Anjou Eco N°30

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Anjou Eco N°30
www.maineetloire.cci.fr
Bimestriel - Juin 2013 - 3 
Anjou Eco
N°
30
Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire
Mode et création
Inspirez,
créez …
vous êtes
en Anjou
Lycée de la Mode à Cholet
P.56
Industri‘elles…
Où sont les femmes ?
P.36
Rien ne se perd, rien ne se crée,
tout se transforme
P.40
Gestion d’Actifs
Transmission
Optimisation
Inter
professionnalité
Conseil en investissement
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Chef d’entrePrise
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*Source : Altares 06/2012 pour les entreprises, immatriculations SIREN pour les professionnels et libéraux.
CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE L’ANJOU ET DU MAINE, Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit - Société de courtage d’assurance
immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07 023 736 - Siège social situé 40 rue Prémartine, 72083 LE MANS CEDEX 9 - 414 993 998 RCS LE MANS - 05/2013
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04 Dixit
06 Ligne directe
13 Regard
D
Fort de cette évolution, le Gouvernement a
adressé des signaux de reconnaissance. Un
Pacte de confiance a ainsi été signé entre l’Etat
et le réseau des CCI de France le 28 mai dernier,
en présence du Premier Ministre. Par ce Pacte de
confiance, l’Etat et les Chambres de Commerce et
d’Industrie s’engagent au bénéfice du redressement économique du pays et de l’emploi. Ceci se
traduit par un contrat d’objectifs et de performance qui repose sur des actions au service des entreprises. Parmi elles,
l’emploi des jeunes, la simplification administrative, le financement, la modernisation industrielle, l’innovation et l’accompagnement à l’international.
Les CCI jouent un rôle essentiel auprès des entreprises, le Président de la
République l’a confirmé lors de sa rencontre avec le Président André
MARCON, particulièrement en période de conjoncture difficile.
« Représentantes des entreprises, elles sont légitimes pour être le relais
des politiques sur les territoires ».
La sortie de crise doit être anticipée. La CCI de Maine-et-Loire est déjà engagée sur de nombreux fronts. Avec esprit d’efficacité et volontarisme, elle
souhaite s’engager encore plus dans la construction de stratégies partagées
avec les acteurs de l’économie régionale. Aussi vrai qu’il n’y a d’équilibre que
dans le mouvement.
Eric Groud
Président de la Chambre de
commerce et d ’ industrie
de Maine-et-Loire
Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr
Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises,
des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web
www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites
en provenance de la rédaction et des communiqués de presse.
C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco
Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire
sur la newsletter numérique « EssenCCIel ».
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Bruno Conche, Digitex,
Saint Germain-sur-Moine
14 Ligne directe
15 Regard
Jean-Jacques Lascombes, A.A.S.
Aéro & Systèmes, Saumur
16 Ligne directe
19 Regard
e puis 2009, le réseau des CCI connait
des mutations profondes : réforme de
structure et diminution de sa ressource
fiscale affectée. Dans ce contexte, les
CCI ont poursuivi, voire amplifié, leurs missions
d’accompagnement au service des entreprises et
de leurs territoires.
Gilles Babinet
rédéric Chudeau, Sarl Arca
F
Chudeau, Avrillé
20 Ligne directe
21 Regard
Joël Esnault, Groupe CMI, Saint Sylvain d ’Anjou
22 Ligne directe
23 Regard
hierry Gauchet, Trioplast,
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Pouancé
24 Ligne directe
25 Regard
avier Cunaud, Groupe Salmon
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Arc en Ciel. Villedieu-La-Blouère
26 Ligne directe
36 Enquête
Industri ’elles… Où sont les femmes ?
40 Enquête
ien ne se perd, rien ne se crée,
R
tout se transforme
44 Enquête
e numérique atteint
L
l ’ âge de réseaux
48 Enquête
es nouveaux habits de la
L
fonction commerciale
50 Enquête
es études CCI : pour la réussite
L
de l ’action
52 Réglementation
56 Découverte
Mode et création. Inspirez,
créez... Vous êtes en Anjou
60 Transactions
commerciales
62 Internet
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 3
DIXIT
Tous les aspects de la
vie sociale – économie,
organisation du travail,
relations entre personnes,
culture, loisirs… se trouvent concernés
dans la « société
numérique ». L ’ Internet
en est l ’ expression la
plus spectaculaire. Les
bouleversements à venir
vont être considérables
dans cinq domaines :
la connaissance,
l ’ éducation,
l ’ administration, la
santé et le « crowd ».
Survol du futur aux
côtés de Gilles Babinet,
représentant de la France
auprès de l ’ Europe sur les
questions numériques. Et
une conclusion : « Nous
avons donc toutes les
raisons de croire que
nous allons vivre dans un
monde harmonieux de
croissance partagée ».
Gilles Babinet
Les cinq
45 ans. « Autodidacte de formation ». Créateur
et revendeur de plusieurs sociétés dans le
bâtiment, le design et le développement de
sites web. Aujourd ’ hui, président du conseil
d ’ administration de Captain Dash, Eyeka et
Digibonus. D ’ avril 2011 à avril 2012, premier
Président du Conseil national du numérique.
Nommé le 25 juin 2012 « Digital Champion »
par la ministre déléguée au Numérique, Fleur
Pellerin, pour représenter la France auprès de
la Commission européenne pour des questions
d ’ agenda numérique.
4 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
4
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
thèmes
Dernières publications
« Pour un « New Deal » numérique », Gilles Babinet et Frédéric Créplet, Institut Montaigne (www.institutmontaigne.org)
« 5 notions qui vont changer le monde » est le livre sur lequel je travaille
actuellement. Je suis toujours surpris de m ’ apercevoir combien les gens ne
perçoivent pas l ’ ampleur des changements qui nous font face. Ils perçoivent bien
que les téléphones mobiles, la micro-informatique, les « apps » ont été des petites
révolutions. Mais le fait que cela n ’ est que le début d ’ une révolution d ’ une plus
grande ampleur est souvent plus difficile à appréhender. L ’ idée est donc de
montrer, au travers de quelques thèmes forts, que nous sommes au devant d ’ un
changement d ’ ère, d ’ une nature au moins aussi importante que la révolution
industrielle, et d ’ expliquer les mécanismes qui sous-tendent cette révolution.
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Anjou Eco. La France de
demain sera numérique ou
ne sera pas ?
Gilles Babinet. La France
veut-elle entrer dans la société du numérique ? Le nombre
de CDI est plus élevé dans les
start-up (87%) qu ’ ailleurs.
L ’ écart des salaires est de 2,6 %
contre 4,9 % dans les sociétés
« normales ». 83 % de ces startup attribuent des actions à
tous. Le numérique contribue à
hauteur de 5,50 % au PIB. Son
CA est de 60 millions d ’ euros.
En 35 ans, il a créé 700 000
emplois, plus que le secteur
automobile. C ’ est un facteur
de cohésion sociale. Pourtant
la France n ’ a pas fait le choix
du numérique qui contribue pour 36 % à la croissance
américaine et seulement pour
26 % à la croissance française.
Il manque donc une volonté
massive des Pouvoirs publics
de faire un gros effort d ’ investissement humain et financier
pour faire de la France un territoire d ’ innovation.
Le premier thème que vous
identifiez est celui de la
connaissance.
La connaissance est essentielle
au développement. Ainsi les
gains d ’ efficacité apportés par
le numérique sont évalués entre
un et deux points de PIB dans
les pays en développement où
des réseaux sociaux. Au Kenya,
Ushahidi est un système
d ’ alerte par téléphone mobile
pour prévenir les risques
d ’ agression sur les routes.
Initialement financé par Bill
Gates, il fonctionne désormais
dans le monde entier. 80 % des
infrastructures électriques ne
servent que le temps de gérer
quelques pics de consommation. Grâce à de l ’ intelligence
collective injectée dans le
réseau, on aurait moins besoin
de centrales, on consommerait
moins de charbon. En mettant
plus d ’ intelligence, on a moins
besoin d ’ infrastructures.
Internet peut donner
une nouvelle ambition à
l ’ éducation ?
L ’ éducation va devenir massivement gratuite et connaître
une révolution fondamentale
avec des programmes et des
plateformes pour l ’ éducation
en ligne. L ’ exemple le plus
frappant est celui des MOOCs
ou massive open online
course, c ’ est-à-dire des cours
ouverts en ligne. Il y a deux
éducatif. Coding Kids est une
application anglo-saxonne de
cours de programmation, la
grammaire de demain. Au
bout de 11 mois d ’ existence,
elle réunissait 450 000 élèves,
professeurs, ex-professeurs,
développeurs. Pour fin 2013,
ils pourraient être 15 millions.
L ’ administration mériterait
un bon toilettage ?
L ’ Etat va radicalement changer
de forme dans les années qui
viennent. La société civile prend
le pouvoir dans le monde. Les
citoyens les plus actifs développent des applications issues de
l ’ open data, mais ce n ’ est qu ’ un
début. Bientôt, la transparence
ne sera plus une option. Les
citoyens l ’ exigent car ils ont
une très grande défiance vis-àvis des politiques. Ils seront au
cœur de l ’ Etat et non pas face à
l ’ Etat. Ils édicteront des textes
législatifs sur un mode participatif. Le Kenya nous offre
l ’ exemple novateur du “cadastre
participatif ” ou crowdsourcing
envisagé à l ’ échelle du territoire.
Ce sont les citoyens eux-mêmes
« L ’ Etat va radicalement changer
de forme dans les années qui
viennent. La société civile prend
le pouvoir dans le monde. »
qui vont changer
les opérateurs de télécommunication sont durablement établis. Aujourd ’ hui, 75 % de la
population mondiale possède
un téléphone portable. Le support n ’ est plus un obstacle à la
connaissance. Les applications
sont là. En Ouganda, les données agricoles sont rassemblées
via SMS sur une plate-forme de
marché afin de prévenir toute
pénurie alimentaire. Les fermiers reçoivent par téléphone
des conseils pour la lutte contre
les parasites. Le programme de
l ’ ONU Global Pulse détecte les
risques de conflits par l ’ écoute
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nement permettrait des avancées extraordinaires en matière
de qualité des soins. Le séquençage ADN permettrait de personnaliser la santé. Le premier
séquençage a coûté 60 millions
de dollars. Aujourd ’ hui c ’ est
entre 4 000 et 5 000 dollars.
Dans un à deux ans, le coût sera
tombé à 200 ou 300 dollars. La
santé devrait être plus accessible et moins chère. En France,
elle représente 11,6 % du PIB
et cela ne cesse de croître. On
pourrait faire beaucoup d ’ économies. Selon l ’ OCDE, le tiers
des actes médicaux ne serait
pas justifié. Mais le Dossier
Médical Personnalisé sur
lequel l ’ ensemble des informations du patient sont répertoriées a pris du retard.
Cinquième thème :
le « crowd ».
Qu ’ entendez-vous par là ?
Le « crowd », c ’ est vous. C ’ est
la puissance du savoir individuel partagé. L ’ exemple le plus
fort est Wikipédia avec ses 18
millions de contributeurs et
ses 500 millions de lecteurs. Il
s ’ agit du second site consulté au monde après Google.
Son contenu représenterait un
empilage de 2 500 volumes,
soit 40 mètres de haut. Kiva.org
est une plate-forme de dons. Le
crowd, ce sont aussi les modes
de financement. Ils ont permis
d ’ attribuer 380 millions de
dollars
de
microcrédits, avec mesure
de la performance, à
940 000 bénéficiaires
en Afrique et en Asie.
300 millions de dollars ont été levés sur
Kickstarter, une plateforme de financement
participatif de l ’ innovation créée il y a deux
ans. C ’ est le public qui choisit
les projets. La performance est
équivalente à celle du capitalrisque. L ’ histoire de Salvador
Iaconesi est révélatrice de la
richesse et du futur de l ’ Open
Data. Cet artiste qui souffrait
d ’ un cancer a mis son traitement en ligne et lancé un appel
à l ’ avis collectif. Il a choisi le
consensus qui se dégageait... et
s ’ en porte mieux.
le monde
ans, l ’ université californienne
de Stanford a mis trois cours
en ligne. Elle pensait toucher
un millier d ’ élèves. 160 000
se sont inscrits. L ’ éducateur
bengali Salman Kahn, fondateur de la Kahn Academy, fait
figure d ’ exemple avec 3 500
vidéos sur Youtube, disponibles en 230 langues, de quoi
toucher 80 à 90 % de la population mondiale. On pourra rattraper les « décrocheurs » de
l ’ Education Nationale grâce à
des compléments au système
qui délimitent leur propriété. Et
contrairement à ce qu ’ on peut
penser, les expérimentations
ont amené peu de contestations.
Plus de numérique pour une
meilleure santé ?
La révolution de la santé va être
fantastique. Donner un traitement identique à deux personnes souffrant d ’ une même
maladie n ’ aura plus de sens.
Bien connaître leurs antécédents médicaux, leur environ-
Propos recueillis
par Alain Ratour
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 5
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 5
ligne directe
Développement industriel
Echos
Servisoud à Lorient avec le
rachat de Migasoude
Servisoud (4,3 ME de CA - 11 salariés), basée à Cholet et Montoirde-Bretagne, vient d’acquérir
Migasoude (2 salariés), société de
négoce de matériels de soudage à
Lorient. Créée en 1987, Servisoud,
dirigée par Patrice Rondeau,conçoit
et réalise des machines spéciales de
soudage et des chariots de soudage
– un marché de niche. Elle vend
aussi du matériel et des produits de
soudage pour l’industrie et la location de matériel de soudage avec
un parc de plus de 300 machines.
« Nous travaillons avec les chantiers
navals, le nucléaire, les fabricants
d’ouvrages d’art, les transports,…
Notre petite taille nous laisse
une importante flexibilité pour
répondre à la demande avec des
solutions innovantes sur mesure.
La fabrication de nos machines est
sous-traitée dans des entreprises
choletaises partenaires ». Avec le
rachat de Migasoude, Servisoud
se rapproche d’une partie de sa
clientèle du secteur naval, et plus
particulièrement de DCNS, l’un
de ses plus importants clients
dont la charge est assurée pour
les prochaines années avec la
fabrication de frégates et d’hydroliennes. Sur ce nouveau site, Patrice
Rondeau souhaite notamment développer la location de matériel de
soudage. Le recrutement d’une
personne supplémentaire est d’ores
et déjà prévu pour cela.
www.servisoud-welding.com
Investissements
chez Seva
Michel Chevrollier va passer la main
dans deux ans à ses fils Frédéric,
Jérôme et Nicolas.Mais d’ici fin 2013,
le dirigeant de Seva Emballages
(Beaufort-en-Vallée) aura achevé
un ambitieux programme d’investissement de plus de 7 millions
d’euros. Le matériel de production
aura été renouvelé pour plus de
productivité, de qualité et d’amélioration des conditions de travail. Un
nouveau bâtiment de stockage de
4 000 m² renforcera les installations
actuelles qui occupent 10 000 m².
Seva Emballages emploie 105 salariés et réalise un CA de 13 millions
d’euros.
www.seva-emballages.fr
FT Méca ou la mécanique de l’emploi
A Chemillé, FT Méca espère
bientôt s ’ agrandir pour faire
face à l ’ augmentation des
commandes. Fondée en janvier 2011 par Fabrice Girard
et Yannick Gaschet, elle s ’ est
spécialisée dans l ’ usinage des
métaux et des plastiques pour
pièces mécaniques de précision de petits gabarits pour
de nombreux secteurs tels
que l ’ aéronautique, l ’ automobile, l ’ agriculture ou l ’ agroalimentaire. « Nous travaillons
qualifiés et expérimentés dans
les années à venir pour se développer sur le marché de la mécanique de précision. Grâce à une
aide de 15 000 € de la Région,
elle a salarié l ’ un des deux associés et embauché un ouvrier sur
un poste qualifié d ’ opérateur
régleur pour machine à commande numérique.
Source : « Le Fil des Territoires »
Fusion et nouveaux locaux pour Rectification
Choletaise et Ets Pierre Audéon
La Rectification Choletaise
prend une nouvelle dimension.
Cette entreprise est spécialisée dans le négoce de pièces, la
mécanique générale, la rectification de culasses et la reconstruction de moteurs. Dirigée
depuis 2007 par Alain Samson
et Benoît Drouet, elle a regroupé ses activités avec les Ets
Pierre Audéon (vente de pièces
automobiles détachées et réparation de radiateurs). Les deux
établissements qui travaillent
pour les bureaux d ’ études et
les secteurs de l ’ industrie, de
l ’ agro-alimentaire, du cartonnage, des machines spéciales…
ont donné naissance à R.C.A.
« Rectification Choletaise
Audéon ». Pour Alain Samson
qui dirige les Ets Pierre Audéon
depuis 2001, « l ’ objectif est de
rationaliser les approvisionne-
Alain Samson et Benoît Drouet
ments, mutualiser des services
comme la logistique, la gestion
des stocks ou la vente et optimiser les ateliers de mécanique
générale pour une meilleure
satisfaction client ». Cette
fusion s ’ accompagne d ’ un
déménagement rue de Langeais
à Cholet dans les anciens locaux
d ’ Ouest Injection (1700 m2).
« Nous allons développer nos
activités de mécanique générale et optimiser l ’ implanta-
tion des machines. Avec notre
nouvelle machine à commande
numérique 5 axes, nous pourrons combiner les opérations
de tournage et de fraisage et
réaliser des pièces plus précises
dans des délais toujours plus
courts ». Les dirigeants espèrent
créer deux nouveaux emplois
d ’ ici deux ans. Transfert prévu
pour le début de l ’ été.
www.rectificationcholetaise.fr
Tecabois : un nouveau showroom inauguré
Attention Arnaque
Vous avez peut-être reçu un
courriel d’une dénommée Agnes
Hervieu, de « CCI INFORMATIONS
ENTREPRISES », qui fait la promotion du groupe GPro France spécialisé dans les sites web d’entreprises. Attention ! Ni la personne, ni
le service CCI, ni la société n’existent. Il s’agit d’une arnaque sur
Internet, une de plus...
en sous-traitance pour des
entreprises qui ont besoin de
pièces de mécanique de précision pour leur production ou
pour des entreprises de production mécanique de grandes
séries qui ont besoin de petites
séries. Notre clientèle est variée,
régulière, voire exclusive parce
que nous sommes spécialisés »,
explique Patrice Girard, responsable de l ’ entreprise. La société
de trois salariés espère embaucher une quinzaine d ’ ouvriers
Reprise en mars 2012 par Pierre
Gérardin, Tecabois (fabrication et pose d ’ escaliers sur
mesure) a ouvert début avril
un nouveau show-room, entièrement réaménagé, sur son site
de Landemont. « L ’ entreprise
6 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
a de belles fondations
mais elle a besoin d’affirmer sa notoriété et
tous ses savoir-faire ».
L ’ i n v e s t i s s e m e n t
pour cette nouvelle
vitrine commerciale
est de 35 000 euros.
« Nos clients, artisans
menuisiers, charpentiers principalement,
mais aussi constructeurs, agenceurs, architectes
et quelques particuliers nous
envoient leurs clients qui y puisent des idées, font leurs choix
pour leurs projets. Les escaliers
en bois, savoir-faire historique
de l ’ entreprise, mais aussi des
escaliers métal, métal-bois ou
bois-métal sont proposés depuis
de nombreuses années. Mais
Tecabois veut davantage les faire
connaître en lançant le nom de
« Teca-Metal ». Cette PME de
23 collaborateurs a recruté une
personne pour le suivi personnalisé du client. Elle a également embauché début janvier
un ingénieur pour la mise en
place d ’ un E.R.P. et pour accompagner l ’ amélioration continue. Enfin, pour accélérer son
développement, la société - qui
clôture son exercice en juin en
forte croissance - débute un programme Dinamic avec la CCI.
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la Foire d’Angers 2013
Nouvelle formule pour le Trophée
de l’entreprise exposante à la Foire
d’Angers, remis par la CCI de Maineet-Loire en partenariat avec Angers
Expo Congrès. Cette année, deux prix
ont été décernés à des entreprises
distinguées pour leur sens de l’initiative. Le « Prix Espoir de la Foire
d’Angers » récompense une entreprise
créée depuis moins de 3 ans. Il a été
attribué à Estelle Gourichon, fondatrice de la société « Estelle et vous »
(Cantenay-Epinard). « Pour qu’un projet
de salle de bain ou de cuisine ne
soit pas un vrai parcours du combattant », Estelle Gourichon accompagne,
guide, conseille les particuliers dans
les différentes étapes de leur projet
d’aménagement de salle de bain ou
de cuisine. Le « Grand prix CCI de la
Foire d’Angers », ouvert à tous les
exposants, a récompensé Goujeon
Paysage (Saint Barthélemy d’Anjou).
L’entreprise réalise l’ensemble des
prestations d’aménagement extérieur
et au paysage. Chaque trophée était
accompagné d’un prix de 1 500 euros
et d’une réduction sur le prix du stand
pour la Foire d’Angers 2014.
www.estelleetvous.com
www.goujeon-paysagiste.com/
presentation
Deux jeunes créateurs d ’ entreprises se présentaient à la Foire
d ’ Angers sur un stand de
« jeunes pousses » suivies par la
CCI. Aux côtés de Maxime Tait
(cf p.10), Laurence Guillot à l ’ origine d ’ Equilibre Essentiel, cabinet en développement personnel
et techniques de mieux-être, basé
auxupPonts-de-Cé.
Je propose
Dig
pub_190 x 85 « 23/05/13
11:50
des éléments de réponse pour
SMCO
Serrurerie, métallerie,
mécano-soudure,
fabrication et
soudure de structures
métalliques
ZA de la Peltière, La
Romagne
Gérants : Guillaume
Chevalier, Stéphane
Ogeron
SAS Alpha MET
Etude, conception
de systèmes et/
ou installations de
production d’énergie
par méthanisation
39 Grande Rue,
St Florent-le-Vieil
Président : Mickaël
Vincent
Services aux
entreprises
Technique
M2Id
Maintenance
de machines et
équipements industriels
Le Moulin Neuf,
Nyoiseau
Gérant : Stéphane
Chevalier
Le Généraliste de
l’habitat
Maîtrise d’œuvre et
coordination de travaux
19 rue des Monts, Faye
d’Anjou
Gérante : Valérie Rohrig
Conseil
d ’ entreprise
Idéo Conseil
Expertise-comptable
et commissaire aux
comptes
17 place du Docteur
Bichon, Angers
Gérant : Mikaël Joulain
Idequat Conseil
Consulting auprès des
PME-PMI
13 rue du Tertre, Brion
Gérant : Gérard Laurans
MCA
Conseil en gestion et
marketing
11 rue du Côteau,
Cantenay-Epinard
Gérant : Yannig Garcin
IJ Support RF
Conseil en gestion des
ressources humaines
4 rue Corneille, Angers
Gérante : Isabelle Journo
Communication
CityCom
Communication
médias régie
publicitaire
3 rue d’Amsterdam,
La Séguinière
Gérant : Franck
Godineau
Formation
Patrick Pineau
Consulting
Formation, audit et
accompagnement de
personnes
63 bd du maréchal
Foch, Angers
Gérant : Patrick
Pineau
OSIA
Conseil à l’international
75 rue des Bons Enfants,
Cholet
Président : François
Godefroy
Autres
activités
MC Consulting
Conseil et consultante en
hôtellerie et marketing
Les Petites Masures, Le
Bourg d’Iré
Gérante : Marie Chauvin
Matthias Transports
11 rue des
Ferronniers,
Saint Christophe-du-Bois
Gérant : Matthias
Raud
Equilibre Essentiel : développement personnel
et techniques de mieux-être
aider à la gestion des maux au
quotidien et intervenir en complément de la médecine traditionnelle ». Ses domaines d ’ intervention : une aide à la gestion du
stress, une reconnexion avec le
bien-être, une aide à la gestion
des maux au quotidien, l ’ amélioration des performances scolaires,
Page1sportives, en entreprise, un
accompagnement en phase de
8 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
changement , une meilleure communication (l ’ expérience professionnelle antérieure de Laurence
Guillot), l ’ amélioration des relations… Cette créatrice a également lancé le site Equilibre et
Minéraux. L ’ internaute y trouve
pierres et minéraux de qualité,
colliers, bracelets, pendentifs originaux, accessoires, des kits pour
créer des bijoux.
www.equilibre-essentiel.com
www.equilibre-et-mineraux.com
www.maineetloire.cci.fr
Innovation
Echos
La Séguinière : Cevio, le béton innovant 2.0
Créée en janvier 2012 à La
Séguinière, Cevio conçoit et
fabrique des sols en béton à
destination des professionnels
du bâtiment et des industriels.
Au cœur d ’ un marché particulier et concurrentiel, l ’ entreprise dirigée par Mickaël
Colin, mise sur une stratégie
innovante pour se développer.
Le dirigeant propose en avantpremière des nouveautés sur
le marché français pour les
intérieurs et les extérieurs de
la maison : béton ciré, décoratif, érodé, imprimé, acidifié ou matricé. Il a également
décidé de transformer la jeunesse de son entreprise et de
ses collaborateurs en atout.
« Nous débordons d ’ idées et
de projets innovants. Nous
travaillons beaucoup par le
biais d ’ Internet et des réseaux
sociaux. Notre site est en
construction et nous avons
de nombreux retours grâce
à notre lettre d ’ information.
Cette stratégie de communication nous permet d ’ être
plus réactifs. » En plus d ’ être
connectée, l ’ entreprise espère
sortir son épingle du jeu en
jouant sur une forte image de
proximité et de personnalisation des projets pour chaque
client : « C ’ est un argument
qui séduit et que nous revendiquons. » Cevio a bénéficié
d ’ une aide de la Région pour
la création de trois postes.
Le dirigeant travaille pour
le moment avec des soustraitants pour la réalisation
de ses chantiers. Il espère
l ’ embauche d ’ une équipe
d ’ ouvriers une fois son activité consolidée.
www.cevio.fr
Sixto Prestige : dernier-né des chantiers Nicols
Nicols à Cholet monte en
gamme pour répondre au
succès du tourisme fluvial et
aux exigences qualitatives des
clients. Avec Sixto Prestige,
le dernier-né de sa gamme
35 000 € pour les ateliers
de l’ADN à Angers
La Région a voté une enveloppe de 35 000 € au Centre
de
Culture
Scientifique,
Technique et Industrielle
(CCSTI) Terre des Sciences à
Angers. Ce financement doit
permettre la mise en oeuvre
des activités liées à la découverte de l’ADN en Pays de la
Loire au titre de l’année 2013.
En janvier, la dissolution de
l’association Ecole de l’ADN
et sa fusion-dévolution avec le
CCSTI Terre des Sciences sont
devenues effectives. Elles ont
permis de maintenir des activités autour de l’ADN en faveur
des différents publics des Pays
www.maineetloire.cci.fr
de la Loire. Au sein de Terre
des Sciences, l’Ecole de l’ADN
perdurera comme un service,
continuant ainsi de proposer
des ateliers et formations d’initiation en biologie moléculaire
en direction de ses différents
publics, notamment le public
scolaire (collégien et lycéen).
La création d’un Comité scientifique et pédagogique validant
les contenus des ateliers pour
les scolaires et les professionnels, contribuera à ajuster les
ateliers proposés à la demande,
à faire évoluer les contenus et à
optimiser la planification des
stages.
Estivale, récemment sorti de
ses chantiers, le constructeurloueur de bateaux offre « des
prestations de qualité pour
un séjour grand luxe » : vaste
cabine à l’avant, avec dressing
et coin salon ; deuxième cabine
pour les enfants ou les invités
avec lit double transformable
en deux lits simples ; grande
salle de bain avec cabine de
douche intégrale, lavabo, WC ;
cuisine entièrement équipée,
salon… Ce nouveau bateau
sera visible dès cet été en
région Centre sur les bases de
Plagny et Rogny.
www.nicols.com
CONTACTS
Contact CCI49 :
Dominique Gruson
Tél. : 02 41 20 54 04
[email protected]
à LOUER à St-Sylvain d’Anjou, bâtiment industriel 1 369 m2 dont 263 m2
bureaux sanitaire chauffage gaz.
Isolé. Sur terrain de 4 494 m2.
Portail électrique, plafond isophonique
sur 325 m2. Contact : 06 36 18 16 34
[email protected]
à LOUER bâtiment artisanal neuf à
Fontaine-Guérin avec bureau + 190 m2
d’atelier. Loyer : 650 euros HT.
Tél. 02 41 79 89 99 ou 06 76 66 62 02.
Innover dans le jardin
amateur
Avec Bernard Juigné (JetPrint,
Beaucouzé), Christian du Colombier a
lancé le « MemoPique » pour le jardinier amateur. Ce manuel de jardinage
sur trois thèmes (légumes, aromatiques et bulbes de printemps) tient
dans la poche et résiste aux intempéries. Chaque MemoPique est composé
de 18 fiches de culture didactiques
qui contiennent les informations
essentielles pour réussir les plantations. Elles sont associées avec 40
piques à mettre en terre pour repérer
les cultures et un crayon effaçable à
sec pour prendre les notes. Autre innovation : « Carré Serre », le kit carré
potager qui se transforme en carré
châssis et en carré serre. Il est ainsi
possible de cultiver ses légumes toute
l’année. Autre avantage : il évite de se
faire mal au dos car il est à hauteur
d’homme pour jardiner, même avec
une serre. Il s’agit d’une innovation
brevetée. « Le montage s’effectue sans
outil, à la hauteur choisie. Le jardinier
choisit l’épaisseur du substrat de
culture. Un « module » carré potager
serre peut s’assembler à d’autres pour
former une serre plus grande ».
9 ème Prix de l’initiative
sur hauts talons
Le neuvième Prix de l’initiative,
organisé par le Crédit Agricole du
Maine et de l’Anjou a récompensé
douze jeunes entrepreneurs issus
des grandes écoles et universités de
Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne.
Chaque projet était doté d’un prix de
1 200 euros, le grand prix s’élevant
à 2 000 euros. Celui-ci a été attribué à Aline Chaussade, étudiante à
l’Ecole supérieure des Beaux-Arts
TALM (Tours-Angers-Le Mans) pour
ses chaussures à talons modulables.
Des professionnels de la chaussure du
Choletais pourraient l’aider à développer son idée.
Easytherm, union béton
et ardoise
Guérin SA (Gennes), spécialisée dans
la préfabrication de parpaings, a
investi 1,5 million d’euros pour moderniser sa production. Elle a mis au point
le parpaing Easytherm, fruit de l’union
du bloc béton et de l’ardoise expansée.
Celui-ci possède des performances
importantes, à la fois thermiques,
mécaniques (grâce au granulat d’ardoise) et acoustique. Plus léger qu’un
parpaing ordinaire, il répond aux
exigences de la réglementation thermique 2012. L’entreprise et d’autres
fabricants réunis dans un GIE croient
beaucoup à son avenir. Guérin SA,
créée en 1961, emploie 14 salariés.
