Revue de presse du 28 janvier

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Revue de presse du 28 janvier
COMITÉ DES CONSTRUCTEURS FRANÇAIS
D'AUTOMOBILES
Analyse de Presse du jeudi 28 janvier 2016
FRANCE
Volkswagen refuse de s’expliquer devant les députés français
Jacques Rivoal, président de la filiale française de Volkswagen, ne s’est pas présenté le 27 janvier à
l’Assemblée nationale. La commission du Développement durable, qui avait ouvert en octobre une
mission d’information sur la filière automobile, l’avait convié à venir s’expliquer sur le scandale des
moteurs truqués. Le dirigeant avait été pourtant invité par recommandé (après un premier rendez-vous
manqué), mais il a refusé l’invitation mardi, arguant avoir déjà détaillé dans la presse la manière dont
son employeur allait gérer le problème.
En réaction, Delphine Batho, rapporteure de la mission, a demandé à Claude Bartolone, président de
l’Assemblée, de disposer de « prérogatives obligeant Volkswagen à déférer aux convocations ». La
députée a fait part de son agacement sur Twitter, pointant que le nombre de conducteurs français
dupés était supérieur au nombre d’Américains concernés (près de 1 million chez nous, contre 600 000
de l’autre côté de l’Atlantique).
Volkswagen a pourtant répondu aux parlementaires en Italie, au Royaume-Uni et en Allemagne. Le
nouveau patron du constructeur, Matthias Müller, s’est même déplacé en personne à Washington. En
Allemagne et aux Etats-Unis, la gestion de l’affaire par M. Müller est vivement critiquée, après qu’il a
assimilé le scandale à un « défaut technique ». Le rendez-vous manqué de Jacques Rivoal pourrait ouvrir
un nouveau front, en France, avec une possible future commission d’enquête, indiquent LES ECHOS
(28/1/16).
Le groupe Volvo renforce son partenariat avec l’enseignement supérieur en
France
Dans le cadre de son programme mondial de partenariat avec l’enseignement supérieur (Academic
Partner Program) portant sur le recrutement de talents, la recherche et la formation, le groupe Volvo a
renouvelé les accords de coopération conclus en 2012 avec l’EM LYON Business School d’une part, et
l’INSA Lyon d’autre part.
L’EM LYON Business School, grande école supérieure de commerce et de gestion, et l’Institut national
des sciences appliquées de Lyon -INSA Lyon- école d’ingénieurs, sont les seuls membres français du
programme de partenariat du groupe Volvo, qui reconnaît ainsi l’excellence de leur enseignement. Leurs
étudiants se voient offrir la possibilité d’être associés à la vie du groupe et à ses enjeux au cours
d’échanges privilégiés.
L’Academic Partner Program est réservé à une sélection d’établissements d’enseignement supérieur et
de recherche qui travaillent dans des domaines correspondant à la stratégie de développement et la
vision du groupe Volvo. Avec des partenaires en Suède, en France, aux Etats-Unis, en Chine en Inde et
au Japon, le groupe Volvo peut mener efficacement des travaux de recherche et d’innovation sur le long
terme.
A l’occasion de ce renouvellement, le groupe Volvo a officiellement ouvert avec l’INSA Lyon une chaire
d’enseignement et de recherche Solutions for the Future of Urban Transport, pour développer la
connaissance et les compétences sur ce que sera le transport urbain de demain. Les principales
activités de recherche porteront sur l’efficacité énergétique durable (nouvelles énergies ; alimentation
et stockage), les évolutions dans la conception et la production (design fonctionnel du véhicule ;
fabrication additive), et le recueil et le traitement de données (transports connectés ; véhicules
autonomes ; productivité optimisée).
Le groupe Volvo est présent en France dans tous ses domaines d’activités : camions, autocars et
autobus, engins de chantier, moteurs industriels et marins, financement. Il y emploie près environ 11
000 personnes, dont 8 000 chez Renault Trucks SAS à Lyon, Caen, Bourg-en-Bresse et Limoges.
(COMMUNIQUE DE PRESSE VOLVO 27/1/16)
Mov’eo mise sur le développement « collaboratif » pour assurer sa
pérennité
En 2015, le pôle Mov’eo a dû compenser par des économies (essentiellement une baisse des loyers sur
ses bureaux) et une hausse de ses recettes privées (développement de services payants pour ses
adhérents) une baisse de sa subvention (100 000 euros de moins) pour boucler son budget. L’Etat et les
Régions (Ile de France et Normandie, dans la nouvelle carte), dont la participation a baissé, représentent
désormais 45 % du budget de fonctionnement de 2,2 millions d’euros du pôle (contre 50 % en 2014). Ce
budget étant essentiellement composé de salaires, il est peu ajustable. La reconduction à l’identique de
la subvention de l’Etat et des régions en 2016 (1 million d’euros réparti à 50/50 entre Etat et régions) a
été un soulagement pour les responsables de Mov’eo.
