EXPERIENCE LUNE

Transcription

EXPERIENCE LUNE
KIT
PEDAGOGIQUE
EXPERIENCE LUNE
Document d’accompagnement
Ce kit pédagogique est à l’attention des personnels des lieux d’accueil de l’exposition Expérience Lune. Il propose des
contenus à exploiter avec l’exposition pour préparer au mieux la visite des publics.
Le kit est composé :


du présent document d’accompagnement, qui associe à chaque élément d’exposition…
…des documents et/ou activités pédagogiques
Sommaire
PRESENTATION DE L’EXPOSITION ................................................... 2
DESCRIPTION .............................................................................................................................. 2
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES............................................................................................................. 3
PLAN DE L’EXPOSITION .................................................................................................................. 3
FICHES MANIPES ............................................................................ 4
ESPACES D’EXPOSITION ................................................................................................................. 4
CONQUETES LUNAIRES .................................................................................................................... 4
Conquêtes lunaires ...................................................................................................................................................... 4
Lanceurs lunaires ......................................................................................................................................................... 7
Souvenirs lunaires ........................................................................................................................................................ 9
Ce qu’a dit le premier ................................................................................................................................................ 10
Ce qu’on dit les autres ............................................................................................................................................... 11
Lunoscope .................................................................................................................................................................. 12
EXPERIENCES LUNAIRES ................................................................................................................ 14
Map’ Lune .................................................................................................................................................................. 14
Le mystère des odeurs lunaires ................................................................................................................................. 16
Histoires de scaphandres ........................................................................................................................................... 18
Terre/Lune/Soleil ....................................................................................................................................................... 20
IMAGINAIRES LUNAIRE .................................................................................................................. 23
Imaginaires lunaires ................................................................................................................................................... 23
Moon Base 2 .............................................................................................................................................................. 25
Le Module Lunaire (LM) ............................................................................................................................................. 27
Devenez architecte lunaire ........................................................................................................................................ 29
ATELIERS/ANIMATIONS ............................................................................................................... 30
ASTROJUMP (en option) ................................................................................................................ 30
POUR ALLER PLUS LOIN ................................................................ 31
Expérience Lune / Document d’accompagnement
1
Presentation de l’exposition
Description
Un contexte historique
L’exposition Expérience Lune propose aux visiteurs de
découvrir ou redécouvrir l’aventure spatiale en
s’intéressant particulièrement au satellite naturel de la
Terre, la Lune.
La course à l’espace a opposé l’Union soviétique et les
Etats-Unis durant de nombreuses années, de 1957 à
1975, en plein contexte de Guerre Froide. Il s’agissait
pour chacun des deux pays de s’opposer pacifiquement
Photographie de Neil Armstrong lors de la pour mettre en évidence leur maîtrise et leur supériorité
mission Apollo 11 © NASA
dans le domaine de l’astronautique. Pour y arriver, les
objectifs étaient nombreux : mise en orbite de satellites artificiels, envoyer des hommes dans
l’espace, envoi de sonde vers d’autres planètes… La course à l’espace a culminé avec l’objectif de la
Lune. Si la Russie a longtemps dominé la course à la Lune en prenant les premières photos de sa
phase cachée et en déposant des véhicules non habités à sa surface, ce sont les Américains qui ont
les premiers envoyé trois hommes à proximité de la Lune. La consécration est arrivée le 21 juillet
1969 quand la mission Apollo 11 s’est posée sur le sol lunaire avec succès. L’évènement a été
retransmis en direct à la télévision dans plusieurs pays, dont la France.
Focus sur la Lune
Le Thème central de l’exposition est la Lune. Les missions
Apollo, entre autres, ont permis de récupérer de nombreux
échantillons et d’accumuler des connaissances sur la
géographie lunaire. L’exposition propose au visiteur de la
découvrir à l’aide d’une Map’Lune, qui lui permet d’explorer la
Lune en volume mais aussi d’afficher le nom de mers et les Planisphère de la Lune obtenu en
associant 15000 photographies prises par
différents sites d’alunissage.
la sonde LRO © NASA
Différents panneaux présentent la Lune et ses caractéristiques, de son histoire à sa composition.
Des expériences interactives pour le jeune public
Plusieurs manipes (manipe : élément interactif) s’adressent au jeune public pour lui permettre d’en
apprendre plus sur notre Lune. L’interactivité est au centre de ces manipes, qui les invite à découvrir
les odeurs de la Lune, les différentes éclipses ou à construire leur propre base lunaire. Un simulateur
de marche lunaire leur permet également de ressentir la sensation de légèreté que seuls les
astronautes des missions Apollo ont pu expérimenter (en option).
Expérience Lune / Document d’accompagnement
2
Objectifs pédagogiques
Le principal objectif de l’exposition Expérience Lune est de plonger le visiteur dans une ambiance
lunaire pour en apprendre plus sur cet astre. L’exposition veut familiariser le visiteur avec l’histoire
et la géographie de la Lune, ainsi que les liens que l’homme entretient avec elle.
L’exposition propose de retracer l’historique de la course à la Lune en s’intéressant aux missions
Apollo, et tout particulièrement à Apollo 11 dont il pourra voir un film d’archives. Le visiteur sera
plongé dans l’ambiance de ces conquêtes spatiales, notamment grâce aux répliques d’objets que les
astronautes ont laissés sur la Lune.
Le visiteur sera amené à se familiariser avec les différentes caractéristiques de la Lune, dont son
absence d’atmosphère qui a contraint les astronautes à utiliser un scaphandre, et sa gravité réduite
responsable de la marche légère mais maladroite des astronautes. Les enfants pourront même s’y
essayer grâce à l’AstroJump Junior (en option).
L’exposition est aussi tournée vers le futur, et amène le visiteur à s’intéresser à la construction d’une
base lunaire, et à plus grande échelle d’une ville lunaire.
Dans l’ensemble, le visiteur est amené à redécouvrir la Lune, qu’il observe tous les jours mais dont il
peut ignorer certaines caractéristiques.
Plan de l’exposition
L’exposition Expérience Lune contient trois zones :
 La zone Conquêtes Lunaires qui retrace la course à la Lune dans laquelle se sont lancés les
soviétiques et les américains.
 La zone Expériences Lunaires qui donne quelques caractéristiques intéressantes de la Lune
comme sa géographie et son odeur.
 La zone Imaginaires Lunaires qui retrace la façon dont on imaginait les voyages vers la Lune
et qui propose aux enfants et aux familles de construire leur propre base lunaire.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
3
Fiches Manipes
Espaces d’exposition
CONQUETES LUNAIRES
Conquêtes lunaires
Objectifs :
- Retracer l’histoire de la course à la Lune, depuis le premier satellite mis en orbite aux
dernières missions lunaires.
- Découvrir le déroulé des missions Apollo, principalement Apollo 11, grâce à des films
méconnus.
Le visiteur est invité à retracer l’histoire de la
course à la Lune dans laquelle se sont lancés
les Etats-Unis et l’URSS. Chaque étape de
cette conquête est résumée sur une fresque,
des premiers satellites mis en orbite aux
missions humaines sur la Lune.
Les missions Apollo, et en particulier Apollo
11, est résumée dans un film qui retrace le
déroulé de ces mission. Les clips utilisés ont
été filmés par les astronautes eux-mêmes.
Un décor panoramique, représentant un
paysage lunaire, permet de plonger le visiteur dans l’ambiance lunaire lors du visionnage du film.
Contexte de la course à la Lune
La conquête spatiale commence après la seconde guerre mondiale, en plein contexte de guerre
froide entre les blocs soviétiques et américains. Les avancées technologiques qui ont profité au
secteur militaire dans les années 40 sont réutilisées pour s’arracher à l’attraction terrestre et se
rendre pour la première fois dans l’espace.
Avant l’intérêt scientifique des missions spatiales, la course à l’espace est motivée par des raisons
politiques. Les deux puissances peuvent ainsi afficher leur avancée technologique et influencer
l’opinion publique en mettant en avant le rayonnement technologique du pays.
Le début de la conquête spatiale est dominé par les succès soviétiques, qui réussissent avant les
américains à mettre des satellites en orbite et à envoyer des sondes vers et sur la Lune. Ils font
également mieux que les américains en envoyant le premier homme (et plus tard la première
femme) dans l’espace.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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En 1961, en réponse à cette prédominance des réussites soviétiques, les américains lancent le
programme Apollo et le président de l’époque, John F. Kennedy, fixe l’objectif d’envoyer un homme
sur la Lune, et de le ramener sain et sauf, avant la fin de la décennie. Il mourra 6 ans avant de voir
l’accomplissement du programme.
Le programme Apollo
En 1961, le programme Apollo commence avec le choix de la stratégie à adopter pour se rendre sur
la Lune. Trois propositions avaient émergé dès 1959, mais leur évolution n’était pas très avancée. Les
Etats-Unis n’ayant effectué leur premier vol habité qu’après la déclaration du président américain, ils
n’avaient pas les connaissances nécessaires pour évaluer les trois scénarios proposés.
Les scénarios étaient l’envoi d’un vaisseau entier sur la Lune, nécessitant un lanceur pouvant
déplacer de très grandes masses ; le rendez-vous orbital terrestre, avec l’assemblage du vaisseau en
orbite terrestre avant que celui-ci ne se rende sur la Lune ; et le rendez-vous orbital autour de la
Lune, qui utilise un vaisseau plus petit qui se sépare une fois en orbite lunaire.
Après plus d’un an d’études et de heurts entre autorités et scientifiques de la NASA, le scénario
adopté est le rendez-vous orbital autour de la Lune. La fabrication des vaisseaux et des lanceurs est
donc lancée. Le vaisseau des missions Apollo est ainsi composé de trois parties : le module de
commande, le module de service et le module lunaire en deux étages.
Les missions d’essai ont commencé avec des tests en orbite terrestre du matériel et des missions de
répétition en orbite lunaire. Le 27 janvier 1967, les tests de la première mission habitée débutent.
Malheureusement un incendie se déclenche dans la capsule et les astronautes meurent asphyxiés. La
mission est rétrospectivement nommée Apollo 1 en honneur des astronautes perdus lors de ces
tests. Cet incident retarde le programme de 18 mois.
Les missions d’essai habitées reprennent fin 1968 avec Apollo 7. Le vaisseau orbital est testé en
orbite terrestre pour assurer la réussite d’une mission lunaire, incluant le retour des astronautes. La
mission Apollo 11 est lancé le 16 juillet 1969, et les Etats-Unis atteignent leur objectif : ils ont envoyé
des hommes sur la Lune avant la fin des années 60.
A la suite d’Apollo 11, six missions seront lancées avec pour destination la Lune. Toutes à l’exception
d’Apollo 13 réussiront à alunir et à mener des missions scientifiques de plus en plus complexes. Les
équipages des trois dernières missions (Apollo 15 à 17) sont même équipés d’une jeep lunaire qui
leur permet de parcourir de longues distances.
Apollo 13 n’a pas non plus été un échec total. Malgré le dysfonctionnement qui a entraîné l’explosion
du réservoir d’oxygène, les astronautes ont été ramenés sur Terre sain et sauf grâce au Module
Lunaire qui leur a permis de survivre (voir série de documentaire Conquête Spatiale, partie Module
Lunaire).
Ces nombreuses missions ont permis d’installer plusieurs réflecteurs lasers sur la Lune, grâce auquel
la distance Terre/Lune a pu être mesurée avec une précision de 45 km, ainsi que des sismogrammes
pour mesurer l’activité de la Lune. De nombreux prélèvement rocheux ont été effectués, et leur
analyse a permis d’en apprendre plus sur la formation de la Lune et de la Terre. A ce jour, plus de
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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80% des roches lunaires sont conservées par la NASA pour de futures analyses. Ce patrimoine de
l’Humanité est conservé au Johnson Space Center de Houston.
Contenus supplémentaires
 http://airandspace.si.edu/exhibitions/apollo-to-the-moon/online/ (ANGLAIS)
Contenu d’une exposition du National Air and Space Museum sur Apollo
 http://www.nasa.wikibis.com/programme_apollo.php
Détails du programme Apollo
 http://www.de-la-terre-a-la-lune.com/apollo.php?page=apollo_1_page_1
Détails Apollo 1
 http://www.cieletespace.fr/node/9238
Reconstitution de la descente (vidéo NASA) et information de durée

