Rapport de mission santé Togbota - Janvier 2014
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Rapport de mission santé Togbota - Janvier 2014
MUNTU Don Pie ___________________________________________________________ STAGE BENEVOLAT - Urgence Afrique Mission Santé à Togbota / Bénin (du 03.01.2014 au 02.02.2014) RAPPORT SOMMAIRE I.- Introduction II.- Les 4 semaines de mission III.- Actions menées durant ce stage IV.- Les points forts V.- Les points faibles VI.- Suggestions ou Améliorations à apporter VII.- Difficultés rencontrées VIII.- La vie au village et à Cotonou IX.- Partie touristique de notre séjour X.- Remerciements ©L DPM 1 I.- Introduction « Dans la vie, il y a des bons moments et des mauvais moments. Les DEUX sont UTILES. Les BONS te font avancer et les MAUVAIS te font progresser. » Mon nom est DonPie MUNTU. Je suis Suisse d'origine Africaine (plus précisément de l'Angola). Infirmier diplômé de niveau II depuis plusieurs années, j'exerce une double activité professionnelle : au sein de l'Equipe Mobile d'Urgences Socio-sanitaires (E.M.U.S), une branche de la Fondation Urgences-Santé (F.U.S) qui regroupe le 144 (gestion des appels d'urgences vitales) et la Centrale Téléphonique de Médecins de Garde (la CTMG) ainsi qu'à la Fondation Soins Lausanne (F.S.L) en ce qui concerne les soins à domicile. Les deux emplois sont situés dans la région de Lausanne, canton de Vaud (à une soixantaine de kilomètres de Genève). J'ai également Supérieure d I q d G . , j' g d d en début de carrière... La motivation d' d' g q d q j d expérience professionnelle intéressante dans le domaine des Soins Infirmiers et je compte faire bénéficier de ces acquis (apporter ma pierre à l'édifice) à la population Africaine. Autre motif : comprendre la réalité des professionnels de la santé dans un contexte tropical où les ressources sont limitées. g d d q ,j d donc de la double culture : né et grandi en Afrique, puis ayant vécu plus de 30 ans en Europe... J'ai de fait une bonne d’adaptation, de diplomatie et, qui plus est, je suis polyglotte (je parle couramment Français, Anglais, Portugais, quelques notions d'Allemand et le dialecte d'Afrique Centrale). Ce projet de Mission Santé auprès d'Urgence Afrique-Bénin a nécessité plus de 6 mois de préparation. En effet, je tiens à remercier aussi mes supérieurs hiérarchiques qui se sont montrés très compréhensifs et très conciliants pour m'accorder ce mois de « congé payé » grâce à des heures supplémentaires accumulées et aussi par leur connaissance et leur amour de l'Afrique (ils y ont voyagé et connaissent bien ce continent et ses habitants). Pourquoi avoir choisi « particulièrement » Urgence Afrique après une longue recherche sur le Net ? La qualité de services offerts (frais de mission abordables et témoignages positifs de précédents volontaires sur le forum d'U.A., etc) L'organisation de cette ONG avec sa double structure (en France et sur le terrain) garantit un meilleur encadrement des volontaires. La sécurité assurée des Bénévoles avec des équipes locales (de l'arrivée au départ/ret). La personnalisation de la mission choisie (apport des compétences personnelles et échanges interpersonnels avec des locaux). L'utilité de la mission effectuée (disponibilité quant au calendrier, pas de contrainte). Objectifs de la Mission Santé : Accueil et réception des patients au dispensaire de Togbota Agué Aide à la consultation et aux traitements prescrits (actualisation des techniques de S.I.) Aide à la gestion du dispensaire (respect des normes internationales et de l'éthique S.I) Participation aux diverses mesures de sensibilisation dans le but de prévenir des pathologies endémiques et chroniques qui sévissent dans cette région de l'Afrique. Favoriser des échanges interculturels et interpersonnels (partage des expériences). ©L DPM 2 II.