EXTRAIT DIAG PLH
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EXTRAIT DIAG PLH
COMMUNAUTE D’AGGLOMERATION GRAND POITIERS PROGRAMME LOCAL DE L’HABITAT DIAGNOSTIC ORIENTATIONS – SCENARIO D’EVOLUTION PROGRAMME D’ACTIONS Adopté le 26 février 2010 Modifié le 10 décembre 2010 GUY TAIEB CONSEIL 20, boulevard de Sébastopol 75004 PARIS ℡ : 01.42.72.63.13 : 01.42.72.09.85 2 bis, avenue Gambetta 41000 BLOIS ℡ : 02.54.78.37.71 : 02.54.56.06.14 D é ve lo p pe me n t lo c a l e t h a b i t a t La Communauté d’Agglomération de Poitiers, en conformité avec les textes en vigueur, s’engage dans la réalisation d’un nouveau Programme Local de l’Habitat pour les six années à venir de 2010 à 2015, le précédent ayant été réalisé en 2003. Ce document propose les différentes phases de l’étude de ce nouveau PLH qui s’est déroulée d’octobre 2008 à août 2009 : le diagnostic dans un premier temps, puis les orientations, le scénario ainsi que le programme d’actions. Une synthèse de l’ensemble de l’étude est également présentée en fin de document. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 1 DIAGNOSTIC Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 2 SOMMAIRE DIAGNOSTIC INTRODUCTION 7 1 – EMPLOI 9 - Un territoire dynamique Le périmètre d’influence de l’agglomération de Poitiers : un territoire très étendu 2 – DEMOGRAPHIE 9 11 12 2.1 Evolution démographique - 12 Croissance de la population de la CAP : +8 400 habitants entre 1999 et 2006 Des objectifs démographiques globaux pratiquement atteints pour la CAP Une taille moyenne des ménages qui continue de se réduire rapidement Maintien du solde naturel et réduction du solde migratoire dans les communes périphériques Accroissement récent des effectifs scolaires en élémentaire Le territoire est concerné par le phénomène général de vieillissement de la population 12 12 13 13 14 15 2.2 Revenus des ménages 15 - Un revenu médian faible à Poitiers et élevé dans les autres communes - Revenus des ménages et plafonds de ressources : 76% des ménages de 4 personnes entrent dans les plafonds HLM 3 – PARC DE LOGEMENTS - 18 Forte croissance du parc de résidences principales Caractéristiques des résidences principales : l’influence de la présence des étudiants Un parc ancien en repli Une amélioration du confort Un Secteur Sauvegardé à Poitiers 3.2 Parc locatif social - - Le parc privé potentiellement Indigne, difficile à résorber Programme d’Intérêt Général et Programme Social Thématique, dans le département L’OPAH communautaire (juillet 2005 – juillet 2008) : 369 logements privés améliorés L’accession sociale : près de la moitié des constructions neuves en individuel pur sont réalisées grâce au Prêt à Taux Zéro Le marché du logement 3.4 Développement récent du parc locatif à loyer maîtrisé - 18 19 20 20 21 22 Le parc locatif social est toujours concentré à Poitiers L’occupation du parc locatif social La demande locative sociale Cinq communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU ne disposent pas de 20% de locatifs sociaux Le Programme de Rénovation Urbaine (PRU) : 900 logements à construire 3.3 Parc privé et marché du logement - 17 18 3.1 Structure du parc - 15 La production locative sociale publique récente : peu de nouvelles mises en location 22 30 31 34 34 36 36 36 37 38 39 43 43 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 3 - La création de logements locatifs privés à loyer maîtrisé ces 6 dernières années : 120 logements Aidés par l’ANAH et 350 PLS Au total, la production de logements à loyer maîtrisé public et privé : une majorité de logements à loyer conventionné à Poitiers et de logements à loyer intermédiaire dans les autres communes 4 – CONSTRUCTION NEUVE - 46 Une production neuve très erratique 46 Les objectifs du PLH 2002-2008 globalement suivis 46 La production de logements commencés : importance du collectif et petit à petit de l’individuel groupé 47 Une production croissante dans les EPCI voisins : 47 La commercialisation des logements neufs en recul 48 Terrains à bâtir : des prix moyens de 60 € à 100 € / m² et des surfaces moyennes de l’ordre de 700-800 m² 48 4.2 Opérations d’habitat - 50 Opérations récentes : opérations dont les logements ont été livrés de 2004 à 2007 Opérations en cours de livraison Opérations projetées à court terme : susceptibles de démarrer dans les 6 ans à venir Opérations projetées à moyen et long terme (à plus de 6 ans) Récapitulatif des opérations : une volonté de diversification affichée pour l’avenir 4.3 Production diffuse - 5 – ACCOMPAGNEMENT DU DEVELOPPEMENT DE L’HABITAT 59 59 Les documents de référence sont en cours d’élaboration 59 5.2 Foncier 60 La consommation foncière et le prix du foncier : l’un diminue quand l’autre augmente Peu de maîtrise foncière de la part des communes Les outils de maîtrise foncière : le lotissement, l’outil principalement utilisé L’Etablissement Public Foncier (EPF) de Poitou-Charentes récemment créé Un territoire très contraint, mais à l’origine de la qualité du cadre de vie 5.3 Equipements et aménagements publics - 63 65 6.1 Personnes âgées, personnes handicapées - 65 Les structures d’accueil 65 La prise en charge des personnes âgées à domicile : des services plutôt bien développés 66 L’offre de logements adaptés tendrait à se développer 67 Le schéma gérontologique départemental en révision 68 6.2 Populations défavorisées - 60 60 61 62 62 63 Les projets des communes : améliorer le niveau des équipements publics 6 – L’OFFRE DE LOGEMENTS ET D’HEBERGEMENT DES POPULATIONS A BESOINS SPECIFIQUES - 57 57 5.1 Gestion de l’espace - 50 51 52 54 55 57 La production diffuse (hors lotissements et ZAC) : de moins en moins de possibilités 4.4 Utilisation de la construction neuve - 45 46 4.1 Logements commencés et commercialisation - 44 69 Le parc de logements Les dispositifs d’aide à l’accès au logement et à l’installation L’accueil d’urgence et les hébergements Le public spécifique des jeunes Le Plan Départemental d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées de la Vienne (PDALP), bientôt approuvé Le public des gens du voyage : des efforts à réaliser en matière de logements adaptés 69 69 70 71 71 72 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 4 7 – SYNTHESE DES TRAVAUX REALISES LORS DE LA JOURNEE HABITAT 73 Présentation des principaux éléments de cadrage Ateliers 73 75 - Atelier 1 : Quelles conditions pour le développement d’une production neuve adaptée aux besoins ? Atelier 2 : Comment promouvoir une meilleure qualité du parc de logements existants, son adaptation, sa réhabilitation ? Atelier 3 : Comment développer une politique publique visant à renforcer les réponses aux besoins spécifiques des populations fragiles ? SYNTHESE DU DIAGNOSTIC : CONSTATS MAJEURS 75 77 78 83 ANNEXES 86 Entretiens : liste des personnes rencontrées Définitions de l’INSEE OPAH de la CAP 2005-2008 Plafonds de ressources et plafonds de loyer 86 87 90 91 ORIENTATIONS – SCENARIO D’EVOLUTION – PROGRAMME D’ACTIONS INTRODUCTION 96 ORIENTATIONS – SCENARIO D’EVOLUTION 97 1 – CONSTATS - ORIENTATIONS – ACTIONS 98 2 – SCENARIO D’EVOLUTION 101 2.1 Scénario d’évolution 101 2.2 Répartition territorialisée de la production de logements 102 2.2.1 Répartition de la production globale de logements 103 2.2.2 Foncier nécessaire à la réalisation du programme 105 2.2.3 Répartition de la production locative sociale 106 2.3 Répartition de la production de logements par statut d’occupation, mode de construction, typologie 109 PROGRAMME D’ACTIONS 112 - Action 1 : Maintenir un rythme de production de logements neufs suffisant et régulier, comprenant une offre diversifiée incluant l’accession sociale à la propriété 114 - Action 2 : Mettre en œuvre une politique foncière 117 - Action 3 : Mettre en place une action publique visant la requalification du parc privé, la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique 120 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 5 - Action 4 : Accroître la production de logements locatifs sociaux et très sociaux dans le parc public et privé 122 - Action 5 : Améliorer l’attractivité du parc locatif social public 125 - Action 6 : Renforcer la diversité sociale dans le parc locatif public 127 - Action 7 : Développer l’offre de logements adaptés et améliorer les conditions du maintien à domicile des personnes âgées et des personnes en situation de handicap 128 - Action 8 : Accroître l’offre de logements adaptés aux personnes défavorisées et recourir à des dispositifs spécifiques 130 - Action 9 : Déterminer une instance de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes 132 - Action 10 : Améliorer l’accueil et l’insertion des gens du voyage 134 - Action 11 : Observer et organiser l’évaluation 136 - Tableau récapitulatif des coûts identifiables estimés à la charge de la CAP 143 - Spatialisation des actions par commune 144 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 6 INTRODUCTION Le diagnostic, première phase de la démarche permet d’identifier le fonctionnement du territoire et les évolutions récentes. L’objectif est de faire émerger des actions qui répondent aux besoins des habitants actuels et futurs, et renforcent la cohésion sociale, objet du futur programme d’actions. Ce diagnostic est basé sur l’analyse de données statistiques actualisées provenant de diverses sources, d’éléments fournis par l’Etat, d’informations recueillies lors des entretiens réalisés auprès des élus de chaque commune et des professionnels dont l’activité a un rapport avec l’habitat et lors de la journée habitat qui s’est déroulée le 4 décembre 2008 à Poitiers. La Communauté d’Agglomération de Poitiers est le fruit de la transformation en 1999 du District en Communauté d’Agglomération. Elle comprend douze communes : Poitiers, Biard, Buxerolles, Chasseneuil du Poitou, Fontaine le Comte, Mignaloux Beauvoir, Migné Auxances, Montamisé, Saint-Benoît, Vouneuil sous Biard, ainsi que Béruges et Croutelle qui ont rejoint la CAP en 2005. D’une population de 125 341 habitants selon le recensement de 1999, la CAP en compte en 2006 133 755 selon les données légales du nouveau recensement de l’INSEE, soit une augmentation de plus de 8 400 unités. Le territoire est ainsi constitué de : - la ville centre de Poitiers, qui, avec 88 776 habitants concentre les deux tiers de la population de la CAP, - trois communes comprenant 6 000 à 10 000 habitants chacune, - cinq communes qui en comptent 3 000 à 4 500, - et trois plus petites de 600 à 1 600 habitants. Population municipale Source : INSEE données légales Poitiers Buxerolles Saint Benoît Migné Auxances Vouneuil sous Biard Chasseneuil du Poitou Mignaloux Beauvoir Fontaine le Comte Montamisé Biard Béruges Croutelle CAP CAP hors Poitiers 2006 88 776 9 478 6 859 5 954 4 632 4 425 3 823 3 370 2 961 1 549 1 250 678 133 755 44 979 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 7 La ville de Poitiers est elle-même composée de 10 grands quartiers : Beaulieu, Breuil – Mingot Saint Eloi, Centre ville, Couronneries, Gibauderie, Faubourg Ouest, Montbernage - Pont Neuf, Poitiers Nord Ouest, Poitiers Sud et Trois Cités, décomposés en sous quartiers. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 8 1 - EMPLOI Un territoire dynamique Source : INSEE Nombre d’emplois 2006 Variation Taux d’évolution par an Taux d’évolution par an 1999 2006 CAP 78 720 11 181 2,2% 1,4% 1,42 1,45 Poitiers 57 048 5 946 1,6% 0,7% 1,77 1,70 CAP hors Poitiers 21 672 5 235 4% 3,7% 0,87 1,04 Vienne 170 159 17 427 1,6% 0,9% 0,99 0,99 689 735 73 284 1,6% 0,5% 0,99 0,99 Emploi total Poitou-Charentes 1999-2006 1990-1999 Taux d’emploi (Taux d’emploi = nombre d’emplois / nombre d’actifs résidents ayant un emploi) Source : UNISTATIS Nombre 31/ 12/ 1998 Nombre 31/ 12/ 2007 (provisoire) CAP 35620 44460 +8840 Taux d’évolution/ an 2,5% Poitiers 22679 26773 +4094 1,9% CAP hors Poitiers Vienne 12941 83284 17687 97796 +4746 +14512 3,5% 1,8% Emploi salarié privé 1998-2007 Variation Poitou Charentes 329179 392389 +63210 2,0% France métropolitaine 14361079 16649976 +2288897 1,7% Selon l’INSEE le territoire de la CAP enregistre une progression rapide de l’emploi total entre 1999 et 2006, plus importante que durant la période 1990-1999. Cette croissance est confirmée par l’évolution de l’emploi salarié privé entre 1999 et 2007 selon l’UNEDIC. Les taux d’accroissement annuels sont supérieurs aux moyennes départementale et régionale. En 2006, le taux d’emploi de 1,45 indique l’ampleur de l’influence de l’appareil économique de la CAP sur un large environnement territorial. er Au 1 janvier 2008, c’est de l’ordre de 44 500 emplois salariés privés et 4 000 établissements que er compte la CAP, soit 8800 emplois et 630 établissements de plus qu’au 1 janvier 1999. Le rythme de développement de l’emploi salarié privé de la CAP est largement supérieur à la moyenne nationale. L’écart s’est même creusé à partir du début des années 2000. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 9 Evolution du nombre d'emploissalariésprivés Source : UNISTATIS 28000 Cet accroissement de l’emploi salarié privé est sensible à Poitiers, mais également dans les autres communes. Presque toutes les communes sont concernées. 26000 26773 25391 24000 22000 25635 Poitiers 22679 CAPhors Poitiers 20000 18000 17687 16000 15219 14000 12000 15989 12941 10000 1998 2001 Nombre d’emplois salariés privés Emploi salarié privé (source : UNISTATIS) Nombre au 31/12/2007 (provisoire) Variation 1998Taux 2007 d’évolution / (provisoire) an 1998-2007 2004 2007 (prov) Nombre d’établissements 31/12/2007 (provisoire) Variation 1998-2007 Poitiers 26 773 4 094 1,9% 2 697 328 Chasseneuil du Poitou 8 177 2 541 4,2% 407 135 Saint Benoît 3 082 888 3,8% 201 29 Migné Auxances 1 835 529 3,9% 154 36 Biard 1 028 50 0,6% 53 2 Buxerolles 956 381 5,8% 134 32 Vouneuil sous Biard 853 204 3,1% 86 20 Mignaloux Beauvoir 687 191 3,7% 77 28 Fontaine le Comte 522 -224 -3,9% 86 9 Montamisé 271 40 1,8% 49 5 Croutelle 240 132 9,3% 14 3 Béruges 36 14 5,6% 14 3 CAP hors Poitiers 17 687 4 746 3,5% 1 275 302 CAP 44 460 8 840 2,5% 3 972 630 VIENNE 97 796 14 512 1,8% 9 698 1211 POITOU CHARENTES 392 389 63 210 2,0% 42 474 5220 Parallèlement à certains secteurs qui ont décliné, d’autres se sont développés, c’est notamment le cas des services fournis principalement aux entreprises : - centres d’appel : près de 2 000 emplois à Chasseneuil du Poitou, - activités de nettoyage : notamment à Chasseneuil du Poitou et Saint-Benoit, - activités de construction à Poitiers, - commerce de détail notamment d’habillement, d’électroménager, de bricolage et surtout hypermarchés à Poitiers, - restauration à Poitiers. Entre 1999 et 2006, l’évolution positive de l’emploi a permis de réduire le taux de chômage des 15-64 ans qui est passé de 12,3% à 11,0% selon l’INSEE. Mais, les difficultés rencontrées avec la crise actuelle ne sont pas sans incidence sur l’emploi local et le chômage, néanmoins elles s’inscrivent dans un contexte économique qui est sain depuis de nombreuses années. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 10 Le périmètre d’influence de l’agglomération de Poitiers : un territoire très étendu Voir en annexe les définitions (aire urbaine, zone d’emploi, pôle urbain, commune périurbaine). Source : Portrait de territoire – Communauté d’Agglomération de Poitiers – Juin 2008 L’aire d’influence de l’agglomération de Poitiers s’étend. En 2006, la CAP concentrait 46% de l’emploi du département pour 32% des actifs occupés. La poursuite du développement de l’emploi notamment ème en fait toujours un territoire très attractif. Bon nombre de ménages s’installent en dehors, dans les 2 ème et 3 couronnes amplifiant le mouvement d’étalement urbain. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 11 2 - DEMOGRAPHIE 2.1 EVOLUTI0N DEMOGRAPHIQUE Croissance de la population de la CAP : +8400 habitants entre 1999 et 2006 Population 1999 1990-1999 2006 Source : INSEE recensement de 1999 et populations légales 2006 Population sans doubles comptes Population municipale1 CAP 125 341 Poitiers CAP hors Poitiers 1999-2006 Variation / an Tx évol / an Variation Variation / an Tx évol / an 133 755 +1 381 1,17% +8 414 +1 202 0,93% 83 448 88 776 +506 0,63% +5 328 +761 0,89% 41 893 44 979 +875 2,34% +3 086 +441 1,02% Selon les données légales de l’INSEE, la population municipale du territoire de la CAP est de 133 755 habitants en 2006, soit une croissance de plus de 8 400 habitants entre 1999 et 2006. Cela correspond à un léger ralentissement du rythme d’évolution annuel par rapport à la période 1990-1999 (0,93% par an contre 1,17%), avec : - un recul sensible dans les communes périphériques : le gain de population est de 3 000 habitants, soit un taux d’évolution moyen annuel deux fois moins rapide qu’auparavant, - alors qu’à Poitiers, avec une croissance de plus de 5 300 habitants, le développement de la population s’est légèrement accéléré (0,89% entre 1999 et 2006, contre 0,63% entre 1990 et 1999). La population municipale de Poitiers est ainsi de 88 776 habitants en 2006 (et la population totale de 92 395 habitants). Des objectifs démographiques globaux pratiquement atteints pour la CAP Population 1999 2008 estimé Source : INSEE recensement de 1999 et populations légales prolongées pour 2008 (12 communes) Population sans doubles comptes (Population municipale 2006 prolongée par GTC) Variation Taux évol / an CAP Poitiers CAP hors Poitiers 125 341 83 448 41 893 136 287 90 360 45 927 +10 946 +6 912 +4 034 0,93% 0,89% 1,02% 1999 2008 Objectif 123 589 83 448 40 141 135 550 89 650 45 900 Objectifs du PLH (10 communes) CAP Poitiers CAP hors Poitiers 1999-2008 estimé 1999-2008 Objectif Variation Taux évol / an +12 000 +6 200 +5 750 1,0% 0,8% 1,5% 1 L’INSEE définit la population municipale de la manière suivante : La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensées sur le territoire de la commune. Il n’y a plus de différence entre les notions de population municipale et de population sans doubles comptes (voir les définitions complètes en annexes). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 12 Les données INSEE légales du nouveau recensement prolongées en 2008 (par le bureau d’études) indiquent que les objectifs démographiques fixés dans l’ancien PLH ont été pratiquement globalement atteints pour la CAP, mais avec : - des objectifs légèrement dépassés à Poitiers, - un développement inférieur dans les autres communes. A noter toutefois que les étudiants sont désormais comptés sur leur lieu d’études, ce qui « gonfle » les données à Poitiers par rapport à 1999. De plus les communes de Croutelle et de Béruges (648 et 1103 habitants en 1999) ont intégré la CAP en 2005. Une taille moyenne des ménages qui continue de se réduire relativement rapidement La taille moyenne des ménages s’abaisse encore relativement rapidement (0,87% par an entre 1999 et 2006, contre -1,42% entre 1990 et 1999). La nouvelle façon de recenser les étudiants explique en partie ce desserrement rapide. Poitiers affiche néanmoins un taux d’occupation parmi les plus faibles des villes de France (étudiants). Béruges, Fontaine le Comte, Montamisé, Croutelle et Vouneuil sous Biard sont les communes où la population est la plus jeune, contrairement à Chasseneuil du Poitou, Buxerolles et Saint Benoît. Taux annuel d’évolution de la talle moyenne des ménages Taille moyenne des ménages Taille moyenne des ménages Source : INSEE 1999 2006 1999-2006 1990-1999 Poitiers 1,85 1,76 -0,72% -1,45% Chasseneuil du Poitou 2,13 1,92 -1,46% -2,68% Buxerolles 2,28 2,05 -1,49% -2,10% Saint-Benoît 2,29 2,13 -1,01% -1,76% Mignaloux-Beauvoir 2,65 2,44 -1,19% -1,47% Biard 2,57 2,45 -0,67% -0,68% Migné- Auxances 2,67 2,46 -1,14% -0,98% Vouneuil-sous-Biard 2,75 2,52 -1,25% -1,64% Croutelle 2,57 2,52 -0,28% -0,34% Fontaine-le-Comte 2,82 2,55 -1,40% -1,40% Montamisé 2,77 2,63 -0,72% -1,11% Béruges 2,86 2,70 -0,83% -0,97% CAP 2,03 1,91 -0,87% -1,42% CAP hors Poitiers 2,47 2,28 -1,16% -1,69% Maintien du solde naturel et réduction du solde migratoire dans les communes périphériques Soldes naturel et migratoire annuels Solde naturel Solde migratoire Source : INSEE 1990-1999 1999-2007 1990-1999 1999-2007 CAP Poitiers CAP hors Poitiers 533 367 166 525 352 173 852 139 713 688 413 276 Le solde naturel se maintient entre 1999 et 2007 par rapport à la période précédente. Le solde migratoire s’abaisse dans les communes hors Poitiers (le solde entre les arrivées et les départs est moins marqué qu’auparavant) et semble s’accroître dans la ville centre (ce qui est en partie lié au nouveau mode de comptabilisation des étudiants). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 13 Evolution du nombre de naissances et de décès - CAP Source : INSEE La stabilité du solde naturel est lié : 1600 1487 1500 - au nombre de naissances qui se maintient à presque 1 400 unités sur la période 1999-2004. Il tend à s’accroître en 2005 et 2006. Les ménages qui quittent le territoire, sont souvent les familles constituées. 1400 13581342 1335 1288 1300 1231 1375 1392 1409 1417 1440 1381 1338 1330 1292 1255 1528 1444 1200 1100 1000 900 - à la stabilité du nombre des décès : 880 en moyenne par an depuis la fin des années 1990. 963 929 857 854 862 855 857 859 800 719 700 639 742 781 788 783 888 872 757 660 640 600 578 600 500 450 500 840 827 590 550 520 535 488 472 568 490 476 435 418 400 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 naissances 1998 1999 2000 2001 décès 2002 2003 2004 2005 2006 2007 solde naturel Accroissement récent des effectifs scolaires en élémentaire Evolution deseffectifsscolairesen maternelle et élémentaire danslesécoles publiquespour touteslescommuneshorsBérugeset danslesécolespubliqueset 4074 lesécolesprivéespour PoitiersSource : services de la CAP(communes) 4100 3862 3862 3798 3788 3736 3744 3744 3797 3840 2671 2638 2675 2708 2663 2623 2677 2704 3900 3700 3500 3300 3100 2900 2754 2735 2700 2500 2300 2100 2377 2292 2258 2270 2243 2244 2245 2303 1461 1469 1506 1454 1406 1416 1370 1402 2003/ 04 2004/ 05 2005/06 2006/07 2422 1900 1700 1500 1353 1300 1100 1999/00 2000/01 2001/02 2002/03 2007/08 2008/09 Maternelle Poitiers Maternelle CAPhors Poitiers (et hors Béruges) Elémentaire Poitiers Elémentaire CAPhors Poitiers (et hors Béruges) L’évolution des effectifs scolaires est en lien avec celle de la population. - En maternelle, depuis 1999, les effectifs sont globalement stables à Poitiers (autour de près de 2 700 élèves), alors qu’une tendance à la baisse se dessine dans les autres communes : une centaine d’élèves en moins à la rentrée 2007/2008 par rapport à celle de 1999/2000. - En élémentaire, une augmentation s’amorce : . à Poitiers à la rentrée 2007/2008 confirmée par celle de 2008/2009, après avoir enregistré une diminution durant tout le début de la décennie 2000. . depuis 2005/2006 dans les communes périphériques, principalement à Buxerolles, Chasseneuil du Poitou, Fontaine le Comte, Montamisé et Vouneuil sous Biard, grâce à la mise en service des Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 14 différentes opérations d’habitat dans lesquelles se sont installées des familles avec des enfants d’au moins 6 ans, Le territoire est concerné par le phénomène général de vieillissement de la population Population par tranche d’âge en 2006 (Source : INSEE) 0-19 ans 20-39 ans 40-59 ans 60 ans ou plus 31 731 45 295 31 920 24 810 23,7% 33,9% 23,9% 18,5% Poitiers 23,7% 37,9% 20,6% 17,8% CAP hors Poitiers 23,8% 26,0% 30,3% 19,9% France métropolitaine 24,8% 26,4% 27,4% 21,4% CAP Variation de la population 1999-2006 (Source INSEE) 40-59 ans 60 ans ou + CAP +2 922 +2 799 Poitiers +1 564 +1 147 CAP hors POITIERS +1 358 +1 652 Avec un taux de 18,5% en 2006, le poids des tranches de population âgée de 60 ans ou plus est plus faible dans la CAP qu’en moyenne en France (21,4%). Néanmoins, la population âgée de 60 ans et plus s’accroît de près de 2 800 habitants entre 1999 et 2006 sur le territoire de la CAP. Parallèlement, dans les communes hors Poitiers, le poids des 40 – 59 ans, futurs retraités pour partie, est de 3 points supérieurs à la moyenne nationale. Le poids des étudiants à Poitiers ville marque la tranche 20-39 ans : 37,9% en 2006, soit environ 12 points de plus que dans les autres communes de la CAP et qu’en moyenne en France. Les projections démographiques de l’INSEE indiquent que pour le département de la Vienne (la population de la CAP représente 31,4% de celle du département en 1999), les personnes âgées de 60 ans ou plus devraient représenter 25% de la population départementale en 2010 et atteindre 33% en 2030. Cette progression est notable pour la tranche d’âge 75-84 ans, qui devrait croître fortement à partir de 2015. 2.2 REVENUS DES MENAGES Un revenu médian faible à Poitiers et élevé dans les autres communes Revenu médian par ménage Source : DGI CAP 2001 2005 21 346 € Poitiers 18 084 € ème 22 833 € Taux d’évolution annuel 2001-2005 1,7% Rapport inter décile (9 er décile / 1 décile) 2005 8,90 19 120 € 1,4% 10,8 0,1% à 2,8% 4,4 à 5,8 CAP hors Poitiers 2005 : de 26 000 à 37 000 € Vienne 21 059 € 23 222 € 2,5% 6,25 Poitou Charentes 20 620 € 23 022 € 2,8% 5,91 France métropolitaine 22 831 € 25 136 € 2,4% 6,46 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 15 Revenu médian par ménage en 2001 et 2005 (en euros) Source : DGI 40000 2001 2005 35000 30000 34084 34311 35806 36993 37016 31011 30057 30610 30711 27813 25959 25000 20000 23222 France métropolitaine 2005 : 25 136 € 19120 15000 10000 En 2005, les revenus médians des ménages des communes de la CAP sont supérieurs aux moyennes départementale et nationale, sauf pour la ville centre. Ils sont particulièrement élevés à Mignaloux Beauvoir, Montamisé et Fontaine le Comte. Revenusannuels des ménagespar unité de consommation en 2006 40 000 35 000 30 000 Poitiers CA de Poitiers Vienne France métropolitaine 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 Premier Décile Deuxième Décile Troisième Décile Quatrième Décile Médiane Sixième Décile Septième Décile Huitième Décile Neuvième Décile A Poitiers, l’écart entre les revenus les plus modestes et les revenus les plus élevés est très important, en raison principalement de la présence des étudiants, qui ont de faibles ressources. Les revenus s’y accroissent également moins rapidement qu’en moyenne dans le département et la région. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 16 Revenus des ménages et plafonds de ressources : 76% des ménages de 4 personnes entrent dans les plafonds HLM Revenus fiscaux des ménages et plafondsde ressources Communauté d'Agglomération de Poitiers Ménagesde 4 personnes 90000 80000 70000 PlafondsPLAI = 24 394 € 50000 Clientèle PLAI = 40000 19%desménages 36069 60812 52366 45918 40402 25304 30000 20000 31388 79078 Clientèle PLS= 18%des ménages Clientèle PLUS= 39%desménages 60000 PlafondsPLS = 57 341€ PlafondsPLUS = 44 109 € 16469 10000 0 1er décile 2è décile 3è décile 4è décile Médiane 6è décile 7è décile 8è décile 9è décile Source : INSEE DGI : revenus fiscaux 2005 - Ministère du logement : plafonds de ressources 2007 sur revenus 2005 Proportion de ménages sous les plafonds HLM selon le nombre de personnes du ménage Source : INSEE DGI revenus fiscaux 2005 – Ministère du logement : plafonds de ressource 2007 1 personne 2 personnes 3 personnes 4 personnes PLAI PLUS PLS CAP 40% 80% Plus de 90% France métropolitaine 35% 76% 88% CAP 22% 52% 73% France métropolitaine 23% 57% 74% CAP 22% 52% 71% France métropolitaine 22% 54% 74% CAP 19% 58% 76% France métropolitaine 22% 63% 80% Environ 76% des ménages composés de 4 personnes entrent dans les plafonds HLM, et c’est plus de 90% pour les ménages d’une personne. D’ailleurs 40% des personnes isolées sont éligibles au PLA d’Intégration. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 17 3 - PARC DE LOGEMENTS 3.1 STRUCTURE DU PARC Forte croissance du parc de résidences principales Nombre Taux Nombre Taux 1999-2008 variation Résidences principales 59 067 89,9% 66 952 92,8% 7 885 Résidences secondaires 1 294 2,0% 894 1,2% -400 Logements vacants 5 335 8,1% 4 288 5,9% -1 047 Total logements 65 696 100,0% 72 135 100,0% 6 439 Nombre Taux Nombre Taux 1999-2008 variation Résidences principales 42 337 88,5% 47 504 92,4% 5 167 Résidences secondaires 1 012 2,1% 619 1,2% -393 Logements vacants 4 476 9,4% 3 297 6,4% -1 179 Total logements 47 825 100,0% 51 420 100,0% 3 595 CAP POITIERS 1999 2006 1999 2006 Nombre Taux Nombre Taux 1999-2008 variation Résidences principales 16 730 93,6% 19 448 93,9% 2 718 Résidences secondaires 282 1,6% 275 1,3% -7 Logements vacants 859 4,8% 991 4,8% 132 Total logements 17 871 100,0% 20 715 100,0% 2 844 CAP Hors POITIERS 1999 2006 Source : INSEE recensements 1999 et 2006. Le parc de logements des communes de la CAP s’est fortement développé entre 1999 et 2006 (selon les données fournies par le nouveau recensement légal de l’INSEE 2006) en raison notamment de la forte croissance du parc des résidences principales (+13%). Parallèlement, le parc de logements non occupés en permanence (comprenant les résidences secondaires et les logements vacants) s’est affaibli d’environ 1 400 logements. C’est à Poitiers que la vacance a diminué de manière significative. L’OPAH, qui s’est déroulée de juillet 2005 à juillet 2008, a relativement peu contribué à ce phénomène, elle a néanmoins permis de récupérer sur la CAP 72 logements vacants de plus d’un an. Le poids de la vacance, et des résidences secondaires dans une moindre mesure, représente 7,6% des logements à Poitiers en 2006, et reste faible dans les autres communes (6,1%). Selon les professionnels de l’immobilier, la vacance se serait développée courant 2008, elle concernerait essentiellement les studios du centre ville de Poitiers et des logements de grande taille de Saint Eloi. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 18 Caractéristiques des résidences principales : l’influence de la présence des étudiants Globalement la présence des étudiants impacte de façon importante les caractéristiques du parc des résidences principales, comme l’indiquent les données Filocom de 2007 : 58% de locatif dans la CAP contre 39% en France. Globalement, le parc locatif est plus développé qu’en moyenne en France, comme dans toutes les agglomérations comportant des villes étudiantes. Qu’il soit privé ou public, le parc locatif est essentiellement concentré dans la ville de Poitiers qui comprend, en 2007, 44% de locatif privé et 25% de locatif public selon Filocom. Répartition du parcde résidencesprincipalespar statut d'occupant en 2007 Source : Filocom 2007 70% 65% CAP 57% 60% Poitiers CAPhors Poitiers 50% 44% 40% France métrop 38% 40% 30% 30% 26% 24% 25% 20% 20% 15% 8% 10% 2% 2% 1% 0% Propriétaire occupant 35% de T1 et T2 dans la CAP contre 23% en France Le contraste entre la ville centre et les communes périphériques est également marquant quant à la typologie des résidences principales : - une offre de petite taille à Poitiers : 43% de T1 et T2, soit 2,5 fois plus que dans les autres communes, - les grandes résidences principales dans les autres communes, qui ont accueilli les familles : 35% de T5 ou plus, le double de Poitiers. Au total, la part des logements de moyenne taille de la CAP est sensiblement inférieure à la moyenne nationale : 43% de T3 et T4 contre 52%. L’INSEE donne des résultats pour 2006 légèrement différents dans la répartition des T3 ou plus à la faveur des logements de plus grande taille. 41% de personnes vivant seules contre 32% en France Comme dans bon nombre d’agglomérations, les personnes vivant seules habitent principalement la ville centre et les familles les communes périphériques. En 2007, selon Filocom, à Poitiers, les personnes isolées représentent près de la moitié des ménages (contre 27% dans le reste de la CAP). Les familles sont beaucoup plus présentes dans les autres communes : 38% de ménages de 3 personnes ou plus contre 23% à Poitiers. Mais, au total, sur la CAP, le poids des ménages ayant au moins deux enfants est inférieur à la moyenne nationale (15% contre 22%). Les données 2006 de l’INSEE indiquent une part de résidences principales occupées par des ménages d’une personne de 7 points supérieurs à celles de Filocom. Locataire privé Locataire HLM Autres Répartition par type desrésidencesprincipales en 2007 Source : Filocom 2007 60% CAP Poitiers CAP hors Poitiers France métrop 52% 48% 50% 43% 43% 41% 40% 35% 35% 30% 25% 23% 22% 17% 20% 16% 10% 0% 1 ou 2 pièces 50% 45% 3 ou 4 pièces Répartition des résidences principales selon le nombre de personnesoccupantesen 2007 Source : Filocom 2007 49% 41% CAP Poitiers CAPhors Poitiers France métrop 40% 35% 35% 30% 5 pièces ou plus 32% 27% 31% 28% 31% 25% 20% 16% 15% 15% 13% 11% 10% 15% 14% 10% 7% 5% 5% 7% 8% 5% 0% RP occupée par 1 personne RPoccupée par 2 personnes RP occupée par 3 personnes RPoccupée par 4 personnes RPoccupée par 5 pers ou plus Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 19 Face au coût du marché immobilier de l’agglomération, les familles à revenus modérés, voire modestes s’installent dans les couronnes plus éloignées. Répartition des résidences principales selon le nombre de pièces, CAP 2007, Filocom 1 ou 2 pièces Répartition des ménages selon le nombre de personnes par résidence principale, CAP 2007, Filocom 35% 41% 1 personne 2 personnes 3 ou 4 pièces 43% 31% 5 pièces ou plus 22% 13% 3 personnes Total 100% 10% 4 personnes 5% 5 pers ou + 100% Total Les données Filocom indiquent une certaine sous occupation du parc des résidences principales. Les personnes seules et les couples (ménages composés d’une et deux personnes) représentent 72% des ménages occupant une résidence principale de la CAP en 2007, alors que le parc de logements comprenant 1 ou 2 pièces représente 35% des résidences principales. Il faut néanmoins prendre en compte la multiplication des familles monoparentales et des familles recomposées (besoin de logements de moyenne ou grande taille), et le fait que les ménages souhaitent de moins en moins vivre dans les logements les plus petits type studio ou T1. Un parc ancien en repli 1999 Logements construits avant 1949 2007 1999-2007 Source : Filocom Nombre Taux Nombre Taux Nombre CAP 20 141 30,4% 17 157 23,8% -2 984 Poitiers 16 784 34,7% 13 909 27,4% -2 875 CAP hors Poitiers 3 357 18,7% 3 248 15,2% -109 Selon les données Filocom, le parc de logements anciens (construits avant 1949) s’amenuise sur le territoire de la CAP : -3 000 logements entre 1999 et 2007. Il représente en 2007, 24% du parc total de logements, ce qui est largement inférieur à la moyenne nationale qui est de 36%. Une amélioration du confort Confort partiel 2007 Sans confort 2007 Confort partiel 2007 Sans confort 2007 Confort partiel 1999-2007 Sans confort 1999-2007 CAP 5 350 1 123 8,3% 1,7% -1 439 -1 016 Poitiers 3 852 788 8,6% 1,8% -1 255 -807 1 498 335 7,6% 1,7% -184 -209 19,2% 4,5% Confort des résidences principales Source : Filocom CAP hors Poitiers France métropolitaine Résidences principales sans confort : ni baignoire ni douche, ni WC à l’intérieur du logement. Tout confort : baignoire ou douche, WC à l’intérieur du logement et chauffage central, confort partiel : les autres possibilités Résidences principales dont le classement cadastral relève de la catégorie 7 ou 8 Source : Filocom 1999 2007 CAP 2 742 Poitiers 1 807 4,1% 878 2,0% -929 CAP hors Poitiers 935 5,6% 606 3,1% -329 France métropolitaine 4,5% 4,9% 1 484 1999-2007 2,3% -1 258 4,6% Classification établie par la DGI, selon l’impression d’ensemble dégagée par le logement. Ce classement comprend 8 catégories, la catégorie 7 correspond à un état médiocre, la catégorie 8 à un état très médiocre. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 20 Parallèlement, l’état de confort tend à s’améliorer. Selon Filocom, entre 1999 et 2007, le nombre de résidences principales de la CAP : - dites sans confort ou au confort partiel a diminué de 2 455 unités. Le niveau de confort apparait ici bien meilleur qu’en moyenne en France. - classées en catégorie 7 ou 8 s’est affaibli de 1 258 unités, le taux devenant légèrement inférieur au référent national. En 2007, c’est de l’ordre de 1 000 à 1 500 résidences principales dont l’état apparaît encore insatisfaisant : 1 100 résidences principales recensées sont sans confort et 1 500 relèvent des catégories les plus médiocres (7 ou 8). Parallèlement, le recensement de 2006 de l’INSEE indique que 1 784 résidences principales ne disposent pas de salle de bain comprenant une baignoire ou une douche (soit 2,7% de l’ensemble des résidences principales). Un Secteur Sauvegardé à Poitiers Afin de protéger et de mettre en valeur le patrimoine ancien existant de la ville de Poitiers, un Secteur Sauvegardé a été mis en place sur une partie du centre ville tout d’abord. Une visite de chaque logement a été effectuée par un architecte afin de repérer ce qui devait être préservé. Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) a été approuvé en 1985. Depuis le périmètre a été étendu à l’ensemble du centre ville soit le « plateau » entre Clain et Boivre, intégrant ainsi les constructions modernes et contemporaines. Un nouveau PSMV est prévu. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 21 3.2 PARC LOCATIF SOCIAL Le parc locatif social est toujours concentré à Poitiers Poids du parc locatif social : 20% des résidences principales CAP Nb HLM 2007 DRE EPLS 13 326 HLM 2007 EPLS / Résidences principales 2007 19,6% Objectif du PLH : tx de locatif social 2008 22% Poitiers CAP hors Poitiers 11 656 1 670 24,1% 8,4% 26% 11% Situation au 01/01/2007 Source : DRE EPLS Répartition du parc HLM 2007 100% 87% 13% Répartition des résidences principales 2007 100% 71% 29% Source résidences principales : INSEE données légales 2006 prolongées en 2007 par GTC 2007 Nb locatifs sociaux au 01/01/2007 source : EPLS DRE Nb HLM 2007 / RP 2007 Poitiers Chasseneuil du Poitou Buxerolles Migné Auxances Saint Benoît Fontaine le Comte Biard Vouneuil sous Biard Mignaloux Beauvoir Montamisé Croutelle Béruges 11 656 350 607 193 229 81 31 73 65 33 4 4 24,1% 15,2% 12,9% 8,1% 7,2% 6,0% 5,3% 3,9% 4,0% 2,9% 1,5% 0,8% Chasseneuil du Poitou : y compris les 242 logements étudiants er Avec 13 326 logements recensés au 1 janvier 2007 par l’enquête EPLS de la DRE, le parc locatif social de la CAP est globalement développé puisqu’il représente de l’ordre de 20% des résidences principales. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 22 Il reste fortement concentré sur Poitiers : 11 656 logements, soit 87% du parc locatif social communautaire, pour 1 670 logements dans les autres communes. Néanmoins, l’objectif du PLH qui fixait le seuil à 22% de parc locatif social en 2008 sur la CAP n’est er pas atteint. Il ne l’est ni à Poitiers, ni dans les autres communes, puisqu’au 1 janvier 2007, le parc locatif social selon l’enquête EPLS de la DRE représente 24,1% et 8,4% des résidences principales (résidences principales estimées selon les données INSEE 2006) alors que les objectifs étaient d’atteindre 26% et 11% en 2008. Parc locatif social QUARTIERS DE POITIERS 01/01/2007 Source : DRE EPLS Nombre Répartition de logements Couronneries 3 328 29% Trois Cités 2 424 21% Beaulieu 2 204 19% Breuil - Mingot - St Eloi 1 155 10% Poitiers Sud 890 8% Poitiers Nord Ouest 703 6% Centre ville 549 5% Montbernage - Pont Neuf 196 2% Gibauderie 174 1% Faubourg Ouest 32 0% Total Poitiers 11 655 100% A Poitiers, plus des deux tiers du parc locatif social est localisé dans trois quartiers : les Couronneries qui concentre près de 30% des logements de la ville, Trois Cités et Beaulieu qui comprennent autour de 20% chacun. Le reste se répartit dans les autres quartiers dont certains comportent des sous quartiers également fortement pourvus de parc social comme Saint Eloi (1 153 logements en 2006), Bel Air (666 logements) ou encore Bellejouanne (564 logements). Quatre bailleurs gèrent le parc HLM de la CAP : Logiparc pour un peu plus de la moitié et Sipéa Habitat pour environ un quart, ainsi qu’Habitat 86 (de l’ordre de 17%) et la SA HLM régionale de Poitiers (7%). Parc locatif social début 2007 - CAP Type 1 Taux Source : DRE EPLS Nombre de logements mis à la location LOGIPARC 6 778 51,8% Parc locatif social public Situation début 2007 - CAP SIPEA Habitat 3 164 24,2% Habitat 86 2 291 17,5% SA HLM 858 6,6% TOTAL 13 091 100% Type 2 Type 3 Type 4 Type 5 et + Total Source : EPLS DRE LOGIPARC SIPEA HABITAT HABITAT 86 SA HLM TOTAL CAP 568 1 818 2 455 1 539 398 6 778 8,4% 26,8% 36,2% 22,7% 5,9% 100% 140 608 1 253 944 219 3 164 4,4% 19,2% 39,6% 29,8% 6,9% 100% 219 525 868 509 170 2 291 9,6% 22,9% 37,9% 22,2% 7,4% 100% 103 229 357 152 17 858 12% 26,7% 41,6% 17,7% 2% 100% 1 030 3 180 4 933 3 144 804 13 091 7,9% 24,3% 37,7% 24% 6,1% 100% Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 23 Par rapport à la moyenne de la CAP, LOGIPARC dispose d’un parc de logements de petite taille (T1 et T2) assez significatif, alors que le parc de SIPEA Habitat est caractérisé par la présence de logements de moyenne et grande taille (T3 et plus) de manière relativement importante. Le parc locatif communal, qui complète souvent utilement le parc des bailleurs sociaux, est assez peu développé, cinq communes périphériques en disposent : 12 logements à Montamisé, 4 à Béruges, 2 à Mignaloux Beauvoir, 1 à Migné Auxances, 1 à Biard. Répartition par type du parc locatif social Répartition du parc locatif social public par type au 01/ 01/ 2007 Le parc de la CAP comprend : Source : DREEPLS CAP: 45% T1 : 8%, T2 : 24%, T3 : 38%, 40% T4 : 24%, T5 et + : 6% - 32% de types 1 et 2, - 38% de type 3, - 30% de types 4 et plus grands. 38% Poitiers CAPhorsPoitiers 33% 35% 30% Type 1 : Buxerolles et surtout 25% Chasseneuil du Poitou Les logements les plus petits, comprenant une pièce, sont principalement localisés à Poitiers et dans une moindre mesure dans les communes de Buxerolles et surtout de Chasseneuil du Poitou. 25% 24% 24% 23% 20% 15% 12% 10% 7% 6% 8% 5% 0% 1 pièce 2 pièces 3 pièces 4 pièces 5 pièces et + La taille des ménages évoluant dans le temps (décohabitation), le parc locatif social fait face à des situations de sous occupation (exemple de T4 occupés par une personne) lorsque les personnes restent dans leur logement, limitant la rotation et ainsi les possibilités d’attribution aux familles avec enfants. 