Et maintenant, place aux combines... - L`Orient
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ABONNEMENT Analyse Ukraine Magistrature suprême : pour un sursaut avant qu’il ne soit trop tard La Russie menace d’intervenir si ses intérêts sont menacés Page 2, l’article de Michel TOUMA jeudi 24 avril 2014 | N°14025 Page 11 Quotidien libanais d’expRession française www.lorientlejour.com | 2000 L.L. Perspective Page 5 / Fady NOUN Grille des salaires Page 8 / Marisol RIFAÏ Le point Page 10 / Christian MERVILLE Jean XXIII et Jean-Paul II, ou l’assurance d’une Église « bien guidée » Le corps enseignant au bout du rouleau La paix, au gré de l’humeur du moment Présidentielle 2014 Et maintenant, place aux combines... • 48 voix pour Geagea, 16 pour • Le 8 Mars se retire pour Hélou et 52 bulletins blancs éviter un second tour • Le chef des FL salue « une victoire pour la démocratie, grâce au 14 Mars » Pages 2 et 3, nos informations et l’article de Scarlett HADDAD Commémoration Erdogan adresse ses Un président condoléances aux en noir et blanc Arméniens, une première par Fifi Abou Dib Pages 5 et 11 Syrie Intensification des violences contre les civils à Alep Page 10 Proche-Orient Les Palestiniens scellent leur réconciliation au grand dam d’Israël Page 10 Le président de la Chambre a convoqué à une nouvelle séance, mercredi 30 avril. Samedi 26 avril Votre magazine de poche L’Orient-Le Jour Junior offert avec L’Orient-Le Jour En partenariat avec Photo Sami Ayad Impression Depuis le début de cette semaine fleurissent sur les murs de Beyrouth de curieuses aff iches en noir et blanc réclamant Fouad Chéhab pour président. Fouad Chéhab est mort en 1973. C’est un peu comme si, toutes proportions gardées, les Français, en plein scrutin présidentiel, rêvaient du retour de De Gaulle, ou les Américains de celui d’Eisenhower. Par delà la boutade, on peut s’interroger sur le sens d’une telle campagne, à l’heure où se déroulent les premières phases de cette élection dans une ambiance, du moins à ce stade, étonnamment tiède, pour ne pas dire quasi dépassionnée. Que représente donc ce portrait suranné d’un homme en frac et pantalon rayé, cravate blanche sur chemise blanche et rosette à la boutonnière ? Droit dans ce cliché en pied, Fouad Chéhab, comme raidi par les innombrables garde-à-vous de sa carrière militaire, n’a pas ce regard de visionnaire, perdu dans un horizon lointain, que les photographes des années 50 et 60 conféraient aux hommes politiques. Il regarde simplement devant lui, sans émotion particulière. Il a l’air satisfait. De fait, il géra la patrie en bon pater familias de son époque, modernisant les infrastructures et les services sociaux tout en développant un redoutable appareil sécuritaire qui savait tout sur tous. Autant dire que son mandat n’avait pas qu’un parfum de violette à ce moment de l’histoire où, indépendants de fraîche date, les Libanais n’étaient pas rassasiés de liberté. La question est de savoir si les auteurs de cette campagne d’aff ichage – que l’on suppose jeunes – souhaitent vraiment un président ayant le prof il de Chéhab, ou s’ils ne font qu’exprimer leur nostalgie d’une époque qui leur semble idéale. Veulent-ils vraiment être gouvernés par cette statue du Commandeur, ou rêvent-ils plutôt du décor qui l’accompagne, ces maisons à arcades avec leurs petits jardins que rafraîchit un bassin, les troquets du port, la faune des souks, les belles Américaines à ailerons, les actrices au regard humide, taille corsetée et seins bombés sur les aff iches géantes d’un cinéma aujourd’hui démoli ? Hier, tandis que les députés ouvraient leurs jeux, place de l’Étoile, le monde célébrait la Journée de la Terre. Dans l’état où se trouve aujourd’hui la terre, il s’agissait plutôt d’une commémoration. On a encore planté des arbres. Allez savoir si la terre est contente qu’on lui plante tous ces arbres, elle qui n’aura bientôt plus assez d’eau à leur donner. Un vieil arbre, pourtant, est une chose magnif ique à enlacer. On pose la joue à l’écorce. On écoute monter la sève. On s’emplit d’énergie tellurique. Dans notre pays à bout de souffle et de ressources, nous n’arrivons plus à envisager l’avenir autrement que sur le modèle d’un certain passé. Enlacer un vieux chêne ou placarder Chéhab, en noir et blanc, sur les murs lépreux de Beyrouth, un même et pathétique combat. 2 Liban jeudi 24 avril 2014 Analyse Présidentielle : pour un sursaut avant qu’il ne soit trop tard Michel TOUMA « Être ou ne pas être »... Le choix devant lequel se trouve aujourd’hui le Liban est aussi simple, dans sa formulation, que cette célèbre petite phrase lancée par Hamlet dans la pièce de Shakespeare. Bien au-delà des personnes, ces quelques mots résument l’enjeu véritable de la bataille présidentielle de 2014. Le déroulement du scrutin d’hier, place de l’Étoile, a confirmé dans les chiffres, quantitativement et médiatiquement, une réalité qui n’échappe depuis longtemps à personne : la confrontation entre une vaste coalition, le 14 Mars, dont le projet souverainiste – un projet de paix civile – a été à nouveau clairement exposé dans le programme présidentiel du leader des Forces libanaises, Samir Geagea ; et une nébuleuse, dont l’élément moteur est le Hezbollah, avec ses aventures guerrières qui dépassent largement les frontières du pays et de la région ; et entre les deux, un bloc, celui de Walid Joumblatt, qui a lancé dans la bataille l’un des ténors du 14 Mars, Henri Hélou, un bloc qui tient, pour l’essentiel, le discours du 14 Mars, mais qui évite de brandir l’étendard « quatorzemarsiste », par manœuvre et pour renforcer son rôle de faiseur de roi. Ce que le décompte des voix a mis en relief, c’est que l’enjeu aujourd’hui, à la faveur de cette bataille présidentielle, c’est la présence ou non d’une République, c’est la réédification ou non d’un État, la sauvegarde ou non de la formule libanaise, du Liban-message, de ce qui a fait la raison d’être du pays du Cèdre depuis la proclamation du Grand-Liban, en 1920. Le mérite du programme présidentiel de Samir Gea- gea, c’est qu’il a posé, dans le fond, les bonnes questions, que nous ne répèterons jamais suffisamment : les Libanais désirent-ils que le pays soit géré par un État digne de ce nom, ou veulent-ils s’accommoder du fait accompli de l’autorité milicienne paraétatique (celle du Hezbollah) qui gangrène l’État ? Les Libanais désirent-ils mettre tout leur poids dans la balance afin de tenter (au moins) de tenir leur pays à l’écart de la politique des axes régionaux, d’établir (enfin) un climat de paix civile, de ne plus se laisser entraîner dans des aventures militaristes dont ils n’ont cure, ou veulent-ils assister passifs à l’entreprise d’instauration d’une société (d’une culture) guerrière, au bénéfice de grands projets régionaux qui ne les concernent ni de près ni de loin ? Les Libanais souhaitent-ils consolider l’élan populaire souverainiste transcommunautaire qui caractérise la révolution du Cèdre, ou préfèrent-ils, au contraire, relancer le phénomène de repli communautaire et de renforcement des courants extrémistes fondamentalistes, aussi bien sunnite que chiite, sous l’effet de l’ancrage du Hezbollah à un projet géopolitique transnational ? Les Libanais désirent-ils mettre un terme à l’effondrement socio-économique du pays, ou n’ont-ils d’autre choix que se résigner au fait accompli hezbollahi qui paralyse systématiquement le pouvoir et plonge de plus en plus le pays dans l’abîme de la déroute financière ? Bien au-delà des personnes, tels sont les défis que le prochain président se doit impérativement de relever. À défaut, la crise politique, institutionnelle, sociale, économique, sécuritaire et morale qui mine le Liban se prolongera et s’aggravera à un rythme exponentiel, et l’ensemble des Libanais continueront à être les otages du projet transnational du Hezbollah. L’enjeu de cette bataille présidentielle est de permettre d’élire un président qui ait suffisamment d’envergure, de courage et de détermination pour créer une situation politique nouvelle dans le pays, pour rétablir un équilibre au niveau du pouvoir – comme l’a souligné le Premier ministre Tammam Salam – afin de freiner la descente aux enfers. Face à l’ampleur d’un tel enjeu, les demi-mesures, les calculs politiciens mesquins, les considérations d’ordre sectaire, les règlements de comptes personnels, les attitudes frileuses et les louvoiements ne sauraient être admissibles. D’aucuns prônent « le dialogue », la « concorde » et la « politique d’ouverture » pour atteindre ce même objectif. Soit... Mais à condition que la partie d’en face comprenne réellement le concept de dialogue et d’entente cordiale et qu’elle ne perçoive pas le dialogue et l’ouverture comme un moyen d’imposer son diktat. Quel type de « dialogue » est-il possible d’engager avec un parti : qui avalise la déclaration de Baabda et la renie d’une manière effrontée quelques jours plus tard ; qui prend l’engagement solennel au cours de la conférence arabe de Doha (en 2008) de ne pas provoquer la chute du gouvernement d’union nationale et qui fait chuter quand même ce gouvernement ; ou, pis encore, qui efface d’un coup de main, sous l’effet des menaces et de l’intimidation milicienne, les résultats d’élections législatives ? Quelle voie suivre face à cette déplorable réalité ? Précisément, l’élection d’un président qui ait suffisamment de détermination et de courage pour rétablir l’équilibre politique perdu dans le pays, passage obligé pour initier un redressement institutionnel, économique, social et sécuritaire. Et dans ce cadre, les blocs parlementaires qui sont conscients d’un tel enjeu mais qui craignent d’agir clairement en conséquence ont une responsabilité historique à assumer devant l’histoire... Et les Libanais. L’enjeu n’est d’ailleurs pas uniquement local. Il est aussi occidental et arabe. Certains pays se sont prononcés sans détours pour un candidat « consensuel ». En clair, cela à prendre le risque d’une défaite au deuxième tour de scrutin. » tentative de bloquer l’échéance et de ramener les scénarios qui prévalaient précédemment », a-t-il encore ajouté. Néanmoins, « ce sont de vraies élections présidentielles qui se tiendront cette fois-ci », a-t-il insisté. « Nous refusons catégoriquement le recours éventuel à certains pays du Golfe, qui se réuniront à cette fin sous l’influence de rapports de force, comme c’est le cas en Syrie, en Irak ou ailleurs... Ce scénario n’est point envisageable, en ce qui nous concerne », a lancé le leader des FL. Il a encore insisté sur la continuité du processus électoral « jusqu’à son aboutissement normal, à savoir l’élection d’un président de la République libanaise, et non d’un président choisi par des forces extérieures ». « L’épreuve du compromis de Doha ne doit pas être rééditée, et nous n’irons pas vers un compromis du même genre une nouvelle fois. » Il a précisé en outre qu’il maintenait « d’office » sa candidature. Il a réaffirmé en outre « son ouverture à toutes les parties, mais s’il y en a qui refusent de communiquer avec moi, je n’y peux rien ». L’enjeu reste d’éviter le vide présidentiel et la séance d’hier n’aura été « qu’un essai et non une manœuvre », a-t-il précisé. Parmi les figures politiques et civiles du 14 Mars réunies autour de Samir Geagea hier, le coordinateur du 14 Mars Farès Souhaid a tenu à prendre la parole, à l’ouverture de la conférence, afin de critiquer « la réouverture des blessures de guerre ». « Certaines forces politiques insistent à ouvrir les blessures du passé et les dossiers de la guerre civile, alors que la date du 14 Mars 2005 avait scellé notre unité par le sang de Rafic Hariri, et tourné la page de la guerre grâce à une réconciliation islamo-chrétienne, populaire et spontanée, sur la place des Martyrs ». « Nous continuons d’appeler à la paix civile et de coopérer avec les forces ayant pris part à la guerre et en sont sorties avec dignité, à l’instar des Forces libanaises », a-t-il conclu. Les Charognards Qu’un citoyen lambda à la culture politique limitée se livre à une réaction primaire et épidermique, cela est compréhensible. Ce qui est, par contre, grave et dégradant pour un pays qui s’enorgueillit de ses traditions démocratiques, c’est qu’une telle attitude primaire provienne de députés qui se posent en élite politique de la nation. Les parlementaires qui ont cru faire preuve de malice lors du scrutin présidentiel, hier, en déposant des bulletins au nom de responsables et de civils assassinés durant la guerre, dans des conditions, de surcroît, douteuses et non élucidées, ont vite fait d’oublier qu’ils font partie d’une coalition dont les principales composantes et les alliés ont un passé (et présent !) très riche en assassinats, liquidations et massacres. Faut-il rappeler, à titre indicatif – sans vouloir remonter à Riad elSolh – les meurtres de : Kamal Joumblatt, le mufti Hassan Khaled, Nazem Kadri, Sobhi Saleh, Béchir Gemayel, Riad Geagea salue « une victoire pour la démocratie, grâce au 14 Mars » Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a qualifié de « grande victoire » la séance électorale qu’il a suivie en direct hier à partir de Maarab. « C’est une grande victoire pour la démocratie, même si d’aucuns ont tenté de la dénaturer par des actes irresponsables. » Il s’est désolé en effet du comportement « répugnant » de certains députés, ayant voté pour des personnalités assassinées pendant la guerre. Il a également critiqué implicitement les députés du bloc aouniste qui se sont retirés de la séance après le premier tour, « comme s’ils étaient étrangers au Liban, et comme si le scrutin ne les concernait pas ». « Il n’empêche que nous avons franchi un grand pas en avant », a-t-il ajouté. Il a relevé en effet le contraste entre la séance électorale d’hier et la tradition d’une présidentielle soumise aux consignes de l’étranger. Il est revenu dans ce cadre sur les circonstances de la prorogation du mandat du président Élias Hraoui en 1995, « survenue au lendemain de la déclaration de l’ancien président syrien Hafez el-Assad, à partir du Caire, donnant à penser que le peuple libanais semblait préconiser la prorogation du mandat Hraoui ». La percée démocratique telle que Samir Geagea l’a perçue hier serait surtout une réussite pour le 14 Mars. « Cette fois-ci, les forces du 14 Mars ont réalisé une grande réussite en réactivant le mécanisme des élections présidentielles ». « Ce dont nous avons témoigné aujourd’hui (hier) à l’hémicycle est à l’image du 14 Mars qui défend de toutes ses forces le projet de la patrie et de l’État, parce qu’il croit en l’impossibilité pour le Liban d’exister sans État véritable. » « C’est cette croyance que le 14 Mars a voulu traduire en se rendant au Parlement, avec sincérité et persévérance, quitte « Le 8 Mars ne veut pas la tenue de la présidentielle » Déclarant que « le 14 Mars a pavé la voie à des élections sérieuses et purement libanaises », Samir Geagea s’est interrogé en contrepartie sur les raisons pour lesquelles le 8 Mars n’a nommé aucun candidat. Selon lui, « non seulement le camp opposé ne veut pas la tenue de la présidentielle, mais il a commis des actes répugnants en ramenant d’outre-tombe les noms de martyrs dans le seul but de remporter la bataille et non par amour pour ces martyrs ». « J’aurais souhaité que le camp opposé recoure à des moyens honorables. Dans ce cas un président aurait peutêtre été élu et j’aurais été le premier à le féliciter, alors que d’autres, incapables de supporter cette idée, ont choisi de se retirer au deuxième tour de scrutin. » « Il s’agit clairement d’une De gauche à droite : cheikh Michel el-Khoury, Élias Abou Assi et Farès Souhaid, présents hier à Maarab, en guise de solidarité avec Samir Geagea. Photo Aldo Ayoub condamne le nouveau président à se contenter de gérer la crise et le Liban à rester l’otage des jeux régionaux qui le dépassent. Les défenseurs de l’option du candidat « consensuel » oublient cependant un peu trop vite que la perpétuation du fait accompli paraétatique imposé par le Hezbollah ne peut avoir pour conséquence, à plus ou moins brève échéance, que de renforcer, par réaction, les courants jihadistes, au Liban et en Syrie. Et ces mouvances extrémistes finiront tôt ou tard par déborder du cadre libanais et syrien pour traverser les océans. Pour les services occidentaux et arabes, il sera alors trop tard ... Taha, Salim Lawzi, les cadres et militants communistes (au nombre d’une vingtaine) du Front national de la résistance libanaise, René Moawad, Dany Chamoun et sa famille (de l’aveu même de Michel Aoun, lors de son exil parisien), Rafic Hariri, Bassel Fuleihan, Samir Kassir, Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, Antoine Ghanem, François el-Hajj, Wissam Eid, Samer Hanna, Wissam el-Hassan et, plus récemment, Mohammad Chatah, sans compter les attentats manqués contre Marwan Hamadé, Élias Murr, May Chidiac, Samir Chehadé, Samir Geagea et Boutros Harb. Peut-on aussi passer outre aux dizaines de victimes de l’expédition punitive du 7 mai 2008 et aux centaines de civils syriens tués sous les coups de l’aventure guerrière du Hezbollah en Syrie ? « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre... » M.T. Salam a salué le déroulement du premier tour de la présidentielle Le Premier ministre, Tammam Salam, a salué, hier dans un communiqué, le déroulement du premier tour de la présidentielle qui reflète, selon lui, « la démocratie libanaise, abstraction faite des résultats. » « La séance parlementaire a eu lieu dans le cadre du consensus politique qui prévalait dans le pays de- puis la formation du cabinet », a précisé M. Salam. Il a en outre souhaité que cette atmosphère positive se poursuive, espérant que le « Parlement pourra aboutir à l’élection du meilleur président de la République pour le Liban dans les circonstances actuelles tout en respectant l’échéance conformément aux délais constitutionnels ». Lors de sa visite au Grand Sérail, le vicaire patriarcal, Mgr Samir Mazloum, a invité M. Salam à un colloque qui aura lieu les 12 et 13 mai sur « la charte nationale de Bkerké ». Il a en plus souhaité que « la prochaine session parlementaire aboutisse à un résultat satisfaisant pour tous les Libanais ». Michel Eddé craint une vacance à la première magistrature Le président de la Fondation maronite dans le monde, l’ancien ministre Michel Eddé, a exprimé hier sa crainte d’une vacance à la présidence de la République, rendant hommage à « la modération » du Premier ministre Tammam Salam, dont la présence « rassure tout le monde en cas de vacance présidentielle ». « Tout le monde adopte des positions modérées et fait preuve d’ouverture, mais je ne m’attends pas à ce qu’il y ait un président. Notre situation est tout à fait différente de ce qu’elle était auparavant. La peur du vide est bien là », a noté hier M. Eddé, dans le cadre d’un entretien télévisé. « Le président des Forces libanaises, Samir Geagea, et le chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, peuvent tous les deux accéder à la présidence », a-t-il indiqué. « Samir Geagea a la place qui lui revient. Ce qui s’est produit aujourd’hui est fondamental concernant le fait de tourner la page du passé et le choix des sunnites de voter en sa faveur à la Chambre », a-t-il souligné. « Les interventions étrangères au Liban ne sont pas nées d’hier. Mais la situation est différente aujourd’hui. Il y a des courants politiques différents, et tout le monde veut tenter sa chance. Le général Aoun, par exemple, a la possibilité d’accéder à la présidence en cas d’accord entre l’Arabie saoudite et l’Iran », a noté Michel Eddé. « L’échéance présidentielle libanaise aujourd’hui n’intéresse pas la communauté internationale comme cela était le cas par le passé », a-til relevé. « Le président consensuel est celui qui est accepté par tous et qui entretient de bonnes relations avec tout le monde. Ses positions ne sont pas conflictuelles. C’est sur cette base que le président Michel Sleiman a fait son chemin », a poursuivi l’ancien ministre de la Culture. M. Eddé a par ailleurs rendu un vibrant hommage au gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, saluant « ses qualités morales », et estimant qu’il s’agit, de l’aveu de tous, du « meilleur gouverneur que le monde ait connu ». « Du point de vue constitutionnel, il existe une divergence de points de vue sur la question de son accession à la présidence de la République. Ce point nécessite un débat parce qu’il n’est pas clair », a-t-il indiqué. Selon lui, le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, ainsi que le gouverneur de la BDL ont la place qui leur revient, leur popularité et leurs chances. Liban jeudi 24 avril 2014 Vote sans surprise hier au Parlement Fatfat insiste sur le soutien de la rue sunnite à Geagea Place de l’Étoile C’est presque sans surprise que la séance parlementaire consacrée à l’élection présidentielle s’est déroulée hier avec, face à face, le vote blanc du 8 Mars (52) et les voix en faveur du chef des Forces libanaises du 14 Mars (48). Entre les deux, le centrisme de Walid Joumblatt avait un nom, celui du député Henri Hélou qui a quand même obtenu 16 voix, alors que sept bulletins ont été annulés et que Amine Gemayel a obtenu une seule voix. Mais, comme l’a dit le ministre Élias Bou Saab, le feuilleton ne fait que commencer. Scarlett HADDAD La séance parlementaire d’hier consacrée à l’élection d’un nouveau président de la République a été courte mais riche en émotions. C’est d’abord l’une des rares fois que l’hémicycle affichait presque complet avec 124 députés présents sur 128, les absents étant Saad Hariri et Okab Sakr à l’étranger, Élias Aoun à l’hôpital et Khaled Daher refusant de voter pour Samir Geagea. Les ténors étaient donc là : Michel Aoun, Walid Joumblatt, Sleimane Frangié, sans oublier bien sûr Nabih Berry et Fouad Siniora. Du côté du gouvernement, les rangs étaient quelque peu clairsemés, mais tous ceux qui ont la double casquette de député et de ministre étaient là pour voter, avec à leur tête le Premier ministre Tammam Salam. D’emblée, la tension semblait grande. Les députés (et les journalistes) avaient beau connaître le scénario à l’avance, il y avait quand même une pointe d’angoisse sur d’éventuelles surprises, mauvaises pour les uns, heureuses pour les autres. D’ailleurs, tout au long de la séance, l’atmosphère binaire était claire et perceptible : ce qui plaisait à un camp déplaisait à l’autre et vice-versa, exposant ainsi au grand jour la grande division des députés et, à travers eux, celle des Libanais. Mais le plus évident encore était la division dans les rangs chrétiens, le Hezbollah, Amal et même le courant du Futur et les druzes se faisant discrets face aux députés chrétiens, toutes tendances confondues, lesquels multipliaient les déclarations « à fleurets mouchetés ». Au point qu’on croyait presque vivre un nouvel épisode de la « guerre fratricide » des années 90, sans fusils ni canons cette fois, mais avec des mots cinglants et des phrases la- pidaires. L’arrivée de Tracy Dany Chamoun pour assister à la séance et y annoncer sa candidature a encore ravivé les mémoires, en rappelant aux présents un des plus tragiques épisodes de la guerre libanaise et surtout en réveillant cette sorte de « malédiction chrétienne » qui n’en finit plus de poursuivre le pays. Soignant leurs entrées, les députés ont commencé à affluer place de l’Étoile à partir de 10h30, soucieux de saluer les journalistes. Avec une pointe d’humour, Ghassan Moukheiber a lancé : « Les députés sont aujourd’hui comme les cardinaux lorsqu’ils élisent le pape, le Saint-Esprit en moins », alors que le viceprésident de la Chambre, Farid Makari, a ostensiblement clamé que son candidat est aujourd’hui Samir Geagea, mais qu’il le sera aussi pour la prochaine séance et pour toutes celles qui suivront... Ce n’est qu’à midi dix que la séance a été déclarée ouverte par Nabih Berry, avec un quorum de 124 présents. Le président de la Chambre énumère les candidats, Samir Geagea bien sûr, mais aussi Henri Hélou et Tracy Chamoun, Nadine Moussa et Béchara Abou Younès. Ce qui fait dire à Serge Torsarkissian que ces derniers devraient présenter leur CV pour que les députés sachent à qui ils ont affaire. M. Berry a ensuite rappelé aux députés qu’ils doivent mettre le nom de leur candidat sans rajout faute d’annulation du bulletin et l’opération de vote s’est déroulée en quelques minutes, chaque député restant sagement assis à sa place. Une fois le devoir accompli, les députés du bloc du Changement et de la Réforme et ceux du bloc de la Résistance ont commencé à se retirer. Le chef du législatif leur a demandé de revenir, mais toujours prompt à riposter, Serge Torsarkissian Joumblatt : Henri Hélou restera notre candidat Le député Henri Hélou, candidat à la présidence au nom de la Rencontre démocratique, a estimé à l’issue de la séance parlementaire que le scrutin était « démocratique ». « Le scrutin était démocratique et libanais par excellence, sans ingérence étrangère, et je poursuis ma course, soutenu par mon bloc, à la présidence », a déclaré M. Hélou qui a obtenu le vote de 16 députés au Parlement. « La seule solution aux crises au Li- ban est l’élection d’un candidat modéré qui rassemblerait tout le monde. À travers la modération et la participation de tous, on peut briser les alignements politiques et la paralysie des institutions pour sauver le pays », a-t-il dit. Le chef du rassemblement, le député Walid Joumblatt, a pour sa part affirmé que « nous n’avons d’autre candidat que Henri Hélou et il restera notre candidat ». Le Liban face à une « grave » alternative : le consensus ou le vide La Campagne civile pour la réforme électorale, relevant de la LADE (Association libanaise pour la démocratie des élections) a relevé dans un communiqué que « les députés qui se sont rendus aujourd’hui au Parlement n’avaient pas l’intention d’élire un nouveau président de la République en assurant le quorum nécessaire pour la tenue de la séance électorale. Leur intention réelle était uniquement de se libérer de la responsabilité d’un éventuel vide présidentiel ». « Or c’est un défaut de quorum qui a finalement été provoqué lorsque certains députés ont décidé de se retirer de la séance à l’issue du premier tour de scrutin, empêchant ainsi la tenue du second tour. » « La gravité de cette démarche est liée à la douloureuse réalité qui la motive : le défaut de quorum a été provoqué faute d’un consensus sur un nouveau président de la République », poursuit le communiqué. Ce qui signifierait, selon la même logique, que « les députés ne se présenteront aux prochaines séances électorales qu’en étant certains de l’inaptitude d’aucun candidat à recueillir la majorité absolue des voix ». Le Liban serait pris entre deux alternatives : « le consensus ou le vide, d’une part, le consensus ou les élections, d’autre part ». Mettant ainsi en garde contre l’équation susceptible de conduire à un vide présidentiel, la Campagne civile pour la réforme électorale a estimé que rien ne justifierait, en tout état de cause, l’abstention des députés à se rendre au Parlement. 3 Le député Ahmad Fatfat (membre du bloc parlementaire du Futur) a annoncé hier, avant le début du premier tour de l’élection présidentielle, que la rue sunnite est avec la candidature du leader des Forces libanaises Samir Geagea à la présidence de la République. Il a souligné que les députés de Tripoli soutiennent le leader des FL, notamment Samir el-Jisr, Badr Wannous et Mohammad Kabbara qui « n’a soulevé aucune objection lors de la réunion qui a adopté la candidature de M. Geagea ». Cette déclaration vise à ré- pondre à la position des partisans de l’ancien Premier ministre Omar Karamé qui ont organisé mardi une marche à Tripoli, au Liban-Nord, en guise de protestation contre la candidature de M. Geagea à la présidence de la République. M. Fatfat a rappelé que l’ancien Premier ministre Omar Karamé avait « transcendé les blessures du passé dans l’intérêt du Liban » et qu’il avait lui-même nommé Samir Geagea ministre dans son gouvernement, après l’accord de Taëf. M. Fatfat a notamment souligné à ce propos : « Dans une déclaration au Nahar, M. Karamé avait alors lui-même souligné à cette époque qu’il dépassait la blessure dans l’intérêt national. Cet intérêt national n’est-il de mise que lorsqu’on est à la présidence du Conseil ? » Et M. Fatfat d’ajouter dans ce cadre : « En ce qui concerne les jugements émis contre M. Geagea, ils font tous l’objet de points d’interrogation car ils ont été émis à l’époque de la présence syrienne. S’ils veulent soulever ce problème et reprendre les jugements, il faudrait alors juger tous les chefs de guerre, sans exception. » l Samir el-Jisr, député de de la Békaa et chef du PSNS, avant la séance : « Il ne faut pas qu’un assassin devienne président. » Koura (FL), sur son compte Twitter, en réponse aux votes portant les noms de Rachid Karamé, Jihane Frangié ou Dany Chamoun : « Si nous devons leur rappeler les noms de ceux des nôtres qui ont été victimes de leur criminalité (au 8 Mars), tous les députés du 14 Mars ne suffiraient pas. (...) Le 8 Mars n’a pas de candidat en attendant le mot d’ordre de l’extérieur. Ce sont les services de renseignements d’Assad qui ont tué les leaders libanais. Leurs acolytes à Tripoli brandissent des calicots mensongers. Ils ne pourront pas créer de scission entre Tripoli et les FL. » l Omar Karamé, ancien l Talal Arslane, député Il ont dit : l Marwan Hamadé, député Le 8 Mars ayant choisi de voter blanc, Walid Joumblatt a préféré voter pour Henri Hélou, qui a soutiré quelques voix du 14 Mars à Samir Geagea hier. s’est écrié : « Ils sont partis sans espoir de retour »... Le dépouillement des bulletins est ensuite entamé, alors que le silence se fait dans l’immense salle, jusque sur les bancs réservés aux journalistes et aux diplomates – où d’ailleurs s’est installé l’ambassadeur de France Patrice Paoli avec une délégation de l’ambassade. C’est le directeur général du Parlement qui s’est chargé d’ouvrir les enveloppes pour remettre leur contenu à Marwan Hamadé qui lisait les noms d’une voix haute et solennelle. Pendant toute la durée du dépouillement, le silence était quasiment total et il est devenu opaque et lourd lorsque, dans la salle qui retenait son souffle, ont retenti les noms de Rachid Karamé, Tarek Dany Chamoun, Jihane Tony Frangié et Élias Zayeck. Certes, cette mention n’était pas de nature à renverser les résultats annoncés ni à modifier la donne. Mais pour ceux qui ont mis ces noms, il s’agissait de rappeler le passé du candidat Samir Geagea, qui, depuis la fin de sa détention en 2005, dans le cadre d’une loi d’amnistie, n’a cessé, selon eux, de vouloir l’effacer des mémoires. À ce propos, il faut préciser qu’une fois dehors, Sethrida Geagea, tout de rouge vêtue, a déclaré aux nombreux journalistes qui cherchaient à obtenir sa réaction qu’elle est probablement la seule femme au monde à avoir voté la loi d’amnistie libérant son époux pour ensuite voter en faveur de sa candidature à la présidence de la République... Le dépouillement achevé, les résultats sont lus par Nabih Berry : 48 voix pour Geagea, 52 bulletins blancs, 16 voix pour Henri Hélou, une voix pour Amine Gemayel et sept votes annulés. Constatant qu’il n’y avait plus que 78 députés dans la salle (il en faut 86 pour le quorum), le président de la Chambre a levé la séance pour fixer un autre rendez-vous mercredi prochain. Ce fut aussitôt la ruée vers les portes, les journalistes voulant interroger les députés avant qu’ils ne quittent le Parlement. L’objectif était d’abord de connaître l’identité de ceux qui ont mélangé les cartes, puisque la veille, les pronostics étaient de 50 à 52 voix pour Geagea, 57 bulletins blancs et 11 pour Henri Hélou. Il est donc clair que des députés non membres du bloc de Walid Joumblatt (qui a retrouvé ses trois membres perdus depuis la chute du gouvernement de Saad Hariri) ont voté en faveur de Hélou. Les confidences des uns et des autres ont permis de savoir que Nicolas Fattouche a voté pour Hélou, ainsi que Nayla Tuéni et Michel Murr, et encore Nagib Mikati et Ahmad Karamé. Le seizième bulletin reste imprécis. On parle du Premier ministre Tammam Salam. Par contre, le député de Tripoli membre du courant du Futur Mohammad Kabbara aurait mis le nom de Rachid Karamé. Certains disent aussi que le député du bloc du Changement et de la Réforme Farid el-Khazen aurait voté pour Henri Hélou du fait d’une longue amitié entre eux. Ce qui voudrait alors dire que Mohammad Safadi aurait voté blanc. Ziad Assouad du bloc du Changement et de la Réforme a révélé avoir mis le nom de Jihane Tony Frangié et il est probable que les autres bulletins annulés aient été déposés dans l’urne par des députés du même bloc. En tout cas, Nabil Nicolas et Abbas Hachem ont affirmé avoir voté Tarek Dany Chamoun. Ces votes, qui étaient destinés à rappeler le passé de Samir Geagea, ont d’ailleurs fait dire à Sethrida Geagea qu’ils sont l’indice « d’une faillite politique totale ». Mme Geagea a quand même qualifié la séance de « noces démocratiques »... Ces votes étaient en tout cas la seule surprise de cette séance destinée à sonder les intentions. En dépit du ton victorieux des députés des Forces libanaises, du profil bas des députés Kataëb, du silence des députés du Hezbollah et de l’air narquois des députés du bloc du Changement et de la Réforme qui semblaient dire « rira bien qui rira le dernier », chaque camp va désormais revoir ses calculs en prévision de la prochaine séance qui a été résumée par Michel Aoun : « Il est encore trop tôt pour parler d’un candidat consensuel. » Le 8 Mars n’a témoigné d’aucune absence hier parmi ses rangs. Photos Sami Ayad second tour ». À la question de savoir s’il se portait candidat pour les autres séances parlementaires, le général Aoun a affirmé que « nous attendons toujours le consensus jusquelà ». Concernant les votes accordés à des personnes défuntes, soupçonnées d’avoir été tuées par le chef des Forces libanaises Samir Geagea, M. Aoun a déclaré : « A-t-il été accusé de ces crimes ou a-t-il fait l’objet d’une condamnation ? Moi je ne me base pas sur les accusations. Les gens ont une mémoire, et elle est encore influencée par cette situation. Ces