lettre-avril2010_bas..

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Dès 2007 le président de la République s’engageait à faire de la taxe carbone un des
piliers de sa politique environnementale en
précisant que celle-ci était « aussi importante
que l’abolition de la peine de mort ». Michel Rocard, président de la conférence des experts
sur la contribution Climat et Energie compare
son abandon à un « crime contre l’humanité
». Chantal Jouanno, secrétaire d’état à l’écologie, dénonce aussi cet abandon « Je suis désespérée de ce recul, désespérée que ce soit
l’écolo-scepticisme qui l’emporte ».
Après l’échec de Copenhague et l’abandon de
la taxe carbone, quel avenir préparons nous ?
Quid du Grenelle de l’environnement ?
Le réseau électrique français a de plus en plus
de mal à faire face aux pointes de consommation en période hivernale. Régulièrement
les consommations dépassent la production
ainsi que l’importation, et le développement
des pompes à chaleur (PAC) ne résoudra rien
face à cette problématique.
Sujet controversé, nous avons choisi de consacrer le dossier de cette Lettre aux pompes à
chaleur, souvent considérées à tort comme
une énergie renouvelable.
Face à ces constats il est urgent de réagir en
cherchant un autre mode de fonctionnement,
un scénario alternatif au «toujours plus», sans
scientisme effréné, et donc de se lancer dans
la production de « négawatt » en suivant la
trilogie « sobriété, efficacité énergétique et
énergies renouvelables ».
J’en profite pour souhaiter une bonne retraite
« sobre et efficace » à Sylvain WADIER qui saura se renouveler sans aucun doute !
Alain WEBER, directeur de l’ASDER.
Equilibres et fissures
Par Thierry SALOMON, président de l’association négaWatt
Finalement, l’écologie, c’est juste une question de retour à l’équilibre ...
Equilibre entre consommation et production renouvelable, émission et absorption
de carbone. Equilibre entre terres artificialisées et celles à protéger. Equilibre entre
ponction sur les espèces et reproduction naturelle.
Et puis, surtout, équilibre entre les hommes pour que tous aient accès aux biens et
services essentiels.
Mais comment y parvenir ?
Il nous faut d’abord nous fixer une méthode inspirée du triptyque négaWatt : sobriété dans nos besoins, efficacité et non-gaspillage, énergies de flux et recyclage. Il
nous faut aussi créer de nouveaux outils d’autonomie et de partage tels les réseaux
d’échanges ou l’économie circulaire. Nous devons enfin inventer de nouveaux indicateurs d’équilibre : ils se nomment empreinte écologique, bilan des flux énergétiques, coût intégrant les externalisations.
Bien sûr le frêle esquif du Grenelle a pris l’eau avec l’abandon de la taxe carbone,
coulée en rase campagne des Régionales. Mais malgré les faux-semblants et les
renoncements il a permis de faire écho à la gravité des crises écologiques et énergétiques : nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.
Oui, les craquements de l’Ancien Monde laissent entrevoir un tout autre paysage et
par les fissures, nous n’apercevons encore que brouillards et incertitudes ... Rien de
plus normal, il nous faut tout réinventer, avec passion !
L’association négaWatt rassemble plus
de 400 membres autour d’une démarche
s’appuyant sur la sobriété énergétique,
l’efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production, et un
recours très volontariste aux énergies
renouvelables.
L’association a réalisé un « scénario négaWatt » fondé sur cette démarche et
travaille à l’élaboration de propositions et
de mesures soumises aux décideurs et à
tous ceux qui se sentent concernés par
notre avenir énergétique.
Prix EuroSolar 2007, l’association a créée
en 2009 un « Institut négaWatt » pour
développer la formation et la recherche
autour de ses propositions.
Pour en savoir plus :
www.negawatt.org
Conférence-débat le 3 juin 2010 à l’ASDER
sur le scénario négaWatt par Vincent FRISTOT,
cofondateur de l’association négaWatt.
(Cf. Agend’asder).
