fax 0331 NO - Satellifax

Transcription

fax 0331 NO - Satellifax
N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016
Confidentiel
p1
Banijay Group : changements à la tête des
filiales françaises.
France Ô : directrice des documentaires et
des magazines.
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A la Une
p2
Numéro 23 : le Conseil d'Etat annule la
décision du CSA d'arrêter la chaîne.
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Institutionnel
p3
Numéro 23 / Conseil d'Etat : pour la SACD,
il faut « doter le CSA de moyens adaptés ».
MCS / Rugby : l'Autorité de la concurrence
rejette la plainte sur l'attribution des droits
de la Pro D2.
PPL Indépendance des médias / Sénat :
adoption en commission d'amendements
relatifs à l'audiovisuel.
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Entreprises et marchés
p4
Chaîne info publique : pas sur le canal 23,
mais...
Orange / Bouygues Telecom : les discussions
pourraient se prolonger au-delà du 31 mars.
Gameloft : recours en justice contre la
décision de l'AMF donnant son accord à
l'OPA de Vivendi.
Télécoms : hausse des plaintes de consommateurs en 2015, l'Afutt pointe SFR du doigt.
p 01/14
Tour Mirabeau / Sans-papiers : les bureaux
du CSA fermés.
Sharp : rachat du groupe par Foxconn, à un
montant réduit.
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Industrie des programmes
p7
Federation Entertainment : vente du Bureau
des légendes dans plusieurs territoires.
France 3 / DEMD : Tandem devient une série
après le succès d'audience des pilotes.
Séries Mania : les 16 projets sélectionnés
pour le Forum de coproduction européen.
Bafta : les séries Panthers et Engrenages
sélectionnées pour la compétition 2016.
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TV sur câble, sat, ADSL, mobiles p 8
Eutelsat / AB Groupe : le bouquet Bis TV
enrichit son offre de chaînes en HD.
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Chaînes locales
p8
TNT Ile-de-France : l'attribution de la
fréquence encore repoussée.
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Vidéo, vidéo à la demande
p8
Sony Pictures Entertainment / VOD :
lancement le 4 avril d'Ultra, un service
proposant des films UHD.
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Etudes
p8
OTT : une pratique moins répandue en Europe
qu'aux USA, surtout pour les offres payantes.
Nominations, mouvements
p9
StudioCanal : renforcement dans la
production internationale ; arrivée de
Matthew Gledhill.
Telecom Italia : Flavio Cattaneo, ancien dg
de la Rai, prend la tête de l'entreprise.
Sonar Entertainment : arrivée de David
Ellender, ex-patron de FremantleMedia
International.
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Programmes
p 10
W9 / Banijay : l'émission de téléréalité Moundir
et les apprentis aventuriers en tournage.
France 5 / Gaumont Animation /
DreamWorks : le nouveau Oui-Oui débarque
le 2 avril dans Zouzous.
Equidia Live : deux nouveaux présentateurs
pour L'avant-courses.
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Evénements
p 10
Scam / Rencontres : débat autour du
documentaire en ligne le 14 avril.
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Au fil des tweets...
Revue de presse
Agenda
Nota
p 11
p12
p 13
p 14
The A Word
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Confidentiel
Banijay Group : changements à la tête des filiales françaises
Selon nos informations, Stéphane Courbit, président de
Banijay Group, Marco Bassetti, directeur général, et François
de Brugada, président France, ont réuni ce mercredi matin les
salariés français de l'entreprise née de la fusion de Banijay et
Zodiak, pour leur annoncer des évolutions au niveau des
directions des filiales.
Frédérick Lacroix, qui était le directeur des documentaires
et des magazines de Zodiak Fiction et Docs, prend la
présidence de KM. Rappelons que son fondateur, Renaud Le
Van Kim, a quitté Zodiak fin août et a depuis lancé son
entreprise de production, baptisée Together Studio (nos
« Confidentiels » des 24 août et 19 octobre). Frédérick Lacroix y
apporte les projets de documentaires et de magazines
développés chez Zodiak Fiction et Docs. Parallèlement, cette
société, rebaptisée Zodiak Fiction avec un recentrage sur ce
genre, est placée sous la présidence de Gaspard de Chavagnac,
précédemment président de Zodiak France.
Alexia Laroche-Joubert, jusque-là à la tête de Banijay
Productions France, devient présidente d'ALP (Adventure Line
Productions), en remplacement de Franck Firmin-Guion qui
part pour d'« autres projets ». Quant à Banijay Productions
France, qui perd donc sa présidente, une nouvelle direction va
être « rapidement » mise en place, ont annoncé les dirigeants
du groupe. Aucun changement n'a été annoncé concernant les
filiales H2O (Cyril Hanouna) et Air Prod (Nagui).
La question des projets de licenciements n'a pas été
abordée lors de la réunion de ce matin, selon la même source.
Une dizaine de salariés parisiens de Zodiak Rights, filiale de
distribution dirigée par Tim Mutimer de Londres, aurait reçu des
courriers proposant des reclassements « à l'étranger »,
préalables à un licenciement, selon d'autres sources. Interrogée
par Satellifax, l'entreprise britannique s'est refusée à tout
commentaire tant que le processus « d'intégration des équipes
et des bureaux dans les pays où Banijay et Zodiak sont
présents » n'est pas achevé.
Satellifax – Hôtel de Retz, 9 rue Charlot 75003 Paris – Tél. : 01 44 78 04 78 – Fax : 01 42 78 70 36
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France Ô : directrice des documentaires et des magazines
Selon nos informations, Béatrice Nivois, qui était responsable
des magazines de France Ô depuis septembre 2011, a été promue
directrice des documentaires et des magazines de la chaîne.
Elle reprend donc, avec un périmètre élargi, les fonctions
occupées sur le documentaire par Hervé Cauchy, qui a quitté
France Télévisions dans le cadre du plan de départs volontaires
mis en œuvre par l'entreprise. Béatrice Nivois prend ainsi la
responsabilité des magazines Bondy Blog Café, Flash-Talk, Les
témoins d'Outre-mer et Les aventuriers d'Explô, des différentes
cases documentaires (Investigatiôns, Archipels, Passion
outremer), ainsi que des documentaires événementiels et
coproductions internationales de France Ô.
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A la Une
Numéro 23 : le Conseil d'Etat annule la décision du CSA d'arrêter la chaîne
Dans un arrêt surprise rendu ce mercredi en début d'après-midi, le Conseil d'Etat a annulé la décision du 14 octobre du CSA, qui
abrogeait, au 30 juin, l'autorisation d'émettre de Numéro 23. La Haute Assemblée a considéré, en substance, que le CSA n'avait
pas démontré l'existence d'une fraude liée au pacte d'actionnaires conclu en octobre 2013 par Pascal Houzelot, président de la
chaîne, et le groupe russe UTH, mise en avant pour justifier une telle décision.
Numéro 23 va pouvoir continuer à exister sur la TNT. Le
Conseil d'Etat a en effet annulé ce mercredi la décision du
CSA du 14 octobre abrogeant, au 30 juin, l'autorisation
d'émettre de la chaîne présidée par Pascal Houzelot. Cette
décision est une surprise, le Conseil d'Etat ayant décidé de ne
pas suivre les recommandations de la rapporteur publique.
Laurence Marion s'était prononcée, vendredi dernier, pour un
rejet du recours formé fin décembre par Diversité TV, société
éditrice de la chaîne, contre la décision du Conseil (nos
informations de mardi). Le Conseil d'Etat a également annulé le
rejet du recours gracieux par le CSA, que Diversité TV avait formé
mi-novembre devant l'instance (nos informations du
10 décembre).
Le 9 avril 2015, Diversité TV avait demandé au CSA d'agréer la
cession de l'intégralité de son capital à NextRadioTV (Alain
Weill), pour 88,3 millions d'euros. Mais, le 14 octobre, le Conseil
avait décidé d'abroger de manière différée l'autorisation
d'émettre de Numéro 23 en faisant valoir que le pacte
d'actionnaires conclu le 21 octobre 2013 entre PHO Holding, la
société de Pascal Houzelot, et le groupe russe UTH, alors entré
au capital à hauteur de 15 %, constituait une fraude. Pour
justifier sa décision, le CSA avait estimé que Diversité TV avait
sollicité une autorisation non pas dans l'intention de développer
une chaîne, mais seulement pour réaliser une importante plusvalue en cédant ses actions de façon prématurée, dans un projet
élaboré dès mai 2013, avant le délai de deux ans et demi exigé
dans le cadre de la convention de Numéro 23.
L'existence d'une fraude pas démontrée
Cependant, selon le Conseil d'Etat, l'existence d'une telle
fraude n'a pas été démontrée. Si « le fait de solliciter une
autorisation dans le but exclusif de réaliser une plus-value, sans
avoir réuni les moyens nécessaires pour exploiter le service de
télévision conformément aux engagements souscrits,
présenterait le caractère d'une fraude », en revanche, « le
simple fait qu'un actionnaire cède des actions et réalise une
plus-value ne suffit pas à faire regarder l'opération comme
illicite », affirme la Haute Assemblée.
Le pacte d'actionnaires sur lequel le CSA s'est fondé ne
suffit pas à démontrer que Diversité TV « ne poursuivait,
depuis l'origine, qu'une intention spéculative », selon le juge.
Pour le Conseil d'Etat, le CSA n'a pas démontré que Diversité TV
avait pour objectif de réaliser une plus-value lorsque la société a
candidaté pour une fréquence TNT HD, fin 2011, ni quand le CSA
lui a délivré son autorisation, en juillet 2012.
