économique - Chambre d`Agriculture du Lot

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économique - Chambre d`Agriculture du Lot
LETTRE
économique
EDITO
L’agriculture en chiffres Octobre 2013 N° 333
Fé
Paralysie américaine : catastrophe frôlée
Ce qui vient de se produire aux États-Unis à la suite du blocage budgétaire pourrait passer pour anodin,
dans la mesure où ce n’est pas la première fois que le gouvernement américain ferme ses portes et renvoie chez eux plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires. Sauf que ce « shutdown », puisque
c’est ainsi qu’on le nomme de l’autre côté de l’Atlantique, intervient non seulement peu de temps avant
un débat autrement plus profond, celui du relèvement du plafond de la dette, mais aussi parce qu’il
exerce déjà des répercussions sur le Farm Bill et sur la négociation avec l’UE. On est passé tout près de
la catastrophe.
Le
pire n’est pas passé loin sur la question budgétaire et
sur le défaut de paiement aux États-Unis. Pour mémoire,
rappelons qu’en 2012, le déficit fédéral était encore aux
alentours de 8 % du PIB, alors que la dette franchissait les
100 %, deux taux largement supérieurs aux critères imposés
aux membres de la zone euro. Nul ne semblait s’en préoccuper jusqu’à présent, car le financement de l’économie américaine était garanti non seulement pas des apports extérieurs
et par le système bancaire interne et international. Plusieurs
alertes laissaient penser que les députés du parti républicain
les plus extrémistes, en l’occurrence ceux du Tea Party, restaient l’arme aux pieds. Fiscal cliff à la fin de l’année 2012,
coupes automatiques dans le budget (sequester) au printemps 2013, et maintenant le shutdown. Débordé par sa
droite, le Président de la Chambre des Représentants n’a pu
contenir l’hostilité du Tea Party envers la loi sur l’assurance
sociale (Obamacare), l’objectif étant d’abroger cette loi,
identifié comme un interventionnisme massif dans la société.
Ce combat mené contre l’Obamacare dépasse de loin les joutes antérieures entre républicains et démocrates, lesquelles
se limitaient à la stricte question du volume des recettes fiscales et des dépenses fédérales.
La décision du Congrès de ne plus financer les services
publics a conduit à mettre près de 800 000 fonctionnaires
au chômage technique (exception faite des militaires). Il faut
remonter à 1995-1996 pour retrouver un shutdown qui dura
d’abord 6 jours (novembre 1995) puis 17 jours (décembre
1995-janvier 1996). Le fait que les musées, les parcs nationaux… aient été fermés au public peut faire sourire, sauf que
les nombreux touristes ont trouvé portes closes, et que des
milliers de fonctionnaires ont été exposés à une érosion de
leurs émoluments.
Assemblée Permanente des
Chambres d'agriculture
Dégringolade du cours du café
Avec la participation
financière du CasDAR
Arabicas doux de Colombie
ex-dock New York
en cents de $ par livre
www.chambresagriculture.fr
Prix du café
350
300
250
200
150
100
50
0
139*
janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv- janv60 65 70 75 80 85 90 95 00 05 10
1476 - Chambres d'Agriculture - Études économiques
* Août 2013
source : UNCTAD
L’abondance des récoltes occasionnant une baisse des cours n’est pas
l’apanage des céréales. En raison
d’une hausse massive de la production de café, tout particulièrement au
Brésil, au Vietnam et en Colombie, et
d’une demande mondiale qui demeure
atone dans les économies industrialisées, le prix de la tonne de café s’est
écroulé, atteignant son plus bas niveau depuis plus de quatre ans. Fautil que les États interviennent pour
soutenir les cours ? Une question à
laquelle réfléchit le gouvernement
brésilien, qui pourrait se porter acquéreur de quelques millions de tonnes dans les prochains mois.
LetEco1310 - Octobre 2013
9 avenue George V
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Tél : 01 53 57 10 10
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Email : [email protected]
REPUBLIQUE FRANÇAISE
Etablissement public
Siret 180070047 00014
C’était d’autant plus inquiétant que, un second front s’est
ouvert, relatif au relèvement du plafond de la dette fédérale,
actuellement de 17 000 milliards de dollars. Pour continuer à
se financer sur les marchés extérieurs, l’État devait obtenir
l’aval du Congrès, sous peine de se mettre en situation de
cessation de paiement, ouvrant la voie à une récession et à
une nouvelle crise financière internationale.