Avril 2010
Dans ce numéro
Billet d’humeur de Thierry SALOMON, président de négaWatt
DOSSIER : Les pompes à chaleur en question
Questions à Raphaël CLAUSTRE, directeur du CLER
* Des PAC adaptées aux maisons très basse
consommation ou passives
Les pompes à chaleur en question :
Des pics de consommation électrique
difficiles à gérer
Comme chaque automne, la question a été soulevée par
EDF ... le réseau électrique français passera-t-il l’hiver
sans défaillances ? La consommation, en cas de fortes vagues de froid, risque de dépasser les capacités françaises
de production et d’importations d’électricité.
3 questions à
Raphaël CLAUSTRE,
directeur du CLER
performantes ? économiques ?
renouvelables ?
A l’heure où une pénurie de pétrole se profile à court ou moyen terme, où le dérèglement climatique ne fait plus aucun
doute, ces dernières années ont vu émerger parmi les différents systèmes de chauffage les Pompes A Chaleur (PAC).
Vendues pour être à la fois économiques et « écologiques », qu’en est il vraiment de cette technologie ? Sont-elles
une réponse efficace en terme environnemental ou de simples systèmes sophistiqués de chauffage électrique ?
Des systèmes de PAC peuvent être couplées à la VMC double flux et permettre le
chauffage du logement en finissant de réchauffer l’air neuf impulsé dans celui-ci.
La source froide sera l’air extrait de l’habitat. De tels systèmes même s’ils offrent
un COP élevé sont réservés à des bâtiments très isolés nécessitant une faible
puissance (de l’ordre de quelques kW) car le fonctionnement et l’énergie fournie
par la PAC sont limités par le débit d’air extrait.
** Le contenu en CO2 du kWh marginal électrique
D’après la note ADEME/RTE du 08/10/20071
En France, les émissions de CO2 de l’électricité à la production varient fortement
selon que l’on considère la moyenne annuelle sur l’ensemble des moyens de production français, les émissions des seuls parcs hydrauliques et nucléaires, ou la
production du parc de centrales au charbon.
La création du marché unique de l’électricité a eu pour effet de mettre en commun
tous les parcs de production européens pour satisfaire la demande totale européenne au moindre coût.
Compte tenu de la structure du parc de production européen, on évalue entre 600
et 700 grammes de CO2 le contenu de ce kWh électrique. Cette nécessaire importation correspond à 75 % du temps des pics de consommation. Le nombre moyen
annoncé pour le kWh électrique français pour le chauffage de 180 g CO2/kWh n’intègre pas cet apport européen.
Le chauffage électrique français n’est donc pas si bénéfique que cela vis à vis des
émissions de gaz à effet de serre.
(Comité de Liaison Energies
Renouvelables)
Quelle est la position du CLER quant à la
contribution des Pompes à Chaleur à la
pointe électrique perturbant le réseau
électrique français et productrice de gaz
à effet de serre ?
Je rappelle que dans son Bilan Prévisionnel 2009, RTE (Réseau de Transport
d’Electricité) explique que « la sensibilité à la température de la consommation d’électricité, qui peut atteindre
aujourd’hui 2100 MW/°C à certaines heures de la journée, va s’accroître avec le
développement du chauffage électrique,
notamment des pompes à chaleur ». En
effet, les pompes à chaleur (PAC) présentent un bilan énergétique meilleur que le
chauffage électrique à effet Joule, mais
pour ce qui est de l’appel de puissance
au moment des pointes électriques, l’impact des PAC est aussi défavorable que
celui du chauffage électrique direct.
Quel type de PAC préconisez-vous ?
Toutes les PAC ne se valent pas. Les PAC
aérothermiques subissent des baisses de performance significative avec
des températures extérieures froides
contrairement à celles puisant leur énergie sur le sol par des capteurs verticaux
(géothermie très basse température) ou
sur des nappes phréatiques.
Quelles sont les propositions du CLER
pour lutter contre cette pointe électrique ?
- Exclure les PAC aérothermales des systèmes de subvention (crédit d’impôt,
éco-prêt à taux zéro) sauf en remplacement de systèmes de chauffage électrique par effet Joule, ou lorsque leur installation est conjointe à une rénovation
thermique approfondie (niveau BBC rénovation).
- Utiliser les démarches qualités NF PAC,
QualiPAC, et Qualiforage, en augmentant régulièrement les niveaux de performances d’exploitation, comme critère d’un soutien financier.
