EXPERIENCE LUNE
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EXPERIENCE LUNE
KIT PEDAGOGIQUE EXPERIENCE LUNE Document d’accompagnement Ce kit pédagogique est à l’attention des personnels des lieux d’accueil de l’exposition Expérience Lune. Il propose des contenus à exploiter avec l’exposition pour préparer au mieux la visite des publics. Le kit est composé : du présent document d’accompagnement, qui associe à chaque élément d’exposition… …des documents et/ou activités pédagogiques Sommaire PRESENTATION DE L’EXPOSITION ................................................... 2 DESCRIPTION .............................................................................................................................. 2 OBJECTIFS PEDAGOGIQUES............................................................................................................. 3 PLAN DE L’EXPOSITION .................................................................................................................. 3 FICHES MANIPES ............................................................................ 4 ESPACES D’EXPOSITION ................................................................................................................. 4 CONQUETES LUNAIRES .................................................................................................................... 4 Conquêtes lunaires ...................................................................................................................................................... 4 Lanceurs lunaires ......................................................................................................................................................... 7 Souvenirs lunaires ........................................................................................................................................................ 9 Ce qu’a dit le premier ................................................................................................................................................ 10 Ce qu’on dit les autres ............................................................................................................................................... 11 Lunoscope .................................................................................................................................................................. 12 EXPERIENCES LUNAIRES ................................................................................................................ 14 Map’ Lune .................................................................................................................................................................. 14 Le mystère des odeurs lunaires ................................................................................................................................. 16 Histoires de scaphandres ........................................................................................................................................... 18 Terre/Lune/Soleil ....................................................................................................................................................... 20 IMAGINAIRES LUNAIRE .................................................................................................................. 23 Imaginaires lunaires ................................................................................................................................................... 23 Moon Base 2 .............................................................................................................................................................. 25 Le Module Lunaire (LM) ............................................................................................................................................. 27 Devenez architecte lunaire ........................................................................................................................................ 29 ATELIERS/ANIMATIONS ............................................................................................................... 30 ASTROJUMP (en option) ................................................................................................................ 30 POUR ALLER PLUS LOIN ................................................................ 31 Expérience Lune / Document d’accompagnement 1 Presentation de l’exposition Description Un contexte historique L’exposition Expérience Lune propose aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir l’aventure spatiale en s’intéressant particulièrement au satellite naturel de la Terre, la Lune. La course à l’espace a opposé l’Union soviétique et les Etats-Unis durant de nombreuses années, de 1957 à 1975, en plein contexte de Guerre Froide. Il s’agissait pour chacun des deux pays de s’opposer pacifiquement Photographie de Neil Armstrong lors de la pour mettre en évidence leur maîtrise et leur supériorité mission Apollo 11 © NASA dans le domaine de l’astronautique. Pour y arriver, les objectifs étaient nombreux : mise en orbite de satellites artificiels, envoyer des hommes dans l’espace, envoi de sonde vers d’autres planètes… La course à l’espace a culminé avec l’objectif de la Lune. Si la Russie a longtemps dominé la course à la Lune en prenant les premières photos de sa phase cachée et en déposant des véhicules non habités à sa surface, ce sont les Américains qui ont les premiers envoyé trois hommes à proximité de la Lune. La consécration est arrivée le 21 juillet 1969 quand la mission Apollo 11 s’est posée sur le sol lunaire avec succès. L’évènement a été retransmis en direct à la télévision dans plusieurs pays, dont la France. Focus sur la Lune Le Thème central de l’exposition est la Lune. Les missions Apollo, entre autres, ont permis de récupérer de nombreux échantillons et d’accumuler des connaissances sur la géographie lunaire. L’exposition propose au visiteur de la découvrir à l’aide d’une Map’Lune, qui lui permet d’explorer la Lune en volume mais aussi d’afficher le nom de mers et les Planisphère de la Lune obtenu en associant 15000 photographies prises par différents sites d’alunissage. la sonde LRO © NASA Différents panneaux présentent la Lune et ses caractéristiques, de son histoire à sa composition. Des expériences interactives pour le jeune public Plusieurs manipes (manipe : élément interactif) s’adressent au jeune public pour lui permettre d’en apprendre plus sur notre Lune. L’interactivité est au centre de ces manipes, qui les invite à découvrir les odeurs de la Lune, les différentes éclipses ou à construire leur propre base lunaire. Un simulateur de marche lunaire leur permet également de ressentir la sensation de légèreté que seuls les astronautes des missions Apollo ont pu expérimenter (en