Et si on parlait de la Chine?,Les taux d`intérêt

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Et si on parlait de la Chine?,Les taux d`intérêt
Et si on parlait de la Chine?
Depuis des mois, je parle soit des Etats-Unis, soit de l’Europe comme si le monde
commençait et s’arrêtait aux “Guai los”, gentil nom dont les Chinois affublent les occidentaux et
qui veut dire paraît-il “long nez”.Et ce n’est pas vrai: il existe une monde en dehors de Bernanke
et de l’Euro et dans ce monde, il se passe beaucoup, beaucoup de choses qui valent la peine
d’être mentionnées. Commençons par une analyse de la situation Chinoise telle qu’elle est
probablement perçue par les autorités de ce pays.
La Chine a ancré sa croissance depuis 20 ans sur un modèle tout simple ou nous avions à la fois:
Une répression financière (épargne sous rémunéré) que l’Etat préemptait pour bâtir les
infrastructures nécessaires à un pays moderne.
Un transfert massif de population de la campagne à la ville pour procurer de la main d’œuvre “bon
marché” aux entreprises Chinoises et transformer la Chine en atelier du monde. Nulle entreprise ne
pouvait résister à un pays qui avait une infrastructure de pays développé des salaires de pays
émergents.
Une monnaie sous évaluée pour favoriser les exportations, empêcher les importations et non
convertible pour empêcher les capitaux de quitter la Chine et garder la main mise sur les profits
générés par le développement du pays .
Bref la Chine nous a donné pendant 15 ans l’exemple du parfait pays mercantiliste.L’ennui pour
les autorités Chinoises est que ce modèle est cassé, et qu’elles le savent, et qu’il va falloir donc
changer de modèle, ce qui n’est jamais simple.
Explications :
Aujourd’hui, pour une société comme Foxcon ( qui monte les Iphones ,Ipad etc. …for Apple), le
cout d’un salarié Chinois est en train de passer AU DESSUS du cout des robots industriels qui
feraient le même travail, ce qui va entrainer deux conséquences :
La première est bien sur que les robots vont remplacer soit les travailleurs existants soit les
travailleurs futurs ce qui amène a la question: d’ou vont venir les emplois dans le futur?
La deuxième est que plus de 50 % des exportations Chinoises vers les USA sont le fait de sociétés
Américaines installées en Chine qui vont s’empresser de fermer leurs usines a Shanghai ou ailleurs
pour les installer au x USA. Tant qu’ à employer des robots, autant les avoir prés du consommateur
final ce qui permet d’économiser sur toute la chaine logistique (transports, carburants, assurance,
droits de douane…). Et en plus l’usine aux USA va bénéficier d’une énergie meilleure marché qu’en
Chine grâce à l’émergence des gaz de schistes qui vont rendre les Etats Unis auto suffisants
énergétiquement d’ici dix ans…
Pour faire simple: la Chine vient de perdre tous ses avantages comparatifs dans le domaine de
l’industrie…en faveur des USA, ce qui veut dire que le modèle mercantiliste Chinois est cassé et
bien cassé.Il faut donc changer de modèle.
Et en fait, il n’y a pas 36 modèles de rechange, il n’y en a que deux :
-Soit la Chine décide de se refermer sur elle même comme elle l’a fait plusieurs reprises dans son
histoire,
-soit elle décide de déréglementer et de privatiser tout les secteurs qui ne le sont pas encore,
transports, logistiques, distribution, banques, assurances, produits d’épargne.
La première branche de l’alternative était soutenue par Bo Xi Lai, dont la femme a eu les ennuis
que l’on sait, ce qui ne serait jamais arrivée sil n’avait pas perdu le combat politique, tandis que
les partisans de la deuxième branche se retrouvent plutôt en compagnie de la Banque
Centrale. Si le deuxième scénario est bien celui qui est choisi, cela implique une perte d’influence
gigantesque pour tous les grands conglomérats qui avaient été le fer de lance de la politique
mercantiliste et dont les monopoles vont disparaitre. Or tous ces conglomérats sont sous le
contrôle d’une espèce d’aristocratie remontant au début du parti communiste Chinois qui vont se
battre comme des chiens pour garder leurs privilèges. La lutte sera chaude et indécise, n’en
doutons pas.
Mais les autorités n’ont pas le choix et les Chinois sont pragmatiques avant tout. Comme le disait
Deng Xiao Ping, “qu’importe la couleur du chat pour peu qu’il attrape les souris“. La seule façon
de créer des emplois en nombre suffisant pour empêcher des troubles politiques graves est donc
de déréglementer massivement tous les secteurs des services et de stopper la répression
financière pour que la consommation puisse-enfin- monter plus vite que le PNB et que les emplois
ne dépendant pas des exportations soient enfin crées.Et tout cela est en marche, et c’est bien
pour ca que les actions de SOE cotés se cassent la figure depuis des mois tandis que le
gouvernement refuse de “stimuler” l’économie.Pourquoi en effet relancer la demande dans des
secteurs qui sont condamnés a disparaitre?La transition est et restera douloureuse, mais elle est
absolument nécessaire.Comme je l’ai entendu en Chine, les Chinois se sont nourris de frites et de
Big Mac depuis vingt ans.Il va falloir passer au poisson grillé accompagné d’épinards, ce qui est
certainement bon à long terme, mais tend à rendre grognon les enfants..Tout ceci est fort
intéressant, mais en bon financier que je suis et qui cherche donc a gagner de l’argent sans
travailler (comme le disait tout haut mon ancienne assistante), la question se pose: comment
puis-je profiter de ce changement tectonique en Chine et la réponse est toute simple: tous les
secteurs qui vont être libérés (transports, banques, assurances, sante , éducation, tourisme etc.)
sont d’immenses consommateurs de services informatiques.
Et les Sociétés Chinoises n’ont pas les compétences pour fournir ces prestations, Il va donc falloir
acheter tout cela à des sociétés étrangères, sans pouvoir leur voler puisque maintenant tous les
produits informatiques complexes sont domiciliés dans le “nuage” et que le client n’a pas accès
aux codes sources .
Il y a 15 ans, pour jouer la construction des infrastructures en Chine , il fallait acheter
le Dollar Australien et Vale la société minière Brésilienne. Aujourd’hui il faut acheter
IBM, Oracle, Dassault Systems, SAP , etc..
Tant il est vrai que depuis 15 ans il faut toujours acheter ce que la Chine achète et
vendre ce que la Chine vend…
Charles Gave
NdA
Dans un prochain article, je parlerai des changements que ces bouleversements vont entrainer
dans le domaine des monnaies et de la liquidité en dehors de la Chine et en Asie. Là aussi, il se
passe des choses passionnantes.
Untill then
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L’Institut des Libertés soumet la reprise par autrui de ces textes à la demande
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Les taux d’intérêt remonteront plus rapidement
que les marchés ne le pensent
Au cours de la Conférence CA Cheuvreux qui a eu lieu la semaine dernière à Paris, une des
interventions les plus intéressantes a été celle de Denis Kessler, Président de la Scor. Pour lui, il
faut se préparer dès maintenant pour une remontée des taux d’intérêts, car la politique très
laxiste des banques centrales ne pourra se poursuivre éternellement. A partir de cette hypothèse
il a retenu quatre scénarios : 1/ un krach obligataire avec une hausse des taux de 300bp, qui
peut arriver à la suite d’un éclatement de la zone Euro encore possible, de la victoire de Mitt
Romney aux élections présidentielles américaines ou alors d’un déclenchement d’une guerre en
Iran. 2/une hausse graduelle des taux à 4,5%-5% à la suite d’avancées dans la crise de l’Euro se
traduisant par plus de fédéralisme et d’intégration fiscale. 3/ une hausse des taux très rapide à la
suite de la prise de conscience par les marchés que l’inflation va progresser.4/ une courbe des
taux maintenue sous perfusion par les banques centrales qui continuent à faire fonctionner la
planche à billets en entretenant une déflation à la japonaise. Tout cela se traduit au niveau des
investissements de la Scor par une allocation action située entre 7,5% et 12,5% ; une allocation
en immobilier de 2,5%à 7,5% ; le reste étant investi sur des instruments permettant de se
protéger en grande partie contre les effets de la hausse des taux.
