Anjou Eco N°30
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Anjou Eco N°30
www.maineetloire.cci.fr Bimestriel - Juin 2013 - 3 Anjou Eco N° 30 Magazine économique de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire Mode et création Inspirez, créez … vous êtes en Anjou Lycée de la Mode à Cholet P.56 Industri‘elles… Où sont les femmes ? P.36 Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme P.40 Gestion d’Actifs Transmission Optimisation Inter professionnalité Conseil en investissement Conseil patrimonial Audit Chef d’entrePrise Leçon n°3 Pour optimiser votre période d’activité : Constituer votre patrimoine Gérer votre fiscalité Protéger votre famille Conseils en Ingénierie Patrimoniale Votre solution patrimoniale 11 rue des Arènes, 49100 ANGERS Tél : 02 41 25 01 41 - www.financiereconseil.fr iCI gnons i o j s u no E L I T U ’ L profitable au *Source : Altares 06/2012 pour les entreprises, immatriculations SIREN pour les professionnels et libéraux. CAISSE RÉGIONALE DE CRÉDIT AGRICOLE MUTUEL DE L’ANJOU ET DU MAINE, Société coopérative à capital variable, agréée en tant qu’établissement de crédit - Société de courtage d’assurance immatriculée au Registre des Intermédiaires en Assurance sous le n° 07 023 736 - Siège social situé 40 rue Prémartine, 72083 LE MANS CEDEX 9 - 414 993 998 RCS LE MANS - 05/2013 neurs x entrepre e prêts au d s ro u ’e ns d 12. 433 millio les en 20 r son ions libéra ine est, su d’1 et profess gricole Anjou Ma t e 2 r su A rise Le Crédit banque d’1 entrep le sur 3*. éra , la territoire fession lib nel et pro n io ss fe pro prises e.fr/entre njou-main www.ca-a Sommaire forts x u a n ig s s e d : I CC au e s é r u d r u e v a f en 04 Dixit 06 Ligne directe 13 Regard D Fort de cette évolution, le Gouvernement a adressé des signaux de reconnaissance. Un Pacte de confiance a ainsi été signé entre l’Etat et le réseau des CCI de France le 28 mai dernier, en présence du Premier Ministre. Par ce Pacte de confiance, l’Etat et les Chambres de Commerce et d’Industrie s’engagent au bénéfice du redressement économique du pays et de l’emploi. Ceci se traduit par un contrat d’objectifs et de performance qui repose sur des actions au service des entreprises. Parmi elles, l’emploi des jeunes, la simplification administrative, le financement, la modernisation industrielle, l’innovation et l’accompagnement à l’international. Les CCI jouent un rôle essentiel auprès des entreprises, le Président de la République l’a confirmé lors de sa rencontre avec le Président André MARCON, particulièrement en période de conjoncture difficile. « Représentantes des entreprises, elles sont légitimes pour être le relais des politiques sur les territoires ». La sortie de crise doit être anticipée. La CCI de Maine-et-Loire est déjà engagée sur de nombreux fronts. Avec esprit d’efficacité et volontarisme, elle souhaite s’engager encore plus dans la construction de stratégies partagées avec les acteurs de l’économie régionale. Aussi vrai qu’il n’y a d’équilibre que dans le mouvement. Eric Groud Président de la Chambre de commerce et d ’ industrie de Maine-et-Loire Votre magazine en ligne www.anjoueco.fr Anjou Eco, c ’ est le bimestriel de référence sur la vie des entreprises, des territoires et de la CCI de Maine-et-Loire. C ’ est aussi le site Web www.anjoueco.fr qui met en ligne le magazine, des actualités inédites en provenance de la rédaction et des communiqués de presse. C ’ est également le fil Twitter http://twitter.com/#!/AnjouEco Retrouvez chaque mois l ’ actualité de la CCI de Maine-et-Loire sur la newsletter numérique « EssenCCIel ». www.maineetloire.cci.fr Bruno Conche, Digitex, Saint Germain-sur-Moine 14 Ligne directe 15 Regard Jean-Jacques Lascombes, A.A.S. Aéro & Systèmes, Saumur 16 Ligne directe 19 Regard e puis 2009, le réseau des CCI connait des mutations profondes : réforme de structure et diminution de sa ressource fiscale affectée. Dans ce contexte, les CCI ont poursuivi, voire amplifié, leurs missions d’accompagnement au service des entreprises et de leurs territoires. Gilles Babinet rédéric Chudeau, Sarl Arca F Chudeau, Avrillé 20 Ligne directe 21 Regard Joël Esnault, Groupe CMI, Saint Sylvain d ’Anjou 22 Ligne directe 23 Regard hierry Gauchet, Trioplast, T Pouancé 24 Ligne directe 25 Regard avier Cunaud, Groupe Salmon X Arc en Ciel. Villedieu-La-Blouère 26 Ligne directe 36 Enquête Industri ’elles… Où sont les femmes ? 40 Enquête ien ne se perd, rien ne se crée, R tout se transforme 44 Enquête e numérique atteint L l ’ âge de réseaux 48 Enquête es nouveaux habits de la L fonction commerciale 50 Enquête es études CCI : pour la réussite L de l ’action 52 Réglementation 56 Découverte Mode et création. Inspirez, créez... Vous êtes en Anjou 60 Transactions commerciales 62 Internet Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 3 DIXIT Tous les aspects de la vie sociale – économie, organisation du travail, relations entre personnes, culture, loisirs… se trouvent concernés dans la « société numérique ». L ’ Internet en est l ’ expression la plus spectaculaire. Les bouleversements à venir vont être considérables dans cinq domaines : la connaissance, l ’ éducation, l ’ administration, la santé et le « crowd ». Survol du futur aux côtés de Gilles Babinet, représentant de la France auprès de l ’ Europe sur les questions numériques. Et une conclusion : « Nous avons donc toutes les raisons de croire que nous allons vivre dans un monde harmonieux de croissance partagée ». Gilles Babinet Les cinq 45 ans. « Autodidacte de formation ». Créateur et revendeur de plusieurs sociétés dans le bâtiment, le design et le développement de sites web. Aujourd ’ hui, président du conseil d ’ administration de Captain Dash, Eyeka et Digibonus. D ’ avril 2011 à avril 2012, premier Président du Conseil national du numérique. Nommé le 25 juin 2012 « Digital Champion » par la ministre déléguée au Numérique, Fleur Pellerin, pour représenter la France auprès de la Commission européenne pour des questions d ’ agenda numérique. 4 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 4 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 thèmes Dernières publications « Pour un « New Deal » numérique », Gilles Babinet et Frédéric Créplet, Institut Montaigne (www.institutmontaigne.org) « 5 notions qui vont changer le monde » est le livre sur lequel je travaille actuellement. Je suis toujours surpris de m ’ apercevoir combien les gens ne perçoivent pas l ’ ampleur des changements qui nous font face. Ils perçoivent bien que les téléphones mobiles, la micro-informatique, les « apps » ont été des petites révolutions. Mais le fait que cela n ’ est que le début d ’ une révolution d ’ une plus grande ampleur est souvent plus difficile à appréhender. L ’ idée est donc de montrer, au travers de quelques thèmes forts, que nous sommes au devant d ’ un changement d ’ ère, d ’ une nature au moins aussi importante que la révolution industrielle, et d ’ expliquer les mécanismes qui sous-tendent cette révolution. www.maineetloire.cci.fr www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco. La France de demain sera numérique ou ne sera pas ? Gilles Babinet. La France veut-elle entrer dans la société du numérique ? Le nombre de CDI est plus élevé dans les start-up (87%) qu ’ ailleurs. L ’ écart des salaires est de 2,6 % contre 4,9 % dans les sociétés « normales ». 83 % de ces startup attribuent des actions à tous. Le numérique contribue à hauteur de 5,50 % au PIB. Son CA est de 60 millions d ’ euros. En 35 ans, il a créé 700 000 emplois, plus que le secteur automobile. C ’ est un facteur de cohésion sociale. Pourtant la France n ’ a pas fait le choix du numérique qui contribue pour 36 % à la croissance américaine et seulement pour 26 % à la croissance française. Il manque donc une volonté massive des Pouvoirs publics de faire un gros effort d ’ investissement humain et financier pour faire de la France un territoire d ’ innovation. Le premier thème que vous identifiez est celui de la connaissance. La connaissance est essentielle au développement. Ainsi les gains d ’ efficacité apportés par le numérique sont évalués entre un et deux points de PIB dans les pays en développement où des réseaux sociaux. Au Kenya, Ushahidi est un système d ’ alerte par téléphone mobile pour prévenir les risques d ’ agression sur les routes. Initialement financé par Bill Gates, il fonctionne désormais dans le monde entier. 80 % des infrastructures électriques ne servent que le temps de gérer quelques pics de consommation. Grâce à de l ’ intelligence collective injectée dans le réseau, on aurait moins besoin de centrales, on consommerait moins de charbon. En mettant plus d ’ intelligence, on a moins besoin d ’ infrastructures. Internet peut donner une nouvelle ambition à l ’ éducation ? L ’ éducation va devenir massivement gratuite et connaître une révolution fondamentale avec des programmes et des plateformes pour l ’ éducation en ligne. L ’ exemple le plus frappant est celui des MOOCs ou massive open online course, c ’ est-à-dire des cours ouverts en ligne. Il y a deux éducatif. Coding Kids est une application anglo-saxonne de cours de programmation, la grammaire de demain. Au bout de 11 mois d ’ existence, elle réunissait 450 000 élèves, professeurs, ex-professeurs, développeurs. Pour fin 2013, ils pourraient être 15 millions. L ’ administration mériterait un bon toilettage ? L ’ Etat va radicalement changer de forme dans les années qui viennent. La société civile prend le pouvoir dans le monde. Les citoyens les plus actifs développent des applications issues de l ’ open data, mais ce n ’ est qu ’ un début. Bientôt, la transparence ne sera plus une option. Les citoyens l ’ exigent car ils ont une très grande défiance vis-àvis des politiques. Ils seront au cœur de l ’ Etat et non pas face à l ’ Etat. Ils édicteront des textes législatifs sur un mode participatif. Le Kenya nous offre l ’ exemple novateur du “cadastre participatif ” ou crowdsourcing envisagé à l ’ échelle du territoire. Ce sont les citoyens eux-mêmes « L ’ Etat va radicalement changer de forme dans les années qui viennent. La société civile prend le pouvoir dans le monde. » qui vont changer les opérateurs de télécommunication sont durablement établis. Aujourd ’ hui, 75 % de la population mondiale possède un téléphone portable. Le support n ’ est plus un obstacle à la connaissance. Les applications sont là. En Ouganda, les données agricoles sont rassemblées via SMS sur une plate-forme de marché afin de prévenir toute pénurie alimentaire. Les fermiers reçoivent par téléphone des conseils pour la lutte contre les parasites. Le programme de l ’ ONU Global Pulse détecte les risques de conflits par l ’ écoute www.maineetloire.cci.fr www.maineetloire.cci.fr nement permettrait des avancées extraordinaires en matière de qualité des soins. Le séquençage ADN permettrait de personnaliser la santé. Le premier séquençage a coûté 60 millions de dollars. Aujourd ’ hui c ’ est entre 4 000 et 5 000 dollars. Dans un à deux ans, le coût sera tombé à 200 ou 300 dollars. La santé devrait être plus accessible et moins chère. En France, elle représente 11,6 % du PIB et cela ne cesse de croître. On pourrait faire beaucoup d ’ économies. Selon l ’ OCDE, le tiers des actes médicaux ne serait pas justifié. Mais le Dossier Médical Personnalisé sur lequel l ’ ensemble des informations du patient sont répertoriées a pris du retard. Cinquième thème : le « crowd ». Qu ’ entendez-vous par là ? Le « crowd », c ’ est vous. C ’ est la puissance du savoir individuel partagé. L ’ exemple le plus fort est Wikipédia avec ses 18 millions de contributeurs et ses 500 millions de lecteurs. Il s ’ agit du second site consulté au monde après Google. Son contenu représenterait un empilage de 2 500 volumes, soit 40 mètres de haut. Kiva.org est une plate-forme de dons. Le crowd, ce sont aussi les modes de financement. Ils ont permis d ’ attribuer 380 millions de dollars de microcrédits, avec mesure de la performance, à 940 000 bénéficiaires en Afrique et en Asie. 300 millions de dollars ont été levés sur Kickstarter, une plateforme de financement participatif de l ’ innovation créée il y a deux ans. C ’ est le public qui choisit les projets. La performance est équivalente à celle du capitalrisque. L ’ histoire de Salvador Iaconesi est révélatrice de la richesse et du futur de l ’ Open Data. Cet artiste qui souffrait d ’ un cancer a mis son traitement en ligne et lancé un appel à l ’ avis collectif. Il a choisi le consensus qui se dégageait... et s ’ en porte mieux. le monde ans, l ’ université californienne de Stanford a mis trois cours en ligne. Elle pensait toucher un millier d ’ élèves. 160 000 se sont inscrits. L ’ éducateur bengali Salman Kahn, fondateur de la Kahn Academy, fait figure d ’ exemple avec 3 500 vidéos sur Youtube, disponibles en 230 langues, de quoi toucher 80 à 90 % de la population mondiale. On pourra rattraper les « décrocheurs » de l ’ Education Nationale grâce à des compléments au système qui délimitent leur propriété. Et contrairement à ce qu ’ on peut penser, les expérimentations ont amené peu de contestations. Plus de numérique pour une meilleure santé ? La révolution de la santé va être fantastique. Donner un traitement identique à deux personnes souffrant d ’ une même maladie n ’ aura plus de sens. Bien connaître leurs antécédents médicaux, leur environ- Propos recueillis par Alain Ratour Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 5 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 5 ligne directe Développement industriel Echos Servisoud à Lorient avec le rachat de Migasoude Servisoud (4,3 ME de CA - 11 salariés), basée à Cholet et Montoirde-Bretagne, vient d’acquérir Migasoude (2 salariés), société de négoce de matériels de soudage à Lorient. Créée en 1987, Servisoud, dirigée par Patrice Rondeau,conçoit et réalise des machines spéciales de soudage et des chariots de soudage – un marché de niche. Elle vend aussi du matériel et des produits de soudage pour l’industrie et la location de matériel de soudage avec un parc de plus de 300 machines. « Nous travaillons avec les chantiers navals, le nucléaire, les fabricants d’ouvrages d’art, les transports,… Notre petite taille nous laisse une importante flexibilité pour répondre à la demande avec des solutions innovantes sur mesure. La fabrication de nos machines est sous-traitée dans des entreprises choletaises partenaires ». Avec le rachat de Migasoude, Servisoud se rapproche d’une partie de sa clientèle du secteur naval, et plus particulièrement de DCNS, l’un de ses plus importants clients dont la charge est assurée pour les prochaines années avec la fabrication de frégates et d’hydroliennes. Sur ce nouveau site, Patrice Rondeau souhaite notamment développer la location de matériel de soudage. Le recrutement d’une personne supplémentaire est d’ores et déjà prévu pour cela. www.servisoud-welding.com Investissements chez Seva Michel Chevrollier va passer la main dans deux ans à ses fils Frédéric, Jérôme et Nicolas.Mais d’ici fin 2013, le dirigeant de Seva Emballages (Beaufort-en-Vallée) aura achevé un ambitieux programme d’investissement de plus de 7 millions d’euros. Le matériel de production aura été renouvelé pour plus de productivité, de qualité et d’amélioration des conditions de travail. Un nouveau bâtiment de stockage de 4 000 m² renforcera les installations actuelles qui occupent 10 000 m². Seva Emballages emploie 105 salariés et réalise un CA de 13 millions d’euros. www.seva-emballages.fr FT Méca ou la mécanique de l’emploi A Chemillé, FT Méca espère bientôt s ’ agrandir pour faire face à l ’ augmentation des commandes. Fondée en janvier 2011 par Fabrice Girard et Yannick Gaschet, elle s ’ est spécialisée dans l ’ usinage des métaux et des plastiques pour pièces mécaniques de précision de petits gabarits pour de nombreux secteurs tels que l ’ aéronautique, l ’ automobile, l ’ agriculture ou l ’ agroalimentaire. « Nous travaillons qualifiés et expérimentés dans les années à venir pour se développer sur le marché de la mécanique de précision. Grâce à une aide de 15 000 € de la Région, elle a salarié l ’ un des deux associés et embauché un ouvrier sur un poste qualifié d ’ opérateur régleur pour machine à commande numérique. Source : « Le Fil des Territoires » Fusion et nouveaux locaux pour Rectification Choletaise et Ets Pierre Audéon La Rectification Choletaise prend une nouvelle dimension. Cette entreprise est spécialisée dans le négoce de pièces, la mécanique générale, la rectification de culasses et la reconstruction de moteurs. Dirigée depuis 2007 par Alain Samson et Benoît Drouet, elle a regroupé ses activités avec les Ets Pierre Audéon (vente de pièces automobiles détachées et réparation de radiateurs). Les deux établissements qui travaillent pour les bureaux d ’ études et les secteurs de l ’ industrie, de l ’ agro-alimentaire, du cartonnage, des machines spéciales… ont donné naissance à R.C.A. « Rectification Choletaise Audéon ». Pour Alain Samson qui dirige les Ets Pierre Audéon depuis 2001, « l ’ objectif est de rationaliser les approvisionne- Alain Samson et Benoît Drouet ments, mutualiser des services comme la logistique, la gestion des stocks ou la vente et optimiser les ateliers de mécanique générale pour une meilleure satisfaction client ». Cette fusion s ’ accompagne d ’ un déménagement rue de Langeais à Cholet dans les anciens locaux d ’ Ouest Injection (1700 m2). « Nous allons développer nos activités de mécanique générale et optimiser l ’ implanta- tion des machines. Avec notre nouvelle machine à commande numérique 5 axes, nous pourrons combiner les opérations de tournage et de fraisage et réaliser des pièces plus précises dans des délais toujours plus courts ». Les dirigeants espèrent créer deux nouveaux emplois d ’ ici deux ans. Transfert prévu pour le début de l ’ été. www.rectificationcholetaise.fr Tecabois : un nouveau showroom inauguré Attention Arnaque Vous avez peut-être reçu un courriel d’une dénommée Agnes Hervieu, de « CCI INFORMATIONS ENTREPRISES », qui fait la promotion du groupe GPro France spécialisé dans les sites web d’entreprises. Attention ! Ni la personne, ni le service CCI, ni la société n’existent. Il s’agit d’une arnaque sur Internet, une de plus... en sous-traitance pour des entreprises qui ont besoin de pièces de mécanique de précision pour leur production ou pour des entreprises de production mécanique de grandes séries qui ont besoin de petites séries. Notre clientèle est variée, régulière, voire exclusive parce que nous sommes spécialisés », explique Patrice Girard, responsable de l ’ entreprise. La société de trois salariés espère embaucher une quinzaine d ’ ouvriers Reprise en mars 2012 par Pierre Gérardin, Tecabois (fabrication et pose d ’ escaliers sur mesure) a ouvert début avril un nouveau show-room, entièrement réaménagé, sur son site de Landemont. « L ’ entreprise 6 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 a de belles fondations mais elle a besoin d’affirmer sa notoriété et tous ses savoir-faire ». L ’ i n v e s t i s s e m e n t pour cette nouvelle vitrine commerciale est de 35 000 euros. « Nos clients, artisans menuisiers, charpentiers principalement, mais aussi constructeurs, agenceurs, architectes et quelques particuliers nous envoient leurs clients qui y puisent des idées, font leurs choix pour leurs projets. Les escaliers en bois, savoir-faire historique de l ’ entreprise, mais aussi des escaliers métal, métal-bois ou bois-métal sont proposés depuis de nombreuses années. Mais Tecabois veut davantage les faire connaître en lançant le nom de « Teca-Metal ». Cette PME de 23 collaborateurs a recruté une personne pour le suivi personnalisé du client. Elle a également embauché début janvier un ingénieur pour la mise en place d ’ un E.R.P. et pour accompagner l ’ amélioration continue. Enfin, pour accélérer son développement, la société - qui clôture son exercice en juin en forte croissance - débute un programme Dinamic avec la CCI. www.maineetloire.cci.fr isseur invest it u d o Pr dre ial S : à ven ANGERant à usage commerc d indépen talité. immeuble 2500 m2 loué en to ité. il e d Belle visib Parkings. intéressante. é Rentabilit Conseil en immobilier d’entreprise Location-Vente - Bureaux - Locaux d’activités Entrepôts - Clés en main - Investissement NOUVEAU Bureaux PROGRAMME DE BUREAUX A louer Angers Coubertin 460 m2 de bureaux divisibles récents cloisonnés. Climatisation. Parkings extérieurs. ■ A louer/A vendre Angers Parc Expo immeuble indépendant à usage de bureaux de 270 m2 env. Bon état. Parkings. Dispo 09/2013 ■ A louer Angers MIN 3 lots de bureaux de 75 - 130 - 270 m2. Bon état. Pkgs. ■ A vendre Angers Gare 170 m² de bureaux cloisonnés. 