Cette année sera cependant décisive avec une évaluation du fonctionnement des pôles en prélude à de
nouveaux changements : « Une réforme de la politique des pôles de compétitivité sera menée au
premier semestre de 2016, afin de l’articuler davantage avec la Nouvelle France Industrielle et de
prendre en compte les nouvelles compétences des régions en matière de développement économique »,
indique le compte rendu du Conseil des ministres du 4 janvier. Côté région, Mov’eo devrait pouvoir
compter sur le soutien de la nouvelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pecresse, et Hervé
Morin, président de la région Normandie. « Nous sommes confiants sur la continuité du soutien des
régions », indique Marc Charlet, directeur général de Mov’eo. Ce dernier estime toutefois nécessaire le
maintien de l’implication de l’Etat, qui devrait présenter son projet de réforme le 4 mars. « Pour le
ministère de l’Economie, le budget est de 15 millions d’euros pour le soutien de 70 pôles qui animent
l’écosystème, génèrent des projets innovants et des emplois. Tous les pôles ont bien pris le virage de
l’usine à projets à l’usine à produits. Il n’y a pas d’écart par rapport à ce qui était demandé par l’Etat et
les chiffres sont positifs », souligne M. Charlet.
Le risque pour les pôles est qu’un transfert du financement sur les régions conduise à une remise en
cause de certains d’entre eux. Un risque bien réel puisque l’Etat annonce chercher « une meilleure
lisibilité de l’organisation des pôles de compétitivité en identifiant les pôles les plus en lien avec chacune
des neuf solutions industrielles ».
La réforme sera précédée d’une évaluation de chacun des pôles qui sera menée par un cabinet
indépendant au cours du premier semestre. Dans ce contexte, les différents pôles automobiles (ID4Car,
LUTB, Moveo et PVF) peuvent compter sur le soutien de la PFA (dont ils sont désormais adhérents), qui
les considère comme indispensables au dynamisme de l’innovation. « Les pôles de compétitivité sont un
outil efficace et peu couteux en matière de structuration globale de notre écosystème ainsi qu’en
innovation collaborative », explique Eric Poyeton, directeur général de la PFA (Plateforme de la filière
automobile).
Pour Mov’eo, cette efficacité se mesure par l’augmentation du nombre de ses adhérents (51 nouveaux
en 2015, dont 41 PME), qui atteint 380 entreprises dont, 200 PME ; un nombre important de projets
labellisés en 2015 avec 49 demandes de financement pour des projets de R&D au niveau français et 8
projets soumis au niveau européen. En 2015, les PME adhérentes de Mov’eo ont levé 17 millions d’euros
et ont également créé 145 emplois directs. L’année 2015 a aussi été celle du développement de la
stratégie « collaborative », avec la création de 5 groupements de PME animés chacun sur une
thématique spécifique, le dernier en date étant Prodeo sur le thème de l’usine du futur. « Nous avons
fait le constat que si nous avions au sein de nos adhérents de belles entreprises, elles étaient souvent
trop petites pour adresser seules de gros marchés. Nous les avons incité à se regrouper pour développer
un business collaboratif », explique Marc Charlet. En 2015, ces groupements ont généré leurs premiers
contrats avec un chiffre d’affaires additionnel de 1,5 million d’euros. Pour 2016, ils seront complétés par
la création d’un nouveau club baptisé Innovation User Group, qui rassemblera des grands comptes issus
d’autres secteurs. L’ambition de Mov’eo est de poursuivre la mise en relation des PME avec les donneurs
d’ordre en étant « un acteur essentiel du business collaboratif », explique son directeur général.
(AUTOACTU.COM 28/1/16)
Bernard Bruneaux va rejoindre la Feda pour animer les groupes métiers
Bernard Bruneaux, actuellement directeur général de l’activité après-vente de Continental Automotive
France, rejoindra la Feda à compter du 1er avril pour prendre en charge l’animation des « groupes
métiers ».
« Les groupes métiers sont un élément fondamental pour la Feda, mais il était difficile de tous les faire
vivre. Avec un animateur comme Bernard Bruneaux, nous allons pouvoir relancer des groupes structurés
et efficaces », se félicite Alain Landec, président de la Feda.