http://www.rtl.fr/actu/sciences-environnement/pourquoi-ne-sommes-nous-jamaisretourne-sur-la-lune-7777439363
Contexte politique, vidéo du discours de J.F. Kennedy
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Lanceurs lunaires
Objectif :
- Connaître les caractéristiques des différents lanceurs et dans quel but ils sont utilisés
Deux silhouettes des lanceurs Ariane 5 et Saturn 5 sont représentées à l’échelle 1/40 eme. Elles sont
accompagnées de fiches techniques donnant les caractéristiques des deux fusées. Le visiteur peut
ainsi comparer un lanceur actuel au lanceur ayant amené des hommes sur la Lune, même si le but
des deux lanceurs est différent.
Les termes fusées et lanceurs désignent le même objet. Fusée est le terme utilisé dans le langage
courant, alors que les scientifiques utilisent lanceur.
Les lanceurs
Extrait de l’encyclopédie Larousse :
« Historique
Le Russe K. Tsiolkovski fut, à la fin du XIXe s., le premier à comprendre l'utilité des fusées pour la
propulsion dans l'espace et à jeter les bases théoriques de leur utilisation en astronautique. Ces
recherches théoriques furent développées au début du XXe s. par d'autres précurseurs, tels R.
Esnault-Pelterie en France et H. Oberth en Allemagne. Les premières expérimentations de fusées
eurent lieu durant l'entre-deux-guerres en U.R.S.S., aux États-Unis et en Allemagne. Poursuivies après
la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis et en U.R.S.S. (qui récupérèrent le matériel et les
ingénieurs allemands), elles aboutirent à la mise au point de missiles balistiques, puis des premiers
lanceurs spatiaux (fusée intercontinentale soviétique R7 ou Semiorka, lanceurs américains AtlasCentaur, Atlas-Agena, Thor-Delta, etc.). Le premier satellite artificiel fut placé en orbite par l'U.R.S.S.
le 4 octobre 1957.
Structure
La silhouette d'une fusée est celle d'un long cylindre, haut de 30 à 60 m pour les fusées actuelles
(110 m pour les fusées historiques) avec, au sommet, protégée par une coiffe, la charge utile,
composée de un ou de plusieurs satellites et, à la base, un groupe de moteurs-fusées assurant la
propulsion dans l'atmosphère et dans le vide. Les fusées décollent toujours verticalement, leur
déplacement étant obtenu par éjection, vers l'arrière, à vitesse très élevée, d'importantes quantités
de gaz produits par les moteurs. Ceux-ci brûlent divers ergols, solides (poudres) ou liquides selon les
modèles. Les ergols constituent l'essentiel de la masse d'une fusée au moment de son décollage.
Pour des raisons d'efficacité, une fusée comprend toujours plusieurs étages, le plus souvent trois, qui
fonctionnent successivement et sont largués une fois vides. La gamme des lanceurs consommables
disponibles aujourd'hui s'échelonne entre le petit lanceur israélien Shavit, capable de satelliser une
charge utile de 160 kg en orbite basse autour de la Terre, et les puissants lanceurs du type Ariane 5
(Europe), Falcon 9 (États-Unis) ou Proton (Russie) qui peuvent emporter jusqu'à une vingtaine de
tonnes en orbite basse. »
En savoir plus sur
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/lanceur_spatial/64562#jX6UXpprsrmXCrYf.99
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Fonctionnement
Extrait du site du CNES
« Tous les objets de l’Univers s’attirent entre eux, celui qui a la plus forte masse amenant l’autre à
lui. C’est la loi universelle de la gravitation. C’est elle qui maintient les planètes en bon ordre autour
du Soleil, c’est aussi elle qui fait que nous gardons nos pieds sur Terre. Ce phénomène s’atténue
lorsqu’on s’éloigne de l’objet massif. Ainsi, tous les 32 km au-dessus du sol, l’attraction terrestre
diminue de 1%. Vers 400 km d’attitude, elle a perdu 10 % de sa valeur.
S’arracher à l’attraction terrestre et vaincre la résistance de l'air nécessite donc de développer
beaucoup d’énergie et une vitesse 100 fois supérieure à celle d’un TGV. C’est le cas du lanceur, la
seule machine capable de remplir ces conditions. Son rôle est donc de donner une vitesse suffisante
au satellite pour qu'il reste en orbite autour de la Terre et "tombe" ainsi en permanence autour
d'elle, attiré par sa gravité. »
Les lanceurs s’arrachent à l’attraction terrestre grâce au principe de l’action-réaction. Envoyer un
projectile avec suffisamment de force suffit à déplacer un véhicule, les lanceurs éjectent donc de
grandes quantités de gaz pour se mettre en mouvement. Imaginez un pommeau de douche, si la
pression de l’eau est suffisamment forte, le pommeau se déplacera dans la direction opposée.
Futurs lanceurs pour des longues missions habitées
Plusieurs pays développent de nouveaux lanceurs pour envoyer de nouveau des équipages au delà
de l’orbite terrestre. Ce sont les Etats-Unis, avec la Space Launch System (SLS), la Russie et la Chine.
Contenus supplémentaires
 https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/8139-5432de-l-assemblage-au-lancement.php
Comment fonctionne le lanceur, comment il s’arrache à l’attraction terrestre…
 https://jeunes.cnes.fr/fr/web/CNES-Jeunes-fr/8248-visite-du-centre-spatial-guyanais.php
Animation qui présente le site de lancement en Guyane et le déroulé du lancement