Parmi les autres conférences organisées à chaque rentrée pour les investisseurs nous avons
rendu compte la semaine dernière de celle qui a eu lieu à Hong Kong, organisée par le broker
CLSA qui faisait partie du Groupe Crédit Agricole. Au même moment a eu lieu la « New York
Investment Conference » organisée par le bureau de recherche indépendant BCA.
L’euro peut être sauvé politiquement à court terme
C’est Bernard Connolly auteur du livre « Le cœur pourri de l’Europe » publié en 1995 qui lui avait
coûté son job à la Commission Européenne, car il décrivait très bien que l’Euro serait emporté à la
première importante tant ses fondations étaient mal conçues et fragiles. Il a présenté les
différentes solutions possibles à la crise de l’Euro. La poursuite de l’austérité ne peut mener qu’à
la dépression. Une dépression massive de l’euro pour restaurer la compétitivité de la Grèce
nécessiterait une parité de 0,35€ pour un dollar, ce qui en trainerait une appréciation de 70% des
prix allemands.Quant à la politique d’achat d’obligations par la BCE elle ne permettra que de
gagner du temps mais en aucune façon de résoudre le problème.
En ce qui concerne l’Union fiscale, elle nécessiterait un transfert d’environ 10% du PIB allemand.
Ce qui paraît inacceptable par les allemands. Finalement la conclusion de son intervention ne fut
pas très originale en prévoyant que la sortie de crise se produirait par une combinaison encore à
trouver d’austérité, d’interventions de la BCE et d’Union Fiscale…
Dhaval Joshi « Chief European Strategist » de BCA pense que les dirigeants politiques
actuellement au pouvoir en Europe ne sont pas prêts à mettre fin au projet politique de création
de l’Europe.
L’économie chinoise fait toujours l’objet d’avis contrastés
Elle a été traitée par deux intervenants : Michael Pettis professeur de finance à l’Université de
Pékin, estime que la croissance de l’économie chinoise devrait redescendre à un rythme de 3 à
4% pendant les 10 prochaines années.Victor Gao Directeur du « China National Association of
International Studies » est plus optimiste car il anticipe une croissance de 8% pour la prochaine
décennie. Pour lui les quatre grandes forces qui tirent l’économie chinoise sont toujours
présentes : industrialisation, modernisation, urbanisation, globalisation.
L’économie américaine tirée par la politique généreuse de la Fed
Norman Ornstein président de l’American Enterprise Institute, a mis l’accent sur trois facteurs
préoccupants : 1/ le système politique américain est bloqué car il y a une absence totale de
convergence qui interdit la prise de mesure bipartisane. Le camp républicain doit ainsi s’adapter à
la minorité du “Tea Party” pour conserver son unité. 2/La responsabilité des politiques sur leurs
décisions est en train de disparaître, ce qui amène dans le débat la notion de mensonge de
l’homme politique et développe le populisme ce qui est évidemment très mauvais pour la
démocratie. populisme. 3/la politique va rester une source de volatilité très forte des marchés si
Obama gagne, ce que la majorité des participants attend.
David Stockman ancien directeur du budget de Ronald Reagan, a lancé une attaque très dure
contre la politique de la Fed. Selon lui la politique de taux très bas maintenus par l’institut
d’émission permet au gouvernement de continuer à dépenser sans compter.
Harvinder Kalirai « chief currency strategist » de BCA, au cours de la session sur « la monnaie de
singe » a montré une série de graphiques impressionnants sur la dévalorisation du pouvoir
d’achat des principales monnaies : un Dollar de 1900 ne vaut plus que 3 cents, une Livre un
pence, un Franc Suisse 8 centimes ce qui est plus inattendu et 10 000 Yen un Yen.
Dans la proportion de 35%, les participants pensent que la Fed adopte une politique monétaire
beaucoup trop stimulante, 66% s’attendent à une forte remontée de l’inflation dans les trois ans
qui viennent.
Richard Koo, le très respecté « Chief Economist » de Nomura, a une fois de plus expliqué en
s’appuyant sur l’exemple japonais, que la contraction des bilans des banques ne pouvait que
mener à la récession. Il est partisan d’une politique moyenne qui consiste a réduire les dépenses
publiques dans la durée tout en dosant l’austérité pour ne pas effondrer la croissance.
Le marché américain stimulé par la Fed
David Rosenberg Chief Economist de Gluskin Sheff, est convaincu que le marché sera déçu par la
baisse des résultats. En revanche Laszlo Birinyi président de Birinyi Associates et Richard
Bernstein CEO de Richard Bernstein Advisors, continuent d’être optimistes.
Au total on sentait bien que malgré l’incertitude, pour les participants, c’était la politique de
reflation provoquée par une forte injection de liquidité qui allait prévaloir même avec une
croissance économique modeste.
En Allemagne, il ne faut plus avoir peur d’une récession en Allemagne nous dit François-Xavier
Chauchat de GaveKal. Il montre dans sa dernière étude que les indicateurs avancés allemands
sont trop sensibles aux exportations. Si la crise de l’Euro est maitrisée pour le moment il pense
que l’économie allemande sera la première à ré-accélérer.
En Europe de l’Est, dans ce scénario optimiste, plusieurs stratégistes ont remonté leur
allocation d’actif notamment Frank Holmes CEO de US Global Investors.
Les marchés frontières semblent de nouveau intéresser certains investisseurs qui achètent le
tracker iShares MSCI Frontier 100 Index Fund. Il est investi à hauteur de 31% au Koweit, 16% au
Quatar, 12% dans les Emirats Arabes Unis puis ensuite au Nigeria, Pakistan, Argentine,
Bangladesh, Vietnam Kenya, Sri Lanka, Liban et Croatie.
Curieuse Campagne électorale aux USA
Je suis aux USA depuis un mois et je voudrais rendre compte aux lecteurs de mes impressions.La
première chose qui me frappe est un total sentiment de déconnection entre les sondages et les
réalités économique et géopolitique.
Réalité économique.
L’économie US ne va pas bien et la preuve en est que la Reserve Fédérale se croit obligée de
prendre des mesures sans précédents pour essayer d’améliorer la situation. L’excuse présentée
par l’administration sortante est bien sur que la situation laissée par Bush était catastrophique.
Certes, certes, mais c’était il y a quatre ans et toutes les mesures prises pour enrayer la crise
financière (avec succès) furent prises par l’administration du précédent Président, laissant Mr.
Obama prendre les mesures qui devaient relancer la croissance et ramener le taux de chômage à
moins de 5.5 % au moment de l’élection Présidentielles en 2012 (d’après les prédictions du
Président élu).