option). Expérience Lune / Document d’accompagnement 2 Objectifs pédagogiques Le principal objectif de l’exposition Expérience Lune est de plonger le visiteur dans une ambiance lunaire pour en apprendre plus sur cet astre. L’exposition veut familiariser le visiteur avec l’histoire et la géographie de la Lune, ainsi que les liens que l’homme entretient avec elle. L’exposition propose de retracer l’historique de la course à la Lune en s’intéressant aux missions Apollo, et tout particulièrement à Apollo 11 dont il pourra voir un film d’archives. Le visiteur sera plongé dans l’ambiance de ces conquêtes spatiales, notamment grâce aux répliques d’objets que les astronautes ont laissés sur la Lune. Le visiteur sera amené à se familiariser avec les différentes caractéristiques de la Lune, dont son absence d’atmosphère qui a contraint les astronautes à utiliser un scaphandre, et sa gravité réduite responsable de la marche légère mais maladroite des astronautes. Les enfants pourront même s’y essayer grâce à l’AstroJump Junior (en option). L’exposition est aussi tournée vers le futur, et amène le visiteur à s’intéresser à la construction d’une base lunaire, et à plus grande échelle d’une ville lunaire. Dans l’ensemble, le visiteur est amené à redécouvrir la Lune, qu’il observe tous les jours mais dont il peut ignorer certaines caractéristiques. Plan de l’exposition L’exposition Expérience Lune contient trois zones : La zone Conquêtes Lunaires qui retrace la course à la Lune dans laquelle se sont lancés les soviétiques et les américains. La zone Expériences Lunaires qui donne quelques caractéristiques intéressantes de la Lune comme sa géographie et son odeur. La zone Imaginaires Lunaires qui retrace la façon dont on imaginait les voyages vers la Lune et qui propose aux enfants et aux familles de construire leur propre base lunaire. Expérience Lune / Document d’accompagnement 3 Fiches Manipes Espaces d’exposition CONQUETES LUNAIRES Conquêtes lunaires Objectifs : - Retracer l’histoire de la course à la Lune, depuis le premier satellite mis en orbite aux dernières missions lunaires. - Découvrir le déroulé des missions Apollo, principalement Apollo 11, grâce à des films méconnus. Le visiteur est invité à retracer l’histoire de la course à la Lune dans laquelle se sont lancés les Etats-Unis et l’URSS. Chaque étape de cette conquête est résumée sur une fresque, des premiers satellites mis en orbite aux missions humaines sur la Lune. Les missions Apollo, et en particulier Apollo 11, est résumée dans un film qui retrace le déroulé de ces mission. Les clips utilisés ont été filmés par les astronautes eux-mêmes. Un décor panoramique, représentant un paysage lunaire, permet de plonger le visiteur dans l’ambiance lunaire lors du visionnage du film. Contexte de la course à la Lune La conquête spatiale commence après la seconde guerre mondiale, en plein contexte de guerre froide entre les blocs soviétiques et américains. Les avancées technologiques qui ont profité au secteur militaire dans les années 40 sont réutilisées pour s’arracher à l’attraction terrestre et se rendre pour la première fois dans l’espace. Avant l’intérêt scientifique des missions spatiales, la course à l’espace est motivée par des raisons politiques. Les deux puissances peuvent ainsi afficher leur avancée technologique et influencer l’opinion publique en mettant en avant le rayonnement technologique du pays. Le début de la conquête spatiale est dominé par les succès soviétiques, qui réussissent avant les américains à mettre des satellites en orbite et à envoyer des sondes vers et sur la Lune. Ils font également mieux que les américains en envoyant le premier homme (et plus tard la première femme) dans l’espace. Expérience Lune / Document d’accompagnement 4 En 1961, en réponse à cette prédominance des réussites soviétiques, les américains lancent le programme Apollo et le président de l’époque, John F. Kennedy, fixe l’objectif d’envoyer un homme sur la Lune, et de le ramener sain et sauf, avant la fin de la décennie. Il mourra 6 ans avant de voir l’accomplissement du programme. Le programme Apollo En 1961, le programme Apollo commence avec le choix de la stratégie à adopter pour se rendre sur la Lune. Trois propositions avaient émergé dès 1959, mais leur évolution n’était pas très avancée. Les Etats-Unis n’ayant effectué leur premier vol habité qu’après la déclaration du président américain, ils n’avaient pas les connaissances nécessaires pour évaluer les trois scénarios proposés. Les scénarios étaient l’envoi d’un vaisseau entier sur la Lune, nécessitant un lanceur pouvant déplacer de très grandes masses ; le rendez-vous orbital terrestre, avec l’assemblage du vaisseau en orbite terrestre avant que celui-ci ne se rende sur la Lune ; et le rendez-vous orbital autour de la Lune, qui utilise un vaisseau plus petit qui se sépare une fois en orbite lunaire. Après plus d’un an d’études et de heurts entre autorités et scientifiques de la NASA, le scénario adopté est le rendez-vous orbital autour de la Lune. La fabrication des vaisseaux et des lanceurs est donc lancée. Le vaisseau des missions Apollo est ainsi composé de trois parties : le module de commande, le module de service et le module lunaire en deux étages. Les missions d’essai ont commencé avec des tests en orbite terrestre du matériel et des missions de répétition en orbite lunaire. Le 27 janvier 1967, les tests de la première mission habitée débutent. Malheureusement un incendie se déclenche dans la capsule et les astronautes meurent asphyxiés. La mission est rétrospectivement nommée Apollo 1 en honneur des astronautes perdus lors de ces tests. Cet incident retarde le programme de 18 mois. Les missions d’essai habitées reprennent fin 1968 avec Apollo 7. Le vaisseau orbital est testé en orbite terrestre pour assurer la réussite d’une mission lunaire, incluant le retour des astronautes. La mission Apollo 11 est lancé le 16 juillet 1969, et les Etats-Unis atteignent leur objectif : ils ont envoyé des hommes sur la Lune avant la fin des années 60. A la suite d’Apollo 11, six missions seront lancées avec pour destination la Lune. Toutes à l’exception d’Apollo 13 réussiront à alunir et à mener des missions scientifiques de plus en plus complexes. Les équipages des trois dernières missions (Apollo 15 à 17) sont même équipés d’une jeep lunaire qui leur permet de parcourir de longues distances. Apollo 13 n’a pas non plus été un échec total. Malgré le dysfonctionnement qui a entraîné l’explosion du réservoir d’oxygène, les astronautes ont été ramenés sur Terre sain et sauf grâce au Module Lunaire qui leur a permis de survivre (voir série de documentaire Conquête Spatiale, partie Module Lunaire). Ces nombreuses missions ont permis d’installer plusieurs réflecteurs lasers sur la Lune, grâce auquel la distance Terre/Lune a pu être mesurée avec