https://www.nasa.gov/sites/default/files/files/SLS-Fact-Sheet_aug2014-finalv3.pdf
(ANGLAIS)
Document de la NASA sur le SLS et ses caractéristiques
Activités supplémentaires
 Dans Contenu>Conquêtes Lunaires>Lanceurs Lunaires
Maquette Ariane + 7 questions sur le lanceur
 Dans Contenu>Conquêtes Lunaires>Lanceurs Lunaires
Maquette Saturn V
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Souvenirs lunaires
Objectif :
- Découvrir les répliques d’objets laissés par les astronautes sur la Lune
Six missions Apollo ont aluni, et 12 hommes
ont ainsi pu marcher sur le sol lunaire pour
explorer et installer du matériel scientifique.
Lors de leurs séjours sur la Lune, ils ont laissé
ou perdu des objets personnels, officiels ou
de « recherche », qui n’ont jamais été
récupérés depuis.
Ces objets se trouvent toujours sur le sol
lunaire, bien qu’altérés par les conditions
d’ensoleillement, et des répliques sont
présentées aux visiteurs, accompagnées d’un
cartel explicatif.
Contenus supplémentaires
 https://www.youtube.com/watch?v=vb2GDgTGa3g
Mise en évidence de la chute des corps dans le vide
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Ce qu’a dit le premier
Objectifs :
- En apprendre plus sur le premier homme ayant été sur la Lune et son équipage
- Redécouvrir ce qu’a dit le premier homme sur la Lune
Les premiers pas de l’homme sur la Lune ainsi
que ses premières paroles sont des moments
historiques. De nombreuses personnes ont
suivi la retransmission en direct du premier
alunissage, et la phrase de Neil Armstrong est
désormais célèbre. Elle est diffusée sur un
écran.
A côté de cet écran se trouve un panneau
recto verso présentant Neil Armstrong, mais
aussi l’équipage qui s’est rendu sur la Lune
avec
lui
et
quelques
informations
supplémentaires sur le déroulé de la mission.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Ce qu’on dit les autres
Objectifs :
- Découvrir les premières phrases des 12 astronautes s’étant rendus sur la Lune
- Découvrir la dernière phrase prononcée par un homme sur la Lune
- Retour sur une phrase iconique, Houston, nous avons un problème
Au total, 6 missions habitées ont atteint la
Lune. Chaque mission était composée de 3
astronautes, dont 2 allaient se poser sur le
sol lunaire. Même si la première phrase de
Neil Armstrong est la plus connue, ils ont
tous prononcé la leur. Ces premières phrases
et leur contexte lorsqu’il y en a un sont
toutes regroupées sur ce panneaux.
Toutes les missions Apollo et leurs équipages
sont regroupées dans un tableau indiquant
les caractéristiques des missions.
En plus des premières phrases, la dernière phrase jamais prononcée sur la Lune lors de la dernière
mission Apollo a également été retranscrite. La célèbre phrase « Houston, nous avons un problème »
est également expliquée et rattachée à son contexte.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Lunoscope
Objectif :
- Découvrir les différents sites d’alunissage
Plusieurs missions automatiques (Luna,
soviétique) et habitées (Apollo, américain) se
sont posées sur la Lune.
Le Lunoscope replace ces différents sites
d’alunissage et à l’aide d’un écran tactile, le
visiteur peut visionner un film d’archives en
cliquant sur les logos de mission.
Différents reliefs lunaires
Il est possible de retrouver différents reliefs sur la Lune, comme les mers et les cratères.
Les mers sont les larges étendues sombres, de 600km de diamètre en moyenne, que l’on voit à la
surface de la Lune. Elles se trouvent en majeure partie sur la face visible de la Lune et représente
40% de la surface de celle-ci (20% de la surface totale de la Lune).
Les mers ont été formées il y a plusieurs milliards d’années, alors que la Lune subissait de nombreux
impacts de météorites de très grandes tailles. Les bassins d’impacts ont été remplis de lave, qui en
refroidissant a formé des pierres basaltiques qui donne cette couleur sombre aux mers.
Il existe de nombreux types de cratères lunaires, certains ont une forme de bol, d’autres ont un fond
plat, et d’autres encore ont un piton central. Depuis la Terre, nous pouvons observer ceux d’un
diamètre supérieur au kilomètre, mais il en existe de nombreux autres, plus petits.
Tout comme les mers, les cratères se sont formés à la suite d’impacts de météorites, plus petites. Ces
impacts sont survenus plus tard dans l’histoire de la Lune, alors que son activité avait diminuée. Le
fond des cratères n’a dont pas été recouvert de lave, restant ainsi plus clair que les mers.
Pour en savoir plus sur la formation de la Lune, voir la fiche manipe Map’Lune.
L’exploration robotique lunaire
Avant d’envoyer des hommes sur la Lune, américains et soviétiques ont envoyé des sondes et des
robots. L’exploration robotique lunaire continue encore aujourd’hui, et d’autres pays se sont
intéressés à la Lune depuis la course à l’espace.
Les premiers à poser des sondes sur la Lune ont été les soviétiques, avec le programme Luna. Luna 1
fut la première sonde à survoler la Lune, Luna 2 s’est écrasé sur le sol lunaire, et la première sonde à
Expérience Lune / Document d’accompagnement
12
se poser sur la Luna a été Luna 9. Luna 16 est la première mission robotisée à ramener sur Terre des
échantillons de sol lunaire, elle s’est déroulée après Apollo 11.
Les américains ont eux aussi réussi à poser des sondes sur la Lune avec le programme Surveyor, qui
leur a permis de préparer l’alunissage des missions Apollo.
En 1970, le premier véhicule robotisé se pose à la surface de la Lune, Lunokhod (soviétique).
Ces missions robotiques ont non seulement permis de préparer les missions humaines, elles ont aussi
permis d’en apprendre plus sur la Lune, en prenant par exemple les premières photos de sa face
cachée.
Contenus supplémentaires