Un secteur au démarchage commercial
actif
Après un premier développement rapide
dans les années 70/80 suite aux chocs pétroliers puis une baisse tout aussi rapide
avec pour raisons principales de nombreuses contre-références et la baisse du cours
du pétrole, le marché de la PAC est depuis le
Source froide
Air
début des années 2000 en forte croissance.
Ainsi alors qu’en 2002, il représentait déjà
12 000 unités, il s’est élevé en 2009 à plus
de 120 000 unités/an (pic de 150 000/an en
2008). D’où une forte poussée commerciale
qui demande aux particuliers d’être vigilants
face à l’offre proposée.
Source chaude
- logement Ventilo-convecteur
Sol
Eau
Plancher chauffant
Radiateurs
Source Promotelec
Le transfert de chaleur s’effectue au travers d’un fluide frigorigène en circuit fermé. C’est le
changement d’état du fluide, de l’état liquide à gazeux, qui permet la récupération de chaleur.
Comment ça marche ?
Une PAC est une installation qui permet
d’extraire des calories dans le milieu extérieur (air, sol, eau) appelé source froide et de
les transférer à l’intérieur d’un bâtiment par
l’intermédiaire d’un échangeur de chaleur
(air, plancher chauffant, radiateur) appelé
source chaude. (Fonctionne sur le même
principe qu’un réfrigérateur mais en sens
inverse !)
Les PAC peuvent être classées en 2
catégories :
- aérothermiques : la source froide est l’air
(extérieur ou air extrait sur VMC - cf. encart*)
- géothermiques : la source froide est le sol
ou de l’eau (capteurs horizontaux ou verticaux ou sur nappe phréatique).
La PAC, un chauffage électrique performant et «écologique» ?
Le rapport entre l’énergie consommée par
le compresseur et l’énergie fournie par la
PAC est appelé coefficient de performance
(COP).
Par exemple pour chaque kWh électrique
consommé, si le système émet 3 kWh thermiques (chaleur) dans le bâtiment, alors on
dira que la PAC a un COP de 3.
Attention, le COP annoncé par le constructeur est calculé en condition normalisée de
laboratoire. Dans la réalité, il variera suivant
les évolutions de températures de la source
froide (air, eau, sol) au cours de l’année.
Par exemple si on puise l’énergie dans l’air,
la température oscillera considérablement
tout au long de la saison de chauffe faisant
varier du même coup le COP instantané. Le
COP moyen sera alors inférieur au COP annoncé. C’est un point de vigilance car seul le
COP moyen durant la saison de chauffe est
pertinent.
Energie renouvelable ... non
Le compresseur a besoin d’électricité pour
fonctionner. Ainsi, la PAC ne peut être considérée en France comme une énergie renouvelable puisque notre électricité est fabriquée à
plus de 90 % par des énergies fissiles ou fossiles non renouvelables (pétrole, gaz, charbon,
uranium).
Pour chaque kWh électrique distribué en France, il aura fallu près de 3 kWh d’énergie pour
sa production lié au rendement des centrales
nucléaires ou thermiques (loi de la thermodynamique) et des pertes lors du transport.
Pour être valable énergétiquement, il faudra
donc que le COP soit bien supérieur à 3.
Ensuite, en hiver une partie de l’électricité est
fabriquée par des centrales thermiques en
France ou de pays voisins (cf encart **) fortement émettrices de CO2. Une PAC aura donc
alors un impact négatif sur l’effet de serre.
Enfin, la plupart des PAC contiennent un fluide
frigorigène ayant un pouvoir de gaz à effet de
serre allant de 1300 à 3600 plus élevé que le
CO2. Des fuites de ce fluide sont constatées
tout au long de la vie de la PAC (de 3 à 10 % suivant les systèmes) et lors de son recyclage
(25 %). (Cf. La pompe à chaleur. J. Bernier).
Performant si ...
Le COP est fonction de la différence de température entre la source froide et la source
chaude : plus cette différence est faible, plus
le COP est élevé. On cherchera donc à augmenter la température de la source froide et à
diminuer la température de la source chaude.
Les technologies des PAC, le choix de la source froide, l’isolation de l’habitation, son altitude, ses émetteurs de chaleur sont autant de
critères à prendre en compte pour obtenir une
installation performante.
1
Le contenu en CO2 du kWh électrique : Avantages comparés du contenu marginal et du contenu par
usages surs la base de l’historique du 8 octobre 2007 note RTE ADEME.