La Feda comptera désormais six groupes métiers : les groupes réparateurs VL et VI, le groupe
distributeur, le groupe plateforme, le groupe centre-auto et fast-fitters et le groupe commerce
électronique. Chacun devra produire « des propositions pour améliorer les performances et valoriser leur
métier, mais aussi définir ses besoins en formation et en lobbying ». (AUTOACTU.COM 28/1/16)
UNION EUROPÉENNE
L’UE met à l’amende deux fabricants japonais de pièces automobiles
La Commission européenne a annoncé avoir infligé des amendes d’un montant de 137 millions d’euros à
deux fabricants de pièces automobiles japonais, Melco (Mitsubishi Electric) et Hitachi, pour avoir formé
un cartel violant les règles de la concurrence.
"Melco et Hitachi ont participé avec une autre société, Denso, à une entente dans le secteur des
alternateurs et des démarreurs, en violation des règles de l’UE", indique la Commission. Denso n’a pas
été mis à l’amende, ayant révélé l’existence de cette entente.
"Pendant plus de cinq ans, entre septembre 2004 et février 2010, les trois fabricants japonais de pièces
automobiles ont coordonné leurs prix et se sont répartis des clients ou des projets dans le secteur des
alternateurs et des démarreurs", explique la Commission.
"Bien que les contacts relatifs à la création et au fonctionnement de l’entente aient eu lieu en dehors de
l’Espace économique européen, cette entente a touché des clients européens, étant donné que les
alternateurs et les démarreurs étaient aussi vendus directement aux constructeurs automobiles en
Europe", a précisé la Commission.
"La dissolution des ententes reste une priorité majeure pour la Commission, en particulier lorsque
celles-ci concernent des biens de consommation importants tels que les voitures", a déclaré la
commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager. (AFP 27/1/16)
Bruxelles propose une « révision majeure » des procédures d’homologation
de véhicules
La Commission européenne a proposé le 27 janvier une « révision majeure » des procédures
d’homologation de véhicules dans l’Union européenne, visant à doter Bruxelles de pouvoirs de
surveillance et de sanctions, afin de combler certaines failles mises en lumière par le scandale des
moteurs truqués de Volkswagen. « La Commission propose une révision majeure du cadre de
certification » des véhicules afin de « corriger les failles du système », explique un communiqué de
presse.
L’une des principales mesures consiste à donner davantage de pouvoirs à l’exécutif européen dans les
contrôles a posteriori, avec la possibilité de faire des rappels ou d’imposer des sanctions financières. «
Les révélations sur Volkswagen ont mis l’accent sur le fait que le système qui permet de mettre les
véhicules en circulation sur le marché nécessite d’être amélioré », indique Jyrki Katainen, vice-président
de la Commission, cité dans le communiqué.
Sans abandonner le principe de « confiance mutuelle », qui veut qu’un modèle de véhicule qui obtient
son certificat de conformité dans un Etat membre a l’autorisation de circuler dans tout le territoire de
l’Union, la Commission propose de mettre en place une supervision européenne absente jusqu’à présent.
Aux termes de la nouvelle proposition de réglementation, la Commission aura la possibilité d’imposer
des amendes administratives, jusqu’à 30 000 euros par exemplaire d’un modèle contrevenant. Les
amendes pourront aussi s’appliquer aux services techniques en charge des tests.
La Commission souhaite aussi que chaque Etat membre puisse avoir la possibilité de faire des rappels
de véhicules, ce qui pour l’instant n’est possible que si l’autorité de certification qui a délivré le certificat
de conformité donne son feu vert. Elle-même aura le pouvoir de pratiquer des contrôles sur des
véhicules déjà en circulation, grâce à son propre laboratoire de recherche. Elle se doterait également du
pouvoir de « suspendre, réduire ou retirer » la nomination d’un service technique, en charge du test
d’homologation, « qui ne fait pas son maximum ou est trop laxiste dans l’application des règles ».
« En permettant à la Commission d’imposer des sanctions financières, la proposition dissuadera les
constructeurs et les services techniques d’autoriser des véhicules non-conformes sur le marché »,
estime l’institution. Jusqu’à présent, seules les autorités nationales en charge dans chaque Etat membre
sont responsables pour vérifier que les constructeurs sont en conformité avec la loi.
Aspirant à une plus grande indépendance entre les différents acteurs du système, la Commission
s’intéresse également aux liens entre constructeurs automobiles et services en charge des tests
d’homologation. Selon la législation actuelle, ce sont très souvent les premiers qui paient directement
les seconds pour la réalisation des tests. La Commission souhaite donc que les paiements soient
collectés par les Etats, qui constitueront un pot commun.