Quatre mille milliards de dollars ont été dépensé depuis, avec les brillants résultats que chacun
connait : la reprise a été la plus faible depuis 1945, le taux de participation (emplois divisé par
population active) est au plus bas depuis 1981 tandis que le chômage reste supérieur a 8 % et
que les rentrées fiscales sont au même niveau qu’en 2007, ce qui amène déficits budgétaires et
dettes a des niveaux incroyables. Mr. Obama a fait exploser la dette fédérale plus que TOUS les
Présidents Américains réunis depuis le début de la République…
On ne peut donc que constater (une fois de plus) l’échec total de ces relances Keynésiennes qui
ont échoué toujours et partout…
Réalité géopolitique.
Dans son discours au Caire le Président Obama avait annoncé que les problèmes du moyen Orient
venaient en grande partie de l’action des autorités US qui auraient « manqué de respect » vis a
vis des Musulmans et favorisé les dictatures locales au détriment de la Démocratie. Trois ans
après ce remarquable diagnostique, le Moyen Orient est à feu et à sang, un ambassadeur
Américain a été assassiné avec trois autres diplomates et le sport local consiste à bruler la
bannière étoilée un peu partout.
Monsieur Obama pensait que pour se réconcilier avec les Arabes, il fallait se fâcher avec Israël, ce
qu’il a fait avec beaucoup de talent… Voila qui accroit d’autant la probabilité d’une frappe d’Israël
sur l’Iran avant que ce pays n’atteigne le seuil nucléaire, tant le fait de se sentir coupé de son
principal allié peut amener ce petit pays à prendre des décisions dangereuses.
Face a ce qu’il faut bien appeler une série de désastres tant sur le plan économique que
géopolitique, on aurait pu s’attendre a ce que les sondages enregistrent un effondrement de la
popularité du Président sortant. En fait, il n’en est rien du tout. Les sondages restent
imperturbables et rien ne semble bouger. Un peu ahuri de cette extraordinaire stabilité, j’ai
décidé d’aller essayer de comprendre comment ces sondages étaient fabriqués. Je commence
par la photographie du corps électoral telle qu’elle est bien connue des spécialistes
Le corps électoral se divise entre 35.4 % de « Républicains » (inscrits comme tels), 34 % de
Démocrates (Inscrits comme tels) et de 30 .5 % « d’indépendants » inscrit ni dans un parti ni dans
l’autre et pouvant voter l’un ou l’autre au gré de leurs préférences.
D’après les sondages, 97 % des électeurs inscrits comme Républicains voteront Romney et 98 %
des électeurs inscrits comme Démocrates voteront Obama.
Voila une égalité quasiment parfaite, ce qui veut dire qu’une fois de plus les résultats dépendront
des indécis. J’ai donc été voir comment les sondages étaient faits dans le détail et quelle ne fut
pas ma surprise au vu des résultats.
Les échantillons retenus par les grandes sociétés de sondage aux USA comprennent sur un
échantillon de 1300 personnes en général 51 % de Démocrates, 44 % de Républicains et le reste
d’indépendants.
La surreprésentation des Démocrates, et la sous représentation des indépendants dans les
sondages expliquent a elles seules les bons résultats du Président sortant. Si l’on corrige en
appliquant les pourcentages officiels entre les trois catégories de votants, Monsieur Romney
mène de plus de 7 points à peu prés partout aux USA
Je n’ai pas la moindre compétence dans l’art des sondages et apparemment toutes les sociétés de
sondage pratiquent le même genre de corrections statistiques, ils doivent donc savoir quelque
chose que je ne sais pas, mais j’ai trouve cela assez… étrange
Les Américains en moyenne ont l’air de juger leur Président sortant incapable. Les sondages
disent le contraire. Nous verrons bien le résultat des élections…
Mais avant de clore cet article, je voudrais faire part d’une dernière impression : Jamais je n’ai vu
les grands media de la cote ouest ou de la cote est aussi acharnés a détruire un homme autant
que je l’ai vu pour Mitt Romney, présenté comme un monstre froid, égoïste et détestant les
« pauvres »
L’homme est en fait plus qu’honorable.
Il a créé l’une des sociétés de capital risque qui a le mieux marché dans l’histoire des affaires depuis
trente ans (Staples et l’une de leurs créations).
Ayant vendu ses parts, il devient gouverneur du Massachussetts qu’il fait passer d’un deficit
budgétaire a un surplus tout en aidant a la création de plus d’emplois que la quasi totalité des Etas
adjacents. Pendant toute cette période, il se sert un salaire de…1$ par an. Bien peu pour un homme
que seul l’argent intéresse
Appelé au secours pour reprendre en mains les jeux olympiques d’hiver qui s’enfonçaient dans la
désorganisation, il redresse la situation en 6 semaines et verse les 1. 6 millions de dollars qu’il a
touché à des « charités »
Dans les deux dernières années, il a payé $ 5 millions en impôts (13 % de ses revenus, ce qui est
parfaitement en accord avec la moyenne des gens très riches aux USA) mais il a donné $ 7 millions a
diverses charités, ce que personne ne le forçait a faire.
Bon père (cinq fils), bon mari, remarquable homme d’affaires, gérant intègre des deniers publics
quand il était au pouvoir, que voila un candidat idéal
L’ennui c’est que tout son discours et toute sa vie sont une illustration de ce qui fait la force des
USA, et que ce discours est haï à un point incroyable par tous les « oints du Seigneur » des
universités, des media et des milieux syndiqués et donc par tous les membres de ce qu’il faut
bien appeler une cléricature qui vit noblement aux dépens des ceux qui travaillent en prenant des
risques.
Combien de lecteurs Français savent ils que les fonctionnaires aux USA sont payés 70 % de plus a
compétence égale avec de bien meilleurs avantages sociaux que les pauvres gars qui travaillent
dans le secteur privé ?
Nous avons donc une élection entre le Tiers Etat, représenté par monsieur Romney et le clergé
étatique, représenté par monsieur ObamaEst-ce pour cela que les membres de la clericature
essaient d’influencer les résultats des élections en faisant croire que monsieur Romney n’a
aucune chance ?
Peut être. Apres tout une semaine avant l’élection de Reagan, les sondages donnaient Carter
vainqueur.
Plus que 6 semaines à attendre…
based on tens of thousands of voters surveyed, showed the voting electorate made up of 35.4
percent Republicans, 34.0 percent Democrats and 30.5 percent “Unaffiliated” or independent
voters. Clearly 6.5 percent of a sample as independents is a large under-sampling of those voters
compared to 30.5 percent.
Unskewing this data to make up for the likely 25 percent under-sampling of independent voters
shows the results are quite different. With the weightings of independents, Democrats and
Republicans conducted by the Rasmussen numbers, this poll’s data would indicate a Romney lead
over Obama of 53 percent to 45 percent. That is almost exactly the reverse of the 52 percent to
46 percent lead it reports in favor of Obama. The sampling skew of this poll actually reverses the
result that should be shown by the data.
Libérer pour réussir : quelques pistes de réflexion
pour un meilleur système éducatif
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Cécile Labrousse, lauréate de la Bourse Tocqueville 2012
Extraits
L’expression « school choice » est couramment employée pour définir le projet
politique ayant mené à des réformes structurelles de l’éducation aux USA. Si nous
sommes tentés de trouver une traduction française de ce concept pour signifier le
projet politique de la libéralisation de l’école, nous n’y attacherons pas une
importance très grande. Cette notion de « choix de l’école » ou encore de « libre
choix de l’école » recouvre une réalité très complexe, et la nommer expressément
reviendrait, en français, à l’étiqueter, la catégoriser et donc à réduire la vision d’une
réforme éducative structurelle nécessaire.