une précision de 45 km, ainsi que des sismogrammes pour mesurer l’activité de la Lune. De nombreux prélèvement rocheux ont été effectués, et leur analyse a permis d’en apprendre plus sur la formation de la Lune et de la Terre. A ce jour, plus de Expérience Lune / Document d’accompagnement 5 80% des roches lunaires sont conservées par la NASA pour de futures analyses. Ce patrimoine de l’Humanité est conservé au Johnson Space Center de Houston. Contenus supplémentaires http://airandspace.si.edu/exhibitions/apollo-to-the-moon/online/ (ANGLAIS) Contenu d’une exposition du National Air and Space Museum sur Apollo http://www.nasa.wikibis.com/programme_apollo.php Détails du programme Apollo http://www.de-la-terre-a-la-lune.com/apollo.php?page=apollo_1_page_1 Détails Apollo 1 http://www.cieletespace.fr/node/9238 Reconstitution de la descente (vidéo NASA) et information de durée http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/pourquoi-ne-sommes-nous-jamaisretourne-sur-la-lune-7777439363 Contexte politique, vidéo du discours de J.F. Kennedy Expérience Lune / Document d’accompagnement 6 Lanceurs lunaires Objectif : - Connaître les caractéristiques des différents lanceurs et dans quel but ils sont utilisés Deux silhouettes des lanceurs Ariane 5 et Saturn 5 sont représentées à l’échelle 1/40 eme. Elles sont accompagnées de fiches techniques donnant les caractéristiques des deux fusées. Le visiteur peut ainsi comparer un lanceur actuel au lanceur ayant amené des hommes sur la Lune, même si le but des deux lanceurs est différent. Les termes fusées et lanceurs désignent le même objet. Fusée est le terme utilisé dans le langage courant, alors que les scientifiques utilisent lanceur. Les lanceurs Extrait de l’encyclopédie Larousse : « Historique Le Russe K. Tsiolkovski fut, à la fin du XIXe s., le premier à comprendre l'utilité des fusées pour la propulsion dans l'espace et à jeter les bases théoriques de leur utilisation en astronautique. Ces recherches théoriques furent développées au début du XXe s. par d'autres précurseurs, tels R. Esnault-Pelterie en France et H. Oberth en Allemagne. Les premières expérimentations de fusées eurent lieu durant l'entre-deux-guerres en U.R.S.S., aux États-Unis et en Allemagne. Poursuivies après la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis et en U.R.S.S. (qui récupérèrent le matériel et les ingénieurs allemands), elles aboutirent à la mise au point de missiles balistiques, puis des premiers lanceurs spatiaux (fusée intercontinentale soviétique R7 ou Semiorka, lanceurs américains AtlasCentaur, Atlas-Agena, Thor-Delta, etc.). Le premier satellite artificiel fut placé en orbite par l'U.R.S.S. le 4 octobre 1957. Structure La silhouette d'une fusée est celle d'un long cylindre, haut de 30 à 60 m pour les fusées actuelles (110 m pour les fusées historiques) avec, au sommet, protégée par une coiffe, la charge utile, composée de un ou de plusieurs satellites et, à la base, un groupe de moteurs-fusées assurant la propulsion dans l'atmosphère et dans le vide. Les fusées décollent toujours verticalement, leur déplacement étant obtenu par éjection, vers l'arrière, à vitesse très élevée, d'importantes quantités de gaz produits par les moteurs. Ceux-ci brûlent divers ergols, solides (poudres) ou liquides selon les modèles. Les ergols constituent l'essentiel de la masse d'une fusée au moment de son décollage. Pour des raisons d'efficacité, une fusée comprend toujours plusieurs étages, le plus souvent trois, qui fonctionnent successivement et sont largués une fois vides. La gamme des lanceurs consommables disponibles aujourd'hui s'échelonne entre le petit lanceur israélien Shavit, capable de satelliser une charge utile de 160 kg en orbite basse autour de la Terre, et les puissants lanceurs du type Ariane 5 (Europe), Falcon 9 (États-Unis) ou Proton (Russie) qui peuvent emporter jusqu'à une vingtaine de tonnes en orbite basse. » En savoir plus sur http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/lanceur_spatial/64562#jX6UXpprsrmXCrYf.99 Expérience Lune / Document d’accompagnement 7 Fonctionnement Extrait du site du CNES « Tous les objets de l’Univers s’attirent entre eux, celui qui a la plus forte masse amenant l’autre à lui. C’est la loi universelle de la gravitation. C’est elle qui maintient les planètes en bon ordre autour du Soleil, c’est aussi elle qui fait que nous gardons nos pieds sur Terre. Ce phénomène s’atténue lorsqu’on s’éloigne de l’objet massif. Ainsi, tous les 32 km au-dessus du sol, l’attraction terrestre diminue de 1%. Vers 400 km d’attitude, elle a perdu 10 % de sa valeur. S’arracher à l’attraction terrestre et vaincre la résistance de l'air nécessite donc de développer beaucoup d’énergie et une vitesse 100 fois supérieure à celle d’un TGV. C’est le cas du lanceur, la seule machine capable de remplir ces conditions. Son rôle est donc de donner une vitesse suffisante au satellite pour qu'il reste en orbite autour de la Terre et "tombe" ainsi en permanence autour d'elle, attiré par sa gravité. » Les lanceurs s’arrachent à l’attraction terrestre grâce au principe de l’action-réaction. Envoyer un projectile avec suffisamment de force suffit à déplacer un véhicule, les lanceurs éjectent donc de grandes quantités de gaz pour se mettre en mouvement. Imaginez un pommeau de douche, si la pression de l’eau est suffisamment forte, le pommeau se déplacera dans la direction opposée. Futurs lanceurs pour des longues missions habitées Plusieurs pays développent de nouveaux lanceurs pour envoyer de nouveau des équipages au delà de l’orbite terrestre. Ce sont les Etats-Unis, avec la Space Launch System (SLS), la Russie et la Chine. Contenus supplémentaires https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/8139-5432de-l-assemblage-au-lancement.php Comment fonctionne le lanceur, comment il s’arrache à l’attraction terrestre… https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/8248-visite-du-centre-spatial-guyanais.php Animation qui présente le site de lancement en Guyane et le déroulé du lancement https://www.nasa.gov/sites/default/files/files/SLS-Fact-Sheet_aug2014-finalv3.pdf (ANGLAIS) Document de la NASA sur le SLS et ses caractéristiques Activités supplémentaires Dans Contenu>Conquêtes Lunaires>Lanceurs Lunaires Maquette Ariane + 7 questions sur le lanceur Dans Contenu>Conquêtes Lunaires>Lanceurs Lunaires Maquette Saturn V Expérience Lune / Document d’accompagnement 8 Souvenirs lunaires Objectif : - Découvrir les répliques d’objets laissés par les astronautes sur la Lune Six missions Apollo ont aluni, et 12 hommes ont ainsi pu marcher sur le sol lunaire pour explorer et installer du matériel scientifique. Lors de leurs séjours sur la Lune, ils ont laissé ou perdu des objets personnels, officiels ou de « recherche », qui n’ont jamais été récupérés depuis. Ces objets se trouvent