http://www.lecosmographe.com/blog/survol-hd-des-sites-dalunissage-dapollo-12-et-apollo15/
Photos LRO de deux sites d’alunissage et du matériel qui y reste
 http://www.cieletespace.fr/node/9303
Seul le drapeau US d’Apollo 11 n’est plus debout
 http://www.astrosurf.com/luxorion/lune-definition-reliefs2.htm
Plus d’informations sur les reliefs

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exploration_de_la_Lune#Liste_des_missions_spatiales_.C3.A0_
destination_de_la_Lune
Tableau regroupant les missions habitées et robotiques
Activités supplémentaires

(Activité site d’alunissage dossier Lunoscope ?)

Reporter les sites d’alunissage sur le planisphère lunaire qui se trouve dans Contenu >
Conquête Lunaire > Lunoscope
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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EXPERIENCES LUNAIRES
Map’ Lune
Objectifs :
- Découvrir les reliefs et les caractéristiques de la Lune
- Visualiser les mers, les montagnes et les sites d’alunissage
- Découvrir la face cachée de la Lune
La Map’Lune permet au visiteur de découvrir
la géographie lunaire. A la manière d’une
mappemonde, la Map’Lune tourne pour
visualiser la face visible mais aussi la face
cachée de la Lune.
Différents boutons permettent de faire
apparaître le nom des différents reliefs ou les
sites d’alunissage.
La Map’Lune est accompagnée d’un panneau
qui présente l’apport des missions Apollo sur
nos connaissances de la Lune, ses caractéristiques, comme ses dimensions, son âge estimé ou encore
ses mouvements de révolution et de rotation.
L’histoire de la Lune
La création de la Lune remonte, d’après l’hypothèse la plus acceptée, à la formation du système
solaire, il y a 4,6 milliards d’années. Les déchets résultant de la naissance du soleil se sont agglomérés
pour former les planètes. La Terre, tout juste formée, est entré en collision avec une planète de la
taille de Mars, nommée Gaïa. Le noyau de cette seconde planète a fusionné avec le noyau de la Terre
lors de l’impact, qui a généré des déchets qui se sont mis à orbiter autour de la Terre. La croute
terrestre s’est reformée, et les déchets se sont agglomérés, donnant naissance à la Lune.
Alors que la Lune était tout juste formée, et que sont activité interne était importante, des
météorites de grande taille l’ont percutée, formant les mers. Plus tard, d’autres impacts ont eu lieu,
formant les cratères, donnant à la Lune l’apparence que l’on connait aujourd’hui.
Les faces de la Lune
En observant la Lune tous les soirs, on se rend compte que l’on voit toujours la face recouverte de
mers. On l’appelle la face visible de la Lune. Sa face cachée nous est longtemps restée inconnue,
jusqu’à ce que les missions robotisées comme le programme Luna la photographie.
Si on ne voit jamais la face cachée de la Lune, c’est parce que sa rotation est synchrone. Elle met 28
jours pour faire le tour de la Terre. Dans le même temps, elle fait également un tour sur elle-même.
Les deux rotations se faisant dans le même sens, et à la même vitesse, on voit toujours la même face.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Contenus supplémentaires

http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-laterre/seconde/video/formation-de-la-lune-dans-le-systeme-solaire
Vidéo formation système solaire et système Terre Lune
 https://jeunes.cnes.fr/fr/rendez-vous-avec-la-lune
Vidéo évolution de la Lune (formation des mers et des cratères)
 http://www.fondation-lamap.org/fr/topic/12868
Pourquoi les astres sont-ils ronds ?
Activités supplémentaires
 http://www.espace-sciences.org/juniors/experiences/les-crateres-de-la-lune
Activité chute de météorites sur le sol lunaire
 http://nuit.mnhn.fr/fr/ressources/lune/
Observer la Lune, ses phases et sa cartographie