3 parkings. Prix attractif. ■ A louer/A vendre Angers Justices 2 lots de copropriété de 110 et 160 m². 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Le « Prix Espoir de la Foire d’Angers » récompense une entreprise créée depuis moins de 3 ans. Il a été attribué à Estelle Gourichon, fondatrice de la société « Estelle et vous » (Cantenay-Epinard). « Pour qu’un projet de salle de bain ou de cuisine ne soit pas un vrai parcours du combattant », Estelle Gourichon accompagne, guide, conseille les particuliers dans les différentes étapes de leur projet d’aménagement de salle de bain ou de cuisine. Le « Grand prix CCI de la Foire d’Angers », ouvert à tous les exposants, a récompensé Goujeon Paysage (Saint Barthélemy d’Anjou). L’entreprise réalise l’ensemble des prestations d’aménagement extérieur et au paysage. Chaque trophée était accompagné d’un prix de 1 500 euros et d’une réduction sur le prix du stand pour la Foire d’Angers 2014. www.estelleetvous.com www.goujeon-paysagiste.com/ presentation Deux jeunes créateurs d ’ entreprises se présentaient à la Foire d ’ Angers sur un stand de « jeunes pousses » suivies par la CCI. Aux côtés de Maxime Tait (cf p.10), Laurence Guillot à l ’ origine d ’ Equilibre Essentiel, cabinet en développement personnel et techniques de mieux-être, basé auxupPonts-de-Cé. Je propose Dig pub_190 x 85 « 23/05/13 11:50 des éléments de réponse pour SMCO Serrurerie, métallerie, mécano-soudure, fabrication et soudure de structures métalliques ZA de la Peltière, La Romagne Gérants : Guillaume Chevalier, Stéphane Ogeron SAS Alpha MET Etude, conception de systèmes et/ ou installations de production d’énergie par méthanisation 39 Grande Rue, St Florent-le-Vieil Président : Mickaël Vincent Services aux entreprises Technique M2Id Maintenance de machines et équipements industriels Le Moulin Neuf, Nyoiseau Gérant : Stéphane Chevalier Le Généraliste de l’habitat Maîtrise d’œuvre et coordination de travaux 19 rue des Monts, Faye d’Anjou Gérante : Valérie Rohrig Conseil d ’ entreprise Idéo Conseil Expertise-comptable et commissaire aux comptes 17 place du Docteur Bichon, Angers Gérant : Mikaël Joulain Idequat Conseil Consulting auprès des PME-PMI 13 rue du Tertre, Brion Gérant : Gérard Laurans MCA Conseil en gestion et marketing 11 rue du Côteau, Cantenay-Epinard Gérant : Yannig Garcin IJ Support RF Conseil en gestion des ressources humaines 4 rue Corneille, Angers Gérante : Isabelle Journo Communication CityCom Communication médias régie publicitaire 3 rue d’Amsterdam, La Séguinière Gérant : Franck Godineau Formation Patrick Pineau Consulting Formation, audit et accompagnement de personnes 63 bd du maréchal Foch, Angers Gérant : Patrick Pineau OSIA Conseil à l’international 75 rue des Bons Enfants, Cholet Président : François Godefroy Autres activités MC Consulting Conseil et consultante en hôtellerie et marketing Les Petites Masures, Le Bourg d’Iré Gérante : Marie Chauvin Matthias Transports 11 rue des Ferronniers, Saint Christophe-du-Bois Gérant : Matthias Raud Equilibre Essentiel : développement personnel et techniques de mieux-être aider à la gestion des maux au quotidien et intervenir en complément de la médecine traditionnelle ». Ses domaines d ’ intervention : une aide à la gestion du stress, une reconnexion avec le bien-être, une aide à la gestion des maux au quotidien, l ’ amélioration des performances scolaires, Page1sportives, en entreprise, un accompagnement en phase de 8 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 changement , une meilleure communication (l ’ expérience professionnelle antérieure de Laurence Guillot), l ’ amélioration des relations… Cette créatrice a également lancé le site Equilibre et Minéraux. L ’ internaute y trouve pierres et minéraux de qualité, colliers, bracelets, pendentifs originaux, accessoires, des kits pour créer des bijoux. www.equilibre-essentiel.com www.equilibre-et-mineraux.com www.maineetloire.cci.fr Innovation Echos La Séguinière : Cevio, le béton innovant 2.0 Créée en janvier 2012 à La Séguinière, Cevio conçoit et fabrique des sols en béton à destination des professionnels du bâtiment et des industriels. Au cœur d ’ un marché particulier et concurrentiel, l ’ entreprise dirigée par Mickaël Colin, mise sur une stratégie innovante pour se développer. Le dirigeant propose en avantpremière des nouveautés sur le marché français pour les intérieurs et les extérieurs de la maison : béton ciré, décoratif, érodé, imprimé, acidifié ou matricé. Il a également décidé de transformer la jeunesse de son entreprise et de ses collaborateurs en atout. « Nous débordons d ’ idées et de projets innovants. Nous travaillons beaucoup par le biais d ’ Internet et des réseaux sociaux. Notre site est en construction et nous avons de nombreux retours grâce à notre lettre d ’ information. Cette stratégie de communication nous permet d ’ être plus réactifs. » En plus d ’ être connectée, l ’ entreprise espère sortir son épingle du jeu en jouant sur une forte image de proximité et de personnalisation des projets pour chaque client : « C ’ est un argument qui séduit et que nous revendiquons. » Cevio a bénéficié d ’ une aide de la Région pour la création de trois postes. Le dirigeant travaille pour le moment avec des soustraitants pour la réalisation de ses chantiers. Il espère l ’ embauche d ’ une équipe d ’ ouvriers une fois son activité consolidée. www.cevio.fr Sixto Prestige : dernier-né des chantiers Nicols Nicols à Cholet monte en gamme pour répondre au succès du tourisme fluvial et aux exigences qualitatives des clients. Avec Sixto Prestige, le dernier-né de sa gamme 35 000 € pour les ateliers de l’ADN à Angers La Région a voté une enveloppe de 35 000 € au Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) Terre des Sciences à Angers. Ce financement doit permettre la mise en oeuvre des activités liées à la découverte de l’ADN en Pays de la Loire au titre de l’année 2013. En janvier, la dissolution de l’association Ecole de l’ADN et sa fusion-dévolution avec le CCSTI Terre des Sciences sont devenues effectives. Elles ont permis de maintenir des activités autour de l’ADN en faveur des différents publics des Pays www.maineetloire.cci.fr de la Loire. Au sein de Terre des Sciences, l’Ecole de l’ADN perdurera comme un service, continuant ainsi de proposer des ateliers et formations d’initiation en biologie moléculaire en direction de ses différents publics, notamment le public scolaire (collégien et lycéen). La création d’un Comité scientifique et pédagogique validant les contenus des ateliers pour les scolaires et les professionnels, contribuera à ajuster les ateliers proposés à la demande, à faire évoluer les contenus et à optimiser la planification des stages. Estivale, récemment sorti de ses chantiers, le constructeurloueur de bateaux offre « des prestations de qualité pour un séjour grand luxe » : vaste cabine à l’avant, avec dressing et coin salon ; deuxième cabine pour les enfants ou les invités avec lit double transformable en deux lits simples ; grande salle de bain avec cabine de douche intégrale, lavabo, WC ; cuisine entièrement équipée, salon… Ce nouveau bateau sera visible dès cet été en région Centre sur les bases de Plagny et Rogny. www.nicols.com CONTACTS Contact CCI49 : Dominique Gruson Tél. : 02 41 20 54 04 [email protected] à LOUER à St-Sylvain d’Anjou, bâtiment industriel 1 369 m2 dont 263 m2 bureaux sanitaire chauffage gaz. Isolé. Sur terrain de 4 494 m2. Portail électrique, plafond isophonique sur 325 m2. Contact : 06 36 18 16 34 [email protected] à LOUER bâtiment artisanal neuf à Fontaine-Guérin avec bureau + 190 m2 d’atelier. Loyer : 650 euros HT. Tél. 02 41 79 89 99 ou 06 76 66 62 02. Innover dans le jardin amateur Avec Bernard Juigné (JetPrint, Beaucouzé), Christian du Colombier a lancé le « MemoPique » pour le jardinier amateur. Ce manuel de jardinage sur trois thèmes (légumes, aromatiques et bulbes de printemps) tient dans la poche et résiste aux intempéries. Chaque MemoPique est composé de 18 fiches de culture didactiques qui contiennent les informations essentielles pour réussir les plantations. Elles sont associées avec 40 piques à mettre en terre pour repérer les cultures et un crayon effaçable à sec pour prendre les notes. Autre innovation : « Carré Serre », le kit carré potager qui se transforme en carré châssis et en carré serre. Il est ainsi possible de cultiver ses légumes toute l’année. Autre avantage : il évite de se faire mal au dos car il est à hauteur d’homme pour jardiner, même avec une serre. Il s’agit d’une innovation brevetée. « Le montage s’effectue sans outil, à la hauteur choisie. Le jardinier choisit l’épaisseur du substrat de culture. Un « module » carré potager serre peut s’assembler à d’autres pour former une serre plus grande ». 9 ème Prix de l’initiative sur hauts talons Le neuvième Prix de l’initiative, organisé par le Crédit Agricole du Maine et de l’Anjou a récompensé douze jeunes entrepreneurs issus des grandes écoles et universités de Maine-et-Loire, Sarthe et Mayenne. Chaque projet était doté d’un prix de 1 200 euros, le grand prix s’élevant à 2 000 euros. Celui-ci a été attribué à Aline Chaussade, étudiante à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts TALM (Tours-Angers-Le Mans) pour ses chaussures à talons modulables. Des professionnels de la chaussure du Choletais pourraient l’aider à développer son idée. Easytherm, union béton et ardoise Guérin SA (Gennes), spécialisée dans la préfabrication de parpaings, a investi 1,5 million d’euros pour moderniser sa production. Elle a mis au point le parpaing Easytherm, fruit de l’union du bloc béton et de l’ardoise expansée. Celui-ci possède des performances importantes, à la fois thermiques, mécaniques (grâce au granulat d’ardoise) et acoustique. Plus léger qu’un parpaing ordinaire, il répond aux exigences de la réglementation thermique 2012. L’entreprise et d’autres fabricants réunis dans un GIE croient beaucoup à son avenir. Guérin SA, créée en 1961, emploie 14 salariés. à VENDRE fonds de commerce « Alex Soins » - équipement premiers secours – St-Martin du Bois. Prix : 18 000 euros. Contact : 06 21 09 08 68 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 9 ligne directe Une librairie dans les troglos Des livres qu ’ on ne voit pas ailleurs. Pas des Goncourt, mais des prix Pégase (prix spécial Cadre Noir, prix Reine Mathilde...), 800 références et 8 maisons d ’ éditions représentées. C ’ est la librairie ouverte par les Editions l ’ àpart, basée à Turquant, au sein du village troglodytique des métiers d ’ art de la commune. « C ’ est surtout un lieu d ’ échanges où les lecteurs pourront rencontrer les auteurs et les éditeurs dans un site tout à fait exceptionnel… ». La maison d ’ édition, présidée par Pierre-Yves Moriceau, publie 50 à 60 livres par an. Des romans, des récits, des « beaux livres » (Albums et Carnets de voyages), des bandes dessinées (Bec en fer...). Le catalogue « Mens sana » est plus tourné vers les sciences humaines et la connaissance. La diffusion nationale des ouvrages est assurée par le groupe Edilarge/ Ouest France. En octobre, se tiendra la seconde édition du salon du livre des Editions l ’ àpart et du village de Turquant. www.lapart-editions.fr Carteco vous débarrasse de votre vieille auto Comment se débarrasser facilement de sa voiture hors d ’ usage ? En utilisant le service Carteco proposé par les agences Cartaplac. Celles-ci se chargent de la faire enlever par un professionnel. Elles la font traiter dans un centre VHU (Véhicules Hors d ’ Usage) qui la dépollue, valorise certaines pièces détachées et l ’ achemine vers un broyeur agréé. Elles la rachètent même au poids. L ’ enseigne Cartaplac, créée par Jean-Michel Gaultier et Cédric Lefoul, compte neuf agences dans l ’ Ouest dont Angers et Saumur, sa ville de départ. Celles-ci développent un service de proximité traitant toutes les démarches liées à l ’ obtention d ’ une carte grise et des plaques d ’ immatriculation. www.cartaplac.com Zôdio : aux petits soins pour nos intérieurs Zôdio (groupe Adeo) a ouvert son 8ème point de vente à l ’ Atoll (Beaucouzé). Que trouve-t-on chez Zôdio? Tout ce qui connait un grand succès auprès des consommateurs de plus en plus adeptes du « home made » : décoration, ustensiles de cuisine, arts de la table, linge de maison, salle de bains… Mais aussi des ateliers pratiques. Le magasin propose trois espaces avec près de 30 000 références sur plus de 3 000 m2. Pour une maison utile, les bons outils pour devenir le prochain Top Chef. Pour une maison belle, tous les métiers de la décoration dans 4 styles décoratifs. Pour une maison créative, tout ce qui permet d ’ exprimer sa créativité du sol au plafond en passant par les meubles et les objets. www.zodio.fr Maxime Tait et sa confiserie anglaise Papilles Echos Un concept fin et gourmand à domicile Vendre à domicile des vins et produits d ’ épicerie fine. Telle fut l ’ idée de Simon Fillon, 26 ans, en créant fin 2012, la société Lonchais, à Somloire. « J ’ ai fusionné un concept de distribution très convivial à ma passion, celle des vins et de la gastronomie. Mon objectif est de faire découvrir des produits authentiques, fabriqués par des artisans régionaux, de petits producteurs qui privilégient la qualité du goût ». A sa carte, des vins d ’ Alsace, du Rhône… Des confitures de Loudun (Vienne), des miels du sud de la France, des terrines de Dordogne… « Le site Internet est notre plateforme de communication. Un blog suggère des astuces, des recettes, et autres conseils œnologiques. » Lonchais propose aux entreprises et aux CE des formules modulables d ’ initiation à la dégustation. Objectif affiché : une cinquantaine de vendeurs d ’ ici la fin de l ’ année, dans un premier temps sur le grand Ouest (« région très dynamique dans le secteur de la vente à domicile »), puis le développement du réseau sur de grandes agglomérations françaises. « C ’ est un concept original qui peut attirer une clientèle urbaine ». « Lonchais » pourquoi ? « Nous souhaitions que le nom de la société fasse penser à un patronyme, synonyme de tradition, de savoir-faire ». www.lonchais.fr Les Délices de Flo, chacun ses bons goûts S ’ il est un adage qui parle à Florence Tessier, créatrice des « Délices de Flo », c ’ est bien celui-ci : c ’ est dans les vieux pots que l ’ on fait les meilleures confitures. Des confitures comme les faisait sa mère qui a transmis à ses cinq filles le goût du fait maison. Depuis le lancement de sa marque (2009), ce sont un peu plus de 100 000 pots qui sont sortis des bassines de cuivre de Florence Tessier, créatrice des « Délices de Flo ». « Tout est fait à la main, de la mise en pots à la louche à l ’ habillage des pots avec charlottes et rubans ». Les Délices 10 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 de Flo, des confitures qui en feraient se damner plus d ’ un. « J ’ ai créé différentes gammes : la « traditionnelle », la « Val de Loire » élaborée à partir de fruits originaires de producteurs de cette région, la « Régal des papilles » où j ’ associe des alcools locaux, comme l ’ orange à l ’ extrait de cacao de chez Combier, des fleurs, comme la rose de la Sablière de Douéla-Fontaine ». Autres productions de Flo, les pâtes à tartiner, pâtes de fruits, confits de vin. Le credo de Florence, la qualité. « Faire de bonnes confitures, c ’ est avant tout avoir de bons Un rêve que Robin Tait avait imaginé il y a 20 ans : ouvrir une boutique de confiserie anglaise sur Angers. Son fils, Maxime, étudiant de 22 ans en commerce et marketing, vient de le réaliser. « QK Confiserie » propose, en plein cœur de la cité, une panoplie de bonbons, aux couleurs et formes tout aussi pétillantes qu ’ originales. Importées directement d ’ Outre-Manche, ces friandises sucrées sont présentées dans des bocaux en verre transparent, le tout dans un décor rétro, inspiré des boutiques « traditionnelles » anglaises, et comme sorti du Pré-Au-Lard d ’ Harry Potter. Pomme-framboise, rhubarbe-crème anglaise ou citron vert-chocolat, tous ces parfums rivalisent avec ceux des fudge (chocolat mi-cuit débité à la coupe sur plaque de marbre). Maxime Tait a passé avec succès le « Certificat Etudiant Entrepreneur » de l ’ UCO en 2011. Par ailleurs, il est soutenu par quelques décideurs financiers locaux qui lui ont attribué le prix Evolis, la bourse du mérite et le « prix de l ’ initiative par l’ école ». QK Confiserie propose un site marchand et ouvre la vente de ses produits aux professionnels (cadeaux d’entreprise, accueils d’hôtels...). Surfant sur la vague des vintage, l ’ enseigne tiendra un stand lors de la manifestation Anjou Vélo Vintage des 22 et 23 juin entre Saumur et Montsoreau. www.qkconfiserie.fr fruits. Je travaille avec une quinzaine de producteurs locaux qui répondent à ces critères de qualité ». 2013 verra la construction d ’ un laboratoire, d ’ une salle de stockage et d ’ un espace dédié à la vente directe. Toutes les gourmandises de Flo sont distribuées auprès de cavistes, d ’ épiceries fines, de magasins de produits régionaux et bientôt sur un site Internet. www.maineetloire.cci.fr tourisme Echos L ’A bbaye de Fontevraud revendique son passé carcéral phique, conférences, collecte des archives et des témoignages sur le passé carcéral. « La mémoire vive de cette époque est en train de disparaitre », explique Xavier KawaL’Abbaye de Fontevraud, à l’époque où ses murs Topor, le direcaccueillaient encore des prisonniers. teur de l ’ Abbaye. L ’ Abbaye de Fontevraud fut une « Nous nous devons de la proprison centrale de 1804 jusqu ’ au téger en collectant la parole des milieu des années 1960 et au derniers témoins : prisonniers, départ des derniers prisonniers gardiens ou témoins indirects ». en 1980. Depuis quatre ans, La Région et l ’ Abbaye ont misla direction a décidé de repla- sionné la société de produccer cette période au cœur de tion audiovisuelle « Figure-toi » son histoire : espace muséogra- pour la réalisation d ’ entretiens filmés. Ce programme a bénéficié d ’ une aide régionale de 20 0000 €. Grâce à ce film, le spectateur pourra découvrir la vie carcérale au travers des regards chargés d ’ émotions des gardiens et des prisonniers. Quelques bâtiments restés en l ’ état – comme l ’ ancien atelier du Prieuré de la Madeleine ou la centrale électrique – seront réhabilités. En 2014, l ’ Abbaye rendra ce travail accessible au public à travers une année consacrée à la prison pour marquer le bicentenaire commémorant l ’ arrivée des premiers prisonniers en 1814. www.abbayedefontevraud.com Hostellerie La Croix blanche : des chambres à thème Jouxtant l ’ Abbaye Royale de Fontevraud, l ’ Hostellerie de la Croix blanche, tenue par Christophe et Mieke Chabenat, a terminé l ’ année 2012 avec panache. Cet ancien relais de poste, datant de 1696, a été récompensé du titre de Maître Restaurateur et a obtenu une 3ème étoile. 