gens ont fait part de leurs sentiments et de leurs pensées. » Enfin, à la question de savoir s’il accepterait un candidat consensuel autre que lui-même, le général Aoun a estimé qu’il est encore tôt pour se prononcer sur ce sujet. Sethrida Geagea surprise du vote blanc et du retrait des députés du 8 Mars de la séance La députée Sethrida Geagea a tenu hier une conférence de presse place de l’Étoile, à l’issue de la séance parlementaire, remerciant d’abord l’ancien Premier ministre Saad Hariri pour sa « fidélité à ses engagements ». « En ce jour, on ne peut que se rappeler les martyrs Rafic Hariri et Bachir Gemayel, ainsi que tous les martyrs de la révolution du Cèdre », a-t-elle déclaré, estimant que les personnes défuntes qui ont obtenu des voix au scrutin sont « mortes lors d’une période que nous connaissons tous et d’une manière que nous connaissons tous ». « Ce vote-là constitue une faillite politique par excellence », l Nouhad Machnouk, ministre de l’Intérieur et député de Beyrouth (bloc du Futur) : « Nous restons attachés à la candidature de Geagea. Nous avons été témoins aujourd’hui d’une expérience démocratique dont il ne faut pas sousestimer l’importance. (...) Que Dieu ait l’âme de Rachid Karamé. S’il était en vie aujourd’hui, il n’aurait pas tenu les mêmes propos que certains députés (...). » l Nabil de Freige, ministre chargé du Développement administratif et député de Beyrouth (bloc du Futur), à al-Jadeed : « L’autre camp s’est retiré de la première séance parce qu’il a peur de l’élection d’une personne qui ne lui convienne pas. » l Farid Makary, viceprésident de la Chambre et député de Minié, avant la séance : « Nous sommes unis autour de la candidature d’un candidat du 14 Mars, aujourd’hui Samir Geagea, et cela jusqu’au bout. » l Mohammad Kabbara, Aoun ne sait pas encore s’il acceptera un candidat consensuel autre que lui Le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, a déclaré à l’issue du premier tour de scrutin de la séance parlementaire d’hier qu’« il s’est avéré impossible d’aboutir à un consensus autour d’un seul candidat au second tour, c’est donc pour cela que nous nous sommes retirés de la séance en espérant qu’un candidat fera une sorte d’unanimité au du Chouf (14 Mars) : « Il y a ceux qui veulent la République et ceux qui veulent un État à l’image du vote blanc qu’ils ont déposé dans l’urne, c’est-à-dire le vide. Ceux qui veulent la persistance du vide souhaitent monopoliser les armes, maintenir leur hégémonie sur l’État, se livrer à des aventures en Syrie et assassiner de nouvelles personnalités. Il est clair qu’ils ont déposé leurs bulletins blancs avant de se casser. Quant aux bulletins annulés, ils sont le fruit d’une haine dont nous ne voulons pas au Parlement. » a-t-elle ajouté, estimant qu’« il est encore tôt pour évaluer les faits et voir si des personnes du 14 Mars n’ont pas respecté leur engagement et n’ont pas élu Samir Geagea ». « Il faut nous préparer pour la seconde séance et rester unis. C’est un bon début de bataille. Mais nous avons été surtout surpris aujourd’hui par le fait qu’il n’y ait pas eu de candidat clair face à nous, alors que certains avaient prôné l’élection d’un président fort. Ils auraient pu choisir leur candidat fort au lieu de voter blanc », a-t-elle poursuivi, affirmant ne pas considérer le candidat Henri Hélou comme étant un candidat fort. « J’entends par là les candidats forts tels que le général Michel Aoun, qui s’est d’abord présenté comme candidat fort et non pas consensuel. Je ne sais pas pourquoi quand Samir Geagea s’est présenté à la présidentielle, le général Aoun a transformé sa candidature en candidature consensuelle. Henri Hélou est un candidat naturel que l’on respecte, mais il n’est pas considéré comme un candidat fort », a ajouté la députée qui s’est déclarée surprise du retrait de certaines parties de la séance pour provoquer un défaut de quorum, « alors qu’ils appelaient au respect de l’échéance constitutionnelle ». Tripoli (bloc du Futur), avant la séance : « Nous sommes attachés au point de vue du courant du Futur et à notre appartenance au 14 Mars. Nous tenons à l’unité du 14 Mars et du courant souverainiste. Ce que nous faisons est dans l’intérêt de Tripoli, parce que ce courant souverainiste a en tout temps défendu cette ville et s’est tenu aux côtés de ses habitants. » l Assaad Hardane, député Premier ministre, après la séance : « Le bulletin portant le nom de Rachid Karamé est une victoire contre les 48 autres qui portaient le nom de l’assassin. » l Tracy Chamoun, chef du Parti des démocrates libéraux (8 Mars), après la séance : « Ma candidature à la présidence de la République contre Geagea était symbolique. Il ne doit pas accéder à la présidence et nous avons réussi aujourd’hui. Le sang ne se transforme pas en eau. Notre candidat est Michel Aoun. » l Dory Chamoun, député du Chouf et chef du Parti national libéral, après la séance, à la chaîne al-Jadeed : « Ceux qui ont mis les noms de Tarek et Dany Chamoun sur les bulletins de vote sont des ânes qui tentent d’exploiter le sang des martyrs. Je ne suis pas stupide à ce point (...). Ceux qui n’aiment pas Geagea ont tenté aujourd’hui de nuire à sa réputation. » député de Tripoli (bloc du Futur), avant la séance : « Il existe une spécificité tripolitaine concernant Samir Geagea, que je respecterai. Je n’étais pas d’accord concernant l’amnistie et je n’accepterai pas son élection à la présidence. Il est accusé du meurtre de Rachid Karamé, jusqu’à preuve du contraire. » l Ziad Assouad, député l Ahmad Karamé, député l Élie Mahfoud, chef du de Tripoli, avant la séance : « Nous allons voter pour Henri Hélou. Samir Geagea est accusé du meurtre de Rachid Karamé. Nous aurions souhaité que Rachid Karamé puisse voter aujourd’hui. » l Hadi Hobeiche, député du de Jezzine (CPL), après la séance : « Je ne m’en suis pas tenu au vote blanc réclamé par le général Aoun aux députés du bloc. J’ai voté pour la martyre Jihane Tony Frangié. La candidature de Geagea n’est pas sérieuse et elle est indigne de la présidence de la République. » courant du Changement (14 Mars), sur son compte Twitter : « Le 18 mai 2005, Aoun a affirmé que le tribunal qui avait jugé Geagea était soumis à l’influence syrienne. Ce que ses députés ont écrit aujourd’hui sur les bulletins de vote prouve que leur passetemps idéal est d’ouvrir les sépultures. (...) Geagea a assumé la responsabilité de la tuerie d’Ehden, alors que celui qui a réellement tué Tony Frangié est devenu ministre durant des années. Sleimane Frangié a luimême reconnu que c’était Élie Hobeika qui avait tué son père. » de Aley et chef du Parti démocratique libanais, après la séance : « J’ai voté blanc (...). La nomination par Walid Joumblatt de Henri Hélou constitue une position audacieuse et claire, en harmonie parfaite avec l’intérêt national et l’opération démocratique (...). Je suis en coordination totale avec Joumblatt (...). La mention de victimes de la guerre au nom desquels Geagea a été jugé exprime une souffrance du niveau de médiocrité qu’a atteint la politique au Liban. » l Alain Aoun, député de Baabda (CPL), avant la séance : « Nous avons vu que le vote blanc était le plus approprié, mais cela sera différent lors des prochaines séances. (...) Michel Aoun est un candidat de consensus, uniquement. Les duels électoraux ne nous intéressent pas. » l Simon Abiramia, député de Jbeil (CPL), après la séance, à al-Markaziya : « Le retrait du CPL de la séance vise à profiter du temps pour contacter les différentes parties libanaises, afin d’aboutir à un président consensuel. Le général Aoun ne sera pas un candidat de conflit et n’entrera pas dans une course. Il sera soit un président d’union pour le salut ou il ne sera pas. » l Imad el-Hout, député de Beyrouth (Jamaa islamiya), avant la séance : « La candidature de Geagea a donné un nouveau goût à l’élection présidentielle. La Jamaa a pris sa décision : nous ne déposerons pas un bulletin blanc. » l Sejaan Azzi, ministre du Travail (Kataëb) : « La candidature d’Amine Gemayel est plus que jamais d’actualité. » Akkar (bloc du Futur), avant la séance : « Je ne comprends pas ce qui a été dit au sujet d’une spécificité tripolitaine. Le Premier ministre Omar Karamé, frère du martyr Rachid Karamé, avait désigné Samir Geagea au sein de son cabinet. (...) Notre candidat, aujourd’hui comme demain, est Samir Geagea. » l Fady Karam, député du Bécharré (FL), après la séance : « La candidature de Geagea est sérieuse. Il ne s’agit pas d’une manœuvre tactique. Il a un programme clair qui vise à sauver la République et à en préserver l’indépendance, la souveraineté et la démocratie. » Une délégation de six parlementaires français a effectué une tournée auprès de différents responsables libanais. Emmenée par le député Henri Gebrayel, qui préside la commission parlementaire de l’Amitié franco-libanaise, la délégation s’est rendue à Baabda. L’entretien avec le président de la République, Michel Sleiman, a porté sur la coopération solide entre les deux pays à tous les niveaux. Henri Gebrayel a réitéré dans ce cadre le soutien de la France au Liban, saluant « les efforts du chef de l’État pour préserver l’unité et la stabilité, en le distanciant des crises régionales et des conflits des autres, surtout en Syrie », selon un communiqué de Baabda. Il a également salué la tenue hier de la séance électorale. La délégation a ensuite été reçue par le chef des Kataëb, l’ancien président de la République Amine Gemayel, en présence des membres du bureau politique du parti et de l’ambassadeur de France Patrice Paoli. Les échanges ont porté essentiellement sur l’échéance présidentielle et les moyens d’éviter le scénario du vide. Les répercussions de la crise syrienne, en l’occurrence le dossier des réfugiés, ont également été évoquées, sur la base de chiffres alarmants présentés par le ministre Sejaan Azzi. Des solutions possibles à la crise des réfugiés ont ainsi été examinées, comme l’aménagement de camps dans les zones syriennes sûres, ou la prise en charge d’un certain nombre de Syriens réfugiés au Liban par d’autres pays ayant une plus grande capacité d’accueil. S’exprimant à l’issue de la visite, Henri Gebrayel a salué « les positions nationales du président Gemayel », précisant en outre qu’une unité de travail commune sera créée entre les Parlements français et libanais « en vue de développer le concept de neutralité consacré par la déclaration de Baabda ». De son côté, Amine Gemayel est revenu sur les relations historiques entre la France et le Liban, qualifiant la réunion de « familiale ». Les parlementaires ont également été reçus par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil. l Élie Keyrouz, député de L’échéance présidentielle au cœur d’une tournée de parlementaires français 4 Liban jeudi 24 avril 2014 Barrage de Janna : la polémique s’envenime entre l’Environnement et l’Énergie La mémoire des 90 ans Dans « L’Orient » du 24 avril 1927 Harem !... Vous avez peut-être ri de ce juge d’instruction qui lançait, il y a trois jours, son mandat d’arrêt contre « le nommé Béchir ». S’il avait fallu appréhender tous les nommés Béchir qui se promènent sur l’étendue du territoire libanais, toute la gendarmerie n’y eût pas suffi, et y eût-elle suffi qu’il serait resté à savoir s’il y avait des prisons à Beyrouth pour contenir tous ces Béchir-là... Là où il faut cependant s’arrêter de rire, c’est à la Projet Mohammad Kabbani à « L’Orient-Le Jour » : « Ce barrage est un crime. » Depuis le début des travaux sur le barrage dit de Janna, dans la zone de Nahr Ibrahim à Jbeil, la polémique autour de ce projet ne fait que s’envenimer. Les écologistes ont été les premiers à réagir à cette nouvelle, évoquant un très grand nombre d’arguments environnementaux, techniques, économiques ou encore culturels qui devraient empêcher la construction de ce barrage à cet endroit (voir L’Orient-Le Jour du 17 avril, article intitulé « Le cri d’alarme du LEM » ). Le même jour de la publication de ce communiqué, la surprise venait du ministère de l’Environnement : le ministre Mohammad Machnouk envoyait une lettre à son homologue de l’Énergie, Arthur Nazarian, lui demandant d’interrompre les travaux sans délai, étant donné qu’aucune étude d’impact environnemental ne lui a été communiquée. Sachant que deux grands rapports, l’un publié par un bureau allemand et l’autre par un bureau français, ont émis des doutes sur la capacité de stockage d’un tel barrage, en raison de la nature karstique du sol. Le ministère de l’Énergie n’a pas tardé à rétorquer à la lettre de l’Environnement. Dans un communiqué daté de mardi dernier, le ministère affirme n’avoir « pas reçu officiellement la lettre du ministre de l’Environnement ». Il affirme par ailleurs que « les études préparatoires pour ce projet avaient été commencées en 2005, et qu’une étude d’impact environnemental a été effectuée en 2006, répondant à tous les critères qui étaient en vigueur en ce temps-là, c’est-à-dire avant la parution du décret 8633 », en 2012, qui réglemente de telles études. Il souligne également que l’appel d’offres et l’adjudication avaient tous les deux eu lieu en mars et avril 2012, « c’est-à-dire avant l’adoption dudit décret ». Et le ministère d’ajouter : « Il faut préciser que les études évoquées dans la lettre (du ministre Machnouk) avaient alors été examinées avec minutie. D’autres études techniques avaient été effectuées pour répondre aux points soulevés, menées par des bureaux de consultants mondiaux, et elles réfutent les arguments techniques sur la possibilité de fuites importantes du barrage vers la grotte de Jeita, des hypothèses sur lesquelles s’étaient basées des études comme celle de BGR (NDLR : l’Institut fédéral allemand des géosciences et des ressources naturelles, dans une étude sur la protection de la grotte de Jeita). » Hier, le ministre de l’Environnement a rappelé une nouvelle fois le ministère de l’Énergie à l’ordre, demandant l’arrêt des travaux le temps de présenter une étude d’impact environnemental. Il a fait remarquer que la lettre qu’il a envoyée en date du 22 avril a bien été enregistrée au ministère de l’Énergie sous le numéro de 438/w, en date du 23 avril. « Les lois (notamment le code de l’environnement datant de 2002) qui stipulent la nécessité des études d’impact précèdent le début du projet de Janna d’au moins trois ans, et le ministère de l’Énergie aurait dû les soumettre au ministère de l’Environnement en vertu du décret 8633 », poursuit M. Machnouk. Il rappelle également que de telles études avaient été exigées par son ministère concernant le projet de Janna, le 9 juillet puis le 18 novembre 2013. Sans résultat. Et de conclure : « Le ministère de l’Environnement souhaite que l’étude d’impact environnemental lui soit soumise pour qu’elle soit examinée par les personnes compétentes. En attendant, nous vous demandons de donner vos directives afin que les travaux soient interrompus sur le terrain. » provenance du port de Beyrouth, ont été saisies hier au port de Khartoum au Soudan. Dans un communiqué, le bureau de lutte contre les stupéfiants des Forces de sécurité intérieure a expliqué que les pilules étaient dissimulées dans cinq conteneurs de maïs. Trois personnes de la bande de trafiquants ont été arrêtées. D’après le communiqué, cette tentative de trafic a été avortée grâce à la collaboration des deux bureaux de lutte contre les stupéfiants au Liban et au Soudan. cadres des Brigades Abdallah Azzam, un groupe lié à elQaëda, a échappé hier à une tentative d’assassinat dans le camp des réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué. Ce dernier, qui revenait vers son domicile après avoir effectué la prière de l’aube dans la mosquée al-Nour, a été attaqué par un homme armé encagoulé. Des échanges de tirs ont eu lieu entre les deux hommes. Commentant l’incident, des sources palestiniennes proches du cheikh Oussama el-Chéhabi, citées par l’agence d’informations en ligne Now Lebanon, ont affirmé que le camp de Aïn el-Héloué risque d’être le théâtre d’une nouvelle série d’attentats. Selon ces sources, « il est clair qu’une décision visant l’assassinat de cadres islamiques a été prise ». Le projet le plus onéreux jamais conçu Aucun des deux ministres n’était joignable hier pour tirer cette polémique au clair. Mais un avis bien tranché nous a été donné par le président de la commission parlementaire de l’Énergie, des Transports et des Travaux publics, le député Mohammad Kabbani. Ce député, qui suit le dossier depuis très longtemps, a « donné raison à 100 % au ministre de l’Environnement ». Il dit avoir lui-même envoyé des lettres dans la même veine aux présidents de la République, du Parlement et du Conseil des ministres il y a un an et demi de cela, exigeant le gel du projet. Alors que dans son communiqué, le ministère de l’Énergie prétend que le barrage de Janna « devra stocker 95 millions de mètres cubes d’eau potable (NDLR : durant le pic saisonnier d’alimentation en eau) dont 65 millions seront acheminés vers Beyrouth », M. Kabbani avance des chiffres autrement plus modestes. « Le rapport de BGR a montré que le sol à cet endroit est bien trop perméable, dit-il. Au lieu des trente millions de mètres cubes (NDLR : de manière constante) qu’on nous a promis, l’étude montre que le barrage pourra stocker au plus 7 à 8 millions, ce qui en fera le projet le plus onéreux jamais conçu. Face aux doutes émis, un bureau français de renommée internationale, SAFEGE, a été consulté sur la question. Il a confirmé les hypothèses du bureau allemand. » Mais pour lui, le vrai scandale est financier. « Des projets d’envergure nationale tels les barrages, selon les lois libanaises, devraient être financés soit par les caisses de l’État, soit par des dons étrangers, dit-il. Comment se fait-il qu’on ait demandé à l’Office des eaux de Bey- Brèves Tirs de roquettes à l’est de Baalbeck Quatre roquettes tirées à partir de Syrie se sont abattues hier sur des villages situés à l’est de Baalbeck, occasionnant des dégâts matériels. Deux de ces roquettes sont tombées entre Tibé et Brital, la troisième entre Brital et Hour Taala et la quatrième dans le cimetière de Aïn Jaouzé. Les « Brigades des sunnites libres de Baalbeck », un groupuscule affilié à elQaëda, ont revendiqué sur leur compte Twitter le tir des roquettes sur Brital. Des pilules de Captagon, en provenance de Beyrouth, saisies au port de Khartoum Quelque 14 millions de pilules de Captagon, en Aïn el-Héloué risque d’être le théâtre d’une nouvelle série d’attentats Mohammad Jomaa, l’un des Le ministre de l’Environnement, Mohammad Machnouk, a demandé à deux reprises l’arrêt des travaux sur le site de Janna en attendant l’étude d’impact environnemental... ... alors que le ministre de l’Énergie, Arthur Nazarian, affirme que les études ont bien été faites, mais avant le décret qui l’oblige à les soumettre au ministère de l’Environnement ! routh et du Mont-Liban de s’acquitter de ce budget considérable ? » Il confirme par ailleurs « qu’aucune étude d’impact environnemental n’a été effectuée, toute déclaration en ce sens est erronée ». « Ce barrage est non moins qu’un crime », conclut-il. Photo Ibrahim Tawil S.B. La Jamaa demande la fermeture d’une décharge au Nord Le responsable de la Jamaa islamiya au Nord, Hassan Khayal, a demandé hier « aux autorités compétentes de fermer la décharge sauvage de Wadi Jaloul, qui se trouve à proximité de quartiers résiden- tiels ». Il a insisté sur la nécessité « de traiter les émanations toxiques qui se dégagent de l’incinération des déchets en plein air, et qui nuisent à la qualité de l’air tout comme à la santé humaine ». Toufayl respire après l’arrivée des secours Les habitants du village de Toufayl, enclavé en territoire syrien et rendu inaccessible par les combats dans ce pays, respirent après avoir reçu mardi les aides dépêchées par les autorités libanaises. Selon le secrétaire général du Haut Comité de secours, le général Mohammad Kheir, deux familles ont été évacuées de Toufayl vers Beyrouth où elles logent chez des parents. Les autres habitants du village, qui en compte près d’un millier, ont refusé de partir, selon le général Kheir. L’initiative de l’État couronne des semaines de tractations avec le Hezbollah qui soupçonne cette localité d’abriter des combattants de l’opposition syrienne, depuis la victoire des forces du régime syrien, appuyées par ses combattants dans les montagnes du Kalamoun, ce qui a pratiquement contribué au siège du village. Le député Mouïn Merhebi (courant du Futur) s’est félicité dans un communiqué du succès de l’opération d’évacuation des blessés et de la distribution de secours aux villageois. Il a de nouveau remercié le Premier ministre, Tammam Salam, et le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, ainsi que le Haut Comité de secours, la CroixRouge libanaise et les forces militaires et de sécurité pour leur contribution à ce succès. Il a cependant exprimé son étonnement parce que l’armée et les FSI n’ont pas maintenu une présence à Toufayl. L’ambassadrice de Suisse, Ruth Flint, qui a rendu visite hier à M. Machnouk, a félicité le ministre « pour les réalisations enregistrées au plan de la sécurité, dont dernièrement l’entrée des forces légales libanaises à Toufayl ». Celui-ci a répondu en soulignant que le succès des plans de sécurité appliqués par son département constitue une priorité. Le député Neemetallah Abi Nasr, qui a salué les propos de M. Machnouk au sujet des armes palestiniennes, « injustifiées que ce soit à l’intérieur ou en dehors des camps », a mis en garde contre la présence d’armes aux mains des réfugiés syriens. Il a souligné les problèmes de sécurité que ce phénomène risque de poser. deuxième partie du mandat d’arrêt. Là où il ne faut pas seulement s’arrêter de rire, mais où il y a lieu encore de réfléchir fort sérieusement, c’est au passage où il est question, quand on recherche un assassin, de « l’inviolabilité des harems ». Le harem est sacré ; le harem est inviolable, c’est entendu. Mais il ne faudrait tout de même pas que l’on en abusât, et il serait peutêtre temps que les légistes fixent une limite à cette inviolabilité. Nous avons vu l’année dernière, dans des circonstances particulièrement dramatiques, un assassin filer sous le nez de la police et tous les agents immobilisés, au moment où ils allaient le rejoindre, par le seul cri de : harem ! poussé derrière une clôture. Or il n’y avait pas plus de harem derrière ce mur que derrière les guichets de la Banque de Syrie (...) Source d’avenir Égypte : le Hezbollah et le Hamas accusés d’avoir aidé Morsi à s’évader en 2011 Deux témoins cités par l’accusation ont affirmé hier, lors d’une nouvelle audience du procès du président destitué Mohammad Morsi, que des membres du Hezbollah et du Hamas avaient attaqué des prisons en Égypte durant la révolte de 2011, pour permettre l’évasion de Morsi. « Des membres du Hamas, des Brigades al-Kassam, du Jihad islamique et du Hezbollah (...) sont entrés en Égypte via la frontière avec la bande de Gaza grâce à l’aide de Bédouins du Sinaï » le 28 janvier 2011, a indiqué au tribunal Mahmoud Wagdi, nommé ministre de l’Intérieur quelques jours à peine après ces évasions. Poursuivant son témoignage, l’ex-ministre les a accusés d’avoir « détruit des équipements de la police à Rafah, Cheikh Zoueid et el-Arish », trois villes du Nord-Sinaï frontalier de Gaza avant d’attaquer le lendemain « les prisons d’Abou Zaabal, d’al-Marg et de Wadi Natroun où étaient détenus des membres politiques du Hamas et du Hezbollah ». Le deuxième témoin, Atef Chérif Abdel Salam, chef de l’autorité pénitentiaire de l’époque, a accusé « des Bédouins du Sinaï » et « des membres d’el-Qaëda » d’avoir mené ces attaques. « Les prisons d’où les détenus ont pu s’évader étaient celles qui abritaient des militants politiques », a-til ajouté, précisant qu’une trentaine de dirigeants des Frères musulmans de M. Morsi étaient incarcérés à Wadi Natroun au moment des attaques. M. Morsi, destitué et arrêté par l’armée en juillet, comparaît actuellement dans trois affaires et doit répondre de son évasion de prison à la faveur de la révolte qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir en février 2011 – avec 130 coaccusés, dont des Palestiniens et des Libanais accusés d’avoir mené des attaques contre des prisons pour libérer les détenus islamistes. La prochaine audience de ce procès a été fixée au 30 avril. ěŴĴżĖŽŘūĔŭėŤĆĔėňĉĚĖĔŝŬ ĚŭŭšũťŤŃŴĴŐģēijİĝĸč ﻳﻌﻠﻦ ﻣﺠﻠﺲ ﻧﻘﺎﺑﺔ أﻃـﺒــﺎء ﻟﺒﻨﺎن ﻓــﻲ ﺑـﻴــﺮوت ﻋﻦ ﻋـﻠــﻰ اﻟﺮاﻏﺒﻴﻦ.إﺳ ـﺘــﺪراج ﻋ ــﺮوض ﻟﻤﻜﻨﻨﺔ اﻟـﻨـﻘــﺎﺑــﺔ ﻓﻲ اﻟﺘﻘﺪم ﻟﻠﺤﺼﻮل ﻋﻠﻰ ﻧﺴﺨﺔ ﻣﻦ دﻓﺘﺮ اﻟﺸﺮوط اﻟﻤﺘﻮاﻓﺮ ﻓﻲ ﻣﻘﺮ اﻟﻨﻘﺎﺑﺔ – ﺑﻴﺖ اﻟﻄﺒﻴﺐ – ﺗﺤﻮﻳﻄﺔ وذﻟ ــﻚ ﻟ ـﻘــﺎء ﻣـﺒـﻠــﻎ وﻗـ ــﺪره ﺳﺒﻌﻤﺎﻳﺔ،ﻓ ــﺮن اﻟ ـﺸ ـﺒــﺎك وﻣﻦ ﺛﻢ ﺗﻘﺪﻳﻢ ﻋﺮوﺿﻬﻢ،وﺧﻤﺴﻮن أﻟﻒ ﻟﻴﺮة ﻟﺒﻨﺎﻧﻴﺔ ﺑــﺎﻟـﻈــﺮف اﻟﻤﺨﺘﻮم اﻟـﺴــﺎﻋــﺔ اﻟـﺴــﺎدﺳــﺔ ﻣــﻦ ﻣـﺴــﺎء ﻳﻮم ﻟﻤﺠﻠﺲ اﻟﻨﻘﺎﺑﺔ2014 ﺣﺰﻳﺮان17 اﻟﺜﻠﺜﺎء اﻟﻮاﻗﻊ ﻓﻴﻪ ﺧﻼل اﺟﺘﻤﺎع ﻫﺬا اﻷﺧﻴﺮ ﻟﻴﺼﺎر اﻟﻰ ﻓﺘﺢ اﻟﻤﻐﻠﻔﺎت .ﻣﺒﺎﺷﺮة أﻣﺎم ﻣﻤﺜﻠﻲ اﻟﺸﺮﻛﺎت اﻟﻤﻘﺪﻣﺔ 2014ūĔĹżŬ22ŽŘěŴĴżĖ ĆĔėňǜēĘżŝŬ ŽŬĔĝĹėŤēūēŵʼnŬĉijŵĹŘŴĴėŤē Liban jeudi 24 avril 2014 Jean XXIII et Jean-Paul II, ou l’assurance d’une Église « bien guidée » 5 Perspective Près d’un million de catholiques de toutes les parties du monde, et notamment des milliers de Libanais, afflueront dimanche place Saint-Pierre, pour la cérémonie de canonisation des deux papes Jean XXIII et Jean-Paul II, une première dans l’histoire de l’Église. Fady NOUN Canoniser ensemble deux saints, et de plus deux papes, c’est l’événement unique auquel le monde entier est convié, ce dimanche 27 avril, et pour lequel le pape François invite à prier, où que l’on soit. Pour les Libanais, Jean-Paul II (1920-2005) est une figure populaire. C’est le voyageur infatigable, le second saint Paul. le farouche défenseur des droits des petites nations et de la liberté religieuse et « l’une des forces de dissolution de l’Empire soviétique » – le mot est du cardinal Poupard. C’est surtout, pour les Libanais, l’homme qui nous a consacré un synode, en 1995, et qui a forgé cette formule inoubliable et largement imméritée : « Le Liban est plus qu’un pays, c’est un message de pluralisme pour l’Orient et l’Occident. » Jean XXIII (1881-1953), par contre, est un inconnu pour beaucoup. Sa canonisation sort sa figure de l’oubli. Pourtant, nous devons à cet homme d’origine rurale, que les chauffeurs de taxi romains appelaient « le bon pape », à ce pur produit de la curie romaine qui fut nonce apostolique en Bulgarie, en Turquie, en France et en Grèce, avant d’être élu pape en 1958, l’événement ecclésial majeur du XXe siècle dans l’Église catholique, le concile Vatican II (1962-1965), une consultation universelle « œcuménique » qui modifia le visage de l’Église. À l’ouverture du concile, Jean XXIII appela sur l’Église une « Nouvelle Pentecôte » et beaucoup pensent qu’il fut exaucé. Le troisième âge se souviendra peut-être qu’en 1954, année mariale marquant le centenaire du dogme de l’Immaculée Conception, le cardinal Angelo Roncalli, futur Jean XXIII, foula le sol de notre patrie où le pape Pie XII l’avait délégué. Mais ce déplacement ne fit pas de vagues. Pour justifier la double canonisation, on a prêté au pape François l’intention de vouloir plaire à tous. À l’appui de cette proposition, on évoque les deux tempéraments si différents de Jean XXIII et Jean-Paul II. On souligne aussi la différence d’époque qui marque leurs vies. Tout cela est vrai. Comme il est vrai aussi que tous les deux étaient profondément semblables dans leur élan pastoral. Mais quelles que soient les similitudes et différences mises en avant, ces grilles de lectures restent superficielles. Elles ne permettent pas d’aller au fond des choses. Car, aux yeux de la foi, l’Église n’est pas une institution purement humaine, mais le fruit d’une synergie entre Dieu et les hommes, et que pour rendre compte de sa vie et de son évolution, une À son arrivée à Beyrouth en 1997, le Saint-Père bénit un caisson contenant de la terre du Liban, ce pays « dont la disparition serait, avait-il dit, l’un des remords du monde ». Photo archives an-Nahar lecture sociologique ou psychologisante est insuffisante. Il faut lui superposer une lecture spirituelle et tenir compte de cette donnée mystérieuse qui veut que l’Église est conduite par l’Esprit Saint. Aggiornamento Pour en revenir au concile Vatican II (1962-1965), c’est très certainement, historiquement, le grand point commun des deux pontificats. Lancé par Jean XXIII, conclu par Paul VI, Vatican II, qu’il suivit de très près, fut toujours considéré par Jean-Paul II comme le principal événement ecclésial du XXe siècle. L’esprit du concile fut rendu par le mot italien « aggiornamento », qui signifie mise à jour, dépoussiérage, adaptation. Mise à jour de la vérité de l’Évangile et dépoussiérage des formes de la religion, dans le souci de la présentation de l’Évangile à de nouvelles générations, comme dans le souci de l’unité et de l’ouverture aux autres religions du monde. Jean Guitton, le seul laïc invité par Jean XXIII au concile comme observateur, parle d’une « préadaptation » de l’Église aux mutations de tous ordres qui l’attendaient. Il y a là, sans doute, la clé de lecture majeure de la double canonisation, le pape François soulignant à la fois la sainteté personnelle des deux pontifes, mais aussi la continuité entre les deux pontificats, audelà des différences de sensibilités et d’époque. Cette continuité est celle d’une Église qui, dit John Newman, « ne change, ne se transforme, que pour rester fidèle à elle-même » ; d’une Église qui combat les ténèbres spirituelles où les trois derniers siècles ont plongé le monde occidental. Cette dernière proposition est de Jean-Paul II. Elle figure dans l’un de ses ouvrages grand public, Entrez dans l’espérance. Le pape y affirme que « le combat contre Dieu domine, dans une large mesure, depuis trois siècles, la pensée et la vie de l’Occident » (Pocket, page 205). Ce que Jean-Paul II met en cause, ce sont les idéologies de la mort de Dieu et de l’exploitation effrénée de l’homme par l’homme dont on a vu les ravages au XXe siècle. Écoutons la voix prophétique de Jean-Paul II : « L’Église reprend chaque jour son combat contre l’esprit de ce monde. Ce n’est rien d’autre que le combat pour l’âme de ce monde. En effet, si d’un côté l’Évangile est présent, l’évangélisation se poursuit. D’un autre côté une puissante anti-évangélisation ne désarme jamais. Elle dispose de moyens et de vastes programmes et elle s’oppose avec détermination à l’Évangile et à l’évangélisation. Le combat pour l’âme du monde contemporain est à son apogée là où l’esprit de ce monde semble le plus puissant. C’est en ce sens que l’encyclique Redemptoris missio parle des aréopages modernes. Ces accueillent avec enthousiasme ce que leurs parents semblaient rejeter. » (Entrez dans l’Espérance pp. 178-179). On entend presque, dans ces lignes fortes, les rugissements de joie des Journées mondiales de la jeunesse qui, depuis les années 90, rassemblent dans différentes capitales du monde des jeunes venus du monde entier ; les jeunes de cette « génération Jean-Paul II » qui a redécouvert avec une émotion qui ne passera pas les trésors de l’Église dédaignés par leurs aînés. Une morale de convenance Le mot structures est un mot-clé dans le vocabulaire de Jean-Paul II. Dans le texte cité plus haut, il parle des « structures de pouvoir et de soumission aussi bien politiques que culturels » dont s’est doté l’Occident, qui lui ont permis d’imposer son hégémonie au monde. Dans d’autres textes, il parle des « structures du péché », c’està-dire de systèmes économiques, sociaux et culturel qui induisent des conduites contraires à l’Évangile. Le relativisme éthique, une espèce de « morale individuelle à la carte » où toute norme absolue a disparu, pour céder la place à une morale de convenance, est l’un de ces systèmes. En canonisant Jean XXIII et Jean-Paul II, l’Église propose donc aussi bien un modèle de sainteté qu’un modèle de pensée pour un monde livré à de puissants courants antichrétiens, qu’il s’agisse du communisme qui continue de régner en maître sur un bon quart de l’humanité ; de théories du genre propagées par une ONU qui prétend devenir un gouvernement mondial à travers « Aujourd’hui l’évangélisation renouvelle sa rencontre avec l’homme, elle va à la rencontre des nouvelles générations. » (Jean-Paul II) aréopages sont le monde de la science, de la culture, des moyens de communication. Ce sont les milieux où se forment les élites intellectuelles, c’est la sphère des écrivains et des artistes. « Aujourd’hui, l’évangélisation renouvelle sa rencontre avec l’homme, elle s’adapte au changement de génération. Tandis que passent les générations qui se sont éloignées du Christ et de l’Église, qui ont accepté le modèle “laïc”, sécularisé de pensée et de vie, ou auxquelles ce modèle a été imposé, l’Église regarde toujours vers le futur ; sans jamais s’arrêter, elle va à la rencontre des nouvelles générations. Et il semble clair que ces nouvelles générations 24 avril 1915 : ce jour que les Arméniens n’oublieront jamais Les victimes cachées du génocide La foi chrétienne est l’une des composantes majeures de l’identité arménienne. Et pourtant, aujourd’hui, il est de plus en plus question de ces Arméniens musulmans, islamisés de force au cours des siècles passés et tout particulièrement du génocide de 1915 en Turquie. La chape de silence commence à se disloquer. L’un après l’autre, les fantômes prêtent leurs voix à ce « passé qui ne passe pas ». Une mémoire vivante et tourmentée. On les appelle « les restes de l’épée ». Des enfants rescapés du génocide, essentiellement de belles jeunes filles, enlevées sur les chemins de la déportation, pour être incorporées dans des foyers musulmans, kurdes ou turcs. Converties de force à l’islam, épousées légalement ou restées « secondes femmes », elles ont traversé le siècle dans le silence, « les lèvres scellées » par la douleur et par la crainte de remuer les fantômes du passé. Elles ont eu des enfants qui, la plupart du temps, ignoraient cette origine cachée et, aujourd’hui, c’est à la génération suivante que l’on découvre cette réalité. « Autant le négationnisme est difficile à contrer, disentils, autant une grand-mère est intouchable. » Objets, visages, images floues de lieux hantés comme la petite ville de Dersim, qui semble paresser au fond d’une vallée. Tout en bas, au fond du canyon, les eaux en furie du fleuve Munzur. Ce cours d’eau à la force légendaire qui coule dans la région de Dersim, dans l’est de la Turquie, a servi de cimetière à des milliers d’Arméniens de l’Empire ottoman, victimes du premier génocide du XXe siècle. Du haut des falaises, des hommes et des femmes ont été jetés dans le fleuve. Dans cette enclave montagneuse, des dizaines de villages portaient des noms arméniens avant 1915. L’habitant de Dersim, cet Arménien islamisé, est donc, si l’on peut ainsi dire, le seul historien sur place, qui nous reste des temps antégénocidaires. L’autre volet de l’appartenance nationale, et non religieuse. Bientôt cent ans ! Aujourd’hui, les Arméniens cachés de la Turquie se mettent à revendiquer haut et fort une identité arménienne, longtemps niée et inavouable. Et beaucoup reviennent à la religion et à la culture de leurs aïeux, enclenchant un mouvement de fond avec lequel la société turque devra compter à l’avenir. Ces Arméniens oubliés reviennent hanter les autorités turques telle une damnation : ils sont les racines du pays, ils portent en eux la mémoire collective du pays de Massis et d’Ararat. Sans nous, ils ne sont plus rien. Sans eux, nous tombons dans le vide, d’une mémoire brisée. Très souvent, l’idée s’empare de notre conscience que seul un chrétien peut être considéré comme arménien ; d’où il ne saurait exister des notions telles que « Arménien converti ou Arménien d’autre religion. Il faut aborder dans le cadre de la réalité contemporaine, plutôt que ce que nous voulons voir ou ce qui est idéal. L’existence des Arméniens islamisés de force et de leurs descendants est un fait, et il serait pour le moins partial d’ignorer une population qui a préservé la mémoire de ses origines arméniennes, en dépit de difficultés sans nombre. C’est vrai que nous avons été le premier peuple à accepter la chrétienté, en 301 après J.