Cours: les systèmes logiques combinatoires
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Cours: les systèmes logiques combinatoires
S si Les systèmes logiques combinatoires COURS 1. Présentation Circuit intégré contenant 4 opérateurs logique à 2 entrées Dans ce chapitre, on étudiera les opérateurs logiques qui constituent les blocs élémentaires des circuits logiques et nous verrons comment il est possible de décrire leur fonctionnement grâce à l'algèbre de Boole. Nous verrons également comment on construit des logigrammes en associant des opérateurs. 2. Identification de la fonction réalisée Les circuits logiques réalisent la fonction TRAITER de la chaîne d'information : 3. Définitions 3.1 Variables Booléennes Une variable logique (dite booléenne) ne peut prendre que deux valeurs : 0 ou 1. Voici un exemple : Récepteur (Lampe) L = 1 Lampe allumée L = 0 Lampe éteinte a = 0 Pas d’action a = 1 Action Contact Page 1/5 CI.11 COURS Le codage de l’information 3.2 Opérateurs logiques On peut définir des opérations mathématiques portant sur des variables logiques. Il existe trois opérations ou fonctions logiques élémentaires : - L'INVERSION (complémentation) logique symbolisée par le surlignement de la variable. - Le ET logique symbolisé par le signe « . » - Le OU logique symbolisé par le signe « + » 3.3 Table de vérité C'est un tableau qui donne l'état de la sortie en fonction des différentes combinaisons d'états de ses variables d'entrée. Chacune des combinaisons des variables d'entrée est écrite sur une ligne différente. Si n définit le nombre de variables d'entrée, la table de vérité comportera 2n combinaisons différentes. Exemple : Entrées X Y 0 0 0 1 1 0 1 1 Sortie Z 0 1 1 0 X et Y sont les variables d’entrée S est la variable de sortie Le nombre « n » de variables d’entrée est : n = 2 La table de vérité comporte 2n combinaisons soit 4. 3.4 Chronogrammes Un chronogramme est une représentation graphique qui permet de visualiser, en fonction du temps, l'état de la sortie correspondant aux différentes combinaisons d'états logiques des entrées. 4. Les opérateurs logiques 4.1 Opérateur OUI ou égalité Schéma à contacts + Symbole AFNOR e S La lampe est allumée si e est actionné Chronogrammes : e Symbole américain 1 e e S S Table de vérité e 0 1 S 0 1 Equation S =e (S égal e) S est identique à e t S t 4.2 Opérateur NON ou complémentation Schéma à contacts + Symbole AFNOR e S La lampe est allumée si e n’est pas actionné Chronogrammes : e e Symbole américain 1 S e S Table de vérité Equation e 0 1 S=e S 1 0 (S égal e barre) S est le complément de e t S t Page 2/5 CI.11 COURS Le codage de l’information 4.3 Opérateur ET (AND) Schéma à contacts Symbole AFNOR + e1 e2 S - e1 La lampe est allumée si e1 et e2 sont actionnés Chronogrammes : & Symbole américain e1 S e2 S e2 Table de vérité e1 0 0 1 1 e1 e2 0 1 0 1 S 0 0 0 1 Equation S=e1.e2 (S égal e1 et e2) Un « zéro » en entrée force un « zéro » en sortie t e2 t S t 4.4 Opérateur OU (OR) Schéma à contacts + Symbole AFNOR - e1 e1 S > S Symbole américain e1 e2 e2 e2 S La lampe est éteinte si e1 et e2 ne sont pas actionnés Chronogrammes : e1 