Vendredi dernier, la rapporteur publique Laurence Marion
avait admis le caractère licite du pacte d'actionnaires, car
ultérieur au délai de deux ans et demi fixé dans la convention, et
« relativement banal dans son principe », avec une valorisation a
priori « conforme » aux cessions réalisées dans le secteur.
Elle avait également avoué « [peiner] » à suivre le CSA dans
sa qualification de « fraude à loi », « au demeurant périlleuse ».
Mais, si la sanction décidée par le CSA lui apparaissait sévère,
elle l'estimait justifiée. Les griefs étaient « suffisamment
consistants pour justifier la sanction de retrait », sur la base de
l'article 42-3 de la loi du 30 septembre 1986. Celui-ci stipule que
« l'autorisation peut être retirée, sans mise en demeure
préalable, en cas de modification substantielle des données au
vu desquelles l'autorisation avait été délivrée, notamment des
changements intervenus dans la composition du capital social
ou des organes de direction et dans les modalités de
financement ».
Numéro 23 « heureuse d'être rétablie dans ses droits »
Le Conseil d'Etat fait aussi valoir dans sa décision que
Diversité TV a réuni les financements nécessaires au
développement de Numéro 23. « La société a bien mis en
œuvre les moyens nécessaires à l'exploitation de la chaîne
Numéro 23 », juge-t-il. Le CSA ne saurait donc lui formuler de
reproche sur ce point, même s'il y a lieu de rappeler Numéro 23
à certaines de ses obligations, poursuit-il. La Haute Assemblée
souligne également que la chaîne a obtenu certains résultats
en part d'audience. C'est ainsi que sa pda s'élevait à 0,6 % sur
l'ensemble de l'année 2015, contre 0,4 % en 2014, et 0,3 % en
2013 (et 0,7 % pour février 2016).
Numéro 23, qui a annoncé l'annulation de la sanction du CSA
quelques minutes avant le Conseil d'Etat, s'est dite « heureuse
d'être rétablie dans tous ses droits ». « Le fondateur
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|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 03/14
[Pascal Houzelot, ndlr], les collaborateurs de Numéro 23 et
l'ensemble de ses partenaires […] vont désormais pouvoir
s'inscrire dans une perspective d'avenir et de développement
ambitieux », ajoute-t-elle. « Je vais maintenant me consacrer à
la poursuite et au développement de la chaîne et de ses axes
forts, la mise en œuvre des diversités et l'ouverture sur le
monde », a commenté Pascal Houzelot. Le dirigeant s'est encore
dit « très heureux que justice soit rendue, en particulier que
le Conseil d'Etat ait écarté totalement toute notion de
fraude, qui avait été instillée à tort ».
Dans un communiqué, Me François Sureau, avocat de
Numéro 23, a évoqué « une importante décision de principe
pour le droit de l'audiovisuel, le Conseil d'Etat s'étant pour la
première fois prononcé sur un retrait d'autorisation, mesure
d'une gravité exceptionnelle, dont le CSA semblait ne pas
avoir pris l'exacte mesure ». « Les autorités indépendantes, ici
le CSA, doivent prendre des décisions en s'appuyant sur la règle
de droit et non sur l'émotion. L'accusation de fraude est
extrêmement grave. Elle ne peut pas être lancée à la légère »,
souligne-t-il.
Camouflet pour le CSA
Cette décision du Conseil d'Etat constitue un véritable
camouflet pour le CSA et pour son président, Olivier
Schrameck, lui-même ancien membre de la Haute Assemblée.
C'est la deuxième fois, en moins d'un an, que le CSA voit
retoquée une de ses décisions les plus importantes. Le 17 juin, le
Conseil d'Etat avait déjà annulé, pour vice de procédure, le refus
du Conseil de faire passer LCI et Paris Première sur la TNT
gratuite, obligeant l'instance de régulation à réexaminer tout le
dossier (nos informations du 18 juin). La décision de retirer une
autorisation d'une chaîne nationale était une première.
Ce mercredi, le Conseil a indiqué, dans un communiqué,
avoir « fondé sa décision sur des considérations d'intérêt
général qui sont le socle même de la régulation audiovisuelle ».
Celles-ci doivent « garantir une saine gestion des fréquences qui
appartiennent au domaine public hertzien et faire en sorte que
celles-ci soient attribuées à des opérateurs qui les utilisent
conformément à leurs engagements avec rectitude et probité ».
Le CSA prend acte du fait « qu'au regard des éléments
d'appréciation qu'il a retenus, qu'en l'état de la législation, il ne
lui est pas possible de remplir pleinement sa mission en
sanctionnant les comportements des chaînes contraires à
ces objectifs ».
Alors que la décision du CSA rendait caduc le projet de rachat
de Numéro 23 par NextRadioTV, Alain Weill, pdg du groupe,
n'exclut pas, désormais, une prise de participation, selon
Libération. « Nous pouvons réfléchir à une association, apporter
des moyens financiers pour que Numéro 23 se développe. Nous
n'avons pas perdu le contact, nous nous reverrons dans les
semaines qui viennent », a indiqué le pdg au journal.
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Institutionnel
Numéro 23 / Conseil d'Etat : pour la SACD, il faut « doter le CSA de moyens adaptés »
Pour la SACD, l'annulation par le Conseil d'Etat de la
décision du CSA abrogeant l'autorisation d'émettre de
Numéro 23 au 30 juin (lire « A la Une »), « confirme la nécessité
de faire évoluer la réglementation audiovisuelle ». Il s'agirait,
selon elle, de « doter le CSA des moyens adaptés et nécessaires
à l'exercice de sa mission de régulation ». « Il serait grave que,
faute d'une régulation forte, le paysage audiovisuel laisse
prospérer des opérateurs, motivés uniquement par des raisons
spéculatives et peu respectueux de leurs engagements à l'égard
de la création », estime la société d'auteurs.
MCS / Rugby : l'Autorité de la concurrence rejette la plainte sur l'attribution des droits de la Pro D2
L'Autorité de la concurrence vient de rejeter la plainte
déposée par Ma chaîne Sport (MCS), contrôlée par Altice,
contre Eurosport (Discovery Communications), Canal+ et la
Ligue nationale de rugby (LNR) concernant l'attribution des
droits TV de la Pro D2 pour les saisons 2015-2016 à 20192020, indique une décision publiée sur son site internet (notre
« Confidentiel » du 22 février).
En avril 2015, la LNR avait octroyé, pour 31 millions d'euros,
les droits de la Pro D2 à Canal+ et Eurosport, qui les détenaient
déjà précédemment, écartant les candidatures de MCS et de
L'Equipe 21.
MCS avait saisi l'Autorité début juillet car elle estimait que
l'attribution de ces droits résultait d'une entente entre la Ligue
et les deux groupes sélectionnés.
Selon la filiale d'Altice, cette entente se serait déroulée en
deux étapes. Groupe Canal+ et Eurosport se seraient d'abord
concertés afin de convaincre la LNR de modifier l'appel d'offres
et constituer des lots après les deux premiers tours de la
consultation lancée par la Ligue, puis dans un second temps
pour organiser un « simulacre de concurrence » afin d'évincer
MCS au troisième tour.
« Scénario improbable »
Dans une décision du 23 mars, l'Autorité a toutefois
considéré que MCS n'apportait « aucun élément probant
d'un déroulement anormal de la consultation de nature à
étayer l'hypothèse d'une telle entente séquencée ». « Elle ne
soutient pas que les critères de sélection des offres auraient été
modifiés en cours de consultation pour être orientés en sa
défaveur, ni ne démontre que le déroulement de la consultation
aurait été modifié ou interrompu dans le seul but d'en fausser le
résultat », ajoute-t-elle.
L'Autorité reconnaît que les éléments matériels probants sont
difficiles à réunir en matière d'entente. MCS aurait toutefois pu
s'appuyer sur une « preuve intellectuelle » et montrer la
cohérence d'un tel scénario, souligne-t-elle. Mais elle relève
toutefois que celui-ci apparaît contradictoire. L'exclusion
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de MCS aurait en effet pu être opérée unilatéralement par la
LNR, sans besoin d'entente préalable avec Eurosport et Canal+.
L'Autorité ne voit pas non plus l'intérêt qu'aurait eu la LNR dans
une telle entente. « Il s'agit là d'un scénario tout à fait
improbable dans lequel l'organisateur de l'appel d'offres
contribue à son propre malheur en participant à une
concertation qui dessert ses intérêts », note-t-elle.
Pas d'abus de position dominante de la LNR
L'Autorité a également rejeté les arguments de MCS sur un
abus de position dominante de la LNR sur le marché des
droits sportifs qualifiés par la filiale d'Altice de « semipremium », comme ceux de la pro D2, ou sur le marché de
l'appel d'offres concerné. MCS faisait plusieurs reproches à la
LNR : lui avoir laissé un délai trop court pour présenter ses offres
au troisième tour ; avoir en outre choisi une offre moins-disante
financièrement ; et enfin lui avoir imposé d'adjoindre à son offre
des engagements supplémentaires de partenariat marketing
sans lien avec la Pro D2.
Mais l'Autorité relève notamment que MCS n'apporte pas
d'élément permettant de distinguer clairement les contenus
« semi-premium » de ceux qui ne le sont pas. Cette notion est
jugée « insuffisante pour définir un marché pertinent ».
