Echoes du Fouta
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Echoes du Fouta
Les Echos du Fouta Djallon Revue indépendante régionale de la presse nationale et internationale Novembre 2015 Rédaction : Foutapédia Table des matières Labé : Violences faites aux femmes… (30/11/2015) ...............................................................4 Lélouma : Qui était Cheikh Thierno Abdoulaye Wendou, décédé mardi dernier (30/11/2015) 5 Pita : Le préfet, « Notre budget est de 514 millions, mais on encaisse moins de 30 millions de GNF » (30/11/2015)...........................................................................................................5 Gaoual : Violences à Touba - Parmi les victimes, la femme du sous-préfet (29/11/2015) .......7 Dalaba : Une fille poignardée, son agresseur en cavale (28/11/2015) ....................................9 Dalaba : Un jeune guinéen originaire de Dalaba froidement abattu par des inconnus à Luanda (28/11/2015) ..............................................................................................................9 Labé : Tenue des travaux de l’atelier régional de validation de la loi d’orientation agricole en République de Guinée (28/11/2015) .......................................................................................9 Tougué : Deux morts par une fusillade accidentelle lors d’un mariage à Madina (28/11/2015) .............................................................................................................................................10 Fouta Djallon : Une nouvelle épidémie déclarée dans plusieurs préfectures du Foutah (27/11/2015) .........................................................................................................................11 Labé : Éducation - Le manque d’enseignants inquiète des responsables d’écoles (27/11/2015) .........................................................................................................................11 Labé : Pénurie d’eau - Le responsable de la SEG s’explique (27/11/2015) ..........................12 Lélouma : La construction d’infrastructures de base, lancée dans des Collectivités Décentralisées de la préfecture de Lélouma (27/11/2015) ....................................................12 Mamou : Un jeune homme met délibérément le feu à la maison de ses parents (27/11/2015) .............................................................................................................................................13 Gaoual : La ville de Touba toujours sous de fortes tensions après les affrontements mortels (25/11/2015) .........................................................................................................................13 Koundara : Des centaines d’hectares de cultures et de cases à usage d’habitation détruites par les eaux (25/11/2015).....................................................................................................16 Labé : Des futurs étudiants déçus (25/11/2015) ...................................................................17 Labé : Des personnes à mobilité réduite gagnent honorablement leur vie (25/11/2015) .......17 2 Mamou : Immigration vers l’Europe - la ville de Mamou perd 6 jeunes dans une embarcation (25/11/2015) .........................................................................................................................18 Pita : L’ancien conseil communautaire réinstallé officiellement (25/11/2015) ........................19 Kindia : Encore un bâtiment et son contenu partis en fumée (24/11/2015) ...........................19 Kindia : Troubles après la mort d’un homme à l’entrée de l’hôpital régional (24/11/2015) .....20 Labé : Orientations universitaires - Des bacheliers dénoncent la procédure à Labé (24/11/2015) .........................................................................................................................20 Labé et Mamou : Réconciliation nationale - formation des acteurs des OSC sur le processus de la justice transitionnelle (24/11/2015)...............................................................................21 Pita : les 7 membres de la délégation spéciale de Sangaréya se désistent (24/11/2015) .....22 Labé : Fini pour le pain à l’air libre, tolérance zéro (23/11/2015) ...........................................22 Kindia : Des agriculteurs sont en prison à Conakry, les parents demandent leur libération (22/11/2015) .........................................................................................................................23 Mamou : Des bandits attaquent et blessent un chauffeur de taxi (22/11/2015) .....................24 Koundara : Manque criard d’infrastructures à Youkounkoun (21/11/2015) ............................24 Mamou : Le déficit d’enseignants, une dure réalité (21/11/2015) ..........................................25 Gaoual : Le procureur général fait l’état des lieux (20/11/2015) ............................................25 Labé : Terrorisme dans le monde - Qu’en pense El hadj Badrou Bah, le grand-imam de Labé ? (20/11/2015) .............................................................................................................26 Pita : Le président de la délégation spéciale démissionne pour laisser place au sortant (20/11/2015) .........................................................................................................................27 Kindia : Le cri de cœur des producteurs de fruits et légumes (19/11/2015) ..........................27 Kindia : Des députés en visite de terrain sur les installations de RUSAL-CBK (19/11/2015) .28 Labé : Des bacheliers face à des difficultés pour s’inscrire en ligne dans les différentes universités (19/11/2015) .......................................................................................................29 Gaoual : Violences meurtrières à Touba: des morts, des blessés, la grande mosquée fermée et celle de Tourayah détruite (18/11/2015) ...........................................................................29 Koundara : Un bac de fabrication artisanale conçu à l’aide de bidons vides de 20 litres pour la traversée pour Youkounkoun (18/11/2015) .......................................................................30 Fouta Djallon : Des ‘’conflits religieux’’ - De Labé à Touba des inquiétudes planent (18/11/2015) .........................................................................................................................30 Kindia : Lutte contre Ebola - des pourparlers entre acteurs à Kindia (17/11/2015) ................31 Kindia : Manque criard d’infrastructures de base à Damankania (17/11/2015) .....................32 Kindia : Une maison complètement calcinée dans un court-circuit (17/11/2015)...................32 Koundara : Déforestation - une menace réelle pour les populations rurales de Koundara (17/11/2015) .........................................................................................................................33 Labé : Installation de la plateforme de promotion de la paix (17/11/2015) ............................34 Labé : Des écoles privées veulent faire payer le mois d’octobre mais ce sera sans l’inspecteur régional de l’Education (17/11/2015) .................................................................34 Labé : Des fonctionnaires boudent les bureaux - Le gouverneur tape du poing sur la table (17/11/2015) .........................................................................................................................35 Labé : Un quadragénaire se donne la mort par pendaison (17/11/2015) ..............................36 Dalaba : Obsèques - Thierno Madjou Sow sera inhumé vendredi à Kébaly (16/11/2015) .....36 Labé : Recrudescence des cas de viols - une préoccupation régionale (16/11/2015) ...........36 3 Labé : Des ressortissants réhabilitent partiellement l’hôpital régional (15/11/2015) ..............37 Labé : Ziara dans la communauté des Sarankollé (14/11/2015) ...........................................38 Koubia : La préfecture confrontée à un besoin d’environ de 200 enseignants (13/11/2015) .38 Labé : La Journée mondiale de la Vue célébrée en différé à Labé - 15 patients ciblés pour bénéficier d'une intervention chirurgicale gratuite (13/11/2015) ............................................39 Labé : Des jeunes inventifs reçus par le Ministre Naité (13/11/2015) ....................................40 Mamou : L’UFDG boycotte la formation des délégations spéciales (13/11/2015) .................40 Labé : Une fillette de 6 ans violée par un homme de 40 ans (12/11/2015)............................41 Koubia : Décès de Thierno Madjou Sow - témoignage du président de l’OGDH-Koubia (12/11/2015) .........................................................................................................................41 Fouta Djallon : Situation sociopolitique en Guinée - Le Khalife général du Foutah brise le silence (11/11/2015) .............................................................................................................41 Kindia : Tentative d’évasion des prisonniers à la maison centrale (11/11/2015) ...................44 Labé : Comment une histoire de sexe a failli coûter la vie à un sous-préfet (11/11/2015) .....45 Kindia : Soirée dansante à Télimélé - une fille violée, avant d’être assassinée (10/11/2015) 45 Kindia : La rentrée des classes sous fond de crise économique (10/11/2015) ......................46 Koubia : Délégation spéciale - plus que 20.000 GNF dans les caisses de la mairie (10/11/2015) .........................................................................................................................46 Mamou : Justice - Le procès des militants de l’UFDG enfin tenu (10/11/2015) .....................47 Pita : Un feu mystérieux à Ninguélandé ravage près de 50 cases et leur contenu (10/11/2015) .........................................................................................................................47 Pita : Entrée scolaire - interdits au téléphone portable (10/11/2015) .....................................48 Labé : Le stade El Hadj Saifoulaye Diallo abandonné à lui-même (09/11/2015) ...................48 Labé : Rentrée des classes - les cours ont repris par endroits (09/11/2015) .........................49 Lélouma : Les élèves et enseignants de la préfecture ont effectivement repris le chemin des classes (09/11/2015) ............................................................................................................49 Pita : Faute de moyens, la bibliothèque de Timbi-Madina fermée (09/11/2015) ....................49 Fouta Djallon : Invasion chenilles - plus de 400 hectares dévastés (08/11/2015) .................50 Labé : Séjour dans la RA d’une mission du Projet d’Appui aux PME (07/11/2015) ...............50 Kindia : Préparation des prochaines élections, la CENI en retraite (07/11/2015) ..................51 Labé : Concertation sur la santé de la population et la prévention des épidémies (07/11/2105) .........................................................................................................................51 Labé : Lancement jeudi dans les structures sanitaires de la RA du nouveau vaccin antipoliomyélite inactivé (06/11/2015) ........................................................................................52 Kindia : Du matériel et des équipements médicaux pour des structures sanitaires … (06/11/2015) .........................................................................................................................53 Kindia et Mamou : La circulation complètement paralysée (06/11/2015) ..............................54 Koundara : Lancement officiel dans la préfecture de l’introduction du VPI (06/11/2015) .......54 Labé : La gestion des ordures ménagères, un calvaire pour les Labéka (06/11/2015)..........54 Labé : Une fille de 20 ans violée par un inconnu (06/11/2015) .............................................55 Mali, Tougué… : Ebola - des motos pour 20 sous-préfectures (06/11/2015) ........................56 Mamou et… : Violences - à le Ministre Cheick Sako fait le point (06/11/2015)......................56 Tougué : Un directeur de banque se donne la mort par pendaison … (06/11/2015) .............57 4 Koundara : Violences - la justice relaxe trois malades et un aveugle détenus à Boké (05/11/2015) .........................................................................................................................58 Kindia : « Scolariser tous les enfants, et en particulier les filles » (04/11/2015) ....................58 Kindia et Mamou : La circulation complètement paralysée (04/11/2015) ..............................60 Labé : Des maîtres d’école apprennent comment transmettre aux enfants des connaissances sur les notions élémentaires de la protection de l’Environnement (04/11/2015) ....................60 Koundara : Arrestation d’un présumé bandit spécialisé dans le vol de motos (03/11/2015) ..61 Pita : Vol de volailles, l’auteur mis à l’arrêt par la police (03/11/2015) ...................................61 Kindia : Kindia 2015 #4, le bilan, le 04/11 à 22h50 sur Canal+ (02/11/2015) ........................62 Kindia : La 57ème fête de de l’armée se transforme en coup de balais d’un orphelinat (02/11/2015) .........................................................................................................................63 Mamou : Fête de l’armée - Une célébration qui se résume aux discours (02/11/2015) .........63 Gaoual : La route Gaoual-Boké n’est pas que dégradée, elle est dangereuse (01/11/2015).64 Koubia : 57ème anniversaire de la l’armée : la fête à Koubia (01/11/2015) ..........................65 Labé : L’an 57 de l’armée guinéenne célébré ce dimanche (01/11/2015) .............................65 Lélouma : Qui sont les Chérifs de Sagalé ? (01/11/2015) .....................................................66 http://guineenews.org/violences-faites-aux-femmes-en-guinee-le-point-de-la-situation-a-labe/ Labé : Violences faites aux femmes… (30/11/2015) Par Alaidhy Sow En marge de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes célébrées chaque 25 novembre, votre quotidien électronique Guinéenews© a mis l’occasion à profil pour prendre connaissance de l’état des lieux dans la région administrative de Labé. Au moins, une femme sur deux est victime de violence au quotidien dans le monde. Cette situation est la même en zone de conflit ou en région stable. Ainsi, depuis 2014, en plus de la journée mondiale, les Nations unies ont décrété deux semaines de lutte contre les violences faites aux femmes. Malgré cette batterie de mesure visant à éradiquer les violences faites aux femmes, le fléau ne recule pas. Au contraire, il prend des proportions inquiétantes. Binta Battouly, responsable de l’unité VBG (violence basée sur le genre) de la ville de Labé, explique : « En 2012, on a reçu du 21 août au 31 décembre 25 cas de violence dont 12 cas de viol et 6 cas de violence sexuelle. C’est-à-dire, des hommes qui prennent des enfants et violentent leur sexe. En 2013, on a enregistré 60 cas dont 41 viols et 10 cas de violence sexuelle. Dans ces séries de viols, il y a eu 5 cas de grossesses. En 2014, on a eu 47 cas dont 30 étaient des viols, 11 cas de violence sexuelle et 5 cas entrainent des grossesses. En cette année 2015, on a enregistré 26 cas dont 23 étaient des viols. » Pourtant, des textes et des lois tirés du droit positif guinéen régissent la lutte contre ce fléau ; mais, leur application pose problème dans notre pays. « La République de Guinée a ratifié certains traités pour lutter contre ces violences. Pour ce qui est de nos lois, ces violences sont d’abord de plusieurs types. Il y a ce qu’on appelle coups et blessures, viols. Mais le problème, c’est dans l’application parce que nous constatons que parfois beaucoup de dossiers qui viennent au tribunal, la satisfaction n’est pas là », dénonce Moulet Ismaël, juriste. Les campagnes de sensibilisation faites à travers le monde ne changent pas grand-chose par rapport aux violences faites aux femmes. Que faire alors ? La question reste entière. 5 http://guineematin.com/actualites/lelouma-qui-etait-cheikh-thierno-abdoulaye-wendoudecede-mardi-dernier/ Lélouma : Qui était Cheikh Thierno Abdoulaye Wendou, décédé mardi dernier (30/11/2015) Posté par Guineematin Thierno Abdoulaye Wendou KoulaThierno Abdoulaye Diallo était le 4e fils de l’éminent Cheikh Thierno Amadou Wendou Koula, il est né vers 1948 à Wendou Koula, souspréfecture de Hérico, préfecture de Lélouma de Thierno Amadou et de Nênan Souadou Diallo. Dès son bas âge, il commença ses études coraniques, de la langue arabe (Louqa), de la grammaire arabe (Naywou), de théologie (Fiqh) etc. auprès de son père Thierno Amadou et de son frère ainé, Thierno Alghassimou Diallo, mort en 1986. Son père est né quant à lui vers 1910, et était le fils ainé du célèbre Cheikh Thierno Mouctar Wendou qui, lui, a fait ses études à Koula Mawndé, chez Cheikh Thierno Aliou Koula qui était à cette époque l’un des savants les plus écoutés dans le Fouta. Thierno Amadou, père du défunt Thierno Abdoulaye, a été le Kalife de Wendou de 1940 au 26 mars 2008, date à laquelle il est décédé. De 2008 à nos jours, Thierno Abdoulaye est donc le Kalife héritier de Wendou Koula qui a été jusque-là un grand foyer des études islamiques du Fouta. Malade depuis deux mois, il a été évacué, courant octobre dernier, à Kolda, République du Sénégal où il rendra l’âme dans la nuit du mardi 24 novembre 2015. Cet homme est connu par tous comme un serviteur d’Allah, reconnu et admiré pour sa piété, sa franchise, sa bonne morale, son attachement à la justice et par l’amour de son prochain. Ce grand homme est le maitre de plusieurs marabouts du Fouta, qui ont aujourd’hui des écoles coraniques partout dans la région, de Télimélé à Koundara, en passant par Labé, Gaoual, Mali, Lélouma… Il est décédé le mardi dernier 24 novembre à Kolda, laissant derrière lui 3 veuves, 16 enfants dont 10 hommes et a été inhumé ce vendredi 27 novembre 2015 à 16 heures dans son village natal à Wendou Koula, situé à 15 kilomètres de Sagalé et à 5 kilomètres de Hérico. Que l’âme de Cheikh Thierno Abdoulaye Wendou Koula repose en paix, et qu’Allah l’accepte dans son paradis eternel. Amine ! Elhadj Boubacar Bah, Administrateur de MonfoutaMaguinee http://guineematin.com/actualites/politique/le-prefet-de-pita-notre-budget-est-de-514-millionsmais-on-encaisse-moins-de-30-millions-de-gnf/ Pita : Le préfet, « Notre budget est de 514 millions, mais on encaisse moins de 30 millions de GNF » (30/11/2015) Posté par Guineematin 30 novembre 2015 à 15 h 01 min Dans une interview accordée à l’envoyé spécial de Guineematin.com à Pita, dans la matinée de ce lundi 30 novembre 2015, le Préfet, Elhadj Ibrahima Diallo, est revenu sur le déficit de recouvrement du budget de sa préfecture. Une situation qui, selon lui, serait due au non suivi par le gouvernement. Guineematin.com : Merci d’avoir accepté de recevoir Guineematin.com dans vos locaux, ici à Pita. Pour commencer, nous vous prions d’accepter de vous présenter à nos lecteurs et téléspectateurs Elhadj Ibrahima Diallo : Très bien ! Et, c’est un devoir pour nous de recevoir la presse dans nos locaux parce que vous savez que la presse a un rôle important à jouer dans le cadre de l’information. Je suis Elhadj Ibrahima Diallo, Préfet de Pita. Guineematin.com : Monsieur le Préfet comment fonctionne cette préfecture ? 6 Elhadj Ibrahima Diallo : Elle factionne très bien. D’abord, il y a la cohésion sociale au sein de l’équipe, au niveau du cabinet et dans tous les chefs de services. La collaboration est franche, loyale et sincère. Donc, chacun dans le cadre de ses attributions, fait bien son travail. Et moi, je suis la coordination. Tout se passe bien, à tous les niveaux, jusqu’aux collectivités. Guineematin.com : Qui dit administration dit aussi difficultés. Est-ce qu’on peut connaître les difficultés que vous rencontrez dans la gestion de la Préfecture de Pita ? Elhadj Ibrahima Diallo : Vous savez que les difficultés sont inhérentes à la vie. Dans toutes les actions qu’on entreprend, on rencontre des difficultés. Mais, ici à Pita, il n’y a pas de difficultés qui nous empêchent de fonctionner. Vous savez que l’essentiel est qu’on arrive à assumer nos fonctions. Guineematin.com : A Pita, très souvent, on parle des problèmes, notamment la coupe abusive du bois dans les forêts sacrées, mais aussi les conflits domaniaux et on cite souvent les responsables de la préfecture. Quelle est votre lecture de cet état de fait ? Elhadj Ibrahima Diallo : Vous savez que généralement, c’est un problème qu’on rencontre dans toutes les préfectures de Guinée. Mais, ici, je puis vous assurez que depuis notre arrivée, il y a 16 mois, nous avons mis en place dans toutes les collectivités, les comités de règlement des conflits composés de notables, des sages les plus écoutés. C’est ce qui fait que depuis cette date, au niveau de ces collectivités, tous ces problèmes de coupe abusive de bois, de vol de bétails, les conflits domaniaux, le tout se gère à ce niveau. Et, les quelques rares cas dont ils n’arrivent pas à trouver des solutions à leur niveau, c’est la justice qui trouve la solution. Sinon, aujourd’hui, ces problèmes sont considérablement réduits à Pita. Guineematin.com : Monsieur Diallo est-ce qu’on peut connaître le budget alloué au fonctionnement de cette préfecture de Pita? Elhadj Ibrahima Diallo : Lorsque vous parlez de budget, ici, il s’évalue en termes de recette fiscale et autres. On évalue le budget de cette année, à peu près, à 514 millions de francs guinéens. Malheureusement, le gouvernement ne suit pas. C’est à peine si on recouvre 5 à 6%. C’est en fait ça le problème. Guineematin.com : Et, comment vous gérez ce fonds ? Elhadj Ibrahima Diallo : Comme je vous ai dit, on encaisse peu, 5 à 6%, c’est moins de 30 millions ! Et, on les affecte aux dépenses les plus urgentes, notamment les salaires des contractuels et peut être le fonctionnement de la préfecture. Donc, on alloue ce fonds aux charges les plus incompressibles puisque vous savez que les salaires viennent du pouvoir central. Et, le ministère des Finances ne paye que les fonctionnaires. Guineematin.com : Autres problèmes, monsieur le Préfet, c’est l’insécurité qui est devenue très récurrente à Pita, on assiste à des viols, mais aussi des assassinats. Comment parvenez-vous à gérer ces genres de situation ? Elhadj Ibrahima Diallo : Vous savez que cette situation d’insécurité n’existe pas seulement qu’à Pita. C’est partout dans le pays aujourd’hui. Mais, à notre niveau, on peut se féliciter, malgré le manque de moyens de nos services de sécurité parce qu’il y a les moyens matériels et logistiques qui manquent de façon criarde. Sans compter le manque d’effectif. Mais, malgré tout, ils font ce qu’ils peuvent et c’est ce qui fait qu’ici à Pita, on arrive quand même avec l’engagement des services de sécurité à juguler un peu ce phénomène. Donc, on essaie tant bien que mal à le faire. C’est pourquoi il y a la quiétude ici. Guineematin.com : Récemment, il y a eu des reformes au niveau des délégations spéciales dans presque tout le pays. Ici, à Pita, la délégation spéciale est présidée par un membre de l’opposition. Quels sont les rapports entre cette délégation spéciale et la Préfecture que vous dirigez ? Comme vous le savez, les accords politiques ont permis une recomposition de ces délégations spéciales. Ici, à Pita, nous collaborons avec la nouvelle équipe de façon très franche. Il n’y a aucun problème entre nous. Nous jouons à la complémentarité. Nous 7 débattons de tous les sujets de façon très collégiale. Donc, on peut dire qu’il n’y a pas de problème. Votre mot de la fin ? Elhadj Ibrahima Diallo : C’est juste inviter tous les Guinéens, particulièrement les populations de Pita à la culture de la paix et à l’unité. C’est dans la paix qu’on pourra évoluer. Il faut reconnaître quand même que dans le cadre de la célébration de la 56ème anniversaire de notre indépendance accordée au gouvernorat de Mamou, le chef de l’Etat, le professeur Alpha Condé, a fait plus que les autres dans les 30 dernières années. Il a réalisé beaucoup d’infrastructures dans la préfecture de Pita. A Timbi Madina aussi, la construction d’une usine de pomme de terre est en construction. Donc, il faut préserver ces acquis et continuer à aller de l’avant. Merci monsieur le Préfet A moi de vous remercier. http://aminata.com/24417-2/ Gaoual : Violences à Touba - Parmi les victimes, la femme du sous-préfet (29/11/2015) La cité sainte de Touba a été frappée par des violences meurtrières. Les deux protagonistes s’accusent mutuellement d’avoir déclenché le conflit. Eclairage. Le conflit autour de la construction de la nouvelle mosquée de Tourayah a atteint son paroxysme avec des violences meurtrières les dimanche 15 et lundi 16 novembre. Les affrontements ont opposé la plus grande majorité de la communauté à un groupe des personnes se réclamant de Tourayah. Djéninka Diaby et Mouctar Diaby de la famille Karambayah y ont trouvent la mort. L’un succombe d’une blessure à la machette à la nuque et l’autre par balle. Le corps de la première victime trainé dans la poussière. Côté Tourayah, beaucoup des dégâts matériels: 7 immeubles à 2 niveaux, plusieurs maisons incendiés et 4 véhicules calcinés. La version de Karambayah Elhadj Mfamady est le frère de la première victime: «Djéninka Diaby était parti avec d’autres personnes pour démolir le mur de la mosquée de Tourayah. C’est ainsi qu’il a été tué avec un couteau. Ceux qui l’ont tué ont trainé son corps dans la poussière. La vidéo existe. Il n’avait aucune arme sur lui». Le frère de la seconde victime, Elhadj Alkhaly Diaby de Touba Balaminyah explique: «Mon jeune frère Mouctar Diaby était de passage à Tourayah pendant que les émeutes ont éclaté. C’est ainsi que le fils de Djenkémady (le constructeur de la mosquée de Tourayah) appelé Bemba est venu par derrière, lui couper la tête avec une machette. Quand nous avons été informés, immédiatement, je suis allé le prendre là où il était couché pour l’envoyer à Gaoual. Vu son état, j’ai décidé de revenir à Touba pour prendre ses papiers afin l’évacuer sur Conakry ou en France. Mais à mon fort étonnement quand je suis arrivé à la rentrée de Touba les forces de l’ordre m’ont empêché de rentrer. Les agents m’ont arrêtés et m’ont déposé à la prison à Gaoual. C’est ainsi qu’on a alerté le préfet qui a demandé aux agents de me ramener à Touba. Entre temps, on m’a informé que mon jeune frère Mouctar est décédé à l’hôpital de Gaoual». Les victimes enterrées à l’absence des parents Transférées d’urgence à Gaoual, les deux victimes sont enterrées à Gaoual sur instruction de l’autorité préfectorale sans l’avis de leurs parents. «Les deux victimes ont été enterrées à Gaoual sans notre autorisation. Leurs familles ne savent pas où elles ont été inhumées. Nous n’avons pas été consultés pour assister à l’enterrement de nos enfants. Nous estimons que cela prouve que les autorités de Gaoual sont complices de Tourayah dans cette affaire», a dénoncé le Khalife général de Touba, Elhadj Soriba Diaby. La version de Tourayah Par contre, le porte-parole de la famille Tourayah accuse la Karambayah d’avoir déclenché le conflit: « Deux jours après le Fidâou, nous avons été informés que les gens de 8 Karambayah se préparent pour venir nous attaquer. Nous avons voulu savoir. Nous avons appris par la suite qu’il y a eu des gens qui ont quitté Conakry pour venir spécifiquement pour nous tuer, cacher notre mosquée et incendier nos domiciles. A notre tour, on a pris cela à la légère puisque nous estimions que la Fidâou venait de finir et que les étrangers ne sont mêmes rentrés. Par après on a compris qu’une attaque était en préparation. Car les deux groupes qui nous ont attaqués sont venus le dimanche. Les uns sont venus chez nous pour incendier nos véhicules et nos maisons. Les autres se sont attaqués à la mosquée. Nous étions chez nous et on a observé les gens forcé le portail. Ils ont rentré dans la cour et incendié les deux véhicules qui étaient au garage. Ils avaient des bidons d’essence avec eux. Nous, nous n’avions pas répliqué puisque nous étions en infériorité numérique», explique Elhadj Mamadou Diaby. Sur les circonstances dans lesquelles les deux victimes sont mortes, il nie la version de Karambayah. « Quand la foule est venue attaquer la mosquée, le mur est tombé sur l’un homme qui est resté coincé entre les fers à béton. Les fers sont rentrés dans son ventre et ses intestins sont sortis au dehors. Il en est mort par la suite. Pour preuve, il y a toujours les traces de sang sur les fers. Il n’a pas été tué par les citoyens de Tourayah. La deuxième victime n’a pas été tuée ici. Nous avons appris qu’il a succombé d’une blessure par balle. Mais on ne sait pas exactement ce qui s’est passé ni qui a tiré». Par soucis d’objectivité, nous avons vérifié les traces de sang dont fait cas le porte-parole de Tourayah sur les fers à béton, mais nous n’avons rien trouvé. Dans une vidéo filmée pendant les émeutes on voit que la victime dont il fait allusion n’a pas été tuée par la chute du mur. Car, on voit des gens trainer son corps dans la poussière et Certains citoyens armés des machettes. Les exactions des forces de l’ordre Appelées en renfort à Touba, les forces de l’ordre se sont livrées à des pillages des domiciles et à des brigandages contre les citoyens. Les agents de maintien de l’ordre ont surgi dans la grande mosquée de Touba pendant la prière et ont lancé des grenades lacrymogènes à l’intérieur. Le grand imam a dû être évacué par les fidèles. Plusieurs personnes sont blessées. C’est le cas d’Elhadj Boubacar Diaby: «Les gendarmes sont venus me trouver devant la mosquée. C’est là qu’ils m’ont arrêté et embarqué dans leur véhicule. J’ai passé 4 heures avec eux. Ils m’ont bastonné et j’ai même été blessé partout sur mon corps. Pour ma libération, ils m’ont demandé de payer 5 millions de FG au risque d’être transporté à Boké. Il a fallu l’intervention d’un autre policier qui est ami à mon frère pour que je sois libéré». Elhadj Seick Oumar Diaby a été blessé à la main à l’intérieur de la mosquée par agent. «Les gendarmes sont venus dans la mosquée pendant que les fidèles sortaient de la prière de 14 heures. Ils se sont mis à jeter de grenades lacrymogènes à l’intérieur. Moi, j’étais dans la mosquée sur le point de sortir quand un gendarme s’est pointé devant et a lancé deux grenades lacrymogènes envers moi. La première m’a frôlé et la seconde m’a touché à la main et j’ai été blessé. Il a fallu qu’on fasse sortir l’imam par l’autre porte. Ils ont mis le gaz partout dans la mosquée». Parmi les victimes, la femme du sous-préfet Outre les violences contre les citoyens, certains agents se sont livrés à des actes de vandalisme, de pillage et de vol. Dans le lot la femme du sous-préfet de Touba. «J’ai voulu faire sortir ma femme de Touba quand les émeutes ont éclaté parce que toute la cité était quadrillée par des agents. J’ai déplacé une conducteur de moto taxi pour l’envoyer jusqu’au carrefour afin qu’elle cherche un véhicule pour partir d’ici. Quelques temps après, elle est revenue en me disant qu’elle a été victime de brigandage de la part des forces de l’ordre qui ont pris tout ce qu’elle avait sur elle. J’ai appelé le commandant de la gendarmerie on est parti sur les lieux, mais on n’a trouvé personne. Mais on ne sait pas si c’est les policiers ou les gendarmes qui ont dépouillé des gens», a expliqué le sous-préfet M. Sylla. Apparemment, le sous-préfet n’a des compassions que pour la violence que sa femme a subie. Quand nous l’avons interrogé sur les violences à l’encontre des autres citoyens de la localité, il n’a pas souhaité nous répondre. « Est-ce que vous confirmez les violences des 9 forces de l’ordre contre les citoyens ?» « Non, répond-il, je ne suis pas allé là-bas. Mais les citoyens parlent souvent pour accuser les agents», a-t-il déclaré avant d’ajouter: « Je n’aime pas parler à la presse. Je n’aime pas qu’on me filme et qu’on prenne ma photo», nous a-t-il dit avant de nous prier de se retirer. Abdoul Malick Diallo de retour à Touba http://www.ganndal.com/dalaba-une-fille-poignardee-son-agresseur-en-cavale/ Dalaba : Une fille poignardée, son agresseur en cavale (28/11/2015) Le week-end dernier dans la sous-préfecture de Ditinn, située à une trentaine de kilomètres de Dalaba, une adolescente qui revenait d’une boîte de nuit s’est faite poignardée par un homme. La victime Djenabou Barry est élève en classe de 8è année au lycée Barry Gassimou de Ditinn. Saidou Diakité, le présumé agresseur a poignardé Djenabou de plusieurs coups de couteau pour des raisons encore non élucidées. Il prendra la fuite peu après les faits avant que la victime ne soit admise au centre de santé de Ditinn où elle reçoit des soins. