − Marie Yvonne, née en 1862, bien avant le mariage de ses parents, mais sa naissance fut légitimée par son mariage subséquent avec Germain Primot. − Jean Marie, né en 1868, marié à Marie Julie Le Calvez. 24 François Marie, né en 1870, et marié à Esther Louise Perchevall à Gisors en 1898. Yves Marie, en 1871, marié à Marie Jeanne Coat. Ils eurent une fille, Germaine Yvonne, née en 1897 à Cergy-Pontoise, dans la couronne parisienne. − Marie Yvonne, née en 1874, qui épousa Jean Marie Le Cam − Jeanne Marie en 1875, qui se maria avec Hervé Victor Doucet. − Jean François Marie, né en 1876 et marié à Henriette Victorine Poignan. Ils eurent un fils Raymond, à Pierrelaye, près de Paris, en 1904. Jean François Marie est mort pendant la Première Guerre Mondiale en 1915 à Boesinghe, en Belgique. Boesinghe, au nord d'Ypres, fut le théâtre de furieux combats entre 1915 et 1917. − Jean, né en 1877, dont on ne sait rien de plus − Anne Marie, née en 1878 − et Anne Yvonne, née en 1880. Hyacinthe, né en 1849, et marié à Marie Françoise le Boulanger. Celle-ci mourut dans les trois semaines suivant le mariage en 1871, et Hyacinthe se remaria presque aussitôt à Marie Louise Kerirzin. Hyacinthe et Marie Louise eurent ensuite quatre enfants: − Marie Perrine, née en 1872, et morte en 1949 à La Porcherie (Haute Vienne) − Yves Marie, né en 1874 à Tréduder. Sa naissance est enregistrée comme Bolléat, et ce fut peut-être le début de la famille 'Bolléat'. Il se maria à Jeanne Marie Kerboriou au Havre en 1899. Ils eurent trois enfants: Antoinette, Henriette, et Raymond Louis. − Yves Marie, né en 1876; les archives sont très claires sur ce point: deux enfants avec les mêmes prénoms. Il fut aussi enregistré en tant que Bolléat. Il se maria à Catherine Le Roux au Havre en 1900, d’où il eut une fille: Rosalie Albertine, qui se maria avec Albert Chateau. − Rosalie Françoise, née au Havre en 1893, qui se maria avec François Marie Kerboriou, au Havre en 1913. On ne sait pas s'il y avait un lien avec sa belle-sœur Jeanne Marie Kerboriou. Il semble, d'après ces indications, que Hyacinthe se soit installé vers Le Havre quelque part entre 1876 et 1893. Marie, née en 1851, sans autre information disponible. − − − − Descendance de Jean Boleat, 1810 Jean Boléat, né en 1810 à Lanvellec, s'est marié à Jeanne Laurens en 1830 à Botshorel, petite commune à 12 kilomètres au sud-ouest de Lanvellec, proche de Guerlesquin. Jean et Jeanne firent trois enfants: − Jean Louis Marie, né en 1831 et décédé en 1853 − Jean Georges, né en 1833, qui eut une famille étendue − Marie Jeanne, née en 1834, sur laquelle nous n'avons pas d'autre information. Jeanne disparut en novembre 1835 à 25 ans. Dans la même année, Jean se remaria avec MariePerrine Le Morin, dont il eut trois autres enfants: − Marie, née en 1838, mariée à René Marie Le Guyader − Catherine, née en 1838, et mariée à Hervé Le Page − Yves Marie, né en 1842, marié à Marie Josèphe Lagadec. Comme Jean George il eut une famille étendue. « Acte de naissance de Jean Marie Boléat, Lanvellec, 1810.» 25 Jean Georges, connu sous le nom de «Georges», et sa femme Marie Anne Le Guern eurent dix enfants entre 1857 et 1876: − − − − − − − − − − François Marie, né à Plufur, en 1857. Il se maria avec Jeanne Yvonne Le Jeune. Ils partirent à StMartin-des-Champs, à l'est de Morlaix, et plus tard à Brest, où ils fondèrent ce qui est aujourd'hui une des grandes familles Boléat. François et Jeanne eurent cinq enfants: − François Marie, né en 1884, marié à Marie Nicole Kéraudren. Leur fils, François Louis, né en 1905, se mariera à Juliette Le Gouil. − Victor, né en 1886, marié à Marie Mérour. Il fut prisonnier de guerre et mourut en captivité le 11 novembre 1918, le jour de l'Armistice, au Lazaret de Verdenau en Allemagne. − Françoise Marie, née en 1888, qui épousa François Marie Dirou. − Jeanne Marie, née en 1892, qui se maria avec Yves Guillevère. − Marie Anne, née en 1892, sœur jumelle de Jeanne Marie. Jeanne Marie, née en 1859. A ce moment, Georges s'était relogé à Garsigen, un minuscule hameau sur les bordures de Botshorel, où sont donc nés les enfants suivants. Jean Yves, né en 1861, qui épousa Jeanne Créasmas. Ils eurent eux-même sept enfants, les trois premiers à St-Martin-des-Champs, juste à l'est de Morlaix: − Jeanne Louise, née en 1891, qui se mariera avec Jules Le Goff et René Lécuyer. − Yves Marie, né en 1893, qui épousa Jeanne Bléas − Jean René, né en 1894, et mort en 1895 − Marie, née à Ploujean en 1896, qui mourut en 1898 − Francine Jacquette, née à Ploujean en 1899, qui mourut en 1908 − Pierre Marie, né à Morlaix en 1902 qui se maria à Mathilde Françoise Saget − Jean Yves, né en 1908 à St-Martin-des-Champs. Il mourut en 1938 à Rouen. François Yves, né en 1863, et décédé en 1866 Marie Louise, née en 1866 Marie Françoise, née en 1868, qui épousa Jean Louis Marie Le Cousse Marie Josèphe, née en 1870, et morte en 1876 Jean Marie, né en 1872, et marié à Marguerite Tocquer. Avec son frère Jean Yves, et leur cousin Jean (1879), ils s'installèrent à Ploujean, juste en dehors de Morlaix, et près de Garlan. Les trois Jean eurent douze enfants à Ploujean entre 1894 et 1903. Jean Marie et Marguerite firent cinq enfants, tous de Ploujean: − François Marie, en 1896, qui se maria avec Francine Guyomar − Jean François Marie, en 1897. Il fut une victime de guerre, tombé à Douaumont dans la Meuse en 1917 − Marie Françoise, en 1901, mariée à Auguste Rougeaux − Jeanne Marie, née en 1904, et morte en 1906 − François Marie, né en 1906, qui mourut en 1923 Jean François Marie, né en 1874 qui épousa Marie Yvonne Caignard. Yves Marie, né en 1876, et marié à Anne Marie L'Ancien. Il faut noter que Jean Georges était économe en prénoms: trois de ses fils s'appelaient Jean, trois de ses filles Marie. En fait, le prénom Marie se retrouve chez huit de ses dix enfants. Yves Marie, le demi-frère de Jean Georges, était un père tout aussi prolifique. Lui et Marie Josèphe Lagadec eurent huit enfants, mais cinq disparurent avant leur premier anniversaire. Les six premiers étaient nés dans, ou près de Botshorel, avant que Yves ne s'installe à Morlaix. L’aînée, Marie Françoise, fut l'une des premières Boléat à se diriger vers Paris. Elle se maria avec Joseph Dollé, et mourut dans la capitale en 1950. 