En France, la liberté d’enseignement constitue un principe fondamental à valeurs
républicaine et constitutionnelle. L’Etat n’a pas pour rôle d’organiser le service
d’éducation mais, avec le principe de subsidiarité, il doit donner aux acteurs les
moyens de l’organiser. Ainsi il garantirait l’accès pour tous à l’éducation tout en
n’imposant pas ses vues aux parents. Leur rôle essentiel dans l’éducation d’un enfant
n’est d’ailleurs pas contesté, les enseignants eux-mêmes allant jusqu’à dénoncer la
démission des parents. Ainsi, leur liberté de choix est à respecter, protéger,
encourager et même subventionner par des mesures fiscales répondant aux
prérogatives constitutionnelles. C’est une question de justice. Et cela dépasse le
clivage gauche-droite.
Mais quel est véritablement l’état de la liberté scolaire en France?
La liberté scolaire, c’est d’abord le droit pour les familles de choisir elles-mêmes
l’école de leur choix, ce qui suppose qu’il y ait un choix effectif, une pluralité dans
l’offre, et que cette offre soit accessible financièrement. La liberté scolaire c’est aussi
la liberté de l’école à fixer elle-même ses objectifs et à s’organiser, librement et non
pas en suivant des contenus ou dans un cadre ou une philosophie ou une religion
imposée par l’Etat. Enfin la liberté scolaire c’est également le droit pour toute
personne en ordre avec la loi de fonder une école.
Aujourd’hui en France, la liberté de choisir l’école est contrainte de diverses façons :
carte scolaire, limitation du nombre et de l’autonomie des établissements privés sous
contrat et frais de scolarité entièrement à la charge des familles dans les écoles hors
contrat.
Quelques chiffres :
-9,95 Millions d’élèves scolarisés dans le public (83%)
-1,98 Million dans le privé (17%)
Le mouvement de l’école à la maison est très marginal en France, la liberté
d’enseignement est très réduite dans les établissements privés sous contrat et la
carte scolaire est une entrave à la liberté que devraient avoir les parents de choisir
une école. Les écoles indépendantes offrent un autre choix aux parents, mais les frais
de scolarité sont à la charge entière des parents et c’est pour cela que nous allons
nous intéresser au mouvement américain ayant permis l’instauration de mesures
fiscales permettant l’effectivité de la responsabilité des parents s’exerçant dans le
choix de l’école.
Etude comparative: les cas des Etats-Unis
En 2012, 11 états proposent chacune un ou plusieurs programmes de libre-choix de
l’école (chèque- éducation, crédit d’impôt, etc.). L’éducation aux USA est une
compétence des états et c’est cela qui a permis d’instaurer ces programmes.
En 1996, Milton établit avec son épouse la fondation Milton & Rose Friedman pour
défendre le libre choix de l’éducation pour les parents, appelé le « school choice ». La
fondation promeut l’utilisation du chèque éducation. Ce n’est qu’une trentaine
d’années après que Milton Friedman ait avancé le concept de chèque-éducation que
la première mesure de ce type a vu le jour aux Etats-Unis.
Aux Etats-Unis, les écoles publiques sont très populaires. C’est ainsi que le school
choice a été promu non pas en opposition au système public mais bien en
complémentarité pour se rendre populaire. Le système public montre de lui-même
ses faiblesses, il n’y a plus à le montrer. Le ressort principal aux Etats-Unis c’est la
subsidiarité dans le système de l’éducation en ce que celle-ci est une compétence de
l’état qui est libre des modalités de l’organisation de son propre système éducatif.
L’implication des démocrates au niveau des Etats a joué un grand rôle. Trois quarts
des mesures instaurant le libre choix de l’école l’ont été grâce aux démocrates : « le
school choice, c’est permettre à tous d’accéder à l’école dont il a besoin ».
Quel est le rôle de l’Etat français en matière d’éducation ?
L’Etat n’a pas pour rôle d’organiser le service d’éducation mais, avec le principe de
subsidiarité, il doit donner aux acteurs les moyens de l’organiser. L’Etat français doit
garantir l’accès pour tous à l’éducation mais il n’a pas à imposer ses vues aux
parents. Or les défaillances de l’Education nationale sont désormais caractérisées. Le
site d’informations Mediapart indiquait l’an passé que le taux d’échec scolaire était
de 40%. Et les seules solutions que l’on entende massivement à la crise de
l’Education nationale sont celles qui demandent plus de moyens (comprendre plus de
personnels, et des rémunérations horaires plus élevées). Mais si la solution était
ailleurs ?
L’Etat propose bien des crédits d’impôt pour acquérir des panneaux solaires ou des
voitures japonaises, alors pourquoi ne proposerait-il pas un crédit d’impôt aux
parents qui font le choix d’une école hors contrat ? Ainsi, la Fondation pour l’école
propose d’expérimenter pendant 5 ans, avec une évaluation à la clé, d’une part
l’instauration de charter schools et d’autre part la mise en place de crédits d’impôt ou
de chèques- éducation au profit de catégories d’enfants ciblées (enfants en échec
scolaire hors zone d’éducation prioritaire, enfants exprimant le besoin d’étudier en
internat, enfants en zone rurale peu peuplée menacés d’être privés d’écoles de
proximité, ou encore enfants à besoins spécifiques).
La nécessité de changements structurels du système éducatif
En France, la première étape vers des changements structurels, c’est la prise de
conscience massive de leur nécessité. Désormais l’école publique perd en crédibilité
d’elle-même devant les taux élevés de l’échec scolaire menant parfois jusqu’au
décrochage scolaire. Entre juin 2010 et mars 2011, environ 293 000 jeunes recensés
auraient décroché, selon RTL. Si à long terme, pour des raisons économiques, l’on
doit tendre à instaurer des mesures permettant de réaliser des économies, il faut d’ici
là préparer les mentalités aux alternatives à l’actuelle organisation de l’Education
nationale. Et au regard de l’état actuel des finances de l’Etat français, on peut
légitimement espérer que l’instauration de mesures libérales permettent même de
réduire les coûts pour l’Etat et les collectivités locales de l’éducation. Ainsi il faut
encourager le pluralisme scolaire en partant du principe que la dignité de chacun
passe par une éducation qui convient le mieux à chaque individu et qu’il s’agit de
rendre les personnes réellement égales devant l’accès à l’éducation.
Mr Draghi « C’est celui qui dit qu’y est » !
Endossez votre risque et pour le reste,on verra
bien
Librement traduit par IdL
Article de Louis Gave dans le Wall Street Journal du 18
septembre 2012
http://online.wsj.com/article/SB10000872396390444709004577649133348470366.html?mod=WS
JEUROPE_hpp_sections_opinion
Mario Draghi a promis qu’il ferait tout son possible pour sauver l’euro. Et ce mois ci, le président
de la banque centrale européenne a donc fait ce qu’il pensait pouvoir faire c’est à dire promettre
de racheter une flopée de dettes gouvernementales.
Mais que voilà une belle tendance 2010 !
Car l’époque n’est plus à écrire encore et toujours des gros chèques comme une sorte de route
joyeuse vers le bonheur européen. Laissez moi juste humblement proposer une autre solution
tirée d ‘une de mes expériences personnelles.J’ai déménagé de la France vers Hong Kong à la fin
des années 1990, au pire moment de la crise asiatique.A la différence de beaucoup de pays
asiatiques, Hong- Kong n’a pas dévalué préférant ainsi garder le Hong-Kong dollar indexé au
dollars Américain et laissant ainsi le prix de l’immobilier et des salaires s’ajuster au plus juste.