-C., et ces Arméniens catholiques, protestants, païens ou athées ou islamisés restent des Arméniens. Notre arménité exige de donner voix et, partant, mémoire vive aux centaines de milliers de ces victimes pour qu’elles ne soient pas précipitées dans les caveaux de l’oubli. Nous estimons que la diversité des religions ne détruit pas l’unité nationale. Aucune nation civilisée ou non civilisée sur terre n’adhérerait à une même Église. Ni le catholicisme, ni le protestantisme, ni même l’islam n’ont fait que l’Arménien cesse d’être un Arménien, et inversement, l’appartenance à l’Église apostolique ne nous donne pas le droit d’être appelés arméniens. Si j’insiste sur ce point, c’est surtout pour prouver que « l’identité nationale » n’est pas une réalité figée, définie une fois pour toutes, mais un combat dialectique entre les En ouvrant le concile, Jean XXIII pria pour l’avènement d’une nouvelle Pentecôte. Il fut exaucé. Jean-Paul II : grandeur de vision, courage de décision, limpidité d’expression. périphéries et le centre, l’ombre et la lumière, le passé et le présent, les forces du mal et les forces du bien, le déracinement et l’enracinement. Il est clair que dès qu’on rejette le principe de la légitimité religieuse, il n’y a plus, pour donner une base aux délimitations d’une nation, que le droit des nationalités, c’est-à-dire des groupes naturels, déterminés par la race, l’histoire et la volonté des populations. Désormais, la question de l’identité nationale n’est plus seulement, ni même principalement, un problème philosophique, n’intéressant que le petit monde des intellectuels. Elle devient une « affaire d’État ». L’affaire de tous les Arméniens. On ne saurait mieux souligner le fait que désormais, l’identité arménienne nationale est fondée sur une identification entre le monde des morts (les Arméniens du génocide) et le monde des vivants (les Arméniens rescapés et les Arméniens islamisés). Approchons-nous de ces Arméniens oubliés, adoptonsles ! Qu’ils retrouvent leur bercail familial ! Il est temps. Le temps de la vérité ! Cela signifierait la « déconstruction » de l’État-nation turc, modèle infaillible comme l’aimait Atatürk, et la déstabilisation d’Ankara, une fois pour toutes. Turquie, reconnais le génocide ! Bientôt cent ans ! Jackie DERVICHIAN Chercheuse Sainteté et miracles Pour le bon peuple chrétien, un saint doit faire des miracles, en général des guérisons. C’est l’une de ses premières « fonctions ». C’est un peu ce que pense l’Église institutionnelle, qui exige deux miracles pour canoniser un homme ou une femme réputés pour leur sainteté. Le premier miracle pour les déclarer bienheureux, le second saints. Le socle sur lequel reposent ces deux titres, toutefois, est l’héroïcité des vertus du candidat ou de la candidate à la canonisation. Elle lui vaut, si elle est confirmée, un premier titre de vénérable Des deux miracles retenus pour la canonisation de Jean-Paul, le premier est la guérison, en 2005, d’une religieuse française, Marie Simon-Pierre Normand, atteinte de la maladie de Parkinson, le même mal qui rongeait le pape Jean-Paul. Pour sœur Marie Simon-Pierre, c’était un véritable calvaire au quotidien : tremblements, raideurs, douleurs, insomnies. À la mort du pape, son état empira. Puis, un jour, sa supérieure, qui n’avait pas baissé les bras, lui demande d’écrire « Jean-Paul II ». La première tentative est illisible, mais dans la soirée, comme habitée par une force invisible, sœur Marie Simon-Pierre réécrit le nom du pape. À 4 heures du matin, elle se réveille, stupéfaite d’avoir dormi. D’un bond, elle sort du lit, son corps n’était plus endolori, plus aucune raideur et intérieurement elle ne se sent plus la même. Elle est guérie. Le second miracle attribué à l’intercession de Jean-Paul II est la guérison totale, en 2011, d’une Costaricaine Floribeth Mora, une mère de famille atteinte d’un anévrisme au cerveau à laquelle les médecins ne laissaient aucun espoir, l’artère endommagée étant logée dans un endroit inaccessible de son cerveau. La guérison se produisit pendant qu’elle suivait, malgré des maux de tête intolérables, la cérémonie de béatification de Jean-Paul II à la télévision avec sa famille. Le soir, dans son sommeil, les maux de tête disparurent. Le lendemain matin, elle recommença à marcher, avec l’impression que « quelque chose s’est passé ! » Dans une radiographie ultérieure, il n’y avait plus trace d’anévrisme. Pour Jean XXIII, le miracle qui a ouvert la voie à la béatification a eu lieu le 25 mai 1966, en faveur d’une religieuse italienne, sœur Caterina Capitani, de la Congrégation des Filles de la charité. Considérée comme mourante par les médecins à la suite d’une opération en vue de l’ablation d’une tumeur à l’estomac, elle se rétablit soudainement après en avoir appelé à l’intercession du pape. certaines de ses agences ; ou encore de l’ultralibéralisme économique qui écrase les pauvres, approfondit le fossé Nord-Sud et produit ce que le pape François nomme aujourd’hui « une culture du déchet ». L’Église propose, en échange, une vérité qui s’oppose à toute coupure de l’homme avec la transcendance, à toute culture bricolée à partir d’un structuralisme douteux qui considère que l’être humain est une espèce animale parmi d’autres, une espèce prédatrice parvenue à dominer le monde, et qu’il faut modeler avant qu’elle ne le détruise et se détruise. Certes, cette destruction est bien réelle, mais de là à stériliser les hommes pour contrôler la démogra- phie, ou à « expérimenter » des modèles de comportements sur les enfants, il y a un pas qui, si on le franchit, projetterait l’homme sur la planète des singes ou sur l’île du Dr Moreau. On le voit bien, l’appel à élites, aujourd’hui, sont plus sensibles à la justice qu’aux miracles. Elles gardent les yeux ouverts, regardent la télé, vont sur les réseaux sociaux, épluchent les revues, créent des observatoires, s’activent, débattent, demandent des comptes, descendent dans la rue, bouillonnent. En canonisant deux papes, le signal que François adresse d’abord aux catholiques, c’est que leur combat contre les ténèbres spirituelles « doit être inlassablement repris tous les jours », et que la sainteté de vie peut faire une différence. C’est aussi l’assurance de savoir l’Église « bien guidée » au milieu d’une confusion des valeurs qui semble aller grandissant. « L’Église ne change, ne se transforme, que pour rester fidèle à elle-même. » (John Henry Newman) la sainteté de ces deux canonisations s’adresse d’abord aux élites intellectuelles. C’est sans doute la raison pour laquelle aucun miracle de guérison n’a été réclamé pour la canonisation de Jean XXIII, sinon une guérison qui remonte à 1966. Mais les Aidez-nous à faire notre deuil Le 24 avril est une date significative et sombre pour les Arméniens dans le monde entier car ce jour-là, en 1915, plusieurs centaines de notables et d’intellectuels (religieux, politiques et enseignants) sont arrêtés et ensuite exécutés à Istanbul. La déportation du peuple arménien a commencé aussitôt après d’une manière systématique, lorsque le gouvernement des Jeunes Turcs (ordre émis par Talaat Pacha, ministre de l’Intérieur) a ordonné « le déplacement » des Arméniens. Cela consistait à les éliminer physiquement. Depuis, le 24 avril est devenu la journée commémorative du génocide des Arméniens partout dans le monde. Ce génocide représente dans l’histoire des Arméniens un moment déterminant de leur conscience moderne. Cette expérience est si traumatisante qu’elle semble parfois déterminer le reste. Ce traumatisme est choquant par sa singularité et sa spécificité non pas en la manière unique d’être tué, mais parce qu’il s’adresse à un peuple qui est singularisé dans son existence à un moment donné. Nous ne retrouverons jamais les vies assassinées, les vies volées que nous commémorons le 24 avril. Et les familles meurtries le resteront à jamais. Aujourd’hui plus qu’hier nous devons lutter contre les négationnismes. « Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l’oubli ». C’est pour cela que nous devons respecter la mémoire des victimes, notre mémoire à tous. Près de 99 ans après, les Arméniens de la diaspora souffrent en silence ou presque ce déni de justice, jusqu’à ce que, ses 40 dernières années, des résolutions parlementaires et autres prises de positions officielles leur ont mis du baume sur le cœur en leur témoignant enfin de la sympathie. On voit bien aujourd’hui, hélas, que les descendants des victimes du génocide dérangent à nouveau. On aimerait qu’ils se taisent et laissent en paix leurs bourreaux, les faussaires. Parce que la mémoire heurte leur susceptibilité. Parce qu’il ne faut surtout pas les froisser. Le négationnisme d’État qui sévit en Turquie a une base idéologique qui est la même que celle du génocide de 1915. Nous revendiquons la justice ! La justice, c’est la reconnaissance ! La justice, c’est la réparation du crime ! Notre combat est celui de la « vérité ». Ni haine dans notre message ni vengeance dans nos aspirations, mais nous n’avons, en revanche, pas à nous excuser de ressentir de la colère pour l’État turc ! Pendant 99 ans, l’État turc s’est toujours efforcé de nier la réalité du génocide arménien et de se dérober à toute action qui pourrait atténuer les conséquences de 1915. Il a continué à effacer les traces des crimes commis contre les Arméniens, en détruisant des centaines d’antiques églises arméniennes et de vieux monastères, en démolissant des œuvres d’art culturelles, en récrivant l’histoire. 99 années que les gouvernements turcs successifs endoctrinent leur peuple... Dès l’école maternelle on leur apprend que les Arméniens sont des traîtres, des ennemis de la nation, que le génocide arménien n’est qu’un vaste mensonge tiré d’un complot mondial contre la Turquie. Lorsque la vérité dérange les ignorants, ce n’est pas à celui qui sait de se taire mais à l’ignorant d’apprendre. Nous n’éprouvons pas de haine contre le peuple turc, bien au contraire... Nous menons ce combat également pour lui, pour que sa société soit enfin en paix avec ce passé coupable, pour qu’Arméniens et Turcs puissent se regarder non plus avec méfiance, crainte, mais fraternellement. Nous essayons de donner une sépulture symbolique à nos morts, aidez-nous après 99 ans à faire notre deuil. Nous luttons pour la justice... Les États, en signant le traité de Lausanne, ont renié leur promesse de justice et ont voué les survivants à l’oubli ! Sur les sables brûlants du désert de Deir ez-Zor, des silhouettes d’hommes, de femmes et d’enfants s’avancent, méconnaissables, titubant. La petite Gariné, assoiffée, affaiblie, n’ayant plus la force d’esquisser le moindre pas, s’écroule dans les bras de sa mère, étendue sur le sol, agonisante. Combien d’Arméniens, fautifs de l’être, ont dû subir le même sort que Gariné ? Plus d’un million et demi de citoyens arméniens vivant en Cilicie ont été forcés à l’exode, vers l’inconnu, sur le chemin de la mort. À nos jours, le terme de « génocide » est banni par les autorités d’Ankara, alors que nombre de pays, d’historiens et de parlementaires l’ont reconnu et dénoncé, ayant été le premier du XXe siècle mais demeurant encore irrésolu. Un génocide bien planifié par la « Sublime Porte » d’Istanbul pour exterminer la minorité arménienne que rien ne présageait à un tel destin, elle qui vivait en parfaite harmonie, dans l’entente et le respect mutuel, avec le peuple turc. Aujourd’hui, la Turquie, dont la jeunesse se veut à la hauteur de ses aspirations, dans un cadre démocratique, doit renoncer à sa politique de négation, même si elle accepte que des erreurs ont été commises à l’encontre de la communauté arménienne. Une fois le terme de « génocide » reconnu par les dirigeants actuels, notre communauté sera prête à tourner une sombre et douloureuse page de son histoire qui a divisé les deux peuples. C’était il y a 90 ans... Joseph MAHDESSIAN Hilda DADOURIAN 6 Culture Mona Hatoum et Etel Adnan à l’honneur au Mathaf de Doha Expositions Déambulation dans les univers de Mona Hatoum et d’Etel Adnan au Musée d’art moderne et contemporain de Doha (Mathaf ), qui présente simultanément deux expositions temporaires consacrées à ces deux importantes artistes contemporaines issues du Liban. QATAR, de Zéna ZALZAL Deux « artistes-femmes » déploient au Mathaf de Qatar leurs univers respectifs. Absolument opposés et cependant clairement évocateurs de force, de singularité, de féminisme et de sensibilité. Mona Hatoum vs Etel Adnan ? Plutôt qu’un match, le musée de Doha, sous la direction de Abdallah Karroum, offre là l’opportunité d’un regard croisé sur les parcours de ces deux figures majeures de l’art du monde arabe. Lesquelles, bien que de générations différentes, ont développé, chacune à sa manière, des pratiques artistiques avant-gardistes. Une œuvre porteuse d’un message politique, nourrie de quête identitaire, d’interrogations intimes et d’expérimentations corporelles pour Mona Hatoum, dont l’exposition « Turbulence », la plus vaste qui lui ait été consacrée jusqu’à ce jour, organisée par le duo de curateurs Sam Bardaouil et Till Fellrath, occupe, jusqu’au 18 mai, l’intégralité de l’espace en rez-de-chaussée du musée. Et une sorte de rétrospective (étonnamment non accompagnée de références chronologiques !) pour Etel Adnan, dont le pluralisme artistique est mis en lumière par le fameux curateur suisse Hans Ulrich Obrist dans l’exposition « Etel Adnan In All Her Dimensions » qui se tient jusqu’au 6 juillet dans les grandes salles de l’étage supérieur. L’installation « Bourj 2010 /Bunker 2011 » qui ouvre l’exposition de Mona Hatoum au Mathaf... « Turbulences » de Hatoum S’ouvrant par Bourj 2010/ Bunker 2011, une installation* composée de plusieurs édifices, en empilement de tubes d’acier rectangulaires, comparables de prime abord à une maquette de préconstruction, mais aux perforations évoquant les impacts d’obus de la guerre civile libanaise (dont certaines pièces baptisées Holiday Inn ou SaintGeorge semblent, d’ailleurs, directement inspirées), cette toute première confrontation du visiteur avec le travail de Mona Hatoum établit d’emblée la manière d’appréhender ses œuvres. Par des lectures successives qui vont au-delà du regard immédiat pour y débusquer les jeux souterrains de tension et de légèreté qui les irriguent. Ces dichotomies, contrastes et paradoxes qui animent toutes choses et que l’on retrouve toujours dans le travail de cette artiste sont provocateurs de turbulences. D’où l’intitulé de l’exposition, emprunté à une œuvre de 2012 composée de milliers de billes de verre transparentes de différentes tailles dessinant au sol un carré parfait (4 x 4 m) et dont le miroitement, évoquant un bouillonnement de bulles, contraste avec ses contours d’une géométrie rigide. En fait toute l’œuvre de Hatoum est « turbulente ». À l’image du parcours de cette artiste d’origine palestinienne, née en 1952 à Beyrouth. Et qui aura doublement expérimenté le sentiment de déracinement puisque, en 1975, alors qu’elle poursuivait des études d’art à Londres, la guerre civile éclate l’empêchant de retourner au Liban avant de nombreuses années. Depuis, partageant son temps entre Londres et Berlin, cette artiste sans frontières explore inlassablement, sous des formes et pratiques artistiques variées (photos, vidéos, performances corporelles, œuvres sur papier, sculptures, installations cinétiques ou monumentales...), les thématiques du territoire, de l’exil, des zones de conflits, de l’enfermement, de l’instabilité, de la perte, du cloisonnement des genres et de la violence de la condition féminine. Présentée dans le vaste espace du Mathaf, une sélection de quelque 70 œuvres réalisées au cours des trois dernières décennies révèle l’étendue du travail de Mona Hatoum. Depuis ses premières performances des années 80 (Negotiating Table et Roadworks) jusqu’à ce Hot Spot de 2013 (une mappemonde géante évoquant, par le retraçage en néons rouges des frontières des continents, le danger menaçant l’ensemble de la planète), en passant par la série d’agrandissements Cette exposition, qui d’une certaine façon fait suite à celle qui lui avait été consacrée en 2012 à la Documenta de Kassel, revient donc sur cinq décades de créations picturales et littéraires de cette artiste pluridisciplinaire et polyglotte. Laquelle, née en 1925 à Beyrouth et vivant depuis toujours entre le Liban, les États-Unis et la France, développe depuis les années 60 une œuvre où textes et peintures, maîtrisés chacun de manière indépendante, s’associent parfois avec bonheur. C’est le cas notamment de ses « leporellos » (cahiers japonais en accordéon) présentés dans la salle hébergeant les écrits et vidéos d’Etel Adnan. Mais ce sont surtout les salles dédiées aux dessins, peintures et tapisseries de cette véritable chantre de la couleur pure qui enchantent le visiteur. Par la sérénité joyeuse qui irradie de ses paysages abstraits en petit format (qui font sa signature personnelle), comme des tapisseries de plus grand format. Des œuvres picturales vibrantes d’une solaire poésie. Souvent marquées d’un étrange petit rectangle rouge, point de départ de la toile en cas de manque d’inspiration, nous révèle-t-on. Et qui contrebalancent la facette plus sombre et tourmentée de ses écrits. Dont le fameux Sitt Marie Rose, un ouvrage inspiré des événements du Liban qui lui a valu le prix France-pays arabes et qui est aujourd’hui considéré comme un classique de la littérature de guerre. « Rois et pions », de l’Inde à l’Espagne... Une atmosphère lumineuse se dégage des peintures et tapisseries d’Etel Adnan. monumentaux d’ustensiles de cuisine, rappeuses, moulins et broyeuses, transformés ainsi en objets de torture... Marqué par son questionnement permanent sur la marche du monde et les ressorts de l’intime, ainsi que par ses associations toutes personnelles de matières agressives (acier, verre brisé, fils barbelé, cheveux et fluides corporels...) et de compositions délicates, son art bien que conceptuel est largement dispensateur d’émotions. Fortes. Entre fascination, désir, peur, angoisse, voire même répulsion ! Nature et poésie d’Etel... Pratique artistique plus intimiste pour Etel Adnan. Qui partage, toutefois, avec Mona Hatoum l’expérience de l’exil ainsi que des préoccupations identitaires et une sensibilité féministe marquée. Sauf que l’exposition de Hatoum se place dans le registre du trouble et de la gravité, alors que celle d’Etel Adnan diffuse une atmosphère plus sereine. Et apaisante. Le curateur suisse, qui présente cette grande artiste libanaise comme « l’une des personnes les plus sages que j’ai pu rencontrer, un vivant trésor d’inspiration », soutient « qu’autant dans ses poèmes, ses romans, ses vidéos ou ses toiles, ce qui importe pour Etel Adnan, c’est la manière dont l’homme et le monde se construisent à partir des éléments de la nature. Je pourrais dire de ses œuvres plastiques comme de ses textes qu’ils forment une architecture cosmique et, bien qu’elle ne construise ni pont ni maison, qu’elle est l’une des plus grandes architectes que je connaisse. » Parallèlement à ces deux expositions d’envergure au Mathaf, une troisième intitulée « Kings and Pawns » (« Rois et pions ») se tient au Musée d’art islamique de Doha. Ce très beau musée (à l’architecture extérieure cubique signée I.M.Pei, le concepteur de la pyramide du Louvre à Paris, et à la scénographie de JeanMichel Wilmotte) propose, jusqu’au 21 juin, un panel de figurines, tables, peintures, manuels d’échecs et manuscrits illustrés représentatifs des divers jeux de table : échecs, backgammon, ludo ou encore serpents et échelles. À travers les diverses pièces anciennes exposées, ce sont les origines, les formes et les esthétismes divers de ces jeux, toujours très prisés, qui sont retracés. Du VIIe siècle à nos jours et depuis leurs provenances initiales indiennes et leur adoption par les élites perses jusqu’à leur propagation occidentale, par le biais de l’Espagne suivant ainsi l’expansion de l’islam. Fœtus de Damien Hirst vs araignée de Louise Bourgeois « The Miraculous Journey », la série de fœtus de bronze géants de Damien Hirst. « Maman » de Louise Bourgeois, bronze de 10 m de haut et œufs en marbre blanc. Parallèlement à ces expositions organisées sous la houlette de l’Autorité des musées de Qatar (QMA), des œuvres de très grands artistes de l’art contemporain ponctuent désormais le paysage urbain de la capitale. Dont deux à voir absolument : « The Miraculous Journey », une série de fœtus de bronze géants de Damien Hirst faisant face à un hôpital récemment construit et illustrant les différentes étapes du miracle de la vie depuis la conception jusqu’à l’enfantement (une œuvre de commande réalisée par le célébrissime artiste britannique à la demande de cheikha al-Mayassa bint Khalifa al-Thani, sœur de l’émir actuel et présidente de la QMA), et la « Maman » de Louise Bourgeois, une gigantesque araignée de bronze et marbre de 10 m de hauteur installée, depuis 2012, au National Convention Center. Sculpture emblématique de la célèbre plasticienne franco-américaine décédée en 2010. Assurément, l’art tisse de plus en plus fort sa toile au Qatar... *« Les Bourj » réalisés en 2010 à Beyrouth dans le cadre d’une exposition de l’artiste au sein du BAC sont, d’ailleurs, un prêt du Beirut Art Center. « Les Bunker » eux sont prêtés par la fameuse galerie londonienne White Cube. jeudi 24 avril 2014 Des « Miniatures » au « Black-out », la danse en miettes... Bipod Dans tout festival il y a des bémols et des ratés. Inégalités des spectacles en ce maillon de l’événement où deux séances se succèdent en un après-midi. Des « Miniatures » (au Métro) au « Black-out » (au Madina), émiettement de la danse dans tous ses états. Et pas forcément les meilleurs ou les plus convaincants... « Black-out » de la Cie Saire. Edgar DAVIDIAN Moment expérimental et exploratoire de la danse dans ces deux spectacles, sans lien apparent ou fil conducteur, hormis ce qui est supposé être la danse. Et la danse, elle, se fait là rare. Avec l’éclatement des mesures et des prosodies de la danse contemporaine de nos jours, on pirouette impunément... D’abord ces Miniatures (titre emprunté sans doute à la brièveté des saynètes ou des tableaux proposés à la sauvette) groupant trois artistes à l’énoncé et la formulation un peu farfelus et sans consistance. Yendi Nammour, visage caché par une tignasse noire, godasse à grosse semelle dans un pied et escarpin rouge à talon aiguille dans l’autre, short et mousseline de mariée sur les fesses et les reins, personnage plus caricatural que mystérieux ou androgyne, se trémousse dans la pénombre. Avec une lampe de poche pour tout éclairage. Sans queue ni tête. Un loupé agité de 11 minutes qui n’arrache même pas un sourire. Ou une interrogation. Inutilement provocant. Si l’on appelle cette mascarade et cette clownerie provocation ! Lui succède Tawfiq Izeddou, un architecte marocain converti à la danse. Cheveux hérissés, fessu, ventru, il se pose en dondon qui se voudrait leste et agile. Il a des grâces plus pathétiques que comiques. Treize minutes de gestuelle en minauderies agaçantes. Avec un chant qui déraille dans les notes élevées, appelant à la patience de Job. Et le public alors, il devrait invoquer qui ? Pour compléter le trio, Arnaud Saury, son jeans, sa chemise à carreaux, ses baskets, son micro et son « laptop ». Fragment d’un discours amoureux pour une liberté sexuelle au partenaire sans choix de genre... La danse n’a rien à voir ici. Car personne ne bouge sur les planches ! Même si l’interactivité de l’interpellation implique un spectateur, en l’occurrence ici un Syrien qui maîtrise l’arabe pour la traduction du français. Amusant à la rigueur, mais cela ne dépasse pas l’improvisation élaborée d’une soirée d’école en fin d’année... Changement de cap, de ton et d’atmosphère avec Blackout de la Cie Saire. Toujours taillant dans l’expérimental, ce spectacle suisse a de la poigne et vire davantage aux préoccupations de l’art plastique qu’aux mouvements intrinsèques du corps. Sur la scène, érigée en fosse, une aire où trois jeunes gens en tenue de plage (une femme et deux hommes) se prélassent avec leur serviette au soleil des sunlights. Le public est debout. Nombre limité certes de l’audience, mais quand même un peu en surnombre pour rester 40 minutes sur les jambes. Une spectatrice est tombée même de cette tribune d’infortune sans parapet ni appui ! Vue plongeante sur les protagonistes. C’est dire, en terme de vision, l’implacable d’une destinée et le tragique d’une création où dominent le noir et le blanc. Plaqués contre le sol, le visage caché de leur main, les trois danseurs sont là, offerts aux regards. Ils exposent leur corps, leur peau, leur mouvement, leur inquiétude, leur angoisse, leur attente. Ils s’exposent tout court dans un rectangle d’une dizaine de mètres carrés. Comme des lions en cage ou des personnages en vitrine. Le soleil les brûle, les traque, les met en lumière. Les tendresses humaines se nouent. Les corps se délient, s’enlacent. Les préférences pointent... Oui l’être vivant est imprévisible. Comme toute créature et toute création. Car, sur leur tête, comme des nuages chargés de pluie, des baquets déversent des granulés noirs. Comme du bitume en pluie. Affolement des corps, de la peau, des sensualités, des sensibilités, des mouvements. Et cet espace devient lieu de collision, d’empoignade, de (dé)structuration et de glissades. Se dessinent alors, comme sur une toile, en empreintes et traces, des dessins abstraits, en blanc et noir « soulagien »... Interaction des lignes et des corps qui frétillent, s’élancent, s’arrêtent, fusionnent, se séparent, dérivent... Avec des corps qui s’habillent, comme des cambrioleurs, d’une gaine avec cagoule de mineurs qui s’identifient au noir du ventre de la terre. Sur fond d’une musique aux vibrations intenses et menaçantes, avec une fanfare qui a l’allure d’une marche funèbre joyeuse, avance cette percée dans un monde qui oscille entre cérémonial de la vie et mise en terre. Demeure cet éclairage saisissant d’un parterre illuminé, recouvert de granules noires et où nagent, presque à contre-courant, trois êtres vivants à la fluidité des poissons... Baroque et puissante vision, même si les corps n’ont pas toute la prééminence de l’expression. Dixième édition de « Jabal », pour la découverte de jeunes artistes Le Salon Jabal ( Jeunes artistes des beaux-arts du Liban) fête son 10e anniversaire et présente, du 8 au 10 mai, à l’hôtel Le Gray, plus d’une trentaine de jeunes artistes libanais ou résidant au Liban.* Organisé par la Fansabank, le Salon Jabal est un événement qui a su parier sur la qualité. Aujourd’hui, il est devenu un lieu important pour découvrir les jeunes artistes du Liban. « La Fransabank est heureuse d’offrir une tribune d’expression à cette jeune création, témoin de son temps. Les artistes de Jabal contribuent à l’effervescence de la création contemporaine au Liban. La diversité des tendances représentées est à l’image du bouillonnement artistique qui anime le monde de l’art d’aujourd’hui et de demain », souligne M. Adnane Kassar, président du groupe Fransabank. Chaque année, plus d’une centaine d’artistes (peintres, sculpteurs et photographes, représentant les tendances artistiques de cette nouvelle génération) postulent pour exposer à Jabal et seulement une trentaine est retenue par le comité artistique du Salon. L’objectif de cette initiative est donc de faire découvrir au public le potentiel de ces jeunes artistes sélectionnés par des professionnels, lors d’une exposition annuelle. Ce Salon, c’est avant tout l’accès à la création contemporaine au Liban qui promeut les artistes de demain. Une façon pour les amoureux de l’art et les collectionneurs de découvrir des talents cachés et d’acquérir des œuvres sélectionnées, à des prix abordables. Reste au public la possibilité de suivre l’évolution de l’artiste choisi ! À chaque édition de Jabal, les visiteurs se font de plus en plus nombreux. En 2013, plus de 4 500 visiteurs ont visité le Salon. Depuis sa création, en 1998, environ 70 % des œuvres exposées sont vendues et 30 % des artistes exposés sont approchés par une galerie. Un bon nombre d’entre eux sont aujourd’hui exposés dans des galeries tout aussi bien au Liban, qu’aux Émirats arabes unis, mais aussi en Europe et en Asie. « Les banques ont de tout temps accompagné la création artistique. Les Médicis en sont un illustre exemple. Aujourd’hui, comme vous le montrent les dernières éditions de Jabal, la Fansabank continue cette tradition. La banque possède une des collections de premier plan au Liban et par notre mécénat nous soutenons activement les artistes, même si d’autres préoccupations ont récemment vu le jour », déclare Dania Kassar, directrice marketing de la Fransabank. Dania KASSAR [email protected] [email protected] Carnet jeudi 24 avril 2014 Pour placer vos annonces Carnet à partir du web : www.lorientlejour.com, onglet « Carnet ». Pour les hommages, s’adresser à Mlle Thérèse SABER. Tél. : 05/956444. Nécrologie Rose Gergi Kanaan Hélou Nicole Hélou Joëlle, épouse du Dr Ibrahim Orizi, et leur famille (à l’étranger) Henri Hélou Dr Charles Hélou Me Dany Hélou, son épouse Suzanna Rotova et leur famille Thérèse Ghiyé, Vve Élias Hélou (ancien président de la municipalité de Baabda), et ses fils : Me Antoine et l’ingénieur Georges Le fils de feu Joseph Hélou : Dr Antoine Joseph Hélou Les enfants de feue Renée : L’ingénieur Antoine Moukarzel et famille Farès Antoine Moukarzel et famille Nada, épouse Philippe Khater, et leur famille L’ingénieur Fady Moukarzel et famille ainsi que leurs familles et tous les habitants de Baabda ont la douleur d’annoncer le décès de leur regretté époux, père, beaupère, grand-père et oncle MICHEL ANTOUN BOU NAJM HÉLOU frère de feue Yvonne Hélou. Les obsèques auront lieu aujourd’hui jeudi 24 avril à 15h30, en l’église Mar Abda et Fawka, à Baabda. Les condoléances seront reçues aujourd’hui jeudi 24 et demain vendredi 25 avril, de 11h à 19h, dans le salon de l’église Mar Abda et Fawka, à Baabda. z Martine Chébli, épouse Xavier Côte de Soux, et famille (à l’étranger) Carine Chébli, épouse Baptiste Desplats, et famille Nadim Chébli, son épouse Danielle el-Metni et famille Dr Yves et Simone Laraque et famille (à l’étranger) Gisèle Laraque-Martinez et famille (à l’étranger) Micheline Laraque et famille (à l’étranger) Philippe Laraque et famille (à l’étranger) ainsi que les familles Chébli, Laraque, Côte de Soux, Desplats et elMetni ont la douleur de faire part du décès, survenu mardi 22 avril 2014, de leur regrettée mère, sœur, grand-mère, belle-mère et tante MYRNA MICHÈLE THÉRÈSE LARAQUE Vve Samir Chébli L’absoute sera donnée aujourd’hui jeudi 24 avril à 15h30, en l’église Saint-Vincent-de-Paul, Naccache. L’inhumation aura lieu au cimetière de la paroisse. Les condoléances seront reçues avant l’absoute à partir de 14h, ainsi que vendredi 25 et samedi 26 avril, de 11h à 18h, dans le salon de l’église Saint-Vincent-de-Paul, Naccache. z Yva Moufarège, née Moutran Claude Moufarège, née Wakim David Moufarège Daisy Boustany, née Moufarège, et famille Sonia, Vve Gabriel Moufarège, et famille ont la douleur de faire part du décès, survenu à Paris le 24 mars 2014, de leur bien-aimé fils, époux, père et frère Dr ALAIN CÉSAR MOUFARÈGE Un office religieux sera célébré pour le repos de son âme, samedi 26 avril à 11h, en l’église Notre-Dame de l’Annonciation, rue du Liban. Les condoléances seront reçues après l’office et jusqu’à 18h30, dans le salon de l’église. Condoléances Isabelle Bédros Bahadourian Joseph Aour, son épouse Aline Rahmé et leurs enfants : Amine, Isabelle et Toufic André Aour, son épouse Carole Bassila et leurs enfants : Karen, épouse John Khabbaz, et leur famille Anthony et Andrew Gladys, épouse du député Dr Atef Majdalani, et son fils : l’émir Tarek Chéhab La famille de feu Sélim Aour Toufic Aour et famille La famille de feu Naaman Aour (à l’étranger) Hanna Aour et famille Samih Aour et famille Les enfants de feue Jaza’, Vve Fouad Mouallem, et leurs familles ainsi que les familles Aour, Bahadourian, Sadek, Rahmé, Bassila, Majdalani, Khabbaz, Chéhab, Mouallem, tous les habitants d’Enfé et leurs alliés au Liban et à