Felipe Alou: Carol Gaab
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Felipe Alou: Carol Gaab
Felipe Alou: l’histoire d’un grand champion Carol Gaab ©2012 S.F. Giants Cover and Chapitre Art by Irene Jimenez Casasnovas French Adaption & Translation by Susan Merrill & Sabrina Janczak Copyright © 2015 TPRS Publishing, Inc. All rights reserved. IBSN: 978-1-940408-40-8 TPRS Publishing, Inc., P.O. Box 11624, Chandler, AZ 85248 800 - 877- 4738 [email protected] • www.tprstorytelling.com A NOTE TO THE READER This novel is a true biographical account of one of Major League Baseball’s greatest players and managers, Felipe Alou. His story is based on personal testimony that Felipe himself shared during an exclusive personal interview. The story of his life and career has been artfully narrated using a minimal number of high-frequency words in English. New vocabulary is embedded within numerous cognates (words that are similar in two languages), making it an ideal read for language students. A comprehensive glossary lists all vocabulary used in the story. Keep in mind that many words are listed in the glossary more than once, as most appear throughout the book in various forms and tenses. (Ex.: I go, he goes, he went, etc.) Vocabulary words and phrases that would be considered beyond a beginning level are footnoted within the text, and their meanings given at the bottom of the page where each occurs. The opinions and events in this story do not reflect or represent the opinions or beliefs of TPRS Publishing, Inc. We hope you enjoy reading it! Sommaire : Chapitre 1 : La République Dominicaine et Haïti . . . . . . . . 1 Chapitre 2 : La famille Rojas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 Chapitre 3 : Se consacrer à la sélection nationale : un devoir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Chapitre 4 : Un talent remarqué à l’étranger . . . . . . . . . . 15 Chapitre 5 : Les obstacles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Chapitre 6 : La faim ! . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 Chapitre 7 : Mon premier hamburger . . . . . . . . . . . . . . . . 34 Chapitre 8 : Une équipe divisée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Chapitre 9 : Une discrimination sans limites . . . . . . . . . . . 43 Chapitre 10 : Les Giants dans la Ligue Majeure . . . . . . . . 49 Chapitre 11 : Des hauts et des bas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 Épilogue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61 Glossaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 62 Acknowledgments My eternal gratitude and thanks to Felipe Alou for not only allowing me to write his story, but for taking the time to personally share so many amazing accounts of his life and career. His sincere support of my efforts and the efforts of English language learners around the world is truly inspiring. Many thanks to Clara Ho for going to bat for me to initiate this project and for coordinating my meetings with Felipe. Without her, this book would not have been possible. Endless thanks to the San Francisco Giants for permission to use team photos that bring this story to life. To say that I appreciate their Giant support over the years would be a gross understatement. Their regard for me as a teacher and their desire to help their international players learn English is absolutely inspiring, to say the least. Chapitre 1 La République Dominicaine et Haïti Floride Cuba République Dominicaine Haïti Dans la Mer des Caraïbes, il y a une île tropicale. L’île s’appelle Hispaniola. Il y a deux pays sur l’île d’Hispaniola : Haïti et la République Dominicaine. En République Dominicaine, on parle espagnol, mais à Haïti, on parle créole et français. La République Dominicaine est connue. Elle est connue pour le baseball. Le base-ball est très populaire en République Dominicaine. Il y a beaucoup de joueurs professionnels de base-ball qui viennent de République Dominicaine. Beaucoup sont connus. Ils sont connus en Ré1 