26 Descendance de Yves Boleat, 1813 Yves Boléat, né à Lanvellec en 1813, se maria avec Marie Mindeau à Plouzélambre en 1842. Il eurent à Plouzélambre leurs huit enfants: − − − − − − − − Allain en 1843 François, en 1844. Il se maria à Anne Marie Le Guyon, avec qui il eut cinq enfants, tous nés à Plouzélambre: − François Marie Boléat, né en 1872. Il partit à Paris, s'étant marié au Havre en 1897 à Marie Yvonne Jégou. Il s'installèrent à Clichy-sous-Bois où vivait la famille de MarieYvonne. Il décéda à Paris en 1900, d'une blessure à l’œil infligée par une canne alors qu'il tentait de séparer deux hommes qui se battaient. Ils ont eu un fils, Achille, en 1900, qui eut lui-même un fils, André, en 1926 avec Rachel Jacobovitz, et se maria peu après à Susanne Marie Boeklage, dont il eut d'autres enfants. Il mourut à Carantec en 1973. − Yves Marie, né en 1875, marié à Anne Lenviou. Il mourut à Montivilliers en 1918. − Arsène, né en 1877. Il épousa Sabrina Marie Louise Sautreuil au Havre, et en eut deux enfants, Renée (1903) et Roger Gaston Arsène (1907) qui mourut à 2 ans − Jean Marie, né en 1880, dont on ne sait rien de plus − et Pauline, née en 1883, également sans autre information disponible. Françoise Boléat, née en 1847, qui se maria à Jean Le Dret. Yves Marie, né en 1850, marié à Marie Françoise Le Bras, avec qui il eut quatre enfants: − Anne Marie, née en 1873 à Tréduder, qui se mariera avec Jules Joseph Rech au Havre. − Louis Marie, né en 1874 à Plouzélambre. − Annette, née en 1867 à Plouzélambre − Jean Baptiste Marie, né à Ploubezré en 1887. Il fit partie des victimes de guerre, et décéda à Serévillers, en Picardie, en 1918 Yves Marie se remaria par la suite avec Marie Louise Le Maou. Louis Marie né en 1853, qui se maria à Françoise Le Goff. Ils eurent huit enfants: − François Marie Boléat, né en 1884 à Tréduder. Il épousa Maria Colcanap et mourut en 1936. Ils eurent un fils, Louis Marie, né à Paris en 1912, et décédé à Laval (Mayenne) en 2000 − Jean Baptiste, né en 1885 à Tréduder. Il mourut pendant la guerre en 1915 − Yves Marie, né en 1887 à Tréduder, et qui mourut en 1900. − Valentine, née en 1889 à Tréduder − Jeanne Marie Boléat, née en 1891 à Tréduder. Elle se maria à François Hérivel en 1912, puis à Pierre Marie Le Gall en 1924, et mourut à Plestin-les-Grèves en 1977. − Rosalie Marie Boléat, née en 1893 à Plestin-les-Grèves. Elle se maria à Louis Fégeant, et mourut à Plestin-les-Grèves en 1964 − Anne Marie, née en 1894 à Plestin-les-Grèves − Victor Marc, né en 1897 à Plestin-les-Grèves. Autre victime de guerre, il mourut au Bois de Caurières, dans la Meuse en 1917. Louis Marie, né en 1855 – encore deux enfants vivants ayant les mêmes prénoms Marie Perrine, née en 1857, qui se maria à Jacques Morvan en 1880 à Plouzélambre et Jeanne Marie, née en 1860. 27 7. Descendance de Jean Boleat, 1774 - 1849 Jean Boléat est né à Lanvellec, le 18 juillet 1774, le huitième des dix enfants de François Boléat (1732) et Vincente Tudoret. Le 21 janvier 1805, il épousa à Lanvellec Marie Louise Le Piolot, née dans la commune voisine de Plufur en 1783. L'acte de mariage précise que Jean était 'cultivateur' (ouvrier agricole) et que son père prédécédé était aussi ouvrier agricole. MarieLouise était 'filandière', mais ses deux parents étaient ouvriers agricoles. La date apparaît dans la forme du calendrier républicain Français. Jean et Marie Louise eurent sept enfants entre 1806 et 1818, tous de Lanvellec: − − − − − − Guillaume, né en 1809, dont on ne sait rien non plus un enfant mort-né en 1811 Jeanne, née en 1812, mariée à Jean Geffroy. Elle mourut en 1864 à Plounérin Vincente et Nicolas, jumeaux tous deux nés et morts en 1812. Marie Jeanne, née en 1815, qui se maria avec Guillaume Le Thomas. Elle mourut en 1854 à Plufur. Yves Marie, né en 1818, l'ancêtre des Boléat de Jersey. Jean vécut jusqu'à l'age de 77 ans. Il est mort le 13 décembre 1849 à Plounérin. «Acte de mariage de Jean Boléat et Marie Louise Le Piolot, Lanvellec, 1805» Yves Marie Boléat, né en 1818 Yves Marie, né le 1er juillet 1818, était un cousin de Allain Marie, et le père des deux frères qui ont émigré à Jersey. Il était né à Lanvellec, et son acte de naissance montre l'adresse exacte de son père, Saint Goulven, au sommet de la carte, un rassemblement de six foyers à deux kilomètres à l'est du village et aussi proche de Plouzélambre que de Lanvellec proprement dit. A l'age de 26 ans, le 2 octobre 1844, il se maria avec Jeanne Auffret à Plouaret. Jeanne était née à Ploumilliau en 1842, la fille de François Auffret et Françoise Le Morellec. Sa famille remonte à Plouaret dans les années 1650. Entre 1845 et 1864, Yves Marie et Jeanne eurent neuf enfants, nés à intervalles réguliers de deux ou trois ans, dans quatre communes différentes: 28 − − − − − François Marie, né en 1845 à Plouaret, se marie à Jeanne Geffroy en 1874 à Tonquédec. Il auront trois enfants: Joséphine Yvonne Marie (1878, Pluzunet) qui s'est mariée à Georges Nourry, Louis Marie (1881, Pluzunet), et Ernest (1887, Cavan), qui partit à Paris épouser Georgette