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/28/luanda-un-jeune-guineen-originaire-dedalaba-froidement-abattu-par-des-inconnus Dalaba : Un jeune guinéen originaire de Dalaba froidement abattu par des inconnus à Luanda (28/11/2015) Un jeune guinéen qui résidait dans la capitale angolaise a été tué dans la nuit de ce vendredi 27 novembre 2015, a appris Africaguinee.com. La victime qui répondait au nom de Ramadane Sow, logeait dans la municipalité de Zango. Il était 22h lorsque des inconnus ont tiré une balle sur ce jeune qui est originaire de la préfecture de Dalaba. « Ce sont des inconnus armés qui sont venus le trouver à la boutique d’un de ses frères ; Il était parti là-bas juste pour prendre le dîner avec son frère. Les inconnus armés ont demandé à ce qu’il ouvre la porte de la boutique, son jeune-frère a refusé, après une chaude discussion, Ramadan a voulu ouvrir la porte pour que les visiteurs prennent ce qu’ils veulent afin de les laisser tranquille. C’est entre temps qu’un bandit a tiré sur la porte, la balle a atteint Ramadan au ventre, il est mort sur place» a expliqué à notre rédaction Mandaw Diallo, un ressortissant guinéen vivant à Luanda. La victime, Ramadane Sow, était mariée à deux femmes et père de quatre enfants qui vivent tous en Guinée. Rappelons que les cas d’assassinats sont devenus récurrents dans la capitale angolaise. Plusieurs jeunes guinéens y ont perdu la vie. Alpha Ousmane Bah pour Africaguinee.com http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18132&langue=fr&type=rub36 Labé : Tenue des travaux de l’atelier régional de validation de la loi d’orientation agricole en République de Guinée (28/11/2015) Les quatre Ministères du domaine du développement rural (Agriculture, Elevage, Environnement et Pêche) ont organisé, les 26 et 27 novembre 2015, à Labé, l’atelier régional de validation de la loi d’orientation agricole en République de Guinée, rapporte l’AGP dans la région. La rencontre a regroupé 80 participants venus des dix (10) préfectures de la Moyenne Guinée. Il s’agit, entre autres, des représentants du Ministère de la Justice, des directeurs préfectoraux et régionaux de l’Agriculture, de l’Elevage, de l’Environnement, de la Pêche, des Eaux et Forêts, ainsi que des représentants des Organisations de la Société 10 Civile(OSC), dont celles qui sont surtout à vocation agropastorale. Sans oublier les projets et programmes spécialisés évoluant dans la région naturelle. Selon le directeur général du Bureau de Stratégie et de Développement du Ministère de l’Agriculture, Saliou Chérif Diallo, cet atelier régional de validation de la loi d’orientation agricole en Guinée est le résultat d’un long processus. «Nous avons commencé cet exercice en 2008. Nous avons aujourd’hui la chance d’arriver à l’une des toutes dernières étapes, qui consiste à l’organisation d’ateliers régionaux et d’un atelier national de validation. Il s’agit d’un document de politique qui encadre toutes les politiques agricoles. C’est un instrument législatif. C’est un instrument aussi de pression et de plaidoyer. Nous sommes aussi conscients que le gouvernement a consenti de gros efforts depuis 2011 pour booster le secteur de l’agriculture. Etant entendu que le gouvernement a mis le secteur de l’agriculture au centre de ses priorités stratégiques pour la réduction de la pauvreté, pour la croissance, pour la sécurité alimentaire. Ce sont des objectifs auxquels, non seulement le gouvernement guinéen s’est assigné, mais aussi l’ensemble de la sousrégion, parce que le développement de l’Afrique, de manière générale, repose sur l’agriculture pour beaucoup de raisons que je n’ai pas besoin de citer ici», a expliqué Saliou Chérif Diallo. Le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Sadou Keïta, a, dans son allocution, remercié et félicité les départements concernés, pour l’initiative. «Je crois que la Guinée est bien partie avec cette loi. Ce n’est pas qu’on ne reconnaisse nullement les efforts consacrés par les gouvernements successifs au développement du secteur agricole, mais c’est de dire que cette loi va encadrer et discipliner les interventions dans le domaine, pour qu’on aille rapidement à la sécurité alimentaire. Il faudrait que ceux qui s’investissent dans le secteur soient soutenus par une loi que nous partageons ensembles. L’Etat doit donner 8% du budget national au secteur. Que cela ne soit plus l’objet de débats, mais, que cela coule. Les investisseurs sont encouragés parce qu’il y a la loi. Ils savent que désormais leur argent est protégé. Ils viennent, ils soutiennent l’agriculture», a-t-il espéré. AGP/28/11/015 ISD/ST http://guineenews.org/guinee-deux-morts-par-une-fusillade-accidentelle-lors-dun-mariage-amadina-tougue/ Tougué : Deux morts par une fusillade accidentelle lors d’un mariage à Madina (28/11/2015) Par Guineenews Deux personnes ont trouvé la mort par fusillade au cours d’un mariage religieux, vendredi, 27 novembre 2015, à Madina, un village du district de Kona 2 dans la préfecture de Tougué, selon l'AGP. Ce sont des plombs partis d’un fusil de fabrication locale, tirée par un membre de la famille du marié, qui ont atteint les deux victimes. De tradition dans cette partie du Fouta, après avoir accepté de donner une fille en mariage, les règles voudraient qu’on alerte la donation par un coup de fusil. Selon la déclaration du maire la Commune Rurale (CR) de Kona 2, El hadj Abdoulaye Diallo, «après constat et enquêtes préliminaires de la Compagnie de la Gendarmerie Nationale de Tougué sur les lieux, c’est au cours d’un mariage religieux, après avoir donné la fille en mariage, comme il est de coutume au Fouta Djallon, maître Mamadou Diouldé, menuisier de son état, a été chargé de tirer le coup de fusil. Les plantes de manioc et leurs feuillages gênant la vision à distance, le tireur lève son arme et lâche le coup de feu qui ôte la vie à deux personnes, une sœur et une des marâtres du tireur. Les deux femmes sont mortes sur place». Pour l’heure, le maire de Kona 2 a interdit tout coup de feu à l’occasion des mariages religieux dans sa juridiction jusqu’à nouvelle ordre. 11 En attendant, le tireur, présumé meurtrier se trouve dans les locaux disciplinaires de la Gendarmerie pour des fins d’enquête. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/27/sante-une-nouvelle-epidemie-declareedans-plusieurs-prefectures-du-foutah Fouta Djallon : Une nouvelle épidémie déclarée dans plusieurs préfectures du Foutah (27/11/2015) Après Conakry et Boffa, la nouvelle maladie qui se manifeste par des lésions cutanées s’est déclarée dans deux préfectures de la moyenne Guinée. Dans le plus grand centre hospitalier du pays, une cinquantaine de cas sont enregistrés par jour, a appris africaguinee.com Selon un dermatologue au centre hospitalo-universitaire de Donka, les préfectures de Gaoual et Labé viennent d’être touchées par cette épidémie appelée dermatite à Paederus ou Pederose. « C’est beaucoup plus fréquent chez les personnes qui résident en bordure de mer, mais cette année on a constaté à travers les patients que nous recevons, qu’au-delà de Conakry, il y a l’intérieur du pays. On a reçu les patients venants de Gaoual et de Labé », a rapporté le médecin chef de la dermatologie de Donka, Dr Mohamed Cissé, lors d’un entretien avec une de nos journalistes. Selon, ce spécialiste, cette maladie se manifeste par le contact de la peau avec une substance toxique d’un insecte qui produit la pederine. A noter que cette épidémie qui serait cyclique et n’apparait que vers le mois d’octobre jusqu’en décembre mais n’est ni mortelle ni contagieuse mais les lésions sont douloureuses. BAH Aïssatou pour africaguinee.com http://guineenews.org/education-le-manque-denseignants-inquiete-des-responsablesdecoles-a-labe/ Labé : Éducation - Le manque d’enseignants inquiète des responsables d’écoles (27/11/2015) Par Alaidhy Sow Trois semaines après la réouverture des classes, des difficultés non négligeables se font sentir dans plusieurs établissements de la région administrative de Labé. C’est ce qu’a constaté sur place la rédaction régionale de votre quotidien électronique Guinéenews©. Si par endroit, on parle de problème de mobiliers ou de pléthore, bon nombre d’écoles restent confrontées à un manque criard d'enseignants. Conséquence directe, plusieurs matières ont du mal à démarrer. « Il est de notre devoir de vous signaler que des difficultés existent çà et là et que nous tentons avec les responsables supérieurs de trouver des solutions. Dans toutes les écoles de la Guinée, ce qu’il faut noter est qu’il y a une crise nationale », affirme Samba Diallo, le proviseur du Lycée Wouro de Labé. « C’est un cas général qui n’intéresse pas seulement le Lycée Général Lansana Conté, pas Wouro, mais c’est pareil dans tous les établissements ; je peux même dire dans tout le pays », renchérit Aliou Pellel Diallo, le proviseur du Lycée Général Lansana Conté de Labé. Dans l’attente d'une solution pérenne, des dispositions d’urgence sont en expérimentation, selon Monsieur Samba Diallo. « Chez nous ici à Wouro, en collaboration avec la DPE (direction préfectorale de l’éducation), nous avons cherché à faire des professeurs à cheval. Donc, le peu qui manquait d’un côté a été comblé. Mais, là où le bât blesse c’est dans certaines disciplines où il est difficile d’avoir des professeurs même au niveau nationale, notamment la physique dans les grandes classes de terminale, la géographie et la philosophie, ce sont des matières qui souvent n’ont pas de professeur », déclare-t-il. De concert avec les autorités locales de l’éducation de la ville de Labé, les rencontres se multiplient afin de venir à bout du problème. « On était avec les autorités de l’éducation de Labé. Ainsi, on a travaillé sur les charges des professeurs, c’est-à-dire on essaie 12 d’harmoniser les charges entre les 3 grands lycées de la ville pour que ce manque de professeurs soit entièrement dépassé », explique Aliou Pellel. « Aujourd’hui, au niveau du lycée Wouro, nous avons un manque de professeur en géographie, en physique pour 15 heures et en chimie pour 6 heures. Le reste on se débrouille petit à petit », ajoute le proviseur du Lycée Wouro de Labé. Par ailleurs, ce problème de manque de professeurs se fait beaucoup plus sentir dans les sous-préfectures et autres villages où des écoles seraient complètement paralysées, selon nos informations. Si cette situation ne trouve pas de solution le plus vite possible, l’année scolaire en cours risquerait d’enregistrer de sérieuses difficultés qui impacteront considérablement sur la formation des élèves. http://guineenews.org/penurie-deau-a-labe-le-responsable-de-la-seg-sexplique/ Labé : Pénurie d’eau - Le responsable de la SEG s’explique (27/11/2015) Par Alaidhy Sow Depuis 72 heures, des abonnés du centre local de la société des eaux de Guinée (SEG) de Labé se voient privés de cette denrée indispensable pour la vie. Pour cause, le groupe électrogène qui alimente la station de pompage de Toury, dans le quartier Companya, serait en panne. C’est-ce qu’a appris Guinéenews© de sources officielles. Cette panne intervenue en ce début de saisons pluvieuse, a entrainé du coup une baisse considérable de la déserte en eau dans la cité. Diallo Mamadou Cellou, le chef du centre fait l’état des lieux : « C’est le groupe électrogène qui nous permettait de produire de l’eau la journée qui est en panne. Il est en réparation. Maintenant, d’ici là nous ne produisons qu’avec le courant d’EDG (électricité de Guinée). Et malheureusement, la bonne tension n’est disponible qu’à partir de minuit. » Ainsi, l’eau de robinet ne parvient aux clients de la SEG de Labé qu’à des heures indues précise, M. Diallo. « Donc, poursuit-il, nous ne produisons actuellement que de minuit à 6 heures du matin. Mais, nous sommes en train de nous battre avec EDG pour améliorer la tension pendant la journée ; d’ici là, on se contente d’abord de la production de nuit. » En plus, les quartiers qui se situent en hauteur ne pourront bénéficier de ces 6 heures de pompage pendant cette période de crise. « Les quartiers qui sont en hauteur sont difficiles à alimenter et 6 heures de pompage ne suffissent pas pour les alimenter. Les quartiers qui bénéficierons beaucoup de ce système sont ceux qui sont à l’amont, c’est-à-dire Maleya, une partie de Daka et une partie du centre-ville. Mais, les quartiers qui sont en hauteur comme Kourawi, Kouroula, Pounthioun…sont un peu difficile à alimenter », déclare le chef du centre de la SEG de Labé. Pour l’instant, les agents de la société des eaux de Guinée mettent les bouchées doubles afin de venir à bout de ce problème. En attendant, les clients seront obligés de prendre leur mal en patience. http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18130&langue=fr&type=rub36 Lélouma : La construction d’infrastructures de base, lancée dans des Collectivités Décentralisées de la préfecture de Lélouma (27/11/2015) Dans différentes localités de la préfecture de Lélouma, en Moyenne Guinée, les populations continuent de s’investir pour des actions de développement de leur localité, a constaté le correspondant de l’AGP sur place. Une adduction d’eau à Bourouwal-Korbè, une mosquée à Thiaguel-Bori Centre, un Centre de Santé Moderne (CSM) à Sagalé, sont, entre autres, des infrastructures dont les travaux ont démarrés pour les besoins des populations. Le 16 novembre 2015, a eu lieu à Bourouwal-Korbè, la pose de la première pierre des travaux d’adduction d’eau, pour un coût de six cent millions de francs guinéens (600.000.000 GNF), dont deux cent millions (200.000.000) de participation communautaire. 13 Le Projet d’Appui aux Collectivités Villageoises (PACV), dans sa phase 3, financera l’exécution des travaux. A Thiaguel-Bori Centre, c’est l’ONG, ''Association pour la Foi et la Charité (AFC) '' qui a initié un projet de construction d’une Mosquée. La pose de la première pierre de celle-ci a eu lieu, jeudi, 19 novembre 2015. Le 20 novembre, c’est une autre première pierre qui a été posée à Sagalé-centre. Il s’agit de la construction d’un CSM, a précisé le bailleur de fonds, l'opérateur économique, El hadj Mamadou Sagalé Diallo, fils du terroir. Selon Dr Abdoulaye Diallo, qui accompagnait le donateur, c’est un Centre hospitalier polyclinique qui sera édifié. Ajoutant que dès que les travaux seront achevéset les équipements installés, ce sont des médecins guinéens et français qui vont servir dans ce CS. Une promesse d'El hadj Mamadou Sagalé. Le démarrage des travaux de ces infrastructures a réjoui les autorités préfectorales, qui ont, à chaque occasion, effectuées le déplacement. A Bourouwal-Korbè, le préfet de Lélouma, N’Fansoumane Touré a loué la participation des fils et filles du terroir, résidants et ressortissants, dans l’édification des différentes infrastructures de base. AGP/27/11/015 DD/NDD/MKC/ST http://www.guinee360.com/27/11/2015/mamou-un-jeune-met-deliberement-le-feu-a-lamaison-de-ses-parents/ Mamou : Un jeune homme met délibérément le feu à la maison de ses parents (27/11/2015) Par Elhadj Boubacarnov Nous venons de l’apprendre, dans la vile carrefour au quartier Horé Fello, un jeune homme d’une vingtaine d’année a mis le feu de façon exprès à la concession familiale parce qu’il était fâché contre ses parents. En fait le jeune homme reproche à ses parents d’avoir délibérément refusé de lui envoyer en Occident, et donc pour montrer son mécontentement face à cela il a mis le feu à la maison familiale. Une partie du toit de la dite maison est partie en feu et les dégâts matériels sont importants, il n y a heureusement pas eu de perte en vie humaine. http://actuconakry.com/la-ville-de-touba-toujours-sous-tension-apres-les-affrontementsmortels/ Gaoual : La ville de Touba toujours sous de fortes tensions après les affrontements mortels (25/11/2015) Par Actuconakry Située à 542 km de Conakry, la sous-préfecture de Touba (relevant de la préfecture de Gaoual), a connu des affrontements entre deux familles, dimanche 15, et mercredi 16 novembre dernier. Deux jeunes de Karambaya ont trouvé la mort lors de ses affrontements. Notre reporter s’y est rendu. Voici son reportage. Lorsque nous arrivons dans la matinée du samedi 21 novembre dans la sous-préfecture de Touba, on peut constater que les pick-up de la gendarmerie sont présents partout ou presque. Les activités s’y déroulent dans un calme qui semble précaire. Par rapport aux événements du dimanche 15 novembre et lundi 16 novembre, les deux familles donnent leurs versions des faits. Ainsi, El Hadj N’Famady Diaby, Porte-parole, du Khalife général de Touba, revenant sur les origines du conflit entre les deux familles précise: « M. Dienké Mady de Touréya est parti voir l’ancien préfet de Gaoual, M. Barboza pour lui dire qu’il veut diviser Touba en deux secteurs à savoir Touba 1 et Touba2. Et que les Karambaya resteront dans Touba 1 et lui il ne prendra jamais l’ordre Chez le Khalife général de Touba, chez qui tout le monde se réfère. 14 Ce jour-là, Barboza lui a répondu qu’il fallait qu’il connaisse la démographie de Touba et que cette situation ne relevait pas de sa compétence, mais celui du ministère de la Décentralisation. Comme il a échoué à ce niveau, il a décidé de se tourner vers la construction d’une mosquée dans le secteur de Touréya pour diviser les populations de Touba. Et la population Diakha de Touba en général se doute de la provenance de son argent car il fait beaucoup de voyages au Mali, au Niger et en Mauritanie. Et la première mosquée de Touba a été construite par tous les enfants de Diakha et de Foutah, à l’intérieur de la Guinée et de la diaspora. Un seul individu ne peut pas prendre une décision depuis Conakry et surpasser l’autorité du Khalife général, de la Sous-préfecture de Touba et la préfecture de Gaoual. C’est juste à trois jours de la construction de la mosquée, il y a environ quatre ans qu’il a annoncé la construction de la mosquée de Touréya. Il a tenu tête aux sages de Touba, aux sages du Foutah et aux autorités guinéennes. Il y a deux ans, le secrétaire général de la ligue islamique s’est déplacé pour venir poser la première pierre de cette mosquée. Mais, la veille, El hadj Diassy a été accueilli par une foule en colère et ce dernier a compris qu’il n’avait pas toutes les informations par rapport à la construction de cette moquée. Et, il n’a pas posé la première pierre. Avant son départ, M. Dienké Mady et son clan ont dit qu’ils allaient lire le Coran le soir. Ils en ont profité pour faire un traçage de la mosquée. C’est de là qu’est parti le premier soulèvement. Et juste avant les élections présidentielles de 2015, le président de la République, Alpha Condé, a dit à haute et intelligible voix que toute construction d’une mosquée doit avoir obligatoirement l’aval des sages. Mais dès son départ, M Dienké Mady et son clan ont augmenté le mur de la mosquée.» Par rapport aux récents événements, N’Famady Diaby, explique : « Le dimanche 15 novembre aux environs de 15 heures, un garçon qui venait de la France en l’occurrence Djaninka Diaby de la famille Karambaya, accompagné de sa femme se rendaient à la rivière sacrée Santoba pour se laver. Mais, ils ont été repéré par les jeunes de Touraya qui se sont précipités sur lui et l’ont agressé jusqu’à ce que mort s’en suive. Sa femme sous le choc a crié et on est venu à son secours. Ce qui lui a sauvé la vie. C’est de là que tout est parti. La seconde victime Mouctar Diaby a été tuée lors des affrontements par une machette sur la tête. Il en est mort. Les enfants de Karambaya s’en sont pris aux maisons, boutiques et véhicules appartenant à la famille Touréyah. La mosquée en construction n’a pas été épargnée par les jeunes en colère. Les populations de Touba vivent dans l’insécurité soutenue par le préfet de Gaoual. C’est-à-dire qu’il y a des corps habillés en uniforme de la police et de la gendarmerie, sans mandat et à chaque fois qui sont envoyés par le préfet de Gaoual pour voler, violenter, casser des voitures, lancer des gaz lacrymogènes dans la grande mosquée de Touba. Ces hommes en uniformes de l’Etat insultent les imams de Touba, leur interdit d’aller à la mosquée. Ce qui est inacceptable. C’est ce qui conduit à la colère des jeunes de Karambaya. Comme, les sages nous ont conseillés, on attend l’application de la loi. On commence à sentir les efforts de l’Etat par le limogeage du ministre de la Sécurité et du secrétaire aux Affaires religieuses El. Hadj Diassy. » Pour El. Hadj Mamadou Diaby qu’on a rencontré à Touraya, les événements se sont passés autrement. Et de préciser : « Le Fidâou (rencontre religieuse pour des prières) est passé le vendredi 13 novembre 2015 et le dimanche 15, nous avons été informés que les gens de Karambayah se préparent pour venir nous attaquer. Nous avons voulu savoir pourquoi ils veulent nous attaquer. Nous avons appris par la suite qu’il y a eu des gens qui ont quitté Conakry pour venir spécifiquement pour nous tuer, casser notre mosquée et incendier nos domiciles. A notre tour, on a pris cela à la légère puisque nous estimions que le Fidâou venait de finir et que les étrangers ne sont mêmes pas rentrés. Par la suite, on a compris qu’une attaque était en préparation. Car les deux groupes qui nous ont attaqués sont venus le dimanche aux environs de 15 heures. Les uns sont venus à Mastabamboya chez nous pour incendier nos véhicules et nos maisons et les autres se sont attaqués à la mosquée. Nous étions au deuxième étage. Et ces personnes ont forcé le portail. Ils sont rentrés dans la cour et incendié les deux véhicules qui étaient au garage. Ils avaient des bidons d’essence avec eux. Nous, nous n’avions pas répliqué puisque nous étions en infériorité numérique. » 15 Qu’en est-il de la mort des deux personnes ? M. Diaby répond: « Quand la foule est venue pour attaquer la mosquée, le mur est tombé sur un homme qui est resté coincé entre les fers à béton. Les fers sont rentrés dans son ventre et ses intestins sont sortis dehors. Il en est mort par la suite. Pour preuve, il y a toujours les traces de sang sur les fers. Il n’a pas été tué par les citoyens de Tourayah. La deuxième victime n’a pas été tuée ici. Nous avons appris qu’il a succombé d’une blessure par balle. Mais on ne sait exactement ce qui s’est passé, ni qui a tiré ». Et les dégâts matériels ? « Nous avons en première position la mosquée qui a été cassée. Ensuite, à Mastabamboya 6 immeubles avec trois voitures ont été complètement calcinés. Après, il y a aussi l’immeuble de mon petit frère et sa voiture qui ont été incendiés. Le coût des dégâts est estimé à plus de 10 milliards de francs guinéens. Plus de 2milliards 800 millions FG qui ont été collectés pour la construction de la mosquée sont partis en fumée. Les assaillants ont tout volé. Rien n’est resté dans le coffre ». Par ailleurs, M. Diaby, précise : « Nous avons le papier nous autorisant de construire la mosquée, délivré par la ligue islamique, celui du ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation au temps d’Alhassane Condé qui avait également donné l’autorisation. Nous avons même les documents fournis par le gouverneur de Boké et le préfet de Gaoual. Mais à notre grande surprise, le représentant de la ligue islamique à Touba, Elhadj Balamine Diaby aIMG_20151121_172306refusé la validité de tous ces documents tout en les confisquant sous prétexte qu’il ne saurait y avoir deux mosquées ici. Malgré cette prétendue interdiction, nous avions à l’époque, envoyé la cola à deux reprises chez le Khalife général de Touba pour l’informer de notre volonté de construire une mosquée à Tourayah. Nous avions fait cela juste par respect parce que nous avions déjà tous les documents d’autorisation de construction ». Qu’en dit le sous-préfet ? M. Sékou Sylla, le sous-préfet de Touba explique: « Lorsque nous avons appris ces affrontements, les forces de l’ordre qui étaient là étaient insuffisantes. Néanmoins, elles se sont interposées. Par la suite, les forces de l’ordre ont demandé des renforts qui sont venus de Boké, Mamou et Kindia. Grace à la volonté de Dieu, on a pu circonscrire les affrontements, le dimanche 15 novembre. Mais, le lendemain, il y a eu des personnes incontrôlées qui se sont livrées au saccage des boutiques, et maisons et ont incendié des véhicules. Je précise que ce problème a débuté il y a près de trois ans, mais moi je suis là depuis le mois de mars dernier.» Le témoignage des familles des victimes Le grand frère de Mouctar Diaby qui a été tué, El hadj Alkaly Diaby a affirmé que son frère était venu juste pour le Fidaou et il a été tué par un certain M’bemba qui habite à Touraya. Et de demander : « Nous voulons que justice soit faite et que les autorités jouent leur rôle en nous sécurisant. Nous restons derrière la loi. » Pour El hadj N’Famady, frère de la seconde victime, Djeninka Diaby, il faut que l’Etat punisse les coupables et que justice soit rendue. Et d’insister : « Nous, on a perdu des vies humaines et on a appelé au calme. On veut que le calme règne dans cette localité religieuse. On reste derrière l’Etat.» El. Hadj Seck Oumar Diaby, blessé, témoigne : «Nous étions à l’intérieur de la mosquée, lundi 16 novembre après la prière de 14 heures lorsque des hommes en uniforme ont jeté des gaz lacrymogènes dans l’enceinte de la mosquée centrale. J’ai été blessé comme vous le voyez. Je déplore ce comportement et j’espère que les autorités trouveront les coupables pour que justice soit faite.» Et le Khalife général de Touba, El Hadj Soriba Diaby, dans tout ça ? Le Khalife général de Touba qu’on a rencontré dans la matinée du dimanche 22 novembre s’est dit surpris de ce qui s’est passé. Et d’ajouter : « Nous avons vraiment des difficultés ici. Depuis 200 ans, on n’a jamais eu ce genre de problème. On n’a jamais vécu ça. Nous ne voulons pas de conflit ici. On ne répond pas aux provocations. Mais on a tué deux de nos enfants. Les autorités sont là et voient toute cette violence et ne disent rien. Il y a 16 l’insécurité totale. Lorsque les autorités viennent, on leur donne des explications et elles promettent de résoudre sans rien faire. J’ai toujours dit aux habitants de Karambaya de se calmer. Le jour où ces deux jeunes sont morts, il y avait les forces de l’ordre et cela nous a étonnés. Quand 1000 personnes viennent à Touba, 900 ont la bénédiction et leurs prières se réalisent. Celui qui vient avec de mauvaises intentions, il récoltera la malédiction. Nous souhaitons que justice soit faite et nous restons derrière l’autorité de l’Etat. On a des parents qui sont emprisonnés et demandons leur libération.» Les forces de l’ordre accusées de pillage De nombreuses personnes que nous avons interrogées accusent les forces de l’ordre d’avoir participé aux pillages des magasins. Cependant, reconnaissent elles, ces actes ont été stoppés quand les gendarmes dépêchés de Conakry sont arrivés. Un de ces gendarmes reconnait, sous l’anonymat, que leur arrivée a permis d’arrêter les pillages de certains de leurs collègues qu’ils ont trouvé sur place. Au finish, il faut dire que les populations vivent toujours dans la peur et craignent de nouvelles violences. D’un côté, ceux qui ont perdu des parents- qu’ils n’ont pas pu récupérer parce qu’enterrés par les autorités à Gaoual-exigent que justice soit rendue par les autorités et que leur sécurité soit assurée par les autorités en place. De l’autre, où les dégâts sont importants, leurs responsables estiment qu’il ne peut y avoir la paix que lorsque leur mosquée sera construite. C’est dire que jusqu’à présent, les positions n’ont pas changé. El Hadj Mohamed Koula Diallo, envoyé spécial de guinee7 http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18097&langue=fr&type=rub36 Koundara : Des centaines d’hectares de cultures et de cases à usage d’habitation détruites par les eaux (25/11/2015) La Chambre Préfectorale d’Agriculture (CPA) de Koundara vient de dresser un bilan exhaustif des dégâts enregistrés dans certains champs agricoles et sur des infrastructures à usage d’habitation dans les collectivités rurales en cette fin des grandes pluies, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. 48 bâtiments détruits, 551 cases effondrées par les intempéries. 