à VENDRE fonds de commerce « Alex
Soins » - équipement premiers
secours – St-Martin du Bois. Prix :
18 000 euros. Contact : 06 21 09 08 68
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 9
ligne directe
Une librairie dans les troglos
Des livres qu ’ on ne voit pas ailleurs.
Pas des Goncourt, mais des prix
Pégase (prix spécial Cadre Noir, prix
Reine Mathilde...), 800 références
et 8 maisons d ’ éditions représentées. C ’ est la librairie ouverte par les
Editions l ’ àpart, basée à Turquant,
au sein du village troglodytique
des métiers d ’ art de la commune.
« C ’ est surtout un lieu d ’ échanges
où les lecteurs pourront rencontrer
les auteurs et les éditeurs dans un
site tout à fait exceptionnel… ».
La maison d ’ édition, présidée par
Pierre-Yves Moriceau, publie 50 à
60 livres par an. Des romans, des
récits, des « beaux livres » (Albums
et Carnets de voyages), des bandes
dessinées (Bec en fer...). Le catalogue « Mens sana » est plus tourné
vers les sciences humaines et la
connaissance. La diffusion nationale des ouvrages est assurée par
le groupe Edilarge/ Ouest France.
En octobre, se tiendra la seconde
édition du salon du livre des Editions
l ’ àpart et du village de Turquant.
www.lapart-editions.fr
Carteco vous débarrasse
de votre vieille auto
Comment se débarrasser facilement
de sa voiture hors d ’ usage ? En utilisant le service Carteco proposé par
les agences Cartaplac. Celles-ci se
chargent de la faire enlever par un
professionnel. Elles la font traiter
dans un centre VHU (Véhicules Hors
d ’ Usage) qui la dépollue, valorise
certaines pièces détachées et l ’ achemine vers un broyeur agréé. Elles la
rachètent même au poids. L ’ enseigne
Cartaplac, créée par Jean-Michel
Gaultier et Cédric Lefoul, compte neuf
agences dans l ’ Ouest dont Angers et
Saumur, sa ville de départ. Celles-ci
développent un service de proximité
traitant toutes les démarches liées à
l ’ obtention d ’ une carte grise et des
plaques d ’ immatriculation.
www.cartaplac.com
Zôdio : aux petits soins
pour nos intérieurs
Zôdio (groupe Adeo) a ouvert son 8ème
point de vente à l ’ Atoll (Beaucouzé).
Que trouve-t-on chez Zôdio? Tout ce
qui connait un grand succès auprès
des consommateurs de plus en plus
adeptes du « home made » : décoration, ustensiles de cuisine, arts
de la table, linge de maison, salle
de bains… Mais aussi des ateliers
pratiques. Le magasin propose trois
espaces avec près de 30 000 références sur plus de 3 000 m2. Pour
une maison utile, les bons outils pour
devenir le prochain Top Chef. Pour
une maison belle, tous les métiers de
la décoration dans 4 styles décoratifs.
Pour une maison créative, tout ce qui
permet d ’ exprimer sa créativité du
sol au plafond en passant par les
meubles et les objets.
www.zodio.fr
Maxime Tait et
sa confiserie
anglaise
Papilles
Echos
Un concept fin et
gourmand à domicile
Vendre à domicile des vins et
produits d ’ épicerie fine. Telle
fut l ’ idée de Simon Fillon,
26 ans, en créant fin 2012, la
société Lonchais, à Somloire.
« J ’ ai fusionné un concept de
distribution très convivial à
ma passion, celle des vins et de
la gastronomie. Mon objectif
est de faire découvrir des produits authentiques, fabriqués
par des artisans régionaux, de
petits producteurs qui privilégient la qualité du goût ». A
sa carte, des vins d ’ Alsace, du
Rhône… Des confitures de
Loudun (Vienne), des miels
du sud de la France, des terrines de Dordogne… « Le
site Internet est notre plateforme de communication.
Un blog suggère des astuces,
des recettes, et autres conseils
œnologiques. » Lonchais propose aux entreprises et aux
CE des formules modulables
d ’ initiation à la dégustation.
Objectif affiché : une cinquantaine de vendeurs d ’ ici
la fin de l ’ année, dans un
premier temps sur le grand
Ouest (« région très dynamique dans le secteur de la
vente à domicile »), puis le
développement du réseau
sur de grandes agglomérations françaises. « C ’ est un
concept original qui peut attirer une clientèle urbaine ».
« Lonchais » pourquoi ?
« Nous souhaitions que le
nom de la société fasse penser
à un patronyme, synonyme
de tradition, de savoir-faire ».
www.lonchais.fr
Les Délices de Flo,
chacun ses bons goûts
S ’ il est un adage qui parle à
Florence Tessier, créatrice des
« Délices de Flo », c ’ est bien
celui-ci : c ’ est dans les vieux
pots que l ’ on fait les meilleures
confitures. Des confitures
comme les faisait sa mère qui a
transmis à ses cinq filles le goût
du fait maison. Depuis le lancement de sa marque (2009),
ce sont un peu plus de 100 000
pots qui sont sortis des bassines
de cuivre de Florence Tessier,
créatrice des « Délices de Flo ».
« Tout est fait à la main, de
la mise en pots à la louche à
l ’ habillage des pots avec charlottes et rubans ». Les Délices
10 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
de Flo, des confitures qui en
feraient se damner plus d ’ un.
« J ’ ai créé différentes gammes :
la « traditionnelle », la « Val
de Loire » élaborée à partir de
fruits originaires de producteurs de cette région, la « Régal
des papilles » où j ’ associe des
alcools locaux, comme l ’ orange
à l ’ extrait de cacao de chez
Combier, des fleurs, comme
la rose de la Sablière de Douéla-Fontaine ». Autres productions de Flo, les pâtes à tartiner,
pâtes de fruits, confits de vin.
Le credo de Florence, la qualité. « Faire de bonnes confitures,
c ’ est avant tout avoir de bons
Un rêve que Robin Tait avait
imaginé il y a 20 ans : ouvrir
une boutique de confiserie anglaise sur Angers. Son
fils, Maxime, étudiant de 22
ans en commerce et marketing, vient de le réaliser. « QK Confiserie » propose, en plein cœur de la
cité, une panoplie de bonbons, aux couleurs et formes
tout aussi pétillantes qu ’ originales. Importées directement
d ’ Outre-Manche, ces friandises sucrées sont présentées dans des bocaux en verre
transparent, le tout dans un
décor rétro, inspiré des boutiques « traditionnelles »
anglaises, et comme sorti
du Pré-Au-Lard d ’ Harry
Potter.
Pomme-framboise,
rhubarbe-crème anglaise ou
citron vert-chocolat, tous ces
parfums rivalisent avec ceux
des fudge (chocolat mi-cuit
débité à la coupe sur plaque de
marbre). Maxime Tait a passé
avec succès le « Certificat
Etudiant Entrepreneur » de
l ’ UCO en 2011. Par ailleurs,
il est soutenu par quelques
décideurs financiers locaux
qui lui ont attribué le prix
Evolis, la bourse du mérite
et le « prix de l ’ initiative par
l’ école ». QK Confiserie propose un site marchand et
ouvre la vente de ses produits
aux professionnels (cadeaux
d’entreprise, accueils d’hôtels...). Surfant sur la vague
des vintage, l ’ enseigne tiendra un stand lors de la manifestation Anjou Vélo Vintage
des 22 et 23 juin entre Saumur
et Montsoreau.
www.qkconfiserie.fr
fruits. Je travaille avec une quinzaine de producteurs locaux qui
répondent à ces critères de qualité ». 2013 verra la construction d ’ un laboratoire, d ’ une
salle de stockage et d ’ un espace
dédié à la vente directe. Toutes
les gourmandises de Flo sont
distribuées auprès de cavistes,
d ’ épiceries fines, de magasins
de produits régionaux et bientôt
sur un site Internet.
www.maineetloire.cci.fr
tourisme
Echos
L ’A
bbaye de Fontevraud revendique son passé carcéral
phique,
conférences, collecte
des archives et
des témoignages
sur le passé carcéral. « La mémoire
vive de cette
époque est en
train de disparaitre », explique
Xavier
KawaL’Abbaye de Fontevraud, à l’époque où ses murs
Topor,
le
direcaccueillaient encore des prisonniers.
teur de l ’ Abbaye.
L ’ Abbaye de Fontevraud fut une « Nous nous devons de la proprison centrale de 1804 jusqu ’ au téger en collectant la parole des
milieu des années 1960 et au derniers témoins : prisonniers,
départ des derniers prisonniers gardiens ou témoins indirects ».
en 1980. Depuis quatre ans, La Région et l ’ Abbaye ont misla direction a décidé de repla- sionné la société de produccer cette période au cœur de tion audiovisuelle « Figure-toi »
son histoire : espace muséogra- pour la réalisation d ’ entretiens
filmés. Ce programme a bénéficié d ’ une aide régionale de
20 0000 €. Grâce à ce film, le
spectateur pourra découvrir
la vie carcérale au travers des
regards chargés d ’ émotions des
gardiens et des prisonniers.
Quelques bâtiments restés en
l ’ état – comme l ’ ancien atelier
du Prieuré de la Madeleine ou
la centrale électrique – seront
réhabilités. En 2014, l ’ Abbaye
rendra ce travail accessible
au public à travers une année
consacrée à la prison pour marquer le bicentenaire commémorant l ’ arrivée des premiers prisonniers en 1814. www.abbayedefontevraud.com
Hostellerie La Croix blanche :
des chambres à thème
Jouxtant l ’ Abbaye Royale de
Fontevraud, l ’ Hostellerie de
la Croix blanche, tenue par
Christophe et Mieke Chabenat,
a terminé l ’ année 2012 avec
panache. Cet ancien relais de
poste, datant de 1696, a été
récompensé du titre de Maître
Restaurateur et a obtenu une 3ème
étoile. 2013 s ’ annonce sous les
meilleurs auspices. Accompagné
d ’ un architecte angevin, l ’ établissement a entrepris la rénovation de quatre chambres supérieures. « Chacune d ’ entre elles
aura une thématique particulière, en lien avec le village de
Fontevraud : la France,
la Grande-Bretagne,
les châteaux et abbayes,
et la chasse ». Pour ce
faire, un papier peint a
été spécifiquement créé
sur chacun des thèmes,
recouvrant un pan de
mur derrière la tête de
lit. « La décoration de
la chambre suivra le
style voulu avec des objets, des
meubles, rappelant la thématique ». Un autre projet d ’ aménagement devrait également voir le
jour d ’ ici la fin de l ’ année. Autre
changement à venir : partenaire
de « La Loire à Vélo », les hôtes
de l ’ établissement ont réaménagé les espaces dédiés aux cyclistes
pour les rendre plus fonctionnels
et agréables.
« Blanc de sable », une gourmandise de Loire
Comment un territoire peutil accroître sa notoriété et promouvoir son développement
économique ? La Communauté
www.maineetloire.cci.fr
de communes
Vallée LoireAuthion a choisi
de mobiliser les
talents de ses
artisans boulangers pour
mettre à l ’ honneur ce territoire
à travers la création du « Blanc
de Sable », la
gourmandise
de Loire. Fin
mélange de douceur et d ’ acidité, de fondant
et de croustillant, cette spécialité est composée d ’ une compotée de fruits rouges et d ’ une
ganache au croustillant, le tout
enrobé de chocolat blanc. La
Communauté de communes
Vallée Loire-Authion y voit un
hymne à la douceur de ses très
beaux paysages de Loire et une
évocation du dynamisme de sa
filière végétale. Disponibles dans
les quatre boulangeries créatrices
de la recette ainsi qu ’ à l ’ Office de
tourisme Loire-Authion, et bientôt dans les commerces de proximité et autres sites touristiques
de l ’ agglomération angevine, les
« Blancs de Sable » pourront faire
leur place parmi les Sarments du
Médoc, les bêtises de Cambrai
et autres friandises identitaires,
locales ou régionales.
M-tourisme « sur le
chemin des ardoisières »
Le sentier d ’ interprétation «Sur le
chemin des ardoisières» a été tracé
à Noyant-la-Gravoyère. Autour des
anciennes mines de Misengrain,
plusieurs chemins ont été déclinés par thématiques : histoire,
biodiversité et art contemporain.
Les visiteurs bénéficient sur leur
smartphone d ’ un nouveau guide,
GPtO (Guide portable de tourisme
et d ’ orientation). Ce logiciel multimédia permet d ’ interagir avec son
environnement ou de s ’ orienter
en déclenchant automatiquement
des contenus et des animations à
l ’ approche de points clés grâce à
la géolocalisation.
Source : Le Fil des Territoires
Festivini 2013 : vins,
saveurs et bonne humeur
Du 7 au 15 septembre, se tiendra
à Saumur, la 4ème édition du
Festival du Vin « Festivini ».
20 000 personnes sont attendues
au cours de deux week-ends festifs
et d ’ une semaine plus « sérieuse ».
Les « Vignes, Vins et Randos » le
samedi 7 et les Foulées du Saumur
Champigny le dimanche 8, inviteront à découvrir le magnifique
patrimoine viticole saumurois, en
marchant ou en courant. Second
week-end et autre temps fort avec
le marché des vins le dimanche 15
septembre. Enfin, le sommet gastronomique du festival avec le dîner
des Vignerons aura lieu le vendredi
13 septembre dans les salles de
l ’ Abbaye de Fontevraud. Ce sera la
nouveauté et la belle surprise de
Festivini 2013. La semaine du 9 au
13 se voudra donc plus réfléchie,
avec des initiations à la culture, des
films, conférences, colloque sur la
biodiversité. Programme In ou Off,
tous les palais seront à la fête.
Des chambres d ’ hôte…
et bientôt une piscine à
La Rose Bleue
Les 300 m² du site troglodytique
La Rose Bleue à Doué-la-Fontaine accueillent
désormais
deux
chambres d ’ hôtes. Et d ’ ici 2015,
les hôtes pourront piquer une tête
dans la piscine trogolodytique,
l ’ une des cinq premières en France.
Karine Chopin, potière, y développe
un accueil touristique complété
par des activités pédagogiques
pour jeunes ainsi qu ’ une galerie
de peinture et sculpture. «Des
concerts, spectacles et scénographies, proposées par l ’ association
La Rose Bleue, rythment l ’ actualité culturelle. Le site accueille
globalement 8 000 visiteurs à
l ’ année. » Ces aménagements ont
reçu le soutien de la Région, du
Département et de l ’ Etat.
Source : Le Fil des Territoires
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 11
ligne directe
Echos
Marché Vuitton pour
Alufer Industrie
La marque Louis-Vuitton a ouvert un
magasin rue du Louvre, à Paris. Pour
ses ouvertures de façades, portes
et vitrines, elle a fait confiance
à l ’ entreprise saumuroise Alufer
Industrie, spécialisée dans la serrurerie métallique. La société, qui
emploie quinze personnes est une
unité de production du groupe parisien Alufer. « L ’ obtention du marché
avec Vuitton, c ’ est la résultante de
notre savoir-faire », se réjouit David
Houmeau, le jeune dirigeant. Une
réalisation qui concilie technicité
moderne avec de l ’ acier à rupture
de pont thermique (isolant) et une
finition artisanale. Alufer Industrie
réalise un CA de 1,5 million d ’ € en
2012 contre 700 000 en 2010. Elle
réfléchit à un développement sur le
marché du particulier.
Une entreprise qui
cartonne
La société d ’ emballages Montauban
Carton (située en Tarn-et-Garonne)
s ’ est installée le 1er mars sur la
ZI de la Ronde. Le choix de venir
sur Allonnes n ’ est pas le fruit du
hasard : l ’ Anjou et plus largement
le Val de Loire sont des terres de
cultures maraîchères par excellence. Le site a pour cœur de cible
les cartons destinés à l ’ emballage
de fruits et légumes. Il réceptionne
des cartons à plat des usines de
fabrication, les met en volume et les
livre chez les maraîchers locaux.
Comme l ’ explique son responsable,
Jacky Nicolosi, «le site est idéalement situé, proche des maraîchers
du Maine-et-Loire mais aussi des
départements limitrophes (37, 72,
44) ». L ’ entreprise vise 2 millions
d ’ emballages par an.
Eric Ruff reprend les
Ets David
Après 12 ans chez un fabricant de
menuiseries en qualité de directeur
de production, Eric Ruff, 46 ans, a
racheté les Ets David (24 salariés
à St Barthélemy d ’ Anjou), spécialisés dans la menuiserie aluminium
et la métallerie. « Mon objectif :
structurer au mieux l ’ entreprise afin
qu ’ elle tende vers une planification
optimale. C ’ est essentiel dans notre
activité car nos dossiers clients
peuvent s ’ échelonner sur deux ou
trois ans ». Pour l ’ heure, les Ets
David sont investis sur d ’ importants
chantiers avec des groupes français du BTP. « Mes trois priorités :
qualité, délais et service. Sur ce
dernier point, un SAV a récemment
été créé ». Pour leur dernier exercice, les Ets David ont généré un
CA de 3 400 K€, principalement en
appels d ’ offres privés et publics.
Développement industriel
Demain un Technocampus de
l ’ électronique
Le Technocampus est envisagé près de l’ESEO
Une étude de faisabilité d ’ un
Technocampus de l ’ électronique à Angers va être réalisée. Elle sera financée aux deux
tiers par la Région, le reste par
Angers Loire Métropole. Le
projet, envisagé près de l ’ Eseo,
est porté par le cluster Loire
Electronic Applications Valley
(LEA Valley). « Nous souhaitons
un lieu d ’ accueil, d ’ échange et de
foisonnement, la création d ’ un
pôle d ’ excellence à vocation
européenne, un vrai pôle de référence dans l ’ électronique professionnelle permettant de faire
venir des compétences de haut
niveau, des experts de dimension internationale, le meilleur
de ce qui existe », définit Paul
Raguin, président de LEA Valley
et PDG d ’ Eolane. Le Schéma
directeur de l ’ économie et de
l ’ emploi durables de l ’ agglomération y prévoit une pépinière /
centre de ressources pour favoriser la création d ’ entreprises
dans les biotechnologies, le biomédical, l ’ électronique, l ’ informatique… Le bâtiment serait
une vitrine du secteur de l ’ électronique professionnelle. La
période voit la finalisation des
schémas de développements
économiques, l ’ émergence des
nouveaux contrats de projets
État-Région, le choix des filières
à aider et l ’ octroi des soutiens
européens.
Faliénor dans
le giron du
canadien
Premier Tech
Les entreprises du végétal se
tournent de plus en plus vers
les biotechnologies. C ’ est un
des enjeux majeurs du rapprochement entre le canadien Premier Tech et Falienor
(Vivy). Le premier, présidé par
Jean Bélanger, est un acteur
majeur du marché nordaméricain, connu pour ses
activités autour de la tourbe.
Le second est chef de file du
marché français dans la formulation de substrats de culture.
Premier Tech s ’ appuiera sur
l ’ entreprise pour développer son activité horticulture et
agriculture sur la France,
l ’ Europe et l ’ Afrique. « L ’ enjeu
pour le futur, c ’ est l ’ innovation et la recherche, explique
Jean-Benoît Portier, dirigeant
de Falienor. Seuls, nous ne
pouvions y arriver. Une politique d ’ alliance avec un grand
Effort commercial accru
chez Laser 49
« Nous souhaitions être reconnus comme le n°1 de la découpe
laser en Maine-et-Loire ». Les
moyens pour y parvenir ont
été mis en place en 2012 chez
Laser 49. 400 000 euros ont
été investis dans de nouvelles
machines (un second laser,
une plieuse et une rouleuse).
L ’ entreprise a quitté Trélazé
pour le site Rapidex, plus spacieux et pratique, boulevard
de l ’ Industrie à Ecouflant. Un
responsable production et
deux chargés d ’ affaires ont été
recrutés. Laser 49 appartient,
comme Outelec Métrologie
(Trélazé) à la holding MLD
dirigée par Franck Esnault.
L ’ entreprise découpe (et plie
12 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
si demande) de la matière
en alu, inox et surtout acier.
« Nous sommes une entreprise
de proximité avec une clientèle départementale dans la
construction agricole, le génie
civil, l ’ industrie. Avec le prix,
notre valeur ajoutée est la réactivité. Pour les grosses séries,
nous nous appuyons sur notre
partenaire tunisien, la société
NAM, qui assure la découpe,
mais aussi la soudure et le traitement ». L ’ accent est mis cette
année sur le commercial avec
la même volonté de reconnaissance au-delà des frontières
départementales.
http://laser49.fr
groupe était indispensable pour
pérenniser et renforcer nos
activités ». Falienor poursuivra
ses activités sur le marché des
producteurs professionnels et
des jardineries en France. Elle
déploiera, en conjonction avec
Premier Tech, différents ingrédients actifs naturels (stimulants de croissance et agents de
lutte biologique) sur les marchés des cultures spécialisées
et grandes cultures. Faliénor
emploie 70 salariés et réalise
un CA de 21 M€. Premier Tech
porte son équipe en Europe à
près de 450 personnes.
www.falienor.com
www.premiertech.com
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Bruno Conche
Digitex, Saint Germain-sur-Moine
Reprise acoustique
Après le confort
thermique, le confort
acoustique est de plus
en plus recherché. À
Saint Germain-surMoine, Digitex cible
la diversification de
ses marchés dans ce
domaine d ’ activité en
pleine effervescence.
Elle met actuellement
en avant deux nouvelles
marques innovantes
qui devraient faire du
bruit : « Tempo » et
« Sensoria ».
Digitex
48 rue du Docteur Raffegeau
49230 Saint Germain-sur-Moine
Tél. : 02 41 70 24 31
www.digitex-industrie.fr président
Patrick Arrivé
directeur
Bruno Conche
Activité principale Fabrication et commercialisation de revêtements
muraux et d’isolants
phoniques
Effectif
9 personnes
création 1987
C.A 1,52 M€ en 2012
www.maineetloire.cci.fr
S
pécialisée dans la fabrication et la commercialisation de revêtements
muraux et d ’ isolants phoniques
sous chape et plancher, Digitex a
fortement élargi la palette de ses
compétences et son portefeuille
clients ces dernières années. Et
encore plus depuis que l ’ entreprise a été rachetée en avril 2012
par Patrick Arrivé, expert-comptable et actionnaire de la société,
et Bruno Conche, directeur technique de l ’ entreprise, après le
décès de l ’ un de ses fondateurs.
« Digitex a démarré son activité en 1987 dans le domaine du
contrecollage de tissus et cuirs
pour la chaussure, la maroquinerie et l ’ habillement. Elle a évolué
vers la fabrication de revêtements
textiles muraux pour la décoration et l ’ acoustique avec un système de pose amovible propre :
le Déco-West System, raconte
Bruno Conche. Elle a même
développé un système de protection électromagnétique avec ces
revêtements muraux. Pendant
la décennie 2000-2010, elle s ’ est
surtout concentrée sur la fabrication d ’ un isolant thermique
mince à base d ’ aluminium pour
le compte d ’ une entreprise nantaise ». Obligée de céder cette
activité à son donneur d ’ ordre,
Digitex rebondit en développant le domaine de l ’ isolation
acoustique. Tout en poursuivant son activité contrecollage
pour l ’ industrie, elle développe
sa palette avec de nouveaux
produits aux propriétés d ’ isolation acoustique pour sols (sous
chape et plancher flottant) avec
la marque « Digi-Sol ». Ce qui
lui permet d ’ intervenir auprès
d ’ une nouvelle clientèle : four-
nisseurs et poseurs de parquets,
de carrelage…
Des solutions
globales de décoration intérieure et de
confort acoustique
Depuis la reprise en 2012, la
société trouve un nouvel élan et
investit dans la R & D. Elle s ’ est
récemment impliquée dans le
dispositif Dinamic Entreprises
de la CCI pour travailler sur son
organisation commerciale, puis
sur l ’ innovation. « Notre objectif
est de continuer à développer des
gammes de produits spécifiques
afin de diminuer notre part
d ’ activité en sous-traitance ».
Deux nouvelles marques ont
été lancées dans la continuité de
Décowest.
« Sensoria » est un concept
global de décoration murale surmesure à base de tissus muraux
de grande largeur, sélectionnés
avec le concours d ’ une styliste.
« Avec cette gamme, nous ne
mettons plus en avant un système de pose, mais de véritables
collections qui comprennent
des tissus - contrecollés sur de
la mousse, de la ouate, pour le
confort acoustique, ou du nontissé - des peintures assorties,
des revêtements pour les plafonds…». Pour la commercialisation de Sensoria, une société
dédiée a été constituée en janvier
par Digitex. Pilotée par Pascal
Repussard, elle s ’ adresse spécifiquement au marché des particuliers, jusque-là non exploité
par l ’ entreprise. « Books et prototypes sont aujourd ’ hui prêts
pour un début de commercia-
lisation auprès des grossistes.
Nous espérons également toucher le marché de l ’ hôtellerie
avec des produits classés non
feu ».
« Tempo » est une nouvelle
gamme de panneaux décoratifs
aux propriétés acoustiques très
performantes. « Revêtus d ’ une
maille décorative colorée, les
panneaux « Tempo » absorbent
les bruits de la pièce. Ils conviennent particulièrement aux
espaces très bruyants comme les
centres d ’ appels, les salles de réunions, les restaurants et cantines,
les crèches, les salles municipales polyvalentes, mais aussi les
bibliothèques… Leur commercialisation débute actuellement».
Pour la réalisation de ces projets, Digitex a recruté trois
personnes et investi dans une
machine spéciale permettant
de travailler avec un film antipoussières sur de grandes largeurs de tissus (pour une pose
sans raccords). Elle a aussi
bénéficié de plusieurs aides :
une subvention de la Région
dans le cadre de « Objectif
Performance », une avance de
la Région et un cautionnement
d ’ Oséo et de la Région dans le
cadre du P2RI (Prêt Régional
pour
le
Redéploiement
Industriel). La construction
d ’ un nouveau bâtiment est également à l ’ étude sur la zone du
Petit Lapin à Saint Germainsur-Moine, tout comme le
recrutement de nouvelles compétences.
Isabelle Baudry
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 13
ligne directe
Echos
De nouveaux locaux
pour l ’ EA – ESAT Arceau
Anjou
Le dispositif « Arceau Anjou » sera
regroupé au dernier trimestre dans
un nouveau bâtiment de 2200 m2
sur le parc d ’ activités du Pôle 49
à Saint Sylvain d ’ Anjou. Il comprend
une Entreprise Adaptée (EA) et un
Etablissement et Service d ’ Aide
par le Travail (ESAT). Depuis plus
de 30 ans, ces entreprises réalisent
des prestations variées en soustraitance industrielle ou tertiaire,
démantèlement et réemploi informatique, entretien d ’ espaces verts...
Une réflexion est en cours pour
développer ses propres produits.
Un nouveau directeur
pour le site de Thales à
Cholet
Stéphane Quancard, 48 ans,
succède à François Faivre à la
direction de Thales à Cholet. Il
prend également celle du Centre de
Compétence « Industrie » de Thales
Communications & Security supervisant les activités industrielles de
Brive, Cholet et Laval. Diplômé de
Sup Aéro et d ’ un DESS de Gestion
et Administration des Entreprises,
Stéphane Quancard est entré chez
Thales en 1988 en tant qu ’ ingénieur développement pour les activités avioniques sur le site du Haillan
(Bordeaux). Il est ensuite nommé à
divers postes à responsabilité, en
France, à Singapour et aux EtatsUnis. Il devient ensuite directeur
des opérations pour les activités
avioniques commerciales en charge
des programmes en exploitation, de
la supply chain et de la qualité avant
de reprendre en 2009 la direction
des opérations des activités ASW
avec en sus la responsabilité du site
de Châtellerault.
www.thalesgroup.com
De la feuille au carnet
recyclé
Okurenxia récupère les feuilles et
grandes enveloppes utilisées dans
les entreprises pour utiliser le recto
sous forme de carnets « Ekobloc »
personnalisables de format A6, voire
A5. « Les entreprises donnent du
papier ou elles achètent les carnets.
Ou elles font les deux », résume
son créateur Lionel Poinsotte. En
Maine-et-Loire, le travail est effectué au sein d’ASI Prod (Beaucouzé)
par des personnes handicapées.
Economique, sociétale, environnemental : les trois piliers du développement durable ont été pris en
compte.
www.okurenxia.com
Développement industriel
Des boîtes aux lettres créées
par des fondus d ’ alu
Agricoles, hippiques, félines,
canines, avicoles, sportives…
la Fonderie Doutre, créée par
Gérard Doutre en 2002, située
au Lion d ’ Angers, est le spécialiste des plaques de concours en
relief, dont la vitrine par excellence reste sans conteste le Salon
de l ’ agriculture de Paris. Autre
corde à son arc, les coupes, trophées et autres plaques déco.
Installée sur un marché de
niche, avec un C.A en constante
augmentation, l ’ entreprise souhaite désormais capter une
nouvelle clientèle, celle des particuliers. Comme l ’ explique
Gérard Doutre, « nous avons
créé une gamme de produits
destinés à un usage domestique : des boîtes aux lettres sur
lesquelles nous pouvons apposer des décors, aux couleurs différentes, des plaques de maison
indiquant le numéro de la rue,
aux formes variées dans les tons
beige, bordeaux, bleu marine,
vert anglais. Tous nos produits
sont 100 % aluminium, moulés
et peints à la main ». Trouver
une décoration, une police
de caractères originale, l ’ œil
averti de Gérard Doutre et de
ses collaborateurs s ’ en charge.
L ’ homme, fondu d ’ alu, envisage prochainement de monter
un réseau de revendeurs sur la
côte Atlantique. « Des produits
au look sympathique, qui ne
rouillent pas dans un environnement salin auraient tout à fait
leur place à cet endroit ».
Brothier : 8 millions d ’ euros investis à Fontevraud
Les
laboratoires
Brothier
(Fontevraud) sont un des leaders de la cicatrisation depuis
60 ans – avec pour cœur de
cible, la chirurgie. Leurs produits sont issus d ’ une étonnante
matière première : une catégorie d ’ algue qu ’ on ne trouve
que dans les mers froides en
Bretagne, Norvège et au Chili.
A partir de cette matière première et suivant des process de
fabrication très sophistiqués,
des compresses et des mèches
sont fabriquées pour répondre
aux besoins de la réparation tissulaire (cicatrisation).
Brothier, laboratoire pharmaceutique français indépendant,
dont le siège est à Nanterre,
emploie 130 personnes dont
50 à Fontevraud pour un C.A
de 30 millions. « Notre entreprise est en pleine croissance et
notre costume à Fontevraud est
aujourd ’ hui trop petit ». C ’ est
par cette déclaration que le
PDG des laboratoires Brothier,
Christian Girardière, a annoncé la bonne nouvelle, celle d ’ un
investissement de 8 millions
d ’ euros sur le site. A partir du­
1er septembre, un chantier de
2 000 m² d ’ agrandissement et
d ’ optimisation des surfaces
sera lancé et achevé fin 2014.
