communiqué Drouant snuep-snes-snep
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Communiqué du SNUEP-FSU, du SNES-FSU et du SNEP-FSU Paris Le lycée Drouant ne doit pas être sacrifié sur l’autel de l’apprentissage ! Paris, le 31 mars 2016 Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris viennent de prendre connaissance de l’annonce faite par le SYNHORCAT1 et le CFA Médéric2 le 23 mars 2016 du projet de « CFA Médéric 2018 ». Cette annonce s’est faite en présence de « Matthias FekL, Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, Jean-François Martins, Adjoint à la Maire de Paris, Chargé des Sports et du Tourisme et Jérôme Chartier, Député du Val d'Oise, Premier Viceprésident en charge de l'économie et de l'emploi - Région Île-de-France, [qui] ont salué le projet. Tous ont confirmé leur croyance dans l'apprentissage et les valeurs qu'il véhicule dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration »3. A juste titre, les personnels du lycée Jean Drouant sont inquiets : « Didier Chenet n'a toutefois pas détaillé ce qui allait advenir des 500 élèves du lycée des métiers de l'hôtellerie Jean Drouant, héritier direct de l'Ecole hôtelière de Paris dont la formation était à vocation initiale et technique. Pour mémoire, le lycée a quand même obtenu 100% de réussite au bac technique 2015, sans parler de ses excellents résultats dans le supérieur »4. C’est à raison que les signataires de la pétition Le lycée Jean Drouant doit vivre ! écrivent : «Ce projet, de fait, met à mort le lycée Jean DROUANT. Comment envisager le doublement des effectifs du CFA sans une diminution draconienne de ceux du lycée ? Que deviennent les enseignants et les personnels ? » Pour le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris, ce qui se prépare contre le lycée Jean Drouant est emblématique et avant-coureur. C’est la déclinaison de la politique gouvernementale du développement de l’apprentissage au détriment de l’enseignement public. Dans un rapport de mai 2015 sur l’apprentissage pour l’Institut Montaigne, Bertrand Martinot5 fait un certain nombre de préconisations. Parmi elles, il faut « faire de l’apprentissage la voie de 1 Le SYNHORCAT est dirigé par M. Didier Chenet, ancien directeur administratif et financier de Sodexo. Le CFA Médéric est dirigé par M. Richard Alexandre, jadis Délégué à l’apprentissage pour le SYNHORCAT après avoir été plus de dix ans Inspecteur de l’Education nationale. 3 « L’Hôtellerie » du 24 mars 2016 4 Idem 5 Bertrand Martinot fut conseiller social à l’Elysée de 2007 à 2008 puis délégué général à l’emploi et la formation professionnelle de 2008 à 2012. 2 la formation professionnelle initiale de droit commun. Cela passe corrélativement par la mise en extinction progressive et ordonnée des lycées professionnels (…). » Dans Les Echos, Bertrand Martinot précise : « On a transféré aux régions le financement et le pilotage des centres de formations des apprentis (CFA). Il faut être cohérent et leur transférer la totalité du financement et du pilotage de la formation initiale des jeunes, y compris les lycées professionnels. (…) Il faudrait en parallèle harmoniser les financements et le statut des enseignants des lycées pros et des CFA. On pourrait alors se diriger ensuite vers un système unique, où les lycées pros seraient transformés en CFA, branche par branche et en plaçant l’entreprise au cœur du système, sur le modèle allemand. » Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris rappellent que la Région Ile-de-France et la Ville de Paris ont injecté d’importantes sommes d’argent dans cet établissement. Une fois l’argent public empoché, le CFA raflerait la mise ? On livrerait aux appétits privés ce qui « est incontestablement une réussite exemplaire et l’un des fleurons de l’enseignement technique français »6, alors même que la filière de l’hôtellerie restauration revêt à Paris, première destination touristique mondiale, une importance particulière ! Rappelons enfin le rapport voté par le Conseil Régional en juillet 20126 : « Tout en conservant le CFA « Médéric » et ces organismes de formation, l'APHRL [actuellement présidée par M. Didier Chenet – NDR] a demandé le 6 février 2001 la transformation de l'école des métiers en établissement public local d'enseignement et, par voie de conséquence, la prise en charge du bâtiment par la Région Île-de-France. La Région d'Île-de-France a approuvé cette transformation par une délibération en date du 11 juin 2002. Le Préfet a transformé l'école hôtelière en un EPLE par un arrêté du 30 septembre 2002.Cet EPLE par un arrêté modificatif du 23 octobre 2003, a pris le nom officiel de lycée polyvalent avec sections professionnelles Jean Drouant ». Aux côté des personnels du lycée Jean Drouant, le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris exigent : • • • le maintien du lycée Drouant ; aucune fermeture de classe ; aucune suppression de poste. Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris seront présents avec les personnels au rassemblement qui se tiendra lundi 04 avril devant le Conseil régional d’Ile de France. Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU Paris, syndicats de l’enseignement professionnel et technologique, demanderont à être reçus par les autorités de tutelle académique dans les plus brefs délais. Contact : 06 08 68 98 67 – [email protected] – [email protected] – [email protected] 6 Budget 2004 – Jeunesse et enseignement scolaire par M. R Karoutchi au nom de la commission des Finances du sénat 7 Rapport CP 12-419 à la Commission permanente du Conseil régional Ile de France – Juillet 2012
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