87,5 ha de coton graine ont été détruits dans la zone de Koundara. Ont été complètement submergés par les eaux, 322 ha de riz, 193,5 ha de maïs, 302 ha d’arachide, 20,5 ha de fonio, 19 ha de sorgho, 2,25 ha de manioc, 16 ha de bananiers réalisés dans la Commune Rurale (CR) de Guingan. C’est le bilan enregistré des fortes précipitations pluviométriques tombées courant campagne agricole 2015 dans la préfecture de Koundara. Une situation qui offre des signes de friction et de grincement de dents auprès des populations vulnérables victimes de cette calamité. Les infrastructures à usage d’habitation n’ont pas échappé aux dégâts enregistrés. Pour mémoire 251 cases à usage d’habitation se sont effondrées dans les CR de Sarèboïdo, 224 à Kamambi, localité voisine. A Guingan, à l’Est de la préfecture, on déplore 30 cases en ruine et 12 autres à Youkounkoun, toutes détruites par des eaux de pluies. La Commune Urbaine (CU) de Koundara a, de son côté, enregistré 37 bâtiments endommagés dans les zones à forte concentration. Alors que la CR de Sambaïlo, elle, a connu un seuil de tolérance au niveau des infrastructures. Une situation devenue préoccupante pour l’ensemble des acteurs socioéconomiques au sein des collectivités rurales victimes de Koundara. Le président de la CPA, El hadji Cherif Mayata, accompagné des autres membres de sa structure et le directeur préfectoral de l’Agriculture, Hady Diallo, ont mené une large sensibilisation auprès des producteurs agricoles frappés par les dégâts causés par les eaux de pluies. Selon le directeur préfectoral de l’Agriculture de Koundara, Hady Diallo, les dégâts causés vont affecter les rendements de production escomptés par endroit. 17 La CPA de Koundara et cadres techniques du monde rural lancent un SOS auprès du gouvernement guinéen, aux institutions spécialisées, ONG, personnes ressources, pour une assistance en faveur des populations vulnérables victimes. AGP/25/11/015 BSY/SAS/KS/FDF/ST http://www.kababachir.com/2015/11/25/labe-des-futurs-etudiants-decus/ Labé : Des futurs étudiants déçus (25/11/2015) Pour la première en Guinée, le gouvernement à travers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a opté pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication, comme plusieurs autres pays de la sous-région pour orienter les nouveaux bacheliers. Mais cette nouveauté fâche certains bacheliers qui y voient une manière de les amener dans les écoles professionnelles. À travers la plate-forme Djoliba, nombreux sont ces étudiants qui ont rempli le formulaire d’orientation. A leur fort étonnement, beaucoup n’ont pas été orientés et attendent les dernières phases qui ont débuté depuis le 23 novembre et qui s’entendront jusqu’au 29 du mois en cours. “Je n’ai pas été orienté. Depuis le début, je disais à mes amis, que c’est une espèce de magouille que le ministre voulait orchestrer et c’est ce qui fut fait,” se désole Thierno Mamadou Baldé. Pour cette bachelière, c’est le comble : “On nous avait dit que les résultats allaient sortir le 22 novembre. Mais, malheureusement moi, on ne m’a pas orienté. Et je ne sais pas pourquoi” a-t-elle fait savoir avant de renchérir. ”Personnellement, je n’ai fait que les 5 choix parce que je ne voulais pas être orientée ailleurs.” Il est à rappeler que les inscriptions ont déjà débuté pour les 16.229 bacheliers orientés et les cours débuteront le 1 er décembre prochain. Espérons que la plate-forme Djoliba ne laissera pas un si grand nombre de frustrer pour le bonheur de l’éducation guinéenne. Sally Bilaly Sow, correspondant kabanews à Labé http://guineenews.org/guinee-des-personnes-a-mobilite-reduite-gagnent-honorablement-leurvie-a-labe/ Labé : Des personnes à mobilité réduite gagnent honorablement leur vie (25/11/2015) Par Alaidhy Sow Pour beaucoup de personnes, le handicap physique est une fatalité, un signe d’échec dans la vie voire même une malédiction. Pourtant, une autre frange de la population en général et particulièrement des personnes vivant avec handicap, estiment que cette infirmité est un défi à relever et non une excuse pour être un fardeau de la société. Guinéenews© est allé à leur rencontre dans la ville de Labé. Disposant d’un salon de coiffure, Mahawa Diakité subvient à ses besoins sans compter sur l’aide de ses parents. « Je suis handicapée, j’ai trouvé qu’aller en ville quémander ne me plaît pas du tout. Je travaille et j’arrive à subvenir à mes besoins. Je ne demande rien à mes parents. C’est vrai que parfois il n’y a pas de clients, mais on garde le cap. C’est pratiquement notre principale difficulté ; sinon ça va, je ne me plains pas trop », affirme-t-elle. Diplômé en biologie appliquée, Boussouriou Diallo également vivant avec le handicap s’active à donner des cours de révision. « Aujourd’hui, je me débrouille un peu en donnant des cours de révision à des élèves de la première en 6éme année. Ensuite, je forme des gens qui n’ont pas du tout fréquenté l’école dans des cours de français. Pour les élèves, on évolue selon leurs programmes respectifs », témoigne-t-il. « Quand on me parle d’association de handicapés, ça ne m’intéresse pas parce que je travaille et arrive à gagner ma vie. C’est quelqu’un qui n’arrive pas à se suffire qui a besoin de ce genre d’associations. Moi, je suis différente de ces personnes-là », insiste Mahawa Diakité. 18 Dans le même ordre d’idée, cet autre fustige le comportement de certains handicapés dans la ville de Labé. « Ça me fait mal au cœur de voir des infirmes attroupés au niveau des carrefours à attendre les bons samaritains. Et pourtant, beaucoup d’entre eux peuvent se débrouiller dans divers domaines. Et pire, ils entrainent leurs enfants dans la pratique », déplore Sow Saliou. Ibrahima Bahquant à lui, mise sur ses études dans l’espoir de trouver un boulot rentable pour sauver son honneur. « Entre notre collège et le village, il y avait une distance de 3 à 4 kilomètres. Je venais avec un vélo tricycle. Malgré mon état physique, j’ai pu continuer mes études et Dieu merci aujourd’hui je suis à l’université malgré mon état physique et je compte terminer et chercher un emploi afin de subvenir à mes besoins », affirme-t-il. Malgré ce courage dont fait cas ces personnes frappées d'handicap physique, ils sont souvent confrontés à des difficultés non négligeables. Parfois, ils font l’objet d’agression. « En tant qu'handicapé, dès fois, je rencontre des difficultés. Il y a des enfants qui sont turbulents qui comprennent très difficilement. Il y en a aussi qui sont récalcitrants, qui m’attaquent dès fois. Mais avec tout ça, j’arrive parfois à les gérer », rapporte Boussouriou Diallo. Ainsi, Ibrahima Bah invite ses pairs à comprendre que la rue n’est pas la solution à leur problème. « L’appel que je vais donner aux handicapés, c’est de chercher quoi faire et quitter la rue. Il y a des ONG (organisations non gouvernementales) un peu partout ; donc, essayer d’approcher ces dernières pour chercher une solution pérenne », lance-t-il. Tout en espérant que cet appel atteindra des oreilles réceptives, il faudrait déplorer le fait que des infirmes souvent capables de se battre pour gagner honorablement leur vie, se retrouvent dans les rues de plusieurs villes de la Guinée pour quémander. http://guineenews.org/immigration-vers-leurope-la-ville-de-mamou-perd-6-jeunes-dans-uneembarcation/ Mamou : Immigration vers l’Europe - la ville de Mamou perd 6 jeunes dans une embarcation (25/11/2015) Par Badicko Diallo Le drame s’est produit la nuit du jeudi au vendredi 20 novembre 2015 en méditerranée entre le Maroc et l’Europe, a-t-on appris des compatriotes vivant au Maroc. Selon les informations obtenues, ce sont au total 40 personnes dont 6 de Mamou qui ont perdu la vie au cours de cette noyade. A Mamou, plusieurs familles dans le quartier Abattoir où sont originaires ces victimes sont dans la consternation. Elhadj Bailo Labiko le père d’une victime témoigne. « Il y a 10 mois que mon fils Alhassane Diallo 17 ans élève en classe de la 10ème année a quitté la ville de Mamou. Après 3 jours de son départ, il m’a appelé m’informant qu’il a été interpellé à la frontière entre le Mali et l’Algérie, ses ravisseurs exigeaient la valeur de 1300000 GNF pour le libérer à défaut de lui amener à Kidal zone rebelle. C’est ainsi que j’ai envoyé la somme. Pendant son séjour en Algérie, il a trouvé un travail et a pu économiser 700$ qui ont été détournés par les passeurs. Par la suite, il a émis l’idée de quitter l’Algérie pour le Maroc où se trouvent ses copains du quartier ; je lui ai envoyé la valeur de 1200000 GNF pour son transport », explique-t-il les larmes aux yeux. Et de poursuivre : « je lui ai toujours déconseillé de s’abstenir la traversée dans les embarcations. La nuit du lundi au mardi 17 novembre dernier, il m’a demandé de lui envoyer la valeur de 600000 GNF, ce qui fut fait et depuis je n’ai plus communiqué avec lui ». Elhadj Bailo indique qu’il a été joint par son fils résidant en Allemagne dès après la prière de vendredi l’informant de la tragique nouvelle de la noyade de Alhassane et ses copains. Pendant ces dernières années, ils sont nombreux les jeunes de Mamou à abandonner les études pour se lancer sur la route du Maroc dans l’espoir de traverser vers l’Europe. Les péripéties et les difficultés rencontrées font que certains ne vont jamais voir le pays de leur rêve. 19 http://guineesignal.com/?p=17473 Pita : L’ancien conseil communautaire réinstallé officiellement (25/11/2015) Selon les accords politiques signés le 20 août dernier entre opposition et mouvance présidentielle les collectivités de la préfecture de Pita devaient être gérées par des délégations spéciales, ce sont les communes rurales de Dogholtouma, Timbi To Uni, Ninguelande, Timbi Madin, Sangareyah et la commune urbaine. Toutes les autres délégations spéciales ont été installées sauf celle de Sangareya. Les 7 membres choisis pour constituer la délégation spéciale ont désisté à l’unanimité. Les sages et notables de cette localité ont souhaité le maintien de l’ancienne équipe et ont fait cette notification au sous-préfet Karamoko Dagnoko qui a son tour a envoyé un rapport accompagné d’une lettre de désistement au préfet. Le préfet Ibrahima Diallo a adressé un rapport au gouverneur de la région administrative de Mamou celui-ci à passer ces rapports au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation, une décision a été envoyée au préfet de Pita via le gouverneur de Mamou entérinant la volonté des sages de Sangareyah après analyse des différents rapports. Après réception de la décision du ministère le préfet Ibrahima Diallo accompagné par ses collaborateurs a procédé à la réinstallation de l’ancienne équipe dirigeante à Sangareyah. Samba Sow http://guineenews.org/kindia-encore-un-batiment-et-son-contenu-partis-en-fumee/ Kindia : Encore un bâtiment et son contenu partis en fumée (24/11/2015) Par Mamady Mara Cet incendie d’une forte flambée a ravagé une maison entière au quartier Ferefou 2 dans la commune urbaine hier dimanche 22 novembre 2015 aux environs de 18 h, aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels considérables ont été enregistrés. Selon la victime interrogée par la rédaction locale de Guinéenews©, un court-circuit serait à l’ origine de cet incendie. Madame Diaby Fanta Condé explique : « j’étais sortie pour rendre visite à ma maman, on m’a appelé que ma maison a pris feu entre temps j’ai immédiatement appelé les sapeurs-pompiers, ils m’ont répondu qu’ils n’ont pas de véhicule donc, ils ne peuvent pas venir. Depuis très longtemps, notre courant faisait des va et vient chose que j’ai toujours signalé au travailleurs de l’EDG mais, ils sont restés indifférents et c’est ce qui nous a causés ces dégâts ». Par rapport aux accusations de la victime Fodé Amadou Yansané, directeur régional de l’EDG affirme : « vous avez ces installations-là sont vielles et vétustes, il faut les réhabiliter et c’est ce que nous sommes en train de faire mais en entendant, les citoyens doivent éviter les branchements clandestins, c’est vraiment regrettable ce qui est arrivé ces derniers jours à Kindia ». Dans les décombres, on peut citer entre autres : une carte de résidence en France, un passeport, un billet d’avion aller-retour pour la France appartenant à Alassane Diaby époux de la victime, des meubles et tous les appareillages. Informés, les sapeurs-pompiers n’ont pas pu faire le déplacement par manque de véhicule selon son directeur adjoint. En observant la maison calcinée, rien ne peut être utile aux yeux des témoins et tous les espoirs des sinistrés portent maintenant sur les élans de solidarité des proches et habitants du quartier. Déjà, la famille commence à passer la nuit à la belle étoile et lance un SOS. 20 http://guineenews.org/kindia-troubles-apres-la-mort-dun-homme-a-lentree-de-lhopitalregional/ Kindia : Troubles après la mort d’un homme à l’entrée de l’hôpital régional (24/11/2015) Par Mamady Mara Un homme est mort subitement ce lundi matin 23 novembre 2015 à la rentrée principale de l’hôpital régional de Kindia et cela a fait un tollé dans la cité des agrumes. Abdoulaye Diallo âgé de 20 ans souffrait d'une tuberculose grave et résidait au quartier Koliady 1 commune urbaine. Il était à bord d’une voiture pour son traitement au centre antituberculeux de Damankania situé à 5 kilomètres de la ville, lorsqu' arrivé à la façade de l’hôpital régional, il est descendu et a vomi directement avec une forte quantité de sang avant de succomber sur place. Son corps a été immédiatement transporté à la morgue de l’hôpital, confirme Ibrahima Sory Diaby chef responsable des enterrements sécurisés de Kindia. « En tant qu'agent humanitaire dès qu’on a été informé, nous avons pris toutes les dispositions afin de sécuriser le corps et c’est ce que nous avons fait », a-t-il dit. Présent sur les lieux, le directeur régional de l’hôpital explique : « quand j’ai été alerté, j’ai aussitôt fait le prélèvement rapide et amener au CTE (centre de traitement Ebola) de Pastoria pour toute éventualité liée à la maladie Ebola ; donc, on attend le résultat dudit centre ». Face à cette situation qui défraie la chronique dans la cité, les autorités préfectorales se sont rendues à l’hôpital afin de calmer les ardeurs de la population qui avait commencé de montrer sa réticence, craignant un nouveau cas d'Ebola. Pour le moment, on ne connait pas réellement le statut de cet homme et le doute plane quand on sait que notre pays court après la montre pour la victoire finale contre Ebola. http://guineenews.org/orientations-universitaires-des-bacheliers-denoncent-la-procedure-alabe/ Labé : Orientations universitaires - Des bacheliers dénoncent la procédure à Labé (24/11/2015) Par Alaidhy Sow Quelques jours après la finalisation des opérations d’orientation en ligne des bacheliers, la liste des jeunes pris en charge est disponible depuis maintenant 48 heures. À Labé, ce sont des centaines de bacheliers qui n’ont pas été orientées. Et pour plus d’une personne, cellesci seront reparties entre les différentes écoles professionnelles du pays. Une option qui n’enchante pas des jeunes rencontrés par Guinéenews. « Non ! Ça non ! En ce moment, on va se révolter. On a étudié durant des années, on ne peut pas avoir le baccalauréat et être orienté autrement », insiste Fatoumata Diouldé Barry, bachelière qui estime qu’il n’est pas question de rejoindre le professionnel. Pourtant, des informations concordantes rapportent que tous les bacheliers qui n’ont pas été orientés dès cette première phase, seront expédiés en formation professionnelle. Une information confirmée par le directeur d’un institut de la place. « Cette année, le ministère de l’enseignement technique avait prévu d’orienter des bacheliers dans les écoles professionnelles. Mais, la première phase des orientations intéresse surtout les choix des étudiants pour les universités. Maintenant à la seconde phase, les écoles professionnelles seront dotées », explique Alpha Mamadou Bella Diallo, le directeur d’un institut de formation professionnelle basé à Labé. Déçue et désorientée, Fatoumata Diouldé Barry se demande à quel niveau elle a dérapé pour mériter un tel sort. « On nous avait dit que les résultats allaient sortir le 22 novembre. Mais, malheureusement moi on ne m’a pas orienté. Et je ne sais pas pourquoi. Personnellement, je n’ai fait que les 5 choix parce que je ne voulais pas être orientée ailleurs 21 donc je n’ai pas pris les 15 choix qui étaient sur la liste. Maintenant, je me demande si ceci est la cause de mon malheur ou pas », s’interroge-t-elle. Contrairement à cette première, Fatoumata Anne se réjouit de sa prise en charge en cette première phase : « pour moi ça s’est très bien passé. J’ai été orientée selon mon choix parce qu’ils m’ont envoyé à mon premier choix en génie civil. Je n’ai pas eu beaucoup de difficultés parce que Conakry avait envoyé des informaticiens pour nous assister ; donc ça été facile », s’est félicité cette autre. Pour l’instant, plusieurs bacheliers non orientés espèrent l’être à la seconde phase qui s’effectuera dans les prochains jours. Ce, malgré cette mise au point pour ce qui est des écoles professionnelles. http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18087&langue=fr&type=rub17 Labé et Mamou : Réconciliation nationale - formation des acteurs des OSC sur le processus de la justice transitionnelle (24/11/2015) La Commission Provisoire de Réflexion sur la Réconciliation Nationale (CPRN) en Guinée, organise depuis lundi, 23 novembre 2015, dans la préfecture de Labé, un séminaire de formation de ses points focaux préfectoraux et des responsables des Organisations de la Société Civile (OSC) des Régions Administratives (RA) de Labé et Mamou, rapporte l’AGP dans la région. Selon le conseiller des co-présidents de la CPRN, El hadj Facinet Sylla, ce séminaire régional de Labé, qui porte essentiellement sur ‘’le processus de la justice transitionnelle’’, s’inscrit dans le cadre des préparatifs des prochaines consultations pour une réconciliation nationale en République de Guinée. «Il y a eu, tout au long de notre histoire, de la violence d’Etat qui a été exercée sur les populations. Quand un pays a eu un tel passé, à un moment ou à un autre de son histoire, il est appelé à s’arrêter pour s’interroger sur ce qui s’est passé, en déterminer les causes profondes, essayer d’exorciser le mal et trouver les moyens de s’arrêter et de ne plus refaire cette histoire», a-t-il déclaré. Souhaitant la bienvenue aux participants, le porte-parole de la Délégation Spéciale (DS) de la Commune Urbaine (CU) de Labé, Mamadou Aliou Sampiring Diallo a vivement salué et encouragé cette initiative du gouvernement guinéen. «Nous estimons que cette initiative salutaire, visant la réconciliation de tous les guinéens, se présente aujourd’hui comme une préoccupation majeure», a soutenu le porte-parole de la DS de Labé. Cet avis est largement partagé par Sindaye Firmin, un des facilitateurs du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies à la rencontre de Labé. «Le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme restera disposé à accompagner le peuple guinéen dans ce processus», a-t-il promis. Dans son discours d’ouverture des travaux du séminaire, le chef du cabinet du Gouvernorat de la RA de Labé, El hadj Souleymane Marga Baldé a invité les participants, à accorder le maximum d’intérêt et de considération à cette rencontre. «Je reste convaincu que vous sortirez suffisamment outillés pour une meilleure implication et accompagnement au processus de consultations à mener sur le terrain», a espéré M. Baldé, avant de remercier le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies, le PNUD, l’Unicef et le Fonds de Consolidation de la Paix pour les efforts qu’ils ne cessent de consentir en faveur de la Guinée, notamment dans le domaine de l’appui à la consolidation de la paix et à la réconciliation des fils et filles du pays. AGP/24/11/015 ISD/ST 22 http://www.conakrytime.com/magr1.php?langue=fr&type=rub17&code=calb2301 Pita : les 7 membres de la délégation spéciale de Sangaréya se désistent (24/11/2015) Six collectivités de la préfecture de Pita en Moyenne Guinée, doivent être désormais dirigées par des Délégations Spéciales, selon l’accord politique signé le 20 août 2015, entre l’Opposition, la Mouvance présidentielle et le Pouvoir. Il s’agit des Communes Rurales (CR) de Sangaréya, Doghol Touma, Timbi-Touni, Ninguélandé, Timbi-Madina et la Commune Urbaine (CU). Les DS ont été officiellement installées au niveau de toutes ces communes, à l’exception de Sangaréya. Dans cette localité, les 7 membres désignés pour constituer la DS ont tous volontairement et unanimement désisté. Désistement qui fait suite à un accord avec les sages et notables de Sangaréya. «Nous souhaitons le maintien de l’ancien conseil communautaire». Devant cette situation, le sous-préfet de Sangaréya, Karamoko Dagnoko a fait un rapport, accompagné de la lettre de désistement, qu’il a transmis au préfet pour souligner la vacance de pouvoir politique à Sangaréya. Rapport reçu, Ibrahima Diallo, Préfet de Pita a, à son tour, adressé un rapport au gouverneur de la Région Administrative (RA) de Mamou, qui a transmis ces différents rapports au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Après analyse des différents rapports par le MATD, une décision est envoyée au préfet de Pita via le gouverneur de Mamou, entérinant la volonté exprimée par les populations de Sangaréya. Après réquisition de cet écrit officiel du département, le préfet de Pita, Ibrahima Diallo, accompagné de ses proches collaborateurs, s’est rendu à Sangaréya pour réinstaller officiellement l’ancien conseil communautaire de cette localité. Avec AGP http://actuconakry.com/labe-fini-pour-le-pain-a-lair-libre/ Labé : Fini pour le pain à l’air libre, tolérance zéro (23/11/2015) Par Actuconakry La coopérative des boulangers et la délégation spéciale se sont accordées sur la gestion du pain à Labé. Désormais tout vendeur de pain doit présenter son produit dans une caisse bien sécurisée et surtout le conseil s’est engagé à trouver des places où désormais les vendeurs de la précieuse miche vont s’installer. Un ultimatum a été lancé jusqu’au 30 novembre pour permettre aux professionnels du métier de se pourvoir des caissons sécurisés où ils vont mettre leurs miches de pain. Le président de la délégation spéciale de Labé, El hadj Cellou Daka Diallo, a fait savoir qu’il y a eu un consensus entre les autorités locales et les boulangers: “La mesure découle du constat que le pain est mal présenté dans sa vente. Nous avons alors voulu négocier avec les boulangers pour améliorer cet état de fait. Il faut avouer qu’ils nous ont facilité la tâche et nous sommes arrivés à un consensus.” De son côté, Fodé Kaba de la coopérative des boulangers, a dit que les contrevenants ne seront pas tolérés: “Désormais nous n’allons plus tolérer les vendeurs qui contreviennent à la mesure pour laquelle on a souscrit volontairement.” A noter que 70% des boulangers respectent déjà la norme avant l’expiration du moratoire. Ousmane Tounkara, correspondant à Labé 23 http://leverificateur.net/contenu.php?ref=3468 Kindia : Des agriculteurs sont en prison à Conakry, les parents demandent leur libération (22/11/2015) La réforme de la justice a échoué, les juges de paix continuent leurs pratiques nuisibles aux populations, le droit de l’homme est bafoué, l’argent a fini par emporté la conscience des chefs jusque dans les districts du pays, l’ethnocentrisme bat son plein dans le pays profond aussi. C’est le cas de Oumar Diallo et Moussa 2 Diallo respectivement le juge d’instruction et commandant de la gendarmerie départementale de de Kindia. Deux hommes qui ont attisé le feu par le biais de l’ethnocentrisme dit-on. Lisez…. Les raisons des emprisonnements Momo Gomba Soumah agé de 67 ans, un agriculteur à Gomba (Kindia) explique : « Nous sommes agriculteurs, nous cultivons le riz, le manioc, le fonio. Ce sont les bœufs qui ont brouté et ont tout détruit nos cultures. Dès que l’acte là s’est fait, nous nous sommes dirigés vers notre chef de district de Gomba. Le chef de district nous ont répondu qu’il ne peut rien trancher d’abord, il faut que nous attrapons les bœufs et les ramener vers eux pour réellement connaitre les propriétaires de bœufs, ce que nous avons fait en ramenant des œufs rattrapés, il nous a dit d’attendre. Nous avons attendu durant des mois, il n’y avait pas de suite favorable. Ensuite, nous nous sommes rendus chez le sous-préfet de Kolèntèn. Ils nous ont dit aussi d’attendre. Entre temps, nous constatons que ce sont nos membres qu’ils prennent pour les emprisonner, ils nous ont jugés à Kindia, mais nous n’avons jamais vu des gens qui ont porté plainte contre nous. C’est le juge d’Instruction de Kindia Oumar Diallo qui nous a jugés et c’est lui qui est en train d’attraper les gens illégalement. Ce juge a attrapé beaucoup de personnes pour les emprisonner, et, maintenant ce sont les populations qui s’opposent à cette pratique du juge. Momo Gomba Soumah, continue : « Moi, je suis agriculteur. Actuellement j’ai mes parents en prison à la maison centrale de Kaloum. Ces personnes ont été prises à Kindia, ils sont au nombre de 6 personnes y compris moi. Moi, même j’ai fait des mois à la maison centrale » Nous demandons le président de la République de nous aider pour la libération de nos parents, car actuellement nos champs sont vides, il n’y a personne pour les travailler. L’affairisme des Autorités judiciaires, militaires et administratives Oumar Diallo et Moussa 2 Diallo, respectivement juge d’Instruction et commandant de la gendarmerie départementale ont mis l’huile du feu en favorisant l’ethnocentrisme dit-on ! Dans le conflit entre agricultures et éleveurs à Gomba (Kindia), ceux qui sont victimes des dégâts causés par les bœufs dans leurs champs, par la complicité de ces deux cadres se sont retrouvés immédiatement en prison à la maison centrale de Conakry. Comme le témoigne une des victimes Alhassane Camara, agriculteur à Gomba (Kindia), «ce qui nous inquiète, c’est que les propriétaires de bœufs sont partis à Seydouyah, ils sont allés tirer sur deux personnes de nous. Maintenant dans ces tirs sur nos hommes, les gens qui ont été pris sont aujourd’hui en liberté par la mafia de Moussa 2 Diallo, commandant de la gendarmerie départementale de Kindia ». Et il a continué : « Nous sommes à Conakry actuellement par ce que les membres de nos familles sont en prison. Nous passons des journées sans rien manger ».Ce sont des bœufs qui ont brouté nos cultures, on a reçu l’instruction du chef de district de les attraper, ce que nous avons fait et aujourd’hui, on nous prend pour nous déporter à la sureté de Conakry. Tout ceci, est la complicité du juge d’Instruction Oumar Diallo qui favorise son ethnie. Il a emprisonné toutes les victimes en les considérant de voleurs de bœufs ». Nos parents vieillards sont en prison à la maison centrale, nous demandons humblement leur liberté. Selon Madame Bountou Camara, femme agriculteur à Barinkhatia ( KINDIA), une autre victime : « Huit (8) femmes nues ont été attrapées par les gendarmes pour la prison de la maison centrale de Conakry. Actuellement, nos parents croupissent en prison à Kaloum. Les bras valides n’ont pas aussi épargné le scénario. Actuellement, ils sont tous en prison à la sureté de Conakry. 24 Elle dira ensuite : “Nous sommes empêchées par les éleveurs dans nos travaux champêtres. Les bœufs viennent brouter nos cultures. Et, un matin nous avons vu deux pick-up remplis de 22 gendarmes pour nous déporter en prison à la maison centrale de Conakry’’. Dit-elle avec des larmes aux yeux. Nous demandons à l’Etat de la libération de nos parents détenus à la maison centrale de Conakry. Joint au téléphone pour équilibrer l’information, Oumar Diallo le juge d’instruction de Kindia dira qu’il a fini son travail depuis, il y a de cela 3 mois. Et qu’il y a eu aussi des condamnations. Alsény SENY FADIGA http://www.nouvelledeguinee.com/fichiers/blog16b.php?langue=fr&code=calb4495&pseudo= rub2 Mamou : Des bandits attaquent et blessent un chauffeur de taxi (22/11/2015) Par Alpha Diallo Le 15 novembre dernier, aux environs de 4heures du matin dans le quartier de Telico, un chauffeur de nom de Saidou Diallo, âgé d’une trentaine d'années, a été victime d’une attaque à main armée non loin de son domicile. Les présumés auteurs du braquage ont aussitôt disparu dans la nature. Juste après avoir ouvert le feu sur Saidou Diallo, le blessant au niveau de la cuisse droite. Ce chauffeur était sur les préparatifs pour le marché hebdomadaire. Le retentissement du coup de feu et ces cris au secours ont réveillé les voisins qui n’ont pas aussitôt osé sortir. Saidou Diallo s’est réfugié chez Boubacar Baillo Sow qui l'a aussitôt évacué à l’Hôpital Régional de Mamou. Sur place, la victime a subi une opération au niveau de cuisse droite. Aux dernières nouvelles, les forces de sécurité ont ouvert une enquête pour mettre hors d'état de nuire les résumés auteur du braquage à main armée. A signaler ni les voisins ni les responsables du quartier de Telico ne disposaient un contact des services de sécurité. Avec ces interminables cas d’insécurité qui règnent à Mamou l’inquiétude et la peur sont le lot du quotidien des braves populations de la ville carrefour. http://flashguinee.net/koundara-manque-criard-dinfrastructures-a-youkounkoun/# Koundara : Manque criard d’infrastructures à Youkounkoun (21/11/2015) Par Cheikh Dieye La sous-préfecture de Youkounkoun, située à 23 kilomètres de la commune urbaine de Koundara, est aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés d’infrastructures de base. Tel est le constat fait par la rédaction de plus224.com sur place. Cette localité compte près de dix mille habitants repartis dans cinq districts. Elle possède quelques forages dont certains sont en panne et un seul centre de santé pour toute la sous-préfecture. Dans l’optique d’atteindre ses objectifs qu’elle s’est assignés, l’équipe dirigeante de cette sous-préfecture a du pain sur la planche face à ces problèmes d’infrastructures de base. C’est pourquoi, elle tend une main franche au gouvernement guinéen d’intervenir en sa faveur. «Nous demandons au chef de l’État de nous aider à décoller parce que nous en avons besoin énormément. La population de cette sous-préfecture peine toujours à décoller, malgré notre engagement en faveur du pouvoir », affirme le sous-préfet de Youkounkoun. Le manque d’infrastructures scolaires et sportives est une situation qui fait mal à la couche juvénile de cette localité. La zone ne compte aucun lycée, seulement un seul collège. C’est un véritable défi à relever. Le manque d’infrastructures routières laisse les populations dans un enclavement total. Dans cette sous-préfecture, les femmes en état de grossesse ne 25 savent plus à quel Saint se vouer à cause du manque criard d’infrastructures sanitaires. Cette ville qui a toujours produit des éminents cadres pour l’Administration publique depuis l’indépendance tel que feu Dorank Assifat et Thialla Gobaye -qui vient de décédé. Il faut ajouter le Cardinal Robert Sarah, qui fait la fierté de toute la Guinée et de l’Afrique, est originaire de Youkounkoun. Pour rappel, cette localité était non seulement le poste administratif du temps colonial, mais après l’indépendance, c’était le chef-lieu de la région administrative. Toutes ces difficultés que connaissent les laborieuses populations de Youkounkoun relancent le débat sur le développement local de toutes ces communes rurales en République de Guinée. plus224.com http://guineematin.com/actualites/mamou-le-deficit-denseignants-une-dure-realite/ Mamou : Le déficit d’enseignants, une dure réalité (21/11/2015) Posté par Guineematin Les années se succèdent et se ressemblent pour le système éducatif guinéen. Un système confronté à un déficit de personnel enseignant ainsi qu’à la pléthore dans les salles de classes. À Mamou, cette triste réalité se passe de commentaire sous le regard impuissant des responsables des établissements scolaires comme l’a constaté Guineematin.com à travers son correspondant local. Ousmane Koïta, proviseur du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré, l’un des plus grands lycées de la préfecture nous a confié que son établissement compte vingt-quatre salles de classes pour vingt-sept groupes pédagogiques. Au lycée Elhadj Oumar Barry, les élèves de la 8ème année restent à ce jour sans professeurs de mathématiques, de physique et de chimie. On peut bien se demander quel avenir attend ces élèves qui passent la majeure partie de leur temps sans formation ? Mamadou Aliou Barry est élève de la 10ème au collège Mangol. Il explique que la situation est la même que l’année dernière. ‘‘Il y a manque de professeurs et l’examen se prépare dès l’ouverture. Si on continue comme ça, on cour droit vers l’échec’’, explique-t-il. Sur la question, un cadre de la direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Mamou, sous le couvert de l’anonymat estime que les résultats catastrophiques enregistrés l’année dernière aux différents examens dans la préfecture seraient en partie liés au manque d’enseignants. ‘‘Le déficit de personnel enseignant dans les écoles fait, sans l’ombre d’aucun doute, partie des éléments explicatifs des nombreux échecs qu’on a enregistré l’année dernière lors des différents examens. Nous faisons tout pour combler ce vide mais le problème reste entier’’, a-t-il confié. Depuis Mamou, Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com http://www.guineeconakry.info/article/detail/affrontements-a-touba-le-procureur-general-faitletat-des-lieux/ Gaoual : Le procureur général fait l’état des lieux (20/11/2015) Depuis quelques jours, la cité de Touba, située dans la préfecture de Gaoual est secouée par de violents affrontements, opposant les habitants de la localité autour de la construction d’une mosquée. Le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, Mandjour Chérif a, dans un communiqué lu sur les ondes de la Radio-Télévision Guinéenne (RTG), fait l’état des lieux. Dans ce communiqué, le procureur général près de la cour d’appel de Conakry, Mandjour Chérif a indiqué que c’est à l’occasion du grand Fidaw, le 15 novembre 2015, que de violents affrontements ont opposé les populations de Touba, en relation avec la construction d’une mosquée. Ces affrontements ont causé des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants : deux morts, 7 maisons à étages incendiées, deux villas privées incendiées, 6 cases brûlées et 3 véhicules incendiés. 