- Les 4 semaines de mission Le dispensaire se trouve sur le village voisin d'Agué. C'est un bâtiment en dur jouxtant deux habitations du même type. La toiture en tôles est dépourvue de plafond ce qui a pour conséquence une expansion de la chaleur dans toutes les pièces. Il y en a 4 en tout : lorsqu'on y entre, il y a un banc qui fait office de salle d'attente. Elle est séparée d'une fine cloison en bois derrière laquelle se trouve le bureau infirmier qui sert à la consultation. En face de celuici, c'est la pièce dédiée au rangement et au stockage de médicaments ainsi que d'autre matériel médical. Elle fait office de pharmacie. On y trouve aussi le lit où dort l'infirmier pour son service de garde car il travaille en permanence 24/24 pendant une semaine. Et en face de la salle d'attente, c'est la salle d'accouchement avec du matériel nécessaire mais « restreint »... Denise dort dans l'autre 2è pièce de garde à l'intérieur du village. Consultation au bureau infirmier Denise, aide-soignant au dispensaire ©L DPM Hilaire, infirmier posant à la pharmacie Avec Charles, Infirmier 3 Images de la salle d'accouchement Après avoir consulté Hilaire, infirmier en poste au dispensaire de Togbota Agué, j'ai décidé de diviser le temps de mon stage en 4 périodes de 4 semaines avec des actions et des objectifs précis pour chaque période/semaine énumérées ci-desssous. Charles, aussi l'autre infirmier était tenu au courant, et n'a trouvé aucun inconvénient à cette suggestion/planning de mission. III.- Actions menées durant ce stage. 1ère semaine (du 06.01 au 09.01.2014) Découverte du dispensaire avec Rodrigue (le guide d'U.A.) et les autres bénévoles du groupe (le jour de notre arrivée à Togbota) ; ensuite seul sur le fonctionnement (consultation, anamnèse, prescription du traitement, etc) et la gestion (facturation, budget, statistiques, etc) de cet établissement de soins Apport (don personnel) du matériel médical au dispensaire (sets à pansement, seringues, aiguilles, désinfectants divers, matériel orthopédique, etc) Tri des médicaments périmés, rangement de la pharmacie (selon les pathologies courantes en accord avec Hilaire et Denise) et conseils pratiques sur l'hygiène et l'entretien de matériel médical 2 ème semaine (du 13.01 au 17.01.2014 Participation aux techniques de soins (désinfection des diverses plaies, injections IV, IM et SC) et mise en place du planning de nettoyage de la pharmacie et tri des médicaments périmés 1x/mois avec l'approbation de l'équipe soignante Rappel et informations sur les diverses pathologies récurrentes traitées ici (Palu, Ulcères de Burulli, Bilharziose, Plaies diverses/Accidents domestiques, etc)... Hygiène hospitalière : l'importance de l'eau potable au dispensaire pour les soignants, les patients, le nettoyage et l'entretien régulier de la salle d'accouchement, etc. Préparation et rappel des thèmes (cf liste ci-dessous) à traiter la semaine prochaine lors de la campagne de sensibilisation à Oudjra sur les maladies endémiques de la région ©L DPM 4 3 ème semaine (du 20.01 au 24.01.2014) Stratégies avancées au village de Togbota-Agué : avec des passages réguliers dans les cases pour faire des consultations et donner des conseils appropriés de prévention chez l'habitant (contrôle de tension artérielle, pose de perfusion chez les personnes âgées qui ont de difficultés à se mobiliser jusqu'au dispensaire, suivi de femmes qui viennent d'accoucher ainsi que de leurs bébés, etc) Campagne de sensibilisation de Masse (16H-18H) au village de Togbota-Oudjra avec Hilaire et Myiram avec l'accord du chef du village et l'appui du « crieur-public » Travail au dispensaire et debriefing sur la campagne de sensibilisation d'hier à Oudjra Denise devant la case où on a posé une perfusion à une dame âgée...à domicile (cf stratégies avancées) Femmes et enfants en route pour la campagne de sensibilisation à Togbota-Agué Un des 3 bébés nés le vendredi 17.01 au dispensaire ©L DPM 5 Campagne de sensibilisation de masse au village de Togbota-Agué (Hilaire dans le rôle du Traducteur) 4 ème semaine (du 27.01 au 31.01.2014 Travail au dispensaire et préparation sur la 2è campagne de sensibilisation à T.-Agué Second campagne de sensibilisation de Masse (10H30-12H30) à Togbota-Agué avec toujours l'aide précieuse d'Hilaire pour la traduction et la bonne compréhension des même thèmes traités la semaine passée à Oudjra, à savoir : La Bilharziose, le VIH-SIDA, les CPN (consultations prénatales), la Malnutrition, les Accidents domestiques/plaies diverses ainsi que le Lavage des mains/l'Hygiène corporelle. Distribution à la fin de chaque campagne de sensibilisation de comprimés de Praziquantel, de Vermox, de Fer Fodine, d'Aquatabs, des préservatifs aux adultes volontaires, ainsi que des friandises aux Mamans et enfants présents (initiative perso) Mise au point avec Hilaire le lendemain (Feed back) sur la campagne faite hier à Agué et sur le mois passé ici au dispensaire de Togbota Conclusion et rédaction du rapport de fin de stage-bénévolat ici pour U.A.