L ’ i nvestissement financier
génèrera dix à quinze emplois.
« Sans oublier les 20 000 m2 de
terrain acquis en 2011 pour y
implanter à plus long terme une
autre unité de production ». La
Région apportera son soutien
sous un apport financier ou via
la mise en réseau des pôles de
biotechnologies présents sur le
territoire.
en brique du XIIème siècle. « Il
s ’ agissait, entre autres, de rénover ses soubassements, retrouver les matériaux d ’ origine, en
restant fidèle à l ’ aspect, aux textures, aux teintes originelles ».
Ce goût du beau, cette passion pour les matériaux natu-
rels, Steaven Rottier l ’ exerce
aujourd ’ hui dans son activité
sur les murs d ’ intérieurs de particuliers ou d ’ entreprises. « Les
enduits sont soit colorés naturellement par la matière utilisée,
comme l ’ argile ou l ’ ardoise, soit
par des pigments naturels ».
www.brothier.com
Murmures, des
enduits couleur
nature
Chaux, ocres, sables, poudres
d ’ ardoises, argiles… s ’ inspirant de savoir-faire ancestraux,
Steaven Rottier, tailleur de pierre
de formation, a créé Murmures
à Savennières. Ce façonneur de
matériaux vivants met en forme
et en couleur des enduits naturels sans pareil pour donner
aux intérieurs une atmosphère
chaude, lumineuse et douce.
Steaven Rottier a aguerri son
talent au Cambodge, sur les
chantiers d ’ Angkor avec l ’ Ecole
Française
d ’ Extrême-Orient.
Une expérience unique, d ’ un an
et demi, au chevet d ’ un temple
14 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Jean-Jacques Lascombes
A.A.S. Aéro & Systèmes, Saumur
Très présente
dans le secteur de
l ’ aéronautique, la
société A.A.S. de
Chacé, est spécialisée
dans l ’ usinage de
pièces mécaniques de
précision. Bien que
discrète, cette société
saumuroise avance
à grands pas et se
développe chaque
année avec, déjà, un
carnet de commandes
rempli jusqu ’ en 2016.
A.A.S. Aéro &
Systèmes Sasu
Atelier Aéronautique
du Saumur
Rue du Docteur Weiss
ZI de Chacé - 49400 Saumur
Tél : 02 41 53 04 30
Fax : 02 41 53 04 50
[email protected]
www.aas-aero.eu président
Jean-Jacques Lascombes
Activité principale usinage de pièces, mécanique de précision
pour l’aéronautique
Effectif
49 personnes
C.A 4,4 M€
www.maineetloire.cci.fr
A.A.S. au service
de l’aéronautique
N
ous avons la chance de
travailler pour l ’ industrie
aéronautique, secteur
qui ne connaît pas la crise, confie
Michel Huart, Directeur technique du site, c ’ est ce qui explique
que nous enregistrons déjà des
commandes fermes pour certains programmes aéronautiques ». L ’ entreprise existe à
Chacé depuis 1976. A la création, le site de Chacé était plutôt
une entité de production du
groupe parisien A.B.G. Depuis
la création, différents noms se
sont succédés pour en arriver à
A.A.S. – Atelier Aéronautique de
Saumur. Initialement, la société
travaillait en grande partie pour
le secteur médical, et plus précisément dans la fabrication et la
conception de générateurs pour
la dialyse (traitement de l ’ insuffisance rénale chronique). C ’ est
d ’ ailleurs ce qui a intéressé JeanJacques Lascombes. Pharmacien
de métier, il achète l ’ entreprise
en 1997 avec à son bord une
quarantaine de salariés. Avec
d ’ autres entreprises à gérer dans
le Sud de la France, Jean-Jacques
Lascombes s ’ appuie très vite
sur un comité de direction bien
structuré sur le site de Chacé qui
tourne autour de 5 directions :
technique, production, qualité,
informatique/achat/logistique, et
finances. Aujourd ’ hui, la société
compte 50 salariés, 40 à la production et 10 administratifs.
Face à la demande du marché, la
société a rapidement changé de
cap et a investi un secteur porteur : celui de l ’ aéronautique et
du militaire. « Nous produisons
de la mécanique de précision, du
câblage électrique et électronique
à 90 % pour des équipementiers
tels que Liebherr, Goodrich,
Thalès... ». Il s ’ agit d ’ une activité
exigeante et complexe, les pièces
utilisées sont généralement de
très petites tailles avec des profils compliqués. Les commandes
arrivent dans les ateliers d ’ A.A.S.
selon un cahier des charges scrupuleusement défini par l ’ équipementier. La majorité des cycles
de production peuvent s ’ étendre
facilement sur 4 à 6 mois du
fait de la complexité des pièces.
« Chaque pièce est fabriquée le
plus souvent en faibles quantités, ajoute Michel Huart, le cycle
de fabrication dépend bien de la
spécificité de la pièce ».
Certification
EN 9100…
Au-delà d ’ un certain nombre
de certification comme ISO
9001.., l ’ industrie A.A.S. détient
depuis 2005 le niveau de qualité
reconnu et indispensable pour
travailler avec certains équipementiers aéronautiques : la
certification EN 9100. Cette
norme européenne décrit un
système d ’ assurance de la qua-
lité, indispensable pour le
marché aéronautique et spatial.
Une des prochaines étapes sera
d ’ obtenir la norme environnementale pour l ’ aéronautique,
un lourd chantier en perspective. Implanté au cœur de la
zone industrielle de Chacé, le
site s ’ étend sur une superficie
d ’ environ 10 000 m². Le parc
machines est très important, on
y retrouve des machines pour le
fraisage, le tournage numérique
ou traditionnel, le perçage ou
encore l ’ ébavurage. Les moyens
de contrôles, qu ’ ils soient mécaniques ou électroniques, sont
très présents dans l ’ entreprise.
Quoi de plus normal ! Travailler
sur un Airbus A330, sur la réalisation d ’ un treuil d ’ hélicoptère
ou encore pour un sous-marin
militaire, le droit à l ’ erreur est
à proscrire. Pour faire face à
une forte activité et un carnet
de commandes bien rempli,
A.A.S. vient d ’ ailleurs d ’ investir 800 000 euros dans une nouvelle machine pour permettre
de gagner en productivité. Mais
ce n ’ est pas encore suffisant.
Une dizaine de salariés sont en
recrutement. Devant la pénurie de main d ’ œuvre, la société
doit se tourner de plus en plus
vers la sous-traitance. Devenue
progressivement le partenaire
incontournable dans l ’ industrie
aéronautique, la société A.A.S.
annonce une croissance exemplaire, une des rares industries
aujourd ’ hui à afficher une visibilité sur plusieurs années.
Nadège Lardier
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 15
ligne directe
Echos
Accompagner de
nouvelles ruptures avec
Connect Talent Les Pays de la Loire veulent renforcer leur positionnement « enseignement supérieur – rechercheinnovation ». Ils doivent pouvoir
accueillir et accompagner de
nouvelles ruptures. La Région, les
agglomérations d ’ Angers, du Mans
et de Nantes, les trois universités et
la conférence régionale ont lancé
un appel à candidatures pour identifier et accompagner des projets de
dimension internationale. Dénommé
Connect Talent, il doit identifier et
« faire mûrir » ces projets d ’ investissement de rupture en recherche
et développement, de nouvelles
offres de formation ou des propositions d ’ attractivité de « talents »
de dimension internationale. « Les
enjeux sont multiples : soutenir des
stratégies d ’ excellence autour de
projets à visibilité internationale,
élever le niveau des compétences
des ligériens et des jeunes en particulier, et accélérer la diffusion de
l ’ innovation ».
Informations et dossier de candidature sur www.connectalent.org
Optimiser votre potentiel d ’ innovation avec le
pré-diagnostic propriété
industrielle
La CCI de Maine-et-Loire réalise des
pré-diagnostics en entreprise dans
le cadre de la convention signée en
2011 avec l ’ INPI (Institut National
de la Propriété Industrielle). Ces
prestations s ’ adressent aux TPE et
PME innovantes ayant peu ou pas
recours à la propriété industrielle,
notamment aux brevets. Réalisées
sur deux demi-journées en entreprise, elles sont financées par
l ’ INPI et gratuites pour l ’ entreprise.
Les pré-diagnostics évaluent les
besoins en matière de propriété
industrielle (brevets, marques,
dessins et modèles...) et de gestion
de la confidentialité des données
dans les relations avec les partenaires et les salariés. Ils dressent
un état des lieux des pratiques en
matière de propriété industrielle. Ils
permettent d ’ identifier des pistes
d ’ actions et des compétences
internes pour mettre en œuvre une
politique dans ce domaine.
CONTACT :Thierry Vergnault
02 41 20 54 18
[email protected]
Innovation
GECO
Manutention
développe ses
gammes de
produits
GECO est spécialisée, depuis sa
création en 2004, dans la fabrication et commercialisation
de bennes de manutention de
petites contenances. Elle propose notamment une gamme
complète de bennes pour la gestion des déchets : bennes auto
basculantes à gravats, à béton, à
verre, à bois, à carton, bennes
pour le bâtiment et l ’ industrie… « Nos produits peuvent
être standards ou sur-mesure.
C ’ est grâce au spécifique que
nous nous différencions. Ce
domaine représente 50 % de
notre activité qui concerne de
nombreux secteurs : industrie,
bâtiment, agroalimentaire, institutionnels…, indique le dirigeant, Christian Berthaud.
Notre clientèle est principalement issue du grand Ouest.
Mais la société a aussi à son
actif quelques réalisations à
l ’ étranger. Nous venons de
livrer 20 bennes sur mesure
pour le Parlement européen au
Luxembourg». Depuis septembre 2012 sur le parc d ’ activités des Alliers au Fuilet dans
un nouveau bâtiment relais de
1000 m2, cette société de 8 personnes étudie et conçoit des
bennes pour améliorer le flux
des pièces. Par l ’ intermédiaire
de son bureau d ’ études, elle s ’ est
engagée dans une démarche
d ’ innovation et d ’ amélioration
permanente de ses produits.
« Grâce à la CCI, nous avons
identifié plusieurs gisements
d ’ innovation. De nouveaux
concepts devraient bientôt être
proposés aux clients ».
www.geco-manutention.fr
Santinell s ’ installe à la maison et en milieu hospitalier
Inventé par Bernard Briantais fondateur de la société éponyme
à St-Jean-de-Linières - à la suite
de réflexions autour de la maladie d ’ Alzheimer, Santinell est un
dispositif capable de détecter la
présence d ’ un patient dans son
lit. Ce système est destiné aux
collectivités telles que les hôpitaux et les EHPAD ainsi qu ’ aux
particuliers en situation à risque
ou en convalescence. Le concept
a la particularité d ’ être sans fil
(transmission de l ’ information
Bienvenue à
Tetrapolis est un nouveau pôle
d ’ expertise dédié à la création
numérique. Situé à Avrillé, il
réunit dans les mêmes locaux
quatre sociétés issues du secteur du numérique : Insight,
Kommunity Web, Stafe et
L ’ Imagerie 3D. Ce pôle mobilise plus de 12 personnes et
autant de métiers différents
lui permettant de répondre de
manière technique et/ou créative à l ’ ensemble des projets en
lien avec le numérique. « Notre
objectif est de pouvoir proposer
un ensemble de compétences
16 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
par ondes radio Zigbee) et de
sensibilité réglable, objet d ’ un
brevet. Les capteurs émettent,
en cas d ’ absence anormale, une
alerte visuelle et sonore. L ’ installation ne nécessite qu ’ une
simple prise électrique. L ’ activation de l ’ alarme est immédiate pour le détecteur de porte,
le médaillon d ’ appel et le bouton
d ’ appel. L ’ alarme peut être différée pour les capteurs de présence lit et fauteuil. Depuis 2011,
une nouvelle génération de pro-
duit a été mise au point. En 2012
la société Idolys a été créée afin
de commercialiser l ’ ensemble
des produits. Le marché français sera bientôt couvert par
des distributeurs et l ’ entreprise
cherche des partenaires pour
s ’ ouvrir à l ’ international. Elle
travaille sur les évolutions suivantes : la connexion à Internet,
aux tablettes et à des panneaux
d ’ affichage.
www.santinell.fr
(*)
maîtrisées grâce aux expertises métier de chaque structure, dans le but de répondre à
un besoin global de la part du
client » déclare Philippe Aïn,
l ’ un des co-fondateurs du pôle.
Tetrapolis aura pour vocation
d ’ accompagner les entreprises
souhaitant accroître leur présence numérique dans les secteurs suivants : développement
web (e-commerce, site institutionnel…), créations d ’ applications interactives (mobile et
tablette), images de synthèse,
création de design d ’ interface,
gestion et stratégie Social Media
(application Facebook, community manager...), webmarketing
(référencement naturel, gestion des campagnes…), conseil
digital (audit, accompagnement
et formations) et conception
vidéo…
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www.tetrapolis.fr
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Echos
Saumur : l’hôtel
Mercure fait peau
neuve
D’importants travaux ont été entrepris pour redonner une seconde
jeunesse à l’hôtel Mercure, sur
l’île d’Offard face au château de
Saumur. « La façade a été étanchéifiée puis repeinte », présente
Raphaël Bertrand, son directeur.
Nous avons conservé les mêmes
teintes, l’hôtel étant situé dans
une zone de protection du patrimoine ». Le mobilier de la salle,
où sont servis les petits déjeuners,
a été renouvelé et de nouveaux
téléviseurs installés dans les
chambres. L’hôtel a bénéficié
d’une subvention de la Région
au titre du soutien à la filière de
l’hôtellerie-restauration. Près de
10 000 clients y sont accueillis
chaque année : pour moitié des
professionnels dans les trois
salles de séminaires et de l’autre
des touristes, notamment en vélo.
Source : le Fil des Territoires
L’ex-majordome
cuisine pour Atlas
Steve Deveau, créateur de l’atelier
culinaire Major d’Home (Angers) a
été recruté par les éditions Atlas
pour monter des émissions de
cuisine sur Internet. Il travaille
sur un projet de fiches-cuisine en
ligne. Une première vidéo de six
minutes montre comment préparer une de ses créations : un dos
de cabillaud cuit à basse température et un guacamole au basilic
et mozzarella. Les futurs abonnés
pourront reproduire les recettes
en visionnant les vidéos sur une
tablette numérique.
Saumur : un nouveau
départ pour « le
Nouveau Terminus »
Changement de propriétaire,
changement de décor : depuis
janvier 2013, le vieil hôtel « Le
Nouveau Terminus » a fait peau
neuve. Saumur dispose désormais d’un établissement trois
étoiles franchisé et améliore
ainsi son offre touristique. Julien
Reix et son associé Jean Brouard
se sont retroussés les manches
pour transformer une enseigne
tombée en désuétude : redistribution des espaces, rénovation de
46 chambres et mise en place de
nouvelles isolations phoniques et
thermiques. Ils ont choisi la franchise Ibis Style (Accor). Le chantier a bénéficié d’une aide de la
Région dans le cadre du dispositif
Cap Tourisme.
Source : le Fil des Territoires
Tourisme
Le château de Brézé vise l’excellence touristique
Ouvert aux visites en 2001, le
château de Brézé a vu sa fréquentation passer de 12 000 visiteurs
à ses débuts à 95 000 en 2012.
Ce fort développement a fait
naître de nouveaux besoins en
termes d ’ infrastructures. Brézé
souhaite désormais obtenir le
label Qualité tourisme, marque
régionale d ’ accueil touristique.
Pour cela, plusieurs
axes
d ’ amélioration ont été retenus : création d ’ un
parking répondant
aux normes d ’ accessibilité, révision des
supports de visite,
sécurisation du parcours de visite... Un audio-guide
devrait être mis en place en
2014. « Nous avons poursuivi la
refonte de la muséographie du
site pour mettre en lumière son
patrimoine remarquable », note
Gregory Matheson, responsable
de l ’ accueil touristique. Plusieurs
expositions permanentes seront
à découvrir cette année autour
notamment du patrimoine viticole du Val de Loire. « En plus
de cette exposition, les visiteurs
découvriront un caveau d ’ achats
les renvoyant vers les domaines
viticoles locaux. Nous sommes
dans une logique d ’ économie de
proximité et d ’ histoire collective.
Brézé est une vitrine qui profitera aux autres sites touristiques».
Pour ce programme, la société
familiale du château de Brézé a
bénéficié d ’ une aide régionale
dans le cadre du dispositif Cap
tourisme.
www.chateaudebreze.com
Source : le Fil des Territoires
39e Championnat de France de Montgolfières à
Brissac-Quincé
La ville de Brissac-Quincé organise le 39e championnat de
France de Montgolfières du 27
au 31 août par le biais de l ’ association Arc-en-Ciel d ’ Anjou.
90 ballons s ’ envoleront dans
le ciel angevin au pied du château. Présidée par Régine
Arriberouge, cette association
a été créée en 2002 pour préparer les championnats de France
de 2003. Le succès avait été tel
que Brissac-Quincé a été proposée par la Fédération Française
d ’ Aérostation comme seul site
français pour l ’ organisation du
championnat d ’ Europe 2009.
« Brissac-Quincé est une région
idéale pour des vols aérosta-
tiques du point de vue météorologique : juste ce qu ’ il faut
de vent ». Une cinquantaine
d ’ équipages français (un pilote,
un navigateur et deux personnes au sol pour le « retrouving ») seront en compétition
ainsi qu ’ une quinzaine de ballons anglais, pour le plus grand
plaisir des 10 000 spectateurs
attendus qui pourront, en marge
de la compétition, survoler la
région angevine dans les ballons
« Fiesta ». L ’ occasion aussi pour
eux d ’ aborder les contraintes
que peuvent rencontrer les
pilotes. Courant mars, un stage
de repérage avait été programmé afin que les aéronautes puissent procéder à des essais.
Une nouvelle péniche dans le paysage angevin
La péniche « La Charente » a
été rebaptisée « et plus que l ’ air
marin... » par ses nouveaux propriétaires, 12 associés réunis
au sein des « Ducs d ’ Albe ».
Amarrée au quai des Carmes
à Angers, elle deviendra dès
octobre un lieu d ’ évènementiel et
de réception destiné aux professionnels de la région et d ’ ailleurs.
18 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
Cette ancienne sablière de Loire
offre un espace intérieur de plus
de 80 m², modulable et adaptable à des groupes de 5 à 50
personnes. Cet espace est dédié
aux réunions, expos galerie d ’ art
(dès septembre pour les Journées
du Patrimoine). Le pont pourra
recevoir des cocktails, des
concerts, des sculptures monu-
mentales… Cette aventure est
née d ’ une rencontre entre trois
passionnés, associés fondateurs,
Murielle Cheftel, Luc Merceron
et Jacques-Antoine Cesbron.
« Sauver ce bateau des années 30,
véritable patrimoine local présent sur toutes les cartes postales
d ’ Angers depuis plus 20 ans,
nous a semblé une évidence ».
Au fait, pourquoi les Ducs
d ’ Albe ? « Ce sont les grands
poteaux en bois ou en acier pour
amarrer les bateaux, comme à
Venise, et les Ducs d ’ Albe au
pied du Château d ’ Angers c ’ est
un clin d ’ oeil sympathique au
Bon Roi René ».
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Regard
Le tantale
Gris argenté, ductile,
résistant à la corrosion
des acides, ce métal de
transition est un bon
conducteur de chaleur
(temp. de fusion :
3 000 C°). Très connu
en électronique, il est
utilisé pour la fabrication
des condensateurs des
téléphones portables,
ordinateurs et multiples
appareils électroniques.
en haut: Maxime
en dessous: Mickaël (chemise)
en bas: Frédéric
Frédéric Chudeau
Sarl Arca Chudeau, Avrillé
Un bon filon, la récupération
Bel exemple de
réussite familiale
pour l ’ entreprise Arca
Chudeau, à Avrillé,
qui, depuis trois
générations, collecte
les métaux pour les
recycler. Comment
ses dirigeants
successifs ont-ils su
transmettre cette envie
d ’ entreprendre et leur
savoir-faire ?
Sarl Arca
Chudeau
Rue Antoine-Henri Becquerel
Z.A. des Landes 2
49240 Avrillé
02 41 72 01 62
[email protected]
www.arca-chudeau.com
Gérant
Frédéric Chudeau
Directeur du site :
Mickaël Chudeau
Activité principale recyclage ferraille et
métaux, locations de
bennes, centre de tri de déchets
Effectif 8 salariés
CA 4 M€ en 2012
www.maineetloire.cci.fr
M
«
on grand-père s ’ est
installé aux anciens
abattoirs d ’ Angers
dans les années
cinquante. Les ferrailleurs et
autres métiers tournés vers la
récupération de tous objets
pouvant avoir une seconde vie
étaient alors concentrés dans ce
quartier de la Doutre. » raconte
Frédéric Chudeau, le gérant.
« Puis l ’ entreprise a déménagé
vers la route de Cantenay Epinard,
à l ’ époque où mon père a repris
l ’ affaire. » Après s ’ être imprégnés
du métier au contact de l ’ enceinte
familiale professionnelle, lui et
son frère Mickaël épaulent leur
père. Installé depuis deux ans
sur un hectare de terrain dans
la zone industrielle d ’ Avrillé,
Arca Chudeau a investi plus
d ’ un million d ’ euros dans des
installations aux normes (bassin
de décantation pour eaux usagées,
fosse étanche pour récupération
des
liquides
polluants,
retraitement des liquides…).
Cette
modernisation
des
équipements permet à l ’ entreprise
d ’ engager la triple certification
Qualité Environnement sécurité
(ISO 9001, 14001, OHS).
Accueil convivial
La
quarantaine,
Mickaël
Chudeau, responsable achats
du site, vous accueille, le timbre
haut et le sourire jovial. Il troque
volontiers le costume pour son
bleu de travail afin d ’ être à l ’ aise
sur le terrain pour s ’ occuper
de ses clients. « C ’ est ce que je
préfère dans ce métier : accueillir
aussi bien le particulier qui
arrive avec sa remorque remplie
d ’ objets défectueux, que l ’ artisan
qui vient livrer des rebus de
chantier. Cette disponibilité
d ’ accueil est un atout certain face
à nos concurrents.»
Arca Chudeau travaille avec les
artisans, les particuliers, mais
surtout avec les industriels. « Nous
signons des contrats souples de
location de bennes pour récupérer
leurs déchets métalliques et non
métalliques à leur usine ou sur les
chantiers : fer, alu, inox, plastique,
cartons,... Quand une benne
est pleine, le client nous appelle
pour un enlèvement par nos
soins. Notre force, c ’ est aussi la
réactivité. Quel que soit l ’ emploi
du temps de nos chauffeurs,
nous
répondons
toujours
présent pour assurer le service
dans la journée, chacun de nos
salariés ayant son permis poids
lourds. La polyvalence au sein
de notre équipe de huit salariés
est précieuse et indispensable.»
précise Frédéric Chudeau.
Fer, fonte, laiton…
Tout ce qui rentre sur le site est
rigoureusement contrôlé. « Nous
disposons d ’ un plateau pour
peser les véhicules, chargés, puis
à vide. Nous avons aménagé
une zone étanche de stockage de
5 000 m2 consacrés au dépôt de
matières ferreuses et métalliques :
vélos, roues de tracteurs, étagères
métalliques, ustensiles de cuisine,
tondeuses,… Les salariés sont
habitués à repérer très rapidement
les différents matériaux : fonte,
fer, ferraille, laiton, cuivre,… qui
seront stockés dans des boxes
appropriés. La qualité du tri est
importante car elle optimise la
marge réalisée : 4 euros/kg de
cuivre, 0,18 euro/kg de ferraille. »
précise Mickaël Chudeau qui suit
plusieurs fois par jour le cours des
matières premières.
Agréé centre VHU (véhicules
hors d ’ usage), Arca Chudeau
rachète les épaves qui, après
une dépollution par ses soins
selon une réglementation bien
précise, sont déconstruites. Elles
seront ensuite expédiées vers des
usines de récupération pour être
transformées en nouvelles pièces.
L ’ entreprise se déplace aussi chez
les particuliers, dans les fermes,
avec un camion-grue de 26
tonnes pour enlever le matériel
agricole usagé.
« Nous sommes l ’ une
des dernières familles de
recycleurs indépendants. Mon
frère Frédéric me seconde dans
la partie commerciale et mon
fils, Maxime nous a rejoints
en fin d ’ année dernière. Il
connaît déjà bien les rouages
de notre métier. Notre
spécialité est de gérer les
petits volumes. » Cette niche,
peu convoitée par les grands
groupes nationaux, permet à
des structures comme Arca
Chudeau de pouvoir exploiter
ce filon, pourquoi pas en or...
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 19
ligne directe
La restauration rapide dépasse
la restauration classique en 2012
Le repas gastronomique
français avait fait son entrée
au patrimoine de l ’ Unesco.
Mais l ’ an dernier, c ’ est la restauration rapide avec service
au comptoir qui a dépassé la restauration traditionnelle (avec service à table).
Le « snacking » (sandwiches,
fast-food, vente à emporter)
a réalisé 34 milliards d ’ euros
de ventes contre 30 milliards
(46,3 % de la restauration
hors domicile) pour l ’ autre.
Une croissance de près de
4 % très supérieure à celle de
l ’ ensemble de la restauration
qui contraste avec la contrac-
tion constatée en 2012 dans
la restauration classique. Telle
est la conclusion majeure de
l ’ étude du cabinet spécialisé
Gira Conseil. Le sandwich
garde la vedette. Il s ’ en est
consommé 2,105 milliards
l ’ an dernier, ce qui représenterait un peu plus de 17 millions pour le seul Maine-etLoire. Le jambon-beurre en
constitue encore plus de la
moitié (62%). Mais la géographie des points de vente de
sandwiches évolue. Les parts
de marché des cafés et restaurants reculent au détriment
de celles des grandes sur-
faces pour des questions de
prix. Les consommateurs se
tournent aussi de plus en plus
vers les boulangeries. Selon
Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil,
« elles diversifient leur offre,
sont de plus en plus présentes avec des plats chauds
et n ’ hésitent plus à installer
quelques tables. L ’ ensemble
de la restauration rapide historique s ’ inquiète de l ’ évolution des boulangeries qui
ont su revaloriser leur métier
d ’ artisan, ne pas être perçues
comme des revendeurs de
produits et faire ainsi accepter leurs hausses de prix ».
Le succès de la restauration
rapide n ’ est donc pas dû qu ’ à
la crise selon M. Boutboul,
mais aussi à la montée en
gamme du produit. Le sandwich se laisse cependant
dépasser par les pâtes : pour
1 portion de sushi consommée en 2012, il se consomme
8 kebabs, 23 hamburgers, 25
pizzas, 64 sandwichs et 198
plats de pâtes. Au niveau des
tendances, la livraison au
bureau décolle, tout comme
le phénomène des camions
ambulants. « Ce qui marche
c ’ est de se déplacer là où le
consommateur en a besoin».
Avec la crise, le secteur de la
restauration devrait connaître
un phénomène de bipolarisation. Ceux qui offrent des
prix serrés devraient s ’ en
tirer tandis que le haut de
gamme est assez peu impacté
par la conjoncture. « Les restaurants dont le ticket moyen
se situe autour de 25-35 euros
sont sans doute ceux qui
souffriront le plus, explique
Bernard Boutboul. C ’ est le
créneau de l ’ insatisfaction
permanente : trop cher ou
pas assez qualitatif ».
« GIP Produit en Anjou »
Initiée par le Conseil général,
la marque de territoire
« L ’ avenir pousse en Anjou ! »
est le symbole d ’ un savoirfaire angevin, porteuse d ’ une
image positive et dynamique
du département. Sous cette
marque ombrelle émergera prochainement un nouveau signe
de reconnaissance « Produit en
Anjou ». Cette marque territoriale, collective, multisectorielle
aura pour finalité de permettre
aux entreprises de promouvoir
leur savoir-faire et l ’ origine géographique de leurs produits.
Création d ’ un GIP
La volonté affirmée des partenaires engagés dans cette
démarche (Département, CCI de
Maine-et-Loire, Chambre d ’ agriculture, Chambre de métiers et de
l ’ artisanat, Association « Produit
en Anjou », Comité d ’ expansion
économique, Végépolys) est de
mettre en place un organisme
de droit public en associant les
principaux acteurs économiques
publics et les entreprises du territoire.
Afin de structurer une démarche
qui s ’ adresse à tous les secteurs
d ’ activité, des concertations
ont été menées avec les entreprises, les acteurs institutionnels et les organismes engagés
dans les démarches de certification. Le fruit de ces échanges :
la prochaine création d ’ un
Groupement d ’ Intérêt Public. Ce
GIP aura pour mission de promouvoir la marque « Produit en
20 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
Anjou », de fixer l ’ éthique liée
à cet usage ainsi que les critères d ’ attribution, les modalités
d ’ octroi.
Critères de sélection
La marque collective « Produit
en Anjou » sera attribuée à un
produit et non à une entreprise. L ’ obtention de cette reconnaissance sera liée à deux critères :
au moins 50 % de la valeur ajoutée du produit devra être acquise
sur le territoire de Maine-etLoire. Les éléments de base
constitutifs du produit devront
être issus ou élaborés sur le territoire du département (exception : produits nécessitant des
éléments de base non présents
ou exploités sur le département).
Concernant le secteur agro-alimentaire, un produit bénéficiant
d ’ une certification « Anjou »,
valorisant l ’ origine, de type
AOC, AOP, IGP…, pourra prétendre à la marque même s ’ il se
situe hors des limites administratives du département.
Marianne Bourgeois
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Joël Esnault
Groupe CMI, Saint Sylvain d ’ Anjou
CMI constructeur industriel de l ’ extrême
Massif de Koniambo, Nouvelle-Calédonie. Le
convoyeur chargé de nickel serpente sur 11 km
de collines et vallons...Une prouesse technologique
née d ’u n partage de savoir-faire, d ’e nthousiasme
et d ’a mbition, marque de fabrique de CMI depuis
ses débuts à Angers. En 1978, Pierre Genévrier
créait son entreprise de chaudronnerie industrielle
avec deux associés. Puis CMI Entreprise se
transférait à Saint Sylvain d ’A
njou dans un atelierrelais, puis sur son site actuel.