toujours sur le sol lunaire, bien qu’altérés par les conditions d’ensoleillement, et des répliques sont présentées aux visiteurs, accompagnées d’un cartel explicatif. Contenus supplémentaires https://www.youtube.com/watch?v=vb2GDgTGa3g Mise en évidence de la chute des corps dans le vide Expérience Lune / Document d’accompagnement 9 Ce qu’a dit le premier Objectifs : - En apprendre plus sur le premier homme ayant été sur la Lune et son équipage - Redécouvrir ce qu’a dit le premier homme sur la Lune Les premiers pas de l’homme sur la Lune ainsi que ses premières paroles sont des moments historiques. De nombreuses personnes ont suivi la retransmission en direct du premier alunissage, et la phrase de Neil Armstrong est désormais célèbre. Elle est diffusée sur un écran. A côté de cet écran se trouve un panneau recto verso présentant Neil Armstrong, mais aussi l’équipage qui s’est rendu sur la Lune avec lui et quelques informations supplémentaires sur le déroulé de la mission. Expérience Lune / Document d’accompagnement 10 Ce qu’on dit les autres Objectifs : - Découvrir les premières phrases des 12 astronautes s’étant rendus sur la Lune - Découvrir la dernière phrase prononcée par un homme sur la Lune - Retour sur une phrase iconique, Houston, nous avons un problème Au total, 6 missions habitées ont atteint la Lune. Chaque mission était composée de 3 astronautes, dont 2 allaient se poser sur le sol lunaire. Même si la première phrase de Neil Armstrong est la plus connue, ils ont tous prononcé la leur. Ces premières phrases et leur contexte lorsqu’il y en a un sont toutes regroupées sur ce panneaux. Toutes les missions Apollo et leurs équipages sont regroupées dans un tableau indiquant les caractéristiques des missions. En plus des premières phrases, la dernière phrase jamais prononcée sur la Lune lors de la dernière mission Apollo a également été retranscrite. La célèbre phrase « Houston, nous avons un problème » est également expliquée et rattachée à son contexte. Expérience Lune / Document d’accompagnement 11 Lunoscope Objectif : - Découvrir les différents sites d’alunissage Plusieurs missions automatiques (Luna, soviétique) et habitées (Apollo, américain) se sont posées sur la Lune. Le Lunoscope replace ces différents sites d’alunissage et à l’aide d’un écran tactile, le visiteur peut visionner un film d’archives en cliquant sur les logos de mission. Différents reliefs lunaires Il est possible de retrouver différents reliefs sur la Lune, comme les mers et les cratères. Les mers sont les larges étendues sombres, de 600km de diamètre en moyenne, que l’on voit à la surface de la Lune. Elles se trouvent en majeure partie sur la face visible de la Lune et représente 40% de la surface de celle-ci (20% de la surface totale de la Lune). Les mers ont été formées il y a plusieurs milliards d’années, alors que la Lune subissait de nombreux impacts de météorites de très grandes tailles. Les bassins d’impacts ont été remplis de lave, qui en refroidissant a formé des pierres basaltiques qui donne cette couleur sombre aux mers. Il existe de nombreux types de cratères lunaires, certains ont une forme de bol, d’autres ont un fond plat, et d’autres encore ont un piton central. Depuis la Terre, nous pouvons observer ceux d’un diamètre supérieur au kilomètre, mais il en existe de nombreux autres, plus petits. Tout comme les mers, les cratères se sont formés à la suite d’impacts de météorites, plus petites. Ces impacts sont survenus plus tard dans l’histoire de la Lune, alors que son activité avait diminuée. Le fond des cratères n’a dont pas été recouvert de lave, restant ainsi plus clair que les mers. Pour en savoir plus sur la formation de la Lune, voir la fiche manipe Map’Lune. L’exploration robotique lunaire Avant d’envoyer des hommes sur la Lune, américains et soviétiques ont envoyé des sondes et des robots. L’exploration robotique lunaire continue encore aujourd’hui, et d’autres pays se sont intéressés à la Lune depuis la course à l’espace. Les premiers à poser des sondes sur la Lune ont été les soviétiques, avec le programme Luna. Luna 1 fut la première sonde à survoler la Lune, Luna 2 s’est écrasé sur le sol lunaire, et la première sonde à Expérience Lune / Document d’accompagnement 12 se poser sur la Luna a été Luna 9. Luna 16 est la première mission robotisée à ramener sur Terre des échantillons de sol lunaire, elle s’est déroulée après Apollo 11. Les américains ont eux aussi réussi à poser des sondes sur la Lune avec le programme Surveyor, qui leur a permis de préparer l’alunissage des missions Apollo. En 1970, le premier véhicule robotisé se pose à la surface de la Lune, Lunokhod (soviétique). Ces missions robotiques ont non seulement permis de préparer les missions humaines, elles ont aussi permis d’en apprendre plus sur la Lune, en prenant par exemple les premières photos de sa face cachée. Contenus supplémentaires http://www.lecosmographe.com/blog/survol-hd-des-sites-dalunissage-dapollo-12-et-apollo15/ Photos LRO de deux sites d’alunissage et du matériel qui y reste http://www.cieletespace.fr/node/9303 Seul le drapeau US d’Apollo 11 n’est plus debout http://www.astrosurf.com/luxorion/lune-definition-reliefs2.htm Plus d’informations sur les reliefs https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_la_Lune#Liste_des_missions_spatiales_.C3.A0_ destination_de_la_Lune Tableau regroupant les missions habitées et robotiques Activités supplémentaires (Activité site d’alunissage dossier Lunoscope ?) Reporter les sites d’alunissage sur le planisphère lunaire qui se trouve dans Contenu > Conquête Lunaire > Lunoscope Expérience Lune / Document d’accompagnement 13 EXPERIENCES LUNAIRES Map’ Lune Objectifs : - Découvrir les reliefs et les caractéristiques de la Lune - Visualiser les mers, les montagnes et les sites d’alunissage - Découvrir la face cachée de la Lune La Map’Lune permet au visiteur de découvrir la géographie lunaire. A la manière d’une mappemonde, la Map’Lune tourne pour visualiser la face visible mais aussi la face cachée de la Lune. Différents boutons permettent de faire apparaître le nom des différents reliefs ou les sites d’alunissage. La Map’Lune est accompagnée d’un panneau qui présente l’apport des missions Apollo sur nos connaissances de la Lune, ses caractéristiques, comme ses dimensions, son âge estimé ou encore ses mouvements de révolution et de rotation. L’histoire de la Lune La création de la Lune remonte, d’après l’hypothèse la plus acceptée, à la formation du système solaire, il y a 4,6 milliards d’années. Les déchets résultant de la naissance du soleil se sont agglomérés pour former les planètes. La Terre, tout juste formée, est entré en collision avec une planète de la taille de Mars, nommée Gaïa. Le noyau de cette seconde planète a fusionné avec le noyau de la Terre lors de l’impact, qui a généré des déchets qui se