Entre 1997 et 2003, les prix de l’immobilier ont chuté de 70 %, les marchés boursiers ont baissé
des 2/3 et les salaires ont diminué d’un quart. Hong-Kong a historiquement fait le choix de la
dévaluation que des pays comme l’Italie et l’Espagne sont en train de suivre. Ce fut un moment
désagréable mais nous l’avons traversé.
Mais il existe une différence fondamentale entre le Hong Kong de l’époque et l’Europe du Sud
d’aujourd’hui la plus grande étant que Hong Kong avait conservé sa propre monnaie. Et c’est ici
que je tiens à partager mon expérience personnelle. Au début de 2003, des valeurs évidentes
commençaient à percer sur le marché immobilier de Hong Kong
Alors, j’ai regroupé mes quelques épargnes, dans un effort de décision qui m’acheta aussi
quelques nuits sans sommeil et je décidai alors d’acheter mon premier appartement à Hong Kong.
La raison pour les nuits sans sommeil étant surtout les quartiers attenants des bars de Lan Kwai
Fong mais ne nous étendons pas…
Bien sur, ma crainte principale demeurait que le Hong-Kong dollars ne conserve pas son
indexation au dollar américain. Dans cette éventualité la moitié de mes économies serait alors
dispersées en l’espace d’un instant.Heureusement pou moi, la HSBC me permettait de prendre
une position « hedgy » sur cette incidence et je choisis de protéger cette position à hauteur de 4
millions Hong Kong dollars contre un million de dollars US.
Et voilà ce qui manque en Europe aujourd’hui. Les capitaux privés devaient être attirés par une
législation souple, un immobilier moins onéreux et des cout du travail moindre.et pourtant au lieu
d’accourir vers les pays européens, les capitaux privés continuent de s’enfuir.
Mais qui donc aurait envie de rester ici, bras ballants assister à la perte de la moitié de son capital
dans la nuit dans l’éventualité de la fin de la zone euro et de la réintroduction de monnaies
nationales ? La seule solution trouvée par la banque centrale européenne à ce jour est d’imprimer
plus de papier. Mais le fait que la plupart des gouvernements européens ne puissent plus se
financer sur les marchés mondiaux n’est,en vérité, qu’un des symptômes du problème. Le vrai
problème demeure que les capitaux privés ont peur d’investir en Europe du sud sur le long terme
pour des raisons de risques inhérents à la monnaie.
Ce qui veut dire que Mr Dragi doit soit arrêter de penser qu’il peut acheter la dette des
gouvernements et à la place, devrait tenter de réfléchir à une proposition identique à celle que
me fit la HSBC en 2003.Voilà comment cela pourrait fonctionner.
Imaginons que je conçoive d’investir 10 Millions dans l’immobilier espagnol en crise mais que j’ai
peur que l’Espagne quitte la zone euro. Je pourrai alors me tourner vers la banque centrale
européenne qui pourrait m’émettre un « contrat d’assurance monétaire » sur la base des 10
Millions d’euros d’investissement concernés.La valeur de ce contrat pourrait se trouver dans les
différences entre les taux espagnol et les taux moyens de la dette européenne gouvernementale.
Grâce à de tels contrats, les capitaux pourraient enfin revenir vers la zone euro.
La beauté d’un tel schéma est que la Banque centrale européenne ne débourserait véritablement
d’argent que si un des pays venait à quitter la zone euro. Bien sur, si cela devait arriver, la
banque centrale devrait vite faire chauffer ses presses afin de payer toutes le assurances en
cours mais si l’Italie ou l’Espagne venaient à quitter la zone euro, doute-on vraiment de ce qu’il
fraudait imprimer des tonnes de billets de toutes les façons ?
L’immense avantage en revanche est que l’impression massive serait ainsi sous condition, abritée
par la BCE et relativement planifiée.
La défaillance actuelle du marché européen est suffisamment apparente à ce stade. Les
investisseurs européens ne peuvent pas « hedger » leurs positions contre une éventuelle
dévaluation. Or c’est précisément cette défaillance là du marché à laquelle la BCE doit répondre.
Si seulement elle le faisait, la marché privé pourrait bien s’occuper du reste. Ainsi, au lieu de
renflouer les états avec un carnet de chèques sans fond, la banque centrale devrait faire valoir
son livre de compte et sa possibilité d’émettre des euros aux investisseurs du secteur privé qui
seraient tenter d’investir en Europe du sud.
En conclusion, Mr Draghi est certainement de bonne foi quand il déclare « faire tout ce qu’il faut
pour sauver l’euro » mais alors pour vraiment bien faire ; il lui revient d’enfiler son complet à
rayure et sa cape de vendeur d’assurance.
Voir aussi
http://online.wsj.com/article/SB10000872396390444709004577649133348470366.html?mod=WS
JEUROPE_hpp_sections_opinion
IDL
Le bal des banques centrales incite à prendre
plus de risques
Les intervenants qui se sont exprimés la semaine dernière dans le cadre du séminaire CLSA à
Hong Kong au Grand Hyatt Hotel, n’ont pas délivrés un message très optimiste sur le long terme.
L’ambiance était plutôt morose parmi les 1500 investisseurs qui étaient présents à la conférence,
car l’industrie de la gestion est sous pression et beaucoup de gérants ont raté le mouvement de
reprise de l’été…
Le pessimisme des intervenants de CLSA
Chris Wood stratégiste de CLSA, pense que la hausse des marchés provoquée par les banques
centrales va se terminer en feu d’artifice. L’Occident est confronté à la déflation et à la poursuite
de la réduction de son endettement. Pour lui, il est très inquiétant que les créances de la
Bundesbank sur les banques centrales de la zone Euro ne cessent de progresser à 727Md€ à la fin
du mois de juillet. Il reste donc très prudent sur les marchés émergents, qui ont sous-performés
le S&P 500 de 30% depuis octobre 2010. Dans l’allocation de son portefeuille Asie ex-Japon ses
trois premières positions sont la Chine (18,9%), la Corée (14%) et ensuite l’Inde (8%), l’Australie
(8%), la Malaisie (8%) , Taiwan (8%) et Thailande (8%). Dans son allocation pour les fonds de
pension en dollar US, il recommande toujours à ses clients d’avoir 35% d’or dans leur portefeuille.
Marc Faber, le très médiatique patron de « Gloom Boom and Doom » a expliqué comment la Fed
finira par détruire le monde. Il est fréquent de dire que c’est la faillite du libre marché qui a
provoqué la crise de 2008, alors qu’elle n’est selon lui que le résultat de 20 ans d’interventions
constantes des banquiers centraux et notamment de la FED. La politique monétaire a été menée
uniquement pour soutenir la consommation au lieu de créer des capacités de production, d’où la
hausse du déficit commercial américain. En revanche, elle a permis de créer des capacités de
production en Asie…. L’allocation d’actif qu’il recommande comprend 25% d’actions. Il a réduit un
peu sa position en action américaines et a racheté des actions européennes. Sur le moyen long
terme il préfère tout de même les actions asiatiques ; 25% de liquidités et d’obligations (
corporate bonds, marchés émergents, Kazakstan etc …) mais surtout pas d’obligations des pays
qui ne rembourseront pas leurs dettes ; 25% en or ; 25% en immobilier… La Thailande fait
partie des marchés asiatiques sur lesquels Marc Faber a un avis positif. Le pays a une croissance
régulière et va surtout bénéficier du décollage de la Birmanie ainsi que de l’accélération de la
croissance au Laos, Vietnam et Cambodge.