Cellier. Il n'y a pas de descendants connus aujourd'hui de François Marie, qui mourut en 1899 à Plouaret. Jean, né en 1848 à Ploumilliau. Jean épousa Marie Yvonne Le Gaudu en 1877 à Bégard. Ils y eurent cinq enfants: Jean Marie (1874), marié à Anne Loas, Yves Marie (né et mort en 1877), Joséphine Yvonne Marie (1879) qui se maria à Joseph Sclotour, Yves Marie (1882) et Valentine Josèphe Marie (1885). Guillaume Marie, né en 1851 à Ploumilliau. Guillaume se maria à Anne Henry, dont il eut six enfants à Tonquédec: Joseph Marie (1874), Alexandrine Marguerite, (1877), mariée à François Le Floch, Francine Marie (1883), Yves Marie (1886), marié à Marie Le Hervé, Yves Marie (1888) et Joséphine Marie (1894), mariée à Albert Péron. Yves Marie, né en 1853 à Trégrom, qui émigra à Jersey (voir chapitre suivant) Jeanne Marie, née en 1855 à Trégrom, qui se maria avec Joseph Le Gall. «Acte de naissance de Yves Marie Boléat, Lanvellec, 1818» − − − − Yves Marie, né en 1857 à Trégrom, qui épousa Marie Yvonne Le Boulanger à Cavan. Il n'existe pas de descendants connus de nos jours pour cet Yves Marie. Marie Françoise, née en 1860 à Ploubezré, dont on ne sait rien d'autre Anne Marie, née en 1862 à Ploubezré, qui épousa à Bégard François Le Bonniec Joseph Marie, né en 1864 à Ploubezré, qui comme son frère Yves Marie, émigrera à Jersey On peut noter que Yves Marie Boléat et Jeanne Auffret, après s'être mariés à Plouaret en 1844, s'étaient déplacés à Ploumilliau en 1848, à Trégrom vers 1853, et à Ploubezré en 1860. Jeanne Auffret mourut à l'âge de 46 ans en 1870, laissant cinq enfants de moins de 15 ans. Comme il était certainement courant à l'époque, Yves Marie a passé le reste de sa vie chez l'un ou l'autre de ses enfants, et certains des enfants étaient sous la garde de leurs frères ou sœurs aînés. D'après le recensement de 1872, il vivait à Plouaret chez son fils aîné François Marie (1845), avec Yves Marie (1853), Jeanne Marie (1855), Anne Marie (1862), et une Jeanne Boléat (1865). Il n'est pas sûr que cette Jeanne soit une autre de leurs filles, il n'y a pas de traces de sa naissance. On ne sait pas non plus où les autres enfants, y compris Joseph, âgé de 6 ans à l'époque, se trouvaient à cette date. Dans le recensement de 1876, Yves Marie vivait à Tonquédec dans une maison appartenant à Marie Le Bonniec, peut-être la belle-mère de sa fille Anne Marie. Dans les recensements de 1881 et 1886, Yves Marie vivait chez son fils Jean à Bégard. Il mourut le 22 décembre 1890, âgé de 72 ans. 29 9. Jersey La branche familiale de Jersey descend en droite ligne de Yvon (1656) et Jeanne Gueuziec, en passant par François (1691) et Louise Thos, puis François (1732) et Vincente Tudoret, suivis de Jean (1774) et Marie Le Piolot, puis Yves Marie (1818) et Jeanne Auffret. Descendance Boleat, 1853 de Yves Marie Comme on le voit dans la section précédente, Yves Marie né en 1818 avait deux fils, tous deux nommés Yves Marie. Normalement, ceci implique que le premier était mort, et il était courant dans ce cas, de donner le même prénom au prochain enfant du même sexe. C'est ce qu'on croyait jusqu'à présent. Cependant, il semble probable qu'il y ait eu en même temps deux Yves Marie ayant survécu après l'enfance, et que c'est celui né en 1853 qui s'est expatrié à Jersey. Le plus jeune Yves Marie se maria avec Marie Yvonne Le Boulanger à Cavan, une autre commune proche de Trégrom, le 9 octobre 1885. On croyait auparavant que c'était le Yves Marie de Jersey qui avait aussi épousé Marie Le Boulanger, élevant ainsi deux familles, l'une à Jersey, l'autre en France. Le 17 juillet 1891 à Pluzunet, Yves Marie et Marie Le Boulanger eurent une fille, Jeanne Marie, morte dans la même année. Il n'y a aucun autre descendant. «Acte de naissance de Yves Marie Boléat, Trégrom, 1853 » Il y a peu de détails sur le Yves Marie de 1853 dans les archives françaises. Au recensement de 1872, il vivait chez son frère aîné François Marie et d'autres de ses frères et sœurs, avec leur père, à Plouaret. En avril 1875, Yves Marie, 21 ans, partit pour Jersey, comme de nombreux autres Bretons. A cette époque, la Bretagne était pauvre, et la partie centrale, d’où venaient les Boléat, était très pauvre. Il y eut une émigration à grande échelle, principalement vers le Canada et d'autres régions françaises, notamment Paris. Au même moment, la pomme de terre commençait à être une ressource majeure à Jersey. La saison des pommes de terre nouvelles était courte, et la main d’œuvre locale insuffisante pour assurer la récolte. Des fermiers de Jersey traversèrent en Bretagne et en Normandie pour recruter des travailleurs saisonniers. En Bretagne, la plupart étaient recrutés près du port de Saint Brieuc, et relativement peu dans la région où vivaient les Boléat. Quelle que soit la raison, Yves Marie devint l'un de ces ouvriers. On ne sait pas si à l'origine il travaillait comme saisonnier, tséjournant seulement quelques mois à Jersey pour revenir ensuite en France. En tout cas, sa demande de naturalisation précise qu'il a vécu à Jersey de façon continue depuis 1875. Il est enregistré dans le recensement de 1881 à Jersey comme valet de ferme, âgé de 27 ans, et logeant au New Pontac Hotel, dont le propriétaire était Nicholas Arthur, fermier et tenancier de pub. En 1883, Yves Marie se joignit à Augustine Désirée Marceline Lhermitte, née en 1862 à Jersey, peu après l'arrivée de ses parent dans l’île, venant de Normandie. Augustine était la fille de François Lhermitte et Augustine La Hougue. Les ancêtres de François sont connus jusqu'au début du 17° siècle, et proviennent 30 largement de deux petites communes, Quettreville-sur-Sienne et Hambye, à