Groupe CMI
Constructeur
d ’ équipements
industriels
ZI du Moulin-des-Landes,
Saint Sylvain d ’ Anjou
Tél. : 02 41 21 19 40
Fax : 02 41 21 19 59
GROUPE CMI
Président Pierre Genévrier
Directeur Général
Joël Esnault
CMI Entreprise
Président Joël Esnault
Directeur Général
Franck Pruvost
Process Systems
Président Roland Dutertre
Directeur Général
Nicolas Tubeuf
RBL-REI
Président Joël Esnault
Directeur Général
Guy Raimbault
C.A. (consolidé) 65 M€
Effectif 250 salariés (dont 170 à
Saint Sylvain d ’ Anjou)
www.maineetloire.cci.fr
L
’ entreprise abandonne
vite la sous-traitance
pour répondre au problème de la chaudronnerie et des fluides. Ses marchés, le
gaz, le pétrole, la chimie et l ’ énergie, forcément internationaux
(Maghreb, Afrique, Turquie,
Proche et Moyen - Orient...)
et exigeants en certifications.
CMI Entreprise construit des
ensembles chaudronnés (appareils à pression échangeurs tubulaires, unités skidées...). Elle installe des process industriels en
intégrant et raccordant des équipements principaux dans les
domaines de l ’ énergie et de la
chimie principalement. « Nous
utilisons à fond la technologie
pour concevoir et construire »,
affirme Joël Esnault, son président. L ’ impact économique de
nos solutions nous permet d ’ être
compétitif. Nos produits sont à
haute valeur ajoutée et technologiques. Au besoin, nous faisons fabriquer par notre société
polonaise Pritip et assemblons à
St Sylvain d ’ Anjou. Nous avons
ouvert des agences à Calais et
à Rouen. Nous sommes ainsi
au fait des affaires et pouvons y
répondre, au besoin avec des partenaires locaux ».
Le groupe CMI, créé en 1987,
s ’ est développé par croissance
externe. Outre CMI Entreprise,
il possède RBL-REI, bureau
d ’ études parisien racheté en
1988 et rejoint par un autre BE,
La Stéphanoise, (Loire). Sa spécialité : concevoir et réaliser des
installations de manutention et
de stockage des produits vracs
solides comme des convoyeurs.
RBL-REI a équipé la plupart des
ports français dont Nantes/SaintNazaire, installé des convoyeurs
dans nombre de carrières et de
mines, fourni du matériel de creusement de tunnels. « Notre valeur
ajoutée réside dans l ’ ingénierie
des calculs durant la conception.
Chaque convoyeur est comme
un prototype... ». L ’ export assure
les trois quarts de l ’ activité. Le
marché chinois est couvert par
RBL-REI Chine à Shanghai. Le
groupe étudie un joint-venture
où il serait majoritaire pour se
doter d ’ un outil industriel et portuaire en Asie et répondre à des
grosses commandes comme les
convoyeurs. L ’ implantation sur le
« prometteur » marché russe s ’ est
faite via la reprise d ’ Alphaplatre
(solutions innovantes et adaptées pour l ’ industrie du plâtre) en
2010. « Ces gros contrats se préparent pendant trois, voire cinq ans,
sans certitude que cela débouche.
Développer la confiance avec nos
interlocuteurs est une condition
du succès ».
Autre entreprise du groupe :
Process Systems qui fournit des
unités clés en main de traitement du gaz et du pétrole. Lors
de son rachat en 1991, elle travaillait principalement pour Gaz
de France et Elf. Elle a été organisée en six activités : traitement du
brut, traitement du gaz, comptage, poste gaz, transfert thermique et, dernièrement, dépôt de
carburant. « Nos ingénieurs sont
plus des génies des procédés que
des mécaniciens ». La clientèle,
diversifiée, est majoritairement
(75%) étrangère. « Nous créons
une filiale en Algérie ». En France,
de nombreux stockages souterrains de gaz naturel sont équipés d ’ installations de traitement
de Process Systems dont récemment à Hauterives (sud-est). Ces
compétences d ’ ingénierie thermique ont permis au groupe de
se voir confier la réalisation du
lot circuit-eau-vapeur sur le site
de la centrale biomasse Dalkia
Biowats à La Roseraie (Angers)
pour la production d ’ électricité et
le chauffage urbain.
La moitié des 250 salariés de CMI
sont ingénieurs ou administratifs. « Nous sommes très attachés
à la formation. Les fondateurs de
l ’ entreprise étaient eux-mêmes
Compagnons du Devoir. Nous
avons une douzaine d ’ apprentis». La plupart de ceux qui ont
été formés sont restés pour poursuivre l ’ aventure CMI.
Alain Ratour
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 21
ligne directe
Echos
De Beaupréau,
Nexarian veut faire
venir la France en Inde «Il y a un énorme potentiel d’accompagnement sur l’Inde. Beaucoup
d’entreprises européennes s’y sont
implantées... Paradoxalement, la
France est encore très frileuse».
Christophe Meinen et Nicolas
Weinmann entendent bien retourner
la table grâce à la création d’une
plateforme commerciale. «Après
vingt ans dans l’œnologie en Anjou, je
suis parti en Inde où j’ai participé au
développement de vignobles au stade
embryonnaire», apprend Christophe
Meinen. «Nicolas a développé le
marché indien d’une entreprise
vendéenne de l’ameublement. En
six ans, il avait créé huit magasins.»
L’idée de créer une société basée sur
la proximité et générant un fil d’Ariane
(Nex(t)arian) entre la France et l’Inde
fait son chemin. Avec le soutien de
la Région, ils créent l’entreprise fin
2011 et se relaient en Inde pour des
missions de conseil, de recherche
de partenaires et d’assistance aux
contrats. «Nous avons déjà constitué
un réseau d’experts dans l’agroalimentaire, les biens et équipements
de la maison, la décoration, l’ameublement et le mobilier». Hébergée par
« La Cour de Création » à Beaupréau,
Nexarian envisage déjà la création
d’une seconde plateforme commerciale en Russie.
International
Louis Félix : le retour de la chaussure de luxe française
Le luxe français se vend bien à
l’étranger. Le styliste Billy Lagré
en est persuadé. « Notre but est
de réaliser 99 % de notre chiffre
d’affaires vers l’Asie, la Russie, les
Etats-Unis, les pays du Golfe…
via un show-room parisien ».
France. Pourquoi pas l’inverse ?
Il revient en France et se lance
dans l’aventure avec sa femme.
« Cette niche est porteuse. 30 %
des marques de luxe sont françaises ». L’entreprise a une capacité de 50 paires quotidiennes.
Elle en produit actuellement 10
à 15 paires par jour avec deux
collections par an. Les effectifs
de 9 salariés pourraient s’élever
à une vingtaine de salariés dans
trois ans. « Et j’espère bien, un
jour, ouvrir un magasin rue du
Faubourg-Saint-Honoré ».
Des miels angevins au pays de l’Empire Céleste
http://nexarian.com
Source « Le fil des territoires »
Son produit : des
chaussures haut de
gamme, entre 500 et
800 euros, dessinées
par ses soins et fabriquées à Chemillé dans
un atelier de 500 m²,
zone des Trois Routes.
Sa (nouvelle) marque :
Louis Félix, les prénoms de deux grandspères, l’un fabricant
de formes, l’autre, bottier. A
46 ans, Billy Lagré a travaillé
pour Guy Rautureau et pour
Eram. En 2000, il crée son entreprise de négoce. Il fait produire
en Asie les chaussures de luxe
qu’il dessine et les importe en
Apiculteur et spécialiste depuis
1921 du miel et des produits
dérivés des abeilles, la société
Famille Mary - St-André de la
Marche - a ouvert le 25 février
un premier point de vente en
Chine, à Pékin. Synonymes de
luxe pour les Chinois, les produits français ont la cote. Situé
dans la fastueuse galerie Shinkong-Place, à
proximité de Fauchon,
emblème par excellence des produits
alimentaires de luxe
français,
l’investissement et le management sont réalisés par un partenaire
Chinois. Benoît Mary,
Président de l’entreprise, ne
souhaite pas s’arrêter en si bon
chemin. Conscient du potentiel de création de valeur ajoutée dans un pays où la richesse
et le pouvoir d’achat croissent
très rapidement, Benoît Mary
envisage de développer l’enseigne dans la zone Asie. Miels,
mais aussi cosmétiques bio au
miel, gelée royale, etc. Deux
autres ouvertures sont déjà prévues dans les luxueuses galeries commerciales alimentaires de Pékin Scitech Plaza et
Yansha Youyi Shopping City.
Le groupe emploie en France
83 salariés, distribue 160 références de sa marque auprès de
ses 24 points de vente en propre
répartis dans les grandes métropoles françaises (Angers, Nantes,
Paris, Nice, Bordeaux, Lyon…)
ainsi qu’en vente à distance et
e-commerce.
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Trioplast s ’ est implanté
en France en 1995.
Son usine de Pouancé
est dirigée depuis peu
par Thierry Gauchet
qui a pour mission
d ’ orchestrer sa montée
en volume, en particulier
pour les branches
ensilage et horticole.
Trioplast
24 rue de la Pidaie
49420 Pouancé
Tél. : 02 41 94 84 00
Fax : 02 41 92 60 63
[email protected] www.trioplast.com
Directeur général Thierry Gauchet
Activité principale production de films
polyéthylène, recyclage
et valorisation de films
polyéthylène
Production 2012 27 000 tonnes de films
extrudés
Effectif 107 salariés
(1 300 dans le Groupe
dont 180 Français)
CA 51 M€ en 2012
www.maineetloire.cci.fr
L
e site de Pouancé a
investi l ’ année dernière
3 millions d ’ euros dans
deux nouvelles lignes
de recyclage de films traités.
L ’ entreprise est spécialisée dans
le film agricole et consacre la
majeure partie de son activité
à la fabrication de films
d ’ enrubannage de balles de
foin, de bâches d ’ ensilage et
autres films de forçage pour
l ’ agriculture. L ’ année dernière,
elle a extrudé 27 000 tonnes de
films et 8 000 tonnes de films
usagés ont été transformés en
granulés. 62 % sont exportés
vers l ’ Europe, l ’ Australie et la
Nouvelle Zélande, et depuis peu
le Chili et le Brésil. Elle couvre
25 % de la production totale
du groupe familial suédois
pour la division Etirable. Deux
autres usines en Suède et Arabie
Saoudite se partagent cette
activité. Présent en Europe avec
13 sites, le groupe Trioplast
développe
deux
activités
majeures : le film étirable
d ’ emballage et le film d ’ hygiène.
Une production
en continu
« Les lignes de production
fonctionnent jour et nuit, 330
jours/an sans interruption. Afin
d ’ assurer la maintenance des
équipements, l ’ usine ferme 3
semaines en été et une semaine
en hiver. Les 107 salariés
de Pouancé travaillent par
roulement. » précise Thierry
Gauchet, la quarantaine, qui a
repris la direction de l ’ entreprise
il y a deux ans. Auparavant,
il avait assuré la fonction
de directeur commercial et
marketing pour une entreprise
danoise dans le secteur de la
plasturgie automobile. Alors,
le plastique, c ’ est un domaine
qu ’ il maîtrise parfaitement,
ainsi que la philosophie
scandinave du travail, plus
souple et pragmatique que
celle de nos contrées. Pour être
performante, une entreprise doit
aussi cultiver les compétences
de ses salariés. « C ’ est pourquoi,
nous investissons 5 % de la
masse salariale pour former
le personnel aux métiers­
de l ’ extrusion-gonflage pour
lesquels aucune école n ’ existe
vraiment. »
Des bulles de 36 m
de haut
Construite en 1968, l ’ usine
pouancéenne a été rachetée
par St-Gobain en 1978, puis a
démarré l ’ activité de recyclage
en 1983 avant de rentrer dans le
Groupe Trioplast en 1999 pour le
développement de la production
de film d ’ enrubannage. Cette
activité était alors en fort
développement grâce à la
découverte de nouveaux procédés
de fabrication (l ’ enrubannage
améliore la conservation et la
qualité nutritive du foin). Etendu
sur 4,6 ha (dont 1,5 ha couvert),
ce site comprend une zone de
stockage, des entrepôts mais
surtout une aire pour le recyclage
et l ’ activité d ’ extrusion (14 lignes
d ’ extrusion-gonflage) avec des
bâtiments de 18 m de large et
36 m de haut pour favoriser le
refroidissement des colonnes de
plastiques en fusion. Pouancé
est le seul site du Groupe à
posséder
une
compétence
particulière pour le lavage des
films à recycler. L ’ entreprise
s ’ est équipée de machines pour
laver, sécher et extruder les films
récupérés auprès d ’ entreprises
de tous horizons spécialisées
dans le recyclage des déchets
plastiques. « Le tri et le contrôle
de ces plastiques est assuré de
façon rigoureuse par nos salariés,
car de cette sélection, dépendra
la qualité des plastiques. » Il
en sortira des granulés, à leur
tour extrudés puis agrémentés
d ’ ingrédients supplémentaires en
fonction de la finalité du produit.
L ’ usine de Pouancé fabrique
également des films dégradables
spécialisés pour le secteur du
maraîchage (paillage). « Nos
productions, réalisées tout au
long de l ’ année, sont vendues à
des distributeurs professionnels
agricoles. Une grande partie de
la livraison est concentrée sur
4 mois de l ’ année car nos produits
sont saisonniers. En 2012, l ’ année
pluvieuse a été favorable à la vente
de films d ’ enrubannage.»
Trioplast va accentuer ses
recherches sur de nouveaux
procédés
permettant
de
recycler les films étirables en
films d ’ ensilage. Il a également
l ’ ambition de franchir, d ’ ici
2015, le seuil des 34 000
tonnes de films produits. Un
programme ambitieux qui
s ’ étire vers l ’ excellence.
Dominique Gruson
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 23
ligne directe
Echos
Le cloud privé par
Kaliconseil
Kaliconseil fêtera ses trois ans en
septembre prochain. Installé depuis 2010
à Angers, cette entreprise joue un rôle de
précurseur sur le territoire angevin avec
sa solution d’infogérance et d’hébergement en cloud privé. Son offre s’adresse
aux PME et collectivités territoriales
souhaitant faire évoluer leur infrastructure
informatique vers un modèle économique,
ne nécessitant pas d’investissement. « Nos
experts accompagnent les entreprises
au changement. Ils leur expliquent les
principaux enjeux liés à la mise en place
du cloud privé. Ils mettent l’accent sur
les principales décisions stratégiques à
prendre ». Vincent Messager, directeur
général d’Inova France a confirmé l’expertise de Kaliconseil lors de la dernière
conférence « cloud computing » organisée
par la CCI le 16 avril.
services aux entreprises
Croissance externe et podium pour Restoria
Restoria (Saint Barthélemy
d ’ Anjou) reprend Rest ’ Ouest,
autre spécialiste de la restauration collective. L ’ entreprise
emploie 50 personnes et réalise 4,2 millions d ’ euros de
CA. Cette acquisition n ’ étend
pas le territoire commercial
de Restauria, mais renforce sa
présence en Loire-Atlantique.
phées Développement durable
des Pays de la Loire. L ’ entreprise
a été primée pour sa recherche
de cohérence globale dans ses
actions menées dans cette direction : charte de diversité, utilisation de produits régionaux et
locaux, mesure de l ’ impact environnemental des recettes, mécénat de compétences, etc.
Gazeau au volant de Brelet
www.kaliconseil.fr
Adecco PME : nouvelle
agence à Angers
Adecco PME Angers a ouvert une nouvelle
agence dans le quartier de la Gare, à
Angers. Créée en 2011, cette nouvelle
marque du groupe Adecco est un réseau
d’agences d’emploi de proximité au service
des TPE/PME, quel que soit le secteur d’activité. Déjà 80 agences Adecco PME sur
le territoire français. Dirigée par Marie
Lemasson-Tignon, l’agence de la Gare
compte deux chargés d’affaires, spécialisés dans la PME. « Dotée d’une culture
100 % service », cette nouvelle équipe est
engagée tant auprès de ses candidats que
de ses clients.Les intérimaires sont évalués
sur les compétences et les comportements
au travail. Il leur est proposé des solutions
sur mesure avec un interlocuteur unique
pour tous leurs projets. Ouverte au public
les mardis et jeudis, elle fonctionne sur
rendez-vous le reste de la semaine. Les
demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire
sur le site www.adecco.fr.
Restoria, sans Rest ’ Ouest prévoit
un CA de 32 millions d ’ euros
avec 515 salariés sur l ’ exercice qui se termine le 31 août.
L ’ entreprise vise la norme Lucie
(RSE) pour l ’ été après l ’ audit
Afnor. L ’ actualité de l ’ entreprise
est également marquée par le
1er prix catégorie grandes entreprises remporté lors des tro-
Lorsque Bernard Gazeau créa
son entreprise de transports en
1973 au Chaudron-en-Mauges,
il n ’ imaginait probablement pas
que l ’ entreprise, aujourd ’ hui dirigée par son fils, deviendrait une
holding avec quelque 230 salariés et 40 millions de CA (la pla-
24 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
çant ainsi 143ème sur
les 36 000 transporteurs en France). Pour
les Transports Gazeau,
2013 s ’ annonce sous
les meilleurs auspices.
Non contents de fêter
leur 40ème anniversaire, les Transports
Gazeau ont repris
les Transports Brelet
de
Saint-Julien-deConcelles (44). Fait
suffisamment
rare
pour le signaler : c ’ est
le « petit » qui a repris
le plus gros, Gazeau
pesant, avant ce rachat
17 M€ de C.A et 82
salariés tandis que les Transports
Brelet affichent 150 salariés pour
22 M€ de C.A. Cette opération
de croissance externe s ’ avère
stratégique. Spécialisée dans le
transport de conteneurs (80 %
de l ’ activité), l ’ entreprise souhaitait se diversifier pour rame-
ner cette part à 50 %. « Gagner
des parts de marché dans notre
secteur est compliqué. D ’ où le
choix de le faire par le rachat »,
explique Richard Gazeau, PDG.
Autre atout de ce rachat : la complémentarité de l ’ offre. « Nous
allons désormais pouvoir intervenir sur tous les maillons de la
chaîne du transport au niveau
national. Du bateau jusqu ’ à la
livraison des magasins. Nous
avons également mis en place
un titre d ’ entrepôt sous douane
sur nos deux sites - St-Julien-deConcelles et Marcoussis (91). Ce
titre permet un régime suspensif pour les importateurs ». Un
bonheur n ’ arrivant jamais seul…
le 25 mars dernier, l ’ entreprise a
reçu la palme du transport 2013.
www.maineetloire.cci.fr
Regard
Xavier Cunaud
Groupe Salmon Arc en Ciel (G.S.A.), Villedieu-La-Blouère
Sucre d’Orge & Cie : un « nouvel
écrin » pour les marques du … de l ’ export et de la
vente sur Internet
Groupe
G.S.A. déploie sa
stratégie et prend un
nouveau cap. Afin
d ’ affirmer davantage
son positionnement de
spécialiste du cadeau
de naissance (adopté
depuis le baby-boom),
l ’ entreprise lance un
concept store d ’ un
genre nouveau : Sucre
d ’ Orge & Cie. Elle
développe aussi son
réseau
de distribution.
Groupe Salmon
Arc en Ciel
49, rue de Vendée
49450 Villedieu-la-Blouère
02 41 64 51 00
www.gsa.fr
www.sucredorge.com
www.berlingot.com
président Xavier Cunaud
Activité Vêtements et accessoires
pour les plus petits
création 1912
EFFECTIF 150
Départements : Sucre d’Orge®, Berlingot® et Arc en ciel diffusion (travail à façon sous marque
distributeur ou sous licence pour
la distribution alimentaire ou
spécialisée)
www.maineetloire.cci.fr
C
rontraint de réduire
ses effectifs en février
et assurer sa mutation,
le groupe entend bien
rebondir en innovant et redynamisant l ’ univers du cadeau
pour les tout-petits sur lequel il
est depuis toujours positionné
avec ses marques, Sucre d ’ Orge
et Berlingot (la première vendue
en grande surface, la seconde en
boutiques multimarques et grands
magasins). GSA est spécialisé dans
la création, la conception et la préindustrialisation de vêtements de
jour et de nuit, d ’ articles pour le
lit, le repas, le bain, les jouets et
peluches, les coffrets et les emballages cadeaux. Il déploie actuellement un concept store innovant
« Sucre d ’ orge & Cie », évoluant
ainsi de plus en plus vers le métier
de distributeur. « Ce nouvel univers réunit le meilleur de nos
deux marques pour les offreurs
de cadeaux naissance ainsi que
des accessoires et produits complémentaires de marques référentes dans leur domaine… Il se
distingue aussi par ses services
avec dans chaque magasin un
atelier « confection du cadeau »
pour composer un cadeau unique
et original avec un large choix de
rubans, papiers de soie,… L ’ objectif est de sublimer nos produits,
de leur procurer un écrin, une
mise en situation et, élément aussi
important et différenciant, apporter aux offreurs de cadeau une
expérience d ’ achat unique, créer
du lien et du sens », détaille Xavier
Cunaud, qui préside GSA depuis
2008. Car l ’ innovation n ’ est pas
seulement produit ou technologique, elle peut être organisation-
nelle, d ’ usage… ou même liée à la
distribution(1).
Développement
de son réseau de
distribution…
Tout en conservant sa position
de leader dans le domaine du
cadeau de naissance en grande
surface, le groupe souhaite développer son réseau de distribution.
« Pour donner une nouvelle force
à nos marques et accélérer leur
diffusion, nous avons opté pour
la création de boutiques propres :
« Sucre d ’ Orge & Cie» ». Cette
nouvelle enseigne, GSA a choisi
de l ’ implanter dans les centresvilles et certaines galeries commerciales. « D ’ abord décliné à
Paris en février 2012, à Angers et
à Nantes début 2013, ce concept
store se développera d ’ ici à 2015,
en France ou à l ’ étranger, avec une
dizaine de nouvelles boutiques
par an. Un magasin à La Rochelle
est à l ’ étude et nous prévoyons de
passer en commission affiliation
fin 2013». Un projet de développement hors du commun qui a
permis à la société « Arc en Ciel
Boutique » de bénéficier du soutien de la Région par un dispositif
de prêt à remboursement différé
de 3 ans dénommé « P2RI offensif». « Deux millions d ’ euros ont
ainsi été levés auprès de la Région
et 4 partenaires financiers ; Oséo
apportant notamment la garantie financière aux banques. Nous
avons également investi début
2012 dans un logiciel Retail type
ERP, adapté au pilotage et à l ’ animation de franchises ».
Avec ce nouveau concept, GSA
espère également s ’ agrandir à
l ’ export (25 % de son CA dans
des boutiques multimarques à
ce jour) en ajustant sa stratégie :
« Nous étions pour l ’ instant majoritairement présents en Europe.
Mais la crise frappant durement
cette zone, nous avons commencé
à travailler avec les pays comme la
Russie ou le Moyen-Orient. Ces
marchés sont plus prometteurs et
les investisseurs sont friands de
concepts avec une histoire à raconter, une richesse immatérielle permettant de se distinguer des autres
commerces plus traditionnels.
Autre raison de développer l ’ international : les centrales d ’ achats de
la grande distribution sont désormais gérées au niveau européen
où nos marques ne sont pas suffisamment connues ». Le groupe
qui vend aussi sur Internet depuis
1999 avec ses sites marchands (2)
et avec de nombreux sites partenaires souhaite s ’ engouffrer dans
l ’ omni-canal avec un site « Sucre
d ’ orge & Cie » ce qui permettra de
retrouver le concept à la maison et
en magasin.
Isabelle Baudry
(1) La dématérialisation de ce concept
bénéficie d’une subvention OSEO.
Dossier réalisé par Nova Child dont
GSA est membre fondateur.
(2) www.sucredorge.com
et www.berlingot.com
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 25
ligne directe
Echos
Mediapilote à Saint-Malo
Après Angers, Cholet, Laval, Le
Mans, Poitiers, Rennes et Vannes,
Mediapilote continue son développement dans l ’ Ouest. C ’ est à
Saint-Malo cette fois que l ’ agence
conseil en communication & digital
Mediapilote vient d ’ étendre son
réseau, en affiliant l ’ ex agence
Rolling Com, co-fondée par Ellen
Faivre et François Buson.
www.mediapilote.com
Banque Tarneaud :
un nouveau directeur à
l ’ agence de Cholet
Alexandra Fuzeau-Paillat, 34
ans, a été nommée mi-avril
Directeur de l ’ agence Banque
Tarneaud de Cholet (Particuliers/
Professionnels/Entreprises). Elle
succède à Philippe Massoubre
qui, après 38 années passées à
la Banque Tarneaud, a fait valoir
ses droits à la retraite. Diplômée
de l ’ Institut Technique de Banque,
Alexandra Fuzeau-Paillat a débuté
sa carrière au sein de la Banque
Tarneaud en octobre 1998. Elle a
notamment occupé les postes de
conseiller clientèle Particuliers,
puis Professionnels à Limoges
et à Nantes. Elle était conseiller
clientèle Entreprises à Cholet
depuis 2007. Outre Cholet (5 collaborateurs), la Banque Tarneaud
(siège social à Limoges) compte
deux autres agences en Maineet-Loire : Angers Saumuroise
(Particuliers/Professionnels)
et
Angers Ralliement (Particuliers/
Professionnels/Entreprises).
www.tarneaud.fr
Trophées Choletais
de l ’ économie 2013,
le 5 décembre
La Jeune Chambre Économique
du Choletais lance les Trophées
Choletais de l ’ Économie 2013 afin
de récompenser une nouvelle fois
les acteurs économiques locaux
s ’ investissant dans le dynamisme
du Choletais. Pour cette 4ème
édition, des trophées inédits feront
leur apparition sur des thèmes très
diversifiés afin de toucher le plus
grand nombre d ’ acteurs locaux,
entreprises, artisans,... Les postulants pourront candidater pour leur
trophée correspondant, sur le site
Internet des Trophées Choletais de
l ’ Économie.
www.tropheesducholetais.com
services aux entreprises
Les Transports Pasquier se diversifient
Les
Transports
Pasquier
(Beaupréau) connus pour leur
expertise dans le transport de
menuiseries industrielles dans
la région cherchent à se diversifier. Créée en 1976, l ’ entreprise
qui compte 11 collaborateurs et
réalise un CA de 1,87 M€ (+ 5 %
par rapport à l ’ année précédente)
espère notamment développer
cette année le déménagement
des particuliers et professionnels.
« Un collaborateur de l ’ entreprise
a été détaché pour faire monter
en puissance cette activité. Une
personne supplémentaire sera
recrutée cette année pour le remplacer à son ancien poste » précise
Alexandre Pasquier, le dirigeant.
Un nouveau service d ’ affrètement sera également lancé en
2013. « Grâce aux bourses de fret,
nous pourrons répondre favorablement à toutes demandes, y
compris celles qui concernent des
destinations que nous ne desservons pas aujourd ’ hui». Objectif
des transports Pasquier : conquérir de nouveaux clients. L ’ entreprise adhère depuis octobre
2012, à la charte de l ’ ADEME
« Objectifs CO2, les transporteurs s ’ engagent». Son ambition :
réduire de 9 % ses émissions de
CO2 sur 3 ans.
www.transportspasquier.fr
Couleur Nature : petite entreprise deviendra grande
De g.à d., MM. Baron (EGEE), Martin (président du Pays des Mauges), Freddy Pineau,
Charruault (président d ’ Anjou Initiative), Vildary (président du Comité de Prêt)
Couleur Nature (Saint Florentle-Vieil) est spécialisée, depuis
sa création en janvier 2010,
dans la conception et la réalisation d ’ espaces verts et l ’ entretien
des jardins. Son gérant, Freddy
Pineau, a bénéficié du premier
prêt régional Croissance accordé
par Pays d’Anjou Initiative (PAI).
« Le « Prêt Croissance » est un
prêt à taux 0% sans garantie
personnelle destiné aux entreprises en développement qui ont
entre 2 et 5 ans d ’ existence. D ’ un
montant compris entre 5 000 et
15 000 € et remboursable entre
1 et 4 ans, ce financement direct,
permet notamment à l ’ entre-
preneur du Pays des Mauges,
d ’ accroître, de diversifier ou de
moderniser son activité ou son
organisation. Complémentaire
du prêt Pays d ’ Anjou Initiative,
il est réalisé grâce au soutien
financier de la Région ». Le
prêt accordé à Couleur Nature
s ’ élève à 10 000 € sur 3 ans.
Freddy Pineau envisage l ’ acquisition d ’ une remorque et d ’ un
tracteur autoporté pour l ’ entretien de surfaces plus grandes. Le
paysagiste espère ainsi développer sa clientèle en touchant plus
d ’ entreprises et de collectivités.
L ’ embauche d ’ un premier salarié est prévue pour cet automne.
www.couleurnature-paysage.com
L ’ art d ’ entreprendre accessible à tous
Gautier-Girard.com, vous
connaissez ? Pas encore mais
bientôt, sûrement. Avec son
réseau de quelque 230 000
créateurs et chefs d ’ entreprises
inscrits gratuitement, son millier de dossiers de conseils pour
créer et développer son entre-
26 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
prise, ses quelque 160 000 messages de questions/réponses sur
l ’ entrepreneuriat et sa centaine
de fiches pratiques, GautierGirard.com est le premier site
indépendant des entrepreneurs
et des auto-entrepreneurs. A
l ’ initiative de ce réseau indépendant de créateurs d ’ entreprises et d ’ entrepreneurs, un
certain… Gautier Girard.
Créateur dans l ’ âme, ce jeune
entrepreneur a créé sa première société en 2002, à l ’ âge
de 19 ans. En quelques années,
il a fait d ’ une petite affaire une
entreprise de 9 personnes réalisant plus de 450 000 euros HT
de C.A. chaque année. Cette
montée en charge du chiffre
d ’ affaires et des employés s ’ est
réalisée en plusieurs années
seulement et en autofinancement. De cette aventure est
née en 2004 une autre société,
vendue en 2007, puis une troisième début 2009. « C ’ est de ce
virus pour la création d ’ entreprises que m ’ est venue l ’ idée et
l ’ envie de créer un site qui lui
soit dédié et de partager mon
expérience». Ce jeune entrepreneur enthousiaste a d ’ autres fils
à sa toile : auteur de livres électroniques (plusieurs centaines
de milliers de lecteurs), interventions et conférences, articles
(dont certains sont repris
dans des manuels scolaires).
Il est également membre de la
Commission Entrepreneuriat à
la CCI de Maine-et-Loire.
www.maineetloire.cci.fr
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Echos
Les Serres d’Anjou ont du
cœur
Créées en 1999, Les Serres d’Anjou
(27 salariés aux Ponts-de-Cé) sont
spécialisées dans la fabrication et
le conditionnement de compositions
florales, le négoce de végétaux et
leur logistique. Présidées par Serge
Porcher et dirigées par François
Ferret, elles ont réalisé un C.A. de
7.7 millions d’euros en 2010 pour
plus de 8 000 000 produits vendus.