l’étranger ont la douleur de faire part du décès, survenu samedi 19 avril 2014, de leur regretté époux, père, beau-père, grand-père, frère, beau-frère et oncle AMINE GERGÈS AOUR Les condoléances seront reçues aujourd’hui jeudi 24 et demain vendredi 25 avril, de 11h à 18h, dans le salon de l’église Saint-Nicolas des grecs-orthodoxes, à Achrafieh. Prière de considérer cet avis comme tenant lieu de faire-part personnel. z La direction et les employés de la société Amine Aour SAL ont la douleur de faire part du décès du regretté AMINE GERGÈS AOUR Fondateur et président honoraire z Le président et les membres du conseil d’administration de la société Amine Aour SAL ont la douleur de faire part du décès du regretté AMINE GERGÈS AOUR Fondateur et président honoraire z Le groupe des sociétés Amine Aour au Liban et à l’étranger a la douleur de faire part du décès du regretté AMINE GERGÈS AOUR Fondateur et président honoraire z Farès Jasser et sa fille Michel Jasser, son épouse Lamice Hilaneh et famille Denise Jasser Agnès, épouse Maroun Chédid, et famille Nada, épouse de l’ingénieur Élie Chédid, et famille Samira Khoury, Vve de son frère Jamal Jasser, et famille Les enfants de sa sœur feue Wardé, Vve Sélim Khoury, et leurs familles ainsi que tous les habitants de Saghbine ont la douleur de faire part du décès de leur regretté père, beau-père, grand-père, beau-frère et oncle JAMIL FARÈS JASSER Les condoléances seront reçues aujourd’hui jeudi 24 avril, de 11h à 19h, dans le salon de l’église Sacré-Cœur, à Badaro. z Marcelle, Vve Gebran Sabbagha, et ses enfants Joy Haddad, son épouse Alida René Jazra et leurs enfants : Corinne, épouse Grégoire Toussaint, et famille (à l’étranger) Michel et Hadi ainsi que les familles Haddad, Bihar, Sabbagha, Jazra, Toussaint, Afeiche, Farah et leurs alliés au Liban et à l’étranger ont la douleur d’annoncer le décès, survenu mardi 22 avril 2014, de leur regretté frère, beau-frère et oncle RAYMOND MICHEL HADDAD Les condoléances seront reçues aujourd’hui jeudi 24 avril, de 11h à 18h, dans le salon de l’église Saint-Dimitrios (Mar Mitr) des grecsorthodoxes, Achrafieh. z Boulos Chucrallah Abou Jaoudé Ghazi Abou Jaoudé, son épouse Nathalie Bouchakjian et leur famille Anne-Marie Abou Jaoudé Joseph Abou Jaoudé et famille Michel Abou Jaoudé et famille Liliane, Vve Antoine Abou Jaoudé, et famille Sœur Anne-Marie (des sœurs de la Charité) Nouhad, épouse Paul Aznavourian, et leur famille Carmel Abou Jaoudé ont la douleur de faire part du décès de leur regrettée épouse, mère, belle-mère, grand-mère, sœur, belle-sœur et tante YVETTE RACHID ABOU JAOUDÉ Les condoléances seront reçues aujourd’hui jeudi 24 avril, de 11h à 19h, dans le salon de la paroisse, à Jouret el-Ballout. z La présidente et les membres du comité du centre Renée Wehbé ont la douleur de faire part du décès de YVETTE ABOU JAOUDÉ Membre active du centre Quarantième Pour le quarantième jour du rappel à Dieu du regretté CÉSAR GERGI NASR une messe sera célébrée pour le repos de son âme, dimanche 27 avril à 12h, en l’église du Sacré-Cœur, Badaro, Beyrouth. La famille du défunt prie les parents et les amis de s’associer à ses prières. z Pour le quarantième jour du décès de la regrettée JAMALE HELAYEL BOUTAGY épouse Sélim Boutagy une messe sera célébrée pour le repos de son âme, samedi 26 avril à 18h, en l’église Saint-Jean-Chrysostome de l’archevêché grec-melkite catholique, Beyrouth, rue de Damas. La famille de la disparue prie les parents et les amis de s’associer à ses prières. z Pour le quarantième jour du décès des regrettées NOHAD IBRAHIM AZAR et SAMIRA IBRAHIM AZAR une messe sera célébrée dimanche 27 avril à 11h30, en l’église SaintÉlie, Kantari. Une pensée pieuse est demandée à tous ceux qui les ont connues et aimées. Commémoration Il y a un an, nous quittait pour un monde meilleur PIERRE ABDO SADEK Une messe sera célébrée pour le repos de son âme, samedi 26 avril à 18h, en l’église Sainte-Rita, Sin el-Fil. Les condoléances seront reçues après la messe dans le salon de l’église. Sonia Antoine Habib à l’honneur au ministère du Tourisme 7 Environnement Journée de pique-nique samedi à Ramlet el-Baïda L’ONG Nahnoo, qui œuvre en faveur du développement d’espaces publics au Liban, organise une journée de pique-nique à Ramlet el-Baïda, pour sensibiliser la population sur la nécessité de maintenir cette plage publique, d’autant qu’elle est la dernière à l’être à Beyrouth. Le pique-nique est prévu pour ce samedi 26 avril à 13h. Nahnoo assurera aux visiteurs des parasols, des matelas, des cerfsvolants et prévoit, pour les enfants, un spectacle avec des clowns. Elle demande juste aux personnes intéressées d’amener avec elles leurs lunettes de soleil, leurs repas, des instruments de musique, des jeux... Pour plus d’informations, appeler au 01-280474 ou au 71-411883 www.facebook.com/BaydaRamletna et www.nahnoo.org « Théorème », le chefd’œuvre de Pasolini Au séminaire de Chawki Azouri, demain jeudi 24 avril 2014 à 19h30, à l’hôpi- tal Mont-Liban, Hazmieh. La projection sera suivie d’un débat. Semaine de la lecture Rencontre demain autour de l’œuvre de Hyam Yared Dans le cadre de la Semaine nationale de la lecture, l’association Assabil, qui célèbre la Nuit des bibliothèques de Beyrouth, organise une rencontre autour de l’ensemble de l’œuvre de l’écrivaine libanaise, Hyam Yared, auteure de nombreux ouvrages dont Sous la tonnelle, Esthétique de la prédation, Malédiction... demain, vendredi 25 avril à 19 heures, à la bibliothèque publique municipale de Monnot, rue de l’Université Saint-Joseph, à côté du théâtre Monnot. Tél : 01-203026. Entrée libre. Conférences « Perversion et deuil originaire » à l’USJ La Société libanaise de psychanalyse (SLP) annonce que la prochaine conférence publique, « Perversion et deuil originaire », sera donnée par Marie- Thérèse Khalifé, le mercredi 30 avril, à 19h30, à l’USJ – faculté des lettres et des sciences humaines, bâtiment A, 3e étage, amphithéâtre 305. Aide humanitaire Centre social du CJC – Cas 4 618 Une femme âgée de 52 ans, mère de 3 enfants, souffre d’insuffisance rénale, est sous séances de dialyses. Elle a toujours besoin d’un traitement coûteux et suivi, qui n’est pas assuré par le ministère de la Santé. Souhaiterions réunir une somme de 300 000 LL comme contribution à ce cas. Le cas 4 617 est couvert. Merci. Fransabank – Tabaris n° 20.10.0302648.03. Tél. : 01/335844, cell. : 70/145301, après-midi 01/335750. Annuaire Appels d’urgencE Forces de Sécurité Intérieure : 112 Pompiers : 175 Défense civile : 125 Croix-Rouge : 140 DOCTORS AT HOME 01/444400 Home Care Lebanon : 01/388344 SERVICES PUBLICS Communications internationales : 100 Information (télé.) : 1515 Ogero (réparations des lignes téléphoniques) : 139 Aéroport : 150 Électricité du Liban : 01/442720 Office des eaux de Beyrouth : 01/386760 Sonia Habib recevant son écusson des mains du ministre Michel Pharaon, hier. Photo ANI Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a organisé hier une cérémonie en l’honneur de la réalisatrice Sonia Antoine Habib, à laquelle le ministre a remis la médaille nationale de l’appréciation pour avoir remporté le prix du Festival international du cinéma en République tchèque pour son documentaire Hors des ténèbres, et qui illustre la coexistence au Liban à travers l’histoire de deux jeunes Libanais de confessions différentes. Dans son allocution, M. Pharaon a applaudi « l’exploit » de la directrice de production, ajoutant que « le ciné-tourisme constitue un facteur important au Liban » et estimant que « Sonia Habib représente les jeunes qui croient en leur pays ». De son côté, le président de l’ordre des journalistes, Élias Aoun, a félicité la réalisatrice, qui a remercié pour sa part le ministre du Tourisme pour son encouragement et pour son soutien aux jeunes talents. « Le tourisme cinématographique mérite le soutien tout autant que le tourisme médical ou religieux », a-telle ajouté, espérant que le Liban devienne la capitale du cinéma dans le monde arabe. Hommage à Abdel Halim Hafez au profit d’IDRAAC M. Élie Rizkallah (voix) et le Dr John Fayyad (piano) présenteront une soirée musicale, un hommage à Abdel Halim Hafez, le mercredi 30 avril à 20h30 à l’amphithéâtre Pierre Abou Khatercampus des sciences humaines-USJ. Le concert comprendra des chansons des films et des enregistrements en studio de Abdel Halim Hafez des années 1950, 60 et 70. Pour plus d’informations, appeler au 76 10 05 76 ou au 01 583 583. Les bénéfices de ce concert iront au profit d’IDRAAC, une ONG dédiée à la sensibilisation à la santé mentale et au bien-être psychologique. IDRAAC est spécialisée dans la conduite des programmes de recherche, de sensibilisation, de formation et d’interventions sur le terrain en ce qui concerne la santé mentale. Fondée en 1997, elle a été officiellement enregistrée le 14 mai 2002 (permission n° 63, amendement n° 7848 le 28 mars, 2007). Toutefois, les membres d’IDRAAC mènent des recherches depuis 1982 et ont été impliqués dans de nombreuses études nationales et internationales, ciblant différents segments de la population et évaluant les différents problèmes de santé mentale. IDRAAC offre des services communautaires, des programmes de sensibilisation et de recherche de classe mondiale en matière de santé mentale, y compris la toxicomanie et l’abus de substances, notamment l’alcool. IDRAAC travaille actuellement pour établir une unité de soutien psychologique aux enfants et leurs familles touchés par le cancer et autres maladies chroniques. Macam Alita à Jbeil jusqu’au 31 mai. Tél. : 03/271500 Walid Rachid : Miroirs… Les cheikhs druzes Mowahhedoun du Liban à l’Institut français de Deir el-Qamar jusqu’au 24 mai. Tél. : 05/510016 Mohammad al-Ameri : State of Love à Orjowan Art Gallery à Bir Hassan imm. Nisrin rue Omar Fahel face TV Mayadeen jusqu’au 30 avril. Tél. : 76/703572 Zena Assi : Framing my City à la galerie Alwane Saifi Village jusqu’au 24 avril. Tél. : 01/975250 Zeina Abi Rached : Paris n’est pas une île déserte à l’Institut français de Tripoli jusqu’au 30 avril. Tél. : 06/442590 Persian Maxis à la galerie Artlab Gemmayzé près Daraj el-Fan jusqu’au 26 avril. Tél. : 03/244577 Rita Saadé : être de lumière à l’Institut français du Liban jusqu’au 26 avril. Tél. : 01/420200 Fatima Kawtharani : Red Sunflowers à Art Circle rue Antoine Gemayel près rue Commodore jusqu’au 3 mai. Tél. : 03/027776 Mounira al-Solh : All mother tongues are difficult à la galerie Sfeir Semler imm. Tannous La Quarantaine jusqu’au 19 juillet. Tél. : 01/566550 La nature autrement à l’Institut français de Zahlé jusqu’au 25 avril. Tél. : 08/821293 Joseph Harb : Under construction à la galerie Janine Rubeiz imm. Majdalani Raouché jusqu’au 26 avril. Tél. : 01/868290 Oussama Baalbaki : Shadows and gloominess à la galerie Tanit imm. East Village Mar Mikhaël jusqu’au 26 avril. Tél. : 76/557662 Critical Machines à l’AUB Byblos Bank Art Gallery jusqu’au 26 juin. Tél. : 01/350000 ext. : 4347 Vijai Patchleenan à la galerie Workshop jusqu’au 25 avril. Tél. : 01/494331 The Petrol Emotion à MAS La Posta rue Trabaud jusqu’au 27 avril. Tél. : 70/366969 Exposition collective d’artistes internationaux à la galerie Les Plumes Achrafieh Tabaris jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/333537. Agenda Cinéma Premières visions ★ Brick Mansions de Camille Delamarre. Detroit, 2018. Damien, policier expert en arts martiaux, est chargé d’infiltrer le dangereux ghetto de Brick Mansions. Dernier film de Paul Walker. CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Dunes/Première/Galaxy, Espace, Planète Abraj, Vox B.C. Center, Cinemall ★★ Factory Girl de Mohammad Khan avec Yasmine Raeis (Muhr au Festival de Dubaï). Sur fond musical, une jeune fille de condition modeste s’amourache du directeur de l’usine. Un film égyptien à la fois dramatique et gai. Métropolis Empire Sofil ■ Diplomatie c’est un film de fiction historique franco-allemand coécrit et réalisé par Volker Schlöndorff avec Pour connaître les horaires du circuit Empire, appeler le 1 269. Planète Abraj 01/292 192 Grand Cinemas 01/209 109 ABC Achrafieh Grand Cinemas 04/444 650 ABC Dbayeh Grand Concorde 01/343 143 Grand Las Salinas 06/540 970 Grand Saïda Mall 07/723 026 CinemaCity DORA 01/899 993 CinemaCity BEIRUT 01/995 195 SOUKS Métropolis Cinéma01/204 080 Vox B.C. Center 01/285 582 À voir absolument À voir ★★★ ★★ À voir à la rigueur ★ Ne pas se déranger ❍ Pas vu ■ André Dussolier et Niels Arestrup. Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh ★ House of magic film d’animation belge. Pour enfants. Un chat tombe sur un manoir abandonné où tout est magie. Grand Cinemas ABC Dbayeh/Concor- de/Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Vox B.C. Center, Cinemall The other Woman de Nick Cassavetes, avec Cameron Diaz. Trois femmes trompées se coalisent pour se venger de l’homme trompeur. Grand ■ Cinemas ABC Dbayeh/Concorde/Las Salinas/ Saïda Mall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Dunes/Première/Galaxy, Espace, Planète Abraj/City Complex Tripoli, Vox B.C. Center, Cinemall. En salle ★★ Belle et Sébastien de Nicolas Vanier. La belle histoire d’amitié entre un chien et un petit garçon. Remake de la célèbre série télévisée française des années 60. Pour enfants et adultes. Mé- tropolis Empire Sofil, Vox B.C. Center, Cinemall Captain America de Joe Johnston, avec Chris Evans et Hayley Atwell. Plongée dans les premières années du superhéros de Marvel. Grand Cinemas ABC ■ Dbayeh/Concorde, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Planète Abraj/City Complex Tripoli, Vox B.C. Center ★★ CasSe-tête chinois de Cédric Klapisch, avec Romain Duris et Audrey Tautou. Vingt ans après l’Auberge espagnole, que sont-ils devenus ? Empire Première Divergent de Neil Burger, avec Kate Winslet et Shailene Woodley. Dans une société postapocalyptique, une jeune fille doit choisir son clan. ❍ CinemaCity (Beirut Souks), Empire Première/ Galaxy, Grand Concorde, Vox B.C. Center ■ Halawet Rouh avec Haïfa Wehbé et Salah Abdallah. Ce film raconte l’histoire de Rouh qui vit seule dans un taudis avec son fils. La Haïfa copieraitelle Monica Bellucci dans Malena. CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Dunes/Galaxy, Espace, Grand Cinemas ABC Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, Cinemall, Vox B.C. Center, Planète Abraj/City Complex Tripoli ★★ Héritages de Philippe Aractingi. Questions d’iconographie funéraire avec Zeina Fani et Nada Hélou à l’Institut français du Liban à 18h00. Tél. : 01/420200. ★ Tinker bell de Peggy Holmes, avec CINÉ-CLUB ABC Achrafieh/Dbayeh Mae Whitman et Christina Hendricks. Joli film animé pour enfants sur la fée Clochette. CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Filmée et interprétée par Aractingi et sa famille, cette œuvre, où se mêlent fiction et réalité, retrace le portrait d’une saga, ses allers-retours, évoque les problèmes de l’exil et du déracinement. Empire Dunes, Planète Abraj/City Complex Tripoli, Vox B.C. Center ★ Need for speed de Scott Waugh, avec Aaron Paul. Dérive du jeu vidéo, ce film interprété par Aaron Paul (Breaking Bad) remplacera-t-il la saga de Paul Walker ? CinemaCity (Dora), Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Première/Galaxy, Espace, Planète Abraj, Vox B.C. Center, Cinemall Métropolis Empire Sofil, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Planète Abraj (20h00 et 22h30) Empire Galaxy, Cinemall, Vox B.C. Center Noah (3D) de Darren Aronofsky, avec Russell Crowe et Jennifer Connelly. L’histoire biblique de Noah lorsqu’il a affronté le déluge. Une vision inédite de ce sauveur de l’humanité. Grand ■ Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/ Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Première/Galaxy, Espace, Cinemall, Vox B.C. Center, Planète Abraj/City Complex Tripoli ★ Rio 2 (3D) film d’animation de Carlos Saldanha, avec Anne Hathaway. Suite du premier Rio. Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/ Saïda Mall, Planète City Complex Tripoli, Cinemall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Dunes/Galaxy, Espace, Vox B.C. Center ★★ Son of God de Christopher Spencer, avec Diogo Morgado. L’histoire de Jésus-Christ de sa naissance à CONFÉRENCE sa mort. Empire Galaxy, Espace ★★ The Spectacular now de James Ponsoldt, avec Miles Teller et Shailene Woodley. L’histoire d’amour de deux adolescents, simple, pleine d’émotions mais sans spectaculaire. Grand Cinemas ■ Tokarev thriller de Paco Cabezas, avec Nicolas Cage. Lorsque la mafia russe lui enlève sa fille, un ancien criminel rassemble son ancienne équipe pour appliquer sa propre justice. Grand ■ Transcendance de Wally Pfister, avec Johnny Depp et Rebecca Hall. Will et Max sont des génies de l’informatique qui travaillent pour créer un monde où les ordinateurs pourraient imiter et dépasser le fonctionnement du cerveau humain. Leurs recherches sont mises à mal par un groupuscule de radicaux. Grand Cinemas ABC Achrafieh/Dbayeh/Concorde/Las Salinas/Saïda Mall, CinemaCity (Dora et Beirut Souks), Empire Dunes/Première/Galaxy, Espace, Vox B.C. Center, Cinemall. N.B. : Les programmes ci-dessus sont donnés sous toute réserve. CONCERT Piano à quatre mains au Centre culturel et social Jaber à Nabatieh à 17h00. Tél. : 07/762744. Festival du film de Tripoli au Centre culturel Safadi Beit el-Fan jusqu’au 29 avril. FESTIVALS Meeting Points 7 au Beirut Art Center Jisr el-Wati Adlieh jusqu’au 3 mai. Tél. : 01/397018 BIPOD : Beirut international platform of dance au théâtre al-Madina à 20h30 jusqu’au 27 avril. Tél. : 01/343834 Spring festival au théâtre Tournesol Tayyouneh jusqu’au 26 mai. Tél. : 01/381290. Expos Hussein Madi : A Boudless life au Beirut Exhibition Center front de mer jusqu’au 1er juin. Tél. : 01/962000 ext. : 2883 Fouad J. Tabet : Mitsou à SV Gallery Saifi Village rue Anis Kanafani jusqu’au 3 mai. Tél. : 01/975655 Missak Terzian : Timeless dream à la galerie Hamazkaïne Bourj Hammoud centre Shaghzoyan jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/241262 Antoine Faysal : Arc-en-ciel au Lycée libano-allemand Jounieh jusqu’au 30 avril. Tél. : 09/835572 Anita Toutikian : Exbroideries à Badguer La Maison rose rue Der- Melkonian Bourj Hammoud jusqu’au 18 mai. Tél. : 01/240214 Je te salue Marie à la galerie Alice Mogabgab rue Achrafieh imm. Karam jusqu’au 13 juin. Tél. : 03/210424 JoËlle Jammal Junk : The inside da box à The Oddfish Store jusqu’au 3 mai. Tél. : 01/566302 Mohammad Almuazin : To sources à la galarie Zamaan fin Hamra rue Sadate jusqu’au 26 avril. Tél. : 01/745571 Ginane Makki Bacho et Fathallah Zamroud : Traces physiques à la galerie Ayyam à côté de l’hôtel Monroe rue Zeitouni jusqu’au 31 mai. Tél. : 01/374450 Mustapha Azeroual : Reliefs à la galerie Art Factum jusqu’au 2 mai. Tél. : 01/443263 Beirut on screen à Plan Bey Mar Mikhaël rue d’Aménie imm. Geara jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/444110 Frida et Diego à la villa Audi jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/200445 Habib Haddad : Bala Enwen à LAAPS Verdun jusqu’au 28 avril. Tél. : 01/738522 The last supper à The Venue Souk el-Arwan jusqu’au 4 mai. Tél. : 78/940941 Haytham Jabbar au souk Jewellery jusqu’au 10 mai. Tél. : 01/957000 ext. 3601 Rio Com Muito Amor à Brasiliban rue Mar Mitr jusqu’au 9 mai. Tél. : 01/322905 Joseph el-Khoury au 392 Rmeil 393 rue Gouraud Gemmayzé Reem Yassouf : Child’s message à Art on 56th rue Youssef Hayeck Gemmayzé jusqu’au 3 mai. Tél. : 01/570331 Zaven : The age of bronze à Théâtre Kan ya ma kan au théâtre Caracalla à 20h45 jusqu’au 26 avril et le 27 avril à 17h00. Tél. : 01/999666 S’abandonner, dit-elle au Zoukak Studio à 20h00. Tél. : 70/910339 Come back : Les diseurs à l’Olympia de Kaslik à 21h00. Tél. : 09/644202-3 – 71/1508501 Psy Carlos trip au théâtre Béryte rue de Damas à 20h30 jusqu’au 27 avril. Tél. : 01/218078 Tarik el-Chams de Roméo Lahoud au théâtre du Casino du Liban de mercredi à samedi à 20h30 et dimanche à 17h00 jusqu’au 27 avril. Tél. : 09/859888 Louna et Cooky Belly de Samer Abou Rizk à l’Athénée de Jounieh à 16h00 les samedis et dimanches jusqu’à fin avril. Tél. : 09/912321 Comedy Night au Playroom à Zalka près Mobili Top à 21h30. Tél. : 70/757500 Marionnettes : Tine et Zbib présentées par Nayla Khayath et Formula Fun à la Planète de la découverte rue Ayass Souks de Beyrouth jusqu’au 30 avril. Tél. : 01/980650. Économie 8 S&P 500 1 875,4 jeudi 24 avril 2014 Dow Jones Nasdaq 100 Euro Stoxx 50 CAC 40 –0,07 % –0,89 % –0,74 % –0,74 % 16 501,7 –0,22 % 3 557 Bourse de Beyrouth Volume Les valeurs – BLOM Stock Index 22 545 Solidere A 23 976 Solidere B 29 965 Solidere - GDR 3 185 Bank Audi - SAL – Bank Audi - GDR 88 Bank of Beirut 788 Byblos Bank – BEMO Bank 1 496 BLOM Bank – BLOM Bank - GDR – Rasamny Younis Motor – Holcim Liban SAL Taux de change (L.L.) Devise Dollar US Livre syrienne Dinar irakien Dinar koweïtien Dinar jordanien Dinar bahreïni Dirham EAU Rial qatari Rial saoudien Livre égyptienne Livre sterling Franc suisse Yen (100) Franc CFA (1 000) Dol. canadien Dol. australien Euro Prix Var. (%) Montant 1 207,61 13,06 12,92 13 6,10 6,18 19 1,69 1,82 9 9,20 0 +1,16 +0,16 +0,39 –0,49 0 0 +0,60 0 –0,11 0 – 292 831 309 569 389 499 19 430 N/A 1 672 1 332 N/A 13 464 N/A 3,50 14,82 0 0 N/A N/A Vente 1 514 10,47 1,30 5 302,98 2 136,91 4 015,92 412,20 415,82 403,72 217,49 2 543,97 2 521,72 14,81 2,95 1 489,42 2 000,90 2 095,98 Taux croisés $ USD £ GBP CHF ¥ YEN € EUR – 1,67 1,13 0,0098 1,3816 £ Sterling 0,59 – 0,67 0,0058 0,82 CHF Franc suisse 0,88 1,48 – 0,0086 1,22 102,42 171,84 115,97 – 141,50 0,72 1,21 0,81 0,0071 – Devise $ Dollar US ¥ Yen € Euro Taux d’intérêt Devise 2 j. 1 m. 3 m. 6 m. 1 an $ USD 0,25 0,15 0,22 0,32 0,54 £ GBP 0,50 0,48 0,52 0,62 0,92 CHF 1,00 –0,005 0,01 0,07 0,20 ¥ YEN 0,10 0,10 0,13 0,19 0,34 € EUR 0,25 0,22 0,29 0,39 0,55 Bons du Trésor Nom Euro obligations libanaises - 5 ans Euro obligations libanaises - 10 ans Obligations américaines - 10 ans Obligations du Trésor français - 10 ans Obligations du Trésor allemand - 10 ans Obligations du Trésor britannique - 10 ans Obligations du Trésor japonais - 10 ans Rendement 4,98 % 6,19 % 2,69 % 2,00 % 1,52 % 2,68 % 0,61 % Les commandes de biens durables US en amélioration Comme la maUS : investissement productif et livraisons jorité des indide biens capitaux (variation en %) cateurs économiques, les commandes de biens durables se sont révélées plus faibles que prévu au début 2014. Malgré des commandes totales attendues en hausse de 2,0 % en mars, la variation trimestrielle devrait être proche de zéro. Les livraisons de biens ca- entreprises est assez robuste pitaux hors transport et depuis quelques semaines. défense ont mieux résisté Quant à la confiance des (voir graphe ci-dessus) mais entrepreneurs, elle ne peut signalent malgré tout que qu’être aidée par la stabilila contribution de l’inves- sation de la situation budtissement à la croissance gétaire. Enfin, la demande du T1 va se modérer. Il y intérieure paraît se raffermir a tout lieu de penser que avec l’accélération des créace ralentissement n’est pas tions d’emplois et des venpermanent. Dans les enquê- tes au détail reparties fortetes de climat des affaires, les ment à la hausse. Tous ces entreprises anticipent une facteurs devraient aboutir hausse des dépenses de ca- cette année à une croissance pital. De plus, le crédit aux élevée de l’investissement. En partenariat avec www.fidus.com.lb Pétrole WTI +1,09 % –0,26 % 14 546,3 101,5 Or 1 284,4 +0,08 % Argent Euro 19,4 –0,03 % 1,3816 –0,02 % Yen 102,5 –0,19 % Liban Le corps enseignant au bout du rouleau Grille des salaires Depuis le début du mouvement mené par le Comité de coordination syndicale (CCS) pour l’adoption de la nouvelle grille des salaires des fonctionnaires, les enseignants se sont particulièrement distingués par leur mobilisation massive. Zoom sur une profession qui se sent méprisée par l’État et menacée dans son existence même. Marisol RIFAÏ Achat 1 501 10,38 1,29 5 257,44 2 118,56 3 981,43 408,66 412,25 400,26 215,59 2 522,13 2 500,07 14,68 2,92 1 476,64 1 983,72 2 077,98 4 451,1 3 176 Nikkei Il y a deux ans et demi, commençait une timide bataille qui allait très vite se transformer en un vaste et singulier mouvement populaire, capable de mobiliser des centaines d’enseignants, voire parfois des milliers dans les rues, pour défendre leurs droits et acquis sociaux, sans affiliation politique aucune. Le Comité de coordination syndicale (CCS), présidé par Hanna Gharib, représente tous les travailleurs concernés par la nouvelle grille des salaires, c’est-àdire un ensemble d’environ 200 000 personnes, regroupant les fonctionnaires et les enseignants des écoles privées. Et ce sont d’ailleurs les enseignants qui ont été les plus actifs dans la lutte pour faire approuver la grille des salaires dont le financement continue de soulever de nombreuses polémiques. Les organismes économiques libanais, les institutions internationales comme la Banque mondiale (BM) et le Fonds monétaire international (FMI) ou encore le gouverneur de la Banque du Liban (BDL), Riad Salamé, ne cessent de mettre en garde les députés et l’opinion publique contre les « dangers de l’adoption de cette grille de 2 000 milliards de livres pour les finances et l’économie du pays ». Rappelons brièvement que le gouvernement Mikati, après de longs mois de tergiversations, avait finalement transféré, en mars dernier, le projet de loi au Parlement. Les commissions parlementaires mixtes, en charge du dossier, ont entériné le projet de loi le 11 avril en le retournant au Parlement pour approbation. Après plusieurs séances plénières qui n’ont pas donné de résultats, le président de la Chambre, Nabih Berry, a décidé l’ajournement des discussions jusqu’à la fin du mois, le temps pour les députés de se mettre d’accord sur les moyens de financement. Ces reports à répétition sonnent comme une provocation ouverte pour les enseignants qui se perçoivent comme les « laisséspour-compte de la République ». Ils n’ont pas connu d’augmentation de salaire depuis 18 ans, alors qu’il y a deux ans, le secteur privé se voyait recevoir une majoration salariale et que le Parlement approuvait par ailleurs les lois doublant les revenus des juges et des professeurs d’université. Ainsi, un grand fossé s’est creusé entre un enseignant du secondaire et un professeur d’université : au lieu des six échelons historiques qui les séparaient, ils sont aujourd’hui 52, soit l’équivalent de 104 années de carrière ! Des droits et acquis menacés Cependant, ce n’est pas seulement le temps que met le Parlement à approuver la grille qui exacerbe les enseignants, mais également les modifications qui y ont successivement été apportées par rapport au texte de loi initial. La principale revendication du CCS – la majoration des salaires de 121 %, correspondant au taux d’inflation depuis la dernière hausse en 1996, sans échelonnement et avec un effet rétroactif à compter du 1er juillet 2012 – n’est plus du tout sûre. Parmi les autres principales revendications des enseignants, il y a celle de la conservation des six échelons de différence entre les professeurs du secondaire et ceux d’université ou encore du fameux « 60 % », un droit acquis il y a 48 ans. « L’histoire remonte à l’année 1966, où l’État avait besoin de plus d’enseignants pour le secondaire, il a ainsi ajouté aux enseignants 5 heures de travail supplémentaires aux 15 heures réglementaires et leur a naturellement augmenté leur salaire de 60 % », explique Bahia Baalbacki, enseignante d’arabe au secondaire dans une école publique depuis 35 ans et responsable des affaires éducatives dans la Ligue des enseignants du secondaire. Parmi d’autres articles qui figurent dans la grille et qui sont spécifiques au corps enseignant, il y a l’article 4 dont le CCS demande la suppression car il ôte 4 échelons et demi aux enseignants du secondaire, alors qu’ils les avaient antérieurement obtenus dans la loi 159. L’article 23 risque par ailleurs d’être soumis à de possibles modifications en n’accordant aux enseignants retraités aucune réévaluation de leurs éche- Ce sont les enseignants qui ont été les plus actifs dans la lutte pour faire approuver la grille des salaires. lons ou bien simplement 3 échelons, contre les 6 proposés par le texte initial. Ils demandent également la conservation de la loi sur le rabattement des heures de cours qui s’applique selon les années d’ancienneté. « Si la grille, telle qu’elle a été entérinée par les commissions parlementaires mixtes, est approuvée par le Parlement, elle aura été vidée de sa substance et de son essence même », proteste Noha Osseirane, enseignante de lettres et de théâtre depuis 19 ans dans une école privée et candidate pour une liste indépendante aux élections syndicales des enseignants pour la branche de Beyrouth. « Notre combat ne se résume pas à une hausse salariale, mais surtout à une défense de nos acquis très durement obtenus depuis des dizaines d’années et qui se trouvent aujourd’hui menacés », poursuit-elle. Concernant la polémique sur les moyens de financer la grille des salaires – principal obstacle qui retarde son approbation – les enseignants somment les députés à ne pas utiliser le prétexte de la grille des salaires « Nous sommes les laissés-pour-compte de la République » comme moyen d’augmenter les impôts sur les tranches les plus défavorisées de la population. Aux citoyens partisans d’une diminution des chiffres de la grille, les enseignants les avertissent que « le montant de toute coupe dans nos droits et acquis ne sera certainement pas reversé sur vos indemnisations ou retraites ». Le cas particulier des écoles privées Les enseignants, qu’ils soient dans le public ou le privé, sont soumis aux mêmes lois qui régissent leurs salaires et c’est pour cette raison qu’ils font partie de la grille des salaires des fonctionnaires. « Cette union nous protège contre les abus des administrations des écoles privées », explique Luna Sammour, professeur d’arabe au primaire dans un établissement privé depuis 23 ans. Certains établissements privés se plaignent aujourd’hui de ne pouvoir assurer l’augmentation des salaires prévue dans la nouvelle grille et appellent justement à rompre cette union. Une étude publiée par l’économiste Nehmé « Nos salaires nous permettent à peine de tenir jusqu’au 10 du mois » menace latente les rendrait par ailleurs moins actifs dans les luttes syndicales et la participation aux grèves. « Sur 30 000 enseignants dans le privé, à peine 12 % sont syndiqués », déplore l’enseignante. Maysa Mouazen confirme cette affirmation. À 29 ans, cette jeune mère enseigne l’anglais dans une école privée, elle travaille 30 heures par semaine pour 800 dollars mensuels. « Le salaire de mon mari ne nous suffit pas et après avoir été trois ans au chômage, j’ai été obligée d’accepter cet emploi, mais je reste très frustrée du fait des conditions salariales qui nous sont imposées et des libertés dont l’administration nous prive, comme celle de manifester ou de faire grève », raconte-t-elle. Pour Noha Osseirane, comme pour sa collègue Luna Sammour, l’enseignement est une passion, « d’ailleurs c’est l’élément qui nous permet de tenir ». « Nous éduquons les générations futures et en contrepartie nous avons des salaires qui nous permettent à peine de tenir jusqu’au 10 du mois », soulignent-elles. Elles sont toutes les deux d’accord pour ne conseiller à personne de se lancer dans cette profession tant que les conditions ne s’amélioreront pas drastiquement. Brève Énergie Les prix des carburants en hausse La plupart des prix des carburants ont augmenté cette semaine, selon les données communiquées par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Le prix de l’essence a notamment augmenté de 400 livres à 35 000 livres pour les 20 Nehmé démonte pourtant cet argument. « La loi prévoit que les établissements privés consacrent 65 % de leur budget aux salaires, alors que la réalité se situe aux alentours des 30 % », explique-t-il. Bien entendu, il serait injuste de généraliser cela à toutes les écoles. « Certains établissements privés gâtent leurs enseignants avec des primes, des congés maternité plus longs, la scolarisation gratuite de leurs enfants ou des 13e ou 14e mois et sont les premiers à appliquer les hausses dues à la cherté de vie », soutient Noha Osseirane. Plusieurs autres différences de traitement demeurent entre le public et le privé, notamment au niveau des règlements intérieurs. « L’article 29 de la loi 56 régissant le syndicat des enseignants du privé permet à l’administration d’une école privée de licencier un salarié sans avancer aucun motif, une vraie épée de Damoclès dont souffrent les enseignants », poursuit de son côté Luna Sammour. Selon elle, ils seraient environ 3 000 par an à subir ces licenciements abusifs. Cette litres de 98 octanes et à 34 300 livres pour les 95 octanes. Le prix du diesel a augmenté pour sa part de 200 livres à 26 200 livres, tout comme les prix du mazout et du kérosène domestique, qui ont enregistré une hausse de 200 livres à 26 000 et 27 300 livres respectivement. Seule exception, le prix du gaz a reculé de 100 livres à 17 900 livres et à 21 800 livres pour la bonbonne de 10 et de 12,5 kilogrammes respectivement. L’Agriculture déclare la guerre aux ravageurs de céréales L’Agence nationale d’information (ANI, officielle) a pronostiqué une poursuite de la hausse des prix la semaine prochaine, en ligne avec l’augmentation constatée sur les marchés internationaux. Le ministère de l’Agriculture a annoncé hier dans un communiqué qu’une opération consacrée à la lutte contre un insecte appartenant à la famille des ravageurs de céréales sera mise en œuvre samedi dans la Békaa. En collaboration avec l’armée, cette initiative visera à traiter des champs de blé et d’orge affectés par la punaise des céréales (Eurygaster integriceps). Le ministère a demandé aux apiculteurs de la région d’éloigner les ruches situées à proximité des champs concernés. Moyen-Orient Produits agricoles Rabat appelle l’UE à « respecter ses engagements » Le ministre marocain de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, a appelé hier l’Union européenne « à respecter ses engagements », jugeant à nouveau « inacceptable » la décision de Bruxelles