quelques kilomètres dans les terres près du port de Granville. François était laboureur, et très probablement, sa famille ressemblait à celle des Boléat – pauvres travailleurs agricoles pour qui le départ vers Jersey représentait une opportunité d'accroître sensiblement leur niveau de vie. Yves Marie semble avoir été socialement ambitieux. Au moment du recensement de 1891, il est devenu fermier à Pied de la Rue, Main Road, St Clément, avec sa femme, ses trois premiers nés, et deux valets français, Pierre et Jeanne Moal. Et en 1901, le recensement note toujours deux valets dans la maison. Yves Marie devint sujet britannique, naturalisé en 1904. Yves et Augustine eurent cinq enfants entre 1885 et 1895: − − − − − Marie Augustine, née en 1885 (la première Boléat née en dehors de France), s'est mariée avec George Brown, et décéda plus tard à Jersey. Ils eurent quatre enfants. Yves Charles, né en 1888, émigra en Australie en 1912, quand il eut 24 ans. Il épousa Nellie Collas, née en Nouvelle-Galles-du-Sud en 1891, le 12 juin 1912, soit quelques mois après son arrivée en Australie. Il servit en France pendant la Grande Guerre. Yves et Nellie s'installèrent à Coonabaran, à environ 150 kilomètres au nord-ouest de Sydney, où Yves décéda en 1945, après avoir eu trois enfants. Charles Emile François, né en 1889, se maria avec Lilian Maud Even, native de Jersey en 1895 Emile Joseph Louis, né en 1893, et marié à Cécile Hélène Samson en 1917. Cécile était née à Jersey en 1888, fille de James Albert Samson, et d'Hélène Mélanie Novert, tous deux nés à Jersey, mais d'origine française. Emile et Cécile eurent sept enfants. Leur descendants sont pour la plupart restés à Jersey, bien que quelques-uns vivent en Angleterre. Jean Ernest, né en 1896, qui se maria à Lizzie Emmie Tolcher, et en eut un enfant. Descendance de Joseph Marie, 1866 Joseph Marie Boléat était le neuvième et dernier enfant de Yves Marie Boléat et Jeanne Auffret. Son acte de naissance indique qu'Yves Marie avait 46 ans et Jeanne 39. Yves Marie était ouvrier agricole et Jeanne domestique. Le lieu de naissance indiqué, Ploubezré, était sans doute plus précisément Crec'h an Moudet, à mi-chemin de Ploubezré et Lannion. La mère de Joseph Marie mourut lorsqu'il avait six ans. Il n'y a pas trace de Joseph Marie dans le recensement de 1881 à Jersey. En 1876, il est cité comme habitant à Pluzunet avec son frère aîné, François Marie, pendant que son père vivait à Tonquédec. Entre le recensement de 1876 et celui de Jersey en 1881 à Jersey, où il n'avait que 16 ans, Joseph Marie suivit son frère à Jersey. On ne sait pas qui prit l'initiative de ce déplacement. Il est enregistré dans le recensement de 1881 comme valet de ferme à la Ferme des Marais (Marsh Farm), Grouville, détenue par Philip Bree. «Acte de naissance de Joseph Marie Boléat, Ploubezré, 1866» Le 3 avril 1887, Joseph épousa Marie Joseph Guyamard, née à Plouézec en 1867. Les archives donnent un grand nombre de variations sur le nom de la femme de Joseph. En avril 1887, l'acte de mariage donne le nom de Guilhomer. Dans le recensement suivant, son nom est Joséphine 31 Guillaumaure. Dans sa carte d'identité d'étrangère, elle est Guillemard. Marie Joseph était la fille de François Guyamard (1841), marin, et de Marie Claude Le Fèvre (1844), tous deux de Plouézec. Le père de François, Guillaume (1806) était aussi marin, et comme sa mère, Marie Jacob (1806), était né à Plouézec. Les parents de Guillaume étaient un autre Guillaume et Marguerite Richard, mais il n'y a plus d'autre information sur eux ou leurs ancêtres. Les parents de Marie Jacob étaient François Jacob et Renée Le Calvez, mais là aussi, on n'a plus d'autre information. Plouézec est près de Paimpol, à 30 kilomètres au nord de Saint Brieuc, la principale zone de recrutement des travailleurs français allant travailler à Jersey. Joseph et Marie-Joseph eurent trois enfants: − − − Joséphine Marie en 1888. Elle se maria avec Arthur Charles Brown, frère de Georges Louis Brown, le mari de la cousine de Joséphine, Marie Augustine Boléat. Louise Jeanne, née en 1889, s'est mariée avec George Le Cornu Joseph Pierre est né en 1893. En 1919, il épousa Augustine Alexandrine Adèle Le Mouton, née à Jersey en 1889, mais très certainement la fille de travailleurs agricoles français. Son père était Adolphe Auguste Bienaimé Le Mouton, cultivateur. Ils eurent eux-même trois enfants. Lors du recensement de 1901, Joseph apparaît comme vivant à Le Hocq, près de chez son frère. En plus de sa femme et de ses enfants, Angéla Dutertre et son fils Louis de 3 ans habitaient aussi la maison. En 1911, Joseph habite à Amy Cottage, St Clement. Il est enregistré comme simple laboureur, et sa femme comme nettoyeuse. Son fils Joseph, âgé de 19 ans, est noté comme boulanger. Sa fille avait déjà quitté la maison familiale. Louisa, 22 ans, était domestique dans la maison de Charles Balleine, Recteur de St Clement. Joseph mourut à 47 ans, le 16 octobre 1911. 