U4U Newsletter FR 20110628

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U4U Newsletter FR 20110628
 Le Lien - The Link
Pour un syndicalisme européen,
citoyen, participatif et unitaire
Building a new kind of staff
representation based on
participation, unity and defense
of the European project
June-July 2011 – n° 14
Editorial : Nouvelle remise en cause
de la Fonction publique européenne
Toutes et tous au Berlaymont le 29
juin à 8h30 !
Dans ce numéro
:
• Éditorial :
défendons la
fonction
publique
• Tous à l'AG du
29 juin
• Statut :
menaces
précises
• Concertation à
la nouvelle
mode
• L'Europe,
assureur privé ?
• CGAM :
équilibre et
stabilité du
Nous ne sommes pas seulement fonctionnaires européens,
agents temporaires ou contractuels, nous sommes avant tout
des citoyens européens -- des citoyens d'une Europe que ses
fondateurs ont voulu solidaire et attachée à l'intérêt commun. A ce double titre, U4U réaffirme son attachement à une
Fonction publique européenne indépendante, forte des
compétences acquises au service de l'intérêt commun
européen.
En effet, une Fonction publique européenne forte fait non
seulement partie des moyens requis pour répondre en
commun aux défis actuels, elle est aussi la garante d'une
solidarité permanente dans les réponses à apporter aux défis
du futur auxquels seront de plus en plus confrontés les
peuples d'Europe.
régime
• Concours
EPSO :
Découverte des
"assessment
centres"
• Le malaise de
nos professeurs
de langue
• Les principaux
employeurs au
Luxembourg
• Rencontre
avec A.
Lamassoure
• EEAS :
ambiance
morose
• Refonder
l'Europe
• Nous payons
leur crise
• U4U à votre
service
En conséquence, U4U manifeste sa volonté de s'opposer à
toute mesure globale ou catégorielle, budgétaire ou
institutionnelle, visant à remettre en cause ces compétences et
à affaiblir cette indépendance à l'égard des lobbies tant
nationaux que catégoriels.
Notre Statut est l’objet de demandes de réexamens et
modifications de la part du Conseil, sous la pression des Etats
membres, concernant les pensions, les allocations diverses,
les possibilités de départ anticipé, les promotions…
U4U considère inutile la réouverture du Statut car la Fonction
publique européenne a déjà été suffisamment réformée -- et
affaiblie, dans son rôle de service public européen -- en 2004.
L’argument selon lequel il y aurait "urgence" à une nième
réouverture du Statut pour remplacer la « méthode
d'adaptation salariale » ne tient pas... sauf agenda caché, sauf
raisons opaques liées aux échéances électorales proches
dans plusieurs Etats membres, sauf pressions de
mouvements dont les slogans xénophobes et anti-européens
évoquent les années 30 par leur recherche effrénée de boucs
émissaires ...
Où est cette prétendue urgence puisque la méthode actuelle
produira ses effets jusqu’en 2013? Nous avons tout le temps
pour bien négocier son adaptation dans un contexte politique
et économique plus serein.
Pourquoi tant de précipitation dans cette nième remise en
cause du Statut alors que dans le même temps, la défense
systémique de l' €uro est, crise après crise, mois après mois,
renvoyée aux calendes... grecques ?
Ce décalage dans les urgences comme dans les "priorités" en
dit long sur l'absence de vision et de solidarité européennes
de nombre de décideurs nationaux, trop nationaux. Il serait
regrettable que cette absence trouve des relais complaisants,
zélés de surcroît, au sein des Institutions européennes -- en
particulier au sein de celle qui est la gardienne des Traités, la
garante de notre indépendance au service de l'intérêt commun
européen: la Commission. Si la raison invoquée est
"réellement" la recherche d'économies immédiates , il serait
plus rentable d’aller les chercher dans la rationalisation du
fonctionnement de la machinerie européenne.
Mais quelles sont les vraies raisons de l'initiative de la
Commission, en particulier celle qui conduit la Commission à
"noyer" la demande de réforme du Statut et de la Méthode
dans les Perspectives financières... comme si l' indépendance
de la Fonction publique européenne et nos conditions de vie
n'étaient qu'une... variable d'ajustement. ! .?
La réussite de la poursuite de la construction européenne,
dans le contexte des prochaines perspectives financières
2014-2020, dépend du maintien, voire de l'augmentation,
d’un budget européen suffisant pour que les missions
soient menées à bien, financé en grande partie par des
ressources propres.