A l’aide du planisphère réalisé avec le Lunoscope, replacer les sites d’alunissage sur la
Map’Lune avant d’afficher les réponses (appuyer sur le bouton)
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Le mystère des odeurs lunaires
Objectif :
- Découvrir l’odeur de la Lune qu’on décrit les astronautes après leur séjour sur la Lune
Les astronautes de retour dans le module
lunaire on put sentir l’odeur de la poussière
lunaire qui s’était accrochée à leur
scaphandre. Quelle était cette odeur ?
Le visiteur est invité à sentir 4 odeurs pour
déterminer laquelle est celle de la Lune. Ils
peuvent soulever le cartel question pour
découvrir quelle est l’odeur qu’ils viennent
de sentir.
L’odorat et l’espace
L’odorat est le sens qui nous permet d’identifier
certains composés gazeux. Tous les gaz ne sont pas
odorant (exemple : dioxygène, monoxyde de
carbone…). Ce sens, peu développé chez l’homme,
aide les êtres vivants dans la chasse, pour échapper
aux prédateurs, dans la reproduction…
La reconnaissance olfactive se fait au niveau des
cils olfactifs, des terminaisons nerveuses sensibles
aux molécules odorantes. Le message nerveux est
ensuite transmis au cerveau via le nerf olfactif.
Dans l’espace, les fluides sont redirigés vers le haut
du corps, et entre autre vers la tête. Le nez des
astronautes est donc congestionné, et leur sens de
l’odorat est diminué.
L’odeur de la Lune et de l’espace
Les astronautes des missions Apollo ont pu sentir l’odeur de la Lune en rentrant dans le Module
Lunaire après une sortie. Les roches prélevées et la poussière qui s’était accrochée à leurs
combinaisons dégageaient alors une odeur de cendre mouillée et de résidus de poudres. L’odeur
était fugace, comme l’odeur des routes lors des premières pluies après un temps sec et orageux. Une
fois de retour sur Terre, les échantillons lunaires n’avaient plus d’odeur.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Cette odeur est caractéristique de la Lune. Dans l’espace, après une sortie extra-véhiculaire, les
astronautes des stations MIR et de l’ISS ont rapporté que leurs scaphandres sentaient la viande
grillée et le métal chauffé.
Lorsque les scientifiques cherchent à expliquer cette odeur de la Lune, ils évoquent des réactions
chimiques entre les roches lunaires et l’oxygène du Module Lunaire (pressurisé avant que les
astronautes n’enlèvent leurs scaphandres). Les réactions s’étant faites pendant le voyage retour des
astronautes, à leur arrivée sur Terre les pierres lunaires avaient perdu leur odeur caractéristique.
Pour les astronautes des stations spatiales, l’environnement spatial (les rayonnements cosmiques)
réagissent avec les combinaisons. L’odeur caractéristique de viande grillée provient donc des
combinaisons, et non du vide spatial.
Contenus supplémentaires
 http://www.space.com/26932-moon-smell-apollo-lunar-aroma.html (ANGLAIS)
Article sur l’odeur de la Lune