32 10. l'Amérique Dans les années 1860, le recensement US note pour East Deer, Allegheny, Pennsylvanie, un Jacob Bolléat, cordonnier âgé de 27 ans (donc né en 1832 ou 1833), né en France. Il était marié à Christiana, 24 ans, née en Pennsylvanie. En 1862, Peter Bolléat de Marion, Hannibal et Missouri, prêta serment d'allégeance comme employé du Chemin de Fer St Joseph. Le Recensement US de 1870 montre que vivait à Douglas, Kansas, un ER Bolléat (peut-être Bollert), employé de magasin âgé de 20 ans (donc environ de 1850) et né au Canada. Le recensement US de 1900 note un Jacob et une Charlotte Boléat à Buffalo, État de New-York. Le lieu de naissance indiqué pour les deux est l'Allemagne. Jacob est dit avoir 61 ans, né en octobre 1838. Charlotte avait 64 ans, née en décembre 1835. Ils avaient été mariés depuis 29 ans, ce qui situe le mariage en 1871. Leur date d'arrivée aux États-Unis est 1881. Charlotte apparaît comme étant mère de trois enfants, mais aucun d'eux vivants (soit décédés, soit ne vivant pas à cette adresse, le texte est flou) L'extrait du recensement est présenté ci-dessous: le nom Boléat est clair, alors que le prénom pourrait être autre chose que Jacob. Il ne faut pas accorder trop d'attention au lieu de naissance donné comme Allemand – les immigrés pourraient délibérément dissimuler leurs origines dans un document de recensement. Les deux Jacob sont les plus intéressants. Il semble que ce soient deux personnes différentes, mais il y a une forte coïncidence de noms et de dates approximatives de naissance. A première vue, aucun d'entre eux n'a quoi que ce soit à voir avec la famille Boléat. Une recherche dans la base de données sur les naissances ou les dates de mariage ne révèle personne pouvant être l'un ou l'autre «Jacob». Pour le moment, ceci restera inexpliqué. Il n'apparaît aucun Boléat dans le recensement US de 1910. En 1887, Bolléat Louise Dahl est née de parents d'origine Norvégienne à Clarckston, Utah. Elle mourut après 6 mois. Germaine Sanderson, née en 1911, décéda en Californie (USA) en 1948. Le nom de son père est Boléat. Il n'y a aucune trace de Germaine dans les archives françaises. Il est possible que le nom exact ait été Bojéat, et non Boléat, car il y a d'autres mentions de Bojéat à Alméda. 33 11. La France à parir de 1850 Débuts de l'émigration bretonne Les analyses de cette étude montrent que les Boléat de Bretagne n'ont pas bougé de façon sensible au delà de leur lieu d'origine jusqu'au milieu des années 1850. Aujourd'hui, ils se retrouvent partout en France. Ce chapitre illustre la façon dont ce mouvement s'est produit. Pierre Boléat, né en 1818, membre de la famille de Brélévenez, était colon à St Domingue sur l’île d'Hispaniola. On ne sait pas pourquoi il avait abouti là-bas. En tout cas, la population Espagnole se rebella en 1844 contre les Haïtiens, et proclama son indépendance. Pierre pourrait bien être revenu en France à cette occasion. Sa veuve est citée dans une liste de colons Français réclamant une compensation parce qu'ils avaient été spoliés de leurs avoirs. Plusieurs membres de la famille de Garlan servirent dans la Marine Française au milieu du 19° siècle. Jean Pierre Marie, né en 1842, participa au conflit autour du Mexique en 1862. Son grand frère, Jean François, fit aussi une carrière navale, au cours de quatre campagnes militaires. Louis François Boléat décéda en 1869 au Pirée, le port d'Athènes en Grèce, il a donc pu être marin également. Ses parents sont inconnus, mais sa fille est née à Lorient en 1864, ce qui suggère qu'il pourrait être un autre frère de Jean Pierre Marie et Jean François, qui venaient tous deux de cette région bretonne. Vers 1900, certains descendants de Hyacinthe Boléat (1869) avaient rejoint Le Havre. Le mouvement vers l'ouest à partir de la Bretagne centrale fut entamé par François Marie Boléat, né en 1857, fils de Jean Georges et Marie Le Guen. Son fils aîné, François Marie, naquit en 1884 à St-Martin-desChamps, juste à l'est de Morlaix, mais dès 1888 il était reparti vers Brest où trois de ses enfants sont conçus. Le François Marie de 1884, au travers de son fils François Louis (1905) et Juliette Le Gouil, est l'ancêtre de la grande famille de Boléat qui vivent aujourd'hui dans la région Brestoise. Le chapitre sur Jersey montrait que Yves Marie Boléat est parti sur cette île en 1875, suivi quelques années plus tard par son frère Joseph Marie. Naturellement, quelques Boléat sont aussi partis vers Paris, qui comme toute capitale exerçait une attraction magnétique. Les deux premiers exemples sont peu concluants: − − Victoria An Boléat (An équivaut à Le) épousa Emile Palleron à Paris en 1870. Toutefois, il n'a pas été possible de retrouver les parents de Victoria, ou son lieu de naissance. Marie Boléat-Betouille est née à Paris le 12 mai 1895. Le nom de sa mère est donné comme Françoise Boléat-Betouille. Elle mourut à Chartres, près de Paris, le 22 octobre 1927. Il y a deux informations plus précises en 1897: Germaine Yvonne Boléat est née le 28 août 1897 à Cergy Pontoise, juste à l'extérieur de Paris. Ses parents sont nommés: Yves Marie Boléat et Marie Jeanne Coat. François Marie, né à Plouzélambre en 1872 a épousé Marie Yvonne Jégou au Havre, puis s'est installé à Clichy sous Bois, une banlieue de Paris en 1897. Leur fils, Achille, est né en 1900 à Paris. La cousine au second degré de François Marie, Marie Françoise, née à Botshorel en 1872, déménagea à Paris à peu près au même moment, se mariant à Joseph Dollé en 1901. Jean François Marie Boléat, né en 1876 à Plestin-les-Grèves, eut de sa femme Henriette Poignan un fils, Raymond, à Pierrelaye en 1904, à l'origine d'une assez grande famille dans cette zone. Pierrelaye est proche de Cergy, juste au nord-ouest de Paris. Hervé Boléat, le cousin de Jean Francois Marie, né à Plestin-les-Grèves en 1875, est le père de cinq enfants nés à St-Rémy-sur-Avre entre 1902 et 1912. St-Rémy est à 80 kilomètres de Paris, près de Dreux. 