de modifier les conditions d’accès des fruits et légumes extracommunautaires au marché européen. Les 28 ont avalisé en avril une mesure de restriction des méthodes de dédouanement de produits extracommunautaires, pour rendre plus transparent un système « source de critiques récurrentes », d’après l’UE. La décision doit entrer en vigueur le 1er octobre, et entraînerait un renchérissement des fruits et légumes non européens, le Maroc affirmant être le principal pays impacté. « Nous avons signé un accord (d’association, en 1996), et à michemin l’UE change les règles convenues de façon unilatérale. Ce n’est pas acceptable », a réaffirmé mercredi devant la presse M. Akhannouch. « J’ai discuté avec le commissaire de l’UE (Dacian Ciolos) et il y aura d’autres échanges toute la semaine pour trouver une solution protégeant les intérêts des deux rives. (...) Je pense qu’on arrivera à un accord. Il faut que l’UE respecte ses engagements », a-t-il ajouté. Le ministre marocain s’exprimait en marge des assises nationales de l’agriculture à Meknès (Centre), auxquelles assistent des ministres européens ainsi que les présidents guinéen et malien, Alpha Condé et Ibrahim Boubacar Keita. Un responsable de la Commission, Jerzy Plewa, est également attendu à Meknès afin de participer jeudi à l’ouverture de la 7e édition du Salon international de l’agriculture (SIAM), dont l’UE est cette année l’invitée d’honneur. Convoqué par le chef du gouvernement marocain Abdelilah Benkirane, l’ambassadeur de l’UE à Rabat, Rupert Joy, a récemment souligné dans un communiqué que la mesure prise par Bruxelles s’appliquerait « uniformément à tous les fruits et légumes importés dans l’UE, de tous les pays du monde ». Mais le Maroc fait valoir qu’il est le principal concerné. Lors d’une manifestation le 15 avril devant la délégation de l’UE à Rabat, un responsable du secteur avait évoqué une réduction « de moitié » des exportations. Seul pays à disposer depuis 2008 d’un statut avancé avec l’UE, Rabat est étroitement lié économiquement au Vieux Continent et négocie depuis l’an dernier un accord de libre-échange complet et approfondi (Aleca) avec Bruxelles. En 2013, les exportations agricoles vers l’UE ont atteint plus de 1,2 milliard d’euros, en premier lieu des tomates (22 %). Au Maroc, l’agriculture est le premier contributeur du PIB, à hauteur de 15 à 20 %. (Source : AFP) Économie 9 jeudi 24 avril 2014 International Paris promet de respecter en 2015 son obligation européenne de 3 % de déficit Budget Pour convaincre la Commission de Bruxelles, la France brandit un autre chiffre : 50 milliards d’euros d’économies. La France a confirmé hier son intention de ramener en 2015 son déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB), une obligation à l’égard de Bruxelles, au prix d’un plan de rigueur sans précédent en France critiqué par une partie de la gauche. L’annonce des prévisions budgétaires jusqu’en 2017 intervient alors que l’exécutif peine à reconquérir une opinion lassée de l’impuissance des socialistes à relancer la croissance et à faire baisser le chômage. Le nouveau Premier ministre, Manuel Valls, apôtre du social-libéralisme, a la difficile tâche de convaincre sa propre majorité parlementaire de la poursuite de la politique de rigueur. Et fait pour cela preuve d’un grand optimisme. Le ministre des Finances Michel Sapin, accompagné du secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, a ainsi livré le « programme de stabilité », un exercice de prévisions pluriannuel auquel se soumettent depuis l’an dernier tous les États membres de la zone euro. Il a confirmé hier l’intention de Paris de ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2015, mais seulement après une étape à 3,8 % cette année. Le ministre des Finances a affirmé que ce retour à 3 %, seuil de tolérance en zone euro, n’était « pas une question de fétichisme ou de soumission ». En 2013, le déficit public du pays avait atteint 4,3 % du PIB. Repoussé d’une semaine en raison du remaniement, le texte doit être soumis au vote de l’Assemblée nationale mardi prochain, avant d’être adressé à la Commission européenne. Celle-ci dira d’ici à un mois si elle croit ou non à cette stratégie, sachant que la France a été placée début mars sous surveillance, comme l’Espagne et l’Irlande, après avoir bénéficié déjà de deux reports pour atteindre l’objectif de 3 %. Parallèlement, Paris espère une reprise de la croissance, au prix d’une l’amélioration de la conjoncture internationale, avec notamment une reprise des exportations, mais aussi grâce à sa politique d’allège- En Égypte, les ouvriers ignorés prêts à en découdre avec le futur président Dans un pays dont l’économie est en ruine, le futur président égyptien aura la lourde tâche de répondre aux attentes d’une classe ouvrière délaissée et en colère réclamant plus de justice sociale. Abdel Fattah al-Sissi, l’exchef de l’armée qui a destitué en juillet le président islamiste élu Mohammad Morsi, et véritable homme fort de l’Égypte, est donné largement vainqueur de la présidentielle des 26 et 27 mai, face au leader de gauche Hamdeen Sabbahi. Une fois élu, il devra répondre aux revendications de travailleurs qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Parmi eux, Kamal Fayoumi, ouvrier depuis 30 ans dans le textile. Inlassablement, ce militant de 53 ans a été de toutes les contestations, dont celle de 2008 : au cours d’une grève devenue célèbre, les ouvriers de Mahalla, ville industrielle de 500 000 habitants à une centaine de kilomètres au nord du Caire, arrachaient alors un portrait géant du président Hosni Moubarak, renversé trois ans plus tard par une révolte populaire dans la lignée des printemps arabes. Les mouvements d’ouvriers n’ont pas cessé ensuite, sous la présidence Morsi puis sous le gouvernement intérimaire installé par l’armée, qui n’a obtenu qu’une trêve temporaire. « Tous les gouvernements depuis trois ans n’ont cessé de faire des promesses, jamais tenues », lance M. Fayoumi, attablé à la terrasse d’un café de Mahalla, le cœur de l’Égypte ouvrière protestataire. Alors pour se faire entendre, dit-il, les ouvriers n’ont trouvé qu’un seul moyen efficace : arrêter la production. 145 euros par mois M. Fayoumi ne gagne que l’équivalent de 145 euros par mois. Avec ça, « comment offrir une vie digne à ma famille ? » se lamente-t-il. « Si cette situation perdure, nous reprendrons la grève quel que soit le futur président, Sissi ou Sabbahi », prévient l’ouvrier. Les salariés de Masr Spinning, l’usine de Kamal Fayoumi, ont repris le travail en février après avoir accepté une trêve de trois mois qui a mis fin à plusieurs semaines de grève. Depuis plus de 50 ans, les autorités n’ont accepté de négocier qu’avec la Fédération des syndicats égyptiens, que l’État, auquel elle est liée, considère comme seule représentante des travailleurs. Depuis 2011, de nombreux syndicats ont été créés mais les autorités refusent de les reconnaître et appellent régulièrement l’armée pour casser Tribune ments fiscaux et sociaux. Le gouvernement table ainsi sur une croissance du PIB de 1 % en 2014. Et prévoit une progression régulière jusqu’à 2,25 % en 2016 et 2017. 50 milliards d’économies Pour convaincre la Commission de Bruxelles, gardienne des engagements budgétaires, la France brandit un autre chiffre : 50 milliards d’euros d’économies. « 50 milliards d’économies sur 2015-2017 par rapport au rythme naturel d’évolution, c’est ce qu’il faut pour ramener la progression de la dépense publique au rythme de l’inflation, c’est ce qui nous permettra de poursuivre la réduction des déficits sans augmentation d’impôt », promet le ministère des Finances. Déjà très critiqué dans les rangs socialistes, ce plan d’économies concerne pour 21 milliards la protection sociale, 18 milliards l’État et 11 milliards les collectivités territoriales. Il touche notamment aux prestations sociales, dont les petites retraites, ainsi que le gel des salaires des fonctionnaires. Mais ces économies s’« articulent », assure le gouvernement, avec le pacte de responsabilité et de solidarité : un allègement de 30 milliards des cotisations patronales, auxquels s’ajoutent plus de 10 milliards de baisse de la fiscalité (d’ici à 2017) sur les entreprises et 5 milliards de mesures sociales et fiscales pour les ménages. Le gouvernement espère que cela générera 200 000 emplois supplémentaires. Mardi encore, le Premier ministre Manuel Valls a reçu des députés socialistes qui, sans contester l’ordre de grandeur, veulent modifier la répartition pour épargner les fonctionnaires et les petites retraites. Ces mesures de rigueur interviennent après une claque reçue par la gauche aux élections municipales fin mars qui ont vu une victoire de la droite et une percée historique de l’extrême droite. Le président François Hollande, au plus bas dans les sondages et qui a échoué dans sa promesse d’inverser en 2013 la courbe du chômage en France, a déclaré qu’il n’aurait « aucune raison d’être candidat » à un second mandat en 2017 si le chômage ne baissait pas d’ici là. (Source : AFP) Athènes peut prétendre à un allègement de sa dette Grèce Excédent budgétaire primaire de 0,8 % du PIB en 2013, une preuve de progrès après quatre ans d’austérité. La Grèce pourrait obtenir avant la fin de l’année un nouvel allègement du fardeau de sa dette, l’Union européenne ayant confirmé hier qu’elle avait dégagé en 2013 un excédent budgétaire primaire et dépassé ses objectifs en matière de gestion des finances publiques. Cette annonce intervient le jour anniversaire de la demande officielle d’aide financière extérieure présentée par Athènes et deux semaines après le retour réussi du Trésor grec sur le marché international de la dette avec une émission d’obligations à cinq ans. Le retour à l’excédent budgétaire primaire (soit hors service de la dette) illustre les progrès accomplis par Athènes en matière de remise en ordre de ses comptes après quatre ans d’une austérité sans précédent sous le contrôle strict de la « troïka » (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), période durant laquelle le produit intérieur brut (PIB) a fondu d’un quart et le taux de chômage a bondi à près de 28 %. « Le pays et son économie sont aujourd’hui en bien meilleure situation après quatre années très difficiles pour les ménages et les entreprises », a déclaré le ministre délégué aux Finances Christos Staïkouras. L’excédent primaire de 1,5 Justice sociale milliard d’euros (soit 0,8 % du PIB) réalisé l’an dernier – avec un an d’avance sur le calendrier prévisionnel – ouvre la voie à des mesures d’allégement de la part des autres pays de la zone euro, qui détiennent aujourd’hui plus de 80 % des 319 milliards d’euros de la dette du pays. Validé par la Commission européenne, cet excédent, le premier depuis 2002, exclut des dépenses et recettes exceptionnelles, notamment les milliards d’euros consacrés à la recapitalisation du système bancaire et la restitution à Athènes des intérêts perçus par les Banques centrales de la zone euro sur les obligations d’État qu’elles détiennent. La dette culmine à 175 % du PIB Les discussions sur un éventuel allégement du poids de la dette débuteront au second semestre, a précisé Simon O’Connor, porte-parole de la Commission européenne. Cet allégement passerait très probablement par un report des échéances des prêts accordés à Athènes, qui pourrait porter à 50 ans la durée de certains d’entre eux, et par une réduction simultanée de leur taux d’intérêt. L’UE et le FMI ont versé 218 milliards d’euros à la Grèce depuis quatre ans et Athènes est censé recevoir 19 milliards supplémentaires d’ici à la fin de l’année. Des ouvriers de Mahalla, ville industrielle de 500 000 habitants à une centaine de kilomètres au nord du Caire. Mahmoud Khaled/AFP les piquets de grève. Car ces arrêts de travail ont eu un grave impact sur l’économie déjà exsangue du plus peuplé des pays arabes, déserté par les touristes et qui survit grâce aux aides ponctuelles de ses soutiens dans le Golfe. « Le déficit du budget atteint 20 % selon les estimations pour juin 2014. Si le gouvernement met en place le salaire minimum réclamé par les ouvriers, ce déficit va s’envoler », estime cependant Shaheer George, spécialiste des droits des ouvriers au sein de l’influente Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR). Les investisseurs sont également aux abonnés absents, rendus frileux par l’instabilité politique, alors que l’inflation atteint 10 %. Les autorités di- sent vouloir réduire le déficit de 10 % tout en lançant des projets pour venir à bout d’un chômage passé de 9 % avant la révolte de 2011 à près de 14 % l’année dernière. Contactée à plusieurs reprises par l’AFP, la ministre du Travail n’était pas disponible pour donner plus de détails sur ces projets mais le gouvernement a annoncé jeudi un projet de loi créant des tribunaux du droit du travail. Mais, prévient le militant Hamdy Hussein, « le lien entre les travailleurs et le gouvernement actuel est rompu : dans une ville comme Mahalla, les ouvriers soutiennent Sissi, mais s’il ne parvient pas à réaliser la justice sociale, alors ils redescendront dans la rue, contre lui ». ©AFP Par de Jim YONG KIM* Dans un monde d’inégalités, nous avons besoin d’une croissance solidaire Pendant très longtemps, les riches ont su dans une certaine mesure comment les pauvres vivent dans le monde. La nouveauté dans le monde actuel est que le secret le mieux caché aux pauvres, à savoir, la manière dont vivent les riches, est désormais dévoilé. Par la télévision du village, l’Internet et les appareils portables que possède un nombre de pauvres en augmentation rapide, les styles de vie des riches et de la classe moyenne sont révélés chaque jour et en couleur dans leurs maisons. L’an dernier, lorsque je me suis rendu avec le président Evo Morales dans un village bolivien situé à plus de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, les villageois prenaient des photos de notre arrivée avec leurs téléphones intelligents. En Uttar Pradesh, l’État de l’Inde qui compte le plus grand nombre de pauvres, j’ai trouvé des Indiens qui regardaient des feuilletons coréens sur leurs téléphones intelligents. Nous vivons dans un monde d’inégalités. Mais si les pays riches peuvent ne pas voir les souffrances des pauvres, les pauvres du monde entier savent très bien comment vivent les riches. Et ils ont montré qu’ils sont disposés à agir. Les inégalités nuisent à tout le monde. La faible participation économique des femmes crée des pertes de revenus de 27 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Une croissance solidaire, en revanche, forge un contrat social plus solide et plus robuste entre les popu- lations et leur gouvernement – et édifie des économies plus fortes. Si l’emploi des femmes était relevé au niveau de celui des hommes, par exemple, le revenu moyen augmenterait de 19 % en Asie du Sud et de 14 % en Amérique latine. Les personnes qui se trouvent dans l’extrême pauvreté vivent avec moins d’un dollar et 25 cents par jour, moins que les pièces de monnaie que bon nombre d’entre nous vidons de nos poches chaque soir. Et pourtant, plus d’un milliard de personnes dans les pays à revenu intermédiaire et les pays pauvres survivent de nos jours avec moins que ce montant. Nous savons que les problèmes fondamentaux qui se posent actuellement dans le monde touchent non pas des millions, mais des milliards d’entre nous. Près de deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’énergie. On estime à deux milliards et demi le nombre de personnes ne bénéficiant pas de services financiers de base. Et nous sommes tous – tous les 7 milliards d’êtres humains que nous sommes – sous la menace d’une catastrophe imminente causée par le changement climatique si nous n’agissons pas aujourd’hui en adoptant un plan à la mesure de ce défi. Évidemment, les besoins de développement dans le monde dépassent largement la capacité du Groupe de la Banque mondiale à les satisfaire. Mais nous pouvons faire beaucoup, beaucoup plus. Pour répondre à l’accroissement de la demande que nous voyons se profiler à mesure que nous améliorerons notre capacité à fournir des connaissances et des solutions à nos clients, nous renforçons notre capacité financière afin d’accroître nos revenus et élargir notre capital. Nous avons pris récemment des mesures pour doubler pratiquement le volume annuel de nos prêts aux pays à revenu intermédiaire, qui passeront de 15 à 28 milliards de dollars par an. Cela signifie que la capacité de financement de la Banque mondiale – autrement dit, le montant des prêts qu’elle peut inscrire à son bilan – augmentera de 100 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie, pour atteindre environ 300 milliards de dollars. Cela vient s’ajouter à la plus forte reconstitution jamais réalisée des ressources de l’IDA, notre fonds destiné aux pays les plus pauvres, qui lui permet de disposer désormais d’environ 52 milliards de dollars pour accorder des dons et des prêts concessionnels. Parallèlement, nous renforçons également notre appui direct au secteur privé. La MIGA, l’agence du Groupe de la Banque mondiale qui fournit une assurance contre le risque politique, prévoit d’augmenter ses nouvelles garanties de près de 50 % au cours des quatre prochaines années. L’IFC, notre institution chargée des opérations avec le secteur privé, espère pratiquement doubler son portefeuille au cours de la prochaine décennie pour le porter à 90 milliards de dollars. Dans 10 ans, nous croyons que les nouveaux engagements de l’IFC atteindront 26 milliards de dollars par an. Il est prévu que le total annuel des engagements du Groupe de la Banque mondiale, qui se chiffre aujourd’hui à quelque 45 à 50 milliards de dollars, augmentera à plus de 70 milliards de dollars au cours des prochaines années. Cette capacité financière accrue représente une progression sans précédent dans l’histoire du Groupe. Nous sommes maintenant en mesure de mobiliser et de démultiplier globalement des centaines de milliards de dollars par an dans les années à venir. Nous devons trouver des moyens plus efficaces de collaborer avec nos principaux partenaires, notamment ceux de la société civile et du secteur privé. Nous avons besoin de partenariats, d’institutions internationales fortes, d’un secteur privé dynamique et de dirigeants politiques engagés. Mais aussi et surtout, nous devons unir les populations à travers le monde dans un mouvement mondial pour mettre fin à la pauvreté. Toutes les franges de notre société mondiale doivent s’unir pour traduire la vision d’une économie plus juste et durable dans des actes résolus qui seront notre héritage pour les générations futures. Le monde nous observe. Dakota House, Achrafieh, duplex neuf, grand luxe, avec piscine et terrasse privées sur le roof 555m2, 3 parkings souterrains, cave de 20m2, facilités de paiement disponibles sur base de dossier. Contacter pour info Mme Mary Ghandour 71/423497. gestion.com *Jim Yong Kim est le président du Groupe de la Banque mondiale Petites annonces Pour placer vos Petites Annonces à partir du web : www.lorientlejour.com, onglet « Petites Annonces ». offre d’emploi « Le pays et son économie sont aujourd’hui en bien meilleure situation après quatre années très difficiles pour les ménages et les entreprises », a déclaré le ministre délégué aux Finances Christos Staïkouras. Alkis Konstantinidis/Reuters La BCE a en outre acheté une quarantaine de milliards d’euros d’obligations d’État grecques et Athènes a bénéficié en 2012 d’un allègement de 170 milliards de l’encours de sa dette, ce qui a contraint ses créanciers privés à de lourdes pertes. Un nouvel allégement du poids de la dette viserait à permettre qu’une fois achevé, en 2016, le programme d’assistance du FMI, le ratio dette/PIB puisse être ramené à 124 % en 2020 et nettement en dessous de 110 % en 2022. Ce ratio a atteint 175,1 % du PIB en 2013 contre 157,2 % en 2012. Eurostat a par ailleurs annoncé qu’Athènes avait ramené son déficit budgétaire, hors dépenses exceptionnelles de soutien à son secteur bancaire, à 2,1 % du produit intérieur brut (PIB) contre 6,2 % en 2012. En incluant l’ensemble des dépenses publiques, le déficit grec a atteint 12,7 % du PIB l’an dernier après 8,9 % l’année précédente. Mais le chiffre 2012 inclut des dépenses équivalant à 2,7 % du PIB pour soutenir le secteur financier et en 2013, la recapitalisation des banques a représenté 10,6 % du PIB. (Source : Reuters) Reputable Interior Design company is recruiting senior interior designers with very good Autocad skills, experience is required. Send your CV on : [email protected] immobilier location À louer, Achrafieh, appt rénové meublé 150m2, 3 ch. à c., a/c, parking. 04/925333 – 03/408783 Achrafieh, Mar Mikhaël, nouvel appt 155m2, piscine, sécurité, jardin, 2 park., 2000$/ mois. 01/993399 – 03/566702. 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Nous appelons d’urgence toutes les parties à respecter leurs obligations au regard du droit humanitaire international et à épargner non seulement les civils, mais aussi les infrastruc- tures essentielles, canalisations d’eau, centrales électriques et installations médicales ». Plusieurs témoins ont en outre confirmé à L’Orient-Le Jour les violences des combats et les conditions précaires et catastrophiques dans lesquelles ils survivent à Alep. Les combats intenses qui se sont déroulés dans la deuxième ville du pays ont coupé de nombreux habitants de la ville du reste du monde, selon Hind Akooly, déléguée du CICR en poste dans cette ville où il n’y aurait plus que 40 médecins pour une population de 2,5 millions de personnes, contre 2 000 avant le conflit. De même, les responsables de cinq agences de l’ONU (Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU, Unicef, HCR, Programme alimentaire mondial et OMS) ont lancé hier un appel commun aux belligérants en Syrie afin qu’ils lèvent les obstacles à l’aide internationale. Les cinq responsables exigent entre autres que les sièges imposés par les deux camps à des civils soient levés dans des quartiers d’Alep, la vieille ville de Homs, Yarmouk, l’est de Ghouta, Moadhamieh, Nubl et Zara. Pour une aide saoudienne accrue Dans ce contexte, le chef de la Coalition nationale de l’opposition syrienne Ahmad Jarba a demandé lors d’entretiens avec des responsables saoudiens une aide accrue à l’Armée syrienne Pékin enquête sur le possible usage de chlore chinois en Syrie Le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé hier l’ouverture d’une enquête après la diffusion d’une vidéo tournée en Syrie après ce qui pourrait être un bombardement chimique montrant une bonbonne de chlore frappée du nom du premier fabricant d’armes chinois Norinco. Les images en question diffusées sur Internet auraient été filmées à Kfar Zeïta, village aux mains des insurgés situé à 200 km au nord de Damas, après des bombardements par hélicoptère survenus les 11 et 12 avril. Par ailleurs, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont évoqué hier l’éventualité d’une enquête internationale sur ces attaques présumées, sans prendre de décision. libre (ASL), a indiqué Monser Akbik, un responsable de l’opposition syrienne hier. Il a souligné que l’accroissement de cette aide était nécessaire « face à l’augmentation du nombre de mercenaires du Hezbollah et des milices irakiennes » combattant aux côtés du régime et à « l’intensification de l’aide militaire et économique de la Russie et de l’Iran », alliés du régime syrien. M. Jarba a aussi souligné au cours de ses entretiens que le régime syrien, en fixant la date de l’élection présidentielle qui devrait conduire à la réélection de Bachar el-Assad au 3 juin, « a fermé la porte à toute solution politique », selon un communiqué de la Coalition. À ce sujet, Damas a accusé hier les Nations unies d’« entraver » les pourparlers entre le régime et l’opposition, les accusant d’être de « parti pris ». Un candidat communiste Concernant la présidentielle syrienne, Maher Hajjar, un député indépendant qui a longtemps été membre du Parti communiste s’est porté candidat hier à l’élection. C’est la première fois depuis un demi-siècle que plusieurs candidats peuvent se présenter à la présidentielle. Bachar el-Assad, comme son père Hafez, a jusqu’à présent été élu par référendum. M. Hajjar est originaire d’Alep. Âgé de 46 ans, il a rejoint au début de la révolte le « parti de la volonté populaire » formé par Qadri Jamil, un opposant toléré qui a rejoint le gouvernement comme vice-Premier ministre avant d’être démis de ses fonctions en octobre 2013 et de partir s’installer en Russie. Pour valider sa candidature, M. Hajjar doit désormais obtenir le soutien d’au moins 35 des 250 des députés. Outre cette condition, les candidats doivent aussi avoir vécu en Syrie de manière continue ces 10 dernières années, ce qui exclut tous les opposants en exil. (Sources : agences et rédaction) France : plan gouvernemental contre les filières jihadistes Le gouvernement français a adopté hier un plan de prévention et de lutte contre les filières jihadistes qui s’appuie notamment sur l’écoute des familles de jeunes séduits par des organisations violentes et sur la coopération internationale, selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, les autorités françaises ont constaté une « hausse accélérée et préoccupante, depuis plusieurs mois », du nombre de personnes tentées par l’engagement radical violent. Sur 740 personnes détectées dans ces filières, près de 300 se trouvent en Syrie, 130 sont en transit et 130 sont de retour après un ou plusieurs séjours dans ce pays. Une vingtaine y ont trouvé la mort. Toujours à ce sujet, les services secrets néerlandais (AIVD) ont annoncé hier que plus de 100 Néerlandais se sont rendus en Syrie en 2013 pour combattre en tant que jihadistes, précisant qu’au moins 10 d’entre eux étaient morts sur le sol syrien. Grégorios III : Les destructions d’églises à Maaloula, « un crime de guerre » L’Occident assiste « avec une indifférence criminelle » à la destruction de la Syrie, insiste le chef de l’Église grecque-catholique. Fady NOUN La destruction des églises de Maaloula a été décrite par le patriarche grec-catholique Grégorios III comme « un véritable crime de guerre ». « C’est le mystère de l’iniquité que l’on voit à l’œuvre », a-t-il encore dit, ne trouvant pas de mots assez forts pour traduire ses sentiments devant le spectacle de désolation qui s’est offert à lui. Le prélat a rendu visite dimanche au village historique de Maaloula, repris par les forces gouvernementales syriennes au Front al-Nosra. « C’est la dévastation du Temple, le mystère de l’iniquité », a insisté Grégorios III, interrogé au téléphone à partir de Beyrouth. Le patriarche grec-catholique a visité le village en compagnie du patriarche grec-orthodoxe Youhanna Yazigi, et de représentants du patriarcat syriaqueorthodoxe, arménien-orthodoxe et syriaque-catholique. Des journalistes et du personnel de sécurité les accompagnaient. Il l’a fait peu après une visite sur le site du chef de l’État syrien. « Un spectacle d’apocalypse s’est offert à nous. D’autres églises ont été détruites en Syrie, mais je n’ai jamais vu ça. J’ai pleuré et cherché vainement un moment de solitude pour prier. Je suis écœuré », dit encore le prélat. « Les quatre églises historiques de Maaloula ont été atteintes, a précisé le patriarche. Notre église paroissiale, l’église Saint-Georges, est criblée de balles. Le sol est jonché de dé- bris. Les icônes qui n’ont pas été volées sont éparpillées sur le sol, souillées. La coupole du couvent est fissurée en deux endroits. Les murs sont éventrés par des obus. Certaines parties du couvent menacent ruine et doivent être reconstruites. En l’état, il est absolument inhabitable. » « Dans le couvent des Saints-Sarkis et Bakhos, l’autel païen historique reconverti en autel chrétien, le seul spécimen archéologique de son espèce, git au sol, brisé en deux », se désole-t-il. Le même spectacle de dévastation s’offre aux regards dans les églises Saint-Élie et SainteThècle, relevant du patriarcat grec-orthodoxe. Pour Grégorios, la dévastation de Maaloula est « un véritable crime de guerre ». La charte de Londres (1946) qualifie notamment de crimes de guerre « le pillage de biens publics ou privés, destruction sans motif des villes et des villages, ou dévastation que ne justifient pas les exigences militaires ». « Il n’y a aucune justification militaire au vandalisme qui s’est produit. On a l’impression que c’était un travail commandé », a ajouté le patriarche, qui s’interroge aussi : « Pourquoi avoir fait de nos églises des positions retranchées ? » Sur le plan sécuritaire, la population de Maaloula peut songer à revenir, a affirmé le patriarche, incertain toutefois de l’état des infrastructures (électricité, eau, téléphone). Il précise que certains jeunes sont de retour, pour inspecter les maisons et Les Palestiniens scellent leur réconciliation au grand dam d’Israël Proche-Orient Des scènes de liesse populaire ont éclaté dans toute la bande de Gaza. Les Palestiniens ont signé hier à Gaza un nouvel accord de réconciliation, au moment où le processus de paix est totalement enlisé. Aux termes de l’accord de réconciliation, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine), reconnue internationalement comme le seul représentant du peuple palestinien, et le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, ont convenu de former un gouvernement de « consensus national ». Ce gouvernement, dirigé par le président palestinien Abbas et composé de personnalités indépendantes, sera constitué d’ici à cinq semaines, a indiqué un communiqué conjoint lu par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en présence d’une délégation de l’OLP. Aussitôt, des scènes de liesse populaire ont éclaté dans toute la bande de Gaza aux cris d’ « Unité, unité ! ». Israël a réagi en accusant M. Abbas d’avoir choisi « le Hamas et non la paix » et en annulant une session de négociations avec les Palestiniens prévue hier soir. M. Abbas a répondu que les négociations avec Israël et la réconciliation palestinienne n’étaient pas contradictoires, affirmant l’engagement des Palestiniens en faveur de la paix sur la base « d’une solution à deux États conformément aux résolutions du droit international ». « On ne saurait parvenir à la paix sans la réconciliation d’abord », a également rétorqué le négociateur palestinien Saëb Erakat. « La réconciliation est une priorité nationale palestinienne. » L’administration américaine, qui considère le Hamas comme une organisation ter- Selon le négociateur palestinien Saëb Erakat, « la réconciliation est une priorité nationale palestinienne ». Ibraheem Abu Mustafa / Reuters roriste, a de son côté estimé que l’accord pourrait « sérieusement compliquer » les efforts de paix. « Il est difficile d’envisager comment Israël pourrait négocier avec un gouvernement qui ne croit pas à son droit d’exister », a déclaré la porte-parole du département d’État, soulignant que les États-Unis étaient à la fois « déçus » et « inquiets ». Raid sur Gaza Peu après l’annonce de l’accord, l’aviation israélienne a d’ailleurs effectué une frappe sur le nord de Gaza, blessant six civils palestiniens, dont un très grièvement, selon le ministère de l’Intérieur du Hamas. L’armée israélienne a, elle, affirmé avoir mené « une opé- ration de contre-terrorisme » mais a reconnu avoir manqué sa cible. Et en début de soirée, trois roquettes ont été tirées de Gaza vers le sud d’Israël, selon un communiqué militaire. Sitôt intronisé, le nouveau gouvernement palestinien aura pour mission de préparer des élections législatives et présidentielle, qui doivent avoir lieu six mois après que le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) aura voté la confiance à ce cabinet. Les dernières législatives dans les territoires palestiniens remontent à 2006 – elles avaient été remportées par le Hamas – et la présidentielle, gagnée par M. Abbas, en 2005. Mais ce n’est pas la première fois que les frères ennemis du mouvement national palestinien annoncent la formation imminente d’un gouvernement de consensus. « Les gens ont déjà entendu la même chose à moult reprises, mais à chaque fois l’accord a été violé par le Fateh ou le Hamas », a expliqué Samir Awad, professeur de sciences politiques à l’Université de Birzeit en Cisjordanie. Le Hamas et le Fateh, principal parti de l’OLP, ont déjà signé des accords de réconciliation au Caire (avril/ mai 2011) et à Doha (février 2012) pour mettre fin à la division politique entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Mais les échéances fixées alors ont été constamment repoussées. (Source : AFP) étudier les possibilités de retour. Mais Grégorios III attire l’attention sur la difficulté qu’il y aura à « réparer le lien social » entre les chrétiens de Maaloula et la population musulmane. Certaines familles du village ont pris fait et cause pour les rebelles islamistes, et le rétablissement de la confiance pose en effet problème. Beaucoup de jeunes ne veulent pas d’une réconciliation superficielle, « d’embrassades hypocrites ». Mais l’Église a le devoir d’empêcher que toute la population musulmane soit assimilée aux faits de quelquesuns. Elle y tient absolument. « Les chrétiens ne doivent pas vive dans un ghetto », assure Grégorios III. Pour lui, le véritable complot est là. Il vise à déchirer le tissu social de la société syrienne, où la discorde islamo-chrétienne ne s’est jamais posée. Il insiste sur la barbarie de certains comportements, qui ne s’explique à ses yeux que par cette volonté de destruction de la Syrie profonde. Grégorios III dénonce « l’indifférence criminelle avec laquelle le monde occidental, sous le faux prétexte d’une défense de la démocratie, continue d’assister à ce spectacle de destruction ». « Il faut absolument empêcher que le virus de la haine ne se généralise », conclut le patriarche, après avoir précisé que l’on est toujours sans nouvelles de six habitants de Maaloula enlevés, comme des évêques grec-orthodoxe et syriaque-orthodoxe d’Alep, portés disparus depuis plus d’un an. jeudi 24 avril 2014 Le point La paix, au gré de l’humeur du moment – On avait désespéré de voir intervenir un