L’entreprise a remis un chèque
de 12 700 euros à l’association
de recherche médicale « Laurette
Fugain » au titre de l’opération Fête
des mères 2012. Depuis 2004, elle
participe à l’opération d’envergure
nationale « Une orchidée vendue, un
euro reversé » dans les Intermarché
et Bricomarché, au profit de cette
association.
www.serres-anjou.fr
Recherche sur l’hortensia
L’Anjou héberge les spécialistes français de l’hortensia. Quatre d’entre eux
(Chauvin Horticulture, Boos hortensia, Hortensia France Production,
Sicamus) mutualisent leur effort de
recherche au sein du programme
Physi’ho. Ils travaillent avec trois
équipes de recherche pluridisciplinaires de l’IRHS Angers, d’Agrocampus
Ouest et de l’INRA Versailles Grignon).
Le programme doit permettre d’améliorer les connaissances sur le
comportement de l’hortensia à des
stades critiques de la production. Par
rapport à leurs concurrents néerlandais, les hortensias d’Anjou sont plus
ramifiés, plus riches en fleurs, plus
robustes. Les interventions manuelles
sont nombreuses au cours de dix-huit
mois de culture. Ce projet, accompagné par Angers Technopole et labellisé par Végépolys, est appuyé financièrement par la Région.
Végétal
Végésupply : améliorer la logistique dans le végétal
Le projet de chaîne logistique
mutualisée Végésupply, labellisée par Végépolys, a reçu une
subvention du Fonds Unique
Interministériel (FUI). Ce projet
de R&D unit quatre entreprises
du Maine-et-Loire : Fleuron
d ’ Anjou, porteur du projet,
JCT Plants, Gaignard Fleurs et
Pépinières Détriché. Les équipes
logistiques des Ecoles des Mines
de Paris et Nantes et de l ’ université d ’ Angers les ont rejoints. L ’ augmentation des coûts de transport freine le développement
des entreprises de la filière dans
un environnement très concurrentiel. Végépolys a accompagné ce groupe d ’ entreprises dans
une réflexion sur l ’ évolution
de leur organisation logistique.
La mutualisation est apparue
comme un moyen efficace pour
dégager des gains de productivité et se positionner sur de nouveaux marchés. Tel est le projet
« Végésupply » qui doit améliorer le service client par la réorganisation du système logistique. Il
repose sur la conception, l ’ opti-
misation et l ’ expérimentation
d ’ une chaîne logistique mutualisée, innovante pour ce secteur
soumis à la fragilité des produits,
aux pics saisonniers... Les solutions proposées permettront aux
entreprises de créer de la valeur et
des emplois, de conquérir de nouveaux marchés et d ’ accroître leur
rentabilité. La mobilisation de
compétences scientifiques apportera à ce projet de R&D l ’ opportunité de créer une véritable innovation organisationnelle.
Vilmorin renforce
son pôle R & D
cient des retombées de l ’ aérospatiale. Ces technologies sont
issues du médical ou de l ’ aérospatiale. Un troisième laboratoire, celui de chimie, est unique
au sein du groupe Limagrain.
Vilmorin a démarré deux projets
avec Végépolys. Green Protect
concerne l ’ utilisation d ’ extraits
végétaux. Aseeds cherche de
nouvelles protections pour des
espèces comme le blé ou le maïs.
Vilmorin (groupe Limagrain,
quatrième semencier mondial)
a renforcé son site R & D de La
Ménitré. Un nouveau laboratoire
de 700 m², sous la responsabilité de Pierre Ferraton regroupe
les technologies de la semence
et la vision artificielle (cette dernière étant la seule au sein de
Limagrain). Le premier champ
d ’ investigation consiste à mettre
au point des procédés techniques
appliqués aux semences. Il s ’ agit
de favoriser la germination, la
régularité du semis, la protection
des plantules contre les insectes
et champignons parasites. Les
techniques de vision artificielle,
avec caméras et images de très
haute définition, permettent
d ’ accélérer la création de nouvelles variétés. Elles bénéfi-
Nouveau laboratoire pour Vilmorin
Conception et Réalisation
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28 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
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Michel Sapin rencontre les entreprises à la CCI
« Créer un environnement
économique
favorable,
assouplir le droit du travail
et, demain, réformer la formation professionnelle »…
C ’ est ainsi devant un parterre de chefs d ’ entreprises,
réunis à la CCI le 24 mai,
que Michel Sapin résumait les grands chantiers du
Gouvernement. Le Ministre
du Travail, de l ’ Emploi, de la
Formation professionnelle et
du Dialogue social achevait
ainsi une journée passée en
Maine-et-Loire. « Le réseau
des Chambres de Commerce
et d ’ Industrie est un relais
privilégié de l ’ action de l ’ Etat
en matière économique ».
Les interrogations, voire les
inquiétudes du public ne
manquaient pas. Eric Groud,
président de la CCI, résuma
quelques urgences dans son
propos d ’ accueil : l ’ ouverture de filières complètes
d ’ apprentissage, la nécessaire orientation des jeunes
vers les métiers en tension,
l ’ ouverture de formations
supérieures par apprentissage,
l ’ accompagnement
RH… Et de plaider pour un
travail collectif des acteurs
économiques à partir de
stratégies partagées. « Il
n ’ y a d ’ équilibre que dans
le mouvement. La France
est à l ’ arrêt. Construisons
ensemble ! ». Le
temps imparti
manquait, mais
quelques questions
furent
posées
au
ministre par des
chefs d ’ entreprises.
Ainsi
sur les effets de
seuils et leurs
obligations
nouvelles « qui
empêchent des
entreprises de grandir ».
Selon le Ministre, les accords
du 11 janvier 2013 sur la
compétitivité et la sécurisation de l ’ emploi prévoient un
lissage sur une certaine durée
du passage à un seuil supérieur d ’ effectif. D ’ ici à l ’ été,
trois ordonnances auront
été prises pour apporter des
solutions aux effets négatifs
des seuils. Autre question sur
l ’ apprentissage et ses difficultés, le dysfonctionnement
de l ’ orientation qui privilégie trop souvent les études
générales, la mauvaise image
de l ’ apprentissage « voie
de garage ». Le Ministre a
reconnu partager ce constat,
évoquant le modèle allemand dans ce domaine. En
France, le système d ’ orientation devrait être réformé
en fin d ’ année. Il prévoirait
notamment une présence
accrue des chefs d ’ entreprises dans les collèges et
lycées. Une question de
grande actualité portait sur
les emplois d ’ avenir qui, avec
les contrats de génération,
faisaient l ’ objet de la plus
grande sollicitude de Michel
Sapin. « Il existe des dispositifs en faveur de l ’ emploi,
maintenant il faut se mobiliser ». Les emplois d ’ avenir,
à l ’ origine réservés aux secteurs publics et associatifs,
sont désormais ouverts aux
entreprises privées. La dernière question portait sur
l ’ harmonisation
sociale
européenne. Le ministre a
dans sa ligne de mire des
abus liés au détachement de
travailleurs européens dans
d ’ autres pays du continent.
Il a plaidé pour un socle
social commun à l ’ intérieur
de la Communauté. « Cela
doit faire partie de l ’ idéal
européen ».
La Banque Publique d ’ Investissement en région
La Banque Publique d ’ investissement des Pays de la Loire
s ’ est ouverte dans les locaux de
la direction régionale d ’ Oséo.
L ’ établissement supervise
l ’ activité de garantie, le financement des investissements,
l ’ innovation et l ’ investissement en fonds propres. La
cible : les PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire)
prometteuses en raison de leur
caractère innovant et tournées
vers l ’ international.
La Banque Publique d ’ Investis­
sement joue un double rôle :
financer l ’ entreprise et y investir
en fonds propres.
Financer
Le poids lourd de la BPI, c ’ est
OSEO, devenue une division
« BPI financement », chargée
des prêts et de la distribution
www.maineetloire.cci.fr
des prêts à l’innovation. Les
besoins de financement sont
variés : à court, moyen ou long
terme, matériels comme immatériels, export, innovation. Les
secteurs prioritaires du financement, de la garantie et de l ’ aide à
l ’ innovation : l ’ industrie (34 %),
le commerce et le tourisme
(32 %), les services (29 %). Cette
année, la BPI renforce l ’ offre de
co-financement. Les trésoreries
vont notamment bénéficier de
500 M€ de financement additionnel, 100 M€ pour le Crédit
Impôt Recherche et 800 M€
de préfinancement du Crédit
d ’ Impôt Compétitivité Emploi.
La BPI renforce également son
volet export avec l’intégration
de chargés d’affaires issus d’UbiFrance et de la Coface.
La BPI lance des Prêts Pour
l ’ Innovation ciblant le finance-
ment des phases d ’ industrialisation et de commercialisation.
Elle préfinance jusqu ’ à 80% du
Crédit Impôt Recherche (CIR)
étendu à l ’ innovation que les
PME devraient recevoir en
2014, afin d ’ améliorer les conditions de financement de la R&D.
Elle gère une partie des enveloppes de redéploiement du
Programme d ’ Investissements
d ’ Avenir (programme innovation de rupture voire radicale, prêts numériques...). Elle
crée un fonds de garantie pour
contribuer au financement des
besoins de CT des entreprises,
notamment en trésorerie.
Investir
La seconde filiale, « BPI
Investissement » s’adresse en
priorité à l ’ industrie (49%) et au
secteur numérique, biotechnologies et développement durable
(25 %). Elle est chargée des
interventions en fonds propres
autour du Fonds stratégique
d ’ investissement et de la Caisse
des Dépôts et Consignations
Entreprises et de FSI Régions.
La BPI va développer une offre
de « gros tickets » en capitalrisque pour les sociétés innovantes ayant des besoins significatifs en fonds propres. Elle
travaille à renforcer le capitaldéveloppement en régions pour
inciter à l ’ ouverture du capital
des PME. Elle met en place une
enveloppe de fonds qui soutiennent les entreprises exportatrices.
CONTACT CCI
Christine Carmès
Tél. : 02 41 20 54 83
[email protected]
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 29
ligne directe
Les Espoirs de l’économie
Pour les Entreprises créées ou reprises depuis le 1er janvier 2010, la CCI de Maine-et-Loire et l ’ ensemble des partenaires de l ’ opération a lancé les Espoirs de l ’ économie. En partenariat avec les principaux acteurs de la création, elle souhaite récompenser les
nouveaux entrepreneurs ressortissants de la CCI de Maine-et-Loire.
Le Crédit
Agricole de
l ’ Anjou et
du Maine
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développement, de sa création
à sa transmission. Dans le cadre
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l ’ analyse, la finalisation et les
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d ’ Angers
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la vie de leur entreprise. Les
Avocats sont les partenaires
indispensables des créateurs et
repreneurs d ’ entreprises pour
répondre aux diverses problématiques juridiques qu ’ ils rencontrent :
- choix du statut juridique, fiscal
et social,
- négociation et rédaction des
actes qui organisent la création
ou la reprise d ’ une entreprise :
statuts de société, acte de rachat
d ’ un fonds de commerce ou
de parts de sociétés, bail commercial, contrats commerciaux,
contrats de travail, protection
du nom commercial ou de la
marque,
- défense de leurs intérêts au
cours de la vie de l ’ entreprise :
recouvrement de créances,
indemnisation de préjudices, etc.
Le Courrier
de l ’ Ouest
Le Courrier
de l ’ Ouest se
positionne
aujourd ’ hui
Matthieu Fuchs à la 1ère place
dans la zone de diffusion, avec
cinq éditions, quatre pour le
Maine-et-Loire, et une pour
les Deux Sèvres. Dirigé par
Matthieu Fuchs, Président
Directeur Général, il affiche près
de 80 % de part de marché sur
le seul département de Maineet-Loire. Pour cette douzième
édition, le Courrier de l ’ Ouest a
volontiers accepté d ’ associer sa
notoriété à celle de la Chambre
de Commerce et d ’ Industrie de
Maine-et-Loire.
30 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
Philippe Musset
Le Comité
d ’ Expansion
Economique
de Maineet-Loire
/ Anjou
Initiative
Depuis 1989, le Comité
d ’ Expansion Economique dispose d ’ un outil départemental
en faveur de la création, reprise
et développement d ’ entreprise :
Anjou Initiative est un dispositif de renforcement des fonds
propres rassemblant l ’ ensemble
des acteurs économiques de
l ’ Anjou agissant sur la création,
transmission et primo-développement d ’ entreprises. Il dispose de plusieurs fonds d ’ intervention pour octroyer des prêts
d ’ honneur et avance remboursable à 0 % de 1 000 € à 40 000 €.
A fin 2012, en 23 ans d ’ existence, 2 141 entreprises ont été
soutenues par Anjou Initiative,
2 480 prêts d ’ honneur ont été
accordés aux dirigeants pour
un montant total de 15 597 K€.
Ces entreprises ont créé 8 000
emplois en Anjou. « Nous participons depuis de nombreuses
années aux différentes initiatives de la CCI de Maine-etLoire en faveur de la création et
de la reprise d ’ entreprises. Cette
dynamique partenariale constitue un atout essentiel pour notre
territoire.»
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Mutuelle
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sociale. Organisme
Pascal Labbé
conventionné par le Régime Social des
Indépendants,
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sont à vos côtés pour vous
guider dans le choix de solutions complémentaires en Santé,
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Populaire
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commerçants, la
Banque Populaire
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Atlantique accompagne le développement de
son territoire. Nous nous engageons aux côtés de ceux qui
ont l ’ audace d ’ entreprendre.
Grâce à notre « Prêt à la création d ’ entreprise », un créateur
d ’ entreprise sur trois nous fait
confiance. Nous avons conçu
un prêt transmission-reprise
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d ’ entreprise. Nous mettons à
votre disposition des équipes
de spécialistes qui interviennent
dans tous les domaines de la vie
financière des entreprises : évaluation, cession, transmission,
renforcement de fonds propres.
www.atlantique.banquepopulaire.fr La Chambre
de Commerce
et d ’ Industrie
de Maine-etLoire
Avec la CCI de
Maine-et-Loire,
osez créer ou reprendre une
entreprise. Grâce à notre offre
de services et à notre réseau de
professionnels, nous apportons
aux créateurs et repreneurs des
prestations concrètes et adaptées
à leurs besoins :
- des conseillers répartis sur les
trois centres de services : Angers,
Cholet et Saumur ;
- une structure départementale
reconnue par l ’ ensemble des
acteurs économiques et institutionnels locaux ;
- un réseau local et national.
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Eric Groud
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ligne directe
Portrait d ’ élue Catherine Barthélémy
Le commerce, c ’ est la passion
de Catherine Barthélémy. Elle
a bâti son entreprise sur le créneau du prêt-à-porter hommes
et femmes haut de gamme en
zone semi-rurale. Le magasin
de Chalonnes-sur-Loire (créé
par ses parents et repris en 1994
avec sa sœur Anita) est devenu
une référence très au-delà de
sa zone de chalandise. Il en est
de même pour le magasin de
Pouancé, ouvert en 1991, qui a
gardé la même enseigne « Antoine
et Barthélémy » après sa revente
en 2002. Relation étroite avec le
client, communication et stratégie commerciale ont fait la
différence. En 1995, « Antoine
et Barthélémy » a même remporté le Trophée national des
« Espoirs de l ’ Economie» pour
sa performance. Depuis toujours, Catherine Barthélémy
met son savoir-faire au service
de la collectivité. Elle s ’ implique
à Chalonnes-sur-Loire dont
le dynamisme commercial
est reconnu depuis toujours.
Membre des deux associations
de commerçants (« une richesse
dans les périodes difficiles »), elle
a assumé la vice-présidence de
l ’ une d ’ elles pendant une douzaine d ’ années. En 2011, le prix
Madame Commerce de France
dans le palmarès des Chambres
de Commerce et d ’ Industrie
récompense cette femme « qui
s ’ investit dans son entreprise
et contribue à l ’ animation et
à la promotion de l ’ économie
locale ». Elle s ’ engage aussi dans
les organisations professionnelles. Elle adhère au GEC pendant 12 ans. Elle est de l ’ équipe
qui anime la nouvelle CCI de
Maine-et-Loire en 2008 en tant
que membre associé. Fin 2010,
élue membre titulaire, elle entre
au Bureau comme coordinatrice des six Conseils territo-
riaux (et déléguée du président
pour celui de Layon-Loire-LysAubance). « Ces Conseils réunissent des chefs d ’ entreprises
implantés dans les bassins
concernés. Il me semble important qu ’ ils travaillent sur des
thématiques communes. Cela
facilite le travail de consolidation des résultats au niveau du
département. Parmi les sujets
qui pourraient faire l ’ objet de
prochains travaux, l ’ accessibilité
dans les commerces ou la transmission d ’ entreprises, particulièrement préoccupante dans le
commerce, et la reconduction
des réunions « Réflexe CCI »
dans les cantons ». Catherine
Barthélémy est régulièrement
sollicitée par d ’ autres commerçants, soucieux de savoir ce que
la CCI peut leur apporter. Le travail d ’ élue CCI - elle représente
aussi la Chambre au Centre de
Gestion, à la Mission Locale de
Loire en Layon et dans un Jury
de la Préfecture - est source
d ’ enrichissement pour cet esprit
curieux de nature. « La qualité
des rencontres à la CCI et des
dossiers traités apportent beaucoup à mon souci du collectif et
à mes attentes personnelles ».
Alain Ratour
Urgent : SEPA, Espace unique de paiement en euros
L’ Europe se dote d ’ une gamme
unique de moyens de paiement en euros. Le 1er février
2014 au plus tard, le virement
et le prélèvement SEPA (Single
Euro Payments Area) devront
être utilisés tant pour les paiements nationaux que transfrontaliers. Les utilisateurs de
services de paiement pourront
ainsi effectuer des paiements
partout en Europe aussi facilement que dans leur pays.
Ces deux moyens de paiement
concernent toutes les entreprises, y compris celles qui ne
réalisent que des opérations
nationales. Ils peuvent déjà être
utilisés dans 28 pays européens
dans les mêmes conditions de
sécurité, de fiabilité et de coût.
Un format unique est utilisé
sur plusieurs pays européens :
elles pourront ainsi centraliser
leurs opérations bancaires dans
un seul pays. Le passage à SEPA
impliquera la modification de
nombreuses applications liées
aux paiements et aux encaissements. Il représente à ce titre
une bonne occasion de réaliLes avantages du
ser des améliorations qui pourSEPA
ront s ’ effectuer dans de bonnes
SEPA permettra de disposer conditions.
d ’ instruments de paiement harmonisés, simplifiés et fiables ... et ses obligations
pour les achats et les ventes. Il
fera disparaître un frein aux Avec SEPA, les entreprises
opérations
transfrontalières seront désormais seules res– que ce soit pour l ’ achat ou ponsables de la conservation
la vente de biens et services – des mandats de prélèvements
et pourrait faire augmenter le et de leurs modifications évenvolume d ’ activité. Il rationna- tuelles. Pour assurer leur migralisera la gestion des paiements tion dans de bonnes conditions,
des entreprises qui travaillent elles doivent rapidement adap-
pour la transmission des ordres
aux banques. Le Titre interbancaire de paiement (TIP) et
le Télérèglement bénéficient
d ’ une dérogation. Ils devront
se conformer aux normes SEPA
d ’ ici le 1er février 2016.
32 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
ter leurs systèmes d ’ information
et de paiement. Tout retard les
obligera à réaliser les modifications dans l ’ urgence, source de
surcoût. Il les expose à un risque
de blocage de leurs moyens de
paiement si les évolutions nécessaires n ’ ont pas été réalisées à
temps. « Nous encourageons
les entreprises à s ’ adresser en
priorité à leurs partenaires bancaires et interlocuteurs locaux
(associations professionnelles,
experts comptables, etc.). Une
rubrique dédiée sur le site sepafrance.fr permet aux utilisateurs
de faire part de leurs demandes
d ’ éclaircissements au secrétariat
du Comité national SEPA ».
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ligne directe
Mixité sociale, économique et urbaine :
pour quelle cohabitation ?
Les années 70 ont vu l ’ apparition d ’ une urbanisation marquée par la sectorisation des espaces
(le zoning). Le phénomène n ’ a ensuite fait que s ’ amplifier, créant souvent des zones dortoirs.
En 1983, la mission « Banlieues 89 » menée sous la houlette de l ’ architecte Roland Castro
avait pour objectif de réhabiliter et de désenclaver certains quartiers et grands ensembles.
Depuis quelques temps, ce retour de balancier tend de plus en plus à faire réapparaître une
mixité des fonctions urbaines, mixité qui existait dans les années 60/70 et qui a disparu suite
aux crises économiques qui se sont succédées. Aujourd ’ hui, la question de la mixité des
fonctions économiques et sociales est une problématique majeure. Si le concept rassemble
sur le papier, dans les faits, sa construction tient à un savant équilibre entre des paramètres
conjoncturels, géographiques et économiques.
E
n 2010, Les sociétés « Le Val de
Loire », « Les Castors
Angevins » et sa filiale
« Anjou Castors », « Le Toit
Angevin » et sa « Coopérative
des Trois Roches » - acteurs
historiques de l ’ immobilier
social en Maine-et-Loire - ont
créé le Groupe Podeliha, dont
l ’ objectif était de proposer
une réponse globale à la problématique de l ’ habitat. Créer
des quartiers à vivre mêlant
toutes les fonctions urbaines
est une logique à laquelle
tente de répondre Podeliha.
Parfois la mixité est un exercice imposé comme sur certaines ZAC. Francis Stéphan,
Président du Comité exécutif
du Groupe Podeliha précise :
« Encore faut-il qu ’ elle corresponde à la réalité du marché.
Les clients ne viennent que
s ’ il existe un marché potentiel ». La mixité ne doit pas être
posée en dogme, selon Francis
Stéphan. « Certains sites s ’ y
www.maineetloire.cci.fr
prêtent, d ’ autres pas. Notre
rôle est d ’ inciter à intégrer la
fonction de services dans la
fonction d ’ habitat. Pour cela le
site doit être attractif, comme
c ’ est le cas de l ’ ancienne gendarmerie des Ponts-de-Cé que
nous avons déconstruite pour
y bâtir un nouvel ensemble
immobilier. 77 logements,
des commerces et bureaux en
RDC où nous avons plus de
demandes que de locaux ».
Autre paramètre à prendre en
compte, celui des nuisances.
«Des locataires accepteront-ils
de cohabiter près d ’ une activité
susceptible d ’ entraîner des nuisances sonores, ou autres ? Ce
n ’ est pas évident ». Toutefois,
Francis Stéphan reconnaît
que la fonction de services est
essentielle « si l ’ on souhaite
que nos quartiers deviennent
des lieux de vie, il faut réimplanter la mixité urbaine sans
oublier de prendre en compte
les conditions du marché et
les possibles questions de nui-
sances afférentes». La solution,
selon Francis Stéphan : « créer
une mixité au niveau du quartier en intégrant des fonctions
de services dans les proches
alentours plutôt qu ’ au niveau
d ’ un seul bâtiment ».
Des mixités
urbaines
Angers Loire Habitat – office
public de l ’ habitat – construit,
gère et entretient un patrimoine
réparti sur 17 communes de
l ’ agglomération Angers Loire
Métropole. Comme l ’ explique
Hervé Guérin, Directeur général d ’ Angers Loire Habitat,
le concept de mixité sociale
et économique n ’ est pas un
phénomène nouveau mais la
réflexion sur le fait de réintégrer les fonctions urbaines.
« La recherche d ’ une mixité
entre habitat, services et commerces est une préoccupation
constante. Notre volonté est
de rétablir une certaine proportion entre habitat et activités ». Sur Angers, les opérations de renouvellement
urbain ont permis de mettre
en évidence la nécessité pour
certains quartiers de redevenir
des lieux de vie à part entière.
Ainsi en a-t-il été pour le quartier du Grand-Pigeon où il
a été question de créer une
nouvelle centralité. « De nouveaux commerces se sont installés. L ’ attractivité de certains
d ’ entre eux a incité d ’ autres
enseignes à les rejoindre et a
permis d ’ accroître la zone de
chalandise. Sur la Roseraie, il
était davantage question de la
requalification et de la dynamisation d ’ espaces existants ».
Sur les communes environnantes, l ’ approche est similaire mais la forme différente,
l ’ objectif étant de recréer de
la centralité. « A MontreuilJuigné, la volonté de transférer les professionnels de
la santé vers le centre-bourg
s ’ est concrétisée par leur installation en pied d ’ immeuble
d ’ une nouvelle résidence de
logements ». Chaque projet,
fut-il de création ou de réhabilitation, étant unique, de par
l ’ environnement, la demande
et les besoins, il n ’ existe pas
une mixité mais des mixités. « Sans oublier un paramètre
important : la variable financière ». Hervé Guérin rejoint
son confrère, Francis Stéphan,
de Podeliha quant au fait de se
préserver de tout dogmatisme
sur ce sujet, autrement dit, ne
pas entrer dans une démarche
d ’ un 100 % mixité. « Tout
projet donne lieu en amont
à des analyses de marché qui
permettent de voir s ’ il est
possible non seulement de
répondre à la demande mais
aussi de considérer la faisabilité économique ».
Diversifier l ’ offre de logements,
favoriser la mixité sociale, mais
aussi maintenir ou développer le tissu économique sont
donc autant d ’ enjeux auxquels les communes doivent
aujourd ’ hui répondre.
Marianne Bourgeois
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 33
ligne directe
Arnaud Deltour ;nouveau directeur
général du GEVES à Beaucouzé
Groupement d ’ intérêt public et
organisme officiel mandaté par
le ministère de l ’ Agriculture, le
GEVES a pour vocation d ’ être
un maillon essentiel dans la
filière végétale des variétés,
semences et plants. Organisme
national d ’ examen des nouvelles variétés végétales pour
leur inscription au catalogue
officiel européen, il contribue
à la certification des semences
avant leur commercialisation.
Il s ’ adresse à toute personne
ou entreprise intéressée par
l ’ identification d ’ une variété,
d ’ une semence, d ’ une maladie.
Il soutient et aide les créateurs
de nouvelles variétés, les producteurs de semences, l ’ Office
Communautaire des Variétés
Végétales (OCVV) pour la protection du droit des obtenteurs.
Son siège social est basé à
Beaucouzé depuis septembre
2009 et ses fondateurs et partenaires sont l ’ INRA, le ministère
chargé de l ’ Agriculture, le GNIS
(filière semences).
Depuis décembre dernier,
Arnaud Deltour, ingénieur agronome de 55 ans, a repris la direction du GEVES. Auparavant, il
avait exercé plusieurs fonctions
dans la filière végétale/semences,
en recherche-développement,
marketing international, management de ressources humaines.
Il a également assuré la direction
de Vilmorin et fut Vice-président
de Végépolys, pôle de compétitivité du végétal spécialisé à vocation mondiale. Son parcours
professionnel est résolument
ancré dans le monde du végétal.
Sa mission sera de poursuivre
le développement national et
international du GEVES afin de
mieux faire connaître les activités
et services qu ’ il met à disposition
de tous les acteurs du végétal.
Trois grands
secteurs d ’ activité
« Le GEVES (250 permanents et 75 saisonniers au total)
est constitué, sur tout le territoire national, de trois grands
domaines : le Secteur d ’ Etudes
des Variétés (SEV), la Station
Nationale d ’ Essais de Semences
Essais de grandes cultures à L’Anjouère
Le GEVES veille à garder toutefois une dimension scientifique
appliquée. Il ajuste les nouvelles
technologies pour augmenter la
fiabilité des résultats à des coûts
contenus.
En parallèle, le GEVES va renforcer la recherche, en partenariat avec l ’ INRA et d ’ autres organismes similaires.
Arnaud Deltour, directeur général du GEVES depuis décembre 2012
(SNES) basée à Beaucouzé et un
laboratoire spécialisé en biologie moléculaire et biochimie du
végétal, le BioGEVES » détaille
son directeur général.
Particulièrement présent en
Anjou avec environ 160 personnes, le GEVES centralise
plusieurs unités. Tout d ’ abord,
la SNES (à Beaucouzé depuis
1993) analyse la qualité des lots
de semences. En tant que laboratoire de référence, cette station assure un soutien à la filière
semences par l ’ animation d ’ un
réseau de laboratoires, la formation d ’ analystes, des programmes de recherches méthodologiques. La station SEV de
Brion (installée en 1987) conduit
des essais DHS pour l ’ inscription
au catalogue français (expertise sur les espèces potagères et
ornementales). La station SEV
de l ’ Anjouère (40 salariés et
200 ha situés sur les communes
de la Pouëze, Vern d ’ Anjou et
Brain sur Longuenée) est spécialisée dans l ’ expertise des espèces
agricoles : maïs, tournesol, colza,
pommes de terre, fourrages,... Il
s ’ agit de déterminer leur rendement, la résistance aux maladies,
le comportement au regard de
l ’ environnement, la transformation alimentaire…
Notons également la présence
d ’ une partie du laboratoire
34 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
BioGEVES qui procède à des
détections (de pathogènes, gènes
de résistance,…), du génotypage,
des analyses de constituants biochimiques, grâce aux techniques
de la biologie moléculaire et de la
biochimie.
Faire connaître
ses missions
« Le GEVES possède une masse
impressionnante de connaissances sur de nombreuses
espèces végétales, ce qui représente une valeur ajoutée certaine
pour la filière. Il analyse annuellement la qualité physique, germinative et sanitaire de plus de
80 000 lots de semences » précise Arnaud Deltour. Une de ses
missions va consister à faciliter
la mise à disposition de toutes
ces données pour les professionnels des filières semences et du
végétal. Il s ’ agit aussi de communiquer de manière plus large
sur le rôle de cet organisme officiel qui offre un véritable service de recherche en matière de
méthodologie de contrôle. Par
exemple : le marquage moléculaire (facilité par les progrès
de la biotechnologie), l ’ identification de nouvelles pathologies de plantes, des méthodes
de contrôles très réactifs sur des
espèces.
A l’international
La dimension internationale du
GEVES lui permet de renseigner ses homologues européens
sur des règlementations internationales (les maisons-mères installées en France et les filiales à
l ’ étranger).
Par ailleurs, il représente la
France dans des instances européennes et internationales dans
le cadre du commerce des variétés et des semences. Il participe
à l ’ harmonisation des critères
d ’ expertise des variétés et des
semences.
Ainsi, le GEVES contribue au
progrès génétique et agronomique dans le végétal au niveau
mondial.
Dominique Gruson
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Enquete
Industri ’ elles…
Où sont les femmes ?
Par méconnaissance
des métiers de
l ’ industrie et de
l ’ image spontanée
peu attractive que
les femmes s ’ en
font, peu d ’ entre
elles y trouvent
leur place. Textes
de loi, campagnes
d ’ affichage…, les
initiatives fleurissent
pour favoriser la
place des femmes
dans l ’ industrie.