En ce qui concerne le problème de moteur truqué et afin de renforcer l’interdiction déjà existante de
tout dispositif destiné à tromper les tests, la Commission propose en outre d’obliger les constructeurs à
leur donner les codes d’accès à leurs logiciels. La proposition doit d’abord être examinée par le
Parlement européen et le Conseil avant son adoption. (AFP 27/1/16)
ALLEMAGNE
La Porsche Boxster sera renommée 718
La Porsche Boxster sera renommée 718. La version restylée du modèle sera également dotée de
nouveaux moteurs à 4 cylindres développant 300 ch (et 350 ch pour la version 718 Boxster S). Cette
nouvelle 718 Boxster sera présentée au Salon de Genève en mars, avant sa commercialisation en
Europe à compter du 30 avril. (AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
Smart va commercialiser une variante cabriolet de la ForTwo
Smart va commercialiser une variante cabriolet de la ForTwo à compter du mois de mars. Selon les
motorisations, le modèle consommera 4,2 ou 4,3 l aux 100 km (soit des émissions de 97 et 99 g de
CO2/km).
Par ailleurs, d’ici à l’été, Smart veut proposer des versions électriques pour les ForTwo, ForTwo Cabrio et
ForFour. (AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
Volkswagen peut officiellement débuter le rappel des Amarok concernés
par le scandale
Volkswagen peut officiellement débuter le rappel des Amarok concernés par le scandale des moteurs
truqués, après avoir reçu le 27 janvier le feu vert du KBA (Office fédéral des Transports).
« L’autorisation [d’effectuer un rappel] pour les autres modèles concernés est à l’heure qu’il est encore
en cours d’examen au KBA », a expliqué l’Office dans un communiqué.
En effet, trois types de moteurs diesel sont concernés par les manipulations des niveaux d’émissions, à
savoir des moteurs de 1,2 l, 1,6 l et 2,0 l. Or, Volkswagen doit proposer des solutions de remise aux
normes pour chacun de ces moteurs.
Initialement, Volkswagen avait prévu de lancer le rappel de ses modèles affectés plus tôt dans le mois
de janvier, mais le feu vert du KBA avait été retardé. Néanmoins, des clients du constructeur ont déjà
reçu des courriers pour le rappel de leur Amarok. Ce courrier a été publié dans la presse allemande
avant même que le KBA ait officiellement donné son autorisation pour le rappel.
Les Amarok rappelés verront leur logiciel de contrôle des émissions mis à jour et reprogrammé. (AFP,
AUTOMOBILWOCHE, FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG, HANDELSBLATT 27/1/16)
Volkswagen va rappeler 2 modèles
Volkswagen va rappeler 2 modèles, dans le cadre d’opérations de rappel non liées au scandale des
moteurs truqués.
Ainsi, le constructeur rappellera 67 000 Caddy produits entre mai 2012 et janvier 2013, en raison d’un
défaut sur le système de fermeture à distance qui pourrait provoquer le démarrage involontaire du
moteur. Ce rappel concerne notamment 20 800 Caddy en Allemagne.
De plus, Volkswagen va rappeler 90 Passat en raison d’un problème sur les sacs gonflables qui
pourraient se déployer de manière intempestive. Ce rappel n’est pas lié à l’affaire Takata.
(AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
Bosch a réalisé un bénéfice opérationnel de près de 5 milliards d’euros
Bosch a réalisé un bénéfice opérationnel de près de 5 milliards d’euros en 2015, sur un chiffre d’affaires
qui a pour la première fois dépassé les 70 milliards d’euros (+ 10 % environ). Sa marge opérationnelle a
atteint environ 6,5 % l’an dernier.
L’équipementier allemand table sur une hausse de ses résultats en 2016, pour l’instant non chiffrée.
Bosch fait ainsi montre « d’un optimisme prudent pour l’année 2016 », en raison d’une situation
géopolitique « complexe et très incertaine » et d’une croissance économique mondiale qui ne devrait
être que modérée.
La division automobile Mobility Solutions a notamment contribué au chiffre d’affaires à hauteur de 41,7
milliards d’euros (+ 12 %), tandis que le chiffre d’affaires de la division Industrial Technology a reculé de
1,7 %, à 6,6 milliards d’euros.
Par régions, l’Amérique du Nord a contribué au chiffre d’affaires à hauteur de 12,6 milliards d’euros (+
24 %), l’Europe à hauteur de 37,5 milliards d’euros (+ 4,2 %), et l’Amérique du Sud à hauteur de 1,4
milliard d’euros (- 13 %).
Bosch a également rappelé l’importance du diesel dans la réduction de la pollution atmosphérique,
indiquant que les moteurs diesel pouvaient émettre 20 % de CO2 de moins que les moteurs à essence.