sont mis à orbiter autour de la Terre. La croute terrestre s’est reformée, et les déchets se sont agglomérés, donnant naissance à la Lune. Alors que la Lune était tout juste formée, et que sont activité interne était importante, des météorites de grande taille l’ont percutée, formant les mers. Plus tard, d’autres impacts ont eu lieu, formant les cratères, donnant à la Lune l’apparence que l’on connait aujourd’hui. Les faces de la Lune En observant la Lune tous les soirs, on se rend compte que l’on voit toujours la face recouverte de mers. On l’appelle la face visible de la Lune. Sa face cachée nous est longtemps restée inconnue, jusqu’à ce que les missions robotisées comme le programme Luna la photographie. Si on ne voit jamais la face cachée de la Lune, c’est parce que sa rotation est synchrone. Elle met 28 jours pour faire le tour de la Terre. Dans le même temps, elle fait également un tour sur elle-même. Les deux rotations se faisant dans le même sens, et à la même vitesse, on voit toujours la même face. Expérience Lune / Document d’accompagnement 14 Contenus supplémentaires http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-laterre/seconde/video/formation-de-la-lune-dans-le-systeme-solaire Vidéo formation système solaire et système Terre Lune https://jeunes.cnes.fr/fr/rendez-vous-avec-la-lune Vidéo évolution de la Lune (formation des mers et des cratères) http://www.fondation-lamap.org/fr/topic/12868 Pourquoi les astres sont-ils ronds ? Activités supplémentaires http://www.espace-sciences.org/juniors/experiences/les-crateres-de-la-lune Activité chute de météorites sur le sol lunaire http://nuit.mnhn.fr/fr/ressources/lune/ Observer la Lune, ses phases et sa cartographie A l’aide du planisphère réalisé avec le Lunoscope, replacer les sites d’alunissage sur la Map’Lune avant d’afficher les réponses (appuyer sur le bouton) Expérience Lune / Document d’accompagnement 15 Le mystère des odeurs lunaires Objectif : - Découvrir l’odeur de la Lune qu’on décrit les astronautes après leur séjour sur la Lune Les astronautes de retour dans le module lunaire on put sentir l’odeur de la poussière lunaire qui s’était accrochée à leur scaphandre. Quelle était cette odeur ? Le visiteur est invité à sentir 4 odeurs pour déterminer laquelle est celle de la Lune. Ils peuvent soulever le cartel question pour découvrir quelle est l’odeur qu’ils viennent de sentir. L’odorat et l’espace L’odorat est le sens qui nous permet d’identifier certains composés gazeux. Tous les gaz ne sont pas odorant (exemple : dioxygène, monoxyde de carbone…). Ce sens, peu développé chez l’homme, aide les êtres vivants dans la chasse, pour échapper aux prédateurs, dans la reproduction… La reconnaissance olfactive se fait au niveau des cils olfactifs, des terminaisons nerveuses sensibles aux molécules odorantes. Le message nerveux est ensuite transmis au cerveau via le nerf olfactif. Dans l’espace, les fluides sont redirigés vers le haut du corps, et entre autre vers la tête. Le nez des astronautes est donc congestionné, et leur sens de l’odorat est diminué. L’odeur de la Lune et de l’espace Les astronautes des missions Apollo ont pu sentir l’odeur de la Lune en rentrant dans le Module Lunaire après une sortie. Les roches prélevées et la poussière qui s’était accrochée à leurs combinaisons dégageaient alors une odeur de cendre mouillée et de résidus de poudres. L’odeur était fugace, comme l’odeur des routes lors des premières pluies après un temps sec et orageux. Une fois de retour sur Terre, les échantillons lunaires n’avaient plus d’odeur. Expérience Lune / Document d’accompagnement 16 Cette odeur est caractéristique de la Lune. Dans l’espace, après une sortie extra-véhiculaire, les astronautes des stations MIR et de l’ISS ont rapporté que leurs scaphandres sentaient la viande grillée et le métal chauffé. Lorsque les scientifiques cherchent à expliquer cette odeur de la Lune, ils évoquent des réactions chimiques entre les roches lunaires et l’oxygène du Module Lunaire (pressurisé avant que les astronautes n’enlèvent leurs scaphandres). Les réactions s’étant faites pendant le voyage retour des astronautes, à leur arrivée sur Terre les pierres lunaires avaient perdu leur odeur caractéristique. Pour les astronautes des stations spatiales, l’environnement spatial (les rayonnements cosmiques) réagissent avec les combinaisons. L’odeur caractéristique de viande grillée provient donc des combinaisons, et non du vide spatial. Contenus supplémentaires http://www.space.com/26932-moon-smell-apollo-lunar-aroma.html (ANGLAIS) Article sur l’odeur de la Lune http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2006/30jan_smellofmoondust/ (ANGLAIS) Article NASA sur l’odeur de la Lune http://www.ccftimisoara.ro/calderon/nouveau/Site%20clasa/siteul/odorat.html Détails sur le fonctionnement de l’odorat Expérience Lune / Document d’accompagnement 17 Histoires de scaphandres Objectif : - Découvrir les anciens et les futurs scaphandres lunaires Devant un panorama lunaire, les visiteurs peuvent prendre une photo souvenir en se plaçant leur tête dans les visières des scaphandres Apollo et Mark III. Les deux silhouettes sont montées sur pied. Un panneau accompagne le décor et les scaphandres pour présenter leurs caractéristiques et les systèmes qui les accompagnent. Le scaphandre Apollo Le scaphandre lunaire permet à l’astronaute de respirer sur la Lune, où il n’y a pas d’air. Il doit le protéger des radiations UV et IR, des micrométéorites et des variations de températures sur la Lune. Il est adapté au vide lunaire, et à sa gravité, 6 fois plus faible que sur la Terre. Le scaphandre est composé de la combinaison en elle-même et d’un sac contenant tous les systèmes de survie, le Portable Life Support System (PLSS). La combinaison est composée du Pressure Garment Assembly (PGA), d’un casque et de gants pressurisés. Le scaphandre permet à l’astronaute de supporter des températures de -179 à +154 °C avec une autonomie de 6h30 (dont 2h de marge de sécurité). La visière dorée des astronautes fait parti du Lunar Extravehicular Visor Assembly (LEVA) et protège les astronautes du soleil. L’ensemble PGA+PLSS est très lourd, 72 kg sur Terre, mais la gravité sur la Lune est 6 fois moins importante, et les astronautes ont l’impression de ne porter que 12 kg. Expérience Lune / Document d’accompagnement 18 Pour chaque mission, plusieurs scaphandres étaient fabriqués. Chaque scaphandre étant unique et fait sur mesure pour l'astronaute, ce sont en tout 165 combinaisons spatiales qui ont été fabriquées entre Apollo 7 et Apollo 17. Le scaphandre Mark III Le scaphandre Mark III est un nouveau modèle de scaphandre lunaire américain. Il est composé de parties souples et de parties rigides. Globalement, le Mark III est moins souple que le scaphandre Apollo, mais il est articulé de manière à laisser une grande