PPL Indépendance des médias / Sénat : adoption en commission d'amendements relatifs à l'audiovisuel
La commission de la Culture, de l'Education et de la
Communication du Sénat a adopté ce mercredi plusieurs
amendements relatifs à l'audiovisuel déposés par Catherine
Morin-Desailly, présidente de la commission et rapporteur de la
proposition de loi (PPL) relative à l'indépendance des médias
(nos informations du 29 mars).
Les membres de la Commission ont ainsi voté l'amendement à
l'article 1er proposant de fixer la mise en œuvre d'une charte
déontologique, par les entreprises ou sociétés éditrices de presse
ou audiovisuelles qui en sont dénuées, d'ici au 1er juillet 2017 et
non plus dans un délai de 6 mois à compter de la promulgation de
la loi. Par ailleurs, dans le cas des entreprises audiovisuelles, le
comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de
l'information et des programmes demeure consulté.
Ils ont également voté l'amendement à l'article 2 précisant
que le CSA « veille » à l'honnêteté, à l'indépendance et au
pluralisme de l'information et des programmes et non plus
qu'il les « garantit », un terme qui faisait davantage référence à
un contrôle ex ante. Cet amendement supprime également la
deuxième phrase qui laissait penser que le CSA pourrait devenir
un arbitre entre les journalistes et leurs employeurs. Rappelons
que cet article 2 voté en première lecture à l'Assemblée
nationale faisait polémique chez les éditeurs et chez certains
syndicats (dont le SNJ).
Droit de veto pour le CSA sur les comités de déontologie
Un autre amendement relatif aux comités de déontologie et
au rôle du CSA (article 7) a été adopté. Il porte sur les modalités
de nomination des membres de ces comités. Il prévoit ainsi
que le CSA a la responsabilité de veiller à l'indépendance des
comités, en ce sens qu'il dispose d'un droit de regard sur les
nominations et même d'un droit de veto sur les personnalités
qui seraient soumises. Ce droit doit être exercé dans les deux
mois après la notification et justifié par un avis motivé. Les
membres des comités sont nommés par l'organe de
gouvernance collégial des groupes audiovisuels (conseil
d'administration ou conseil de surveillance). Il s'agit ainsi
« d'assurer la légitimité de la décision et de rappeler la nécessité
pour les administrateurs de veiller au respect de l'indépendance
de l'information et des programmes ». Le processus de
nomination est donc conduit à travers « un dialogue entre la
société et le CSA, chacun ayant ses propres responsabilités ». La
nomination des membres doit par ailleurs respecter une
représentation équilibrée des femmes et des hommes. La
possibilité de prévoir un comité de déontologie commun pour
un groupe de média comportant plusieurs services de radio et
télévision est maintenue.
Deux autres amendements à ce même article 7 ont été votés.
L'un supprime la possibilité de saisine des comités de
déontologie par « toute personne » et ouvre un droit de saisine
à la société des journalistes (SDJ).
L'autre préconise de rebaptiser « comité de déontologie
indépendant » le « comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance
et au pluralisme de l'information et des programmes », adopté par
les députés. Cette appellation « préserve la compétence du CSA
pour apprécier l'indépendance des comités ».
Egalement adopté, l'amendement recommandant, en cas de
manquements constatés, d'éviter que le rapport annuel du CSA
n'entre trop dans les détails et que le Conseil privilégie
une analyse globale des difficultés rencontrées, conformément
à son esprit de régulation.
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Entreprises et marchés
Chaîne info publique : pas sur le canal 23, mais...
Même si le CSA s'est toujours gardé d'évoquer la
possibilité de placer en position 23 la future chaîne d'info du
service public, cette question aurait pu se poser. L'avenir a
donné raison – à son corps défendant – au CSA de ne pas l'avoir
évoqué, cette possibilité étant aujourd'hui définitivement
écartée. En effet, Numéro 23 conserve désormais, après la
décision du Conseil d'Etat, évidemment son numéro (et, par
ailleurs, aussi la possibilité de vivre !).
Alors quelles possibilités de numérotation pour le bébé
de Delphine Ernotte ? L'arrêt de la diffusion TNT de France 4
ou de France Ô ayant été définitivement écarté par la
présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, il reste a
priori deux possibilités sur lesquelles les services techniques
concernés planchent :
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– Soit une compression plus forte des chaînes publiques
sur leur multiplex leur permettant d'accueillir la petite
nouvelle. La perception HD des chaînes ne devrait pas s'en
trouver trop affectée, tandis que la chaîne info serait diffusée
(comme LCI) en SD.
– Soit, au moment du lancement de la chaîne info, un retour
en SD de France 4 ou de France Ô qui, comme la quasi-totalité
des chaînes de la TNT passent en HD le 5 avril. Une chaîne HD
occupant à peu près 2 fois plus de place qu'une chaîne SD, le
retour en SD de l'une d'entre elles dégagerait la place
nécessaire pour la diffusion en SD de la chaîne info.
A suivre…
Orange / Bouygues Telecom : les discussions pourraient se prolonger au-delà du 31 mars
Les conseils d'administration d'Orange et Bouygues
devaient se réunir en fin d'après-midi ce mercredi pour faire le
point sur les très difficiles négociations en cours sur le projet de
cession de l'opérateur Bouygues Telecom, à l'approche de la
date butoir fixée au 31 mars. A l'issue de ces réunions, les
groupes devraient communiquer leurs intentions. Si l'annonce
d'un accord semble compliquée, tant les questions en suspens
restent nombreuses, Orange et Bouygues Telecom, ainsi que
SFR et Free (Iliad) qui négocient la reprise d'une partie des
actifs de Bouygues Telecom, pourraient se donner un peu plus
de temps – quelques jours au plus – ou décider de jeter
l'éponge. « Puisqu'on a annoncé la date [butoir] du 31, il faut
donner des réponses au marché », a souligné un interlocuteur
proche du dossier. Mais « il y a beaucoup de choses qui restent
en suspens avec beaucoup d'acteurs, c'est compliqué, tout le
monde s'est mis des lignes rouges à ne pas franchir et si tout le
monde reste derrière cette ligne on n'avance pas, il faut que
chacun fasse un pas », a-t-il prévenu.
Bouygues espère vendre sa filiale 10 Md€
Bouygues espère vendre sa filiale télécoms pour un total de
quelque 10 milliards d'euros, le montant qu'avait mis sur la
table Patrick Drahi, principal propriétaire de SFR, lors d'une
offre l'an dernier qui avait été rejetée.
Son pdg Martin Bouygues a donné jusqu'à la fin mars à ses
concurrents pour trouver un accord, faute de quoi il compte
continuer en « stand alone » de façon indépendante.
Si le principe d'une participation de 12 % du groupe
Bouygues dans Orange en échange de la cession de Bouygues
Telecom, à laquelle s'ajouterait un apport en cash, « semble
acquis », la question de la valorisation de cette participation se
pose toujours, selon une autre source. La part de l'Agence des
participations de l'Etat, qui risque d'être diluée après une
émission de nouvelles actions, est aussi un sujet, alors que l'Etat
détient actuellement 23 % d'Orange. Or il ne voudrait pas
descendre sous 20 %. Selon Le Figaro, Bercy conteste notamment
les montants retenus pour la valorisation de Bouygues Telecom et
d'Orange. « Les discussions se seraient crispées sur la prime que
devrait verser Bouygues pour le rachat d'actions Orange », soit
180 millions d'euros, indique le quotidien.
Free pourrait reprendre 2 000 salariés de Bouygues Telecom
Enfin, la question du partage des actifs de Bouygues
Telecom avec Free et SFR pour éviter une situation de monopole
n'est pas encore réglée. Les opérateurs doivent notamment se
répartir les salariés du groupe tandis que l'Etat est attentif à ce
que l'opération se fasse sans aucun licenciement et que les
syndicats disent leur inquiétude. Free pourrait reprendre en
cas d'accord quelque 2 000 salariés, SFR 1 000 à 1 500 et
Orange 4 000 environ, rapportent Les Echos.
Gameloft : recours en justice contre la décision de l'AMF donnant son accord à l'OPA de Vivendi
Gameloft a contesté en justice la décision de l'Autorité
des marchés financiers (AMF) donnant son accord à l'offre
publique d'achat (OPA) hostile de Vivendi, a indiqué l'éditeur
de jeux vidéo pour mobiles ce mercredi soir (nos informations
du 21 mars). « Gameloft a déposé ce jour devant la cour
d'appel de Paris un recours contre la décision de conformité
relative au projet d'offre publique d'achat déposé par Vivendi »,
indique-t-il dans un communiqué. La société invoque
notamment « les manquements de Vivendi aux principes
directeurs des offres publiques, ainsi qu'aux obligations
légales et réglementaires visant à assurer la transparence et
la bonne information du marché », ajoute le document sans
donner plus de précision.
Vivendi a fait une entrée impromptue au capital de Gameloft
en octobre, puis a annoncé mi-février son intention de lancer sur
la société une OPA à 6 euros par action. Il a relevé son offre à
7,20 €, en réaction au rejet unanime de cette première offre
par le conseil d'administration de Gameloft. Face au groupe
de médias, la famille Guillemot, fondatrice de Gameloft, a
riposté en cherchant elle aussi à se renforcer au capital. Vivendi,
qui détient actuellement 29,86 % du capital et 26,63 % des
droits de vote de Gameloft, veut acquérir la totalité des actions
existantes de l'entreprise non détenues par elle.
L'AMF a autorisé mi-mars cette opération, la jugeant
conforme à la réglementation boursière. Gameloft avait indiqué
le même jour son intention de contester la décision de l'AMF
mais n'a pu empêcher Vivendi de lancer son OPA le 21 mars.