La paralysie de la démocratie américaine a exercé déjà
deux effets collatéraux. Le premier a trait au projet de Farm
Bill, qui avait été décalé en septembre 2013, et risque du
coup de prendre encore bien du retard. Au cœur du débat, le
volet aide alimentaire de la loi agricole. Les républicains souhaitent en effet réduire drastiquement ces dépenses d’aide
alimentaire qui concernent aujourd’hui près de 47 millions
d’américains. Le second concerne la négociation États-Unis/
UE sur le commerce et l’investissement. La paralysie budgétaire a empêché le déplacement du représentant américain à
Bruxelles, pour participer à la réunion des 7-11 octobre, la
prochaine échéance ayant été fixée à décembre. Barack
Obama lui-même n’a pu se rendre au Sommet du Forum de
coopération Asie-Pacifique (APEC) qui se tient à Bali du 7 au
11 octobre. Dans les deux cas, ce sont les calendriers des
accords qui risquent d’être bousculés.
Et puis, à la veille du 17 octobre, date à laquelle, sans
accord, les États-Unis ne pouvaient plus emprunter pour se
financer, une entente cordiale a été définie, sans que les démocrates ne soient amenés à renoncer à l’Obamacare. Défaut de paiement écarté, fin du shutdown, tout semble rétabli, jusqu’au 7 février seulement. De quoi passer la fin de
l’année sans encombre, de fêter Noël, et de repartir au combat.
Contact : Thierry POUCH
1
Les travaux de l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) et de la MSA (Mutualité Sociale Agricole)
permettent d’obtenir une mesure précise des causes de mortalité pour les agriculteurs exploitants
entre 2007 et 2009. Les premiers résultats publiés apportent un éclairage sur la mortalité par
suicide, particulièrement élevée chez les agriculteurs.
C'est un fait structurel de la société française, les
agriculteurs font partie des catégories socioprofessionnelles qui ont une espérance de vie élevée
(cf tableau n°1). Plusieurs facteurs expliquent cette
longévité, mais l'un des plus fréquemment évoqués est
le faible taux de comportement à risque chez les agriculteurs et en particulier la consommation réduite de
produits psychotropes (alcool, tabac, cannabis et autres drogues). Toutefois, il est une ombre à ce tableau,
c'est la prévalence du suicide parmi les agriculteurs.
T a b le a u 1 : Es pé r a n c e d e vie à 6 0 a n s pa r s e x e e t c a té g or ie
s oc io pr ofe s s ion ne lle
2 0 0 0 -2 0 0 8
2 0 0 0 -2 0 0 8
Hom m e
Fe m m e
C a d re s
2 4 ,0
2 7 ,8
P ro fe s s io n s in te rm é d ia ire s
2 2 ,3
2 7 ,4
Ag ric u lte u rs
2 2 ,3
2 6 ,2
Artis a n s , c o m m e rç a n ts ,
c h e fs d 'e n tre p ris e
2 2 ,2
2 7 ,1
E m p lo yé s
2 1 ,0
2 6 ,4
O u vrie rs
1 9 ,6
2 5 ,5
In a c tifs n o n re tra ité s
1 6 ,0
2 5 ,2
Ens e m ble
2 1 ,1
2 6 ,1
en années
L e c tu re : e n 2 0 0 0 -2 0 0 8 , l'e s p é ra n c e d e v ie d e s h o m m e s c a d re s
d e 6 0 a n s e st d e 2 4 a n s
C h a m p : F ra n c e m é tro p o lita in e
S o u rc e : I n s e e , É c h a n tillo n d é m o g ra p h iq u e p e rm a n e n t
Dans une publication de 2011, l'INSERM montrait
qu'en 2006, le taux de suicide était de 32 pour 100 000
pour les agriculteurs, contre 20 pour 100 000 pour
l'ensemble de la population1. Ces taux pourraient s'être
aggravés depuis la crise2. Une étude de l’InVS apporte
des éléments de compréhension sur les 485 suicides
d’agriculteurs exploitants dénombrés entre 2007 et
2009. Cette étude s’appuie sur le couplage de données
socioprofessionnelles d’une part (données de la MSA),
et des données de mortalité (causes de décès du CépiDC3) d’autre part.