D
ans tous les secteurs, il existe des
métiers à forte
prédominance
masculine, conséquence de l ’ histoire, des mentalités, des conditions de travail fort différentes de celles
d ’ aujourd ’ hui. Le secteur de
l ’ industrie a toujours été traditionnellement connoté masculin, excepté lors de la 1ère
Guerre mondiale, où, à situation exceptionnelle, mesures
exceptionnelles, les femmes
sont venues pallier le manque
de main-d ’ œuvre. Aujourd ’ hui,
les « parois de verre » se fissurent. Les femmes sont plus
nombreuses que leurs aînées à
s ’ aventurer dans des emplois
techniques, réputés masculins. Dans certains secteurs
employant une main-d ’ œuvre
majoritairement
masculine,
comme l ’ industrie, des entreprises tendent - encore avec
une certaine frilosité - à féminiser leurs équipes. Pourquoi
cette féminisation ? Plusieurs
raisons : les entreprises ont pris
conscience de l ’ intérêt qu ’ elles
avaient à recruter des femmes,
pour les atouts bien connus de
mixité, de complémentarité des
profils, d ’ approches techniques
qui peuvent s ’ avérer différentes,
mais aussi pour pallier le manque
notable de main-d ’ œuvre dans
des métiers à forte tension : pas
ou peu de représentants de la
gente masculine, du fait parfois
d ’ une déficience d ’ image du
secteur concerné, d ’ un nombre
trop faible de profils répondant à la demande. Si le recrutement d ’ une main-d ’ œuvre
féminine peut être une solution,
dans les faits, il en est autrement.
Les clichés ont la peau dure. Si
les femmes sont moins nombreuses à intégrer des secteurs
dits masculins, c ’ est avant tout
lié à l ’ orientation scolaire des
36 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
jeunes filles qui vont plutôt vers
des filières générales et de services que des filières professionnelles bien que celles qui tentent l ’ expérience s ’ y intègrent
aussi bien que leurs collègues
hommes. C ’ est aussi parce que
tant du côté des hommes que des
femmes, demeurent des a priori,
des préjugés.
Les femmes sont
des hommes comme
les autres
Dans ce contexte, les premiers à
pouvoir faire bouger les lignes, à
démythifier les stéréotypes sont
les organisations patronales,
syndicales. Certains secteurs,
comme celui de la métallurgie,
ont mis en place des méthodes
et des outils visant, entre autres,
à aider les TPE/PME à conduire
une démarche prévisionnelle
des emplois et des compétences,
mais aussi à les inciter à porter
un autre regard sur l ’ emploi
d ’ une main-d ’ œuvre féminine.
L ’ Observatoire prospectif et
analytique des métiers et des
qualifications de la métallurgie –
regroupant organisations patronales et syndicales – effectue au
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niveau national, des études spécifiques sur l ’ évolution quantitative et le contenu des métiers
et des filières industrielles, en
tenant compte des évolutions,
notamment technologiques et
Anjou (*), « ces guides ont pour
finalité d ’ inciter à changer les
mentalités. Aujourd ’ hui, de
moins en moins de métiers sont
dans la force physique. Il n ’ y a
donc plus aucune raison pour
que les femmes ne les
exercent pas. Ceci est vrai
partout où la machine
a remplacé le muscle.
Tous ceux qui ont intégré
des femmes dans leurs
équipes ont constaté que
cela avait un impact positif au sein des équipes.
Les comportements sont
plus prévenants lorsqu ’ il
y a des femmes. Il reste
un important travail de
communication à faire
en la matière car la métallurgie n ’ a aucune notoriété spontanée auprès
de la gente féminine.
Même si les chefs d ’ entreprise sont beaucoup plus
enclins à recruter des
femmes, tous, organisations patronales comme
syndicales, avons un rôle
à jouer pour faire évoluer
la situation ».
pas à pourvoir faute de candidats. D ’ où l ’ idée d ’ en former.
Autre évidence, le fort taux de
chômage des femmes dû à la
disparition des industries textiles, de la chaussure ».
D ’ où « l ’ audace » de proposer
des femmes à des postes (et des
postes à des femmes…) qui ne
requièrent plus, comme avant,
de force physique. «Aujourd ’ hui
tout est automatisé. L ’ intelligence, la flexibilité des systèmes
permet à quiconque de piloter ces machines. Il n ’ y a plus
de notion d ’ effort physique ».
Restait à trouver des candidates
trouver des femmes n ’ a pas été
chose facile, toujours la faute à
ces préjugés : « certaines d ’ entre
elles craignent d ’ entrer dans un
milieu perçu comme « macho »,
difficile. Nous ne sommes plus
à l ’ époque de Zola, de Victor
Hugo. Les environnements ont
évolué. Ils sont devenus pointus, automatisés, complexes.
Les femmes ont par ailleurs des
aptitudes que les hommes n ’ ont
pas. Elles ont largement leur
place, sont une ressource pour
une entreprise et ont une carte
à jouer. En tant que CFA, c ’ est
un enjeu fort auquel il nous faut
répondre ». Amar Hadji caresse
Des formations
pluri ’ elles
démographiques. Dans le cadre
de l ’ accord du 30 juin 2009 relatif à l ’ égalité professionnelle et
aux mesures permettant la suppression des écarts de rémunération entre les hommes et les
femmes, l ’ Observatoire a édité
trois guides pour dépasser certains a priori, ouvrir des perspectives et favoriser l ’ intégration des
femmes dans les métiers de la
métallurgie (seulement 10 % de
femmes dans les formations professionnelles industrielles contre
69 % pour les formations aux
métiers du tertiaire). Comme
l ’ explique Olivier Jeanneau,
Délégué général de l ’ UIMM
www.maineetloire.cci.fr
Des préjugés, des réticences à propos de
l ’ emploi de femmes à des
« métiers d ’ hommes »,
Amar Hadji, responsable
du secteur industrie au
CFA de la CCI à Cholet en
a entendu lorsqu ’ il s ’ est
agi de proposer qu ’ un
groupe de femmes suive,
au début de l ’ année, une
formation diplômante
CIMA
(Conducteur
d ’ Installations et de
Machines Automatisées). Luimême en convient, a été surpris
lorsque des agences d ’ intérim
lui ont suggéré un public uniquement féminin pour suivre
cette formation. « Le Choletais
est le premier bassin industriel du département. Il y a une
demande très tendue sur certains métiers, comme celui de
conducteur de machines, mais
aussi dans les métiers touchant
à l ’ industrie et aux services liés
(DAO, bureaux d ’ études…). Le
constat était simple : des entreprises sont contraintes de refuser des commandes pour des
postes qu ’ elles ne parviennent
« Des entreprises sont
contraintes de refuser des
commandes pour des postes
qu ’ elles ne parviennent pas à
pourvoir faute de candidats. »
qui aient une expérience industrielle mais aussi, voire surtout,
la motivation de suivre cette formation. « Ces femmes avaient
envie d ’ évoluer, conscientes que
cette formation pouvait leur
offrir cette opportunité ». Preuve
du désamour des filières industrielles auprès des femmes, en
23 ans, Amar Hadji a formé
huit techniciennes. Et pourtant… « La mixité dans l ’ industrie est un facteur essentiel.
La croissance dans l ’ industrie
passera par la féminisation. Il
faut passer outre les préjugés ».
Autrement dit, le secteur industriel ne gagne rien à rester la
chasse gardée des hommes. Mais
l ’ espoir que cette formation
fasse des émules. « Ces femmes
seront nos ambassadrices ».
C ’ est de la
différence que nait
la richesse
En 2008, lorsque François de
la Hautière a repris l ’ entreprise
Baudon, à Cholet, spécialisée en peinture et revêtements,
il n ’ y avait aucune femme.
L ’ embauche d ’ une première
femme (une apprentie) a, au
fil des années, fait des émules.
Aujourd ’ hui, la société compte
18 femmes sur 58 salariés. « La
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 37
Formation CIMA au CFA de la CCI à Cholet (à droite Julien Chaumoitre, formateur, et Amar Hadji, responsable su secteur Industrie)
RSE c ’ est aussi la parité entre
hommes et femmes et surtout
une totale équité en matière
de traitements, de salaires ». Si
le regard de la profession a été
réticent sur ce qui était alors
une première, la tendance s ’ est
ensuite inversée. « Le recrutement de femmes s ’ est fait sans
démarche particulière de ma
A contrario, l ’ envie en est une.
« Il n ’ y a pas de métiers pour les
femmes ou pour les hommes.
Il y a juste des envies. Chacun
doit avoir la possibilité d ’ exercer le métier qu ’ il souhaite faire.
Les femmes qui travaillent chez
nous sont ici par motivation.
C ’ est avant tout l ’ envie qui porte
vers la réussite professionnelle».
« Il n ’ y a pas des hommes d ’ un
côté, des femmes de l ’ autre,
mais des collègues sans autre
distinction. »
part, plus par le bouche à oreille.
La mixité s ’ est faite naturellement ». La présence de femmes a
cassé certains clivages, a apporté plus de dialogue, a amené
des changements d ’ esprit.
Aujourd ’ hui, certaines d ’ entre
elles, formées depuis quelques
années, vont assurer des postes
d ’ encadrement. « Cela se passe
très bien ». Le plus difficile
pour tous ces métiers connotés masculins : casser les clichés. « Aujourd ’ hui, il ne suffit
pas seulement d ’ avoir des
bras, mais il faut aussi y associer la réflexion pour tous nos
métiers. L ’ automatisation, les
environnements permettent aux
femmes de trouver leur place
dans ses métiers ».
Pour François de la Hautière
(dont l ’ entreprise a été lauréate
en 2009 et 2011 du Trophée
« Bâtir au féminin » dans la catégorie des sociétés de moins de
50 salariés), la démarche de la
parité n ’ est pas une fin en soi.
La seule femme,
et alors ?
L ’ envie. Depuis toujours, celle
de Séverine Gouleau a été
d ’ exercer un métier technique.
Le fait de s ’ être toujours retrouvée – ou presque - être la seule
représentante de la gente féminine, au cours de son cursus
scolaire (Bac STI génie électronique, BTS mécanique et automatisme industriel) et professionnel, ne lui a jamais posé
de problème. Elle en parle en
souriant. « Là encore, j ’ étais
la seule femme ! ». Depuis 12
ans, elle travaille chez AEPR à
Montilliers, société spécialisée
dans l ’ automatisme industriel,
en tant que dessinatrice en DAO
– conception de schémas électriques – et automaticienne programmation et mise en
œuvre de lignes de production.
« Au début, je voulais montrer
à mes collègues hommes que
j ’ étais capable de faire tout aussi
38 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
bien qu ’ eux. Ensuite, je ne me
suis jamais posée la question sur
le fait que j ’ étais une femme. Il
n ’ y a pas des hommes d ’ un côté,
des femmes de l ’ autre, mais des
collègues sans autre distinction.
Je me sens tout à fait leur égal.
Au cours de mon expérience
professionnelle, il m ’ est arrivé
de travailler avec des femmes.
Je préfère évoluer dans un environnement masculin. C ’ est plus
facile à vivre». Séverine regrette
le désintérêt des jeunes pour la
filière technique qui, selon elle,
offre la possibilité d ’ exercer une
palette de métiers plus intéressants les uns que les autres.
Chez AEPR, la jeune femme
évolue dans un cadre où elle se
sent bien. « J ’ ai été très sensible
au fait que la direction fasse en
sorte de me permettre de concilier vie professionnelle et vie
privée en adaptant mon poste,
m ’ évitant ainsi, comme je le faisais auparavant, d ’ être en déplacement des semaines entières ».
Aux femmes qui pourraient voir
quelque appréhension à exercer
un métier dans un environnement masculin, à se retrouver
isolées, Séverine répond « c ’ est
tout l ’ inverse ! Je ne suis pas
considérée comme une femme
mais comme une collègue de
travail comme… un autre ».
Si le paysage industriel français s ’ est fortement modifié ces
dernières années, l ’ industrie
n ’ en reste pas moins un secteur
essentiel de l ’ économie et un
gros pourvoyeur d ’ emplois. Un
million de personnes seront en
effet embauchées dans l ’ industrie d ’ ici à 2015.
Face aux difficultés de recrutement du secteur, l ’ industrie ne peut pas passer à côté
des femmes et les femmes ne
peuvent pas passer à côté de
l ’ industrie.
Marianne Bourgeois
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Métiers de la Métallurgie
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Enquete
Rien ne se perd,
rien ne se crée
La performance des
entreprises, leur
capacité à créer de
la richesse et de
l ’ emploi reposera de
plus en plus sur la
gestion durable des
écosystèmes. L ’ enjeu :
réinventer un autre
modèle économique
qui œuvre pour la
biodiversité, ouvrant la
voie à l ’ innovation, la
créativité.
C
réer de la valeur tout en préservant les ressources… Le
cœur de métier d ’ Innortex,
basée à Angers : la valorisation
des matériaux recyclés dans
la filière ameublement. 20 ans d ’ expérience dans le secteur industriel, dont 10
dans l ’ ameublement ont permis à Richard
Papin, président de cette toute jeune société créée en 2012, d ’ identifier le substantiel potentiel des matériaux jetés et de la
seconde vie qui pouvait leur être donnée.
« Notre but : aider la filière ameublement
à se structurer en matière de recyclage
(mousse et textile), soit en retravaillant
les matières, soit en les remettant dans
la filière ou dans d ’ autres filières telles le
bâtiment, les transports. Les matériaux de
base sont des chutes de production (literie ou ameublement). Il en résulte des
composants en feutre textile, en ouate
Recyclage de matelas pour Innortex
tout se transforme
Richard Papin, Président d’Innortex
40 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
textile ou en mousse polyuréthane agglomérée de faible densité qui apportent une
réponse à des problématiques d ’ isolation acoustique, d ’ isolation thermique, de
confort et d ’ emballage ». La préoccupation constante d ’ une application pragmatique des principes d ’ une économie circulaire (cf encadré), a permis à la société
de recevoir une aide de l ’ ADEME (dans le
cadre de ses Appels à manifestation d ’ intérêts (AMI) concernant le financement partiel de projets innovants pré-industriels).
Innortex a également participé à la première séance de l ’ Institut pour l ’ économie circulaire, créé en février dernier. Qui
dit économie circulaire, dit être au plus
près de la source, du gisement : Innortex
fait appel à une usine de démantelage de
meubles, matelas et autres produits dans
une usine située en Vendée et implantera,
dès cet automne, en Anjou, une usine destinée à « refloconner » la mousse des coussins et réagglomérer les matières. Apporter
des solutions adaptées à la demande de ses
clients, une autre spécificité d ’ Innortex.
« Nous nous adaptons aux critères requis,
au domaine d ’ application mais aussi au
discours marketing que le client souhaite faire passer. Cela peut concerner des
demandes en matière de dureté, d ’ isolation, de résistance du produit au feu… ».
Comme l ’ explique Richard Papin, les
entreprises seront de plus en plus nombreuses à entrer dans ce processus d ’ économie circulaire, non seulement du fait
d ’ aspects réglementaires et des contraintes
qui en découlent - Responsabilité Élargie
du Producteur (REP), Taxe Générale sur
les Activités Polluantes (TGAP) – mais
aussi du fait d ’ une constante augmentation du coût des matières premières.
« Apporter des solutions de revalorisation
des déchets qui permettent de diminuer
l ’ éco-contribution auxquelles sont soumises les entreprises, cela motive d ’ autant
plus les intéressés. En terme d ’ économie
circulaire, la France a beaucoup avancé
grâce aux Grenelle I & II ». Installé sur un
marché de niche, Innortex compte parmi
ses clients des acteurs locaux mais aussi de
grands comptes français et internationaux.
Aujourd ’ hui, s ’ il y a débat quant aux liens
entre biodiversité, économie et bien-être
humain, ce n ’ est plus tant sur l ’ existence
de ces liens que sur le sens qu ’ il convient
de leur donner.
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évolution légale et réglementaire pour dynamiser ce modèle économique.
Le concept de biodiversité invite à découvrir
une nouvelle manière de penser le monde
et notre mode de vie. Collectivités territoriales, entreprises… Chacun, selon la prise
de conscience qu ’ il peut en avoir, tente
d ’ apporter sa contribution. Fin 2012, Angers
Loire Métropole actait le lancement de l ’ élaboration d ’ un Agenda 21 de la biodiversité
dédié à la préservation des milieux et des
ressources. Celui-ci aura pour finalité d ’ établir un état des lieux de la biodiversité existante, d ’ engager un programme d ’ actions,
de mettre en réseau les acteurs du territoire,
de faciliter les échanges de bonnes pratiques
et de mettre en place un dispositif de suivi
et d ’ évaluation de la démarche. Associés à
la consultation des habitants, des groupes
de travail participent à l ’ élaboration de cet
Agenda de la biodiversité. Depuis novembre
2012, enquêtes et synthèses ont été réalisées,
avec pour résultat, en janvier, la détermination des grandes orientations et des objectifs
à atteindre en faveur de la biodiversité pour
le territoire. Cet Agenda sera soumis pour
vote en conseil communautaire au cours de
l ’ automne prochain.
Ce n ’ est pas jouer les Cassandre que de
prédire qu ’ à mesure que les ressources
fossiles s ’ épuisent, la dépendance à
l ’ égard du monde vivant ne pourra aller
qu ’ en s ’ accroissant. C ’ est une réalité. Le
concept récent de biodiversité induit une
nouvelle vision du monde. Si la prise de
conscience reste encore confidentielle,
que ce soit de la part des entreprises ou
des institutions, les lignes commencent
à bouger. Des initiatives, des structures
se mettent en place dont la finalité est de
promouvoir la transition vers un modèle
de développement économique créateur
d ’ emplois, capable de générer plus de
richesses et de bien-être tout en consommant moins de ressources naturelles,
de faire prendre conscience qu ’ il existe
de véritables opportunités à prendre en
compte la biodiversité dans le développement de ses activités.
Une réflexion qui
se structure
Depuis plus de dix ans, cette approche est
déjà mise en application à travers le cradleto-cradle (« C2C »). Ce mode de conception de produits, fondé sur la réutilisation
permanente des ressources, fait de plus
en plus d ’ adeptes (dont la célèbre marque
Puma qui s ’ apprête à lancer InCycle, une
gamme de vêtements et accessoires biodégradables et recyclables). L ’ économie circulaire fait souffler un vent nouveau tant
auprès des politiques que des entreprises.
www.maineetloire.cci.fr
Fin 2012, la ministre de l ’ Ecologie donnait
le coup d ’ envoi de la création d ’ une Agence
nationale de la biodiversité. Cette Ademe de
la biodiversité aura pour finalité d ’ accompagner, de développer des actions en faveur de
la biodiversité. Autre initiative, la création, en
février, de l ’ Institut de l ’ économie circulaire
dont l ’ objectif sera de faciliter les échanges
de savoirs et les expériences en fédérant tous
les acteurs concernés, de faire comprendre au
plus grand nombre l ’ enjeu et les opportunités
de l ’ économie circulaire et de proposer une
Quand la R&D (*) mène à la
biodiversité
Faire entrer la biodiversité dans les processus
de production ouvre la voie à l ’ innovation, à
la créativité. La biodiversité, les entreprises y
entrent parfois par la porte R&D. Spécialisée
dans la fabrication de cartes plastiques et
d ’ étiquettes adhésives commercialisées par
les professionnels de la filière graphique,
ETAC, dans le Baugeois, propose trois supports écologiques dont certains issus de la
valorisation de déchets : des étiquettes adhé-
Economie circulaire Ecologie industrielle, éco-conception, projets zéro émission… une terminologie foisonnante pour désigner ce que l ’ on appelle aujourd ’ hui
l ’ économie circulaire. Derrière ce terme, un écho contemporain au
célèbre énoncé du chimiste Antoine-Laurent de Lavoisier, « Rien ne se
perd, rien ne se crée, tout se transforme ». L ’ économie circulaire s ’ inspire des écosystèmes naturels où les déchets des uns sont les ressources
des autres. Cette forme d ’ économie vise à optimiser les flux d ’ énergie et
de matière à l ’ échelle d ’ un système : site de production, zone d ’ activités,
bassin d ’ emploi ou économie nationale. A la différence de l ’ économie
actuelle dite linéaire, l ’ économie circulaire s ’ efforce de ne pas épuiser les
ressources et permet de contrôler ses rejets et déchets. De façon schématique, cela signifie produire des biens en prévoyant en amont leurs réutilisations possibles, revaloriser les déchets, produire dans les moindres
quantités possibles de nouvelles matières avec une utilisation en priorité
des matières recyclées. Selon le dernier rapport de la Fondation Ellen
Mac Arthur, le secteur des biens de consommation ferait 700 milliards
de dollars d ’ économie en matières premières s ’ il adoptait les principes
de l ’ économie circulaire.
xxxooxo
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 41
Des assiettes
biodiversifiées
Convaincue que l ’ entreprise peut être l ’ une des
impulsions nécessaires
à un développement
durable de la société, Restoria, entreprise
de restauration collective – 50 000 repas par
jour à son actif - , s ’ est
engagée depuis 2006
dans une démarche de
responsabilité
sociétale, inscrivant désormais le développement
ETAC : fabrication d ’ étiquettes entièrement biodégradables
durable dans sa stratégie.
Concrètement,
sives à base de résidu de production de canne l ’ entreprise propose une offre commerà sucre, du Velin biodégradable, des éti- ciale visant à faire entrer in fine la restauquettes biodégradables fabriquées en PLA ration responsable dans les assiettes de ses
(acide polylactique obtenu à partir d ’ amidon clients. Le concept repose sur 9 piliers qui
de maïs) et de fibres de bois cellulose. ETAC sont autant d ’ engagements en matière de
a été pionnière en Europe pour le développe- sources d ’ approvisionnement, d ’ achat local,
ment et la fabrication de cette gamme d ’ éti- de respect de l ’ environnement… et de bioquettes. Aller au devant de la demande, inno- diversité. Restoria favorise la biodiversité en
ver, en prenant le chemin de la biodiversité, encourageant, par ses achats, une productelle a été la démarche d ’ ETAC en propo- tion agricole diversifiée (différentes variétés
sant ces produits novateurs, confortant ainsi de fruits, légumes anciens…),
l ’ entreprise dans sa longueur d ’ avance face à en excluant, entre autres, de ses
la concurrence. « Cette gamme se développe menus des espèces de poissons
progressivement, mais sûrement » comme menacées, en travaillant avec des
l ’ explique Sébastien Brochand, directeur associations d ’ éleveurs de bovins,
technique. Supports blancs, transparents, dont « L ’ éleveur et l ’ oiseau ».
aluminisés… tout est possible. Moins évi- Située dans les Basses vallées
dent et un peu plus compliqué, pouvoir être angevines, cette association,
à même de proposer des supports « verts » comme l ’ explique Alexandra
Audusseau, responsable du service marketing et communication, contribue, par ses
pratiques agricoles (fauche tardive…) à la
protection du râle des genêts, oiseau en voie
de disparition, et au maintien de la biodiversité. « Le but est de travailler avec des éleveurs qui répondent à un cahier des charges
strict, gage d ’ une viande de qualité, issue de
circuits courts. Nos clients ont une réelle
volonté de s ’ inscrire dans une démarche de
restauration responsable dont le respect de la
biodiversité est l ’ un des éléments. Les crises
et autres scandales alimentaires ne font que
renforcer Restoria dans sa politique ».
Le potentiel de la biodiversité et de l ’ économie circulaire n ’ en est qu ’ à ses prémices,
offrant aux entreprises de nouvelles perspectives de développement. Entrer dans ces
concepts suppose, entre autres, de connaître
la dépendance à la biodiversité de ses activités et produits, de penser fin de vie des produits pour anticiper les évolutions réglementaires et les exigences du client.
Marianne Bourgeois
: R&D : Recherche et développement
(*)
« L ’ innovation est la base de tout.
C ’ est elle qui permet de progresser,
de se développer »
qui soient capables de répondre à certaines
contraintes : résistance aux températures
extrêmes, aux U.V… « Nous sommes parvenus à mettre au point des procédés qui répondent à 70 % des besoins et des contraintes.
Notre objectif est de marquer le support, non
l ’ environnement ». Le service R&D d ’ ETAC
est ainsi constamment en quête de nouvelles
solutions, de nouveaux produits. « L ’ innovation est la base de tout. C ’ est elle qui permet
de progresser, de se développer ». Innover
en matière d ’ environnement mais aussi en
matière de sécurité – anti-vol, contrefaçon « Proposer des produits novateurs, être précurseurs, tel est notre objectif constant ».
42 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
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CONTACT
Philippe Lohézic
02 41 20 54 48
[email protected]
www.maineetloire.cci.fr
La Chambre de commerce et d’industrie de Maine-et-loire
est fière d’être aux côtés de 25 000 entrepreneurs
qui se battent chaque jour pour leur entreprise.
Enquete
Le numérique atteint
l ’ âge de réseaux
FabLab, jelly,
coworking,
tweetapéros...
Ludique est le
langage des pros
du numérique.
Stratégique
aussi car il aide
à construire un
secteur dans
lequel notre pays
n ’ a pas le droit de
prendre du retard.
D
ans les Pays de la
Loire, l ’ économie
numérique représente déjà 3 000
établissements,
dont 750 en Maine-et-Loire, et
27 000 emplois, selon l ’ étude
Synapse des CCI des Pays de
la Loire et de la Région. Les
jeunes entreprises, les start-up
et les porteurs de projets s ’ inscrivent dans des réseaux locaux
pour développer leur projet et
s ’ implanter. Les plus grandes
entreprises adhèrent à des
réseaux nationaux dans des buts
différents : développement du
business, valorisation, visibilité.
Pays de la Loire :
l ’ impulsion nantaise
L ’ Etat, la Région et la CCI des
Pays de la Loire ont lancé un programme de développement du
numérique des Pays de la Loire.
Baptisé « Ouest Numérique »,
il structure et soutient la filière
à plusieurs niveaux. Trois associations régionales, ADN Ouest,
Alliance Libre et Atlantic 2.0,
se sont alliées pour animer les
entreprises du secteur. Certaines
entreprises adhèrent à deux,
voire aux trois associations.
ADN Ouest (ex-CENIO et
CRI ’ Ouest) met en relation les
acteurs du web à l ’ échelle des
Pays de la Loire et de la Bretagne.
Cette association basée à Nantes
réunit environ 300 DSI d ’ entre-
prises d ’ une certaine taille (son
président, Christophe Chapet
est DSI de Nantes Habitat), des
prestataires informatiques et des
enseignants-chercheurs. Au programme, rencontres, animation
d ’ ateliers, sujets techniques...
plus d ’ une centaine d ’ événements par an. ADN Ouest souhaite disposer d ’ antennes dans
chaque département. C ’ est déjà
le cas en Maine-et-Loire et en
Vendée.
Alliance Libre est un pôle
d ’ expertise régional en logiciels libres professionnels. Né
fin 2006 et présidé par Marc
Saboureau, il regroupe une quarantaine d ’ entreprises sur la
région nantaise jusqu’ à Cholet,
Angers, Laval ou Rennes. Il
assure la promotion des acteurs
et leur savoir-faire, mutualise les
« Personne ne peut prétendre
être le meilleur dans tous
les domaines. D ’ où l ’ intérêt de se
regrouper. Le monde de demain
sera communautaire »
moyens, accompagne les futurs
entrepreneurs et porteurs de
projets. Ses membres interviennent sur des missions d ’ expertise en logiciels libres auprès de
clients très divers.
Les soirées Connect Angers rassemblent plus de 100 décideurs
de la région angevine sur le thème du numérique
44 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
Atlantic 2.0. a été créé il y a cinq
ans, à Nantes, par des « jeunes
pousses ». Ce « réseau des acteurs
du web et de l ’ innovation numérique dans les Pays de la Loire »
compte 250 entreprises adhérentes, représentant plus de 2 600
emplois dans le web et le numérique. Il favorise les échanges
entre entrepreneurs, porteurs
de projets, investisseurs, institutionnels et partenaires de l ’ association. Il organise chaque année
en juin un festival numérique, le
web2day. Il porte également « La
Cantine » à Nantes, dédiée aux
rencontres et aux échanges entre
professionnels, à la fois espace
d ’ animation événementiel et de
coworking. L ’ association est présidée par Ludovic Simon, dirigeant de DoYouBuzz (Nantes).
La toile se tisse en
Maine-et-Loire
Au début, étaient les communautés de professionnels du
numérique. Linux Anjou est
ainsi dédié à Linux et aux logiciels libres d ’ une manière plus
générale. Elle donne des nouvelles, évoque les problèmes
rencontrés, les manifestations
dans la région angevine, etc.
L ’ association ANCRE organise
chaque mois un petit déjeuner
pour apporter des solutions
numériques à des personnes
de la sphère culturelle et artistique. Les gens du marketing
TIC, ceux des projets médias...
se regroupent également.
Angers Numérique by ADN
Ouest représente ADN Ouest
dans le département. Présidée
www.maineetloire.cci.fr
Web2c hébergée à la Maison des Projets
par Mickaël Esnault, elle crée
un espace d ’ échanges pour les
acteurs du numérique de la
région. « Nous ne nous limitons pas à un territoire. Notre
problématique, c ’ est de faire
du business. Nous fédérons
des chefs d ’ entreprises pour
qu ’ ils apprennent à connaître
leurs spécificités et qu ’ ils puissent monter des dossiers en
commun. Le numérique évolue
tous les jours. Personne ne peut
prétendre être le meilleur dans
tous les domaines. D ’ où l ’ intérêt de se regrouper. Le monde
de demain sera communautaire ». L ’ association propose
des rencontres dans un esprit
d ’ innovation. Le 21 février, elle
organisait un forum d ’ information et d ’ échanges sur la virtualisation des données à la CCI de
Maine-et-Loire. Mais les temps
forts sont les soirées Connect
Angers dont la dernière a eu
lieu le 30 janvier. « Ces soirées
rassemblent, le temps d ’ un
cocktail dinatoire, plus de 100
décideurs de la région angevine
sur le thème du numérique ».
Les développeurs se retrouvent davantage dans une autre
association, Maine Labs. Créée
fin 2011, elle fonctionne sur
le principe de commissions
www.maineetloire.cci.fr
(communication, RH, ...). Celle
qui est en charge de la dimension technique est devenue
le Ctech 49, organisatrice des
« Human talks » mensuels
pour informaticiens développeurs et de conférences...
Elle a été associée à la mise en
place de l ’ espace de coworking
qui accueille tout professionnel au cœur de la Maison des
Projets, place Imbach à Angers.
Cette Maison organise également des conférences régulières. Son animation est confiée
à Yoann Digue, chargé du développement de la filière numérique sur le territoire angevin pour le compte d ’ Angers
Technopole. Ce jeune informaticien identifie et accompagne
les acteurs du numérique dans
leur structuration et leur fédération. « J’assure l ’ organisation
de conférences à la Maison
des Projets. Je fais les rapprochements avec l ’ université et
l ’ enseignement supérieur ».
