Soutien aux praticiens après le suicide d`un client
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Soutien aux praticiens après le suicide d`un client
CONNAISSANCES EN BREF Juillet 2012 Soutien aux praticiens après le suicide d’un client PRINCIPAUX MESSAGES APERÇU Le suicide d’un client peut susciter la culpabilité, la tristesse, la dépression, la démoralisation, la colère, le choc, le déni, le deuil, l’insécurité professionnelle, et des changements aux pratiques de travail et à la vie sociale. Un psychologue ou conseiller sur cinq et un psychiatre sur deux peut s’attendre, au cours de sa carrière, à ce que l’un de ses clients atteint d’un grave trouble de santé mentale se suicide. Malgré sa fréquence, le suicide d’un client peut susciter des réactions de grande ampleur et de longue durée chez les professionnels. Des émotions telles que la culpabilité, la tristesse, la dépression, la démoralisation, la colère, le choc, le déni, le deuil et l’insécurité professionnelle ont été observées. Les réactions sont influencées par divers facteurs, dont le type de profession en santé mentale, le nombre de tentatives de suicide antérieures du défunt client, le nombre total de suicides avec lesquels le praticien a dû composer, et l’âge du praticien. Le suicide d’un client peut jouer sur la manière dont un professionnel travaille et accroître l’intérêt pour les questions relatives au suicide, la prudence dans le traitement, et la consultation entre collègues. Tous les travailleurs en santé mentale devraient être préparés et avoir accès à du soutien dans l’éventualité du suicide d’un client. Le soutien informel par les pairs est l’une des sources privilégiées de soutien émotionnel du personnel. Des données appuient l’efficacité de la gestion du stress à la suite d’incidents critiques (GSIC) en milieu hospitalier dans la foulée d’événements traumatiques. À l’instar du suicide d’un client, l’agression et la violence de la part d’un client peut occasionner des émotions négatives chez les travailleurs en santé mentale, comme la peur, la colère et l’anxiété. La violence envers des membres du personnel ou d’autres clients peut être traumatique pour les travailleurs en santé mentale et faire naître chez eux des symptômes de traumatisme psychologique et même de trouble de stress post-traumatique. RÉACTIONS DU PERSONNEL AU SUICIDE D’UN CLIENT OU AU TRAUMATISME Dans la semaine suivant un suicide, le personnel peut être ébranlé, se sentir en perte de contrôle et craindre un autre suicide. À ce stade, les institutions doivent soutenir le personnel en communiquant efficacement, en identifiant les patients à risque, en encourageant le personnel à exprimer ses sentiments, et en légitimant le soutien informel des pairs. De deux semaines à deux mois après l’événement, le personnel peut se sentir bouleversé, en colère, coupable, anxieux et dépressif. Lors de cette phase, le soutien informel par les pairs est estimé comme étant très précieux. De deux à six mois plus tard, l’intensité du bouleversement diminue, et les professionnels peuvent faire des progrès dans leur pratique ou dans leur Connaissances à l’horizon est un service gratuit qui répond aux questions liées à la pratique des organismes de santé mentale des enfants et des adolescents de l'Ontario. Connaissances en bref fait un résumé des réponses afin de fournir un aperçu des connaissances relatives à un sujet précis. L’information présentée n’est pas exhaustive et vise à appuyer – plutôt qu’à orienter – la prise de décisions fondées sur des données probantes. Le Centre d’excellence de l’Ontario en santé mentale des enfants et des adolescents est heureux d’offrir ces produits dans le cadre de notre continuum de ressources et d’outils pratiques visant à aider les organismes à utiliser des données probantes pour renforcer leurs programmes de soins. Soutien au personnel suite compréhension des suicides de clients ou des événements traumatiques, ou au contraire, voir diminuer leur aptitude à assumer leurs fonctions en tant que professionnels. SOUTIEN AU PERSONNEL La littérature s’entend sur l’importance de préparer tous les travailleurs en santé mentale à l’éventualité du suicide d’un client. On a étudié l’efficacité d’une séance de réflexion ou d’un atelier pour améliorer l’éducation, la sensibilisation et la compétence perçue en ce qui concerne le suicide d’un client. Les résultats démontrent que la plupart des participants à un atelier pouvaient mettre en œuvre leurs nouvelles connaissances dans le cadre de leur pratique clinique et participeraient à l’avenir à de l’intervention après le suicide et à des groupes de soutien au deuil avec des collègues. Des systèmes de soutien tant formels qu’informels (p. ex., les superviseurs et la consultation avec des collègues) ont été suggérés pour les organismes où il y a eu des suicides de clients ou des actes de violence contre le personnel en santé mentale dans une unité de malades hospitalisés. En général, la recherche recommande que les activités d’intervention après le suicide comprennent la possibilité d’exprimer verbalement son choc émotionnel. Partager ses opinions sur le suicide et discuter librement de ses préoccupations avec ses pairs peut être important pour le personnel infirmier et les résidents. Ce processus peut aider le personnel à s’unir en se soutenant mutuellement, promouvoir un principe de soutien entre collègues et renforcer la compétence professionnelle à la suite du suicide d’un client. Un soutien général de la part des collègues et de la direction peut être tout aussi apprécié et efficace que des procédures plus formelles pour faire le point. Il a été recommandé que des programmes de soutien aux employés (PAE) et des équipes de gestion du stress à la suite d’un incident critique soient mis sur pied après le suicide d’un client ou un autre traumatisme en milieu de travail, mais les résultats des recherches ne font pas consensus quant à leur utilité dans ces circonstances. Les résidents peuvent hésiter faire appel à du soutien tel que des thérapeutes, des PAE et des cellules d’aide psychologique sur un incident critique, car ces services pourraient être donnés par d’autres résidents ou facultés du département – ce qui pourrait causer un conflit inhérent chez les résidents et soulèverait des doutes quant à la confidentialité et à l’assurabilité future. Cependant, l’examen professionnel du cas d’un client ou la tenue d’une séance de consultation de groupe avec un psychologue peut alléger le fardeau de responsabilité après le décès d’un client; de plus, il semble que les employés victimes de l’agression d’un patient s’en remettent plus rapidement lorsqu’ils ont reçu du soutien après les faits. Pour obtenir le rapport complet de Connaissances à l’horizon sur le soutien au personnel à la suite d’un événement critique, veuillez communiquer avec Valerie Repta. Consulter la liste complète des rapports Connaissances à l’horizon disponible sur notre site Web. MOTS CLÉS SUGGÉRÉS Personnel, clinicien, infirmier, infirmière, tristesse, deuil, suicide, jeune, enfant, malade hospitalisé, santé mentale, réunion sur le stress à la suite d’un incident critique, soutien des pairs