L’équipementier a ajouté que les véhicules à moteurs à explosion resteraient encore majoritaire durant
au moins 10 ans.
Enfin, les effectifs de Bosch ont été portés à plus de 375 000 salariés dans le monde en 2015 (soit 17
600 emplois de plus qu’en 2014). (AFP, AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
Affaire VW : Bosch a indiqué qu’il poursuivait son enquête interne
Bosch a indiqué qu’il poursuivait son enquête interne afin de déterminer si certains de ses salariés
avaient aidé Volkswagen à manipuler les niveaux d’émissions de ses modèles diesel.
Le président de l’équipementier, Volkmar Denner, a néanmoins réaffirmé que le constructeur allemand
portait l’entière responsabilité de ce scandale et que ni Bosch ni la technologie du diesel n’était à
blâmer.
Bosch a indiqué dès septembre qu’il fournissait à Volkswagen un logiciel de contrôle installé dans les
moteurs diesel affectés par le scandale, en précisant que son logiciel était légal et que le constructeur
était responsable de la façon dont il l’utilisait.
L’équipementier avait ouvert une enquête interne au lendemain de la révélation de l’affaire.
M. Denner a réaffirmé que Bosch coopérait avec les autorités et a de nouveau pris la défense du diesel
en tant que technologie. (AUTOMOTIVE NEWS EUROPE 27/1/16)
CHINE
La Chine est devenue le premier marché mondial pour les véhicules
électriques
Environ 189 000 véhicules électriques ont été vendus en Chine en 2015. Le pays a ainsi détrôné les
Etats-Unis en tant que premier marché mondial pour les véhicules électriques. En effet, quelque 115 000
véhicules de ce type ont été écoulés sur le marché américain.
Le top 5 des marchés où se sont vendus le plus de véhicules électriques est complété par le
Royaume-Uni (28 000 unités vendues), la France (27 000 unités) et la Norvège (25 000 unités).
L’Allemagne n’arrive qu’en 6ème position, avec 23 500 véhicules électriques écoulés.
La forte hausse des ventes de véhicules électriques en Chine est le résultat d’avantages fiscaux, d’aides
à l’achat et d’une politique incitative pour les constructeurs.
Selon le centre de management automobile allemand CAM, d’ici à 2030, sur un marché automobile
mondial estimé à 100 millions de véhicules, les modèles électriques pourraient représenter entre 15 et
30 % des immatriculations. (AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
ETATS-UNIS
Fiat Chrysler va mettre l’accent sur les tout-terrain et les pick-ups en
Amérique du Nord
Selon le plan d’activité révisé pour la période 2014-2018 présenté par FCA le 27 janvier, le constructeur
italo-américain va mettre l’accent en Amérique du Nord sur la production de tout-terrain de loisir et de
pick-ups, donnant la priorité à ses marques Jeep et Ram plus rentables.
Le prix bas de l’essence devrait perdurer, tout comme l’engouement pour les tout-terrain de loisir et les
pick-ups, a prédit le patron de FCA Sergio Marchionne.
Dans ce contexte, FCA va réduire son engagement dans le segment des voitures en Amérique du Nord,
afin de libérer des capacités pour les Jeep et les pick-ups. La Chrysler 200, fabriquée dans l’usine de
Sterling Heights, et la Dodge Dart, produite à Belvidere (Illinois), seront ainsi retirées du catalogue pour
une période prolongée, a indiqué M. Marchionne. Le constructeur pourrait toutefois commercialiser à
l’avenir des voitures produites par des tiers, a-t-il ajouté.
FCA a par ailleurs annoncé son intention de développer son offre de véhicules dotés de motorisations
électriques. Il prévoit de proposer des versions hybrides de la Jeep Wrangler et du pick-up Ram 1500.
« Jeep est le socle » du nouveau plan d’activité, a déclaré Richard Palmer, directeur financier de FCA.
L’objectif est de porter les ventes mondiales de la marque de tout-terrain de 1,2 million d’unités en 2015
à 2 millions environ d’ici à 2018. (AUTOMOTIVE NEWS, DETROIT NEWS, FREEP.COM 27/1/16)
Les ouvriers américains de FCA toucheront une prime d’intéressement de 4
000 dollars
En vertu de l’accord quadriennal sur les salaires et les conditions de travail conclu entre la filiale
américaine de FCA et l’UAW en 2011, les ouvriers américains du constructeur vont recevoir environ 4
000 dollars au titre de l’intéressement aux bénéfices réalisés en 2015. Cette prime sera versée le 19
février.