Autre intervenant sur le site :
Mickaël Rivière, conseiller
Numérique et Usages TIC
qui anime une dizaine d ’ ateliers par an sur le même lieu
sous forme de réunions en fin
d ’ après-midi. Basé à la CCI, il
accompagne les TPE et PME
sur les utilisations du numérique à l ’ intérieur du bassin
angevin.
Et dans les autres
départements
voisins ?
En Sarthe, l ’ équipe Dévelop­
pement Numérique de la CCI,
dirigée par Loïc Richer, porte
la stratégie de développement
de la filière numérique dans le
département. Elle est à l ’ origine de l ’ association Objectif
Digital, présidée par Ghislain
Chaumont (Datasyscom) qui
rassemble
les
dirigeants
d ’ entreprises, startups ou non
dans le domaine du numérique. Sa principale vocation
Les Technologies de l ’ Information et de la
Communication contribuent de façon décisive
à la performance économique. Elles sont à la
source de beaucoup d ’ innovations et génèrent
d ’ extraordinaires progrès. Plus de 8 décideurs
métier sur 10 (84%) sont convaincus du caractère
stratégique du numérique pour leur entreprise,
selon une étude Microsoft*. Ils s ’ accordent autour
de deux notions fortes : la communication et les
nouveaux modes de travail. Aujourd ’ hui, le travail
collaboratif (73%) et la mobilité (50%) semblent
être les principaux bénéfices du numérique pour
leurs équipes. A cinq ans, les décideurs métier sont
92% à considérer le numérique comme facilitateur
des échanges avec leurs clients, prestataires et
partenaires. Viennent ensuite les nouveaux modes
de travail (81%) : mobilité ou travail à distance.
Etude OpinionWay « Les Business Decision Makers et l ’ entreprise
numérique » auprès de 381 décideurs métier.
(*)
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 45
vité et d ’ innovation. La Forge
des Possibles a ouvert également un espace de co-working, organise des expos, des
tweet ’ apéro, des « OpenLabs »
(portes ouvertes proposant des
ateliers thématiques)...
Mayenne : l’initiative
technopolitaine
Espace de coworking à la Maison des Projets
est la mise en lumière de la
filière des actions et des projets
pour favoriser son développement : club Objectif Digital,
soirées du logiciel Libre, Jelly
(espaces de coworking éphémère), Barcamp… Le club
compte prendre des initiatives
en faveur de la création de nouvelles entreprises de la filière :
espace de coworking, accompagnement à la création. La
CCI et Le Mans Métropole ont
lancé un incubateur « La Ruche
Numérique » pour faire la promotion du numérique auprès
des entreprises et des porteurs
de projets. Les jeunes entreprises
peuvent être accueillies depuis le
10 avril dans cette pépinière.
Vendée : le rôle de
la CCI...
Plusieurs associations sont
actives en Vendée : Vendée
RS (pour les fans des Réseaux
Sociaux), Vendée Grandeur
Nature... La CCI soutient ADN
Ouest Vendée en l ’ accueillant
dans ses locaux. Cette association, qui fédère les principaux acteurs du numérique,
favorise l ’ émergence de projets collaboratifs et anime une
dynamique de réseau. Jérôme
Boitel, conseiller Economie
numérique de la CCI, est le
« point d ’ entrée » de ces manifestations. Lui-même a en charge
l ’ organisation de réunions thé-
matiques au sein de la Chambre
et l ’ animation de formationsactions collectives sur le numérique pour les entreprises.
Une autre association, «La
Forge des Possibles» se met
en place à la Roche-surYon. Ce « laboratoire vivant
de l ’ Internet de demain » a
ouvert un FabLab dans ses
locaux. Cet atelier de fabrication et de prototypage rapide
ouvert à tous bénéficie d ’ appareils à commandes numériques, d ’ outillage classique
et de matériel électronique
(kits Arduino). Le FabLab
est un lieu d ’ échange d ’ idées
et de compétences, de créati-
Laval Mayenne Technopole a
porté un projet inauguré en
plein centre-ville, 20 rue du
Jeu de Paume. « Il comprend,
au rez-de-chaussée, une boutique et un espace de type webcafé destinés au grand public,
annonce Marion Hurbin, responsable de la communication à LMT et en charge du
projet. Ce Concept Store de
l ’ Innovation propose des produits innovants développés
par des startups auxquelles il
permet de vendre leurs produits et les tester auprès des
clients. Les trois autres étages
abritent un espace de coworking sur abonnement de 25
postes de travail pour indépendants, freelances... et des salles
de réunions.
Alain Ratour
CONTACT CCI
Mickaël Rivière
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et de la prime Opel de 1 500 € HT sous condition de reprise. Tarif au 24/09/2012. (3) Prix conseillé du Opel Combo L1H1 1.3 CDTI 90 ch Pack Eco après déduction d’une remise de 4 050 € HT et de la prime Opel de 1 000 € sous condition de reprise. Tarif au 28/01/2013.
(1) (2) (3) Primes Opel sous condition de reprise d’un véhicule utilitaire d’un poids total autorisé en charge (PTAC) maximum de 3,5 tonnes déduites. Offres non cumulables, réservées aux professionnels, valables pour toute commande et livraison avant le 30/06/2013 d’un
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Distributeurs Opel participants.Conso mixte (l/100 km) et CO2 (g/km) : gamme Movano 6.7/9.5 et 176/248 - gamme Vivaro : 6.5/8.0 et 171/210 - gamme Combo : 4.8/7.7 et 126/179.
Enquete
Les nouveaux habits de la
fonction commerciale
Pas de richesse sans
entreprises. Et pas
d ’ entreprises sans
commerciaux. La
fonction vente est
fondamentale. Elle
manque encore de
charme pour de
nombreux candidats
et (surtout ?)
de nombreuses
candidates. Les
métiers commerciaux
évoluent vers plus
d ’ attention accordée
au savoir-être et
aux mutations
de l ’ entreprise,
notamment
vers la RSE. Les DCF
d ’ Angers confirment.
Virginie Buret, présidente DCF Angers
Séduire les jeunes
Fini l ’ image des vendeurs formés
à l ’ école de la vie. Ils sont recrutés encore en fonction de leurs
« qualités commerciales », en
faisant abstraction du niveau de
formation initiale. La connaissance du produit et de la technique par le candidat peut également être un plus au moment de
l ’ embauche. Mais le commercial
est devenu un « business développeur » qui doit conserver ses
clients, mais aussi prendre des
parts de marché et... sauver sa
marge. Les exigences sont élevées et les recruteurs sélectifs,
voire élitistes. Jamais le niveau
de diplôme des débutants n ’ a été
aussi élevé même si les formations courtes par alternance de
type BTS et DUT sont appréciées
des entreprises et des jeunes. Les
entreprises sont de plus en plus
nombreuses à tabler sur des formations de haut niveau. Elles
pensent également que la combinaison entre formation supérieure et expérience commerciale accélérera une évolution
de carrière ultérieure. « Mais la
fonction commerciale souffre
d ’ un déficit d ’ image, regrette
Virginie Buret, présidente des
Dirigeants Commerciaux de
France d ’ Angers. Elle n ’ est
pas valorisée. Les jeunes issus
L ’ aMonteiro,
ssociation a pour vocation de proMauget et Mr Antonio
DCF AngersJean-Claude
Président de l ’ ISHS basé à Bruxelles
mouvoir la fonction et la performance
L ’ Association DCF Angers est la plus
ancienne de la Fédération des Dirigeants
Commerciaux de France créée en province. Présidée par Virginie Buret, directrice de Barclays à Angers, elle regroupe
une quarantaine de chefs d ’ entreprises
et directeurs commerciaux. Une section
jeunes (moins de 30 ans, éventuellement
en alternance) a été relancée en 2012.
CONTACT
Virginie Buret
www.dcf-angers.com
commerciale auprès des adhérents. Elle
travaille aussi auprès des jeunes en participant au « Concours national de la commercialisation » et à Negoventis, structure
des CCI, par des cours, des jurys et un
siège au conseil de perfectionnement.
Les membres se réunissent chaque mois
sur un thème à vocation commerciale,
avec intervenant, visites d ’ entreprises et
débats.
Il existe aussi en Maine-et-Loire une association DCF Cholet- Nord
Vendée, présidée par Fabrice Satragno. www.reseau-dcf.fr
48 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
des écoles de commerce préfèrent orienter leur carrière vers
le management ou le marketing. Mais la situation évolue si
on sait leur expliquer la variété
et la richesse des métiers commerciaux. Nous devons tous
générer de l ’ engouement pour
ces métiers auprès des jeunes ».
D ’ autant qu ’ exercer une fonction commerciale de terrain peut
être un tremplin pour prendre
ensuite des fonctions de manager, de responsable des ventes,
de directeur commercial...
Alexis Javouray est responsable
de la Commission chargée du
recrutement des DCF Juniors.
Il se rend régulièrement dans
des classes à vocation professionnelle, dès le niveau 3ème,
pour partager sa passion pour
le commerce et les bonnes
valeurs qu ’ il véhicule. Ce jeune
chargé d ’ affaires Caron piscines
pour le Maine-et-Loire a luimême intégré l ’ association par
cette voie. « Dans le cadre des
DCF, il m ’ arrive de participer
à des recrutements. Les qualités du commercial, la motivation, le sourire... sont toujours
essentielles. Mais nous sommes
désormais sensibles à des candidats qui maîtrisent le web et les
réseaux sociaux. Chez Caron,
55% de nos contacts nous arrivent par Internet et cela implique
www.maineetloire.cci.fr
beaucoup de réactivité et de professionnalisme car les clients
sont avertis. Les entreprises
recherchent aussi des collaborateurs technico-commerciaux qui
assureront le conseil et le suivi
auprès des clients. En revanche,
elles ne recherchent plus des
profils de type « la vente pour la
vente, le pied dans la porte...».
C ’ est une question d ’ éthique,
mais aussi de réaction contre
des idées reçues qui résistent en
France sur le comportement des
vendeurs ».
cieux pour recueillir auprès de
certains clients des informations que les études les plus
fines ne pourront extraire ».
L ’ importance du
savoir-être
Le savoir-faire est important,
mais la personnalité encore
plus. « Nous pouvons être
séduits par des jeunes dynamiques et motivés. Mais la
fonction commerciale commence avant la vente... et
elle se poursuit après », précise Virginie Buret. Frédéric
La femme avenir de
Livenais emploie huit comla vente ?
merciaux chez Cailleau Pneus
Les femmes représentent envi- (distribution de pneumatiques
ron 40 % des cadres et attachés à Angers). « La vente, ce sera
commerciaux, plus dans les toujours quelqu ’ un qui proservices que dans l ’ industrie. pose un service ou un produit
« La féminisation de la fonc- à un autre. Mais les condition commerciale permettrait tions ont beaucoup changé
de remettre en lumière cer- ces dernières années ». Les
taines compétences un peu clients étant très informés
passées sous silence, analyse grâce à Internet, le commerRenaud Redien-Collot, ensei- cial doit être très pointu sur
gnant-chercheur à Novancia. la connaissance de son proElles remettent en cause cer- duit. Il doit assurer une veille
tains codes culturels et cli- sur ses produits et leur utilichés qui donnent une mau- sation, les marchés, les clients,
vaise image de la profession. la concurrence. « Grâce à son
De plus, les femmes sont des organisation, ce qui est pour
vecteurs solides pour soutenir moi la plus grande des qualicertains types de segmenta- tés, il doit pouvoir proposer le
tions commerciales à destina- meilleur produit au meilleur
tion des femmes. Elles réussis- moment aux bons clients. Les
sent mieux que leurs collègues nouveaux outils, web, tablettes,
masculins à vendre des ser- réseaux sociaux, outils CRM
vices, parce qu ’ elles valori- sont là pour assurer sa réactisent davantage la fidélisation vité. Ils servent aussi à lutter
que la vente immédiate... Plus contre le stress croissant : les
Logidecor
pub_190
x 85
21/05/13
Page1 se durcissent et les
généralement,
leur
rôle
est pré-15:05
marchés
livraisons doivent être toujours plus rapides ». Fidéliser
un client revient moins cher à
l ’ entreprise que d ’ en chercher
de nouveaux. « Le commercial doit personnaliser sa relation et s ’ intéresser à son interlocuteur pour comprendre son
contexte, celui de son entreprise, ses succès ou ses difficultés, l ’ accompagner. La notion
de conseil sur le coût-usage
(par exemple, le rendement du
produit acquis...) après l ’ achat
devient primordiale ». Cette
attitude d ’ ouverture modifie
la nature de la relation commerciale. Elle revient à poser
la question «Comment puis-je
vous aider?».
Le commercial prend
un coup de vert
Argumentaires, appels d ’ offres,
relation client... Après le développement durable, la fonction commerciale évolue avec
l ’ intégration de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) dans les entreprises. Les exigences de vertu
sociale et environnementale
peuvent être l ’ occasion de se
démarquer de la concurrence,
à condition de démontrer en
quoi ses produits et services
respectent les valeurs de la RSE.
« Nous sommes vigilants sur
la dimension éthique et environnementale qui doit toutefois nous permettre d ’ atteindre
les objectifs et d ’ équilibrer les
budgets, affirme Alexandre
Hannequin, directeur opéra-
tionnel de la Poste de Maine-etLoire. Aujourd ’ hui, les cahiers
des charges dans les appels
d ’ offres incluent souvent des
notions d ’ achat responsable.
Les équipes commerciales sont
de plus en plus sensibilisées aux
nouveaux critères d ’ attribution des contrats ». Et de souligner la possibilité que, d ’ ici 5 à
10 ans, les centres-villes soient
fermés à la circulation. « La
desserte des magasins restera
possible grâce à des véhicules
électriques. Autant transformer cette contrainte en force
en prévoyant ce mode de livraison dans nos appels d ’ offres ».
La Responsabilité Sociétale de
l ’ Entreprise introduit une forme
d ’ éthique dans la relation avec
les clients, expéditeurs ou destinataires. « Nos équipes doivent
leur proposer les solutions qui
correspondent à leur besoin.
C ’ est ainsi que la relation commerciale s ’ inscrit dans la durée
et que l ’ image de l ’ entreprise
s ’ en trouve préservée ».
Les hommes changent, les technologies évoluent, mais les fondamentaux restent les mêmes :
la vente sera toujours basée sur
une forte relation humaine.
Avec le souhait de certains commerciaux rencontrés que l ’ informatisation de la fonction ou la
dureté des temps ne viennent
pas saper cette humanité.
Alain Ratour
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Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 49
Enquete
Festival Premiers Plans d ’ Angers où la CCI a construit une expertise
particulière dans l ’ évaluation des retombées économiques du Festival.
études CCI : pour la
réussite
F
in de séance, au soir du
dimanche 27 janvier.
Les lumières se rallument. La 25ème édition du
Festival Premiers Plans est terminée. Mais les dizaines de milliers d ’ amoureux du cinéma qui
auront suivi projections et événements se projetteront longtemps le film des émotions et
des rencontres. Créé en 1989, le
festival accueille, chaque année,
des artistes reconnus et en devenir du cinéma français et international. Sa notoriété participe
au dynamisme de la vie économique en attirant, toujours plus
nombreux, des spectateurs extérieurs au département. La CCI
de Maine-et-Loire a construit
une expertise particulière dans
l ’ évaluation des retombées économiques des grandes manifestations sportives ou culturelles.
En 2012, elle a renouvelé sa collaboration avec l ’ association
Premiers Plans après la réussite
d ’ une première étude d ’ impact
menée en 2007 auprès des festivaliers.
« Nous cherchions à connaître
à la fois l ’ impact économique
et le comportement des festivaliers. Le premier volet concernait
la satisfaction et les comporte-
ments des festivaliers. Le second
visait à mesurer les retombées
économiques ». Les réponses
recueillies ont permis de les évaluer à 1,2 million d ’ euros (dont
« La CCI dresse un état des lieux de
l ’ environnement, des forces et des faiblesses
de l ’ offre commerciale et de la demande. »
près de 500 000 euros en hébergement, restauration, café, commerces... ) sur l ’ agglomération et
à 1,4 million en autres dépenses
induites, soit un impact total de
2,6 millions d ’ euros. Un euro
pour les collectivités locales
investi génère 7 euros de
retombées locales (3.1 € retombées primaires, 6.9 € retombées
totales hors médias). L ’ étude a
également permis de connaître
l ’ attractivité et le rayonnement
géographique du festival, la
typologie des spectateurs : 59 %
ont moins de 30 ans et 28 %
plus de 50 ans. L ’ étude a mis
en évidence leur fidélité (40 %
venaient depuis plus de 6 ans)
et leur satisfaction (98 %
d ’ entre eux avaient l ’ intention
de revenir).
50 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
L ’ environnement,
un thème récurrent
Ce travail est une illustration
emblématique de la diversité des études économiques
menées par la CCI de Maine-etLoire. Un rôle apprécié des collectivités, de plus en plus nombreuses à lui faire appel dans ce
domaine. En environnement
par exemple. « En sollicitant les
entreprises à l ’ occasion de ces
études, on enclenche une dynamique qui peut se poursuivre,
une fois l ’ étude terminée. A
Tiercé, nous avons travaillé sur
une charte de développement
durable pour la zone d ’ activités
des Landes, afin d ’ optimiser de
façon concertée le fonctionnement et les aménagements. Les
professionnels, mobilisés, ont
créé une association et commencé à travailler ensemble.
Autre exemple : en 2011, la
CCI intervient aux côtés de la
communauté d ’ agglomération
du Choletais dans le cadre du
plan de gestion Ribou/Verdon
qui protège le captage d ’ eau
potable. Les deux partenaires
ont informé les entreprises sur
les actions de ce plan et leur
intérêt à réaliser un diagnostic
sur la gestion des eaux dans le
cadre de leur activité.
En
2012,
la
Chambre
d ’ Agriculture a sollicité la CCI
dans le cadre du schéma de
développement de la méthanisation dans le Pays des Mauges.
L ’ objectif de ce schéma : dévewww.maineetloire.cci.fr
de dégager des axes d ’ amélioration partagés. La municipalité
va construire un plan d ’ actions
dont la CCI accompagnera la
mise en œuvre dans l ’ intérêt des
professionnels.
Nouvelle Place de l’Hôtel de Ville à Chalonnes-sur-Loire
lopper un outil d ’ aide à la décision relatif à l ’ implantation et
au dimensionnement d ’ unités
de méthanisation, établir des
recommandations et préconi-
« Les collectivités nous sollicitent pour réfléchir avec elles et
les aider dans les prises de décision. Nos analyses sont étayées
par des éléments économiques,
de l ’ action
sations pour élaborer un plan
de développement cohérent
de la méthanisation sur le territoire. La CCI a participé à
l ’ état des lieux des atouts du
Pays des Mauges en termes
de débouchés énergétiques
(quels besoins des entreprises
en thermie pour leur process
ou bâtiment ?) et de gisements
mobilisables (quelles entreprises susceptibles de produire
des déchets méthanisables ?).
Plébiscitée pour
les diagnostics
commerciaux
Les études les plus fréquentes
portent sur le diagnostic du
commerce dans une commune ou à l ’ échelle d ’ une
Communauté de communes.
La CCI dresse un état des lieux
de la dynamique commerciale,
des forces et des faiblesses de
l ’ offre et des potentialités de
la demande. Elle travaille avec
les élus sur les enjeux et propose des axes d ’ amélioration.
www.maineetloire.cci.fr
mais aussi par la perception
des professionnels concernés ».
La CCI permet d ’ optimiser la
nature des aménagements et
des projets soutenus par les collectivités et favorise un développement concerté et partagé.
Accompagner
une opération
d ’ urbanisme
A Maulévrier, la municipalité
voulait améliorer la commercialité du centre-bourg et renforcer
le confort d ’ achat. Elle a demandé à la Chambre de commerce
et d ’ industrie de réaliser une
étude sur l ’ accessibilité et la circulation dans le centre-bourg.
« Nous avons réalisé une analyse détaillée des flux, des comportements des consommateurs
et des besoins et attentes des
professionnels. ». Ce diagnostic
a servi de base à l ’ animation de
groupes de travail chargés d ’ élaborer des propositions d ’ aménagement. Cette concertation
a permis, grâce aux échanges,
A Avrillé, la municipalité a
décidé de renforcer le commerce de centre-ville à travers
des aménagements d ’ ampleur
suite à l ’ arrivée du tramway.
La Ville et la SPLA (Société
Publique d ’ Aménagement de
l ’ Anjou) ont associé la CCI à
la réflexion du nouveau centreville dès 2008. Ils lui ont confié
une mission d ’ accompagnement des professionnels qui
prenne en compte leur situation et leurs aspirations en
amont de la réorganisation
commerciale du centre-ville.
Un travail d ’ écoute, d ’ identification des projets, des attentes
et des préoccupations des commerçants a été réalisé pour permettre aux aménageurs et à la
municipalité d ’ adapter leur
projet en prenant leurs besoins
en compte. La CCI, présente à
toutes les étapes du projet dans
sa conception, accompagne
également sa mise en œuvre.
Comment conforter
l ’ offre pour limiter
l ’ évasion commerciale ?
Lutter contre l ’ évasion vers
Angers et La Flèche était la
préoccupation de la municipalité de Baugé. Elle a
confié à la CCI le soin d ’ estimer cette perte de chiffre
d ’ affaires et de proposer des
solutions. « Nous avons calculé que le marché théorique
de cette zone de chalandise
de 20 000 habitants s ’ élevait
à 90 millions d ’ euros. Mais
l ’ évasion était considérable :
45 millions d ’ euros. Le phénomène ne pouvait que s ’ accentuer au fil des années si rien
n ’ était fait. Les plus de 60 ans
étaient les clients les plus
nombreux en centre-ville et
les personnes actives n ’ étaient
pas satisfaites de l ’ offre commerciale ». Au terme de son
étude, la CCI a proposé un
plan d ’ actions. D ’ abord développer une offre complémentaire sur une autre zone. Ce
qui a été fait avec la création
d ’ un parc d ’ activités commer-
L ’ offre
« Etudes »
de la CCI
Approches marché,
études économiques,
comptages piétons,
Observatoires…..en
savoir plus sur
www.maineetloire.cci.fr,
« Informer territoires et
entreprises »
ciale de 9 000 m² à l ’ entrée
de ville, près du Super U,
en synergie avec l ’ offre du
centre-ville.
La municipalité de Chalonnessur-Loire s ’ interrogeait sur la
façon d ’ optimiser et conforter
son offre commerciale composée de boutiques en centreville, deux supermarchés et
deux marchés hebdomadaires.
La municipalité a décidé de
s ’ appuyer sur une concertation des professionnels et une
interrogation des consommateurs. Elle a demandé la collaboration de la CCI sur ses deux
opérations de restructuration
urbaine. Il s ’ agissait d ’ une
part de réaménager la place de
l ’ Hôtel de Ville, secteur très
commerçant, pour sécuriser
le déplacement des piétons et
redynamiser le centre. L ’ opération est terminée. Le second
projet était l ’ un des quatre
scénarii proposés par la CCI :
aménager la zone du Marais,
entre Super U et Intermarché,
pour accueillir un pôle
commercial sur 5 700 m².
« Il s ’ agissait de capitaliser sur
la synergie entre le marché, le
commerce de centre-ville et
les grandes surfaces ». La mise
en service du pôle est prévue
pour fin 2013, l ’ extension
du Super U s ’ est achevée en
novembre dernier.
Alain Ratour
CONTACT CCI
Philippe Aurégan
[email protected]
02 41 20 49 01
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 51
Enquete
Contrat de génération : la loi est votée !
Après plusieurs mois de discussion, le dispositif du contrat de
génération a été définitivement
adopté le 14 février. Que faut-il
retenir de la version finale de ce
contrat destiné à lier l’insertion
des jeunes et le maintien en
activité des seniors ? En savoir
plus avec l’Ordre des expertscomptables des Pays de Loire,
partenaire de la CCI de Maineet-Loire.
Pour beaucoup, le contrat de
génération répond au triple
objectif d ’ améliorer l ’ accès des
jeunes à un emploi avec un CDI,
de maintenir l ’ emploi des seniors
salariés et d ’ assurer la transmission des savoirs, des compétences et de l ’ expérience. L ’ accès
des jeunes à l ’ emploi durable ne
doit pas se faire selon le système
où l ’ entrée d ’ un jeune au travail
devrait correspondre au départ à
la retraite ou en pré-retraite d ’ un
senior. Il incite au contraire au
rapprochement en potentialisant
les forces des deux générations.
Le dispositif est facultatif et
récompensé financièrement dans
les entreprises de moins de 300
salariés. Celles d ’ au moins 300
salariés ont l ’ obligation d ’ agir
sous peine de sanction financière.
Une aide financière
pour les entreprises
de moins de 300
salariés
Si votre effectif compte moins de
50 salariés ou que vous appartenez à un groupe de moins de 50
salariés, vous pouvez bénéficier
d ’ une subvention lorsque :
ous embauchez en CDI un
V
jeune de moins de 26 ans
(moins de 30 ans s ’ il est travailleur handicapé) ; celui-ci
doit être embauché à temps
plein ou à temps partiel d ’ au
moins 4/5. Il doit être maintenu dans l ’ emploi pendant toute
la durée d ’ attribution de l ’ aide.
Vous maintenez dans l ’ emploi
en CDI (pendant la durée de
l ’ aide ou jusqu ’ à son départ à
la retraite) un salarié âgé d ’ au
moins 57 ans (55 ans s ’ il est
handicapé ou nouvellement
embauché).
L ’ aide est également ouverte à
titre transitoire pour l ’ embauche
en CDI d ’ un jeune à l ’ issue
d ’ un CDD ;
d ’ un contrat d ’ apprentissage ;
ou d ’ un contrat de professionnalisation,
dès lors que ce contrat est conclu
avec lui avant ses 26 ans (30 ans
s ’ il est handicapé), et avant la
date de promulgation de la loi.
L ’ aide sera versée par Pôle
emploi, pour chaque binôme
de salariés. Son montant est de
2 000 € par an pour l ’ embauche
du jeune et autant pour le maintien dans l ’ emploi du senior.
Soit 4 000 € par an pendant
une durée de 3 ans. L ’ aide sera
calculée au prorata de la durée
hebdomadaire du travail des
salariés y ouvrant droit.
Si vous avez un effectif compris entre 50 et 300 salariés ou
appartenez à un groupe de cette
taille, une condition supplémentaire s ’ impose à vous pour
bénéficier de l ’ aide : être couvert par un accord de branche
52 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
étendu ou par un accord collectif d ’ entreprise ou de groupe sur
le contrat de génération.
D ’ une durée de 3 ans, cet
accord doit notamment comporter des engagements en
faveur de l ’ insertion des jeunes,
de l ’ emploi des salariés âgés et
de la transmission des savoirs.
Nouveau : cet accord collectif
doit être précédé d ’ un diagnostic
qui évalue les engagements pris
antérieurement par votre entreprise en faveur des salariés âgés.
Si cet accord n ’ a pu être négocié (procès-verbal de désaccord
à l ’ appui), vous avez la possibilité d ’ élaborer un plan d ’ action
en consultant vos représentants
du personnel.
L ’ accord ou le plan d ’ action
doivent ensuite être validés par
l ’ administration.
Le contrôle de l ’ administration
porte sur l ’ accord collectif et sur
le diagnostic préalable.
Si c ’ est un plan d ’ action qui a
été établi, il vous faut également
fournir à l ’ administration l ’ avis
des représentants du personnel
et le procès-verbal de désaccord.
Quand l ’ aide n ’ est
pas due
Quelques cas parmi d ’ autres où
cette aide n ’ est pas accordée :
Lorsque vous avez procédé à
un licenciement économique
au cours des 6 mois précédents
l ’ embauche du jeune sur un
poste de même catégorie professionnelle ;
Lorsque vous avez procédé à
une rupture conventionnelle
ou à un licenciement pour un
motif autre qu ’ une inaptitude
ou une faute grave ou lourde,
sur le poste donnant lieu à
l ’ embauche ;
Lorsque vous n ’ êtes pas à jour
de vos obligations déclaratives
et de paiement des cotisations
sociales.
Elle cesse d ’ être versée en cas de
rupture conventionnelle conclue
avec l ’ un des salariés ouvrant
droit à l ’ aide ou licenciement de
ce salarié pour un motif autre
qu ’ une inaptitude ou une faute
grave ou lourde.
En outre, si vous licenciez le salarié senior pour un motif autre
que la faute grave ou lourde ou
l ’ inaptitude, l ’ aide accordée au
titre du binôme est supprimée.
Les obligations des
grandes entreprises
Si votre effectif est d ’ au moins
300 salariés ou que vous appartenez à un groupe d ’ au moins
300 salariés, vous serez sanctionné si vous ne recourrez pas
au contrat de génération.
Vous devez en effet être couvert
par un accord de branche étendu
ou par un accord de groupe ou
d ’ entreprise conforme d ’ ici le
30 septembre 2013.
A défaut, vous encourrez une
pénalité pouvant aller jusqu ’ à :
10 % du montant de la réduction Fillon au titre des rémunérations versées pendant la
période où vous n ’ êtes pas
couvert par un accord ou un
plan d ’ action sur le contrat de
génération ;
ou, si ce montant est plus
élevé, 1 % des rémunérations
ou gains versés aux salariés
pendant cette période.
Pour fixer la pénalité, l ’ administration tiendra compte des
efforts que vous avez fournis
pour conclure un accord ou
établir un plan, ainsi que de la
situation économique et financière de votre entreprise.
CONTACT
Franck Bordas, président
Ordre des Experts-Comptables
des Pays de Loire
02 41 25 35 45
www.paysdeloire.expertscomptables.fr
www.maineetloire.cci.fr
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Réglementation
Centralisation
numérique des
annonces légales
relatives aux sociétés
et aux fonds de
commerce
Une base de données numérique centralise depuis le
1er janvier 2013 les annonces
légales concernant les sociétés
et fonds de commerce (constitution, modification ou dissolution de sociétés, cession de
fonds de commerce…). Les
annonces légales préalablement publiées dans des journaux habilités sont mises en
ligne dans un délai de sept
jours sur le site : https://actulegales.fr. Elles y sont consultables moyennant le paiement
d’un droit. Un arrêté a fixé les
tarifs 2013 de ces publications
papier.
Source : décret n° 2012-1547
du 28 décembre 2012, JO du 30
décembre 2012
Emploi d’avenir et
entreprises Recruter un jeune en emploi
d’avenir, c’est lui permettre
de vivre une expérience professionnelle enrichissante et
reconnue, et lui donner les
moyens de se former.
Qui est concerné ? Les jeunes
de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans
pour les travailleurs handicapés), peu ou pas diplômés et
à la recherche d’un emploi.