Les suicides constituent la troisième cause de mortalité des agriculteurs exploitants, après les cancers et
les pathologies de l’appareil cardio-vasculaire pour les
hommes et les pathologies de l’appareil circulatoire
pour les femmes. Cette surmortalité par suicide touche
plus particulièrement les éleveurs (bovins-lait et bovins-viande).
La surmortalité par suicide chez les agriculteurs
n’est pas un phénomène spécifiquement français. Elle
touche aussi le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Australie, le Canada, l'Inde et la Corée.
En Australie, les études épidémiologiques soulignent
que la prévalence du suicide chez les agriculteurs ne
semble pas s'expliquer par un taux plus élevé que la
moyenne de troubles de santé psychologique mais
viendrait d'un ensemble de facteurs psychosociaux qui
limitent la possibilité pour les agriculteurs de faire reconnaître, d'exprimer leurs difficultés et leurs souffrances et de se faire aider.
Au Canada et en Corée, les études et expertises
mettent l'accent sur le lien entre l’exposition à certains
produits phytosanitaires et la prévalence des dépressions et des troubles neuro-comportementaux. Mais
l’hypothèse d’une forte exposition aux pesticides ne
permet pas d’expliquer, à elle seule, la surmortalité par
suicide des agriculteurs. En revanche, les difficultés
financière, la pression et l’isolement sont des facteurs
aggravants.
S'agissant de la France, l’étude de l’InVS ne permet
pas de dégager les causes de la prévalence du suicide
chez les agriculteurs. Toutefois, le fait qu’une profession soit plus durement touchée que les autres interpelle. Des initiatives de lutte contre les risques psychosociaux existent déjà, mais les données annuelles de
l’InVS devraient permettre d’améliorer les dispositifs de
prévention et de mieux répondre aux situations de détresse.
Répartition des décés observés
des agriculteurs exploitants
de 2007 à 2009, hors Alsace-Moselle
en %
Par rapport aux autres catégories socioprofessionnelles, les agriculteurs semblent en
bonne santé, mais la prévalence du suicide
reste toujours un motif d'inquiétude
Cancers
Pathologie de
l'ap.
circulatoire
Suicides
Accidents
Hommes
Femmes
Pathologie de Autres causes Causes mal
l'ap. digestif
de décés
définies
2274 - Chambres d'Agriculture - Études économiques
Contacts
CARAES
:
Viviane
source : INVS
PONS-THEVENOT
&
Didier
Pour en savoir plus :
C. Bossard, G. le Santin, I. Guseva Canu, InVS, « Surveillance
de la mortalité par suicide des agriculteurs exploitants - Premiers résultats », septembre 2013
Fragar L, Henderson A, Morton C, and Pollock K, « The Mental
Health of People on Australian Farms –Rural Industries Research and Development Corporation and Australian Centre
for Agricultural Health and Safety
P. B. Behere and M. C. Bhise, « Farmers suicide: Across culture », Indian J Psychiatry. 2009 Oct-Dec; 51(4): 242–243
1
INSERM (2011), "Stress au travail et santé. Situation chez
les indépendants", http://www.inserm.fr/content/view/
full/40229
2
Selon une étude au Royaume-Uni, la récession aurait entraîné 1 000 suicides supplémentaires entre 2008 et 2010. Lire
Michel Debout et Jean-Claude Delgènes, dossier de presse de
la journée mondiale de la prévention du suicide, 6 septembre
2012
3
CépiDC : Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de
décès
2
Pétrole, céréales : la Chine, encore et toujours !
Outre le fait que la production américaine de
pétrole non conventionnel augmente et permet de
desserrer la contrainte d’approvisionnement, c’est
bien le rythme de l’industrialisation en Chine qui
propulse désormais cette économie sur le devant
de la scène. Il s’en suit que le déphasage entre
l’offre intérieure et la demande de pétrole s’est
amplifié depuis plusieurs années, conduisant la
Chine à puiser ses approvisionnements sur le
marché mondial de l’or noir. En 2002, les importations chinoises de pétrole n’étaient que de 1,4
millions de barils par jour. Une décennie plus tard,
elles s’élèvent à 6,3 millions de barils/jour.