Les bénéfices réalisés par Fiat Chrysler en Amérique du Nord ont augmenté de 60,7 % l’an dernier.
(DETROIT NEWS 27/1/16)
Les ventes de véhicules neufs aux Etats-Unis sont attendues en baisse en
janvier
Les ventes de véhicules neufs aux Etats-Unis en janvier devraient être inférieures à celles du mois de
janvier 2015, en raison notamment de la tempête de neige qui a frappé le pays le week-end dernier,
mais les analystes et les concessionnaires escomptent un rebond de la demande en février et en mars.
TrueCar prévoit un marché en baisse de 0,3 % en janvier. Kelley Blue Book table pour sa part sur un
recul de 2,5 % et estime que les huit premiers constructeurs sur le marché américain afficheront des
ventes en baisse ce mois-ci, à l’exception de Fiat Chrysler. (AUTOMOTIVE NEWS 27/1/16)
ZF TRW prévoit d’ouvrir le siège mondial de son activité Electronique à
Detroit
ZF TRW prévoit d’ouvrir le siège mondial de son activité Electronique à Detroit d’ici à la fin du deuxième
trimestre. La division de technologies de sécurité active et passive du groupe ZF Friedrichshafen a pour
cela signé un contrat de location pour des bureaux à Farmington Hills, dans la banlieue de Detroit.
ZF TRW prévoit ainsi de déplacer plus de 600 salariés vers ce nouveau siège. Le site comprendra un
centre d’essais pour composants et véhicules. (AUTOMOTIVE NEWS 27/1/16)
IRAN
PSA officialise son retour en Iran
PSA officialie son retrour en Iran
PSA Peugeot Citroën a officialisé son retour en Iran, avec une coentreprise qui pourra investir jusqu’à
400 millions d’euros sur cinq ans, indique-t-il dans un communiqué. Signée en marge de la visite du
Président iranien Hassan Rohani en France, cette nouvelle société conjointe avec Iran Khodro, partenaire
historique du constructeur français, vise à produire des Peugeot 208, 2008 et 301 à partir du second
semestre de 2017. PSA ambitionne de produire à terme 200 000 véhicules par an.
Dès cette année, la nouvelle coentreprise va contrôler la production actuelle des véhicules dans l’usine
Iran Khodro de l’ouest de Téhéran, soit des véhicules d’ancienne génération Peugeot 405 et 206. PSA ne
les comptabilisait pas dans ses statistiques mondiales, car elles sont fabriquées avec des pièces locales
et chinoises. Elles détiennent toutefois un tiers du marché du neuf en Iran, avec 350 000 unités écoulées
en 2015, selon l’entreprise. Des pièces certifiées PSA vont retrouver leur place dans le processus de
production, en respectant les règles iraniennes imposant 40 % de pièces d’origine locale, a souligné le
président de PSA Carlos Tavares.
La nouvelle alliance avec Iran Khodro marque le retour très attendu de PSA en Iran, quatre ans après un
départ contraint par le resserrement des sanctions occidentales contre le programme nucléaire
controversé de la République islamique. Ce renoncement avait constitué un coup dur pour le
constructeur, alors que le pays était à l’époque son deuxième débouché en volume après la France. PSA
estime entre trois et quatre millions le nombre de voitures Peugeot circulant aujourd’hui en Iran.
PSA, qui est le premier constructeur d’automobiles occidental à annoncer son retour en Iran depuis le
début de la levée des sanctions, a souligné que la coentreprise pourrait à terme exporter des produits «
dans la région » du Moyen-Orient, l’une de ses priorités de développement. (AFP 28/1/16)
ITALIE
Fiat Chrysler : le bénéfice net de 2015 a chuté de 40 %, mais le résultat
ajusté a doublé
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a enregistré en 2015 un bénéfice net de 377 millions d’euros, en chute
de 40,3 % par rapport à 2014, mais son bénéfice net ajusté (avec Ferrari) a quasiment doublé, à un peu
plus de 2 milliards d’euros, et se révèle très supérieur aux prévisions du groupe (FCA tablait sur 1,2
milliard). Le résultat d’exploitation ajusté (avec Ferrari) s’élève par ailleurs à 5,627 milliards d’euros, en
hausse de 40 %.
Le chiffre d’affaires (en incluant Ferrari), s’élève à 113,19 milliards d’euros, en hausse de 18 % par
rapport à 2014. Les livraisons de véhicules sont stables, à 4,6 millions d’unités, un peu inférieures aux
prévisions du groupe (4,8 millions). Jeep réalise une très bonne performance avec une hausse de ses
ventes de 21 %, à 1,3 million d’unités.