... On isole sa maison
Il apparaît primordial afin de diminuer cette différence de température entre source
froide et source chaude, d’isoler sa maison. En effet, plus l’habitat sera performant thermiquement, plus la température
des émetteurs de chaleur (source chaude)
pourra être faible.
... On choisit des émetteurs à basse
température
En construction, le choix d’un plancher
chauffant hydraulique sera le plus judicieux puisque sa température de fonctionnement sera aux alentours de 35°C contre
55/60°C avec des radiateurs classiques.
Il faut éviter les planchers avec fluide frigorigène qui ne permettent pas
de changer d’énergie contrairement
aux planchers chauffants hydrauliques fonctionnant avec n’importe
quel type de production de chaleur.
En réhabilitation, on pourra faire le choix
de radiateurs basse température ou murs
chauffants.
Recommandations à retenir
· L’ASDER privilégie une approche globale du bâti avec en priorité le renforcement
de l’isolation. Au vu du climat savoyard, l’ASDER met en garde contre l’installation de PAC
aérothermiques sur notre territoire. Par contre, dans le cadre des habitations très performantes, les PAC sur air extrait (VMC double-flux) peuvent, elles, rester pertinentes.
·
L’ADEME « préconise l’utilisation de PAC ayant un COP >3,5 et conseille de choisir des
machines avec la norme NF PAC, installées par des artisans QualiPAC »
... On dimensionne correctement la
PAC
Une PAC sur ou sous dimensionnée apportera en terme de fonctionnement et de
performance nombre de désagréments.
Il sera indispensable, afin de connaître la
puissance nécessaire au logement, de faire effectuer par l’installateur ou un bureau
d’étude indépendant, un bilan thermique
de l’habitation.
... On puise l’énergie dans un milieu le
plus chaud possible
Au vu du climat de la Savoie, il faut être
très vigilant vis à vis des PAC aérothermiques dont la source froide est l’air extérieur, en effet, même si les technologies
ont évolué et permettent désormais de
fonctionner par températures négatives,
le COP moyen ne sera pas optimal en altitude où les températures froides pénalisent les performances du système.
Les systèmes dans lesquels la source
froide est à température constante (calories de la nappe phréatique ou du sol par
forage vertical) obtiennent des COP plus
élevés.
A propos de QualiPAC
L’intégration de QualiPAC à QualitEnR est
de plus en plus critiquée car comme le dit
l’association Technosolar « la PAC ne doit
pas être considérée comme une énergie
renouvelable sachant que plus de 80 % de
l’électricité européenne n’est pas d’origine
renouvelable ».
Parole à Sylvain WADIER au moment de
son départ de l’ASDER
« Au moment de quitter
l’ASD…R pour prendre ma
retraite, je remercie nos financeurs pour la confiance
qu’ils nous portent et tous
nos partenaires savoyards
avec qui nous avons pu
avancer pour faire de la
Savoie un département porteur de si nombreuses réalisations. Un grand merci aussi
aux administrateurs et aux bénévoles de
l’ASD…R pour leur implication dans le fonctionnement de l’association.
Je remercie enfin toute l’équipe de l’ASD…R,
pour son professionnalisme, sa disponibilité et son implication dans la réalisation des
missions qui nous sont confiées.
Je souhaite bon courage et bonne chance à
l’ASD…R et à son équipe, qui a encore beaucoup de travail à accomplir pour accompagner la Savoie jusqu’à la réalisation du facteur 4. …t je souhaite très bon vent à Alain
W…B…R qui saura, avec les salariés et les
administrateurs, trouver les voies de développement qui conviennent à l’ASD…R ».
Toute l’équipe le remercie aussi et lui souhaite plein d’énergie pour sa retraite.
Parmi les premiers logements sociaux
BBC en Savoie, une opération solidaire
originale
L’ASDER et Habitat et Humanisme ont organisé une visite guidée d’un petit habitat
collectif à Bassens qui se trouve être parmi
les premiers logements sociaux BBC en Savoie. Cette opération est issue d’un montage original pour un projet à la fois social
et environnemental. Des objectifs énergétiques qui seront obligatoires à partir
de 2012 (60 kW EP/m².an) atteints suite au
choix de travailler principalement sur une
enveloppe thermique du bâtiment très performante, de façon à limiter les consommations de chauffage. Ces objectifs visent
ainsi un niveau de charges le plus faible
possible pour les locataires.