http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2006/30jan_smellofmoondust/
(ANGLAIS)
Article NASA sur l’odeur de la Lune
 http://www.ccftimisoara.ro/calderon/nouveau/Site%20clasa/siteul/odorat.html
Détails sur le fonctionnement de l’odorat
Expérience Lune / Document d’accompagnement
17
Histoires de scaphandres
Objectif :
- Découvrir les anciens et les futurs scaphandres lunaires
Devant un panorama lunaire, les visiteurs
peuvent prendre une photo souvenir en se
plaçant leur tête dans les visières des
scaphandres Apollo et Mark III. Les deux
silhouettes sont montées sur pied.
Un panneau accompagne le décor et les
scaphandres
pour
présenter
leurs
caractéristiques et les systèmes qui les
accompagnent.
Le scaphandre Apollo
Le scaphandre lunaire permet à l’astronaute de respirer sur la Lune, où il n’y a pas d’air. Il doit le
protéger des radiations UV et IR, des micrométéorites et des variations de températures sur la Lune.
Il est adapté au vide lunaire, et à sa gravité, 6 fois plus faible que sur la Terre. Le scaphandre est
composé de la combinaison en elle-même et d’un sac contenant tous les systèmes de survie, le
Portable Life Support System (PLSS).
La combinaison est composée du Pressure Garment Assembly (PGA), d’un casque et de gants
pressurisés.
Le scaphandre permet à l’astronaute de
supporter des températures de -179 à
+154 °C avec une autonomie de 6h30
(dont 2h de marge de sécurité).
La visière dorée des astronautes fait parti
du Lunar Extravehicular Visor Assembly
(LEVA) et protège les astronautes du
soleil.
L’ensemble PGA+PLSS est très lourd, 72
kg sur Terre, mais la gravité sur la Lune
est 6 fois moins importante, et les
astronautes ont l’impression de ne
porter que 12 kg.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
18
Pour chaque mission, plusieurs scaphandres étaient fabriqués. Chaque scaphandre étant unique et
fait sur mesure pour l'astronaute, ce sont en tout 165 combinaisons spatiales qui ont été fabriquées
entre Apollo 7 et Apollo 17.
Le scaphandre Mark III
Le scaphandre Mark III est un nouveau modèle de scaphandre lunaire américain. Il est composé de
parties souples et de parties rigides. Globalement, le Mark III est moins souple que le scaphandre
Apollo, mais il est articulé de manière à laisser une grande maniabilité à l’astronaute. Ils peuvent
ainsi effectuer certaines tâches, comme s’agenouiller pour récupérer un objet, qui étaient impossible
avec le scaphandre Apollo.
Les scaphandres américains actuellement utilisés par les astronautes pour sortir dans l’espace ont
une atmosphère composée à 100% d’oxygène qui oblige les astronautes à suivre un long protocole
de « pré-respiration », durant au moins une heure, pour éviter les accidents de décompression. Le
Mark III a une composition gazeuse plus proche de celle de l’atmosphère terrestre, ce qui permet de
ne pas avoir à suivre ce protocole.
Pour éviter de ramener de la poussière lunaire dans les habitats, l’entrée du Mark III est dorsale,
contrairement aux scaphandres Apollo et actuels qui sont en deux parties et s’enfilent par les
hanches. Grâce à une connectique adaptée, l’astronaute peut se « connecter » par l’arrière au futur
habitat lunaire et laisser le scaphandre à l’extérieur, limitant ainsi la quantité de poussière lunaire,
qui peut endommager la base (voir Moon Base 2).
Ce scaphandre est en test depuis 2004, et d’autres modèles sont développés et testés par la Nasa.
Contenus supplémentaires
 http://www.wired.com/2011/10/spacesuit-evolution (ANGLAIS)
Evolution des scaphandres
 http://capcomespace.net/dossiers/espace_US/apollo/astronautes/scaphandre/index.htm
Dossier complet sur le scaphandre Apollo
Expérience Lune / Document d’accompagnement
19
Terre/Lune/Soleil
Objectifs :
- Visualiser le fonctionnement des éclipses solaires et lunaires
- Connaître la configuration des 3 astres dans chaque cas
Un cartel permet de visualiser sur écran les
différents types d’éclipses, qu’elles soient
solaires ou lunaires ou même totales ou
partielles. Des vidéos modélisent les
mouvements des planètes pour comprendre
ce qu’il se passe.
Deux photos accompagnent l’animation sur
les éclipses, l’une représentant l’ombre de la
Lune sur la Terre, l’autre représentant une
éclipse de Soleil, vue depuis la Lune.
Phases de la Lune
La Lune n’émet pas sa propre lumière. Elle reflète la lumière du soleil. Elle a donc, comme la Terre,
une moitié jour et une moitié nuit : c’est cette première que nous observons depuis la Terre.
Pour un observateur terrestre, la Lune a différents aspects en fonction de sa position relative au
Soleil et à la Terre. Si elle se trouve derrière la Terre, un observateur de nuit verra entièrement sa
Expérience Lune / Document d’accompagnement
20
face éclairée, c’est la Pleine Lune. Si la Lune se trouve entre la Terre et le Soleil, un observateur
terrestre ne verra rien, car la phase éclairée de la Lune est tournée vers le Soleil, c’est la Nouvelle
Lune. Entre ces deux points, on observe une Lune plus ou moins pleine.
Pour distinguer le premier quartier (ou croissant) du dernier
quartier (ou croissant), il suffit de tracer une barre horizontale.
Si on voit un p, c’est le premier quartier (à droite), si on voit un
d, c’est le dernier quartier (à gauche).
Cette méthode fonctionne en France, mais en Australie par
exemple, le p correspond au dernier quartier et inversement.
Petite note de vocabulaire : Lune gibbeuse veut dire Lune
bombée.
Les différentes éclipses
Soleil, Terre et Lune bougent tous les trois ; et il arrive qu’un astre en occulte un autre : ce sont les
éclipses. Il en existe deux types.
Les éclipses solaires surviennent lorsque la Lune passe
entre la Terre et le Soleil et que les trois astres sont
parfaitement alignés. Dans certaines régions du monde, elle
masque alors intégralement le Soleil. Les observateurs
terrestres peuvent alors observer une éclipse partielle s’ils
se trouvent dans la zone de pénombre, ou totale s’ils se
trouvent dans la zone d’ombre de la Lune. Ce phénomène
s’observe lorsque la distance entre les trois astres est telle
que le Soleil et la Lune semblent avoir le même diamètre
(schéma du haut). Si la Lune apparait plus petite que le
Soleil, on observe une éclipse annulaire.
Lors de leur voyage retour vers la Terre, les astronautes
de la mission Apollo 12 ont put observer et
photographier une éclipse de soleil bien particulière.
Alors qu’ils quittaient la Lune, la Terre a complètement
occulté le Soleil, ne laissant apparaître qu’un halo de
lumière sur les contours de la Terre. Ce phénomène s’est
reproduit plusieurs fois depuis, mais aucun homme n’a
pu l’observer, seules quelques sondes, comme la sonde
japonaise Kaguya en 2009, ont pu prendre des photos.
Eclipse du Soleil par la Terre vue depuis Apollo 12,
novembre 1969. NASA
Lorsqu’une éclipse de ce genre se produit, depuis la
Terre on peut observer une éclipse lunaire.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
21
Lors d’une éclipse lunaire, la Lune passe dans le cône
d’ombre projeté par la Terre.
Depuis la Terre, on peut voir l’ombre de la Terre
progresser à la surface de la Lune et celle-ci se teint de
rouge. Les éclipses lunaires sont plus fréquentes que les
éclipses solaires car le cône d’ombre de la terre possède un diamètre 2,7 fois plus grand que celui de
la Lune, les trois astres n’ont donc pas besoin d’être parfaitement alignés. Tout comme pour les
éclipses solaires, il existe des éclipses lunaires totales ou partielles.
Précaution d’observation : les éclipses lunaires peuvent sans danger être observées à l’œil nu, avec
des jumelles ou avec un télescope. Pour les éclipses solaires en revanche, fixer le Soleil pourrait
endommager la rétine, il faut donc se protéger avec des lunettes spéciales de protection. Il est
également possible d’observer l’éclipse de manière indirecte pour ne pas s’abimer les yeux.
Contenus supplémentaires
 http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/QSeclipseSol.xml
Pourquoi il n’y a pas d’éclipse solaire à chaque nouvelle lune, ni d’éclipse lunaire à chaque pleine
lune.
 http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/ressource/PhasesLune.xml
Contenu enseignant pour préparer un cours sur les mouvements de la lune et les éclipses
 https://www.youtube.com/watch?v=vKAw_wrIr5s
Vidéo NASA (en anglais) sur une éclipse « supermoon »

http://www.sciencesetavenir.fr/decryptage/20150318.OBS4929/comment-observer-leclipse-sans-lunettes-de-protection.html
Observer une éclipse solaire sans lunettes spéciales de protection
Activités supplémentaires

Activité nommée séquence 12 dans Contenu > Expériences Lunaires > TerreLuneSoleil

Lunophase à construire dans Contenu > Expériences Lunaires > TerreLuneSoleil
 https://play.google.com/store/apps/details?id=com.universetoday.moon.free&hl=fr
Application Android Phases de la Lune (gratuit)