accord entre les deux ennemis. C’était mal les connaître. L’inattendu s’est produit hier : il y a eu des instants d’intense émotion, des embrassades, l’annonce d’un gouvernement d’union dans les semaines à venir et même la promesse de futures élections... – Donc tout va pour le mieux. C’est la paix depuis tant de temps attendue et le ProcheOrient peut enfin souffler ? – Pas tout à fait. Et pour paraphraser ce facétieux d’Alan Greenspan, si quelqu’un prétend avoir compris, c’est que l’on s’est mal exprimé. Mais qui a parlé de la région du Proche-Orient ? En fait, il s’agit de l’Autorité palestinienne et du Hamas, réconciliés enfin, pour le meilleur. Ou pour le pire... Ainsi donc, fatigué de se voir continuellement berné dans les pourparlers de paix avec les Israéliens, Mahmoud Abbas décide de frapper un grand coup. Et même deux. Premier temps : il va adhérer à quinze traités et conventions, dont celle de Genève relative aux lois de la guerre, un geste qui se veut une réponse au soudain refus de Benjamin Netanyahu de libérer un dernier groupe de 26 prisonniers, une mesure prévue sous l’égide des ÉtatsUnis, en prélude à la reprise du processus gelé depuis trois ans. Second temps : Abou Mazen met le turbo et charge une délégation conduite par Azzam el-Ahmad de rétablir le contact avec les islamistes, interrompu depuis 2007, date à laquelle l’OLP avait été éjectée hors du territoire. Le précédent accord conclu entre les deux parties grâce à une médiation égyptienne n’a jamais vu le jour, en raison de divergences sur le partage du pouvoir et le dialogue avec l’État hébreu. Des deux côtés de la barrière, on cherche à donner l’impression que cette fois, c’est la bonne. Ismaïl Haniyeh : « L’échec nous est interdit. » El-Ahmad : « Nous voulons mettre fin à la division. Il y aura un pays, un peuple et aucune force au monde ne prévaudra contre cela. » Sur le papier, les perspectives paraissent excellentes. Un rabibochage permettrait à l’héritier de Yasser Arafat d’asseoir son autorité sur l’enclave et à cette dernière – victime d’un impitoyable blocus israélien et égyptien – de se sentir moins isolée. Les accords d’Oslo, on s’en souvient, imposaient à l’OLP le devoir d’empêcher toute attaque « terroriste » La fin de la solution à deux États Les efforts déployés par le secrétaire d’État des ÉtatsUnis John Kerry pour sauver le processus de paix israélopalestinien sont sur le point d’aboutir à un échec. Bien qu’un règlement définitif du problème ait toujours tenu de la gageure, cette nouvelle déception va rendre les ÉtatsUnis incapables de conserver ne serait-ce qu’une façade de « processus de paix », processus qui a souvent été plus productif par ses discours que par ses actes. Les négociations vont échouer pour plusieurs raisons, à commencer par la poursuite de la colonisation israélienne des territoires occupés en 1967, malgré l’opposition de la communauté internationale, dont celle des États-Unis. Israël a plutôt accéléré la construction de colonies depuis le début du dernier cycle de pourparlers et en a même profité pour renforcer ses exigences, notamment en ce qui concerne le stationnement de troupes israéliennes dans la vallée du Jourdain. La libération de quelques dizaines de prisonniers palestiniens ne remplace pas de véritables concessions sur ces questions litigieuses. Pire encore, les États-Unis se sont toujours abstenus d’utiliser leur forte influence pour contraindre Israël à changer de cap, en raison de la force politique américaine du lobby pro-israélien, représenté notamment par l’American Israel Public Affairs Committee. Fait révélateur, Kerry a nommé Martin Indyk (un citoyen australien d’origine britannique, qui a débuté sa carrière politique aux États-Unis en travaillant pour l’Aipac dans les années 1980) comme principal conseiller des États-Unis. Un autre obstacle à un accord de paix est la division entre le territoire de Gaza contrôlé par le Hamas, et de Christian Merville l’Économie, Naftali Bennett, la Cisjordanie contrôlée par en juillet dernier. Selon lui, le Fateh. Cela aussi a pour « le projet de fonder un État origine l’intransigeance des palestinien en territoire israéÉtats-Unis et d’Israël, qui ont lien est dans une impasse. » refusé de reconnaître la victoiLa chose la plus importante re du Hamas aux élections de pour la terre d’Israël est de 2006 et donc de reconnaître construire, de construire et ce groupe comme représende construire tant légitime encore plus des Palesti[de colonies niens. Cette juives]. politique a Paradoxaencouragé le lement, un Fateh à ne observateur céder aucune palestinien autorité face attentif peut au Hamas en trouver un Cisjordanie, certain réce qui crée confort dans une division l’échec des au sein de la États-Unis Palestine ocd’empêcher cupée. PourIsraël d’étentant lors du Mohammad Ayoob est de relations dre ses colodernier cycle professeur internationales à l’Université nies (et d’ande pourpar- d’État du Michigan et nexer une part lers, cette di- chercheur associé à l’Institute de plus en vision n’a pas for Social Policy and plus grande été un obs- Understanding. du territoire tacle majeur, palestinien), car le Hamas car elle met fin à la mascarade est resté sur le banc de touqui avait institué le processus che : il n’a ni participé ni cherde paix. Le résultat le plus ché à jouer les perturbateurs. probable revient maintenant Cette décision a peut-être à fonder un seul pays unifié découlé de l’hypothèse que les au sein des frontières de la pourparlers devaient avorter, Palestine sous mandat britandiscréditant ainsi l’Autorité nique, qui s’étend à l’ensempalestinienne dirigée par le ble du territoire actuel d’Israël Fatah. Peu importe, la diviet aux territoires occupés. En sion entre Palestiniens n’est d’autres termes, Israël et la cette fois pas responsable de Palestine évoluent inexoral’échec des pourparlers. blement vers la création d’un Cela nous ramène à la État binational entre le Jourpoursuite de la colonisation dain et la mer Méditerranée. israélienne du territoire paUn tel État sera fondé sur lestinien, qui exclut pratiquel’un des deux principes prament la possibilité d’une sotiquement antagonistes : ou lution à deux États. Ajoutons bien l’égalité des droits pour à cela l’insistance de la droite tous ses habitants, ou bien israélienne pour qu’aucune une forme d’apartheid, caracconcession ne soit possible sur térisée par une autorité juive les questions territoriales, sur et une subordination des PaJérusalem, ou sur le droit au lestiniens. retour des Palestiniens, et il Le problème pour les Pane fait aucun doute que Kerry lestiniens est que les Juifs isn’a vraiment eu aucune chanraéliens risquent d’avoir plus ce. Peut-être la preuve la plus d’influence dans la gestion claire de l’obstination d’Israël du développement de cet est venue de son ministre de contre Israël. Shimon Peres, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Rabin, avait alors eu ce mot : « Pourquoi faire la chasse désormais au Hamas puisque les Palestiniens vont s’en charger ? » Aujourd’hui revenu de ses illusions après les embrassades interpalestiniennes, Benjamin Netanyahu ne décolère pas. À l’issue d’une rencontre avec le chef de la diplomatie autrichienne Sebastian Kurz, il déclarait mardi : « Il (Abbas) ne saurait faire la paix avec nous et avec le Hamas. Il lui faut choisir. » Difficile, sachant que les possibilités sont presque nulles de voir des miracles se produire. Pas plus le chef du gouvernement israélien que le président de l’Autorité palestinienne ne sont prêts à renoncer l’un à faire passer son adversaire sous ses fourches caudines, l’autre à ses exigences : relaxe des prisonniers, gel de la colonisation, délimitation des frontières du futur État palestinien. Les Américains pour leur part ont appuyé sur le bouton financier pour écarter le spectre des « mesures extrêmes » Aucune surprise du côté de Tel-Aviv, campé sur un prévisible raidissement et qui a ressorti le classique : « Pas question de parlementer sous la menace. » Surtout quand elle n’émane pas de l’État hébreu. Or c’est précisément ce qui est arrivé. Abbas ayant (inconsidérément) parlé d’un possible démantèlement de l’Autorité, Naftali Bennett a aussitôt fait donner du gros calibre. « Après avoir encouragé toutes les formes de terrorisme, le voici qui parle de démission, a tonné le ministre de l’Économie et chef du mouvement HaBayit Yehudi. Que pouvons-nous espérer de mieux ? » Orit Struk, égérie de ce même parti, lui a fait chorus, affirmant : « Cette menace, si elle venait à être mise à exécution, ferait d’Abou Mazen un has been qui devrait payer pour tout ce qu’il a fait jusqu’à présent. » L’intéressé a été prié par ses adjoints de remballer ses effets de manches et de menton en attendant que l’infatigable John Kerry reprenne du service, si la crise ukrainienne le permet. À Gaza hier, à Ramallah demain, on va probablement recommencer à mettre le feu au Star spangled banner et à brûler en effigie Barack Obama. Il restera que les deux meilleurs ennemis ne pourront jamais se passer des bons offices de ce vieil Uncle Sam. Par Mohammad Ayoob État unifié. Les Palestiniens ont donc de faibles chances de choisir l’égalité unilatéralement. Après tout, conférer des droits civils et politiques égaux à tous les citoyens diminuerait le caractère exclusivement juif du pays, renverserait les objectifs et les victoires sionistes : un résultat que la majorité de la population juive d’Israël va probablement rejeter. Appeler le pays « Israël » risque de ne pas ne suffire à modérer cette résistance. La communauté internationale va sans doute répondre à l’émergence d’un État sous un régime d’apartheid par l’opprobre et l’ostracisme à l’égard d’Israël, malgré la protestation des États-Unis. En outre, les conflits dans un tel pays vont forcément empiéter sur ses frontières. D’où le risque de déclencher un embrasement important dans toute cette région. Cela aurait de graves conséquences pour les ÉtatsUnis et pour d’autres partisans occidentaux loyaux envers Israël, qui ont d’importants intérêts stratégiques et économiques dans la région. Il est temps par conséquent que les États-Unis revoient leur politique sur le conflit israélo-palestinien. Au lieu de poursuivre la chimère d’une solution à deux États, les États-Unis devraient utiliser leur influence dans la région pour ouvrir la voie à l’émergence d’un État démocratique binational, qui garantisse l’égalité politique et civile complète pour tous ses habitants. Cela n’est peut-être pas une solution idéale pour toutes les parties prenantes du conflit israélo-palestinien, mais cela vaut beaucoup mieux qu’un État sous un régime d’apartheid, susceptible de déstabiliser encore plus le Moyen-Orient et de conduire à un cycle de conflits sans fin dans la région. © Project Syndicate, 2014. International 11 jeudi 24 avril 2014 Erdogan adresse ses condoléances La Russie menace d’intervenir aux Arméniens, une première si ses intérêts sont menacés Commémoration À la veille de la date anniversaire du génocide, le Premier ministre turc s’est prononcé ouvertement sur les événements qui ont marqué les dernières années de l’Empire ottoman. La Turquie a fait un geste en faveur des Arméniens massacrés sous l’Empire ottoman, adressant hier pour la première fois ses condoléances aux descendants des victimes de ce drame, reconnu en tant que génocide par de nombreux pays. « Nous souhaitons que les Arméniens qui ont perdu la vie dans les circonstances ayant caractérisé le début du XXe siècle reposent en paix et nous exprimons nos condoléances à leurs petits-enfants », a déclaré le Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, la veille du 24 avril, considéré comme étant la date anniversaire du début du génocide arménien. C’est la première fois qu’un responsable turc de ce rang se prononce aussi ouvertement sur les événements qui ont marqué les dernières années d’un Empire ottoman sur le déclin sans pour autant utiliser le mot « génocide » que la Turquie nie catégoriquement. « C’est un devoir humain de comprendre et de partager la volonté des Arméniens de commémorer leurs souffrances à cette époque », selon le communiqué, qui ajoute : « On ne peut contester que les dernières années de l’Empire ottoman aient été une période difficile, générant des souffrances pour des millions de citoyens ottomans, turcs, kurdes, arabes, arméniens et autres, quelle que soit leur religion ou leur origine ethnique ». Le 24 avril 1915 avait donné le coup d’envoi du premier génocide du XXe siècle. Des centaines de milliers d’Arméniens de l’Empire ottoman, accusés de complot avec l’ennemi russe, avaient été déportés par le gouvernement jeune turc pendant la Première Guerre mondiale, nombre d’entre eux ayant été tués (1,5 million, selon les Arméniens, 500 000 environ, selon les Turcs) et la plupart de leurs biens confisqués. Dans son message, M. Erdogan évoque la nécessité d’une réconciliation entre Arméniens et Turcs, renvoyant à une initiative de normalisation entre la Turquie et l’Arménie, lancée en 2007 mais qui n’a pas abouti, tout en dénonçant aussi la volonté de saisir le prétexte de ces massacres pour attaquer la Turquie. « La République de Turquie continuera d’aborder avec sagesse toutes les idées conformes aux valeurs universelles du droit. Mais se servir des événe- ments de 1915 comme un prétexte pour être hostile envers la Turquie et les transformer en conflit politique est inacceptable », dit-il. Pénaliser la négation « C’est très important. Cette allusion aux souffrances et ces condoléances, c’est une première, même si elle est symbolique », a commenté Etyen Mahcupyan, l’intellectuel turc d’origine arménienne sur la chaîne de télévision d’information CNN-Türk. Le chroniqueur du journal Zaman estime par ailleurs que la Turquie souhaite ainsi tendre la main à la diaspora arménienne et aux pays qui accueillent et soutiennent les Arméniens avant la commémoration du centenaire du début de leur déportation en 2015 à travers le monde, qui risque de mettre la Turquie dans une situation particulièrement inconfortable sur la scène internationale. La France fait partie des pays qui ont reconnu en tant que génocide (2001) les massacres des Arméniens. Cette reconnaissance a été suivie en France de tentatives législatives avortées pour en pénaliser la négation, ayant provoqué une nette détérioration des relations franco-turques. Même si l’État turc refuse d’attribuer toute volonté génocidaire au gouvernement ottoman de l’époque, le génocide est timidement commémoré par la société civile turque depuis quelques années. Cette année encore, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme turques ont prévu de manifester aujourd’hui à Istanbul, qui sous le nom Constantinople était la capitale ottomane. L’année dernière, pour la première fois, une délégation étrangère, composée notamment de dirigeants de la diaspora arménienne, a pris part aux commémorations en Turquie, en réponse à un appel à la solidarité lancé par la société civile turque. Mais pour une grande partie de la population turque, même s’il ne représente plus un tabou, le mot « génocide » provoque le courroux dans un pays où les victimes turques des nationalistes arméniens qui ont profité du démembrement de l’« homme malade », l’Empire ottoman, se comptent en milliers dans l’Est anatolien. (Source : AFP) « Nous n’avons pas disparu, l’empreinte de nos ancêtres est là et nous revendiquons nos origines » Les Ottomans les appelaient les « restes de l’épée ». Cent ans après les massacres de 1915, de plus en plus de Turcs d’origine arménienne, fils et filles de ceux qui se sont convertis pour survivre, redécouvrent leur identité et osent l’assumer au grand jour. Berkin est l’un de ces Arméniens « cachés ». En ce jour de Pâques, le jeune homme de 17 ans a rejoint l’église Surp Vorodman, dans le quartier stambouliote de Kumkapi. Avec des dizaines d’autres fidèles, il est venu prier. Naturellement. Élevé en bon Turc dans la religion musulmane, Berkin vient à peine de découvrir ses origines chrétiennes. Par hasard, car jamais ses parents ne lui avaient confié ce « grand secret ». Au début du XXe siècle, sa famille était arménienne. « Quand ma grand-mère parlait à la maison, je tendais l’oreille. Car ce n’était ni du turc ni du kurde. Mon grand-père, c’était pareil », raconte le jeune lycéen. « Du coup, j’ai commencé à faire des recherches. Et c’est comme ça que j’ai appris que mon arrière-grand-père était un rescapé de 1915. » Comme le grand-père de Berkin, des dizaines de milliers d’Arméniens se sont convertis à l’islam pour échapper aux tueries et ont enfoui leur identité au plus profond de leur mémoire. Pendant des décennies, le discours officiel turc, qui exalte un seul peuple, musulman et sunnite, a fait de ces « dönme », ces « convertis », des clandestins. « J’étudie dans un lycée traditionnel. On nous désigne toujours comme l’ennemi », regrette Berkin, « on se Après quelques jours d’espoir d’apaisement nés de la signature d’un compromis international à Genève, le ton est monté de nouveau entre Moscou et les Occidentaux, qui s’accusent mutuellement d’orchestrer les actes de leurs partisans et déploient leurs troupes près des frontières ukrainiennes. La Russie s’est dit prête hier à intervenir si ses intérêts étaient menacés dans l’est de l’Ukraine. « Si nos intérêts légitimes (...) étaient attaqués directement, comme par exemple ils l’avaient été en Ossétie du Sud (territoire séparatiste en Géorgie), je ne vois pas d’autre manière que de répondre, dans le respect du droit international », a expliqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. « Une attaque contre les citoyens russes est une attaque contre la Russie », a-til martelé. Moscou a ensuite exigé le retrait des troupes ukrainiennes de l’Est et jugé « destructrice » l’organisation d’une élection présidentielle le 25 mai, comme prévu actuellement, sans dialogue avec les prorusses. Et M. Lavrov d’ajouter : « Je n’ai aucune raison de ne pas croire que les Américains dirigent ce spectacle de la manière la plus directe. » Les États-Unis qui accusent Moscou d’être derrière les troubles dans l’Est ont produit des photos prouvant la supposée implication des forces russes sur place. « Des photos truquées par ordinateur », a répliqué M. Lavrov. « Tout le monde utilise des armes légères russes en Ukraine, des kalachnikovs et des pistolets Makarov, donc ce n’est pas très convaincant », a-t-il ajouté. Après une brève visite du vice-président américain Joe Biden à Kiev, Washington a d’ailleurs annoncé l’envoi de 600 soldats en Pologne et dans les pays baltes, dont 150 hommes de la 173e brigade aéroportée sont arrivés dès hier à la base polonaise de Swidwin. Les habitants incrédules Le président par intérim Olexandre Tourtchinov a justifié de son côté la relance des opérations antiséparatistes dans l’Est par la découverte de deux corps portant des traces de torture près de Slaviansk. L’un deux a été identifié comme appartenant à Volodymyr Rybak, élu local du parti pro-occidental de Ioulia Timochenko, Batkivchtchina (Patrie). Conseiller municipal de Gorlivka, dont la mairie est contrôlée par les prorusses, il avait disparu jeudi dernier après avoir participé à une manifestation en faveur de l’unité de l’Ukraine, selon le ministère de l’Intérieur, mettant en cause les séparatistes de Slaviansk. « Son corps portait de multiples coups de couteau. C’est horrible », a indiqué hier Olena Rybak, l’épouse de l’élu qui va être enterré aujourd’hui. Les services de sécurité (SBU) ont accusé un haut gradé des renseignements de l’état-major des armées russes (GRU) d’avoir commandité le meurtre. Mais l’« opération antiterroriste », qui avait tourné à la déroute la semaine dernière, n’affiche pour l’instant qu’un succès modeste : la « libération » selon Kiev de Sviatoguirsk, une ville de 5 000 habitants où les habitants incrédules n’avaient observé aucune occupation séparatiste. Car pendant ce temps, contrôlée par des hommes en armes, certains cagoulés et portant des uniformes sans insigne, Slaviansk, ville de plus de 100 000 habitants au nord de Donetsk, est devenue la place forte des séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Son « maire » autoproclamé Viatcheslav Ponomarev, qui a demandé à Vladimir Poutine d’envoyer des troupes russes pour protéger la population des nationalistes ukrainiens, y a décrété un couvre-feu depuis dimanche. Une solution de plus en plus difficile Un journaliste se trouvant sur place pour le site américain Vice News, Simon Ostrovsky, y est retenu depuis mardi par les séparatistes. À Washington, le département d’État s’est dit « très inquiet » de « l’enlèvement » du journaliste, qui a travaillé plusieurs années pour l’AFP en Azerbaïdjan. Dans ce contexte, « chaque jour qui passe (...) rend une solution de plus en plus difficile », a reconnu le chef de la diplomatie allemande FrankWalter Steinmeier. De son côté, la société russe Gazprom a de nouveau brandi la menace gazière dénonçant les impayés « intolérables » de l’Ukraine, qui devraient atteindre 3,5 milliards de dollars début mai et risquent d’entraîner une coupure pure et simple des livraisons. La Russie a d’ailleurs proposé au commissaire européen à l’Énergie Günther Oettinger d’organiser une rencontre trilatérale avec l’Ukraine et l’Union européenne sur le gaz le 28 avril à Moscou, a indiqué hier un porte-parole du ministère de l’Énergie russe. (Source : AFP) Obama en Asie de l’Est, sur la corde raide Diplomatie Lors de sa tournée régionale, le président américain doit éviter de braquer Pékin tout en cajolant des alliés parfois inquiets. À Istanbul, le 24 avril 2013, des œillets rouges sont déposés sur la date anniversaire du génocide arménien, dont l’existence est reconnue par de nombreux pays, mais pas par la Turquie. AFP/Archives dispute beaucoup pendant les cours d’histoire parce que nous leur disons que nous ne sommes pas des traîtres ». « Connaître la vérité » Pourtant, depuis quelques années, la chape de plomb qui recouvre cette page d’histoire a commencé à se fissurer. Et le passé des Arméniens de Turquie à ressurgir. Bien sûr, le mouvement est lent, difficile. De nombreux membres de cette communauté, qui se compterait aujourd’hui en millions en Turquie, selon les historiens, répugnent encore à s’afficher. Mais d’autres, comme Berkin, ont franchi le pas. « Ce jeune a compris, il sait quel sang coule dans ses veines, il a compris les événements du passé », se réjouit Diane Hekibashyan, qui fréquente la même église d’Istanbul. « Il sait que nous ne demandons pas grand-chose, que nous ne voulons que la paix. » Entre autres signes de cette prudente renaissance, le succès des cours d’arménien. Comme celui animé par Talar Silelyan, qui réunit chaque semaine une dizaine de personnes à la recherche de leur identité cachée, comme elle. « Ceux qui ont appris sur le tard qu’ils étaient arméniens commencent d’abord par apprendre l’arménien », explique cette jeune ingénieur de formation. « Auparavant, nous avions peur de parler de ça, mais maintenant, nous sommes plus courageux, on peut évoquer certaines choses », ajoute Talar Silelyan, « et de l’autre côté, certains Turcs sont prêts à en parler aussi, des gens veulent connaître la vérité ». Officiellement, la position des autorités turques n’a pas changé. Le mot « génocide » reste prohibé et source de fortes tensions diplomatiques. Mais, sous la pression de certains intellectuels notamment, le vocabulaire change, pas à pas. En décembre, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a parlé des déportations d’Arméniens comme d’une « erreur », d’un « acte inhumain ». Mais l’approche du centenaire des événements de 1915 fait craindre de nouvelles tensions. « On n’exige pas de grosses réparations pour ce qui s’est passé, on veut simplement qu’ils (les Turcs) le reconnaissent », assure Berkin. « Nous n’avons pas disparu, nous sommes ici, l’empreinte de nos ancêtres est là et nous revendiquons nos origines. » Même contre l’avis de ses parents, le jeune homme est déterminé à parachever son retour aux sources. Une fois majeur, il deviendra chrétien. (Source : AFP) Analyse Seule la communauté internationale peut mettre fin au carnage au Soudan du Sud Seule une action ferme de la communauté internationale peut désormais empêcher le Soudan du Sud, la plus jeune nation du monde, aujourd’hui de nouveau en guerre, de replonger dans un conflit de longue durée, estiment les experts. Attaque meurtrière contre des réfugiés dans une base de l’ONU à Bor, civils massacrés dans des édifices religieux et un hôpital de Bentiu par les rebelles venant d’en reprendre le contrôle : la semaine écoulée a été la « plus sombre » de l’histoire du Soudan du Sud, selon le responsable de l’action humanitaire de l’ONU dans le pays, Tony Lanzer. La crise est désormais aussi grave qu’aux jours les plus noirs de la terrible guerre qui a opposé, entre 1983 et 2005, Khartoum à la rébellion sudiste et débouché sur l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011, estime Ferdinand von Habsburg-Lothringen, Ukraine Moscou juge « destructrice » l’organisation d’une élection présidentielle sans dialogue avec les prorusses ; Gazprom dénonce les impayés « intolérables » de Kiev. ex-conseiller à Juba de l’ONU puis du gouvernement sudsoudanais et qui travaille depuis 16 ans dans le pays. Selon lui, depuis que les combats ont éclaté le 15 décembre à Juba au sein de l’armée sud-soudanaise entre troupes fidèles au président Salva Kiir et celles loyales à son ancien vice-président Riek Machar, le jeune pays « a été laissé sans surveillance par une communauté internationale divisée et inefficace » et l’aide humanitaire, que seul semble capable d’offrir actuellement l’étranger, « ne sera qu’un petit pansement sur ses blessures béantes ». Selon Casie Copeland, de l’International Crisis Group (ICG), la détermination affichée des deux camps de s’investir dans les négociations censées reprendre d’ici à fin avril à Addis-Abeba, n’est qu’une façade et ils n’ont en fait aucune intention de mettre fin aux combats. Un cessez-le- feu péniblement signé le 23 janvier n’a jamais été respecté. John Prendergast, cofondateur du Projet Enough! de prévention des génocides, confirme : seule « une initiative à haut niveau de la communauté internationale » incluant Washington – soutien historique de la rébellion sudiste désormais au pouvoir à Juba et parrain de l’indépendance du Soudan du Sud – a une petite chance d’empêcher le pays de replonger dans un conflit de longue durée. Menaces de sanctions Selon cet ancien directeur Afrique au Conseil national de sécurité (NSC) sous la présidence de Bill Clinton, « quelqu’un doit aller au Soudan du Sud et aux négociations d’Addis-Abeba, quelqu’un de très haut placé dans l’administration américaine (...) et faire passer des messages forts en continuant de les marteler en- suite ». Ces « messages forts » devront inclure des menaces de sanctions contre les dirigeants gouvernementaux et rebelles. « Quand vous commencez à geler les avoirs, saisir les voitures et les maisons, au Kenya et en Éthiopie, qui appartiennent à la plupart des responsables au gouvernement et dans la rébellion (...) alors on commence à avoir leur attention », martèle M. Pendergast. Outre les États-Unis, apathiques jusqu’ici, la Chine a également un rôle à jouer, selon les analystes, car elle a massivement investi – au côté notamment de l’Inde et de la Malaisie – dans le secteur pétrolier sud-soudanais, aujourd’hui au bord de l’effondrement. Selon Casie Copeland, Pékin est désormais sous pression pour agir, « afin de protéger ses investissements pétroliers » au Soudan du Sud. (Source : AFP) Le président Barack Obama a entamé hier par le Japon une tournée en Asie, sans étape chinoise, durant laquelle il va devoir louvoyer entre des écueils historiques et géopolitiques régionaux qui compliquent singulièrement les ambitions américaines dans la région. L’avion Air Force One s’est posé à l’aéroport de Tokyo Haneda. M. Obama en a descendu les marches avec entrain, avant d’être accueilli par l’ambassadrice américaine à Tokyo, Caroline Kennedy, et des responsables japonais. Japon, Corée du Sud, Malaisie et Philippines sont au programme de ce voyage compliqué pour le président américain qui avait dû annuler une précédente tournée en octobre dernier pour cause de paralysie budgétaire aux États-Unis. Comment rassurer ses alliés asiatiques sur l’engagement des États-Unis sans pour autant froisser la Chine ? Comment renforcer la relation vitale avec le Japon tout en tenant compte de l’irritation de Pékin ou de la Corée du Sud ? Pendant une semaine, le président américain va d’abord s’efforcer de réaffirmer sa volonté de rééquilibrer la politique étrangère américaine vers l’Asie. Mais il débarque au Japon dans un moment lourd d’actions symboliques : près de 150 parlementaires sont allés mardi au sanctuaire Yasukuni de Tokyo honni par la Chine et la Corée du Sud. Et la veille, le Premier ministre, Shinzo Abe, a fait déposer une offrande dans ce lieu de culte où sont honorés 2,5 millions de militaires tombés pour le Japon, mais aussi 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés après la défaite nippone lors de la Seconde Guerre mondiale. Sur le plan bilatéral, Barack Obama doit aborder à Tokyo les négociations d’un partenariat trans-Pacifique (TPP, 12 pays), qui prennent beaucoup de retard essentiellement du fait du refus japonais d’ouvrir son marché aux produits agricoles américains. Hier soir, un dîner dans un grand restaurant de sushis a eu lieu avec M. Abe, avant un sommet bilatéral aujourd’hui dans le cadre de cette visite d’État au Japon. Cette Un général de la police antiémeutes, Ahmad Zaki, a été tué hier par une bombe placée sous sa voiture dans le quartier huppé du 6-Octobre au Caire, dans un nouvel attentat visant les forces de l’ordre en Égypte. Deux conscrits ont également été blessés. En outre, un officier de police a été tué lors d’échanges de tirs avec des « terroristes » d’Ansar Beit al-Maqdess recherchés par les autorités à Alexandrie, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Dans ce contexte, les États-Unis vont livrer dix hélicoptères d’attaque à l’Égypte, qui doivent servir à « soutenir les opérations antiterroristes conduites par l’Égypte dans le Sinaï », selon le Pentagone. Naufrage du Sewol Des milliers de personnes se pressent au mémorial des victimes du ferry coréen Une semaine après le naufrage du Sewol, qui a fait 300 morts ou disparus au large de la Corée du Sud, des milliers de personnes ont afflué au mémorial érigé au sein du lycée Danwon d’où venait l’immense majorité des jeunes victimes. La Corée du Nord, qui n’a que peu relayé l’information sur le naufrage du ferry la semaine passée, a quant à elle Billard à sept bandes Vendredi matin, le président américain est attendu en Corée du Sud, son autre grand allié régional qui, lui, est en première ligne face à l’imprévisible régime nord-coréen qui, selon des informations sud-coréennes, préparerait un quatrième essai nucléaire. Mais Séoul est brouillé avec Tokyo sur fond de haines historiques et, là aussi, de conflit maritime. En Malaisie, où il sera le premier président américain à se rendre depuis Lyndon Johnson en 1966, M. Obama s’entretiendra avec le Premier ministre, Najib Razak. Enfin, le 28 avril, il ira aux Philippines parler avec le président Benigno Aquino, dont le pays allié des États-Unis est lui aussi confronté aux prétentions maritimes de la Chine. Dans cette partie de billard à sept bandes asiatiques, Barack Obama est sur la corde raide : il doit éviter de braquer Pékin, en disant que la politique régionale américaine ne vise pas à endiguer la Chine, tout en cajolant des alliés parfois inquiets. Et pour calmer d’emblée les tensions, la Chine, les États-Unis, le Japon et une dizaine d’autres pays d’Asie et du Pacifique ont signé un accord naval destiné à éviter que d’éventuels problèmes de communications entre navires de guerre ne dégénèrent en conflits. Ce « code pour les rencontres imprévues en mer », signé mardi dans la ville portuaire chinoise de Qingdao, doit réduire le risque que « se produisent des situations pouvant mener à des conflits sur les voies maritimes très fréquentées », a rapporté le quotidien d’État China Daily. (Source : AFP) Gouvernance de la Toile Brèves Égypte Un général de police tué dans un nouvel attentat au Caire étape japonaise est d’autant plus délicate que les relations entre la Chine, important partenaire politique, commercial et financier des États-Unis, et le Japon, « protégé » de Washington qui y dispose de 50 000 soldats, sont exécrables depuis un an et demi en raison d’un conflit territorial en mer de Chine orientale à propos des îles Senkaku, un archipel inhabité contrôlé par Tokyo et revendiqué par Pékin sous le nom de Diaoyu. envoyé hier ses condoléances, par l’intermédiaire d’une ligne de communication de la Croix-Rouge utilisée pour les communications intercoréennes. Par ailleurs, les enquêteurs ont perquisitionné plusieurs sociétés liées à la compagnie maritime qui possède le Sewol, la Chonghaejin Marine Company. Plus de 70 responsables de la compagnie sont interdits de sortie du territoire pendant au moins trente jours. Afrique du Sud Desmond Tutu : « Ne votez pas comme des moutons ! » « Ne votez pas comme des moutons ! » a lancé hier aux Sud-Africains l’archevêque Desmond Tutu, à deux semaines des élections du 7 mai, répétant qu’il ne voterait plus pour le Congrès national africain (ANC) de son ami Nelson Mandela, dont vingt ans de pouvoir l’ont déçu. « Nous avons fait des choses remarquables » depuis 1994, a-t-il cependant relevé. « On nous disait que les enfants de races différentes ne pouvaient pas aller dans la même école », a-t-il rappelé, se réjouissant de voir maintenant des gamins de toutes les couleurs de peau partager les mêmes bancs. Et Desmond Tutu de souligner qu’il fallait se réjouir, alors que la démocratie multiraciale sud-africaine fête ses vingt ans dimanche. À São Paulo, un sommet pour contester l’hégémonie américaine sur l’Internet Dans la foulée du scandale des écoutes de la NSA, le Brésil accueille mercredi et jeudi à São Paulo un sommet international sans précédent