26 Suite à ces préjudices de Touba, le procureur a également affirmé que l’autorité a déployé les forces de sécurité pour le maintien d’ordre et de sécurité dans la région. A ce jour, le calme est revenu.’’ Ces personnes sont détenues au niveau de la brigade de la gendarmerie et du commissariat central de Gaoual. Elles sont poursuivies pour les faits de meurtres, d’association de malfaiteurs, de destruction d’édifices privés et de coups et blessures volontaires’’, a-t-il dit dans le communiqué. ‘’ L’enquête se poursuit afin de situer les responsabilités des uns et des autres’’, a-t-il conclu Moundjour Chérif. Léon Kolié pour GC im 2015-GuineeConakry.Info http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/20/terrorisme-dans-le-monde-qu-en-pense-elhadj-badrou-bah-le-grand-imam-de-labe Labé : Terrorisme dans le monde - Qu’en pense El hadj Badrou Bah, le grand-imam de Labé ? (20/11/2015) Les attaques terroristes dans le monde ne laissent pas indifférentes les autorités religieuses guinéennes. L’inspecteur régional de la ligue islamique de Labé, El hadj Badrou Diallo vient de faire une analyse des derniers évènements survenus à Paris où des terroristes ont tué 129 personnes. Premièrement il faut dire que l’islam ne sera pas sali inchallah (s’il plaît à Dieu, Ndlr), c’est plutôt les musulmans qui seront salis dans ces genres d’événements douloureux. Imaginez quand on fait exploser des bombes entre des milliers de personnes comme ce qui s’est passé en France (…). Partout d’ailleurs s’il agit de tuer, ce n’est pas un principe de l’islam, ce n’est pas l’apanage de l’islam, l’islam ne recommande pas de tuer. Les musulmans doivent faire attention parce que certains individus peuvent passer par tous les moyens pour nous salir. Si nous prenons la France, des millions de musulmans y vivent. Celui qui a fait ces dégâts n’aime ni les musulmans, ni les chrétiens encore moins les mécréants. Peut-être y a pleins de musulmans parmi les morts. Si les auteurs de ces attaques pensent qu’ils font le jihad, ils ont raté alors. Car l’islam prône la tolérance, l’harmonie entre les hommes quel que soit leur religion. L’islam permet à tous de vivre ensemble sans aucun problème, dans la paix. Tous les problèmes, les difficultés que nous vivons, la solution, le remède pour mettre fin à tout ça c’est l’islam. L’islam n’est pas synonyme de haine, de guerre ou d’attaques terroristes. L’islam est une religion porteuse de l’ombre, c’est un parapluie. Maintenant si des personnes se cachent derrière l’islam pour faire la guerre, que Dieu nous épargne de ces personnes qui salissent notre religion qui prône la paix. Il faut que nous musulmans, prenions des dispositions pour ne pas qu’on nous colle une mauvaise étiquette avec notre religion. Dieu a dit quelques parts dans le coran, « même si un mécréant demande un service aux musulmans, ils doivent l’aider jusqu'à ce qu’il se rende compte des valeurs de l’islam. Peutêtre il va se convertir à islam à cause de ta bonté, l’islam recommande aussi d’être gentil à l’endroit des musulmans et même les mécréants. Ce qui se passe avec les djihadistes n’est pas sur le chemin de l’islam, y a une façon de faire le jihad, défendre son pays contre l’ennemi c’est le jihad, mener des démarches pour garder les principes de sa religion fait partie du jihad. Mais pas se lever un bon matin pour aller tuer en masse dans un lieu public avec des slogans Allahu akbar et dire que c’est au nom de l’islam. Ce n’est pas possible, l’islam ne recommande ça à personne. Encore une fois que Dieu nous épargne de ces individus qui agissent dans ce sens ». Propos recueillis par Alpha Ousmane Bah (AOB) Correspondant régional d’Africaguinee.com à Labé 27 http://www.maguinee.com/index.php/actualites/519-sangareah-pita-le-president-de-ladelegation-speciale-demissionne-pou-laisser-place-au-sortant Pita : Le président de la délégation spéciale démissionne pour laisser place au sortant (20/11/2015) Celui qui était supposé être le nouveau président de la délégation spéciale de Sangaréah dans la préfecture de Pita n’a pas pris fonction. Lors de la cérémonie de prise de fonction, le nouveau président de la délégation spéciale de la commune rurale de Sangaréah issu de l’UFDG a annoncé qu’il n’est pas prêt à prendre fonction en remplacement d’Elhadj Mamadou Diouldé Bah qui est quant à lui du RPG. Il a donc présenté sa démission avec toute l’équipe pour laisser place au sortant âgé de 72 ans et qui est à la tête de la commune depuis 10 ans. Beaucoup de langues se délient pour dire que si le nouveau a cédé sa place c’est par crainte du premier et que des négociations avaient eu lieu entre les deux hommes. Par Guinee360 Mamadou Lamarana LY pour maguinee.com http://www.nouvelledeguinee.com/fichiers/blog16b.php?type=rub2&langue=fr&code=calb448 0 Kindia : Le cri de cœur des producteurs de fruits et légumes (19/11/2015) Par Karim Gandhi La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont à tout moment un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Dans ce contexte, la qualité et les attributs spécifiques de l’alimentation, sa diversité et son accessibilité au niveau local, sont autant de problématiques qu’il faut prendre en compte. La région de Kindia, qualifiée de zone fruitière et légumière de prédilection possède une gamme variée de produits agricoles locaux susceptibles de faire l’objet d’une valorisation et d’une importance capitale. ‘’Faute d’industries de transformation et de conservation, les producteurs de fruits et de légumes de la ville Kindia enregistrent une forte perte estimée à des millions de francs guinéens par saison’’, nous a confié des producteurs de fruits et légumes de la région précisément à Foulaya. Ceci, selon eux, en attendant que de petites unités de transformation se mettent en place, mêmes si elles sont loin d’être la solution. A Kindia, les producteurs de fruits et de légumes perdent environs 60 à 70% de leurs productions faute d’accès approprié au marché en qualité et en quantité et d’infrastructures de conservation mais aussi à un non suivi par les agents agricoles de la région. ‘’Dans le district de Foulaya, il n’y a presque aucune infrastructure de conservation. Conséquences, les producteurs sont obligés de brader leurs productions, juste pour amortir les charges engagées pour la culture’’ ; explique Mamady Keita producteur de légumes, qui est très matinale dans son potager. La filière maraîchère qui est un autre créneau porteur pour les jeunes, dit-il, rencontre d’énormes difficultés liées à la pourriture des produits, la mauvaise conservation et le non transformation de la productivité. M Keita poursuit ses explications : « Mes principales cultures sont celles de la tomate, du piment et de l’oignon. Les producteurs ici produisent, mais n’ont pas accès directement au marché, ni à une unité de transformation. Pour l’instant, nous ne rêvons même pas d’une unité de transformation. Conséquences, les récoltes pourrissent. Alors qu’ailleurs aujourd’hui, par exemple en Guinée Bissau vous avez la possibilité de faire de la purée de tomate, de piment, juste après la production. Mais en Guinée ce n’est pas le 28 cas en lieu et place nous livrons nos productions aux femmes vendeuses des marchés de Conakry qui sont matinale chez nous à un prix juste pour ne pas rester sans nourrir sa famille ». A en croire un autre interlocuteur, aujourd’hui, la technologie est très développée mais en Guinée nous trainons encore les pas et que les autres régions en Afrique notamment ceux du Burkina et du Niger dont les étudiant bénéficient des bourses d’études en Guinée sont en posture de modernisation agricole. « Aujourd’hui, dans ces pays, les producteurs ont accès aux micros-finances de proximité spécialisées en agriculture avec un suivi périodique de jeunes cadres spécialisés pour soutenir les projets agricoles des paysans », souligne Bemba Bangoura étudiant en Lettres et potage de la localité. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/19/conakry-des-deputes-en-visite-de-terrainsur-les-installations-de-rusal-cbk Kindia : Des députés en visite de terrain sur les installations de RUSAL-CBK (19/11/2015) Des installations de la compagnie RUSAL-CBK ont été visitées cette semaine par des députés du Parlement guinéen. Le constat fait par ces élus du peuple est presque alarmant. Du petit bateau au dépôt de la CBK, les élus ont constaté des constructions anarchiques, des petits commerces qui se font le long des rails, des tas d’immondices, et d’autres obstacles le bon fonctionnement des installations de RUSAL-CBK, notamment la circulation du train minier. Cette distance d’une quinzaine de km a permis aux députés de l’assemblée nationale de constater et de toucher du doigt les énormes difficultés auxquelles la société Rusal-CBK est confrontée dans le transport de la bauxite de Débélé au port minéralier de conakry. Donnant ses impressions suite à la visite du chemin de fer le député Seinkoun Camara a tout d’abord salué les efforts de Rusal-CBK dans l’entretien de la voie ferré qui permet d’éviter des accidents et sauvegarder des vies humaines avant d’ajouter » ce que nous avons vu aujourd’hui c’est seulement incroyable nous nous engageons aux côtés de Rusal pour remonter les informations au niveau de l’assemblée et de l’exécutif pour trouver rapidement une solution idoine dans l’intérêt des populations guinéennes et de Rusal ». De son côté le député de la préfecture de Kindia l’honorable Fadiga président de la commission transport de l’assemblée nationale a cité les énormes réalisations faites par la compagnie Rusal dans la préfecture de Kindia, des réalisations qui selon le député contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations. Parlant de son constat après la visite du terrain le député Fadiga dira » le chemin de fer de Rusal-CBK est complètement envahi par des constructions anarchiques, des commerces, des débits de boissons et des montagnes d’ordures, le problème est sérieux il faut très rapidement l’implication de toutes les autorités guinéennes et de Rusal pour trouver la solution à cette occupation de l’emprise des rails qui est un problème social, économique, environnemental et sanitaire ». Dans le cadre de la sécurisation du chemin de fer la société Rusal débloque chaque année plus d’un million USD, c’est pourquoi le Directeur Général de Rusal-Guinée souhaite la mise en place d’une commission mixte y compris le ministère des mines pour une rencontre autour de la table et trouver une solution commune. Selon Guénnadi Vlasov » nous sommes disposé à organiser une autre visite avec cette commission pour leur permettre de voir la réalité du chemin de fer, pour nous l’essentiel c’est de sécuriser les populations guinéennes » a-t-il conclut. Pour éviter les accidents ferroviaires la société Rusal a mis en place une équipe chargée d’entretenir le chemin de fer. Grâce à cette équipe les défaillances constatées sur la voie sont rapidement corrigées pour empêcher tout accident. Autres efforts de la société Rusal c’est l’achat de nouveaux équipements, c’est ainsi que récemment la société a acheté et mis 29 en exploitation de nouveaux wagons et de nouvelles locomotives à fin de renforcer le parc de l’entreprise. Faut-il que les normes de sécurité ferroviaire interdisent la construction de toute infrastructure dans un rayon de 20m du chemin de fer. Cependant, la visite du chemin de fer a révélé un constat contraire, les commerces, les constructions et autres formes d’activités sont à moins d’un mettre des rails devenus pour certains un dépotoir d’ordures. C’est dans ces difficultés que la société Rusal évolue en conciliant production et sécurité. Espérons que cette fois les députés parviendront à convaincre toutes les autorités concernées sur la nécessité de la sécurité ferroviaire. http://www.nostalgieguinee.net/contenu.php?ref=2908 Labé : Des bacheliers face à des difficultés pour s’inscrire en ligne dans les différentes universités (19/11/2015) Les candidats admis au baccalauréat unique session 2014 – 2015 rencontrent d’énormes difficultés pour se faire inscrire dans leurs différents établissements universitaires. Le site internet mis à leur disposition par le ministère de l’enseignement supérieur aurait des imperfections, d’après ces jeunes bacheliers. Selon notre correspondant à Labé, les différents cybers sont remplis de bacheliers venus s’inscrire pour leur orientation dans une des institutions d’enseignement supérieur du pays. D’après Mariam Ciré LY, « c’est une perte de temps, parce qu’en ce moment, les réseaux sont perturbés, on n’arrive pas à nous connecter. Depuis le matin je suis là, mais rien ne marche. » Autres difficultés auxquelles se buttent ces bacheliers, c’est bien la méconnaissance de l’outil informatique. La majeure partie ne disposant pas d’adresse mail, est obligée d’être épaulée. C’est le cas de Boubacar Biro Diallo. « Comme on est pas habituer à l’internet, cela nous a crié assez de problèmes. Depuis le matin, nous sommes-là. Je n’ai pas eu la chance de m’inscrire d’abord. » Contrairement au précédent, Alpha Oumar Diallo, lui, apprécie cette nouvelle méthode instaurée dans le système éducatif guinéen. « Cette initiative proposée par le gouvernement est une bonne idée, c’est une manière de réveiller les gens pour mieux s’adapter à l’internet. Moi je préfère rentrer à la maison, me connecter avec mon ordinateur et m’inscrire. » Mariokay SY http://aminata.com/violences-meurtrieres-a-touba-des-morts-des-blesses-la-grandemosquee-fermee-et-celle-de-tourayah-detruite/ Gaoual : Violences meurtrières à Touba: des morts, des blessés, la grande mosquée fermée et celle de Tourayah détruite (18/11/2015) Perte en vies humaines, des personnes grièvement blessées et destruction des édifices publics dont des lieux de culte, tel est le visage lugubre que présente la ville de Touba après plus de 72heures des violences communautaires à connotation confessionnelle. Suite aux perpétuelles tensions qui émaillent la ville sainte de Touba, le préfet de Gaoual, M. Souleymane ordonne la fermeture de la grande mosquée. Selon notre source, la décision est tombée hier mardi précisément à l’heure de la prière de 16heures. «La rentrée est bloquée par des militaires. Au lieu de rentrer dans la ville pour sensibiliser les jeunes, le préfet a donné l’ordre d’empêcher les sages de prier dans l’enceinte de la mosquée. C’est grave», explique un témoin. «Le préfet de Gaoual est un corrompu. Il n’assume pas sa responsabilité. Quand les personnes sont décédées à l’hôpital de Gaoual, le préfet a été prévenu, mais il a refusé d’informer les familles éplorées. Il a même dit aux agents sanitaires de ne pas donner l’information aux familles tant qu’il est à l’hôpital. Ensuite, il avait décidé de bloquer ces deux corps à Gaoual avant de les ramener à Touba cet après-midi. Là aussi, le préfet n’est pas 30 entré dans la ville de Touba. Il a accompagné les corps jusqu’en cours de route et il s’est retourné à Gaoual. Il n’a pas daigné arriver à Touba». Selon d’autres sources, les citoyens de la localité ont été témoins d’un affrontement entre deux groupes des forces de l’ordre. Les uns voulant maintenir de l’ordre dans la cité et les autres se livrant aux pillages des biens et au brigandage des populations. Les agents indélicats se seraient retranchés à la rentrée de Touba en érigeant des barrages pour soutirer de l’argent aux passants. «Si les agents n’arrêtent pas de provoquer les jeunes ça va finir par des échauffourées. Et nous ne voulons pas ça», avertit notre source. Selon des sources sécuritaires, des arrestations ciblées contre des proches du khalife général de Touba sont déjà planifiées par les autorités et une liste contenant les identités des celles-ci serait déjà établie. Abdoul Malick Diallo pour Aminata.com http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18051&langue=fr&type=rub17 Koundara : Un bac de fabrication artisanale conçu à l’aide de bidons vides de 20 litres pour la traversée pour Youkounkoun (18/11/2015) Une embarcation de moindre fortune construite pour assurer la traversée des usagers sur la rivière Mitti séparant le village Ourack (Guinée) à 7Km de Youkounkoun chef-lieu de la souspréfecture, de son homologue Oubadji situé à 32Km de Sarèmaka, Région de Kédougou en République du Sénégal. La construction artisanale de ce bac ou radeau vient apporter un ouf de soulagement dans les échanges commerciaux inter-Etats entre les populations riveraines des deux pays. L’ingéniosité des paysans riverains installés le long de la ligne de démarcation entre les villages d’Ourack et d’Oubadji, s’est taillée une place de choix dans la gestion du mouvement régulier des usagers de l’axe, Guinée-Sénégal, dans sa partie Nord-est de la préfecture de Koundara. Un bac, dont la fabrication artisanale, est conçue à l’aide de bidons vides de 20 litres hermétiquement bouchés, supportant des bambous et reposant sur un carta de fabrication aussi locale, assure aisément la traversée des personnes et de leurs biens au niveau du cours d’eau de Mitti, dont l’impraticabilité est notoire en période des grandes crues. Cette méthode de traversée à l’aide de bidons vides flottants a été initiée par le Vieux Kèba Keïta, de la cinquantaine, un fils du terroir résidant à Ourack. Il a été assisté de ses enfants, dont l’âge varie entre 12 et 13 ans. Elle a été mise en exergue pour la première expérience en 2003. De nos jours, les usagers de cette route ont aperçu des avancées significatives dans le système d’échanges commerciaux entre les deux pays grâce à cette ingéniosité remarquable de payants riverains d’Ourack installés au bord de ce cours d’eau à large spectre commercial. AGP/18/11/015 BSY/CMA/SAS/KS/FDF/ST http://lexpressguinee.com/fichiers/blog16-999.php?pseudo=rub2&code=calb7852&langue=fr Fouta Djallon : Des ‘’conflits religieux’’ - De Labé à Touba des inquiétudes planent (18/11/2015) Les incidents regrettables survenus le dimanche 15 novembre 2015 dans la sous-préfecture de Touba, préfecture de Gaoual après le Fidao, ayant entraîné la mort atroce de deux personnes d’une même famille ont provoqué l’indignation des ressortissants et créé l’inquiétude chez des guinéens. A cause dit-on du mobile de ces violences, « la destruction d’une mosquée » en construction. Un phénomène qui persiste dans la préfecture de Labé et menace la paix également dans cette cité. 31 Ce conflit ‘’religieux’’ qui oppose la famille Karambaya à celle de Touraya (qui veut construire la mosquée litigieuse) est arrivé à une phase qui risquerait - si rien n’est fait - d’embrasser toute la localité. Avec ces deux morts, la peur d’une éventuelle vengeance pourrait s’installe dans une ville dite sainte. Ces violences inquiétantes surviennent pourtant après plusieurs médiations des autorités administratives et religieuses du pays pour harmoniser les points de vue des partisans d’une même religion qui s’entretuent à cause d’un fait qui ne peut et ne devait être un problème. Si chacun respectait le principe de la liberté de culte qui régit d’ailleurs la République de Guinée. Mais les motivations des belligérants semblent ailleurs. Et c’est là puissance d’Etat doit entrer en action pour chercher et punir les auteurs de ces incidents mortels à la hauteur de leur crime. C’est à ce prix qu’il parviendrait à pallier à de tels agissements ‘’religieux’’ qui commencent à gagner du terrain en Guinée. Dans la préfecture de Labé, ce genre de conflit y persiste encore à la différence qu’il n’y a pas eu - on le souhaite pas- de mort. Mais des tensions existent également entre les partisans de deux sectes de la religion musulmane : Wahabiya et Tidiania. Les partisans de la première sont soupçonnés d’organiser des prières de vendredi dans lieux non autorisés par la ligue islamique qui serait à dominance Tidiania. Ce que réfutent les Whabitts affirmant organiser des prières dans leurs propres mosquées dont la ligue refuserait la reconnaissance. Vrai ou faux, là aussi le phénomène de séparation des lieux de cultes est à l’origine de ce bras de fer entre ces deux sectes. L’inquiétude reste vive dans la commune urbaine de Labé en dépit des tentatives de réconciliation de ces frères musulmans par les autorités compétentes du pays. Ainsi, l’exemple étant contagieux, il y a lieu de trouver des solutions idoines à ce phénomène religieux afin que les esprits mal avertis - ceux qui font l’amalgame entre l’islam et l’islamisme - ne profitent de ce genre de situation pour semer le chao du moins menacer la quiétude et la paix des citoyens de Guinée. Mieux vaut prévenir que guérir, nous enseigne-ton. Séka Cissoko http://guineematin.com/actualites/lutte-contre-ebola-des-pourparlers-entre-acteurs-a-kindia/ Kindia : Lutte contre Ebola - des pourparlers entre acteurs à Kindia (17/11/2015) 24 heures après la sortie du dernier cas d’Ebola dans le centre de traitement de Nongo, les autorités guinéennes en charge de la santé publique et des partenaires se sont retrouvées ce mardi 17 novembre 2015 à Kindia, a appris Guinnematin. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, Dr. Sakoba Keita coordinateur de la cellule nationale de lutte contre Ebola, a donné des explications liées à cette réunion. « Nous sommes en train de tirer les leçons de la riposte, définir les stratégies et voir comment nous pouvons procéder de plus à l’assainissement et aux enterrements sécurisés. Qu’est ce qui a marché, qu’est ce qui n’a pas marché ? Et quelles sont les activités à mener pour se préparer pour de nouvelles flambées, car c’est en temps de paix et pendant les périodes calmes qu’il faut se préparer pour de nouvelles exigences. Ce sont là les thèmes que nous sommes en train de débattre avec la société civile, les religieux et les guérisseurs traditionnels plus les acteurs de la Croix-Rouge et évidement l’OMS et l’Unicef et d’autres partenaires qui sont ici présents. » A en croire Dr Sakoba, la Guinée pourrait déclarer les prochaines semaines la fin de l’épidémie Ebola. Il n’y a aucun cas confirmé actuellement dans les centres de traitement Ebola ni des contacts à suivre en Guinée. A indiqué le coordinateur national de lutte contre Ebola. « Nous avons sorti le dernier cas hier avec succès .Et actuellement nous sommes heureux d’annoncer qu’il n’y a plus de contact, ni de cas suspect. Mais c’est très tôt de crier victoire. Il faut préserver les acquis », a-t-il conclu. 32 Kolouba Koivogui http://guineenews.org/kindia-manque-criard-dinfrastructures-de-base-a-damankania/ Kindia : Manque criard d’infrastructures de base à Damankania (17/11/2015) Par Mamady Mara La commune rurale de Damankania située à 5 kilomètres de la commune urbaine de Kindia est aujourd’hui confrontée à d’énormes difficultés d’infrastructures socioculturelles de base. Tel est le constat fait par la rédaction locale sur place. Elle compte 25 310 habitants d’après le dernier recensement dont 12 585 femmes, 34 secteurs, 9 districts ; elle a 28 forages et un seul centre de santé pour toute la commune rurale. Damakhaya2Dans l’optique d’atteindre ses objectifs qu’elle s’est assignés, l’équipe dirigeante de cette commune a du pain sur la planche face à ces problèmes d’infrastructures de base. C’est pourquoi, elle tend une main franche au gouvernement guinéen d’intervenir en sa faveur. « Nous demandons au chef de l’État de nous aider à décoller parce que nous en avons besoin énormément, la population de cette sous-préfecture peine toujours », affirme Aboubacar Touré sous-préfet de Damankania. Les infrastructures scolaires, sportives font cruellement défaut chez la couche juvénile de cette localité. La zone ne compte aucun lycée, un véritable défi à relever ; le manque d'infrastructures routières laisse les populations dans un enclavement total. Dans cette sous-préfecture, les femmes en état de grossesse ne savent plus à quel saint se vouer à cause du manque criard d’infrastructures sanitaires. Toutes ces difficultés qu’ont ces laborieuses populations de Damankania relancent le débat sur le développement local de toutes ces communes rurales en République de Guinée. http://guineenews.org/kindia-une-maison-completement-calcinee-dans-un-court-circuit/ Kindia : Une maison complètement calcinée dans un court-circuit (17/11/2015) Par Mamady Mara Un incendie s’est produit ce lundi 16 novembre 2015 aux environs de 13 heures au quartier Tafory météo dans la commune urbaine de Kindia. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels considérables ont été enregistrés. La victime madame Sacko Fatoumata Kourouma infirmière en service à Kindia témoigne : « Notre bâtiment a pris feu quand le courant est venu avec puissance ; on a tout perdu rien n’est sorti et je demande aux bonnes volontés de nous aider. » Informés, les sapeurs-pompiers n’ont pu se déplacer par manque de carburant chose qui a indigné le chef de quartier El hadj Moussa Bayo. « Je condamne avec la dernière énergie le comportement ou l’irresponsabilité des sapeurs-pompiers qui sont censés de secourir des citoyens en situation de catastrophe », affirme-t-il. Face à cette situation, les responsable de l’EDG (énergie de Guinée) ont montré leur incapacité dans la gestion du courant en refusant de répondre à l’appelle des voisins qui se battaient à éteindre le feu. A souligner que c’est la 12ème fois que les citoyens perdent leurs biens suite aux multiples incendies qui continuent à rendre ces paisibles citoyens misérables à Kindia. Et, face à ces différentes situations, les victimes n’y peuvent rien, sauf de constater les dégâts et s'en remettre à la volonté divine Var aucune enquête ne sera faite pour situer clairement les responsabilités. 