Nantes Métropole
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Nantes Métropole Rédaction : 2 quai F.-Mitterrand. BP 80319 44203 Nantes Tél. 02 40 44 69 69 - Fax : 02 40 44 69 61 Courriel : [email protected] Intérim : pénurie de jobs d’été pour les étudiants A la mi-juillet, nombreux sont les étudiants toujours en quête d’un emploi saisonnier. Cette année, même ceux qui ont pris de l’avance pour déposer leur candidature restent sur le carreau. « Nous ne prenons plus de candidatures étudiantes pour les emplois saisonniers ». Cette affichette fleurit sur les vitrines des boîtes d’intérim Nantaises. Même si certains irréductibles persistent à écumer les agences, CV sous le bras, trouver un job d’été à Nantes relève du parcours du combattant. « À cause de la conjoncture économique actuelle, nous devons faire face à une baisse du volume d’activité, explique le responsable d’une agence du quai de la fosse. Nous sommes tributaires de la demande des entreprises ». Résultat : certaines agences choisissent de refuser systématiquement toute nouvelle candidature étudiante. « Si c’est pour entasser les CV sur une pile, ça ne sert à rien », confie une employée. Moins de postes, plus de candidats Même son de cloche du côté de l’agence voisine : « nous privilégions les candidats qui cherchent un emploi à l’année, nous leur proposons les postes en priorité. Le nombre d’intérimaires étudiants en poste a été divisé par dix par rapport à l’été dernier. » « Il y a une inadéquation entre les besoins des employeurs et la demande, affirme le responsable de l’agence Partnaire. C’est la crise, il y a moins de postes à pourvoir. Paradoxalement, c’est la première fois que je vois autant d’étudiants chercher du travail ! Leur nombre a augmenté d’un tiers par rapport à l’année dernière. » Pour les agences intérim, la saison est presque finie. Toutefois, l’espoir de trouver un job reste permis dans certains secteurs, tels que la cueillette, la préparation de commande, le nettoyage, le conditionnement agricole et certains domaines du bâtiment. « Il reste des postes à pourvoir dans la menuiserie, la pose de charpente et l’électricité », affirme Mickaël Augereau, de Synergie. Dernier conseil, d’une responsable d’agence : « Allez sur la côte ! L’hôtellerie et la restauration ont toujours besoin de saisonniers… » Pauline JAHAN. Delphine, 22 ans, en master communication Ouest-France Lundi 20 juillet 2009 Ancrée depuis 1946, Boissière a coulé L’entreprise de services de proximité Boissière employait 5 salariés. Elle vient de déposer son bilan. Gilles Mazzobel et Christophe Guillet, deux des anciens gérants de l’entreprise Boissière, devant leur vitrine. La plus vieille entreprise nantaise de service de proximité a été contrainte de déposer son bilan. Pour les agences intérim, la saison est presque finie. Mais « il reste des postes à pourvoir dans la menuiserie, la pose de charpente et l’électricité », affirme Mickaël Augereau, de Synergie. Hélène, 21 ans, en licence action sociale Les 160 m2 de locaux sont vides. Des cartons jonchent le sol. Les clients passent devant la boutique et s’étonnent de sa fermeture. La plus vieille entreprise nantaise de services de proximité, de dépannage électrique et de négoce a été contrainte de fermer ses portes, il y a 15 jours. « La raison de l’argent l’a emporté », lâche Christophe Guillet, l’un des trois anciens gérants de l’établissement. La faute à la conjoncture économique actuelle et aux changements d’habitudes de consommation. « Les gens font la chasse aux petits prix, commandent sur internet, sans se préoccuper d’acheter en fonction de leurs besoins réels », déclare Christophe Guillet. Résultat : le service de proximité accuse le coup. « Nous ne sommes pas des entreprises avec de grosses sources de profit. Nous misons sur la pérennité, le contact permanent avec le consommateur. Nos 6000 clients fidèles trouvaient ici une écoute, des conseils pour acheter de manière réfléchie des appareils electroménagers ». Les gérants, fils d’artisans commerçants depuis trois générations, se sont retrouvés « pieds et poings liés ». Depuis le début de l’année, leur chiffre d’affaire a chuté de 40 %. « Nous avons fait le maximum pour retarder les échéances de licenciement, mais nous ne pouvions plus faire autrement. Avec la conjoncture actuelle, les banques ne nous soutenaient plus », déplore Gilles Mazzobel, associé. « Nous tenons à remercier les personnes qui nous ont accompagnés et fait confiance, ajoute Christophe Guillet. Son objectif est de rouvrir une entreprise de ce type dans quelques années. « Je suis confiant, les gens finiront par revenir à une consommation réfléchie ». Sauvé par les policiers qu’il fuyait jours dans une usine de conditionnement de crevettes. Je fais les 2X8, c’est un rythme soutenu. Le statut d’intérimaire est précaire : je ne sais pas si j’aurais du travail demain. Je n’ai pas de planning fixe, ce n’est pas facile pour m’organiser. Mais en compensation, la rémunération en intérim est intéressante. Je m’estime heureuse d’avoir ce travail : je vois beaucoup de jeunes autour de moi qui galèrent encore à trouver un boulot d’été. » « À la fin du mois de juin, j’ai déposé mon CV dans une quinzaine d’agences intérim du centre-ville. Mais pour le moment, je n’ai travaillé que quelques jours seulement. Normalement, je travaille tous les étés depuis mes 18 ans. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu de mal à trouver un emploi saisonnier. Mais cette année, j’ai l’impression que le marché est saturé. Il n’y a pas assez d’offres d’emploi et trop de demandes de la part des étudiants. Certaines agences ont carrément refusé de prendre mon CV. Il reste quelques postes dans le BTP, la menuiserie ou la chaudronnerie, mais mon profil ne correspond pas aux missions proposées. C’est la galère, je passe mes journées à attendre et je ne peux pas prévoir quel sera mon salaire à la fin du mois. Je dois être disponible et joignable à tout moment, au cas où une agence intérim m’appellerait pour me proposer du travail… » Un homme déterminé braque Vet’ Affaires Armé, il a fait irruption dès l’ouverture du magasin. Il a braqué trois personnes avant de prendre la fuite avec quelques centaines d’euros. Difficile, hier après-midi, en lisière de la zone Atlantis à Saint-Herblain, d’imaginer que le magasin Vet’ Affaires avait été braqué le matin même. Dans cette grande surface du vêtement à prix discount, les deux salariés sont au travail et les clients fouinent dans les rayons. Pourtant, vers 10 h 30, François, venu donner un coup de main à la gérante, s’est trouvé avec une arme braquée sur lui. Il raconte. « Je l’ai vu rentrer dans le magasin. Il a mis sa cagoule au fur et à mesure qu’il avançait, arme à la main. Il m’a donné un sac pour que j’y mette le fond de caisse. » Le braqueur, « calme et déterminé », « assez grand et vêtu de noir » a alors laissé François seul. Il a menacé sa collègue pour lui demander de l’accompagner, avec le vigile, dans la salle où se trouve le coffre du magasin. Moins de 1000 euros « Pendant ce temps, je suis allé voir les clients, une dizaine, pour leur demander de sortir » raconte François. Deux ou trois minutes plus tard, le braqueur revenait chercher le fond de caisse. Puis disparaissait en courant. « J’ai eu peur car il est revenu seul… Je suis vite allé voir dans la salle. Mais tout allait bien. On n’allait pas jouer les cow-boys pour quelques centaines d’euros. » Moins de mille pour être précis. Dans l’instant qui a suivi, des clients réfugiés sur le parking ont vu le voleur prendre la fuite à bord d’une voiture marron. Très vite des policiers ont déboulé. Ils ont effectué des recherches d’indices et d’empreintes. Mais le voleur était encagoulé et muni de gants. Ils recherchent des témoins qui pourraient faire avancer l’enquête confiée à la Sûreté départementale. Difficile après ce nouveau braquage de ne pas penser à l’attaque ratée, samedi, dans le bureau de Poste des Sorinières. Là, un homme dont le signalement présente quelques similitudes, avait tenté, en vain, de Nantes métropole en bref A. Mazzorana attaché au projet d’aéroport Suite aux propos tenus par le Préfet, dans les médias (OF de vendredi), Alexandre Mazzorana, vice-président de Nantes métropole, membre du parti radical de gauche « réaffirme haut et fort son engagement au projet d’aéroport international NotreDame-des-Landes. C’est un outil indispensable au développement économique de notre région. D’autant plus indispensable que pèsent des risques de saturation sur l’unique piste de Nantes Atlantique – les chiffres de l’activité l’attestent – et qu’il est techniquement difficile d’en construire une autre. ». À ses yeux, « ce projet n’est ni « illusoire », ni « inutile », comme certains veulent le faire croire. Dans cette Europe que je souhaite fédérale, notre positionnement en périphérie des centres de décisions européens constitue une faiblesse. Si, comme nous le désirons, la métropole Nantes/Saint-Nazaire rayonne comme pôle majeur du grand ouest alors Oui Notre-Dame-des-Landes constitue un outil indispensable pour le monde économique », souligne notamment Alexandre Mazzorana. Hier matin, le magasin Vet’ Affaires de Saint-Herblain a été braqué par un homme seul. Il a pris la fuite avec moins de mille euros. se faire remettre de l’argent. Celui-ci est déjà soupçonné de deux autres braquages commis, avec succès, en (1) Jʼaime les soldes. « Je suis inscrite en agence d’intérim depuis 1 mois. D’habitude, je m’y prends plus tôt et j’envoie des candidatures spontanées pour des emplois saisonniers. Les étés précédant, j’ai été serveuse à Londres, caissière dans un supermarché, j’ai travaillé dans un camping… Cette année, je m’y suis prise au dernier moment. Je n’avais jamais travaillé par le biais d’une agence d’intérim avant. Au total, depuis le début de l’été, j’ai travaillé 9 Lire page 5 mai et juin, au bureau de Poste de Bouguenais les Couëts. Thomas HENG. (1) Le kebab Istanbul de Nantes est bien ouvert Dans notre édition de samedi, un compte rendu de justice était consacré au conflit qui opposait la préfecture au kebab Istanbul, de Nantes. Le désaccord portait depuis 2006 sur le recrutement d’un salarié. À la fin du texte, nous avons commis une erreur. L’établissement est toujours ouvert et non pas fermé comme il a été indiqué à tort. Retrouvez toute l’information en continu sur Victoria SILVSTEDT .fr du 24 juin au 28 juillet 2009 288 ter, route de Vannes - NANTES-ORVAULT - 02 28 07 48 40