34 Statistiques de 1891 à 1990 L'INSEE, Institut Français de la Statistique, publie des données sur les naissances par nom de famille dans chaque région. Une part réduite de ces données est disponible sur le site www.notrefamille.com. Les données complètes, qui peuvent être achetées, montrent utilement l'expansion de la famille au 20° siècle. Le tableau suivant montre leur situation: Département Alpes Maritime Calvados Charente Maritime Corse-du-Sud Cote d’Or Côtes-d’Amor Eure Eure et Loire Finistère Gard Haute-Garonne Gironde Ile-et-Villaine Loiret Marne Mayenne Morbihan Hautes-Pyrenees Saone-et-Loire Paris Seine-Maritime Seine et Marne Yvelines Var Vacluse Essonne Hauts-de-seine Total Moyenne annuelle 1891-1915 1916-1940 1941-1965 1966-1990 1 2 1 1 6 1 3 13 2 5 2 3 17 1 8 1 12 3 2 25 1 1 2 2 2 3 1 1 2 3 3 4 1 4 1 4 7 13 1 35 1.40 35 1.40 51 2.04 1 1 5 2 2 2 2 59 2.36 Total 1 2 1 1 2 22 4 8 67 1 1 1 2 2 2 3 1 1 2 11 6 1 29 3 2 2 2 180 1.80 Le Finistère rend compte à lui seul de 40% des naissances, et les Côtes d'Armor de 13%, mais avec un déclin visible sur plusieurs années: à l'intérieur de la Bretagne, les Boléat ont glissé vers l’ouest. L'autre région avec un taux significatif de naissances est Paris et les départements de la couronne, en particulier les Yvelines à l'ouest. Les informations de L'INSEE pointent aussi les communes ayant le plus grand nombre de naissances. Le tableau ci-dessous recense les communes ayant eu au moins trois naissances. Rang 1 2 1891-1915 Plouzélambre (5) Paris (3) 1916-1940 Roscanvel (4) Paris (4) 3 4 5 6 7 Naissances Saint-Remy-sur-Avre (3) Pierrelaye (3) Plouaret (3) Andrésy (3) St-Germaine-en-Laye(3) 35 35 1941-1965 Brest (7) St.Germaine-en-Laye (7) Paris (4) Morlaix (4) Louannec(3) Dreux (3) Poissy (3) 51 1966-1990 Brest (20) St.Germaine-enLaye(4) Morlaix (3) Laval (3) 59 L'INSEE dénombre un total de 180 naissances entre 1891 et 1990, et estime qu'en 1990, 211 personnes portaient le nom Boléat. En complément, on comptait huit naissances de Boléat, dont cinq à Paris. Les chiffres de l'INSEE sont largement comparables à ceux de la base généalogique. 35 Descendants of Yvon Boleat, 1656 36 37 38 39 40 41 42 43 44 Liste Chronologique des Boléat nés avant 1914 ( Cette liste recense uniquement les descendants d'Yvon Boléat, né en 1656, l'ancêtre direct de tous les Boléat actuels. Les noms-clé sont grisés) Nom Date de Naissance Lieu de Naissance Date de Décès 1600s Boleat, Yvon Boleat, Anne Boleat, Francois Boleat, Marguerite Boleat, Jean 17 Aug 1656 9 Mar 1689 12 Jun 1691 19 Nov 1692 21 Dec 1695 Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur 28 Apr 1704 29 May 1757 29 May 1742 1700s Boleat, Francois Boleat, Francois Boleat, Maudez Marie Boleat, Francois Boleat, Efflam Boleat, Claude Boleat, Jacques Boleat, Pierre Boleat, Francois Boleat, Louis Boleat, Yves Boleat, Pierre Boleat, Marie Boleat, Francoise Boleat, Anonyme Boleat, Pierre Boleat, Yves Boleat, Jean Boleat, Marie Boleat, Francoise Boleat, Jean Boleat, Yves Boleat, Jean Boleat, Yvonne Boleat, Francois Boleat, Vincente Boleat, Catherine Boleat, Jeanne Boleat, Pierre Boleat, Jeanne Boleat, Jean Boleat, Marie Boleat, Charles Boleat, Francois Boleat, Louise Boleat, Yves Boleat, Jean Boleat, Allain-Marie Boleat, Marie Boleat, Anne Boleat, Anne Boleat, Anonyme Boleat, Toussaint 26 Jun 1701 4 Feb 1724 28 Jan 1725 9 Aug 1728 13 Jan 1729 23 Oct 1729 25 Dec 1730 14 Apr 1732 11 Nov 1732 13 May 1733 5 Sep 1734 1736 17 Jan 1736 1737 12 Nov 1737 1738 1 May 1740 1741 22 Sep 1749 22 Dec 1750 17 Jan 1752 3 Jan 1753 25 Jun 1754 13 May 1758 3 Apr 1759 4 May 1759 28 Feb 1760 15 Mar 1761 24 Dec 1762 2 Jan 1764 9 Jun 1766 14 Jun 1766 16 Oct 1768 12 Mar 1770 19 Oct 1771 3 Sep 1773 18 Jul 1774 24 Oct 1777 15 Jun 1780 14 Dec 1781 14 Dec 1781 8 Jan 1784 20 Mar 1784 Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Lanvellec Plufur Lanvellec Lanvellec Plufur Lanvellec Lanvellec Plufur Lanvellec Plufur Lanvellec Plufur Lanvellec Lanvellec Plufur Lanvellec Lanvellec Trémel Plufur 14 Mar 1738 45 13 May 1779 30 Aug 1728 3 Jul 1746 19 Mar 1738 22 Apr 1785 4 May 1732 12 Oct 1785 26 Jun 1733 7 Sep 1734 4 May 1736 Conjoint Jeanne Gueuziec LeLay/Menou/L’Hostis Louise Thos Yves Fiblec Louise Guillou Marie Le Gac Anne Quessever Vincente Tudoret Francois Jouan 9 May 1743 12 Nov 1737 1 Jun 1743 20 Jul 1740 16 Jun 1742 29 Nov 1822 12 Jan 1753 12 Feb 1752 6 Jul 1786 25 Mar 1806 30 Aug 1759 5 Feb 1783 7 May 1760 1828 29 Mar 1833 13 Dec 1841 Pierre Le Cosquer Marie Le Lay L Le Fournis/G Le Bris Francois Derrien Jacquette Thos C Forzic/ P Le Bouc 8 Mar 1772 Marie Le Goareguer Francois Le Marquer 13 Dec 1849 14 Jul 1853 8 Jan 1784 4 Dec 1785 Marie Louise Le Piolot Jeanne Feulou Yves Le Fustec Jean Le Peron Yves-Marie Le Jan Boleat, Marie-Jeanne Boleat, Jean Boleat, Marie Louise Boleat, Yves Boleat, Francoise Boleat, Marie-Jeanne Boleat, Anne 9 Jan 1786 6 Jan 1789 7 Mar 1790 6 Sep 1792 26 June 1794 26 Mar 1795 3 Mar 1795 Tréduder Plufur Plufur Plufur Plufur Plufur Lanvellec 4 Sep 1786 21 Jan 1791 11 Dec 1866 1800s Boleat, Anne Boleat, Marie Boleat, Jean Louis Boleat, Yvonne Boleat, Pierre Marie Boleat, Vincente Boleat, Nicolas Boleat, Marie Perrine Boleat, Auffroy Boleat, Guillaume Boleat, Anne Boleat, Jean Boleat, Jeanne Boleat, Yves Boleat, Marie Jeanne Boleat, Yves Marie Boleat, Jeanne Boleat, Anonyme Boleat, Jeanne Boleat, Anonyme Boleat, Anonyme Boleat, Anonyme Boleat, Anonyme Boleat, Marie Francoise Boleat, Anne Boleat, Jean Louis M Boleat, Marie Louise Boleat, Jean Georges Boleat, Marie Yvonne Boleat, Marie Jeanne Boleat, Francois Marie Boleat, Louis Boleat, Yves Marie Boleat, Marie Boleat, Catherine Boleat, Jean Louis Boleat, Jean Marie Boleat, Anne Boleat, Guillaume Jean Boleat, Jean-Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Allain Boleat, Francois Boleat, Francois Marie Boleat, Francois Marie Boleat, Francoise Boleat, Jean Boleat, Hyacinthe Boleat, Yves Marie Boleat, Guillaume Marie Boleat, Marie 8 Aug 1800 29 Oct1802 11 Aug 1803 10 Jun 1804 29 Aug 1805 11 Dec 1806 11 Dec 1806 30 Dec 1806 