33 http://www.plus224.com/2015/11/deforestation-une-menace-reelle-pour-les-populationsrurales-de-koundara/ Koundara : Déforestation - une menace réelle pour les populations rurales de Koundara (17/11/2015) L’environnement est fortement menacé en Guinée comme le mentionne le rapport le World Resources Institute (WRI), aux USA. Selon cet institut américain, une superficie équivalant à deux fois la Belgique a été déboisée en Afrique de l’Ouest. Parmi les pays les plus touchés de la sous-région figurent en bonne place la Guinée, la Guinée-Bissau, la Sierra-Leone et le Libéria qui occupe la tête de peloton. Ils figurent parmi les dix pays dont le taux de déforestation est le plus élevé en 2014, rapporte Global Forest Watch. Particulièrement en Guinée, depuis quelques années, la coupe abusive du bois est devenue un phénomène généralisé et grave pour l’environnement. Il est particulièrement lucratif et entraîne l’appétit aussi bien d’exploitants traditionnels locaux (les menuisiers notamment) mais aussi et surtout de fonctionnaires, d’élus locaux, d’agents des corps habillés et de commerçants tous transformés en marchands de bois et bénéficiant de l’impunité. Nombreux sont les agents de l’État et d’élus disposant de tronçonneuses et d’équipes de coupe de bois à travers les brousses dans l’arrière-pays, selon un constat de notre rédaction. Aucune préfecture n’est épargnée pratiquement, de Lola au Sud de la Guinée à Koundara dans le Nord du pays. A Sambaїlo (localité frontalière avec le Sénégal et située à quelques kilomètres de la GuinéeBissau), les écosystèmes sont fortement menacés. La coupe abusive du bois, l’abattage des rôneraies, les feux de brousse, la confection de briques cuites le long des rivières et sur les berges, sont les principaux facteurs de ce danger écologique et environnemental. En moins de dix ans d’exploitation accélérée du bois, les populations rurales de Termessè Guingan et Youkounkoun, et surtout la sous-préfecture de Sambaïlo citée comme la zone la plus touchée par ce phénomène, à Koundara tout entier, commencent à payer le plus fort prix. Le district de Wousson, d’où provient l’addition d’eau de la ville, est considéré comme le foyer de la coupe du bois. Les gros arbres qui peuplaient la brousse, protégeaient les sources d’eau et donnaient de l’ombre aux animaux ont été abattus les uns après les autres et transportés soit au Sénégal, soit en Guinée-Bissau, pour être vendus. Ces dernières années, pendant les mois de grande chaleur, la température arrive des fois à crever le thermomètre qui affichait facilement au-delà des 45°c. A cette triste réalité, se sont greffés l’assèchement de tous les puits artisanaux et la plupart des puits améliorés ou forages, l’assèchement des cours d’eau, la réduction drastique des têtes de source et de la plupart des points d’eau qui servaient d’abreuvoir pour les animaux. Ce qui a pour conséquence, l’éloignement, sinon la mort programmée des bêtes sauvages, la mort par la soif et le manque d’aliments pour les animaux. Chez l’homme, des maladies comme la méningite, les maux de tête, le retard pour la 3ème année consécutive des pluies et la perturbation de la pluviométrie causant des inondations, la diminution des récoltes comme ces trois années précédentes, provoquant d’énormes préjudices au monde paysan. Ces dernières années, dans la préfecture de Koundara qui abrite le plus grand parc transfrontalier de la sous-région (le Niokolo Badiar), la destruction de la nature est en train de reculer grâce à l’administration forestière appuyée par le comité préfectoral de la surveillance et de la protection de l’environnement basé strictement sur le volontariat qui constitue une brigade de choc contre le déboisement en donnant pour l’exemple le reboisement de deux hectares à Sambaїlo, environ deux milles plans de toutes essences confondues et le soutien des autorités locales en adoptant des mesures contraignantes contre les agresseurs de la nature. La déforestation est en phase d’être éradiquée dans cette zone de la Guinée. Vivement des mesures drastiques au sommet de l’environnement (COP21) à Paris (France). Madjou Bah, depuis Koundara pour Plus224.com 34 http://echosdeguinee.net/index.php/actualite/662-labe-installation-de-la-plateforme-depromotion-de-la-paix Labé : Installation de la plateforme de promotion de la paix (17/11/2015) Par Alaidhy Sow Dans le grand souci de maintenir la paix et prévenir toutes formes de violences en république de Guinée afin que tous les fils du pays cohabitent paisiblement, des leaders d’opinion ont été choisi dans la ville de Karamoko Alpha Mo Labé pour prendre le devant de la scène a constaté sur place votre quotidien électronique echosdeguinee.net Après Conakry, la forêt et la haute Guinée, les partenaires de la Guinée dans ce secteur composé entre autres de l’ONG Search for Common Ground ont posé leurs valises dans la cité de Labé ce samedi 14 Novembre 2015. Partis politiques, autorités administratives, élus locaux, religieux, organisations de la société civile, médias, étaient entre autres les invités de marque de la rencontre qui s’est tenu à l’amphithéâtre de l’ENI CFP de Labé. « Ceci est un grand avantage pour de la ville de Labé. Si je prends les élections précédentes, beaucoup de personnes étaient peinées quant à la finalité du processus. Cette angoisse m’a personnellement donné l’idée de faire passer un communiqué radio le jour de la proclamation des résultats provisoires; informant que personne n’est autorisé à sortir dans les rues. L’UFDG demande à tous ces militants de garder le calme. Ainsi, certaines personnes ont très mal interprété la décision ; mais finalement, même le président de l’UFDG a fait un communiqué appelant tout le monde à la retenue. Donc, tout cela c’est pour promouvoir la paix chez nous » avoue El Hadj Mamadou Cellou Daka Diallo, le président de la délégation communale spéciale de Labé et en même temps fédéral de l’UFDG. « Discuter ensemble des problèmes de la société et comment faire pour que ces problèmes ne débouche pas sur des violences : C’est l’objectif de cette rencontre » selon Mamadou Barry, coordinateur national de l’ONG Search for Common Ground. Monsieur Barry n’a pas manqué de partager le souhait de son organisation : « Nous souhaitons que cette plateforme devient un outil des acteurs locaux de la région administrative de Labé. Nous allons accompagner cette plateforme jusqu’en 2016. Mais d’ici là, nous aimerions qu’il y ait une bonne appropriation de telle sorte que la plateforme puisse fonctionner d’elle-même avec les acteurs locaux » lance-t-il. Au sortir de la rencontre, les membres de la nouvelle plateforme de la paix ont tous promis de s’investir d'avantage dans le cadre de la paix. Alaidhy Sow Labé, pour echosdeguinee.net http://guinee7.com/2015/11/17/a-labe-des-ecoles-privees-veulent-faire-payer-le-moisdoctobre-mais-ce-sera-sans-linspecteur-regional-de-leducation/ Labé : Des écoles privées veulent faire payer le mois d’octobre mais ce sera sans l’inspecteur régional de l’Education (17/11/2015) L’inspecteur régional de l’Education de Labé, Mory Sangaré a organisé, samedi, 14 novembre 2015, une réunion d’urgence avec les fondateurs des Ecoles privées de la Commune Urbaine (CU), qui ont fait payer aux parents d’élèves le mois d’octobre non enseigné, rapporte l’AGP dans la région. Dans le cadre de la rentrée scolaire de cette année, certains fondateurs d’écoles privées de la CU de Labé ont obligé les parents d’élèves à payer le mois d’octobre non enseigné, déplore El hadj Abdourahmane Diallo, propriétaire d’une école privée de la place. «Ceux qui ont fait payer le mois d’octobre n’ont pas raison, parce que l’Etat a défini le calendrier scolaire qui s’étend du 9 novembre au 30 juin», a-t-il rappelé. Saisi par les parents d’élèves, l’inspecteur régional de l’Education de Labé, Mory Sangaré a convoqué cette réunion d’urgence avec les encadreurs des groupes scolaires privés implantés dans la CU. 35 «A l’issue de l’entretien, il a été accepté par les fondateurs de faire un décalage du payement du mois d’octobre pour les mois pendant lesquels le travail se fait dans les écoles. Par exemple, il y en a qui ont dit qu’ils vont prendre les montants perçus pour janvier, d’autres ont dit qu’ils vont étendre par rapport au nouveau calendrier scolaire. Mais, ils ne vont plus considérer que c’est le mois d’octobre qui a été déjà payé par les parents d’élèves», a garanti l’autorité régionale de l’Education de Labé. Au cours de cette rencontre, l’inspecteur régional a aussi fustigé le comportement de certains fondateurs d’écoles privées de la CU de Labé qui font payer jusqu’à 50 mille francs guinéens comme frais d’inscription ou de réinscription, alors que les textes en vigueur en République de Guinée prévoient 3000 francs guinéens pour l’école primaire et 5000 francs pour le secondaire. AGP http://guinee7.com/2015/11/17/a-labe-des-fonctionnaires-boudent-les-bureaux-legouverneur-tape-du-poing-sur-la-table/ Labé : Des fonctionnaires boudent les bureaux - Le gouverneur tape du poing sur la table (17/11/2015) Le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Sadou Keïta a organisé, samedi, 14 novembre 2015, au Gouvernorat de ladite région, une réunion de mise au point sur l’absentéisme et le retard des cadres des différents services de l’administration publique régionale, rapporte l’AGP sur place. Depuis le lendemain de l’élection présidentielle, les bureaux abritant les différents services de l’Administration publique rattachés au Gouvernorat ont perdu leur ambiance habituelle. Les chefs des services concernés sont régulièrement absents à leurs postes, selon un constat du gouverneur de région, Sadou Keïta. «Tu es conscient que tu as étudié pour servir ton pays. Tu es conscient que tu es payé pour ton travail. Mais, pourquoi tu ne travailles pas pour mériter de ton poste et de ton salaire ? Comment peut-on se coucher jusqu’à 9 heures ? Ce n’est pas honteux ça ? Faites un sursaut, restez dans vos bureaux ! Il y a du travail, mais c’est l’initiative qui vous manque. Si vous n’initiez pas, il n’y a pas d’argent. C’est quand vous initiez que vous pouvez sortir en quête de l’argent, vous travaillez. Mais, vous attendez qu’on vous envoie de l’argent pour partager ? Il n’y a aucune initiative ? Ce n’est pas possible. Et nous prenons des péchés avec la population. Beaucoup de citoyens qui ne vous ont pas trouvé dans vos bureaux, viennent se plaindre à moi», a-t-il constaté. Ce constat déplorable a poussé le gouverneur de Labé, Sadou Keïta, de nature très souple dans les instructions, à, cette fois-ci, hausser le ton et brandir une menace lors d’une réunion de mise au point dans la salle de conférence du gouvernorat, avec les cadres des différents services de l’administration publique régionale. «Maintenant, je vais vous dire. Celui que je constaterai absent permanemment de son bureau, je vous jure, je prends un acte, je le rends. Je vous le dit. Ça devient maintenant la pagaille. Parce que je ne sais pas pourquoi on est absent de son bureau. Je ne sais pas pourquoi. Vraiment, je n’arrive pas à justifier. Pourquoi on ne vient pas au bureau ? Et pourquoi on ne vient pas à l’heure ? Pourquoi on ne donne pas le bon exemple ? Ce que je vais vous demander alors, à partir de maintenant que tout le monde vienne à la montée des couleurs ! Je vais effectuer des visites inopinées dans vos bureaux. Gare à celui que je porterai absent à son poste», a-t-il prévenu. Cette mesure va se radicaliser, contre les cadres de l’administration publique régionale qui se sont illustrés dans cette mauvaise habitude, à partir de lundi, 16 novembre 2015, a rassuré le gouverneur de Labé, au micro de nos confrères du bureau régional de l’AGP. AGP 36 http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/17/labe-un-quadragenaire-se-donne-la-mortpar-pendaison Labé : Un quadragénaire se donne la mort par pendaison (17/11/2015) Un homme âgé d’une quarantaine d’années s’est donné la mort par pendaison dans la nuit du dimanche au lundi 16 Novembre 2015, à Daka2, un quartier de la commune urbaine de Labé. Le suicide aurait eu lieu aux environs d’une heure du matin, a appris sur place africaguinée.com La police judiciaire basée au commissariat central de Labé, a expliqué que l’homme se serait pendu dans un puits à l’aide d’une corde. « C’est aux environs de 2 heures que j’ai reçu le coup de fil d’un collègue de service m’informant qu’un homme s’est donné la mort à Maleya par pendaison. A 6 heures je me suis rendu sur les lieux pour le constat. En présence du chef de quartier et les notables, on s’est approché du puits où nous avons vu un bois où une corde est attachée, la même corde est nouée au cou de la victime, c’est comme ça qu’il est descendu dans le trou du puits. Nous avons rendu le corps à la famille après notre travail », a expliqué Capitaine Sadou Baldé, interrogé par un journaliste d’Africaguinee.com. La victime s’appelait Abdourahmane Diallo, âgée de 46 ans, menuisier de profession, mariée et père de trois enfants. Selon les témoignages de la famille, il souffrait d’une maladie dont le nom ne nous a pas été révélé. Alpha Ousmane Bah Correspondant régional d’Africaguinee.com http://aminata.com/obseques-thierno-madjou-sow-sera-inhume-vendredi-a-kebaly/ Dalaba : Obsèques - Thierno Madjou Sow sera inhumé vendredi à Kébaly (16/11/2015) Décédé jeudi dernier à Conakry de suite de maladie, le président de l’OGDH, Thierno Madjou Sow sera inhumé vendredi 20 novembre prochain dans son village natal à Kébaly dans la préfecture de Dalaba en Moyenne Guinée. Une cérémonie de prière et de recueillement sera organisée à la mémoire du défunt le jeudi 19 novembre au Palais du peuple. Selon le programme, l’arrivée du corps est prévue à 7H30, suivie des interventions des membres de l’OGDH, la famille mortuaire, les organisations de la société civile, les ONG internationales, les corps diplomatiques, les institutions républicaines, le gouvernement et les chefs religieux. Le départ du corps pour Kébaly est prévu à 14H30 suivi de son inhumation le lendemain vendredi dans l’après-midi. Thierno Madjou Sow est décédé à l’âge de 84 ans. Il a été l’un des membres-fondateurs de l’organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH) dans les années ‘‘90’’. Abdoul Malick Diallo pour Aminata.com http://guineematin.com/actualites/recrudescence-des-cas-de-viols-a-labe-une-preoccupationregionale/ Labé : Recrudescence des cas de viols - une préoccupation régionale (16/11/2015) La région administrative de Labé a enregistré ces derniers temps plusieurs cas de viols et de violences faites aux femmes. Le dernier en date remonte à la semaine dernière dans le quartier Poréko de la commune urbaine de Labé où un jeune de 40 ans est tombé sur une fillette de 6 ans, selon une source policière. Peu de temps avant, des cas similaires ont été allégués à Dara-Labé, dans la préfecture de Labé et à Thianguel Bori dans la préfecture de Lélouma, toujours dans la région administrative de Labé. Sans oublier l’histoire du jeune qui a égorgé sa mère dans la commune urbaine de Labé. 37 Face à cette situation inquiétante, le gouverneur Sadou Keïta est monté au créneau ce lundi, 16 novembre 2015, pour inviter les cadres services sectoriels placés sous son autorité et les organisations non gouvernementales spécialisées et évoluant dans sa juridiction géopolitique à approfondir les réflexions dans le but de renforcer la protection de la femme et de l’enfance dans la région administrative de Labé. « Les violences se perpétuent. Aujourd’hui encore, nous sommes plus violents vis-à-vis des femmes, des jeunes filles qu’hier nous l’étions. Il y a une forte perversion de notre société. La femme devient de plus en plus un instrument. Les cas de viols se perpétuent. Imaginez qu’un adulte de 40 ans tombe sur une fillette de 6 ans. Mais, qu’est-ce qu’il trouve en cette fillette. C’est un crime sans commune mesure et qui mérite la peine de mort, parce que ça ne donne aucun résultat. On ne peut pas dire que l’homme a voulu jouir. Cela prouve que notre société se situe aujourd’hui dans une forte contestation de ses propres valeurs. Nous devons retenir que nous sommes dans une ville sainte. On fait ce qui compromet notre sainteté. C’est une douleur» s’est insurgé le gouverneur de la région administrative de Labé. Dans le même registre, le gouverneur de Labé encourage le système de parrainage des enfants démunis par des personnes de bonnes volontés. A ses yeux, cet accompagnement va aider à mettre fin à l’esclavagisme des enfants: «Ceux qui ne sont pas accompagnés dorment sur les tables du marché de Labé, ceux qui ne sont pas accompagnés errent toute la journée avec une caisse de cirage dans les rues de Labé, ou trouvent des refugent là où on consomme la drogue» a fait observer Sadou Keïta. De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com http://guinee7.com/2015/11/15/des-ressortissants-de-labe-rehabilitent-partiellement-lhopitalregional/ Labé : Des ressortissants réhabilitent partiellement l’hôpital régional (15/11/2015) L’Association des Ressortissants et Amis de Labé (ARAL) à Atlanta, en Géorgie (Etats Unis d’Amérique) a accepté encore de financer la réhabilitation de trois bâtiments abritant le Laboratoire, la Pédiatrie, l’ORL, la Diabétologie et la Chirurgie de l’Hôpital Régional de Labé (HRL) pour une valeur totale de 53 millions 19 mille 400 francs guinéens, rapporte l’AGP dans la région. Ce financement sur la demande du Comité des Relations avec les Usagers (CRU) de l’Hôpital Régional de Labé, vient après l’octroi de 55 matelas et la réhabilitation de deux magasins, du bâtiment abritant les Urgences, la Médecine générale et le point de vente, pour une valeur totale de 50 millions 740 mille 400 francs guinéens. Selon le point focal du donateur à Labé, El hadj Abdourahmane Sampiring Diallo, cette réhabilitation a consisté en des travaux de menuiserie, maçonnerie, vitrerie, carrelage et de peinture. «Dans un intervalle de deux ans, cette Association des ressortissants et amis de Labé à Atlanta a pu mobiliser au total 103 millions 759 mille 800 francs guinéens destinés à améliorer les conditions d’accès et de séjour des citoyens de la Région à l’Hôpital régional», a-t-il indiqué. Pour le gouverneur de Labé, Sadou Keïta, cette contribution volontaire des ressortissants de la région à l’amélioration des conditions d’accès et de séjour des citoyens à l’hôpital, est un exemple de réussite de la politique nationale de décentralisation, prônée par le président de la République, Pr Alpha Condé et son gouvernement. «Aujourd’hui donc, je saisi l’occasion pour encore une fois remercier le CRU et nos frères d’Atlanta. Ils apportent beaucoup, mais il faut qu’on comptabilise ce qu’ils nous apportent pour que demain ce chiffre puisse parler», a conseillé le gouverneur. Après avoir successivement remercié le donateur, au nom du personnel médical, le directeur général de l’Hôpital régional, le président du CRU) de l’hôpital, le délégué syndical et le représentant de la Direction Régionale de la Santé (DRS) de Labé ont, tour à tour, promis de ne ménager aucun effort pour l’utilisation correcte et l’entretien des bâtiments rénovés. 38 AGP http://www.guineecible.com/index.php/2015/11/14/labe-ziara-dans-la-communaute-dessarankolle/ Labé : Ziara dans la communauté des Sarankollé (14/11/2015) Par Rougui Alpha Bah Chaque année, la communauté de Mandasaran, située à quelques kilomètres de Tiaguelbori (préfecture de Labé), organise une cérémonie de lecture du saint coran communément appelée Ziara dédiée aux prières et aux invocations du tout puissant. Ce vendredi 13 novembre, des fidèles musulmans sont venus de partout pour assister à la seizième cérémonie du Ziara de Mandasaran afin d’implorer la grâce divine. Une initiative qui ne date pas d’hier: « Depuis 1999, nous organisons la Ziara à la fin du mois de Al Assoura et cela, à chaque année. Ceci reste une immense joie pour moi d’accueillir ces fidèles musulmans » affirme El hadj Sékou Manda un des sages de la communauté. Pour accompagner et soutenir cette action, plusieurs autorités ont effectuées le déplacement. Naby Keita (sous-préfet de Mandasaran) se réjouit de cette cérémonie religieuse qu’il dit arriver à point nommé, au moment où la Guinée en a le plus besoin. En dehors, la délégation de l’école coranique Thierno Aliou Bhoubhadian était aussi parmi les invités prestigieux. Elle a été très satisfaite de la mobilisation des citoyens de la localité qui sont venus massivement y assister. Selon El hadj Thierno Boubacar Baldé, secrétaire général de la Ligue Islamique Préfectorale de Labé, cette idée de prière et d’invocation constituent un moyen d’unir et de renforcer le tissu social entre les communautés. La Ziara est organisée partout dans le Foutah pour rendre hommage aux défunts et implorer la grâce de Dieu et sa bénédiction dans le développement des différentes communautés. Abdourahmane Sow http://guineematin.com/actualites/koubia-la-prefecture-confrontee-a-un-besoin-denviron-de200-enseignants/ Koubia : La préfecture confrontée à un besoin d’environ de 200 enseignants (13/11/2015) Posté par Guineematin A Koubia, élèves, enseignants et responsables de l’éducation ont repris le chemin de l’école le lundi 9 novembre 2015. Partout, les écoles étaient propres, mais les autorités de l’éducation déplorent un déficit d’enseignants. La Préfecture de Koubia compte 123 écoles primaires pour 11 192 élèves dont 5 642 filles, 08 écoles secondaires (collèges) pour 1 016 élèves dont 414 filles et 02 Lycées avec 181 élèves dont 48 filles. Selon le service des statistiques de la DPE de Koubia, 269 enseignants dont 93 femmes émargent au compte du primaire et 72 enseignants dont 01 femme évoluent au secondaire Au collège et au lycée de Koubia, des professeurs dispensaient leurs Cours, mais il manque des professeurs des spécialités, a confié A Guineematin.com le proviseur du lycée de Koubia, Boubacar Taran Diallo. Cette année, 685 enfants seront scolarisés dans la commune urbaine de Koubia qui compte 26 écoles primaires, selon le délégué scolaire de l’enseignement élémentaire, Mamadou Oury Sow. D’après l’association des parents d’élèves, la rentrée scolaire s’est bien déroulée. Madame Diallo Maladho Sidibé s’est félicitée de l’apport de l’APEAE pour le nettoyage des établissements, de la présence des élèves et des enseignants le jour de la rentrée à Koubia. Malgré ces sentiments de satisfaction, le chef section pédagogique intérimaire de la DPE de Koubia relève quand même un manque criard d’enseignants à Koubia. A titre d’exemple, 39 Mamadou Ecole Diallo nous affirme que les communes rurales de Gadha-Woundou et de Fafaya comptent un enseignant par école primaire de trois classes. D’ailleurs, à Fafaya, tout comme dans la Commune Urbaine, c’est la communauté qui recrute des enseignants pour s’occuper des enfants dans leurs écoles sur la base du SMIG, a déclaré le DPE de Koubia. L’enseignant est devenu une denrée rare à Koubia, selon le DPE, cela est du fait que certains enseignants affectaient à Koubia ne rejoignent jamais, d’autres viennent juste prendre service pour ne plus revenir, sans oublier qu’après chaque vacance, ceux qui ont « un bras long » reviennent avec leur décision d’affectation à la grande surprise da la DPE. Selon le DPE par intérim, Koubia a besoin cette année de 130 enseignants pour le primaire et de 40 autres pour le Secondaire De Koubia, Mamadou Alpha Diallo http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb18004&langue=fr&type=rub17 Labé : La Journée mondiale de la Vue célébrée en différé à Labé - 15 patients ciblés pour bénéficier d'une intervention chirurgicale gratuite (13/11/2015) De nombreux citoyens confrontés à des problèmes de santé oculaire ont répondu, jeudi, 12 novembre 2015, à l’invitation du Centre Régional de l’Ophtalmologie de Labé pour bénéficier de séances de consultations gratuites et de prises en charge sans frais. C’était à l’occasion de la célébration en différé de la Journée Mondiale de la Vue, rapporte l’AGP dans la région. Pour le délégué du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, Thierno Aliou Bah (en service au Programme National de Lutte contre l’Onchocercose, la Cécité et les Maladies Tropicales), la forte mobilisation enregistrée à Labé prouve à suffisance que de nombreux citoyens guinéens sont confrontés à des problèmes de santé oculaire. «En Guinée, les maladies oculaires touchent une grande partie de la population, de tous les âges et de toutes les classes sociales, qui, très souvent, ne réalise pas le danger. Elle est exposée ainsi à devenir aveugle si elle ne bénéficie pas à temps d’un dépistage et d’une prise en charge adéquate. C’est pourquoi, tout doit être mis en œuvre pour tirer, au bénéfice de nos communautés, les avantages contenus dans l’initiative vision 2020, «le droit à la vue», lancée depuis 1999 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), avec pour objectif, l’élimination de toutes les cécités évitables, d’ici en 2020. C’est dans ce cadre que le département de la santé, en partenariat avec le bureau de l’OMS en Guinée, Helen Keller International, Lyons Club et l’ONG, «Sauver la vue», a saisi la cérémonie de cette année pour offrir, encore une fois, à toute les populations qui le désirent des consultations gratuites ce jour, 12 novembre 2015», a-t-il soutenu. Selon le directeur adjoint du Centre d’Application des Diplômes Spécialisés en Ophtalmologie de Conakry, Dr Alexis Niouma Ouendéno, «parmi les citoyens examinés, 15 patients de Labé vont bénéficier de la consultation gratuite et de l’intervention chirurgicale sans frais. «Notre volonté était d’opérer autant que possible tous ceux qui vont être dépistés, mais nous ne pouvons pas le faire. Les autres que nous nous allons dépister et que nous n’allons pas opérer, nous voudrons vous demander de revenir voir Dr Diop, directeur du Centre régional de l’Ophtalmologie de Labé. Il pourra aussi vous opérer. Mais, là ce ne serait plus gratuit» at-il prévenu. Président la cérémonie de lancement de ces activités de consultation gratuite et de prise en charge sans frais, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Sadou Keïta a vivement remercié le gouvernement guinéen et ses partenaires pour l’initiative. AGP/13/11/015 ISD/ST 40 http://zenithguinee.com/infos/des-jeunes-inventifs-de-labe-reus-par-le-ministre.php Labé : Des jeunes inventifs reçus par le Ministre Naité (13/11/2015) Dans la matinée de ce vendredi 13 novembre 2015, le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mr Moustapha Naité, a accordé une audience aux jeunes venus de Labé pour lui présenter le projet de fabrication des engins volants, de maquette de villa, de meubles de maison et d’articles divers. Depuis 2013, ces deux jeunes Alhassane Bah et Boubacar Sow se sont lancés dans la fabrication d’un avion dont ils étaient venus exposer à Mr le Ministre afin que ce dernier les accompagne dans la réalisation de leur rêve. Le souhait exprimé par ces jeunes inventifs est d’aller étudier en France dans une école d’aéronautique afin de venir servir la nation. Dans la fabrication de ces engins, ils utilisent des matières premières comme les tôles, les mastics, les bobines et des fils dont le coût unitaire de production s’élève à cent mille francs guinéens pour les revendre deux cent mille GNF. En réponse, Mr le Ministre a salué leur initiative avant de les inviter à se retourner à l’école pour poursuivre les études. Il a indiqué que pour étudier à l’étranger, il faudrait d’abord avoir une formation de base surtout quand il s’agit des études en aéronautique. Poursuivant, le Ministre Naité a prodigué d’utiles conseils à ces jeunes ambitieux allant dans le sens de la formation pour leur permettre de réaliser leur rêve. Il a toutefois, exprimé sa volonté de les accompagner pour les aider à aménager des espaces d’apprentissage après les cours à l’école. Il faut noter que ces jeunes ont abandonné très tôt l’école pour consacrer leur temps à cette passion qui les animait depuis le bas âge ; cela dénote que « Nos jeunes ont du talent » comme le Ministre a récemment démontré à travers la Consultation Nationale de la Jeunesse Guinéenne. Cellule de Communication http://guineenews.org/mamou-lufdg-boycotte-la-formation-des-delegations-speciales-lesraisons/ Mamou : L’UFDG boycotte la formation des délégations spéciales (13/11/2015) Par Badicko Diallo Installés à peine un mois, les membres des différentes délégations spéciales de la commune urbaine et des communes rurales de la préfecture de Mamou ont bénéficié jeudi 12 novembre, d’une session de renforcement des capacités pour une meilleure gestion des communes. Mais cette session n’a pu se tenir à cause de l’expulsion de la salle de Elhadj Aliou Diallo, vice-président de la délégation spéciale de Ourékaba. Aux dires d'Elhadj Oumar Diallo président de la délégation spéciale de Mamou « à l’ouverture de la session de formation, le préfet Mory Diallo a demandé au vice-président de la délégation spéciale de Ourékaba de sortir de la salle. Le préfet indique qu’il est décrié par les populations de Ourekaba. Mais tel n’est pas le cas, c’est un groupe du RPG qui ne souhaite pas le voir, pas la population », indique-t-il. Pour une question de solidarité, l’ensemble des membres des différentes délégations spéciales se sont joints à leur collègue pour quitter les lieux. Le nom d'Elhadj Aliou Diallo figure sur l’arrêté du ministre de l’administration du territoire le nommant au poste de vice-président de la délégation spéciale de Ourékaba. 41 http://www.visionguinee.info/2015/11/12/labe-une-fillette-de-6-ans-violee-par-un-homme-de40-ans/ Labé : Une fillette de 6 ans violée par un homme de 40 ans (12/11/2015) On ne le répétera jamais assez, le phénomène du viol prend des proportions inquiétantes dans notre pays. Dans la commune urbaine de Labé, MCD (les initiales du nom de la victime), une fillette de 6 ans a été violée mercredi par un homme âgé de 40 ans. Les faits se sont déroulés vers 10 heures au quartier Poréko dans la commune urbaine de Labé. Selon les informations glanées auprès du colonel Boubacar Biro Keita, directeur de la Sûreté urbaine de Labé, le présumé violeur A.D est peintre de profession. Sur les circonstances de son agression, la fille a indiqué aux limiers qu’elle se rendait chez sa tante lorsqu’elle a rencontré en cours de route son bourreau. Ce dernier l’aurait intimée de se taire, avant de l’entraîner dans la maison inhabitée pour assouvir son instinct sexuel. Après avoir commis sa forfaiture, le bourreau interdit à sa victime de crier et de raconter l’histoire à personne sous peine de représailles. De retour à la maison en larmes, la gamine raconte sa mésaventure à ses parents. Mis aux arrêts et conduit à la Sûreté urbaine de Labé, le présumé violeur a nié en bloc les faits qui lui étaient reprochés Alpha Boubacar Diallo, pour VisionGuinee.Info http://guineematin.com/actualites/deces-de-thierno-madjou-sow-temoignage-du-presidentde-logdh-koubia/ Koubia : Décès de Thierno Madjou Sow - témoignage du président de l’OGDH-Koubia (12/11/2015) Posté par Guineematin C’est avec tristesse que la section OGDH de Koubia a appris la disparition du Président de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme. Sa dernière mission à l’intérieur du Pays remonte en 2012 dans les préfectures de Koubia et de Télémélé pour former des para-juristes, en compagnie de monsieur Souleymane Bah, membre de l’ONG et de maître Hamidou Barry, avocat à la cour. Le calendrier de cette tournée était le suivant : Koubia, du 19 au 21 avril 2012 et Télimélé du 24 au 26 avril 2012. C’est la dernière mission de Thierno Madjiou Sow à l’intérieur du pays. Créée en 1990, l’OGDH n’a pu avoir son agrément qu’en 1995 sous le régime du défunt président, Général Lansana Conté. La Section OGDH de Koubia présente ses condoléances à la famille du disparu et à l’ensemble des membres de l’ONG. Alpha Koubia Diallo, président de la section OGDH, Président du Conseil Préfectoral des Organisations de la Société Civile de Koubia. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/11/situation-sociopolitique-en-guinee-le-khalifegeneral-du-foutah-brise-le Fouta Djallon : Situation sociopolitique en Guinée - Le Khalife général du Foutah brise le silence (11/11/2015) La Khalife général du Foutah vient de briser le silence ! Au lendemain des violences survenues dans plusieurs villes de l’intérieur du pays et dans la capitale Conakry, El hadj Bano Bah a livré un message. Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, le Khalife du Foutah a lancé un appel à l’endroit du Président Alpha Condé. A bâton rompu, El hadj Bano Bah a également abordé d’autres sujets liés à l’actualité sociopolitique du pays. Africaguinee.com: El hadj Bano Bah, bonjour ! El Hadj Bano Bah : Oui bonjour ! 