Mettre sur le même plan les nécessaires remises en ordre des
budgets nationaux et le refus d'augmenter le budget européen
(à peine 1,1% du PIB des 27, faut-il le rappeler) à la mesure
des nouvelles solidarités européennes, reviendrait à soumettre
à un traitement identique des membres du Weight Watchers et
une adolescente anorexique (!) : empêcher celle-ci de grossir
au motif que les autres doivent impérativement maigrir... Qui
ferait confiance à un médecin agissant de la sorte?
Le financement des Institutions et de ses personnels (5.7% du
1,1% ci-dessus) est pour l’essentiel dans le chapitre 5 des
Perspectives financières 2014-2020. Si le maintien des
montants nécessaires n’était pas garanti dans le projet soumis
fin juin par la Commission, notre Statut, et par là-même
l'existence d'une Fonction publique indépendante ainsi que les
rémunérations, seraient alors gravement menacés par des
coupes budgétaires.
En conséquence, U4U, avec les organisations de la
Majorité syndicale, demande instamment au Président
Barroso de faire la transparence sur ses propositions, i.e.
sur les vraies raisons qui motivent les dites propositions,
et de garantir le financement approprié pour maintenir le
pouvoir d’achat de tous les collègues actifs ou
pensionnés.
U4U appelle à l'unité du personnel pour demander à la
Commission de ne pas proposer au Conseil, en juin, une
demande de révision du Statut.
Si l'on veut "réellement" réformer , il faut se concentrer sur ce
qui doit être amélioré et réaliser des économies sans pour
autant changer le Statut !
C'est sur ces objectifs que suite au mandat de
l'Assemblée générale qui s'est tenue le 22 juin dernier,
nous appelons, avec les autres syndicats, le personnel
dans toutes les institutions à se rendre à partir de 8h30 le
29 juin au Berlaymont , pour demander avec force
au Collège :
de n'adopter aucune orientation qui viserait à modifier le
statut. L'adoption de telles orientations, de par leur lien
étroit avec l'adoption du Cadre Financier Pluriannuel, est
inacceptable tant du point de vue du contenu que de
l'approche politique.
de ne pas adopter de Cadre Financier Pluriannuel qui
contiendrait des restrictions budgétaires concernant les
dépenses administratives régies par le chapitre 5. Une
restriction de ce type imposerait de facto une
modification du Statut.
Sur base de la résolution approuvée par l'ensemble du
personnel, tous les syndicats déposent un préavis de grève à
titre conservatoire pour une durée de 15 jours au maximum
conformément à l'annexe 1 de l'accord régissant les relations
entre la Commission européenne et les organisations
syndicales et professionnelles (dit Accord Cadre).
Toutes les OSP de toutes les institutions s'associent à cette
analyse politique et se joignent à cette démarche.
Votre avenir est en jeu !
Tous à l'AG interinstitutionnelle du
personnel du 29 juin !
La Fonction publique européenne est menacée !
CONTINUONS LA MOBILISATION !
Suite à l'AG du 22 juin (voir la résolution), l'ensemble des
syndicats vous invite à participer à une Assemblée générale
interinstitutionnelle
Le 29 juin prochain de 8h30 à 10h00,
Piazza du Berlaymont
Pour:
· demander
au Collège, qui se réunit au même moment,
de ne pas promettre dans sa communication sur les
perspectives financières 2014-2020 la modification de
notre Statut, suite aux demandes de réexamen et
modification de la part du Conseil, sous la pression des
Etats membres;
· annoncer
le dépôt d'un préavis de grève à titre
conservatoire;
· obtenir
des informations et des garanties sur le budget
européen et celui de fonctionnement des Institutions
pour 2014-2020: le montant de celui-ci doit prévoir les
moyens financiers nécessaires, pour permettre que les
missions de l'Union soient menées à bien, financées en
grande partie par des ressources propres, y compris les
augmentations budgétaires pour le maintien des
droits relatifs aux pensions, salaires et sécurité
sociale du personnel de toutes les Institutions et de
tous les lieux d'affectation.
L’ensemble des syndicats ont demandé d’urgence au
Président Barroso de les recevoir pour faire la transparence
sur ses propositions et de garantir un financement approprié
pour maintenir le pouvoir d’achat de tous les collègues actifs
ou pensionnés.