7 Apr 1807 8 Feb 1809 7 Mar 1809 31 May 1810 30 Jun 1812 14 Jan 1813 18 Aug 1815 1 Jul 1818 28 Sep 1818 21 Sep 1820 1 Sep 1821 25 Dec 1823 25 Nov 1825 8 Sep 1827 13 Sep 1828 16 Oct 1829 23 Sep 1829 23 Nov 1831 20 Apr 1832 12 Apr 1833 24 Nov 1834 25 Dec 1834 1835 3 Mar 1835 10 Mar 1836 23 Jun 1837 1838 5 Aug 1838 8 Oct 1838 1 Mar 1839 4 Dec 1840 12 May 1841 29 Oct 1842 3 Jan 1843 2 Jan 1844 17 Sep 1845 20 Sep 1845 19 Jan 1847 19 Jun 1848 21 Jan 1849 6 Sep 1850 7 Jan 1851 4 Dec 1851 Plufur Plufur St Michel-en-Grève Plufur Lanvellec Lanvellec Lanvellec Plufur Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Lanvellec Botshorel Lanvellec Botshorel Lanvellec Botshorel Ploumilliau Lanvellec Lanvellec Botshorel Abt 1870 Lanvellec Plestin-les-Grèves Lanvellec Lanvellec Plestin-les-Grèves Plougras Plouzélambre Plouzélambre Plouaret Plouaret Plouzélambre Ploumilliau Plestin-les-Grèves Plouzélambre Ploumilliau Plestin-les-Grèves 46 Jean Le Bihan Rénée Y Le Jeune Philippe Collet 26 Oct 1880 Vincent Le Moy Pierre Martin Marie J Le Brigant Anne Peron 12 Dec 1812 12 Dec 1812 8 Jun 1872 Yves Levier 27 Jun 1809 10 Mar 1864 2 Oct 1872 2 Nov 1854 22 Dec 1890 1822 J Laurans/ M-P Le Morin Jean Geffroy M Mindeau/ J Le Droumaguet Guillaume Le Thomas Jeanne Auffret Jean Le Bellec 25 Dec 1823 13 Sep 1828 Mathias Le Bellec Yves Cloarec 22 Jan 1853 11 May 1890 19 Feb 1882 12 Feb 1871 22 Oct 1858 Francois Madec Thomin Marie Anne Le Guern Efflam Le Gall Marguerite Guegan F Madec Cousin Marguerite Guegan Rene Marie Le Guyader Hervé Le Page Louise Coadalen 31 Oct 1902 25 Jun 1883 2 Jul 1907 27 Aug 1899 Abt 1872 Jeanne M Le Philippe Marie Josephe Lagadec Anne Marie Le Guyon Jeanne Marie J Geffroy Jeanne Louise Bechen Jean Le Dret Marie Y Le Gaudu Le Boulanger/Kerizin M Le Bras/ M Le Maou Anne Henry Boleat, Louis Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Louis Marie Boleat, Jeanne Marie Boleat, Marie-Perrine Boleat, Francois Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Jeanne Marie Boleat, Jeanne-Marie Boleat, Marie Francoise Boleat, Jean Yves Boleat, Marie Yvonne Boleat, Anne Marie Boleat, Francois Yves Boleat, Joseph Marie Boleat, Anonyme Boleat, Francois Marie Boleat, Marie Louise Boleat, Jean Marie Boleat, Marie Francoise Boleat, Catherine Boleat, Francois Marie Boleat, Anne Marie Boleat, Marie Josephe Boleat, Yves Marie Boleat, Annette Boleat, Marie Perrine Boleat, Francois-Marie Boleat, Marie Francoise Boleat, Jean Marie Boleat, Jeanne-Yvonne Boleat, Jean Marie Boleat, Anne Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Marie Yvonne Boleat, Jean Francois M Boleat, Joseph Marie Boleat, Jean Marie Boleat, Francois Marie Boleat, Louis Marie Boleat, Jeanne Marie Boleat, Yves-Marie Boleat, Hervé Boleat, Marie Louise Boleat, Jean Francois M Boleat, Annette Boleat, Yves Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Alexandrine M Boleat, Anne Marie Boleat, Jean Boleat, Ollivier Boleat, Arsene Boleat, Yves Marie Boleat, Josephine Y M Boleat, Yves Marie Boleat, Anne Marie Name Boleat, Jean 16 Jan 1853 14 Jun 1853 20 Jun 1855 27 Aug 1855 12 Mar 1857 14 Jun 1857 1 Dec 1857 18 Jan 1859 27 Feb 1860 11 Jul 1860 6 May 1861 1 Apr 1862 9 Jul 1862 18 Feb 1863 28 Mar 1864 14 Aug 1864 1 Aug 1865 27 Oct 1866 16 Aug 1867 23 Oct 1868 10 Mar 1870 13 Mar 1870 6 May 1870 1 Jul 1870 9 Jun 1871 5 Oct 1871 14 Apr 1872 21 Apr 1872 22 Apr 1872 14 Jun 1872 9 Apr 1873 20 May 1873 2 Oct 1873 2 Nov 1873 10 Feb 1874 16 Feb 1874 15 Apr 1874 19 Jun 1874 21 Aug 1874 5 Nov 1874 11 Dec 1874 10 Jan 1875 19 Mar 1875 19 May 1875 3 Jan 1876 13 Jun 1876 8 Aug 1876 7 Oct 1876 26 Nov 1876 18 Mar 1877 14 Apr 1877 20 Sep 1877 28 Oct 1877 14 Nov 1877 19 Nov 1877 11 Apr 1878 29 Oct 1878 8 Dec 1878 Birthdate 18 Jan 1879 Plouzélambre Trégrom Plouzélambre Trégrom Plouzélambre Plufur Trégrom Botshorel Plouzélambre Ploubezre Botshorel Plouzélambre Ploubezre Botshorel Ploubezre C St Thégonnec C St Thégonnec Botshorel C St Thégonnec Botshorel C St Thégonnec Plestin-les-Grèves Plouzélambre Botshorel Plestin-les-Grèves Plouzélambre Tréduder Plouzélambre Botshorel Botshorel Plouzélambre Botshorel Tréduder Morlaix Tréduder Plestin-les-Grèves Botshorel Tonquédec Bégard Botshorel Plouzélambre Plestin-les-Grèves Plouzélambre Plestin-les-Grèves Plouzélambre Plestin-les-Grèves Plouzélambre Tréduder Botshorel Tonquédec Botshorel Plestin-les-Grèves Plestin-les-Grèves Plouzélambre Bégard Pluzunet Plouzélambre Plestin-les-Grèves Birthplace Botshorel 47 3 Mar 1917 20 Mar 1895 17 Mar 1906 Marie F Le Goff A Desirée M LHermitte Joseph Le Gall Louis Le Morvan Jeanne Y Le Jeune Marie Y Le Boulanger 18 Aug 1887 21 Oct 1906 6 Sep 1866 16 Oct 1911 14 Aug 1864 Jeanne Y Creasmas Germain Primot Francois M Le Bonniec Marie J Guyomard Jean Urvois M Corre/Coronel/Le Calvez 5 Oct 1889 23 Aug 1945 11 Jan 1951 Jean L M Le Cousse Yves Marie Tous Esther L Perchevall 28 Mar 1876 21 Apr 1955 Francois M Digarcher 25 Jan 1949 1900 7 Dec 1950 25 Mar 1914 Marie Yvonne Jegou Joseph Dollé Marguerite Tocquer Francoise Caroff Jules Joseph Rech 12 Nov 1873 Jeanne Marie Kerboriou Jean Marie Le Cam Marie Yvonne Caignard 5 Feb 1949 14 Mar 1901 15 Feb 1876 14 Sep 1963 1943 19 Nov 1879 22 Apr 1915 21 Mar 1946 15 Feb 1878 22 Feb 1960 22 Nov 1877 1964 1963 17 Jul 1986 Death date Marie Francoise Loas Hervé Victor Doucet Anne Lenviou Anne-Marie Pasquiou Henriette V Poignan Catherine Le Roux Anne Marie L'Ancien Francois Marie Le Floch Sabrina M L Lautreuil Georges Nourry Jeanne Y Malledant Spouse Anne Seite Boleat, Josephine Y M Boleat, Anne Marie Boleat, Jean Marie Boleat, Anne Yvonne Boleat, Auguste Boleat, Louis Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Francine