http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-la-terre/sixieme/jeu/leseclipses-solaires-et-lunaires
« Application » internet permettant de voir les configurations des 3 astres lors des phases de la lune
et des éclipses
Expérience Lune / Document d’accompagnement
22
IMAGINAIRES LUNAIRE
Imaginaires lunaires
Objectifs :
- Découvrir comment on imaginait la conquête spatiale dans le passé
- Retracer les différentes missions robotiques menées sur la Lune après les derniers
voyages habités et découvrir les projets futurs
Très tôt les hommes ont souhaité se rendre
sur la Lune. Un audiovisuel apprend au
visiteur dans une première partie comment
les soviétiques imaginaient le voyage vers la
Lune en 1950. Il enchaine ensuite avec un
historique des missions, habitées ou
automatiques, à destination de la Lune de
1959 à 2009. Puis une partie imaginaire
modélise les intentions des scientifiques
pour les futurs vols lunaires.
L’audiovisuel est accompagné d’une fresque
historique, qui fait suite à la fresque de la
partie Conquêtes Lunaires, et qui débute en 1994, année où les missions vers la Lune ont repris. Elle
présente également les dates butoirs et les objectifs de programme spatiaux actuels.
Reprises des projets lunaires
Après l’arrêt des missions Apollo, deux facteurs ont influencé la perte d’intérêt pour les projets
lunaires. Dans un premier temps, soviétiques et américains ont créé, en 1975, un programme spatial
commun. Ensuite, l’intérêt, une fois ce programme commun lancé, s’est porté sur les autres planètes
du système solaire, avec notamment l’envoi de sondes et la construction de stations spatiales.
Les projets ont repris en 1994 avec la sonde Clémentine. Cette mission avait pour but de tester de
nouveaux capteurs, en observant la Lune et un astéroïde qui passait à proximité de la Terre.
Clémentine fut la première sonde à fournir des images du pôle Sud de la Lune. Ces images ont permis
de détecter la possible présence d’eau sous forme de glace au fond de cratères jamais ensoleillés.
Cette découverte a relancé l’intérêt pour la Lune et de nouveaux programmes ont dès lors été lancés.
L’imaginaire post-Apollo (plans intégrés)
De nombreux programmes spatiaux ont existé par le passé, mais sont restés sur le papier. Pendant le
programme Apollo déjà, juste après le succès d’Apollo 11, Werner Von Braun s’est penché sur un
plan intégré s’étalant jusqu’en 1990.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
23
Ce plan intégré reposait sur la ré employabilité et l’interchangeabilité des composants des diverses
structures envoyées dans l’espace. Ceci devait permettre de réduire les coûts de production, de 10 à
1000 fois moins chers selon les composants.
Von Braun découpe son plan en 4 secteurs d’activité et en périodes de 5 ans. Mais les coupes
budgétaires en 1972, en lien avec l’arrêt du programme Apollo, ont relégué Von Braun à un poste
honorifique, et le plan intégré a été arrêté.
D’autres plans intégrés ont vu le jour, comme celui de l’entreprise Rockwell International en 1989.
Certaines des étapes décrites par ce programme ont eu lieu, comme le télescope Hubble, ou des
projets internationaux comme la Station Spatiale Internationale, mais d’autres prévisions paraissent
aujourd’hui farfelues. Par exemple, ce plan prévoyait l’installation d’une base lunaire en 2008, et une
mission habitée vers Mars en 2021.
Contenus supplémentaires
 https://cnes.fr/fr/web/CNES-fr/905-smart-1-leurope-dans-la-course-a-la-lune.php
Objectifs de SMART-1 (appareillage, …)

http://www.solidariteetprogres.org/groupe-espace/considerations-generales/lesfondamentaux-de-l-exploration-spatiale/article/le-plan-integre-1970-1990-de-werner-vonbraun.html
Comment on imaginait la conquête spatiale après Apollo (plan intégré)

https://spatiales.wordpress.com/2012/10/14/non-histoires-de-la-conquete-du-systemesolaire-les-missions-de-papier/
Plan intégré de 1989 (agrandissement du poster dans le dossier Contenu > Imaginaires Lunaires >
Imaginaires Lunaires > space-plan)
 http://www.wired.com/tag/beyond-apollo/page/1 (ANGLAIS)
Blog regroupant des articles sur des projets n’ayant pas vu le jour
 Dans Contenu > Imaginaires Lunaires > Imaginaires lunaires
Tableau récapitulatif du plan intégré de Werner Von Braun
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Moon Base 2
Objectif :
- Visualiser les modélisations de la future base lunaire
- Découvrir les conditions nécessaires à l’installation d’une base lunaire
- D’une base lunaire à une ville lunaire
Le futur de l’exploration lunaire habitée
pourrait être la construction d’une base
scientifique au pôle sud de la Lune. De
nombreuses études sont menées sur la
manière de construire cette base et sur les
matériaux à utiliser.
Une maquette permet aux visiteurs de
visualiser ce projet de base, et l’audiovisuel
l’accompagnant permet de se renseigner sur
la méthode de construction.
Un panneau accompagne ces éléments
visuels, résumant les caractéristiques techniques de la base et de son installation. Un second
panneau évoque la possibilité de construire une ville lunaire, toujours réservée à la science. Cet
avant poste humain est aussi une manière de se préparer à envoyer des missions habitées vers
d’autres planètes, en utilisant la Lune comme escale.
Etablir une base lunaire
Extrait du site de l’ESA
« La sélection des sites d'alunissage repose sur des critères, tels que l'importance scientifique de la
zone, la facilité d'alunissage ainsi que l'aisance opérationnelle, et, dans le cas où le site choisi est
destiné à devenir une base humaine, la disponibilité des ressources lunaires. »
Bernard Foing, directeur du Groupe international d'exploration lunaire de l'ESA : "La Lune est pleine
de ressources. Aux pôles de la lune, nous avons trouvé des glaces et des endroits qui sont presque
toujours au soleil et ces derniers peuvent nous fournir des ressources que nous pouvons utiliser pour
construire ou soutenir la vie des astronautes dans cette base lunaire."
Les projets de base lunaire, et à plus grande échelle de village lunaire, ont donc pour objectif de se
poser sur le pôle sud de la Lune, pour utiliser les ressources qui s’y trouve. Cela permet de diminuer
la puissance de la fusée nécessaire au décollage en diminuant la masse à envoyer.
Pour avoir moins de matériaux à transporter, la construction de la base lunaire est étudiée. Le
scénario le plus étudié est d’utiliser les roches lunaires pour imprimer en 3D la base autour d’une
structure gonflable. Aidan Cowley, chercheur irlandais de l'ESA : "Un rover se poserait sur la surface
de la Lune, il libérerait un dôme gonflable - un peu comme un ballon - et ensuite, les rovers
commenceraient à construire un deuxième dôme de protection tout autour du premier où
Expérience Lune / Document d’accompagnement
25
s'installeraient les astronautes. Donc on dispose une couche de poussière, on agglomère, on met une
autre couche de poussière, on agglomère et on procède comme cela jusqu'à ce qu'on ait fini de bâtir
tout type de structure."
Se protéger sur la Lune
Pour s’installer sur la Lune, les astronautes devront se protéger de la poussière lunaire. Celle-ci est
extrêmement abrasive, et se fixe fortement aux combinaisons spatiales. Elle peut donc se retrouver
en grande quantité dans les espaces de vie, représentant un danger à la fois pour les astronautes et
pour les équipements. La poussière, en suspension dans la base lunaire, pourrait être inhalée et
endommager les poumons. La poussière a également un effet ponceuse, lors des missions Apollo elle
avait griffé les optiques et les métaux. Elle risque donc d’endommager les équipements. La base et le
futur scaphandre lunaire doivent être construits de manière à empêcher la poussière d’entrer dans la
base.
Paradoxalement, la poussière lunaire pourrait servir à protéger les astronautes d’un autre danger, les
rayonnements cosmiques. Une étude de J. Miller, Lunar soil as shielding against space radiation, a
ainsi permis de révéler qu’une épaisseur d’environ 40 cm de poussière lunaire permettrait de
protéger les astronautes d’une grande partie des rayonnements cosmiques, et de ne laisser passer
que peu de radiation résiduelle. Ceci explique l’utilisation de la poussière lunaire pour l’impression
3D de la base lunaire.
Contenus supplémentaires
 http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Un_village_sur_la_Lune
Vidéo reportage avec interview et modélisation d’un village lunaire.
 https://www.youtube.com/watch?v=qYW4rTrAA5I
Eau sur la Lune (observé par LRO)