- Bénin. Distribution des comprimés de Praziquantel lors de la campagne de sensibilisation à Togbota-Agué (contre la Bilharziose) ©L DPM 6 IV.- Les points forts Une équipe soignante très motivée qui bravent au quotidien de multiples difficultés dans l'exercice de leur travail (climat, manque de confort, croyances culturelles fortes de patients) Leur compétence malgré le peu de matériel à disposition, Charles, Hilaire et Denise ne cessent de réaliser de « petits miracles » au quotidien et avec une moyenne de 20 à 30 accouchement/année sans que les futures mamans aient suivi une seule échographie Bonne maîtrise de soins techniques (pose de voie veineuse, injections i/v, i/m, s/c, etc) ainsi que de l'asepsie lors de manipulations du matériel de soins Très bon accueil de la part de nos 3 collègues soignants ainsi que de la population, en général. V.- Les points faibles La non prise en charge « adéquate » de la douleur de la part des soignants L'importance de ne pas oublier de contrôler aussi la Pulsation lors de mesure de la TA Pousser plus l'investigation avec des questions plus détaillées lors de la consultation (anamnèse plus approfondie pour bien cibler l'étiologie de la maladie) La presque non utilisation de la salle de garde du fait de manque de confort signalé par les soignants (chaleur excessive, présence de fourmis et autres chauve-souris, etc) Difficultés financières des usagers du dispensaire d'où leur incapacité à s'acquitter de frais de leur traitement médical. VI.- Suggestions ou Améliorations à apporter Les soignants devraient faire preuve « d'empathie et apporter leur soutien psychologique » lors de soins douloureux en essayant d'expliquer les étapes poursuivies et rassurer ++ (en particulier aux enfants et aux femmes enceintes, etc). L'importance d'avertir le plus tôt possible le responsable (chef de village) et convenir avec lui de la date et de l'heure du passage de l'équipe de soins d'U.A en vue de la campagne de sensibilisation de masse dans leur village et des bienfaits de la prévention (ne pas attendre l'aggravation de la maladie avant de venir consulter au dispensaire d'Urgence Afrique) Activer le système du « crieur-public » en leur rémunérant un peu plus que ce qu'il gagne actuellement (Fr 1'000. CFA /tournée) car il joue un rôle de « stimulateur » auprès de la population dans les villages avant l'arrivée de l'équipe d'U.A. Apporter des produits en quantité suffisante (cpés de Vermox, de Fer Foldine, etc) destinés à la distribution aux villageois lors des campagnes de sensibilisation de masse , sans oublier des friandises (bonbons) dans le but de motiver la population en vue de prochaines séances à venir... Suggestion d'aménager un plafond ou de mettre un toit en paille contre la température excessive qui règne à l'intérieur du dispensaire Installer l'électricité au dispensaire par l'installation des panneaux solaires en vue de l'amélioration des conditions du travail (lumière adéquate à la salle d'acc., ventilateur) Aménager la salle d'attente à l'extérieur ? (garantir la confidentialité des consultations) Achat d'un véhicule « utilitaire » pour le transport de malades (payant), le transport des bénévoles et du matériel depuis Cotonou, les déplacements du personnel, etc. Formation continue des soignants du dispensaire en vue des échanges interprofessionnels et interculturels, apprentissage des jeunes (assurer la rélève), etc. ©L DPM 7 Possibilité (suggestion perso) d'amener un logo d'Urgence Afrique (pancarte, T-shirt apporté par le soignant) pour sensibiliser les gens sur le rôle joué par l'ONG au Bénin. Hygiène des bénévoles : les toilettes sèches et le lieu pour se doucher sont à améliorer par l'utilisation de la sciure et une plate-forme en béton (carrelage) pour la douche. VII.- Difficultés rencontrées La barrière de la langue, bien que supplée par nos collègues soignants du dispensaire, ne permet toujours pas de transmettre tout le contenu du message auprès des patients... La dureté du climat : température excessive qui règne dans toutes les pièces du d q q d ctricité et de l'eau potable à l'intérieur La confidentialité : difficile à respecter vis-à-vis de la pathologie du patient lors de consultations. Et cela est dûe à la promiscuité de la salle d'attente qui se situe juste à côté du bureau de consultations Mon « inexpérience » dans le domaine de la gynécologie-obstétrique lors de 3 séances d'accouchement auxquelles j'ai eu la « chance » d'assister un seul et même jour ! VIII.