David Roche, Président de Independant Strategy a commenté devant les participants de la
conférence son dernier livre « Democrisis. La démocratie a créé la crise de la dette. Est ce qu’elle
y survivra ? ». Dans la série de graphiques qu’il a montré dans sa présentation « Crisis4 » il a
chiffré très précisément le coût d’une explosion partielle ou totale de l’Euro….
Russell Napier , stratégiste indépendant , qui venait d’Edimbourg, s’attend à un choc
déflationniste, car les balances des paiements courants des pays émergents sont en train de se
détériorer rapidement. Le meilleur investissement pour lui en ce moment, c’est d’avoir des
liquidités. Tout l’Ouest vit dans un monde de « monnaie de singe », ce qui n’est pas le cas des
pays émergents mais le grand changement vient du fait que maintenant leurs balances des
capitaux se détériorent, notamment en Chine. En ce qui concerne l’immobilier il a montré qu’au
prix d’un appartement à Shangai on pouvait en acheter trois en Floride…
Carmen Reinhart professeur à Harvard, nous a prévenus que nous étions partis pour dix ans de
croissance molle et qu’il fallait se préparer pour la répression financière. Elle pense que la classe
d’actif la plus surévaluée du monde est celle des fonds de pension qui ne pourront pas servir les
retraites qu’ils ont promises à leurs pensionnés.
Nigel Farage, le leader du Parti Indépendant en Grande Bretagne, a comme d’habitude rencontré
un grand succès à Hong Kong en défendant ses théories eurosceptiques. Il faut absolument
regarder sur You Tube ses interventions à Bruxelles.
Yuanping Han de CLSA fait part de ses inquiétudes sur le marché chinois car les signes que l’on
peut identifier sur le terrain sont contrastés : les sociétés chinoises sont confrontées à un
ralentissement, mais il ne s’accélère pas. En revanche, des sociétés occidentales, dont l’Occitane
qui a fait une présentation à Hong Kong devant une centaine gérants a donné des signes positifs
sur le développement de ses affaires.
L’or est la devise du chaos
Pour James Rickard auteur de « Currency wars. The making of the next global crisis ». Il est
convaincu que la politique des banques centrales sera particulièrement inefficace car la vélocité
de la circulation monétaire baisse. Pour lui le système monétaire international va connaître une
nouvelle réforme après celles de 1925, 1944, 1979. L’instabilité en Europe, le chaos fiscal aux
Etats Unis et la probabibilité d’un très fort ralentissement économique en Chine, tous les
ingrédients sont là pour y arriver.
Selon Warwick Simons de GaveKal à Hong Kong La Fed détient maintenant 50% de l’encours de la
dette du Trésor à plus de 5 ans et 15% des « Mortgage Backed Securities » (=crédit
hypothécaire). Les opérations envisagées par la Fed en quantité illimitée n’auront que peu d’effet
sur l’emploi et augmentent considérablement les risques d’explosion du système.
La fin du film risque d’être triste….mais il faut continuer de danser
On connaît donc la fin du film, mais entre temps, l’impression de monnaie sans limite, par les
banques centrales devrait continuer à faire monter les classes d’actifs et en particulier les actions.
Chuck Prince ex patron de Citi nous disait bien en 2007 « Tant que la musique joue, il faut se
lever et continuer de danser » C’est probablement pourquoi les commentaires des stratégistes
des grandes maisons de courtage anglo-saxonnes sont plus optimistes.
Savita Subramanian de BOA ML voit le S&P monter encore de 10% d’ici la fin de l’année pour
atteindre 1600.Tobias Levkovich de Citi, a de son côté 1615 pour objectif. Thomas Lee de JP
Morgan a un objectif plus modeste à 1475. Andrew Garthwaite de Credit Suisse est convaincu
que la synchronisation d’opérations QE par toutes les banques centrales ne peut que faire monter
les marchés.
Contre Attaque des “Oints du Seigneur”
Mes lecteurs se souviennent sans doute de Thomas Sowell ce grand économiste noir, ancien
officier des marines US (l’équivalent de notre Légion), patriote autant que Liberal, qui a mis au
point cette merveilleuse notion d’ « Oint du Seigneur ».
Les Oints du Seigneur (ou OdS à partir de maintenant) sont des gens qui n’ont jamais exercé
aucune responsabilité dans la vie réelle, sévissent dans les media ou les Universités et dont la
spécialité est de repérer des problèmes qui en général n’existent pas pour proposer des solutions
qui ne marcheront pas puisqu’elles impliquent toujours une intervention accrue des pouvoirs
publics, ce qui ne les empêche pas une fois que la situation s’est bien détériorée- à cause des
solutions qu’ils avaient proposées et qui avaient été mis en œuvre, de proposer de nouvelles
solutions aux problèmes qu’ils ont créés, qui ne marcheront pas plus que les précédentes, ce qui
les amènera a en proposer de nouvelles et ainsi de suite, ad infinitum…
En France, nous avons une classe d’OdS particulièrement active, (certains prétendent même que
le concept d’OdS à son origine chez nous), bien sur solidement ancrée à gauche et qui à comme
caractéristique principale de « chasser en meute », en partant du principe que s’ils hurlent tous
en même temps, cela donnera aux pouvoirs publics l’impression qu’il y a un fort mouvement
d’opinion allant dans le sens de leurs hurlements. Donc, de temps en temps, je ne peux
m’empêcher de penser qu’un « mot d’ordre » a été donné aux principaux « porte paroles » de ces
chers OdS, tant d’un seul coup plusieurs d’entre eux se mettent à taper sur le même tambour
avec beaucoup d’allégresse et de synchronisation. (Qui a donné le mot d’ordre me demandera le
lecteur? Aucune idée, dois je répondre, tant je ne peux croire que de tels grands esprits
prendraient des ordres de qui que ce soit…)
Et c’est un peu ce qui est en train de se passer sur l’Euro ou nous venons de voir passer
« successivement » (j’oublie surement une dizaine de papiers de Duhamel sur le sujet, qu’il
veuille bien m’excuser) toute une série d’articles signés par Guy Sorman, Manuel Barroso
(l’ancien chef des jeunesses maoïstes Portugaises, aujourd’hui à la tête de la Commission) et par
notre BHL national dans la dernière livraison du Magazine ”la régle du Jeu”.Il est intéressant de
constater que le plan de chacun des articles est toujours similaire. Prenons l’article de BHL
comme exemple et faisons un peu d’explication de texte. (si interessé vois
Içi http://laregledujeu.org/bhl/2012/09/12/construire-l’europe-politique-ou-mourir/)
1/Tout commence par la constatation que l’Europe est dans une crise économique profonde, ce
qui bien sur n’est pas vrai. Certains pays qui sont dans l’Euro ont de gros problèmes, (Espagne,
Italie, Portugal, France, d’autres aucun (Autriche Allemagne, Finlande, voir Pays Bas). Qui plus est
il y a 10 pays qui font partie de la communauté Européenne sans faire partie de l’Euro et qui se
porte plutôt mieux. Donc l’article commence en général par un faux diagnostic, ce que BHL ne
manque pas de faire.
Poursuivons.