L'éditeur de jeux vidéo a aussi déposé mardi auprès de l'AMF
une note réitérant son opposition à l'opération, assurant
qu'elle ne présentait « aucun intérêt stratégique », qu'elle n'était
« pas de nature à créer des synergies substantielles » et qu'elle
« sous-évaluait significativement la société ».
http://satfax.fr/deauvillegreenawardsinscription
|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 06/14
Télécoms : hausse des plaintes de consommateurs en 2015, l'Afutt pointe SFR du doigt
Le nombre des plaintes de consommateurs des télécoms
a fait un bond de 18 % en 2015, selon les chiffres de
l'Observatoire des plaintes publiés ce mercredi par
l'Association
française
des
utilisateurs
de
télécommunications (Afutt), organisation indépendante,
associée pour cette étude au Crestel (Club des responsables
télécoms). Ce bilan 2015 pointe une hausse de l'insatisfaction
des clients de l'opérateur SFR, propriété du groupe Altice, et
relève « une dégradation sévère du niveau de la qualité des
services et de la relation clients en particulier ».
Le volume de plaintes reçues par l'association concernant les
services internet croît de plus de 47 %, tandis que celui
concernant le mobile baisse d'environ 3 % et que celui lié au
téléphone fixe reste quasi stable. Dans le détail, l'Afutt a reçu l'an
dernier 1 469 plaintes en ce qui concerne l'internet fixe, 1 535
pour le mobile, et 340 pour le téléphone fixe. Dans l'internet
fixe, SFR « voit sa contribution augmenter très nettement par
rapport à l'an passé (+15 points) » alors que « celle des autres
opérateurs diminue », souligne l'association indépendante. SFR
compte pour 36 % de ces plaintes enregistrées, Free (Iliad) pour
24 %, Orange 18 % et Bouygues Telecom 12 %, selon cette étude.
Hausse des conflits liés aux ventes dissimulées
Les plaintes tous opérateurs confondus concernent en
premier lieu la qualité de fonctionnement, puis les
interruptions de service et la facturation. Côté téléphonie
mobile, le nombre total des plaintes reste stable par rapport à
l'année dernière, mais on observe aussi dans cette catégorie une
« forte progression du taux de plaintes ayant pour origine des
clients de SFR », note l'association. Ainsi, 39 % des plaintes
concernent SFR (+9 points sur un an), 21 % Orange (-3 points),
12 % Bouygues Telecom (-7 points) ainsi que Free (+3 points).
SFR a fait valoir que 2015 était « une année de transition »,
dans un communiqué. « De nouvelles procédures et des actions
concrètes ont été mises en place » avec notamment une
amélioration du service client et une politique visant à « investir
massivement et à étendre le réseau », a noté l'opérateur.
L'association a remarqué l'an dernier « un net accroissement
des conflits provenant de ventes qualifiées de dissimulées
car faites sans le consentement explicite de l'utilisateur ». Alors
que la qualité technique reste un sujet, l'Afutt demande « la mise
en place d'engagements de performances minimales dans les
contrats de service d'accès à internet avec pénalités en cas de
non-respect avéré et répété dans le temps ». Enfin, l'Afutt a
appelé à une décision « rapide » dans les négociations en
cours pour un rachat de Bouygues Telecom.
« Les résultats de notre Observatoire 2015 montrent que les
opérations de rapprochement et d'achat dans le monde des
télécoms induisent une période d'instabilité peu propice au
développement des services en couverture et en qualité »,
constate Bernard Dupré, le président d'Afutt-Crestel.
Tour Mirabeau / Sans-papiers : les bureaux du CSA fermés
La Tour Mirabeau du 15e arrondissement, où siège le CSA, est
inaccessible en raison de l'occupation des locaux de la
direction générale du travail par des sans-papiers (au 13e
étage) depuis mardi après-midi. Les bureaux du Conseil étaient
fermés ce mercredi et devraient l'être également ce jeudi.
Les sans-papiers (autour de 300) réclament leur
régularisation sur simple preuve d'une relation de travail, sans
condition de durée, de séjour ou d'emploi.
Sharp : rachat du groupe par Foxconn, à un montant réduit
Le groupe japonais Sharp a trouvé un terrain d'entente
avec le taïwanais Foxconn (Hon Hai Precision Industry) pour
que ce dernier acquière 66 % de son capital, a annoncé
l'entreprise ce mercredi, espérant signer un contrat définitif le
2 avril. Le montant de la transaction a été réduit de quelque
100 milliards de yens (787 millions d'euros), à 389 Md¥ (plus de
3 Md€), en raison de nouveaux éléments communiqués après un
premier accord datant de fin février (nos informations du
26 février). Des documents transmis tardivement par Sharp sur
sa situation financière ont nécessité de plus amples examens
par Hon Hai qui a voulu ensuite revoir les termes de la
transaction. Les discussions supplémentaires ont duré un mois
et les deux groupes ont chacun réuni ce mercredi leur conseil
d'administration pour valider le compromis trouvé.
« Si le montant de la transaction a été réduit, il n'y a en
revanche pas de modifications sur les investissements prévus
par la suite » dans les diverses activités de l'entreprise, a bien
précisé Sharp, signifiant que le projet industriel, lui, restait le
même. Sharp a un besoin impérieux de redonner de l'élan à ses
piliers que sont notamment les écrans à cristaux liquides (LCD)
et d'avancer sur les autres technologies (écrans
électroluminescents), alors que la concurrence est très rude et
que les fluctuations du marché sont dures à encaisser.
Le groupe a d'ailleurs annoncé ce mercredi redouter à
présent une perte d'exploitation de 170 Md¥ (1,3 Md€) à l'issue
de l'exercice 2015-2016 qui sera clos jeudi. Sharp espérait
précédemment un petit bénéfice opérationnel de 10 Md¥, mais
des méventes, notamment vers des clients chinois, ont rendu
caducs ses calculs antérieurs.
www.satellimag.fr
|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 07/14
Industrie des programmes
Federation Entertainment : vente du Bureau des légendes dans plusieurs territoires
La série d'espionnage Le bureau des légendes, créée par Eric
Rochant pour Canal+, a été vendue dans plusieurs territoires,
a annoncé son distributeur Federation Entertainment (Pascal
Breton), qui en est également le coproducteur avec TOP-The
Oligarchs Productions (Alex Berger et Eric Rochant). VRT
(Belgique flamande), SVT (Suède), RTP (Portugal) et Rialto
Channel en Nouvelle-Zélande ont ainsi acquis les deux saisons
existantes (soit 2 fois 10 x 52') de The Bureau, titre
international. Par ailleurs, la chaîne allemande RTL Crime, qui
avait pris la première saison, s'est engagée sur la seconde, qui
devrait être diffusée ce semestre par Canal+.
Diffusée à partir du lundi 27 avril 2015, la saison 1 a été suivie
en moyenne par 1,09 million de téléspectateurs en audience
consolidée – soit la moyenne des deux premiers épisodes en non
consolidé –, ce qui représente une pda moyenne auprès des
abonnés de 17,8 %. Les producteurs et la chaîne ont lancé le
tournage de la saison 2 en septembre dernier, un an quasiment
jour pour jour après celui des dix premiers épisodes.
France 3 / DEMD : Tandem devient une série après le succès d'audience des pilotes
Plus de 4 millions de téléspectateurs pour le premier épisode
mardi (15,8 % de pda) et 3,7 millions pour le second (15,7 %).
Avec de tels scores pour le pilote en 2 x 52', France 3 n'a pas été
longue à l'annoncer : Tandem devient une série, a indiqué la
chaîne ce mercredi matin. Cette production DEMD (Sébastien
Favard), filiale de Lagardère Studios, va donc se poursuivre avec
de nouveaux épisodes qui seront tournés « très
prochainement ».
Tandem est centré sur un ex-couple, incarné par Stéphane
Blancafort et Astrid Veillon ; tous deux gendarmes, ils sont
contraints de travailler ensemble. Les pilotes sont réalisés par
Christophe Douchand et Emmanuel Rigaut sur un scénario
cosigné par Jérémie Marcus et Virginie Brami.
Grâce à ces deux épisodes, France 3 s'est classée en 2e
position derrière TF1 et son match de football France/Russie
(5,9 millions de téléspectateurs et 24,2 % de pda), laissant très
loin derrière elle Secrets d'histoire (SEP) de France 2
(2,9 millions, 11,9 % de pda) et, plus encore, la téléréalité The
Island, seuls au monde (Shine France) de M6 (2,3 millions, 9,1 %
de pda).
Séries Mania : les 16 projets sélectionnés pour le Forum de coproduction européen
Les responsables du Forum de coproduction européen,
volet professionnel du festival parisien Séries Mania, ont
sélectionné 16 projets de séries en développement, parmi les
quelque 200 reçus de 33 pays, qui seront pitchés lors de la
manifestation (19 au 21 avril). Ces projets en recherche de
financement, provenant de onze pays, seront présentés à « un
panel de 300 professionnels internationaux et européens »,
partenaires financiers potentiels (distributeurs, diffuseurs,
producteurs…), souligne le communiqué.
Le Forum de coproduction annonce ainsi la participation de
représentants de sociétés comme A+E Networks, ABC, Amazon,
AMC, Arte, BBC Worldwide, Beta Film, DR, France Télévisions,
Gaumont Television, groupe Canal+, ITV Studios, Mediaset,
Netflix, ProSiebenSat.1, la Rai, Red Arrow International, la RTE,
RTL, Sky Italie, Sony Pictures, SVT, TV2 Danemark, TV4, Zodiak
ou encore la ZDF.