- La vie au village et à Cotonou Nous sommes arrivés de nuit (vendredi) à Cotonou pour certains, Alix et moi plus tard à 4H30 le samedi matin...mais Gilbert était présent à l'Aéroport pour nous accueillir. Tout comme à mon départ/retour en Europe à 5H20 du matin aussi... Le lendemain matin, Eugène est venu nous souhaiter la bienvenue (« Bonne arrivée » comme ils le disent si bien là-bas). Il nous a fait faire un petit tour du quartier où nous logions (Fidjrossè) à pied et nous a offerts notre premier repas Béninois dans un maquis (restaurant typique de Cotonou) du coin. Deux jours à la villa de bénévoles à Cotonou ont été bénéfiques pour nous acclimater. Le lundi suivant au matin, nous faisons route vers Bopa pour 3 de volontaires (Alix, Anaïs et Aude) et Togbota pour 5 d'entre nous (Charlotte, Don Pie, Edward, Luc et Suzanne). Le village de Togbota se situe à environ 60 Kilomètres de Cotonou. Le voyage s'est déroulé à bord d'un mini-bus qui accusait plusieurs milliers de Km à son compteur... Nous avons mis près de 1H40 voire 2H. Le trajet se passe sur une route asphaltée durant une demi-heure et le reste du parcours sur une route à la terre rouge cahoteuse et poussiéreuse. Le pays entier (Bénin) est devenu un grand chantier avec plusieurs travaux décidés par le gouvernement pour bâtir de nouvelles infrastructures routières, nous a-t-on confié un chauffeur de taxi-brousse. Sur la route, nous faisons une halte en cours de chemin pour prendre Rodrigue ou Constance (nos 2 guides au village qui travaillent en alternance une semaine sur deux), avant d'atteindre l'autre rive qui sépare le village de Togbota de la rivière Sô (vallée de l'Ouémé). ©L DPM 8 Sur place, nous sommes accueillis par René et Jacques, nos 2 fidèles piroguiers de service. La traversée dure environ une dizaine de minutes. Nous avons pris avec nous nos affaires personnelles et chargé dans l'autre pirogue tout le nécessaire apporté de Cotonou pour subvenir à nos besoins (vivres, eaux minérales, huile comestible, réserve de gaz, etc) car le village ne dispose ni d'électricité, ni d'eau potable voire même d'aucun commerce digne de ce nom, l'équipe d'Urgence Afrique-Bénin à Cotonou a veillé à ce que nous ne manquions de RIEN durant la semaine de Mission au village. A l'arrivée, comme il est certainement de coutume, nous sommes accueillis par une ribambelle de gamins curieux de voir les nouveaux arrivants (Bénévoles d'U.A), qui nous lancent « Yovo, yovo, Bonjour, comment ça va ? » avec leur éternel sourire. Yogo signifie « Blanc ». Les 2 premiers jours au village ont été ponctués par le récit de l'historique du village de Togbota par Rodrigue, notre guide au village (il maîtrise bien la légende qui accompagne la création de ce village). Toujours prêt à rendre le moindre service. On ne manquait de rien... Ensuite, il nous a présenté à la population locale, aux autorités (chefs de village, directeur d'école, instituteurs, responsable de l'Arrondissement, visite du dispensaire, de la Case de Tout-petits, de la Ferme Solidaire, la visite du village de Togbotga-Agué ainsi que celui de Togbota-Oudjra. La population s'est montrée très hospitalière et notre séjour s'est déroulé dans de bonnes conditions possibles. ©L DPM 9 Nous travaillons TOUS (je parle des Bénévoles à la case de Tout petits, au dispensaire et à la Ferme Solidaire, en moyenne, 5 à 6 H/jour du fait de la température élevée dans l'après-midi. Le retour en fin de semaine à Cotonou se déroulait dans les mêmes conditions : toujours en mini-bus, sauf la dernière semaine où nous sommes rentrés en taxi-brousse car nous étions un nombre restreint de bénévoles (4 seulement), Edward et Myriam ayant terminé leur mission une semaine plus tôt que le reste du groupe. A Cotonou, nous nous déplacions souvent en Zem : une abréviation du mot Zémidjan, qui signifie littéralement "emmène moi vite" en Fon (dialecte le plus couramment parlé au Bénin). C'est un croisement entre la mobylette et la moto qui fait office de taxi. Le SEUL ou presque et plus pratique moyen de transport en commun pour les habitants de cette métropole à l'architecture un peu archaïque. Bien que les prix indicatifs sont affichés à la villa des Bénévoles à Cotonou ainsi que d'autres informations importantes, les Zémidjan n'hésitent pas à appliquer un tarif à la tête du « client-Yovo » de surcroît censé être « riche »...Heureusement, il y avait