2013 s ’ annonce sous les meilleurs auspices. Accompagné d ’ un architecte angevin, l ’ établissement a entrepris la rénovation de quatre chambres supérieures. « Chacune d ’ entre elles aura une thématique particulière, en lien avec le village de Fontevraud : la France, la Grande-Bretagne, les châteaux et abbayes, et la chasse ». Pour ce faire, un papier peint a été spécifiquement créé sur chacun des thèmes, recouvrant un pan de mur derrière la tête de lit. « La décoration de la chambre suivra le style voulu avec des objets, des meubles, rappelant la thématique ». Un autre projet d ’ aménagement devrait également voir le jour d ’ ici la fin de l ’ année. Autre changement à venir : partenaire de « La Loire à Vélo », les hôtes de l ’ établissement ont réaménagé les espaces dédiés aux cyclistes pour les rendre plus fonctionnels et agréables. « Blanc de sable », une gourmandise de Loire Comment un territoire peutil accroître sa notoriété et promouvoir son développement économique ? La Communauté www.maineetloire.cci.fr de communes Vallée LoireAuthion a choisi de mobiliser les talents de ses artisans boulangers pour mettre à l ’ honneur ce territoire à travers la création du « Blanc de Sable », la gourmandise de Loire. Fin mélange de douceur et d ’ acidité, de fondant et de croustillant, cette spécialité est composée d ’ une compotée de fruits rouges et d ’ une ganache au croustillant, le tout enrobé de chocolat blanc. La Communauté de communes Vallée Loire-Authion y voit un hymne à la douceur de ses très beaux paysages de Loire et une évocation du dynamisme de sa filière végétale. Disponibles dans les quatre boulangeries créatrices de la recette ainsi qu ’ à l ’ Office de tourisme Loire-Authion, et bientôt dans les commerces de proximité et autres sites touristiques de l ’ agglomération angevine, les « Blancs de Sable » pourront faire leur place parmi les Sarments du Médoc, les bêtises de Cambrai et autres friandises identitaires, locales ou régionales. M-tourisme « sur le chemin des ardoisières » Le sentier d ’ interprétation «Sur le chemin des ardoisières» a été tracé à Noyant-la-Gravoyère. Autour des anciennes mines de Misengrain, plusieurs chemins ont été déclinés par thématiques : histoire, biodiversité et art contemporain. Les visiteurs bénéficient sur leur smartphone d ’ un nouveau guide, GPtO (Guide portable de tourisme et d ’ orientation). Ce logiciel multimédia permet d ’ interagir avec son environnement ou de s ’ orienter en déclenchant automatiquement des contenus et des animations à l ’ approche de points clés grâce à la géolocalisation. Source : Le Fil des Territoires Festivini 2013 : vins, saveurs et bonne humeur Du 7 au 15 septembre, se tiendra à Saumur, la 4ème édition du Festival du Vin « Festivini ». 20 000 personnes sont attendues au cours de deux week-ends festifs et d ’ une semaine plus « sérieuse ». Les « Vignes, Vins et Randos » le samedi 7 et les Foulées du Saumur Champigny le dimanche 8, inviteront à découvrir le magnifique patrimoine viticole saumurois, en marchant ou en courant. Second week-end et autre temps fort avec le marché des vins le dimanche 15 septembre. Enfin, le sommet gastronomique du festival avec le dîner des Vignerons aura lieu le vendredi 13 septembre dans les salles de l ’ Abbaye de Fontevraud. Ce sera la nouveauté et la belle surprise de Festivini 2013. La semaine du 9 au 13 se voudra donc plus réfléchie, avec des initiations à la culture, des films, conférences, colloque sur la biodiversité. Programme In ou Off, tous les palais seront à la fête. Des chambres d ’ hôte… et bientôt une piscine à La Rose Bleue Les 300 m² du site troglodytique La Rose Bleue à Doué-la-Fontaine accueillent désormais deux chambres d ’ hôtes. Et d ’ ici 2015, les hôtes pourront piquer une tête dans la piscine trogolodytique, l ’ une des cinq premières en France. Karine Chopin, potière, y développe un accueil touristique complété par des activités pédagogiques pour jeunes ainsi qu ’ une galerie de peinture et sculpture. «Des concerts, spectacles et scénographies, proposées par l ’ association La Rose Bleue, rythment l ’ actualité culturelle. Le site accueille globalement 8 000 visiteurs à l ’ année. » Ces aménagements ont reçu le soutien de la Région, du Département et de l ’ Etat. Source : Le Fil des Territoires Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 11 ligne directe Echos Marché Vuitton pour Alufer Industrie La marque Louis-Vuitton a ouvert un magasin rue du Louvre, à Paris. Pour ses ouvertures de façades, portes et vitrines, elle a fait confiance à l ’ entreprise saumuroise Alufer Industrie, spécialisée dans la serrurerie métallique. La société, qui emploie quinze personnes est une unité de production du groupe parisien Alufer. « L ’ obtention du marché avec Vuitton, c ’ est la résultante de notre savoir-faire », se réjouit David Houmeau, le jeune dirigeant. Une réalisation qui concilie technicité moderne avec de l ’ acier à rupture de pont thermique (isolant) et une finition artisanale. Alufer Industrie réalise un CA de 1,5 million d ’ € en 2012 contre 700 000 en 2010. Elle réfléchit à un développement sur le marché du particulier. Une entreprise qui cartonne La société d ’ emballages Montauban Carton (située en Tarn-et-Garonne) s ’ est installée le 1er mars sur la ZI de la Ronde. Le choix de venir sur Allonnes n ’ est pas le fruit du hasard : l ’ Anjou et plus largement le Val de Loire sont des terres de cultures maraîchères par excellence. Le site a pour cœur de cible les cartons destinés à l ’ emballage de fruits et légumes. Il réceptionne des cartons à plat des usines de fabrication, les met en volume et les livre chez les maraîchers locaux. Comme l ’ explique son responsable, Jacky Nicolosi, «le site est idéalement situé, proche des maraîchers du Maine-et-Loire mais aussi des départements limitrophes (37, 72, 44) ». L ’ entreprise vise 2 millions d ’ emballages par an. Eric Ruff reprend les Ets David Après 12 ans chez un fabricant de menuiseries en qualité de directeur de production, Eric Ruff, 46 ans, a racheté les Ets David (24 salariés à St Barthélemy d ’ Anjou), spécialisés dans la menuiserie aluminium et la métallerie. « Mon objectif : structurer au mieux l ’ entreprise afin qu ’ elle tende vers une planification optimale. C ’ est essentiel dans notre activité car nos dossiers clients peuvent s ’ échelonner sur deux ou trois ans ». Pour l ’ heure, les Ets David sont investis sur d ’ importants chantiers avec des groupes français du BTP. « Mes trois priorités : qualité, délais et service. Sur ce dernier point, un SAV a récemment été créé ». Pour leur dernier exercice, les Ets David ont généré un CA de 3 400 K€, principalement en appels d ’ offres privés et publics. Développement industriel Demain un Technocampus de l ’ électronique Le Technocampus est envisagé près de l’ESEO Une étude de faisabilité d ’ un Technocampus de l ’ électronique à Angers va être réalisée. Elle sera financée aux deux tiers par la Région, le reste par Angers Loire Métropole. Le projet, envisagé près de l ’ Eseo, est porté par le cluster Loire Electronic Applications Valley (LEA Valley). « Nous souhaitons un lieu d ’ accueil, d ’ échange et de foisonnement, la création d ’ un pôle d ’ excellence à vocation européenne, un vrai pôle de référence dans l ’ électronique professionnelle permettant de faire venir des compétences de haut niveau, des experts de dimension internationale, le meilleur de ce qui existe », définit Paul Raguin, président de LEA Valley et PDG d ’ Eolane. Le Schéma directeur de l ’ économie et de l ’ emploi durables de l ’ agglomération y prévoit une pépinière / centre de ressources pour favoriser la création d ’ entreprises dans les biotechnologies, le biomédical, l ’ électronique, l ’ informatique… Le bâtiment serait une vitrine du secteur de l ’ électronique professionnelle. La période voit la finalisation des schémas de développements économiques, l ’ émergence des nouveaux contrats de projets État-Région, le choix des filières à aider et l ’ octroi des soutiens européens. Faliénor dans le giron du canadien Premier Tech Les entreprises du végétal se tournent de plus en plus vers les biotechnologies. C ’ est un des enjeux majeurs du rapprochement entre le canadien Premier Tech et Falienor (Vivy). Le premier, présidé par Jean Bélanger, est un acteur majeur du marché nordaméricain, connu pour ses activités autour de la tourbe. Le second est chef de file du marché français dans la formulation de substrats de culture. Premier Tech s ’ appuiera sur l ’ entreprise pour développer son activité horticulture et agriculture sur la France, l ’ Europe et l ’ Afrique. « L ’ enjeu pour le futur, c ’ est l ’ innovation et la recherche, explique Jean-Benoît Portier, dirigeant de Falienor. Seuls, nous ne pouvions y arriver. Une politique d ’ alliance avec un grand Effort commercial accru chez Laser 49 « Nous souhaitions être reconnus comme le n°1 de la découpe laser en Maine-et-Loire ». Les moyens pour y parvenir ont été mis en place en 2012 chez Laser 49. 400 000 euros ont été investis dans de nouvelles machines (un second laser, une plieuse et une rouleuse). L ’ entreprise a quitté Trélazé pour le site Rapidex, plus spacieux et pratique, boulevard de l ’ Industrie à Ecouflant. Un responsable production et deux chargés d ’ affaires ont été recrutés. Laser 49 appartient, comme Outelec Métrologie (Trélazé) à la holding MLD dirigée par Franck Esnault. L ’ entreprise découpe (et plie 12 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 si demande) de la matière en alu, inox et surtout acier. « Nous sommes une entreprise de proximité avec une clientèle départementale dans la construction agricole, le génie civil, l ’ industrie. Avec le prix, notre valeur ajoutée est la réactivité. Pour les grosses séries, nous nous appuyons sur notre partenaire tunisien, la société NAM, qui assure la découpe, mais aussi la soudure et le traitement ». L ’ accent est mis cette année sur le commercial avec la même volonté de reconnaissance au-delà des frontières départementales. http://laser49.fr groupe était indispensable pour pérenniser et renforcer nos activités ». Falienor poursuivra ses activités sur le marché des producteurs professionnels et des jardineries en France. Elle déploiera, en conjonction avec Premier Tech, différents ingrédients actifs naturels (stimulants de croissance et agents de lutte biologique) sur les marchés des cultures spécialisées et grandes cultures. Faliénor emploie 70 salariés et réalise un CA de 21 M€. Premier Tech porte son équipe en Europe à près de 450 personnes. www.falienor.com www.premiertech.com www.maineetloire.cci.fr Regard Bruno Conche Digitex, Saint Germain-sur-Moine Reprise acoustique Après le confort thermique, le confort acoustique est de plus en plus recherché. À Saint Germain-surMoine, Digitex cible la diversification de ses marchés dans ce domaine d ’ activité en pleine effervescence. Elle met actuellement en avant deux nouvelles marques innovantes qui devraient faire du bruit : « Tempo » et « Sensoria ». Digitex 48 rue du Docteur Raffegeau 49230 Saint Germain-sur-Moine Tél. : 02 41 70 24 31 www.digitex-industrie.fr président Patrick Arrivé directeur Bruno Conche Activité principale Fabrication et commercialisation de revêtements muraux et d’isolants phoniques Effectif 9 personnes création 1987 C.A 1,52 M€ en 2012 www.maineetloire.cci.fr S pécialisée dans la fabrication et la commercialisation de revêtements muraux et d ’ isolants phoniques sous chape et plancher, Digitex a fortement élargi la palette de ses compétences et son portefeuille clients ces dernières années. Et encore plus depuis que l ’ entreprise a été rachetée en avril 2012 par Patrick Arrivé, expert-comptable et actionnaire de la société, et Bruno Conche, directeur technique de l ’ entreprise, après le décès de l ’ un de ses fondateurs. « Digitex a démarré son activité en 1987 dans le domaine du contrecollage de tissus et cuirs pour la chaussure, la maroquinerie et l ’ habillement. Elle a évolué vers la fabrication de revêtements textiles muraux pour la décoration et l ’ acoustique avec un système de pose amovible propre : le Déco-West System, raconte Bruno Conche. Elle a même développé un système de protection électromagnétique avec ces revêtements muraux. Pendant la décennie 2000-2010, elle s ’ est surtout concentrée sur la fabrication d ’ un isolant thermique mince à base d ’ aluminium pour le compte d ’ une entreprise nantaise ». Obligée de céder cette activité à son donneur d ’ ordre, Digitex rebondit en développant le domaine de l ’ isolation acoustique. Tout en poursuivant son activité contrecollage pour l ’ industrie, elle développe sa palette avec de nouveaux produits aux propriétés d ’ isolation acoustique pour sols (sous chape et plancher flottant) avec la marque « Digi-Sol ». Ce qui lui permet d ’ intervenir auprès d ’ une nouvelle clientèle : four- nisseurs et poseurs de parquets, de carrelage… Des solutions globales de décoration intérieure et de confort acoustique Depuis la reprise en 2012, la société trouve un nouvel élan et investit dans la R & D. Elle s ’ est récemment impliquée dans le dispositif Dinamic Entreprises de la CCI pour travailler sur son organisation commerciale, puis sur l ’ innovation. « Notre objectif est de continuer à développer des gammes de produits spécifiques afin de diminuer notre part d ’ activité en sous-traitance ». Deux nouvelles marques ont été lancées dans la continuité de Décowest. « Sensoria » est un concept global de décoration murale surmesure à base de tissus muraux de grande largeur, sélectionnés avec le concours d ’ une styliste. « Avec cette gamme, nous ne mettons plus en avant un système de pose, mais de véritables collections qui comprennent des tissus - contrecollés sur de la mousse, de la ouate, pour le confort acoustique, ou du nontissé - des peintures assorties, des revêtements pour les plafonds…». Pour la commercialisation de Sensoria, une société dédiée a été constituée en janvier par Digitex. Pilotée par Pascal Repussard, elle s ’ adresse spécifiquement au marché des particuliers, jusque-là non exploité par l ’ entreprise. « Books et prototypes sont aujourd ’ hui prêts pour un début de commercia- lisation auprès des grossistes. Nous espérons également toucher le marché de l ’ hôtellerie avec des produits classés non feu ». « Tempo » est une nouvelle gamme de panneaux décoratifs aux propriétés acoustiques très performantes. « Revêtus d ’ une maille décorative colorée, les panneaux « Tempo » absorbent les bruits de la pièce. Ils conviennent particulièrement aux espaces très bruyants comme les centres d ’ appels, les salles de réunions, les restaurants et cantines, les crèches, les salles municipales polyvalentes, mais aussi les bibliothèques… Leur commercialisation débute actuellement». Pour la réalisation de ces projets, Digitex a recruté trois personnes et investi dans une machine spéciale permettant de travailler avec un film antipoussières sur de grandes largeurs de tissus (pour une pose sans raccords). Elle a aussi bénéficié de plusieurs aides : une subvention de la Région dans le cadre de « Objectif Performance », une avance de la Région et un cautionnement d ’ Oséo et de la Région dans le cadre du P2RI (Prêt Régional pour le Redéploiement Industriel). La construction d ’ un nouveau bâtiment est également à l ’ étude sur la zone du Petit Lapin à Saint Germainsur-Moine, tout comme le recrutement de nouvelles compétences. Isabelle Baudry Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 13 ligne directe Echos De nouveaux locaux pour l ’ EA – ESAT Arceau Anjou Le dispositif « Arceau Anjou » sera regroupé au dernier trimestre dans un nouveau bâtiment de 2200 m2 sur le parc d ’ activités du Pôle 49 à Saint Sylvain d ’ Anjou. Il comprend une Entreprise Adaptée (EA) et un Etablissement et Service d ’ Aide par le Travail (ESAT). Depuis plus de 30 ans, ces entreprises réalisent des prestations variées en soustraitance industrielle ou tertiaire, démantèlement et réemploi informatique, entretien d ’ espaces verts... Une réflexion est en cours pour développer ses propres produits. Un nouveau directeur pour le site de Thales à Cholet Stéphane Quancard, 48 ans, succède à François Faivre à la direction de Thales à Cholet. Il prend également celle du Centre de Compétence « Industrie » de Thales Communications & Security supervisant les activités industrielles de Brive, Cholet et Laval. Diplômé de Sup Aéro et d ’ un DESS de Gestion et Administration des Entreprises, Stéphane Quancard est entré chez Thales en 1988 en tant qu ’ ingénieur développement pour les activités avioniques sur le site du Haillan (Bordeaux). Il est ensuite nommé à divers postes à responsabilité, en France, à Singapour et aux EtatsUnis. Il devient ensuite directeur des opérations pour les activités avioniques commerciales en charge des programmes en exploitation, de la supply chain et de la qualité avant de reprendre en 2009 la direction des opérations des activités ASW avec en sus la responsabilité du site de Châtellerault. www.thalesgroup.com De la feuille au carnet recyclé Okurenxia récupère les feuilles et grandes enveloppes utilisées dans les entreprises pour utiliser le recto sous forme de carnets « Ekobloc » personnalisables de format A6, voire A5. « Les entreprises donnent du papier ou elles achètent les carnets. Ou elles font les deux », résume son créateur Lionel Poinsotte. En Maine-et-Loire, le travail est effectué au sein d’ASI Prod (Beaucouzé) par des personnes handicapées. Economique, sociétale, environnemental : les trois piliers du développement durable ont été pris en compte. www.okurenxia.com Développement industriel Des boîtes aux lettres créées par des fondus d ’ alu Agricoles, hippiques, félines, canines, avicoles, sportives… la Fonderie Doutre, créée par Gérard Doutre en 2002, située au Lion d ’ Angers, est le spécialiste des plaques de concours en relief, dont la vitrine par excellence reste sans conteste le Salon de l ’ agriculture de Paris. Autre corde à son arc, les coupes, trophées et autres plaques déco. Installée sur un marché de niche, avec un C.A en constante augmentation, l ’ entreprise souhaite désormais capter une nouvelle clientèle, celle des particuliers. Comme l ’ explique Gérard Doutre, « nous