t Table de vérité e1 0 0 1 1 e2 0 1 0 1 S 0 1 1 1 Equation S =e1+e2 (S égal e1 ou e2) Un « un » en entrée force un « un » en sortie e2 t S t 4.5 Opérateur NON ET (NAND) Schéma à contacts + Symbole AFNOR - e1 e1 S e2 & Symbole américain Table de vérité e1 0 S 0 1 1 e1 S e2 e2 La lampe est éteinte si e1 et e2 sont actionnés Chronogrammes : e1 t e2 0 1 0 1 S 1 1 1 0 Equation S =e1.e2=e1+ e2 (S égal e1 et e2 le tous barre) Un « zéro » en entrée force un « un » en sortie e2 t S t Page 3/5 CI.11 COURS Le codage de l’information 4.6 Opérateur NON OU (NOR) Schéma à contacts + Symbole AFNOR - e1 e1 e2 S Symbole américain >1 S e2 La lampe est allumée si e1 et e2 ne sont pas actionnés Chronogrammes : e1 e2 Table de vérité S e1 t e2 e1 e2 0 0 0 1 1 0 1 1 S 1 0 0 0 Equation S =e1+e2=e1.e2 (S égal e1 ou e2 le tous barre) Un « un » en entrée force un « zéro » en sortie t S t 4.7 Opérateur OU exclusif (XOR) Schéma à contacts + Symbole AFNOR - e1 e e S =1 S e2 Symbole américain e1 e2 Table de vérité e1 e2 0 0 0 1 1 0 1 1 S La lampe est allumée si a ou b est actionné Chronogrammes : e1 S 0 1 1 0 Equation S =e1⊕e2 S =e1.e2+ e1.e2 (S égal e1 et e2 barre ou e1 barre et e2) La sortie est à « un » si l’une des entrées est à « un » t e2 t S t 4.8 Opérateur Identité (XNOR) Schéma à contacts Symbole AFNOR - e1 + e1 e S e2 =1 S Symbole américain e1 e2 S La lampe est allumée si a ou b est actionné Table de vérité e1 e2 0 0 0 1 1 0 1 1 S 1 0 0 1 Equation S = e1 ⊕ e2 S =e1.e2+e1.e2 (S égal e1 et e2 ou e1 barre et e2 barre) Chronogrammes : e1 t La sortie est à « un » si les deux entrées ont le même état logique e2 S t t Page 4/5 CI.11 COURS Le codage de l’information 5. Algèbre de Boole L'algèbre de Boole définit les opérations mathématiques portant sur des variables logiques. Elle observe la priorité des opérations avec par ordre décroissant de priorité : - la fonction NON, - la fonction ET, - la fonction OU. Les règles suivantes sont utilisées pour simplifier les équations logiques 5.1 Propriétés portant sur une variable Règle Opérateur OU Involution a=a a+a = a a+a = 1 a+0= a a +1 = 1 Idempotence Complémentarité Elément neutre Elément absorbant Opérateur ET a⋅a = a a⋅a = 0 a ⋅1 =a a⋅0 = 0 5.2 Propriétés portant sur plusieurs variables Règle Commutativité Associativité Distributivité Absorption Absorption Opérateur OU Opérateur ET a + b =+ b a a + (b + c) =+ ( a b) + c a + b ⋅ c = a + (b.c) = (a + b).( a + c) a + a ⋅b = a a ⋅b = b.a a ⋅ (b ⋅ c) = (a.b).c a ⋅ (b + c) = a.b + a.c a ⋅ ( a + b) = a a + a ⋅ b =+ a b a ⋅ ( a + b) = a.b 5.3 Théorème de DE MORGAN • Le complément d'une somme est égal au produit des compléments des termes de la somme : a + b = a ⋅b • Le complément d'un produit est égal à la somme des compléments des termes du produit : a⋅b = a + b Les deux expressions précédentes nous permettent d'adapter les équations trouvées aux contraintes technologiques. Cela nous permet de réaliser par exemple un OU logique avec des portes NON-ET, ou un ET logique avec des portes NON-OU : & >1 a a & & b >1 a+b >1 b a a b a.b b Les opérateurs NON-ET et NON-OU sont appelés des opérateurs universels. Page 5/5