FCA s’est félicité des résultats 2015, en évoquant "une forte performance supérieure aux prévisions". La
scission de Ferrari permet en outre à FCA de commencer 2016 avec une dette nette de 5 milliards
d’euros, a précisé le groupe, qui compte la maintenir à ce niveau cette année. Au 31 décembre 2015, la
dette s’établissait à 6 milliards, en recul par rapport aux 7,65 milliards de fin 2014.
FCA table pour 2016 sur un chiffre d’affaires supérieur à 110 milliards d’euros (contre 110,59 milliards
en 2015 en excluant Ferrari), un résultat d’exploitation ajusté de plus de 5 milliards d’euros (contre 4,79
milliards) et un bénéfice net ajusté de 1,9 milliard (contre 1,7 milliard).
Le groupe prévoit une poursuite de la croissance en Amérique du Nord, ainsi qu’en Europe, au
Moyen-Orient et en Afrique. En Amérique latine et en Asie-Pacifique, où FCA a vu ses ventes et sa
rentabilité chuter en 2015, "un retour à une modeste rentabilité dans ces régions est prévu en 2016,
notamment en Chine au second semestre avec la montée en puissance de Jeep dans l’usine de
Changsha. (AFP, IL SOLE-24 ORE, REUTERS 27/1/16)
Fiat Chrysler (FCA) revoit à la hausse ses objectifs pour 2018
Fiat Chrysler (FCA), désormais séparé de Ferrari, a revu à la hausse ses objectifs pour 2018, après avoir
enregistré en 2015 un bond de 18 % de son chiffre d’affaires. Sergio Marchionne, directeur général de
FCA, a qualifié les résultats 2015 de "phénoménaux", alors que le groupe a dépassé la plupart de ses
objectifs.
Les résultats 2015 sont les derniers incluant Ferrari, dont FCA s’est séparé début janvier. Pour 2018,
date à laquelle le plan stratégique lancé en 2014 arrive à terme, le groupe a revu à la hausse ses
objectifs. Il table désormais sur un chiffre d’affaires de 136 milliards d’euros (contre 129 milliards
annoncés en mai 2014), un bénéfice net ajusté de 4,7-5,5 milliards d’euros (contre 4,5-5,3 milliards) et
un résultat d’exploitation (Ebit) ajusté de 8,7-9,8 milliards d’euros (au lieu de 8,3-9,4 milliards).
L’objectif de 7 millions de véhicules vendus en 2018, annoncé en 2014, semble en revanche ne plus être
d’actualité. M. Marchionne a affirmé que cet objectif n’était "pas important" et que FCA était concentré
sur les résultats financiers. Il a souligné que le contexte économique mondial était différent d’il y a
quatre ans, donnant l’exemple du Brésil, où "le marché a perdu un million d’unités en 18 mois".
(REUTERS, AFP 27/1/16)
JAPON
Toyota prendra une décision sur Daihatsu le 29 janvier, mais dément
négocier avec Suzuki
Toyota a annoncé mercredi envisager de racheter les parts du capital de Daihatsu qu’il ne détient pas
encore, ce qui pourrait lui coûter près de trois milliards d’euros, mais il a démenti des informations de
presse évoquant des discussions en vue d’une alliance avec Suzuki.
Toyota détient actuellement 51,2 % du capital de Daihatsu, spécialisé dans les voitures compactes de
faible cylindrée. Un rachat de 100 % des parts de son partenaire permettrait à Toyota d’exploiter plus
efficacement la marque tout en réduisant les coûts d’approvisionnement de Daihatsu. "Nous étudions
constamment un certain nombre de possibilités concernant Daihatsu, comme des partenariats ou une
restructuration des activités, y compris celle faisant de l’entreprise une filiale à 100 %", a déclaré Toyota
dans un communiqué, tout en précisant qu’aucune décision n’avait été adoptée. L’agence de presse Jiji
indique de son coté que Toyota prendra une décision concernant Daihatsu demain 29 janvier lors d’un
conseil d’administration.
Le quotidien économique Nikkei avait par ailleurs rapporté hier que Toyota et Suzuki discutaient de
différents sujets, dont la possibilité de participations croisées, pour tirer parti de leurs savoir-faire
respectifs dans les voitures compactes, qui font l’objet d’une forte demande en Inde et dans d’autre
pays émergents. "Ce n’est pas vrai. Nous ne sommes pas entrés en négociations sur un partenariat avec
Toyota", a déclaré Suzuki. Toyota a diffusé un communiqué similaire.