avons créé une gamme de produits destinés à un usage domestique : des boîtes aux lettres sur lesquelles nous pouvons apposer des décors, aux couleurs différentes, des plaques de maison indiquant le numéro de la rue, aux formes variées dans les tons beige, bordeaux, bleu marine, vert anglais. Tous nos produits sont 100 % aluminium, moulés et peints à la main ». Trouver une décoration, une police de caractères originale, l ’ œil averti de Gérard Doutre et de ses collaborateurs s ’ en charge. L ’ homme, fondu d ’ alu, envisage prochainement de monter un réseau de revendeurs sur la côte Atlantique. « Des produits au look sympathique, qui ne rouillent pas dans un environnement salin auraient tout à fait leur place à cet endroit ». Brothier : 8 millions d ’ euros investis à Fontevraud Les laboratoires Brothier (Fontevraud) sont un des leaders de la cicatrisation depuis 60 ans – avec pour cœur de cible, la chirurgie. Leurs produits sont issus d ’ une étonnante matière première : une catégorie d ’ algue qu ’ on ne trouve que dans les mers froides en Bretagne, Norvège et au Chili. A partir de cette matière première et suivant des process de fabrication très sophistiqués, des compresses et des mèches sont fabriquées pour répondre aux besoins de la réparation tissulaire (cicatrisation). Brothier, laboratoire pharmaceutique français indépendant, dont le siège est à Nanterre, emploie 130 personnes dont 50 à Fontevraud pour un C.A de 30 millions. « Notre entreprise est en pleine croissance et notre costume à Fontevraud est aujourd ’ hui trop petit ». C ’ est par cette déclaration que le PDG des laboratoires Brothier, Christian Girardière, a annoncé la bonne nouvelle, celle d ’ un investissement de 8 millions d ’ euros sur le site. A partir du 1er septembre, un chantier de 2 000 m² d ’ agrandissement et d ’ optimisation des surfaces sera lancé et achevé fin 2014. L ’ i nvestissement financier génèrera dix à quinze emplois. « Sans oublier les 20 000 m2 de terrain acquis en 2011 pour y implanter à plus long terme une autre unité de production ». La Région apportera son soutien sous un apport financier ou via la mise en réseau des pôles de biotechnologies présents sur le territoire. en brique du XIIème siècle. « Il s ’ agissait, entre autres, de rénover ses soubassements, retrouver les matériaux d ’ origine, en restant fidèle à l ’ aspect, aux textures, aux teintes originelles ». Ce goût du beau, cette passion pour les matériaux natu- rels, Steaven Rottier l ’ exerce aujourd ’ hui dans son activité sur les murs d ’ intérieurs de particuliers ou d ’ entreprises. « Les enduits sont soit colorés naturellement par la matière utilisée, comme l ’ argile ou l ’ ardoise, soit par des pigments naturels ». www.brothier.com Murmures, des enduits couleur nature Chaux, ocres, sables, poudres d ’ ardoises, argiles… s ’ inspirant de savoir-faire ancestraux, Steaven Rottier, tailleur de pierre de formation, a créé Murmures à Savennières. Ce façonneur de matériaux vivants met en forme et en couleur des enduits naturels sans pareil pour donner aux intérieurs une atmosphère chaude, lumineuse et douce. Steaven Rottier a aguerri son talent au Cambodge, sur les chantiers d ’ Angkor avec l ’ Ecole Française d ’ Extrême-Orient. Une expérience unique, d ’ un an et demi, au chevet d ’ un temple 14 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 www.maineetloire.cci.fr Regard Jean-Jacques Lascombes A.A.S. Aéro & Systèmes, Saumur Très présente dans le secteur de l ’ aéronautique, la société A.A.S. de Chacé, est spécialisée dans l ’ usinage de pièces mécaniques de précision. Bien que discrète, cette société saumuroise avance à grands pas et se développe chaque année avec, déjà, un carnet de commandes rempli jusqu ’ en 2016. A.A.S. Aéro & Systèmes Sasu Atelier Aéronautique du Saumur Rue du Docteur Weiss ZI de Chacé - 49400 Saumur Tél : 02 41 53 04 30 Fax : 02 41 53 04 50 [email protected] www.aas-aero.eu président Jean-Jacques Lascombes Activité principale usinage de pièces, mécanique de précision pour l’aéronautique Effectif 49 personnes C.A 4,4 M€ www.maineetloire.cci.fr A.A.S. au service de l’aéronautique N ous avons la chance de travailler pour l ’ industrie aéronautique, secteur qui ne connaît pas la crise, confie Michel Huart, Directeur technique du site, c ’ est ce qui explique que nous enregistrons déjà des commandes fermes pour certains programmes aéronautiques ». L ’ entreprise existe à Chacé depuis 1976. A la création, le site de Chacé était plutôt une entité de production du groupe parisien A.B.G. Depuis la création, différents noms se sont succédés pour en arriver à A.A.S. – Atelier Aéronautique de Saumur. Initialement, la société travaillait en grande partie pour le secteur médical, et plus précisément dans la fabrication et la conception de générateurs pour la dialyse (traitement de l ’ insuffisance rénale chronique). C ’ est d ’ ailleurs ce qui a intéressé JeanJacques Lascombes. Pharmacien de métier, il achète l ’ entreprise en 1997 avec à son bord une quarantaine de salariés. Avec d ’ autres entreprises à gérer dans le Sud de la France, Jean-Jacques Lascombes s ’ appuie très vite sur un comité de direction bien structuré sur le site de Chacé qui tourne autour de 5 directions : technique, production, qualité, informatique/achat/logistique, et finances. Aujourd ’ hui, la société compte 50 salariés, 40 à la production et 10 administratifs. Face à la demande du marché, la société a rapidement changé de cap et a investi un secteur porteur : celui de l ’ aéronautique et du militaire. « Nous produisons de la mécanique de précision, du câblage électrique et électronique à 90 % pour des équipementiers tels que Liebherr, Goodrich, Thalès... ». Il s ’ agit d ’ une activité exigeante et complexe, les pièces utilisées sont généralement de très petites tailles avec des profils compliqués. Les commandes arrivent dans les ateliers d ’ A.A.S. selon un cahier des charges scrupuleusement défini par l ’ équipementier. La majorité des cycles de production peuvent s ’ étendre facilement sur 4 à 6 mois du fait de la complexité des pièces. « Chaque pièce est fabriquée le plus souvent en faibles quantités, ajoute Michel Huart, le cycle de fabrication dépend bien de la spécificité de la pièce ». Certification EN 9100… Au-delà d ’ un certain nombre de certification comme ISO 9001.., l ’ industrie A.A.S. détient depuis 2005 le niveau de qualité reconnu et indispensable pour travailler avec certains équipementiers aéronautiques : la certification EN 9100. Cette norme européenne décrit un système d ’ assurance de la qua- lité, indispensable pour le marché aéronautique et spatial. Une des prochaines étapes sera d ’ obtenir la norme environnementale pour l ’ aéronautique, un lourd chantier en perspective. Implanté au cœur de la zone industrielle de Chacé, le site s ’ étend sur une superficie d ’ environ 10 000 m². Le parc machines est très important, on y retrouve des machines pour le fraisage, le tournage numérique ou traditionnel, le perçage ou encore l ’ ébavurage. Les moyens de contrôles, qu ’ ils soient mécaniques ou électroniques, sont très présents dans l ’ entreprise. Quoi de plus normal ! Travailler sur un Airbus A330, sur la réalisation d ’ un treuil d ’ hélicoptère ou encore pour un sous-marin militaire, le droit à l ’ erreur est à proscrire. Pour faire face à une forte activité et un carnet de commandes bien rempli, A.A.S. vient d ’ ailleurs d ’ investir 800 000 euros dans une nouvelle machine pour permettre de gagner en productivité. Mais ce n ’ est pas encore suffisant. Une dizaine de salariés sont en recrutement. Devant la pénurie de main d ’ œuvre, la société doit se tourner de plus en plus vers la sous-traitance. Devenue progressivement le partenaire incontournable dans l ’ industrie aéronautique, la société A.A.S. annonce une croissance exemplaire, une des rares industries aujourd ’ hui à afficher une visibilité sur plusieurs années. Nadège Lardier Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 15 ligne directe Echos Accompagner de nouvelles ruptures avec Connect Talent Les Pays de la Loire veulent renforcer leur positionnement « enseignement supérieur – rechercheinnovation ». Ils doivent pouvoir accueillir et accompagner de nouvelles ruptures. La Région, les agglomérations d ’ Angers, du Mans et de Nantes, les trois universités et la conférence régionale ont lancé un appel à candidatures pour identifier et accompagner des projets de dimension internationale. Dénommé Connect Talent, il doit identifier et « faire mûrir » ces projets d ’ investissement de rupture en recherche et développement, de nouvelles offres de formation ou des propositions d ’ attractivité de « talents » de dimension internationale. « Les enjeux sont multiples : soutenir des stratégies d ’ excellence autour de projets à visibilité internationale, élever le niveau des compétences des ligériens et des jeunes en particulier, et accélérer la diffusion de l ’ innovation ». Informations et dossier de candidature sur www.connectalent.org Optimiser votre potentiel d ’ innovation avec le pré-diagnostic propriété industrielle La CCI de Maine-et-Loire réalise des pré-diagnostics en entreprise dans le cadre de la convention signée en 2011 avec l ’ INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Ces prestations s ’ adressent aux TPE et PME innovantes ayant peu ou pas recours à la propriété industrielle, notamment aux brevets. Réalisées sur deux demi-journées en entreprise, elles sont financées par l ’ INPI et gratuites pour l ’ entreprise. Les pré-diagnostics évaluent les besoins en matière de propriété industrielle (brevets, marques, dessins et modèles...) et de gestion de la confidentialité des données dans les relations avec les partenaires et les salariés. Ils dressent un état des lieux des pratiques en matière de propriété industrielle. Ils permettent d ’ identifier des pistes d ’ actions et des compétences internes pour mettre en œuvre une politique dans ce domaine. CONTACT :Thierry Vergnault 02 41 20 54 18 [email protected] Innovation GECO Manutention développe ses gammes de produits GECO est spécialisée, depuis sa création en 2004, dans la fabrication et commercialisation de bennes de manutention de petites contenances. Elle propose notamment une gamme complète de bennes pour la gestion des déchets : bennes auto basculantes à gravats, à béton, à verre, à bois, à carton, bennes pour le bâtiment et l ’ industrie… « Nos produits peuvent être standards ou sur-mesure. C ’ est grâce au spécifique que nous nous différencions. Ce domaine représente 50 % de notre activité qui concerne de nombreux secteurs : industrie, bâtiment, agroalimentaire, institutionnels…, indique le dirigeant, Christian Berthaud. Notre clientèle est principalement issue du grand Ouest. Mais la société a aussi à son actif quelques réalisations à l ’ étranger. Nous venons de livrer 20 bennes sur mesure pour le Parlement européen au Luxembourg». Depuis septembre 2012 sur le parc d ’ activités des Alliers au Fuilet dans un nouveau bâtiment relais de 1000 m2, cette société de 8 personnes étudie et conçoit des bennes pour améliorer le flux des pièces. Par l ’ intermédiaire de son bureau d ’ études, elle s ’ est engagée dans une démarche d ’ innovation et d ’ amélioration permanente de ses produits. « Grâce à la CCI, nous avons identifié plusieurs gisements d ’ innovation. De nouveaux concepts devraient bientôt être proposés aux clients ». www.geco-manutention.fr Santinell s ’ installe à la maison et en milieu hospitalier Inventé par Bernard Briantais fondateur de la société éponyme à St-Jean-de-Linières - à la suite de réflexions autour de la maladie d ’ Alzheimer, Santinell est un dispositif capable de détecter la présence d ’ un patient dans son lit. Ce système est destiné aux collectivités telles que les hôpitaux et les EHPAD ainsi qu ’ aux particuliers en situation à risque ou en convalescence. Le concept a la particularité d ’ être sans fil (transmission de l ’ information Bienvenue à Tetrapolis est un nouveau pôle d ’ expertise dédié à la création numérique. Situé à Avrillé, il réunit dans les mêmes locaux quatre sociétés issues du secteur du numérique : Insight, Kommunity Web, Stafe et L ’ Imagerie 3D. Ce pôle mobilise plus de 12 personnes et autant de métiers différents lui permettant de répondre de manière technique et/ou créative à l ’ ensemble des projets en lien avec le numérique. « Notre objectif est de pouvoir proposer un ensemble de compétences 16 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 par ondes radio Zigbee) et de sensibilité réglable, objet d ’ un brevet. Les capteurs émettent, en cas d ’ absence anormale, une alerte visuelle et sonore. L ’ installation ne nécessite qu ’ une simple prise électrique. L ’ activation de l ’ alarme est immédiate pour le détecteur de porte, le médaillon d ’ appel et le bouton d ’ appel. L ’ alarme peut être différée pour les capteurs de présence lit et fauteuil. Depuis 2011, une nouvelle génération de pro- duit a été mise au point. En 2012 la société Idolys a été créée afin de commercialiser l ’ ensemble des produits. Le marché français sera bientôt couvert par des distributeurs et l ’ entreprise cherche des partenaires pour s ’ ouvrir à l ’ international. Elle travaille sur les évolutions suivantes : la connexion à Internet, aux tablettes et à des panneaux d ’ affichage. www.santinell.fr (*) maîtrisées grâce aux expertises métier de chaque structure, dans le but de répondre à un besoin global de la part du client » déclare Philippe Aïn, l ’ un des co-fondateurs du pôle. Tetrapolis aura pour vocation d ’ accompagner les entreprises souhaitant accroître leur présence numérique dans les secteurs suivants : développement web (e-commerce, site institutionnel…), créations d ’ applications interactives (mobile et tablette), images de synthèse, création de design d ’ interface, gestion et stratégie Social Media (application Facebook, community manager...), webmarketing (référencement naturel, gestion des campagnes…), conseil digital (audit, accompagnement et formations) et conception vidéo… (*)Tetrapolis www.tetrapolis.fr www.maineetloire.cci.fr Petit pub_190 x 65 17/08/12 13:45 Page1 02 41 72 15 15 Camions et VUL de 2.9 à 11 tonnes de PTC Isuzu Trucks : Leader mondial de moteur diesel • Atelier / réparation et entretien de poids lourds et dʼutilitaires • Remorques • Semi-remorques • Un magasin pièces détachées gamme LF et CF Les Ets PETIT c’est aussi plus de 200 VO en stock Gamme D MAX Pick Up 4x2 et 4x4 ETS PETIT - ANGERS - CHOLET (49) www.petit.fr - [email protected] Solutions Technologiques CIC - CIC - RCS Paris 542 016 381 - CM-CIC Factor - RCS Nanterre B 380 307 413 QUAND ON PEUT COMPTER SUR UN RÈGLEMENT DE SES FACTURES ULTRA RAPIDE, C’EST PLUS SIMPLE DE GÉRER SA TRÉSORERIE. FACTOPTIMO CIC. Un service qui vous permet de ne plus attendre le règlement de vos factures. factoptimo.cic.fr Voir conditions sur cic.fr Pub Anjou Eco_190 x 65 04/01/13 16:41 Page1 Anjou Eco 190x130.indd 1 20/07/2012 10:51:29 VOTRE PUBLICITÉ dans est adressée 5 fois par an à plus de 26 000 décideurs économiques du Maine-et-Loire (entreprises, commerces, collectivités locales) Pour une étude de votre projet publicitaire, votre contact : Pascal TAUVEL m a i n e éditions r é g i e ■ p u b l i c i t a i r e ■ 02 43 24 23 42 06 08 16 69 79 [email protected] ligne directe Echos Saumur : l’hôtel Mercure fait peau neuve D’importants travaux ont été entrepris pour redonner une seconde jeunesse à l’hôtel Mercure, sur l’île d’Offard face au château de Saumur. « La façade a été étanchéifiée puis repeinte », présente Raphaël Bertrand, son directeur. Nous avons conservé les mêmes teintes, l’hôtel étant situé dans une zone de protection du patrimoine ». Le mobilier de la salle, où sont servis les petits déjeuners, a été renouvelé et de nouveaux téléviseurs installés dans les chambres. L’hôtel a bénéficié d’une subvention de la Région au titre du soutien à la filière de l’hôtellerie-restauration. Près de 10 000 clients y sont accueillis chaque année : pour moitié des professionnels dans les trois salles de séminaires et de l’autre des touristes, notamment en vélo. Source : le Fil des Territoires L’ex-majordome cuisine pour Atlas Steve Deveau, créateur de l’atelier culinaire Major d’Home (Angers) a été recruté par les éditions Atlas pour monter des émissions de cuisine sur Internet. Il travaille sur un projet de fiches-cuisine en ligne. Une première vidéo de six minutes montre comment préparer une de ses créations : un dos de cabillaud cuit à basse température et un guacamole au basilic et mozzarella. Les futurs abonnés pourront reproduire les recettes en visionnant les vidéos sur une tablette numérique. Saumur : un nouveau départ pour « le Nouveau Terminus » Changement de propriétaire, changement de décor : depuis janvier 2013, le vieil hôtel « Le Nouveau Terminus » a fait peau neuve. Saumur dispose désormais d’un établissement trois étoiles franchisé et améliore ainsi son offre touristique. Julien Reix et son associé Jean Brouard se sont retroussés les manches pour transformer une enseigne tombée en désuétude : redistribution des espaces, rénovation de 46 chambres et mise en place de nouvelles isolations phoniques et thermiques. Ils ont choisi la franchise Ibis Style (Accor). Le chantier a bénéficié d’une aide de la Région dans le cadre du dispositif Cap Tourisme. Source : le Fil des Territoires Tourisme Le château de Brézé vise l’excellence touristique Ouvert aux visites en 2001, le château de Brézé a vu sa fréquentation passer de 12 000 visiteurs à ses débuts à 95 000 en 2012. Ce fort développement a fait naître de nouveaux besoins en termes d ’ infrastructures. Brézé souhaite désormais obtenir le label Qualité tourisme, marque régionale d ’ accueil touristique. Pour cela, plusieurs axes d ’ amélioration ont été retenus : création d ’ un parking répondant aux normes d ’ accessibilité, révision des supports de visite, sécurisation du parcours de visite... Un audio-guide devrait être mis en place en 2014. « Nous avons poursuivi la refonte de la muséographie du site pour mettre en lumière son patrimoine remarquable », note Gregory Matheson, responsable de l ’ accueil touristique. Plusieurs expositions permanentes seront à découvrir cette année autour notamment du patrimoine viticole du Val de Loire. « En plus de cette exposition, les visiteurs découvriront un caveau d ’ achats les renvoyant vers les domaines viticoles locaux. Nous sommes dans une logique d ’ économie de proximité et d ’ histoire collective. Brézé est une vitrine qui profitera aux autres sites touristiques». Pour ce programme, la société familiale du château de Brézé a bénéficié d ’ une aide régionale dans le cadre du dispositif Cap tourisme. www.chateaudebreze.com Source : le Fil des Territoires 39e Championnat de France de Montgolfières à Brissac-Quincé La ville de Brissac-Quincé organise le 39e championnat de France de Montgolfières du 27 au 31 août par le biais de l ’ association Arc-en-Ciel d ’ Anjou. 