Raphaël, Cathy ou Leonel pour nous servir de guide et d'interprète pour nos nombreux déplacements en ville et aux environs de Cotonou. ©L DPM 10 Nous avons profité de nos week-end pour sortir un peu à Cotonou, capitale économique du pays, où nous avons pu manger « local » dans divers restaurants de la place et se déplacer de fois avec la voiture d'un « ami», Ahmed. Un architecte Béninois que j'ai eu l'opportunité de rencontrer durant mon escale à Casablanca. Nous sommes allés aussi visiter le fameux marché coloré de Dantokpa, le marché aux tissus de Missèbo, la cathédrale de Cotonou, le Village Artisanal (célèbre Hall des Artisans), la Plage de Cotonou et ses environs, etc... Le week-end était aussi l'occasion de faire notre lessive et de rencontrer les autres bénévoles venant de Bopa avec lesquelles nous échangions nos points de vue sur les expériences vécues durant cette mission « inoubliable » et sortions ensemble pour la partie « touristique ». ©L DPM 11 Villa U.A-Bénin (Fidjrossè/Cotonou) IX.- Partie touristique de notre séjour Le week-end de notre première semaine à Cotonou, nous avons profité du pont de vendredi 10 janvier (Fête du Vaudoun) au mardi 14.01.2014. Nous sommes allés à Ouidah, siège mondial du Vaudoun, pour assister à la grande manifestation organisée chaque année à cette date sur la plage jouxtant la « Porte de Non Retour » qui symbolise l'historique des esclaves Africains déportés en Amérique et aux Antilles. C'était émouvant, festif et coloré avec divers groupes folkloriques de la région et du pays ainsi que les officiels présents à cet effet. On y voyait certains festivaliers bravaient les vagues aux écumes rugissantes de l'océan Atlantique. ©L DPM 12 Nous avons profité aussi pour faire quelques achats-souvenir au marché en face à proximité de la « Porte du Retour » célébrant le retour des Affranchis qui ont fait le voyage volontaire inverse (de l'Amérique en Afrique). Ce soir là (nous étions 3 garcons et 6 filles avec l'équipe de Bopa), nous avons loué une maison et avons passé la nuit à Ouidah. Le lendemain, nous sommes allés faire une escapade sur la côte océanique de Grand-Popo avec ses plages ourlées de cocotiers et jonchées de multiples coquillages, ses lagunes et ses multiples îles sauvages. Le tout est balayé par un vent frais qui vous caresse le visage ainsi que le spectacle insolite d'un groupe de pécheurs tirant au large un long et interminable filet sous un soleil torride. ©L DPM 13 Le week-end suivant, nous avons été découvrir la ville de Porto-Novo, capitale politique avec ses célèbres monuments qui nous a séduit par son « architecture Brésilienne », sa cathédrale, son Parlement, ses avenues bien tracées, son marché coloré caractérisé par la diversité de multiples fruits sur les étals, son palais Royal-Musée de Honmè, son jardin des plantes et son atmosphère moins polluée comparée à sa proche voisine, la ville de Cotonou. Temple Vaudou (Porto-Novo) Jardin des plantes (Porto-Novo) ©L DPM Musée-palais Royal Homnè (Porto-Novo) Cathédrale à l'architecture « Brésilienne » (Porto-Novo) 14 Etals d'épices colorés au marché de Porto-Novo X.- Remerciements à Charles, Hilaire et Denise pour leur accueil chaleureux et sincère auprès de bénévoles. Toujours disponibles tous les 3 à répondre à mes questions « détaillées » et leur façon (humble et modeste) d'accepter des suggestions/remarques en vue de s'améliorer dans l'exercice quotidien de notre travail d'infirmier actuel qui demande plus de réflexion que d'automatisation dans les actes et gestes à faire auprès de patients Un grand remerciement à la population de Togbota (les 2 villages) pour leur hospitalité, sans oublier le « charismatique et sage» chef d'arrondissement, M Gaston Savi, pour son intelligence et son sens de la répartie ; à toute l'Equipe d'Urgence Afrique-Bénin qui nous a guidés et conseillés pendant ce mois inoubliable depuis notre arrivée jusqu'à notre départ/retour ; Je n'ose pas finir ce chapitre de remerciements sans évoquer le talent culinaire de Mélanie qui s'était bien occupée de nos estomacs de « Yovos » affamés ! Un grand « Big Up » aussi à Réné et Jacques pour leur disponibilité et leur sourire permanent. Avec M Gaston Savi devant la case de Bénévoles (Togbota) ©L DPM 15 ©L DPM 16 ©L DPM 17 MUNTU Don Pie ___________________________________________________________ E-mail : [email protected] ©L DPM 18
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