Les 16 projets retenus sont :
– 16 Knot de Lux Vide (Italie)
– Belle époque de Scarlett Production (Makever) (France)
– Eden de Lupa Film et Atlantique Productions (Lagardère
Studios) (Allemagne, France)
– Flight 1618 de MakingProd (Makever) (France)
– Gastronomy de Drama Team (Israël)
– Hidden de Yellow Bird Entertainment (Banijay Group) (Suède)
– Keeping Faith de Vox Pictures (Grande-Bretagne)
– Let's Save the World de Constantin Film (Allemagne)
– Liar de Two Brothers Pictures (Grande-Bretagne)
– One Square Mile de Pampa Production (France)
– Pipeline d'Apple Film Production (Pologne)
– Pwned By The Mob de Submarine (Pays-Bas)
– Stella Blomkvist de Sagafilm (Islande)
– The Illegal de Conquering Lion Pictures (Canada)
– The Specialists de Fridthjof Film (Danemark)
– Warrior de Miso Film (Danemark)
Bafta : les séries Panthers et Engrenages sélectionnées pour la compétition 2016
La British Academy of Film and Television Arts a publié ce
mercredi la liste des nominés pour le volet télévisuel des Bafta
2016, trophées qui seront remis le dimanche 8 mai à Londres.
Deux séries produites ou coproduites par des sociétés françaises
seront en lice pour un titre. Panthers (The Last Panthers pour le
titre international), produite par Haut et Court TV et Warp Films
pour Canal+ et Sky Atlantic, concourt dans la catégorie Séries.
Elle y affrontera notamment le grand gagnant de cette sélection,
Wolf Hall, qui totalise quatre nominations. Cette production
Playground Entertainment et Company Pictures pour BBC Two a
été diffusée en début d'année sur Arte.
La série Engrenages (Spiral en version internationale),
produite par Son et Lumière pour Canal+ avec BBC Four, est,
elle, en compétition dans la catégorie International. Elle y
côtoie, entre autres, Narcos qui, à défaut d'être une série
française, a été produite par la filiale américaine d'un groupe
hexagonal, soit Gaumont Television (ex-GIT), pour Netflix.
Edité par Fréquences, membre du Spiil – Sarl au capital de 10 000 € – Commission paritaire : 1219 W 90061 – Satellifax, 9, rue Charlot 75003 Paris – www.satellifax.com – Twitter : @satellifax –
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|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 08/14
TV sur câble, satellite, ADSL, mobiles
Eutelsat / AB Groupe : le bouquet Bis Télévisions enrichit son offre de chaînes en HD
AB Groupe a signé ce mercredi un contrat avec Eutelsat
Communications pour renouveler ses capacités satellitaires
desservant le territoire métropolitain, annonce l'opérateur dans
un communiqué. Grâce à cet accord, sept chaînes thématiques
du bouquet Bis Télévisions d'AB passeront en HD : Action,
RTL9, AB1, AB Moteurs, Animaux, Trek et Science & Vie TV.
« C'est une très grande satisfaction pour nous et une
véritable marque de confiance de voir AB Groupe, un client avec
qui nous travaillons depuis vingt ans, renouveler sa location de
capacité à deux positions satellite phares pour les
téléspectateurs français », souligne Michel Azibert, directeur
commercial et du développement d'Eutelsat, cité dans le
communiqué. Cette location de capacités porte en effet sur deux
satellites d'Eutelsat, Eutelsat 5 West A et Hot Bird, situés
respectivement à 5° Ouest et 13° Est.
Proposé sur Eutelsat 5 West A en complément du bouquet
gratuit Fransat, Bis Télévisions (à partir de 4,99 euros par mois)
réunit les chaînes de la TNT ainsi qu'une vingtaine de chaînes
thématiques. Sur Hot Bird, l'offre s'accompagne de surcroît de
plus de chaînes TV et radios internationales.
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Chaînes locales
TNT Ile-de-France : l'attribution de la fréquence encore repoussée
A qui reviendra finalement la fréquence sur la TNT en Ile-deFrance, un temps attribuée à Télif ? Le président du CSA, Olivier
Schrameck, aurait décidé lors d'une plénière mercredi 23 mars de
« tout annuler jusqu'à nouvel ordre », selon des informations du
Canard enchaîné confirmées à Satellifax par le Conseil.
Rappelons que la chaîne Télif avait été présélectionnée en juin
dernier dans le cadre de l'appel à candidatures lancé en 2014, puis
finalement retoquée début janvier par le CSA, ce dernier
annonçant le réexamen de l'ensemble des candidatures (nos
informations du 12 janvier). L'autorité de régulation avait justifié
sa décision en invoquant l'incertitude financière entourant le
projet Télif présenté par Franciliennes TV, cette société n'ayant
« toujours pas fourni fin décembre des pièces suffisantes prouvant
que son tour de table était bien bouclé ». Un dossier finalement
complété fin janvier (nos informations du 26 janvier).
Mais pour Télif, ce revirement s'explique surtout par la
volonté du CSA de « rouvrir l'attribution de la fréquence au
profit d'un candidat écarté lors de la sélection ». Ces
déclarations visent le conseiller Nicolas About, ex-sénateur
centriste des Yvelines et proche de la présidente du conseil
régional d'Ile-de-France Valérie Pécresse, accusé de soutenir le
projet d'IFTV Service, porté par les groupes Le Figaro et
Secom, éditeur de Melody – et surtout par l'agglomération de
Saint-Quentin-en-Yvelines. C'est là que le bât blesse puisque,
comme l'explique le Canard, le président de cette
agglomération, Michel Laugier (Divers droite), se trouve être
l'ex-collaborateur de Nicolas About. « Et son chef de cabinet
n'est autre que Quentin About, le fiston », poursuit
l'hebdomadaire, qui affirme que cette proximité aurait poussé
Olivier Schrameck à tout arrêter.
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Vidéo, vidéo à la demande
Sony Pictures Entertainment / VOD : lancement le 4 avril d'Ultra, un service proposant des films UHD
Sony Pictures Entertainment lancera le 4 avril un service
de streaming proposant des films en ultra haute définition
(UHD) et High Dynamic Range (HDR, meilleurs contrastes,
spectre de couleurs étendu et détails améliorés), a annoncé le
groupe mardi dans un communiqué. Il faudra y mettre le prix
puisque les films seront commercialisés en achat définitif à
30 $ (26,50 €). Baptisé simplement Ultra, ce service sera pour
l'instant proposé uniquement aux Etats-Unis sur les téléviseurs
compatibles 4K de Sony. Des bonus (gratuits) accompagneront
également certains films pour mettre à profit les nouvelles
« capacités interactives » des téléviseurs les plus récents. Parmi
les titres proposés dans un premier temps, on retrouvera The
Night Before, Concussion (Seul contre tous), The Walk : rêver plus
haut, Tigre et Dragon 2 ou encore Ghostbusters.
A noter que, cet été, les acquéreurs d'une télévision Sony 4K se
verront offrir quatre films. En outre, les clients du service Sony
Pictures Store possédant déjà des films en version HD pourront les
mettre à jour en UHD sur Ultra moyennant un « prix spécial ». Sony
précise également que ce nouveau service de VOD sera
compatible avec le système de gestion des droits numériques
(DRM) Ultraviolet. Rappelons que les premiers disques Blu-ray 4K
de Sony arriveront quant à eux un peu plus tard, le 25 mai.
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Etudes
OTT : une pratique moins répandue en Europe qu'aux USA, surtout pour les offres payantes
Le visionnage de contenus en OTT continue de se
développer en Europe de l'Ouest, mais reste moins répandu
qu'aux Etats-Unis, selon une étude du cabinet américain Parks
Associates. Le visionnage sur des services OTT est pratiqué par
55 % des foyers britanniques et 51 % des français, contre
70 % aux Etats-Unis.
Toutefois, l'abonnement à des offres payantes est nettement
moins courant en Europe. Il concerne 30 % des foyers outreManche, et seulement 17 % chez nous, contre 64 % aux EtatsUnis, selon le cabinet. Parks Associates explique cette
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|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 09/14
différence par le grand choix d'offres OTT gratuites sur
le Vieux Continent, comme le BBC iPlayer, qui n'a pas
encouragé les consommateurs à migrer vers le payant.
Cependant, la donne devrait changer avec la
multiplication des offres payantes, note le cabinet. C'est
particulièrement vrai pour le Royaume-Uni, avec des acteurs
comme Netflix, Sky et Amazon. En outre, le BBC iPlayer a lancé
en novembre un service de téléchargement définitif payant. En
France, de nouvelles plates-formes de SVOD apparaissent, mais
Netflix a du mal à s'imposer, malgré ses accords avec certains
FAI, poursuit l'étude.
Aux Etats-Unis et au Canada, les offres OTT payantes se
multiplient. AT&T, Sony et HTC viennent ainsi de se lancer sur ce
marché.
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Nominations, mouvements
StudioCanal : renforcement dans la production internationale ; arrivée de Matthew Gledhill
StudioCanal annonce ce mercredi le renforcement de ses
activités de production de films internationaux. Dans ce
cadre, Matthew Gledhill rejoint la filiale du groupe Canal+ en
tant que senior vice president, International Production. Il
prendra ses fonctions dès ce jeudi, intégrant ainsi l'équipe
actuelle de production à l'origine des films tels que Paddington,
Non Stop ou Shaun le mouton. Dans ses nouvelles fonctions, il
sera particulièrement en charge de la production exécutive
des films internationaux développés et produits en interne
par StudioCanal. Il supervisera également les films issus du
studio d'animation 3D nWave Pictures, filiale de StudioCanal, et
contribuera de façon transverse sur les projets StudioCanal,
précise le communiqué.