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Engineering_Technology/Building_a_lunar_base_
with_3D_printing (ANGLAIS)
Imprimer une base lunaire en 3D
 http://www.astrosurf.com/luxorion/toxicite-poussiere-lunaire.htm
Toxicité poussière lunaire

http://education.francetv.fr/matiere/sciences-de-la-vie-et-de-laterre/seconde/video/habiter-la-lune
Vidéo installer une base lunaire
Activités supplémentaires
 http://www.scienceinschool.org/sites/default/files/issuePdf/issue31.pdf (ANGLAIS)
Activité organiser un voyage lunaire (page 18 du magasine, page 20 du PDF)
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Le Module Lunaire (LM)
Objectif :
- Découvrir l’habitat des astronautes s’étant rendus sur la Lune
Une maquette à l’échelle au 1/48eme du
Module Lunaire « Eagle » d’Apollo 11 permet
aux visiteurs de découvrir l’habitat des
astronautes lunaires il y a un demi siècle.
Un panneau accompagne la maquette, et
donne des informations sur l’utilisation du
Module Lunaire, ses caractéristiques, et
détails les différents modules qui ont été
utilisé, puisque chaque mission avait son
propre module.
Le module Lunaire Apollo
En juillet 1962, lorsque le scénario du Rendez-vous Orbital Lunaire est adopté, la NASA lance un
appel d’offres auprès de 11 sociétés aérospatiales américaines. Le 7 novembre 1962, l’appel d’offre
est remporté par la société Grumman, et la conception du module peut commencer : elle durera 2
ans. Par la suite, la fabrication et les tests du module prendront aussi 2 ans. (Voir le documentaire
dans les contenus supplémentaires).
Le LM est composé de deux parties : l’étage de descente et l’étage de remontée. L’étage de descente
permet de poser le module lunaire sur la Lune. Pour cela, il dispose d’un moteur fusée dont la
direction et la puissance peuvent être modulées, ce qui permet d’optimiser la trajectoire et de se
poser en douceur. L’étage de descente a aussi pour rôle de transporter le matériel scientifique et les
consommables sur la Lune, afin de ne pas alourdir l’étage de remontée.
L’étage de remontée est composé d’une cabine pressurisée, lieu où se reposent les astronautes
lorsqu’ils ne sont pas en excursion sur la Lune. Les astronautes n’ont donc pas à porter leur
combinaison spatiale dans le module puisqu’il est pressurisé, c’est-à-dire qu’on y a introduit de l’air.
L’étage de remontée possède un moteur à puissance constante, la trajectoire retour vers le module
de commande étant plus simple. Le moteur ne peut pas non plus changer de direction, les
ajustements de la trajectoire sont gérés par des moteurs localisés à chaque angle de l’étage de
remontée.
Pour rejoindre le module de commande resté en orbite, l’étage de remontée se sépare de l’étage de
descente, qui sert alors de plate-forme de lancement. La remontée se fait verticalement dans un
premier temps, jusqu’à une orbite située à 75 km d’altitude, puis les pilotes du module de
commande et du module lunaire rapproche les deux vaisseaux. Le module lunaire n’est pas ramené
sur Terre, il est déchargé puis séparer du module de commande, après quoi il s’écrasera sur la Lune.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Contenus supplémentaires
 https://www.youtube.com/watch?v=7866ixz57aM
Documentaire sur le développement du LM + comment il a permis de sauver les astronautes de la
mission Apollo 13

http://www.capcomespace.net/dossiers/espace_US/apollo/vaisseaux/lunar_module/LM_de
veloppement.htm
Dossier complet sur le Module Lunaire
Activités supplémentaires
 Dans Contenu>Imaginaires Lunaires>LM
Maquette du LM
Expérience Lune / Document d’accompagnement
28
Devenez architecte lunaire
Objectif :
- Stimuler l’imagination pour construire et visualiser sa propre base lunaire
De nombreux éléments sont à disposition du
visiteur pour qu’il construise sa propre base
dans un décor lunaire.
Une fois terminée, la base peut-être
visualisée sur un écran grâce à une caméra
coulissante.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Ateliers/animations
ASTROJUMP (en option)
Objectif :
- Simuler une marche lunaire
L’AstroJump est en option sur l’exposition Expériences Lunaires, l’appareil est réservé aux enfants de
plus de 1m20. Le dispositif est poussé par un animateur formé pour son utilisation.
Grâce à l’AstroJump, les enfants peuvent expérimenter la légèreté de la marche lunaire. Sur la Lune,
la gravité est plus faible que sur Terre, ce qui veut dire que le poids des astronautes est également
plus faible. L’AstroJump simule cette différence de poids.
Expérience Lune / Document d’accompagnement
30
Pour aller plus loin
Jeunesse :
Le site ESA kids propose du contenu sur les lanceurs, sur la
Lune…
http://www.esa.int/esaKIDSfr/index.html
Le site CNES pour les jeunes
https://jeunes.cnes.fr/fr
Des articles, des activités et des jeux classés par âge.
Dossier sur la Lune (enfant)
http://www.astrosurf.com/luxorion/astro-enfant-lune.htm
Tout Public :
https://www.youtube.com/playlist?list=PLSUVSwfxJCQQbwebGS5anulZF82dDzhw
Série de documentaire « à la conquête de la Lune »
Site de FranceTV
http://education.francetv.fr/tag/lune
Propose des dossiers, des vidéos et des applications sur le thème
de la Lune
Extraits du C’est pas Sorcier sur la Lune
https://www.youtube.com/watch?v=V60UrRY5L-k
Formation de la Lune, marées, phases de la Lune, face visible et face
cachée, éclipses.
Articles en lien avec la Lune
http://www.sciencesetavenir.fr/tag/lune
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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Public averti :
Dossier sur la Lune
http://www.astrosurf.com/luxorion/menu-lune.htm
Expérience Lune / Document d’accompagnement
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