"Je vois bien la marque Daihatsu utilisée de la même manière que Volkswagen utilise Skoda, ou Renault
Dacia, ou Nissan Datsun, c’est à dire comme une marque low-cost, d’entrée de gamme par rapport à la
marque principale", a commenté Christopher Richter, analyste chez CLSA. (REUTERS 27 et 28/1/16,
AUTOMOTIVE NEWS EUROPE 28/1/16)
ROYAUME-UNI
Le nouveau Land Rover Discovery sera moins carré
Le nouveau Land Rover Discovery affichera des lignes plus rondes et plus fluides que celles de son
prédécesseur, selon des photos d’une version camouflée du nouveau modèle.
Comme le Discovery Sport, la cinquième génération du Discovery reprendra de nombreux éléments de
style du Discovery Vision Concept dévoilé en 2014.
La nouvelle famille Discovery est le deuxième pilier de l’offre de Land Rover, après la famille Range
Rover qui comprend le Range Rover, le Range Rover Sport et le Range Rover Evoque. Le Defender,
troisième élément de la gamme du constructeur, va également être remodelé. (AUTOMOTIVE NEWS
EUROPE 26/1/16)
RUSSIE
Les ventes de véhicules électriques en Russie ont diminué de 31 % en 2015
Les ventes de véhicules électriques en Russie ont diminué de 31 % en 2015, à 122 unités, dont 58 Tesla
(- 29 %), 27 Mitsubishi i-MiEV (- 7 %), 14 Nissan Leaf (- 46 %), 14 Lada Ellada (- 62 %), 6 BMW i3 et 3
Renault Twizy. (AUTOSTAT 27/1/16)
Les ventes de voitures de luxe en Russie ont plus que doublé en 2015
Les ventes de voitures de luxe en Russie ont plus que doublé en 2015, à 1 157 unités (504 unités en
2014). La Mercedes Maybach Classe S à elle seule a représenté 60 % de ce segment, avec 692 unités
écoulées.
Rolls-Royce a pour sa part vendu 143 voitures sur le marché russe l’an passé (+ 22,2 %), Bentley 208 (7,6 %), Maserati 77 (- 18,2 %), Ferrari 20, Lamborghini 19 et Aston Martin 3.
Plus de 60 % des ventes de voitures de luxe en Russie sont réalisées dans la région de Moscou.
(AUTOSTAT 27/1/16)
SUÈDE
Volvo veut donner plus d’indépendance commerciale à ses marques de
poids lourds
Le numéro deux mondial des poids lourds, le Suédois Volvo, a annoncé le 27 janvier une réorganisation
visant à donner plus d’indépendance commerciale à ses marques de poids lourds, parmi lesquelles
Renault Trucks. « Les efforts des dernières années pour trouver des synergies ont donné des résultats »,
a déclaré dans un communiqué le directeur général, Martin Lundstedt, arrivé à la tête de l’entreprise en
octobre. « C’est un changement important dans notre façon de mener notre activité poids lourds, avec
des attributions étendues pour nos divisions commerciales pour contrôler et développer leur activités et
une responsabilité explicite de rentabilité et de croissance », a-t-il ajouté.
La réorganisation implique que Volvo publiera les résultats de chacune des marques (la suédoise Volvo,
la française Renault, la japonaise UD Trucks et l’américaine Mack), alors qu’il ne révélait jusque-là que
l’évolution de leurs ventes. Par ailleurs, des dirigeants de ces marques entreront au comité exécutif de
la maison mère, comme le président de Renault Trucks, Bruno Blin. (AFP 27/1/16)
Scania a réalisé un bénéfice net de 6,8 milliards de couronnes suédoises
Scania a réalisé un bénéfice net de 6,8 milliards de couronnes suédoises (environ 740 millions d’euros)
en 2015 (+ 12 %), sur un chiffre d’affaires d’environ 95 milliards de couronnes (2,3 milliards d’euros ; +
3 %). Toutefois, en 2015, Scania a vu ses ventes de poids lourds et d’autobus reculer de 4 %.
(AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)
SUISSE
Opel va dévoiler l’étude GT Concept au Salon de Genève
Opel va dévoiler l’étude GT Concept au Salon de Genève qui se déroulera du 3 au 13 mars. Cette étude
de voiture sportive s’inspire du modèle Opel GT, produit à la fin des années 60. Le concept présente un
style épuré et dispose de portes qui s’ouvrent en coulissant vers l’avant, en longeant les roues avant.
Des caméras remplacent en outre les rétroviseurs extérieurs. Opel présente également sur cette étude
une nouvelle génération de feux à DEL (diodes électroluminescentes). En outre, le GT Concept atteint
les 215 km/h. (AUTOMOBILWOCHE 27/1/16)