1400 1295 logements 1300 (39%) 1108 (47%) 1200 x 1100 u a ic 1000 o s s ift 900 a c o l 800 s t n 700 e m e g 600 lo e d 500 re b m 400 o N 300 200 QUARTIERS DE POITIERS : Répartition du parc loctif social selon le type de logements au 1er janvier 2007 - Source : EPLSDRE 989 (30%) Total Poitiers: T1 : 825 logements (7%) T2 : 2803 logements (25%) T3 : 4381 logements (38%) T4 : 2741 logements (24%) T5 et + : 672 logements (6%) 957 (44%) 851 (26%) 713 (33%) 595 (25%) 484 (21%) 187 (6%) 557 (48%) 413 (19%) 149 (6%) 121 (5%) 100 386 (33%) 187 (16%) 25 (2%) 299 280(36%) (33%) 197 (24%) 278 262 (45%) 48% 168 152 150 31% 85 78 (48%) (24%) 81 61 40 37 35 37 40% 44 44 49% 41 15% (7%) 4 (6%) 7% 18%19% 23% 25% 24% 2% 0 Couronneries Trois Cités Beaulieu 1 + 2 pièces Breuil Mingot Poitiers Sud Poitiers Nord St Eloi Ouest 3 pièces 4 pièces Centre ville Montbernage Gibauderie Pont Neuf 5 pièces et + Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 24 A Poitiers : - Le quartier des Couronneries dispose d’un parc très important où l’offre est relativement diversifiée quelque soit le type de logement. - Le type 3 est présent dans tous les quartiers de la ville où existe du parc locatif social. - En revanche, l’offre en logements de petite taille (T1 et T2) qui compte plus de 3 600 logements au total sur la ville est particulièrement présente dans les quartiers Beaulieu et Breuil Mingot Saint Eloi où elle représente 44% et 48% du parc locatif social de ces secteurs, ainsi que dans le Centre Ville et à Poitiers Sud. Cela n’est pas sans influencer la politique des attributions et la composition par âge de la population occupante (personnes vivant seules ou en couples : jeunes et personnes âgées). - L’offre en logements de grande taille (type 4 et plus) est particulièrement développée aux Couronneries : 34% du parc de la ville. 86% de logements collectifs Le parc locatif social est majoritairement constitué de logements collectifs : 86% d’entre eux. Cette répartition individuel / collectif est relativement tranchée : Poitiers, Buxerolles, Chasseneuil du Poitou et St Benoît (et Croutelle) disposent d’un parc collectif, contrairement aux autres communes où l’individuel est beaucoup plus développé (au moins les 2/3 des logements). Parc locatif social au 01/01/2007 Source : EPLS DRE CAP Poitiers CAP hors Poitiers Individuel Collectif 14% 11% 35% 86% 89% 65% Nombre de logements 13 326 11 656 1 670 0% 4% 19% 23% 64% 73% 85% 85% 100% 100% 100% 100% 96% 81% 77% 36% 27% 15% 15% 0% 0% 0% 4 350 607 229 33 81 193 65 73 31 4 Croutelle Chasseneuil du Poitou Buxerolles Saint Benoît Montamisé Fontaine le Comte Migné Auxances Mignaloux Beauvoir Vouneuil sous Biard Biard Béruges A Poitiers : un parc ancien, dans les autres communes : un parc récent mais aux loyers plus élevés 70% Répartition du parclocatif social selon la date de construction des logementsau 1er janvier 2007 Source : Enquête EPLSDRE 2007 62% 60% Poitiers Nombre total de logements: Poitiers: 11 656 CAP horsPoitiers: 1670 CAP: 13 326 CAPhorsPoitiers 50% CAP 40% 27% 30% 24% 26% 24% 19% 20% 17% 15% 12% 13% 11% 18% 8% 10% 3% 1% 1% 3% Avant 1949 1949-67 1% 9% 4% 4% Le contraste entre la ville de Poitiers et les autres communes est important quant aux périodes de construction du parc. Si Poitiers produit du logement locatif social depuis des dizaines d’années, cela est beaucoup plus récent dans les communes périphériques où 7 logements sur 10 ont moins de 20 ans, la décennie des années 1990 ayant été la plus propice. 0% 1968-74 1975-81 1982-89 1990-98 1999-06 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 25 Cela signifie également qu’une grande partie du parc de Poitiers est ancien : plus de 6 500 logements c’est-à-dire 54% du parc ont été construits avant 1975. Des travaux d’entretien régulier et de remise aux normes sont donc nécessaires afin de les maintenir en bon état et attractifs pour les ménages, tout en maintenant les loyers à un niveau en adéquation avec leurs ressources. Epoque de construction et modes de financement étant liés, 7 logements sur 10 à Poitiers bénéficient d’un financement d’avant 1977, donc de niveaux de loyer relativement peu élevés. 70% 3400 3288 Poitiers Autres communes 60% Dans les autres communes, le parc étant récent, 2 logements sur 3 ont été financés avec des PLA et PLUS, impliquant un niveau de loyer supérieur. Pour compenser, une part de logements a été réalisée avec des financements tels que PLATS et PLAI. Ce type de parc à faible loyer y représente ainsi 21% du parc total. Cela contribue à maintenir sur Poitiers les ménages à plus faibles ressources et les ménages plus aisés dans les autres communes. 3600 Répartition du parclocatif social selon le type de financement des logementsau 1er janvier 2007 Source : EPLSDRE 69% 65% 80% 50% 40% 30% 21% 21% 20% 11% 10% 9% 1% 3% 0% PLR/ PSR/ HLM O / ILM PLA d'Intégration / PLA PLA social / PLA ordinaire Autresfinancements / ILN LM / PLATS/ PLAI / PLUS Quartiers de Poitiers : répartition du parc locatif social par type de financement au 1er janvier 2007 - Source : EPLSDRE 3200 3000 PLR / PSR / HLM O / ILM / ILN 2800 x u ia c 2600 o s 2400 s fi ta 2200 c o l 2000 s t n e 1800 m e g 1600 lo e 1400 d re 1200 b m 1000 o N 800 PLA d'Intégration / PLA LM / PLATS/ PLAI PLA social / PLA ordinaire / PLUS 1957 1429 774 600 400 200 32 7 780 677 586 375 309 153 1 160 48 31 86 257251 89 34 19 33 171 3 20 12 0 Couronneries Trois Cités Beaulieu Breuil Mingot Poitiers Sud Poitiers Nord Centre ville Montbernage Gibauderie St Eloi Ouest Pont Neuf Faubourg Ouest A Poitiers, - le parc des quartiers des Couronneries, des Trois Cités ainsi que de Poitiers Sud et de Poitiers Nord Ouest, n’est constitué quasi exclusivement que de financement ancien (HLM/O principalement), - alors qu’à Beaulieu, un tiers du parc est récent, - dans les quartiers du centre ville et de Breuil - Mingot - St Eloi, le parc est récent, mais comprend la moitié et un tiers de PLAI (et autres logements analogues à faible loyer). Ainsi la diversification en terme de financement des opérations et par conséquent de niveau de loyer, n’est pas assurée dans tous les quartiers de Poitiers, ce qui influe sur l’occupation. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 26 Une mobilité élevée et une vacance qui se développe Selon l’enquête EPLS de 2007, la mobilité est forte et la vacance légèrement supérieure à la moyenne nationale. Source : DRE EPLS HLM / Résidences principales Taux de vacance Taux de mobilité CAP 19,7% 2,6% 15,6% France métropolitaine 15,9% 2,3% 9,4% Situation au 01/01/2007 La vacance n’est toutefois pas er homogène. Au 1 janvier 2007, elle concerne plus particulièrement les communes de Montamisé, Chasseneuil du Poitou, Saint Benoît, Buxerolles et Poitiers. Mais la vacance de plus de trois mois est beaucoup plus faible (inférieure à 1%). Cependant, il semble qu’en 2008 elle se soit accrue. Parc locatif social au 01/01/2007 Source : EPLS DRE CAP Poitiers CAP hors Poitiers Montamisé Chasseneuil du Poitou Saint Benoît Buxerolles Mignaloux Beauvoir Fontaine le Comte Migné Auxances Béruges, Biard, Croutelle, Vouneuil sous Biard Taux de vacance 2,6% 2,6% 3,2% 6,1% 5,1% 3,9% 3,6% 1,5% 1,2% 0,5% 0,0% L’organisme LOGIPARC constate, dans son rapport d’activités 2007 (source : «La politique d’attribution à Logiparc en 2007 », rapport au Conseil d’Administration, Logiparc), un accroissement du poids des logements ème vacants de plus de 3 mois à partir du 2 semestre 2007 montrant qu’une partie du patrimoine devient plus difficile à louer dans un contexte d’offre locative notamment privée plus abondante. Dans le parc de LOGIPARC, cette vacance concerne plus spécifiquement les logements Taux de vacance de 1 mois et plus dans le parc de les plus petits, c’est-à-dire les T1, Logiparc à Poitiers - décembre 2007 le taux de vacance de 1 mois et Source : Logiparc, DRE EPLS 6,0% plus atteignant 5,5%. C’est principalement dans les 5,0% quartiers des Trois Cités, de Saint Eloi et de Beaulieu que cette 4,0% vacance est la plus marquée. La vacance des T4 concerne plus 3,0% particulièrement les Couronneries. 5,5% Les responsables de Logiparc 2,0% estiment que le studio et le T1 sont 3,3% 3,0% 2,6% des produits de plus en plus 1,0% 2,0% difficile à commercialiser, la demande se portant davantage sur 0,0% les T2. La location des logements T1 T2 T3 T4 T5 et + dans les étages supérieurs des immeubles R+4 sans ascenseur pose également des difficultés. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 27 Patrimoine de SIPEA Habitat * - Evolution des taux de vacance à plus d'1 mois et de plus de 3 mois En revanche, le patrimoine du parc de l’organisme SIPEA Habitat (se situe entièrement sur la CAP) connaît un recul de la vacance au cours des 3 dernières années. Néanmoins, l’évolution mensuelle des logements vacants à plus d’un mois montre une hausse au cours du dernier trimestre 2008. Ce sont essentiellement les logements aux loyers élevés (St Eloi) ou de médiocre qualité qui souffrent le plus de vacance. Source : Rapport d'activités 2008 SIPEA Habitat 3,0% 2,5% 2,5% 2,0% 1,5% 1,5% 1,4% 1,1% 1,0% 0,9% 0,5% 0,4% 0,0% 2006 2007 Taux de vacance à plus d'1 mois 2008 Taux de vacance à plus de 3 mois Patrimoine de SIPEA Habitat : 80% se situe sur Poitiers Dans le parc d’HABITAT 86, une hausse de la vacance commerciale est observée au deuxième semestre de l’année 2008 sur Poitiers, St Benoît et Vouneuil sous Biard. Elle est principalement attribuée à une détente du marché locatif qui élargit les choix des candidats. Patrimoine de HABITAT 86 (secteurs de Poitiers Agence et Poitiers Bellejouanne *) - Evolution du taux mensuel de vacance commerciale Source : Habitat 86 3,4% 3,2% 3,0% 2,8% 2,6% 2,4% 2,2% 2,0% 1,8% 1,6% 1,4% 1,2% 1,0% 6 0 n ja 6 0 v é f 6 6 6 0 r0 0 sr v ia a a m m 6 6 6 0 l0 0 n i iju tû u o j a 6 0 t p e s 6 0 t c o 6 0 v o n 6 7 7 7 7 7 0 0 0 0 0 0 c n v sr rv ia é ja é f a a m d m 7 7 7 0 l0 0 n i iju tû u o j a 7 0 t p e s 7 0 t c o 7 0 v o n 7 8 8 8 8 8 0 0 0 0 0 0 c n v sr rv ia é ja é f a a m d m 8 8 8 0 l0 0 n i iju tû u o j a 8 0 t p e s 8 0 t c o 8 0 v o n 8 0 c é d * Poitiers + St Benoît + Vouneuil sous Biard La mobilité, selon l’enquête EPLS, varie également d’une commune et d’un quartier à l’autre. Elle est particulièrement élevée dans les communes de Chasseneuil du Poitou, Saint Benoît, Fontaine le Comte, Buxerolles : 20% et plus. Parc locatif social Source : EPLS DRE 2007 (non compris les 242 logements étudiants à Chasseneuil du Poitou) Taux de mobilité Parc locatif social Taux de mobilité CAP Poitiers CAP hors Poitiers Chasseneuil du Poitou Saint Benoît Fontaine le Comte Buxerolles 15,6% 14,8% 21,3% 32,9% 23,3% 21,1% 19,8% Migné Auxances Montamisé 13,9% 12,1% 11,5% 9,6% 9,2% Patrimoine LOGIPARC Quartiers de Poitiers en 2007 (Source : « La politique d’attribution à Logiparc en 2007) St Eloi Centre ville Trois Cités Beaulieu Couronneries Bel Air Total Biard Vouneuil sous Biard Mignaloux Beauvoir Béruges, Croutelle Nombre de logements Taux de rotation 730 268 1 268 1 867 1 784 657 6 574 24,9% 18,7% 17,6% 16,2% 13,5% 9,7% 16,2% < 10 logements Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 28 Patrimoine SIPEA par commune et quartier de Poitiers en 2008 (Source : Rapport d’activités 2008 SIPEA) Buxerolles Centre ville Poitiers St Eloi La Plaine Fontaine le Comte La Souche Bellejouanne Nombre de logements Taux de rotation Patrimoine SIPEA Nombre de logements Taux de rotation 82 262 339 145 81 100 51 32,9% 31,3% 29,2% 26,9% 22,2% 21,0% 19,6% Beaulieu Couronneries St Cyprien Clos Gaultier Migné Auxances Autres Total 106 622 748 400 168 28 3 132 18,9% 16,7% 15,9% 15,8% 10,7% 0,0% 19,8% Les données des organismes LOGIPARC, dont le parc représente 56% du parc de la ville et SIPEA HABITAT montrent une mobilité importante dans un grand nombre de quartiers. Elle concerne notamment (source Logiparc) : - Saint Eloi : la rotation des étudiants se combine à celle des jeunes ménages qui s’orientent vers le parc privé notamment en accession. Les loyers sont relativement élevés. - Centre ville : il comprend relativement peu de logements, néanmoins les départs concernent essentiellement le quartier Rivaud en raison des niveaux de loyer et de certains troubles de voisinage. - Trois Cités : l’effet ANRU s’est atténué par rapport à 2006. Il reste néanmoins des difficultés sur un immeuble identifié lié à un problème d’occupation et au vieillissement du bâti. - Beaulieu : la mobilité tend à s’affaiblir. Le quartier est attractif avec des niveaux de loyer globalement raisonnables et compétitifs. - Couronneries : une inversion de tendance est constatée avec un accroissement du nombre de départs en 2007. Le quartier bénéficie d’atouts en terme de commerces de proximité et de transports, mais une dégradation de l’occupation sociale est constatée, le niveau des charges (lié au chauffage collectif) est trop élevé, et une partie des immeubles sont de type R+4 sans ascenseur. Des efforts sont consentis par Logiparc (médiation sociale, baisse de la TVA sur le chauffage) pour améliorer la situation. - Bel Air : le taux de mobilité est faible et en repli. Les équipements de proximité et les effets positifs de l’opération de renouvellement urbain sont appréciés par les habitants. Dans un contexte de marché détendu, les problèmes d’occupation du parc locatif social concernent donc principalement : - certaines catégories de logements tels que les studios et les T1 qui sont très nombreux sur le marché, et les logements plutôt de grande taille dans les étages des immeubles R+4 sans ascenseur, - certains quartiers voire bâtiments en proie à des difficultés d’occupation, - et plus particulièrement les logements assez récents aux loyers élevés et ceux qui sont de qualité médiocre. En revanche, les problèmes d’occupation ne concernent pas les PLA d’Intégration attractifs au niveau des loyers. L’occupation du parc locatif social (selon l’enquête Occupation du Patrimoine Social de 2 l’année 2006 analysée par l’AROSH PC ) Cette enquête couvre les communes de l’unité urbaine au sens INSEE qui inclut les communes de Biard, Buxerolles, Chassenueil du Poitou, Jaunay Clan (hors CAP), Mignaloux Beauvoir, Migné Auxances, Poitiers et Saint Benoît. Ne sont donc pas comprises les communes de Fontaine le Comte, Vouneuil sous Biard, Montamisé, Croutelle et Béruges (qui totalisent 195 logements locatifs sociaux au 01/01/2007 selon l’EPLS) mais comprend Jaunay Clan (qui en compte 195 selon le recensement de l’INSEE de 1999). 2 AROSH PC : Association Régionale des Organismes Sociaux pour l’Habitat en Poitou Charentes Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 29 Les données présentées par l’AROSHPC relevant de cette enquête indiquent une surreprésentation des personnes âgées et des jeunes et la faiblesse des revenus des occupants. La moitié des ménages occupants sont des personnes seules, 11,5% sont des personnes âgées de plus de 75 ans et 9,9% sont des jeunes de moins de 25 ans (contre 5,4% dans la région). Ces ménages disposent de faibles revenus : les deux tiers d’entre eux ont des ressources inférieures à 60% des plafonds PLUS (et entrent dans les plafonds PLAI). 120% Répartition des occupants du parc locatif social selon leur niveau de ressources au regard des plafonds PLUS - Unité Urbaine de Poitiers - Source : enquête OPS 2006 traitée par l'AROSHPC 94% 100% 100% 85% 80% 67% 60% 43% 40% 22% 20% 0% < 20% des plafonds < 40% < 60% < 80% < 100% >100% Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 30 La demande locative sociale Le numéro unique : des données peu fiables Seules les données concernant les nombres de demandes de l’année 2005 et de l’année 2006 issues du numéro unique peuvent être considérées comme fiable : 8 208 demandes totales en 2005, 7 504 en 2006. Une baisse apparaît donc, qu’il aurait fallu pouvoir confirmer en 2007 et 2008. La demande (données fournies par les bailleurs) Patrimoine de LOGIPARC : évolution du nombre de demandes nouvelles (externes + mutations) Source : "La Patrimoine de SIPEA HABITAT : évolution du nombre de nouvelles demandes déposées politique d'attribution à Logiparc en 2007" (90% du parc de Logiparc est situé sur la CAP) 3500 3261 (externes + mu tation s) Source : Sipéa Habitat (tou t le patrimo ine se situ e sur la CAP) 3365 3500 2957 2928 3000 3000 2500 2500 2000 2000 1500 1500 2116 1856 1976 1000 1000 2004 2005 2006 2006 2007 2007 2008 Chez le bailleur LOGIPARC, le nombre de nouvelles demandes (il ne s’agit pas du stock) s’est affaibli en 2006 par rapport aux deux années précédentes pour s’accroître très légèrement en 2007. Les données de SIPEA HABITAT indiquent une augmentation du nombre de nouvelles demandes ces trois dernières années. Patrimoine d'HABITAT 86 : évolution du nombre de nouvelles demandes (Poitiers Agence et Poitiers Bellejouanne*) Source : Habitat 86 900 800 826 772 Source : Habitat 86 1150 936 1000 Patrimoine de HABITAT 86 (Poitiers Agence et Poitiers Bellejouanne *) : Stock de demandes (non passées en CAL) 700 1100 1050 600 500 1000 400 300 950 200 100 900 0 2006 2007 2008 (* PoitiersAgence et Poitiers Bellejouanne : Poitiers, St Benoît, Vouneuil sous Biard) * Poitiers Agence et PoitiersBellejouanne : Poitiers + St Benoît + Vouneuil sous Biard En revanche, HABITAT 86 fait état d’une baisse du nombre de nouvelles demandes enregistrées dans les agences de Poitiers et Bellejouanne (au total : Poitiers + St Benoît + Vouneuil sous Biard) en 2008 par rapport à 2007. La réduction du nombre de demandes en stock est régulière sur l’année 2008, au total c’est 150 demandes en moins qui sont comptabilisées entre décembre 2007 et décembre 2008 par Habitat 86. Il semble que cette diminution touche toutes les catégories de logement. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 31 Profil des demandeurs et des entrants (données fournies par les bailleurs) Patrimoine de SIPEA HABITAT : âge des demandeurs (demande en stock) au 1er janvier 2009 Patrimoine de LOGIPARC : âge des demandeurs (demande en stock) en 2007 Source : Rapport d'activités 2008 (tout le patrimoine est situé sur la CAP) Source : "La politique d'attribution à Logiparc en 2007" 50% (90% du parc est situé sur la CAP) 46% 50% 45% 45% 40% 40% 35% 30% 35% 30% 24% 25% 38% 25% 25% 20% 15% 15% 18% 20% 11% 15% 15% 10% 4% 5% 10% 0% 4% 5% < 30 ans 30 à 39 ans 40 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans et + 0% < 30 ans 30 à 39 ans 40 à 49 ans 50 à 64 ans 65 ans et + A LOGIPARC, la demande en logement est caractérisée par le poids important des candidats jeunes, 46% des demandeurs en 2007 ont moins de 30 ans, il s’agit pour beaucoup d’étudiants. Le poids des er T1 et T2 y est plus représenté que dans le parc de SIPEA HABITAT qui enregistre au 1 janvier 2009, une demande plus âgée, avec notamment davantage de demandeurs d’âge plus mûr : 33% ont entre 40 et 64 ans. Patrimoine de SIPEA HABITAT : composition familiale des demandeurs au 1er janvier 2009 Patrimoine de LOGIPARC : composition familiale des demandeurs en 2007 (demandes en stock) Source : "La (demandes en stock) Source : Rapport d'activités 2008 (tout le patrimoine est politique d'attribution à Logiparc en 2007" (90% du parc de Logiparc est situé sur la CAP) 50% 50% 43% 45% situé sur la CAP) 47% 45% 40% 40% 35% 35% 27% 30% 27% 30% 22% 25% 25% 20% 20% 15% 15% 8% 10% 5% 16% 10% 10% 5% 0% 0% Personne seule Couple sans enf ant Couple avec enf ants Familles monoparentales Personne seule Couple sans enf ant Couple avec enf ants Familles monoparentales La demande de LOGIPARC comme celle de SIPEA HABITAT est marquée par les demandeurs qui vivent seuls : de l’ordre de 45%. En revanche, la composition familiale des autres catégories de ménages diffère avec notamment 27% des demandeurs qui sont des familles monoparentales chez SIPEA HABITAT, contre seulement 8% chez LOGIPARC. Patrimoine de SIPEA HABITAT - Situation professionnelle des demandeurs (au 01/01/2009) et des entrants (attributions 2008) Patrimoine LOGIPARC - Situation professionnelle des entrants en 2007 Source : "La politique d'attribution à Logiparc en 2007" (90% du parc de Logiparc est situé sur la CAP) Source Rapport d'activités 2008 Sipéa Habitat 40% 45% 35% 35% 40% 28% 30% 40% 35% 35% 30% 30% 25% 25% 20% 16% 19% 17% 20% 12% 15% 10% 11% 10% 5% 1% 4% 4% Retraité Pensionné CDD Etudiant 6% 8% 6% 5% 4% 5% 0% 0% CDI 19% 15% Indépendant Sans emploi Actif avec emploi Stage / emploi précaire Etudiant Demandes 01/01/2009 Chômeur Inactif Retraité Attributions 2008 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 32 La situation professionnelle des demandeurs chez les deux bailleurs principaux est à peu près comparable : 4 personnes sur 10 n’a pas d’activité professionnelle ou de formation et sont donc sans emploi ou retraités. Demandes et attributions (données fournies par l’ORDA3 analysées par l’AROSH PC) er Le fichier analysé par l’AROSH PC indique qu’au 1 octobre 2008, le nombre de demandes en instance est de 4 559 sur la CAP, dont 80% concernent la ville de Poitiers. Entre le 1/10/2007 et le 1/10/2008 c’est 2016 attributions qui ont été réalisées. Le parc locatif social de la CAP est aujourd’hui accessible aux ménages, 1 attribution est délivrée pour 2,3 demandes, c’est 1 pour 9,5 demandes dans l’agglomération de La Rochelle et 1 pour 3,8 dans celle de Niort. Les bailleurs sociaux apportent, relativement aux demandes concernées, plus de réponses aux personnes en situation de décohabitation, aux personnes seules, aux familles monoparentales et aux personnes provenant du parc privé. Répartition des demandes (au 1/10/2008) en instance et des attributions (du 1/10/2007 au 1/10/2008) selon le type de parc occupé par le demandeur Source : exploitation par l'AROSH PC des données de l'ORDA 50% 45% 40% 35% 30% 25% 20% 15% 10% 5% 0% 43% 29% 32% Demandeurs du parc privé 39% 29% Demandeurs du parc public Demandes en instance 27% Demandeurs sans logement en propre Attributions 2008 3 ORDA : Observatoire Régional de la Demande et des Attributions. Outil dont s’est récemment doté l’AROSH PC et le Groupement des Bailleurs Sociaux de la Vienne (GBSV). Fichier apuré des doublons. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 33 Cinq communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU ne disposent pas de 20% de locatifs sociaux Parc locatif social des communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU n’atteignant pas 20% Source : DDE Nombre de locatifs sociaux 01/01/04 Nombre de locatifs sociaux 01/01/07 2007 estimées) Buxerolles 791 841 Migné-Auxances 235 Saint-Benoît Nombre de logements locatifs sociaux nécessaires pour atteindre 20% Nombre de logements manquants au 01/01/2007 17,8% 944 103 240 10,1% 475 235 317 345 10,5% 655 310 Mignaloux-Beauvoir 66 126 8,0% 330 204 Vouneuil sous Biard nc 74 3,8% 392 318 Taux de locatifs sociaux (RP Les communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU qui ne disposent pas de 20% de logements locatifs sociaux sont Buxerolles, Migné Auxances, Saint Benoît, Mignaloux Beauvoir. Depuis 2008, Vouneuil sous Biard est enquêtée suite à l’article 11 de la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable (le prélèvement s’effectuera à partir de 2014). A Buxerolles et Mignaloux Beauvoir, le parc s’est enrichi de 50 et 60 logements entre 2004 et 2007. Il reste que les efforts doivent être poursuivis pour les cinq communes concernées, c’est au total plus de 850 logements qui manquent en 2007 pour atteindre le seuil des 20%. Avec 12 023 et 536 logements locatifs sociaux comptabilisés en 2007, les communes de Poitiers et de Chasseneuil du Poitou sont également soumises à l’article 55. Elles dépassent le quota minimum de 20% de logements sociaux. Le Programme de Rénovation Urbaine (PRU) : 900 logements à construire Trois quartiers de Poitiers (soit cinq secteurs) sont concernés par le PRU : Bel Air, Trois Cités (Piquetterie – Saint Cyprien), Bellejouanne – Pierre Loti : Les trois principaux bailleurs sont concernés : Logiparc sur la Piquetterie, Pierre Loti et Bel Air, Habitat 86 sur Bellejouanne et Sipéa sur St Cyprien. - Une première convention couvrant la période 2006-2010 a été signée en février 2006. Fin 2008, 304 logements ont été démolis (2001 : 100 à Bel Air non comptabilisés dans le tableau ci dessous ère ème 1 phase, 2003/04 : 140 à la Piquetterie, 2007 : 64 à Bel Air 2 phase), soit 204 logements sur les 433 prévus. Un avenant pour la période 2009-2013 concernant Bellejouanne / Pierre Loti et Saint Cyprien, prévoit la démolition de 258 autres logements. Programme de Rénovation Urbaine (convention de base + avenant) : PRU (y compris ORU*) en nombre de logements Convention du 15/02/06 Bel Air et Trois Cités (Piquetterie) Bellejouanne / P Loti et St Cyprien Total prévu Construction sur site Locatif social Construction sur site Accession sociale 433 (dont 140 ORU) 201 (51 ORU) 41 (hors 1 pour 1) (12 ORU) 258 98 691 299 Démolition Construc tion sur site Autres Construction sur sites associés Locatif social Réhabilita tion sur site 46 à 52 10 (ORU) 233 80 21 55 62 134 969 62 101 à 107 72 367 1 049 Foncière logement (secteur libre) 66 (dont 14 12 0 10 41 114 pour maison relais) * Programme qui était en cours au moment de la mise en œuvre du PRU et qui lui a été intégré. Source : services de la CAP, aoûte 2009 Réalisé (à août 2009) 345 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 34 - C’est globalement le principe de reconstruction 1 pour 1 qui a été retenu avec construction sur place et dans d’autres quartiers de la ville, les sites associés étant Saint Eloi, le Parc à Fourrage, les Champs de Saint Pierre, la Mérigotte, les Montgorges, la Bugellerie et la Gibauderie à Saint Benoît. - Au total, le programme prévoit : . La démolition de 691 logements entre 2004 et 2012, 44% a été réalisée. L’impact de la première opération de démolition des 100 logements en 2001 à Bel Air est tout à fait positif. . La construction de 899 logements dont 664 sociaux, 129 ont été livrés (locatif social et accession sociale liés à la convention de base + maison relais liée à l’avenant), soit 14% du programme. Des difficultés qui sont notamment liées à des problèmes de financement retardent la production locative sociale. Dans un contexte où les prix de l’immobilier et le coût de la construction ont fortement augmenté, les bailleurs doivent recourir à leurs fonds propres plus amplement que ce qui était prévu dans la programmation initiale. Les opérations prévues sur la Mérigotte et Montgorges seront réalisées dans le cadre de ZAC qui ne sont pas encore opérationnelles. Parallèlement à la construction de logements familiaux, un foyer logement pour personnes âgées a été construit à la Piquetterie et un nouveau foyer de 54 logements pour l’ADAPEI 86 à Bellejouanne. . La réhabilitation de 1 049 logements : - 80 logements dans la convention de base (qui couvre la période 2006-2010) ce qui a été réalisé, - 969 logements dans l’avenant (qui devrait être signé avant la fin de l’année 2008, pour la période 2009-2013), dont 34 ont été réhabilités. Est comprise la réhabilitation lourde d’un immeuble collectif ancien foyer ADAPEI 86 (15 logements). La réhabilitation d’un immeuble de 10 étages (dans le quartier St Cyprien) comprenant un projet de résidence intergénérationnelle avec l’adaptation de 35% des logements pour les seniors, l’adaptation des logements de rez de chaussée pour les personnes à mobilité réduite, la pose de nouveaux ascenseurs desservant tous les étages, la sécurisation des entrées intérieures et extérieures, la création de 12 logements PLS, de loggia… est également envisagé. D’une manière globale, la réhabilitation des immeubles passe par leur résidentialisation et la recherche de la diminution du coût des charges. . La vente de trois immeubles de logements locatifs sociaux aux locataires comprenant au total 38 logements. . De nombreux aménagements d’espaces publics et un centre de loisirs. - Le relogement des ménages : ce sont les bailleurs qui gèrent aux mêmes le relogement en interne ou par le biais d’un prestataire de services. Une charte du relogement a été élaborée en relation avec les associations de locataires et validée par la CAP. Relogement : nombre de ménages ayant un reste à charge : inférieur ou égal 46 Ménages entre plafond ressources PLAI et PLUS 5 51 24% supérieur 131 30 161 76% Total 177 35 212 100% Ménages sous plafond ressources PLAI Total Relogement : évolution du reste à charge par rapport au logement précédent Source : Bilan des relogements Logiparc, Habitat 86 - CAP Le relogement des ménages se passe de manière satisfaisante. Le bilan réalisé par Logiparc et Habitat 86 indique néanmoins que dans les trois quarts des cas, le reste à la charge des ménages dans le nouveau logement est supérieur à celui du logement précédent. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 35 3.3 PARC PRIVE ET MARCHE DU LOGEMENT Le parc privé potentiellement Indigne, difficile à résorber 4 - En 2005 , les données Filocom estiment que 10,1% des logements du parc privé sont potentiellement indignes en Poitou Charentes. Ce serait 11,7% dans le département de la Vienne et 5,6% dans la ville de Poitiers soit 1 877 logements concernés. Une approche plus restrictive aboutirait à des chiffres plus réduits, de l’ordre de 200 logements pour la CAP. - La MOUS mise en place sur le département en 2006-2007 a donné des résultats inférieurs aux attentes. Les signalements de logements potentiellement indignes sont très en décalage avec le parc qui était estimé à 20 000 unités. Les opérations sont complexes à mener financièrement, administrativement et juridiquement. En 2007, sur le département, seuls 14 logements ont été traités alors que l’objectif dans le cadre 6 du Plan de Cohésion Sociale était de 86 (soit 16%) . Les difficultés sont liées à la part financière des travaux restant à la charge des propriétaires occupants (les travaux liés à l’insalubrité sont lourds) et au fait que pratiquement aucune demande ne soit recensée de la part de propriétaires bailleurs. - Dans ce contexte, l’OPAH communautaire (juillet 2005 – juillet 2008) n’a pas eu d’impact très marquant sur la résorption de l’insalubrité. Le bureau d’études en charge de l’OPAH estime que les seuils de revenus n’ont pas permis de prendre en considération certains dossiers et les zonages spécifiques n’étaient pas tout à fait adéquats. - Dans les communes, les élus n’ont pas connaissance d’un nombre important de ménages vivant dans des conditions précaires, ils font mention tout au plus de quelques cas connus. - L’action contre l’habitat indigne constitue désormais un axe spécifique du nouveau PDALPD. - Dans un avenir proche, il est question que l’Etat confie au réseau national ADIL la charge de mettre en place une observation nominative de l’habitat indigne (dans le cas où la loi projetée serait votée). 5 Programme d’Intérêt Général (PIG) et Programme Social Thématique (PST), dans le département Les objectifs fixés dans le cadre du Programme d’Intérêt Général et du Programme Social Thématique mis en œuvre sur le département ne sont également pas atteints : - Le PIG du Plan de Cohésion Sociale (2006-2007) a permis de financer 43 logements sur le département ne permettant d’atteindre que 61% de son objectif. - Dans le cadre du PST, en 2007, 177 logements de propriétaires occupants ont été financés (objectif de 400 logements, certains dossiers ont été engagés au titre d’autres programmes) et 17 logements de propriétaires bailleurs (objectif de 30 logements). Ceux-ci préfèrent s’engager sur des loyers « conventionnés sociaux » au lieu de loyers « conventionnés très sociaux ». 4 Source : MEEDDAT – Filocom d’après DGI, le repérage repose sur le recoupement de plusieurs données : taxe d’habitation, impôts sur le revenu, classement cadastral 5 Source : Elaboration du PDALPD 2008/2011, maquette 1, 30 juin 2008 6 Source : Bilan année 2007 Plan de Cohésion Sociale Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 36 L’OPAH communautaire (juillet 2005 – juillet 2008) : 369 logements privés améliorés Les objectifs affichés de l’OPAH communautaire, qui s’est déroulée de juillet 2005 à juillet 2008, visaient : - La diversification de l’offre en logements notamment en direction des jeunes ménages et des familles, - La recherche de la mixité sociale dans les quartiers de Poitiers et dans les communes périurbaines, - La prise en compte du développement durable et la recherche d’une meilleure qualité environnementale et du cadre de vie. Dans ce cadre, l’accent était particulièrement mis sur : - La lutte contre l’habitat indigne, - Le développement de l’offre locative à loyers maîtrisés par la remise sur le marché de logements vacants et par le conventionnement dans le parc privé, - La maîtrise des charges, les économies d’énergie et le confort acoustique, - La valorisation du patrimoine bâti par une action sur les façades. Des périmètres ciblés ont été définis dans chaque commune au sein desquels les subventions de l’ANAH ont été complétées par la CAP. Des actions complémentaires (aménagement de place…) ont également été réalisées. OPAH CAP, 2005-2008, en nombre de logements. Source : OPAH de la CAP Bilan Objectifs Réalisation Taux de réalisation / objectifs 477 240 130 62 45 313 159 50 104 790 635 155 186 80 74 16 16 183 58 59 66 369 252 117 39% 33% 57% 26% 36% 59% 37% 118% 64% 47% 40% 75% final Marc Fleury Citémétrie Propriétaires bailleurs Loyers libres Loyers intermédiaires Loyers conventionnés Programme Social Thématique Propriétaires occupants Revenus <= plafond majoré Revenus <= plafond de base Revenus < plafond très social TOTAL dont Poitiers dont autres communes OPAH CAP, 2005-2008, en nombre de logements Source : OPAH de la CAP Bilan final Marc Fleury Citémétrie Objectifs Réalisation Sorties de vacance 20 (T3 et +) Adaptation aux personnes à mobilité réduite 22 Sortie d’insalubrité 10 118 immeubles (170 logements) 72 Aménagement de salle de bain : 38 Installation de sièges ascenseurs : 17 0 Ravalement de façade A préciser Au total, c’est 369 logements dont 252 à Poitiers et 117 dans les autres communes qui ont été améliorés dans le cadre de l’OPAH, ce qui représente au total à peine la moitié des objectifs (47%), avec une réussite proportionnellement plus importante dans les communes périphériques qu’à Poitiers même. La moitié des logements améliorés appartient à des propriétaires occupants et la moitié à des propriétaires bailleurs, alors que ces derniers étaient davantage visés. C’est donc 39% des objectifs qui ont été réalisés pour les propriétaires bailleurs. Si la contrainte liée au plafonnement des loyers est relativement faible en loyer intermédiaire, elle est plus importante pour les loyers sociaux et très sociaux, de même que le choix des locataires est plus restreint. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 37 En revanche, 72 logements inoccupés depuis plus d’un an sont sortis de vacance, dont plus des deux tiers sont des T2 et T3 : Bilan de l'OPAH de la CAP2005-2008 : nombre de logementsvacants depuisplusd'un an récupérés par type de logements. Source : Bilan final de l'OPAHde la CAP2005-2008 MarcFleury Citémétrie . Avec au total 48 T3 et plus qui étaient la cible principale, ce qui est supérieur à l’objectif qui était de 20. 30 . Plus des trois quarts (76%) sont localisés à Poitiers où la vacance est proportionnellement la plus importante. 15 27 25 22 20 12 9 10 5 2 0 T1 T2 T3 T4 T5 et + Par ailleurs des travaux liés à la perte de mobilité : aménagements de salle de bain (38 logements) et pose d’ascenseurs (17 logements) ont été réalisés, dépassant ainsi les objectifs fixés. L’accession sociale : près de la moitié des constructions neuves en individuel pur est réalisée grâce au Prêt à Taux Zéro Les Prêts à Taux Zéro L’accroissement du nombre de Prêts à Taux Zéro délivrés sur le territoire à partir de la mise en place du nouveau dispositif qui ouvre plus largement à l’ancien est très fort : 324 dans l’ancien sur 452 et 347 sur 476 en 2005 et en 2006 (contre une moyenne annuelle de 24 auparavant). Mais globalement, le nombre de prêts à Taux Zéro dans le neuf tend à diminuer en 2005 et 2006 dans les communes hors Poitiers (92 en 2006), alors qu’il est stable dans la ville centre (37 en 2006). La construction neuve financée par un PTZ représente 40% à 50% des constructions neuves en individuel pur réalisées depuis 1999. 200 178 Evolution du nombre de prêts à taux zéro dans le neuf Communauté d'Agglomération de Poitiers Source : DRE 180 152 160 148 146 140 125 CAPhorsPoitiers 110 120 101 92 100 80 53 60 40 81 96 28 47 31 24 32 28 28 37 26 Poitiers 20 0 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 La location accession La location accession commence à se développer par le biais du Prêt Social Location Accession (PSLA). Les bailleurs sociaux Logiparc, Sipéa et Habitat 86 mènent quelques projets dans les communes de Poitiers, Chasseneuil du Poitou, Saint-Benoît, Migné-Auxances, Vouneuil sous Biard et Biard. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 38 Le Pass foncier Aucune opération d’accession de ce type n’a encore été réalisée sur le territoire de la CAP. Elles nécessitent une aide des collectivités locales de 3 000 € à 5 000 € selon la composition du ménage. Le remboursement de l’emprunt se fait en deux étapes : la construction dans un premier temps, puis le terrain. Le marché du logement Le dispositif d’aide à l’investissement locatif et plus particulièrement le dispositif de Robien L’enquête réalisée par la DRE Poitou Charentes (source : La lettre de l’habitat n°21 – 2ème trimestre 2008 - DRE Poitou Charentes) sur un échantillon de logements bénéficiant d’aides à l’investissement locatif indique que le logement collectif est le type le plus représenté sur le territoire de la CAP, avec une prédominance de types 2 et 3, mais aussi de type 1 (ville étudiante). Les prix moyens de vente sont supérieurs lorsque le promoteur est extérieur à la région : 2 300 € / m², contre 2 000 € / m² quand le promoteur est local. Exemple de prix de vente au m² pour un type 3 bénéficiant d’aides à l’investissement locatif dans les Communautés d’agglomération Promoteur local Promoteur extérieur à la région Poitiers (CAP) 2 000 € / m² 2 300 € / m² Angoulême (COMAGA) 2 000 € / m² 2 500 € / m² La Rochelle (CA) 2 500 € / m² 3 800 € / m² Source : enquête réalisée à l’initiative de la DRE Poitou Charentes dans La lettre de l’habitat n°21 – 2ème trimestre 2008 - DRE Poitou Charentes Des questions se posent notamment sur l’occupation de ces logements (certaines opérations souffrent de vacance comme à Saint Eloi à Poitiers où des logements sont vides) et leur prix de revente à terme. Par ailleurs, la mise en service de ces logements a très probablement contribué à déstabiliser le marché immobilier. Les loyers observés par l’ADIL en 2007 Evolution des loyers moyens et médians au m² entre 2006 et 2007 selon la catégorie du logement à Poitiers Studios T1 T2 T3 T4 T5 et plus Loyer moyen 2006 Evolution 2006/2007 Loyer médian 2006 Evolution 2006/2007 285 € +0,56% 290 € -0,26% 314 € +1,02% 308 € +3,89% 377 € +4,35% 380 € +1,15% 535 € +4,06% 533 € -6,57% 645 € +3,93% 666 € -2,15% 898 € -7,24% 818 € -7,75% Source : les loyers du parc locatif privé libre dans « L’observatoire du logement Poitiers » - édition 2007 – ADIL 86 L’étude des loyers réalisée sur Poitiers par l’ADIL (source : les loyers du parc locatif privé libre dans « L’observatoire du logement Poitiers » - édition 2007 – ADIL 86) indique qu’entre 2006 et 2007, le niveau moyen des loyers s’accroit pour toutes les catégories de logement à l’exception des plus grands (T5 et plus) et confirme une certaine déstabilisation du marché. Cette augmentation du niveau des loyers est : - très faible pour les studios. Elle est probablement liée pour partie à la délocalisation de la Faculté de médecine (qui comptait près de 1 000 étudiants en première année), certains propriétaires ayant choisi de baisser les loyers, (jusqu’à 50 € / mois) afin de limiter la vacance dans leur logement. - légère pour les T1. L’offre en logements de petite taille est très importante et le niveau des loyers très varié. L’écart entre les loyers les plus forts et les loyers les plus faibles s’accroit. - conséquente pour les T2, T3 et T4 en raison de l’arrivée sur le marché de nouveaux produits à loyers plus élevés qu’auparavant. Le contexte concurrentiel fort entraine une baisse des loyers Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 39 sur les produits plus anciens et des disparités fortes en matière de loyers. A Saint Eloi et au Pâtis, pour éviter la vacance, les investisseurs des logements construits dans le cadre du dispositif de défiscalisation (de Robien) se sont résignés à baisser les loyers en les fixant à environ 670 euros en moyenne au lieu des 800 euros espérés, attirant les jeunes ménages auparavant accueillis dans le parc privé ou le parc social. Ces mouvements entrainent une désaffection du parc privé existant et des charges plus élevées pour ces jeunes ménages. La baisse enregistrée sur les T5 est probablement liée au niveau des loyers qui, comparable à un remboursement de mensualité de prêt dans le cadre d’une acquisition, encourage les locataires à accéder à la propriété. La baisse généralisée des loyers qui touche la quasi-totalité des offres est réalisée dans le but de conserver les locataires. Le marché de la transaction : les prix continuent de s’accroître en 2007 Après plusieurs années de forte augmentation des prix du marché immobilier, la CAP connaît, comme d’une manière générale en France, depuis quelques mois une diminution de l’activité immobilière avec des délais qui s’allongent lorsque les vendeurs ne sont pas disposés à baisser les prix proposés. Mais les données disponibles pour l’année 2007 indiquent toujours un accroissement des prix. Poitiers (source : données Perval traitées par l’ADIL) Transactions à Poitiers : prix moyen au m² 2005 2006 2007 Taux d’évolution / an 2005-2007 Appartements anciens 1 372 € 1 581 € 1 608 € 5,4% Appartements neufs 2 313 € 2 383 € 2 687 € 5,1% Maisons anciennes 1 374 € 1 532 € 1 495 € 2,9% Source : données PERVAL dans « l’observatoire du logement Poitiers » Edition 2007, ADIL 86 Les données PERVAL (base de données des références immobilières du notariat) traitées par l’ADIL indiquent un accroissement des prix moyens au m² des logements ayant fait l’objet d’une transaction entre 2005 et 2007 à Poitiers de plus de 5% par an pour les appartements et de près de 3% par an pour les maisons anciennes. Ainsi en 2007, le prix moyen au m² des maisons anciennes atteint 1 495 €, 1 608 € pour les appartements anciens et est beaucoup plus élevé pour les appartements neufs puisqu’il est de 2 687 €. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 40 M arché de la transaction à Poitiers : évolution du prix moyen des appartements dans le neuf et dans l'ancien 260 000 Source : données PERVAL "L'observatoire du logement Poitiers" Edition 2007, ADIL 86 252 918 240 000 220 000 200 000 200 864 180 000 s ro u e 160 000 n e n e y 140 000 o m icr 120 000 P 100 000 80 000 60 000 40 000 168 254 161 404 141 411 125 684 113 269 105 617 119 781 114 005 99 961 87 109 79 155 64 915 42 591 32 984 20 000 2005 2006 2007 Ancien Studios Ancien T2 Ancien T3 Ancien T4 Ancien T5 et + Neuf T2 Neuf T3 Neuf T4 Cette poursuite de l’accroissement des prix moyens concerne tous les types d’appartements à l’exception des T4 dans l’ancien. La forte augmentation du prix moyen des appartements neufs de type 4 montrée sur la courbe est toutefois à prendre avec précaution compte tenu du très faible nombre de transactions (9 en 2007). A noter une diminution du volume des transactions (fournies par les notaires) en 2007, importante dans l’ancien (2,5 fois moins qu’en 2005) et très forte dans le neuf (5 fois moins). M arché de la transaction à Poitiers : évolution du prix moyen des maisons anciennes Source : données Perval, "L'observatoire du logement Poitier s" Edition 2007, ADIL 86 180 000 175 000 170 000 Nombre de transact ions en 2005, 2006 et 2007 : - M aisons de ville : 46, 42 et 24 - Pavillons : 110, 110 et 57 173 778 165 000 160 000 155 000 153 423 148 348 150 000 145 000 140 000 135 000 M aison de ville 133 073 Pavillon 130 000 2005 2006 2007 Dans l’individuel, le nombre de transactions affiché est également moins important en 2007, moitié moins qu’en 2006 et 2005. Si le prix moyen du pavillon tend à diminuer pour être à moins de 150 000 € en 2007, celui de la maison de ville s’accroît fortement : +9% par an entre 2005 et 2007 pour atteindre près de 174 000 € en 2007. Ce produit est probablement de plus en plus recherché par les ménages. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 41 Les communes de la CAP (Source : DIA traitées par le service foncier de la CAP) 1 900 Prix moyen au m² des logements hors copropriétés vendus en 2006 et 2007 dans la CAP selon les DIA - Source : service foncier CAP 1 800 Nombre de transactions CAP : 2006 : 844 (dont 319 à Poitiers) 2007 : 848 (dont 336 à Poitiers) Précautions à prendre pour Biard et Croutelle : moins de 10 références par an. 2006 2007 1 700 1 663 1 658 1 636 1 582 1 577 1 600 1 763 1 695 1 582 1 593 1 606 1 583 1 604 1 544 1 496 1 500 1 499 1 475 1 412 1 416 1 383 1 377 1 400 1 300 1 172 1 200 1 132 1 100 1 000 Croutelle Migné Chasseneuil Poitiers Vouneuil s/Biard Fontaine Montamisé ST Benoit Biard Buxerolles Mignaloux Les transactions de logements (hors co-propriétés) analysées dans le cadre des DIA (Déclarations d’Intention d’Aliéner) traitées par le service foncier de la CAP ne confirment pas les observations cidessus puisqu’elles montrent que le nombre de ventes de logements individuels anciens est stable entre 2006 et 2007 sur le territoire de la CAP : près de 850 unités dont 60% à Poitiers (et de 15 à Montamisé, à 77 à Buxerolles). En 2007, les prix varient de 1 416 € à Migné Auxances à 1 763 € à Mignaloux, et pratiquement toutes les communes ont enregistré une augmentation du prix moyen par rapport à 2006. Les données pour Biard et Croutelle sont à prendre avec précaution compte tenu du faible nombre de références. L’avis des agents immobiliers (Les responsables des agences Nicoullaud et Ataraxia à Poitiers, mesdames Nicoullaud et Durand ont été rencontrées.) - Le marché du logement de Poitiers est marqué par le marché étudiant avec une forte période d’activité durant l’été. Les étudiants recherchent des studios jusqu’au T3. Ils tendent toutefois à délaisser les studios au profit des logements de plus grande taille qu’ils occupent en colocation, plus intéressants financièrement pour eux. Les secteurs recherchés sont le centre ville, Pont Neuf, le campus, globalement tout l’axe qui remonte vers les facultés. - En 2008, les agents immobiliers observent un allongement des délais de vente et une baisse des prix des transactions et des loyers. Face à l’élargissement de l’offre locative et aux opérations attractives de certains promoteurs qui offrent 3 mois de loyer (à Saint Eloi par exemple), les locataires n’hésitent plus à négocier. Les propriétaires acceptent de baisser le niveau des loyers pour éviter la vacance de leurs biens. - La baisse des loyers est plus sensible sur les T4 et T5. Les propriétaires cherchant ainsi à garder leurs locataires, sans quoi, ils auraient du mal à retrouver des occupants en raison du niveau élevé des loyers (de l’ordre de 700 euros). Ce niveau élevé des loyers rebute certains ménages qui ont profité des offres attractives des promoteurs et ne restent que quelques mois dans le logement. - La demande est particulièrement forte pour : . les petites maisons de plain pied, de 2 à 5 chambres, de 150 000 à 195 000 euros, bien localisées (près des commerces de proximité, des centres bourgs). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 42 . les logements collectifs de rez-de-chaussée bénéficiant d’une terrasse ou d’un petit jardin privatif, d’un chauffage individuel. Cette demande est particulièrement importante pour les personnes âgées, l’individuel étant globalement également très prisé par les actifs et les familles monoparentales. - Face à la profusion d’offres, au caractère attractif du neuf, au choix des ménages qui s’orientent vers l’individuel, bien localisé, et de plus en plus vers des logements de qualité, économes en énergie, les logements qui ne correspondent plus à cette demande sont de plus en plus longs à être réoccupés et certains produits restent vacants. Il s’agit plus particulièrement des studios et T1, des résidences collectives des années 1970, des pavillons sur sous sol, des logements aux loyers élevés, de médiocre qualité, ne bénéficiant pas d’une bonne localisation. Une inquiétude pour le parc ancien qui ne correspond pas aux critères recherchés se dessine, sauf pour le centre ville qui reste toujours très recherché. 3.4 DEVELOPPEMENT RECENT DU PARC LOCATIF A LOYER MAITRISE La production locative sociale publique récente : peu de nouvelles mises en location Source : DRE EPLS, INSEE HLM / Résidences principales Mises en location 2006 / parc 2007 CAP 19,6% 0,7% France métropolitaine 15,9% 1,2% Situation au 01/01/2007 Financement par la CAP des logements sociaux publics PLUS et PLAI de 2002 à 2007 Poitiers Source : services de la CAP CAP hors Poitiers CAP Prêt Locatif à Usage Social (PLUS) 773 84% 197 95% 970 86% PLA d’Intégration (PLAI) 144 16% 11 5% 155 14% Total 917 79% 208 21% 1125 100% PLUS : dont 35 pour le Foyer Logement la Piquetterie. PLAI : dont 14 et 20 PLAI pour les maisons relais Saint Cyprien et Saint Eloi. Seuls 2 PLAI au total ont été réalisés en acquisition amélioration. En 2006, les nouvelles mises en location sont assez peu nombreuses sur la CAP : moitié moins qu’en moyenne en France. De 2002 à 2007, 1125 logements locatifs sociaux ont été financés par la CAP, dont 79% à Poitiers. Les PLAI, logements aux loyers les plus faibles, ne représentent que 14% du total et sont quasi exclusivement réalisés dans la ville centre. Pour développer la production locative sociale neuve, la CAP préempte les terrains nécessaires et les revend au prix d’achat (plus les frais) aux bailleurs sociaux. La production dans le parc existant est mineure, au total, seuls 375 logements du parc recensé ont été produits en acquisition amélioration, soit à peine 3%, dont les trois quarts à Poitiers. Cependant, toutes les communes, sauf Béruges et Fontaine le Comte, ont réalisé quelques opérations dans le parc ancien. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 43 La création de logements locatifs privés à loyer maîtrisé ces 6 dernières années : 120 logements aidés par l’ANAH et 350 PLS Nombre de logements locatifs privés aidés par l’ANAH de 2003 à octobre 2008 dans la CAP (Source : DDE 86) Diffus Logement Conventionné Très Social Logement conventionné Loyer Intermédiaire 0 3 0 3 2,5% PST 5 4 0 9 7,4% OPAH 15 28 66 109 90,1% 20 35 66 121 100% 16,5% 28,9% 54,5% 100% Total CAP Nombre de logements locatifs privés aidés par l’ANAH de 2003 à octobre 2008 Source : DDE 86 Béruges Logement Conventionné Très Social Logement conventionné Loyer Intermédiaire Biard 0 1 2 2 3 4 6 2 5 Croutelle 0 Fontaine le comte 3 Mignaloux Beauvoir Migné Auxances 0 3 1 1 Montamisé Poitiers Total 0 Buxerolles Chasseneuil du Poitou Total 5 0 15 27 51 93 Saint Benoît 1 5 6 Vouneuil sous Biard 2 1 3 CAP 20 35 66 121 CAP hors Poitiers 5 8 15 28 De 2003 à octobre 2008, 121 logements du parc privé de la CAP ont été aidés par l’ANAH pour créer des logements locatifs à loyer maîtrisé. Cela a été possible grâce à l’OPAH. Au total, les bailleurs ont choisi le loyer intermédiaire pour 55% de ces logements, assez peu le conventionnement et encore moins le conventionnement très social. La majorité a été réalisée à Poitiers, seules 6 communes en dehors de Poitiers en ont bénéficié. Parallèlement, de 2002 à 2007, près de 350 Prêts Locatifs Sociaux (PLS), logements sociaux à loyer intermédiaire, ont été réalisés dans le parc privé, dont les trois quarts dans les communes hors Poitiers (aucune production dans le parc public). Nombre de PLS financés de 2002 à 2007 dans le parc privé Source : DDE 86 CAP 347 100% Poitiers 91 26% CAP hors Poitiers 256 74% Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 44 Au total, la production de logements à loyer maîtrisé public et privé : une majorité de logements à loyer conventionné à Poitiers et de logements à loyer intermédiaire dans les autres communes Logements locatifs à loyer maîtrisé dans la CAP PAR AN Poitiers Loyer intermédiaire + PLS 24 13% CAP hors Poitiers 45 CAP 69 PLUS + Loyer Conventionné 133 74% 55% 34 26% 167 184 OBJECTIFS DU PLH 2002-2008 Logements locatifs sociaux / an 135 4% 82 120 9% 266 255 PLAI + Loyer Conventionné Très Social 27 12% 41% 3 64% 29 Total / an Financement par la CAP des logements sociaux publics PLUS et PLAI de 2002 à 2007, source : services de la CAP. Logements locatifs privés aidés par l’ANAH de 2003 à octobre 2008 dans la CAP, source : DDE 86. Logements PLS dans le parc privé, financés de 2002 à 2007 dans la CAP, source : DDE 86 OBJECTIFS DU PLH 2002-2008 Logements locatifs à loyer maîtrisé par an dans la CAP Loyer intermédiaire + PLS PLUS + Loyer Conventionné PLAI + Loyer Conventionné Très Social CAP 10% 80% 10% Au total, ces six dernières années, le développement du parc locatif à loyer maîtrisé représente globalement dans le parc public et dans le parc privé près de 1 600 logements soit 266 logements par an, ce qui correspond globalement aux objectifs du PLH fixés à 255 entre 2002 et 2008. Cette production comprend : - 69 logements par an en loyer intermédiaire dans le parc privé : 11 réalisés avec les aides de l’ANAH et 58 en PLS dans le parc privé, - près 167 logements par an en loyer conventionné : 162 PLUS financés dans le parc public et 6 logements conventionnés aidés par l’ANAH dans le parc privé, - 29 logements par an en loyer très social : 26 PLA d’Insertion et 3 logements Conventionnés Très Social dans le parc privé. La majorité de ces logements est produite dans la ville centre (69% d’entre eux), permettant à Poitiers de dépasser l’objectif fixé dans le PLH, mais pas aux autres communes : 184 logements réalisés par an à Poitiers pour un objectif de 135 et 82 dans les autres communes pour un objectif de 120. Notons que malgré une production à hauteur des objectifs à Poitiers, le taux de logements locatifs sociaux préconisé n’a pu être atteint, la production totale ayant été plus importante et des démolitions dans le parc social public ont été réalisées. Par ailleurs, cette production est marquée par le fort développement du parc de logements à loyers intermédiaires : 26% alors que l’objectif du PLH était de 10%, principalement dans les communes périphériques où il représente 55% de la production locative à loyer maîtrisé. L’offre de logements à très faibles loyers n’a pu être élargie de manière significative, puisque peu de PLA d’Insertion et de logements à Loyers Conventionnés Très Social ont été réalisés, à Poitiers (12% de la production) et encore moins dans les autres communes (4%), l’objectif global du PLH qui était de 10% sur la CAP étant toutefois presque atteint. Ainsi, à Poitiers, c’est le parc locatif social dit classique (PLUS et loyer conventionné) qui a été favorisé (74%), alors que globalement, ce sont davantage les logements à loyers intermédiaires (c’est-à-dire aux loyers les plus élevés du parc social) qui ont été développés dans les autres communes (55%). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 45 4 - CONSTRUCTION NEUVE 4.1 LOGEMENTS COMMENCES ET COMMERCIALISATION Une production neuve très erratique Evolution du nombre de logementscommencés(logementsordinaires) Moyenne triennale glissante Source : SITADEL 1700 1571 1529 1550 1600 1529 1500 1400 Poitiers 1346 1100 1017 1000 867 843 789 847 822 748 770 681 700 668 662 612 500 432 497 344 316 200 1992-93-94 1994-95-96 1996-97-98 593 571 336 426 1990-91-92 571 538 521 556 300 656 587 597 728 600 936 960 903 800 400 1310 CAP 1208 1200 900 1419 CAP hors Poitiers 1269 1300 309 279 278 1998-99-00 539 344 258 2000-01-02 389 313 2002-03-04 2004-05-06 Le très net recul de la production neuve de la fin des années 1990 et du début des années 2000, est suivi d’une sensible reprise à partir de 2002. La construction annuelle passe de 500 logements au plus faible à 1 500 au plus fort. Après avoir atteint ce cap très élevé de l’ordre de 1 500 logements en moyenne par an de 2004 à 2006, un affaiblissement apparait de nouveau avec 760 logements commencés en 2007, selon les données SITADEL. Le taux de construction de la CAP reste sensiblement supérieur à la moyenne nationale. Il est élevé dans les communes périphériques mais aussi à Poitiers, où la production neuve a été dopée par les produits investisseurs. Indice de construction (nombre de logements construits par an pour 1000 habitants) 1990-1999 INSEE 1999-2007 INSEE estimé CAP Poitiers CAP hors Poitiers 11,7 9,6 16,3 8,2 7,1 10,5 1990-1999 1999-2005 5,7 5 France métropolitaine Les objectifs du PLH 2002-2008 globalement suivis La production globale de logements neufs est équivalente aux objectifs du PLH pour la période 2002-2008, mais avec une construction supérieure à Poitiers et inférieure dans les autres communes. nombre de logements) Objectifs annuels du PLH 20022008 Logements commencés SITADEL 2001-2006 CAP 1 090 1 093 Poitiers 510 640 CAP hors Poitiers 580 453 Construction de logements neufs (en Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 46 La production de logements commencés : importance du collectif et petit à petit de l’individuel groupé Evolution du nombre de logements commencés(logements ordinaires) - CA de Poitiers Moyenne triennale glissante Source : Sitadel 1300 1207 1207 1180 1200 Individuel pur 1038 1100 1000 Individuel groupé 952 Collect if 900 800 746 715 679 700 600 515 500 220 195 244 231 205 194 200 218 100 0 413 394 282 400 300 620 490 444 1990-91-92 1992-93-94 265 284 215 238 281 275 241 160 137 128 113 97 292 122 1994-95-96 1996-97-98 Logements commencés CAP 280 252 84 1998-99-00 324 327 265 223 296 235 216 109 70 2000-01-02 2002-03-04 2004-05-06 1990-1998 1999-2002 2003-2007 Individuel pur 18% 46% 23% Individuel groupé 12% 14% 28% Collectif 68% 34% 47% Résidence 3% 6% 1% Total 100% 100% 100% Source : SITADEL Le poids de la production de logements collectifs redevient significatif dans la production totale ces 5 dernières années. L’individuel groupé, moins consommateur de foncier (permis de construire groupés) commence à se développer (28% de la production totale) et dépasse même la production d’individuel pur. Une production croissante dans les EPCI voisins Nb logements commencés ordinaires par an Source : SITADEL 19901998 Evolution du nombre de logementscommencés(logementsordinairesc'est-à-dire hors résidence), moyenne triennale glissante, base 100 en 1991 Source : SITADEL 19992007 (CCvoisines : CC du Pays Chatelleraudais, CC du Neuvillois, CC Val Vert du Clain, CC de la région de La Villedieur du C, CC du Pays Vouglaisien, CC de Vienne et Moulière) 200 CA de Poitiers 1 279 952 834 180 785 160 CC voisines dont CC du Pays Châtelleraudais dont CC du Neuvillois 574 194 74 858 241 169 120 dont CC Val Vert du Clain 101 124 dont CC de la région de La Villedieu du C 81 123 dont CC du Pays Vouglaisien 60 113 dont CC de Vienne et Moulière 64 88 1529 1269 1550 60 1571 487 479 498 957 CCvoisines 785 652 1529 1419 604 495 722 946 740 1346 100 80 727 Nombre de logements commencés 140 742 941 1310 1208 1017 960 748 681 587 656 CA de Poitiers 538 40 20 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 47 La construction de logements neufs de la CAP reste supérieure à celle des collectivités voisines. Mais contrairement à la CAP, les communautés de communes proches connaissent un accroissement de leur production quasi ininterrompu depuis le milieu des années 1990, notamment celles du Neuvillois, de Vienne et Moulière et du Pays Vouglaisien. La commercialisation des logements neufs en recul Enquête ECLN (commercialisation des logementsneufs) - Moyenne triennale glissante - Communauté d'Agglomération de PoitiersSource : DRE La commercialisation des logements neufs est en net recul depuis la fin de l’année 2005 du fait notamment du net repli de l’investissement locatif. Le nombre de logements er réservés est au 1 trimestre 2008, 4 fois moins important qu’en 2005. 400 380 360 340 320 300 280 260 240 220 200 180 160 140 120 100 80 60 40 20 384 369 Logements réservés 371 308 290 279 276 280 251 248 Logements disponibles 293 262 255 259 236 224 222 212 241 177 171 184 137 171 154 137 125 99 91 85 84 91 87 57 Terrains à bâtir : des prix moyens de 60 € à 110 € / m² et des surfaces moyennes de l’ordre de 700-800 m² Communautés d’agglomération et communautés de communes du département Prix médian au m² des terrains à bâtir achetés par des particuliers en vue de la construction d'une maison individuelle - Par CC et CA de la Vienne - 2006 Source : MEEDDAT - enquête EPTB 2006 Vals de Gartempe et Creuse Surface médiane des terrains à bâtir achetés par des particuliers en vue de la construction d'une maison individuelle - Par CC et CA de la Vienne - 2006 Source : MEEDDAT - enquête EPTB 2006 10 Montmorillonnais Hors CA et CC 11 Loudunais 11 990 CA Pays Chatelleraudais 990 1070 Ht Poitou et Clain 16 Chauvinois Six Vallées 1210 Vienne et Moulière 14 Civraisien 800 CA Poitiers 8 30 CA Pays Chatelleraudais 1430 1500 1620 1640 Montmorillonnais 34 Ht Poitou et Clain Civraisien Hors CA et CC 33 Six Vallées 1420 Loudunais 31 Vienne et Moulière Vals de Gartempe et Creuse 1780 Chauvinois 60 CA POITIERS 0 0 10 20 30 40 50 60 70 500 1000 1500 Surface médiane Prix médian au m² En 2006 (source : MEEDDAT, enquête EPTB), les prix des terrains à bâtir achetés par des particuliers dans les communes de la CAP sont au minimum deux fois plus élevés (prix médian de 60 € / m²) que dans les autres EPCI du département et les surfaces sont sensiblement plus réduites (800 m²). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 48 2000 Communes de la CAP Surface et prix moyens des lots en zones U2.1 et AU1.1 en 2007 sur la CAP (ayant des références) Source : Service Surface moyenne en m² Prix moyen au m² Nombre de lots vendus Chasseneuil du Poitou 786 63 9 Fontaine le Comte 738 65 20 Montamisé 937 80 6 Vouneuil sous Biard 686 84 45 Migné-Auxances 610 93 13 Buxerolles 708 115 7 Poitiers 540 117 2 CAP 709 82 102 foncier CAP Les données fournies par le service Foncier de la CAP qui traite les DIA indiquent un prix moyen de 82 € / m² pour les lots ayant fait l’objet d’une DIA en 2007, sur les communes de la CAP (données renseignées. Trois groupes de communes apparaissent : - de 60 à 65 € /m² : Chasseneuil du Poitou et Fontaine le Comte - de 80 à 95 € / m² : Montamisé, Vouneuil sous Biard, Migné Auxances - de 115 à 120 € / m² : Buxerolles et Poitiers (mais ces 2 communes disposent de peu de références). Globalement, la superficie moyenne des terrains vendus est plus faible que dans les EPCI voisins, de 610 m² à 937 m² dans les communes hors Poitiers. L’ADIL 86 mentionne pour l’année 2007 (Source : L’observatoire du logement Poitiers, édition 2007, ADIL 86) un prix qui peut s’élever jusqu’à 108 € au m² dans les lotissements privés situés sur le territoire sur la CAP. La hausse des prix est particulièrement importante dans les communes de Buxerolles, Mignaloux Beauvoir, Saint Benoît et Montamisé. Les prix approximatifs actuels indiqués par les élus confirment ces observations. Commune Prix actuels observés (par les élus) des terrains à bâtir Source : entretiens en commune en octobre – novembre 2008 Béruges Lotissement communal : 43 € / m², Lotissement privé : 60 €/m² Fontaine le Comte 60 à 80 € / m² Chasseneuil du Poitou 70 à 80 € / m² Croutelle 80 € / m² Montamisé 80 € / m² Migné Auxances 50 à 90 € / m² en diffus et en lotissement Mignaloux Beauvoir 90 € / m² en lotissement Biard 90 à 110 € / m² Buxerolles 100 € / m² Saint Benoît 100 € / m² Vouneuil sous Biard Peu de ventes Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 49 4.2 OPERATIONS D’HABITAT Un grand nombre d’opérations de logements ont été réalisées ou sont en projet sur le territoire de la CAP. Il s’agit d’opérations de type lotissement ou ZAC. Les constructions neuves réalisées de manière diffuse (c’est-à-dire un permis de construire sur un terrain isolé) ne sont pas comptabilisées ici. Opérations récentes : opérations terminées dont les logements ont été livrés de 2004 à 2007 (hors Poitiers) Communes hors Poitiers Béruges Biard Buxerolles Chasseneu il du Poitou Nom de la zone, opérateur Procédure (quand c’est autre que lotissement), date de fin de livraison Fontaine le Comte Mignaloux Beauvoir Locatif social Nombre total de logts Aucune opération Les Bournalières Setima, Logiparc le Fief des Poiriers La Pépinière 2005 Les 4 Cyprès 2005 La Vincenderie 2006 à 2008 + Opération bloquée Charrua La Varenne La Coulée Le Grand Ecoin Ermes Le Pas St Jacques, Ouest Concept Promotion Le Plantier à Martigny, Sofial Rue des écoles, Ermes Les Philambins Habitat 86 2004 à 2008 2007 2007 2007 2006 Les Philambins Croutelle Accession, locatif privé 32 accessions (700 m², 60 €/m²) 5 37 Quelques uns 100 0 50 32 64 20 Hab. 86 11 60 60 50 locatifs privés 0 50 3 x 36 (coll) privés 0 118 0 24 Essentiellement de l’accession et du locatif privé Robien 40 accessions (450 à 800 m², 60 à 80 000€) + locatif privé coll et ind 24 log coll (R+2) privé+ 8 coll privé 11 acc (1500 m² 100€/m²) 60 ind acc (dont 20 investisseurs) 40 accessions Lots de 550 à 900 m², 70 à 80 € / m² 9 locatifs privés Robien (T2, T3) 4 PSLA 0 9 13 17 2006 Lots de 420 à 962 m² Les Hauts de la Chesnaie, Ermes 1è et 2è tranche 2004 2 immeubles R+2, nombreux investisseurs (Loyer T2 : 445€, T3 : 550€) 0 39 Mondial hôtel 2005 Hôtel transformé en logements 0 6 Les Grandes Chaumes 1ère tranche 53 accessions 10 63 Route de la Rouartinière Lotissement privé 2004 3 0 3 2007 0 8 ind (250 à 500 m²) 8 2004-05 14 acc (Ermes) + 15 PSLA (SIpéa) + 58 lots ind (Sipéa) 8 Sipéa 95 2006 0 Allée des Myosotis, Logiparc La Castouarde, Ermes, Sipéa 22 La Castouarde, Sipéa 2004 0 8 ind ossature bois 6 Lurton Particulier 11 Individuels privés 0 11 Allée des Remuets Particulier 14 Individuels privés 0 14 Montamisé Saint Benoît Le Prunier Vallée Mouton (= la Gibauderie) Particulier 6 acc ind 35 acc libre + 15 accessions (PCLAI) 0 6 20 70 Vouneuil sous Biard « Actiparc II », La SEP « les Arches », SETIMA « Le Clos de la Croix de Bois », EIFFAGE «La Croix Cadet» « Actiparc », Logiparc La Castouarde, Sipéa Migné Auxances ère ZAC 1 tranche 8 6 Démarrage 2006 2008 14 lots 49 0 0 14 49 2008 40 0 40 2007 2008 4 0 0 3 4 3 908 (dont 19 PSLA) 143 1 051 TOTAL CAP HORS POITIERS Source : entretiens en commune en octobre – novembre 2008 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 50 De 2004 à 2007, c’est 940 logements qui ont été livrés dans le cadre d’opérations d’habitat. - Toutes les communes sont concernées, exceptée celle de Béruges, Buxerolles a été la plus productive (500 logements). - Ce sont uniquement des lotissements, sauf à Saint Benoît où deux ZAC ont été initiées à la Vallée Mouton et aux Lonjoies. - La production de locatif social a été faible : 15%. La grande majorité (85%) étant de l’accession à la propriété (dont 2% d’accession sociale en PSLA) et du locatif privé comprenant notamment des produits pour investisseurs. Opérations en cours : opérations dont les derniers logements sont en cours de livraison (en 2008, voire en 2009) hors Poitiers Communes hors Poitiers Béruges Biard Nom de la zone, procédure opérationnelle, opérateur La Chaumerette Lotissement communal Les Chaumerettes Promoteur privé La Motte Ermes Accession, locatif privé Locatif social Nombre total de logements 3 ind acc (500 à 800 m², 43 € / m²) 0 3 4 ind acc (1000 m², 60 € / m²) 0 4 20 locatifs privés + 17 acc (700 m²) 0 37 Buxerolles Aucune opération en cours Chasseneuil du Poitou Aucune opération en cours Croutelle Les Hauts de la Chesnaie 3ème tranche Ancien hôtel 15 ind (De Robien), 800 à 1100 m², 65 000€ 0 15 6 ou 8 logt coll, pour investisseur 0 14 (individuel en bande) + 11 (petit coll privé) 6 ou 8 Fontaine le Comte Les Grandes Chaumes 2ème tranche, Foncier Conseil, Sipéa 118 acc + 40 ind groupé pour investisseur, (70€ / m²) Mignaloux Beauvoir Breuil l’Abesse, SCI Domaine de Beauvoir, Logiparc 14 loc privé + 14 acc ind VEFA (300 m²) + 25 lots libres (15 à 800 à 900 m², 92 € / m², dont 10 maisons jumelées) 0 53 (don reste 21 à construire) Migné Auxances La Castouarde 15 (T3 et T4) en location-accession 0 15 Les Fousserettes Européan Homes 41 ind acc (32 clé en main 450 à 700 m², à partir de 190 000 €, 9 terrains libres : 450 à 800 m², 87€ / m²) 10 ind T4 51 10 ind (800 à 1200 m², 77 € / m²) 0 10 (dont 9 à livrer) 4 accessions + 4 accessions (70 € / m²) + 32 lots 12 52 (dont 16 en 2008) Nexity, Habitat 86 38 De Robien (R+2, R+1) 4 42 SCI MAGNAC 0 11 PLS 11 Les Jardins de Diane CABRITA 52 De Robien (69 000€) T4 plain pied 0 52 Beauvoir Habitat 86 3 6 9 Montamisé La Richardière Particulier Les Lonjoies 1 Logiparc, particulier, SEP, ZAC Saint Benoît Vouneuil sous Biard 183 (se termine) Montauban Nexity 2 tranches : 29 + 30 lots (viabilité en 2009) 0 59 Montauban Général Foy Investissement 18 0 18 Le Petite Bois Sétima 36 0 36 (50% de réalisé) 5088 (dont 15 location-accession) 68 656 TOTAL CAP HORS POITIERS Source : entretiens en commune en octobre – novembre 2008. Mise à jour en juillet 2009 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 51 Une quinzaine d’opérations, totalisant près de 600 logements, sont en cours de réalisation, dont la plupart sont quasiment terminées. - Buxerolles, qui fait une pause, et Chasseneuil du Poitou n’en comptent aucune. - Ce sont uniquement des lotissements, réalisés par des opérateurs privés ou des organismes sociaux, seul un lotissement est communal à Béruges et une ZAC est en cours à Saint Benoît. - L’opération de transformation d’un hôtel en logement à Croutelle est mentionnée. - En individuel, les terrains à bâtir tendent à réduire leur superficie : la plupart propose des surfaces de 450 à 800 m² (voire moins), reste trois ou quatre opérations comprenant des terrains plus grands, de 800 à 1 200 m². - De la même manière que pour les opérations menées précédemment, l’accession à la propriété et le locatif privé sont largement dominants : 85% (dont 5% de location-accession). Opérations projetées à court terme : opérations susceptibles de démarrer dans les 6 ans à venir, hors Poitiers S’agissant de projets, il est possible que certaines de ces opérations soient modifiées, ou qu’elles ne puissent se réaliser et soient abandonnées, et que d’autres, non prévues actuellement, émergent à l’avenir. Il s’agit donc de données indicatives et non figées. Commune s hors Poitiers Béruges Biard Buxerolles Nom de la zone, procédure opérationnelle envisagée Opérateur Le Fiereux A définir Le Champ d’Agulion A définir Les Buis Logiparc Les Cèdres Ermes Les Bournalières (suite) Le Pas de St Jacques La Charletterie Le Plantis 2 Chasseneuil du Poitou Vert Nord Ecoquartier Rue du Maraudeau Centre bourg (ancienne quincaillerie) Croutelle Fontaine le Comte Accession + locatif privé Nombre total de logts possible Date de démarrage envisagée, difficultés à surmonter 85 2014 43 En attente (succession) 20 58 2009 4 14 Projet à relancer, en intégrant du log pour personnes à mobilité réduite et pour primo accédants Locatif social Acc + locatif + logt adaptés (10 pour pers âgées, 5 pour pers handicapées) si projet d’EHPAD accordé Acc + locatif social 20 ind groupés investisseurs (500 m², 91 € / m²) + 9 ind PSLA 10 A définir, mixité souhaitée Etude programmatique en cours A définir, souhaite 30% de locatif social Lots de 520 à 770 SOFIAL 0 m² en accession 60 Projet à relancer 292 300 Etude en cours A définir 39 Permis délivré A recruter 30 35 70 Projet en cours d’étude Ermes Desbuchère (comprend 3 commerces en rez de ch) 12 0 12 Projet commencé 31 31 31 Achat en VEFA par la SARHLM Projet incertain, près A10, réorientation lotissement activités Pâtis, lotissement COJMJ Projet mixte : accession, locatif privé et public Les Nesdes de Beaulieu, ZAC 1ère tranche (30 ha) Aménageur à recruter Objectif de 50 logements / an avec 25% de locatif social et logt pour personnes à mobilité réduite 300 Modification du PLU en cours Préjasson Projet à définir 30 Propriétaire non vendeur ZAC des Magnals Projet mixte (25% de locatif social), avec commerces et services 700 à terme Le Truchon Objectif de 25% de locatif social Beaubaton Projet mixte (20 privés et 5 sociaux) Mignaloux Beauvoir 450 à terme 25 Consultation pour recrutement d'un aménageur à lancer en 2009 Modification du PLU souhaitée Démarrage en 2010 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 52 Migné Auxances Le Porteau Lotissemt, Sipéa Les trois barreaux tranches 1 et 2 Les trois barreaux tranches 3 et 4 La Gerge Montamisé Lotissement privé Sarzec Tronc Lotissement Casseron Centre Bourg 52 logts sociaux 155 Démarrage en 2010 20 ind (500 à 900 m²) 15 coll 35 Démarrage en 2010 20 ind (500 à 900 m²) 15 coll 35 Démarrage à définir Batimmo 16 ind (500 à 700 m²) 5 21 Démarrage 2010 Particulier 5 acc ind 0 5 26 acc ind 2 7 3 Projet mixte : habitat dont log adapté + commerces et services de proximité 28 10 Permis délivré, construction en cours Démarrage en 2010 2009, bâtiment à démolir 30 En cours de réflexion 10 Permis en cours d’instruction 80 Procédure d’expropriation en cours 103 logts privés Poitou Terrains SIPEA Poitou Terrains SIPEA Francelot Charassé 10 acc ind ZAC Vallée Mouton 2ème tranche Saint Benoît Vouneuil sous Biard 0 Projet d’individuels et de petits coll R + 2 avec 30% de locatif social 8 logts privés et 3 PLS SEP Rue de Magnac La Chaume Terrain privé A définir 30 - 35 Les Lonjoies 2 Route de Poitiers Rue de la Matauderie Les Deux Mazais Lotissement privé Champ du Cormiers, lotissmt communal Terrain des locaux techniques Ilot des cèdres, ancienne école Rond Point de Gratteloup - COH Montauban ZAC des Hauts Braults - Pouziou Logiparc Ermès Nexity 4 12 11 logts privés et 6 PLS 56 logts privés et 24 16 17 80 Particulier Commune 70 7 5 12 Projet à définir avec 20% de logements sociaux Projet en cours d’étude : nécessite de raser 45 l’ancienne école qui appartient à la commune 50 logements privés, projet gendarmerie et 50 lotissement privé Néxity 21 logts privés et 9 logts sociaux 30 Commune Projet mixte 60 logts privés et 18 logts sociaux 78 Démarrage en 2009 En attente. A négocier avec le propriétaire Démarrage en 2009 PC en cours d’instruction PC déposé Dossier en cours, démarrage en 2010 2009 Démarrage en 2011 Concession en cours, négociation avec Logiparc Démarrage en 2010 1ère tranche en 2010 Démarrage en 2013, étude en cours de révision CAP HORS POITIERS : 2800 à 3000 logements Source : entretiens en commune en octobre – novembre 2008. Mise à jour en juillet 2009 Près de 40 opérations, totalisant 2 800 à 3 000 logements, sont susceptibles d’être initiées dans les 6 années à venir, ce qui n’est pas négligeable. - Toutes les communes ont au moins un projet. Mais certaines attendent que les révisions du PLU et du PDU soit plus abouties avant de projeter des opérations, les zones à construire étant susceptibles d’être redéfinies et des problèmes de circulation et de stationnement étant posés. - Trois communes ont désormais recours à la procédure ZAC. - Ces projets sont variés en taille : de la petite opération de quelques logements à des projets importants de plusieurs centaines de logements à terme. A Mignaloux Beauvoir, deux opérations d’envergure sont prévues : la ZAC des Magnals et le lotissement Le Truchon, qui compteront 600 à 700 logements et 300 à 400 à terme en plusieurs tranches. A Saint Benoît c’est la Vallée Mouton qui comptera à terme de l’ordre de 500 logements. - Pour la moitié des ces opérations, le programme reste encore à définir. Toutefois, il apparaît une volonté de développer la mixité : mixité générationnelle avec des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite et mixité sociale avec la volonté de réaliser 20% à 30% de locatif social. - Au moins 4 communes (Béruges, Biard, Fontaine le Comte, Montamisé) envisageraient de réaliser des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite. A Béruges, ce projet est Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 53 adossé à un projet d’EHPAD qui, s’il était accordé, serait accompagné d’une quinzaine de logements adaptés aux personnes âgées et aux personnes handicapées. - A Saint Benoît, un programme de logements pour étudiants est étudié. A Vouneuil sous Biard, la création d’une future gendarmerie s’accompagnera de logements (26 pour les gendarmes). Deux projets de transformation sont envisagés à Chasseneuil du Poitou (ancienne quincaillerie) et Vouneuil sous Biard (ancienne école). - Une orientation vers le développement durable tend à se dessiner également : projet d’éco quartier à Mignaloux Beauvoir et à Haute Qualité Environnementale à Migné Auxances. Opérations projetées à moyen et long termes : démarrage des opérations envisagé à plus de 6 ans, projets souvent plus incertains que les précédents, hors Poitiers Plus que des projets réellement concrets, il s’agit aujourd’hui davantage d’un potentiel de développement. Communes hors Poitiers Nom de la zone ou localisation Caractéristiqu es Réserves foncières communales Béruges La Mignotterie Le Verger Perlas 2,7 ha 4,6 ha 0 0 Bourg est Biard Le Vignaud La Fenêtre Buxerolles Chasseneuil du Poitou Croutelle Fontaine le Comte Mignaloux Beauvoir Migné Auxances Montamisé Saint Benoît Vouneuil sous Biard Extension Martigny Gué Sourdeau 29 ha 1,8 ha Grand Pont 5 ha Ancienne boulangerie Les Nesdes de Beaulieu, ZAC 2ème tr Difficultés particulières Esquisse de programme Potentiel En attente : succession Projet à définir, mais problème de circulation et de 0 desserte 0 Zone économique qui pourrait évoluer vers de l’habitat 0 Potentiel Pas de projet envisagé actuellement 0 Assainissement Projet à définir 0 Potentiel, arrière de terrains Potentiel, mais problème de desserte et d’accès et 0 multiples propriétaires Bâtiment à acheter, Projet de création de logements (10 T2 et T3) et d’un multiservices 48 ha Objectif de 50 logt / an avec 25% de locatif social 0 Pas de projet envisagé actuellement La Péninguette Prochaine tranche 29 ha 0 Rte de Limbre Petit lotissement 0 Autres projets à définir Projets à définir après 2015 ZAC Vallée Mouton 3ème et 4ème tranche ZAC Vallée Mouton 5ème tranche Lonjoies 3 et 4 tranches La Vallée Mouton, rue de Beaupré Projet à définir Accès et absence de tout à l’égout Projet à définir Réflexion dans le PDU et PLU A terme sur la Vallée Mouton : 500 logements au total Logements étudiants 0 Transformateur électrique 0 Ligne à haute tension A définir avec 30% de locatif social A définir avec 30% de locatif social 0 30% de locatif social 0 Projet (30 studios et T1) à étudier Pas de projet envisagé actuellement Source : entretiens en commune en octobre – novembre 2008. Mise à jour en juillet 2009 Ces 22 opérations potentielles, sont, pour la plupart, plus difficiles à réaliser en raison de difficultés liées principalement à des problèmes de desserte, de circulation ou encore de succession. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 54 Récapitulatif des opérations : une volonté de diversification affichée pour l’avenir Vers davantage de mixité Logements réalisés dans les communes hors Poitiers (données approximatives, pour partie à confirmer), Source : entretiens en commune en octobre et novembre 2008 Opérations récentes (logements livrés de 2004 à 2007) Opérations en cours (le plus souvent presque achevée) Opérations projetées à court terme (dans les 6 ans à venir) Logements réalisés dans les ZAC de Poitiers Source : entretiens en commune en novembre 2008 Accession Total nombre logements (y compris sociale) et Locatif social locatif privé 86% 90% 76% 14% 10% 24% 1050 660 2800 à 3000 Accession et locatif privé Locatif social Total nombre logements (de l’ordre de) (de l’ordre de) Opérations en voie d’achèvement (St-Eloi n°2 et Pâtis) Opérations qui débutent (Mérigotte et Châlons) Opérations projetées à court terme (Montgorges et Porteau) 87% 65% 70% 13% 35% 30% 2600 1000 700 Dans les communes hors Poitiers : - A condition que les obstacles soient levés et que toutes les opérations possibles soient réalisées comme envisagé, c’est de l’ordre de 2800 à 3000 logements qui pourraient être mis sur le marché dans les six années à venir. - La définition des projets montre une plus grande diversification que par le passé des opérations d’habitat qui cherchent davantage à intégrer de la mixité sociale : de l’ordre de 24% de logements locatifs sociaux (contre 10% à 14% auparavant), et de la mixité intergénérationnelle. Cette volonté est encouragée par certains promoteurs qui proposent des nouveaux produits plus spécifiques, destinés aux primo accédants, aux personnes âgées et aux personnes handicapées. - En revanche, les produits en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) se commercialisent difficilement dans le contexte actuel. Certaines opérations sont abandonnées alors que d’autres sont rachetées par les bailleurs publics : 9 logements ont été rachetés par Habitat 86 en 2008 à Vouneuil sous Biard, Logiparc envisage d’en acquérir 30 sur le site de la Bugellerie et 22 à la Chatonnerie à Poitiers. D’autres transactions sont en cours. A Poitiers, les opérations d’aménagement les plus importantes conçues sous forme de ZAC, représentent à l’horizon des cinq prochaines années un potentiel d’environ 1500 à 2000 logements dont environ un tiers est prévu en locatif social. Des opérations novatrices en matière de forme urbaine et d’économie d’énergie La notion de développement durable commence à être prise en considération : quelques opérations d’habitat novatrices en matière de forme urbaine et d’économie d’énergie sont menées sur le territoire. On peut noter par exemple, les 9 maisons en bois (3 en accession à la propriété et 6 en locatif social) réalisées à Vouneuil sous Biard et les 8 « habitat nouvelle génération » à Migné Auxances en locatif social. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 55 Dans les opérations d’habitat projetées, quelques communes cherchent à développer la haute qualité environnementale, et à prendre en compte les enjeux du développement durable. Mignaloux Beauvoir et Migné Auxances par exemple souhaitent développer un quartier écohabitat. * A Saint Benoît, une réflexion est menée pour alimenter les toits des équipements communaux en énergie photovoltaïque. A Vouneuil sous Biard, c’est également un équipement destiné à accueillir notamment les associations et le centre aéré qui devrait être construit combinant esthétisme et performances énergétiques. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 56 4.3 PRODUCTION DIFFUSE La production diffuse (hors lotissements et ZAC) : de moins en moins de possibilités Communes Béruges Biard Buxerolles Chasseneuil du Poitou Croutelle Fontaine le comte Diffus : nombre approximatif de permis de construire / an Communes 3 à 4 / an, division de parcelles Très peu : 1 ou 2, 5 au maxi / an 10 en 2008 maxi, division de grandes parcelles Très peu : 5 à 6 / an, division de grandes parcelles Très peu, division de parcelles Très peu Vouneuil sous Biard Diffus : nombre approximatif de permis de construire / an Mignaloux Beauvoir Migné Auxances 10 / an, en baisse Montamisé Très peu Poitiers faible Saint Benoît En baisse Nombre relativement important Très peu : 4 / an Source : entretiens en commune en octobre et novembre 2008 Parallèlement aux opérations d’habitat, la production de logements neufs en diffus (c’est-à-dire hors procédure de lotissement ou de ZAC), est très faible dans toutes les communes, exceptée à Vouneuil sous Biard où elle semble relativement importante. C’est le plus souvent 3 à 4 logements, voire une dizaine à Buxerolles et Migné Auxances qui sont réalisés par an. Il s’agit parfois de parcelles qui sont divisées par les propriétaires. 4.4 UTILISATION DE LA CONSTRUCTION NEUVE La construction de logements neufs répond aux besoins en logements de la population mais aussi aux besoins liés : - Au renouvellement du parc, c’est-à-dire à la transformation et à la disparition de logements détruits ou désaffectés, - A la variation du nombre de résidences secondaires et de logements vacants, - Au desserrement qui correspond à l’évolution de la taille moyenne des logements. L’ensemble de ces besoins dits non démographiques est appelé « point mort ». C’est le niveau de stabilisation de la population. Pour que la population s’accroisse, la production de logements neufs doit être supérieure à ce point mort. CAP, en nombre de logements pour 1000 habitants par an 19992008 Source : calcul à partir des données INSEE et SITADEL. Pour 2008 les données sont estimées à partir de celles des recensements de l’INSEE prolongées par le bureau d’études 19901999 1 - Renouvellement : remplacement des logements détruits ou désaffectés -2,17 0,76 2 - Variation des résidences secondaires et logements vacants 2,01 -1,50 3 - Desserrement : variation de la taille moyenne des ménages 5,92 3,99 4 - POINT MORT (1+2+3) 5,77 3,25 5 - EFFET DEMOGRAPHIQUE (6-4) 5,93 4,78 6 - LOGEMENTS CONSTRUITS 11,10 8,03 (estimé) Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 57 Entre 1999 et 2008, le ralentissement de la baisse de la taille moyenne des ménages, le parc de résidences secondaires et de logements vacants qui se développe moins fortement qu’entre 1990 et 1999 entraînent un amoindrissement des besoins liés au point mort. Mais la production de logements neufs s’étant également affaiblie, il en résulte une croissance de la population moins marquée. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 58 5 – ACCOMPAGNEMENT L’HABITAT AU DEVELOPPEMENT DE 5.1 GESTION DE L’ESPACE La réflexion sur le développement du territoire au travers des outils de gestion de l’espace que sont le SCOT, le PDU, le PLU est un préalable indispensable au développement de l’offre de logements. Trois documents de référence sont en cours de réalisation actuellement sur le territoire de la CAP : le Programme Local de l’Habitat, le Plan de Déplacement Urbain et le Plan Local d’Urbanisme. Les documents de référence sont en cours d’élaboration Le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) : une démarche qui s’amorce Adopté en 2000, le Schéma Directeur du Seuil de Poitou couvrait 19 communes. Un nouveau périmètre, plus pertinent, qui recouvre les aires urbaines de Poitiers et de Châtellerault a fait l’objet d’un arrêté préfectoral le 22 août 2008 (149 communes). La structure maître d’ouvrage (EPCI) est à créer. Le Programme Local de l’Habitat (PLH) : en cours de révision Il s’agit de cerner les besoins et d’anticiper sur les évolutions du territoire. Le Plan de Déplacement Urbain (PDU) : en cours de révision La révision du PDU vient d’être lancée. - La première phase, qui est engagée, est celle de la concertation avec les acteurs locaux pour faire le point sur les problèmes rencontrés, les attentes en matière de stationnement, de circulation, de sécurité… - Ce PDU intègrera les résultats des études en cours de réalisation concernant la circulation sur les boulevards et le schéma directeur des transports en commun en site propre. - Aux actions classiques qui seront menées comme dans tout PDU en faveur des transports en commun, des modes de déplacement alternatifs, de la sécurité… sera ajouté un travail sur l’ensemble des modes de transport (bus, voiture, vélo, marche, avion, train) et l’intermodalité aux différentes échelles de territoire (CAP, aire urbaine…). L’objectif est également de croiser les actions qui seront proposées avec les enjeux globaux du territoire, par exemple le vieillissement de la population, la population étudiante. Il est à noter que les élus sont en attente d’une amélioration du réseau de transport notamment en commun. Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) : en cours de révision Le PLU intercommunal est en cours de révision. Il s’articule autour de 5 grands axes : - Affirmer le rôle des centres bourgs et des cœurs de quartier - Limiter l’étalement urbain - Contribuer à un territoire plus convivial et plus solidaire - Protéger et mettre en valeur des espaces naturels et agricoles - Prendre en compte les risques et nuisances Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 59 5.2 FONCIER La consommation foncière et le prix du foncier : l’un diminue quand l’autre augmente L’étude sur les « disponibilités foncières pour l’habitat dans les documents d’urbanisme » réalisée 7 par la DRE indique une surface moyenne consommée par logement, sur le territoire de l’Aire du Schéma Directeur du Seuil du Poitou, de 1999 à 2005 de l’ordre de : . 1579 m² par logement en individuel pur, . 516 m² pour l’individuel groupé, . 129 m² pour le collectif. Dans ce contexte, la consommation foncière pour l’habitat d’environ 50 hectares par an est élevée, elle est en particulier liée à la taille des terrains en individuel pur. Sur le territoire de la CAP, la consommation foncière est plutôt de l’ordre de 30 hectares par an : la surface moyenne est passée de 1100 m² à 950 m² entre 2003 et 2007, et le prix moyen des lots à bâtir de 40 000 € à 55 000 €. Les terrains sont de plus en plus chers et de plus en plus petits. Les prix des terrains à aménager dans les zones à urbaniser ont également fortement augmenté en passant de 2€ à 10-12€ entre 2001 et 2008. Peu de maîtrise foncière de la part des communes Communes Béruges Réserves foncières appartenant à la commune destinées à l’habitat 8 ha (Champ Brousseau et Champ d’Agulon) Biard 1000 m² (Vignaud) Politique spécifique en matière foncière mise en place par les communes Acquisition foncière quand se présente une opportunité En 20 ans la commune a acquis une maîtrise foncière assez importante. Souhaite reconstituer des réserves Buxerolles 0 Des réserves foncières sont faites pour l’environnement Chasseneuil du Poitou 0 Des réserves foncières sont faites pour les loisirs et l’activité Croutelle 0 Pas d’action offensive de la commune 0 Pas d’action offensive de la commune Fontaine le Comte Mignaloux Beauvoir Migné Auxances Quelques réserves dans la ZAC Montamisé 3 ha Poitiers Saint Benoît Vouneuil sous Biard 0 36 ha (acquisitions réalisées par la CAP) 7,5 ha (acquisitions réalisées par la CAP) 10 ha Acquisitions foncières réalisées dans la ZAC uniquement Pas d’action offensive de la commune. Les bailleurs sociaux avaient constitué des réserves foncières dans les années 1980 Politique d’acquisition foncière notamment autour du bourg (dont une partie pour la réalisation d’équipements) Réductions des acquisitions foncières face à l’accroissement des prix La commune passe également par la SEP Politique d’acquisition dans les lieux stratégiques Source : entretiens en commune, service gestion foncière et permis de construire de la CAP (octobre à décembre 2008) Seules 3 à 4 communes réalisent des réserves foncières destinées à l’habitat. N’ayant jamais mis en œuvre une réelle politique foncière communale en matière d’habitat (alors qu’elle se pratique plus couramment pour le développement de l’activité économique et des loisirs) et face au prix du foncier qui a fortement augmenté ces dernières années, les autres communes 7 « Disponibilités foncières pour l’habitat dans les documents d’urbanisme » - Rapport d’étude, secteur Charente, Deux Sèvres, Vienne – Direction Régionale de l’Equipement de Poitou Charentes - Territoires Sites ET Cités – urbanistes – Avril 2008 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 60 préfèrent s’en remettre aux promoteurs privés, voire à la SEP (Saint Benoît) et ne disposent donc pas de maîtrise foncière. Le Droit de Préemption Urbain étant délégué à la CAP, celle-ci peut effectuer des acquisitions à la demande des communes et des bailleurs sociaux lorsqu’une préemption s’impose. Ainsi la CAP dépense en moyenne 800 000 € par an pour effectuer des acquisitions toutes destinations confondues : économique, habitat, espace naturel. Le montant du prix moyen du m² à équiper s’accroissant (il est passé de 2 € en 2001 à 10 € en 2007), les superficies acquises se réduisent (de 40 à 50 hectares par an en 2001, à 5 à 20 hectares par an actuellement). C’est au total 12 à 15 préemptions qui sont réalisées par an, soit 1% des DIA, ce qui est dans la moyenne nationale. Aujourd’hui, les réserves de la CAP destinées à l’habitat sont de 36 hectares à Poitiers (sites de Montgorge, la Gibauderie et le Porteau) et de 7,5 hectares à Saint Benoît (site des Lonjoies). L’essentiel des acquisitions se font sur les secteurs des Montgorges (économique + habitat) et de Saint-Nicolas (économique). Désormais, la CAP n’achète plus par anticipation, mais uniquement si un projet est formulé. Une pénurie des réserves foncières sur Poitiers est ainsi à craindre d’ici deux années. A l’avenir, il pourrait être envisagé de développer la ville de Poitiers aux deux tiers sur ellemême et de réduire le développement dans les zones à urbaniser. Cela limiterait l’étalement urbain et permettrait d’améliorer « l’intensité urbaine » dans les secteurs contenant des maisons sur sous sol non enterré (produit relativement délaissé par les ménages) implantées sur de grandes parcelles. Un plan d’action foncière devra être réalisé comprenant notamment les objectifs à court, moyen et long terme, la prise en compte de l’écoulement des stocks. Les outils de maîtrise foncière : le lotissement, l’outil principalement utilisé Communes Béruges Biard Buxerolles Chasseneuil du Poitou Croutelle Fontaine le comte Mignaloux Beauvoir Migné Auxances Poitiers Montamisé Saint Benoît Vouneuil sous Biard Urbanisme : procédures spécifiques instaurées (TLE, PVR, ZAC, taxe sur plus value) TLE, PVR PVR utilisée ponctuellement, (TLE ?) TLE, PVR jamais utilisée TLE, PVR (TLE ?, PVR ?) TLE, PVR utilisée ponctuellement, ZAC TLE et PVR : réflexion en cours, ZAC TLE, PVR (jamais mise en œuvre). Taxe sur la plus value des terrains qui deviennent constructibles TLE, PVR, ZAC PAE, (TLE ?, PVR ?) TLE, PVR, ZAC. Taxe sur la plus value des terrains qui deviennent constructibles TLE, PVR et taxe sur la plus value des terrains qui deviennent constructibles Source : entretiens en commune en octobre et novembre 2008 La très grande majorité des opérations d’habitat sont des lotissements privés. Seules trois communes en dehors de Poitiers (Fontaine le Comte, Mignaloux Beauvoir et Saint Benoît) ont recours à la procédure ZAC qui permet notamment de maîtriser la programmation des opérations. Dans deux communes (Biard et Buxerolles), le recours à la dation en paiement a été utilisé ou aurait pu l’être si les projets n’avaient pas été abandonnés. La Taxe Locale d’Equipement (TLE) est utilisée par pratiquement toutes les communes, alors que la Participation pour Voiries et Réseaux (PVR) l’est moins systématiquement. Le Droit de Préemption Urbain est appliqué par la CAP. Par ailleurs, au moins trois communes ont mis en œuvre la taxe sur la plus value des terrains qui deviennent constructibles comme l’autorise la loi ENL (Engagement National pour le Logement) de juillet 2006. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 61 L’Etablissement Public Foncier (EPF) de Poitou-Charentes récemment créé La Direction Régionale de l’Equipement a initié la mise en œuvre d’un Etablissement Public Foncier (EPF) de Poitou-Charentes qui vient d’être créé par décret le 30 juin 2008. Les collectivités de la région pourront faire appel à l’EPF pour acquérir les terrains nécessaires à la mise en œuvre de leurs politiques locales de développement, que ce soit pour construire du logement social, créer ou agrandir une zone d’activité, préserver l’environnement ou encore maintenir un service en milieu rural. Un territoire très contraint, mais à l’origine de la qualité du cadre de vie Source : entretiens en commune en octobre et novembre 2008 Communes Principales contraintes au hors Atouts à valoriser développement de l’habitat Poitiers 57% du territoire communal est non Cadre et qualité de vie liés à constructible : 3 vallées, monuments Béruges l’environnement, aux zones (tour, château), bois, aqueduc. Aucune naturelles protégées possibilité de construire dans le bourg Biard Buxerolles Chasseneu il du Poitou Croutelle Fontaine le Comte Mignaloux Beauvoir Questionnements spécifiques Développement communal très contraint avec impossibilité de construire près des services Territoire communal réduit, occupé pour partie par l’aéroport, le terrain militaire, la vallée de la Boivre, l’A10, la ligne LGV. Circulation sur la rocade (carrefour) Proximité du centre de Poitiers, cadre de vie de qualité : vallée de la Boivre, cheminements… très forte densité associative Question de la sous occupation des logements et de la faible rotation dans le parc locatif social Question de l’aménagement des carrefours de la rocade au niveau de Montgorges où les enfants traversent pour se rendre au collège et permettrait de débloquer l’aménagement de la zone bourg Est Raréfaction de l’offre foncière disponible Proximité de Poitiers et de l’emploi, tissu commercial et de services très développé, bonne desserte des transports en commun, Taxe d’Habitation attrayante, mixité sociale Insuffisance du foncier disponible qui limite les possibilités de développement de la commune Services et commerces en centre bourg Village conservé, zones naturelles à préserver, 1 ZNIEFF, tissu associatif dynamique Redéfinition possible des zones à urbaniser Qualification de la RD 910 qui traverse une zone urbaine Nature, cadre de vie de qualité Réflexion à mener dans le cadre du PDU sur les déplacements A10, RD910, voire ferrée, Ligne LGV, zones de protection, cavités, coteaux, zone d’expansion crue du Clain, zones d’activités dont Futuroscope (¼ du territoire communal appartient au Conseil Général) Difficulté de faire le lien entre les territoires de chaque côté de la RD 910 Surface du territoire communal réduite, bois protégés, absence de desserte de bus dans le bourg, A10 ; tissu associatif peu dynamique LGV (mais mesures anti nuisances accordées), A10 pour les emprises Sol argileux, circulation des 2 routes nationales qui coupent la commune et sont dangereuses (rond point notamment) Migné Auxances Assainissement, réseaux, circulation routière, impact LGV, viaduc, desserte, zones naturelles, PPR Inondation, PPR falaises Montamisé Forte pression d’autant plus que la commune dispose de foncier Saint Benoît Zones inondables, écoulement des eaux, vallées, réticence des propriétaires, faiblesse des commerces, nuisances futures avec ligne TGV qui va être doublée Vouneuil sous Biard Ligne TGV, territoire très étendu et comprenant de nombreux chemins et routes nécessitant de l’entretien. Ressources communales relativement faibles Calme, verdure, ceinture verte, parc naturel urbain Les 2 routes nationales pourraient être un atout si la déviation se réalisait Cadre naturel, prairie humide, vallée de l’Auxances, ZNIEFF A priori pas de changements importants à réaliser dans le PLU Question des déplacements des habitants, de la circulation, des transports en commun, de la dangerosité des routes principales Problème de desserte et de circulation, réflexion à suivre dans le cadre du PDU. Question de la sous occupation des logements Territoire encore considéré comme la campagne, proximité de Poitiers et Chasseneuil (zones d’emploi) Absence de mitage, vallées protégées. Maintenir l’activité commerçante, poursuivre le développement économique, démographique et environnemental Problème spécifique aux communes périphériques du stationnement dans les opérations nouvelles. Problème de circulation des véhicules qui, pour éviter le ralentissement imposé sur la rocade, empruntent les ruelles alentours Environnement : zones naturelles (Boivre…) Tissu associatif important Réflexion à mener dans le cadre du PLU, redistribution possible des zones à construire Coût du logement qui entraîne une sélection de la population par l’argent Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 62 A l’exception de Montamisé, les communes font face à un territoire très contraint lié : - aux espaces naturels : zones inondables, vallées du Clain et de la Boivre, coteaux, espaces protégés… - aux infrastructures liées aux transports pour les emprises, les coupures, les dangers qu’elles génèrent : autoroute, routes, voies ferrées existantes et en projet (LGV), aéroport, terrain militaire, - et pour certaines d’entre elles à des petites surfaces de territoire (notamment Biard et Croutelle) ou à des emprises importantes dédiées à l’activité (notamment à Chasseneuil du Poitou). En réduisant le foncier disponible, ces éléments sont des contraintes au développement de l’habitat notamment, mais constituent également des atouts puisqu’ils offrent un cadre de vie de qualité et des possibilités de communications relativement performantes. Néanmoins, le foncier disponible tend à se raréfier, ce qui implique de rationnaliser la consommation foncière et de réinvestir des secteurs peu denses. On observe une évolution des pratiques avec des communes dans lesquelles la superficie des terrains dédiée à la construction neuve se réduit de plus en plus, même ci cela est en partie provoqué par le coût élevé des terrains. Au total, les éléments spécifiques et questionnements que se posent aujourd’hui les responsables des communes sont liés à : La problématique des déplacements, de la circulation, du stationnement, de la dangerosité : réflexion en cours menée dans le cadre du PDU. La redistribution des zones à construire : objet du PLU. La sous occupation des logements notamment du parc locatif social. 5.3 EQUIPEMENTS ET AMENAGEMENTS PUBLICS Les projets des communes : améliorer le niveau des équipements publics Communes hors Poitiers Béruges Biard Buxerolles Chasseneuil du Poitou Croutelle Fontaine le Comte Projet en matière d’équipements et d’aménagements publics Création d’un EHPAD Création d’un espace de loisirs Réalisation de l’isolation de l’école (mais problème de financement) Extension de la mairie Création d’une salle des fêtes Création d’une salle de sports communale Restructuration du centre ville qui comprend une réflexion sur l’ensemble des espaces publics et des déplacements Poursuite de la politique d’accessibilité des espaces publics Réhabilitation de l’école élémentaire Réhabilitation de bâtiments sportifs (Les Ecluzelles) Création d’une salle des fêtes Réhabilitation du Moulin d’Anguitard Réhabilitation du bâtiment communal de la poste et du CCAS Rénovation des écoles Création de commerces près du lac site du Futuroscope Réalisation d’un espace loisirs parcours nature vélo (Vigne Robineau) Création d’une nouvelle structure pour accueillir le centre aéré Création d’une épicerie sur la place dans une maison acquise par la commune Création d’une crèche privée de 20 ou 30 places Aménagement de l’ancienne mairie et de l’abbaye pour en faire un lieu culturel Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 63 Mignaloux Beauvoir Migné Auxances Montamisé Saint Benoît Vouneuil sous Biard Livraison imminente de 2 salles pour les associations Restauration de l’ancienne mairie et de l’ancienne école pour créer des salles associatives Diagnostic de territoire pour la petite enfance en cours : projet d’un accueil collectif possible. Réflexion en cours sur les équipements sportifs Agrandissement de l’école Construction d’un club house tennis Equipement des toits des bâtiments communaux en photovoltaïque. Création d’un équipement pour adolescents avec salle de musique et recrutement d’un animateur Maintien (ou création) de 2 commerces de proximité Déménagement des ateliers municipaux Poursuite de l’adaptation au handicap des espaces publics Construction d’un espace social de loisirs et culture Construction d’une gendarmerie Source : entretiens en commune en octobre et novembre 2008 Parallèlement aux opérations d’habitat, les communes améliorent les équipements existants et en créent de nouveaux. Les projets sont orientés essentiellement vers l’enfance, la petite enfance, parfois les adolescents et surtout les loisirs : accueil collectif, écoles, équipements sportifs, salles des fêtes, espaces de loisirs. Elles cherchent également à maintenir ou développer les commerces de proximité. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 64 6 – L’OFFRE DE LOGEMENTS ET D’HEBERGEMENT DES POPULATIONS A BESOINS SPECIFIQUES 6.1 PERSONNES AGEES, PERSONNES HANDICAPEES En 2006, selon l’INSEE, la population âgée de 60 ans et plus de la CAP représente près de 25 000 habitants, soit 2800 de plus qu’en 1999. Cette tranche d’âge représente 18,5% de la population. Parmi les catégories les plus âgées, 9931 habitants ont 75 ans ou plus. Les projections démographiques de l’INSEE indiquent que dans la Vienne, la catégorie 60 ans ou plus devrait atteindre 25% en 2010 et 33% en 2030 de la population départementale. Fin 2005, près de 10 700 personnes adultes handicapées (source : CAF, MSA, CPAM, ANPE / DRTEFP dans le Schéma Départemental des Etablissements et des Servies en faveur des Personnes Handicapées 20082012) ont été identifiées dans le département par le biais des différentes allocations existantes (Allocation pour Adultes Handicapés, Pensions d’invalidité, Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé). demandeurs d’emploi avec Les structures d’accueil Equipement pour personnes âgées Taux d’équipement au 01/01/2006 pour 1000 habitants de 75 ans et plus (Source : DRASS – Enquête EHPA – Vienne Poitou Charentes métropolitaine 131 132 123 17 15 17 102 7142 188 108 34196 196 95 922 950 188 FINESS – SAE) Taux d’équipement en structures d’hébergement complet pour personnes âgées Taux d’équipement en places de services de soins à domicile Taux d’équipement en lits médicalisés Nombre de bénéficiaires de l’APA Bénéficiaires / 1000 personnes de 75 ans et plus France er - Au 1 janvier 2006, le département de la Vienne dispose d’un niveau d’équipement permettant l’accueil de personnes âgées plutôt satisfaisant au regard de la moyenne nationale. Par rapport aux référents régionaux, c’est l’équipement en lits médicalisés qui apparaît légèrement inférieur. - Sur le territoire de la CAP, en 2007, 21 structures d’hébergement sont recensés. Au total, le nombre de lits et de places est de 1533, soit 177 pour 1000 habitants de 75 ans et plus. Toutes les communes à l’exception de Béruges et Croutelle disposent d’au moins un établissement. Hébergement pour personnes âgées sur la CAP en 2007 Source : Diagnostic Nombre de lits et places Nombre d’établis sements EHPAD 993 16 Logement foyer 298 5 Unité de soins de Longue Durée 242 1 Total 1533 21 Santé-Social de la CAP, Conseil Régional – DRASS – IAAT – ORS, Juin 2007 Pour faire face au développement de la dépendance des personnes hébergées, certains foyers logement ont été transformés en EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) et deux nouveaux établissements ont été créés sur les communes de Mignaloux Beauvoir et de Saint Benoît. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 65 La demande à l’entrée en établissement est jugée importante. Certaines communes ont des projets d’agrandissement ou de création de nouveaux EHPAD (Montamisé, Béruges). Parallèlement, des résidences services privées ont été créées à Saint Benoît, Fontaine le Comte et Mignaloux Beauvoir. Destinées à des investisseurs, des problèmes d’occupation se posent pour au moins deux d’entre elles. Ces établissements ne peuvent pas légalement prendre en charge la dépendance des personnes âgées. Dans le cadre de la restructuration de la filière gériatrique du CHU de Poitiers, un secteur de long 8 séjour pour les malades d’Alzheimer (45 lits) va être créé en 2009. Une estimation indique que 4,4% des personnes de 65 ans et plus de la CAP seraient concernées par cette maladie, soit 750 à 800 personnes. Equipement par catégorie d’établissement pour personnes handicapées Taux d’équipement par catégorie d’établissement : nuits ou places pour 1000 adultes de 20 à 59 ans au 01/01/2006 (Source : DRASS – Enquête ES – FINESS) Vienne Poitou Charentes métropolitaine Maison d’accueil spécialisée (MAS) Foyer de vie Foyer d’accueil médicalisé Etablissement et Service d’aide par le travail (ESAT) Entreprise adaptée 0,62 1,30 0,33 3,48 0,47 0,50 1,61 0,36 3,42 0,69 0,53 1,23 0,37 3,12 0,55 France er Au regard des moyennes régionale et nationale, le département de la Vienne dispose au 1 janvier 2006 d’un niveau d’équipement en maison d’accueil spécialisée et établissement et service d’aide par le travail supérieur aux moyennes de référence. En revanche, les taux de foyer d’accueil médicalisé et surtout d’entreprise adaptée sont en retrait. Selon le Schéma Départemental des Etablissements et des Servies en faveur des Personnes Handicapées, 473 personnes adultes handicapées en 2006, étaient en attente d’une place en établissement, dont la plupart vivent au domicile de leurs parents, eux-mêmes âgés, ce qui pose la problématique du vieillissement. La prise en charge des personnes âgées à domicile : des services plutôt bien développés - Les services de maintien à domicile 9 En 2006, plus de 2700 personnes âgées ont eu recours à une aide à domicile . L’aide à domicile est dispensée principalement par les CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) des communes, l’ADMR, la Mutualité de la Vienne, Présence verte. Grâce à leur action, les services de maintien à domicile sont plutôt bien développés : aides ménagères, portage de repas, services de soins à domicile, téléalarme. Mais les bénévoles sont très sollicités et viennent parfois à manquer. Sur la ville de Poitiers, 54% des heures d’aide ménagère sont concentrés sur deux quartiers : les Couronneries et les Sables. Malgré l’accroissement de la capacité de prise en charge du SSIAD (Service de Soins Infirmiers à Domicile) qui est passée de 45 places à 108 entre 2002 et 2005, le taux d’occupation du service reste toujours très proche de 100%. Des systèmes de transport sont mis en œuvre sur l’agglomération assurés principalement par la régie de transports Vitalis : outre les lignes régulières, Handibus est un service de transport individualisé accessible aux personnes en situation de handicap ne pouvant accéder aux bus des lignés régulières, et Pti’bus qui dessert des quartiers et hameaux excentrés permet de rejoindre la ligne régulière la plus proche. Parallèlement, certaines communes (Chasseneuil du Poitou, 8 Estimation réalisée à partir des prévalences de l’Etude Coopérative Européenne et des données du recensement de la population de l’INSEE de 1999, source : diagnostic Social-Santé de la CAP – Conseil Régional – DRASS – IAAT – ORS, juin 2007 9 Source : Diagnostic Santé-Social de la CAP, Conseil Régional – DRASS – IAAT – ORS, Juin 2007 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 66 Vouneuil sous Biard) ont créé ou vont créer un système permettant d’emmener les personnes effectuer des achats. La solidarité entre les habitants peut également fonctionner. - L’Allocation Personnalisée d’Autonomie10 Fin 2006, sur le territoire de la CAP, 1439 personnes âgées ont bénéficié de l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) dont 721 à domicile. - Les réseaux de coordination Le réseau gérontologique Ville – Hôpital et le Centre Local d’Information et de Coordination Gérontologique (CLIC) facilitent notamment la coordination des actions de l’ensemble des professionnels qui interviennent auprès des personnes âgées et l’orientation. L’offre de logements adaptés tendrait à se développer - Actuellement, Buxerolles dispose de 20 logements locatifs sociaux adaptés en centre ville et Migné Auxances en compte également une vingtaine. Ces logements sont pleinement occupés et peu d’attributions sont possibles. En revanche, à Mignaloux Beauvoir, les maisons de la résidence service ne sont pas forcément louées à des personnes âgées (problème de coût). Par ailleurs, des adaptations peuvent se réaliser ponctuellement dans le parc locatif public par les bailleurs, en fonction du handicap et de la composition du ménage. La loi sur le handicap du 11 février 2005 implique que les bâtiments d’habitation collectifs neufs soient accessibles en permettant une adaptation ultérieure plus facile des logements aux personnes handicapées et que les bâtiments existants soient rendus accessibles en cas de réhabilitation importante. Rappelons que dans le Programme de Rénovation Urbaine (PRU) est notamment prévue la réhabilitation d’un immeuble de 10 étages (dans le quartier St Cyprien) comprenant un projet intergénérationnel avec 35% de logements adaptés pour personnes âgées, la pose d’ascenseurs, la création de lieux d’animation… - Dans le parc privé, les aides de l’ANAH peuvent favoriser l’adaptation des logements. Dans le cadre de l’OPAH, qui s’est déroulée de juillet 2005 à juillet 2008, 38 logements ont bénéficié d’un aménagement de salle de bain et 17 de la pose d’ascenseur. - Mais l’offre actuelle en logement ne répond pas à la demande relativement courante de personnes recherchant des logements de plain pied, avec des terrains de petite taille pour limiter l’entretien, dans les centres bourgs pour être près des commerces et services. Face à cette demande insatisfaite, plusieurs communes de la CAP envisagent de réaliser dans les prochaines opérations d’habitat des logements de plain pied, adaptés à la réduction de la mobilité, notamment à proximité des maisons de retraite. Certains promoteurs proposent des produits spécifiques. - L’accessibilité des logements mais aussi des espaces et équipements publics est une condition primordiale pour permettre à tous d’exercer les actes de la vie quotidienne. La loi sur le handicap rend obligatoire l’accessibilité des locaux d’habitation neufs, privés ou publics. Buxerolles et Saint Benoît affichent une politique volontariste en la matière. 10 L’Allocation Personnalisée d’Autonomie, versée par le Conseil Général, est accordée aux personnes ayant au moins 60 ans. Son objectif est de renforcer la prise en charge des personnes en perte d’autonomie. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 67 Le schéma gérontologique départemental en révision Le schéma gérontologique se termine en 2008, il a permis la création de 1400 places supplémentaires de lits médicalisés sur l’ensemble du département. Le prochain schéma doit couvrir la période 2010-2015. Un comité de pilotage est mis en place depuis juin 2008 sous la co présidence du Conseil Général et de la DDASS, il devrait être validé en fin d’année 2009. L’objectif est de poursuivre l’effort en faveur des personnes âgées en développant les orientations suivantes : - Doubler le nombre de places en établissements réservés aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou maladies apparentées, pour atteindre près de 700 places Créer environ 300 places nouvelles en EHPAD (hébergement et accueil temporaire) Soutenir les aidants familiaux en développant l’accueil de jour en établissement et en améliorant la prise en charge à domicile. Assurer la continuité des soins aux personnes âgées dépendantes. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 68 6.2 POPULATIONS DEFAVORISEES Les personnes défavorisées et les difficultés de logement : un public, au profil varié caractérisé par de faibles ressources et des conditions d’existence particulières liées à leur mode de vie, au handicap, à des situations familiales ou sociales déséquilibrées. Le parc de logements Le parc existant Si le parc existant tend à s’améliorer (notamment sous les effets de l’OPAH, du PRU), des logements sont encore sans confort et insalubres. Ce sont les personnes les plus démunies, souvent âgées, ou étrangères qui les occupent. Le niveau des loyers mais aussi des charges est un élément déterminant. Dans le parc public et le parc privé, des réhabilitations ont été réalisées visant les économies d’énergie, mais il reste à faire. La sur-occupation du parc locatif social semble se développer de plus en plus, les familles nombreuses, notamment étrangères, ne pouvant accéder à un logement de grande taille en raison du coût du loyer et de la faiblesse de l’offre. Parmi les associations s’occupant du logement des personnes démunies, le Collectif Poitevin pour le Logement (CPL), collectif d’associations et de structures, aide les personnes défavorisées financièrement et / ou socialement à accéder ou à conserver un logement locatif décent dans le parc privé. Le développement récent du parc à faible et très faible loyer Financement par la CAP des logements sociaux publics PLUS et PLAI de 2002 à 2007 -Source : services de la CAP Logements locatifs privés aidés par l’ANAH de 2003 à octobre 2008 dans la CAP - Source : DDE 86 Prêt Locatif à Usage Social (PLUS) 970 Logement Conventionné 35 PLA d’Intégration (PLAI) 155 Logement Conventionné Très Social 20 Total 1125 Total 55 Rappelons que ces six dernières années, le parc locatif social à loyer conventionné social et très social dans le parc public et le parc privé s’est enrichi d’environ 1180 logements sur le territoire de la CAP. Mais le parc de logements à plus faible loyer (PLA d’Insertion et logement Conventionné Très Social) ne représente que 175 logements, soit de l’ordre d’une trentaine de logements par an et ils ont été essentiellement produit dans la ville centre : 27 par an, pour 3 par an dans les autres communes. Les dispositifs d’aide à l’accès au logement et à l’installation Plusieurs dispositifs d’aide à l’accès au logement et à l’installation fonctionnent sur le territoire : aides Loca Pass, Garantie des Risques Locatifs, Fonds de Solidarité Logement, aides du 1% logement, aides de la Région Poitou Charentes (remboursement des frais d’hébergement pour les apprentis et les stagiaires de la formation professionnelle) et Caution Régionale pour le Logement des Jeunes (la Région se porte caution pour les jeunes qui ne bénéficient pas du PASS GRL). Ils permettent d’améliorer l’accès au logement des ménages dont notamment des jeunes. Le Fonds de Solidarité Logement (FSL), présidé par le Conseil Général, fait l’objet d’une réorganisation. Il constitue un outil de la mission PDALPD. Il est financé principalement par le Département, les autres financeurs étant les fournisseurs d’énergie, la CAF, la MSA, les communes, les EPCI, les bailleurs publics. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 69 En 2007, 5878 dossiers ont été traités sur l’ensemble du département, dont 3803 ont été accordés. Le nombre des ménages aidés en accès et en maintien est à peu près stable entre 2006 et 2007, en revanche l’aide fournie pour les impayés d’énergie a fortement augmenté. Globalement, la demande ne faiblit pas. En 2007, 30% des dossiers concernent le secteur de Poitiers (qui comprend la CAP), pour lesquels les aides se répartissent de la manière suivante : 48% d’aides à l’accès, 35% d’aides au maintien et 19% d’aides aux impayés d’énergie. Le FSL peut également être sollicité pour se porter caution et pour des mesures d’accompagnement social, ces dernières apparaissent insuffisantes en ce qui concerne le maintien. Après évaluation, un nouveau règlement va être mis en application en 2010 et des projets en matière d’observation ou encore de prévention avec les fournisseurs d’énergie sont notamment envisagés. L’accueil d’urgence et les hébergements La chaîne des dispositifs d’accueil d’urgence et d’hébergement est développée et diversifiée, principalement à Poitiers : Service Accueil et Orientation, Samu social, veille sociale avec le 115, accueil d’urgence, places de stabilisation, CHRS, dispositif ALT (logement Temporaire) avec Accompagnement Social Lié au Logement, CADA, résidences sociales, maisons relais, Foyers de Jeunes Travailleurs. Les acteurs associatifs et institutionnels sont nombreux et impliqués. Hors Poitiers, trois communes disposent de 1 à 4 logements ou chambres d’urgence. Type d’hébergement - CAP (Source : Elaboration du PDALPD 2009-2011, 30/06/2008, maquette 1) Nb de places Places de stabilisation 10 Places en CHRS 201 . dont hébergement en logement diffus 93 . dont hébergement en urgence 108 Logement Aide au Logement Temporaire 112 Résidence sociale 171 Foyers de Jeunes Travailleurs 219 Maisons relais 52 Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile 100 Communes hors Poitiers disposant de logement d’urgence (Source : communes) Chasseneuil du Poitou 1 logement de secours communal (T1) Migné Auxances 4 chambres à la Maison de l’enfant de Salvert Montamisé 3 logements Des améliorations ont été apportées récemment avec, par exemple la création de deux maisons relais à Poitiers, d’une équipe mobile de psychiatrie sur le département, et des projets sont à l’étude ou en cours, parmi lesquels : - l’amélioration de la prise en charge des personnes très marginalisées prenant en compte les problèmes dans leur globalité y compris les difficultés d’ordre psychiatrique. - la création de Lits Halte Soins Santé (LHSS) pour personnes sortant d’hôpital, - l’extension ou la création de places en maison relais. L’accès au logement locatif social pour les ménages sortants d’hébergement se fait sans difficulté particulière, sauf pour certaines catégories de personnes nécessitant des logements adaptés à leur mode de vie : les grandes familles (notamment issues du voyage), les personnes à mobilité réduite, marginalisées, ayant un titre de séjour précaire et les personnes, dont les jeunes, ayant des ressources faibles et instables. C’est notamment l’offre locative sociale publique en petits logements et T5 qui est requise ici. D’autres améliorations sont à attendre au niveau des conditions d’accueil, de la fluidité des dispositifs de logement temporaire et d’insertion, de la médiation entre propriétaire et locataire… Le schéma d’accueil d’hébergement et d’insertion actuel concerne la période 2007-2009. Les éléments liés à cet accueil ont été repris dans le cadre du PDALPD révisé. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 70 Le public spécifique des jeunes Les étudiants L’agglomération de Poitiers est proportionnellement l’une des plus estudiantines de France, avec environ 25 700 étudiants dans l’enseignement supérieur à cette dernière rentrée 2008-09 (dont 85% inscrits à l’université). En lien avec la baisse générale démographique qui s’observe dans la plupart des autres villes de France, les effectifs tendent à diminuer : de l’ordre 6,8% par rapport à 2006. 11 L’étude sur « le logement des jeunes en Poitou Charentes » réalisée par la DRE conclut que l’accueil des étudiants ne rencontre pas de tensions particulières, compte tenu de l’offre importante de logements de petite taille. Le CROUS propose 3066 logements (plus 97 à Jaunay Clan sur le site du Futuroscope) dont une partie connaît une crise d’attractivité. La moitié de ce parc reste à réhabiliter. Les jeunes en difficultés sociales - Environ 26% des jeunes ménages de la CAP ont des ressources inférieures au seuil de pauvreté (contre 3,8% pour les ménages de plus de 30 ans), ce qui est largement supérieur aux autres EPCI du département. Ménages sous le seuil de pauvreté (5 472 €) Source : Nombre de jeunes Filocom 2005 CAP Part des jeunes ménages pauvres Part des ménages de plus de plus de 30 ans pauvres Poids des jeunes / ménages pauvres 2426 26,0% 3,8% 37% Autres EPCI du 86 1134 De 12,6% à 17,3% De 2,5% à 4,7% De 12% à 23% Vienne 3560 21,2% 4,0% 27,0% Source : « Le logement des jeunes en Poitou Charentes » - Mai 2008 – Diagnostic départemental de la vienne – Direction Régionale de l’Equipement – Groupe reflex - A la Mission Locale d’Insertion du Poitou, sur 1500 nouveaux jeunes reçus par an, 480 font état d’une problématique liée au logement en 2007 (Source : Mission locale). C’est un sujet qui revient donc très souvent et la Mission Locale constate que le parcours des jeunes est de plus en plus chaotique avec la précarisation de l’emploi qui fait alterner des périodes d’emploi à durée déterminée, à temps partiel, en intérim et des phases sans ressources. Comme les adultes, la part des jeunes au travail qui demandent de l’aide est de plus en plus grande, les jeunes sont également touchés par le phénomène « travailleurs pauvres ». - L’agglomération est largement couverte par les opérateurs du logement des jeunes. L’offre en accueil d’urgence, temporaire, en hébergement, en insertion, pour jeunes travailleurs est développée, ainsi que les dispositifs d’aide à l’accès au logement et à l’installation (avec des dispositifs dédiés spécifiquement aux jeunes mis en place par la Région notamment). - Toutefois, l’agglomération ne dispose pas de service de type CLLAJ (Comité Local pour le Logement Autonome des Jeunes), alors que l’observation, l’accompagnement des jeunes dans leur recherche de logement (bourse au logement) et globalement la coordination de l’ensemble des actions menées par les nombreux partenaires mériteraient d’être améliorés. Le Plan d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées de la Vienne (PALD), récemment approuvé Le nouveau PDALPD, établi pour la période 2009-2011, a été approuvé le 19 décembre 2008. Un travail de concertation avec la mise en place de groupes de réflexion a été mené. Les travaux réalisés fixent comme prioritaire les publics suivants : - Les personnes dépourvues de logement, - Les personnes menacées d’expulsion, - Les personnes hébergées ou logées temporairement, 11 « Le logement des jeunes en Poitou Charentes » - Mai 2008 – Diagnostic départemental de la vienne – Direction Régionale de l’Equipement – Groupe reflex Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 71 - Les personnes en situation d’habitat indigne ou d’habitat précaire ou occupant des locaux impropres à l’habitation, Les personnes en situation de surpeuplement manifeste dans leur logement, Les personnes confrontées à un cumul de difficultés. Les actions formulées s’articulent autour de cinq axes spécifiques : - Une gouvernance et une animation du PDALPD renforcées, - Un meilleur accès au logement pour toute personne défavorisée, - Un dispositif d’hébergement complété, - Un accompagnement pour l’accès et le maintien au logement, - Une action contre les logements indignes. Le public des gens du voyage : des efforts à réaliser en matière de logements adaptés Le schéma départemental d’accueil des gens du voyage couvrant la période 2003-2009 doit être révisé. Un avenant a été publié en février 2008. Le futur schéma départemental d’accueil, d’habitat et d’insertion des gens du voyage pour les années 2009 à 2015 est en cours de préparation. Les terrains d’accueil des voyageurs (source : Porter à connaissance du PLH) : La CAP répond aux obligations du schéma en matière d’accueil grâce à l’existence des aires suivantes : - l’aire d’accueil de la Croix de Bois à Poitiers de 20 places, - l’aire d’accueil des Grimaudières à Saint Benoît de 13 places - l’aire d’accueil de Domptigarde à Poitiers de 4 places, - une aire de grand passage de 100 places - une aire de passage le long de la RD 611 à Fontaine le Comte qui peut accueillir jusqu’à 20 caravanes - un stationnement de 2 places de caravanes sur le CHU de Poitiers. Cependant, l’Etat estime qu’il serait nécessaire de réaliser : - deux ou trois aires d’accueil représentant au total au moins 30 places pour faire face à la suppression envisagée de l’aire de la Croix de Bois (LGV), l’abandon de celle de Fontaine le Comte (situation isolée et dangereuse), et répondre aux besoins liés aux arrêts illicites. - une extension de l’aire de grand passage pour accueillir jusqu’à 150 caravanes, - une aire d’accueil de 4 places pour accueillir les familles des voyageurs hospitalisés. Les aires familiales et logements adaptés (source : Porter à connaissance du PLH) En matière d’accueil familial et de logements adaptés, la CAP ne répond pas au schéma qui préconisait la réalisation de l’équivalent de 15 places de caravane pour répondre aux besoins de sédentarisation. Il s’agit donc de mettre en œuvre un plan d’actions répondant aux besoins des gens du voyage propriétaires en voie de sédentarisation en particulier route de Parthenay, près de l’échangeur Nord et sur Poitiers où demeurent des phénomènes de concentration, d’isolement, de précarité et d’illégalité au regard du code de l’urbanisme. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 72 7 – SYNTHESE DES TRAVAUX REALISES LORS DE LA JOURNEE HABITAT Dans le cadre de l’élaboration du Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération de Poitiers, une « journée habitat » a été organisée le 4 décembre 2008. Elle intervenait en cours de diagnostic, première phase de l’étude. Les deux étapes suivantes seront celles de l’élaboration des orientations et de la constitution du programme d’actions. L’objectif de cette réunion était donc de faire partager le diagnostic, de l’enrichir et de cerner les premières pistes d’intervention envisageables. Cette journée a permis de mobiliser de nombreux élus, professionnels, partenaires locaux et d’avoir des échanges constructifs entre tous ces acteurs. Pour organiser la réflexion, trois thèmes de travail étaient déterminés : - Atelier 1 : Quelles conditions pour le développement d’une production neuve adaptée aux besoins ? - Atelier 2 : Comment promouvoir une meilleure qualité du parc de logements existants, son adaptation, sa réhabilitation ? - Atelier 3 : Comment développer une politique publique visant à renforcer les réponses aux besoins spécifiques des populations fragiles ? PRESENTATION DES PRINCIPAUX ELEMENTS DE CADRAGE Quelques éléments forts du constat : L’emploi : L’emploi est un élément très important. La situation jusqu’à fin 2007 est favorable, la CAP a gagné presque 9 000 emplois en 9 ans. Le taux d’emploi de 1,42 en 1999 indique que la CAP propose 42% d’emplois de plus que le nombre d’actifs résidents ayant un emploi. Ce phénomène a probablement encore augmenté. La CAP s’affirme donc comme un pôle d’emploi qui rayonne sur un territoire de plus en plus étendu. Le périmètre d’influence : L’aire urbaine est vaste et a encore dû évoluer depuis 1999. L’accroissement du taux d’emploi correspond à des couronnes d’influence supplémentaires. La population : Deux sources permettent d’évaluer la population : le recensement de l’INSEE et les données fiscales de FILOCOM. La source fiscale prend mal en compte les étudiants : beaucoup d’entre eux étant rattachés aux foyers fiscaux des parents n’apparaissent pas. L’INSEE indique un taux de croissance annuelle de 1%. Le territoire se développe donc vite, plus rapidement qu’en moyenne en France. La CAP a probablement alimenté une dynamique démographique extérieure à son territoire. Une partie de la croissance est aussi liée à la fonction étudiante. Les objectifs de l’ancien PLH sont à peu près remplis, avec un développement un peu plus rapide à Poitiers et un peu moins fort dans les autres communes et un débordement sur la périphérie de la CAP. La croissance rapide de l’emploi et de la démographie montre la dynamique du territoire. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 73 La taille moyenne des ménages ou taux d’occupation : La taille moyenne des ménages de Poitiers qui passe de 1,85 à 1,73 (estimation), l’une des plus faibles des villes de France, signifie qu’il y a peu d’enfants. A Paris, le taux d’occupation, qui était devenu très faible, a remonté. Ici l’accueil des familles avec enfants était encore difficile ces dernières années. Cette question est cruciale. Dans les autres communes, la baisse de la taille moyenne des ménages est classiquement liée à la décohabitation des jeunes notamment. Le solde naturel : Le solde naturel, qui est supérieur à 500 habitants par an, indique que, même sans accueillir de population de l’extérieur, il y aurait une croissance. Le développement de l’agglomération s’appuie également sur le solde migratoire, elle a donc une fonction d’accueil qui fait que la population augmente depuis longtemps. Les revenus : Lié à la présence des étudiants, le revenu médian (le nombre de revenus supérieurs est équivalent au nombre de revenus inférieurs) est très faible à Poitiers. Le rapport inter-décile indique une grande différence entre les plus riches et les plus pauvres. La production de logements : La courbe de la production de logements commencés est très brutale : très forte dans le milieu des années 1990 (quand le nombre d’étudiants a augmenté comme partout en France), elle chute brutalement par la suite pour remonter après quelques années. En effet, après une période de très forte production, les opérations de promotion chutent pour reprendre par la suite lorsque la demande redevient plus forte. Mais, lorsque les tensions du marché se manifestent, ce sont toujours les plus démunis qui souffrent. En 7, 8 ans les prix du marché ont doublé. La fluidité des échanges est mal assurée. L’augmentation de la production est liée, pour partie, aux produits défiscalisés qui sont avant tout des produits financiers. Le statut d’occupation : La CAP comprend 40% de propriétaires occupants, la moyenne nationale étant de 57%. Cela est justifié par la structure de la population (présence des étudiants). Le locatif privé à Poitiers représente 44% (contre 24% en moyenne en France) et le locatif public 25% (contre 16% en moyenne en France), ce qui est classique dans les villes universitaires. Le taux de locatif public de la CAP est dans la moyenne urbaine. Les revenus et les plafonds HLM : Près de 80% des ménages sont éligibles au logement social. C’est même plus de 90% pour les personnes vivant seules. Ces taux vont diminuer compte tenu de la baisse des plafonds envisagée. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 74 ATELIERS 1 : Quelles conditions pour le développement d’une production neuve adaptée aux besoins ? Stratégie - Il est nécessaire de définir une stratégie renforcée en période de crise, de déterminer quelle politique mettre face à l’accroissement de l’attractivité de la CAP. Mais dans le même temps, la visibilité des perspectives est limitée. - Aujourd’hui se présente l’opportunité de travailler en cohérence avec les différents projets : SCOT, PLU, PDU et PLH - L’évolution de la demande doit être mieux connue. L’attente en terme de connaissance des besoins est forte. Pour cela il convient : . d’accéder et de partager les informations, . de développer des outils pertinents : observatoires, exploitation des informations du numéro unique qui aujourd’hui n’est pas satisfaisante, fichier commun de la demande…. - Face aux différentes échelles de temps, il s’agit à la fois : . d’apporter des réponses immédiates aux besoins identifiés, . d’anticiper pour l’avenir (exemple : Etablissement Public Foncier). - Un renforcement des partenariats est nécessaire : opérateurs publics / opérateurs privés, opérateurs / collectivités, afin notamment de favoriser la mixité des opérations et de gagner en efficacité. Foncier - La politique foncière est un préalable indispensable à la maîtrise des coûts. Des outils comme la ZAC, qui nécessitent une réelle volonté politique, doivent y contribuer. Sur Poitiers, où le foncier tend à se raréfier, le prix du terrain à bâtir atteint environ 104 € / m². - L’Etablissement Public Foncier qui vient d’être créé, s’orientera vers l’achat de terrains d’une certaine taille pour des opérations d’envergure, c’est à la politique locale que revient l’acquisition des parcelles de petite taille. - La politique foncière implique plusieurs intervenants : les collectivités, les opérateurs. . des partenariats à développer . des réponses à court, moyen et long terme à inventer - Le Pass foncier est un dispositif encore mal connu qui permet d’ouvrir l’accession à des ménages qui aujourd’hui en sont exclus. Le montage du Pass Foncier est intéressant pour les ménages à revenus modestes. Il implique une participation au financement de la collectivité locale à hauteur au minimum de 3 000 € par logement pour les ménages de 3 personnes et moins et de 4 000 € pour les ménages de 4 personnes et plus. - En parallèle, des efforts sont attendus des opérateurs pour abaisser les coûts. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 75 Quels produits pour quels ménages ? - La demande en logement est diversifiée. Elle doit permettre les parcours résidentiels en fonction des évolutions familiales et des revenus. Elle impose une diversification des programmes (accession sociale, lots libres, locatif) en direction notamment des : . jeunes, personnes âgées dont certaines ont des retraites très faibles . familles monoparentales de plus en plus nombreuses, familles recomposées. La demande en logement de petite taille est très forte, mais face à leur coût de réalisation, les opérateurs sont obligés de réaliser des logements de grande taille pour équilibrer les opérations. - La question de la maîtrise des coûts est fondamentale. L’obligation de diversification est réelle mais se heurte à certaines catégories de produits qui sont difficilement proposées à des prix acceptables (exemple : T1 / parties communes, équipement …). . Cette recherche de maîtrise entre en contradiction avec la démarche environnementale (HQE) qui conduit au contraire à un accroissement des coûts. . La production locative sociale fait face à un désengagement de l’Etat, alors que des objectifs de solidarité nationale ont été fixés. Les projets, longs à boucler, entraînent une diminution du nombre de mises en location qui est devenu deux fois moindre que la moyenne nationale. La remise à niveau du patrimoine existant impacte également la capacité d’intervention des opérateurs publics, qui utilisent 25% de leurs fonds propres à la réhabilitation. Dans un contexte d’accroissement des problématiques sociales, la réponse aux besoins dans le parc social risque de se heurter aux difficultés de mise en œuvre. Une réévaluation de la part des PLA d’Intégration à produire dans le PLH sera nécessaire. Pour favoriser cette production, les coûts doivent être ramenés à 1 000 € / m² au lieu des 1 200 - 1 300 € / m² qui sont actuellement pratiqués dans le cadre de la haute qualité environnementale. . La vacance constatée à Poitiers dans les opérations de promotion privée concerne les logements aux loyers les plus élevés produits par des promoteurs nationaux. Pour faciliter la location de ces logements, des offres spécifiques sont faites par les bailleurs : les deux premiers mois de loyer sont offerts. Les promoteurs locaux ne déplorent aucune vacance dans leurs opérations aux prix de sortie plus bas et mieux conçus en terme de conception et de localisation. . Le coût des opérations de restructuration dans le centre ville de Poitiers, entrant dans le cadre du dispositif de la loi Malraux, déjà élevé, est majoré en raison notamment d’un certain nombre de contraintes : parking, autorisation de voirie. Cette maîtrise des coûts doit être globale et intervenir au niveau de la construction, du foncier et implique des efforts de la part des collectivités et des opérateurs. A titre d’exemple, une baisse des coûts globaux dans la production sociale de 15% permettrait aux opérateurs d’engager beaucoup plus d’opérations. - Des efforts sont également à accomplir pour mieux répartir l’offre de logement social sur l’ensemble des communes de la CAP et développer des PLA d’Intégration qui nécessitent un accompagnement des ménages. - Des interrogations sont posées quant aux financements des opérations de Renouvellement Urbain sur : . les effets non désirés des programmes (nouveaux programmes trop chers, ménages exclus du quartier, reconstitution de nouveaux îlots de pauvreté), . les solutions autres que la démolition – reconstruction qui pourraient être privilégiées. - Il est nécessaire de rendre plus lisible le marché local (effet d’aubaine). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 76 Développement durable - La localisation de l’habitat doit se réfléchir par rapport : . au travail, . au lien social, . à la proximité des polarités (commerces, services …) - « L’intensité urbaine » à développer doit prendre en compte la densité en privilégiant la proximité des services. - Des possibilités de densifier dans les secteurs proches des centralités sont envisageables : . réhabiliter en ajoutant 1 ou 2 étages supplémentaires sur du R+2, R+3 (accessibilité, maîtrise des charges, attractivité)… . repenser l’habitat (imaginer de nouvelles solutions). - Le réseau des acteurs de la construction – Construction, Réhabilitation, Aménagement doit être mobilisé pour répondre au développement durable, pour baisser les coûts et maîtriser la consommation d’énergie. Des opérations de démonstration peuvent être mises en place. - La recherche d’un développement plus « durable » doit s’accompagner d’une valorisation des quartiers et d’une amélioration du lien social. 2 : Comment promouvoir une meilleure qualité du parc de logements existants, son adaptation, sa réhabilitation ? - Un PLH d’agglomération doit permettre de faire le lien sur les problématiques et les réponses à apporter entre les communes périphériques et la ville centre. Considérer que le PLH est d’agglomération, ce n’est pas ajouter les stratégies habitat de chaque commune mais développer des valeurs communes, un projet collectif qui prenne en compte chaque entité de la CAP. - La question de l’habitat ne peut se traiter en dehors des autres questions qui font la Ville : déplacements, services, emploi, l’approche pour être efficace doit être nécessairement globale… - … ce qui remet en évidence l’importance de l’intervention dans le centre ville de Poitiers, les quartiers périphériques construits souvent autour du logement social et bénéficiant d’un bon niveau de services et les cœurs denses et équipés des communes périphériques. - … ce qui s’oppose à l’étalement urbain dans des secteurs éloignés des services extérieurs le plus souvent à la CAP : coût économique et écologique des déplacements mais aussi risques sociaux pour des ménages à la recherche d’un coût immédiat réduit mais, qui subissent quelques fois un coût bien plus important sur la durée. - Le parc nouveau ne représente que 1% à 2% du parc total tous les ans, c’est l’ensemble du stock qui doit être géré en priorité. Le travail sur l’existant, qui dure des années, constitue l’essentiel de l’effort à accomplir. Il permet de répondre aux besoins en logement sur des ème ème territoires où existent les équipements, réduisant l’urbanisation des 3 et 4 couronnes où les risques évoqués ci-dessus sont très importants. - Une nécessité s’impose pour la collectivité, celle d’intervenir sur le devenir du parc privé (dont il faut rappeler qu’il est, ici comme ailleurs, dominant) en complémentarité du parc public. Il faudra peut-être passer d’une logique incitative à des outils plus coercitifs. Le poids du locatif privé est important (44% à Poitiers et 38% du parc locatif sur la CAP). Il convient de se pencher sur : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 77 . La question de l’indécence ou de l’indignité qui est une préoccupation de plus en plus prise en compte par les pouvoirs publics, . La taille des logements et le regroupement des logements. Ce parc comprend de nombreux logements de petite taille et pas assez de grande taille, il convient de rétablir l’équilibre. Le parc privé dans les polarités urbaines ne permet pas aux familles de s’installer, la ségrégation sociale se double donc dans ce cas d’une forme de ségrégation par la structure familiale dont les conséquences sont négatives. Rappelons en particulier que la diversité des âges permet une bonne utilisation des équipements publics, notamment scolaires. - Redonner de l’attractivité au parc existant (social comme privé) passe par une intervention sur les aspects énergétiques : . 15% de logements sont très énergivores dans le parc privé (étiquette G) en France, . Même si le parc public, en général, affiche des meilleurs résultats, cette question garde toute son importance dans ce dernier, au regard des charges locatives qui pèsent sur les ménages dont les revenus sont les plus modestes. - Pour réussir la reconquête de la ville sur la ville : importance de la spatialisation et des stratégies foncières. La maîtrise foncière est un élément clef pour mettre en œuvre le PLH. Les textes récents imposent d’ailleurs à la fois la spatialisation du projet (pour la compatibilité avec les PLU) et la définition des interventions foncières nécessaires. - Le partenariat est une nécessité : il s’agit de savoir tirer pleinement profit de la diversité des moyens de chacun même si les politiques menées par chaque organisme sont spécifiques. - La politique de l’habitat se fait sur une dynamique globale : économique, environnementale et sociale. Il est impossible de dissocier ces éléments de la réalité locale, à défaut, les politiques sectorielles aboutiraient au mieux à une efficacité limitée, au pire à des incohérences. 3 : Comment développer une politique publique visant à renforcer les réponses aux besoins spécifiques des populations fragiles ? Cet atelier comprend deux grands thèmes : les personnes âgées et personnes handicapées, ainsi que les populations démunies. PERSONNES AGEES, PERSONNES HANDICAPEES Evolution de la population A la question du devenir de la population âgée, qui est de plus en plus nombreuse, il convient d’ajouter celle du vieillissement des personnes de la rue, des personnes handicapées et des gens du voyage, de leur paupérisation. D’une manière générale il s’agit de prendre en compte la notion du mode de vie et l’état physique des personnes. Etablissements d’hébergement, accueil temporaire - La question de l’offre d’établissements pour personnes handicapées se pose plus qualitativement que quantitativement. Cette offre est plutôt mal adaptée : les personnes étant gardées à domicile le plus longtemps possible, il convient de développer l’accueil temporaire (jour, week end, voire nuit). - Une réflexion doit être menée sur la configuration du bâti qui doit coller au projet social (exemple des personnes de la rue âgées), sur la souplesse de l’accueil (pour que les personnes puissent être dans leur logement et accéder aux services proposés dans l’établissement). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 78 - Des places en établissement d’hébergement pour personnes âgées ont été créées en milieu rural qui restent vacantes, alors que les besoins sur l’agglomération sont très importants. - L’insuffisance de logements temporaires, privés ou publics, qui soient un sas à la sortie de l’hôpital par exemple, est constatée sur l’agglomération. Le projet de deux Lits Halte Soins Santé pour les femmes sortant de l’hôpital est une réponse à développer. Formation, information, accompagnement Tendance à la professionnalisation : les services d’aide à la personne sont nombreux, publics ou privés. Un problème récurrent est celui de la formation, des personnes intervenant à domicile, qui sont elles mêmes souvent en difficulté sociale, et qui aspirent à un encadrement et des conditions de travail meilleures. - Service confort : les personnes ne sont culturellement pas toujours prêtes à faire appel aux services d’aide à domicile. - Organisation des intervenants : la multiplicité des intervenants peut perturber la vie de la personne (horaires…). L’exemple du réseau ville hôpital montre qu’il est possible de très bien organiser les services. Coût, solvabilité - L’organisation des transports en commun (mise à disposition de taxis, Petit bus, Handibus…) a un coût. Plus il y a de la demande plus le service est déficitaire. - Des besoins en aide à domicile des malades psychiques existent. Théoriquement, c’est l’hôpital qui a la responsabilité d’organiser le suivi des personnes ayant des problèmes d’ordre psychique sur le département. Cela fonctionne mal par manque de moyens. Les malades à domicile sont peu, voire pas suivis. - L’accès aux services proposés est économiquement impossible en raison des retraites des personnes qui sont très modestes : . A la commission départementale des aides publiques au logement, le nombre de jeunes retraités en impayés de loyer augmente, ce qui n’existait pas auparavant. . Le coût des EHPAD est élevé, et l’est encore bien davantage celui des résidences services privées (2 000 à 3 000 € par mois). Les enfants n’ont pas forcément les moyens d’aider financièrement les parents. . Le Fonds de Solidarité Logement (FSL) est de plus en plus sollicité par des personnes dont la situation change (décès…) et qui se retrouve dans l’incapacité de payer loyer et / ou charges. - L’énergie est d’autant plus couteuse que le logement est mal isolé, ce qui peut conduire à des situations d’indignité. - Les classes moyennes ne doivent pas être négligées dans la réflexion. En France si 70% des personnes âgées sont des propriétaires occupants, il reste 30% de locataires qui n’ont pas pu financièrement accéder à la propriété. - Les personnes qui interviennent à domicile et dans les établissements ont bien souvent de faibles salaires ce qui les fragilisent socialement. - Le prix est un élément à intégrer dans la réflexion sur la qualité de l’offre des constructions. Fautil privilégier l’aide à la pierre ou l’aide à la personne ? - Les collectivités ont également des moyens limités. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 79 Accessibilité et anticipation - La mobilité de tous les publics (personnes âgées, aides ménagères…) pourrait être facilitée par une amélioration du service des transports en commun (ainsi que du confort). Cela permettrait également une meilleure répartition de la population sur les communes. - Aux Couronneries les logements vacants se concentrent dans les étages supérieurs des immeubles R+4 sans ascenseur. Les logements des opérations semi collectives produites actuellement sont accessibles par escalier. Il convient de veiller à prévoir la possibilité technique d’installer des ascenseurs dans les constructions futures. Mais cela pose la question des normes qui évoluent. - L’accessibilité doit également être prévue dans l’environnement urbain. POPULATIONS DEMUNIES Face à un public varié : personnes à comportement marginal, jeunes sans ressources, travailleurs pauvres, personnes sans papier, d’origine étrangère, gens du voyage… la diversification des réponses s’impose. Dispositifs d’accueil d’urgence et hébergements, accompagnement et éducation - Les dispositifs sont localisés quasi exclusivement à Poitiers où existent les services de proximité, les transports en commun. Dans les autres communes, destinés à l’accueil des Sans Domicile Fixe, ils sont marginaux, peu utilisés, car peut-être mal connus des acteurs sociaux. Ils sont à répertorier. - C’est l’amélioration de la qualité des hébergements qui est nécessaire : certains hébergements collectifs ne répondent plus aux besoins. Semi collectifs ils permettraient aux personnes de vivre de façon plus autonome et de bénéficier de l’accompagnement social renforcé (maintenir le gîte et le couvert). - Un hébergement à haut seuil de tolérance (jusqu’où convient-il de permettre la tolérance ?) mettant les personnes très marginalisées qui le souhaitent à l’abri, proposant un suivi social, médico-social, voire psychiatrique semble nécessaire. Le public déstructuré est de plus en plus nombreux, il est difficile de trouver des réponses adaptées. - « Apprendre à habiter » : des expériences de logements pilotes sont menées en France qui permettent d’informer et de montrer comment utiliser des appareils électriques… - L’accompagnement social est un axe fort du Plan Départemental d’Action pour le Logement des Personnes Défavorisées (PDALPD) en accès au logement et en maintien. Les mesures d’accompagnement qui permettent de suivre les personnes passant d’un hébergement à un logement ordinaire sont très importantes, elles ne sont pas toujours obtenues. Indécence, insalubrité - Le problème du logement indigne est très présent sur Poitiers. L’idée de Martin Hirsch d’une contractualisation entre propriétaires privés de logements insalubres et associations permettrait d’avancer : les propriétaires auraient des logements rénovés, et toucheraient une partie des loyers et les associations relogeraient les locataires. - L’approche est différente qu’il s’agisse de propriétaires occupants ou de propriétaires bailleurs. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 80 - Face au phénomène de logement indécent, la CAF est en train de mettre en place une nouvelle offre de service en intervenant auprès des propriétaires pour les conduire à faire des travaux. L’allocation logement est désormais maintenue. Bas revenus, et absence de revenus Le problème essentiel, c’est la faiblesse, voire l’absence de revenus des personnes. - Le relogement est plus facile dans le parc public que dans le parc privé. - Néanmoins les ménages qui ont contracté des dettes de loyer minimisent leurs possibilités de se reloger dans le parc public. - L’accès au logement est particulièrement difficile pour les personnes touchant les minima sociaux, celles qui ont des titres de séjour précaire ou sans papier, les jeunes de moins de 25 ans sans ressources (ne peuvent pas prétendre au RMI), et commencent à apparaître les personnes qui ont un emploi mais de bas salaires. Pour répondre à la question de l’accès au logement des travailleurs pauvres, le FSL a ouvert la cible en élargissant le public éligible (RMIstes et autres). Le cas spécifique des jeunes - Sans ressources, il est possible d’héberger les jeunes mais pas de les loger. Leurs difficultés proviennent aussi des parcours chaotiques auxquels ils sont soumis (emploi, licenciement…). Les jeunes représentent une catégorie de la population globalement mal traitée en France : des revenus plus faibles que les retraités, un taux de chômage élevé et pas de RMI pour les moins de 25 ans. - La mission locale de Poitiers a été 470 fois sollicitée en 2007 sur la question du logement. Un travail avec la CAF a été mené pour trouver un statut à ces jeunes qui, sans emploi, n’ont aucun droit. - L’ALT (Allocation de Logement Temporaire) a permis une amélioration de leur prise en charge dans les foyers, mais la demande de suivi et d’accompagnement social est très importante. - Sur la CAP, sans créer nécessairement de structure supplémentaire, il conviendrait de : . Mettre en coordination l’ensemble des acteurs. . Mettre en relation l’offre en logement et la demande. . Mettre en place une médiation entre les jeunes et les bailleurs. . Développer un observatoire du logement des jeunes. La région Poitou Charentes en a mis un en place. De nouveaux dispositifs - Le nouveau dispositif de garantie des risques locatifs va être mis en place. Quel sera son effet ? - Des chantiers d‘insertion pourraient être développés : aider les personnes à participer à la réhabilitation ou à la construction de leur logement. Ce sont des opérations ponctuelles et complexes. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 81 Le cas spécifique des gens du voyage Le Plan départemental est en cours de révision. - Les aires d’accueil : elles existent, il convient de les adapter. - La sédentarisation : un certain nombre de familles est sédentarisé, c’est entre 40 et 50 terrains qui appartiennent aux gens du voyage. . Leurs habitats sont souvent indignes (sans eau ni électricité). . Un phénomène de concentration est observé à l’ouest de Poitiers. . Ces familles sont installées dans l’illégalité au plan de l’urbanisme. Cela contribue à la stigmatisation de cette population. Il s’agit de maintenir une philosophie d’accueil cohérente sur la CAP qui vise à améliorer les conditions de vie des familles et à apporter une réponse règlementaire sur le plan de l’urbanisme et du social. - - - Intégrer dans les opérations de construction un certain pourcentage de logements fléchés pour ces populations. Les premières expériences étaient constituées de logement mixte : dur et caravane. Repérer des parcelles reconnues dans le PLU pouvant accueillir de l’habitat spécifique. Accompagner les familles dans leur achat de terrain. Un travail avec les notaires pourrait être envisagé. Mettre en œuvre une politique foncière pour mettre à disposition des familles qui ne peuvent pas les acheter, des terrains appartenant à la collectivité. La complexité est également liée au coût du foncier. Scolariser tous les enfants. Leurs perspectives d’emploi en seront différentes. Une multitude de dispositifs et d’intervenants existent. Personnes âgées, jeunes, gens du voyage... tous ces publics sont très différents. Ils impliquent une diversification du logement et montrent l’importance des politiques de peuplement qui impactent notamment sur l’utilisation des équipements (écoles…) et sur les phénomènes de concentration (exemple de certains quartiers de Poitiers dans lesquels sont concentrés des populations d’origine africaine). La problématique du coût pour la personne et la collectivité est très forte. La concertation, la coordination et les partenariats sont indispensables. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 82 SYNTHESE DU DIAGNOSTIC : CONSTATS MAJEURS Le dynamisme du territoire Le territoire de la CAP est marqué par un dynamisme économique et démographique qui entraîne une extension du périmètre d’influence de l’agglomération. Le développement de la population est relativement important, il s’est légèrement accéléré sur la ville centre et ralenti dans les autres communes. Face au coût du marché immobilier de l’agglomération, les familles à revenus modérés et modestes s’installent dans les couronnes éloignées, contribuant à l’accentuation du phénomène d’étalement urbain de l’agglomération au-delà de ses frontières. Les ménages Liée à la présence des personnes vivant seules notamment âgées et surtout des étudiants, la taille moyenne des ménages est très faible à Poitiers ville. Elle s’abaisse rapidement dans les autres communes où le phénomène de décohabitation est marqué (jeunes quittant le domicile familial, séparations). Une amplification du vieillissement de la population est à attendre, le poids des personnes âgées de 40 à 59 ans notamment est marqué aujourd’hui. Les ressources des ménages sont globalement plus élevées dans les communes périphériques qu’à Poitiers où l’écart entre les revenus les plus faibles et les plus élevés est très important. Sur le territoire de la CAP, 8 ménages sur 10 sont éligibles au parc social ; et 22% des couples et des familles au PLA d’intégration, c’est même 40% pour les personnes vivant seules. La structure du parc des résidences principales Les contrastes entre le parc de résidences principales de la ville centre et celui des autres communes est fort avec un parc locatif (69% de locatif avec 44% de locatif privé et 25% de locatif public), des logements de petite taille (43% de T1 et T2) et des personnes vivant seules (1 ménage sur 2) à Poitiers et des propriétaires occupants (65%), des résidences de grande taille (35% de T5 et plus) et des couples avec ou sans enfants (63%) dans les autres communes. L’état du parc de logements L’état du parc de logements s’améliore, il reste néanmoins de l’ordre de 1000 logements sans confort. La problématique du parc privé de logements indignes et indécents demeure, elle se pose notamment dans le parc ancien de certains quartiers. Les acteurs sont sensibilisés, mais leur coordination est insuffisante. Le niveau des charges est parfois très élevé dans le parc public comme dans le parc privé, alors que les logements ne sont pas toujours de bonne qualité énergétique. Le Fonds de Solidarité Logement est confronté à une augmentation récente, mais importante, des dépenses en matière d’impayés d’énergie. Le parc locatif social Le parc locatif social est développé, il représente 20% des résidences principales et est essentiellement collectif. Il reste concentré sur Poitiers où les trois quarts du parc a plus de 25 ans, alors qu’il est récent avec des loyers relativement élevés dans les autres communes. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 83 C’est un parc confronté à une forte mobilité. Et en 2008, dans un contexte de concurrence aigue avec une partie de l’abondant parc locatif privé récent, la vacance tend à augmenter. Elle se focalise notamment sur les studios et les T1, sur certains quartiers et des bâtiments identifiés en proie à des difficultés d’occupation, sur les logements à loyer élevé et les logements de médiocre qualité. Des phénomènes de sur occupation notamment par les grandes familles à Poitiers et de sous occupation liée à la décohabitation sont constatés. Les nouveaux entrants disposent de ressources très fragiles contribuant à une certaine précarisation du parc. Les communes de Buxerolles, Migné-Auxances, Saint-Benoît, Mignaloux-Beauvoir et Vouneuil-sous-Biard, assujetties à l’article 55 de la loi SRU, ne disposent pas de 20% de logements sociaux. Le Programme de Rénovation Urbaine Dans le cadre du Programme de Rénovation Urbaine, 304 logements ont été démolis depuis 2001 sur les 691 prévus. Un important programme de reconstruction et de réhabilitation est attendu. Le quartier Bel Air bénéficie de l’effet positif du PRU. L’inadéquation entre l’offre et la demande Les prix du marché de l’immobilier ont continué de s’accroître en 2007, mais en 2008 les délais de vente et de relocation s’allongent. Le dispositif d’aide à l’investissement locatif a conduit à une forte production de logements collectifs de types 2 et 3 mais aussi de type 1 à loyers élevés. La baisse des loyers dans ce parc pour limiter la vacance a entraîné une certaine désaffection du parc plus ancien. L’inadéquation structurelle entre l’offre et la demande s’est renforcée au cours des dernières années. Face à la profusion d’offre, au caractère attractif du neuf, au choix des ménages qui s’orientent vers l’individuel, bien localisé, et de plus en plus vers des logements de qualité, économes en énergie, les logements qui ne correspondent plus à cette demande sont de plus en plus longs à être réoccupés et certains produits restent vacants. Il s’agit principalement des studios et T1, des logements anciens, des résidences collectives des années 1970, des pavillons sur sous sol, des logements aux loyers élevés, de médiocre qualité, ne bénéficiant pas d’une bonne localisation. La production de logements neufs La production de logements neufs est forte sur Poitiers comme dans les autres communes, mais erratique. Dopée par les produits investisseurs, elle a enregistré un pic de 2003 à 2006 avec près de 1500 logements commencés en moyenne par an, qui a été suivi d’une baisse significative en 2007. Les opérations d’habitat sont essentiellement des lotissements privés, seules quatre communes ont recours à la procédure ZAC. Les opérations à venir pourraient aboutir à la réalisation de 1700 logements dans les ZAC de Poitiers et près de 3000 logements dans les autres communes à court terme. Alors que les opérations d’habitat passées et en cours sont très fortement orientée vers l’accession à la propriété et le locatif privé dans les communes hors Poitiers, les projets définis promettent une plus grande mixité sociale et intergénérationnelle. Près de la moitié des constructions neuves en individuel pur sont réalisées grâce au Prêt à Taux Zéro. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 84 Le foncier Les prix des terrains à bâtir oscillent autour de 60 à 110 euros / m² et les surfaces moyennes de 700 à 800 m². Peu de communes réalisent des réserves foncières destinées à l’habitat. Presque toutes les communes ont des territoires très contraints liés aux espaces naturels et aux infrastructures de transport. La redistribution des zones à construire ainsi que l’amélioration des déplacements sont attendus. La précarisation La chaîne des dispositifs d’accueil d’urgence et d’hébergement est développée et diversifiée. L’accès au logement locatif social pour les ménages sortants d’hébergement se fait sans difficulté particulière, sauf pour certaines catégories de personnes nécessitant des logements adaptés à leur mode de vie : familles nombreuses, personnes à mobilité réduite, personnes marginalisées, étrangers sans ressources ou connaissant des difficultés administratives, personnes ayant des ressources faibles et instables, et personnes ayant des impayés de loyer ou surendettées. La précarisation de l’emploi contribue à rendre de plus en plus chaotique le parcours des jeunes. L’agglomération est largement couverte par les opérateurs spécialisés dans le logement des jeunes, néanmoins, l’observation, l’accompagnement des jeunes dans leur recherche de logement et la coordination des acteurs sont insuffisants. La CAP est pourvue en aires d’accueil destinées aux gens du voyage, et les possibilités de relogement des familles dans le parc social existent. C’est la sédentarisation sur certaines aires d’accueil, et sur des terrains privés non constructibles route de Parthenay qui pose des problèmes de droit et de sur-occupation. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 85 ANNEXES ENTRETETIENS : Liste des personnes (Entretiens y compris téléphoniques) Organisme Nom Mairie de Béruges Mr QUINTARD, Mme PROUST Mairie de Biard Mr SIRAUT Mairie de Buxerolles Mr PARATTE, Mme SULMON Mairie de Chasseneuil du Poitou Mr DEGUISE, Mme VIAUD Mairie de Croutelle Mr BOULANGER Mairie de Fontaine le Comte Mr RIVIERE, Mme SAULNIER Mairie de Mignaloux Beauvoir Mr SOL, Mr DIVERSAY, Mr PEPIN Mairie de Migné Auxances Mme JARDIN, Mme GARABEDIAN, Mme BRU, Mme BARRE, Mr GILLET Mairie de Montamisé Mr MARTINEAU, Mme Mairie de Saint Benoît Mr CLEMENT Mairie de Vouneuil sous Biard Mr TANGUY CAP (renouvellement urbain) Mr TESTE CAP (foncier) Mr FOSSE CAP (urbanisme) Mr DUBALLET CAP (PDU) Mr RIOLAN DDE (politique et financement de l’habitat) Mme GALLAS DDE (PDALPD, rénovation urbaine) Mr ROUX DDE (politique et financement de l’habitat) Mme SABOURIN DDASS Mme TINTURIER Conseil Général DISS (PDALPD) Mme CHAMPAIN, Mme DUMANS Conseil Général (schéma gérontologique) Mme PETUREAU CAF Mr CORLAY, Mme GUILLOT ADIL Mr DELAROCHE, Mr MANCEAU LOGIPARC Mr PINGET, Mr JUVIGNY, Mr GARDIEN, Mme FAUVEAU HABITAT 86 Mr COLLAS, Mme MORIN, Mr MAILLET, HABITAT 86 Mme DUMAS SIPEA Mr BRETAUDEAU Agence NICOULLAUD Mme NICOULLAUD Agence ATARAXIA Melle DURAND ERMES Immobilier Mr MARCIREAU Mission Locale d’Insertion du Poitou Mme GUILBARD ADAPGV Mme LEGENDRE Collectif Poitevin pour le Logement Mme BESSONAT Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 86 DEFINITIONS DE l’INSEE Aire urbaine et zone d’emploi Aire urbaine : ensemble de communes d’un seul tenant et sans enclave constitué par un pôle urbain ou par des communes rurales dont au moins 40% de la population résidente ayant un emploi travaille dans le pôle ou dans des communes attirées par celui-ci. Zone d’emploi : espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Les déplacements domicile-travail constituent la variable de base pour la détermination de ce zonage (mais sans s’appuyer sur le critère des 40% indiqué ci-dessus). Pôle urbain : unité urbaine offrant au moins 5000 emplois et qui n’est pas située dans la couronne périurbaine d’un autre pôle urbain. Commune périurbaine : commune de l’aire urbaine à l’exclusion du pôle urbain et des communes multi polarisées. Populations légales 2006 Population municipale Définition : Le concept de population municipale est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle (au sens du décret) sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidant habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune. La population municipale d'un ensemble de communes est égale à la somme des populations municipales des communes qui le composent. Le concept de population municipale correspond désormais à la notion de population utilisée usuellement en statistique. En effet, elle ne comporte pas de doubles comptes : chaque personne vivant en France est comptée une fois et une seule. En 1999, c'était le concept de population sans doubles comptes qui correspondait à la notion de population statistique. Remarque : Ce concept diffère sur certains points de celui en vigueur lors du recensement de 1999 : Population municipale (recensement de la population 1999). Les principaux changements concernent : 1. Les étudiants majeurs vivant en internat dans un établissement d'enseignement situé dans la commune mais ayant leur résidence familiale dans une autre commune : ils sont désormais comptés dans la population municipale de la commune d'études ; en 1999, ils étaient comptés dans la population municipale de la commune de leur résidence familiale ; 2. Les militaires logés dans un établissement militaire (caserne, quartier, base, camp militaire…) situé dans la commune et ayant une résidence personnelle dans une autre commune: ils sont désormais comptés dans la population municipale de la commune sur laquelle est situé l'établissement militaire ; en 1999, ils étaient comptés dans la population municipale de la commune de leur résidence personnelle. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 87 3. Les personnes détenues dans un établissement pénitentiaire de la commune sont désormais comptées dans la population municipale de cette commune ; en 1999, elles faisaient partie de la population comptée à part de cette même commune. 4. Les élèves ou étudiants mineurs ayant leur résidence familiale dans la commune et logés dans une cité universitaire (ou un foyer d'étudiants, un logement) situé dans une autre commune : ils sont comptés désormais dans la population municipale de la commune de leur résidence familiale. En 1999, ils l'étaient dans la population municipale de leur commune d'études. Sur l'ensemble de la population française, l'impact de ces changements de concepts est faible. En revanche, localement, l'incidence peut être notable en particulier pour les communes sièges d'un établissement d'enseignement avec internat, d'une structure militaire ou d'un établissement pénitentiaire dont les effectifs sont importants au regard de la population de la commune. L'interprétation des évolutions depuis 1999 doit en tenir compte. Population comptée à part Définition : Le concept de population comptée à part est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. La population comptée à part comprend certaines personnes dont la résidence habituelle (au sens du décret) est dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence sur le territoire de la commune : 1. Les mineurs dont la résidence familiale est dans une autre commune mais qui résident, du fait de leurs études, dans la commune. 2. Les personnes ayant une résidence familiale sur le territoire de la commune et résidant dans une communauté d'une autre commune, dès lors que la communauté relève de l'une des catégories suivantes : - services de moyen ou de long séjour des établissements publics ou privés de santé, établissements sociaux de moyen ou de long séjour, maisons de retraite, foyers et résidences sociales ; - communautés religieuses ; - casernes ou établissements militaires. 3. Les personnes majeures âgées de moins de 25 ans ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et qui résident dans une autre commune pour leurs études. 4. Les personnes sans domicile fixe rattachées à la commune au sens de la loi du 3 janvier 1969 et non recensées dans la commune. Remarque : Ce concept diffère sur certains points de celui en vigueur lors du recensement de 1999 : Population comptée à part (recensement de la population 1999). Les principaux changements concernent : 1. Les étudiants majeurs de moins de 25 ans vivant en internat dans un établissement d'enseignement situé dans la commune mais ayant leur résidence familiale dans une autre commune : ils sont désormais comptés dans la population comptée à part de la commune de résidence familiale ; en 1999, ils étaient comptés dans la population comptée à part de la commune d'études. 2. Les militaires logés dans un établissement militaire (caserne, quartier, base, camp militaire…) situé dans la commune et ayant une résidence personnelle dans une autre commune : ils sont désormais comptabilisés dans la population comptée à part de la commune de leur résidence personnelle. En 1999, ils l'étaient dans la population comptée à part de la commune sur laquelle était situé l'établissement militaire. 3. Les personnes détenues dans un établissement pénitentiaire de la commune : désormais elles ne font plus partie de la population comptée à part de la commune ; elles sont comptées dans la population municipale de la commune. 4. Les élèves ou étudiants mineurs ayant leur résidence familiale dans la commune et logés dans une cité universitaire (ou un foyer d'étudiants, un logement) situé dans une autre commune : désormais, Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 88 ils sont comptabilisés dans la population comptée à part de leur commune d'études. En 1999, ils l'étaient dans la population comptée à part de la commune de leur résidence familiale. 