90 ballons s ’ envoleront dans le ciel angevin au pied du château. Présidée par Régine Arriberouge, cette association a été créée en 2002 pour préparer les championnats de France de 2003. Le succès avait été tel que Brissac-Quincé a été proposée par la Fédération Française d ’ Aérostation comme seul site français pour l ’ organisation du championnat d ’ Europe 2009. « Brissac-Quincé est une région idéale pour des vols aérosta- tiques du point de vue météorologique : juste ce qu ’ il faut de vent ». Une cinquantaine d ’ équipages français (un pilote, un navigateur et deux personnes au sol pour le « retrouving ») seront en compétition ainsi qu ’ une quinzaine de ballons anglais, pour le plus grand plaisir des 10 000 spectateurs attendus qui pourront, en marge de la compétition, survoler la région angevine dans les ballons « Fiesta ». L ’ occasion aussi pour eux d ’ aborder les contraintes que peuvent rencontrer les pilotes. Courant mars, un stage de repérage avait été programmé afin que les aéronautes puissent procéder à des essais. Une nouvelle péniche dans le paysage angevin La péniche « La Charente » a été rebaptisée « et plus que l ’ air marin... » par ses nouveaux propriétaires, 12 associés réunis au sein des « Ducs d ’ Albe ». Amarrée au quai des Carmes à Angers, elle deviendra dès octobre un lieu d ’ évènementiel et de réception destiné aux professionnels de la région et d ’ ailleurs. 18 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Cette ancienne sablière de Loire offre un espace intérieur de plus de 80 m², modulable et adaptable à des groupes de 5 à 50 personnes. Cet espace est dédié aux réunions, expos galerie d ’ art (dès septembre pour les Journées du Patrimoine). Le pont pourra recevoir des cocktails, des concerts, des sculptures monu- mentales… Cette aventure est née d ’ une rencontre entre trois passionnés, associés fondateurs, Murielle Cheftel, Luc Merceron et Jacques-Antoine Cesbron. « Sauver ce bateau des années 30, véritable patrimoine local présent sur toutes les cartes postales d ’ Angers depuis plus 20 ans, nous a semblé une évidence ». Au fait, pourquoi les Ducs d ’ Albe ? « Ce sont les grands poteaux en bois ou en acier pour amarrer les bateaux, comme à Venise, et les Ducs d ’ Albe au pied du Château d ’ Angers c ’ est un clin d ’ oeil sympathique au Bon Roi René ». www.maineetloire.cci.fr Regard Le tantale Gris argenté, ductile, résistant à la corrosion des acides, ce métal de transition est un bon conducteur de chaleur (temp. de fusion : 3 000 C°). Très connu en électronique, il est utilisé pour la fabrication des condensateurs des téléphones portables, ordinateurs et multiples appareils électroniques. en haut: Maxime en dessous: Mickaël (chemise) en bas: Frédéric Frédéric Chudeau Sarl Arca Chudeau, Avrillé Un bon filon, la récupération Bel exemple de réussite familiale pour l ’ entreprise Arca Chudeau, à Avrillé, qui, depuis trois générations, collecte les métaux pour les recycler. Comment ses dirigeants successifs ont-ils su transmettre cette envie d ’ entreprendre et leur savoir-faire ? Sarl Arca Chudeau Rue Antoine-Henri Becquerel Z.A. des Landes 2 49240 Avrillé 02 41 72 01 62 [email protected] www.arca-chudeau.com Gérant Frédéric Chudeau Directeur du site : Mickaël Chudeau Activité principale recyclage ferraille et métaux, locations de bennes, centre de tri de déchets Effectif 8 salariés CA 4 M€ en 2012 www.maineetloire.cci.fr M « on grand-père s ’ est installé aux anciens abattoirs d ’ Angers dans les années cinquante. Les ferrailleurs et autres métiers tournés vers la récupération de tous objets pouvant avoir une seconde vie étaient alors concentrés dans ce quartier de la Doutre. » raconte Frédéric Chudeau, le gérant. « Puis l ’ entreprise a déménagé vers la route de Cantenay Epinard, à l ’ époque où mon père a repris l ’ affaire. » Après s ’ être imprégnés du métier au contact de l ’ enceinte familiale professionnelle, lui et son frère Mickaël épaulent leur père. Installé depuis deux ans sur un hectare de terrain dans la zone industrielle d ’ Avrillé, Arca Chudeau a investi plus d ’ un million d ’ euros dans des installations aux normes (bassin de décantation pour eaux usagées, fosse étanche pour récupération des liquides polluants, retraitement des liquides…). Cette modernisation des équipements permet à l ’ entreprise d ’ engager la triple certification Qualité Environnement sécurité (ISO 9001, 14001, OHS). Accueil convivial La quarantaine, Mickaël Chudeau, responsable achats du site, vous accueille, le timbre haut et le sourire jovial. Il troque volontiers le costume pour son bleu de travail afin d ’ être à l ’ aise sur le terrain pour s ’ occuper de ses clients. « C ’ est ce que je préfère dans ce métier : accueillir aussi bien le particulier qui arrive avec sa remorque remplie d ’ objets défectueux, que l ’ artisan qui vient livrer des rebus de chantier. Cette disponibilité d ’ accueil est un atout certain face à nos concurrents.» Arca Chudeau travaille avec les artisans, les particuliers, mais surtout avec les industriels. « Nous signons des contrats souples de location de bennes pour récupérer leurs déchets métalliques et non métalliques à leur usine ou sur les chantiers : fer, alu, inox, plastique, cartons,... Quand une benne est pleine, le client nous appelle pour un enlèvement par nos soins. Notre force, c ’ est aussi la réactivité. Quel que soit l ’ emploi du temps de nos chauffeurs, nous répondons toujours présent pour assurer le service dans la journée, chacun de nos salariés ayant son permis poids lourds. La polyvalence au sein de notre équipe de huit salariés est précieuse et indispensable.» précise Frédéric Chudeau. Fer, fonte, laiton… Tout ce qui rentre sur le site est rigoureusement contrôlé. « Nous disposons d ’ un plateau pour peser les véhicules, chargés, puis à vide. Nous avons aménagé une zone étanche de stockage de 5 000 m2 consacrés au dépôt de matières ferreuses et métalliques : vélos, roues de tracteurs, étagères métalliques, ustensiles de cuisine, tondeuses,… Les salariés sont habitués à repérer très rapidement les différents matériaux : fonte, fer, ferraille, laiton, cuivre,… qui seront stockés dans des boxes appropriés. La qualité du tri est importante car elle optimise la marge réalisée : 4 euros/kg de cuivre, 0,18 euro/kg de ferraille. » précise Mickaël Chudeau qui suit plusieurs fois par jour le cours des matières premières. Agréé centre VHU (véhicules hors d ’ usage), Arca Chudeau rachète les épaves qui, après une dépollution par ses soins selon une réglementation bien précise, sont déconstruites. Elles seront ensuite expédiées vers des usines de récupération pour être transformées en nouvelles pièces. L ’ entreprise se déplace aussi chez les particuliers, dans les fermes, avec un camion-grue de 26 tonnes pour enlever le matériel agricole usagé. « Nous sommes l ’ une des dernières familles de recycleurs indépendants. Mon frère Frédéric me seconde dans la partie commerciale et mon fils, Maxime nous a rejoints en fin d ’ année dernière. Il connaît déjà bien les rouages de notre métier. Notre spécialité est de gérer les petits volumes. » Cette niche, peu convoitée par les grands groupes nationaux, permet à des structures comme Arca Chudeau de pouvoir exploiter ce filon, pourquoi pas en or... Dominique Gruson Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 19 ligne directe La restauration rapide dépasse la restauration classique en 2012 Le repas gastronomique français avait fait son entrée au patrimoine de l ’ Unesco. Mais l ’ an dernier, c ’ est la restauration rapide avec service au comptoir qui a dépassé la restauration traditionnelle (avec service à table). Le « snacking » (sandwiches, fast-food, vente à emporter) a réalisé 34 milliards d ’ euros de ventes contre 30 milliards (46,3 % de la restauration hors domicile) pour l ’ autre. Une croissance de près de 4 % très supérieure à celle de l ’ ensemble de la restauration qui contraste avec la contrac- tion constatée en 2012 dans la restauration classique. Telle est la conclusion majeure de l ’ étude du cabinet spécialisé Gira Conseil. Le sandwich garde la vedette. Il s ’ en est consommé 2,105 milliards l ’ an dernier, ce qui représenterait un peu plus de 17 millions pour le seul Maine-etLoire. Le jambon-beurre en constitue encore plus de la moitié (62%). Mais la géographie des points de vente de sandwiches évolue. Les parts de marché des cafés et restaurants reculent au détriment de celles des grandes sur- faces pour des questions de prix. Les consommateurs se tournent aussi de plus en plus vers les boulangeries. Selon Bernard Boutboul, directeur général de Gira Conseil, « elles diversifient leur offre, sont de plus en plus présentes avec des plats chauds et n ’ hésitent plus à installer quelques tables. L ’ ensemble de la restauration rapide historique s ’ inquiète de l ’ évolution des boulangeries qui ont su revaloriser leur métier d ’ artisan, ne pas être perçues comme des revendeurs de produits et faire ainsi accepter leurs hausses de prix ». Le succès de la restauration rapide n ’ est donc pas dû qu ’ à la crise selon M. Boutboul, mais aussi à la montée en gamme du produit. Le sandwich se laisse cependant dépasser par les pâtes : pour 1 portion de sushi consommée en 2012, il se consomme 8 kebabs, 23 hamburgers, 25 pizzas, 64 sandwichs et 198 plats de pâtes. Au niveau des tendances, la livraison au bureau décolle, tout comme le phénomène des camions ambulants. « Ce qui marche c ’ est de se déplacer là où le consommateur en a besoin». Avec la crise, le secteur de la restauration devrait connaître un phénomène de bipolarisation. Ceux qui offrent des prix serrés devraient s ’ en tirer tandis que le haut de gamme est assez peu impacté par la conjoncture. « Les restaurants dont le ticket moyen se situe autour de 25-35 euros sont sans doute ceux qui souffriront le plus, explique Bernard Boutboul. C ’ est le créneau de l ’ insatisfaction permanente : trop cher ou pas assez qualitatif ». « GIP Produit en Anjou » Initiée par le Conseil général, la marque de territoire « L ’ avenir pousse en Anjou ! » est le symbole d ’ un savoirfaire angevin, porteuse d ’ une image positive et dynamique du département. Sous cette marque ombrelle émergera prochainement un nouveau signe de reconnaissance « Produit en Anjou ». Cette marque territoriale, collective, multisectorielle aura pour finalité de permettre aux entreprises de promouvoir leur savoir-faire et l ’ origine géographique de leurs produits. Création d ’ un GIP La volonté affirmée des partenaires engagés dans cette démarche (Département, CCI de Maine-et-Loire, Chambre d ’ agriculture, Chambre de métiers et de l ’ artisanat, Association « Produit en Anjou », Comité d ’ expansion économique, Végépolys) est de mettre en place un organisme de droit public en associant les principaux acteurs économiques publics et les entreprises du territoire. Afin de structurer une démarche qui s ’ adresse à tous les secteurs d ’ activité, des concertations ont été menées avec les entreprises, les acteurs institutionnels et les organismes engagés dans les démarches de certification. Le fruit de ces échanges : la prochaine création d ’ un Groupement d ’ Intérêt Public. Ce GIP aura pour mission de promouvoir la marque « Produit en 20 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Anjou », de fixer l ’ éthique liée à cet usage ainsi que les critères d ’ attribution, les modalités d ’ octroi. Critères de sélection La marque collective « Produit en Anjou » sera attribuée à un produit et non à une entreprise. L ’ obtention de cette reconnaissance sera liée à deux critères : au moins 50 % de la valeur ajoutée du produit devra être acquise sur le territoire de Maine-etLoire. Les éléments de base constitutifs du produit devront être issus ou élaborés sur le territoire du département (exception : produits nécessitant des éléments de base non présents ou exploités sur le département). Concernant le secteur agro-alimentaire, un produit bénéficiant d ’ une certification « Anjou », valorisant l ’ origine, de type AOC, AOP, IGP…, pourra prétendre à la marque même s ’ il se situe hors des limites administratives du département. Marianne Bourgeois www.maineetloire.cci.fr Regard Joël Esnault Groupe CMI, Saint Sylvain d ’ Anjou CMI constructeur industriel de l ’ extrême Massif de Koniambo, Nouvelle-Calédonie. Le convoyeur chargé de nickel serpente sur 11 km de collines et vallons...Une prouesse technologique née d ’u n partage de savoir-faire, d ’e nthousiasme et d ’a mbition, marque de fabrique de CMI depuis ses débuts à Angers. En 1978, Pierre Genévrier créait son entreprise de chaudronnerie industrielle avec deux associés. Puis CMI Entreprise se transférait à Saint Sylvain d ’A njou dans un atelierrelais, puis sur son site actuel. Groupe CMI Constructeur d ’ équipements industriels ZI du Moulin-des-Landes, Saint Sylvain d ’ Anjou Tél. : 02 41 21 19 40 Fax : 02 41 21 19 59 GROUPE CMI Président Pierre Genévrier Directeur Général Joël Esnault CMI Entreprise Président Joël Esnault Directeur Général Franck Pruvost Process Systems Président Roland Dutertre Directeur Général Nicolas Tubeuf RBL-REI Président Joël Esnault Directeur Général Guy Raimbault C.A. (consolidé) 65 M€ Effectif 250 salariés (dont 170 à Saint Sylvain d ’ Anjou) www.maineetloire.cci.fr L ’ entreprise abandonne vite la sous-traitance pour répondre au problème de la chaudronnerie et des fluides. Ses marchés, le gaz, le pétrole, la chimie et l ’ énergie, forcément internationaux (Maghreb, Afrique, Turquie, Proche et Moyen - Orient...) et exigeants en certifications. CMI Entreprise construit des ensembles chaudronnés (appareils à pression échangeurs tubulaires, unités skidées...). Elle installe des process industriels en intégrant et raccordant des équipements principaux dans les domaines de l ’ énergie et de la chimie principalement. « Nous utilisons à fond la technologie pour concevoir et construire », affirme Joël Esnault, son président. L ’ impact économique de nos solutions nous permet d ’ être compétitif. Nos produits sont à haute valeur ajoutée et technologiques. Au besoin, nous faisons fabriquer par notre société polonaise Pritip et assemblons à St Sylvain d ’ Anjou. Nous avons ouvert des agences à Calais et à Rouen. Nous sommes ainsi au fait des affaires et pouvons y répondre, au besoin avec des partenaires locaux ». Le groupe CMI, créé en 1987, s ’ est développé par croissance externe. Outre CMI Entreprise, il possède RBL-REI, bureau d ’ études parisien racheté en 1988 et rejoint par un autre BE, La Stéphanoise, (Loire). Sa spécialité : concevoir et réaliser des installations de manutention et de stockage des produits vracs solides comme des convoyeurs. RBL-REI a équipé la plupart des ports français dont Nantes/SaintNazaire, installé des convoyeurs dans nombre de carrières et de mines, fourni du matériel de creusement de tunnels. « Notre valeur ajoutée réside dans l ’ ingénierie des calculs durant la conception. Chaque convoyeur est comme un prototype... ». L ’ export assure les trois quarts de l ’ activité. Le marché chinois est couvert par RBL-REI Chine à Shanghai. Le groupe étudie un joint-venture où il serait majoritaire pour se doter d ’ un outil industriel et portuaire en Asie et répondre à des grosses commandes comme les convoyeurs. L ’ implantation sur le « prometteur » marché russe s ’ est faite via la reprise d ’ Alphaplatre (solutions innovantes et adaptées pour l ’ industrie du plâtre) en 2010. « Ces gros contrats se préparent pendant trois, voire cinq ans, sans certitude que cela débouche. Développer la confiance avec nos interlocuteurs est une condition du succès ». Autre entreprise du groupe : Process Systems qui fournit des unités clés en main de traitement du gaz et du pétrole. Lors de son rachat en 1991, elle travaillait principalement pour Gaz de France et Elf. Elle a été organisée en six activités : traitement du brut, traitement du gaz, comptage, poste gaz, transfert thermique et, dernièrement, dépôt de carburant. « Nos ingénieurs sont plus des génies des procédés que des mécaniciens ». La clientèle, diversifiée, est majoritairement (75%) étrangère. « Nous créons une filiale en Algérie ». En France, de nombreux stockages souterrains de gaz naturel sont équipés d ’ installations de traitement de Process Systems dont récemment à Hauterives (sud-est). Ces compétences d ’ ingénierie thermique ont permis au groupe de se voir confier la réalisation du lot circuit-eau-vapeur sur le site de la centrale biomasse Dalkia Biowats à La Roseraie (Angers) pour la production d ’ électricité et le chauffage urbain. La moitié des 250 salariés de CMI sont ingénieurs ou administratifs. « Nous sommes très attachés à la formation. Les fondateurs de l ’ entreprise étaient eux-mêmes Compagnons du Devoir. Nous avons une douzaine d ’ apprentis». La plupart de ceux qui ont été formés sont restés pour poursuivre l ’ aventure CMI. Alain Ratour Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 21 ligne directe Echos De Beaupréau, Nexarian veut faire venir la France en Inde «Il y a un énorme potentiel d’accompagnement sur l’Inde. Beaucoup d’entreprises européennes s’y sont implantées... Paradoxalement, la France est encore très frileuse». Christophe Meinen et Nicolas Weinmann entendent bien retourner la table grâce à la création d’une plateforme commerciale. «Après vingt ans dans l’œnologie en Anjou, je suis parti en Inde où j’ai participé au développement de vignobles au stade embryonnaire», apprend Christophe Meinen. «Nicolas a développé le marché indien d’une entreprise vendéenne de l’ameublement. En six ans, il avait créé huit magasins.» L’idée de créer une société basée sur la proximité et générant un fil d’Ariane (Nex(t)arian) entre la France et l’Inde fait son chemin. Avec le soutien de la Région, ils créent l’entreprise fin 2011 et se relaient en Inde pour des missions de conseil, de recherche de partenaires et d’assistance aux contrats. «Nous avons déjà constitué un réseau d’experts dans l’agroalimentaire, les biens et équipements de la maison, la décoration, l’ameublement et le mobilier». Hébergée par « La Cour de Création » à Beaupréau, Nexarian envisage déjà la création d’une seconde plateforme commerciale en Russie. International Louis Félix : le retour de la chaussure de luxe française Le luxe français se vend bien à l’étranger. Le styliste Billy Lagré en est persuadé. « Notre but est de réaliser 99 % de notre chiffre d’affaires vers l’Asie, la Russie, les Etats-Unis, les pays du Golfe… via un show-room parisien ». France. Pourquoi pas l’inverse ? Il revient en France et se lance dans l’aventure avec sa femme. « Cette niche est porteuse. 