L’ensemble des syndicats appellent à l'unité du personnel
et réitèrent leur exigence à la Commission qui ne doit pas
proposer au Conseil une demande de révision du statut.
On peut réformer ce qui doit l’être et réaliser des
économies sans changer le Statut !
C'est sur ces objectifs que nous appelons encore une fois à la
mobilisation de tout le personnel dans toutes les institutions le
29 juin prochain.
Statut : Menaces précises
Analyse des propositions des huit Etats membres
dans le domaine du statut
Huit Etats membres, dont la Grande-Bretagne, la France et
l'Allemagne viennent d'adopter une contribution sur la révision
du statut des fonctionnaires de l'Union.
Il semble déjà aujourd'hui qu'au moins 19 Etats membres
soutiennent cette approche et que les 8 derniers Etats
membres pourraient céder, obligeant la Commission à mettre
en œuvre les propositions contenues dans ce document.
La raison invoquée pour une réforme par les Etats membres
est liée aux contraintes occasionnées par la consolidation
budgétaire qui résulte de la crise financière et à la nécessité
d'un budget qui permette de financer toutes les activités
européennes, avec un bon rapport coût/résultat.
En fait, ce raisonnement n'est qu'un prétexte à une nouvelle
attaque contre la Commission, seule garante de l'intérêt
communautaire à long terme et de l'Union par les grands Etats
membres. Quant à la crise, elle est le résultat de la politique
des Etats membres et de la spéculation financière, dont les
excès ont été mutualisés grâce à l'impôt, au détriment des
citoyens européens.
La véritable origine de cette situation est le manque d'Europe
et de fonctionnaires européens, contrairement à ce que
prétendent les Etats membres. Ils se comportent comme les
médecins du Moyen-Âge qui saignaient les malades et les
tuaient, au lieu de les guérir.
Nous faisons ici une analyse des conséquences de la mise en
œuvre de ces propositions pour l'ensemble du personnel
(recrutés avant/après 2004, temporaires, contractuels etc.):
Méthode d'adaptation des salaires
Les 8 Etats membres considèrent que les salaires de la
fonction publique de l'UE ont augmenté, alors que leurs
propres fonctionnaires se serraient la ceinture. Il s'agit là
d'une contre-vérité.
Les salaires des fonctionnaires communautaires évoluent sur
base de l'inflation et de la moyenne d'évolution des fonctions
publiques nationales hors inflation (Cf. annexe XI du statut et
la méthode). Conclusion: nos salaires ont évolué en parallèle
avec ceux des Etats membres.
Sur cette base, les 8 Etats membres proposent de ne plus
adapter les pensions des fonctionnaires /agents de l'UE,
qui après 10 ans ne vaudraient plus rien, à cause de
l'inflation; alors que, dans chaque Etat membre, les pensions
sont indexées sur l'inflation.
Les 8 Etats membres appliquent le même raisonnement aux
allocations qui ne devraient plus être adaptés pour tenir
compte de l'inflation (foyer, expatriation, allocations familiales,
etc.).
Dans leur grande générosité, les 8 Etats membres
concéderaient une adaptation des rémunérations, non
contraignante, sur une base moins favorable que le celle
existante aujourd'hui. Plus précisément, le Conseil pourrait
s'écarter du résultat de l'adaptation annuelle qui ne serait
plus obligatoire, sur base de la perception politique du
moment des contraintes budgétaires et des conditions
économiques.
Prélèvement spécial
En revanche, le document des 8 Etats membres propose de
maintenir le prélèvement spécial, instauré, dans les années
80's, en échange d'une méthode d'adaptation des
rémunérations contraignante. Les 8 Etats membres
proposent même de l'augmenter (il est déjà de 5,5% de la
rémunération brute), pour éviter une réduction des recettes de
l'Union (sic!)
Pensions
Les 8 Etats membres considèrent que l'augmentation de
l'espérance de vie nécessite une révision du régime de
pension des fonctionnaires et agents de l'Union européenne. Il
s'agirait également de réduire le coût du régime des pensions
(sic!).
Or, le statut établit un système qui garantit l'équilibre actuariel
du système à long terme, sur base des données statistiques
(et notamment de l'espérance de vie) d'Eurostat contrôlées par
les Etats membres. L'équilibre du système est garanti par la
contribution payée par les fonctionnaires qui a doublé en dix
ans passant de 6,25% à 11,6%. A noter que les contributions
pensions des fonctionnaires nationaux sont très nettement
inférieures à celles payées par les fonctionnaires nationaux. Il
faut également souligner que le système est parfaitement
équilibré par le biais de ce système aujourd'hui et sur le long
terme.