D'origine australienne, Matthew Gledhill était depuis 2009
producteur associé au sein d'One World Films, société de
production de cinéma créée en 2006 par Marc du Pontavice. Il a
notamment été producteur exécutif sur Gainsbourg (vie héroïque)
de Joann Sfar et Pour un fils, premier film d'Alix de Maistre. Il avait
précédemment travaillé avec des réalisateurs anglophones parmi
lesquels Andy Tennant (Hitch), Sharon Maguire (Bridget Jones) et
Jeremiah Chechik (Chapeau melon et bottes de cuir).
Parallèlement, Ron Halpern, executive vice president,
International Production & Acquisitions, conserve ses fonctions
actuelles, dont la supervision de l'ensemble des productions
internationales de StudioCanal, et en particulier la production
exécutive des films internationaux développés avec des
producteurs externes, indique le communiqué. Il reste
responsable de la coordination des acquisitions internationales
pour l'ensemble des territoires StudioCanal, ainsi que du
sourcing et du développement des nouveaux projets.
Enfin, dans un rôle étendu, Danny Perkins, CEO de
StudioCanal UK, est en charge de la production en GrandeBretagne, de la recherche de talents britanniques et de la
poursuite du développement de l'activité locale de production,
conformément à la stratégie de StudioCanal de produire des
films avec un ancrage britannique, souligne le studio.
« Nous sommes très heureux d'accueillir Matthew qui
produit des films depuis quinze ans et qui bénéficie aussi d'une
expérience à la réalisation », s'est félicité Didier Lupfer,
président de StudioCanal, cité dans le communiqué. « Son
arrivée vient renforcer une équipe déjà solide qui, sous
l'impulsion de Ron, a permis à StudioCanal de s'installer comme
une référence mondiale dans la production de films européens
de qualité, capable d'attirer certains des plus grands talents de
notre continent. Avec son savoir-faire et son expérience,
Matthew nous apportera des atouts complémentaires qui vont
nous aider à poursuivre dans cette dynamique et à franchir un
nouveau palier dans notre développement. »
Telecom Italia : Flavio Cattaneo, ancien dg de la Rai, prend la tête de l'entreprise
Le conseil d'administration de Telecom Italia a nommé
Flavio Cattaneo au poste d'administrateur délégué du groupe
italien des télécommunications, dont le principal actionnaire est
le français Vivendi, a-t-il annoncé ce mercredi. Celui qui dirigeait
le groupe ferroviaire italien NTV prend donc la direction
opérationnelle d'une entreprise dont il était déjà
administrateur. Cette nomination intervient moins de dix jours
après la démission officielle, le 21 mars, de son prédécesseur,
Marco Patuano, en conflit avec Vivendi depuis plusieurs mois
(nos informations du 21 mars).
Flavio Cattaneo, qui a été dg du groupe audiovisuel public
italien Rai de 2003 à 2005, « aura la responsabilité de définir et
proposer au conseil d'administration, puis de mettre en œuvre
et développer les plans stratégiques, industriels et financiers,
ainsi que la responsabilité d'organiser et garantir la gestion et le
développement des affaires en Italie et en Amérique du Sud »,
indique Telecom Italia dans son communiqué. Le président
exécutif du groupe, Giuseppe Recchi, aura pour sa part la
responsabilité d'élaborer les grandes lignes de développement
de Telecom Italia, en collaboration avec le nouvel
administrateur délégué, ainsi que de suivre l'élaboration des
plans stratégiques et leur mise en œuvre.
Sonar Entertainment : arrivée de David Ellender, ex-patron de FremantleMedia International
David Ellender, ancien patron de FremantleMedia
International (FMI), a rejoint le producteur et distributeur
américain Sonar Entertainment, au poste nouvellement créé
de président de la distribution internationale et des
coproductions. Il a quitté la semaine dernière sa société
Slingshot Global Media, deux ans après l'avoir fondée.
Dans ses nouvelles fonctions chez Sonar, il sera responsable
des ventes internationales de programmes, y compris en
Amérique du Nord, pour les médias traditionnels et numériques.
Il supervisera les activités de la société en Europe,
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|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 10/14
Amérique latine, Asie et d'autres territoires clés et
travaillera également au déploiement des coproductions
internationales de fictions de Sonar. Il est directement rattaché
à Thomas Lesinski, récemment nommé dg de Sonar.
Basée à Los Angeles, la société Sonar Entertainment (ex-RHI
Entertainment) développe et produit des contenus
multisupports pour le marché américain et international. La
société produit The Shannara Chronicles pour MTV ainsi que la
minisérie Taboo avec le Britannique Tom Hardy, prochainement
diffusée sur BBC One en Grande-Bretagne et FX aux Etats-Unis.
Sonar est également à la tête d'un catalogue de 1 000 titres issus
notamment de Hallmark Entertainment, Hal Roach studios et
l'ex-RHI Entertainment.
David Ellender avait dirigé la branche commerciale de
FremantleMedia (RTL Group) de 2006 à août 2013, gérant un
catalogue de plus de 20 000 heures (The X Factor, American Idol,
Got Talent, The Apprentice, Jamie Oliver, les séries Merlin et Hit &
Miss…).
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Programmes
W9 / Banijay : l'émission de téléréalité Moundir et les apprentis aventuriers en tournage
W9 prépare une nouvelle émission de téléréalité, Moundir et
les apprentis aventuriers, dont le tournage vient de débuter sur
une île de Thaïlande, annonce la chaîne. Dans cette émission
produite par Banijay Productions France, Moundir, ancien
candidat de Koh-Lanta, donnera des leçons de survie à
12 candidats « plutôt habitués au confort, aux paillettes et
aux boîtes de nuit », selon la filiale de M6. Ils devront
s'affronter, seul ou en équipes, dans un paysage de plage
paradisiaque, pour améliorer leur confort et tenter de remporter
le titre de « meilleur aventurier ».
C'est la première fois que Moundir apparaît dans une
émission du groupe M6. Le coach sportif s'est fait connaître
dans des programmes du groupe TF1, d'abord dans la saison 3
de Koh-Lanta (ALP, filiale de Banijay Group), puis dans deux
autres programmations spéciales de ce rendez-vous, dont, en
2014, Koh-Lanta All Stars. Entre-temps, il était apparu, en 2010,
sur TMC, filiale de TF1, dans Moundir, l'aventurier de l'amour
(ALP).
France 5 / Gaumont Animation / DreamWorks : le nouveau Oui-Oui débarque le 2 avril dans Zouzous
Zouzous, la case destinée aux préscolaires de France 5, va
renouer samedi à 8h45 avec « l'un [de ses] piliers historiques »,
Oui-Oui, qui renaît dans un univers modernisé et plus
interactif afin de répondre aux « aspirations du public
jeunesse » d'aujourd'hui, a indiqué la chaîne. Oui-Oui, enquêtes
au pays des jouets (52 x 11'), série coproduite par Gaumont
Animation et DreamWorks Animation Television, dont le
groupe est propriétaire de la franchise, propose « un héros plus
incarné, plus au centre de l'action, mais aussi à l'écoute de ses
émotions, un héros qui fait participer le téléspectateur à ses
aventures », selon le communiqué.
Confronté à des mystères, le personnage créé par Enid
Blyton va enquêter à l'aide de sa tablette et de son « kit
d'investigation » et inciter les enfants à l'aider : chaque épisode
est ponctué de « rituels » leur permettant « de développer
l'écoute, la mémoire, la réflexion mais aussi la déduction ». OuiOui opère dans un pays constitué de cinq univers : Cap Canyon,
la forêt des contes, Miniville, la vallée des animaux et Bricaville.
La série est réalisée par Albert Pereira-Lazaro, la direction
littéraire étant assurée par Juliette Turner.
Parallèlement à la diffusion sur France 5, Oui-Oui fera l'objet
d'une « nouvelle gamme de produits dérivés », certains
commercialisés dès avril. Sont prévus des jouets (peluches,
figurines, voiture radiocommandée…), des livres et livres
d'activités, édités par Hachette Jeunesse, ainsi que deux
magazines édités par Milan, Le journal de Oui-Oui et Oui-Oui, je
joue j'apprends, en kiosque en avril.
Equidia Live : deux nouveaux présentateurs pour L'avant-courses
L'avant-courses, rendez-vous quotidien sur Equidia Live
diffusé de 10h à 12h, change de présentateurs en fin de semaine.
Manuela Jollivet et Nicolas Demasse, qui officient déjà sur la
chaîne, succéderont à Laurent Broomhead et Cécile
Martineau le 1er avril, indique la chaîne. Le premier part en
retraite, tandis que la seconde a quitté la chaîne.
Les deux présentateurs animeront ce rendez-vous du
vendredi au lundi, en alternance avec Julien Marcy et Marine
Costabadie, à l'antenne du mardi au jeudi.
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Evénements
Scam / Rencontres : débat autour du documentaire en ligne le 14 avril
La Scam organisera le jeudi 14 avril à partir de 14h30 des
rencontres autour de la thématique « Quels horizons pour le
documentaire en ligne ? » Vidéo à la demande, télévision de
rattrapage, SVOD… la consultation des programmes
audiovisuels en ligne n'est pas une mode mais une évolution
structurelle : jusqu'à quand ces exploitations numériques
seront-elles secondaires ?, s'interroge la société d'auteurs.