5. Les élèves ou étudiants majeurs, âgés de 25 ans ou plus, ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et résidant dans une autre commune pour leurs études : désormais, ils ne sont plus comptabilisés dans la population comptée à part de la commune de leur résidence familiale. En 1999, ils l'étaient. Population totale Définition : Le concept de population totale est défini par le décret n°2003-485 publié au Journal officiel du 8 juin 2003, relatif au recensement de la population. La population totale d'une commune est égale à la somme de la population municipale et de la population comptée à part de la commune. La population totale d'un ensemble de communes est égale à la somme des populations totales des communes qui le composent. La population totale est une population légale à laquelle de très nombreux textes législatifs ou réglementaires font référence. A la différence de la population municipale, elle n'a pas d'utilisation statistique car elle comprend des doubles comptes dès lors que l'on s'intéresse à un ensemble de plusieurs communes. Remarque : Ce concept diffère un peu de celui en vigueur lors du recensement de 1999 : Population totale (recensement de la population 1999). Le principal changement concerne les élèves ou étudiants majeurs âgés de 25 ans ou plus ayant leur résidence familiale sur le territoire de la commune et qui résident dans une autre commune pour leurs études : désormais, ils ne sont plus comptés dans la population totale de la commune de leur résidence familiale. En 1999, ils l'étaient. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 89 OPAH DE LA CAP 2005-2008 Source : OPAH de la CAP Bilan final Marc Fleury CitéMétrie Subventions de base accordées par l’ANAH et la CAP aux propriétaires bailleurs et propriétaires occupants Propriétaire s bailleurs Durée de locatio n Conditions de prix Loyer libre 9 ans Pas de conditions de prix Loyer Intermé diaire 9 ans 8€ / m² maxi Loyer Convention né 9 ans 5,51 € / m² maxi 9 ans Selon la surface (3) : Zone B : 5,36 € / m² et 4,76 € / m² Zone C : 4,76 € / m² et 4,15 € / m² Programme Social Thématique (2) Conditions de ressources pour 1 personne seule (1) Pas de conditions de ressources Plafonds : 25 685 € en Zone B 22 475 € en Zone C Subvention ANAH Périmètres ciblés Périmètres non ciblés 15% pour les logt >=60 m² Subvention CAP Périmè Périmè tres tres non ciblés ciblés Aucune Zone B : 35% Zone C : 25% Zone B : 30% Zone C : 20% 5% Aucune 20 477 € Zone B : 55% Zone C : 35% Zone B : 50% Zone C : 30% 10% Aucune 11 261 € Zone B : 70% ou 75% (4) Zone C : 50% ou 55% (4) Zone B : 70% ou 75% (4) Zone C : 50% ou 55% (4) 10% Aucune Zone B : Poitiers, Biard, Buxerolles, Chasseneuil du Poitou, Mignaloux-Beauvoir, Migné-Auxances, Saint-Benoît. Zone C : Fontaine le Comte, Vouneuil sous Biard, Montamisé, Béruges, Croutelle. (1) Conditions de ressources pour les autres catégories de ménages : voir en annexes. (2) PST Départemental 2005-2007. (3) Selon la surface : selon que la surface du logement fait plus ou moins 70 m². (4) Le taux de la subvention dépend de l’acceptation ou non de la personne à accepter un suivi associatif. (5) Les pourcentages de subventions s’appliquent à des plafonds de travaux. Propriétaires Durée de Subvention de occupants location l’ANAH Plafonds de base 9 ans 20% Plafond très social 9 ans 35% Les pourcentages de subventions s’appliquent à des plafonds de travaux. Conditions de ressources des locataires : Loyer intermédiaire Personne seule Couple Personne seule ou couple + 1 pers à charge Personne seule ou couple + 2 pers à charge Personne seule ou couple + 3 pers à charge Personne seule ou couple + 4 pers à charge Majoration par pers à charge Zone B 25 685 € 34 298 € 41 246 € 49 792 € 58 573 € 66 009 € 7 362 € Zone C 22 475 € 30 209 € 36 165 € 43 768 € 51 370 € 57 946 € 6 580 € Personne seule 2 pers sans personne à charge et à l’exclusion des jeunes ménages 3 pers ou 1 pers seule + 1 pers à charge ou jeune ménage sans pers à charge 4 pers ou 1 pers seule + 2 pers à charge 5 pers ou 1 pers seule + 3 pers à charge 6 pers ou 1 pers seule + 4 pers à charge Majoration par personne supplémentaire Loyer conventionné 20477 € 27245 € PST 11261 € 16407 € 32885 € 19730 € 39698 € 46701 € 52630 € 5871 € 21955 e 25686 € 28947 € 3288 € Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 90 PLAFONDS DE LOYER ET DE RESSOURCES (Source : Ministère du logement) Plafonds de loyers et de prix en France métropolitaine Secteur locatif Secteur locatif social (en €/m2 de surface utile) Zone II III PLAI Zone Ibis Zone I 5,49 5,16 4,52 4,20 PLUS 6,17 5,81 5,10 4,73 PLS 9,26 8,72 7,64 7,11 PLAI, PLUS : circulaire UHC/DH2 du 04/07/08 PLS : circulaire du 06/03/01 (150% du PLUS) Secteur de l’amélioration de l’habitat (en €/m2 de surface fiscale par an) Zone A Zone B Zone C Très social (PST, LIP, diffus) 5,91 5,52 4,91 Très social (dérogatoire) 8,52 6,58 5,45 Social (OPAH, LIP, diffus) 6,24 5,68 5,10 Social (dérogatoire) 9,35 7,72 6,02 ANAH intermédiaire 17,31 11,31 8,19 Circulaire ANAH à paraitre : Circulaire HUP/LO2 du 26/12/08 Pour l’ANAH "intermédiaire" : détermination locale en fonction de l’écart entre prix du marché et loyers conventionnés, dans la limite des plafonds du Besson ancien. Autres secteurs locatifs (en €/m2 de surface fiscale sauf PLI : surface utile) Zone Abis Zone A Zone B Zone C PLI 17,32 14,43 10,03 7,22 Besson ancien 17,31 17,31 11,31 8,19 Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C Robien classique 21,65 15,05 15,05 10,83 Robien recentré 21,65 15,05 12,31 9,02 Borloo populaire 17,33 12,04 9,85 7,22 Iinstruction fiscale du 07/02/08, Décret et arrêté du 10/08/06 PLI : arrêté du 29/07/04 (2/3 du Robien classique, +20% en Abis). Le Robien recentré remplace le Robien classique à compter du 01/09/06. Surface fiscale : surface habitable + moitié des annexes, dans la limite de 8m2. Secteur de l’accession Plafond de prix de vente HLM (en €/m2 de surface utile*) Zone A Zone B1 Zone B2 Zone C Vente HLM 4 526 3 087 2 605 2 303 Vente HLM (TVA à 5,5%) 3 992 2 723 2 299 2 032 Article R 443-34 du CCH et arrêté du 5/09/2007 * augmentée de la moitié de la surface du garage, dans la limite de 6m2 Plafond de loyer et de prix de vente PSLA (en €/m2 de surface utile*) Zone Abis Zone A Zone B Zone C Phase locative 10,40 9,81 7,64 7,09 Phase accession 3 992 3 992 2 299 2 032 Décret et arrêté du 26/03/04. Circulaire UHC/DH2 du 04/07/08 * augmentée de la moitié de la surface du garage, dans la limite de 6m2 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 91 Plafonds de montant d’opération PTZ (en €) Ancien Nb de personnes Zone C Zone B Zone A 1 41 250 44 000 72 000 2 61 875 66 000 101 250 3 71 250 76 000 112 500 4 80 625 86 000 123 750 5 90 000 96 000 135 000 6 et plus 99 375 106 000 146 250 Nb de personnes Zone C Zone B Zone A 1 55 000 55 000 80 000 2 82 500 82 500 112 500 Neuf 3 95 000 95 000 125 000 4 107 500 107 500 137 500 5 120 000 120 000 150 000 6 et plus 132 500 132 500 162 500 Décret du 31/01/05 Zonages applicables Zone Abis Paris et communes limitrophes Zone A Zone B Zone C Agglomération parisienne, Côte d’Azur, Genevois français Zone B1 = Agglomérations de plus de 250 000 habitants. Grande couronne autour de Paris, pourtour de la Côte d’Azur, quelques agglomérations chères, Outre-mer, Corse et Îles. Zone B2 = Autres agglomérations de plus de 50 000 habitants, Communes chères en zones littorales ou frontalières Pourtour de l’Île-de-France Reste du territoire Arrêté du 19/12/03 modifié le 10/08/06 Zone Ibis Paris et communes limitrophes Zone I Agglomération de Paris Zones d’urbanisation et villes nouvelles de la région Île-de-France ZoneII Région Île-de-France hors zone I. Agglomération et communauté urbaines de plus de 100 000 habitants. Zones d’urbanisation et villes nouvelles hors région Île-de-France. Iles non reliées au continent. Cantons du dépt de l’Oise : Creil, Nogent sur Oise, Creil Sud, Chantilly, Montataire, Neuilly en Thelle, Pont Saint Maxence, Senlis, Nanteuil le Haudoin. Zone III Reste du territoire à l’exclusion des départements d’Outre mer Arrêté du 17/03/78 modifié le 28/11/05 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 92 Plafonds de ressources en France métropolitaine Secteur locatif Secteur locatif social (revenu imposable N-2 en €) Régions autres que Paris et communes limitrophes et que le reste de l’Ile de France Catégorie de ménage 1 2 3 4 5 6 Pers. suppl. PLAI PLUS PLS 11 621 16 932 20 361 22 657 26 508 29 873 3 331 21 132 28 220 33 937 40 968 48 195 54 314 6 059 27 472 36 686 44 118 53 258 62 654 70 608 7 877 PLAI (prêt locatif aidé d’intégration) et PLUS (prêt locatif à usage social) : Arrêté du 30/12/2008PLS (prêt locatif social) : arrêté du 03/05/01 (130%du PLUS) Secteur de l’amélioration de l’habitat (ANAH propriétaires occupants) (revenu fiscal de référence N2 ou N-1 si plus favorable, en €) Régions autres qu’Ile de France Catégorie de personnes 1 2 3 4 5 Pers. suppl. Normal Majoré Très social 11 267 16 477 19 818 23 151 26 500 3 339 17 333 25 349 30 484 35 616 40 767 5 134 8 667 12 675 15 243 17 809 20 384 2 567 Arrêté du 31/12/01 ; Arrêté du 11/12/2007Pour l’ANAH bailleur (avec conventionnement APL), les plafonds de revenus des locataires sont ceux du PLAI en PST, du PLUS en OPAH et PIG. ANAH intermédiaire (revenu fiscal de référence N-2) Nb. de personnes 1 2 3 4 5 6 Pers. suppl. Zone A Zone B Zone C 43 753 65 420 78 602 94 153 111 459 125 421 13 979 33 816 45 155 54 302 65 553 77 113 86 902 9 693 29 590 39 771 47 612 57 622 67 630 76 287 8 664 Autres secteurs locatifs (Borloo populaire : revenu fiscal de référence N-2 en € ; PLI : revenu imposable N-2 en €) Zone B2 Cat de ménage Borloo populaire 1 29 791 2 43 749 3 52 374 4 63 384 5 74 394 6 83 916 Pers. suppl. 9 531 PLI 33 811 45 152 54 299 65 549 77 112 86 902 9 694 Décret et arrêté du 10/08/06PLI (prêt locatif intermédiaire) : arrêté du 29/07/04 (A : 180% PLUS IDF, B : 160% PLUS autres régions, C : 140% PLUS autres régions) Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 93 Zone C Catégorie de ménage 1 2 3 4 5 6 Pers. suppl. Borloo populaire 29 590 39 771 47 612 57 622 67 630 76 287 8 664 PLI 29 585 39 508 47 512 57 355 67 473 76 040 8 483 Secteur de l’accession à la propriété Secteur de l’accession (revenu fiscal de référence N-1* en €) Zones B et C Nombre de personnes 1 2 3 4 5 Pers. suppl. PAS PSLA PTZ 15 183 22 205 26 705 31 199 35 713 4 498 23 688 31 588 36 538 40 488 44 425 0 23 688 31 588 36 538 40 488 44 425 0 PAS (prêt d’accession sociale) : arrêté du 27/03/2007 ; PSLA (prêt social de location-accession) : arrêté du 27/03/2007 ; PTZ (nouveau prêt à 0%) : décret du 23/03/2007Vente HLM : arrêté du 26/11/04 (=plafonds PLI, cf. ci-contre) *Entre janvier et mars les revenus considérés sont néanmoins ceux de l’année N-2 Caractéristiques du prêt à 0% autorisé (revenu fiscal de référence N-1 en €) - Différé d’amortissement Rev. plaf. 15 800 19 750 23 688 31 588 au-delà fraction différée 100% 75% 50% non non durée de la période 1 18 ans 18 ans 15 ans 8 ans 6 ans durée de la période 2 4 ans 3 ans 2 ans - Définition des catégories de ménage Nombre de personnes composant le ménage Cat. de ménage 1 2 3 4 5 6 Borloo populaire Autres dispositifs Personne seule Couple Personne seule ou couple avec une personne à charge Personne seule ou couple avec deux personnes à charge Personne seule ou couple avec trois personnes à charge Personne seule ou couple avec quatre personnes à charge Personne seule Deux personnes sans personne à charge, à l’exclusion des jeunes ménages Trois personnes ou personne seule avec une personne à charge ou un jeune ménage sans personne à charge Quatre personnes ou personne seule avec deux personnes à charge Cinq personnes ou personne seule avec trois personnes à charge Six personnes ou personne seule avec quatre personnes à charge Les jeunes ménages sont les couples mariés, pacsés ou vivant en concubinage dont la somme des âges est inférieure à 55 ans Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 94 ORIENTATIONS - SCENARIO D’EVOLUTION PROGRAMME D’ACTIONS GUY TAIEB CONSEIL 20, boulevard de Sébastopol 75004 PARIS ℡ : 01.42.72.63.13 : 01.42.72.09.85 2 bis, avenue Gambetta 41000 BLOIS ℡ : 02.54.78.37.71 : 02.54.56.06.14 D é ve lo p pe me n t lo c a l e t h a b i t a t Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 95 INTRODUCTION Ce document présente la deuxième et la troisième phase de l’étude du Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération de Poitiers. - Les orientations stratégiques et le scénario d’évolution : leur détermination est une étape importante dans l’élaboration du Programme Local de l’Habitat, puisque cette phase permet l’articulation entre le diagnostic et le programme d’actions. La première partie se présente sous la forme d’un tableau thématique qui met en relation les éléments clés du diagnostic, les orientations et les axes d’intervention. La seconde partie expose le scénario d’évolution qui a été retenu par les élus de la CAP. Il s’agit d’un cadre de développement en phase avec l’évolution récente du territoire, les aspirations et la politique de l’habitat que les responsables locaux souhaitent mettre en œuvre. - Le programme d’actions, qui comprend onze actions, est élaboré sur cette base « qualitative » et « quantitative ». Il constitue l’aboutissement de la réflexion et doit permettre de mettre en œuvre des interventions adaptées au contexte local et aux besoins actuels et futurs. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 96 ORIENTATIONS – SCENARIO D’EVOLUTION Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 97 1 - CONSTATS, ORIENTATIONS, ACTIONS L’articulation entre les principaux éléments de constat, les orientations et les actions est présentée dans le graphe suivant : CONSTATS ACTIONS ORIENTATIONS A. DIVERSIFIER L’OFFRE DE LOGEMENTS Dynamisme économique et démographique. Production neuve de logements très fluctuante Structure des parcs de logements de la ville et des autres communes très contrastée Le niveau des prix du marché conduisent les accédants à la propriété à revenus modestes à quitter le territoire de la CAP 1 - Maintenir un rythme de production neuve suffisant et régulier comprenant une offre diversifiée incluant l’accession sociale à la propriété : Maintenir les ménages actifs sur le territoire et tendre vers un rééquilibrage de l'offre de logements Cinq communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU ne disposent pas de 20% de logements locatifs sociaux • Développer la connaissance, l’anticipation et le dialogue afin de maintenir un rythme régulier de production de logements neufs • Contribuer à une diversité des produits logements dans toutes les communes et dans les quartiers • Favoriser l’accession à la propriété sociale destinée aux primo accédants Forte activité de construction, extension du périmètre d'influence et étalement urbain Territoires contraints des communes (espaces naturels, infrastructures de transport) et amenuisement de la construction diffuse Peu de réserves foncières communales destinées à l'habitat (65 ha) alors que le prix du foncier s'est fortement accru 2 - Mettre en œuvre une politique foncière : Organiser et réguler le développement dans l'espace et le temps Le lotissement privé est le principal outil, seules 4 communes utilisent la procédure ZAC • Mettre en œuvre un programme d'acquisitions foncières et s’appuyer sur l'EPF • Accroitre la part des opérations d’aménagement d’initiative publique, éventuellement à maîtrise d’ouvrage communautaire • • Optimiser la localisation de l’habitat Sensibiliser à des formes urbaines mieux adaptées aux contraintes actuelles B. VALORISER LE PARC PRIVE EXISTANT Allongement des délais de location et de transaction dans le parc privé Présence de logements à faibles performances énergétiques, voire indécents ou indignes Accroissement des dépenses du FSL en matière d’impayés d’énergie Améliorer la qualité du parc privé existant 3 - Mettre en œuvre une action publique visant la requalification du parc privé, la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique : • Réactiver un dispositif public en lien avec l’ANAH • Informer sur les aides portant sur les travaux d’économie d’énergie Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 98 CONSTATS ORIENTATIONS ACTIONS C. MAITRISER LA MIXITE SOCIALE SUR L’ENSEMBLE DES COMMUNES 8 ménages sur 10 sont éligibles au parc locatif social, 22% des couples et des familles au PLAI Inadéquation entre les logements livrés récemment notamment en produits défiscalisés et les ressources des ménages Développer l’offre de logement à caractère social Peu de production de logements à très faible loyer (PLAI + conventionnés très sociaux) : 27 par an à Poitiers et 3 dans les communes périurbaines PRU à Poitiers ambitieux : près de 400 démolitions, 560 reconstructions et 940 réhabilitations restent à réaliser Les 2/3 du parc locatif public ont plus de 30 ans. Les performances énergétiques notamment y sont faibles 4 - Accroître la production de logements locatifs sociaux et très sociaux dans le parc public et privé : • Accroître le rythme de production locative sociale et diversifier les produits • Orienter les modes de financement de l’offre locative sociale publique • Développer autant que possible la production de logements à loyers maîtrisés dans le parc privé 5 – Améliorer l’attractivité du parc locatif social public : Valoriser le parc locatif social public existant • • Mener à terme le PRU engagé à Poitiers Créer une aide destinée à accompagner les bailleurs publics dans la réhabilitation du parc locatif social public visant les économies d’énergie 6 – Renforcer la diversité sociale dans le parc locatif public : Le parc locatif social rencontre des problèmes d’occupation : forte mobilité, développement de la vacance, accentuation de la précarité et concentration des populations défavorisées • Mettre en place un accord entre les collectivités et les bailleurs • Non application du SLS sur certains quartiers de Buxerolles (Parc Abel Tassin, Cœur de Ville, Rue Louise Michel, rue des Hauts Bizais Pas de Saint Jacques), Poitiers (Les Couronneries, Beaulieu, les Trois Cités, Saint-Eloi), SaintBenoît (la Vallée Mouton, les Trois Cités). Amplification du vieillissement des habitants Le souhait des personnes âgées est de rester le plus longtemps à domicile avant d’intégrer un établissement 21 structures d’hébergement pour personnes âgées couvrent les communes de la CAP. L’accueil temporaire ne répond pas à l’ensemble des besoins Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et des personnes handicapées 7 – Développer l’offre de logements adaptés et améliorer les conditions du maintien à domicile : • Accroître l’offre de logements adaptés, de plain pied et accessibles • Mener une réflexion sur les modes d’accueil temporaires et sur les coûts des établissements et des services L’accès aux services et aux établissements est de plus en plus difficile pour les personnes aux retraites modestes Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 99 CONSTATS ORIENTATIONS ACTIONS D. ELARGIR LA REPONSE AUX MENAGES A BESOINS SPECIFIQUES Dispositif d’hébergement développé quantitativement (865 places), mais la configuration du bâti de certains établissements n’est plus adaptée Accès au logement difficile pour les personnes à mode de vie marginal et à ressources très faibles et instables Structures d’accueil et actions en faveur du logement des jeunes développées, mais coordination insuffisante entre les acteurs 8 – Accroître l’offre de logements adaptés aux personnes défavorisées et recourir à des dispositifs spécifiques : Ajuster la réponse aux besoins en logements des populations défavorisées dont les jeunes La sédentarisation pose des problèmes de droit et de sur occupation sur certaines aires et terrains non constructibles Accroître l’offre de PLAI Développer des dispositifs spécifiques Favoriser la restructuration des établissements d’hébergement existants 9 – Déterminer une instance de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes : • Parcours des jeunes de plus en plus chaotiques aggravés par la précarisation de l’emploi Quatre aires d’accueil et de passage pour les gens du voyage permettent de répondre actuellement au schéma, mais deux terrains devraient disparaître • • • Améliorer les conditions de vie des familles des gens du voyage, garantir l’accès au logement Déterminer un comité de coordination de l’ensemble des acteurs visant l’amélioration de l’accompagnement des jeunes, la coordination et l’observation 10 – Améliorer l’accueil et l’insertion des gens du voyage : • Adapter l’offre en terme d’accueil pour répondre aux besoins actuels et à venir • • Remplacer les terrains susceptibles de disparaître • Poursuivre la création de logements adaptés en PLAI Prendre en compte les besoins de sédentarisation dans le PLU et aménager des terrains familiaux PILOTER, OBSERVER ET EVALUER Evolution rapide des dynamiques démographiques et liées à l’habitat Des systèmes d’observation ont été mis en place, mais la connaissance globale est encore imparfaite Elargir la connaissance des évolutions récentes et la partager avec les acteurs du logement 11 – Observer et organiser l’évaluation : • Développer le dispositif d’observation et son exploitation • Constituer un groupe de travail permanent en charge de l’habitat qui examine les résultats de l’observation • Partager les informations et communiquer Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 100 2 - SCENARIO D’EVOLUTION 2.1 Scénario d’évolution : maintien de la dynamique démographique et accroissement de l’effort sur le logement social Basés sur les constats réalisés dans le cadre du diagnostic, les éléments fournis par l’Etat (P.A.C.) ainsi que les débats organisés lors de la journée habitat (4 décembre 2008), des orientations et des scénarii d’évolution ont été formulés pour l’avenir. Il s’agit de définir les orientations générales de la politique future de l’habitat. Deux scénarii plus ou moins ambitieux, mais réalistes, ont été proposés. C’est un scénario de maintien de la dynamique démographique et d’accroissement de l’effort sur le logement social qui a été retenu. Il suppose : - Un développement démographique presque aussi important qu’entre 1999 et 2008 : 0,83% par an entre 2008 et 2016 contre 0,93%, soit une croissance de près de 9 300 habitants sur la CAP. - Un ralentissement de la baisse de la taille moyenne des ménages, possible grâce au maintien de ménages avec enfants sur le territoire. - Une réduction du taux de vacance et de résidences secondaires, encouragée par des actions sur le bâti existant. - Une légère croissance du poids global du locatif social et surtout une recherche de rééquilibrage de l’offre entre les communes et les quartiers. « Dynamique maintenue et accroissement de l’effort sur le logement social » CAP Poitiers CAP hors Poitiers 1999-08 2008-16 1999-08 2008-16 1999-08 2008-16 Taux d’évolution annuel de la population 0,93% 0,83% 0,89% 0,74% 1,02% 1,00% Variation de la population 10 921 9 290 6 912 5 490 4 009 3 800 Desserrement -0,77% -0,39% -0,67% -0,25% -1,02% -0,77% « Dynamique maintenue et accroissement de l’effort sur le logement social » 2008 2016 2008 2016 2008 2016 Population municipale 136 262 145 550 90 360 95 850 45 902 49 700 Taille moyenne des ménages 1,89 1,84 1,74 1,71 2,26 2,12 Taux de vacance et de résidences secondaires 7,2% 6,6% 7,6% 6,9% 6,3% 6,0% Taux de locatif social 19,6% 20,7% 24,1% 24,3% 8,5% 12,5% CAP Poitiers CAP hors Poitiers Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 101 Scénario 2010-2015 (inclus) (nombre de logements par an) CAP Poitiers CAP hors Poitiers CONSTRUCTION NEUVE A PRODUIRE 1 007 553 454 Dont parc locatif social 277 146 131 327 172 155 En neuf 277 146 131 En acquisition amélioration 50 26 24 PARC LOCATIF SOCIAL A PRODUIRE (dont remplacement des démolitions) Il implique en matière de construction de logements, la production : - totale de l’ordre de 1 000 logements par an (dont 30% pour le desserrement et 60% pour la population nouvelle) dont 550 à Poitiers et 450 dans les autres communes, - de l’ordre de 330 logements locatifs sociaux sur la CAP. Ce rythme de production devrait permettre une croissance du taux du parc social qui passerait de 19,6% en 2008 à 20,7% en 2016. L’effort est marqué en particulier dans les communes périphériques : 160 logements à produire par an. Pour Poitiers c’est 170 logements par an qu’il conviendrait de réaliser. Il s’agit d’une programmation moyenne sur les six années, mais compte tenu de la situation actuelle du marché immobilier, ces orientations qui constituent des moyennes pour la période à venir seront mises en œuvre de manière progressive. En effet, il est très probable que dans les deux prochaines années, les objectifs ne soient pas atteints et qu’un rattrapage s’opère par la suite. La prise en compte de la qualité pour une meilleure adéquation entre les besoins des habitants actuels et futurs et l’offre est une nécessité absolue. Un point d’étape tous les 2 ans et un bilan au bout de 3 années permettront de vérifier dans quelle mesure les objectifs seront atteints et s’ils doivent être réexaminés. 2.2 Répartition territorialisée de la production de logements Afin d’établir une répartition territorialisée de la construction, les communes ayant des profils comparables sont regroupées en fonction de leurs principales particularités : - Poids démographique, - Caractère plus ou moins contraint des territoires communaux, - Niveau d’équipements, de commerces et de services, - Caractéristiques du parc, notamment locatif social, et de la demande en logement, prix des terrains à bâtir et évolution, - Possibilités de construire, réserves foncières et opérations groupées d’habitat en projet, - Niveau de ressources des habitants. Au total, en plus de la ville centre, trois groupes de communes aux caractéristiques propres ont été déterminés : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 102 Taux évol / an de la population 1999-2006 Nombre de log HLM 2007 (EPLS) Taux de HLM 2007 / résid principales 2007 Taux de log HLM collectif (EPLS) Revenu médian par ménage 2005 CAP Population municipale légale 2006 (INSEE) Poitiers 88 776 0,89% 11 656 24,1% 89% 19 120 + Pôle Chasseneuil du Poitou 4 425 2,03% 350 15,4% 96% 25 959 ++ Pôle complet groupé Pôle complet groupé (INSEE) Territoire contraint12 Services de proximité (dynamique des territoires CAP) (DGI, INSEE) Buxerolles 9 478 1,09% 607 12,9% 81% 27 813 + Migné Auxances 5 954 0,36% 193 8,3% 15% 30 711 + Pôle incomplet éclaté Saint Benoît 6 859 -0,31% 229 7,2% 77% 31 011 + Pôle incomplet groupé Vouneuil sous Biard 4 632 1,67% 73 4,1% 0% 34 084 0 Pôle complet groupé Fontaine le Comte 3 370 1,14% 81 6,1% 27% 35 806 + Pôle complet groupé Montamisé 2 961 1,79% 33 2,9% 36% 36 993 0 Pôle complet groupé Mignaloux Beauvoir 3 823 1,94% 65 4,0% 15% 37 016 + Pôle complet groupé Biard 1 549 0,45% 31 5,3% 0% 30 057 ++ Pôle incomplet éclaté Béruges 1 250 1,80% 4 0,8% 0% 34 311 ++ Pôle incomplet groupé Croutelle 678 0,63% 4 1,5% 100% 30 610 ++ Pôle incomplet groupé Groupes Communes Caractéristiques Poitiers Poitiers Groupe 1 Chasseneuil du Poitou, Buxerolles, Migné Auxances, Saint Benoît Groupe 2 Vouneuil sous Biard, Fontaine le Comte, Montamisé, Mignaloux Beauvoir Groupe 3 Biard, Béruges, Croutelle Ville centre Communes à poids de population élevé Présence d’un parc locatif social qui est le plus souvent collectif Faible niveau de ressources des populations Communes à fort développement démographique Peu de parc locatif social individuel Populations aux ressources relativement élevées Forte activité de construction Territoires peu à moyennement contraints Niveau d’équipement en services de proximité complet Communes à plus faible poids de population Territoires très contraints Très peu de parc locatif social Niveau d’équipement en services de proximité incomplet 2.2.1 Répartition de la production globale de logements La répartition de la production de logements par groupe de communes puis par commune, tient compte notamment de leurs potentialités, de leur poids démographique, de leurs contraintes, de leurs projets de construction, de leurs niveaux d’équipement. 12 Les éléments contraignants le développement de l’habitat sont principalement liés selon les communes à la présence d’espaces naturels (zones inondables, vallées…), aux infrastructures liées aux transports (emprises autoroutes, voies ferrés…), à des petites superficies de territoire ou encore à des emprises dédiées à l’activité importantes (Futuroscope…). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 103 Répartition de la production globale de logements par groupe de communes : Population municipale légale 2006 (INSEE) Groupes Nombre de logements commencés / an (Sitadel) 1998-2003 Nombre de logements commencés / an (Sitadel) 2004-2007 Proposition de répartition de la production de logements 2010-2015 Nb de log à produire / an 2010-2015 Poitiers 88 776 100% 408 100% 821 100% 100% 553 Groupe 1 26 716 59% 175 51% 312 54% 52% 236 Groupe 2 14 786 33% 146 43% 220 38% 40% 182 Groupe 3 3 477 8% 21 6% 42 7% 8% 36 CAP hors Poitiers 44 979 100% 342 100% 574 100% 100% 454 La proposition de répartition de la production future de logements par groupe (hors Poitiers) est la suivante : - Groupe 1 (Chasseneuil du Poitou, Buxerolles, Migné Auxances, Saint Benoît) : 52%, soit de l’ordre de 230 à 240 logements à réaliser par an, - Groupe 2 (Vouneuil sous Biard, Fontaine le Comte, Montamisé, Mignaloux Beauvoir) : 40%, soit de l’ordre de 180 à 190 logements à réaliser par an, - Groupe 3 (Biard, Béruges, Croutelle) : 8%, soit de l’ordre de 30 à 40 logements à réaliser par an. Répartition de la production globale de logements par commune au sein de chaque groupe Ces objectifs de production globale par commune s’entendent à plus ou moins 15% avec un maintien de l’objectif par groupe : Population municipale légale 2006 (INSEE) Poids de population 2006 Nb logements commencés / an 1999-2007 (Sitadel) Proposition de répartition de la production de logements 2010-2015 CAP Poitiers 133 755 / 1 000 / 88 776 / 566 / Chasseneuil du Poitou Buxerolles 4 425 9 478 16,6% 35,5% 47 105 22% 33% Migné Auxances 5 954 22,3% 33 22% Saint Benoît 6 859 25,7% 34 23% GROUPE 1 26 716 100% 219 100% Vouneuil sous Biard 4 632 31,3% 62 27% Fontaine le Comte 3 370 22,8% 48 24% Montamisé 2 961 20,0% 33 18% Mignaloux Beauvoir 3 823 25,9% 44 31% GROUPE 2 14 786 100% 187 100% Biard 1 549 44,5% 12 45% CAP Béruges 1 250 36,0% 13 36% Croutelle 678 19,5% 5 19% GROUPE 3 3 477 100% 30 100% CAP hors Poitiers 44 979 100% 435 / Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 104 Nombre de logements Opérations projetées à court terme (6 ans) estimé y compris diffus (1) CAP NOMBRE DE LOGEMENTS A PRODUIRE 2010-2015 : plus ou moins 15% pour chaque commune, avec un maintien de l’objectif global par groupe TOTAL PAR AN TOTAL PAR AN CAP 4 558 755 6 045 1 007 Poitiers 1 800 300 3 318 553 Chasseneuil du Poitou 185 31 321 53 Buxerolles 450 75 462 77 Migné Auxances 210 35 312 52 Saint Benoît 220 37 324 54 GROUPE 1 1 065 178 1 419 236 Vouneuil sous Biard 415 69 294 49 Fontaine le Comte 330 55 264 44 Montamisé 220 37 198 33 Mignaloux Beauvoir 420 65 336 56 GROUPE 2 1 385 226 1 092 182 16 13 Biard 150 25 96 Béruges 146 24 78 Croutelle 12 2 42 7 GROUPE 3 308 51 216 36 CAP hors Poitiers 2 758 455 2 727 454 (1) Source entretiens communes novembre 2008, mise à jour fin juin 2009 Au regard de la construction envisagée dans les opérations susceptibles d’être réalisées dans les années à venir, additionnée à la production diffuse possible, les objectifs de production annuelle sont légèrement à assez sensiblement supérieurs pour les communes du groupe 1 (sauf Buxerolles), ainsi que pour Poitiers. Cela signifie dans ce cas que des opérations complémentaires devront être recherchées. En revanche, les communes du groupe 2 ont des projets qui permettent de couvrir les besoins quantitativement. Avec la ZAC des Magnals et le lotissement des Truchons, la commune de Mignaloux Beauvoir a un potentiel de près de 1 200 logements qu’elle entend commercialiser à un rythme de l’ordre de 60 à 70 logements par an. 2.2.2 Foncier concerné par la réalisation du programme Dans l’objectif de limiter l’étalement urbain conformément aux orientations fixées, il est envisagé des superficies de terrain moins consommatrices de foncier que ce qui a été réalisé auparavant. La consommation foncière (y compris les VRD) considérée dans cette programmation est de l’ordre de : A Poitiers : . 600 m² par logement pour l’individuel pur . 300 m² par logement pour l’individuel dense . 130 m² par logement pour le collectif Dans les communes périurbaines : . 750 m² par logement pour l’individuel pur . 400 m² par logement pour l’individuel dense . 150 m² par logement pour le collectif Un coefficient multiplicateur de 1,3 a été appliqué pour que l’offre foncière soit suffisamment large pour permettre la réalisation du programme (fluidité du marché), et contribuer ainsi à tendre vers une limitation des prix. Le foncier concerné par la réalisation de ce programme est donc de l’ordre de 300 hectares dont une partie pourra être trouvée dans le tissu bâti. Il appartient déjà partiellement aux collectivités et comprend le renouvellement urbain. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 105 2.2.3 Répartition de la production locative sociale Pour la répartition de la production locative sociale par groupe de communes, puis par commune, les critères suivants sont également pris en compte : - Le programme de rénovation urbaine à Poitiers dans les quartiers de Bel Air, Trois Cités et Bellejouanne – Pierre Loti (487 logements locatifs sociaux restent à démolir et 557 à construire). - Le poids du parc locatif social existant, pour viser un rééquilibrage de l’offre entre les communes. - Le rattrapage nécessaire dans les communes qui ne répondent pas à l’article 55 de la loi SRU (Buxerolles, Migné Auxances, Saint Benoît, Vouneuil sous Biard, Mignaloux Beauvoir). - La réalisation de logements locatifs sociaux en acquisition amélioration : de l’ordre de 15% de la production. La proposition de répartition de la production locative sociale globale (neuf + acquisition amélioration) par groupe de communes, puis au sein de chaque groupe est donc la suivante : Groupes estimé) Proposition de répartition de la production locative sociale 2010-2015 Nombre de logements locatifs sociaux à produire / an 2010-2015 Tx HLM 2007 (EPLS) / RP 2007 (insee Nb logt HLM 2007 (EPLS) Poitiers 11 656 24,1% 100% 172 Groupe 1 1 379 11,1% 53% 82 Groupe 2 252 4,3% 41% 63,5 Groupe 3 39 2,9% 6% 9,5 CAP hors Poitiers 1670 8,5% 100% 155 Parc locatif social CAP Nb HLM 2007 (EPLS) Tx HLM 2007 (EPLS) / RP 2007 (INSEE estimé) Proposition de répartition de la production locative sociale par groupe 2010-2015 11 656 24,1% / Chasseneuil du Poitou 350 15,4% 16% ► Buxerolles ► Migné Auxances ► Saint Benoît 607 12,9% 34% 193 8,3% 25% 229 7,2% 25% GROUPE 1 1 379 11,1% 100% ► Vouneuil sous Biard 73 4,1% Fontaine le Comte 81 6,1% 30% 22% Montamisé 33 2,9% 17% 65 4,0% 31% GROUPE 2 252 4,3% 100% Biard Béruges Croutelle 31 5,3% 4 0,8% 4 1,5% 48% 37% 15% GROUPE 3 39 2,9% 100% 1 670 8,5% 100% POITIERS ► Mignaloux Beauvoir CAP hors Poitiers ► Communes ne répondant par à l’article 55 de la loi SRU Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 106 Production locative sociale neuve : Ainsi le tableau ci-dessous indique le nombre de logements locatifs sociaux neufs à réaliser par commune : CAP (source : communes13) NOMBRE DE LOGEMENTS LOCATIFS SOCIAUX NEUFS A PRODUIRE 2010-2015 TOTAL PAR AN TOTAL PAR AN 600 100 876 146 65 100 52 69 11 17 9 12 65 141 105 101 11 23 18 17 286 49 412 69 Fontaine le Comte Montamisé Mignaloux Beauvoir 55 75 55 290 9 13 9 48 98 70 54 104 16 12 9 17 GROUPE 2 475 79 326 54 Biard Béruges Croutelle 24 23 0 4 4 0 23 18 8 4 3 1 GROUPE 3 47 8 49 8 808 136 787 131 POITIERS Chasseneuil du Poitou ► Buxerolles ► Migné Auxances ► Saint Benoît GROUPE 1 ► Vouneuil sous Biard ► Nombre de logements projetés à court terme 2010-2015 CAP hors Poitiers Le taux de production locative sociale moyen au sein de la production globale 2010-2015 est de 29% pour les communes hors Poitiers. Il est considéré : - un taux égal ou supérieur à 30,5% pour les communes ne répondant pas aux obligations de l’article 55 de la loi SRU (marquées d’un ► ) et un taux inférieur pour les autres. - avec un taux minimum de 20% dans les groupes 1 et 2, et compris entre 19% et 24% pour les communes du groupe 3 où le niveau d’équipement notamment est moins complet. Les opérations aujourd’hui projetées dans les communes qui ne répondent pas aux critères de l’article 55 de la loi SRU, représentent un réel effort en matière de production locative sociale. Toutefois, sauf pour la commune de Mignaloux Beauvoir, les projets ne sont pas encore suffisants pour remplir les objectifs envisagés ici. 13 Source : entretiens en commune réalisés en octobre et novembre 2008, mise à jour fin juin 2009 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 107 Production locative sociale en acquisition amélioration : CAP NOMBRE DE LOGEMENTS LOCATIFS SOCIAUX A PRODUIRE EN ACQUISITION AMELIORATION 2010-15 TOTAL PAR AN 156 26 12 24 18 24 2 4 3 4 78 13 Fontaine le Comte Montamisé Mignaloux Beauvoir 17 12 9 18 3 2 1,5 3 GROUPE 2 56 9,5 Biard Béruges Croutelle 5 4 1 0,8 0,5 0,2 10 1,5 144 24 POITIERS Chasseneuil du Poitou ► Buxerolles ► Migné Auxances ► Saint Benoît GROUPE 1 ► Vouneuil sous Biard ► GROUPE 3 CAP hors Poitiers Parc locatif social à terme : (au 1 janvier) Variation du taux de locatifs sociaux entre 2007 et 2016 estimé (au 1er janvier) 24,3% +0,2 point Chasseneuil du Poitou 17,1% +1,7 points ► Buxerolles ► Migné Auxances ► Saint Benoît 15,6% +2,7 points 12,8% +4,5 points 11% +3,8 points GROUPE 1 14,2% +3,2 points ► Vouneuil sous Biard 9,9% +5,9 points Fontaine le Comte 10,8% +4,7 points Montamisé 7,8% +4,9 points 10,9% +6,9 points GROUPE 2 10,0% +5,7 points Biard 9,0% +3,6 points Béruges 5,0% +4,2 points Croutelle 4,4% +3,1 points GROUPE 3 6,7% +3,7 points 12,4% +3,9 points Parc locatif social CAP Taux HLM 2016 / résidences principales 2016 estimé er POITIERS ► Mignaloux Beauvoir CAP hors Poitiers Dans ce cadre, toutes les communes observent un accroissement de leur taux de logements locatifs sociaux d’au minimum 1,7 points entre 2007 et 2016. Ainsi au total, les communes du groupe 1 affichent un taux de locatif social en 2016 compris entre 11% et 17,1%, celles du groupe 2 de 7,8% à 10,9% et de 4,4% à 9,0% pour celles du groupe 3. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 108 Comparaison avec le décompte de la loi SRU : Parc locatif social des communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU n’atteignant pas 20% Source : Décompte SRU DDE Nombre de locatifs sociaux 01/01/07 (EPLS) Nombre de locatifs sociaux 01/01/07 (SRU) Taux de locatifs sociaux (RP 2007 estimées SRU) Nombre de logements locatifs sociaux nécessaire pour atteindre 20% (SRU) Nombre de logements manquant au 01/01/2007 (SRU) Buxerolles 607 841 17,8% 944 103 Migné-Auxances 193 240 10,1% 475 235 Saint-Benoît 229 345 10,5% 655 310 Mignaloux-Beauvoir 65 126 8,0% 330 204 Vouneuil sous Biard 73 74 4% 392 318 Le décompte du nombre de logements locatifs sociaux selon l’EPLS (enquête sur le parc locatif social) et selon l’article 55 de la loi SRU n’est pas identique. La différence est même très importante er pour quatre communes sur les cinq qui n’atteignent pas 20% au 1 janvier 2007. L’inventaire selon la loi SRU intègre notamment, en plus des logements des bailleurs sociaux, les logements privés conventionnés, des logements en hébergement collectif (pour personnes âgées, personnes handicapées, jeunes travailleurs, résidences sociales…). La prise en compte du décompte SRU impliquerait, si le programme était réalisé en l’état, un rattrapage pour la commune de Buxerolles qui atteindrait le seuil des 20% de logements locatifs sociaux et un rapprochement pour les autres. Communes assujetties à l’article 55 de la loi SRU n’atteignant pas 20% au 01/01/2007 Source : DDE Taux de locatifs sociaux estimé 1er janvier 2016 selon le décompte SRU Buxerolles 20,5% Migné-Auxances 14,6% Saint-Benoît 15,0% Mignaloux-Beauvoir 14,9% Vouneuil sous Biard 9,7% 2.3 Répartition de la production de logements par statut d’occupation, mode de construction, typologie La répartition de la production future par statut d’occupation, par mode de construction et par typologie est donnée à titre indicatif. Il s’agit d’un objectif vers quoi il serait profitable de tendre pour répondre aux orientations définies : - Favoriser le développement de l’accession sociale à la propriété pour les primo accédants. - Accroître la production locative sociale. - Contribuer à une diversité des produits logements dans toutes les communes et quartiers. - Diversifier la taille des logements en favorisant le logement familial à Poitiers, et le logement de petite taille dans les autres communes pour répondre aux besoins de la décohabitation. - Limiter l’étalement urbain : favoriser les formes d’habitat denses (regroupées ici sous l’appellation individuel groupé et collectif qui comprennent notamment les maisons de ville, le semi collectif, le collectif…) et le renouvellement urbain dans les centres villes par une réutilisation et un réaménagement de l’espace. - Favoriser le développement de l’habitat durable notamment par la réduction de la consommation énergétique dans les bâtiments existants et les bâtiments neufs. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 109 Répartition par statut d’occupation CAP 1990-1999 (Insee) Statut d’occupation Orientations 2010-2015 Répartition Répartition Nombre logements / an Accession à la propriété 24% 42% 423 Locatif privé 53% 30% 302 Locatif public 22% 28% 282 Total 100% 100% 1 007 POITIERS 1990-1999 (Insee) Statut d’occupation CAP HORS POITIERS 1990-1999 (Insee) Orientations 2010-2015 Orientations 2010-2015 Répartition Répartition Nombre logements / an Répartition Répartition Nombre logements / an 10% 37% 202 40% 47% 213 100 Accession à la propriété Locatif privé 67% 37% 205 39% 22% Locatif public 23% 26% 146 21% 31% 141 Total 100% 100% 553 100% 100% 454 Répartition par mode de construction CAP Mode de construction Orientations 2010-2015 1998-2009 (DRE) Répartition Répartition Nombre logements / an Individuel pur 30% 20% 201 Individuel groupé 25% 36% 363 Collectif 44% 44% 443 Total 100% 100% 1 007 POITIERS Mode de construction 1998-2009 (DRE) Répartition CAP HORS POITIERS Orientations 2010-2015 Répartition 1998-2009 (DRE) Orientations 2010-2015 Nombre logements / an Répartition Répartition Nombre logements / an Individuel pur 9% 5% 22 58% 40% 182 Individuel groupé 23% 32% 177 28% 40% 182 Collectif 68% 64% 354 14% 20% 90 Total 100% 100% 553 100% 100% 454 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 110 Répartition par typologie CAP Typologie 1990-1999 (INSEE) Orientations 2010-2015 Répartition Répartition Nombre logements / an T1 – T2 54% 25% 249 T3 16% 25% 254 T4 13% 28% 281 T5 et plus 17% 22% 223 Total 100% 100% 1 007 POITIERS Typologie 1990-1999 (INSEE) CAP HORS POITIERS Orientations 2010-2015 1990-1999 (INSEE) Orientations 2010-2015 Répartition Répartition Nombre logements / an Répartition Répartition Nombre logements / an T1 – T2 71% 30% 166 35% 18% 82 T3 15% 27% 149 18% 23% 104 T4 8% 27% 149 18% 29% 132 T5 et plus 6% 16% 89 29% 30% 136 Total 100% 100% 553 100% 100% 454 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 111 PROGRAMME D’ACTIONS Quatre grandes orientations et onze actions : A partir des éléments du diagnostic, quatre grandes orientations ont été définies et ont permis d’élaborer onze fiches actions. La gouvernance du PLH fédère ces quatre grandes orientations : A. Diversifier l’offre de logements B. Valoriser le parc privé existant C. Maîtriser la mixité sociale sur l’ensemble des communes D. Elargir la réponse aux ménages à besoins spécifiques Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 112 PILOTER LE PLH Actions Orientations Action 1 : Maintenir un rythme de production de logements neufs suffisant et régulier, comprenant une offre diversifiée incluant l’accession sociale à la propriété Action 2 : Mettre en œuvre une politique foncière Action 3 : Mettre en place une action publique visant la requalification du parc privé, la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique Action 4 : Accroître la production de logements locatifs sociaux et très sociaux dans le parc public et privé Action 5 Améliorer l’attractivité du parc locatif social public Action 6 : Renforcer la diversité sociale dans le parc locatif public Action 7 : Développer l’offre de logements adaptés et améliorer les conditions du maintien à domicile des personnes âgées et des personnes en situation de handicap Action 8 : Accroître l’offre de logements adaptés personnes défavorisées et recourir à dispositifs spécifiques Action 9 : Déterminer une instance de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes Action 10 : Améliorer l’accueil et l’insertion des gens du voyage Action 11 : Observer et organiser l’évaluation A. Diversifier l’offre de logements B. Valoriser le parc privé existant C. Maîtriser la mixité sociale sur l’ensemble des communes D. Elargir la réponse aux ménages à besoins spécifiques - Diversifier l’offre de logements - Valoriser le parc privé existant - Maîtriser la mixité sociale sur l’ensemble des communes - Elargir la réponse aux ménages à besoins spécifiques aux des Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 113 A - DIVERSIFIER L’OFFRE DE LOGEMENTS Maintenir les ménages actifs sur le territoire et tendre vers un rééquilibrage de l’offre de logements dans les communes et les quartiers Action 1 : Maintenir un rythme de production neuve suffisant et régulier comprenant une offre diversifiée incluant l’accession sociale à la propriété Constat : dynamisme économique et démographique important. Rythme de production de logements neufs très erratique. Forte production récente de produits défiscalisés. Eloignement de la CAP des accédants à ressources modestes. Spécialisation spatiale des parcs de logements. La location accession (PSLA) commence à se développer (6 communes ont des projets). Objectifs : retenir les actifs sur le territoire de la CAP, permettre aux familles d’habiter la ville de Poitiers et répondre aux besoins de la décohabitation dans les autres communes. Tendre vers un rééquilibrage spatial de l’offre de logements facilitant les parcours résidentiels. Actions : 1 – Développer la connaissance, le dialogue et l’anticipation afin de maintenir un rythme régulier de production de logements neufs • Peser sur la mise en œuvre des opérations de logements en développant la connaissance précoce des opérations envisagées, en dialoguant avec les promoteurs sur le contenu et le rythme de commercialisation et en régulant au travers des opérations d’initiative publique. La négociation avec les opérateurs, qui sont le plus souvent à l’écoute des communes, permet d’orienter la nature de la programmation des opérations (statut d’occupation, typologie, coût de sortie…). Il s’agit de maintenir un rythme régulier de production selon l’objectif de développement déterminé dans le scénario qui est de l’ordre de 1 000 logements à produire par an de 2009 à 2016, dont 550 à Poitiers et 450 dans les autres communes. Pour rappel, la répartition moyenne par commune, qui peut être mise en œuvre de manière progressive est la suivante : Répartition par commune du programme de construction 2010-2015 (en nombre de logements par an) Chasseneuil du Poitou 53 Vouneuil sous Biard 49 Buxerolles 77 Fontaine le Comte Migné Auxances 52 Montamisé 54 Mignaloux Beauvoir 56 CAP 1007 Poitiers 553 CAP hors Poitiers 454 Saint Benoît Biard 16 44 Béruges 13 33 Croutelle 7 2 – Contribuer à une diversité des produits logements dans toutes les communes et dans les quartiers • Imposer dans les opérations d’habitat publiques ou privées des produits qui permettent une mixité sociale et une mixité intergénérationnelle : accession à la propriété sociale / lots libres / locatif, locatif privé / locatif public, logements adaptés ou adaptables / logements classiques, éco construction... La maîtrise de tout ou partie du foncier permet de négocier avec les opérateurs la programmation sur la base d’un cahier des charges. • Analyser l’impact et contrôler le dispositif Scellier. Un suivi des opérations réalisées et un contrôle au niveau des projets et des permis de construire doivent permettre de ne pas aboutir Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 114 à une production de logements en grande quantité ne correspondant pas aux besoins du marché, comme cela s’est produit avec les financements de Robien notamment. • Renforcer les partenariats : opérateurs publics / opérateurs privés, opérateurs / collectivités. Les échanges entre les différents partenaires doivent favoriser la mixité des opérations et de gagner en efficacité. • Diversifier la taille des logements : - Accroître l’offre en logements familiaux à Poitiers : viser dans la production neuve future la réalisation de 40% à 50% de T4 et plus entre 2009 et 2016. - Répondre aux besoins en décohabitation dans les communes hors Poitiers : viser de l’ordre d’un tiers de logements de petite taille dans la production future. 3 - Favoriser le développement de l’accession sociale à la propriété pour les primo accédants • Favoriser le développement des nouveaux produits destinés à l’accession sociale : Pass Foncier, majoration du Prêt à Taux Zéro. Etablir un cadre réglementaire commun permettant de maitriser les critères d’attribution de la subvention octroyée par la collectivité pour le Pass Foncier. Le pass foncier combine un ensemble d’aides financières et un dispositif de sécurisation qui en font un outil potentiel très efficace de soutien à la primo accession dans les conditions de plafonnement des ressources et du prix de vente du PSLA. Il est nécessaire de rappeler que son enclenchement dépend de l’aide d’une ou plusieurs collectivités d’un montant variable suivant la taille du ménage (3 000€ à 4 000 €). La collectivité peut donc fixer, dans le cadre légal, les conditions de son soutien. Il est proposé que les communes et la CAP, d’un commun accord, conditionnent leur aide aux projets : - dont la durée totale d’emprunt reste raisonnable (30 ans au lieu du maximum de 40 ans par exemple), - situés dans des opérations à initiatives publiques (ZAC, lotissements communaux…) ou dans des secteurs qui sont considérés comme adaptés dans le PLU (art 123.2 alinéa b du code de l’urbanisme) qui est en cours de révision. La charge sera partagée par moitié entre la CAP et la commune d’accueil. L’intervention de la CAP est conditionnée à l’accord et au financement de la commune d’accueil. Au titre du plan de relance, l’Etat apporte une aide aux collectivités qui financent le Pass foncier en 2009 et éventuellement en 2010. Sur la base d’une cinquantaine de logements par an, le financement à prévoir pour la CAP est de l’ordre de : . 50 000 € la première année (2 000 € x 50 / an dont la moitié à la charge de la CAP), si l’aide de l’Etat est reconduite en 2010, . 90 000 € par an (3 500 € en moyenne x 50 / an dont la moitié à la charge de la CAP) les cinq années suivantes. • Etablir avec les bailleurs sociaux un plan de ventes prudent et sécurisé de logements locatifs sociaux aux locataires. C’est une possibilité pour les occupants du parc locatif social d’accéder à la propriété à coût modéré. Toutefois, il convient d’être prudent afin de ne pas plonger des ménages à ressources très modestes dans des difficultés financières liées, par exemple à la nécessité d’engager des travaux d’amélioration. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 115 Maîtrise d’ouvrage : Possibilités de financement : Estimation du coût pour la CAP : Partenariat : Calendrier : - CAP, communes, bailleurs sociaux - Etat : Pass Foncier : Prise en charge sur l‘année 2010 d’une partie de l’apport des collectivités - Pass Foncier : 500 000 € sur la durée du PLH, soit 50 000 € pour la 1ère année et 90 000 € par an pour les années suivantes - Promoteurs, constructeurs, Services de l’Etat, communes, Conseil Général, CILV, établissements financiers, bailleurs sociaux - Définition du cadre réglementant la subvention pour le Pass Foncier : applicable dès 2010. Production de logements : mise en œuvre progressive Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 116 A - DIVERSIFIER L’OFFRE DE LOGEMENTS Organiser et réguler le développement dans l’espace et le temps Action 2 : Mettre en œuvre une politique foncière Constat : peu de maîtrise foncière de la part des communes (environ 65 hectares de réserves destinées à l’habitat, dont plus de la moitié à Poitiers). A Poitiers, les acquisitions ne se font plus par anticipation mais selon les projets. Fort accroissement des prix du foncier. Acquisitions à la demande des communes et des bailleurs sociaux effectuées par la CAP bénéficiaire du Droit de Préemption Urbain. Phénomène d’étalement urbain. Le PLU intercommunal est en cours de révision. Des ZAC destinées au développement de l’habitat sont en cours ou en projet14 à Fontaine le Comte, Mignaloux Beauvoir, Poitiers et Saint Benoît. Objectifs : préparer les projets d’habitat à moyen et long terme. Limiter la consommation foncière. Peser sur les prix du marché. Réguler la production de logements. Actions : Le foncier concerné par la réalisation du programme de logements neufs serait de l’ordre de 300 hectares sur le territoire de la CAP sur les 6 années, dont 100 hectares à Poitiers et 200 hectares dans les autres communes. Une part est déjà maîtrisée par les collectivités et les acteurs de la construction, notamment pour des opérations déjà en cours ou programmées. Il est nécessaire de poursuivre les acquisitions, soit en saisissant des opportunités, soit de façon programmée pour constituer des réserves permettant entre autre de répondre aux objectifs du PLH. Cette action doit s’inscrire dans la stratégie plus globale des collectivités en matière de politique foncière et préparer aussi la période qui suivra le PLH en cours. 1 - Mettre en œuvre un programme d’acquisitions foncières et s’appuyer sur l’EPF • Etablir une programmation communautaire sur la base des priorités établies par les communes pour assurer une cohérence au sein du territoire et en complémentarité à l’EPF. • Faire appel à l’Etablissement Public Foncier (EPF d’Etat, créé le 30 juin 2008) pour qu’il réalise les acquisitions foncières et assure le portage du foncier pour la collectivité, si de nouveaux secteurs d’envergure sont nécessaires. • Développer une politique locale pour l’achat des parcelles de petite taille et de bâtiments pour la réalisation de programmes de logements locatifs sociaux s’appuyant sur la création d’un fonds d’intervention communautaire. Ce fonds d’intervention communautaire aurait pour objectif de faciliter les réalisations ponctuelles de logements sociaux suivant les opportunités repérées et achetées par les communes. Il financerait le coût du portage du foncier ou du bâti sur environ 1 an. Sur la base d’acquisitions localisées sur l’ensemble du territoire d’un coût moyen de 70 000 € l’engagement de la CAP correspondant au financement du portage serait de 35 000 € par an (5%). Ces terrains ou immeubles pourraient être mobilisés au travers du Droit de Préemption Urbain communautaire. Cette intervention complète celle du Conseil Régional qui aide au portage foncier pour les montages financiers faisant appel à la Caisse des Dépôts et ne concerne que les opérations strictement sociales. 14 ZAC en cours ou en projet destinées à l’habitat : ZAC des Nesdes de Beaulieu à Fontaine le Comte, ZAC des Magnals à Mignaloux Beauvoir, ZAC de Saint Eloi, ZAC du Pâtis, ZAC de la Mérigotte à Poitiers, ZAC de la Gibauderie et ZAC des Longjoies à Saint Benoît. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 117 2 - Accroître la part des opérations d’aménagement éventuellement à maîtrise d’ouvrage communautaire • d’initiative publique, S’appuyer sur la politique foncière pour mettre en œuvre des opérations d’habitat d’initiative publique qui permettent de contribuer à la régulation du rythme de construction, à celle des prix du marché et à la définition du contenu des opérations. 3 - Optimiser la localisation de l’habitat : • S’appuyer sur les zones U déjà urbanisées en priorité puis à urbaniser AU déterminées dans le PLU intercommunal. Il s’agit de se recentrer sur des zones dans le tissu urbain existant et d’établir une stratégie de phasage de l’ouverture des zones à urbaniser. • Rechercher les potentialités résiduelles des espaces bâtis pour densifier les zones urbanisées : secteurs contenant des grandes parcelles. Cela concerne la ville de Poitiers où les parcelles des pavillons sur sous sol sont relativement grandes, mais peut également intéresser d’autres communes. • Favoriser le renouvellement urbain par des transformations d’usage partielles ou totales d’espaces qui peuvent ainsi faire l’objet de réaménagement. Cela permet de prendre en compte l’évolution des besoins et de limiter le recours souvent systématique aux espaces naturels et agricoles pour développer l’habitat. • Utiliser largement les outils potentiel tels que : - le Droit de Préemption Urbain dont est bénéficiaire la CAP : accroître son utilisation. - l’article 123-2 (alinéas b et d) du code de l’urbanisme qui permet, dans le respect des objectifs de mixité sociale, de réserver des emplacements dans le PLU pour des programmes de logements et de fixer un pourcentage de logements locatifs sociaux dans des secteurs délimités (comme l’envisagent pour certaines opérations des communes telles que Buxerolles, Fontaine le Comte, Mignaloux Beauvoir, Poitiers et Saint Benoît). Prendre en compte la programmation locative sociale par commune qui fixe de 19% à 38% le poids de la production locative sociale neuve selon les communes. 4 - Sensibiliser à des formes urbaines mieux adaptées aux contraintes actuelles • Développer des formes urbaines et architecturales moins consommatrices d’espace, qui répondent aux besoins des ménages dans un esprit d’habitat durable (qualité des matériaux, performance énergétique, bonne intégration à l’environnement). • Etudier les possibilités de densifier des bâtiments locatifs sociaux existants en ajoutant 1 ou 2 étages supplémentaires. Lorsque les immeubles (techniquement et en matière de coûts) s’y prêtent, notamment dans les R+4, installer des ascenseurs qui permettraient également de reconquérir les logements de grande taille qui tendent à être vacants dans les étages supérieurs. • Réaliser une ou des opérations témoins. Au sein d’une Région dont l’excellence environnementale constitue une priorité, une commune peut prendre l’initiative de réaliser une opération performante de démonstration, en lien avec un opérateur social ou privé déjà engagé dans la démarche. Une communication et une large information pourront être produites sur ce thème à destination des responsables locaux des autres communes, des partenaires et des particuliers (visites, presse salon de l’habitat…). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 118 Maîtrise d’ouvrage : - CAP, communes Estimation du coût pour la CAP : - Fonds d’intervention communautaire : engagement de 35 000 € par an pour les acquisitions foncières et bâties, soit un coût total de 210 000 € sur la durée du PLH. Possibilités de financement : - Conseil Régional : La région prend en charge (jusqu’à 8 ans) les intérêts des emprunts octroyés par la CDC pour le financement d’acquisitions foncières et immobilières destinées à la réalisation de logements sociaux (au moins 50%) - Communes, EPF, Conseil Général, Conseil Régional, constructeurs, promoteurs, bailleurs sociaux, ADEME - Dès 2010 Partenariat : Calendrier : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 119 B - VALORISER LE PARC PRIVE EXISTANT Améliorer la qualité du parc locatif privé existant Action 3 : Mettre en œuvre une action publique visant la requalification du parc privé, la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique Constat : allongement des délais de location et de transaction dans le parc privé. Malgré l’OPAH communautaire terminée en juillet 2008 (370 logements réhabilités mais avec pratiquement aucune sortie d’insalubrité), présence de logements sans confort, à faibles performances énergétiques, voire indécents à indignes. Importante augmentation des dépenses du FSL en matière d’impayés d’énergie. Action engagée par la ville de Poitiers et l’Etat pour lutter contre le logement indigne. Objectifs : Améliorer la qualité du parc de logements privés existants et tendre vers une diminution des coûts énergétiques pour le rendre plus conforme aux attentes des ménages. Actions : 1 – Mettre en œuvre un dispositif public en faveur de l’amélioration de l’habitat en lien avec l’ANAH A. Activer et étendre le dispositif de lutte contre l’habitat indigne à l’ensemble des communes Un objectif de 10 logements par an pourrait constituer un point de départ, il pourrait évoluer en fonction de la montée en charge du dispositif. Des secteurs ont, d’ores et déjà, été identifiés pour parvenir à cet objectif. Parallèlement à un dispositif spécifique couvrant la CAP, deux pistes peuvent être développées pour y parvenir : Mettre en œuvre une cellule « habitat indigne » : dispositif d’enregistrement, de repérage et de signalement, de suivi régulier des cas repérés, de coordination et de mobilisation des acteurs, de prise en compte de la problématique des occupants… Ce dispositif pourrait être l’instance départementale qui est envisagée dans le cadre du PDALPD. Par ailleurs, il pourrait être aussi pertinent de mettre en place une MOUS habitat insalubre. Mettre en place un Périmètre de Restauration Immobilière (PRI) dans le centre ville de Poitiers, où certains secteurs comme la rue Sainte Catherine, Pont Neuf… conservent du bâti ancien en mauvais état. Le PRI est une procédure d’aménagement qui vise à résorber l’habitat vacant et insalubre. C’est un outil incitatif et coercitif, les propriétaires devant exécuter les travaux de remise en état des immeubles déclarés d’utilité publique. Une démarche visant l’éradication des logements insalubres est amorcée avec le Préfet. En fonction des résultats obtenus, il sera envisageable par la suite d’étudier la possibilité de mettre en œuvre des actions dans le cadre du Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD, loi MLLE) dédié à des quartiers dans lesquels existe notamment « une concentration élevée d’habitat indigne et une situation économique et sociale des habitants particulièrement difficile ». Pour ces actions, l’intervention de la CAP serait de l’ordre de 100 000 € par an, soit 600 000 € sur la période du PLH Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 120 B. Soutenir le retour de logements déstructurés en logements familiaux à Poitiers afin de favoriser le maintien des familles avec enfants sur la ville. L’intervention de la CAP pourrait être de 1 500 € par logement reconstitué de plus de 60 m², sous réserve que l’intervention soit plafonnée à 50% du coût de l’opération et que le bail conclu par le propriétaire soit au maximum du plafond « Scellier social », soit 9,85 € / m². Sur la base de 30 logements par an, le coût serait de 45 000 € par an. 2 – Informer sur les aides portant sur les travaux d’économie d’énergie et la lutte contre la précarité énergétique • Informer sur les aides portant sur les travaux d’économie d’énergie. Différents dispositifs d’aides sont actuellement proposés par l’Etat aux particuliers, dont l’éco prêt à 15 taux zéro d’un montant maximal de 30 000 € qui permet de financer des travaux lourds entraînant une diminution sensible de la consommation énergétique, le crédit d’impôt en faveur du développement durable qui porte sur les équipements les plus performants au plan énergétique et sur les équipements utilisant les énergies renouvelables, le taux de crédit d’impôt variant de 25% à 50%. La Région Poitou-Charentes apporte également des aides notamment aux particuliers sous conditions de ressources visant la maîtrise des consommations d’énergie et le développement des énergies renouvelables notamment pour des opérations d’investissement dans des équipements. Cette information à destination principalement des particuliers et des communes peut être envisagée dans le cadre du plan de communication lié à la mise en œuvre de la politique de l’habitat (action n°10). Il s’agirait de s’appuyer sur les centres d’informations existants tel que l’ADIL 86. • Par ailleurs, la CAP conduit une étude sur l’efficacité énergétique du patrimoine ancien visant à élaborer des fiches conseils destinées aux propriétaires. Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : - CAP, éventuellement instance départementale pour la cellule « habitat indigne » - Périmètre de Restauration Immobilière : à définir Lutte contre l’Habitat indigne : 100 000 € par an, soit un coût de 600 000 € sur la durée du PLH, à étudier avec l’Etat et le Conseil Général Logements familiaux : 45 000 € par an Information : en interne - Possibilités de financement : - Mission PALD, Etat (DDE, DDASS, Préfecture), Conseil Général, travailleurs sociaux, CAF, MSA, CCAS, fournisseurs d’énergie, ADIL 86, UDAF, ADAPGV, Vienne Habitat, bailleurs sociaux, CILV, ADIL, professionnels du bâtiment - Périmètre de Restauration Immobilière : 2010 Cellule « habitat indigne » : en cohérence avec le dispositif préconisé par le PDALPD Partenariat : Calendrier : 15 Loi de finances pour 2009. L’Eco Prêt à taux zéro est destiné aux résidences principales achevées avant 1990. Il est cumulable avec les aides de l’ANAH et des collectivités territoriales. Il est cumulable avec le crédit d’impôt développement durable jusqu’en 2010 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 121 C – MAITRISER LA MIXITE SOCIALE SUR L’ENSEMBLE DES COMMUNES Développer l’offre de logements à caractère social Action 4 : Accroître la production de logements locatifs sociaux et très sociaux dans le parc public et privé Constat : huit ménages sur dix sont éligibles au parc social, 22% des couples et des familles au PLA d’Intégration. En raison de problèmes financiers, de santé ou de comportement, certains ménages éprouvent des difficultés pour trouver un logement adapté à leurs besoins. Faible production de logements à très faible loyer : 27 PLAI et conventionnés Très Sociaux ont été réalisés par an à Poitiers et seulement 3 dans les autres communes, ces 6 dernières années. Alors que de nombreux logements livrés récemment (notamment produits défiscalisés) sont en inadéquation avec les ressources des ménages. Buxerolles, Migné Auxances, Mignaloux Beauvoir, Saint Benoît et Vouneuil sous Biard, assujetties à l’article 55 de la loi SRU, ne disposent pas de 20% de logements locatifs sociaux. Objectifs : élargir l’offre locative sociale et très sociale pour permettre aux catégories de population notamment les jeunes et les ménages à ressources modestes, faibles et très faibles de trouver à se loger sur le territoire dans de bonnes conditions. Actions : 1 - Accroître le rythme de production locative sociale et diversifier les produits • • Viser l’objectif de production suivant de l’ordre de : 330 logements locatifs sociaux par an (dont 50 en acquisition amélioration) entre 2010 et 2015 pour la CAP, dont 170 à Poitiers (80 logements qui restent à reconstruire dans le cadre du PRU et 90 pour le reste de la production) et 160 dans les autres communes. Cela représente : - 26% de la construction neuve globale de logements en locatif social à Poitiers, - 30% dans les autres communes. Développer l’acquisition amélioration qui pourrait être de l’ordre de 15% de la production locative sociale. Réaliser des opérations en acquisition amélioration essentiellement dans les centres bourgs des communes périphériques à proximité des commerces et services et à Poitiers. Veiller à ce que la réhabilitation soit de qualité et favorise une basse consommation d’énergie, ce qui aura un impact sur le niveau des charges des occupants. La répartition par commune des objectifs de production locative sociale pour la période 20102015 est la suivante : Répartition par commune du programme de construction locative sociale 2010-2015 en neuf et en acquisition amélioration (en nombre de logements par an) AA Communes Neuf AA Communes Neuf AA 11 2 Vouneuil sous Biard 16 3 Biard 4 0,8 Buxerolles 23 4 Fontaine le Comte 12 2 Béruges 3 0,5 Migné Auxances 18 3 Montamisé 9 1,5 Croutelle 1 0,2 Saint Benoît 17 4 Mignaloux Beauvoir 17 3 Poitiers 146 26 Communes • Chasseneuil du Poitou Neuf Accroître le rythme de production de PLA d’Intégration : 30% de la production locative sociale. Il s’agit de développer ce type de logements pour les ménages qui n’ont pas les Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 122 ressources suffisantes pour prétendre à un logement social de type PLUS, mais aussi pour les ménages qui cumulent ressources insuffisantes et difficultés sociales nécessitant un accompagnement. 2 – Orienter les modes de financement de l’offre locative sociale publique, hors ANRU • Ajuster le cadre réglementaire précisant les conditions de cession du foncier et les critères d’attribution de l’aide : PLS / PLUS / PLAI, performances énergétiques, neuf / acquisition amélioration, densité, adaptation aux personnes à mobilité réduite. - Les principes sont les suivants : 1) Un financement modulable qui refléterait clairement les options stratégiques de la collectivité. 2) L’application d’une éco-conditionnalité : aucun financement local si une norme minimale environnementale supérieure au minimum obligatoire n’est pas atteinte. 3) La participation de la commune support à hauteur de 20% de celle de la CAP. - Les critères de mise en œuvre de ce financement, comme ceux des autres engagements financiers seront définis précisément dans un « règlement du fonds communautaire » qui sera rédigé ultérieurement. - Quant à la modularité, elle pourrait prendre en compte : . la vocation sociale . le respect de normes environnementales . la densité . la récupération du bâti ancien Ainsi, seuls les logements sociaux répondant aux critères seront éligibles aux aides communautaires, le budget prévisionnel annuel (hors ANRU) serait de 900 000 €, soit 5,4 M€ environ pour les 6 ans. La participation de la commune sera à hauteur de 180 000 €. 3 – Développer autant que possible la production de logements à loyers maîtrisés dans le parc privé • Accroître la production de logements à loyers maîtrisés principalement conventionnés social et très social principalement dans les communes périphériques, le parc locatif social à bas loyer étant très peu développé. Il s’agit donc de poursuivre la production de 16 logements PST et veiller à ce que les barèmes fixant le niveau des loyers soit inférieurs aux plafonds applicables en 2008 comme cela est indiqué dans le PDALPD. L’aide de la CAP complémentaire à celle de l’ANAH dans le PST départemental actuellement en vigueur pourrait être maintenue : 10% de l’opération plafonnée à 1 000 € par logement pour les familles dont les ressources sont inférieures ou égales au plafond Très Social et 1 500 € quand il s’agit d’un public relevant du PDALPD. Sur la base de 50 logements par an, l’engagement financier de la CAP serait de l’ordre de 63 000 € par an. 16 Une nouvelle convention triennale du PST Départemental doit être élaborée, la précédente ayant été prorogée jusqu’au 31 décembre 2008 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 123 • Sécuriser les propriétaires bailleurs en développant la médiation locative entre le bailleur et le locataire, à l’image de ce que réalise le Collectif Poitevin pour le Logement (CPL) pour les logements PST. Il s’agit de résoudre les conflits très tôt, d’intervenir de manière ponctuelle mais rapide, et ainsi de maintenir de bons rapports entre le locataire et le bailleur, de rassurer celui-ci et de l’amener à accepter des locataires en difficulté. Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : - Programmation locative sociale, cadre réglementaire : communes et CAP - Parc locatif privé : propriétaires privés - Production locative sociale publique (hors ANRU) : 900 000 € par an, soit un total de 5,4 M € sur la durée du PLH - Production de logements à loyers maîtrisés Très Social dans le parc privé : 63 000 € par an, sur la base de 50 logements par an, soit 380 000 € sur la période du PLH - Conseil Général : . Aides à la construction et la réhabilitation de logements sociaux (PLUS, PLAI, PSLA) présentant l’étiquette B, attribuée aux opérateurs publics, conditionnées par l’apport d’une aide de la collectivité d’accueil : de 770 € à 10 000 € par logement selon le type de financement, la localisation, le caractère neuf ou ancien . Aides à la production neuve de logements sociaux (PLUS, PLAI, PLS, PLI, PSLA) innovants présentant l’étiquette A, conditionnée par l’apport d’une aide financière de la collectivité : jusqu’à 8 000 € par logement selon le caractère innovant et la prise en compte du développement durable - Conseil Régional : aides à la construction de logements locatifs sociaux par une prise en charge des intérêts d’emprunt contractés par les collectivités territoriales ou les bailleurs sociaux auprès de la Caisse des Dépôts, pour la part estimée des investissements supplémentaires nécessaires pour atteindre le niveau de certification Très Haute Performance Energétique, pour aboutir à un prêt à taux zéro - Bailleurs sociaux, ANAH, Vienne Habitat, ADEME, bailleurs privés, mission PDALPD, travailleurs sociaux, Association des Paralysés de France, Collectif Poitevin pour le Logement, Association Départementale pour l’Accueil et la Promotion des Gens du Voyage, Structures d’hébergement - Définition du cadre réglementant les conditions de l’aide à la production locative sociale publique : applicable dès 2010 - Production locative sociale : mise en œuvre progressive Possibilités de financement : Partenariat : Calendrier : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 124 C – MAITRISER LA MIXITE SOCIALE SUR L’ENSEMBLE DES COMMUNES Valoriser le parc locatif social public existant Action 5 : Améliorer l’attractivité du parc locatif social public Constat : les 2/3 du parc locatif social public ont plus de 30 ans, les performances énergétiques notamment y sont insuffisantes. Le parc rencontre actuellement des problèmes d’occupation qui se traduisent par une forte mobilité et une vacance qui tend à se développer notamment dans certains secteurs. Présence d’une population précarisée. PRU engagé à Poitiers ambitieux : 44% des démolitions, 16% des constructions de logements locatifs sociaux et 11% des réhabilitations envisagées sont réalisées. Objectifs : maintenir le parc locatif public attractif en matière de coût et de qualité. Veiller aux équilibres d’occupation. Actions : 1 – Mener à terme le Programme de Rénovation Urbaine engagé à Poitiers • Pour mener à son terme le PRU engagé dans les quartiers de Bel Air, des Trois Cités, de Bellejouanne - Pierre Loti à Poitiers, il reste à démolir 487 logements locatifs sociaux sur les 691 prévus, à en construire 557 et à en réhabiliter 935. Le PRU participe grandement à l’amélioration de l’attractivité du parc locatif social existant par les reconstructions de logements et de structures d’hébergement, les réhabilitations et les résidentialisations, mais aussi des quartiers concernés par l’aménagement de nombreux espaces publics et la réalisation d’équipements. 2 - Créer une aide destinée à accompagner les bailleurs publics dans la réhabilitation du parc locatif social public • Favoriser la réhabilitation du parc locatif social nécessitant une intervention en matière énergétique, l’aide de la CAP portant sur la partie des travaux non financée par la Région Poitou-Charentes en matière énergétique. La CAP s’engage à soutenir la réhabilitation de 150 logements par an hors site ANRU (soit 900 durant la période d’application du PLH. Cet apport est plafonné à 1500 € par logement soit un maximum de 225 000 € par an, et 1 350 000 € au total sur la durée du PLH. Est essentiellement concerné le parc ancien de Poitiers qui ne répond pas aux normes actuellement souhaitables en matière d’isolation et d’économie d’énergie. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 125 - PRU : ville de Poitiers Réhabilitation : bailleurs sociaux - Soutien à la réhabilitation de 150 logements locatifs sociaux par an hors site ANRU (soit 900 durant la période d’application du PLH) : apport plafonné à 1 500 € par logement, soit un maximum de 225 000 € par an, soit 1,35 M€ sur la durée du PLH - Possibilités de financement : Conseil Général : aides à la construction et la réhabilitation de logements sociaux (PLUS, PLAI, PSLA) présentant l’étiquette B, attribuée aux opérateurs publics, conditionnées par l’apport d’une aide de la collectivité d’accueil : de 770 € à 10 000 € par logement selon le type de financement, la localisation, le caractère neuf ou ancien - Conseil Régional : aide à la réhabilitation de logements locatifs sociaux, destinée aux propriétaires bailleurs, couvrant les intérêts d’emprunt octroyés par la Caisse des Dépôts, selon l’effort réalisé et les résultats obtenus en matière de très haute performance énergétique Partenariat : - Ville de Poitiers, bailleurs sociaux, communes - PRUS : en cours - Définition du cadre réglementant les conditions de l’aide à la réhabilitation du parc locatif social : applicable dès 2010 Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : Calendrier : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 126 C – MAITRISER LA MIXITE SOCIALE SUR L’ENSEMBLE DES COMMUNES Valoriser le parc locatif social public existant Action 6 : Renforcer la diversité sociale dans le parc locatif public Constat : Présence d’une population de plus en plus précarisée dans le parc locatif social public. Des difficultés tendent à se développer dans certains secteurs notamment dans les quartiers des Couronneries, les 3 Cités, Beaulieu et Saint Eloi à Poitiers ainsi que dans les communes de Buxerolles et Saint-Benoît. Objectifs : Veiller aux équilibres d’occupation du parc locatif social public pour favoriser une plus grande mixité Actions : 1 -Mettre en place un accord entre les collectivités et les bailleurs Mettre en place un accord, dispositif visant à la fois l’accès au logement des ménages ayant des difficultés particulières pour se loger et l’équilibre de l’occupation du parc locatif social des communes de la CAP. Il s’agit, à partir de la connaissance des caractéristiques physiques et sociologiques du parc locatif social, de définir des orientations partagées d’attribution des logements afin d’améliorer les conditions d‘accès au parc des populations les plus défavorisées, faciliter les mobilités résidentielles et garantir la mixité sociale au sein des quartiers de Poitiers et des communes. L’objectif est donc bien : - de répondre à la fois à l’exigence d’une meilleure prise en compte de la demande de logements des personnes défavorisées notamment relevant du PDALPD, - de respecter la mixité sociale des communes et des quartiers en prenant en compte par secteur géographique les capacités d’accueil et les conditions d’occupation du parc des bailleurs sociaux. Il doit être complémentaire et cohérent avec les dispositifs départementaux. 2 – Exonérer du Supplément de Loyer Solidarité (SLS) dans certains quartiers de Buxerolles, Poitiers et Saint Benoît Favoriser le « vivre ensemble » dans les logements sociaux et garantir le bon fonctionnement des quartiers et des communes par une gestion de proximité permettant de faire des propositions et trouver les logements répondant aux mieux à la situation des locataires qui évolue au fil des années. L’objectif est donc bien par la non application du SLS dans certains quartiers de Poitiers, aux Couronneries, aux Trois Cités, à Beaulieu et à Saint Eloi, ainsi qu’à Buxerolles au Cœur de ville, au Parc Abel Tassin, rue Louise Michel, rue des Hauts Bizais, au Pas de Saint Jacques et à Saint-Benoît, aux Trois Cités et à la Vallée Mouton de favoriser dans les logements sociaux et sur le territoire communautaire la mixité sociale. Maîtrise d’ouvrage : - Accord : Grand Poitiers Estimation du coût pour Grand Poitiers : - Rédaction de l’accord entre les collectivités et les bailleurs sur la base d’une analyse détaillée de l’occupation du parc locatif social : 30 000 € - Bailleurs sociaux, communes, réservataires de logements locatifs sociaux, Conseil Général, associations - Mise en place de l’accord : lancement de l’étude en 2009 pour une mise en œuvre en 2011 Possibilités financement : Partenariat : Calendrier : de Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 127 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 128 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 129 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 130 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 131 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 132 Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 133 C – MAITRISER LA MIXITE SOCIALE SUR L’ENSEMBLE DES COMMUNES Favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et des personnes handicapées Action 7 : Développer l’offre de logements adaptés et améliorer les conditions du maintien à domicile des personnes âgées et des personnes en situation de handicap Constat : vieillissement de la population et souhait des personnes âgées de rester à domicile le plus longtemps possible. Buxerolles et Migné Auxances comprennent une vingtaine de logements locatifs sociaux adaptés chacune, parc pleinement occupé. Dans le PRU, un projet intergénérationnel comprenant 35% de logements adaptés pour personnes âgées est prévu. Accroissement des personnes âgées demandant des aides du FSL. En 2007, 21 structures d’hébergement pour personnes âgées comprenant plus de 1 500 places couvrent l’ensemble des communes. L’accueil temporaire ne répond pas à l‘ensemble des besoins. Seules 3 lignes de bus sont accessibles. Des services au niveau communautaire existent (Pti’bus, Handibus) et certaines communes ont mis ou projettent de mettre en place des systèmes de transport à la demande ou de navette principalement destinés aux personnes à mobilité réduite (exemple de Chasseneuil du Poitou, Vouneuil sous Biard…). L’accès aux services et aux structures d’hébergement est rendu de plus en plus difficile pour les personnes à retraites modestes. Objectifs : Renforcer la qualité de vie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap en leur permettant de rester à domicile dans les meilleures conditions possibles. Actions : 1 - Accroître l’offre de logements adaptés, de logements de plain pied, et accessibles • Poursuivre la réalisation de logements locatifs sociaux adaptés et accessibles dans la production neuve comme l’impose la loi sur le handicap, et dans le parc existant au cas par cas. Le but est de réellement élargir l’offre de ce type de logements afin que les personnes en situation de handicap aient davantage le choix de leur habitat et de sa localisation. 17 Lorsqu’un bailleur transformera un logement adaptable en logement adapté et accessible à un handicap déterminé, la collectivité participera à hauteur de 50% du coût des travaux plafonnés à 1 500 €. Sur la base de 30 logements par an, le budget prévisionnel annuel serait de 45 000 €. • Favoriser le développement d’un parc de logements de plain pied avec des terrains de petite taille adaptés à la réduction de la mobilité dans les centres bourgs près des commerces et services et / ou des maisons de retraite. Ces logements peuvent être intégrés dans des opérations de lotissements ou de ZAC et ainsi contribuer à développer la mixité. Il s’agit là aussi de diversifier et d’élargir l’offre de logements. • Faire connaître le site Adalogis, mis en place par le PACT ARIM, conçu sous la forme d’une bourse au logement adapté au handicap. Le dispositif a pour vocation d’aider les personnes en situation de handicap à trouver un logement adapté à leurs besoins. Les logements adaptés et adaptables publics et privés sont recensés sur l’ensemble du département et décrits de manière précise, selon trois critères d’accessibilité. La CAP contribue au recensement des logements adaptés du parc privé qui est en cours. 17 La loi du 11 février 2005 prévoit que l’habitat collectif neuf soit accessible et facilement adaptable. Il convient de distinguer la notion de logement adaptable de celle de logement adapté puisque chaque situation de handicap nécessite un aménagement spécifique Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 134 2 - Mener une réflexion sur les modes d’accueil temporaire à développer et sur les coûts des établissements et des services • Réfléchir au développement de l’accueil temporaire : destiné aux personnes en situation de handicap, aux personnes âgées, aux personnes ayant des problématiques particulières liées à leur état de santé, à leur isolement pour un accueil le jour, le week-end, la nuit, pour les sorties d’hospitalisation… Cet axe fait partie des éléments qui permettent de favoriser le maintien à domicile des personnes et de limiter leur entrée en structure d’hébergement. Des préconisations allant dans ce sens devraient être faites dans le cadre du schéma gérontologique qu’il conviendra de suivre, un groupe de travail étant en charge d’étudier la question de l’accueil temporaire. • Travailler sur les tarifications des établissements d’accueil de personnes âgées et des services et le coût engendré pour les personnes. La réflexion sur la question du coût des services de maintien à domicile et des structures d’hébergement face à la solvabilité des ménages (personnes ayant notamment de faibles retraites) doit être approfondie, sans que la qualité des prestations en soit amoindrie. Une vigilance particulière doit être apportée notamment aux tarifs des hébergements dans le cadre du schéma gérontologique. Il convient également de ne pas soutenir le développement des résidences services privées pratiquant des prix élevés, alors qu’il en existe déjà trois sur la CAP. Parallèlement, le développement de la formation et l’accompagnement des personnes intervenant à domicile, ainsi que l’amélioration du service des transports qui sera traité au travers du Plan de Déplacement Urbain sont des éléments en marge du PLH qu’il convient de prendre en considération. Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : - Bailleurs sociaux, communes, promoteurs, CAP Transformation de logements locatifs sociaux adaptables en logements adaptés : 45 000 € par an, sur la base de 30 logements par an, à hauteur de 50% du coût des travaux plafonnés à 1 500 €, soit 270 000 € sur la période du PLH - Bailleurs sociaux, promoteurs, constructeurs, communes, CCAS de la ville de Poitiers, PACT ARIM, Etat, Conseil Général, MDPH, établissements d’accueil, services de maintien à domicile, travailleurs sociaux, professionnels de la santé, prestataire de transport - Production de logements adaptés, de plain pied : en relation avec la programmation des opérations - Accueil temporaire : s’appuyer sur les futures préconisations du Schéma Gérontologique Partenariat : Calendrier : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 135 D - ELARGIR LA REPONSE AUX MENAGES A BESOINS SPECIFIQUES Ajuster la réponse aux besoins en logements des populations défavorisées dont les jeunes Action 8 : Accroître l’offre de logements adaptés aux personnes défavorisées et recourir à des dispositifs spécifiques Constat : 22% des couples et des familles et 40% des personnes seules sont éligibles aux PLAI. Seulement 16% des logements locatifs sociaux ont été financés en PLAI à Poitiers et 5% dans les autres communes ces dernières années. Diversification des structures d’accueil d’urgence et d’hébergement qui comprennent 865 places (tout compris18) localisées à Poitiers. Certaines ne sont plus tout à fait adaptées aux besoins. Aucune offre d’hébergement (réinsertion sociale) adapté aux personnes à mobilité réduite. Hors Poitiers, trois communes disposent de 1 à 4 logements d’urgence. Les sorties d’hébergement sont plutôt fluides. Mais l’accès au logement se fait difficilement pour les catégories de personnes à mode de vie marginal et à ressources faibles et instables. Différents dispositifs d’accompagnement existent, mais les mesures ne sont pas toujours suffisantes. L’accueil des étudiants ne rencontre pas de tensions particulières, compte tenu de l’offre importante de logements de petite taille. Objectifs : diversifier l’offre de logements adaptés au plus près des besoins spécifiques des personnes et améliorer leur accompagnement. Optimiser l’accueil des structures d’hébergement. Actions : 1 - Accroître l’offre de logements PLA d’Intégration • Accroître le parc de logements à faibles loyers pour les ménages associant des difficultés économiques et sociales, nécessitant des logements adaptés à leur mode de vie et un accompagnement social. (en lien avec l’action 4). L’élargissement de ce type d’offre permettra par ailleurs, de faciliter les sorties d’hébergement. Il s’agit principalement de développer des logements : - de petite taille pour les personnes seules bénéficiant de minima sociaux, - de grande taille pour les familles nombreuses, - accompagnés d’une convention avec un service de santé pour les personnes à problème psychologique, - adaptés aux familles des gens du voyage (en lien avec l’action 9). 2 – Développer des dispositifs spécifiques • Développer et expérimenter des opérations en auto réhabilitation et auto construction destinées aux populations en difficulté et aux ménages aux ressources les plus modestes en les faisant participer à la conception et à la réalisation de leur logement. Ces actions, qui favorisent l’insertion sociale et professionnelle, doivent s’inscrire dans une démarche d’économie d’énergie et un accompagnement spécifique des ménages par une structure dédiée doit être assuré. Elles permettent également de sortir des logements de l’indécence. Aujourd’hui des actions d’auto réhabilitation (qui concernent plus des travaux d’embellissement du logement que de la grosse rénovation) sont menées notamment par le Collectif Poitevin pour le Logement. 18 Hébergement : places de stabilisation, en CHRS, Logement temporaire, Résidence Sociale, Foyers de Jeunes Travailleurs, Maisons relais, Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 136 • Etudier la possibilité de définir un espace dédié à l’accueil des publics à mode de vie très marginal et en deçà de l’insertion, tels que les personnes sans domicile avec des chiens qui ne peuvent être hébergées dans les structures existantes. 3 – Favoriser la restructuration des établissements d’hébergement existants Un certain nombre d’établissements d’hébergement existants nécessite une restructuration en raison de locaux devenus inadaptés le plus souvent. La CAP pourrait favoriser la réhabilitation ou la reconstruction de ces structures, par un accompagnement financier sur l’investissement par exemple, afin d’améliorer les conditions d’accueil et de fonctionnement. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité de certains établissements de réinsertion sociale : . CHRS « Carrefour » géré par l’Entraide Sociale Poitevine qui permet l’hébergement de 51 personnes, . CHRS « l’Etape » géré par le CCAS de Poitiers qui comprend 26 places (pour femmes avec ou sans enfants), . Résidence sociale « la Blaiserie » gérée par l’AFTAM d’une capacité de 116 places. Outre les conditions d’accueil qui ne sont pas adaptées, la vétusté des bâtiments obsolètes entraine une dégradation des locaux, des coûts de fonctionnement élevés et est une source de sous occupation. Ces établissements nécessitent donc d’être réhabilités, voire reconstruits compte tenu des coûts estimés de réhabilitation et de restructuration. Dans le cadre de ces projets, la problématique du handicap doit être prise en compte pour développer une offre d’hébergement de réinsertion sociale adaptée aux personnes à mobilité réduite. Maîtrise d’ouvrage : - Bailleurs sociaux CAP Propriétaires des structures d’hébergement (Entraide Sociale Poitevine, CCAS de Poitiers, Habitat 86) Estimation du coût pour la CAP : - PLAI : compris dans l’action n°4 Dispositif spécifiques et structures d’hébergement : à définir Possibilités de financement : - PLAI : voir fiches actions 4 et 5 - Bailleurs sociaux, Etat (DDE, DDASS, Préfet), CG (DISS), travailleurs sociaux, communes, CCAS, associations locales et / ou réseaux développant des solutions d’auto construction – auto réhabilitation, CAF, DDTE, Conseil Régional, associations d’insertion, ANAH, ADAPGV - PLAI : programmation (mise en œuvre progressive) Dispositifs spécifiques : définition des projets pour un lancement en deuxième période d’application du PLH Structures d’hébergement : réflexion engagée, à faire aboutir pour un démarrage des chantiers en 2010 ou 2011 Partenariat : Calendrier : - Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 137 D - ELARGIR LA REPONSE AUX MENAGES A BESOINS SPECIFIQUES Ajuster la réponse aux besoins en logements des populations défavorisées dont les jeunes Action 9 : Déterminer une instance de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes Constat : présence de nombreux opérateurs en faveur du logement et de l’hébergement notamment des jeunes. Environ 26% des jeunes ménages (moins de 30 ans) de la CAP ont des ressources inférieurs au seuil de pauvreté et un tiers des 1 500 nouveaux jeunes reçus à la Mission Locale d’Insertion font état d’une problématique liée au logement. La précarisation de l’emploi contribue à rendre de plus en plus chaotique le parcours des jeunes. La coordination entre les différents acteurs est insuffisante. Objectifs : améliorer la réponse aux besoins en logement des jeunes à faibles ressources, les accompagner et observer. Actions : Déterminer un comité de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes Il s’agit de déterminer les modalités et le lieu où pourrait être développé un service orienté vers le public spécifique des jeunes, en s’appuyant de préférence sur une structure existante. L’objectif est de développer : - L’accompagnement des jeunes dans leur recherche de logement : 19 . Développer une bourse aux logements qui comprendrait non seulement une large offre de logements dans le parc privé (logements de particuliers vides et meublés), mais aussi qui donnerait des indications sur l’offre proposée par d’autres bailleurs et structures (Habitat Jeunes (FJT), parc locatif social…), voire d’autres types de réponse (gîtes, camping…). Il s’agit de mettre en relation l’offre et la demande. . Inclure des informations sur tout ce qui est afférent à la question du logement et sa gestion, les différentes aides et garanties existantes, les démarches, la réglementation… Il est possible de se rapprocher de la Région Poitou-Charentes qui dispose d’un site Internet (Le Portail Jeunes Poitou-Charentes performant) et de l’ADIL. . Accueillir, suivre et accompagner les jeunes dans leurs démarches pour trouver un 20 logement et pour développer un travail de médiation avec les bailleurs afin de les rassurer. - La coordination de l’ensemble des acteurs : de nombreux acteurs locaux mettent en œuvre des actions en rapport avec le logement des jeunes. Il s’agit donc de lier les démarches et les interventions de l’ensemble des partenaires, et développer la concertation. - L’observation : les jeunes étant un public avec des problématiques particulières (peu ou pas de solvabilité spécialement pour les moins de 25 ans, parcours professionnel chaotique…), il convient de mener un travail d’observation adéquat (indicateurs à définir par le comité de coordination) qui puisse notamment déterminer l’évolution de leurs besoins afin d’adapter l’offre spécifique notamment dans le domaine de la sous location et du logement temporaire (ALT). Ce volet devra être inclus à l’observatoire à mettre en œuvre (action 10). Un rapprochement doit être opéré avec la Région qui met en place un nouveau dispositif visant justement l’observation du logement des jeunes. 19 Une bourse aux logements gérée par le CRIJ Poitou Charentes existe, elle pourrait éventuellement être développée. 20 Certaines associations pratiquent la médiation locative, des actions collectives d’informations sur le logement locatif par le biais d’ateliers… Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 138 L’objectif est d’encourager la constitution d’un réel partenariat en vu de développer une meilleure coordination et des actions communes et partagées. Un premier contact a été pris dans ce sens, entre la CAP et certaines instances, qui devrait rapidement déboucher sur la tenue d’une réunion rassemblant les différents acteurs, première étape de la démarche. Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : - CAP ou à définir - A définir - Etat, bailleurs sociaux, Conseil Général, Conseil Régional, ADIL, CAF, ANAH, Vienne Habitat, communes, CCAS, tous les acteurs concernés par le logement et l’insertion des jeunes (CPL ESP, CRIJ Poitou-Charentes CROUS, mission locale, structures d’hébergement Habitat Jeunes et autres…)… - Le comité de coordination peut être créé dès 2010 pour une mise en œuvre progressive des actions. Partenariat : Calendrier : Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 139 D - ELARGIR LA REPONSE AUX MENAGES A BESOINS SPECIFIQUES Améliorer les conditions de vie des familles des gens du voyage et garantir l’accès au logement Action 10 : Améliorer l’accueil et l’insertion des gens du voyage Constat : avec les trois aires d’accueil à Poitiers et Saint Benoît, l’aire de passage à Fontaine le Comte et l’espace de stationnement au CHU destinés aux gens du voyage, la CAP répond aux préconisations de l’ancien schéma. Mais la sédentarisation actuellement menée sur certaines aires et sur des terrains privés non constructibles (notamment route de Parthenay) pose des problèmes de droit, de sur occupation et contribuent à la stigmatisation de ces populations. 5 logements PLAI adaptés sont en cours de réalisation dans le quartier de la Blaiserie. Objectifs : développer une politique d’accueil cohérente visant à améliorer les conditions de vie des familles du voyage, à élargir leurs possibilités de choix de vie et à apporter une réponse réglementaire sur les plans de l’urbanisme et du social. Garantir leur accès au logement. Actions : 1 – Remplacer les terrains susceptibles de disparaitre • Réaliser 2 ou 3 aires d’accueil d’au minimum 30 places de caravanes au total pour anticiper la suppression de l’aire de la Croix de Bois à Poitiers (LGV), du terrain de passage de Fontaine le Comte (dangereuse) et prendre en compte de nouveaux besoins notamment ceux liés à la nécessité d’accueillir des familles devant suivre des soins (hôpital). C’est, par ailleurs, l’occasion d’améliorer la qualité de confort de ces aires. 2 - Prendre en compte les besoins de sédentarisation • Donner la possibilité au sein du règlement du PLU de construire un habitat adapté au mode de vie des gens du voyage sédentarisés ou en cours de sédentarisation. Les possibilités effectives de scolarisation des enfants est un élément à prendre en compte. • Créer des terrains familiaux : terrains aménagés, destinés aux familles souhaitant un ancrage territorial, pour y habiter durablement tout en respectant le type d’habitat en caravane. Veiller à accompagner et impliquer les familles, évaluer leurs motivations, leurs besoins, leurs ressources et leurs capacités contributives. 3 – Poursuivre la création de logements adaptés en PLA d’Intégration • Poursuivre régulièrement sur Poitiers et dans les autres communes, la création de logements adaptés au mode de vie des gens du voyage en cours de sédentarisation : logements ordinaires financés en PLAI pouvant comporter des adaptations à la marge. Prévoir un logement avec un emplacement pour mettre la caravane pour que la famille (ou une partie de la famille) puisse continuer de voyager (en lien avec les actions 4 et 7). Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 140 Maîtrise d’ouvrage : - Aires d’accueil, terrains familiaux, travail sur le PLU : CAP - PLAI : bailleurs sociaux - Aires d’accueil : . Aide de l’Etat probable : 70% de la dépense d’investissement subventionnable plafonnée à 15 245 € par place de caravanes, à condition que les aires soient inscrites au schéma départemental Possibilités de financement : . Aide du Conseil Général : à définir Estimation du coût pour la CAP : Partenariat : - Terrains d’accueil et terrains familiaux : à définir - DDE, DDASS, Conseil Général, communes, bailleurs sociaux, ADAPGV, CAF, travailleurs sociaux Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 141 PILOTER, OBSERVER ET EVALUER Elargir la connaissance des phénomènes démographiques et liés à l’habitat et la partager avec les acteurs du logement Action 11 : Observer et organiser l’évaluation Constat : un système d’observation a été mis en place sur le territoire de la CAP dont les premiers résultats ont été publiés dans « les cahiers de l’habitat », mais la connaissance des dynamiques démographiques et de celles liées à l’habitat est encore imparfaite. De plus, les objectifs nouveaux inclus dans ce PLH justifient une nouvelle conception de l’observation, plus ciblée sur les enjeux actuels et sur les politiques décidées. En fait, il convient de définir à la fois un observatoire et un outil d’évaluation de réussite de la politique de la collectivité. Objectifs : Renforcer l’esprit communautaire. Améliorer la connaissance des évolutions caractéristiques du territoire, vérifier si les effets de la politique de l’habitat menée correspondent aux objectifs souhaités et la réorienter en cas de besoin. Mobiliser les partenaires pour qu’ils puissent collaborer à leur niveau. Actions : 1 – Piloter la mise en œuvre et l’évaluation du PLH • La mise en œuvre, l’animation et le suivi du PLH s’articulent autour de trois pôles : - Une instance technique, qui assure la mise en œuvre et le suivi du PLH, composée des services de la CAP (Développement Urbain, Mobilité Transport et Stationnement, Technologies Numériques et Territoires) et qui est pilotée par le service Habitat. Sa mission consiste à réaliser un bilan annuel et à établir à mi parcours un bilan de la réalisation du PLH, comme l’impose la Loi MLLE. - Une instance politique qui examine les bilans au regard des objectifs quantitatifs et qualitatifs retenus dans le PLH et dans d’autres dossiers comme la convention ANRU. Elle peut décider de modifier les actions menées, d’en définir de nouvelles et, si nécessaire, modifier les objectifs eux-mêmes. - Une instance partenariale qui examine les résultats fournis par l’observatoire et participe à l’interprétation ou l’ajustement des données. Les travaux sont préparés par les techniciens des instances. Participent à ce comité, les élus de la CAP, l’Etat, l’AROSH PC, les bailleurs sociaux, les notaires, les associations,….) 2 - Développer le dispositif d’observation et son exploitation • Développer le système d’observation basé sur des informations fiables et actualisables, notamment : rythme de production de logements commencés, occupation du parc locatif social, prix du foncier et des transactions (DIA)… • Prévoir des données à l’échelle de la CAP et de la commune, voire du quartier pour certaines informations. • Poursuivre et développer les partenariats avec les lieux d’observation existants, notamment : . Etat et Conseil Général qui, dans le cadre du PDALPD, se sont engagés à garantir une fonction d’observatoire du logement des personnes défavorisées et à produire une analyse de la situation. . Région Poitou Charentes qui, se préoccupant de la problématique de la consommation d’espace, mène une réflexion pour monter un observatoire foncier. La Région envisage également de mettre en place une observation du logement des jeunes. . ADIL 86 dont l’une des principales missions est l’observation et qui a mis en place un observatoire des loyers, des transactions et du foncier. . AROSH PC qui a mis en place très récemment avec le groupement des bailleurs sociaux un observatoire de la demande et des attributions en complément du numéro unique. 3 - Partager les informations et communiquer • Informer de la politique de l’habitat : prévoir notamment un débat annuel sur le résultat de l’observation pour poursuivre les échanges avec les partenaires initiés lors de la « journée de l’habitat ». Un travail d’information sur la politique mise en œuvre en matière d’habitat peut être mené également à destination de la population. Il pourrait comprendre une communication sur le développement de l’agglomération et sur les aides apportées par la CAP et les autres partenaires (en matière de développement durable principalement). Un « deux pages » pourrait être consacré à ce thème et intégré dans les journaux de la CAP et des communes. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 1 Les principaux indicateurs utiles : Le contexte économique et social Quatre indicateurs sont mobilisables : - Le nombre d’emplois salariés privés (UNEDIC) disponible tous les ans par commune (retard d’un à deux ans) (Site Internet UNEDIC / UNISTATIS). - Les bases fiscales de la taxe professionnelle (communes). Il s’agit de données de cadrage qui ne constituent pas un observatoire économique. - Les revenus médians (plus pertinents que les revenus moyens) des ménages et le rapport inter décile, qui mesure les contrastes entre les revenus extrêmes (DGI site Internet de l’INSEE). - Les données du chômage et particulièrement du chômage de longue durée et des jeunes de moins de 25 ans. Cet aspect prend particulièrement d’importance dans la CAP du fait de la pression liée aux créations d’emploi et des risques que la crise fait peser sur tout le territoire national. La situation démographique et son évolution Le nombre d’habitants Les données du recensement rénové seront accessibles tous les ans (partielle des résultats) à partir de 2009 (informations de 2008). Pour les communes de plus de 10 000 habitants (Poitiers), il s’agit d’un sondage à 8% cumulé sur plusieurs années. En complément, il est possible d’obtenir une estimation de l’évolution de la population grâce aux sources fiscales (FILOCOM) accessibles auprès de la DDE (périodicité biennales, dernière année fournie : 2007). Cependant, du fait d’un décompte spécifique de la population étudiante les résultats ne donnent qu’une information partielle. De plus, l’imprimé TH Mbis 1386 transmis à chaque commune tous les ans par la DGI permet d’avoir un point intermédiaire. Il est très utile aussi de mesurer l’évolution du nombre de ménages selon le nombre de personnes à charge grâce à la TH. La croissance démographique enregistrée par la CAP est importante et le scénario retenu par les élus suppose un maintien de la dynamique dont il faudra évaluer la concrétisation. Le solde naturel et le solde migratoire Le solde naturel est fourni par l’INSEE (site Internet) à partir des naissances et des décès domiciliés. Les données vérifiées sont fournies avec un retard de l’ordre de deux ans – les communes disposent de données provisoires plus rapidement (1 an environ). Il convient de les enregistrer en attendant l’ajustement de l’INSEE. Le solde migratoire constitue l’écart entre la variation de population et le solde naturel. Le solde migratoire est un levier important du développement démographique de la CAP. Il doit être apprécié dans son volume et dans sa structure régulièrement. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 2 La structure par âge Elle sera fournie par les recensements de l’INSEE dès qu’ils seront opérationnels. En attendant deux indicateurs informent sur la structure par âge de la population : - la taille moyenne des ménages dont l’évolution est reliée à celle de l’indice de jeunesse - et le nombre d’enfants scolarisés dans les classes maternelles et élémentaires dans les écoles publiques et privées. La taille moyenne des ménages de la ville de Poitiers est l’une des plus faibles de France, le retour vers une plus grande diversification démographique entre les espaces du bassin d’habitat et de l’offre de logements est un des objectifs centraux du PLH. Le parc de logements Quatre aspects doivent être analysés : - La structure du parc en résidences principales, résidences secondaires, logements vacants et l’évolution globale du nombre de logements (Recensements, FILOCOM). - La structure des résidences principales par statut d’occupation : propriétaires occupants, locataires HLM, locataires du privé (Recensements, FILOCOM). - La situation du parc HLM : nombre, vacance, mobilité, loyers, occupation, demande et attributions (DDE : enquête EPLS + fichier AGILLOS, AROSH PC : OPS) Les demandes et attributions, obtenues en partenariat avec l’association HLM doivent de bien mesurer l’évolution de la tension même si ces informations ne conduisent pas directement à la programmation. Les indicateurs principaux sont les délais de satisfaction des différents types de demandeurs. Un accord collectif intercommunal vise à vérifier les modes de réponse apportés à ceux qui ont des difficultés à trouver place dans le parc social et à assurer une diversification de l’occupation des programmes de logements. - Le confort : éléments de confort (INSEE, FILOCOM), Parc Privé Potentiellement Indigne (FILOCOM) et sorties d’insalubrité (dispositifs à créer). L’évolution de la vacance est un indicateur de la plus ou moins grande tension du marché aujourd’hui relativement détendu. La vacance semble avoir progressé en 2008 mais la tendance longue est à la régression significative en volume et en taux. Une amélioration de l’équilibre territorial du parc locatif social qui est aujourd’hui très concentré sur la ville centre est recherché. La production de logements et la consommation foncière La production de logements et la production locative sociale ainsi que leurs caractéristiques (mode de construction, statut d’occupation, typologie) doivent être suivies et analysées. Les services de la CAP disposent des éléments concernant la production de logements grâce aux permis de construire. Le suivi de la production doit se faire à partir des données sur les logements commencés. La production enregistrée par SITADEL peut également être utilisée. Un suivi des opérations financées (Pass Foncier) devra également être réalisé. La production locative sociale (neuve et en acquisition amélioration) ainsi que les démolitions qui font l’objet d’une demande de financement sont également suivies par les services de la CAP. Suivre les financements et les mises en service, ainsi que les projets envisagés et engagés. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 3 Consommation foncière et prix (DIA traitées par le service foncier de la CAP, ADIL). L’enjeu de la production de logements et du rythme de construction très erratique, ainsi que celui de la consommation foncière sont primordiaux pour la CAP. Le marche privé L’observatoire doit traiter le volume des transactions dans le parc existant et les prix du marché pour 3 ou 4 produits type T1/2 en locatif, T3/4 en collectif accession, logement individuel T4/5 d’état courant qui resteront les référents du marché en vente et en location (fichier des notaires, CLAMEUR,…, DIA analysées par la CAP, ADIL). Les opérateurs de logements neufs en accession devraient fournir tous les ans un état de leurs ventes avec le prix et les surfaces des biens vendus. Le niveau des prix du marché conduisent aujourd’hui de nombreux ménages primo accédants à s’éloigner de la CAP pour accéder à la propriété. Les structures d’hébergement social Une enquête annuelle simple auprès des gestionnaires des structures d’hébergement permettrait d’obtenir l’état de l’occupation, les demandes en instances, les difficultés éventuelles. Une grille d’une page comprenant ¼ de page pour les commentaires doit être conçue. La qualité des structures d’hébergement de Poitiers joue un rôle important dans l’accueil des populations défavorisées et la fluidité du dispositif. Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 4 Eléments d’observation, source et périodicité Phénomènes à observer Contexte économique et social Situation démographique Indicateurs Source Périodicité Emplois salariés privés UNEDIC 1 an Bases fiscales de la taxe professionnelle Communes 1 an Revenus médians DGI INSEE 1 an Chômage ANPE Trimestre Population INSEE FILOCOM 1 an 2 ans Solde naturel : naissances et décès domiciliés INSEE 1 an Catégories d’âge INSEE 1 an (fourniture partielle) Population des résidences principales et résidences principales INSEE FILOCOM 1 an (fourniture partielle) 2 ans Nombre de personnes à charge Taxe d’Habitation 1 an Effectifs scolaires (maternelle, élémentaire) Inspection Académique, établissements scolaires 1 an INSEE FILCOM 1 an (fourniture partielle) 2 ans INSEE FILCOM 1 an (fourniture partielle) 2 ans Structure d’âge Structure du parc de logements : Résidences principales, résidences secondaires, logements vacants, Statut d’occupation : Propriétaires occupants, locataires HLM, locataires privés Parc de logements Parc HLM : Nombre de logements, vacance, mobilité, loyers Occupation, demandes et attributions DDE : EPLS + fichier AGILLOS AROSH PC : OPS + demandes attributions Confort : Eléments de confort PPPI Sorties d’insalubrité Production de logements : INSEE, FILOCOM FILOCOM Dispositif à créer 1 an (fourniture partielle), 2 ans 2 ans 1 an Production de logements et consommation foncière Logements commencés, logements démolis, Pass Foncier Logements HLM CAP : Permis de construire DDE : SITADEL 1 an 1 an Consommation foncière : Superficie consommée et prix CAP : DIA ADIL 86 1 an 1 an Marché privé Volume et prix des transactions, loyers CAP : DIA, ADIL 86, Fichier des notaires, CLAMEUR, PERVAL 1 an Structures d’hébergement et besoins spécifiques Structures d’hébergement : occupation, demandes, difficultés Accueil et logements des personnes défavorisées Accueil et logements des jeunes Structures d’hébergement Etat et Conseil Général : dispositif à créer CAP : dispositif à créer 1 an 3 ans, 1 an 1 an 1 an 1 an Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 5 Maîtrise d’ouvrage : Estimation du coût pour la CAP : Partenariat : - CAP - Interne à la CAP ½ poste de cadre de catégorie B - Communes, Etat (DDE, DRE, DDASS), Conseil Général, Conseil Régional, ADIL 86, AROSH PC, autres fournisseurs d’informations, ensemble des partenaires Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 6 TABLEAU RECAPITULATIF DES COUTS IDENTIFIABLES ESTIMES A LA CHARGE DE LA CAP Actions Cout identifié estimé pour la CAP Actions prioritaires Action 1 : Maintenir un rythme de production de logements neufs suffisant et régulier, comprenant une offre diversifiée incluant l’accession sociale à la propriété - Pass Foncier : 500 000 € au total Prioritaire Action 2 : Mettre en œuvre une politique foncière - Fonds d’intervention communautaire : 35 000 € par an, soit 210 000 € au total Prioritaire Action 3 : Mettre en place une action publique visant la requalification du parc privé, la lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique - Lutte contre l’Habitat indigne : 100 000 € par an, soit 600 000 € au total - Périmètre de Restauration Immobilière : à définir - Restructuration logements familiaux : 45 000 € par an, soit 270 000€ au total Prioritaire Action 4 : Accroître la production de logements locatifs sociaux et très sociaux dans le parc public et privé - Production locative sociale parc public : 900 000 € par an, soit 5,4M € au total - Production locative sociale parc privé : 63 000 € par an, soit 380 000 € au total Prioritaire Action 5 : Améliorer l’attractivité du parc locatif social public - Réhabilitation du parc locatif social : 225 000 € par an, soit 1 350 000 € au total Prioritaire Action 6 : Renforcer la diversité sociale du parc locatif public - Rédaction de l’accord : 30 000 € Prioritaire Action 7 : Développer l’offre de logements adaptés et améliorer les conditions du maintien à domicile des personnes âgées et des personnes en situation de handicap - Transformation de locatifs sociaux adaptables en logements adaptés : 45 000 € par an, soit 270 000 € au total Action 8 : Accroître l’offre de logements adaptés aux personnes défavorisées et recourir à des dispositifs spécifiques A définir Action 9 : Déterminer une instance de coordination de l’ensemble des acteurs concernés par le logement et l’hébergement des jeunes A définir Action 10 : Améliorer l’accueil et l’insertion des gens du voyage A définir Action 11 : Observer et organiser l’évaluation En interne Coût identifié estimé total : 1 500 000 € par an, soit 9 000 000 € Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 7 SPATIALISATION DES ACTIONS PAR COMMUNE Actions CAP Action 1 : Diversification de l’offre, accession sociale - Dialogue avec les opérateurs - Diversité des produits - Accession sociale Pass Foncier - Ventes prudentes de logements HLM +++ + +++ +++ Action 2 : Politique foncière - Acquisitions foncières - Opérations d’initiative publique - Localisation de l’habitat et formes urbaines +++ +++ +++ Action 3 : Lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique - Lutte contre l’habitat indigne - Périmètre de Restauration Immobilière - Reconstitution de logements familiaux - Information sur les travaux économie d’énergie +++ +++ ++ ++ Action 4 : Production locative sociale et très sociale - Production locative sociale publique - Production locative sociale privée +++ ++ Commentaire La spécialisation spatiale du parc de logements au sein des communes de la CAP et les prix du marché freinent les parcours résidentiels des ménages (personnes seules à Poitiers, familles dans les communes périurbaines). Le développement de l’accession sociale à la propriété, notamment grâce au Pass Foncier, facilitera l’installation des primo accédants dans l’agglomération notamment à Poitiers qui est en déficit de familles. Le renforcement des partenariats avec les opérateurs doit permettre par une plus grande mixité de s’ouvrir aux différentes catégories de population (familles à Poitiers, décohabitants dans les autres communes, personnes en situation de handicap…). Communes concernées : toutes avec des formes diversifiées La maîtrise foncière par la collectivité est essentielle pour mettre en œuvre des opérations d’habitat notamment d’initiative publique, peser sur les prix et ainsi maintenir les familles notamment primo accédantes sur le territoire. Cela permet aussi de mieux négocier avec les opérateurs privés le contenu des programmes et réguler la production de logement. Aujourd’hui, seules des communes et la CAP disposent de réserves foncières. Le recours au fonds d’intervention intercommunal envisagé aidera les communes à constituer des réserves à court et moyen terme. Par ailleurs, la CAP devra poursuivre les acquisitions foncières. La localisation de l’habitat dans des secteurs déjà urbanisés notamment pour les communes soumises à de fortes contraintes, et le développement de formes urbaines et architecturales denses dans un esprit d’habitat durable doivent être recherchés. Communes concernées : toutes mais particulièrement les plus urbanisées. Si le confort des résidences principales s’améliore, il reste néanmoins, dans le centre ancien de Poitiers et dans certaines communes, des segments du parc privé de très mauvaise qualité et énergivores, entraînant une hausse sensible des dépenses du FSL en matière d’impayés d’énergie. Un dispositif adapté sur les communes et spécifique sur le centre ancien de Poitiers (Périmètre de Restauration Immobilière) devra lutter contre l’habitat indigne et la précarité énergétique. Ce pourrait également être l’occasion pour la ville centre de reconstituer un parc de logements familiaux déstructurés depuis de nombreuses années qu’une intervention de la CAP pourrait favoriser. Profitant de cette dynamique, une information portant sur les aides existantes en matière d’économie d’énergie, aujourd’hui relativement nombreuses et complexes pourra être menée. Communes concernées : toutes et particulièrement Poitiers En étant aujourd’hui concentrée sur la ville de Poitiers, alors que 8 ménages de la CAP sur 10 sont éligibles au parc social et que les ménages entrants sont de plus en plus précarisés, la répartition de l’offre locative sociale souffre de déséquilibre, limitant l’installation des jeunes, et de l’ensemble des ménages à ressources modestes et faibles dans les communes périphériques. Hors Poitiers, seules Buxerolles et Chasseneuil du Poitou disposent d’un parc relativement significatif. Aussi les communes doivent élargir leur offre locative sociale et très sociale au premier rang desquelles se situent Buxerolles, Migné Auxances, Saint Benoît, Vouneuil sous Biard et Mignaloux Beauvoir soumises à des obligations liées à l’article 55 de la loi SRU. Il s’agit d’offrir des logements supplémentaires, de manière mesurée de qualité, bien localisés, à faible coût. Dans le parc privé, l’engagement financier de la CAP complémentaire à celui de l’ANAH dans le cadre du PST départemental qui vise le développement du conventionnement Très Social quasiment improductif en dehors de Poitiers. Communes concernées : toutes mais principalement les communes soumises à l’article 55 de la loi SRU et Poitiers pour le parc privé Action 5 : Requalification du parc locatif social public - ANRU - Réhabilitation parc locatif social Action 6 : Renforcement de la diversité sociale du parc public - Accord entre les collectivités et les bailleurs Action 7 : Logements adaptés au handicap, maintien à domicile - Logements adaptés, de plain pied - Accueil temporaire Action 8 : Logements adaptés aux personnes défavorisées et dispositifs spécifiques - PLAI adaptés avec accompagnement - Dispositifs spécifiques - Qualité des structures d’hébergement existantes Action 9 : Coordination des acteurs concernés par l’accueil des jeunes - Comité de coordination Action 10 : Accueil et insertion des gens du voyage - Remplacements des terrains qui vont disparaître - Sédentarisation - PLAI adaptés gens du voyage Action 11 : Observer et organiser l’évaluation +++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ +++ Le parc locatif social public, dont les 2/3 ont plus de 30 ans, montre dans certains secteurs, un déficit d’attractivité, lié à des qualités notamment énergétiques insuffisantes, des difficultés d’occupation, une abondance de studios et de T1 sur le marché. Il est essentiel que le parc garde une attractivité en matière de coût et de qualité, ce qui est bien l’objet l’opération ANRU engagée à Poitiers et l’objectif de l’aide financière qui sera accordée aux bailleurs publics pour les accompagner dans la réhabilitation. Communes concernées : essentiellement Poitiers La mise en place d’un accord entre les collectivités et les bailleurs ambitionne à la fois d’améliorer l’équilibre de l’occupation du parc de la CAP (quartiers de Poitiers et communes périphériques) visant une plus grande mixité et de favoriser l’accès des ménages ayant des difficultés particulières à se loger. Communes concernées : toutes les communes qui ont du parc locatif social public Comme la CAP n’échappe au phénomène de vieillissement de sa population, il convient de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées mais aussi des personnes en situation de handicap en élargissant la gamme d’offre spécifique adaptée à Poitiers et dans les centres bourgs des communes pourvues de commerces et services : logements de plain pied, logements adaptés et accessibles, accueil temporaire ; et de les faire connaître. Cela doit s’accompagner d’une réflexion sur les coûts des services et des établissements à la charge des personnes. Communes concernées : toutes L’accélération de la production de logements à faibles loyers avec accompagnement social est primordiale pour favoriser l’accès au logement des ménages présentant des difficultés économiques et des modes de vie non adaptés au logement classique. Cela contribuera par ailleurs à faciliter les sorties d’hébergement. La participation des personnes au processus de réalisation ou de réhabilitation de leur habitation peut également être encouragée. Si le dispositif en structure d’accueil d’urgence et d’hébergement est bien développé, des améliorations au niveau de la qualité de l’accueil sont attendues, trois établissements ayant des locaux obsolètes voire proches de la vétusté. Communes concernées : toutes et particulièrement Poitiers pour l’amélioration de la qualité des structures d’hébergement ++ De nombreux opérateurs mènent des actions en direction des différents publics de jeunes, mais sans réelle coordination entre eux. Il s’agit donc de créer une instance qui regroupe l’ensemble de ces acteurs pour développer un réel partenariat et des actions communes et partagées. Communes concernées : toutes et particulièrement Poitiers car la plupart des acteurs se situent dans la ville centre +++ +++ +++ La CAP est pourvue de 4 terrains d’accueil destinés aux gens du voyage, dont 2 sont destinés à disparaître. Il est donc nécessaire de prévoir un remplacement pour au moins maintenir les capacités d’accueil sur le territoire. Parallèlement des besoins existent en matière de sédentarisation auquel il convient de répondre par différents dispositifs dont la création de terrains familiaux et la réalisation de logements en PLAI. Communes concernées : Poitiers et au moins les communes qui ont plus de 5000 habitants pour déterminer une localisation pour les terrains d’accueil et celles qui disposent de commerces et services pour les terrains familiaux et PLAI +++ L’observation est obligatoire pour permettre une évaluation des actions mises en œuvre dans le cadre du PLH. Il s’agit vérifier si les effets de la politique de l’habitat menée répondent aux objectifs fixés souhaités et s’il convient de la réorienter. L’information et la communication doivent permettre une meilleure compréhension et une meilleure adhésion des partenaires et de la population. Communes concernées : toutes Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 1 Selon que la commune est plus ou moins concernée par l’action : 0 + ++ +++ de : « commune pas concernée » à « action essentielle » Poitiers Chasseneuil du Poitou Buxerolles Migné Auxances Saint Benoît Vouneuil sous Biard Fontaine le Comte Montamisé Mignaloux Beauvoir Biard Béruges Croutelle Action 1 : Diversification de l’offre, accession sociale - Dialogue avec les opérateurs - Diversité des produits - Accession sociale Pass Foncier - Ventes prudentes logements HLM +++ +++ +++ ++ +++ ++ ++ + +++ ++ ++ 0 +++ +++ ++ + +++ +++ ++ 0 +++ +++ ++ 0 +++ +++ ++ + +++ +++ ++ 0 +++ +++ ++ 0 +++ +++ ++ 0 +++ ++ ++ 0 +++ + + 0 Action 2 : Politique foncière - Acquisitions foncières - Opérations d’initiative publique - Localisation de l’habitat et formes urbaines +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ +++ +++ ++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ +++ ++ ++ +++ ++ ++ +++ Action 3 : Lutte contre l’habitat indigne et la précarité énergétique du parc privé - Lutte habitat indigne - Périmètre Restauration Immobilière - Reconstitution de logements familiaux - Information sur travaux économie d’énergie +++ +++ +++ ++ ++ 0 0 ++ ++ 0 0 ++ +++ 0 0 ++ + 0 0 ++ + 0 0 ++ + 0 0 ++ + 0 0 ++ + 0 0 ++ ++ 0 0 ++ + 0 0 ++ + 0 0 ++ Action 4 : Production locative sociale et très sociale - Production locative sociale publique - Production locative sociale privée ++ ++ ++ ++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ ++ ++ ++ +++ +++ + + + + + + Action 5 : Requalification du parc locatif social public - ANRU - Réhabilitation parc locatif social +++ +++ 0 0 0 + 0 + + 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 Actions Actions (suite) Poitiers Chasseneuil du Poitou Buxerolles Migné Auxances Saint Benoît Vouneuil sous Biard Fontaine le Comte Montamisé Mignaloux Beauvoir Biard Béruges Croutelle Action 6 : Renforcement de la diversité sociale du parc public - Accord entre les collectivités et les bailleurs +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ ++ +++ ++ + + Action 7 : Logements adaptés au handicap, maintien à domicile - Logements adaptés, de plain pied - Accueil temporaire +++ +++ +++ ++ +++ ++ ++ ++ ++ ++ +++ ++ +++ ++ +++ + +++ ++ ++ + ++ 0 + 0 Action 8 : Logements adaptés aux personnes défavorisées et dispositifs spécifiques - PLAI adaptés avec accompagnement - Dispositifs spécifiques - Qualité des structures d’hébergement existantes +++ ++ +++ +++ ++ 0 +++ ++ 0 +++ ++ 0 +++ ++ 0 +++ ++ 0 ++ ++ 0 ++ ++ 0 +++ ++ 0 + ++ 0 + + 0 + + 0 Action 9 : Coordination des acteurs concernés par l’accueil des jeunes - Comité de coordination +++ ++ +++ +++ + +++ +++ +++ ++ ++ + + Action 10 : Accueil et insertion des gens du voyage - Remplacements des terrains qui vont disparaître - Sédentarisation - PLAI adaptés gens du voyage +++ +++ +++ + ++ ++ +++ ++ ++ +++ ++ ++ + ++ ++ + ++ ++ +++ ++ ++ + ++ ++ + ++ ++ + + + 0 + + 0 + + Action 11 : Observer et organiser l’évaluation +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ Programme Local de l’Habitat de la Communauté d’Agglomération Grand Poitiers– Orientations, scénario d’évolution, programme d’actions – Guy Taïeb Conseil –Décembre 2010 1 2