30 % des marques de luxe sont françaises ». L’entreprise a une capacité de 50 paires quotidiennes. Elle en produit actuellement 10 à 15 paires par jour avec deux collections par an. Les effectifs de 9 salariés pourraient s’élever à une vingtaine de salariés dans trois ans. « Et j’espère bien, un jour, ouvrir un magasin rue du Faubourg-Saint-Honoré ». Des miels angevins au pays de l’Empire Céleste http://nexarian.com Source « Le fil des territoires » Son produit : des chaussures haut de gamme, entre 500 et 800 euros, dessinées par ses soins et fabriquées à Chemillé dans un atelier de 500 m², zone des Trois Routes. Sa (nouvelle) marque : Louis Félix, les prénoms de deux grandspères, l’un fabricant de formes, l’autre, bottier. A 46 ans, Billy Lagré a travaillé pour Guy Rautureau et pour Eram. En 2000, il crée son entreprise de négoce. Il fait produire en Asie les chaussures de luxe qu’il dessine et les importe en Apiculteur et spécialiste depuis 1921 du miel et des produits dérivés des abeilles, la société Famille Mary - St-André de la Marche - a ouvert le 25 février un premier point de vente en Chine, à Pékin. Synonymes de luxe pour les Chinois, les produits français ont la cote. Situé dans la fastueuse galerie Shinkong-Place, à proximité de Fauchon, emblème par excellence des produits alimentaires de luxe français, l’investissement et le management sont réalisés par un partenaire Chinois. Benoît Mary, Président de l’entreprise, ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin. Conscient du potentiel de création de valeur ajoutée dans un pays où la richesse et le pouvoir d’achat croissent très rapidement, Benoît Mary envisage de développer l’enseigne dans la zone Asie. Miels, mais aussi cosmétiques bio au miel, gelée royale, etc. Deux autres ouvertures sont déjà prévues dans les luxueuses galeries commerciales alimentaires de Pékin Scitech Plaza et Yansha Youyi Shopping City. Le groupe emploie en France 83 salariés, distribue 160 références de sa marque auprès de ses 24 points de vente en propre répartis dans les grandes métropoles françaises (Angers, Nantes, Paris, Nice, Bordeaux, Lyon…) ainsi qu’en vente à distance et e-commerce. www.famillemary.fr Salariés, entreprises, DÉCLENCHEZ LA PERFORMANCE RH ! MonaGraphic - 02 41 57 33 72 2013 : la crise ? H! Non… la mutation R Association Groupement d’Employeurs www.age49.fr 22 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 velopper A.G.E. vous aide à dé vous apportant NOUVEAU votre entreprise en é ajusté. ag En Sarthe, rt pa ps m te à es les compétenc rejoint A.G.E. Contacteznous ! 38 avenue Patton - BP 32017 - 49016 ANGERS CEDEX 01 Tél. 02 41 36 83 20 - Fax 02 41 36 83 21 - [email protected] GROUPE ANJOU – GROUPE FRIGO - GROUPE EVOLUTYS - GROUPEMENT D’EMPLOYEURS DU CHOLETAIS - CENOTIS www.maineetloire.cci.fr Regard Thierry Gauchet Trioplast, Pouancé Un film sans fin Leader européen du film en polyéthylène, Trioplast s ’ est implanté en France en 1995. Son usine de Pouancé est dirigée depuis peu par Thierry Gauchet qui a pour mission d ’ orchestrer sa montée en volume, en particulier pour les branches ensilage et horticole. Trioplast 24 rue de la Pidaie 49420 Pouancé Tél. : 02 41 94 84 00 Fax : 02 41 92 60 63 [email protected] www.trioplast.com Directeur général Thierry Gauchet Activité principale production de films polyéthylène, recyclage et valorisation de films polyéthylène Production 2012 27 000 tonnes de films extrudés Effectif 107 salariés (1 300 dans le Groupe dont 180 Français) CA 51 M€ en 2012 www.maineetloire.cci.fr L e site de Pouancé a investi l ’ année dernière 3 millions d ’ euros dans deux nouvelles lignes de recyclage de films traités. L ’ entreprise est spécialisée dans le film agricole et consacre la majeure partie de son activité à la fabrication de films d ’ enrubannage de balles de foin, de bâches d ’ ensilage et autres films de forçage pour l ’ agriculture. L ’ année dernière, elle a extrudé 27 000 tonnes de films et 8 000 tonnes de films usagés ont été transformés en granulés. 62 % sont exportés vers l ’ Europe, l ’ Australie et la Nouvelle Zélande, et depuis peu le Chili et le Brésil. Elle couvre 25 % de la production totale du groupe familial suédois pour la division Etirable. Deux autres usines en Suède et Arabie Saoudite se partagent cette activité. Présent en Europe avec 13 sites, le groupe Trioplast développe deux activités majeures : le film étirable d ’ emballage et le film d ’ hygiène. Une production en continu « Les lignes de production fonctionnent jour et nuit, 330 jours/an sans interruption. Afin d ’ assurer la maintenance des équipements, l ’ usine ferme 3 semaines en été et une semaine en hiver. Les 107 salariés de Pouancé travaillent par roulement. » précise Thierry Gauchet, la quarantaine, qui a repris la direction de l ’ entreprise il y a deux ans. Auparavant, il avait assuré la fonction de directeur commercial et marketing pour une entreprise danoise dans le secteur de la plasturgie automobile. Alors, le plastique, c ’ est un domaine qu ’ il maîtrise parfaitement, ainsi que la philosophie scandinave du travail, plus souple et pragmatique que celle de nos contrées. Pour être performante, une entreprise doit aussi cultiver les compétences de ses salariés. « C ’ est pourquoi, nous investissons 5 % de la masse salariale pour former le personnel aux métiers de l ’ extrusion-gonflage pour lesquels aucune école n ’ existe vraiment. » Des bulles de 36 m de haut Construite en 1968, l ’ usine pouancéenne a été rachetée par St-Gobain en 1978, puis a démarré l ’ activité de recyclage en 1983 avant de rentrer dans le Groupe Trioplast en 1999 pour le développement de la production de film d ’ enrubannage. Cette activité était alors en fort développement grâce à la découverte de nouveaux procédés de fabrication (l ’ enrubannage améliore la conservation et la qualité nutritive du foin). Etendu sur 4,6 ha (dont 1,5 ha couvert), ce site comprend une zone de stockage, des entrepôts mais surtout une aire pour le recyclage et l ’ activité d ’ extrusion (14 lignes d ’ extrusion-gonflage) avec des bâtiments de 18 m de large et 36 m de haut pour favoriser le refroidissement des colonnes de plastiques en fusion. Pouancé est le seul site du Groupe à posséder une compétence particulière pour le lavage des films à recycler. L ’ entreprise s ’ est équipée de machines pour laver, sécher et extruder les films récupérés auprès d ’ entreprises de tous horizons spécialisées dans le recyclage des déchets plastiques. « Le tri et le contrôle de ces plastiques est assuré de façon rigoureuse par nos salariés, car de cette sélection, dépendra la qualité des plastiques. » Il en sortira des granulés, à leur tour extrudés puis agrémentés d ’ ingrédients supplémentaires en fonction de la finalité du produit. L ’ usine de Pouancé fabrique également des films dégradables spécialisés pour le secteur du maraîchage (paillage). « Nos productions, réalisées tout au long de l ’ année, sont vendues à des distributeurs professionnels agricoles. Une grande partie de la livraison est concentrée sur 4 mois de l ’ année car nos produits sont saisonniers. En 2012, l ’ année pluvieuse a été favorable à la vente de films d ’ enrubannage.» Trioplast va accentuer ses recherches sur de nouveaux procédés permettant de recycler les films étirables en films d ’ ensilage. Il a également l ’ ambition de franchir, d ’ ici 2015, le seuil des 34 000 tonnes de films produits. Un programme ambitieux qui s ’ étire vers l ’ excellence. Dominique Gruson Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 23 ligne directe Echos Le cloud privé par Kaliconseil Kaliconseil fêtera ses trois ans en septembre prochain. Installé depuis 2010 à Angers, cette entreprise joue un rôle de précurseur sur le territoire angevin avec sa solution d’infogérance et d’hébergement en cloud privé. Son offre s’adresse aux PME et collectivités territoriales souhaitant faire évoluer leur infrastructure informatique vers un modèle économique, ne nécessitant pas d’investissement. « Nos experts accompagnent les entreprises au changement. Ils leur expliquent les principaux enjeux liés à la mise en place du cloud privé. Ils mettent l’accent sur les principales décisions stratégiques à prendre ». Vincent Messager, directeur général d’Inova France a confirmé l’expertise de Kaliconseil lors de la dernière conférence « cloud computing » organisée par la CCI le 16 avril. services aux entreprises Croissance externe et podium pour Restoria Restoria (Saint Barthélemy d ’ Anjou) reprend Rest ’ Ouest, autre spécialiste de la restauration collective. L ’ entreprise emploie 50 personnes et réalise 4,2 millions d ’ euros de CA. Cette acquisition n ’ étend pas le territoire commercial de Restauria, mais renforce sa présence en Loire-Atlantique. phées Développement durable des Pays de la Loire. L ’ entreprise a été primée pour sa recherche de cohérence globale dans ses actions menées dans cette direction : charte de diversité, utilisation de produits régionaux et locaux, mesure de l ’ impact environnemental des recettes, mécénat de compétences, etc. Gazeau au volant de Brelet www.kaliconseil.fr Adecco PME : nouvelle agence à Angers Adecco PME Angers a ouvert une nouvelle agence dans le quartier de la Gare, à Angers. Créée en 2011, cette nouvelle marque du groupe Adecco est un réseau d’agences d’emploi de proximité au service des TPE/PME, quel que soit le secteur d’activité. Déjà 80 agences Adecco PME sur le territoire français. Dirigée par Marie Lemasson-Tignon, l’agence de la Gare compte deux chargés d’affaires, spécialisés dans la PME. « Dotée d’une culture 100 % service », cette nouvelle équipe est engagée tant auprès de ses candidats que de ses clients.Les intérimaires sont évalués sur les compétences et les comportements au travail. Il leur est proposé des solutions sur mesure avec un interlocuteur unique pour tous leurs projets. Ouverte au public les mardis et jeudis, elle fonctionne sur rendez-vous le reste de la semaine. Les demandeurs d’emploi peuvent s’inscrire sur le site www.adecco.fr. Restoria, sans Rest ’ Ouest prévoit un CA de 32 millions d ’ euros avec 515 salariés sur l ’ exercice qui se termine le 31 août. L ’ entreprise vise la norme Lucie (RSE) pour l ’ été après l ’ audit Afnor. L ’ actualité de l ’ entreprise est également marquée par le 1er prix catégorie grandes entreprises remporté lors des tro- Lorsque Bernard Gazeau créa son entreprise de transports en 1973 au Chaudron-en-Mauges, il n ’ imaginait probablement pas que l ’ entreprise, aujourd ’ hui dirigée par son fils, deviendrait une holding avec quelque 230 salariés et 40 millions de CA (la pla- 24 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 çant ainsi 143ème sur les 36 000 transporteurs en France). Pour les Transports Gazeau, 2013 s ’ annonce sous les meilleurs auspices. Non contents de fêter leur 40ème anniversaire, les Transports Gazeau ont repris les Transports Brelet de Saint-Julien-deConcelles (44). Fait suffisamment rare pour le signaler : c ’ est le « petit » qui a repris le plus gros, Gazeau pesant, avant ce rachat 17 M€ de C.A et 82 salariés tandis que les Transports Brelet affichent 150 salariés pour 22 M€ de C.A. Cette opération de croissance externe s ’ avère stratégique. Spécialisée dans le transport de conteneurs (80 % de l ’ activité), l ’ entreprise souhaitait se diversifier pour rame- ner cette part à 50 %. « Gagner des parts de marché dans notre secteur est compliqué. D ’ où le choix de le faire par le rachat », explique Richard Gazeau, PDG. Autre atout de ce rachat : la complémentarité de l ’ offre. « Nous allons désormais pouvoir intervenir sur tous les maillons de la chaîne du transport au niveau national. Du bateau jusqu ’ à la livraison des magasins. Nous avons également mis en place un titre d ’ entrepôt sous douane sur nos deux sites - St-Julien-deConcelles et Marcoussis (91). Ce titre permet un régime suspensif pour les importateurs ». Un bonheur n ’ arrivant jamais seul… le 25 mars dernier, l ’ entreprise a reçu la palme du transport 2013. www.maineetloire.cci.fr Regard Xavier Cunaud Groupe Salmon Arc en Ciel (G.S.A.), Villedieu-La-Blouère Sucre d’Orge & Cie : un « nouvel écrin » pour les marques du … de l ’ export et de la vente sur Internet Groupe G.S.A. déploie sa stratégie et prend un nouveau cap. Afin d ’ affirmer davantage son positionnement de spécialiste du cadeau de naissance (adopté depuis le baby-boom), l ’ entreprise lance un concept store d ’ un genre nouveau : Sucre d ’ Orge & Cie. Elle développe aussi son réseau de distribution. Groupe Salmon Arc en Ciel 49, rue de Vendée 49450 Villedieu-la-Blouère 02 41 64 51 00 www.gsa.fr www.sucredorge.com www.berlingot.com président Xavier Cunaud Activité Vêtements et accessoires pour les plus petits création 1912 EFFECTIF 150 Départements : Sucre d’Orge®, Berlingot® et Arc en ciel diffusion (travail à façon sous marque distributeur ou sous licence pour la distribution alimentaire ou spécialisée) www.maineetloire.cci.fr C rontraint de réduire ses effectifs en février et assurer sa mutation, le groupe entend bien rebondir en innovant et redynamisant l ’ univers du cadeau pour les tout-petits sur lequel il est depuis toujours positionné avec ses marques, Sucre d ’ Orge et Berlingot (la première vendue en grande surface, la seconde en boutiques multimarques et grands magasins). GSA est spécialisé dans la création, la conception et la préindustrialisation de vêtements de jour et de nuit, d ’ articles pour le lit, le repas, le bain, les jouets et peluches, les coffrets et les emballages cadeaux. Il déploie actuellement un concept store innovant « Sucre d ’ orge & Cie », évoluant ainsi de plus en plus vers le métier de distributeur. « Ce nouvel univers réunit le meilleur de nos deux marques pour les offreurs de cadeaux naissance ainsi que des accessoires et produits complémentaires de marques référentes dans leur domaine… Il se distingue aussi par ses services avec dans chaque magasin un atelier « confection du cadeau » pour composer un cadeau unique et original avec un large choix de rubans, papiers de soie,… L ’ objectif est de sublimer nos produits, de leur procurer un écrin, une mise en situation et, élément aussi important et différenciant, apporter aux offreurs de cadeau une expérience d ’ achat unique, créer du lien et du sens », détaille Xavier Cunaud, qui préside GSA depuis 2008. Car l ’ innovation n ’ est pas seulement produit ou technologique, elle peut être organisation- nelle, d ’ usage… ou même liée à la distribution(1). Développement de son réseau de distribution… Tout en conservant sa position de leader dans le domaine du cadeau de naissance en grande surface, le groupe souhaite développer son réseau de distribution. « Pour donner une nouvelle force à nos marques et accélérer leur diffusion, nous avons opté pour la création de boutiques propres : « Sucre d ’ Orge & Cie» ». Cette nouvelle enseigne, GSA a choisi de l ’ implanter dans les centresvilles et certaines galeries commerciales. « D ’ abord décliné à Paris en février 2012, à Angers et à Nantes début 2013, ce concept store se développera d ’ ici à 2015, en France ou à l ’ étranger, avec une dizaine de nouvelles boutiques par an. Un magasin à La Rochelle est à l ’ étude et nous prévoyons de passer en commission affiliation fin 2013». Un projet de développement hors du commun qui a permis à la société « Arc en Ciel Boutique » de bénéficier du soutien de la Région par un dispositif de prêt à remboursement différé de 3 ans dénommé « P2RI offensif». « Deux millions d ’ euros ont ainsi été levés auprès de la Région et 4 partenaires financiers ; Oséo apportant notamment la garantie financière aux banques. Nous avons également investi début 2012 dans un logiciel Retail type ERP, adapté au pilotage et à l ’ animation de franchises ». Avec ce nouveau concept, GSA espère également s ’ agrandir à l ’ export (25 % de son CA dans des boutiques multimarques à ce jour) en ajustant sa stratégie : « Nous étions pour l ’ instant majoritairement présents en Europe. Mais la crise frappant durement cette zone, nous avons commencé à travailler avec les pays comme la Russie ou le Moyen-Orient. Ces marchés sont plus prometteurs et les investisseurs sont friands de concepts avec une histoire à raconter, une richesse immatérielle permettant de se distinguer des autres commerces plus traditionnels. Autre raison de développer l ’ international : les centrales d ’ achats de la grande distribution sont désormais gérées au niveau européen où nos marques ne sont pas suffisamment connues ». Le groupe qui vend aussi sur Internet depuis 1999 avec ses sites marchands (2) et avec de nombreux sites partenaires souhaite s ’ engouffrer dans l ’ omni-canal avec un site « Sucre d ’ orge & Cie » ce qui permettra de retrouver le concept à la maison et en magasin. Isabelle Baudry (1) La dématérialisation de ce concept bénéficie d’une subvention OSEO. Dossier réalisé par Nova Child dont GSA est membre fondateur. (2) www.sucredorge.com et www.berlingot.com Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 25 ligne directe Echos Mediapilote à Saint-Malo Après Angers, Cholet, Laval, Le Mans, Poitiers, Rennes et Vannes, Mediapilote continue son développement dans l ’ Ouest. C ’ est à Saint-Malo cette fois que l ’ agence conseil en communication & digital Mediapilote vient d ’ étendre son réseau, en affiliant l ’ ex agence Rolling Com, co-fondée par Ellen Faivre et François Buson. www.mediapilote.com Banque Tarneaud : un nouveau directeur à l ’ agence de Cholet Alexandra Fuzeau-Paillat, 34 ans, a été nommée mi-avril Directeur de l ’ agence Banque Tarneaud de Cholet (Particuliers/ Professionnels/Entreprises). Elle succède à Philippe Massoubre qui, après 38 années passées à la Banque Tarneaud, a fait valoir ses droits à la retraite. Diplômée de l ’ Institut Technique de Banque, Alexandra Fuzeau-Paillat a débuté sa carrière au sein de la Banque Tarneaud en octobre 1998. Elle a notamment occupé les postes de conseiller clientèle Particuliers, puis Professionnels à Limoges et à Nantes. Elle était conseiller clientèle Entreprises à Cholet depuis 2007. Outre Cholet (5 collaborateurs), la Banque Tarneaud (siège social à Limoges) compte deux autres agences en Maineet-Loire : Angers Saumuroise (Particuliers/Professionnels) et Angers Ralliement (Particuliers/ Professionnels/Entreprises). www.tarneaud.fr Trophées Choletais de l ’ économie 2013, le 5 décembre La Jeune Chambre Économique du Choletais lance les Trophées Choletais de l ’ Économie 2013 afin de récompenser une nouvelle fois les acteurs économiques locaux s ’ investissant dans le dynamisme du Choletais. Pour cette 4ème édition, des trophées inédits feront leur apparition sur des thèmes très diversifiés afin de toucher le plus grand nombre d ’ acteurs locaux, entreprises, artisans,... Les postulants pourront candidater pour leur trophée correspondant, sur le site Internet des Trophées Choletais de l ’ Économie. www.tropheesducholetais.com services aux entreprises Les Transports Pasquier se diversifient Les Transports Pasquier (Beaupréau) connus pour leur expertise dans le transport de menuiseries industrielles dans la région cherchent à se diversifier. Créée en 1976, l ’ entreprise qui compte 11 collaborateurs et réalise un CA de 1,87 M€ (+ 5 % par rapport à l ’ année précédente) espère notamment développer cette année le déménagement des particuliers et professionnels. « Un collaborateur de l ’ entreprise a été détaché pour faire monter en puissance cette activité. Une personne supplémentaire sera recrutée cette année pour le remplacer à son ancien poste » précise Alexandre Pasquier, le dirigeant. Un nouveau service d ’ affrètement sera également lancé en 2013. « Grâce aux bourses de fret, nous pourrons répondre favorablement à toutes demandes, y compris celles qui concernent des destinations que nous ne desservons pas aujourd ’ hui». Objectif des transports Pasquier : conquérir de nouveaux clients. L ’ entreprise adhère depuis octobre 2012, à la charte de l ’ ADEME « Objectifs CO2, les transporteurs s ’ engagent». Son ambition : réduire de 9 % ses émissions de CO2 sur 3 ans. www.transportspasquier.fr Couleur Nature : petite entreprise deviendra grande De g.