L’intensité énergétique de la croissance chinoise oblige le gouvernement à sécuriser ses approvisionnements en pétrole. Cela passe d’abord
par la mise en œuvre d’une diplomatie économique avec les principaux pays producteurs, mais
aussi par l’achat d’actifs dans le secteur pétrolier,
et par des investissements dans des infrastructures portuaires assortis d’un déploiement de sa
marine de guerre, afin de maîtriser les flux commerciaux entre les zones de production et la
Chine. Avec cet événement important, c’est bel et
bien une nouvelle géopolitique des ressources pétrolières qui est en train de se dessiner.
Concernant les importations chinoises de produits agricoles, on savait qu’elle absorbait plus de
50 % des importations mondiales de soja. La nouveauté du moment réside dans le fait que la Chine
a augmenté ses achats de céréales, blé tendre et
maïs en particulier, et que ses importations devraient continuer à s’accroître en 2014, les prévisions faisant état de plus de 7 millions de tonnes
de blé importées, soit le volume le plus élevé depuis près de 20 ans. Cette année, la Chine a
même adressé une demande à la France, de l’ordre de 200 000 tonnes de blé. Parallèlement à
l’espace méditerranéen, un nouveau débouché
pour les céréales françaises est-il en train de se
former ?
136
134
en millions d'ha
Un nouvel évènement vient de se produire
dans l’économie mondiale. La Chine, pays de
moins en moins émergent et de plus en plus
émergé, ayant supplanté tous les grands pays
industrialisés dans la hiérarchie des exportateurs
mondiaux de produits manufacturés, disposant
d’une croissance économique certes moins
vigoureuse qu’auparavant, mais tout de même
élevée, de réserves de change colossales, est
devenue en septembre dernier le premier
importateur mondial de pétrole. Elle dépasse de
peu les États-Unis, lesquels occupaient jusqu’à
présent le premier rang.
Evolution des surfaces cultivables en Chine
132
130
128
126
126
124
122
120
1990
1993
1996
1999
2252 - Chambres d'Agriculture - Etudes économiques
2002
2005
2008
2011
source : FAO
la demande, la production intérieure n’est plus
suffisante. Elle ne parvient plus à répondre à la
demande domestique. Et puis il y a l’urbanisation
effrénée du pays qui absorbe de plus en plus
d’hectares de terres cultivables (voir graphique).
Plus de 50 % des chinois vivent désormais en
ville. Une tendance qui devrait se poursuivre dans
les années à venir, dans la mesure où le gouvernement chinois ne l’empêche pas, estimant que
c’est dans des villes que se crée la richesse économique du pays. À l’horizon 2030, ce sont plus
d’un milliard de chinois qui habiteront dans les
zones urbaines.
Parallèlement à ce qui se passe sur le pétrole,
c’est également une nouvelle géopolitique des
matières premières agricoles qui se dessine sous
nos yeux. Toute la question est de savoir si la
croissance chinoise va tendanciellement se maintenir, exerçant ainsi une pression à la hausse durable des prix du pétrole, des céréales et des
oléagineux, ou si, comme certains le craignent,
cette économie va connaître, au mieux un ralentissement, au pire un effondrement, ce qui remettrait en question les prévisions de hausse des prix
produites par les grands organismes internationaux. L’économie mondiale restera donc structurellement animée par les pays émergents, tout en
étant fondamentalement instable.
Contact : Thierry POUCH
Si la démographie, l’élévation des niveaux de
vie et la transition nutritionnelle continuent de
jouer un rôle déterminant dans la dynamique de
3
Depuis le début des années 1980, le revenu dégagé par l'ensemble de l'agriculture américaine est
d'une stabilité de long terme remarquable tandis
que sur la même période, le revenu de la ferme
"France" baissait de 25 % en moyenne lissée sur 5
ans1.
Dans une étude publiée durant l'été 20132, la Federal
Reserve Bank of Kansas City pointe les effets paradoxalement négatifs de cette bonne santé économique sur l'installation des jeunes. En effet, la stabilité des revenus agricoles a permis aux chefs d'exploitation et aux propriétaires des capitaux des sociétés agricoles de dégager des
ressources pour s'agrandir et acheter des terres. Les
échanges sur les marchés du foncier agricole se sont nettement accrus jusqu'en 2008, ce qui a provoqué une
hausse du prix des terres agricoles. Au plus intense du
processus, le prix des terres agricoles américaines a augmenté de +65 % entre 2004 et 20083, en moyenne.