maniabilité à l’astronaute. Ils peuvent ainsi effectuer certaines tâches, comme s’agenouiller pour récupérer un objet, qui étaient impossible avec le scaphandre Apollo. Les scaphandres américains actuellement utilisés par les astronautes pour sortir dans l’espace ont une atmosphère composée à 100% d’oxygène qui oblige les astronautes à suivre un long protocole de « pré-respiration », durant au moins une heure, pour éviter les accidents de décompression. Le Mark III a une composition gazeuse plus proche de celle de l’atmosphère terrestre, ce qui permet de ne pas avoir à suivre ce protocole. Pour éviter de ramener de la poussière lunaire dans les habitats, l’entrée du Mark III est dorsale, contrairement aux scaphandres Apollo et actuels qui sont en deux parties et s’enfilent par les hanches. Grâce à une connectique adaptée, l’astronaute peut se « connecter » par l’arrière au futur habitat lunaire et laisser le scaphandre à l’extérieur, limitant ainsi la quantité de poussière lunaire, qui peut endommager la base (voir Moon Base 2). Ce scaphandre est en test depuis 2004, et d’autres modèles sont développés et testés par la Nasa. Contenus supplémentaires http://www.wired.com/2011/10/spacesuit-evolution (ANGLAIS) Evolution des scaphandres http://capcomespace.net/dossiers/espace_US/apollo/astronautes/scaphandre/index.htm Dossier complet sur le scaphandre Apollo Expérience Lune / Document d’accompagnement 19 Terre/Lune/Soleil Objectifs : - Visualiser le fonctionnement des éclipses solaires et lunaires - Connaître la configuration des 3 astres dans chaque cas Un cartel permet de visualiser sur écran les différents types d’éclipses, qu’elles soient solaires ou lunaires ou même totales ou partielles. Des vidéos modélisent les mouvements des planètes pour comprendre ce qu’il se passe. Deux photos accompagnent l’animation sur les éclipses, l’une représentant l’ombre de la Lune sur la Terre, l’autre représentant une éclipse de Soleil, vue depuis la Lune. Phases de la Lune La Lune n’émet pas sa propre lumière. Elle reflète la lumière du soleil. Elle a donc, comme la Terre, une moitié jour et une moitié nuit : c’est cette première que nous observons depuis la Terre. Pour un observateur terrestre, la Lune a différents aspects en fonction de sa position relative au Soleil et à la Terre. Si elle se trouve derrière la Terre, un observateur de nuit verra entièrement sa Expérience Lune / Document d’accompagnement 20 face éclairée, c’est la Pleine Lune. Si la Lune se trouve entre la Terre et le Soleil, un observateur terrestre ne verra rien, car la phase éclairée de la Lune est tournée vers le Soleil, c’est la Nouvelle Lune. Entre ces deux points, on observe une Lune plus ou moins pleine. Pour distinguer le premier quartier (ou croissant) du dernier quartier (ou croissant), il suffit de tracer une barre horizontale. Si on voit un p, c’est le premier quartier (à droite), si on voit un d, c’est le dernier quartier (à gauche). Cette méthode fonctionne en France, mais en Australie par exemple, le p correspond au dernier quartier et inversement. Petite note de vocabulaire : Lune gibbeuse veut dire Lune bombée. Les différentes éclipses Soleil, Terre et Lune bougent tous les trois ; et il arrive qu’un astre en occulte un autre : ce sont les éclipses. Il en existe deux types. Les éclipses solaires surviennent lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil et que les trois astres sont parfaitement alignés. Dans certaines régions du monde, elle masque alors intégralement le Soleil. Les observateurs terrestres peuvent alors observer une éclipse partielle s’ils se trouvent dans la zone de pénombre, ou totale s’ils se trouvent dans la zone d’ombre de la Lune. Ce phénomène s’observe lorsque la distance entre les trois astres est telle que le Soleil et la Lune semblent avoir le même diamètre (schéma du haut). Si la Lune apparait plus petite que le Soleil, on observe une éclipse annulaire. Lors de leur voyage retour vers la Terre, les astronautes de la mission Apollo 12 ont put observer et photographier une éclipse de soleil bien particulière. Alors qu’ils quittaient la Lune, la Terre a complètement occulté le Soleil, ne laissant apparaître qu’un halo de lumière sur les contours de la Terre. Ce phénomène s’est reproduit plusieurs fois depuis, mais aucun homme n’a pu l’observer, seules quelques sondes, comme la sonde japonaise Kaguya en 2009, ont pu prendre des photos. Eclipse du Soleil par la Terre vue depuis Apollo 12, novembre 1969. NASA Lorsqu’une éclipse de ce genre se produit, depuis la Terre on peut observer une éclipse lunaire. Expérience Lune / Document d’accompagnement 21 Lors d’une éclipse lunaire, la Lune passe dans le cône d’ombre projeté par la Terre. Depuis la Terre, on peut voir l’ombre de la Terre progresser à la surface de la Lune et celle-ci se teint de rouge. Les éclipses lunaires sont plus fréquentes que les éclipses solaires car le cône d’ombre de la terre possède un diamètre 2,7 fois plus grand que celui de la Lune, les trois astres n’ont donc pas besoin d’être parfaitement alignés. Tout comme pour les éclipses solaires, il existe des éclipses lunaires totales ou partielles. Précaution d’observation : les éclipses lunaires peuvent sans danger être observées à l’œil nu, avec des jumelles ou avec un télescope. Pour les éclipses solaires en revanche, fixer le Soleil pourrait endommager la rétine, il faut donc se protéger avec des lunettes spéciales de protection. Il est également possible d’observer l’éclipse de manière indirecte pour ne pas s’abimer les yeux. Contenus supplémentaires http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/QSeclipseSol.xml Pourquoi il n’y a pas d’éclipse solaire à chaque nouvelle lune, ni d’éclipse lunaire à chaque pleine lune. http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/PhasesLune.xml Contenu enseignant pour préparer un cours sur les mouvements de la lune et les éclipses https://www.youtube.com/watch?v=vKAw_wrIr5s Vidéo NASA (en anglais) sur une éclipse « supermoon » http://www.sciencesetavenir.fr/decryptage/20150318.OBS4929/comment-observer-leclipse-sans-lunettes-de-protection.html Observer une éclipse solaire sans lunettes spéciales de protection Activités supplémentaires Activité nommée séquence 12 dans Contenu > Expériences Lunaires > TerreLuneSoleil Lunophase à construire dans Contenu > Expériences Lunaires > TerreLuneSoleil https://play.google.com/store/apps/details?id=com.universetoday.moon.free&hl=fr Application Android Phases de la Lune (gratuit) http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-la-terre/sixieme/jeu/leseclipses-solaires-et-lunaires « Application » internet permettant de voir les configurations des 3 astres lors des phases de la lune et des éclipses Expérience Lune / Document d’accompagnement 22 IMAGINAIRES LUNAIRE Imaginaires lunaires Objectifs : - Découvrir