42 Vous avez été intronisé à l’unanimité comme le Khalife Général du Foutah depuis le 23 Mai 2015. Depuis cette date sur quoi travaillez-vous réellement ? Cette confiance qui est portée sur ma personne n’est pas un travail individuel, c’est dans l’union que les décisions s’exécutent avec l’ensemble des sages du Foutah. Personne ne peut mener une démarche correcte sans écouter ses conseillers. Je prie Dieu de me cadrer pour ne pas commettre des choses qui me mettront en mal avec Dieu lui-même. N’importe qui se réjouirait des fonctions qui lui sont confiées en oubliant sans doute les dérives qui pourraient naître de sa gestion. Mais si vous écoutez les uns et les autres, vous n’allez pas vous heurter contre un obstacle. Ça te permet de contourner Cheytan (Satan, ndlr). C’est le bienfait qui se partage, le mal retourne toujours contre son auteur. Pour être clair, je suis inquiet de rater ma mission, c’est pourquoi je me réfère à mon entourage et l’ensemble du Foutah avant d’agir. Chacun joue un rôle important. Dans la vie rien n’est éternel : le pouvoir, la santé, la fortune etc. Pour revenir à votre question, depuis mon intronisation, la mission réelle c’est d’œuvrer pour la paix, l’harmonie, la quiétude. Vous savez, les sources de conflit sont connues de tous. Si on vous dit du bien à votre endroit, on ne cherche pas à savoir si vous êtes content. Si on vous frustre aussi, on connait sans doute votre état d’âme. Donc, c’est facile de se faire des amis et des ennemis. Tout dépend de ce que vous voulez. A cet effet, j’avoue que le message est bien compris par tous, si nous assistons à la quiétude avec la situation politique tendue, c’est parce que les citoyens ont voulu accepter nos conseils, chacun vaque à ses occupations. Parce que c’est seulement la paix et l’harmonie qui ont des avantages pour nous. Si l’entente n’est pas là, c’est tout le monde qui souffrirait. Aujourd’hui c’est palpable, chacun a mis son grain de sel pour maintenir la paix, c’est ce fruit que nous consommons aujourd’hui. Nous avons compris que ce sont nos biens qui sont exposés, si nous sommes attaqués, nos biens sont ruinés, si nous attaquons, c’est également nos bien qui seront ruinés. Le prophète Mohamed paix et salut sur lui a dit : « ne fait pas du mal à ton prochain, ne paye pas le mal qu’on t’a fait, adoptez un bon caractère avec l’esprit de tolérance ». Avec une attitude pareille, nous vivrons dans la tranquillité, c’est ce qui nous inspire à prôner la paix. C’est notre bonheur. D’ailleurs c’est le moment et lieu de remercier les sages qui nous aident dans ce sens, la jeunesse et les femmes qui ont accepté ces conseils. C’est le résultat que nous vivons aujourd’hui. Nous avons demandé à tout le monde de ne pas faire des provocations et de ne pas répondre s’ils sont provoqués. Et si un groupe veut vous agresser, courez vers ceux qui amènent la paix. Peut-on dire que ce sont vos conseils qui ont abouti à ce calme généralisé au lendemain des élections dans le pays ? Ne me plongez pas dans la mer. Toute personne dotée de faculté intellectuelle, comprendra la portée de la chose sans qu’on ne l’expose où qu’on ne revendique le calme observé. C’est tout. Nous savons que les sages et les patriarches font l’objet de convoitise de la part des hommes politiques en Guinée. En tant que Khalife du Foutah, quel genre de relations entretenez-vous avec les différents leaders politiques ? Moi je ne suis pas politicien, ceux qui font la politique savent que leur place n’est pas là. Ici ce sont les affaires sociales qui nous intéressent. On sait que pour faire la politique, il faut mentir, il faut insinuer (…). Moi je ne suis pas prêt à traiter avec quelqu’un qui a des aspirations dans ce sens. Notre position à l’égard des politiques, c’est qu’ils nous donnent la paix et l’harmonie. C’est ce que nous attendons d’eux, parce que la paix n’a pas de prix. Comment expliqueriez-vous par exemple les violences survenues dans plusieurs villes de l’intérieur du pays et dans la capitale Conakry, en marge des élections présidentielles ? Vous devez savoir que le khalife et les sages ne gèrent pas la politique. Ce n’est pas de notre ressort. J’ai tout dit, il faut que tout le monde s’arme de tolérance, de pardon pour préserver la paix, c’est le seul moyen d’éviter les violences dans le pays. Débarrassons-nous 43 de la haine qui est source de violence. Partout où il y a eu des problèmes de ce genre dans le monde, c’est du fait que chacun se dit être victime et tente de se venger ou se faire justice. A notre âge j’insiste encore, notre rôle c’est de prôner la paix, rien d’autre. Au terme des élections, le président sortant Alpha Condé a été réélu pour un second mandat de cinq ans. Un message à son endroit ? Nous demandons au Pouvoir de faire tout ce qui pourra unir le pays et le conduire sur le chemin du développement. La vie est ingrate, si tu es là aujourd’hui, ce n’est pas évident que tu sois là demain. Donc faisons en sorte qu’il n y ait pas de bruits dans le pays. Tout ce qui peut développer, travaillons dans ce sens. Le Foutah qui était réputé pour sa sainteté est aujourd’hui en proie à une vaste transformation sociale, mêlée à la dépravation des mœurs et coutumes. Qu’en dites-vous ? Nous disons aux uns et aux autres de ne pas garder quelqu’un de mauvaise foi chez eux. Ceux qui violent, commettent des actes de dépravation vivent dans des familles, chacun connait le comportement des membres de sa famille, il revient aux chefs de famille de prendre leur responsabilité. Le prophète Mahomet a dit « c’est parmi vos progénitures et vos biens que viendront la souffrance de vos âmes ». Si tu as des enfants que tu n’éduques pas, tu auras sans doute ta part quand ils commettront des crimes. L’autre aspect, il ne faut pas que la sécurité et ceux qui s’occupent de la loi relâchent des malfrats arrêtés. Tout cela constitue des menaces pour les paisibles populations, qui arrêtent souvent les personnes de mauvaise de foi et qu’on libère après. C’est grave. On accuse aussi des religieux d’intervenir très souvent en faveur de ces malfaiteurs. Qu’en dites-vous ? Si cela s’avère vrai, alors ce n’est pas chez nous ici à Pita, je ne dis pas ailleurs. C’est moi le doyen aujourd’hui, je l’ai dit en haute voix, quiconque va à la gendarmerie ou à la police plaider pour quelqu’un qui est en infraction, que la sécurité agisse en guise de sanction contre ceux qui plaident. Ici un signal fort est envoyé, il n’est pas question de plaider pour les mauvaises personnes. Ici chacun fera ce qui est juste. C’est l’impunité qui est à la base de beaucoup de problèmes. Vous êtes témoins aujourd’hui de la division, de l’ethnocentrisme qui frappent le pays. Quelle lecture faites-vous de cette « triste » situation ? Je suis conscient de cette situation, il faut mettre fin à l’ethnocentrisme, en véhiculant des messages forts. Avant toutes les régions étaient liées par des affaires sociales, il faut que cela revienne. En ce qui nous concerne, on fait de notre mieux : c’est la tolérance. C’est ce que nous faisons à travers le Foutah. Pour preuve, tous les ressortissants des autres régions sont honorés ici. Si je prends le cas spécifique de Pita, ce que je vous dirai sans risque d’être démenti, ici l’ethnie n’est pas à l’ordre du jour, il n’y a pas d’étrangers à Pita. Pas de Peulhs, de Soussous, de Malinké, de Forestiers, de Landouma etc…Il n’y a que de fils du pays ici. Un exemple, si les cérémonies d’un natif de Pita et un ressortissant d’une autre région coïncident le même jour, on donne la priorité à celui qui est venu d’ailleurs quelque soit son rang social, qu’il soit simple citoyen ou fonctionnaire, on termine par chez le natif d’ici. C’est connu de tout le monde. C’est comme ça nous vivons ici. C’est comme ça que tout le pays doit se conduire. Quel est message de la fin ? Que chacun comprenne, qu’il soit politicien, commerçant, fonctionnaire ou quoique ce soit, il doit savoir qu’il rendra compte à Dieu et la vie n’est pas éternelle, la vie ici bas n’est qu’un simple passage. Tout ce que vous faites dans la vie d’ici bas vous attend à l’au-delà. Que chacun prenne conscience pour bien faire son travail. Vous les journalistes aussi, faites en sorte d’unir tout le monde à travers votre métier, ne faites en sorte que des tensions montent. El-Hadj Bano Bah merci Merci à vous aussi. 44 Interview réalisée par Alpha Ousmane Bah http://www.guineeplus.net/guineenews/guinee-societe/item/14274-tentative-d-evasion-desprisonniers-a-la-maison-centrale.html Kindia : Tentative d’évasion des prisonniers à la maison centrale (11/11/2015) Écrit par Boubacar Diallo « …Nous savons que depuis l’indépendance, à part la prison de haute sécurité de Kindia, il n’y a pas de prison dans ce pays… » déclare Ibrahima Beavogui, chargé de communication du ministère de la justice. Interview exclusive ! La capitale guinéenne a été secouée ce lundi O9 novembre 2015, par une grande révolte des prisonniers de la maison centrale de Conakry. Une situation qui a créé une grosse frayeur dans la cité. 24h après ce mouvement particulier, notre rédaction a pu joindre au téléphone, le chargé de communication du ministère de la justice, Ibrahima BEAVOGUI. L’homme revient sur les circonstances de cette situation et les dispositions en cours. Interview exclusive ! Bonjour Maitre Ibrahima BEAVOGUI Bonjour, La maison centrale de Conakry, la plus grande du pays a connu un mouvement violent, on parle de tentative d’évasion d’une centaine de prisonniers. Au lendemain de cet évènement, quel est le bilan préliminaire ? « Vous savez tous qu’il y a eu une tentative d’évasion collective hier à la maison centrale. Les autorités judiciaires notamment le parquet et l’administration pénitentiaire ont ouvert une enquête préliminaire. Puisque vous le savez, la tentative d’évasion est punie par le code pénal. Il faut qu’on sache les tenants et aboutissants de cette affaire qui a commencé par un mouvement de mécontentement général débouchant sur cette tentative d’évasion. Je voudrais aussi vous signaler que les prisons en Guinée ne répondent pas aux normes. La prison civile de Conakry par exemple a été construite au temps colonial en 1940 pour 220 prisonniers. Aujourd’hui, nous avons plus de 2 mille détenus. Ce qui n’est pas une situation confortable. Il y a que la justice n’a pas les moyens pour tenir les assises régulièrement. On doit lui doter de ces moyens que les assises se tiennent normalement pour décongestionner rapidement la population carcérale au niveau des prisons. Ce sont des réalités qu’il ne faut pas occulter. Nous savons que depuis l’indépendance, à part la prison de haute sécurité de Kindia, il n’y a pas de prison dans ce pays. C’est ceux qui veulent restés e prison qui restent. C’est vrai que les autorités font des efforts avec les travaux de construction de la prison de Yorokoguiya dans la préfecture de Dubréka. Comment concevez-vous le fait que certains prisonniers semblent-ils, détiennent des armes à feux au point de faire un face à face avec les forces de sécurité ? Justement c’est la question qui fait qu’une enquête est ouverte pour savoir comment ces prisonniers ont pu se procurer des armes ! Y a beaucoup de chose qui se passent dans les prisons. Nous avons une administration pénitentiaire qui n’est pas formée et aujourd’hui, ils n’ont pas de statut particulier, ils n’ont même pas d’arme avec eux. Ce qui est surréaliste ! Nous avons hérité de gardes pénitenciers venus dans des conditions obscures. Aujourd’hui, il faut un véritable audit de la question pénitentiaire dans notre pays. Cet audit commence déjà par le personnel de l’administration pénitentiaire. Nous sommes actuellement en train de faire le statut des gardes pénitenciers qui va répondre à des critères bien déterminés. On a assez de gros problèmes, la question que vous posez est juste. Parce qu’on se demande comment des prisonniers se sont procuré des armes, que ce soit des armes à feu ou légères ? On a attend les résultats de l’enquête. On apprend aussi qu’il y a eu des blessés. Alors, sont-ils pris en charge ? 45 Ce que je peux vous confirmer, c’est qu’il y a eu des blessés. Nous allons aujourd’hui avoir le bilan des blessés et des dégâts. Parce qu’il en a eu et du coté des forces de sécurité et des prisonniers. Dites-nous maitre Béavogui, les officiers militaires qui sont détenus à la maison centrale sont-ils concernés par cette tentative d’évasion ? Non, non, à ce que je sache, ils ne sont pas concernés. Il y a certains qui ont profité de ce grand mouvement pour s’échapper. Mais les gens que vous considérez comme dangereux sont restés sur place. Interview réalisée par Boubacar DIALLO http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/11/labe-comment-une-histoire-de-sexe-faillitcouter-la-vie-un-sous-prefet Labé : Comment une histoire de sexe a failli coûter la vie à un sous-préfet (11/11/2015) Une affaire de sexe a failli tourner au drame à Daka, un quartier de la Commune urbaine de Labé. Soupçonné d’adultère avec une de ses voisines, un ancien sous-préfet de Kaalan, une sous-préfecture située à l’est de la ville, a échappé de justesse cette semaine à la vindicte populaire, a appris africaguinee.com. B. Diallo, c’est son nom. En service à la préfecture de Labé, il est soupçonné d’entretenir secrètement des relations amoureuses avec une de ses voisines, qui est mariée. Revenant sur les circonstances de cette histoire, le rival de M. Diallo, affirme avoir soupçonné depuis longtemps cette relation tenue secrète, qu’entretient sa femme avec M. Diallo. Selon lui, ils ont surpris les deux amants sortir ensemble dans les toilettes. Chose qui irrita les jeunes du quartier qui ont passé à tabac l’ancien sous-préfet. Selon nos informations, il a fallu l’intervention de la police pour l’extirper des griffes des jeunes. Interrogé par la police, l’accusé, B. Diallo a clamé son innocence. Selon lui, c’est une simple accusation commanditée par le mari de la femme, pour ternir sa réputation. La femme a aussi balayé d’un revers de mains les accusations portées contre elle. BAH Aïssatou pour Africaguinee.com http://guineematin.com/actualites/soiree-dansante-a-telimele-une-fille-voilee-avant-detreassassinee/ Kindia : Soirée dansante à Télimélé - une fille violée, avant d’être assassinée (10/11/2015) Posté par Guineematin C’est la maman de la défunte qui a expliqué ce qui est arrivé à sa fille de 15 ans à Guineematin.com : « Je peux vous jurer que Fatoumata n’a pas l’habitude de sortir. Ce samedi-là, elle a suivi ses copines à Cambanyah », a introduit la maman, toujours émue que celle qu’elle a mise au monde il y a seulement 15 ans soit arrachée de son affection par une mort aussi cruelle qu’humiliante, il y a juste un mois. « Selon les témoignages qui nous ont été rapportés, elle a d’abord dansé avec Sadio Tapetit Bah. On lui a dit que celui-ci est beaucoup plus âgé et qu’ils ne peuvent donc pas danser ensemble. Elle a donc forcé pour le quitter, puis elle a pris la route du retour avec une autre fille. Mais, en cours de route, elles ont aperçu Sadio derrière elles. Elles ont alors fui une longue distance. Fatiguée, elle s’est faite rattrapée par son bourreau. Il l’a tirée de la route avant de lui faire subir ce qu’il a voulu. C’est dans ça aussi qu’il l’a étranglée et mort s’en est suivie », a dit, entre autres, la maman de FLB, la victime. La défunte est du village Yaari Tounny, à Calbanyah, dans la sous-préfecture de Sinta, préfecture de Télimélé. Pour sa part, l’auteur présumé de ce viol suivi de crime est de Cambanyah. Il a alors été interpellé par les agents locaux de la sécurité qui l’ont déposé à Télimélé ville. 46 Les parents de la victime sollicitent le soutien des ONG, les autorités et toutes les personnes de bonne volonté pour faire en sorte que le coupable soit jugé et condamné à la hauteur de sa forfaiture. Mariama Soyé Barry pour Guineematin.com http://guineenews.org/kindia-la-rentree-des-classes-sous-fond-de-crise-economique/ Kindia : La rentrée des classes sous fond de crise économique (10/11/2015) Par Mamady Les élevés ont repris le chemin des classes ce lundi 9 novembre 2015 ; mais, cette reprise des cours dans les établissements provoque de grincement des dents dans beaucoup de préfectures du pays, notamment celle de Kindia où certains parents d’élevés se voient coincés jusqu’au mur à cause de l’augmentation très élevée des frais de scolarité par certains fondateurs d’établissements privés. Au jour d’aujourd’hui, cette majoration est de 15% dans la cité des agrumes comme nous explique Aboubacar Pastoria Sylla, parent d’élève : « cette augmentation n’a pas fait l’objet d’une consultation des parents d’élèves et pourtant, ils doivent être associés dans ces genres décisions, afin d’éviter des décisions dérisoires et incontrôlées à l’encontre de ces parents d’élèves. » « Nous ne savons pas à quel saint se vouer face à cette augmentation ; nous sommes inquiets ; il faut que l’État s’implique, certains responsables demandent même le paiement obligatoire du mois d’octobre passé chose que nous déplorons », renchérit par Hadja Fatoumata Bangoura. Certains responsables d'établissements privés interrogés sur ce sujet qui ont préféré garder l’anonymat expliquent : « cette majoration n’est pas fortuit, elle a des causes bien fondées, parce que le corps enseignant souhaite plus de énumération, c’est pourquoi nous majorons chaque année ». La directrice préfectorale de l’éducation de Kindia, Hadja Solomba Condé interpellée sur cette question a dit : « cette augmentation des frais de scolarité dans les écoles privées ne concerne nullement les autorités en charge de l’éducation comme pour dire que les écoles privées sont libres de faire comme bon leur semble, autrement dit, elles sont autonomes ». Si cela s’avère vrai, posons-nous la question pour savoir où va l’éducation guinéenne, lorsque les vrais responsables s’éloignent diamétralement les rôles qui sont les leurs ? Et pourtant, le développement d’une nation est le fruit d’une bonne éducation de sa jeunesse surtout quand elle est contrôlée. http://www.visionguinee.info/2015/11/10/delegation-speciale-de-koubia-plus-que-20-000-gnfdans-les-caisses-de-la-mairie/ Koubia : Délégation spéciale - plus que 20.000 GNF dans les caisses de la mairie (10/11/2015) Le conseil communal de Koubia a laissé à la nouvelle délégation spéciale le montant de 20 mille francs guinéens et une dette de 12 millions de francs guinéens à payer, a-t-on appris de sources concordantes. L’ancien conseil communal s’en est allé en laissant une note salée à la nouvelle équipe dirigeant de la mairie de Koubia. En plus d’une dette de 12 millions, il n’a laissé de 20 mille de francs guinéens dans les caisses de la commune. Le nouveau président de la délégation spéciale Elhadj Aguibou Diallo et ses 7 coéquipiers promettent de tout mettre en œuvre pour résoudre ce problème et mériter la confiance des citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, la nouvelle délégation spéciale n’a trouvé que 630 milles franc guinéen. Toute chose qui relance de plus belle le débat sur la gestion des fonds publics en Guinée. 47 Alpha Boubacar Diallo, pour VisionGuinee.Info http://guineenews.org/justice-le-proces-des-militants-de-lufdg-a-mamou-enfin-tenu/ Mamou : Justice - Le procès des militants de l’UFDG enfin tenu (10/11/2015) Par Badicko Diallo Six militants de l’UFDG accusés d’avoir participé à un carnaval ayant entraîné des violences au quartier Télico lors de la campagne électorale, ont été jugés et condamnés en audience extraordinaire ce lundi 9 novembre par le tribunal de première instance de Mamou. Poursuivis depuis le 3 octobre dernier pour les délits de violation de domicile, injures publiques, coups et blessures volontaires, destruction des biens privés et attroupements, les accusés Mamadou Aliou Madina Diallo, Alpha Saliou Sow, Abdoulaye Diallo, Mamadou Bah, Ibrahima Barry et Alpha Oumar Barry ont comparu pour répondre aux faits qui leur sont reprochés. Le substitut du procureur Ousmane Sandé, dans son réquisitoire, a qualifié ces accusés de « brouettés politiques », c'est-à-dire une personne qui se sert d’une brouette pour construire une villa. A la fin des travaux, la brouette est jetée dans un magasin. Le substitut du procureur a par la suite brandi devant le public massivement mobilisé deux lettres de menace physique dont il a été l’objet. Dans son plaidoyer, Maitre Sané Mamoudou avocat à la cour a mis l’accent sur l’influence politique des actes de l’administration conduisant à une situation sélective des personnes à incriminer. Il a rappelé les affrontements entre militants de l’opposition et de la mouvance à Koundara et à Banankoro, des affrontements ayant entraîné des arrestations des membres de l’opposition. Dans sa délibération, le président du tribunal Sekou Caba a constaté le dysfonctionnement sur l’application de l’article 128 du code pénal. Sur l’action publique, il renvoie Mamadou Aliou Madina Diallo, Alpha Saliou Sow, Abdoulaye Diallo à des fins de la poursuite de délit non constitué. Il retient Mamadou Bah, Ibrahima Barry et Alpha Oumar Barry dans les liens pour des préventions de violation de domicile, injures publiques, coups et blessures volontaires, destruction de biens privés et attroupements, des faits condamnés et punis par les articles 203, 371, 295, 487 et 520 du code pénal. Il condamne Mamadou Bah, Ibrahima Barry et Alpha Oumar Barry d’un mois d’emprisonnement ferme. Au sortir de l’audience, l’un des avocats Maitre Sané Mamoudou a exprimé son sentiment. « A l'issue de ce procès, j’ai un sentiment de satisfaction parce que tous mes clients ont été libérés, ceux qui ont été condamnés à un mois de prison ferme l’ont déjà purgé parce qu’ils ont fait un mois et dix jours et les autres ont été relâchés. Tout cela, je mets au compte de la bonne administration de la justice parce que les faits n’étaient pas constitués », se réjouit-il. Maitre Sané poursuit en déplorant le non-respect de la procédure. « Le juge a dit qu’il y a eu dysfonctionnement parce que mes clients ont été arrêtés le samedi 3 octobre et le lendemain un jour non ouvrable ils ont été déférés à la prison civile et c’est trois jours après qu’ils ont comparu devant un juge d’instruction ; c’est une violation manifeste des droits de la défense », déplore-t-il. Ce procès constitue un ouf de soulagement pour ces accusés et leur famille. http://aminata.com/pita-ninguelande-un-feu-mysterieux-ravage-pres-de-50-cases-et-leurcontenu/ Pita : Un feu mystérieux à Ninguélandé ravage près de 50 cases et leur contenu (10/11/2015) Des incendies d’origine inconnue sont devenus récurrents dans certaines localités de la préfecture de Pita. Le dernier cas en date est celui qui a ravagé Boroko dans la commune rurale de Ninguélandé préfecture de Pita en moyenne Guinée dans la nuit du jeudi 05 novembre jusqu’au lendemain vendredi 06 novembre 2015, a-t-on appris de sources locales. 48 Aux dires de nos informateurs, il n’y a pas eu de perte en vie humaine mais ce feu mystérieux a réduit en cendres au moins 47 cases et leur contenu. En attendant l’aide des autorités, des organisations non gouvernementales et les personnes de bonne volonté, les populations sinistrées qui ont perdu habits, vivres et abris n’ont que leurs yeux pour pleurer. En 2014, des feux mystérieux avaient ravagé Tangan, un village de la commune rurale de Maci préfecture de Pita faisant près de 1000 sans-abris. Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com http://www.lejour.info/index.php?option=com_content&view=article&id=7914:2015-11-10-1303-35&catid=9:nos-regions Pita : Entrée scolaire - interdits au téléphone portable (10/11/2015) L'usage du téléphone portable est désormais formellement interdit dans les établissements scolaires à Pita. "Tout élève pris avec un téléphone sera renvoyé pour une semaine. Et ses parents seront soumis à un engagement avant que leur enfant ne soit reçu en classe". C'est la décision prise par les autorités scolaires de cette préfecture de la Moyenne Guinée. En outre, la même décision frappe les enseignants qui ne doivent plus user de leurs portables quand ils sont en classe. Depuis l'accès facile à l'Internet, les jeunes passent l'essentiel de leur temps à surfer sur Facebook et autres. Ce qui n'est pas sans dommages dans leur éducation. Ce qui justifierait en partie le fort taux d'échec aux examens scolaires. Reste à savoir si la décision sera respectée http://www.plus224.com/2015/11/labe-le-stade-el-hadj-saifoulaye-diallo-abandonne-a-luimeme/ Labé : Le stade El Hadj Saifoulaye Diallo abandonné à lui-même (09/11/2015) Depuis son inauguration par le feu Général Lansana conté, le stade régional El Hadj Saifoulaye Diallo de Labé n’a connu aucun entretien, encore moins une rénovation. Les gardiens sont partis et les destructeurs ont pris leur place. Le stade El Hadj Saifoulaye Diallo qui était autre fois un symbole pour le Foutah et une vitrine pour la Guinée, donne aujourd’hui l’image d’un pays en état de guerre avec une clôture fissurée, des portes détruites, des toilettes infranchissables et une pelouse en poussière. Pourtant c’était un stade tout fini : climatisation en marche, terrain couvert de gazon, vestiaire bien équipé. Il ne manquait qu’un bâtiment pour les joueurs étrangers. Mais aujourd’hui, par manque de suivi, il est en détresse. Aucun entretien, ni rénovation par le département des Sports du pays. Il est devenu un lieu où se font du banditisme, du bordel, des toilettes pour certains passants, un dortoir de fous, et un enclot des vaches et des moutons. Les autorités régionales sont renseignées de l’état désastreux du stade, mais aucun programme d’entretien n’est à l’ordre du jour. Cette situation désastreuse du stade confirme la mauvaise gestion de cet édifice par l’autorité compétente, mais aussi le manque de civisme de la part de certaines personnes. En Guinée, les infrastructures sportives sont rares et celles qui existent sont mal entretenues. Mamadou Harouna Keita, depuis Labé pour Plus224.com 49 http://www.visionguinee.info/2015/11/09/rentree-des-classes-les-cours-ont-repris-a-labe-parendroits/ Labé : Rentrée des classes - les cours ont repris par endroits (09/11/2015) La rentrée des classes a été effective ce lundi dans la région administrative de Labé. Dans la commune urbaine, dans plusieurs établissements visités par notre reporter, élèves et enseignant ont répondu présents pour le démarrage des cours. Constat. Ils étaient très nombreux ce matin reprendre le chemin des écoles dans la commune urbaine de Labé. Peu avant l’ouverture, la direction préfectorale de l’éducation a rencontré les encadreurs pour une meilleure rentrée des classes. Des cas d’absence ont été signalés dans certains établissements, ont confié des responsables d’écoles. Dans le privé, les inscriptions et réinscriptions des élèves se poursuivent. Dans les préfectures de Mali et Koubia, la rentrée des classes est plutôt morose ce lundi. Le collège de Mali a exprimé un besoin de 50 tables bancs et six professeurs supplémentaires. Dans la sous-préfecture de Gadha Woundou, à Koubia, sur les 11 écoles existantes, seuls 11 enseignants y sont affectés. Alpha Boubacar Diallo, pour VisionGuinee.Info https://www.google.de/search?q=maitre&ie=utf-8&oe=utf8&gws_rd=cr&ei=J6tFVvLxC4G8ygOdw6eQAQ Lélouma : Les élèves et enseignants de la préfecture ont effectivement repris le chemin des classes (09/11/2015) Dans la préfecture de Lélouma, enseignants et professeurs étaient présents dans la quasitotalité des écoles, alors que les élèves eux, n’ont pas fait le déplacement en grand nombre, a constaté le correspondant de l’AGP sur place. A Kégnéri, un enseignant titulaire sur deux, et, 51 élèves sur 155, ont répondu favorablement à l’appel du Ministère de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU/A). A l’Ecole primaire privée de Thianyè, 3 enseignants présents sur 3 et 22 élèves sur 46 étaient présents. A l’Ecole primaire publique Franco-arabe de Thianyè, le portail de l’entrée principale est resté cadenassé ; au Collège Franco-arabe de Thianyè, 3 professeurs sur 5 se sont présentés pour 4 élèves ; à l’Ecole primaire de Pètel, 9 maîtres sur 11 et 405 élèves présents sur un effectif de 698 environs. Au Lycée-Collège- de Dalama, 14 professeurs sur 17 ont répondu présent et 40 élèves sur plus de 400 se sont faits enregistrer. A l’Ecole primaire publique de Diâla, pour 9 groupes pédagogiques, 127 élèves présents sur 300 environs, tandis que, l’Ecole primaire Franco-arabe n’a pas ouvert ses portes pour des raisons de santé de son directeur. A rappeler, que cette ouverture des classes fait suite à un communiqué du ministre de l’EPUA, Dr Ibrahima Kourouma, appelant le corps du système éducatif guinéen, à la reprise des cours, pour lundi, 09 novembre 2015, sur toute l’étendue du territoire national. AGP/09/11/015 DD/KM/KS/ST http://www.visionguinee.info/2015/11/09/pita-faute-de-moyens-la-bibliotheque-de-timbimadina-fermee/ Pita : Faute de moyens, la bibliothèque de Timbi-Madina fermée (09/11/2015) Les élèves de la sous-préfecture de Timbi-Madina n’ont pas de salles de lecture. La bibliothèque offerte par une association locale est par manque de moyens, a-t-on constaté sur place. 50 Autrefois considérée comme lieu approprié pour les élèves et les intellectuels de la souspréfecture de Timbi-Madina, la bibliothèque sous-préfectorale fait face à un manque criard de moyens pour son fonctionnement. Une situation qui préoccupe les nouvelles autorités de la commune rurale de Timbi-Madina : ‘’C’est un souci primordial, l’école rouvre ses portes. Je ne peux négliger cette bibliothèque’’, a indiqué Mamadou Diao Diallo, président de la délégation spéciale de Timbi-Madina. ‘’Nous voulons lutter pour avoir un fonds pour pouvoir payer des employés de ce centre de lecture et permettre à nos élèves d’avoir accès à une multitude d’ouvrages scolaires pour leur formation’’, annonce-t-il, dans un entretien accordé à VisionGuinee. ‘’Des ressortissants de Timbi-Madina et des personnes de bonne volonté ont apporté des livres, nous avons rempli la bibliothèque. Mais elle est fermée aujourd’hui, ce qui est dommage’’, déplore M. Diallo, qui dit mettre les bouchées doubles pour une rouverture rapide de cette bibliothèque. Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info http://guineenews.org/invasion-chenilles-plus-de-400-hectares-devastes-au-foutah-djallon/ Fouta Djallon : Invasion chenilles - plus de 400 hectares dévastés (08/11/2015) Par Alaidhy Sow C’est la deuxième année consécutive que ces insectes voraces apparaissent et ravagent des cultures dans plusieurs villes du Foutah Djallon. Cette année, en quelques jours seulement, c’est plus de 400 hectares qui ont été ravagés à Timby Madina (sous-préfecture de Pita, région de Mamou). C’est le bilan provisoire fourni par le service local de la protection des végétaux et denrée stockées de Labé. Si en 2014, c’était Mali et Koubia, cette année c’est la sous-préfecture de Timby Madina qui donne le ton. « Les superficies attaquées s’estiment à 484 hectares lorsque je quittais, mais je crois que ça ne fait qu’augmenter parce qu’il y a de nouvelles zones qui sont infestées et qui manifestant le désir de bénéficier de traitements » rapporte Bah Alpha Oumar, le chef du service régional de la protection des végétaux et denrées stockées de Labé. À Timby Madina, une bonne partie des cultures a été dévasté selon Monsieur Bah: « c’est d’abord à Tmby centre, puis, les zones de Sonkais, Tokosséré, Bamikouré, Koubi, Leyguéssé et Pellel Bantang. Maintenant, concernant la zone de Hafia, nous avons Dambatta Bowel. Bon, les chenilles se sont attaqués aux cultures et ça défolie, dalleurs ça ronge complètement les feuilles ; après, les chenilles évoluent vers les tubercules et s’attaquent à ces derniers pour y causé des galeries » précise-t-il. Pour l’instant, une seule culture est essentiellement concernée par cette attaque à en croire notre spécialiste: « c’est surtout la culture de la pomme de terre pour le moment ; mais à l’image de l’année dernière nous savons qu’après la pomme, elles vont s’attaquer aux haricots. On a estimé d’abord le pourcentage d’attaque à 13 % parce que si nous allons à 25, 30%, là on aura dépassé le seuil de traitement. Mais, puisque c’est à un seuil réduit pour le moment, c’est pourquoi nous sommes intervenus.» Avec le concours des agents des régions administratives de Labé et Mamou, la menace semble être maitrisée mais des poches de résistance sont signalées de part et d’autre ajoute le patron du service en charge de la protection des végétaux et denrées stockées de Labé. Depuis deux ans, les chenilles apparaissent à la même période et parfois dans les mêmes localités du Foutah Djallon. http://www.agpguinee.org/economic2/item/3689-sejour-dans-la-ra-de-labe-d-une-mission-duprojet-d-appui-aux-pme.html Labé : Séjour dans la RA d’une mission du Projet d’Appui aux PME (07/11/2015) Par Alpha Kabinet Doumbouya BS 51 Le Projet d’Appui aux Petites et Moyennes Entreprise (PME) guinéennes a dépêché, vendredi, 06 novembre 2015, à Labé, un bureau d’étude pour identifier 50 organisations paysannes, dans le cadre de la mise en œuvre de son programme pilote, dans la Région Administrative (RA) de Mamou, rapporte l’AGP. Ces organisations paysannes, encore appelées «groupe témoin», identifiées à Labé serviront d’échantillon sur lequel portera une étude comparative pour l’évaluation de 300 groupements agricoles qui vont bénéficier de l’appui de ce projet dans la RA de Mamou, d’ici fin 2017. «Nous sommes à Labé pour identifier 50 sujets économiques qui interviennent dans l’agriculture, afin qu’on puisse en faire un groupe témoin qu’on va comparer avec les 300 micros PME qui auront reçu l’appui de notre projet, d’ici fin 2017», a expliqué le responsable suivi-évaluation du Projet d’Appui aux PME, Mamadou Barry. Cette étude comparative va permettre au gouvernement guinéen d’étendre le projet dans les autres RA du pays, après la phase pilote de 2 ans. «En fin 2017, nous devons avoir 20% d’augmentation du chiffre d’affaires pour tous les acteurs qu’on aura accompagné. Si nous faisons cette démonstration, alors là, nous aurons encouragé le bailleur de fonds et le gouvernement guinéen à mobiliser des appuis beaucoup plus importants pour aller dans les autres Régions de la Guinée. Certainement, Labé pourra abriter un centre beaucoup plus important que celui de Mamou», a ajouté le chef de mission, Mamadou Barry. Dans la matinée de ce vendredi, le gouverneur de la RA de Labé, Sadou Keïta a reçu cette mission. Il a promis de faire prendre toutes les dispositions utiles par ses services pour la réussite de ce projet d’appui aux PME, initié par le gouvernement guinéen, sous financement de la Banque Mondiale, à hauteur de 10 millions de dollars. AGP/07/11/015 ISD/ST http://www.conakryactu.net/Exclusif-preparation-des-prochaines-elections-la-CENI-enretraite-a-Kindia_a3863.html Kindia : Préparation des prochaines élections, la CENI en retraite (07/11/2015) Les commissaires de la commission électorale nationale indépendante, CENI, sont à Kindia pour trois jours en vue de réfléchir sur l’organisation des prochaines, les communales et régionales, a-t-on appris de source basée sur place. Ce conclave des membres de cette institution doit leur permettre de tirer les leçons de l’organisation des dernières élections et tabler sur les préparatifs des prochaines à venir. Ainsi, d’immenses travaux vont être amorcés par les commissaires pendant 72 heures dans la ville des agrumes pour éviter de tomber dans les travers qui ont été constaté lors de l’élection présidentielle de cette année. Faut-il rappeler que la commission électorale nationale indépendante s’était déclarée alors prêté à organiser la présidentielle guinéenne à la date prévue alors qu’elle ne l’était en rien. Les constats faits par les observateurs internationaux en font foi. Ainsi au jour d’aujourd’hui il y a lieu de trouver de remplacer ladite CENI voire même la remplacer. La balle est alors dans le camp de l’institution pour rehausser son niveau. Source: rivieresdusud http://guineematin.com/actualites/labe-concertation-sur-la-sante-de-la-population-et-laprevention-des-epidemies/ Labé : Concertation sur la santé de la population et la prévention des épidémies (07/11/2105) Posté par Guineematin 52 Les travaux de la session ordinaire du comité technique régional de la santé (CTRS) de Labé mobilisent depuis ce samedi matin 50 participants composés de techniciens de santé, des cadres des autres services déconcentrés de l’Etat venus des 5 districts sanitaires de la région ainsi que des représentants des organismes du système des Nations Unies évoluant dans la zone, a constaté sur place le correspondant de Guineematin.com dans la région. Cette instance de coordination des activités de la région sanitaire, qui intervient après plusieurs mois d’interruption à cause de la maladie hémorragique à virus Ebola, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de l’élaboration des plans de relance du système de santé de manière à prévenir toute autre épidémie, selon le directeur régional de la santé de Labé : « il a été demandé à tous les districts et à toutes les régions sanitaires, dans le cadre de la déclinaison du plan de relance et résilience du système de santé, d’élaborer chacun un plan triennal et assorti d’un plan d’action opérationnelle. Pour nous permettre de préparer ces différents documents stratégiques et de faire le bilan de nos activités durant le premier semestre de 2015, nous avons estimé qu’il est opportun d’inscrire dans l’agenda de notre comité technique régional de la santé (CTRS) des questions prioritaires à savoir la synthèse des données de monitorage des structures de santé, l’état de la surveillance des maladies à potentiel épidémique, les résultats des interventions des projets, programmes et partenaires, les résultats des activités de la direction régionale de la santé (DRS) et des directions préfectorales de la santé (DPS), la situation des approvisionnement en médicaments et vaccins des structures de santé, la récolte et la compilation des données nécessaires à l’élaboration des plans de relance et d’actions opérationnelles de la DRS et des DPS » a révélé Elhadj Mamadou Houdy Bah qui estime que les résultats à obtenir à l’issu de ces travaux du CTRS, permettront d’améliorer l’état de santé des populations de la région administrative de Labé. Dans son intervention de circonstance, le Gouverneur de Labé, Sadou Keïta, Président d’honneur de la cérémonie, a reconnu les mauvaises conditions dans lesquelles les agents de santé exercent dans sa juridiction géopolitique : « quand j’imagine un DPS, un directeur d’hôpital, un agent de santé de Mali ou de Tougué qui ont les ¾ (surtout Mali) du territoire enclavé. Ce n’est pas un commentaire mais c’est du vécu. Même le Chef de l’Etat l’a constaté. Même si nous étions en hélicoptère, il voyait les chemins somptueux, difficiles à marcher. Dieu, merci ! C’est à Madina Wora qu’on lui a conté l’histoire des femmes en travail qu’on transporte à bord des camions Tarmaga à 1 million 500 mille francs guinéens pour l’hôpital préfectoral de Mali, mais qui meurent en cours de route. Sa réaction, c’est d’envoyer rapidement une ambulance. A moins de 5 jours, il a réagi positivement. C’est un témoignage de ce que vous souffrez parce que toutes ces femmes sont dans vos mains. Quand elles meurent dans Tarmaga, on dit que c’est le docteur qui n’est pas bon. Or, c’est la route qui n’est pas bonne. Or, c’est parce qu’on n’a pas mis un bon chef de poste et tout le matériel nécessaire pour qu’elles ne montent même pas à bord des Tarmaga » a regretté l’autorité régionale de Labé. Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb17930&langue=fr&type=rub17 Labé : Lancement jeudi dans les structures sanitaires de la RA du nouveau vaccin anti-poliomyélite inactivé (06/11/2015) L’utilisation du nouveau Vaccin Anti-poliomyélite Inactivé (VPI) a été lancée, jeudi, 05 novembre 2015, dans la Région Administrative (RA) de Labé en Moyenne Guinée, rapporte l’AGP au chef-lieu de la Région. C’est sur le petit Mamadou Oury Diallo, âgé de 8 mois, né à Hooré Saala, dans la Commune Urbaine (CU) de Labé. Ce bébé appartenant à la catégorie des recherches actives du Centre de Santé (CS) de Daka, a été le premier à bénéficier de ce nouveau vaccin anti poliomyélite. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du secrétaire général chargé des Affaires Administratives et Financières de la préfecture de Labé, Mamadou Traoré, 53 accompagné du président de la Délégation Spéciale (DS) de la CU de Labé, El hadj Mamadou Cellou Daka Diallo. Selon le directeur régional de la Santé de Labé, Dr Mamadou Houdy Bah, l’introduction de ce nouveau vaccin renforce l’immunité de l’enfant. «C’est un vaccin très efficace qui remplacera progressivement le VPO de type 2 qu’on a l’habitude d’utiliser. Ce vaccin doit être administré seulement aux enfants qui ont 14 semaines. En plus des autres vaccins qu’ils ont l’habitude de prendre, ils prennent au même moment le VPI, à utiliser par voie intramusculaire. Ce n’est pas par voie orale», a-t-il indiqué. Prenant la parole au nom des autorités politiques et administratives, le secrétaire générale chargé des Affaires Administratives et Financières de la préfecture de Labé, Mamadou Traoré a encouragé l’utilisation de la stratégie porte à porte en faveur d’une grande mobilisation sociale pour la réussite de ce Programme Elargie de Vaccination (PEV) de routine. « Nous savons que la population comprend la portée de ces différentes vaccinations. Nous demandons toujours aux citoyens de redoubler d’efforts dans le cadre de la mobilisation sociale, afin que tous les enfants soient touchés. Tout un chacun de nous et chacune de nous est demandé de multiplier les causeries dans les familles en vue que les enfants puissent être emmenés dans les CS pour les vacciner », a-t-il conseillé. Cette cérémonie officielle a curieusement coïncidé avec la date anniversaire de l’inauguration du Centre de Santé de Daka, opérationnel depuis le 5 novembre 1990. AGP/06/11/015 MDB/ISD/FDF/ST http://mosaiqueguinee.com/2015/11/06/du-materiel-et-des-equipements-medicaux-pour-desstructures-sanitaires-de-conakry-et-de-kindia/ Kindia : Du matériel et des équipements médicaux pour des structures sanitaires … (06/11/2015) Par Mosaiqueguinee.com La fondation SCDK-PROSMI de la première dame de la République de Guinée a offert jeudi, 5 novembre d’importants lots de matériels et d’équipements sanitaires au CHU Ignace Deen, centre d’orthopédie de Donka, au centre de santé Djéné Kaba Condé de Ratoma et à l’hôpital régional de Kindia d’une valeur estimée à près d’un milliards de francs guinéens. Ce don composé de matériels médicaux, de produits d’hygiène, d’équipements de protection du personnel soignant et des consommables, a été remis aux bénéficiaires par la première dame, Hadja Djenè Kaba Condé à l’occasion d’une cérémonie qui a mobilisé plusieurs autorités sanitaires, du ministère de l’action sociale et du corps médical. Ces matériels et équipements viennent à point nommé pour améliorer non seulement les conditions de vie et de santé des populations mais aussi renforcer les capacités du corps médical en cette période de résilience du système de santé du pays pendant et après le virus Ébola. Face donc à ces défis, les bénéficiaires de ce don notamment les ministères de la santé et celui de l’action sociale n’ont pas manqué au cours de la remise de faire l’état des lieux de leurs structures respectives et ont sollicité d’autres assistances. La ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance Sanaba Kaba a rappelé à la première Dame et au corps médical, l’état défectueux du centre d’orthopédie situé dans l’enceinte du CHU Donka. Un centre d’appareillage, de réadaptation et de réintégration sociale des personnes handicapées physiques, construit en 1970 et qui depuis n’a bénéficié d’aucune rénovation. Ce n’est seulement en 2012 que les autorités ont pensé à la reconstruction dudit centre à hauteur de 21 milliards de francs guinéens sur le compte du budget national. Les travaux sont cours, a précisé Mme Sanaba. 54 La première Dame, a précisé d’abord à l’assistance le choix des structures sanitaires bénéficiaires qui pour elle n’est pas fortuit, expliquant que c’est parce qu’elles reçoivent beaucoup de patients chaque jour. Djéne Kaba Condé a largement exhorté les bénéficiaires, à l’utilisation judicieuse et rationnelle de ces matérielles, toute chose qui fait défaut chez bon nombre de responsables en Guinée. Yenguissa Sylla http://www.kibarou.net/fichiers/blog19999.php?langue=fr&type=rub17&code=calb6376&PHPSESSID=43e7ca17134145927126a0 206a18c8cf Kindia et Mamou : La circulation complètement paralysée (06/11/2015) Les usagers de la route nationale Kindia-Mamou broient du noir depuis quelques jours ! La circulation est complètement paralysée sur cette route à cause de la dégradation trop poussée de la chaussée, a appris Africaguinee.com. ‘’ Nous sommes là depuis de bonnes heures, dans un embouteillage indescriptible. La circulation est bloquée de part et d’autres. Nous ne savons plus qu’est-ce qu’il faut faire ? Aucune solution n’est envisageable au moment où je vous parle’’ a indiqué un passager bloqué à Kolenté, qui a joint un journaliste d’Africaguinee.com. Ce phénomène de dégradation du bitume en Guinée est l’une des sources principales d’accident au grand dam de nombreux usagers qui arpentent à chaque moment les provinces de la Guinée. Une dépêche de BAH Boubacar Loudah pour Africaguinee.com http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb17943&langue=fr&type=rub17 Koundara : Lancement officiel dans la préfecture de l’introduction du VPI (06/11/2015) A l’instar des autres préfectures de la Région Administrative (RA) de Boké, une cérémonie de lancement officiel d’injection du Vaccin Anti-poliomyélite Inactivé (VPI) a été organisée, jeudi, 05 novembre 2015, dans les districts sanitaires de Koundara, rapporte le correspondant de l’AGP dans la préfecture. Le Centre de Santé de la Commune Urbaine (CU) de Koundara a servi de cadre au lancement officiel des opérations, sous la présidence du préfet de la localité, Hassane Sanoussy Camara, entouré des cadres des services administratifs et de l’équipe cadre de la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Koundara. La première dose de ce vaccin injectable, qui vient remplacer celui de forme orale, a été administrée pour la première fois à Koundara, par directeur préfectoral de l’Education, Abdoulaye Kotö Barry, en présence de nombreux administrateur. Le chargé des Soins de Santé à la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Koundara, Dr Kaliou Diallo a profité de l’occasion pour camper l’évènement en vue d’éclairer la lanterne des uns et des autres. AGP/06/11/015 BYS/AT/FDF/ST http://guineenews.org/environnement-la-gestion-des-ordures-menageres-un-calvaire-pourles-labeka-1ere-partie/ Labé : La gestion des ordures ménagères, un calvaire pour les Labéka (06/11/2015) Par Alaidhy Sow À l'instar de beaucoup de villes de la Guinée, Labé est confronté à de sérieux problèmes d’insalubrité. Par manque d’organisation, chaque citoyen est tenu obligé de gérer sa 55 poubelle comme bon lui semble. Une situation qui n’est pas sans conséquence a constaté sur place la rédaction locale de Guinéenews.org. Dans les lieux de travail où aux foyers, le constat est le même. La gestion des ordures ménagère reste et demeure un véritable casse-tête pour plus d’une personne. La Guinée en général et Labé en particulier ne fait pas exception à cette règle. Faute de système approprié de collecte et d’évacuation des déchets, chacun gère sa poubelle selon ses propres moyens. «Quand je produis des ordures non recyclables c’est-à-dire les sacs plastiques et tout ce qui a trait, j’emballe et je dépose à la décharge de Labé » explique Thierno Mountaghe Diallo, résidant au secteur n’Diolou du quartier Pounthioun. N’ayant pas le même réflexe, Monsieur Moussa Louis Loua utilise le nid du marigot qui traverse la ville de Labé comme dépotoir d’ordures : « quand notre poubelle qui est ici se remplit, je déverse le contenu au niveau du marigot qui est juste en bas. De ce côté, on ne nous réclame rien ; il s’agit juste de venir déposer et c’est fini.» Contrairement à ces deux premiers, ce commerçant qui exerce du côté du grand marché de Labé s’est trouvé une alternative toute particulière : «non seulement il y a des handicapés mentaux qui circulent et qui nous demandent 1 000 ou 2 000 GNF et en retour ils débarrassent la poubelle, parfois aussi on travaille avec des jeunes normaux qui viennent faire le travail. Mais ces derniers ne sont pas fréquents, donc c’est les handicappés mentaux qu’on utilise le plus souvent » selon Barry Mamadou Diouldé, commerçant. Les différents services publics et privés de la place, développent chacun en ce qui le concerne une politique interne de gestion des ordures. Monsieur Baldé Madiou est le responsable de l’agence EDG (électricité de Guinée) de Labé : « pratiquement, nous n’avons pas d’ordures liquides, nous n’avons pas d’ordures qui nécessitent réellement un traitement spécifique. Comme ordures nous n’avons que les papiers. Donc, si on a un grand nombre on entasse et on brule. Pour le moment, c’est comme ça qu’on procède en attendant qu’il y ait une structure qui pourrait gérer les ordures dans la commune urbaine de Labé » soutient-il. Deux ans de cela, le comité consultatif du marché, avaient doté Labé d’une vingtaine de poubelles. Mais, par manque d’entretien, seules 2 à 3 sont de nos jours visibles au niveau du pourtour du grand marché. Conséquemment, c’est la chaussée qui paye les frais : « en ville quand je suce une orange ou un fruit du genre, je jette sur place le résidu puisque je ne peux pas le garder dans mes poches. Donc, je jette puisqu’il n’y a pas d’endroit spécifique prévu pour déposer les ordures qu’on produit à chaque instant. En plus, je vois souvent des paquets de cigarettes, des paquets de tous genres jetés comme ça. Ainsi, tout ce qu’on a comme déchet, on le jette et puis on passe» renchérit cet autre citoyen de la ville de Labé. Face à l’inertie des autorités, exceptionnellement, cette autre famille semble avoir trouvé une solution de rechange : «on a un petit contrat avec un Monsieur qui passe deux à trois fois par semaine et qu’on paye 2 500 GNF par ramassage. Nous trouvons ça très intéressant et vraiment, ça crée la propreté dans la maison » affirme Barry Aminata, rencontré au quartier Dow Saré de Labé. Ceci, prouve qu’une ville comme Labé mérite d’avoir une PME pouvant s’occuper de ce secteur primordiale. Si l’État ne peut pas mettre en place ce genre d’organisation, il serait important d’encourager les organisations et entreprises privées à investir dans le secteur pour le bien-être de toutes et de tous. Après cette première enquête sur la gestion des ordures ménagères dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Très prochainement Guinéenews vous proposera la réaction des services en charge de l’environnement ainsi que celle des autorités locales. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/06/labe-une-fille-de-20-ans-violee-par-uninconnu Labé : Une fille de 20 ans violée par un inconnu (06/11/2015) Alors que le cas de Tamsir continue d’indigner l’opinion publique guinéenne, un autre cas de viol vient d’être signalé à Labé. L’acte s’est produit ce mercredi dans la Sous-préfecture de 56 Dara-labé à 10km du centre-ville. Une fille de 20 ans a été violée par un caïd en pleine journée, a appris Africaguinee.com. Admise d’urgence à l’hôpital régional de Labé, la victime a raconté sa mésaventure: « je partais chez ma tante, qui est non loin de mon domicile, quand un homme a surgi derrière moi et m’a étranglé de sorte que j’ai perdu ma voix. J’ai voulu le bousculer de force, du coup il a sorti un couteau me blessant au bras. Par la suite il m’a enjoint de ne pas le regarder sinon il va crever mes yeux, il a sévèrement abusé de moi avant de partir avec mon téléphone », a raconté la jeune fille. La cheffe de la maternité de Labé Dr Fatoumata Binta Diallo a confirmé que la fille a été victime d’abus: « Nous l’avons reçu en urgence, c’est vrai elle a été violée. Sur elle, on peut constater une violence corporelle et une violence sexuelle. Pour le moment sa vie n’est pas en danger, on la suit » a témoigné Dr Fatoumata Binta Diallo. Pour l’instant, l’identité du présumé violeur n’est pas connue. Une chose qui complique son interpellation, a confié une source sécuritaire de la section des mœurs. Alpha Ousmane Bah (AOB), correspondant région d’Africaguinee.com http://guineematin.com/actualites/ebola-des-motos-pour-20-sous-prefectures-de-siguiritougue-et-mali/ Mali, Tougué… : Ebola - des motos pour 20 sous-préfectures (06/11/2015) C’est l’Ambassadeur de l’Allemagne en personne qui a procédé à la remise d’un don de vingt (20) motos au ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, à travers la coopération bilatérale qui lie Conakry et Berlin, a constaté Guineematin.com hier, jeudi 5 novembre 2015. Selon Monsieur Daouda Condé, le Directeur national de la Réglementation Administrative et de Frontières au Ministère de l’Administration du Territoire, ces engins ont été offerts dans le cadre d’un projet visant à lutter contre l’épidémie d’Ebola. C’est pourquoi d’ailleurs les motos sont destinées à une vingtaine de sous-préfectures relevant de certaines préfectures frontalières dont Siguiri, Tougué et Mali. Après des mois de lutte sans succès pour chasser Ebola du pays, plusieurs observateurs ont soupçonné les autorités de profiter de cette épidémie pour s’enrichir à travers l’aide internationale. Plusieurs départements ministériels sont partis à l’assaut de cette aide internationale sous couvert de la lutte contre Ebola… La cérémonie de remise de ce présent don s’est passée sous des tentes devant le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, sans une présence remarquable des autorités sanitaires du pays encore moins de l’équipe du docteur Sakoba, coordinateur de la cellule de coordination de la lutte contre Ebola en Guinée. Thierno Amadou Camara pour Guineematin.com http://guineenews.org/violences-a-mamou-nzerekore-siguiri-et-beyla-le-ministre-cheick-sakofait-le-point/ Mamou et… : Violences - à le Ministre Cheick Sako fait le point (06/11/2015) Le ministre d’Etat de la justice, Me Cheick Sacko, a fait le point de la procédure judiciaire déclenchée au lendemain des violences électorales enregistrées à Mamou, N’zérékoré, Siguiri et Beyla, a-t-on appris jeudi lors d’une conférence de presse. Parlant des violences électorales survenues à Mamou, le Ministre Cheick Sako a dit que les personnes arrêtées, l’ont été pour des cas mineurs et qu’après examen, elles ont toutes été libérées en restant sous contrôle judiciaire. Au total, soutient-il, ils sont 27 personnes dans cette situation dont 9 à Mamou ville, 10 à Ouré Kaba et 8 à Tamagali. Pour appuyer son ministre, l’avocat Général près la Cour d’Appel de Conakry, Baila Diallo est revenu sur les violences électorales enregistrées dans trois localités de la ville de Mamou, dont Mamou-centre, Ouré-Kaba et Konkouré. « Les interpellations opérées à 57 Mamou-centre sont liées à la campagne électorale. Un juge d’instruction a été saisi. Parmi les neuf prévenus, quatre ont bénéficié d’un non-lieu et les cinq autres sont mis sous contrôle judiciaire. Ils attendent d’être jugés. Le dossier de Tamagali par contre, la principale victime, c’est le sergent Yagouba Sidibé, un militaire en fonction au PA de Tamagaly. Celuici a récemment déposé une lettre de désistement au parquet de Mamou. Nous avons dit au parquet de mettre cette lettre dans le dossier. On va tirer les conséquences lors de l’audience. Ils sont tous été mis sous contrôle judiciaire. Ces infractions sont des délits ayant des conséquences moins graves. Ce sont des affaires correctionnelles, et non criminelles. Mais, nous précisons qu’ils ont été mis sous contrôle judiciaire après l’assentiment des autorités locales ». A N’zérékoré, Me Sako dira qu’une liste de 18 personnes lui a été déposée par l’UFDG par l’intermédiaire de l’Union européenne. « A N’zérékoré, ce sont des infractions de crime : incendie volontaire, port d’arme de guerre, destructions, troubles à l’ordre public… Il y a 18 prévenus, dont des mineurs mais ceux-ci ont été ipso-facto libérés dès leur première audition. Ils n’ont pas fait un seul jour de prison, ainsi qu’une femme. Certains enfin sont en fuite. Le dossier suit son cours normal d’instruction ». A Siguiri également, ce sont les militants du RPG qui ont été interpellés et incarcérés lors des incidents qui ont suivis l’installation de la nouvelle délégation spéciale pour des cas de violence et de destruction de biens matériels, ils ont été déférés et jugés à Kankan. « Il y a une confusion autour de Siguiri. Il y a deux faits graves à Siguiri. Les militants d’un même parti politique se sont bagarrés avec violence lors de l’installation de la délégation spéciale. Dès lors qu’il y a eu infraction, la justice a interpellé des gens. A Siguiri, les militants du RPG ont été interpellés, ils ont été déférés à Kankan où ils ont été jugés en flagrant délit. Ils ont été condamnés. Ils sont ensuite retournés à Siguiri ». Mais le cas le plus préoccupant à Siguiri, renchérit le Ministre de la justice est celui de Kintignan où d’autres crimes ont été commis notamment des cas de destruction de biens matériels, de blessures sur les forces de l’ordre, douze agents au total, a-t-il cité. Tous les interpellés, là aussi (16 au total), sont des militants du RPG, a-t-il précisé. A Beyla enfin, 6 personnes ont été interpellées pour des faits d’incendie volontaire et de port illégal d’arme à feu. A ce niveau, le dossier est en cours d’instruction confie Me Sako. http://www.guinee360.com/06/11/2015/tougue-un-directeur-de-banque-se-donne-la-mortpar-pendaison-les-raisons/ Tougué : Un directeur de banque se donne la mort par pendaison … (06/11/2015) Par Elhadj Boubacarnov A Koïn dans la préfecture de Tougué c’est un fait divers qui fait la une des discussions et qui met tout le monde dans l’effroi. Le Directeur de la caisse rurale de crédit mutuel de Koïn Mr Barry Abdoulaye s’est pendu dans la nuit du mercredi au jeudi dernier. Avant de se pendre le défunt a pris le soin d’écrire les raisons de sa pendaison dans une lettre qui a été retrouvé dans sa chambre. Dans ce manuscrit Mr Barry explique qui s’est donné la mort parce qu’il avait été déçu par le comportement d’un de ces cadres dont il s’est réservé de donner le nom. Dans ce même écrit il affirme avoir été déficitaire de 5 millions de francs guinéens qu’il n’a tout de même pas connaissance du comment. Et il prétend c’est un de ses agents qui aurait détourné cet argent pour nuire à sa réputation. Il avait aussi mentionné qu’on pourrait joindre son frère en laissant le numéro de téléphone de ce dernier. Rappelons que le défunt était âgé de 30 ans et célibataire. 