Une fois encore, il s'agit d'un prétexte pour revoir les
conditions d'emploi, puisque les pensions constituent un
salaire différé.
Les mesures préconisées par le document des 8 Etats
membres constitue une violation du principe de légitime
confiance reconnu par la jurisprudence. Ces mesures
s'appliqueraient à TOUT le personnel quelle que soit sa date
de recrutement, son statut ou son niveau hiérarchique. Ces
changements au personnel en place. Ces changements
seraient les suivants:
- Modification de la base de calcul de la pension qui ne
serait plus le dernier salaire; ce qui diminuerait
considérablement le niveau des pensions;
- Modification du taux d'accumulation actuel; ce qui
reviendrait à augmenter la durée de la carrière; alors que la
moyenne d'âge d'entrée dans le système est aujourd'hui de 35
ans. Une telle modification aurait pour conséquence qu'il
serait difficile voire de partir en pension avec une retraite
complète;
- Modification de l'âge de la pension réel, en raison du
changement du taux d'accumulation;
- Suppression des pensions de veuve et d'orphelin; alors
que ces dispositions existent dans tous les Etats membres et
que les conjoint survivants n'auraient aucun droit dans leur
Etat d'origine; ce qui constitue une mesure très choquante du
point de vue de la morale;
- Non-adaptation des pensions à l'inflation; ce qui signifie
que les fonctionnaires et agents cotiseraient pour une pension
qui ne vaudrait plus rien, au bout de quelques années;
- Application du prélèvement de crise aux pensions qui
constitue la contrepartie d'une méthode d'adaptation des
rémunérations été pension; alors que les 8 Etats proposent de
la supprimer pour les pensions.
En plus d'être incohérentes, ces mesures portent atteinte
à la dignité et au sens moral du personnel.
Structure des carrières
Les 8 Etats membres ne proposent ni plus ni moins que de
mettre à la poubelle le système de carrière qu'ils appliquent
à leur propre fonction publique, au nom de la "modernisation"
qui signifie "diminution". Les échelons ne doivent plus être
automatiques, pas plus que les promotions. Une fois encore,
on peut constater la méconnaissance du statut actuel qui
prévoit que les promotions sont accordées sur base du mérite
et du niveau de responsabilité.
La grande idée des 8 Etats membres est de passer d'un
système de carrière à un système de position, dans lequel la
promotion se ferait en changeant de poste ou sur concours. Il
s'agit de favoriser la flexibilité au détriment de l'indépendance
et de la compétence. C'est la fin du système de promotion
actuel.
Allocations
Le papier des 8 Etats membres considère enfin que le niveau
des allocations dépasse les dépenses réellement exposées
par les collègues et que ces allocations permettent
d'augmenter les salaires. Ce papier propose de réduire ces
allocations en ne les adaptant pas à l'inflation. Ainsi, dans
quelques années, elles ne pèseront plus rien. A titre
d'exemple, le papier considère que l'indemnité d'expatriation
devrait diminuer au fil du temps.
Dans cette partie, une fois encore, les 8 Etats membres
énoncent des prétendues vérités sentencieuses, sans les
étayer, simplement afin de diminuer le niveau de
rémunérations.
Pour tenter une conclusion
Le papier des 8 Etats membres constitue une attaque d'une
rare violence contre le personnel des institutions de l'UE et
donc contre la Commission qui en est la garante. Les
propositions qu'il contient ne respectent ni les droits acquis, ni
la légitime confiance, ni la morale.
Alors que les Etats membres continuent de gaspiller les fonds
communautaires avec un Parlement européen qui siège
fictivement à Strasbourg et dont la transhumance mensuelle
coûte des centaines de millions d'€ par an, avec des Agences
communautaires éparpillées dans l'UE (Crète, Parme, etc.), ce
document n'a pas pour objectif de faire des économies, mais
bien de "casser" la fonction publique et l'administration de
l'Union européenne et donc l'Union européenne, pour revenir à
l'intergouvernementalisme.
Cette approche stérile, dans le contexte de la mondialisation
où chacun de nos Etats membres pris séparément ne pèsent
pas beaucoup, est non seulement un non-sens mais
également une forme de suicide collectif.