La crise de 2008-2009 a mis un coup d'arrêt à ce mouvement. Mais cet arrêt fut de courte durée car quand les revenus agricoles américains renouèrent avec la hausse et
que les conditions de crédit se sont à nouveau assouplies
après la cure d'austérité d'après crise, les achats de terre
ont repris et les prix du marché foncier agricole sont repartis à la hausse. Or, la croissance du prix des terres a
pénalisé les jeunes qui avaient des projets d'installation.
L'acquisition de terres devenait très coûteuse dans le processus d'installation et cela a découragé de nombreux
jeunes. Aux États-Unis, comme en Europe, il y a une tendance lourde au vieillissement de la population agricole
mais elle s'est accélérée à partir de 2002.
Pour contourner l'obstacle du foncier, les jeunes qui
ont conduit leur installation jusqu'à leur terme, ont privilégié la location. Ce changement de stratégie est une
vraie rupture dans les tendances de long terme de l'économie agricole américaine. En effet, les jeunes agriculteurs ont toujours privilégié la propriété : en 2002,
80% des jeunes de moins de 35 ans étaient propriétaires
de leurs terres, mais ce ratio est passé à 70% dix ans
plus tard. Pour la Federal Reserve Bank of Kansas City,
ce lien entre stabilité du revenu agricole global, hausse
du prix des terres, ralentissement du rythme des installations et progression de la location de terres, invite à
revoir la politique américaine en matière d'installation.
Désormais ces politiques manquent leur but en aidant
l'acquisition de terres par des jeunes installés qui optent
de plus en plus pour la location.
A ce constat, on pourrait ajouter la critique qui est
faite, en France, des politiques nationales d'aide à la propriété. Dans un contexte de hausse du prix de l'immobilier
résidentiel, quand les acheteurs acquièrent leur logement,
les aides qui leur sont allouées bénéficient en dernier ressort aux propriétaires vendeurs qui anticipent les aides
reçues par les acheteurs et augmentent leur prix de
vente. Plus largement, cette mécanique interroge aussi la
politique nationale d'installation compte tenu de la hausse
du prix du foncier agricole ces dernières années.
Contact : Didier CARAES
1
Lire Didier Caraes (2013), "Revenu et structure des exploitations : la très
grande diversité de l’agriculture américaine", revue "Chambres d'agriculture", n° 1201, mars 2013
2
Nathan Kauffman (2013), "Financing Young and Beginning Farmers", The
Main Street Economist - Agriculture and Rural Analysis, Issue 2, 2013,
Federal Reserve Bank of Kansas City (www.KansasCityFed.org).
3
SAFER (2012), "Le prix des terres. Analyse des marchés fonciers ruraux
2011"
2010 = 100
130
Ciseau des prix
prix agricoles
125
120
120,5
115
114,1
110
prix des charges
105
100
août-11
source : INSEE
2010 = 100
août-12
août-13
APCA - Etudes économiques
Prix agricoles et alimentaires
130
125
120,5
prix agricoles
120
115
prix alimentaires
110
106,5
105
100
août-11
%
août-12
(Source : INSEE)
Prix alimentaires
Prix agricoles
Prix des charges
Inflation
1,6
milliards d'euros
En 1 mois
août-13
En 12 mois
En 24 mois
- 0,4
1,8
4,3
-1,6
- 1,0
7,0
- 0,4
- 0,1
4,1
0,5
0,9
3,0
Solde agroalimentaire
1,3
2012
1,0
0,7
2013
0,4
0,1
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
APCA - Etudes économiques
source : Douanes
Exportations agroalimentaires
4,5
milliards d'euros
2012
4,0
produits des IAA
3,5 2013
3,0
2,5
2012
2,0
2013
produits agricoles
1,5
1,0
0,5
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
APCA - Etudes économiques
source : Douanes
Solde du commerce extérieur agroalimentaire
En milliards d’€
LetEco1310 - Octobre 2013
USA : la stabilité des revenus agricoles sur
long terme ralentit le rythme de l'installation
(Source : Douanes/SSP)
En août
Total annuel
2013
0,880
7,593
2012
0,961
6,974
Assemblée Permanente des Chambres d'agriculture
9 avenue George V—75008 Paris
Réalisation : Hafida FATAH
4