Felipe Alou publique Dominicaine, en Amérique Latine et ils sont aussi connus aux États-Unis. Le base-ball de République Dominicaine est aussi connu à l’étranger ! La République Dominicaine est aussi connue à l’étranger pour ses plages tropicales. Il y a des hôtels chics sur les plages, et beaucoup de touristes étrangers y viennent chaque année. La République Dominicaine est une destination de vacances populaire et est considérée comme un paradis tropical. Il y a quelques années la République Dominicaine n’était pas un paradis ! Elle n’était pas une destination de vacances, et elle n’était pas connue pour le baseball non plus. De 1930 à 1961 un dictateur contrôlait le pays. C’était le général Rafael Leonidas Trujillo Mo- 2 Chapitre 1 lina. Le général Trujillo était un dictateur rigide et violent qui opprimait le peuple! Il contrôlait la population. Il opprimait les opposants politiques et il utilisait des méthodes terroristes. En 1937, le dictateur organisa un terrible massacre : « El Corte » pour éliminer les Haïtiens. Il y avait beaucoup de Haïtiens qui vivaient en République Dominicaine. Le dictateur cruel ne voulait pas d’Haïtiens en République Dominicaine. Il voulait les éliminer de son pays ! Il dit : « Je ne veux pas d’Haïtiens dans mon pays. Tuez-les ! Mais ne tuez pas les Dominicains, tuez seulement les Haïtiens ! » Les Haïtiens ainsi qu’une grande majorité de Dominicains étaient noirs. Pour distinguer les Haïtiens des Dominicains, l’armée utilisa une méthode appellée le « signe distinctif ». Le « signe distinctif » était une méthode de l’armée qui consistait à utiliser un ou plusieurs mots pour distinguer les gens de pays différents. Les Haïtiens ne parlaient pas espagnol : ils parlaient créole, un mélange de français et de langues africaines. La prononciation du créole est différente de la prononciation de l’espagnol. Il y avait plusieurs mots en espagnol que les Haïtiens ne pouvaient pas 3 Felipe Alou prononcer. En particulier, ils ne pouvaient pas prononcer le mot « perejil » (persil). Quand un Haïtien prononçait le mot « perejil » (persil) en espagnol, il était évident qu’il ne parlait pas espagnol et qu’il n’était pas Dominicain. Il était évident qu’il était Haïtien ! Si une personne ne prononçait pas parfaitement le mot « perejil » (persil), l’armée le tuait ! Trujillo ordonna que l'on tue tous les Haïtiens qui vivaient en République Dominicaine. Il dit à son armée : « Éliminez les Haïtiens ! Je veux que tous les Haïtiens soient tués ! Mais n’utilisez pas d’armes militaires pour les tuer ; je ne veux pas laisser de preuves contre les militaires ! Tuez-les avec des machettes ! » 4 Chapitre 1 Une machette de la République Dominicaine Pendant les six jours du massacre, les militaires (armés de machettes) tuèrent plus de 17000 Haïtiens qui vivaient en République Dominicaine. L’ironie dans ce massacre était que le dictateur avait des origines haïtiennes. Au cours de sa dictature, le général Trujillo accomplit de nombreux actes violents et cruels, mais il accomplit aussi des actes positifs : par exemple la construction d’écoles, de maisons, d’hôpitaux et de cliniques. Le pays connaissait beaucoup de progrès économiques mais le progrès économique ne profitait pas au peuple ! Il profitait au dictateur et à ses collaborateurs. Les collaborateurs corrompus vivaient comme des rois tandis que les Dominicains continuaient à vivre dans la pauvreté. 5 Felipe Alou À Haïti, de l’autre côté de l’île, il y a aussi de belles plages. L’histoire d’Haïti est riche. Haïti n’est pas connue pour son tourisme mais plutôt pour l’extrême pauvreté des Haïtiens. Beaucoup de Dominicains quittent leur pays pour aller jouer au base-ball aux États-Unis mais le sport favori des Haitiens est le football. Il y a peu de joueurs haïtiens dans la ligue majeure de baseball. Les joueurs haïtiens qui jouent dans la ligue majeure pratiquent en République Dominicaine et ils disent qu’ils viennent de République Dominicaine. Curieusement, Haïti est un grand producteur de balles pour la Ligue Majeure de baseball. Cette histoire vraie se déroule en République Dominicaine. Mais il est important de se rappeler que la République Dominicaine est située sur l’île d’Hispaniola et qu’il existe une autre culture et une autre vie sur l’île : la culture Haïtienne. 