Marie Boleat, Francois Louis Y Boleat, Pauline Boleat, Anonyme Boleat, Francois-Marie Boleat, Pierre Marie L Boleat, Marie Augustine Boleat, Francois Marie Boleat, Valentin J Marie Boleat, Jean Baptiste Boleat, Charles Boleat, Yves Marie Boleat, Victor Marie Boleat, Francois Marie Boleat, Yves-Marie Boleat, Jean Baptiste M Boleat, Ernest Boleat, Yves Charles Boleat, Josephine Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Francoise Marie Boleat, Louise Jeanne Boleat, Charles Emile F Boleat, Valentine-Marie Boleat, Jeanne Marie Boleat, Jeanne Louise Boleat, Jeanne-Marie Boleat, Joseph Pierre Boleat, Jeanne Marie Boleat, Marie Anne Boleat, Rosalie Marie Boleat, Yves Marie Boleat, Emile Joseph L Boleat, Rosalie F Boleat, Josephine Marie Boleat, Anne Marie Boleat, Jean René Boleat, Louis Marie Boleat, Jean Ernest Boleat, Marie Boleat, Francois Marie Boleat, Victor Marc Boleat, Francois Marie Boleat, Jean Francois M Boleat, Francine J 31 Mar 1879 23 Oct 1879 25 Feb 1880 2 Apr 1880 1881 18 Jul 1881 29 Apr 1882 18 May 1882 16 Jan 1883 22 Jan 1883 18 Apr 1883 1884 29 Feb 1884 22 Apr 1884 19 Oct 1884 3 Dec 1884 20 May 1885 26 Jul 1885 13 Nov 1885 22 Jan 1886 9 Nov 1886 19 Dec 1886 15 Apr 1887 23 Jun 1887 22 Nov 1887 22 Jan 1888 26 Feb 1888 20 Mar 1888 28 Jul 1888 27 Feb 1889 25 Mar 1889 18 Apr 1889 9 Feb 1891 10 Feb 1891 17 Jul 1891 20 Jul 1891 18 Jun 1892 18 Jun 1892 10 Jan 1893 24 Jan 1893 4 Mar 1893 1 Jul 1893 23 Aug 1894 8 Oct 1894 29 Dec 1894 30 Sep 1895 5 Jun 1896 25 Oct 1896 9 Nov 1896 18 Feb 1897 26 Jun 1897 11 Dec 1897 30 Mar 1899 1900s Boleat, Antoinette Boleat, Henriette Boleat, Rosalie Albertine Boleat, Anne Marie Boleat, Achille Abt 1900 Abt 1900 1900 20 Jun 1900 24 Jul 1900 Bégard Plestin-les-Grèves Plouzélambre Plestin-les-Grèves Pluzunet Bégard Ploumilliau Tonquédec C St Thégonnec Plouzélambre Morlaix Tréduder Morlaix Jersey St-Martin-des-Champs Begard Tréduder Morlaix Tonquédec St-Martin-des-Champs Botshorel Tréduder Ploubezre Cavan Jersey Jersey Tonquédec Brest Jersey Jersey Tréduder Tréduder Joseph Marie Sclotour 17 Jul 1986 25 Dec 1881 16 Jan 1907 5 May 1883 5 Feb 1910 27 Mar 1884 1936 10 Aug 1884 1 Dec 1971 27 May 1930 20 May 1887 26 Oct 1915 2 Jun 1886 16 Jun 1968 11 Nov 1918 8 Jun 1942 9 Apr 1900 9 Apr 1918 20 Jul 1964 26 Sep 1945 31 Mar 1935 31 Aug 1929 7 Jan 1977 St-Martin-des-Champs Pluzunet Jersey Brest Brest Plestin-les-Grèves St-Martin-des-Champs Jersey Le Havre Tonquédec Plestin-les-Grèves Ploujean C St Thégonnec Jersey Ploujean Ploujean Plestin-les-Grèves C St Thégonnec Ploujean Ploujean 4 Jun 1968 15 Jul 1964 5 Sep 1950 30 Aug 1970 2 May 1933 9 Nov 1895 16 Dec 1964 11 Dec 1949 29 Nov 1898 29 Oct 1987 27 Sep 1917 19 Jan 1974 10 Sep 1917 26 Sep 1908 1988 48 George Louis Brown Marie Nicole Keraudren Marie A Le Herve Marie Merour Le Fur/Le Jeune/Bouget Georgette Elise Cellier Nellie Amelia Colless Arthur Charles Brown Francois-Marie Dirou George Le Cornu Lilian Maud Marie Even F Herivel/P Le Gall R Lecuyer/J Le Goff 22 Nov 1891 Trédarzec Plouzélambre Paris Maria Colcanap 1955 2 Jan 1963 25 Dec 1973 Adele Le Mouton Yves Guillévére Louis Fegeant Jeanne Bleas Cecile Hélène Samson Francois M Kerboriou Albert Marie Peron Maria J Georgler Lizzie Emmie Tolcher Francine Guyomar Louise Yvonne Talbo Thoreau Lucien Le Bars A Chateau/R Bernand R Jacobolwitz/S Boeklage Boleat, Anna Louise Boleat, Marie Francoise Boleat, Anne Marie J Boleat, Raymond Louis Boleat, Robert Boleat, Pierre Marie Boleat, Renée Boleat, Marcel Boleat, Marie-Catherine Boleat, Olivier Boleat, Francois Boleat, Jean Felix Boleat, Jeanne Marie Boleat, Raymond Boleat, Jean Yves Boleat, Adrienne Boleat, Francois Louis Boleat, Pauline Yvonne Boleat, Francis Boleat, Augustine Boleat, Francois Marie Boleat, Francois Jean Boleat, Roger Gaston A Boleat, Emile-Marie Boleat, Odette Louise Boleat, Heloise Marie Boleat, Auguste Boleat, Pierre Marie Boleat, Victor Marc Boleat, Francois Joseph Boleat, Jeanne Louise Boleat, Albert Boleat, Anonyme Boleat, Joseph Marie Boleat, Louis Marie Boleat, Yvonne Boleat, André Boleat, Emilie Marie Boleat, Louis Boleat, Anonyme 3 Sep 1900 3 Feb 1901 5 May 1901 21 Jun 1901 1902 11 Mar 1902 Abt 1903 1903 1903 17 Jun 1903 3 Sep 1903 21 Jan 1904 3 Mar 1904 27 May 1904 4 Jul 1904 Abt 1905 19 May 1905 20 Jan 1906 Feb 1906 16 April 1906 29 Apr 1906 8 Aug 1906 1907 13 May 1907 29 Sep 1907 10 Nov 1907 8 Sep 1908 Abt 1909 14 Apr 1909 10 May 1909 20 Feb 1910 23 Apr 1910 21 May 1910 7 Jul 1911 1912 Abt 1912 19 Mar 1912 15 Aug 1912 23 Apr 1913 30 Sep 1913 Morlaix Ploujean Ploujean Le Havre St Rémy s/Avre Morlaix 4 Feb 1987 27 May 1988 12 Feb 1989 26 Feb 1964 1979 18 Feb 1966 Marcel Edouard P Roux Auguste V Rougeaux Marcel Victor Deboudt Marie Le Bars Ambroisine Gosin Mathilde F Saget St Rémy s/Avre C St Thégonnec Ploujean Plouégat-Moysan Le Havre Ploujean Pierrelaye St-Martin-des-Cha St Rémy s/Avre Brest Brest Plouzélambre Ploumilliau Ploujean Le Havre Le Havre C St Thégonnec Brest Guerlesquin Plouzélambre Guerlesquin Brest Morlaix Guerlesquin St Rémy s/Avre Le Havre Gisors Paris 1993 1925 28 Feb 1905 Yvonne Moulin St Rémy s/Avre Guerlesquin Plouzélambre Gisors 49 16 Jun 1906 27 Apr 1906 1984 1 Dec 1938 22 Jul 1939 21 Jan 1906 8 May 1906 Georgette Vallin Robert Anselme Juliette Emelie Le Gouil Antoine Lucien Chevalier 3 Jan 1923 3 Jun 1909 1983 26 Jun 1996 5 Sep 1970 17 May 1909 29 Oct 1963 20 Feb 1910 1953 21 May 1910 21 Aug 1911 2000 14 Feb 1996 24 Aug 1912 29 Apr 1998 30 Sep 1913 Christine J Marie Moulin F Lestideau Camile Toussard Juliette Dumont Marie Louise Pellen Louise Jeanne A Bigot Simonne Leger Renee Halley Le Jan Marie Pasquiou Marguerite Gillien 50