Deux tables rondes sont programmées. La première,
animée par Hervé Rony, dg de la Scam, à 14h30 portera sur les
questions : « Quels modèles économiques pour la
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Y participeront Dominique Barneaud (producteur, Red
Corner / Bellota Films), Frédéric Bonnard (dg, France Télévisions
Editions numériques), Marie-Laure Lesage (directrice du
développement numérique et des activités commerciales, Arte),
Emmanuelle Mauger (déléguée audiovisuel, SPI) et Marc Tessier
(président, Sevad), sous réserve.
La seconde, à 16h30, s'intéressera aux thèmes : « Quelles
singularités pour le documentaire en ligne ? Comment
atteindre les publics de niche du documentaire ? »
Sont annoncés : Charles Hembert (directeur des éditions,
Universciné), Andrés Jarach (auteur), Alexander Knetig
(rédacteur en chef, Arte Creative), Alexandre Michelin (senior
vice president, Spicee), Margaux Missika (présidente, PXN) et
Diane Veyrat (responsable partenariats, développements
techniques et internationaux, Tënk).
Ces rencontres se tiendront au siège de la Scam (réservation
obligatoire à [email protected]).
_______________________________________________________________
Au fil des tweets...
Mercredi's tweets : Sobru, Kessaouti, Hidalgo, Azoulay, Bellver, Piquard, Bouton, Damidot, Etienne, Chêne…
Une sélection, parfaitement arbitraire, de tweets qui nous ont amusés ou instruits. Ou pas. L'orthographe et la syntaxe d'origine
sont conservées… sauf exception charitable !Vos avis, vos suggestions : [email protected] ou @joelwir ou @satellifax
@Procacitas Stop. Maintenant vous
allez arrêter de dire que vous êtes
"Directeur" ou "Rédacteur en chef" d'un
compte Twitter.
@Aede 36 Au départ, j'ai cru que le flou
sur LeFigaro.fr c'était une pub
contextuelle pour un opticien.
@Ske_Leton Dans les magazines TV
les avis sont souvent réservés mais là
les commentaires sur #superkids sont
unanimes, au top !
@TaniaKessaouti Parfois j'ai l'impression
que la vie est vaine et sans intérêt. Puis
je repense au gouvernement et à la
#decheancenationalite et ça va mieux.
@puremedias.com Décès de JeanPierre Coffe : Elise Lucet chausse ses
fameuses
lunettes
rondes
http://www.ozap.com
@AAzoulay Jean-Pierre Coffe, fervent
défenseur de la cuisine française, aimait
partager sa passion et son exigence avec
un franc-parler réjouissant
@Anne_Hidalgo Très attristée par le
décès de Jean-Pierre Coffe. Souvenirs
d'une promenade heureuse, rue des
Martyrs, avec cet amoureux de la vie.
@LNEcanal "#jeanpierrecoffe est sorti
de table mais que ça ne nous empêche
pas d'appliquer son menu : que du bon
et du vrai !"
@patrickchene Il y a 20 ans JP Coffe
présentait une délicieuse chronique
dans le journal de 13h que je présentais.
Belle rencontre ! #jeanpierrecoffe
@LPJofficiel "Il a créé un métier qui
s’appelait Jean-Pierre Coffe. Il était le
seul
à
pouvoir
le
@michel_denisot #LPJ
faire"
-
@numero23tv Numéro 23 très heureuse
d'être totalement rétablie dans ses
droits par la décision du Conseil d'Etat
qui annule la sanction illégale du CSA.
@RonyHerve Dont acte ! Mais on ne s'en
rejouit pas http://www.conseil-etat.fr/
@dsiammour Les tatoueurs disent merci
[au Conseil d'Etat], le @csaudiovisuel
pas vraiment @numero23tv
@EFiatte ... et à la fin le voleur bat le
gendarme !
@julienbellver Reste à savoir si
Numéro 23 va être une nouvelle fois en
vente. Ou si ses actionnaires vont enfin se
décider à investir dans les programmes
@apiquard @julienbellver vente après
2017 ? ;-)
@ANAISBOUTON @julienbellver vente
après 2017 ? ;-)
@BAUDRILLER Numéro 23 sauvée par le
Conseil d'Etat. "Le CSA versera à la
société Diversité TV France la somme de
3 000 euros"
@bendarag Cette décision est aussi un
coup dur pour @ParisPremiere qui
espérait récupérer le canal 23
@julienlalande Heureux et fier d'avoir
croisé la route de @xgandon, un grand
pro de la télé que j'admire. J'espère
rebosser un jour avec toi :)
@FogielMarcO @julienlalande @xgandon
pkoi tu tweets Ca maintenant ?
@julienlalande @FogielMarcO @xgandon
parce que je suis à son pot de départ
@RonyHerve
le
palmares
du
@Cinemadureel toute la journée à la
SCAM. Ce soir nouvelle session avec un
grand
bravo
aux
lauréats
#documentaires #cinema
@antoineboilley #france2 très fière
qu'Alex Lutz ait fait le choix des
#Molières2016 en tant que Maître de
cérémonie !
@Satellifax Dans les couloirs de
@MinistereCC @aurelifil, @fleurpellerin
et @AAzoulay sont résumées par
"accrochage en cours" [Alors que tous
les photos des ministres précédents y
figurent]
@europe1presse Europe 1, 1re radio sur
internet avec plus de 5,6 millions V.U sur
ordinateur,
mobile
et
tablette
http://eur1.fr/nAClN1Q via @europe1
@vivendi Federation’s French Spy
Drama ‘The Bureau’ Scores More Deals
http://bit.ly/1ROxtLx cc @LBDL_canal
@seriescanalplus
@cdesplaces Magnifique émission
spéciale Gabin en musique now
@fipradio jusqu'à 22:00. Quelle
programmation!
@metamedia On était invité à
l'émission @tastoutcompris pour parler
de #snapchat et d'info. Les coulisses
dans notre story!
@ClaraSchmelck Le nombre de lecteurs
français de #MashableFR ne dépasse pas
50 %. Le reste provient d'Afrique et
d'Europe. #francophonie #FMM
Satellifax – Hôtel de Retz, 9 rue Charlot 75003 Paris – Tél. : 01 44 78 04 78 – Fax : 01 42 78 70 36
[email protected] – www.satellifax.com – 21e année de publication. Reproduction interdite © 2016 Fréquences
|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 12/14
@DamidotValerie @Garriberts ça y
est !! jsuis jouriste !!
@Garriberts Bienvenue à bord
@Lesjoursfr
@SamuelEtienne A ne pas rater demain
21h sur @D8, le Journal de @bchameroy,
avec plein de surprises !!!
@MinistereCC J-6 avant #TNTHD : Pour
éviter l'écran noir, pensez à vérifier que
votre
téléviseur
est
prêt
http://bit.ly/1LMsBEb
@LepetitMineur BO Paris 14h : 1er
KUNG FU PANDA 3 une distribution
@20thCFox_FR fait 3 627 entrées sur
22 copies.
@LepetitMineur BO Paris 14h : 2e
QUAND ON A 17 ANS une distribution
@WildBunch fait 1 388 entrées sur 20
copies.
@LepetitMineur BO Paris 14h : 3e FIVE
une distribution @STUDIOCANAL fait 1
132 entrées sur 17 copies.
(Tweets relevés le mercredi 30 mars)
_________________________________________________________________
Revue de presse
Notre revue de presse se veut un aperçu du secteur, vu par les autres médias (presse papier, presse en ligne, télévision, radio), en complément de nos
propres contenus. Ainsi qu’il est de tradition pour toute revue de presse, les opinions exprimées et les faits mentionnés ne doivent pas être considérés
comme reflétant les vues de notre rédaction.
Canal+ / Bangumi : inquiet sur l'avenir du Petit journal, Laurent Bon démarche d'autres chaînes
(Le Canard enchaîné, mercredi 30 mars)
Selon Le Canard enchaîné, Laurent Bon, producteur via sa
société Bangumi du Petit journal et du Supplément sur Canal+,
doit rencontrer cette semaine Vincent Bolloré, président des
conseils de surveillance de Vivendi et de Canal+ pour évoquer le
futur de ces émissions. Toujours selon Le Canard, Laurent Bon
aurait déjà « commencé à prendre des contacts avec d'autres
groupes, à commencer par France Télés ».
Canal+ : René Ricol et Jean-Marie Colombani ont quitté le comité d'éthique
(Le Canard enchaîné, mercredi 30 mars)
[Alors qu'après la création d'un comité d'éthique au sein du
groupe Canal+ le 13 janvier dernier, certains pointaient du doigt
des proximités politiques et d'affaires entre les membres de ce
comité et Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance
de Vivendi et de Canal+. Le Monde a d'ailleurs révélé que le CSA a
adressé un courrier au groupe, jeudi 14 janvier, pour rappeler la
nécessité d'une indépendance stricte du comité (nos
informations du 20 janvier).]
Selon Le Canard enchaîné, l'expert-comptable René Ricol et
le journaliste Jean-Marie Colombani, accusés de ne pas être
suffisamment indépendants (ils entretiendraient des liens
d'amitié et d'affaires avec Vincent Bolloré) ont quitté le comité
dès la première réunion le 16 février dernier.
Orange / Bouygues Telecom : Free devrait reprendre les 550 boutiques de Bouygues
(Europe1.fr, mercredi 30 mars)
[Alors que les discussions autour du rapprochement entre
Orange et Bouygue Telecom achoppent sur plusieurs points et
que les négociations pourraient se prolonger au-delà de la date
initialement prévue du 31 mars.]