Les fonctionnaires et agents de l'Union européenne doivent
par conséquent s'opposer à cette offensive généralisée contre
l'Union européenne, pour préserver le futur des citoyens
européens et des générations à venir.
Concertation … à la nouvelle mode
Malgré les assurances de la Commission qui prétend que
dans sa réunion du 29 juin 2011, on ne parlera que des
perspectives financières et non pas du statut, l'ordre du jour
officiel comporte bien ce point :
"Proposition de règlement du Parlement européen et du
Conseil modifiant le statut des fonctionnaires de l'UE et le
régime applicable aux autres agents"
A ce jour, aucune concertation n'a encore eu lieu !
L'Europe, assureur privé ?
Après la finance folle, la récente affaire de la "bactérie tueuse"
remet à l'ordre du jour le rôle de l'Union qui s'éloigne du
principe et de l'action solidaires au profit de celui d'un assureur
agissant au profit d'un secteur d'abord, d'un gouvernement
maintenant.
Responsables et coupables se tournent en effet vers l'Union
pour qu'elle assume les conséquences, notamment
financières, de leurs agissements irresponsables, bien
évidemment sans un ajustement des moyens alloués à
l'Union, qu'ils soient budgétaires ou en ressources humaines
…
CGAM : enjeux - équilibre et stabilité
du régime
Après trois années consécutives de déficits, cette année est la
première depuis 2007 à dégager un léger excédent.
Le compte d'exploitation est lui toujours en déficit. Le PMO
s'active pour négocier avec les praticiens et cliniques des
prestations tarifées moins chères et fait pression sur certains
Etats comme le Luxembourg pour que les agents des
communautés ne soient pas systématiquement surtarifés.
La CGAM dispose en réserve de l'équivalent de quinze fois le
déficit d'exploitation annuel.
Concours EPSO : Découverte des
"assessment centres"
Dans la perspective des épreuves en centre d'évaluation des
concours EPSO/AD/206-207/11 dans les domaines de
l'administration publique européenne, droit, audit, économie,
finance et statistique, U4U fait appel à l'Ecole Nationale
d'Administration (ENA) pour la mise en place d'une réunion
d'information : Découverte des assessment centres sur 3
heures, destinée aux candidats de niveau AD. Cette
session est assurée par les formateurs de l'Ecole Nationale
d'Administration et spécialement adaptée aux collègues des
institutions.
Cette réunion aura pour objectif de :
- présenter les tests écrits, et notamment la méthodologie de
l'étude de cas ;
- présenter le déroulement des épreuves orales (présentation
orale, entretien structuré et exercice de groupe).
U4U vous propose de vous inscrire à cette session sur les
assessment centres: le 4 juillet 2011, de 18h à 20h30
Prix total : 50 euro. Cours en Français. Pour vous inscrire :
http://u4unity.eu/training.htm#inscrip Le malaise de nos professeurs de
langue
Alors que la connaissance d'une troisième langue est
désormais une obligation statutaire, les professeurs de
langue continuent à être les mal aimés et mal traités de
notre Institution.
U4U avait déjà attiré votre attention sur leurs conditions de
travail. Nous avons voulu aller plus loin, en organisant des
réunions avec les principaux intéressés et en réalisant un
sondage détaillé (sondage réalisé du 4 avril au 10 mai 2011).
Nous vous en livrons ici les principaux résultats (les résultats
complets sont disponibles sur le site du Collectif), qui sont
parfaitement clairs et nous interpellent tous.
Ainsi:
· les
trois quarts des enseignants ne disposent pas des
fournitures nécessaires, et 86% n'ont même pas de
dictionnaire fourni par leur entreprise;
· 96%
des professeurs doivent eux-mêmes payer les
photocopies;
· ils
n'ont ni espace de travail ni casier pour ranger leur
matériel pédagogique;
· 70%
ne bénéficient d'aucune formation continue;
· tous
sont employés comme indépendants (tout en ayant
un lien de subordination, de l'avis de 76% d'entre eux),
et aucun n'a d'assurance maladie payée par son
employeur;
· les
deux tiers d'entre eux ont déjà été obligés de
travailler alors qu'ils étaient malades;
· certains
doivent rembourser jusqu'à deux fois le salaire
correspondant lorsqu'ils ne peuvent pas, pour des
raisons imprévues, dispenser un cours.