comment on imaginait la conquête spatiale dans le passé - Retracer les différentes missions robotiques menées sur la Lune après les derniers voyages habités et découvrir les projets futurs Très tôt les hommes ont souhaité se rendre sur la Lune. Un audiovisuel apprend au visiteur dans une première partie comment les soviétiques imaginaient le voyage vers la Lune en 1950. Il enchaine ensuite avec un historique des missions, habitées ou automatiques, à destination de la Lune de 1959 à 2009. Puis une partie imaginaire modélise les intentions des scientifiques pour les futurs vols lunaires. L’audiovisuel est accompagné d’une fresque historique, qui fait suite à la fresque de la partie Conquêtes Lunaires, et qui débute en 1994, année où les missions vers la Lune ont repris. Elle présente également les dates butoirs et les objectifs de programme spatiaux actuels. Reprises des projets lunaires Après l’arrêt des missions Apollo, deux facteurs ont influencé la perte d’intérêt pour les projets lunaires. Dans un premier temps, soviétiques et américains ont créé, en 1975, un programme spatial commun. Ensuite, l’intérêt, une fois ce programme commun lancé, s’est porté sur les autres planètes du système solaire, avec notamment l’envoi de sondes et la construction de stations spatiales. Les projets ont repris en 1994 avec la sonde Clémentine. Cette mission avait pour but de tester de nouveaux capteurs, en observant la Lune et un astéroïde qui passait à proximité de la Terre. Clémentine fut la première sonde à fournir des images du pôle Sud de la Lune. Ces images ont permis de détecter la possible présence d’eau sous forme de glace au fond de cratères jamais ensoleillés. Cette découverte a relancé l’intérêt pour la Lune et de nouveaux programmes ont dès lors été lancés. L’imaginaire post-Apollo (plans intégrés) De nombreux programmes spatiaux ont existé par le passé, mais sont restés sur le papier. Pendant le programme Apollo déjà, juste après le succès d’Apollo 11, Werner Von Braun s’est penché sur un plan intégré s’étalant jusqu’en 1990. Expérience Lune / Document d’accompagnement 23 Ce plan intégré reposait sur la ré employabilité et l’interchangeabilité des composants des diverses structures envoyées dans l’espace. Ceci devait permettre de réduire les coûts de production, de 10 à 1000 fois moins chers selon les composants. Von Braun découpe son plan en 4 secteurs d’activité et en périodes de 5 ans. Mais les coupes budgétaires en 1972, en lien avec l’arrêt du programme Apollo, ont relégué Von Braun à un poste honorifique, et le plan intégré a été arrêté. D’autres plans intégrés ont vu le jour, comme celui de l’entreprise Rockwell International en 1989. Certaines des étapes décrites par ce programme ont eu lieu, comme le télescope Hubble, ou des projets internationaux comme la Station Spatiale Internationale, mais d’autres prévisions paraissent aujourd’hui farfelues. Par exemple, ce plan prévoyait l’installation d’une base lunaire en 2008, et une mission habitée vers Mars en 2021. Contenus supplémentaires https://cnes.fr/fr/web/CNES-fr/905-smart-1-leurope-dans-la-course-a-la-lune.php Objectifs de SMART-1 (appareillage, …) http://www.solidariteetprogres.org/groupe-espace/considerations-generales/lesfondamentaux-de-l-exploration-spatiale/article/le-plan-integre-1970-1990-de-werner-vonbraun.html Comment on imaginait la conquête spatiale après Apollo (plan intégré) https://spatiales.wordpress.com/2012/10/14/non-histoires-de-la-conquete-du-systemesolaire-les-missions-de-papier/ Plan intégré de 1989 (agrandissement du poster dans le dossier Contenu > Imaginaires Lunaires > Imaginaires Lunaires > space-plan) http://www.wired.com/tag/beyond-apollo/page/1 (ANGLAIS) Blog regroupant des articles sur des projets n’ayant pas vu le jour Dans Contenu > Imaginaires Lunaires > Imaginaires lunaires Tableau récapitulatif du plan intégré de Werner Von Braun Expérience Lune / Document d’accompagnement 24 Moon Base 2 Objectif : - Visualiser les modélisations de la future base lunaire - Découvrir les conditions nécessaires à l’installation d’une base lunaire - D’une base lunaire à une ville lunaire Le futur de l’exploration lunaire habitée pourrait être la construction d’une base scientifique au pôle sud de la Lune. De nombreuses études sont menées sur la manière de construire cette base et sur les matériaux à utiliser. Une maquette permet aux visiteurs de visualiser ce projet de base, et l’audiovisuel l’accompagnant permet de se renseigner sur la méthode de construction. Un panneau accompagne ces éléments visuels, résumant les caractéristiques techniques de la base et de son installation. Un second panneau évoque la possibilité de construire une ville lunaire, toujours réservée à la science. Cet avant poste humain est aussi une manière de se préparer à envoyer des missions habitées vers d’autres planètes, en utilisant la Lune comme escale. Etablir une base lunaire Extrait du site de l’ESA « La sélection des sites d'alunissage repose sur des critères, tels que l'importance scientifique de la zone, la facilité d'alunissage ainsi que l'aisance opérationnelle, et, dans le cas où le site choisi est destiné à devenir une base humaine, la disponibilité des ressources lunaires. » Bernard Foing, directeur du Groupe international d'exploration lunaire de l'ESA : "La Lune est pleine de ressources. Aux pôles de la lune, nous avons trouvé des glaces et des endroits qui sont presque toujours au soleil et ces derniers peuvent nous fournir des ressources que nous pouvons utiliser pour construire ou soutenir la vie des astronautes dans cette base lunaire." Les projets de base lunaire, et à plus grande échelle de village lunaire, ont donc pour objectif de se poser sur le pôle sud de la Lune, pour utiliser les ressources qui s’y trouve. Cela permet de diminuer la puissance de la fusée nécessaire au décollage en diminuant la masse à envoyer. Pour avoir moins de matériaux à transporter, la construction de la base lunaire est étudiée. Le scénario le plus étudié est d’utiliser les roches lunaires pour imprimer en 3D la base autour d’une structure gonflable. Aidan Cowley, chercheur irlandais de l'ESA : "Un rover se poserait sur la surface de la Lune, il libérerait un dôme gonflable - un peu comme un ballon - et ensuite, les rovers commenceraient à construire un deuxième dôme de protection tout autour du premier où Expérience Lune / Document d’accompagnement 25 s'installeraient les astronautes. Donc on dispose une couche de poussière, on agglomère, on met une autre couche de poussière, on agglomère et on procède comme cela jusqu'à ce qu'on ait fini de bâtir tout type de structure." Se protéger sur la Lune Pour s’installer sur la Lune, les astronautes devront se protéger de la poussière lunaire. Celle-ci est extrêmement abrasive, et se fixe fortement aux combinaisons spatiales. Elle peut