[…] Un point clé des négociations semble toutefois réglé, celui
des boutiques de Bouygues Telecom. Alors que personne ne
voulait des 550 boutiques que compte Bouygues, elle devrait,
selon nos informations, être finalement reprises par Free. En cas,
bien sûr, d'accord final entre Orange et Bouygues. Une véritable
surprise. Le modèle même de Free est en effet de se passer de
magasins et de privilégier le service client sur internet, une
solution pour faire baisser les coûts. Aujourd'hui, Free n'a que 51
boutiques en France, et cela ne fait que 5 ans qu'il a commencé à
en ouvrir. Si l'opération avec Orange allait jusqu'au bout, Free
passerait donc d'un coup à 600 boutiques, soit une multiplication
par douze de son nombre de magasins. […] L'enjeu de cette
reprise est aussi social : avec les boutiques, il y a des salariés.
Selon nos informations, Free en reprendrait environ 2 000, ce qui
le ferait changer de taille. Free emploie aujourd'hui 6 000
personnes en France et passerait donc à 8 000. Un gros effort de la
part de l'opérateur, mais un effort nécessaire, c'est tout
simplement le prix à payer pour que le secteur des télécoms en
France repasse à trois opérateurs, ce dont Free, Orange et SFR ont
très envie. Il y a quelques semaines, Stéphane Richard avait répété
qu'il s'agirait d'« une opération socialement irréprochable ». […]
Patrick Sébastien : il était prêt à rouer de coups Delphine Ernotte Cunci…
(Le Canard enchaîné, mercredi 30 mars)
[Alors que Patrick Sébastien incarne pour France 2 un avocat
raté qui tue la femme d'un ami dans le téléfilm L'affaire de
Maître Lefort (Pampa Production), tourné en début d'année.]
[…] Avant de jouer la scène où il devait la faire tomber de cheval
et la rouer de coups, il a balancé devant l'équipe, sidérée : « Je vais
penser que c'est Delphine Ernotte, ça sera plus facile ! » Précision sur
cette audace : c'était avant que l'animateur sache,il y a dix jours,que
la patronne de France Télés lui renouvelait finalement ses émissions
de variétés [pour 2 ans – nos informations du 16 mars]. […]
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|N° 4701 – Jeudi 31 mars 2016|p 13/14
Christian Jeanpierre : il reste sur TF1, mais pour quoi faire ?
(Frédérique Galametz, L'Equipe, mercredi 30 mars)
[Alors que L'Equipe révélait ce mardi que Christian
Jeanpierre ne commentera plus les matches de l'équipe de
France de football sur TF1, remplacé par Grégoire Margotton,
figure de Canal+.]
[…] Très corporate, il a aussi toujours mesuré sa chance d'être
à ce poste… […] Avec les bonnes nouvelles qui s'accumulent – les
audiences ont […] été au rendez-vous lors du Mondial de rugby
commenté avec Bernard Laporte –, Christian Jeanpierre croit
cette fois que tout s'est vraiment tassé. Les rumeurs sur l'arrivée
de Grégoire Margotton, le journaliste de Canal+, commentateur
des grands matches du dimanche soir et de la Ligue des
champions circulent pourtant. Il hausse les épaules. « En
novembre, on en parlait déjà. Je suis là, non ? » Sauf que, la
semaine dernière, Christian Jeanpierre a été reçu par ses
dirigeants. On lui a signifié qu'il ne commenterait pas les matches
de l'équipe de France à l'Euro (TF1 en diffusera quatre :
France/Roumanie, le 10 juin ; France/Albanie, le 15 juin ; et le
huitième de finale et la demi-finale des Bleus s'ils l'atteignent).
S'occupera-t-il des autres rencontres achetées par la chaîne ?
Restera-t-il aux commandes de Téléfoot ? Rien n'est acté.
L'intéressé, qui n'a rien laissé paraître, hier soir, pour son dernier
match de l'équipe de France, ne veut évidemment pas commenter
cette nouvelle. Le dossier est désormais dans les mains de son
avocat. Son « palmarès » (4 Coupes du monde de foot : 2002, 2006,
2010 et 2014, 4 Coupes du monde de rugby 1999, 2007, 2011 et
2015 ainsi que 3 Euros de foot 2004, 2008, 2012 suivies pour TF1)
pèsera-t-il dans les négociations futures ? […]
Jean-David Blanc : le passé de hackeur du créateur d'AlloCiné et Molotov.tv
(Emmanuel Paquette, L'Express, mercredi 30 mars)
[Jean-David Blanc (fondateur d'AlloCiné) est l'un des fondateurs
avec Pierre Lescure (ex-Canal+), Jean-Marc Denoual (ex-TF1) et
Kevin Kuipers (AlloCiné), de la plate-forme de distribution de
télévision Molotov.tv, dont le lancement a pris du retard.]
Pirate informatique à 15 ans, millionnaire grâce à internet à
32 ans, rescapé d'un accident de parapente à moteur dans
l'Himalaya à 43, en couple avec une actrice australienne… La vie
de Jean-David Blanc ressemble à celle d'un héros de roman
d'aventures. […] Perfectionniste à l'extrême, l'entrepreneur a pris
son temps pour peaufiner son service, quitte à retarder son
lancement. Pour comprendre d'où viennent cette méticulosité et
cette patience, il faut se plonger dans ses racines familiales. Son
père, Serge Blanc, fut un violoniste de renom, entré à l'âge
exceptionnel de 10 ans au Conservatoire national supérieur de
musique de Paris. Sa mère, professeur de musique, et son frère,
altiste dans l'Orchestre national de France, jonglent avec les
arpèges et les quintes. Le vilain petit canard Jean-David, bien que
joueur de piano émérite, préfère aux portées les lignes de code sur
un instrument d'un genre nouveau, l'ordinateur. Après des soirées
entières de travail, l'adolescent commence à maîtriser le code et
donne des coups de main aux néophytes. […] Il va alors être
marqué parla sortie du film War Games. Ce long métrage retrace
les péripéties d'un étudiant féru d'informatique qui réussit à
pénétrer dans le réseau de la défense américaine, au risque de
déclencher une troisième guerre mondiale. Voilà qui lui ouvre de
nouvelles perspectives. Il faut acquérir le même modem que celui
du film, afin de relier son ordinateur à celui de son ami Jean-Marc
Royer. « A l'âge de 14 ans, j'avais créé un jeu vidéo sur disquette
pour Apple II, explique-t-il. J'avais caché mes coordonnées à
l'intérieur, et Jean-David Blanc les a trouvées et m'a contacté. »
Devenus inséparables, les compères font parler d'eux dans la
presse. Avec un groupe d'amis surnommé « Solex Crack Band », le
voici qui pénètre dans des services Minitel ou modifie les textes
affichés sur les panneaux d'informations municipales. Le Solex
Crack Band entre aussi dans un serveur national lors d'une
émission télévisée. Une plainte est déposée. « Mon domicile a été
perquisitionné le jour de mon bac de français et les policiers m'ont
ensuite accompagné », se souvient le pirate, alors connu sous le
nom de « David's Bug ».
Al-Jazeera : la vigueur de sa plate-forme numérique AJ+ tranche avec la déroute des activités TV
(Chloé Woitier, Le Figaro, mercredi 30 mars)
[Alors que le groupe de télévision qatari Al-Jazeera a
annoncé ce dimanche qu'il allait effectuer 500 nouveaux
licenciements à travers le monde]
[…] Si les activités télé du groupe média font grise mine, sa
filiale numérique affiche, elle, un franc sourire. Elle abrite une
nouvelle division dont les performances font pâlir d'envie la
concurrence. Un média numérique, adapté au mobile et aux
réseaux sociaux, capable d'intéresser les sacro-saints 1535 ans et dont la moindre vidéo réalise plusieurs centaines de
milliers de visionnages, si ce n'est des millions, sans sacrifier à
la qualité de l'information : AJ+ [lancée en 2014] et ses
4 millions d'abonnés sur Facebook secouent le monde de
l'information en continu. […] Si AJ+ fait des scores honorables
sur YouTube et Twitter (près de 200 000 abonnés), le média est
un véritable phénomène sur Facebook. Septième producteur
de vidéos sur le réseau social, et premier sur l'information, ses
contenus ont été regardés près de 3 milliards de fois depuis
septembre 2014. […] AJ+ a également mis à profit l'autoplay
(lecture automatique des vidéos) pour adapter la construction
de ses reportages, afin « d'accrocher » le regard du mobinaute
dès les premières secondes. Ce dernier n'a plus qu'à appuyer
sur « Partager » pour montrer la vidéo à ses amis. Le média
affirme pouvoir ainsi toucher 125 millions de personnes
chaque semaine. Des scores impossibles à atteindre avec le
web ou en télé. […]
Agenda
Agenda médias : événements d'aujourd'hui et de demain
Jusqu'à dimanche
(Touquet-Paris-Plage) 23e édition du Figra
Satellifax – Tél. : 01 44 78 04 78 – Fax : 01 42 78 70 36 - [email protected] – www.satellifax.com – 21e année de publication. Reproduction interdite © 2016 Fréquences
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PILPELIM ZEHOBIM
THE A WORD
Royaume-Uni
Fiction / Série
Israël
Médical – Psychologie – Drame – Jeunesse - Famille
Royaume-Uni
Patrick Spence, Peter Bowker, Sara Johnson, Avi Nir, Keren Margalit et Lucy Richer
Production
Fifty Fathoms / Tiger Aspect / Keshet International (Royaume-Uni)
THE A WORD
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