En outre, la charge totale de travail de nos professeurs de
langue est très lourde:
· plus
de 32 heures de préparation par mois, non
rémunérées;
· plus
de 17 heures de travail administratif obligatoire, non
rémunérées;
· les
heures supplémentaires ne sont pas compensées;
· et
au minimum 65 heures de cours par mois uniquement
pour leurs dépenses vitales.
Ils doivent ainsi travailler, en moyenne, 28 heures et 30
minutes par semaine uniquement pour leurs besoins vitaux,
comme se loger et se nourrir.
L'insatisfaction s'exprime donc fortement: sur une échelle de 1
à 10, le niveau moyen de satisfaction des professeurs s'établit
à 3,48.
95% des enseignants interrogés se déclarent insatisfaits de
leur salaire, qui ne correspond ni à leur niveau de formation ni
à leur expérience, et ne leur permet même pas de vivre
correctement.
Cette situation est d'autant plus grave que 87% des
répondants jugent qu'elle empire, et 81% que ces
conditions de travail sont un problème important pour la
qualité de leur enseignement.
U4U a souhaité placer ce dossier sur le plan de la
responsabilité sociale, contractuelle et juridique de la
Commission.
En effet, si le principal contractant de la Commission pour les
cours de langue est très largement responsable de cette
situation, la Commission ne peut pas l'ignorer. Ses procédures
de marché doivent garantir des conditions de travail décentes,
et notre Institution se doit de donner l'exemple en matière de
protection des droits sociaux.
U4U en appelle donc à la Commission pour corriger au
plus vite ces graves dysfonctionnements dont, à travers
les enseignants, l'ensemble des collègues est victime.
D'après nos dernières informations, il semble que le
contractant ait eu vent de la démarche de U4U et ait
commencé à prendre conscience de ses manquements.
Subitement, quelques formations ont été proposées.
Mais, en contrepartie, des inspections ont été diligentées.
N'oublions pas que nos professeurs de langue vivent dans
l'angoisse de perdre leur travail: le statut d'indépendant
permet à leur employeur de les évincer à n'importe quel
moment.
U4U tient donc à remercier sincèrement les professeurs qui
ont osé répondre à ce sondage et participer à nos réunions.
Nous leur assurons à nouveau que leur participation restera
confidentielle.
U4U continue à suivre ce dossier et à se tenir aux côtés de
nos professeurs de langue.
Signez la pétition en faveur d'une amélioration des
conditions d'emploi et de travail des professeurs de
langues.
Le Collectif des professeurs de langue :
http://www.europrofs.eu [email protected]
Les principaux employeurs au
Luxembourg
Le STATEC vient de publier la liste des principaux employeurs
au Luxembourg d'après l’effectif au 1er janvier 2011, ventilés
selon la taille respectivement la branche d’activité
économique. La liste est établie sur base d’une enquête
annuelle non obligatoire auprès des entreprises et des
groupes d’entreprises situées sur le territoire luxembourgeois
et occupant au moins 90 personnes au 1er janvier 2011.
Voilà donc le classement des 20 principaux employeurs au
Luxembourg réalisé en fonction de la taille et de la branche
d'activité économique.
Société et Effectif arrondi
· Groupe ArcelorMittal 6.070
· BGL BNP Paribas 4.110
· Groupe Cactus 3.900
· Groupe Dexia BIL 3.640
· Groupe Entreprise des Postes et Télécommunications 3.640
· Groupe CFL 3.640
· Goodyear Dunlop Tires Operations SA 3.310
· Groupe Dussmann Luxembourg 2.680
· Luxair SA 2 390
· Centre Hospitalier de Luxembourg 2.050
· Groupe PricewaterhouseCoopers 1.980
· Centre Hospitalier Emile Mayrisch 1.870
· Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat, Luxembourg 1.800
· Fondation Stëftung Hëllef Doheem 1.610
· Groupe G4S 1.510
· Etablissement Public Centres, Foyers et Services pour Personnes
Agées (SERVIOR) 1.420
· Compass Group Luxembourg 1.390
· Centre Elisabeth 1.360
· Sodexo Luxembourg SA 1.280
· Fondation François-Elisabeth 1.220
Question: Où sont les institutions de l'UE?
Les institutions et organes communautaires emploient plus de
11 000 personnes au Luxembourg, presque le double
d'ArcelorMittal.
Pourquoi le citoyen luxembourgeois n'est pas informé de cela?