A AUCUN moment dans l’article n’est expliqué POURQUOI certains pays dans l’Euro sont en crise.
Il y a 12 ans TOUS nos OdS signaient des deux mains pétitions sur pétitions pour inviter tout un
chacun à voter « oui » a l’Euro qui allait nous amener a une prodigieuse prospérité,
accompagnée par une convergence des différentes économies , une hausse de l’emploi partout,
une harmonisation des législations sociales au niveau le plus élevé, bref, le Paradis sur
terre. Douze ou treize ans plus tard nous avons ce que j’avais parfaitement décrit comme
inévitable dans des ‘lions menés par des Anes », trop de maisons en Espagne, trop de
fonctionnaires en France et trop d’usines en Allemagne, le chômage qui explose, nos systèmes
bancaires en faillite …
Nos OdS sont bien forcés de constater le désastre mais j’attire l’attention du lecteur
sur le fait qu’ils ne fournissent aucune explication, jamais, à ce désastre qui était
pourtant parfaitement prévisible.
Mais après tout, ils n’en ont pas besoin puisqu’ils ont la solution à un problème dont ils ne
comprennent pas l’origine et qu’ils n’ont pas vu arriver.
Et la solution, c’est la vieille solution de tout bon Marxiste qui se respecte : le Communisme est
parfaitement viable, simplement ceux qui ont essayé ne se sont jamais vraiment donné les
moyens de réussir… Donc ce dont avons besoin c’est de plus de fonctionnaires à Bruxelles, plus
de Fédéralisme, plus de solidarité Européenne, plus de transferts et donc plus de technocratie et
bien sur de moins de Souveraineté Nationale.
Mais leur totale incompréhension ne les empêche pas de prévoir que si par malheur cette
expérience venait à échouer, alors l’Europe s’écroulerait et ce serait la fin de l’Europe politique.
Outre que leur capacité a prévoir quoique ce soit apparaisse très limitée, il me faut rappeler ici
que c’est l’une des plus vieilles astuces de tout clergé : dire au peuple que s’il cesse de croire, il
ira en enfer…Pas bien honorable comme procédé, à mon humble avis, mais fort utile quand on
veut ramener les moutons dans les rangs
Et c’est en lisant cet article qu’un aimable lecteur m’avait envoyé que j’ai compris beaucoup de
choses a propos de nos OdS.
·
Ils ne comprennent rien à la notion de Nation, voir ils la détestent et veulent la
détruire pour la remplacer par « l’Europe ». Or, pour Renan, une Nation c’était une volonté de
vivre ensemble. La France, l’Allemagne, lItalie, la Grande Bretagne, la Pologne etc.… sont des
Nations car il y a volonté de vivre ensemble. Et pour Jean Paul II, la Liberté, la Responsabilité et
la Solidarité s’exerçaient dans le cadre de la Nation au travers d’institutions démocratiques.
L’ennui c’est que l’Europe n’est pas une Nation c’est une civilisation, ce qui est complètement
différent.
·
Ils ne comprennent rien à la notion de monnaie et en particulier ils ne comprennent
rien à la convergence totale entre monnaie et nation. A chaque nation sa monnaie et a chaque
monnaie sa nation puisque la dette du pays a comme contrepartie les impôts que la population
paiera pour l’honorer. BHL nous fait part dans son article du fait qu’un certain nombre d’unions
monétaires ont réussi dans le passé tandis que d’autres échouaient, et il ne remarque même pas
que celles qui ont réussi ont uni une Nation au travers de la volonté d’un Peuple alors que toute
celles qui ont échoué étaient des constructions artificielles sorties toutes armées de la tête de
quelque politicien, comme l’Euro l’est aujourd’hui
·
Nous avons droit aussi a l’argument que seuls les grands ensembles ont droit a la parole
dans le concert des Nations et qu’il nous faut une Europe puissante et unie (derrière un chef bien
aimé ? comme Louis XIV, Napoléon ou Hitler ?) et nos OdS ne se rendent même pas compte que
ce qui a fait et continue de faire l’incroyable attrait de l’Europe c’est sa diversité et non pas une
union contrainte et forcé dont pas un peuple ne veut Sur les 10 niveaux de vie les plus eleves du
monde 9 se rencontrent dans des Nations de moins de 10 millions d’habitants…Etre heureux ou
permettre a BHL de se prendre pour Malraux, tel est la question, comme aurait pu le dire Hamlet
Ayant achevé cet article, je n’ai pu m’empêcher de penser a ma jeunesse ou il y avait peu d’OdS
et beaucoup de grands esprits. Quand je cherchais a comprendre, je pouvais lire Camus, Jouvenel,
Raymond Aron, JF Revel, Mauriac et bien d’autres, qui étaient tous en vie et qui ne cherchaient
pas a me dire QUOI penser mais COMMENT penser en me dirigeant vers la lecture de Benjamin
Constant, Bastiat ou Tocqueville… Ma gratitude à ces hommes est infinie.
Mais qu’est il arrivé a mon pays pour qu’ en quarante ans nous n’ayons plus un seul grand
intellectuel et que partout ils aient été supplantés par de médiocres OdS ? Voila la vraie
question !Je n’ai pas de reponse, mais voila le vrai drame Français. Il précède et de loin les
desastres économiques et financiers qui font la première page des journaux.
Il parait que quand il n’y aura plus d’abeilles, nos jours seront comptés.
C.G
VUE DE NEW YORK : Des Elections entre faire
payer les riches ou faire baisser les dépenses de
l’Etat
Un des consultants politiques les plus réputés à Washington DC, Charlie Cook, résume ainsi la
problématique présidentielle, « soit Obama sera réélu en dépit de l’économie, grâce à sa
campagne, soit Romney l’emportera au finish, en dépit de sa campagne, et principalement du fait
de la situation de l’emploi »
Les commentateurs de presse, pour la plupart avec un biais « libéral », c’est-à-dire plutôt à
gauche, donnent à Obama un pourcentage de probabilité de réélection entre 70 et 75%.
Ces chiffres nationaux sont toutefois sans grande signification, car l’élection se joue en fait dans
quelques Etats dits « swing », Ohio, Floride, Caroline du Nord, Colorado, Iowa, Nevada, New
Hampshire, Virginie et Wisconsin.
Ce dernier grâce à Paul Ryan, originaire de cet Etat.
Dans ces Etats, sauf en Caroline du Nord, Obama aurait depuis la Convention démocrate de
Charlotte, NC, un léger avantage non déterminant et réversible de 2 à 4%, selon les cas.
Et cette élection se fait au suffrage universel indirect comme on l’oublie parfois hors des EtatsUnis. En d’autres termes, tout est encore possible, et les 3 débats qui auront lieu en Octobre, les
3, 16 et 22, plus celui entre Biden et Ryan le 11/10, peuvent faire évoluer les intentions de vote,
ou faire basculer ceux qui sont encore indécis. Le Président sortant peut mettre à son actif d’avoir
géré dans l’urgence une crise sans précédent depuis la Grande dépression des années 30. Et puis
il a éliminé l’ennemi public numéro 1, et sauve General Motors.
Mais son argument principal pour sa réélection est comparatif, il est malgré son « track record »
minimal, plus crédible que son adversaire, présenté comme un indécis qui a soutenu tout et son
contraire, de surcroit un ploutocrate étranger aux problèmes confrontes par les plus défavorisés
et les classes moyennes. Selon les « spécialistes », les intentions de vote ne seraient en majorité
favorables à Romney que chez les hommes de race blanche, les jeunes, les femmes notamment
diplômées, et les minorités, noires et hispaniques, étant largement acquis à Obama.