à d., MM. Baron (EGEE), Martin (président du Pays des Mauges), Freddy Pineau, Charruault (président d ’ Anjou Initiative), Vildary (président du Comité de Prêt) Couleur Nature (Saint Florentle-Vieil) est spécialisée, depuis sa création en janvier 2010, dans la conception et la réalisation d ’ espaces verts et l ’ entretien des jardins. Son gérant, Freddy Pineau, a bénéficié du premier prêt régional Croissance accordé par Pays d’Anjou Initiative (PAI). « Le « Prêt Croissance » est un prêt à taux 0% sans garantie personnelle destiné aux entreprises en développement qui ont entre 2 et 5 ans d ’ existence. D ’ un montant compris entre 5 000 et 15 000 € et remboursable entre 1 et 4 ans, ce financement direct, permet notamment à l ’ entre- preneur du Pays des Mauges, d ’ accroître, de diversifier ou de moderniser son activité ou son organisation. Complémentaire du prêt Pays d ’ Anjou Initiative, il est réalisé grâce au soutien financier de la Région ». Le prêt accordé à Couleur Nature s ’ élève à 10 000 € sur 3 ans. Freddy Pineau envisage l ’ acquisition d ’ une remorque et d ’ un tracteur autoporté pour l ’ entretien de surfaces plus grandes. Le paysagiste espère ainsi développer sa clientèle en touchant plus d ’ entreprises et de collectivités. L ’ embauche d ’ un premier salarié est prévue pour cet automne. www.couleurnature-paysage.com L ’ art d ’ entreprendre accessible à tous Gautier-Girard.com, vous connaissez ? Pas encore mais bientôt, sûrement. Avec son réseau de quelque 230 000 créateurs et chefs d ’ entreprises inscrits gratuitement, son millier de dossiers de conseils pour créer et développer son entre- 26 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 prise, ses quelque 160 000 messages de questions/réponses sur l ’ entrepreneuriat et sa centaine de fiches pratiques, GautierGirard.com est le premier site indépendant des entrepreneurs et des auto-entrepreneurs. A l ’ initiative de ce réseau indépendant de créateurs d ’ entreprises et d ’ entrepreneurs, un certain… Gautier Girard. Créateur dans l ’ âme, ce jeune entrepreneur a créé sa première société en 2002, à l ’ âge de 19 ans. En quelques années, il a fait d ’ une petite affaire une entreprise de 9 personnes réalisant plus de 450 000 euros HT de C.A. chaque année. Cette montée en charge du chiffre d ’ affaires et des employés s ’ est réalisée en plusieurs années seulement et en autofinancement. De cette aventure est née en 2004 une autre société, vendue en 2007, puis une troisième début 2009. « C ’ est de ce virus pour la création d ’ entreprises que m ’ est venue l ’ idée et l ’ envie de créer un site qui lui soit dédié et de partager mon expérience». Ce jeune entrepreneur enthousiaste a d ’ autres fils à sa toile : auteur de livres électroniques (plusieurs centaines de milliers de lecteurs), interventions et conférences, articles (dont certains sont repris dans des manuels scolaires). Il est également membre de la Commission Entrepreneuriat à la CCI de Maine-et-Loire. www.maineetloire.cci.fr Galva 72_90 x 130 10/01/13 09:06 Page1 Avoir un partenaire à vos côtés conseil - gestion expertise comptable pour disposer d’outils performants CERFRANCE, c’est bien plus que de la comptabilité, c’est du conseil 02 41 33 66 66 CONSEIL - EXPERTISE COMPTABLE Boulevard Charles Barangé 49000 ANGERS Téléphone : 02 41 47 92 84 Télécopie : 02 41 66 55 55 e-mail : [email protected] Vente de Véhicules Utilitaires et Crédit-bail Nous pouvons vous proposer des solutions de financement et des garanties jusqu’à 24 mois Carrosserie pour Utilitaires et Poids-Lourds Avec notre partenaire Carrosserie de Bernay Location de Véhicules Utilitaires Voitures sociétés (Berlingo, Twingo …) Fourgons de 5 à 20 m3 Poids-Lourds de 50 m3 Camions benne PTC 3T5 Camions Porte Voiture Camion Porte Engin Garage Véhicules Légers Pour vos véhicules professionnels, faites appel à un spécialiste : nous assurons l’entretien de tous types de véhicules légers (voitures particulières et véhicules utilitaires légers). Et pour vos bris de glaces ligne directe Echos Les Serres d’Anjou ont du cœur Créées en 1999, Les Serres d’Anjou (27 salariés aux Ponts-de-Cé) sont spécialisées dans la fabrication et le conditionnement de compositions florales, le négoce de végétaux et leur logistique. Présidées par Serge Porcher et dirigées par François Ferret, elles ont réalisé un C.A. de 7.7 millions d’euros en 2010 pour plus de 8 000 000 produits vendus. L’entreprise a remis un chèque de 12 700 euros à l’association de recherche médicale « Laurette Fugain » au titre de l’opération Fête des mères 2012. Depuis 2004, elle participe à l’opération d’envergure nationale « Une orchidée vendue, un euro reversé » dans les Intermarché et Bricomarché, au profit de cette association. www.serres-anjou.fr Recherche sur l’hortensia L’Anjou héberge les spécialistes français de l’hortensia. Quatre d’entre eux (Chauvin Horticulture, Boos hortensia, Hortensia France Production, Sicamus) mutualisent leur effort de recherche au sein du programme Physi’ho. Ils travaillent avec trois équipes de recherche pluridisciplinaires de l’IRHS Angers, d’Agrocampus Ouest et de l’INRA Versailles Grignon). Le programme doit permettre d’améliorer les connaissances sur le comportement de l’hortensia à des stades critiques de la production. Par rapport à leurs concurrents néerlandais, les hortensias d’Anjou sont plus ramifiés, plus riches en fleurs, plus robustes. Les interventions manuelles sont nombreuses au cours de dix-huit mois de culture. Ce projet, accompagné par Angers Technopole et labellisé par Végépolys, est appuyé financièrement par la Région. Végétal Végésupply : améliorer la logistique dans le végétal Le projet de chaîne logistique mutualisée Végésupply, labellisée par Végépolys, a reçu une subvention du Fonds Unique Interministériel (FUI). Ce projet de R&D unit quatre entreprises du Maine-et-Loire : Fleuron d ’ Anjou, porteur du projet, JCT Plants, Gaignard Fleurs et Pépinières Détriché. Les équipes logistiques des Ecoles des Mines de Paris et Nantes et de l ’ université d ’ Angers les ont rejoints. L ’ augmentation des coûts de transport freine le développement des entreprises de la filière dans un environnement très concurrentiel. Végépolys a accompagné ce groupe d ’ entreprises dans une réflexion sur l ’ évolution de leur organisation logistique. La mutualisation est apparue comme un moyen efficace pour dégager des gains de productivité et se positionner sur de nouveaux marchés. Tel est le projet « Végésupply » qui doit améliorer le service client par la réorganisation du système logistique. Il repose sur la conception, l ’ opti- misation et l ’ expérimentation d ’ une chaîne logistique mutualisée, innovante pour ce secteur soumis à la fragilité des produits, aux pics saisonniers... Les solutions proposées permettront aux entreprises de créer de la valeur et des emplois, de conquérir de nouveaux marchés et d ’ accroître leur rentabilité. La mobilisation de compétences scientifiques apportera à ce projet de R&D l ’ opportunité de créer une véritable innovation organisationnelle. Vilmorin renforce son pôle R & D cient des retombées de l ’ aérospatiale. Ces technologies sont issues du médical ou de l ’ aérospatiale. Un troisième laboratoire, celui de chimie, est unique au sein du groupe Limagrain. Vilmorin a démarré deux projets avec Végépolys. Green Protect concerne l ’ utilisation d ’ extraits végétaux. Aseeds cherche de nouvelles protections pour des espèces comme le blé ou le maïs. Vilmorin (groupe Limagrain, quatrième semencier mondial) a renforcé son site R & D de La Ménitré. Un nouveau laboratoire de 700 m², sous la responsabilité de Pierre Ferraton regroupe les technologies de la semence et la vision artificielle (cette dernière étant la seule au sein de Limagrain). Le premier champ d ’ investigation consiste à mettre au point des procédés techniques appliqués aux semences. Il s ’ agit de favoriser la germination, la régularité du semis, la protection des plantules contre les insectes et champignons parasites. Les techniques de vision artificielle, avec caméras et images de très haute définition, permettent d ’ accélérer la création de nouvelles variétés. Elles bénéfi- Nouveau laboratoire pour Vilmorin Conception et Réalisation de Salles de Bains Accessoires - Mobilier 2 Square de la Ceriseraie CA du Landreau - 49070 BEAUCOUZE Tél. 02 41 39 43 00 www.nuancesbains.com 28 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 www.maineetloire.cci.fr Michel Sapin rencontre les entreprises à la CCI « Créer un environnement économique favorable, assouplir le droit du travail et, demain, réformer la formation professionnelle »… C ’ est ainsi devant un parterre de chefs d ’ entreprises, réunis à la CCI le 24 mai, que Michel Sapin résumait les grands chantiers du Gouvernement. Le Ministre du Travail, de l ’ Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social achevait ainsi une journée passée en Maine-et-Loire. « Le réseau des Chambres de Commerce et d ’ Industrie est un relais privilégié de l ’ action de l ’ Etat en matière économique ». Les interrogations, voire les inquiétudes du public ne manquaient pas. Eric Groud, président de la CCI, résuma quelques urgences dans son propos d ’ accueil : l ’ ouverture de filières complètes d ’ apprentissage, la nécessaire orientation des jeunes vers les métiers en tension, l ’ ouverture de formations supérieures par apprentissage, l ’ accompagnement RH… Et de plaider pour un travail collectif des acteurs économiques à partir de stratégies partagées. « Il n ’ y a d ’ équilibre que dans le mouvement. La France est à l ’ arrêt. Construisons ensemble ! ». Le temps imparti manquait, mais quelques questions furent posées au ministre par des chefs d ’ entreprises. Ainsi sur les effets de seuils et leurs obligations nouvelles « qui empêchent des entreprises de grandir ». Selon le Ministre, les accords du 11 janvier 2013 sur la compétitivité et la sécurisation de l ’ emploi prévoient un lissage sur une certaine durée du passage à un seuil supérieur d ’ effectif. D ’ ici à l ’ été, trois ordonnances auront été prises pour apporter des solutions aux effets négatifs des seuils. Autre question sur l ’ apprentissage et ses difficultés, le dysfonctionnement de l ’ orientation qui privilégie trop souvent les études générales, la mauvaise image de l ’ apprentissage « voie de garage ». Le Ministre a reconnu partager ce constat, évoquant le modèle allemand dans ce domaine. En France, le système d ’ orientation devrait être réformé en fin d ’ année. Il prévoirait notamment une présence accrue des chefs d ’ entreprises dans les collèges et lycées. Une question de grande actualité portait sur les emplois d ’ avenir qui, avec les contrats de génération, faisaient l ’ objet de la plus grande sollicitude de Michel Sapin. « Il existe des dispositifs en faveur de l ’ emploi, maintenant il faut se mobiliser ». Les emplois d ’ avenir, à l ’ origine réservés aux secteurs publics et associatifs, sont désormais ouverts aux entreprises privées. La dernière question portait sur l ’ harmonisation sociale européenne. Le ministre a dans sa ligne de mire des abus liés au détachement de travailleurs européens dans d ’ autres pays du continent. Il a plaidé pour un socle social commun à l ’ intérieur de la Communauté. « Cela doit faire partie de l ’ idéal européen ». La Banque Publique d ’ Investissement en région La Banque Publique d ’ investissement des Pays de la Loire s ’ est ouverte dans les locaux de la direction régionale d ’ Oséo. L ’ établissement supervise l ’ activité de garantie, le financement des investissements, l ’ innovation et l ’ investissement en fonds propres. La cible : les PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) prometteuses en raison de leur caractère innovant et tournées vers l ’ international. La Banque Publique d ’ Investis sement joue un double rôle : financer l ’ entreprise et y investir en fonds propres. Financer Le poids lourd de la BPI, c ’ est OSEO, devenue une division « BPI financement », chargée des prêts et de la distribution www.maineetloire.cci.fr des prêts à l’innovation. Les besoins de financement sont variés : à court, moyen ou long terme, matériels comme immatériels, export, innovation. Les secteurs prioritaires du financement, de la garantie et de l ’ aide à l ’ innovation : l ’ industrie (34 %), le commerce et le tourisme (32 %), les services (29 %). Cette année, la BPI renforce l ’ offre de co-financement. Les trésoreries vont notamment bénéficier de 500 M€ de financement additionnel, 100 M€ pour le Crédit Impôt Recherche et 800 M€ de préfinancement du Crédit d ’ Impôt Compétitivité Emploi. La BPI renforce également son volet export avec l’intégration de chargés d’affaires issus d’UbiFrance et de la Coface. La BPI lance des Prêts Pour l ’ Innovation ciblant le finance- ment des phases d ’ industrialisation et de commercialisation. Elle préfinance jusqu ’ à 80% du Crédit Impôt Recherche (CIR) étendu à l ’ innovation que les PME devraient recevoir en 2014, afin d ’ améliorer les conditions de financement de la R&D. Elle gère une partie des enveloppes de redéploiement du Programme d ’ Investissements d ’ Avenir (programme innovation de rupture voire radicale, prêts numériques...). Elle crée un fonds de garantie pour contribuer au financement des besoins de CT des entreprises, notamment en trésorerie. Investir La seconde filiale, « BPI Investissement » s’adresse en priorité à l ’ industrie (49%) et au secteur numérique, biotechnologies et développement durable (25 %). Elle est chargée des interventions en fonds propres autour du Fonds stratégique d ’ investissement et de la Caisse des Dépôts et Consignations Entreprises et de FSI Régions. La BPI va développer une offre de « gros tickets » en capitalrisque pour les sociétés innovantes ayant des besoins significatifs en fonds propres. Elle travaille à renforcer le capitaldéveloppement en régions pour inciter à l ’ ouverture du capital des PME. Elle met en place une enveloppe de fonds qui soutiennent les entreprises exportatrices. CONTACT CCI Christine Carmès Tél. : 02 41 20 54 83 [email protected] Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 29 ligne directe Les Espoirs de l’économie Pour les Entreprises créées ou reprises depuis le 1er janvier 2010, la CCI de Maine-et-Loire et l ’ ensemble des partenaires de l ’ opération a lancé les Espoirs de l ’ économie. En partenariat avec les principaux acteurs de la création, elle souhaite récompenser les nouveaux entrepreneurs ressortissants de la CCI de Maine-et-Loire. Le Crédit Agricole de l ’ Anjou et du Maine CréateursRepreneurs : RencontronsMaryse Le Dault nous pour partager nos ambitions ! Banque au service de notre territoire, le financement de l ’ économie locale et de la créationreprise est notre priorité. Pour tous vos besoins professionnels et privés, profitez dès maintenant de nos expertises, de décisions prises localement et de nos partenariats… 77 agences et 78 spécialistes des professionnels à votre disposition dans le Maineet-Loire. www.ca-anjou-maine.fr/pros L ’ Ordre des experts comptables des Pays de Loire 200 professionnels à votre service en Maineet-Loire. L ’ expert-comptable, le partenaire incontournable de l ’ entreprise à tous les stades de son développement. Conseil privilégié du chef d ’ entreprise, l ’ expert-comptable accompagne l ’ entreprise tout au long de son développement, de sa création à sa transmission. Dans le cadre du dispositif « créer accompagner » l ’ expert-comptable offre 12 h de conseil gratuit pour aider le porteur de projet dans l ’ analyse, la finalisation et les démarches lors d ’ une création ou d ’ une reprise d ’ entreprise. Il accompagne jusqu ’ à la mise en place des outils de gestion, de l ’ organisation administrative et comptable et effectue l ’ analyse relative des premiers mois d ’ activité. w w w. p a y s d e l o i r e . e x p e r t s comptables.fr Franck Bordas L ’ Ordre des Avocats à la Cour d ’ Angers Les Avocats du Barreau d ’ Angers : parClaudine Thomas tenaires des entrepreneurs tout au long de la vie de leur entreprise. Les Avocats sont les partenaires indispensables des créateurs et repreneurs d ’ entreprises pour répondre aux diverses problématiques juridiques qu ’ ils rencontrent : - choix du statut juridique, fiscal et social, - négociation et rédaction des actes qui organisent la création ou la reprise d ’ une entreprise : statuts de société, acte de rachat d ’ un fonds de commerce ou de parts de sociétés, bail commercial, contrats commerciaux, contrats de travail, protection du nom commercial ou de la marque, - défense de leurs intérêts au cours de la vie de l ’ entreprise : recouvrement de créances, indemnisation de préjudices, etc. Le Courrier de l ’ Ouest Le Courrier de l ’ Ouest se positionne aujourd ’ hui Matthieu Fuchs à la 1ère place dans la zone de diffusion, avec cinq éditions, quatre pour le Maine-et-Loire, et une pour les Deux Sèvres. Dirigé par Matthieu Fuchs, Président Directeur Général, il affiche près de 80 % de part de marché sur le seul département de Maineet-Loire. Pour cette douzième édition, le Courrier de l ’ Ouest a volontiers accepté d ’ associer sa notoriété à celle de la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire. 30 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Philippe Musset Le Comité d ’ Expansion Economique de Maineet-Loire / Anjou Initiative Depuis 1989, le Comité d ’ Expansion Economique dispose d ’ un outil départemental en faveur de la création, reprise et développement d ’ entreprise : Anjou Initiative est un dispositif de renforcement des fonds propres rassemblant l ’ ensemble des acteurs économiques de l ’ Anjou agissant sur la création, transmission et primo-développement d ’ entreprises. Il dispose de plusieurs fonds d ’ intervention pour octroyer des prêts d ’ honneur et avance remboursable à 0 % de 1 000 € à 40 000 €. A fin 2012, en 23 ans d ’ existence, 2 141 entreprises ont été soutenues par Anjou Initiative, 2 480 prêts d ’ honneur ont été accordés aux dirigeants pour un montant total de 15 597 K€. Ces entreprises ont créé 8 000 emplois en Anjou. « Nous participons depuis de nombreuses années aux différentes initiatives de la CCI de Maine-etLoire en faveur de la création et de la reprise d ’ entreprises. Cette dynamique partenariale constitue un atout essentiel pour notre territoire.» Harmonie Mutuelle H a r m o n i e Mutuelle, votre partenaire Protection sociale. Organisme Pascal Labbé conventionné par le Régime Social des Indépendants, Harmonie Mutuelle, première mutuelle de France, est votre interlocuteur de proximité pour votre assurance maladie. Nos conseillers sont à vos côtés pour vous guider dans le choix de solutions complémentaires en Santé, Prévoyance, Épargne et Retraite adaptées à votre situation, vos besoins et votre budget. www.harmonie-mutuelle.fr Banque Populaire Atlantique « Fondée par et pour les artisans, commerçants, la Banque Populaire Daniel Dos Atlantique accompagne le développement de son territoire. Nous nous engageons aux côtés de ceux qui ont l ’ audace d ’ entreprendre. Grâce à notre « Prêt à la création d ’ entreprise », un créateur d ’ entreprise sur trois nous fait confiance. Nous avons conçu un