S'il le savait, serait-il plus tolérant, quand un nouveau bâtiment
scolaire européen est demandé, par exemple?
Qui a peur de parler des institutions de l'UE, à Luxembourg?
Rencontre avec A. Lamassoure
Le Groupe Europe de l’UEF (Union des fédéralistes
européens) a le plaisir de vous inviter à une rencontre avec
Alain LAMASSOURE,
Président de la commission des Budgets (COBU) du
Parlement européen, rapporteur sur les ressources propres de
l’UE
« Budget européen : quand l'Europe vit au-dessous de
ses moyens !" »
Le 12 juillet 2011, de 12h30 à 14h, Loi 80, 02/grande salle
du CCP
Alain Lamassoure est président d’honneur du groupe. La
conférence est organisée en partenariat avec les OSP
majoritaires dans les institutions. Le débat se fera en français
et en anglais (sans interprétation, merci de votre
compréhension).
Merci de signaler votre présence à [email protected] NB La Commission européenne rendra publiques le 29 juin
ses propositions pour le cadre financier européen après 2013.
Le débat est donc de haute actualité. Alain Lamassoure est
co-auteur, avec Jutta Haug et Guy Verhofstadt, eurodéputés,
d’un rapport sur les ressources de l’UE EEAS : ambiance morose
La chambre d'écoute est mal vécue, la fabrique d'une monoculture diplomatique à partir de trois cultures
fondamentalement différentes (en réalité 29 = 27 EM + Comm
+ Conseil) est une gageure.
La mobilité interne semble avoir été négligée et les
perspectives de progression dans la hiérarchie vers des
postes de responsabilité sérieuse sont très incertaines.
L'encadrement ne démontre pas une volonté d'apaisement,
débordé qu'il est sur tous les fronts (bâtiment, budget,
règlement intérieur, action diplomatique, communication,
affectations, priorités politiques etc), et ce en dépit d'une
pléthore de directeurs et autres synarques du système. Il
semble bien que la phase des rendements décroissants soit
atteinte ici. La crise guette?
Refonder l'Europe
L’euroscepticisme progresse de façon foudroyante. Il suffit
de lire les journaux ou de suivre les diverses manifestations
des ‘indignés’ ou d’autres collectifs pour se rendre compte que
la construction européenne est désormais dénoncée comme
une menace pour le citoyen. Comment en est-on arrivé là ?
L’Europe pâtit tout d’abord de son déficit démocratique.
Certes, ce sont des gouvernements démocratiques qui siègent
au Conseil et nomment aux postes dirigeants des institutions.
Mais le lien avec le citoyen est trop ténu et trop opaque pour
qu’il soit désormais acceptable. Certes, le Parlement européen
est élu au suffrage universel direct, mais à partir de
circonscriptions purement nationales et de listes de candidats
purement nationaux. Il n’est donc pas étonnant que lors des
campagnes électorales, les débats évacuent presque
complètement les enjeux européens pour se concentrer sur
les questions domestiques.
De plus, certaines pratiques opacifient encore la perception.
Par exemple, si le partage du poste de Président du PE entre
droite et gauche au cours d’une même législature satisfait le
personnel politique, comment le citoyen peut-il alors
comprendre qui a exercé le pouvoir et quelle opposition choisir
pour le sanctionner, éventuellement ? De même pour le
collège des Commissaires qui comprend des personnalités de
diverses couleurs politiques, rendant les responsabilités
illisibles pour le citoyen.
D’autre part, l’Europe paye le contenu de ses politiques. Il
n’est pas anormal que la politique menée au niveau européen
reflète la tendance des choix politiques faits par les peuples au
niveau national. En ce moment, la droite domine très
nettement en Europe et cela se traduit dans les politiques
européennes. Mais parfois de façon caricaturale. Par exemple,
le pacte de compétitivité de 2011 recommande à la Belgique
d’en finir avec l’indexation automatique des salaires. La
Belgique a de nombreux et graves problèmes, mais aucun qui
soit lié à cette mesure qui garantit au contraire une
remarquable paix sociale. En avançant ainsi une telle
recommandation, l’UE n’a aucune légitimité, ni politique ni
technique, mais elle apparaît comme une menace directe pour
les travailleurs et singulièrement les classes moyennes belges
et luxembourgeoises.