58 http://guineenews.org/violences-a-koundara-la-justice-relaxe-trois-malades-et-un-aveugledetenus-a-boke/ Koundara : Violences - la justice relaxe trois malades et un aveugle détenus à Boké (05/11/2015) Par Abdoulaye Bah Parmi la trentaine de détenus à la prison de Boké, la justice guinéenne a annoncé la libération de trois malades et d’un aveugle interpellés après les violences électorales enregistrées à Koundara entre les inconditionnels du RPG-Arc-en-ciel et ceux de l’UFDG. S’exprimant en conférence de presse, le ministre de la justice, a confirmé l’envoi de deux juges en renfort à Boké pour accélérer le traitement du dossier judiciaire en question. Cette sortie médiatique du ministre Cheick Sacko intervient après la manifestation des femmes de l’UFDG réclamant la libération de tous les détenus dans toutes les prisons. « On ne fait pas de la politique dans la justice guinéenne. Je sais que cela ne plaît pas à certains. On essaie d’appliquer la loi avec les moyens de bord et la déontologie. Concernant les détenus de Boké, ce sont les déférés de Koundara à Boké faute de prison à Koundara. C’est le choix du parquet général avec mon consentement. Nous l’assumons. Le dossier est en instruction. Nous avons dépêché deux juges d’instruction en renfort à Boké pour traiter vite le dossier et éviter les longues détentions préventives. Ceci parce que nous sommes une justice humaine. Parmi les déférés de Boké, entre Boké et Koundara, ce n’est pas cinq kilomètres. On ne va pas faire venir les témoins à Boké pour les auditionner mais les magistrats se déplacent pour aller à Koundara. Cela prendra du temps mais on essaie de faire vite pour éviter les longues détentions préventives. Boké ce sont des faits criminels. Ce n’est pas anodin quand on brûle une maison, calcine une voiture, incendie le siège d’un parti. Ce sont des faits de crime dans le jargon judiciaire. Une information judiciaire est ouverte. Un magistrat instructeur est saisi dans le cas de Boké, nous avons dépêché trois. Ensuite, faites confiance aux magistrats, qui instruisent à charge et à décharge. Dans le cas de Boké, nous avons procédé à des libérations, notamment les malades et un aveugle. En tout, trois malades graves ont été libérés, six personnes qui n’avaient pas de responsabilités avérées sont mises sous contrôle judiciaire en attendant leur explication. En revanche, les 27 autres qui ont un lien avec les faits criminels qui sont reprochés, il va falloir qu’ils s’expliquent. On ne peut pas les libérer parce qu’ils sont militants d’un parti, quel que soit le parti. Et là, c’est l’UFDG. J’ai un profond respect pour ce parti, ils le savent, mais quand c’est des faits criminels, ils doivent s’expliquer », a confié le ministre d’Etat de la justice devant la presse. https://www.unicef.fr/article/kindia-2015-scolariser-tous-les-enfants-et-en-particulier-les-filles Kindia : « Scolariser tous les enfants, et en particulier les filles » (04/11/2015) Par Sandrine Lerenard, chargée de programmes à l’UNICEF France Le dernier épisode de la série documentaire Kindia 2015 est diffusé ce mois de novembre 2015 sur Canal+. Ce sera l’occasion de montrer les avancées du projet porté par l’UNICEF pour l’éducation des enfants de Guinée, et notamment des filles. Notre collègue Sandrine témoigne de ce qu’elle a vu, entendu et vécu au contact des bénéficiaires de ce programme, elle était sur place dans la préfecture de Télimélé l’été dernier. Retour sur son expérience. « Vous n’arriverez peut-être pas à atteindre le village. Il faut traverser des cours d’eau et en cette saison, avec les pluies, ils débordent ou rendent les chemins impraticables. » C’est avec cet avertissement que nous quittons Télimélé au petit matin pour rejoindre le village de Songhé. Pendant deux heures, les paysages défilent au gré des soubresauts du 4x4 sur les routes défoncées. Nous traversons des cours d’eau, des champs, pénétrons dans une forêt – et 59 enfin, après une dernière montée, nous arrivons au village de Songhé, qui s’étale sur un plateau. Près de l’école nouvellement construite, la communauté nous attend. Nous entrons dans les classes prévues pour l’éducation accélérée. Les enfants nous sourient. Ils sont 40 – dont 30 filles ! Un garçon d’une dizaine d’années prend la parole. « J’avais arrêté l’école en CE2. Et puis ces classes ont été construites, et des membres de l’association des parents d’élèves sont venus nous convaincre, moi et mes parents, d’y retourner. » Ce projet a entièrement été monté avec la communauté. Une partie des infrastructures, notamment le centre préscolaire et les classes pour l’éducation accélérée, ont été construits avec ses membres sous la supervision d’un ingénieur. Par ailleurs, un certain nombre d’organisation communautaires ont été mises en place, sous formes d’associations de parents d’élèves ou d’organisations permettant la mise en place d’activités génératrices de revenus. Tout ceci dans un but : scolariser tous les enfants, et en particulier les filles, qui vont majoritairement moins à l’école. Le centre préscolaire permet d’accueillir tous les enfants avant leur entrée en école primaire, soit l’équivalent de la maternelle. ©UNICEF Guinée Je m’installe avec les femmes de la communauté, qui font partie de différentes associations, afin d’évoquer les problèmes qu’elles rencontrent, et les actions qui ont été mises en place. Timidement, l’une d’entre elle commence, tandis que l’animatrice communautaire traduit pour moi en français : « La grande majorité des enfants du village vont à l’école maintenant. Tous les enfants de la classe spéciale, c’est nous qui sommes allés les chercher. Et tous les matins, on fait le tour des classes afin de vérifier que tous les enfants sont là, ou voir pourquoi ils ne le sont pas. » Je leur demande si elles tiennent un registre pour que cela soit écrit noir sur blanc. Elles se regardent, haussent les épaules. « On ne sait pas lire et écrire, alors on ne peut pas le faire nous-mêmes. Il faudrait qu’on demande à l’enseignant, mais il a déjà beaucoup à faire... Nous on aimerait bien être alphabétisés. On a pas eu cette chance.» Ces femmes de la communauté font partie de l’association des mères d’élèves et veillent à la scolarisation de tous les enfants, notamment des filles. © Sandrine Lerenard / UNICEF France Peu à peu les langues se délient, et nous en arrivons à parler des adolescentes. « Nous n’avons pas encore commencé à travailler sur le maintien à l’école des jeunes filles, mais c’est un gros problème. Souvent, les parents retirent leur fille de l’école parce qu’ils ont peur qu’elle tombe enceinte, puisqu’elle côtoie des garçons ici. Ou parfois, dans les familles très pauvres, on la marie lorsqu’elle a 13 ou 14 ans, notamment parce qu’elle ne sera plus à charge de la famille. » Il y a quelques jours, dans un autre village, je discutais avec une jeune fille d’une quinzaine d’années, Adamawa. Immédiatement elle m’avait dit : « Je ne veux pas me marier. Je veux continuer à étudier, et devenir enseignante ». Une jeune fille d’une dizaine d’années apparaît dans l’encadreur de la porte et me fait signe; c’est le moment de rencontrer le gouvernement des enfants (en photo). Celui-ci veille au bon fonctionnement de l’école à tous les niveaux. Un par un, les différents ministres se présentent : environnement, affaires sociales, éducation, sport… Tous sont représentés. Le ministre de la sécurité prend la parole, et nous explique très sérieusement ; « S'il y a un conflit, j’interviens. Je m’assure que personne n'a d'objets pointus (s’il faut, je les confisque) et je règle les problèmes. Cette année, il n'y en a pas eu beaucoup. Juste un peu. » C’est cette association d’infrastructures et de structures communautaires qui garantissent la pérennité du projet. L’objectif est que d’ici quelques années, les fonds dégagés par les activités génératrices de revenus puissent payer l’enseignant de la structure préscolaire par exemple, et que la communauté toute entière continue de veiller à la scolarisation de tous les enfants. 60 Les nuages s’amassent au-dessus de nos têtes ; c’est déjà la fin de l’après-midi. Nous prenons le chemin du retour. Dans la voiture, Gervais, le chef éducation, me parle de cette idée d’installer des panneaux solaires dans ce type de villages, pour que les infrastructures puissent profiter à tous et que les enfants les plus âgés puissent étudier le soir par exemple. Je pense aux femmes du village qui auraient souhaité être alphabétisées. Qui sait, peut-être elles aussi, pourraient en profiter. http://www.africaguinee.com/articles/2015/11/04/nationale-kindia-mamou-la-circulationcompletement-paralysee-les-raisons Kindia et Mamou : La circulation complètement paralysée (04/11/2015) Les usagers de la route nationale Kindia-Mamou broient du noir depuis quelques jours. La circulation est complètement paralysée sur cette route à cause de la dégradation trop poussée de la chaussée, a appris Africaguinee.com. « Nous sommes là depuis de bonnes heures, dans un embouteillage indescriptible. La circulation est bloquée de part et d’autres. Nous ne savons plus qu’est-ce qu’il faut faire ? Aucune solution n’est envisageable au moment où je vous parle » a indiqué un passager bloqué à Kolenté, qui a joint un journaliste d’Africaguinee.com. Ce phénomène de dégradation du bitume en Guinée est l’une des sources principales d’accident au grand dam de nombreux usagers qui arpentent à chaque moment les provinces de la Guinée. Une dépêche de BAH Boubacar Loudah http://www.agpguinee.com/fichiers/videos2.php?langue=fr&idc=fr_Labe___des_maitres_d_e cole_apprennent_comment_transmettre_aux Labé : Des maîtres d’école apprennent comment transmettre aux enfants des connaissances sur les notions élémentaires de la protection de l’Environnement (04/11/2015) L’atelier de formation des maîtres d’école sur ‘’les notions élémentaires de la protection de l’Environnement a lancé ses travaux, mardi, 03 novembre 2015, dans la préfecture de Labé, sous la présidence du gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Sadou Keïta, rapporte l’AGP dans la Région. Selon le chargé de l’Education environnementale de la Fondation pour les Chimpanzés Sauvages, Moussa Kaba, au terme de cette formation de 5 jours, les participants, venus des préfectures de Tougué (Moyenne Guinée), Dabola et Dinguiraye (Haute Guinée), auront 3 mois pour transmettre à leurs élèves des classes de 5ème et 6ème Années (CM1 et CM2), les connaissances acquises en matière de notions élémentaires de protection de l’environnement. «Nous avons estimé qu’il est plus facile de sensibiliser les parents à travers leurs enfants que n’importe qui d’autres», a-t-il dit. Cette campagne de sensibilisation des communautés à travers les élèves de l’élémentaire marque le point de départ d’un vaste programme de création d’un parc de conservation des chimpanzés sauvages sur le long du fleuve Bafing, a indiqué le responsable du projet. Il a ajouté que «la Guinée a une particularité, vu le nombre inventorié de chimpanzés et la densité de cette espèce au Foutah et une partie de la Haute Guinée. Nous avons pu recenser 18 mille chimpanzés. Chose qui a émerveillé les chercheurs du monde entier et les grands conservateurs. Des bailleurs de fonds se sont intéressés à ce nombre dont une grande partie venait du Foutah». Cette stratégie, d’une inestimable opportunité offerte aux élèves de 5ème et de 6ème Année des écoles de Kalinko et Kélâ (préfecture de Dinguiraye), Kolet et Kounè (préfecture de Tougué), va permettre aux jeunes élèves de découvrir la faune et la flore des écosystèmes 61 de leurs régions respectives, a estimé Kabiné Kouyaté, Superviseur du Club ‘’Personnes, Animaux et Nature’’ (PAN) à Dinguiraye. «A travers l’animation pédagogique d’éducation environnementale, les jeunes élèves apprendront à apprécier et à aimer la biodiversité de leurs régions», a-t-il noté. Saluant cette belle initiative, le gouverneur de la RA de Labé, Sadou Keïta, s’est montré très conscient de l’état des lieux. «Nous avons un parc très riche vers Linsan-Saran, dans la préfecture de Lélouma, en Moyenne Guinée, dans lequel l’on commence à raser, avec la complicité de certains élus locaux. Allez voir aussi la grande forêt de Gadha Woundou, dans la préfecture de Koubia (RA de Labé). Il semble que même de gros chimpanzés et des lions y vivaient. Mais, aujourd’hui, ces espèces fuient, parce que la désertification s’aggrave le jour au jour. On coupe du bois à l’intérieur de la forêt pour la vente», a-t-il déploré. A noter, qu’un monitoring de la biodiversité, réalisé récemment par la Fondation pour les Chimpanzés Sauvages, fait état de l’existence de près de 4 mille chimpanzés sauvages, sur le long du fleuve Bafing, riverain des préfectures de Tougué, Dinguiraye et Dabola. AGP/04/11/015 ISD/KSFDF/ST http://www.agpguinee.com/fichiers/livre.php?code=calb17905&langue=fr&type=rub17 Koundara : Arrestation d’un présumé bandit spécialisé dans le vol de motos (03/11/2015) Une équipe de patrouille de la Police nationale guinéenne a interpelé, mercredi, 28 octobre 2015, dans la Commune Urbaine (CU) de Koundara, un présumé bandit spécialisé dans le vol de motos, rapporte le correspondant préfectoral de l’AGP sur place. Une opération rendue possible grâce à la vigilance d’un veilleur de nuit, chargé de la surveillance d’un magasin d’articles de l’Administration publique, situé en bordure d’une voie fortement fréquentée. Le présumé bandit, Hassimiou Diallo, née en 1987 de Saliou et de Gallé Barry, se déclarant être mécanicien dépanneur de motos, vient d’être appréhender en possession d’une moto de marque Yamaha sport 125, pendant qu’il aurait pris l’initiative de traverser la ville tout en échappant aux contrôles répétés des agents de la sécurité installés au niveau des zones de transition. Le présumé bandit qui aurait profité des heures de pointe pour se faufiler, a été arrêté par la Police, et a reconnu les faits mis à sa charge. «Hassimiou Diallo n’est pas à sa première tentative de faits crapuleux de grande envergure dans l’enlèvement frauduleux des motos au dépend des victimes. C’est un récidiviste qui a avoué avoir été écroué à Conakry pour cette pratique», a-t-on témoigné. Le commissaire central de la Police de Koundara, Zaoro Théa et ses hommes appelle la population à collaborer pour une synergie d’actions, afin d’extirper des rangs, les hors la loi, qui ne cessent de causer l’ennuie aux paisibles citoyens de la cité. Le présumé voleur interpelé va répondre de sa forfaiture devant une juridiction compétente. AGP/03/11/015 BYC/HML/FDF/ST http://guineechrono.net/actualites/societe/pita-vol-de-volailles-lauteur-mis-au-arret-par-lapolice/ Pita : Vol de volailles, l’auteur mis à l’arrêt par la police (03/11/2015) Par Diallo Harouna C’est un larron comme une pie, qui a été saisi par la police de Pita ce Mardi 03 novembre, en partance à Conakry, avec une trentaine de poulets qu’il possède furtivement. ce voleur appréhendé à Bindougou, près de Bari voyage dans un bâtiment non habité, est un habitué de fait. 62 Depuis plusieurs mois, l’exaspération des éleveurs contre la disparition de leurs poulets n’a pas baissée. Cette fois-ci, l’arrestation de celui qui leurs causaient de tord en répétition est un ouf de soulagement. Le présumé voleur croupis actuellement dans une cellule de la police de Pita, en attendant son transfert à la Justice. http://www.capatv.com/2015/11/kindia-2015-4-le-bilan-le-0411-a-22h50-sur-canal/ Kindia : Kindia 2015 #4, le bilan, le 04/11 à 22h50 sur Canal+ (02/11/2015) Par William Dupuy / CANAL+ Kindia 2015 #4, c’est l’ultime épisode de la série de documentaires diffusée sur Canal+ et consacrée au développement en Afrique de l’Ouest. Kindia 2015 #4, un dernier volet plein d’émotion où l’on retrouve les principaux personnages de ces cinq années passées en Guinée : Bilguissa, la petite écolière qui s’accroche à son rêve, étudier, pour échapper aux travaux des champs. Sénégalais, le producteur de sel solaire, qui se passe aujourd’hui de l’appui des ONG et incite ses voisins à s’engager pour sauvegarder la mangrove. Hassanatou, la courageuse sage-femme qui a affronté sans faiblir le virus Ebola depuis son centre de santé. Dans Kindia 2015 #4, des séquences chocs vous montrent comment le virus a déstabilisé tout un pays, fragilisé le système de santé publique et fait monter la tension entre Guinéens. Ebola a provoqué la mort de plus de 2000 personnes en Guinée, dont 50 dans la seule préfecture de Kindia. Malgré ce contexte extrêmement tendu, l’opération Kindia 2015 a tenu la plupart de ses promesses, même si le film ne cache rien des échecs et des difficultés rencontrées en chemin. Le Bilan : 18 écoles construites, soit 54 classes au service de plus de 2000 élèves 339 enseignants formés à la pédagogie active, mieux adaptée aux enfants de la brousse guinéenne 15 points d’eau potable fonctionnels et gérés par la population de Kindia 8000 mètres de cubes de déchets ramassés sur la ville, une expérience pilote d’assainissement 14 centres de soins entièrement réhabilités et équipés à neufs : laboratoires, microscopes, tables d’accouchement, lits d’hôpital, accès à l’énergie solaire et à l’eau courante Une centaine d’agents de santé bénéficiaires de formations médicales. Soit un meilleur accès aux soins pour la plupart des femmes et des enfants de Kindia, 200 000 personnes environ. Près de 9000 cuiseurs à bois économes produits pour lutter contre la déforestation Près de quatre millions d’euros investis par Canal+ et ses abonnés dans la région de Kindia, la 2ème ville du pays Fonds de dotation Kindia Fort de son expérience et de sa connaissance des territoires africains, conscient de son rôle et décidé à investir plus concrètement dans l’avenir de la société civile, le groupe Canal+ s’engage et mène une expérience inédite en Guinée à travers un projet à vocation humanitaire très forte, consistant à financer des projets associatifs dans des domaines sans aucun lien avec l’audiovisuel et cela avec ses propres fonds et en faisant appel à la générosité des particuliers, notamment de ses abonnés. Ceux qui souhaiteraient participer à cette initiative en soutenant les projets sélectionnés par Kindia+ peuvent découvrir ces derniers ainsi que les associations qui les mènent à travers notamment le documentaire KINDIA 2015, réalisé et produit par l’agence CAPA, ou sur le site Internet de Kindia+. 63 Cette action de mécénat d’envergure au bénéfice des populations africaines en détresse, en particulier dans la ville de Kindia, sera menée par l’intermédiaire d’un fonds de dotation dénommé « Kindia+ ». http://guineenews.org/kindia-la-fete-de-de-larmee-se-transforme-en-coup-de-balais-dunorphelinat/ Kindia : La 57ème fête de de l’armée se transforme en coup de balais d’un orphelinat (02/11/2015) Par Mamady Mara 1er novembre 1958, 1er novembre 2015, cela fait 57 ans jour pour jour que l’armée guinéenne a été créée, juste un mois après l’accession de notre pays à l’indépendance le 2 octobre 1958. Elle s’est progressivement construite à partir de trois grandes garnisons coloniales : Kindia, Kankan et N’zérékoré servant en même temps de centres de recrutement, d’instruction et de mobilisation durant les guerres mondiales. Cette armée, depuis sa création a toujours su braver des intempéries dans les moments difficiles pour sauvegarder l’intégrité territoriale de la nation, chose qui lui a permis d’avoir un crédit ou une confiance énorme avec les citoyens qui s’y trouvent. A Kindia, la cité de horticulture, considérée comme la première région militaire du pays, cette fête s’est déroulée dans un climat de convivialité et de solidarité entre les civiles et les hommes en uniformes. Et, si beaucoup d’officiers et sous-officiers considèrent cet instant comme un repos pour se livrer à tout, comme pour dire que c’est la fête, et elle n’arrive qu’une seule fois dans l’année, pour les commandos en attente de Samoreya, c’est un moment d’accomplir certains activités civilo-militaires. Une manière pour eux, d'établir un pont entre les civiles et militaires. Pour matérialiser cela, ces hommes en uniforme ont mis l’occasion à profit pour assainir le centre orphelinat de Khaliakhory dans une ambiance festive. Une initiative salvatrice de la part de ces militaires montre que leur rôle ne se limite pas seulement à la sauvegarde de la nation. De leur côté, les civiles n’ont pas été à l’écart de cette grande fête militaire. Dans la foulée, on peut signifier la présence des autorités de Kindia. Dans son discours de circonstance, le commandant du bataillon spécial des commandos en attente de Samoreya, Abdoulaye Keita a expliqué : « je peux vous affirmer qu’aujourd’hui, le soldat reconnait son caporal, comme pour vous dire qu’il y a une grande réforme qui est faite au sein de l’armée guinéenne ; je ne saurais terminer mon allocution sans rendre un vibrant hommage à la hiérarchie militaire ». http://guineenews.org/fete-de-larmee-a-mamou-une-celebration-qui-se-resume-aux-discours/ Mamou : Fête de l’armée - Une célébration qui se résume aux discours (02/11/2015) Par Badicko Diallo Ce 1er novembre 2015, l’armée guinéenne a célébré son 57ème anniversaire de sa création. A Mamou, c’est le bataillon autonome qui a servi de cadre à cette fête. Dans ce camp militaire partiellement décoré des couleurs de la nation, les forces de défense et de sécurité et les autorités administratives de Mamou se sont mobilisées pour tenir des discours en la gloire de l’armée guinéenne, a-t-on constaté sur place. Après la revue des troupes par le gouverneur et les différentes présentations des officiers, sous un soleil ardent, le colonel Aly Badra Camara commandant du bataillon autonome de Mamou, dans son discours, a traduit la volonté de l’armée de servir le gouvernement. « Aujourd’hui, nous devons partager la joie d’appartenir à une armée républicaine, une armée qui n’est pas là pour la conquête du pouvoir mais pour défendre l’intégrité territoriale. Notre noble mission nous permet de parler haut et fort. Nous sommes reconnaissants à ce que la hiérarchie militaire a fait durant ces 57 ans, les reformes sont palpables », souligne-t-il. 64 Le président du bureau régional des anciens combattants, victimes, retraités et veuves des militaires a mis l’occasion à profit pour poser des doléances auprès des autorités locales au sujet des pensions. « La réversion des pensions des veuves des militaires n’a jusqu’ici, pas trouvé une solution définitive. Elle serait bloquée entre l’intendance et l’ambassade de France à Conakry. Nous menons les démarches par nos propres moyens, des maigres pensions de retraités. Nous souhaitons une solution définitive avec votre appui », lance-t-il. Le gouverneur de région Amadou Oury Diallo, dans son discours, magnifiera la bravoure et les grands défis qu’a relevés l’armée guinéenne. « L’armée guinéenne, dans sa complexité, honore le pays à travers son histoire. L’armée guinéenne est une armée républicaine qui s’est investie dans les luttes de libération en Angola, en Mozambique, en Guinée Bissau, au Congo Léopold ville, en Afrique du Sud. Notre armée, avec bravoure, a combattu pour ramener la paix en Sierra Leone et au Libéria. L’armée guinéenne est aujourd’hui au Mali. Sur le plan national, l’armée s’investie dans les génies (bâtiment, route, agriculture) ; vous participez activement au développement de la nation. Ceci est une dimension que beaucoup d’armées n’ont pas chez eux ; donc, soyez fiers de votre tenue », affirme-t-il. A retenir qu’à l’image des festivités des années précédentes, les défilés et les démonstrations physiques qui attiraient du monde ont disparu des festivités récentes. http://guineematin.com/actualites/gaoual-boke-la-route-nest-pas-que-degradee-elle-estdangereuse/ Gaoual : La route Gaoual-Boké n’est pas que dégradée, elle est dangereuse (01/11/2015) Posté par Guineematin Comme nous l’annoncions précédemment, il faut parcourir 190 kilomètres parsemés de boue, mais surtout « occupés » par des jeunes de moralité douteuse avec des activités peu honnêtes. De retour de Touba, ce dimanche 1er novembre 2015, l’envoyé spécial de Guineematin.com a été impressionné par des pratiques malsaines sur une route pourtant très fréquentée. En cette saison pluvieuse, la route Gaoual-Boké est difficilement praticable. Si on parle de nids de poule dans nos villes dégradées, il faudra parler de fosses et marigots sur certaines routes inter urbaines, notamment celle qui relie la préfecture de Gaoual à sa capitale régionale, Boké. Comme on peut l’imaginer, les accidents ne manquent pas sur cette voie terrestre. Dans la matinée de ce dimanche, peu après notre départ de Gaoual, nous avons trouvé un camion chargé de marchandises renversé. C’était à Kalinko, le premier village à la sortie de la ville, 5 kilomètres de Gaoual-centre. Cartons de tomates, de mayonnaise, de beurre… la cargaison de diverses marchandises s’est fracassée. A cause de cet accident on a trouvé plusieurs autres véhicules embourbés de gauche à droite, en cherchant à se frayer un passage. N’Diarré est un village situé à 30 Kilomètres de Boké, dans la sous-préfecture de Tanéné. Comme un peu partout, la route est presqu’impraticable à ce niveau. Aujourd’hui, il est difficile de croiser un automobiliste qui parlera en bien de cette zone à cause des pratiques mafieuses qu’on y trouve. Capables de vous indiquer la mauvaise piste pour vous faire embourber, ils vous taxent cher (selon le poids) pour vous secourir ! Mais, comme si cela ne suffisait pas comme ennuis, un vrai barrage est dressé au niveau de la déviation de N’Diarré à l’aide d’une corde et des morceaux de bois. Là, on ne contrôle ni Ebola, ni document : c’est vingt mille francs guinéens (20 000 GNF) par véhicule pour lever le barrage de la bande nerveuse qui arnaque à N’Diarré en toute impunité. Bref, des pratiques qui vous font vomir certains concitoyens qui accordent peu d’importance à nos us et coutume ; et, qui se fichent pas mal de la foi et de nos lois. C’est donc totalement soulagé qu’on arrive dans sa ville, retrouve sa maison et sa famille après un tel voyage. 65 De retour de Touba, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com http://guineematin.com/actualites/politique/57eme-anniversaire-de-la-larmee-la-fete-akoubia-avec-audio/ Koubia : 57ème anniversaire de la l’armée : la fête à Koubia (01/11/2015) Dans la préfecture de Koubia, c’est à 10H, ce dimanche 1er novembre 2015 que les différents corps de l’Armée et les autorités Administratives ont rejoint la compagnie d’infanterie de Koubia, au quartier résidentiel pour célébrer le 57ème anniversaire de la création de l’armée nationale guinéenne. Après la revue des troupes par le préfet, Amadou Sadio Diallo, le commandant de la Compagnie d’infanterie de Koubia, le Colonel Bakrou Diawara, a dans son intervention, rappelé l’historique et le rôle des forces armées guinéennes. Pour sa part, le préfet de Koubia a magnifié les hauts faits de l’armée guinéenne de 1958 à nos jours, sa bravoure et ses grands défis. C’est sous une pluie battante que la cérémonie a pris fin par un repas de corps offert par les officiers de la compagnie d’infanterie de Koubia. http://guineenews.org/47796/ Labé : L’an 57 de l’armée guinéenne célébré ce dimanche (01/11/2015) Par Alaidhy Sow En ce 1er novembre 2015, l’armée guinéenne a soufflé sa 57éme bougie. À l'instar des autres villes du pays, cette fête nationale a été commémorée dans la matinée de ce dimanche à Labé. Comme de coutume, c’est le camp El Hadj Oumar Tall qui a servi de cadre à la cérémonie qui a regroupé toutes les autorités locales autour du commandant de la région militaire. « À l'occasion de la célébration du 57éme anniversaires de l’armée guinéenne, l’ensemble des personnels des forces de défense, de sécurité et leurs familles me chargent de vous dire la bienvenue parmi nous et un joyeux anniversaire. Je profite de la présente opportunité pour remercier l’ensemble des forces de défense et de sécurité pour leurs maturités depuis la réforme de notre armée », a entamé le commandant de la deuxième région militaire de Labé, le colonel Ibrahima Kalil Condé. Célébré au lendemain de la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle du 11 octobre dernier, le gouverneur de région Sadou Keita n’a pas manqué de souligner la coïncidence symbolique : « au nom du chef de l’État, président de la République, je m’en vais vous souhaiter tout d’abord un joyeux anniversaire. Cet anniversaire du 1er novembre 2015 se tient au lendemain de la réélection du professeur président Alpha Condé. Je voudrais saisir cette opportunité pour féliciter le peuple de Guinée, félicité les forces de défense et de sécurité particulièrement pour la paix et la quiétude observée. Je voudrais vous remercier pour la rigueur observée dans la discipline. Vous avez su accompagner le président de la République », estime Sadou Keita, le gouverneur de la région administrative de Labé. Seule la nouvelle délégation communale spéciale de Labé n’était pas au rendez-vous. L’équipe d'El Hadj Mamadou Cellou Daka Diallo a brillé par son absence. Sur la question, le préfet de Labé le commandant Mamadou Lamarana Diallo a tenté d’apporter une réponse. « Peut-être que c’est par manque d’organisation ; sinon s’ils sont invités ils allaient venir puisque le camp est même dans le territoire de la commune urbaine. Peut-être qu’ils n’ont pas reçu la lettre d’invitation ou ils ne sont pas informés », réplique-t-il. « Personnellement je n’étais pas informé », a répondu un membre de l’équipe communale contacté juste après la fête par la rédaction régionale de Guinéenews©. 66 http://guineematin.com/actualites/lelouma-qui-sont-les-cherifs-de-sagale/ Lélouma : Qui sont les Chérifs de Sagalé ? (01/11/2015) Posté par Guineematin La région du Fouta Djallon est connue pour être une contrée qui regorge d’éminents érudits répartis dans différentes localités. La sous-préfecture de Sagalé, préfecture de Lélouma est l’un de ces lieux prisés par de nombreux musulmans et hommes politiques à la recherche de leurs bénédictions. Sagalé abrite la famille des chérifs de Sagalé érudits réputés et incontestés du Fouta Djallon, issus de la descendance du prophète Mohamed (PSL) et installés depuis 1918 à Lélouma. Guineematin.com est allé à la rencontre de la famille pour leur donner la parole et Chérif Abdul Latif, accompagné de quelques proches ont accepté de répondre à nos questions. Guineematin.com : Assalâmou Alaikoum ! On entend parler de Chérif sans connaître qui est ce ! Dites-nous c’est qui un Chérif ? Chérif Abdul Latif : Merci à Guineematin.com pour votre visite. Les Chérifs sont des descendants du prophète (PSL) issus de Sahihinah Alhassane et de Sahidinah Alhousseine qui sont maintenant partout dans le monde. Guineematin.com : D’où est venu le grand Khalif qui s’est installé ici à Sagalé pour la première fois ? Le grand Khalif, notre grand père, certainement on vous a parlé de lui, est venu lui de la Mauritanie et ses parents sont des Chérifs du Maroc. C’est de là-bas qu’il naquît lui-même, en réalité son origine remonte de très loin car il est de la lignée du prophète (PSL). Arrivée à en Guinée par Conakry Il a immigré vers Conakry en 1918. Sa migration vers le Fouta relève un peu d’une chose mystérieuse puisqu’en réalité ce n’était pas sa destination, mais Dieu a voulu qu’il vienne par là. Sa destination initiale était la Sierra Léone. Mais, le gouverneur colonial d’alors avait refusé de lui octroyer un laissez-passer pour cette destination parce qu’il n’a présenté aucun papier à Conakry. C’est là qu’il lui a répondu qu’il a quitté une colonie française pour une autre colonie française donc il n’a pas de laissez-passer à présenter. Et, c’est simplement l’impôt qu’on peut lui demandait, étant citoyen de l’AOF. En résumé, on a voulu lui compliquer la situation à Conakry. Mais, finalement, le gouverneur lui a donné un laissezpasser pour circuler librement dans toute autre colonie française qu’il choisira pour destination future. Arrivée du Chérif au Fouta Djallon De Conakry, Dieu l’a guidé vers le Fouta. Il est accueilli pour la première fois à Kankalabé où il a posé ses valises. Il fut accueilli par Thierno Issagha Kankalabé. De leur conversation, il a pris connaissance de l’existence des Waliyaabhé du Fouta Djallon et a émis le souhait de leur rendre visite. En résumé, il s’est rendu chez Thierno Mawiyata Mâci, puis chez Thierno Abdou Rahim Koula, avant d’aller à Zawiya. Et, de tout son parcours, il rencontrait des hommes de Dieu. Arrivée et installation du Chérif à Sagalé C’est ainsi qu’avec la volonté de Dieu, il est arrivé à Sagalé. A l’époque, il y trouva un grand érudit du nom de Thierno Ibrahima qui, de leurs échanges, lui demanda d’où il venait. Il a répondu et a ajouté qu’il a passé par Dinguiraye et autres. C’est là que l’érudit l’a stoppé pour reprendre : Dinguiraye ? Moi, mon grand-père, en posant la première pierre de cette mosquée (qui était en paille) avait prédit que c’est un descendant du prophète (PSL), ayant passé par Dinguiraye, qui viendra s’installer ici pour l’achever ! Donc, c’est de vous qu’il s’agit ! C’est ça le miracle de Dieu, parce que cet érudit, Thierno Ibrahim, était déjà vieux à l’arrivée du Chérif. Et, au moment où son grand père faisait cette prédiction, le grand Chérif lui n’était même né. C’est comme ça qu’il s’est installé et a fondé une famille ici à Sagalé. C’est ma réponse à votre question. De Lélouma, Ousmane Diallo pour Guineematin.com