En savoir plus en téléchargeant la fiche sur le site
de l’ASDER.
L’ASDER, soutenue par l’ADEME, la Région Rhône-Alpes et le Conseil Général, traite avec les
particuliers et les communes des questions de maîtrise de l’énergie, d’éco-construction
et d’énergies renouvelables. Un nouveau champ d’activités, l’éco-consommation,
expérimenté en 2009, est désormais abordé par l’Espace Info Energie de la Savoie.
Des ouvrages portant sur cette thématique sont disponibles à la bibliothèque de l’ASDER
ainsi que des revues à consulter sur place dans le hall de la Maison des Energies.
Nous vous tiendrons au courant dans cette rubrique, des nouveaux supports créés sur
l’éco-consommation (film d’animation, annuaire des acteurs locaux, etc ...). L’ASDER
peut aussi répondre à des demandes d’accompagnement de groupes (au sein d’une
entreprise, d’une maison de quartier...) afin d’apporter des repères pour éco-consommer
(s’y retrouver dans le maquis des labels, des étiquettes énergie et bientôt carbone,
mesurer son empreinte écologique afin d’agir pour la diminuer au niveau de son habitat,
de ses habitudes de transport, de ses actes d’achat, etc.).
Le 18 juin à 18 h à St Jean de Couz
Soutenir les actions de l’ASDER ?
C’est possible en téléchargeant le bulletin d’adhésion sur www.asder.asso.fr.
Association Savoyarde
pour le Développement
des Énergies Renouvelables
Avec le soutien de :
Maison des énergies
562 avenue du Grand Ariétaz
BP 99 499
73 094 Chambéry cedex 9
La ligue EnR est une compétition entre collectivités françaises portant sur les énergies renouvelables.
Zoom sur les champions :
Dans la catégorie Bois énergie : Macôt-laPlagne - 3100 kW pour 1591 hbts.
Dans la catégorie solaire : St-Jean-de-Maurienne - 76 kW et 413 m² pour 8685 hbts.
Sous catégorie solaire thermique : Albiezle-Jeune - 151 m² pour 101 hbts ; Chambéry - 3680 m² pour 58 200 hbts.
Pour en savoir plus et engager sa commune dans la
prochaine compétition : www.ligue-enr.fr
Première unité de méthanisation agricole en Savoie
L’unité de méthanisation d’une puissance
de 104 kWé de l’EARL Mercier à Esserts Blay
valorise les effluents issus de l’élevage de
bovins et divers déchets organiques issus
de la fromagerie (lactosérum et petit lait). Le
biogaz généré alimente un moteur de cogénération qui produit de la chaleur (830 000
kWh/an) et de l’électricité (810 000 kWh/an)
en continu. Cette unité s’ajoute à celles de
la fromagerie de St Pierre d’Entremont et
de l’Abbaye de Tamié qui fonctionnent uniquement avec du lactosérum.
INFOS PRATIQUES
ASDER 2010
co-consommation
A noter la date de l’AG de l’ASDER
Champions savoyards de la ligue EnR
France
Vous pouvez joindre les conseillers
de l’Espace Info Énergie
• par téléphone :
du lundi au vendredi de 9 h à 12 h
et de 14 h à 17 h sauf le jeudi matin
• sur rendez-vous
à la Maison des Énergies
(à côté du Parc des Expositions
de Savoie et du Phare),
pour des conseils personnalisés
gratuits sur la maîtrise de l’énergie, les
énergies renouvelables
et l’éco-construction.
Visite de la Maison des Énergies
• le 1er vendredi de chaque mois
à 14 h pour les particuliers
• sur rendez-vous
pour les groupes et scolaires
tél. 04 79 85 88 50
fax 04 79 33 24 64
[email protected]
www.asder.asso.fr
Lettre tirée en 2500 exemplaires sur papier recyclé
par l’imprimerie WEST PRINT.
Directeur de publication de La Lettre de l’ASDER : Alain WEBER.
Ont participé à la rédaction : Marie-Hélène FAURE,
Renaud PEISIEU, Delphine MUGNIER.
N°ISSN 2100-2517
Maquette graphique Crescend’O.