La catégorie « homme de race blanche » est en régression constante, en % ,du moins en termes
d’électeurs potentiels. Il peut en aller différemment au titre de la participation électorale, les
motivations des électeurs du premier Président de race noire s’étant émoussées depuis 2008, en
revanche la perspective de son élimination est susceptible de galvaniser un électorat qui ne
s’était pas mobilisé après 8 ans de Présidence Bush, pour un ticket McCain/Palin.
L’argument principal de l’équipe démocrate est d’éviter le retour aux années républicaines qui
sont présentées comme ayant largement contribué à la crise financière par un excès de
déréglementation et des baisses d’impôt sans justification économique pour le bénéfice exclusif
des contribuables très aisés.
En bref, il est trop tôt pour prévoir l’issue du scrutin et l’équilibre futur des pouvoirs entre un
Congrés divisé et une Présidence encore incertaine.
La meilleure analyse des enjeux et probabilités se trouvait dans l’avant dernière livraison de The
Economist qui posait en couverture cette question : « Réélire le Président Obama, pour faire quoi
au juste ? » Et le corps de l’éditorial de rappeler que les Présidents ayant déçu pourtant réélus
pour un second terme de 4 ans s’avèrent à l’usage encore plus « lame duck »
Cette élection pour un observateur européen et notamment après notre propre campagne
présidentielle de 2012, est pourtant fascinante, car effectivement s’affrontent dans un pays ou les
débats idéologiques étaient réputes dépassés, avec un consensus mou centre tantôt gauche,
tantôt droite, deux conceptions de la place de l’Etat dans les affaires de la Cité, du domaine socio
économique, aux questions dîtes sociétales. Ceci résulte au premier chef d’une radicalisation des
deux partis dominants, au profit de la gauche des minorités ethniques et sociétales chez les
Démocrates – une motion sur la mention de Dieu dans la plate forme a été mise 3 fois aux voix
par acclamation à Charlotte, sans majorité claire pour son adoption – .
En revanche le parti républicain est désormais sous influence forte d’une conjonction
d’évangélistes anti avortement et mariage homosexuel, de supporteurs du Tea party anti fiscalité,
et de libertaires économiques et sociétaux anti intervention militaire à l’étranger et pour la
légalisation des drogues « douces » et l’abolition ou a tout le moins la mise sous tutelle de la
Reserve Fédérale.Plus fondamentalement, la contribution de l’Etat dans le produit intérieur brut
est pour les uns susceptibles de continuer à croitre pour atteindre un pourcentage de 26%, nous
sommes autour de 23 – et pour les autres doit impérativement être capée a 20%.Ces chiffres
doivent être rapproches des 56% auxquels sont confrontes nos propres dirigeants.Le % américain
a été augmenté par les mesures interventionnistes dites de stimulus, à résultat médiocre et non
significatif, aggravées par l’activisme de la Reserve Fédérale investie d’un double mandat de
lutte contre l’inflation mais aussi de défense de l’emploi a l’aide de QE2, depuis aujourd’hui 3, et
autres artifices non convaincants et peut être plus nocifs que positifs.
Comment se ventile cette dépense publique fédérale ?
22% pour la Sécurité Sociale, c’est-à-dire les pensions de retraite,19% pour Medicare – dépenses
de sante des plus de 65 ans -, sante autres, largement Medicaid pour les plus défavorisés,17%,
service de la dette fédérale,16%, Défense,13%, autresautres 13%.Soit 58% dits « mandatory
spending », et 42% de « discrétionnaire ».Et la tendance continue avec une diminution
proportionnelle du ‘discrétionnaire » anticipée dans le futur du fait des dépenses de retraite et
santé.
L’explication de cette dérive des dépenses de santé réside dans la démographie – allongement de
la durée de vie – et hausse mécanique du cout par bénéficiaire, entrainant une progression de ces
débours plus rapide que la croissance anticipée du PIB.Sans reforme majeure, les dépenses
fédérales de sante passeraient d’ici à 2040 de 5% à 10% du PIB.
Une progression jugée insoutenable par tous.Les républicains refusent toute hausse des
prélèvements fiscaux et ont signe des engagements en ce sens, les démocrates rejettent toute
remise en cause de ce que l’on appelle ici les « entitlements », principalement pensions de
retraite et dépenses de sante.Le système est bloqué et il n’est pas évident que l’élection dégage
une majorité suffisante au Congres pour des choix clairs et tranches.
Dans ces conditions se manifestent désormais avec plus ou moins de force ou de crédibilité des
initiatives non partisanes de rupture des blocages pour une reforme en profondeur des
déséquilibres au niveau fédéral, des Etats et des systèmes de protection.
Financée au départ par Pete Peterson, ancien ministre républicain du Commerce, devenu
banquier d’affaires, créateur du Fond de Private Equity Blackstone, une fondation a contribue au
lancement d’une initiative dite « Come back America », sous la direction de David Walker, ancien
Contrôleur General et responsable pendant 10 ans du General Accountibility Office ».
Un véritable expert de ces questions de finances publiques.Une campagne de sensibilisation des
élites, des medias, un projet de film documentaire de vulgarisation par HBO, ont pour vocation de
promouvoir quelques principes simples mais de bon sens :
– des mesures qui soutiennent la croissance.
– un agenda socialement équitable
– des dispositifs culturellement acceptables
– un objectif réaliste non pas de réduction drastique des déficits mais plutôt de stabilisation de la
dette a un % du PIB, inferieur au niveau atteint.
– des reformes politiquement envisageables, et notamment un soutien bipartisan suffisamment
avec une participation de l’opposition au moins a hauteur de 15% des voix.
Est-ce crédible ?Des pays tels que la Nouvelle Zélande, l’Australie, mais aussi la Suède et surtout
le Canada y sont parvenus.Pourquoi pas les Etats-Unis ?
Une commission bipartisane dite Simpson Bowles avait élaboré un plan ambitieux de réduction
des déficits sur une période de 10 ans, hélas ses conclusions prévoyaient des coupes dans les
programmes sociaux repoussées par les Démocrates, et quelques hausses d’impôts que les
républicains n’acceptaient que cumulées avec la remise en cause d’Obamacare…
Bref l’impasse.
Le projet présidentiel Romney Ryan prévoit certes des baisses de taux d’imposition qui seraient
compensées en terme de revenus par des éliminations radicales de la plupart des niches fiscales.
Mais les critiques soutiennent que le refus de l’équipe Romney de détailler ces mesures les rend
peu crédibles, alors que la campagne Obama se fait sur l’air connu de faire payer les riches dans
un Etat ou près de 50% des citoyens échappent à l’impôt direct, et que la taxation indirecte est
uniquement au niveau des Etats Fédérés, avec des exceptions, en toute hypothèse à un taux
maximum de 8.5% très inferieur à ce qui est pratique au titre de la TVA en Europe.
Des échéances proches pousseront peut être le Président et le Congrès dans la période 7/11 au
31/12/2012 à conclure un accord bipartisan de résorption des déficits dans le futur, sinon les
réductions d’impôts dites Bush expireront au 31/12, et des le 1er Janvier des coupes importantes y
compris dans les budgets de défense et les dépenses de sante seront automatiquement mises en
œuvre avec un effet négatif majeur sur la croissance.
Tout ceci dépendra largement du résultat des élections du 6 Novembre, d’où leur importance
historique.