donc se retrouver en grande quantité dans les espaces de vie, représentant un danger à la fois pour les astronautes et pour les équipements. La poussière, en suspension dans la base lunaire, pourrait être inhalée et endommager les poumons. La poussière a également un effet ponceuse, lors des missions Apollo elle avait griffé les optiques et les métaux. Elle risque donc d’endommager les équipements. La base et le futur scaphandre lunaire doivent être construits de manière à empêcher la poussière d’entrer dans la base. Paradoxalement, la poussière lunaire pourrait servir à protéger les astronautes d’un autre danger, les rayonnements cosmiques. Une étude de J. Miller, Lunar soil as shielding against space radiation, a ainsi permis de révéler qu’une épaisseur d’environ 40 cm de poussière lunaire permettrait de protéger les astronautes d’une grande partie des rayonnements cosmiques, et de ne laisser passer que peu de radiation résiduelle. Ceci explique l’utilisation de la poussière lunaire pour l’impression 3D de la base lunaire. Contenus supplémentaires http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Un_village_sur_la_Lune Vidéo reportage avec interview et modélisation d’un village lunaire. https://www.youtube.com/watch?v=qYW4rTrAA5I Eau sur la Lune (observé par LRO) http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Engineering_Technology/Building_a_lunar_base_ with_3D_printing (ANGLAIS) Imprimer une base lunaire en 3D http://www.astrosurf.com/luxorion/toxicite-poussiere-lunaire.htm Toxicité poussière lunaire http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-laterre/seconde/video/habiter-la-lune Vidéo installer une base lunaire Activités supplémentaires http://www.scienceinschool.org/sites/default/files/issuePdf/issue31.pdf (ANGLAIS) Activité organiser un voyage lunaire (page 18 du magasine, page 20 du PDF) Expérience Lune / Document d’accompagnement 26 Le Module Lunaire (LM) Objectif : - Découvrir l’habitat des astronautes s’étant rendus sur la Lune Une maquette à l’échelle au 1/48eme du Module Lunaire « Eagle » d’Apollo 11 permet aux visiteurs de découvrir l’habitat des astronautes lunaires il y a un demi siècle. Un panneau accompagne la maquette, et donne des informations sur l’utilisation du Module Lunaire, ses caractéristiques, et détails les différents modules qui ont été utilisé, puisque chaque mission avait son propre module. Le module Lunaire Apollo En juillet 1962, lorsque le scénario du Rendez-vous Orbital Lunaire est adopté, la NASA lance un appel d’offres auprès de 11 sociétés aérospatiales américaines. Le 7 novembre 1962, l’appel d’offre est remporté par la société Grumman, et la conception du module peut commencer : elle durera 2 ans. Par la suite, la fabrication et les tests du module prendront aussi 2 ans. (Voir le documentaire dans les contenus supplémentaires). Le LM est composé de deux parties : l’étage de descente et l’étage de remontée. L’étage de descente permet de poser le module lunaire sur la Lune. Pour cela, il dispose d’un moteur fusée dont la direction et la puissance peuvent être modulées, ce qui permet d’optimiser la trajectoire et de se poser en douceur. L’étage de descente a aussi pour rôle de transporter le matériel scientifique et les consommables sur la Lune, afin de ne pas alourdir l’étage de remontée. L’étage de remontée est composé d’une cabine pressurisée, lieu où se reposent les astronautes lorsqu’ils ne sont pas en excursion sur la Lune. Les astronautes n’ont donc pas à porter leur combinaison spatiale dans le module puisqu’il est pressurisé, c’est-à-dire qu’on y a introduit de l’air. L’étage de remontée possède un moteur à puissance constante, la trajectoire retour vers le module de commande étant plus simple. Le moteur ne peut pas non plus changer de direction, les ajustements de la trajectoire sont gérés par des moteurs localisés à chaque angle de l’étage de remontée. Pour rejoindre le module de commande resté en orbite, l’étage de remontée se sépare de l’étage de descente, qui sert alors de plate-forme de lancement. La remontée se fait verticalement dans un premier temps, jusqu’à une orbite située à 75 km d’altitude, puis les pilotes du module de commande et du module lunaire rapproche les deux vaisseaux. Le module lunaire n’est pas ramené sur Terre, il est déchargé puis séparer du module de commande, après quoi il s’écrasera sur la Lune. Expérience Lune / Document d’accompagnement 27 Contenus supplémentaires https://www.youtube.com/watch?v=7866ixz57aM Documentaire sur le développement du LM + comment il a permis de sauver les astronautes de la mission Apollo 13 http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_US/apollo/vaisseaux/lunar_module/LM_de veloppement.htm Dossier complet sur le Module Lunaire Activités supplémentaires Dans Contenu>Imaginaires Lunaires>LM Maquette du LM Expérience Lune / Document d’accompagnement 28 Devenez architecte lunaire Objectif : - Stimuler l’imagination pour construire et visualiser sa propre base lunaire De nombreux éléments sont à disposition du visiteur pour qu’il construise sa propre base dans un décor lunaire. Une fois terminée, la base peut-être visualisée sur un écran grâce à une caméra coulissante. Expérience Lune / Document d’accompagnement 29 Ateliers/animations ASTROJUMP (en option) Objectif : - Simuler une marche lunaire L’AstroJump est en option sur l’exposition Expériences Lunaires, l’appareil est réservé aux enfants de plus de 1m20. Le dispositif est poussé par un animateur formé pour son utilisation. Grâce à l’AstroJump, les enfants peuvent expérimenter la légèreté de la marche lunaire. Sur la Lune, la gravité est plus faible que sur Terre, ce qui veut dire que le poids des astronautes est également plus faible. L’AstroJump simule cette différence de poids. Expérience Lune / Document d’accompagnement 30 Pour aller plus loin Jeunesse : Le site ESA kids propose du contenu sur les lanceurs, sur la Lune… http://www.esa.int/esaKIDSfr/index.html Le site CNES pour les jeunes https://jeunes.cnes.fr/fr Des articles, des activités et des jeux classés par âge. Dossier sur la Lune (enfant) http://www.astrosurf.com/luxorion/astro-enfant-lune.htm Tout Public : https://www.youtube.com/playlist?list=PLSUVSwfxJCQQbwebGS5anulZF82dDzhw Série de documentaire « à la conquête de la Lune » Site de FranceTV http://education.francetv.fr/tag/lune Propose des dossiers, des vidéos et des applications sur le thème de la Lune Extraits du C’est pas Sorcier sur la Lune https://www.youtube.com/watch?v=V60UrRY5L-k Formation de la Lune, marées, phases de la Lune, face visible et face cachée, éclipses. Articles en lien avec la Lune http://www.sciencesetavenir.fr/tag/lune Expérience Lune / Document d’accompagnement 31 Public averti : Dossier sur la Lune http://www.astrosurf.com/luxorion/menu-lune.htm Expérience Lune / Document d’accompagnement 32