A titre exceptionnel, les
jeunes résidant dans une
zone urbaine sensible (située
sur Angers, Trélazé, Cholet
et Saumur), une zone de
revitalisation rurale (cantons de Noyant et de Candé)
peuvent également accéder à
un emploi d’avenir jusqu’au
niveau bac+3.
Quelles sont les modalités ?
Pour les jeunes concernés :
- un CDI ou un CDD d’un an
renouvelable 2 fois, à temps
plein prioritairement, mais
possible à temps partiel
(durée hebdomadaire minimale 24 heures) ;
- une formation pour apprendre
un métier ;
- un tuteur pendant les trois
premières années du contrat.
Pour les entreprises :
- une aide de l’Etat de 18 000
euros sur 3 ans (6 000 euros
par an)
- un accompagnement renforcé de la mission locale et Cap
emploi (pour les travailleurs
handicapés) pour construire
le parcours de formation du
jeune et intervenir pour toute
difficulté pouvant survenir au
cours de l’emploi
- un engagement de l’entreprise
pour assurer le tutorat, la professionnalisation et la formation du jeune. Les OPCA participent au financement de la
formation.
Qui contacter ?
Pour le dépôt d’une offre, le recrutement et le suivi d’un jeune :
Mission locale Angevine :
02 41 24 16 04
Mission locale du Choletais :
02 41 49 81 00
Mission locale du Saumurois :
02 41 40 38 66
ou 02 41 40 38 57
Mission locale Loire en Layon :
02 41 54 05 85
Mission locale du Pays Segréen :
02 41 92 39 77
CAP emploi (jeunes travailleurs handicapés) :
02 41 22 95 90
Pôle emploi (uniquement pour
le dépôt de l’offre d’emploi)
Pour en savoir plus :
www.lesemploisdavenir.gouv.fr
ou
l’Unité territoriale de Maineet-Loire : 02 41 54 53 18
La prévoyance des
apprentis est soumise
au forfait social
Dans les entreprises de 10 salariés et plus, les contributions
patronales versées au titre d’un
régime de prévoyance complémentaire sont assujetties à la
CSG/CRDS, ainsi qu’au forfait
social (pour un taux réduit de
8 %). Ce forfait social est également applicable aux contributions patronales au régime
de prévoyance complémentaire
versées au profit des apprentis.
54 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
Quant aux entreprises de moins
de 10 salariés, elles bénéficient
d’un régime de faveur afin de
les encourager à mettre en place
une complémentaire santé. À ce
titre, elles sont en principe exonérées de forfait social sur leurs
contributions à un régime de
prévoyance
complémentaire,
contributions qui sont soumises,
en revanche, à la CSG/CRDS.
Circulaire DSS/5B n°2012-319
du 18 août 2012
Cotisations, retraite,
santé : « Mon
compte » pour les
assurés du RSI
Ils sont 22 000 artisans et
commerçants, assurés du
RSI (Régime Social des
Indépendants) dans le Maineet-Loire. Ils peuvent désormais utiliser le service « Mon
compte » sur www.rsi.fr pour
tout savoir et à tout moment sur
leurs cotisations, retraite, santé.
Trois téléservices leur permettent de gagner du temps pour
l’activité de leur entreprise et
simplifier les démarches relatives à leur protection sociale.
Avec « Mes cotisations », ils
peuvent consulter les données
de leur compte cotisant (historique des cotisations versées,
suivi des échéances de paiement), réviser leurs revenus
et télécharger des attestations
(marchés publics ou vigilance).
« Mon relevé de carrière »
ouvre la possibilité de recevoir un relevé individuel de
situation électronique instantané et de connaître ses droits
acquis pour la retraite. Le
dossier personnel de prévention et de dépistage peut être
consulté dans « Ma prévention
santé ». Prochainement, « Ma
santé » mettra les assurés du RSI
en relation avec les téléservices
de leur organisme conventionné qui gèrent notamment les
remboursements santé. « Mon
compte » est facile à créer en
se rendant sur le site www.rsi.
fr. Consultable instantanément
et accessible depuis un téléphone mobile ou une tablette.
Une foire aux questions sur le
site www.rsi.fr et un numéro
vert (08 11 70 10 22) accompagnent les assurés dans leurs
démarches en ligne.
Délivrance de
passeports
temporaires
Les déplacements professionnels
se décident parfois à très court
terme. La plupart du temps, ils
nécessitent la possession d ’ une
carte d ’ identité ou d ’ un passeport en cours de validité. Le
bureau de la nationalité de la
Préfecture est régulièrement sollicité en urgence pour délivrer
ces titres, le plus souvent sous
la forme d ’ un passeport temporaire valable un an. Des justificatifs doivent être présentés
à l ’ appui de demande de passeport. La Préfecture invite les
chefs d ’ entreprises à veiller à ce
qu ’ eux-mêmes et leurs collaborateurs potentiellement concernés soient en possession de titres
d ’ identité et/ou de voyage en
cours de validité. Elle rappelle
que les dates de congrès, séminaires et salons sont connues à
l ’ avance. Ces déplacements ne
peuvent faire l ’ objet de la délivrance d ’ un passeport temporaire. La carte d ’ identité comme
le passeport sont valables 10 ans.
Que sont les conventions
réglementées dans
une SARL ?
Les conventions réglementées
sont, au sens de l ’ article L 22319 du Code de commerce, celles
qui interviennent directement
ou indirectement entre la SARL
et l ’ un de ses gérants ou associés. Une procédure d ’ approbation a posteriori s ’ applique à
ces conventions. Il s ’ agit d ’ une
présentation lors de l ’ assemblée
générale ordinaire des associés
d ’ un rapport spécial établi par
le gérant ou, s ’ il en existe un,
par le commissaire aux comptes.
L ’ assemblée statue sur ce rapport, mais l ’ associé, ou le gérant
intéressé, ne peut pas prendre
part au vote.
Comment se décide la
période de prise des
congés payés ?
La période de prise de congés est
fixée par la convention collective
ou à défaut par l ’ employeur après
www.maineetloire.cci.fr
consultation des représentants du
personnel s ’ il y en a. En application de l ’ article D.3141-5 du Code
du travail, la période des vacances
doit être portée à la connaissance
des salariés au moins deux mois
avant son ouverture.
Quand peut-on avoir
recours à un CDD
saisonnier ?
La notion d ’ emplois à caractère saisonnier suppose que les
CDD sont conclus pour des
périodes coïncidant avec tout ou
partie d ’ une ou plusieurs saisons
et pour des activités par nature
liées aux saisons. Une circulaire
du 30 octobre 1990 précise qu ’ il
s ’ agit de contrats à durée déterminée correspondant à l ’ exécution de travaux normalement
appelés à se répéter chaque année
à date à peu près fixe, en fonction du rythme des saisons ou des
modes de vie collectifs et qui sont
effectués pour le compte d ’ une
entreprise dont l ’ activité obéit
aux mêmes variations (exemple :
activités touristiques, ski, ... ) Comment se déroule
l ’ entretien préalable
de licenciement pour
motif personnel ?
C ’ est, en principe, l ’ employeur
qui doit recevoir le salarié lors
de l ’ entretien préalable. Mais
il peut se faire remplacer par
une personne qui a le pouvoir,
dans l ’ entreprise, d ’ embaucher ou de licencier le personnel. L ’ employeur a également
la faculté de se faire assister lors
de l ’ entretien, à condition que la
personne qui l ’ accompagne fasse
partie de l ’ entreprise. La présence
de cette personne ne doit pas faire
grief aux intérêts du salarié. Elle
n ’ intervient qu ’ à la demande des
interlocuteurs, et dans le but de les
informer. Au cours de l ’ entretien
préalable, l ’ employeur doit indiquer au salarié le ou les motifs de
la décision envisagée et recueillir
les explications de ce dernier. À
défaut, la procédure comporte
une irrégularité. Si le salarié ne
se présente pas à l ’ entretien,
l ’ employeur est en droit de poursuivre la procédure et de notifier
www.maineetloire.cci.fr
le licenciement, dès lors qu ’ il a
régulièrement envoyé la convocation. Cela ne dispense pas pour
autant l ’ employeur de vérifier la
réalité et le sérieux des manquements reprochés au salarié.
Un associé de SAS
peut-il avoir un
contrat de travail ?
Il est en effet possible pour un
associé majoritaire d ’ avoir un
contrat de travail dans la SAS.
Cependant, ce contrat de travail doit permettre une véritable
relation de travail basée sur une
subordination juridique (rendre
des comptes à un supérieur hiérarchique, exercice du pouvoir
disciplinaire notamment).
Comment afficher
les horaires dans
l ’ entreprise ?
L ’ employeur peut faire valoir
les horaires en les affichant dans
l ’ entreprise. Il doit indiquer les
temps de travail, les temps de
pause ainsi que les coupures le
cas échéant. Ce document doit
être daté et signé par le chef
d ’ entreprise. Préalablement à
l ’ affichage, ce document devra
être envoyé à l ’ Inspection du
travail pour information.
Travailleurs
indépendants :
cotisations sociales
sur les dividendes
Depuis 2009, les dividendes
perçus par les travailleurs indépendants exerçant en société d ’ exercice libéral (SEL) sont
assujettis à cotisations sociales.
La loi de financement de la
Sécurité sociale pour 2013 élargit
cet assujettissement à cotisations
sociales aux travailleurs indépendants exerçant leur activité dans
une société soumise à l ’ impôt
sur les sociétés, quelle que soit sa
forme juridique (gérant majoritaire de SARL par exemple).
Cette mesure s ’ applique aux cotisations sociales dues au titre des
périodes courant à compter du
1er janvier 2013 (à compter de
la publication du décret). À titre
transitoire néanmoins, la part
des dividendes ou des intérêts de
comptes courants perçus en 2013
et en 2014 sera, pour les personnes nouvellement soumises
à l ’ élargissement de l ’ assiette
des cotisations, prise en compte
pour le calcul des cotisations
provisionnelles dues au titre des
années 2013 (revenus 2011) et
2014 (revenus 2012). Ces revenus
devront être déclarés au Régime
social des indépendants (RSI)
dans un délai de trente jours à
compter de leur perception. Cette
disposition vise à éviter que le
travailleur indépendant ne choisisse de percevoir des dividendes
plutôt qu ’ un revenu professionnel d ’ activité afin d ’ échapper aux
cotisations sociales. L ’ application
de ce dispositif devrait concerner,
en 2013, 50 000 travailleurs indépendants et rapporter 75 millions
d ’ euros au RSI.
Art. 11, loi n° 2012-1404
du 17 décembre 2012, JO du 18
le vendeur doit être en mesure
de prouver que ce dernier les
a acceptées. Et lui faire signer
une clause par laquelle il reconnait avoir reçu les CGV peut
parfois ne pas suffire. Par un
arrêt rendu le 19 février 2013, la
Cour de Cassation a considéré
qu ’ une telle clause, insérée dans
une confirmation de commande
signée par l ’ acheteur, ne permettait pas de prouver que ce dernier avait pris connaissance des
CGV du vendeur. D ’ autant que
l ’ acheteur contractait pour la première fois avec le vendeur et qu ’ il
n ’ avait pas reçu son catalogue
lors de la conclusion de la vente.
Quelles que soient les contraintes
d ’ urgence de la vie des affaires, il
est indispensable d ’ obtenir de ses
clients – ou de ses acheteurs – la
manifestation non équivoque de
leur accord sur vos Conditions
Générales de Vente ou d ’ Achat.
A défaut, en cas de litige, elles ne
leur seront pas opposables.
Cassation commerciale,
13 février 2013, n° 11-22827
TVA sur certains
services à la personne
Déclaration
d ’ insaisissabilité trop
tardive
A la demande de la Commission
européenne, le gouvernement
a relevé de 7 % à 19,6 % le taux
de TVA applicable à certains services à la personne. Cette augmentation entre en vigueur au
1er juillet 2013. Elle concerne
cinq catégories de prestations :
- les petits travaux de jardinage ;
- les cours à domicile (hors soutien scolaire) ;
- l ’ assistance informatique et
Internet à domicile ;
- la maintenance, l ’ entretien et la
vigilance temporaires, à domicile, de la résidence principale et
secondaire ;
- les activités qui concourent
directement et exclusivement à
coordonner et délivrer les services à la personne (c ’ est-à-dire
l ’ activité du mandataire qui met
en relation un client et un prestataire de services à la personne).
Faire signer ses
conditions générales
de vente
En effectuant une déclaration
d ’ insaisissabilité, un entrepreneur individuel met ses
biens immobiliers (maison...)
à l ’ abri des poursuites de
ses créanciers professionnels.
Toutefois, cette protection ne
joue qu ’ envers les créanciers
dont la créance est née après la
publication de la déclaration.
Ainsi, la déclaration d ’ insaisissabilité, souscrite par un commerçant après qu ’ il ait reçu
une mise en demeure adressée par un créancier suite à
une défaillance de sa part dans
l ’ exécution d ’ un contrat, a été
jugée sans effet vis-à-vis de ce
créancier. En effet, la créance
était née au moment de la
défaillance du commerçant et
non, comme il le prétendait,
lors de sa condamnation en
justice.
Cassation commerciale,
28 juin 2012, n° 11-18078
Pour pouvoir se prévaloir de ses
conditions générales de vente
(CGV) à l ’ encontre d ’ un client,
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 55
Decouverte
Inspirez, créez…
Mode et création
Porter un regard sur ce « je
ne sais quoi » qui fera la
différence, poser sa griffe,
signature par excellence de
son style. Les créateurs de
mode réinventent nos univers,
puisant leur inspiration dans
leur imaginaire mais aussi
dans leur histoire.
56 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
L
e monde entier nous
l ’ envie, cette French
Touch si singulière qui
définit si bien l ’ élégance
à la française. Chaque année, les
défilés de mode illuminent les
« fashion-weeks », nous montrant à quel point la création
atteint des sommets de beauté
qui tendent parfois à l ’ œuvre
d ’ art, nous rappelant aussi que
Paris reste la capitale incontestée de la mode. Dans l ’ ombre de
ces ors éphémères, des stylistes,
créateurs, captent les tendances,
les couleurs, les formes, s ’ inspirant parfois de leur identité. Une
identité forte comme en Anjou
où, dans le droit fil de son histoire, le Choletais perpétue la
tradition de la création textile.
En Pays de Loire, la mode, fruit
d ’ un passé textile et industriel
riche, marque toujours de son
empreinte le sol de ce territoire.
De l ’ artisanat à l ’ industrie, de
la formation à la recherche, des
musées aux centres techniques,
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Le Lycée de la Mode à Cholet
la région constitue le premier
bassin d ’ emploi pour la filière
mode. Un terreau créatif que la
profession valorise par l ’ intermédiaire de l ’ association Pôle
Mode Ouest (dont la vocation
est de soutenir le développement économique des industriels et créateurs des Pays de la
Loire dans le textile, l ’ habillement, la chaussure et la maroquinerie) et de l ’ organisation
professionnelle Mode Grand
sement. « Pour le BTS Design
Mode, nous recevons 480 dossiers pour 30 places. C ’ est un
choix que de limiter l ’ offre pour
assurer un certain niveau de
qualité. C ’ est important pour la
renommée de l ’ établissement :
la plupart de nos apprentis travaillent chez des façonniers
dont les clients sont de grandes
maisons. Avec Paris et Tours, le
lycée de la Mode fait partie des
trois pôles d ’ excellence géo-
vous êtes en
Ouest qui rassemble l ’ ensemble
des métiers de la mode du
Grand Ouest (soit quelque 40
marques réparties au sein de
20 entreprises adhérentes et
1 800 salariés pour un chiffre
d ’ affaires de 570 millions
d ’ euros). Autre acteur de promotion de la filière, la plateforme
EMODE (Cholet), un dispositif
unique d ’ appui à l ’ innovation
et à la créativité dédié aux nouvelles technologies numériques
pour la filière Mode.
Fleuron en matière de formation, le lycée de la Mode à
Cholet - créé en 1989 - prépare
à des BAC, BTS et licences professionnelles dédiés aux métiers
de la mode. Pour Jacques
Corbin, proviseur, cet établissement est le parfait exemple
d ’ une collaboration fructueuse entre l ’ enseignement, les
entreprises et les attentes de la
filière. Normandie, Limousin,
Aquitaine… de Calais à
Biarritz, les formations participent largement au rayonnement national de l ’ établiswww.maineetloire.cci.fr
ton badin, que « Paris n ’ est,
après tout, que la banlieue de
Cholet en matière de création
et de mode ». Derrière ce mot
d ’ esprit, il y a pourtant bel
et bien la reconnaissance des
talents créatifs de l ’ établissement choletais. En 2012, trois
étudiantes en BTS métiers de
la mode, chaussure et maroquinerie ont exposé dans le
prestigieux espace Richelieu à
Paris, dans le cadre de la manifestation « La chaussure, une
passion française - Création &
Innovation depuis 150 ans ».
Anjou
« La plupart de nos apprentis
travaillent chez des façonniers
dont les clients sont
de grandes maisons »
graphiquement identifiés qui
portent haut les couleurs de la
mode française ». Le lycée de
la Mode, ce sont aussi des formations cousues mains pour
les besoins spécifiques et ponctuels d ’ entreprises (formation
de piqueuses pour le secteur du
luxe), des formations « hightech » (licence « mode et haute
technologie ») avec l ’ apprentissage de procédés ultra-son, de
thermo-collage, d ’ impressions
numériques textiles... L ’ aura
du lycée essaime jusque dans
les milieux parisiens. Jacques
Corbin aime à dire, sur un
Autre belle reconnaissance :
à la demande du service pédagogique du Musée d ’ Orsay,
l ’ établissement a été sollicité
pour créer les costumes d ’ une
comédie musicale inspirée
d ’ un tableau de Renoir et dont
les représentations ont eu lieu
ce printemps au Châtelet et
au Musée d ’ Orsay. « Une telle
séance de travaux pratiques…
Imaginez la fierté des élèves
comme du corps enseignant».
Dans un autre registre, 2 400
agents des Pays de la Loire portent des tenues créées par les
élèves du lycée de la Mode de
Cholet. « Nous sommes souvent sollicités. Nous répondons
favorablement quand cela est
possible ».
Autre vitrine de cet écheveau
créatif, le musée du textile de
Cholet. Depuis son ouverture
en 1995, le Musée étudie l ’ histoire et l ’ actualité de l ’ industrie textile choletaise. Cette
année, pour le 6ème volet du
cycle d ’ expositions « Small
Couture », le musée met à
l ’ honneur l ’ univers de l ’ un
des plus anciens fleurons en
matière de création de prêt-àporter pour enfants encore en
activité : Catimini.
Les belles choses
sont faites pour
durer
L ’ affectif, des racines, c ’ est
aussi ce qui inspirent parfois
les créateurs de mode. En fondant la Maison François, Karine
Hervé a été portée par le souvenir d ’ une grand-mère angevine, influencée par son goût des
belles choses qu ’ elle lui a transmis et qui l ’ ont aidée à trouver
son style. Pendant 15 ans, Karine
a travaillé au service marketing
d ’ une grande marque de mode,
installée à Cholet.
Quinze ans qui lui ont permis de
développer une fibre artistique
et un œil averti qu ’ elle avait déjà
exercés sur les bancs des BeauxArts, lorsqu ’ elle était étudiante,
de sauter le pas et « enfin de me
réaliser en créant mes propres
collections, une ligne de vêtements pour les 6/18 ans ». Karine
avait à cœur de façonner un style
« esprit de famille », intemporel,
loin des modes éphémères mais
aussi de travailler dans le res-
Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 57
Decouverte
m ’ a mis le pied à
l ’ étrier. Ma sensibilité à la mode s ’ est
confirmée lorsque,
enfant, je me rendais souvent dans
les deux plus belles
boutiques de vêtements de Saumur
tenues par des amis
de mes parents ».
pect des belles choses fabriquées
dans le Val de Loire. L ’ élégance
à la française lui a vraiment été
révélée lors d ’ un séjour au pays
du soleil levant. « J ’ ai découvert
au Japon le rayonnement de la
France ». La Maison François
est aussi l ’ histoire d ’ un partenariat local. « J ’ ai la chance de
vivre dans une région dynamique avec de vrais savoir-faire.
Façonniers, bureaux d ’ études,
tous sont à proximité. J ’ ai toujours voulu cultiver l ’ esprit
« made in France». Les tissus
100 % coton (italiens, liberty
anglais...) proviennent des plus
beaux écheveaux. Pour se faire
connaître, Karine a opté pour la
vente à domicile, sur les marchés
et sur Internet. « Je développe
un réseau de proximité dans les
Pays de la Loire, également sur
Bordeaux et Paris », sans oublier
le Japon où les collections de
Karine ont récemment fait leur
entrée. Son inspiration, Karine
la puise en Anjou. « Je me sens
très proche de cette terre, de cet
art de vivre qui lie l ’ élégance et
la sobriété». Chemisiers, robes,
marinières… Bleu dur, indigo,
ciel sur des variantes de rayures,
de vichy, de pois... « Le bleu est
très présent dans mes collections, une référence aux armoiries du Comte d ’ Anjou, à la
Loire. J ’ aimerais que mes collections soient dans l ’ air du temps,
traversent les époques, comme
ce fut le cas dans les années 60 où
la mode avait une classe folle et
qu ’ elles restent longtemps dans
le vestiaire de mes clientes ».
De Saumur
à New-York
Dans les registres de l ’ Etat civil
de Saumur de 1883, figure le
nom d ’ une femme dont la griffe
a marqué universellement l ’ élégance et le chic à la française :
Gabrielle Bonheur, plus connue
sous le nom de Coco Chanel.
Passionnée de cheval, la créatrice
de la célèbre petite robe noire
usera dans ses collections du
noir, des brandebourgs et autres
boutons d ’ or, parlant de « la
beauté austère et intemporelle
du Cadre Noir ». Aujourd ’ hui,
le Saumurois Pierre-Henri
Mattout, 39 ans, a posé ses pas
Pierre-Henri
se
souvient aussi de
la papeterie de la
Poste tenue par
son oncle et sa tante et du plaisir qu ’ il avait à mettre en scène
et en valeur des objets. « C ’ est
grâce à un créateur japonais très
talentueux, Atsuro Tayama. Puis
j ’ ai rejoint le studio homme de
la Maison Dior. J ’ ai suivi des
cours de modélisme car il me
semblait important de comprendre la construction des
vêtements pour être plus créatif ». Saumur est toujours présent dans l ’ esprit des collections
de Pierre-Henri (sa 1ère collection s ’ appelait « Cadre Noir »).
« Une ville qui a côtoyé les rois
de France, l ’ élite de la fonction militaire, le Cadre Noir…
Saumur m ’ inspire beaucoup.
Je suis très sensible à l ’ héritage,
aux traces de l ’ histoire, mais
aussi aux valeurs et aux signi-
« J ’ ai découvert au Japon le
rayonnement de la France »
vers l ’ âge de 8 ans que j ’ ai dû
saisir la différence entre qualité et quantité. Je savais déjà
ce que j ’ aimais ou non ». C ’ est
à 12 ans que Pierre-Henri fixe
définitivement son choix sur le
métier qu ’ il exercera plus tard.
« J ’ aimais customiser mes vêtements, les teindre, raccourcir les
manches. L ’ idée de rendre les
fications derrière chaque détail
comme sur une décoration militaire ». L ’ esprit Pierre-Henri
Mattout ? Une dualité entre
héritage et renouveau, une inspiration puisée à la fois dans ses
souvenirs et dans des éléments
très contemporains, voire hightech. Aujourd ’ hui installé à
New-York, Pierre-Henri conti-
Collections Pierre-Henri Mattout
dans ceux de Mademoiselle.
Créateur de prêt-à-porter, il
est installé depuis 5 ans à NewYork. Les défilés grandioses des
fashion-weeks ne l ’ ont jamais
éloigné de ses racines, de ceux
qui l ’ ont fait aller vers ce quoi
il était prédestiné. « Ma mère
a toujours eu un goût des plus
sophistiqués. C ’ est elle qui
58 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
choses plus belles me fascinait.
A 14 ans, ma mère m ’ a offert
une machine à coudre Singer
que j ’ utilise toujours». La mutation à Paris du père de PierreHenri sera vécue comme une
opportunité. « A mon arrivée,
j ’ ai eu la chance d ’ intégrer le
studio de création de Cacharel.
J ’ y ai appris les bases du métier
nue d ’ entretenir son affection
pour sa région natale. « J ’ aime
promouvoir Saumur, l ’ Anjou, et
particulièrement un bon vin... le
Clos Rougeard ( !) ».
Marianne Bourgeois
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souhaitez pas que l ’ avis
de la cession et son
montant soient publiés
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Merci de le faire savoir à
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Tél. : 02 41 20 54 04
E-mail :
dominique.gruson
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Source : Annonces Légales (le nom indiqué est celui de l ’ enseigne actuelle ou celui de l ’ acquéreur) parues dans Le Courrier de l ’ Ouest, Ouest-France et L ’ Anjou agricole.
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PLACE
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Le Solomo,
S
cusi, parla SoLoMo ? (*)».
La consonance italienne
du vocable SoLoMo n ’ a
aucun lien avec la langue
de Dante. Cet acronyme est la
contraction de Social, Local,
Mobile. Il répond à l ’ attente du
consommateur « branché » :
trouver simplement et rapidement, où qu ’ il soit, le produit ou
le service qu ’ il cherche. Avec le
mobile et le SoLoMo, on passe
de la logique web “je recherche
quelque chose” à “je suis ici,
dites-moi ce qu ’ il y a autour de
moi”, rendue encore plus facile
et intuitive par l ’ impressionnant
déploiement des applications
mobiles. L ’ idée derrière cela ?
Intégrer cette dimension locale
et mobile pour proposer des
messages ciblés. Le phénomène
SoLoMo illustre l ’ essor exponentiel des terminaux mobiles
et signe peut-être le déclin de la
toute puissance du PC.
« So fort » le SoLoMo !
Quels sont les avantages du
SoLoMo pour une entreprise ?
« So » ou la force des recommandations. L ’ engouement pour
les réseaux sociaux s ’ explique
par la facilité des échanges et
la spontanéité des interactions.
Expériences d ’ achat, recommandations des internautes…
autant de points d ’ appui per-
une longueur d ’ avance sur leurs
concurrents : les connexions à
haut débit, les applications centrées sur l ’ utilisateur et les paiements mobiles sont en train de
changer nos comportements
d ’ achat. Les secteurs qui tireront le plus profit des applications SoLoMo : la restauration
(sous forme de deal), le tourisme (avec les avis et notes) et
l ’ évènementiel (concerts, spectacles, cinéma, manifestations
diverses). Mais le SoLoMo, c ’ est
surtout une opportunité pour
les PME locales de mener de
véritables campagnes en ligne
ciblées. Augmenter sa visibilité
en créant son « adresse Google »
Le SoLoMo le nouvel « O solo
mio » du marketing digital ?
Peut-être, si les entreprises relèvent au préalable quelques défis.
La liberté d ’ échanges sur les
réseaux sociaux est telle qu ’ elle
implique un nécessaire contrôle
et une vigilance constante des
entreprises pour éviter de porter
ombrage à leur réputation. Autre
maillon faible : la localisation
pose les mêmes problèmes que
les réseaux sociaux, à savoir des
questions de respect de la vie
privée et d ’ intégrité des données personnelles. Par ailleurs, le
fait que les applications mobiles
aspirent, rapprochent les données personnelles, les localisations et les traces laissées sur la
toile risquent à terme d ’ entraîner
un sentiment d ’ intrusion dans
la sphère privée. D ’ où l ’ intérêt
le nouveau triangle d ’ or
du marketing B to C (*)
mettant à une entreprise d ’ alimenter les conversations, de susciter l ’ échange avec ses clients.
« Lo » ou comment capter
un trafic ciblé et qualifié et
déclencher des achats impulsifs en magasin, faciliter l ’ accès
aux points de vente. Les offres
de proximité influencent le
consommateur. D ’ où l ’ intérêt
pour une entreprise d ’ optimiser sa présence et sa visibilité
online dans les résultats locaux
de recherche grâce à un meilleur
référencement, de diffuser des
offres ciblées et d ’ adopter une
communication géolocalisée. La
géolocalisation permet d ’ associer plus facilement un client
online à un magasin et ainsi,
d ’ optimiser la gestion de la relation clients. Ce faisant, l ’ entreprise intègrera ses points de
vente dans sa stratégie digitale.
Ce croisement est d ’ autant plus
essentiel que les consommateurs
souhaitent toujours voir, toucher
les produits avant de les acheter
et connecter vie quotidienne et
activités en ligne.
« Mo » ou comment les primoentrants sur le SoLoMo auront
pour apparaître dans l ’ application Google Maps pour smartphones, fidéliser ses clients
en récompensant les check-in
(actions permettant de signaler
à ses amis son entrée dans un
lieu : un bar, un ciné, un restaurant ou autre) sur Foursquare ou
lancer une campagne Facebook
ciblée sur un quartier. Autant de
nouvelles façons de générer du
chiffre d ’ affaires via le SoLoMo.
Un parfait exemple de l ’ utilisation du SoLoMo est celle qui
en est faite par la SNCF : identification via Facebook Connect,
partage des commandes sur
Facebook et Twitter, géolocalisation des gares, achats de billets
sur mobile/tablette, etc. Autre
exemple, l’enseigne de vêtements pour enfants, Du Pareil
au Même, dont l ’ application allie
catalogue, m-boutique, géolocalisation, référencement local et
scan de codes barres en magasin.
Quant à Orange, en adoptant
une image connectée et modernisée grâce au SoLoMo, la société a fait évoluer sa relation client,
espérant ainsi élargir sa cible
professionnelle.
de constituer des bases de données « opt-in » (option d ’ adhésion consentie au préalable par
l ’ internaute), demandant l ’ autorisation aux mobinautes d ’ utiliser les informations recueillies.
Développer
une
stratégie
SoLoMo pertinente demande
du temps, du savoir-faire. Cela
suppose une vision globale et
une reconnaissance du client
où qu ’ il soit, ainsi qu ’ une complémentarité des échanges entre
les canaux. Recette pour un
SoLoMo réussi ? Un contenu de
qualité, une relation client suivie,
personnalisée, un bon message
au bon moment, au bon endroit.
Marianne Bourgeois
1
en Italien : Parlez-vous SoLoMo ?
(*)
Business to consumer
Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20 49
00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistantes rédactrices : Isabelle Baudry et
Nadège Lardier - A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : Alain Chudeau et CCI Publicité : Maine Editions 02 43 24 23 42 - Impression et routage : Corlet Roto. Bimestriel (5 numéros par an : Janvier - Mars - Juin - Septembre - Novembre) - Tirage :
26 000 exemplaires. Dépôt légal : Juin 2013. N° ISSN : 1959-5379 - Numéro : 3 E. Abonnement annuel : 15 E auprès de la CCI.
Publication en accès sur le site Internet de la CCI : www.maineetloire.cci.fr
62 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013
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