6 Chapitre 2 La famille Rojas Sous la dictature du Général Trujillo, beaucoup de Dominicains vivaient dans la pauvreté. Le dictateur et ses collaborateurs vivaient dans d’excellentes conditions alors que les Dominicains vivaient dans des conditions déplorables. Les Dominicains n’avaient pas beaucoup d’argent. Ils vivaient dans la pauvreté et beaucoup connaissaient la faim. Il y avait aussi beaucoup d’oppression politique. Mais en 1935, un enfant vint au monde. Il n’allait pas connaître l’oppression politique ou la pauvreté. 7 Felipe Alou Son nom était Felipe Rojas Alou. C’était le fils de José Rojas et de Virginia Alou. José et Virginia avaient une grande famille. Ils avaient six enfants (dans l’ordre) : Felipe, Maria, Mateo, Jesus, Juan et Virginia. Pour José et Virginia, la famille était très importante. Ils étaient des parents très dévoués ! La famille Rojas n’avait pas beaucoup d’argent mais les enfants ne le remarquaient pas. Ils étaient innocents et heureux : ils ne remarquaient pas qu’ils vivaient dans l’oppression politique et la pauvreté. Les membres de la famille Rojas vivaient à Haina, au Kilomètre 12 (dans la province de San Cristóbal). On l’appelle le Kilomètre 12 parce qu’il est situé à 12 kilomètres de la Ville de Trujillo1, la capitale de la Ré8 Chapitre 2 Saint-Domingue : le fort de Conception dans le quartier colonial. Entre 1930 et 1961, Saint-Domingue s’appelait Trujillo. publique Dominicaine. Ils vivaient avec très peu d’argent mais ils avaient une maison. Le père de Felipe était un menuisier2 talentueux. C’était lui qui avait construit la maison pour sa famille. Il était aussi charpentier et forgeron. La mère de Felipe était femme au foyer3 (c’était son emploi). 1 Ville de Trujillo - Trujillo City [General Trujillo changed the capital city’s original name, Santo Domingo, to Trujillo City in 1930. After his assassination in 1961, the capital city’s original name was restored.] 2 menuisier - carpenter [a person who works with wood] 3 femme au foyer - homemaker or stay-at-home mom 9 Felipe Alou Le père de Felipe était noir et sa mère était blanche. Pour les enfants Rojas vivre dans une maison avec des blancs et des noirs était une chose normale. La race n’était pas importante. Pour les enfants il n’y avait pas de différence entre les noirs et les blancs. La famille Rojas était respectée dans la communauté d’Haina. José et Virginia avaient une famille stable et il était important pour eux que leurs enfants aient bon caractère. C’était un devoir. Vivre avec intégrité et honneur et recevoir une excellente éducation était aussi important pour les parents des enfants Rojas. L’éducation était primordiale pour eux ! Felipe et ses frères et sœurs allèrent à l’école élémentaire à Haina. Puis, Ils allèrent au lycée4 à Saint-Domingue. Felipe était très intelligent et sportif. Il était excellent élève et il se consacrait à ses études. Felipe était très talentueux ! Il avait beaucoup confiance en lui et il n’avait qu’une idée en tête… il avait une vision de 4 lycée - high school [grades 9 – 12] 10 Chapitre 2 l’avenir et il sentait qu’il allait faire quelque chose d’important dans la vie. Quand il était en première la commission de l’équipe nationale d’athlétisme5 de la République Dominicaine sélectionna Felipe. Ce fut un grand honneur. Felipe pratiquait le lancer de javelot6 et sa sélection pour l’équipe nationale d’athlétisme fut le premier signe qu’il allait faire quelque chose d’important dans la vie. . 5 l’équipe nationale d’athlétisme - National Track Team [Track includes many events, including running, throwing and jumping.] 6 le lancer de javelot - javelin throwing [A javelin is a long object with a point, like a lance or spear.] 11