Nantes Métropole

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Intérim : pénurie de jobs d’été pour les étudiants
A la mi-juillet, nombreux sont les étudiants toujours en quête d’un emploi saisonnier. Cette année,
même ceux qui ont pris de l’avance pour déposer leur candidature restent sur le carreau.
« Nous ne prenons plus de candidatures étudiantes pour les emplois
saisonniers ». Cette affichette fleurit sur les vitrines des boîtes d’intérim Nantaises. Même si certains irréductibles persistent à écumer les agences, CV sous le bras, trouver un
job d’été à Nantes relève du parcours
du combattant.
« À cause de la conjoncture économique actuelle, nous devons faire
face à une baisse du volume d’activité, explique le responsable d’une
agence du quai de la fosse. Nous
sommes tributaires de la demande
des entreprises ».
Résultat : certaines agences choisissent de refuser systématiquement
toute nouvelle candidature étudiante.
« Si c’est pour entasser les CV sur
une pile, ça ne sert à rien », confie
une employée.
Moins de postes,
plus de candidats
Même son de cloche du côté de l’agence voisine : « nous privilégions
les candidats qui cherchent un emploi à l’année, nous leur proposons
les postes en priorité. Le nombre
d’intérimaires étudiants en poste a
été divisé par dix par rapport à l’été
dernier. »
« Il y a une inadéquation entre les besoins des employeurs et la demande,
affirme le responsable de l’agence
Partnaire. C’est la crise, il y a moins de
postes à pourvoir. Paradoxalement,
c’est la première fois que je vois autant d’étudiants chercher du travail !
Leur nombre a augmenté d’un tiers
par rapport à l’année dernière. »
Pour les agences intérim, la saison
est presque finie. Toutefois, l’espoir de
trouver un job reste permis dans certains secteurs, tels que la cueillette,
la préparation de commande, le nettoyage, le conditionnement agricole
et certains domaines du bâtiment. « Il
reste des postes à pourvoir dans la
menuiserie, la pose de charpente
et l’électricité », affirme Mickaël
Augereau, de Synergie. Dernier
conseil, d’une responsable d’agence :
« Allez sur la côte ! L’hôtellerie et la
restauration ont toujours besoin de
saisonniers… »
Pauline JAHAN.
Delphine, 22 ans, en master communication
Ouest-France
Lundi 20 juillet 2009
Ancrée depuis 1946, Boissière a coulé
L’entreprise de services de proximité Boissière employait 5 salariés.
Elle vient de déposer son bilan.
Gilles Mazzobel et Christophe Guillet, deux des anciens gérants de l’entreprise
Boissière, devant leur vitrine. La plus vieille entreprise nantaise de service de
proximité a été contrainte de déposer son bilan.
Pour les agences intérim, la saison est presque finie. Mais « il reste des postes à
pourvoir dans la menuiserie, la pose de charpente et l’électricité », affirme
Mickaël Augereau, de Synergie.
Hélène, 21 ans, en licence action sociale
Les 160 m2 de locaux sont vides.
Des cartons jonchent le sol. Les
clients passent devant la boutique et
s’étonnent de sa fermeture. La plus
vieille entreprise nantaise de services
de proximité, de dépannage électrique et de négoce a été contrainte
de fermer ses portes, il y a 15 jours.
« La raison de l’argent l’a emporté », lâche Christophe Guillet, l’un
des trois anciens gérants de l’établissement. La faute à la conjoncture économique actuelle et aux changements d’habitudes de consommation.
« Les gens font la chasse aux petits prix, commandent sur internet,
sans se préoccuper d’acheter en
fonction de leurs besoins réels », déclare Christophe Guillet. Résultat : le
service de proximité accuse le coup.
« Nous ne sommes pas des entreprises avec de grosses sources de
profit. Nous misons sur la pérennité, le contact permanent avec le
consommateur. Nos 6000 clients fidèles trouvaient ici une écoute, des
conseils pour acheter de manière
réfléchie des appareils electroménagers ».
Les gérants, fils d’artisans commerçants depuis trois générations, se
sont retrouvés « pieds et poings
liés ». Depuis le début de l’année,
leur chiffre d’affaire a chuté de 40 %.
« Nous avons fait le maximum
pour retarder les échéances de licenciement, mais nous ne pouvions plus faire autrement. Avec la
conjoncture actuelle, les banques
ne nous soutenaient plus », déplore
Gilles Mazzobel, associé.
« Nous tenons à remercier les personnes qui nous ont accompagnés
et fait confiance, ajoute Christophe
Guillet. Son objectif est de rouvrir une
entreprise de ce type dans quelques
années. « Je suis confiant, les gens
finiront par revenir à une consommation réfléchie ».
Sauvé par les policiers qu’il fuyait
jours dans une usine de conditionnement de crevettes. Je fais les 2X8,
c’est un rythme soutenu. Le statut d’intérimaire est précaire : je ne sais pas si
j’aurais du travail demain. Je n’ai pas
de planning fixe, ce n’est pas facile
pour m’organiser. Mais en compensation, la rémunération en intérim est
intéressante. Je m’estime heureuse
d’avoir ce travail : je vois beaucoup de
jeunes autour de moi qui galèrent encore à trouver un boulot d’été. »
« À la fin du mois de juin, j’ai déposé
mon CV dans une quinzaine d’agences
intérim du centre-ville. Mais pour le
moment, je n’ai travaillé que quelques
jours seulement. Normalement, je travaille tous les étés depuis mes 18 ans.
Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu
de mal à trouver un emploi saisonnier.
Mais cette année, j’ai l’impression que
le marché est saturé. Il n’y a pas assez
d’offres d’emploi et trop de demandes
de la part des étudiants. Certaines
agences ont carrément refusé de
prendre mon CV. Il reste quelques
postes dans le BTP, la menuiserie ou
la chaudronnerie, mais mon profil ne
correspond pas aux missions proposées. C’est la galère, je passe mes
journées à attendre et je ne peux pas
prévoir quel sera mon salaire à la fin
du mois. Je dois être disponible et joignable à tout moment, au cas où une
agence intérim m’appellerait pour me
proposer du travail… »
Un homme déterminé braque Vet’ Affaires
Armé, il a fait irruption dès l’ouverture du magasin. Il a braqué trois personnes avant de prendre la fuite
avec quelques centaines d’euros.
Difficile, hier après-midi, en lisière de
la zone Atlantis à Saint-Herblain, d’imaginer que le magasin Vet’ Affaires
avait été braqué le matin même. Dans
cette grande surface du vêtement à
prix discount, les deux salariés sont
au travail et les clients fouinent dans
les rayons. Pourtant, vers 10 h 30,
François, venu donner un coup de
main à la gérante, s’est trouvé avec
une arme braquée sur lui.
Il raconte. « Je l’ai vu rentrer dans
le magasin. Il a mis sa cagoule au
fur et à mesure qu’il avançait, arme
à la main. Il m’a donné un sac pour
que j’y mette le fond de caisse. » Le
braqueur, « calme et déterminé »,
« assez grand et vêtu de noir » a alors laissé François seul. Il a menacé
sa collègue pour lui demander de
l’accompagner, avec le vigile, dans
la salle où se trouve le coffre du magasin.
Moins de 1000 euros
« Pendant ce temps, je suis allé
voir les clients, une dizaine, pour
leur demander de sortir » raconte
François. Deux ou trois minutes plus
tard, le braqueur revenait chercher
le fond de caisse. Puis disparaissait
en courant. « J’ai eu peur car il est
revenu seul… Je suis vite allé voir
dans la salle. Mais tout allait bien.
On n’allait pas jouer les cow-boys
pour quelques centaines d’euros. »
Moins de mille pour être précis.
Dans l’instant qui a suivi, des clients
réfugiés sur le parking ont vu le voleur prendre la fuite à bord d’une voiture marron. Très vite des policiers
ont déboulé. Ils ont effectué des recherches d’indices et d’empreintes.
Mais le voleur était encagoulé et
muni de gants. Ils recherchent des
témoins qui pourraient faire avancer
l’enquête confiée à la Sûreté départementale.
Difficile après ce nouveau braquage
de ne pas penser à l’attaque ratée,
samedi, dans le bureau de Poste
des Sorinières. Là, un homme dont
le signalement présente quelques
similitudes, avait tenté, en vain, de
Nantes métropole en bref
A. Mazzorana attaché au projet d’aéroport
Suite aux propos tenus par le Préfet,
dans les médias (OF de vendredi),
Alexandre Mazzorana, vice-président
de Nantes métropole, membre du
parti radical de gauche « réaffirme
haut et fort son engagement au projet d’aéroport international NotreDame-des-Landes. C’est un outil indispensable au développement économique de notre région. D’autant
plus indispensable que pèsent des
risques de saturation sur l’unique
piste de Nantes Atlantique – les
chiffres de l’activité l’attestent – et
qu’il est techniquement difficile d’en
construire une autre. ».
À ses yeux, « ce projet n’est ni « illusoire », ni « inutile », comme certains veulent le faire croire. Dans
cette Europe que je souhaite fédérale, notre positionnement en périphérie des centres de décisions européens constitue une faiblesse. Si,
comme nous le désirons, la métropole Nantes/Saint-Nazaire rayonne
comme pôle majeur du grand ouest
alors Oui Notre-Dame-des-Landes
constitue un outil indispensable pour
le monde économique », souligne
notamment Alexandre Mazzorana.
Hier matin, le magasin Vet’ Affaires de Saint-Herblain a été braqué par un homme
seul. Il a pris la fuite avec moins de mille euros.
se faire remettre de l’argent. Celui-ci
est déjà soupçonné de deux autres
braquages commis, avec succès, en
(1) Jʼaime les soldes.
« Je suis inscrite en agence d’intérim depuis 1 mois. D’habitude, je m’y
prends plus tôt et j’envoie des candidatures spontanées pour des emplois saisonniers. Les étés précédant,
j’ai été serveuse à Londres, caissière
dans un supermarché, j’ai travaillé
dans un camping… Cette année, je
m’y suis prise au dernier moment.
Je n’avais jamais travaillé par le biais
d’une agence d’intérim avant. Au total,
depuis le début de l’été, j’ai travaillé 9
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mai et juin, au bureau de Poste de
Bouguenais les Couëts.
Thomas HENG.
(1)
Le kebab Istanbul de Nantes est bien ouvert
Dans notre édition de samedi, un
compte rendu de justice était consacré au conflit qui opposait la préfecture au kebab Istanbul, de Nantes. Le
désaccord portait depuis 2006 sur le
recrutement d’un salarié. À la fin du
texte, nous avons commis une erreur.
L’établissement est toujours ouvert et
non pas fermé comme il a été indiqué
à tort.
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Victoria SILVSTEDT
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du 24 juin au 28 juillet 2009
288 ter, route de Vannes - NANTES-ORVAULT - 02 28 07 48 40