Pour prendre un autre exemple, l’UE vole au secours d’un de
ses membres en difficulté, la Grèce. Cet effort réel de
solidarité aurait pu faire apparaître l’Europe comme un
‘chevalier blanc’ vertueux. Au lieu de cela, les hésitations
publiques des pays riches, l’épais mépris exprimé par certains
dirigeants pour le pays en question, les conditions humiliantes
mises à l’aide (souvent envisagées dans la presse plutôt que
réellement imposées, comme la vente d’îles à l’étranger pour
renflouer le budget d’un pays au nationalisme sourcilleux), les
mesures économiques qui se trompent de cible en écrasant
les plus modestes plutôt qu’en mettant la finance au pas (par
exemple en rééchelonnant la dette) et leur dangereuse
brutalité, tout cela finit par faire jouer à l’UE le rôle de père
fouettard des peuples.
Le modèle de la construction européenne doit changer
profondément. Les pères fondateurs avaient conçu une
Europe fondée sur des processus technocratiques au service
d’un projet politique ambitieux. Leur réussite est réelle mais
cette réussite même condamne désormais l’approche initiale.
L’Europe pour continuer à se développer ne peut plus tolérer
son déficit démocratique. L’idée européenne ne peut plus
s’incarner dans des structures illégitimes car trop
technocratiques. Il est temps de mettre en place au niveau
européen les principes démocratiques appliqués dans
tous les Etats membres pour former les pouvoirs exécutif
et législatif. A défaut, le citoyen rejettera à juste titre la
superstructure qui n’émane pas de lui et dont il ne peut
contrôler les actions.
Nous payons leur crise
Un collectif d'industriels allemands et français rappelle que
"l'union monétaire a durablement besoin de finances publiques
solides, de règles de responsabilité claires, de structures
transparentes et de conditions de concurrence équitables" et
demande que "les Etats membres coordonnent, plus
étroitement qu'auparavant, leur politique économique
intérieure et parlent d'une seule voix vis-à-vis de l'extérieur".
Que cet appel pour une bonne gouvernance de la zone euro
ait dû être lancé après des mois de crise en dit long sur la
faillite des Etats membres qui se refusent toujours à aller
jusqu'au bout de leurs décisions. Les Etats tentent toujours de
replâtrer les fissures de la zone euro, au coup par coup, mais
renâclent à mettre en place les politiques communes fiscales,
monétaires et économiques qui sont si évidemment
nécessaires. Les milliards déversés pour pallier les crises ne
seront jamais suffisants, si la fondation de la zone monétaire
manque.
Et en attendant, c'est le citoyen qui paye l'addition due à cette
incurie.
U4U à votre service
Structure :
· Georges Vlandas (président),
· Jean-Paul Soyer (Secrétaire Général, notamment questions
interinstitutionnelles, rédacteur en chef de Le Lien, web master),
· Raphael Márquez García (Secrétaire Général, notamment en charge
de la proximité et du suivi des Collectifs par DGs d'U4U),
· Alain Hubrecht (secrétaire à l'organisation),
· Ruben Mohédano-Brethes (Secrétaire à la Communication,
rédacteur en chef de Noxylo),
· Edwige Van Overstraeten (trésorière).
Vice-Présidents thématiques:
· Tomás García Azcarate, chargé en particulier des relations
extérieures, rédacteur en chef de la revue Graspe,
· Fabrice Andreone, en charge de la Formation, des questions
juridiques et des "missions spéciales",
· Michel Stavaux, en charge du dossier REC, des retraités,
· Paul Clairet, en chargé en particulier du débat intellectuel,
· Jacques Prade, en charge du dossier précaire,
· Vlassys Sfyroeras, évolutions institutionnelles,
· Jacques Babot, en charge du dossier 50+,
· Georges Spyrou, Ecoles Européennes,
· Agim Islamaj, en charge du suivi des affaires statutaires,
· Carmen Zammit, en charge du dossier des collègues post reforme
2004,
· Oliver Brunet, en charge du dossier END,
· José Manuel Lopez Cejudo, "organisation du travail" au sein des
services des institutions,
Vice-Présidents sur les autres sites de la Commission:
· Gerard Hanney Labastille, en charge du site de Luxembourg,
· Sazan Pakalin, en charge du site d'Ispra.
Vice-Présidents au sein des autres institutions:
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· Jessica Tengelidou, Parlement Européen,
· Oren Wolff, SEAE, CGAM, Noxylo, Le Lien, Graspe,
· Maurizio Caldarone, SEAE,
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