voué à remettre en cause la tutelle américaine sur la gouvernance de l’Internet. Dès l’ouverture des débats, la présidente brésilienne Dilma Rousseff a affirmé hier qu’« aucun pays ne doit avoir plus de poids que les autres » dans la gouvernance de la Toile. Cette gouvernance « doit être multipartite, transparente et ouverte à tous. Nous voulons vraiment avoir des relations qui soient plus démocratiques », a martelé Mme Rousseff devant les représentants de plus de 80 pays réunis dans la mégapole brésilienne. Le sommet NETmundial est censé poser les jalons d’une gouvernance mondiale appelée de ses vœux par Mme Rousseff devant l’ONU en septembre 2013. Gouvernements, universitaires, instituts techniques, acteurs privés et ONG doivent s’accorder sur des principes généraux et sur une feuille de route définissant des objectifs pour le futur du réseau qui vient de fêter ses 25 ans. « Notre idée n’est pas de remplacer ce qui existe, mais de créer une nouvelle base pour ce débat », a souligné la présidente brésilienne. Dans une volonté manifeste de donner un élan à cette réunion, Mme Rousseff a signé à l’ouverture du NETmundial la promulgation du « Cadre civil » pour l’Internet voté la veille par le Congrès brésilien. Présenté par le gouvernement comme une véritable « Constitution de l’Internet », le texte garantit la liberté d’expression, mais surtout la protection de la confidentialité de l’usager contre toute violation et utilisation indue de ses données, désormais passibles de sanctions ad hoc. Affichant sa volonté de collaborer au NETmundial, Washington a été associé à son organisation avec 11 autres pays. Mardi, le département d’État s’est dit « enthousiaste » à l’idée de « développer une vision partagée pour un modèle multi-acteurs de la gouvernance d’Internet en quête d’un système plus ouvert, participatif et réactif ». (Source : AFP) 12 Sports jeudi 24 avril 2014 Football Ligue des champions : le Bayern domine, mais s’incline Tony HAYEK Le Real Madrid, malgré une possession de balle frisant à peine les 30 %, s’est imposé hier face au Bayern de Munich en demifinale aller de la Ligue des champions hier soir au stade Santiago Bernabeu, dans la capitale espagnole. Les Madrilènes ont ouvert la marque à la dix-neuvième minute de jeu par l’entremise de Karim Benzema (que Beckenbauer qualifiait avant la rencontre de joueur le plus dangereux du Real Madrid) et parvenaient à tenir le résultat tout au long de la rencontre face à un Bayern qui a dominé son sujet sans toutefois trouver la faille au sein d’une défense bien regroupée et d’un Iker Casillas qui a répondu présent dès lors qu’il était sollicité, notamment sur un tir à bout portant de Gotze en fin de seconde période. Le Real préserve ainsi l’essentiel, mais nul doute que le match retour mardi prochain à l’Allianz Arena devrait être explosif avec un Bayern obligé de marquer pour espérer atteindre la finale de cette Ligue des champions dont il est le tenant du titre. Rappelons que lors de la première demi-finale disputée la veille, toujours à Madrid, l’Atlético et Chelsea s’étaient quittés dos à dos sur un match nul et vierge au terme d’une rencontre totalement insipide et extrêmement pauvre en occasions de buts. Mourinho, le coach de Chelsea qui était venu au Vicente-Calderon avec l’objectif de ne pas perdre, n’a effectivement pas perdu. Mais ce résultat de 0 à 0 ne fait pas forcément les affaires des Blues, qui sont maintenant dans l’obligation de gagner le match retour prévu mercredi prochain à Stamford Bridge. Et pour cause, une victoire de l’Atlético ou un résultat nul sur n’importe quel score autre que 0-0 propulserait les hommes de Diego Simeone vers la dernière marche de cette Ligue des champions pour, qui sait, un remake de la finale de 1974 qui avait déjà opposé le Bayern de Munich à l’Atlético Madrid avec à la clé une large victoire des Allemands (4-0) lors du match d’appui alors que la rencontre initiale s’était soldée par un match nul 1-1 (les prolongations n’existaient pas encore à l’époque). Le PSG se rapproche du titre D’autre part, le PSG s’est apparemment remis définitivement de sa défaite en quarts de finale de la Ligue des champions. En effet, et après leur victoire face à Lyon en finale de Coupe de la Ligue le week-end dernier, les Pari- siens ont fait un pas de plus vers le premier doublé de leur histoire et leur deuxième titre consécutif en Ligue 1, à l’issue de leur succès hier (1-0) en fin d’après-midi au Parc des Princes face à l’équipe d’Évian Thonon-Gaillard, en match décalé de la 34e journée, grâce à un but de Blaise Matuidi dans la dernière minute de jeu. Grâce à cette victoire, les Parisiens ont donc pris leur revanche sur la première formation qui était parvenue à les battre cette saison en Ligue 1, le 4 décembre 2013 plus précisément, sur le score de deux buts à zéro, mais surtout, ils se sont mis dans une situation idéale avant le déplacement à Sochaux dimanche prochain pour le compte de la 35e journée, une rencontre prévue au stade Bonal et où ils peuvent être définitivement sacrés champions de France pour la saison 2013-2014, indépendamment du résultat de l’AS Foot express L’interdiction de transfert pour le Barça suspendue Monaco qui, avec au moins 10 points de retard et trois journées encore à disputer, ne peut mathématiquement plus rejoindre ou dépasser l’équipe de la capitale au classement général final. Dans le même temps, l’Olympique lyonnais, qui disputait aussi son match en retard de la 34e journée pour cause également de finale de Coupe de la Ligue, a été tenu en échec 0-0 au Stadium municipal de Toulouse. Les Lyonnais ont perdu une bonne occasion de revenir à la hauteur de leur ennemi juré, Saint-Étienne, qui possède toujours deux longueurs d’avance sur les hommes d’Aulas. Tout n’est pas perdu pour autant pour l’OL car la cinquième place qu’il occupe actuellement est devenue qualificative pour les barrages de l’Europa League après la victoire du PSG en coupe de la Ligue. Mourinho a tout cadenassé... derrière, mais aussi devant Face à l’Atlético Madrid, José Mourinho a verrouillé la défense de Chelsea. Avec succès, mais il a aussi coupé l’opportunité de marquer aux Blues. Le onze de départ mis en place par José Mourinho n’a laissé aucune place au doute. Avec un milieu densifié par la présence de John Obi Mikel aux côtés de David Luiz et Frank Lampard, et la titularisation de Ramires sur l’aile droite, le technicien portugais a clairement affiché son intention : couper le chemin du but à l’Atlético. Les Blues ne sont que très rarement sortis de leurs 40 mètres, laissant le monopole du ballon à des Colchoneros qui n’en ont pas l’habitude (43,2 % de possession moyenne cette saison, 69 % face à Chelsea). Face à cette très forte concentration de joueurs, les hommes de Simeone ont multiplié les tirs lointains et les centres, sans succès. Ils n’ont en revanche jamais été inquiétés sur les contres. Les Blues étaient positionnés trop bas pour mettre en danger la défense de l’Atlético par leur jeu direct habituel. Chelsea n’a eu que cinq tirs, dont deux cadrés. Trop peu pour avoir une chance de marquer à Vicente-Calderon. Mais ce n’était pas l’intention de Mourinho. Les meilleurs vieux de Schwarzer Mark Schwarzer est entré dans l’histoire quand il a pénétré sur la pelouse de Vicente-Calderon pour remplacer Petr Cech, blessé, devenant le joueur le plus âgé à disputer un match à élimination directe dans cette épreuve. Il n’en gardera pas un mauvais souvenir. L’Australien, sans être repoussé dans ses derniers retranchements, n’a commis aucune erreur sur les tentatives madrilènes. Devant lui, Gary Cahill a fait bonne garde, notamment dans le domaine aérien, tandis que l’impact physique de David Luiz a fait du bien au milieu des Blues. Willian avait des jambes, mais il n’a fait que défendre. À l’Atlético, Mario Suarez et Gabi ont tenu leur rang dans un entrejeu où Koke n’a pas eu son rendement habituel. Filipe Luis a tenté d’apporter le surnombre sur le côté gauche en seconde période, mais la technique du Brésilien n’a pas suffi pour forcer le verrou des Blues. Le hold-up est passé tout près Chelsea a passé le match à défendre, mais obtient une belle situation en contre en toute fin de rencontre. Sevré de ballons jusque-là, Fernando Torres parvient enfin à la 89e minute à créer un mouvement de panique dans la défense de l’Atlético et provoque une faute de Miranda, juste à l’entrée de la surface, quasiment dans l’axe. Une balle de match inespérée pour les Blues. Mais la frappe de David Luiz ne trouve pas le cadre. Les Blues ont manqué l’occasion de réussir le hold-up parfait. Et le Brésilien de s’offrir un beau cadeau. Quel scénario au retour ? Un 0-0 à l’aller qui laisse le suspense entier, cela ne veut pas dire que le match sera débridé à Stamford Bridge. Il est difficile de ne pas penser que la qualification se jouera sur de tous petits détails entre les deux meilleures défenses de la compétition, qui ont confirmé leur rang à Vicente-Calderon. En revanche, il est d’ores et déjà acquis que Mourinho ne pourra pas mettre en place le même système défensif. entraîneur Gerardo Martino, conscient que son bilan sur le banc catalan n’est pas une franche réussite. Deuxième de Liga derrière l’Atletico Madrid, éliminé par les Colchoneros en quart de finale de Ligue des champions et battu par le Real en finale de Coupe du Roi, le Barça envisage en effet sérieusement de remplacer son technicien argentin, de plus en plus fragilisé et qui ne devrait donc pas passer l’été. Klopp éteint la rumeur Pour lui succéder, les dirigeants barcelonais ont dans un premier temps ciblé le coach du Borussia Dortmund Jürgen Klopp. Mais lié au BVB jusqu’en juin 2017, Klopp a fait savoir qu’il n’avait aucune raison de partir. « Personne à Dortmund ne doit s’inquiéter à ce sujet. Nous sommes tous un peu amoureux de ce club et de la façon dont les choses sont faites ici », a ainsi indiqué matin et présentait des traces de coups. Plus de 12 heures après on a réussi à voir son corps. Il était en position de défense, avec des blessures partout. Il n’y avait pas de marque de balles », a déclaré sa mère, Maria de Fatima da Silva, une infirmière. Douglas, qui dansait dans une émission de la télévision Globo, était allé voir sa fille de 4 ans dans la favela, a-t-elle précisé. Regain de violence « Ce danseur, c’était un miroir pour les jeunes. Les jeunes se sont révoltés. Il y a eu une révolution des jeunes. Quelle Coupe du monde on va avoir ! Il faut descendre dans la rue », affirmaient certaines personnes au cœur du tumulte. Deux grandes avenues et un tunnel ont été fermés à la circulation, provoquant de grands embouteillages. À Ipanema, le quartier voisin, des manifestants qui cherchaient à échapper à la police ont saccagé une clinique privée. Sous un pont de Copacabana à proximité de la favela, une vingtaine de véhicules de police étaient garés. De nombreux débris de verre jonchaient le sol, La Fédération polonaise de football (PZPN) a annoncé hier qu’elle se retirait de la course pour la coorganisation de l’Euro 2020. « Nous avons estimé que nos chances pour obtenir l’organisation de ce tournoi étaient minimes », a indiqué Zbigniew Boniek, le président de la Fédération. PZPN avait proposé au départ deux stades possibles pour l’Euro 2020, à Varsovie et à Chorzow. L’Euro 2020 sera disputé pour la première fois dans 13 villes européennes de 13 pays différents. La date butoir pour la soumission des dossiers formels de candidature a été fixée par l’UEFA au vendredi 25 avril. 7/22° 14/29° 14/28° Sous José Mourinho, Chelsea a pris l’habitude de ne pas marquer lors de ses demi-finales de la Ligue des champions. Avant ce match nul et vierge à Vicente-Calderon, l’équipe du Special One était restée muette lors de ses deux matches face à Liverpool en demi-finale lors de l’édition 2004/2005 (0-0, 0-1) et n’avait trouvé l’ouverture qu’une fois face aux mêmes Reds en 2006/2007, par Joe Cole à Stamford Bridge (1-0), avant de s’incliner sans marquer à Anfield (1-0) et de se faire sortir aux tirs au but (4-1). En cinq matches de C1 à ce stade de l’épreuve avec Chelsea, Mourinho a donc vu son équipe ne trouver qu’une seule fois les filets. Pour disputer enfin une finale avec les Blues, il lui faudra corriger le tir à Stamford Bridge. Gérard Julien/AFP En l’absence plus que probable de John Terry, David Luiz va vraisemblablement devoir reculer d’un cran, et John Obi Mikel ne pourra pas le remplacer au milieu car le technicien allemand sur le site officiel du club. Garcia sur la liste des prétendants Après ce refus, le club catalan aurait désormais des vues sur Rudi Garcia, dont les performances aux commandes de l’AS Rome (2e de série A, demi-finaliste de la Coupe d’Italie) ne sont pas passées inaperçues. Interrogé hier au sujet de son avenir, Garcia s’était encore montré mystérieux. « Je l’ai déjà dit, je suis très il sera suspendu, tout comme Frank Lampard (et Gabi du côté de l’Atlético). Même avec l’option de titulariser en défense centrale Branislav Ivanovic, de retour de heureux ici à Rome. J’ai décidé, en accord avec les dirigeants de la Roma, de ne parler avec le club qu’à la fin de la saison. Pas avant », a-t-il ainsi commenté. Le technicien français, qui plairait également au Paris Saint-Germain et à Arsenal, se serait vu proposer par le Barça un salaire d’environ 4 millions d’euros par an. Mais malgré cette offre alléchante, ce dernier ne devrait pas partir cet été et se voir même récompensé de sa première saison très réussie sur suspension, le Portugais sera contraint d’aligner des éléments plus offensifs. Et ce paramètre peut avoir une grande influence sur le scénario du match retour. le banc romain. Arrivé de Lille l’été dernier, le « sergent Garcia » est sous contrat jusqu’en juin 2015 avec la Roma, qui préparerait d’ailleurs une prolongation de deux ans assortie d’une belle augmentation de salaire (2,5 millions d’euros par an contre 1,3 plus des bonus actuellement). Pour s’assurer de le conserver, le club de la Louve devrait aussi lui offrir une équipe compétitive pour faire bonne figure en Ligue des champions la saison prochaine. Manchester United de 6 % Des affrontements ont éclaté entre la police et des jeunes manifestants, après la mort d’un danseur de 25 ans dans une favela du quartier touristique de Copacabana. Christophe Simon/AFP apparemment des bouteilles de bière jetées sur la chaussée depuis la favela qui la surplombe. « Les circonstances de la mort de Douglas font l’objet d’une enquête. Le rapport fait sur place indique que les blessures de Douglas sont compatibles avec une mort occasionnée par une chute. Témoins et habitants seront convoqués pour témoigner », a indiqué de son côté la police dans un bref communiqué. L’électricité est restée coupée plusieurs heures dans toute la favela. Des hélicoptères survolaient la zone où un trafiquant ... La Pologne aussi Liban Mondial 2014 : à quelques semaines de la Coupe L’éviction de David Moyes a fait grimper l’action de du monde, les jeunes se révoltent à Rio Au moins une personne est morte au cours de violentes émeutes qui ont éclaté à Rio dans une favela du quartier touristique de Copacabana après le décès d’un danseur professionnel dans des circonstances encore obscures. Pneus brûlés pour ériger des barricades, coups de feu et casse : les troubles ont commencé vers 17h30 locales après que le corps d’un danseur et DJ de la favela Pavao-Pavaozinho, Douglas Rafael da Silva Pereira, 25 ans, a été retrouvé mort dans une crèche locale. Selon les amis de Douglas, qui travaillait aussi comme chauffeur de moto-taxi, il aurait voulu échapper lundi soir à des échanges de tirs entre policiers et trafiquants de drogue. Il aurait alors sauté un mur pour se réfugier dans la crèche mais aurait été pris pour un trafiquant et battu à mort par les forces de l’ordre de l’Unité de police pacificatrice (UPP) installée depuis décembre 2009 dans la favela en vue de la sécurisation de la ville pour la Coupe du monde de football (12 juin-13 juillet). « Il est mort à une heure du La Fédération tchèque de football (FACR) a annoncé via un communiqué le retrait de sa candidature pour la coorganisation de l’Euro 2020 de football, en raison du refus de la municipalité de Prague de se porter garant du projet qui inclue la rénovation d’un stade. « La décision de la mairie apporte une perte à Prague et à la République tchèque, mais surtout à tous les supporters de football tchèques. » De son côté, la mairie de Prague a jugé incomplet le projet soumis par la FACR, qui prévoit l’élargissement du stade d’Eden, où joue habituellement le Slavia Prague, pour porter sa capacité à 30 000 places. Météo Barça : après Klopp, place à la rumeur Garcia ! « Nous respectons beaucoup Tata. Nous lui avons demandé que l’équipe ne se relâche pas. Aujourd’hui nous devons lui exprimer tout notre soutien. Laissons-le travailler pour les cinq prochains matchs, car nous devons retrouver les sommets. Ensuite, nous parlerons avec lui », déclarait dimanche le président du FC Barcelone Josep Bartomeu. Des propos qui n’ont pas dû beaucoup rassurer son L’interdiction de transfert imposée au FC Barcelone a été provisoirement levée par la Commission d’appel de la FIFA dans l’attente d’une décision définitive, a annoncé hier la plus haute instance du football mondial. Le club catalan s’était vu infliger au début du mois une interdiction de recrutement valable jusqu’à la fin de la saison prochaine pour avoir enfreint les réglementations sur le transfert des mineurs. Il avait fait appel. La FIFA a accordé au Barça un effet suspensif pour cet appel, ce qui signifie qu’il devrait pouvoir renforcer son effectif durant la fenêtre estivale. L’organe dirigeant du football mondial estime en effet qu’il est improbable qu’un jugement soit rendu avant l’ouverture du marché, le 1er juillet, compte tenu de la complexité du dossier et des recours possibles, notamment devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). « Le président de la Commission d’appel de la FIFA a considéré que l’appel déposé par le club devait être suspensif », écrit la FIFA dans un communiqué. Le FC Barcelone, qui a effectué dix transferts de mineurs litigieux durant la période 2009-2013, avait également écopé d’une amende de 450 000 francs suisses (près de 370 000 euros). (Source : Reuters) La République tchèque retire sa candidature pour l’Euro 2020... surnommé « Pitbull » était recherché et vers 20h00 heure locale la situation restait tendue mais les affrontements avaient cessé. Depuis 2008, le gouvernement de Rio a installé 39 UPP dans 174 favelas de la ville, afin d’en chasser les trafiquants. Dernièrement, il y a eu un regain de violence : une série d’attaques d’UPP attribuées au crime organisé ont eu lieu. Selon des spécialistes en violence, ces émeutes et attaques récentes contre les UPP sont une démonstration de force orchestrée par les trafiquants de drogue qui avaient perdu du terrain. L’annonce du limogeage de l’entraîneur David Moyes a fait grimper de 6 % l’action de Manchester United à la Bourse de New York où est coté le club anglais. L’officialisation du départ du technicien écossais a ainsi fait monter l’action du club jusqu’à 19,18 dollars, avant qu’elle ne finisse la journée à 18,78 dollars, son plus haut point depuis le départ de sir Alex Ferguson en mai 2013. Quelque 5,5 % des actions du club sont cotées sur le marché américain et 57 % d’entre elles sont actuellement détenues par la société d’investissement Baron Capital. David Moyes a été limogé 10 mois à peine après avoir succédé à Alex Ferguson, dans la foulée d’une saison catastrophique pour le légendaire club de football. Ferguson va aider à choisir D’autre part, et comme le révélait le Times hier, ce même Alex Ferguson avait bien donné son accord pour le licenciement de David Moyes, qu’il avait lui-même intronisé à sa propre succession. Et il va travailler à lui trouver un remplaçant et aura ainsi son mot à dire comme chaque membre du board du club. À l’heure actuelle, le sélectionneur des Pays-Bas Louis Van Gaal et l’entraîneur du Real Madrid Carlo Ancelotti sont donnés favoris pour rejoindre le club. Pendant ce temps, l’intérim a été confié à Ryan Giggs, emblème d’un club pour lequel il a joué 962 fois depuis 1991 et qui, malgré ses 40 ans, conciliait cette saison les fonctions de joueur et d’entraîneur adjoint. Il sera assisté par l’ancien milieu de terrain des Red Devils Paul Scholes. Ce dernier, qui avait brièvement officié avec le staff technique en 2011 après son premier départ en retraite, rejoint donc ses trois autres ex-coéquipiers déjà au staff technique du club. Un poste que lui avait déjà proposé David Moyes à son arrivée, mais qu’il avait décliné. 11/32° 11/32° 18/31° 11/32° 14/29° Vent N-O – 10 à 25 km/h. Humidité 40 à 65 %. Visibilité moyenne. Mer calme, 21°. Masses d’air chaud sur le BMO jusqu’à demain. Aujourd’hui, temps partiellement nuageux, accompagné d’une hausse considérable des températures. Demain, temps nuageux et baisse des températures. Vent et poussière dans l’aprèsmidi. Pluviométrie BEYROUTH-AÉROPORT • De mardi 8h à mercredi 8h : 0 mm. • Depuis septembre : 431 mm. • Au cours de la même période de l’année dernière : 905,8 mm. • Moyenne sur 30 ans : 801 mm. BÉKAA-HOCH EL-OUMARA • De mardi 8h à mercredi 8h : 0 mm. • Depuis septembre : 263,7 mm. • Au cours de la même période de l’année dernière : 802,7 mm. • Moyenne sur 30 ans : 610 mm. TRIPOLI • De mardi 8h à mercredi 8h : 0 mm. • Depuis septembre : 456,6 mm. • Au cours de la même période de l’année dernière : 855,6 mm. • Moyenne sur 30 ans : 799 mm. Moyen-Orient Abou Dhabi 27/38° Dubaï 27/39° Amman 22/34° Istanbul 12/19° Ankara 10/26° Le Caire 19/37° Bagdad 22/35° Mascate 30/38° Damas 21/32° Nicosie 16/32° Djeddah 25/33° Riyad 26/36° Doha 26/38° Téhéran 16/24° International Alger 14/23° Marrakech 12/29° Amsterdam 9/15° Marseille 12/22° Athènes 15/22° Milan 12/25° Berlin 11/21° Minsk 0/13° Bucarest 11/17° Montréal 1/10° Budapest 13/23° Moscou 0/8° Buenos Aires 11/21° Munich 8/19° Bruxelles 8/17° New York 6/16° Copenhague 7/11° Paris 10/18° Dublin 8/12° Prague 9/19° Genève 9/19° Rio de Janeiro 21/26° Kiev 3/15° Rome 12/24° Lisbonne 11/17° Tunis 14/24° Londres 8/18° Varsovie 8/19° Madrid 6/20° Vienne 11/22° Sports 13 jeudi 24 avril 2014 Basket-ball Play-offs : menés 2-0, les Bulls sont en fâcheuse posture Gregg Popovich élu coach de l’année NBA Malgré un bon Joakim Noah, les Bulls ont une nouvelle fois perdu face aux Wizards de Washington, au United Center. Ils sont mené 0-2 dans leur série. Battus lors du premier match, les Pacers et les Raptors ont quant à eux égalisé à 1-1 face à Atlanta et Brooklyn. Les Pacers ont du répondant. Battus par les Hawks samedi lors du premier match de la série, Paul George (27 points, 10 rebonds) et consorts ont égalisé à une victoire partout (101-85). S’ils ont parfaitement démarré la partie (7-0), ils n’ont toutefois pas rassuré les habitués de la Bankers Life Fieldhouse en première période. Paul Millsap (19 points) et compagnie menaient en effet 48-52 à la pause et Luis Scola (20 points) faisait marcher la respiration artificielle. Mais Indiana a retrouvé des couleurs et sa défense au retour des vestiaires pour remporter le troisième quart-temps 31-13 et attaquer le quatrième avec 14 longueurs d’avance, après un tir primé au buzzer de Paul George (7965). Les leaders de la conférence Est ont passé un 19-0 à leurs adversaires à cheval sur les deux derniers quarts pour tuer le suspense (87-65, puis 101-85 score final). Héros du match 1 avec 28 points, Jeff Teague n’en a inscrit que 14. Toronto-Brooklyn 100-95 (égalité, 1-1) : Les Raptors ont égalisé à une victoire partout en battant les Nets, à Toronto, au terme d’un match serré jusqu’au bout (10095). Les deux équipes étaient encore à égalité à 3 minutes de la fin (85-85) et les locaux n’avaient que deux longueurs d’avance à 18 secondes du buzzer (94-92). Auteur des quatre derniers points de son équipe sur lancers-francs, DeMar DeRozan a inscrit 17 de ses 30 points dans le quatrième quart- Malgré ce dunk de toute beauté de Taj Gibbson devant Nenê Hilario, les Wizards ont finalement joué un mauvais coup aux Bulls en s’imposant 101-99 après prolongations. Mike DiNovo/Reuters temps. Kyle Lowry a quant à lui marqué 8 de ses 14 unités lors des 12 dernières minutes. Décisif au Game 1, Paul Pierce a été freiné par les fautes et a terminé avec 7 points à 2/11 aux tirs. Il a surtout manqué un tir primé qui aurait ramené Brooklyn à -1 avec 13 secondes à jouer. À noter que Toronto a perdu 21 ballons, mais a remporté la bataille du rebond (52- 30). 18 points pour Joe Johnson, meilleur scoreur des Nets, 15 pour Deron Williams et 13 pour Kevin Garnett. 15 points et 14 rebonds pour le Raptor Jonas Valanciunas. Son coéquipier Nando de Colo n’a pas joué. Chicago-Washington 99-101 a.p. (Washington mène 2-0) : Les Bulls sont en fâcheuse posture. Ils se sont de nouveau inclinés face à Washington, au United Center, et sont menés 0-2 (99-101 ap). S’ils ont démarré le match à l’envers (1229), Joakim Noah (20 points, 12 rebonds) et compagnie comptaient 10 points d’avance avec sept minutes à jouer dans le temps réglementaire (8777). Bradley Beal, qui a inscrit 11 de ses 26 points lors du dernier quart, a fait le nécessaire pour ramener les siens dans la partie. S’il avait rentré ses deux lancers francs, à 52 secondes de la fin du temps réglementaire, il aurait même permis à D.C. de prendre les commandes. Mais il n’en a converti qu’un aucune des deux équipes ne parvenait à faire la décision après cela (91-91). Nenê (17 points) mettait la franchise de la capitale fédérale sur orbite en marquant les six premiers points de la prolongation (91-97, puis 95101). Noah scorait 4 points consécutifs (99-101) et Kirk Hinrich était envoyé sur la ligne avec 2 secondes à jouer pour l’égalisation. Un joueur qui rentre 80,2 % de ses lancers francs en carrière, 76 % cette saison. Mais il a manqué le premier. Le deuxième aussi, intentionnellement. En vain (99-101 ap). Les résultats Indiana-Atlanta 101-85 (égalité, 1-1) Toronto-Brooklyn 100-95 (égalité, 1-1) Chicago-Washington 99101 a.p. (Washington mène 2-0). Équitation Dabboussy, Sakr, Maytala, Dana et Jabbour s’imposent au Mechref Club Voici les résultats du concours de saut d’obstacles organisé par le Mechref Club sur son parcours dans la localité de Mechref, auquel ont participé une soixantaine de cavaliers et cavalières appartenant à la plupart des clubs affiliés à la Fédération équestre libanaise, qui avait d’ailleurs placé cette compétition sous sa supervision : Série N (hauteur : 85 cm, 17 participants) : 1- Mouhannad Dabboussy sur Ghazaly (Club Ghazal) 2- Fady Karamé sur Sahar (Club Ghazal) 3- Mohammad Sakr sur Acaccia (Mechref Club). Série E (hauteur : 105 cm, 20 participants) : 1- Mohammad Sakr sur Acaccia (Mechref Club) 2- Nayla Jaber sur Angel di Mare (Mechref Club) 3- Sarah Perol sur Winter’s tale (Club équestre libanais). Série D (hauteur : 115 cm, 19 participants) : 1- Marek Maytala sur Hotesse de Laubry (Dbayeh Country Club) 2- Marek Maytala sur Pivano (Dbayeh Country Club) 3- Joseph Jabbour sur Un record de plus pour Mercedes En enfilant les victoires comme des perles, les flèches d’argent accumulent les records dans les statistiques. Après son écrasant succès en Chine, Mercedes est en effet devenue la première écurie de l’histoire de la formule 1 à avoir signé la pole position, la victoire, le meilleur tour et bouclé tous les tours en tête lors des quatre premiers Grands Prix d’une saison. La redoutable W05 fait jusqu’à présent mieux que ses prestigieuses aînées, les Ferrari F2004, Williams-Renault FW14B et autres McLarenHonda MP4/4. Avec Nico Rosberg sur la deuxième marche du podium, l’équipe a enchaîné son troisième doublé consécutif, ce que l’on n’avait plus vu depuis les trois doublés de Ferrari en 2004 entre le Grand Prix d’Europe et celui des États-Unis. Le bonheur des uns fait le malheur des autres : sur les quatre premières épreuves, seuls les pilotes à l’étoile ont occupé le commandement, alors qu’ils étaient onze (pour sept équipes) à avoir mené une course l’an passé au même stade du championnat... Record de longévité Après 2002-2003 et 20112012, c’est la troisième fois que l’exigeant « Pop », qui a plusieurs fois fait pleurer Tony Parker à ses débuts à San Antonio, remporte le prestigieux Red Auerbach Trophy. À 65 ans, il rejoint les recordmen en la matière, Don Nelson (1983, 1985, 1992) et Pat Riley (1990, 1993, 1997). Pour sa 18e saison sur le banc des Spurs, Popovich, qui détient le record de longévité parmi les coaches en activité dans les sports US (NBA, NFL, MLB, NHL), a repoussé encore plus loin les limites de la franchise du Texas. Outre le record de victoires déjà évoqué, cet adepte du turnover est aussi devenu le premier dans l’histoire de la Ligue à terminer une saison régulière sans qu’aucun de ses joueurs ne dépasse les 30 minutes de temps de jeu par match (29,4 min/match pour Tony Parker, le joueur le plus utilisé). Un an après avoir échoué de peu face à Miami en finale des play-offs de la NBA, nul doute que l’ancien militaire Gregg Popovich échangerait tous ses records personnels contre un cinquième titre de champion (après 1999, 2003, 2005 et 2007) en juin prochain. Le palmarès complet depuis la saison 1990-1991 2013-14 : Gregg Popovich (San Antonio Spurs) 2012-13 : George Karl (Denver Nuggets) 2011-12 : Gregg Popovich (San Antonio Spurs) 2010-11 : Tom Thibodeau (Chicago Bulls) 2009-10 : Scott Brooks (Oklahoma City Thunder) 2008-09 : Mike Brown (Cleveland Cavaliers) 2007-08 : Byron Scott (New Orleans Hornets) 2006-07 : Sam Mitchell (Toronto Raptors) 2005-06 : Avery Johnson (Dallas Mavericks) 2004-05 : Mike D’Antoni (Phoenix Suns) 2003-04 : Hubie Brown (Memphis Grizzlies) 2002-03 : Gregg Popovich (San Antonio Spurs) 2001-02 : Rick Carlisle (Detroit Pistons) 2000-01 : Larry Brown (Philadelphia 76ers) 1999-00 : Doc Rivers (Orlando Magic) 1998-99 : Mike Dunleavy (Portland Trail Blazers) 1997-98 : Larry Bird (Indiana Pacers) 1996-97 : Pat Riley (Miami Heat) 1995-96 : Phil Jackson (Chicago Bulls) 1994-95 : Del Harris (Los Angeles Lakers) 1993-94 : Lenny Wilkens (Atlanta Hawks) 1992-93 : Pat Riley (New York Knicks) 1991-92 : Don Nelson (Golden State Warriors) 1990-91 : Don Chaney (Houston Rockets). Le bronze pour Sandy Karam aux 16es championnats arabes Mouhannad Dabboussy. Formule 1 Derrick Rose. Athlétisme Leonardo (Dbayeh Country Club). Série C (hauteur : 125 cm, 5 participants) : 1- Joseph Jabbour sur Camelot (Dbayeh Country Club) 2- Michel Sarkis sur Amby (Dbayeh Country Club) Série B (hauteur : 135 cm, 1 participant) : 1- Jad Dana sur Heart Breaker (Mechref Club). À noter que Samir Soubra a présidé le comité arbitral, assisté par Myriam Maytala et Rima Fansa, alors que le tracé du parcours était l’œuvre de Ahmad Rida et Maroun Méhanna. Joseph Jabbour. La distribution des récompenses se poursuit en NBA. Au lendemain de l’annonce du titre de meilleur défenseur de l’année, attribué au Français Joakim Noah (Chicago), la Ligue professionnelle nordaméricaine a décerné celui de meilleur entraîneur. Sans grande surprise, celui-ci revient à Gregg Popovich. Le technicien d’origine serbo-croate (380 points, 59 fois cité en tête), qui a mené San Antonio à la première place de la saison régulière avec un bilan historique de 62 victoires (dont 30 à l’extérieur) pour seulement 20 défaites, a devancé Jeff Hornacek (339 points, dont 37 premières places), qui, pour sa première expérience en tant que coach principal, a failli qualifier Phoenix pour les play-offs et Tom Thibodeau (159 points), qui a maintenu Chicago à un haut niveau (4e à la conférence Est) malgré l’absence prolongée de son joueur majeur, Mohammad Sakr. Hamilton refuse de penser au titre Lewis Hamilton estime qu’il est trop tôt pour penser au championnat, alors que l’on voit mal comment le titre pourrait ne pas revenir à un pilote Mercedes cette année. Après quatre Grands Prix, Hamilton, qui concède quatre unités à son équipier Nico Rosberg, possède 34 points d’avance sur son plus proche poursuivant, Fernando Alonso, qui est au volant d’une Ferrari nettement inférieure en performance pure à la Mercedes. « Pour être franc, je ne souhaite pas perdre mon temps à penser au championnat pour le moment », a déclaré Hamilton au site officiel de la formule 1. « Je suis heureux d’avoir remporté ces trois Grands Prix, sachant que je suis encore capable de m’améliorer course après course, que je suis physiquement et mentalement plus fort que jamais. Cela est très important pour moi. Il y a tellement de guerres psychologiques dans le sport. » Sandy Karam, nouvelle détentrice du record du Liban de la marche à pied sur 10 kilomètres. La jeune athlète libanaise Sandy Karam a remporté la médaille de bronze dans la discipline de la marche à pied sur 10 kilomètres après avoir parcouru la distance en 59’01’’, enregistrant au passage un nouveau record du Liban, lors des 16es championnats arabes d’athlétisme qui se déroulent actuellement et jusqu’au 26 avril en Égypte. Outre Sandy Karam qui prendra part également aux épreuves du 200 m, du 400 m et du relais 4x400 m, la délégation libanaise qui prendra part à ces championnats est composée du staff suivant : Élie Saadé (entraîneur et chef de la délégation), Alain Saad (lancer du disque et de poids), Joëlle Féghali (200 m, 400 m, relais 4x400 m), Joey Bou-Sleimane (triple saut, saut en longueur et relais 4x400 m) et Sarah-Jo Cortbaoui (800 m, 1 500 m et relais 4x400 m). 14 Détente jeudi 24 avril 2014 Sudoku moyen 338 SU|DO|KU 5 1 8 7 9 7 6 1 3 Moyen 9 9 5 5 2 2 Solution 313 du précédent numéro ku diabo 7 1 3 5 6 8 9 9 4 2 6 5 3 7 3 8 7 9 2 4 1 8 3 5 1 9 7 6 5 9 6 8 1 2 4 1 7 4 2 8 5 3 6 5 1 3 4 9 2 4 2 8 7 3 6 5 2 6 9 4 7 1 8 4 6 4 9 2 6 8 7 1 Diabolique Sudoku diabo 315 5 4 9 8 7 1 ACCES ACCUEIL ACERE AGREABLE AGREER AIMER AMENE ANNUEL A TORT 5 9 9 UN MOT DE 4 LETTRES : RÉCEPTION 7 4 6 3 1 2 4 8 1 7 1 2 7 Sudoku diabo 314 2 4 5 1 3 8 1 9 6 7 5 2 7 8 3 9 6 4 6 1 8 3 4 5 9 5 4 2 1 7 3 2 7 6 8 9 5 3 2 4 7 6 4 6 1 8 9 3 8 7 9 5 2 1 6 1 2 5 6 7 8 4 3 5 2 1 2 7 9 3 8 6 4 1 5 1 9 8 7 5 2 6 3 4 3 7 9 5 6 2 8 4 7 1 2 5 9 3 4 6 8 8 4 1 3 2 5 6 7 9 1 9 7 8 4 3 2 7 5 1 6 4 8 5 9 2 1 6 3 5 6 1 9 3 2 7 4 8 Sudoku diabo 318 9 1 8 4 7 6 3 2 7 5 1 8 6 5 4 9 2 3 4 7 9 8 6 1 2 8 5 7 3 4 1 6 3 2 9 5 8 9 6 1 4 7 5 3 1 6 8 2 7 4 2 3 5 9 Sudoku diabo 320 1 2 5 7 3 8 6 3 9 4 5 2 4 7 8 6 9 1 9 1 4 2 8 6 7 5 6 3 1 9 3 8 2 5 7 4 8 4 1 9 6 7 5 6 7 1 2 3 2 9 3 8 4 5 5 9 2 1 8 4 7 LASSE LEVE C O C K T A I L F E A G E T R T N E R I A L P S L A D G P R R R U O R E N E M A U I M U R A T A E O I E O R R S R L E I T E F I G R T T N A F I P E P U L I E T O R I S A A E D F E N R C L T R R R E A O T C P N F E T U C E A E I C A N M I I E A E T N S A R R P M N B I P R T S M D D N U G S E HR S E GA E R N I EB A LC D TD N E C C F A I R U E R U I O E H N C E E R E O T U O E A N D V A A L A T R C R 2 F E M I A U E S T P E R E N N V B N R R S M T A S I L M E O T A R E 3E T E R A N E L O O A C U N E L S C O N N C O M T R N I Q S A R E 4C N C U C F I P E T U S S S I R E E E U R O O O R S E A S I T I P 5S L S C O N N T P E T E R A R F O E A E E X C T E I J Solution du précédent mot secret : CALCUL 9 1 8 8 2 Les mots croisés 9 4 7 10 3 8 HORIZONTALEMENT 1. Incitations commerciales toutes 7 nouvelles. 4 - 2. Habitant de Moscou ou Saint-Pétersbourg. Met à la porte. - 3. Support de 5 6 balles de golf. Vallée du littoral breton. Scandium. - 4. Fin d’un infinitif. 1 Ils5 suivent leur biche. 5. Aussi promptement. Exposé sommaire de la question. - 6. Il 2 un9 service d’enseigneassure ment à l’université. Poisson marin. 6 -37. Déesse grecque de la Vengeance. Titane. - 8. Ser- A longs. Quand vous aurez inséré tous les mots de la liste, il vous restera les lettres formant le mot secret. Pour former un mot, les lettres peuvent se suivre horizontalement de gauche à droite Problème n° 14 025 B C D E F G H I J 2 Vous aurez bien du mal à vous imposer une discipline, et cela dans tous les domaines. Essayez quand même ! Vous ne perdrez rien, bien au contraire, à vous fixer une ligne de conduite précise. 4 5 6 GÉMEAUX (21 Mai au 20 Juin) : Une 7 nette amélioration du côté des finances. Vous aurez des rentrées imprévues qui résoudront certains problèmes. 8 9 CANCER (21 Juin au 22 Juillet) : Les 10 Solution du n° 14 024 2 3 4 5 6 7 8 9 10 A B C D D E P O E R U P L U C D E P O S S E D E R E R UI P D T I VEE SE L U C E M E T T E I D R E E I E N E V N R I V E N T R E S A T A T N T O UTR R I N A M E N E E L T EN N O R L E V E A M E S T I V A L U E S E T E EE L N E V EO S E S T I S E E A BÉLIER (21 Mars au 19 Avril) : Vous aurez bien envie de briller et vous imposer dans votre métier, mais rien ne sera facile et vous devrez constamment faire du forcing. Épuisant nerveusement ! TAUREAU (20 Avril au 20 Mai) : 3 1 ou de droite à gauche, verticalement de bas en haut ou de haut en bas et en diagonale de droite à gauche ou de gauche à droite. Une même lettre peut servir pour plusieurs mots. L’horoscope 1 6 9 7 8 1 3 5 2 5 7 3 8 2 4 1 9 6 2 3 5 9 4 8 6 1 7 V 1 I H 3 VERTICALEMENT 2 5 A. N’ont rien à voir avec des sor1 ties d’usines. - B. Abri pour le 4 planton. Fait 6 9 face à La Rochelle. 2 - C. Plus portable. Il passe de 3 main, durant le relais. 7 main 1 en8 4 - D. Ville de Côte-d’Or. Creuses un tunnel. - E. Onguent. 5 à respecter. - F. Elle a 3 2 5 Panneau 6 connu l’amour vache. Rapport de cercle. Facteur rhésus. - G. 7 1 Attaquant 9 6de football. Veuve en 8 Inde. - H. Corps étranger. Appel - I. Légu8 dumineuse. 4large.7Semblable. 9 Notre mère à tous. 10 concernent certains pans 2 J.de5Quil’activité 3 économique. 9 7 4Solution des mots fléchés du précédent numéro 6 8 1 4 VACARME F Dès que vous repérez un mot, rayez les lettres de ce mot dans la grille et barrez-le dans la liste au-dessus de la grille. Pour plus de facilité, commencez par les mots les plus vice féodal. Crépite en hiver. - 9. Canton suisse. Partie d’un éventail, en été. - 10. Les étrangers sont les bienvenus chez eux. TEMPS TITAN TRIMER RARETE RENCONTRE RETOUR REUSSIR RICANER RIRES INGRATITUDE INVITATION 7 6 SIROTE SOMPTUEUSE SPLENDIDE STOUT SUCCES SURPLUS PARENT PASSER PIANO PLAIRE PLAISIR PREPARATION PRESENCE GRONDE Marche à suivre : 3 RUINE OCCASION OFFENSEE OFFRIR OUIR FAIRE FAMILLE FEERIE FETER FOLIE FROISSER 6 ku diabo 315 Sudoku diabo 316 Le but est de parvenir à inscrire tous les chiffres de 1 à 9 (sans qu’ils se répètent), dans un ordre quelconque dans chaque ligne, dans chaque colonne et dans chaque carré de 9 neuf 6 cases.3 7 2 1 8 6 4 5 7 8 2 2 5 9 4 6 7 3 7 1 9 5 4 3 Les mots fléchés 7 1 2 8 9 5 4 8 2 3 6 1 9 8 4 7 5 3 9 1 4 7 2 1 6 5 5 9 6 2 4 8 7 1 5 6 9 3 8 9 3 8 4 2 7 4 8 1 3 5 6 2 6 3 5 1 7 4 9 2 9 4 3 7 6 3 6 7 8 5 1 1 2 4 9 8 3 6 3 7 8 6 1 2 5 5 8 1 2 9 4 MARIAGE MATIN MELEE EMOTION ENORME EPATANT ESSOR EXCES EXTRAORDINAIRE CADRE CAUSER CHANTER CHARMANTE CIRCONSTANCE COCKTAIL CONTENT CREME CROITRE 9 Une grille de Su Doku est composée de 9 carrés de 9 cases, soit 81 cases. ku diabo 319 6 8 3 1 3 5 2 9 9 4 6 7 2 3 1 4 5 2 7 8 7 6 9 5 4 1 8 6 8 7 5 3 1 9 4 2 DEPART BANQUET BITURE BLEUIR Solution du précédent numéro Règle du jeu ku diabo 317 6 9 2 4 1 7 8 3 9 5 6 1 4 6 5 8 7 1 4 2 2 3 9 7 5 2 3 6 8 4 7 9 3 8 1 5 Le mot secret B C D E F G H I J E F G H S S E D T I V E E M E T E N E E N T R N O U R E N E E R L E V A L E L E V I J E R S T E N E S R I L V E U E E S (Référence : Petit Larousse 2004) Au menu Croquants au chocolat 500 g de beurre ou de margarine, 50 g de sirop d’érable, 125 g de chocolat à croquer, 75 g de corn flakes, 25 g de noix de coco en poudre. Mettez le beurre, le sirop d’érable et le chocolat dans une casserole jusqu’à ce qu’ils soient fondus. Ajoutez la noix de coco, les corn flakes et mélangez bien. Versez dans un moule beurré de 20 cm de diamètre et mettez à glacer jusqu’à ce que cela soit pris. Découpez les parts et servez. Croquant de 20 cm de diamètre. Tarte aux poires Hachez 50 g de fruits confits, mélangez-les avec 1 c. à soupe de confiture d’abricots diluée avec 1 c. à soupe de liqueur d’orange. Remplissez-en le creux de 1 kg de poires pelées et coupées en deux, disposez-les dans un plat à pie. Saupoudrez de 2 c. à soupe de sucre. Parsemez de fruits confits et de 30 g de beurre. Recouvrez de pâte brisée, dorez à l’œuf. Faites cuire 30 mn à four chaud. domaines de la recherche et de la création seront favorisés. Vous pourrez vous faire une place au soleil dans l’une de ces branches et même acquérir une belle notoriété. LION (23 Juillet au 22 Août) : Vous vous sentirez super bien dans votre peau. Votre charme fait d’un curieux mélange d’espièglerie et de mystère pourra s’exprimer en toute liberté. VIERGE (23 Août au 22 Septembre) : Vous voudrez secouer la routine quotidienne et vous aurez bien raison. Mettez le dynamisme à l’ordre du jour et l’évolution parmi les priorités. BALANCE (23 Septembre au 22 Octobre) : Sous prétexte d’exercer vos activités de façon indépendante, ne vous rebellez pas contre l’autorité. SCORPION (23 Octobre au 21 No- vembre) : Ne renfermez pas dans le secret de votre cœur toutes les contrariétés de la journée. Exprimez-les à haute voix pour libérer votre agressivité. SAGITTAIRE (22 Novembre au 21 Décembre) : Ne soyez pas trop autoritaire. Prendre des décisions sans consulter personne n’est pas indiqué pour créer un bon climat de collaboration. CAPRICORNE (22 Décembre au 19 Janvier) : Une querelle familiale sera habilement résolue et pourrait être salutaire pour tout le monde. Vous réussirez à ménager la chèvre et le chou. VERSEAU (20 Janvier au 19 Fé- vrier) : Aidez un peu le destin au lieu d’attendre qu’il vous pousse. Vos options peuvent influencer l’avenir. POISSONS (20 Février au 20 Mars) : Abandonnez les lieux communs qui vous rassurent sans vous faire vraiment progresser et méditez sur votre propre expérience. jeudi 24 avril 2014 Entre parenthèses de Colette KHALAF « The Hours » Ce film de Stephen Daldry, réalisé en 2002, racontait trois époques différentes, trois émancipations féminines devant l’ordre masculin, par le moyen de livres ou encore par la mort. Sublimes Julianne Moore, Nicole Kidman et Meryl Streep qui offraient des prestations uniques et cultissimes, et qui englobaient le sort de toutes les femmes. Pourquoi aujourd’hui The Hours ? Parce que la femme, par sa force, sa persévérance, son honnêteté, son courage et sa résonance dans le cadre familial demeure partout dans le monde le pivot, le phare, l’axe central de la vie. The Hours ? Parce que seules des femmes ont gravi le mont du Golgotha avec Jésus-Christ, partageant ses souffrances et portant sa Croix. The Hours ? Parce que les destins de ces femmes imbriqués l’un dans l’autre montrent que la vie et la mort sont également enche- vêtrées et que, comme dans un miroir, l’une est la face de l’autre. Les Heures (Hores) étaient des divinités de la mythologie grecque et romaine. Filles de Zeus et de Thémis, ces jeunes vierges qui habitaient l’Olympe remplissaient les fonctions de ministres du Soleil et ouvraient les portes du ciel. Avant de personnifier dans la mythologie antique les portions égales de temps entre lesquelles se divise le jour, les Ôrai ont personnifié les saisons de l’année et, avant les saisons, une série de phénomènes naturels. Il faut donc remonter tout d’abord à ces phénomènes pour retrouver l’essence primitive, le caractère original des heures grecques. Aujourd’hui, ce parcours humain, qui est fait de secondes, de minutes et d’heures (The Hours), n’est en fait qu’une éternité infinie, remontant à l’Antiquité. « Vienne la nuit sonne l’heure, les jours s’en vont » ... la vie demeure. News Nadine Labaki au Festival du film de Tribeca Le Festival international du film fait revivre Tripoli Événement Du 24 (ce soir) au 29 avril, six jours de festivités, de films issus d’une quinzaine de pays, notamment du Liban, de la Grèce, de la France, de l’Angleterre... Voilà que la ville renaît de ses cendres et essaye de se placer sur l’échiquier culturel libanais et international. Une conférence de presse conduite par Élias Klat à l’Institut français du Liban a dévoilé le programme de ce festival qui démarre ce soir vers 18h30 au Centre culturel Safadi et se clôture le 29 avril au Centre culturel Azm avec Sleepless Nights d’Éliane Raheb. Des projections à l’intérieur mais aussi à l’extérieur, en plein air là où, il y a quelque temps, les combats avaient lieu. Une véritable gageure, destinée à réussir. Depuis quelques décennies, la ville de Tripoli, au nord du Liban, est soumise à une propagande médiatique négative aux niveaux national et régional. Le climat de pauvreté et d’insécurité reflète la mauvaise image qui est véhiculée par la majorité des médias en quête de « scoops » labélisant en quelque sorte la ville, comme si elle était marginalisée. La politique gouvernementale centralisée, rigide depuis la fin de la guerre civile, n’a pas non plus aidé les choses. Mais Tripoli résiste et elle se veut 100 % libanaise en essayant de se reconnecter à la scène culturelle du pays. Aujourd’hui, le Festival du film de Tripoli/ Liban constitue un véritable événement cinématographique conçu comme une initiative visant à améliorer l’image de la ville avec trois objectifs principaux : - enrichir l’environnement culturel local à Tripoli ; - promouvoir le riche patrimoine culturel de Tripoli et ses artistes locaux ; - créer une image de marque propre à Tripoli et sa région, et sa promotion comme destination touristique prometteuse. L’équipe ainsi que le jury, Vue de la conférence de presse à l’Instiut français du Liban. (Photo Michel Sayegh) qui sont composés de professionnels reconnus (locaux, nationaux et internationaux), se sont chargés de rassembler et de choisir une sélection de films et de premières pour leurs projections durant les jours du festival. En parallèle, de nombreux événements culturels seront organisés pour ajouter une saveur particulière au festival tout en restant fidèle à son esprit. Au programme donc, Red Hulk de Asimina Proedrou (Grèce), Ghost Train de Kerry Hucker et James Fleming (Australie/France), A Day out in Paris de Carine May et Hakim Zouhami (France), Taram Tarambola de Maria Castillejo Carmen (Belgique), Anzouf de Lida Kabbara (Liban), Gaza Calling de Nahed Awwad (documentaire, Palestine), Endorphin de Reza Gamini (Iran), About their Nights de Bouchra Ezzahir Ayoub et d’autres encore. Pour plus d’infos consulter le www.tripoli-filmfestival. org en Syrie Si le prix Fifog d’or, section fiction, a été décerné au film de Mayar el-Roumi, Round Trip, c’est Le Journal de Schéhérazade qui a obtenu le Fifog d’or pour meilleur documentaire, alors qu’une mention spéciale a été décernée au documentaire de Carole Mansour, Not Who we are. LBCI 07:00 Infos 07:30 Familia 08:30 Ahmar Bel Khat el-3arid 10:00 Nharkoum Saïd 11:30 Al-Yanabi3 12:30 Ayyam el-Dirassa 13:30 Aala Marr el-Zamane 14:30 Infos 15:00 Lara’s Choice 16:00 Jouzour 17:00 Loterie libanaise 17:20 Bab el-Hara 18:45 Yassmine 19:25 Loto 19:53 Journal 20:35 Ktir Salbi 21:30 Kalam Ra2iss 23:30 Infos. 07:00 Journal 07:30 Akhbar el-Sabah 08:00 Infos 08:15 Akhbar el-Sabah 09:00 Infos 09:15 Kalam Beyrouth 10:00 Infos 10:15 Aalam el-Sabah 11:00 Infos 11:15 Aalam el-Sabah 12:00 Infos 13:00 Inter-views 15:00 Infos 16:00 Journal arménien 16:40 Journal français 17:00 Souriya el-Yaoum 17:30 Sayyedat el-Mazra3a 18:30 Al-Rou2iya el-Salissa TF1 19:00 Bienvenue chez nous 20:00 Money Drop 21:00 Journal 21:40 Nos chers voisins 21:55 Série Alice Nevers, le juge est une femme 23:45 Série Alice Nevers, le juge est une femme. France 2 18:00 Dans la peau d’un chef 19:40 N’oubliez pas les paroles 21:00 Journal 21:40 Parents, mode d’emploi 21:45 Magazine Envoyé spécial 23:20 Complément d’enquête. France 3 de Mohammad Khan Avec Yasmin Raeis et Hany Adel M6 Hiyam est une jeune fille issue d’une classe pauvre, très pauvre, et qui travaille dans une manufacture d’habits. Elle habite un quartier démuni du Caire avec sa jeune sœur et sa mère. Lorsque l’usine accueille un nouveau directeur, Yasmin tombe immédiatement amoureuse de lui. Naïve, comme le sont les jeunes filles à cet âge, elle pense qu’il est lui aussi amoureux d’elle. Très vite, les événements se succèdent et un scandale surgit à l’usine, on trouve un test de grossesse dans les poubelles et Yasmin est accusée. Elle ne s’en défend même pas mais c’est toute sa vie qui sera bouleversée, 18:20 La meilleure boulangerie de France 19:40 100 % Mag 20:45 Le 19.45 21:05 Scènes de ménages 21:50 Série Perception 22:40 Série Perception. Arte Yasmin Raeis et Hany Adel, pour que vive la femme ! et elle devra défier le regard malveillant de l’homme ainsi que de ses amies à l’usine. Avec sa femme Wessam Soliman au scénario, Mo- Un tableau gai et coloré. Ciné-club À l’ALBA Hijacking, de Tobias Lindholm Page réalisée par Colette KHALAF Chaînes locales 17:10 Des chiffres et des lettres 18:30 Slam 19:10 Questions pour un champion 21:15 Plus belle la vie 21:45 Western Open Range. Deux films libanais primés au FIFOG La 9e édition de Fifog (Festival du film oriental de Genève) s’est clôturée en beauté avec la remise des prix et une présence de plus de 6 500 visiteurs. Au programme, 112 films en provenance de 28 pays avec pour thèmes récurrents le corps ainsi que la condition de la femme dans le printemps arabe et la situation Sélection du jour réalisée par Rania Raad Tawk Programmes communiqués par les chaînes et publiés sous toute réserve. Avec Pilou Asbæk En plein océan Indien, le navire danois « MV Rosen » est pris d’assaut par des pirates somaliens qui retiennent en otage l’équipage et réclament une rançon de 15 millions de dollars. Parmi les sept hommes restés à bord, Mikkel, le cuisinier, marié et père d’une petite fille. Prisonnier et affaibli, il se retrouve au cœur d’une négociation entre Peter, le PDG de la compagnie du cargo, et les pirates. Pour l’armateur, sauver ses hommes est un devoir. Mais le sang-froid et les millions suffiront-ils à ramener tous ces marins dans leur famille ? Vendredi 25 avril, 19 heures 19:30 Le journal 20:15 DNA 20:30 Ossat Hayat aw Mawt 22:30 Like Hal Haki 23:30 Le journal 00:00 DNA 01:00 Al-Rou2iya el-Salissa 02:00 Ossat Hayat aw Mawt 04:00 Like Hal Haki 06:00 Valet Parking 06:30 Yoga. OTV 07:00 Yaoum Jdid 11:30 Hiwar el-Yaoum 12:30 Hertakji 14:15 Infos 14:45 What’s Up 16:30 Journal arménien 17:00 Kazadoo 17:45 Aa Nar Latifé 18:45 Daniella 19:45 Le journal 20:30 Maklab Mrattab 21:30 Dohk we Jadd 23:30 Infos. MTV 07:20 Revue de presse 08:00 Infos 08:20 MTV Alive 14:00 Beyrouth el-Yaoum 16:30 @ MTV 18:00 Aghani, aghani 19:00 Ekhtarab el-Hay 19:52 Le journal 20:45 Ma Fi Metlo 00:00 Infos. Chaînes câblées Factory Girl, les attentats du 11 septembre 2001 du World Trade Center. Des courts-métrages, documentaires et récits ainsi que des films familiaux sont programmés. Le festival édition 2014, qui se déroule jusqu’au 27 avril, regroupe plus d’une trentaine de cinéastes, scénaristes, producteurs et acteurs, et accueille plus de trois millions de spectateurs du monde entier. Télévision Future TV À l’affiche La cinéaste libanaise Nadine Labaki s’est jointe au jury du Festival du film de Tribeca aux côtés de Jeff Goldblum, Dorothy Lyman et Adepero Oduye. Il s’agit d’un festival de cinéma indépendant américain créé en 2002, qui se déroule chaque année à Tribeca, un quartier de Manhattan, à New York. L’événement a été créé en 2002 par Jane Rosenthal, Robert De Niro et Craig Hatkoff, après Cinéma 15 hammad Khan signe un film à la fois dramatique et gai qui brosse le portrait de la classe pauvre et, plus précisément, du statut de la femme égyptienne. Bien que travaillant et vivant dans des conditions précaires, la femme demeure pour Khan plus forte et plus endurante que l’homme. Une héroïne au vrai sens du mot. C’est donc un hommage qu’il lui rend dans ce film produit par le jeune producteur égyptien Mohammad Samir. Khan avait déjà mis en scène des héroïnes issues de la classe ouvrière dans Dreams of Hind and Camelia en 1989 ainsi qu’une héroïne issue de la classe moyenne supérieure dans Wife of an Important Man en 1987. (DR) Factory Girl, qui rappelle les anciennes œuvres cinématographiques égyptiennes par le naïf qui teinte l’atmosphère, le côté simple et non noueux de l’intrigue sur fond musical, les caractères ainsi que le dénouement, témoigne du désir du réalisateur de décrire un drame mais de le sublimer par la joie. Un choix du cinéma divertissant pour lequel Mohammad Khan a opté sans aucun complexe. Il a remporté le prix Fipresci ainsi que le Muhr pour la meilleure actrice, Yasmin Raeis, qui rappelle beaucoup la grande et légendaire comédienne disparue Souad Hosni. MÉtropolis Empire Sofil 17:20 Rivalité maritime entre Angleterre et Pays-Bas 20:45 Arte journal 21:05 28 minutes 21:50 Les enquêtes du commissaire Winter 23:50 Real Humans 00:50 Real Humans. TV5 Monde Europe 08:50 Télématin 09:00 Le journal de Radio-Canada 09:26 TV5 Monde le journal 09:38 Méditerranéo 10:04 Flash Info 10:06 Les petits plats de Babette 10:31 Jardins et loisirs 11:00 Flash Info 11:02 Chroniques d’en haut 11:30 Nec plus ultra : la collection 11:57 Flash Info 11:59 Dans la peau d’un chef 12:43 Plus belle la vie 13:07 Flash Info 13:10 Ricardo 13:32 Tous tatoués ! 14:30 Le journal de la RTBF 15:03 Belle baie 15:46 Belle baie 16:30 Vu du ciel par Yannick Charles 16:45 Dans la peau d’un chef 17:28 Questions pour un champion 18:00 Flash Info 18:02 Questions à la une 19:00 64’ le monde en français – 1re partie 19:23 Le journal de l’économie 19:31 Melting-pot café 20:18 Melting-pot café 21:10 Salles de spectacle 21:30 Le journal de France 2 22:01 Bienvenue parmi nous 23:30 La passagère 00:00 Le journal de la RTS 00:26 TV5 Monde le journal Afrique 00:45 L’invité 00:58 La grande librairie 01:59 Streetosphère 02:54 Envoyé spécial, la suite 03:30 TV5 Monde le journal 03:53 Roxy. TV5 Monde Orient 09:21 Télématin 10:06 TV5 Monde le journal 10:19 Peuples du monde 10:32 Télétourisme 11:00 Flash Info 11:02 Jardins créoles 11:29 Les petits plats de Babette 12:00 TV5 Monde le journal 12:14 Plus belle la vie 12:38 Mot de passe 13:02 Flash Info 13:05 Des chiffres et des lettres 13:35 Flash Info 13:38 Tout le monde veut prendre sa place 14:30 Le journal de la RTBF 15:03 Mademoiselle Zazie 15:11 Mily, Miss Questions 15:18 Pok et Mok 15:26 A.R.T. Investigation 15:39 Le ranch 16:01 Zoobabu 16:04 360°, géo 16:59 Questions pour un champion 17:30 Belle baie 18:15 Belle baie 19:00 Fermier urbain 19:30 64’ le monde en français – 1re partie 19:53 Le journal de l’économie 20:00 64’ le monde en français – 2e partie 20:20 L’invité 20:30 64’ l’essentiel 20:34 Temps présent 21:30 Le journal de France 2 22:01 Le dîner de cons 23:18 Les chiens verts 23:38 La téléformation 00:00 TV5 Monde le journal Afrique 00:22 Le journal de la RTS 00:53 Le journal de l’économie 00:57 Vestiaires 00:59 Mémoires vives 01:42 Mémoires vives 02:26 Escapade, le magazine des patrimoines. Radio Liban 96,2 FM 07:00 RFI En direct 10:00 RL Libre cours 11:00 RL Flâneries matinales 12:00 RL Lunch Time Show 13:00 RL Journal 13:30 RFI En direct 14:00 RL C’est encore mieux l’après-midi 15:00 RL L’heure blonde 16:00 RFI En direct 16:10 RL Carrefour du jazz 17:00 RL Vous avez dit musique 18:00 RL Silence on tourne 19:00 RL Journal en français et en anglais 19:30 RFI En direct 20:00 RL Micro-ondes 21:00 RL The Trip 22:00 RL Programme arménien 22:30 RFI Le fil musical. 16 Ici et ailleurs jeudi 24 avril 2014 Tinghir replonge dans son histoire, le temps d’un film Le dessin de pinter Maroc L’œuvre de Kamal Hachkar parle «d’un moment très particulier où juifs et musulmans ont vécu ensemble sur cette terre berbère ». Le temps d’un film, la ville de Tinghir, blottie dans une majestueuse vallée, s’est replongée dans son passé, lorsque juifs et musulmans vivaient ensemble, dans un Maroc qui accueillait la plus grosse communauté juive d’Afrique du Nord. Dans les années 1950, le Maroc comptait près de 300 000 citoyens juifs. Mais les conflits israélo-arabes successifs et les appels à l’émigration vers la Terre sainte ont fini par ramener cette présence à moins de 5 000 âmes. Parmi les villes qui témoignent de cette histoire figure Tinghir, cité de quelques dizaines de milliers d’habitants au pied du Haut-Atlas et au cœur du Maroc berbère. Dimanche, à quelques encablures de sa magnifique palmeraie et du mellah, son ancien quartier juif, près de 400 personnes ont assisté à la diffusion inédite de Tinghir-Jérusalem, les échos du Mellah, du réalisateur franco-marocain Kamal Hachkar. « Mon œuvre parle d’un moment très particulier où juifs et musulmans ont vécu ensemble sur cette terre berbère, au fin fond du sud-est marocain », explique M. Hachkar, pour qui « cette histoire parle à tout le monde car elle développe des thématiques L’émotion se lisait dans le regard des quelques 400 personnes réunies pour assister à la diffusion inédite de « Tinghir-Jérusalem, les échos du Mellah », du réalisateur franco-marocain Kamal Hachkar. Fadel Senna/AFP universelles sur l’exil, la perte de l’autre ». L’an dernier, la projection de ce documentaire au Festival du cinéma de Tanger avait suscité la polémique : près de 200 personnes, pour la plupart islamistes, avaient manifesté, fustigeant une tentative de « normalisation avec Israël ». « Certains m’ont accusé de travailler pour le Mossad. Mais la plupart de ces gens n’ont jamais vu le film ! » se lamente encore Kamal Hachkar. « Dans nos mémoires » L’Orient : Fondé par Georges Naccache en 1924 Le Jour: Fondé par Michel Chiha en 1934 Société Générale de Presse et d’Édition SAL Baabda-route de Damas Imm L’Orient-Le Jour B.P. 45-254 - Hazmieh Tél : 05/956444 Abonnement 05/453665 [email protected] Administration Fax 05/454201 [email protected] Rédaction Fax 05/957444 [email protected] Carnet, petites annonces Tél. 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Daoud, artisan centenaire, est de ceux qui peuvent raconter cette histoire commune aux jeunes générations. « Entre juifs et musulmans, on s’est toujours entendu », assure-t-il. « La religion nous séparait, mais le bien, lui, nous réunissait : le départ des juifs a provoqué un vide et ils sont toujours dans nos mémoires. » Dans le public, quelques juifs, venus de l’étranger et d’autres de Casablanca, à plusieurs centaines de kilomètres. « Pour moi, ce film est le symbole de l’amour et de la fraternité entre Marocains, sans distinction », juge Jauk Elmaleh, un musicien de Casablanca. « Cette histoire est la nôtre et continuera à l’être, quels que soient les enjeux et manipulations », renchérit Fanny Mergui. Cette juive marocaine a émigré à l’âge de 16 ans en Israël, mais elle l’assure : « Je suis née avec une étoile de David et un croissant de lune sur la tête. Cette terre, nous la portons en nous pour l’éternité. » Fières de cette diversité Il aura fallu cinq ans à Kamal Hachkar, entre le sud marocain et Jérusalem, pour raconter cette petite histoire dans la grande. En 2011, Nabil Ayouch, un autre réalisateur franco-marocain, avait traité du conflit israélo-palestinien à l’aune de sa propre expérience, celle d’un enfant né d’un père musulman et d’une mère juive tunisienne. Rien de cela a priori pour Hachkar, marocain musulman et berbère comme il en existe des millions dans le pays. « J’ai appris qu’il y avait des juifs au Maroc par mon grand-père. Avant je pensais que tous les Marocains étaient musulmans. Tout à coup, ça m’a ouvert l’esprit », commente-t-il. « Moi qui, jeune, me sentais comme une étrangeté, à la fois marocain et français, dans la Normandie profonde, je me suis identifié à cette autre étrangeté », poursuit-il. Au Maroc, les autorités se disent fières de cette diversité et reconnaissent la possibilité aux citoyens de donner des prénoms musulmans, berbères ou juifs à leurs enfants. Mais dans le même temps, un débat fait rage autour de la « normalisation avec Israël ». L’an dernier, deux propositions de loi visant à sanctionner tout séjour dans l’État hébreu ont vu le jour. L’une d’elle a depuis été retirée. En allusion à ces démarches, le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté au contraire les Marocains à visiter al-Qods (Jérusalem). Le mois dernier, c’est une liste noire des « normalisateurs », publiée par l’« Observatoire marocain pour la lutte contre la normalisation », qui est venue alimenter la chronique. (Source : AFP) Réseau ferroviaire Dans le Soudan pauvre et poussiéreux, un train moderne fait sensation Dans un Soudan frappé par la pauvreté et où les trains ont parfois plus de 40 ans d’âge, le Nile Train, fuselé et blanc immaculé, fait un peu figure d’extraterrestre. Ce train de voyageurs est entré en service le 20 janvier, une première depuis des années, dans le cadre des efforts pour relancer le réseau ferroviaire du pays. « Ce nouveau train est vraiment, vraiment moderne », assure Ahmad Hussein, le directeur de projets de la Sudan Railways Corporation. Chaque matin à 09 h 00, le train composé de quatre voitures, qui fonctionne avec un moteur diesel, part de Khartoum pour Atbara, à 300 km au nord. Le trajet dure 6 h 40, soit deux fois plus de temps qu’en bus mais bien moins qu’avec les vieux trains qui desservent le reste du pays. Si le trajet est si long, c’est que le train, capable d’atteindre en théorie les 100 km/h, doit rouler au pas en raison du délabrement de la voie ferrée. Malgré cet inconvénient, le Nile Train a rencontré un tel succès qu’en mars, un deuxième train part le soir pour faire ce même trajet Khartoum-Atbara, alors que la route reliant les deux villes est chaque jour engorgée par les bus, les camions et les voitures. Selon M. Hussein, le train peut transporter 284 passagers et est chaque fois quasi plein. Les deux trains en circulation ont été achetés à la Chine, un pays avec lequel le Soudan a des liens économiques étroits, pour un coût total de 13 millions de dollars, explique M. Hussein. « Je pense que la plupart des gens qui voyagent entre Khartoum et Atbara arrêteront de prendre le bus et choisiront ce nouveau train », estime Hannah Ali Mohammad, 35 ans, s’émerveillant du fait que, contrairement aux autres trains, le « Nile Train » soit climatisé. Sans compter ses toilettes modernes et ses sièges confortables. Ahmad al-Haj Omer, un étudiant de 23 ans, prend ce train pour la première fois. « J’ai aimé », dit-il. « C’est plus sûr. Il y a beaucoup d’accidents de bus sur la route KhartoumAtbara. » Plus sûr, mais aussi plus économique : un billet coûte six dollars, deux fois moins qu’un ticket de bus. Moteurs des années... 70 Le chemin de fer au Soudan a connu son heure de gloire dans les années 1960 et 1970, avant de fortement décliner au fil du temps. Le manque de fonds a empêché un entretien régulier du réseau, mais des facteurs politiques ont aussi contribué au déclin, affirme Le Nile Train offre, outre le confort et le luxe, des prix imbattables : un billet coûte six dollars, deux fois moins qu’un ticket de bus. AFP/Getty images Mahjoub Mohammad Salih, un éditorialiste connu. Ainsi, le gouvernement du président Omar el-Béchir, redoutant le puissant syndicat des cheminots, avait renvoyé des milliers d’entre eux dans les années 1990. En outre, à cause de l’embargo imposé par les États-Unis depuis 1997, les moteurs de fabrication américaine ne marchent plus faute de pièces de rechange, explique Mohammad Oro Saliem Mohammad, responsable des locomotives au sein de la Sudan Railways Corporation. Il a fallu maintenir en service d’anciens moteurs, dont certains datent selon lui des années 1970. L’objectif est donc de moderniser le réseau, mais le piteux état des rails reste le premier obstacle, insiste M. Hussein. Des sociétés soudanaises et chinoises ont commencé à remplacer le bois des traverses par du béton sur la ligne Khartoum-Atbara, et des travaux ont également débuté entre Atbara et Port Soudan, un centre économique important sur la mer Rouge. Ce n’est qu’après ces rénovations qu’un service de trains modernes pourra s’étendre. Or un tel réseau efficace serait un atout pour le pays, plongé dans une crise économique aiguë. (Source : AFP) Insolite Canada Une lettre arrive à la nouvelle adresse... 45 ans plus tard Une résidente de Calgary a eu l’heureuse surprise de recevoir dans sa boîte postale une lettre de sa petite sœur, postée à 200 km de chez elle il y a 45 ans. La missive avec un timbre de 6 cents, tarif en vigueur en 1969, était oblitérée avec le cachet de Lethbridge en Alberta et adressée à « M. et Mme R.D Tingle » avec pour seule destination une rue de Calgary avec un mauvais numéro et sans mention de cette ville de la province de l’ouest canadien, a raconté cette résidente à la radio publique CBC. Mme Tingle a reçu la lettre sous plastique et accompagnée d’un mot d’excuses du service des postes du Canada, non pas pour le retard mais pour les dégradations apparentes sur l’enveloppe. « Chère cliente, nous regrettons sincèrement que votre lettre soit endommagée. Elle a été trouvée dans cet état dans le circuit postal », a écrit Poste Canada à Mme Tingle. Cette dame, qui avait fait suivre son courrier après son déménagement, a donc enfin reçu les remerciements adressés, sous forme de poème, par sa petite sœur de 9 ans et qui était venue à l’époque passer quelques jours chez elle. Grande-Bretagne Un Britannique condamné pour avoir avalé un poisson rouge vivant La Société royale de protection des animaux (RSPCA) a remporté une première victoire dans sa croisade contre ceux qui s’amusent à ingurgiter des poissons rouges vivants, avec la condamnation d’un jeune Britannique trahi par la vidéo de son exploit sur Facebook. Gavin Hope, un commercial de 22 ans, a été condamné à 330 livres d’amende plus frais de justice portant la facture à près de 1 000 euros. Il s’était fait filmer lors du réveillon du Nouvel An en train d’avaler une pinte de bière épicée de Tabasco, de tequila, d’un œuf frais et de nourriture pour poissons, avant d’engloutir dans la foulée l’animal encore frétillant. La RSPCA a engagé en début d’année une campagne contre cette pratique dérivée du « Neknominate », qui consiste à lancer des défis sur le net, invitant des internautes à imiter leur geste. Le juge du tribunal de Gateshead qui a condamné le jeune homme aux termes d’une législation sur la cruauté envers les animaux, a dénoncé son comportement « stupide ». L’inspecteur en chef de la RSPCA, Michelle Charlton, a, quant à elle, cité le rapport d’un vétérinaire établissant que « l’estomac constitue un endroit totalement inapproprié pour un poisson rouge, condamné à une mort lente en raison de l’effet conjugué d’un manque d’oxygène, d’un taux d’acidité (pH) élevé et de l’alcool absorbé ». Elle a salué le jugement en réitérant l’exigence de mettre un terme à une pratique « cruelle » qui crée le buzz sur Internet, et a invité le public à dénoncer ceux qui s’y adonneraient. Allemagne Le canon à eau de la police de Thuringe : attention, fragile ! La police de l’État allemand de Thuringe a dû admettre avoir abîmé son nouveau canon à eau antiémeute, un engin de 33 tonnes et 900 000 euros, lors d’un exercice avec... des œufs, des balles de tennis et des bouteilles en plastique. Le pare-brise en polycarbonate du WaWe 10, un camion Made in Austria que l’État fédéral a commandé à 61 exemplaires, a très mal supporté la confrontation : il présente des creux gros comme le poing. « Jusqu’à présent il n’est pas survenu de dommages similaires au nouveau WaWe 10 », a assuré une porte-parole du ministère fédéral de l’Intérieur, Pamela MüllerNiese. L’engin, dont le réservoir peut contenir 10 000 litres d’eau, est censé être utilisé notamment pour calmer les hooligans, qui jettent plutôt des pavés que des balles de tennis. Bonne nouvelle toutefois : le parebrise « n’est pas détruit », a assuré à l’agence allemande le porte-parole de la police du Land de Thuringe, Dirk Sauter. Le 24 avril dans l’histoire 1915 : rafle des personnalités arméniennes de Constantinople. Cet événement marque le début du génocide des Arméniens par la Turquie, qui fera de 800 000 à 1,5 million de morts, selon les estimations. 1942 : naissance de Barbra Streisand, chanteuse et actrice américaine. 1955 : fin de la Conférence de Bandung : le mouvement des nonalignés condamne le colonialisme, le racisme et la guerre froide. 2004 : décès d’Estée Lauder, pionnière dans la production de cosmétiques. 2005 : Snuppy, premier chien conçu par clonage en Corée du Sud.