prêt transmission-reprise exclusif pour les repreneurs d ’ entreprise. Nous mettons à votre disposition des équipes de spécialistes qui interviennent dans tous les domaines de la vie financière des entreprises : évaluation, cession, transmission, renforcement de fonds propres. www.atlantique.banquepopulaire.fr La Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-etLoire Avec la CCI de Maine-et-Loire, osez créer ou reprendre une entreprise. Grâce à notre offre de services et à notre réseau de professionnels, nous apportons aux créateurs et repreneurs des prestations concrètes et adaptées à leurs besoins : - des conseillers répartis sur les trois centres de services : Angers, Cholet et Saumur ; - une structure départementale reconnue par l ’ ensemble des acteurs économiques et institutionnels locaux ; - un réseau local et national. www.maineeetloire.cci.fr Eric Groud www.maineetloire.cci.fr Heppner pub def_190 x 63 22/05/13 15:22 Page1 Dig up pub_190 x 130 23/05/13 12:03 Page1 Arca chudeau_190 x 65 21/05/13 10:06 Page1 ligne directe Portrait d ’ élue Catherine Barthélémy Le commerce, c ’ est la passion de Catherine Barthélémy. Elle a bâti son entreprise sur le créneau du prêt-à-porter hommes et femmes haut de gamme en zone semi-rurale. Le magasin de Chalonnes-sur-Loire (créé par ses parents et repris en 1994 avec sa sœur Anita) est devenu une référence très au-delà de sa zone de chalandise. Il en est de même pour le magasin de Pouancé, ouvert en 1991, qui a gardé la même enseigne « Antoine et Barthélémy » après sa revente en 2002. Relation étroite avec le client, communication et stratégie commerciale ont fait la différence. En 1995, « Antoine et Barthélémy » a même remporté le Trophée national des « Espoirs de l ’ Economie» pour sa performance. Depuis toujours, Catherine Barthélémy met son savoir-faire au service de la collectivité. Elle s ’ implique à Chalonnes-sur-Loire dont le dynamisme commercial est reconnu depuis toujours. Membre des deux associations de commerçants (« une richesse dans les périodes difficiles »), elle a assumé la vice-présidence de l ’ une d ’ elles pendant une douzaine d ’ années. En 2011, le prix Madame Commerce de France dans le palmarès des Chambres de Commerce et d ’ Industrie récompense cette femme « qui s ’ investit dans son entreprise et contribue à l ’ animation et à la promotion de l ’ économie locale ». Elle s ’ engage aussi dans les organisations professionnelles. Elle adhère au GEC pendant 12 ans. Elle est de l ’ équipe qui anime la nouvelle CCI de Maine-et-Loire en 2008 en tant que membre associé. Fin 2010, élue membre titulaire, elle entre au Bureau comme coordinatrice des six Conseils territo- riaux (et déléguée du président pour celui de Layon-Loire-LysAubance). « Ces Conseils réunissent des chefs d ’ entreprises implantés dans les bassins concernés. Il me semble important qu ’ ils travaillent sur des thématiques communes. Cela facilite le travail de consolidation des résultats au niveau du département. Parmi les sujets qui pourraient faire l ’ objet de prochains travaux, l ’ accessibilité dans les commerces ou la transmission d ’ entreprises, particulièrement préoccupante dans le commerce, et la reconduction des réunions « Réflexe CCI » dans les cantons ». Catherine Barthélémy est régulièrement sollicitée par d ’ autres commerçants, soucieux de savoir ce que la CCI peut leur apporter. Le travail d ’ élue CCI - elle représente aussi la Chambre au Centre de Gestion, à la Mission Locale de Loire en Layon et dans un Jury de la Préfecture - est source d ’ enrichissement pour cet esprit curieux de nature. « La qualité des rencontres à la CCI et des dossiers traités apportent beaucoup à mon souci du collectif et à mes attentes personnelles ». Alain Ratour Urgent : SEPA, Espace unique de paiement en euros L’ Europe se dote d ’ une gamme unique de moyens de paiement en euros. Le 1er février 2014 au plus tard, le virement et le prélèvement SEPA (Single Euro Payments Area) devront être utilisés tant pour les paiements nationaux que transfrontaliers. Les utilisateurs de services de paiement pourront ainsi effectuer des paiements partout en Europe aussi facilement que dans leur pays. Ces deux moyens de paiement concernent toutes les entreprises, y compris celles qui ne réalisent que des opérations nationales. Ils peuvent déjà être utilisés dans 28 pays européens dans les mêmes conditions de sécurité, de fiabilité et de coût. Un format unique est utilisé sur plusieurs pays européens : elles pourront ainsi centraliser leurs opérations bancaires dans un seul pays. Le passage à SEPA impliquera la modification de nombreuses applications liées aux paiements et aux encaissements. Il représente à ce titre une bonne occasion de réaliLes avantages du ser des améliorations qui pourSEPA ront s ’ effectuer dans de bonnes SEPA permettra de disposer conditions. d ’ instruments de paiement harmonisés, simplifiés et fiables ... et ses obligations pour les achats et les ventes. Il fera disparaître un frein aux Avec SEPA, les entreprises opérations transfrontalières seront désormais seules res– que ce soit pour l ’ achat ou ponsables de la conservation la vente de biens et services – des mandats de prélèvements et pourrait faire augmenter le et de leurs modifications évenvolume d ’ activité. Il rationna- tuelles. Pour assurer leur migralisera la gestion des paiements tion dans de bonnes conditions, des entreprises qui travaillent elles doivent rapidement adap- pour la transmission des ordres aux banques. Le Titre interbancaire de paiement (TIP) et le Télérèglement bénéficient d ’ une dérogation. Ils devront se conformer aux normes SEPA d ’ ici le 1er février 2016. 32 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 ter leurs systèmes d ’ information et de paiement. Tout retard les obligera à réaliser les modifications dans l ’ urgence, source de surcoût. Il les expose à un risque de blocage de leurs moyens de paiement si les évolutions nécessaires n ’ ont pas été réalisées à temps. « Nous encourageons les entreprises à s ’ adresser en priorité à leurs partenaires bancaires et interlocuteurs locaux (associations professionnelles, experts comptables, etc.). Une rubrique dédiée sur le site sepafrance.fr permet aux utilisateurs de faire part de leurs demandes d ’ éclaircissements au secrétariat du Comité national SEPA ». www.sepafrance.fr www.maineetloire.cci.fr ligne directe Mixité sociale, économique et urbaine : pour quelle cohabitation ? Les années 70 ont vu l ’ apparition d ’ une urbanisation marquée par la sectorisation des espaces (le zoning). Le phénomène n ’ a ensuite fait que s ’ amplifier, créant souvent des zones dortoirs. En 1983, la mission « Banlieues 89 » menée sous la houlette de l ’ architecte Roland Castro avait pour objectif de réhabiliter et de désenclaver certains quartiers et grands ensembles. Depuis quelques temps, ce retour de balancier tend de plus en plus à faire réapparaître une mixité des fonctions urbaines, mixité qui existait dans les années 60/70 et qui a disparu suite aux crises économiques qui se sont succédées. Aujourd ’ hui, la question de la mixité des fonctions économiques et sociales est une problématique majeure. Si le concept rassemble sur le papier, dans les faits, sa construction tient à un savant équilibre entre des paramètres conjoncturels, géographiques et économiques. E n 2010, Les sociétés « Le Val de Loire », « Les Castors Angevins » et sa filiale « Anjou Castors », « Le Toit Angevin » et sa « Coopérative des Trois Roches » - acteurs historiques de l ’ immobilier social en Maine-et-Loire - ont créé le Groupe Podeliha, dont l ’ objectif était de proposer une réponse globale à la problématique de l ’ habitat. Créer des quartiers à vivre mêlant toutes les fonctions urbaines est une logique à laquelle tente de répondre Podeliha. Parfois la mixité est un exercice imposé comme sur certaines ZAC. Francis Stéphan, Président du Comité exécutif du Groupe Podeliha précise : « Encore faut-il qu ’ elle corresponde à la réalité du marché. Les clients ne viennent que s ’ il existe un marché potentiel ». La mixité ne doit pas être posée en dogme, selon Francis Stéphan. « Certains sites s ’ y www.maineetloire.cci.fr prêtent, d ’ autres pas. Notre rôle est d ’ inciter à intégrer la fonction de services dans la fonction d ’ habitat. Pour cela le site doit être attractif, comme c ’ est le cas de l ’ ancienne gendarmerie des Ponts-de-Cé que nous avons déconstruite pour y bâtir un nouvel ensemble immobilier. 77 logements, des commerces et bureaux en RDC où nous avons plus de demandes que de locaux ». Autre paramètre à prendre en compte, celui des nuisances. «Des locataires accepteront-ils de cohabiter près d ’ une activité susceptible d ’ entraîner des nuisances sonores, ou autres ? Ce n ’ est pas évident ». Toutefois, Francis Stéphan reconnaît que la fonction de services est essentielle « si l ’ on souhaite que nos quartiers deviennent des lieux de vie, il faut réimplanter la mixité urbaine sans oublier de prendre en compte les conditions du marché et les possibles questions de nui- sances afférentes». La solution, selon Francis Stéphan : « créer une mixité au niveau du quartier en intégrant des fonctions de services dans les proches alentours plutôt qu ’ au niveau d ’ un seul bâtiment ». Des mixités urbaines Angers Loire Habitat – office public de l ’ habitat – construit, gère et entretient un patrimoine réparti sur 17 communes de l ’ agglomération Angers Loire Métropole. Comme l ’ explique Hervé Guérin, Directeur général d ’ Angers Loire Habitat, le concept de mixité sociale et économique n ’ est pas un phénomène nouveau mais la réflexion sur le fait de réintégrer les fonctions urbaines. « La recherche d ’ une mixité entre habitat, services et commerces est une préoccupation constante. Notre volonté est de rétablir une certaine proportion entre habitat et activités ». Sur Angers, les opérations de renouvellement urbain ont permis de mettre en évidence la nécessité pour certains quartiers de redevenir des lieux de vie à part entière. Ainsi en a-t-il été pour le quartier du Grand-Pigeon où il a été question de créer une nouvelle centralité. « De nouveaux commerces se sont installés. L ’ attractivité de certains d ’ entre eux a incité d ’ autres enseignes à les rejoindre et a permis d ’ accroître la zone de chalandise. Sur la Roseraie, il était davantage question de la requalification et de la dynamisation d ’ espaces existants ». Sur les communes environnantes, l ’ approche est similaire mais la forme différente, l ’ objectif étant de recréer de la centralité. « A MontreuilJuigné, la volonté de transférer les professionnels de la santé vers le centre-bourg s ’ est concrétisée par leur installation en pied d ’ immeuble d ’ une nouvelle résidence de logements ». Chaque projet, fut-il de création ou de réhabilitation, étant unique, de par l ’ environnement, la demande et les besoins, il n ’ existe pas une mixité mais des mixités. « Sans oublier un paramètre important : la variable financière ». Hervé Guérin rejoint son confrère, Francis Stéphan, de Podeliha quant au fait de se préserver de tout dogmatisme sur ce sujet, autrement dit, ne pas entrer dans une démarche d ’ un 100 % mixité. « Tout projet donne lieu en amont à des analyses de marché qui permettent de voir s ’ il est possible non seulement de répondre à la demande mais aussi de considérer la faisabilité économique ». Diversifier l ’ offre de logements, favoriser la mixité sociale, mais aussi maintenir ou développer le tissu économique sont donc autant d ’ enjeux auxquels les communes doivent aujourd ’ hui répondre. Marianne Bourgeois Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 33 ligne directe Arnaud Deltour ;nouveau directeur général du GEVES à Beaucouzé Groupement d ’ intérêt public et organisme officiel mandaté par le ministère de l ’ Agriculture, le GEVES a pour vocation d ’ être un maillon essentiel dans la filière végétale des variétés, semences et plants. Organisme national d ’ examen des nouvelles variétés végétales pour leur inscription au catalogue officiel européen, il contribue à la certification des semences avant leur commercialisation. Il s ’ adresse à toute personne ou entreprise intéressée par l ’ identification d ’ une variété, d ’ une semence, d ’ une maladie. Il soutient et aide les créateurs de nouvelles variétés, les producteurs de semences, l ’ Office Communautaire des Variétés Végétales (OCVV) pour la protection du droit des obtenteurs. Son siège social est basé à Beaucouzé depuis septembre 2009 et ses fondateurs et partenaires sont l ’ INRA, le ministère chargé de l ’ Agriculture, le GNIS (filière semences). Depuis décembre dernier, Arnaud Deltour, ingénieur agronome de 55 ans, a repris la direction du GEVES. Auparavant, il avait exercé plusieurs fonctions dans la filière végétale/semences, en recherche-développement, marketing international, management de ressources humaines. Il a également assuré la direction de Vilmorin et fut Vice-président de Végépolys, pôle de compétitivité du végétal spécialisé à vocation mondiale. Son parcours professionnel est résolument ancré dans le monde du végétal. Sa mission sera de poursuivre le développement national et international du GEVES afin de mieux faire connaître les activités et services qu ’ il met à disposition de tous les acteurs du végétal. Trois grands secteurs d ’ activité « Le GEVES (250 permanents et 75 saisonniers au total) est constitué, sur tout le territoire national, de trois grands domaines : le Secteur d ’ Etudes des Variétés (SEV), la Station Nationale d ’ Essais de Semences Essais de grandes cultures à L’Anjouère Le GEVES veille à garder toutefois une dimension scientifique appliquée. Il ajuste les nouvelles technologies pour augmenter la fiabilité des résultats à des coûts contenus. En parallèle, le GEVES va renforcer la recherche, en partenariat avec l ’ INRA et d ’ autres organismes similaires. Arnaud Deltour, directeur général du GEVES depuis décembre 2012 (SNES) basée à Beaucouzé et un laboratoire spécialisé en biologie moléculaire et biochimie du végétal, le BioGEVES » détaille son directeur général. Particulièrement présent en Anjou avec environ 160 personnes, le GEVES centralise plusieurs unités. Tout d ’ abord, la SNES (à Beaucouzé depuis 1993) analyse la qualité des lots de semences. En tant que laboratoire de référence, cette station assure un soutien à la filière semences par l ’ animation d ’ un réseau de laboratoires, la formation d ’ analystes, des programmes de recherches méthodologiques. La station SEV de Brion (installée en 1987) conduit des essais DHS pour l ’ inscription au catalogue français (expertise sur les espèces potagères et ornementales). La station SEV de l ’ Anjouère (40 salariés et 200 ha situés sur les communes de la Pouëze, Vern d ’ Anjou et Brain sur Longuenée) est spécialisée dans l ’ expertise des espèces agricoles : maïs, tournesol, colza, pommes de terre, fourrages,... Il s ’ agit de déterminer leur rendement, la résistance aux maladies, le comportement au regard de l ’ environnement, la transformation alimentaire… Notons également la présence d ’ une partie du laboratoire 34 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 BioGEVES qui procède à des détections (de pathogènes, gènes de résistance,…), du génotypage, des analyses de constituants biochimiques, grâce aux techniques de la biologie moléculaire et de la biochimie. Faire connaître ses missions « Le GEVES possède une masse impressionnante de connaissances sur de nombreuses espèces végétales, ce qui représente une valeur ajoutée certaine pour la filière. Il analyse annuellement la qualité physique, germinative et sanitaire de plus de 80 000 lots de semences » précise Arnaud Deltour. Une de ses missions va consister à faciliter la mise à disposition de toutes ces données pour les professionnels des filières semences et du végétal. Il s ’ agit aussi de communiquer de manière plus large sur le rôle de cet organisme officiel qui offre un véritable service de recherche en matière de méthodologie de contrôle. Par exemple : le marquage moléculaire (facilité par les progrès de la biotechnologie), l ’ identification de nouvelles pathologies de plantes, des méthodes de contrôles très réactifs sur des espèces. A l’international La dimension internationale du GEVES lui permet de renseigner ses homologues européens sur des règlementations internationales (les maisons-mères installées en France et les filiales à l ’ étranger). Par ailleurs, il représente la France dans des instances européennes et internationales dans le cadre du commerce des variétés et des semences. Il participe à l ’ harmonisation des critères d ’ expertise des variétés et des semences. Ainsi, le GEVES contribue au progrès génétique et agronomique dans le végétal au niveau mondial. Dominique Gruson GEVES (Groupe d’Etudes et de Contrôle des Variétés et des Semences) 25 Rue Georges Morel CS 90024 49071 Beaucouzé Cedex Tél. : 02 41 22 58 00 www.geves.fr Directeur général Arnaud Deltour 12 sites en France (350 ha) 2 500 variétés végétales chaque année (espèces potagères, de grande culture, ornementales) 60 000 variétés de référence www.maineetloire.cci.fr Clemot immo pub_90 x 130 21/05/13 10:35 Page1 Achat Locaux professionnels Vente Batiments industriels Location Estimations Petit pub_90 x 130 23/05/13 10:48 Page1 Ensemble, imaginons le futur ! Bases vie Bureaux Salles de formation Vestiaires Réfectoires Sanitaires Stockage Murs commerciaux Immeubles, commerces estimer votre bien ? Vous recherchez à acheter ou vendre ? Vous souhaitez N’hésitez pas à nous contacter ! 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Rejets de CO2 (g/km) : 119 Avenir Automobiles 12 rue Amédée Gordini - Beaucouzé - Tel. 02 41 74 12 12 Enquete Industri ’ elles… Où sont les femmes ? Par méconnaissance des métiers de l ’ industrie et de l ’ image spontanée peu attractive que les femmes s ’ en font, peu d ’ entre elles y trouvent leur place. Textes de loi, campagnes d ’ affichage…, les initiatives fleurissent pour favoriser la place des femmes dans l ’ industrie. D ans tous les secteurs, il existe des métiers à forte prédominance masculine, conséquence de l ’ histoire, des mentalités, des conditions de travail fort différentes de celles d ’ aujourd ’ hui. Le secteur de l ’ industrie a toujours été traditionnellement connoté masculin, excepté lors de la 1ère Guerre mondiale, où, à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles, les femmes sont venues pallier le manque de main-d ’ œuvre. Aujourd ’ hui, les « parois de verre » se fissurent. Les femmes sont plus nombreuses que leurs aînées à s ’ aventurer dans des emplois techniques, réputés masculins. Dans certains secteurs employant une main-d ’ œuvre majoritairement masculine, comme l ’ industrie, des entreprises tendent - encore avec une certaine frilosité - à féminiser leurs équipes. Pourquoi cette féminisation ? Plusieurs raisons : les entreprises ont pris conscience de l ’ intérêt qu ’ elles avaient à recruter des femmes, pour les atouts bien connus de mixité, de complémentarité des profils, d ’ approches techniques qui peuvent s ’ avérer différentes, mais aussi pour pallier le manque notable de main-d ’ œuvre dans des métiers à forte tension : pas ou peu de représentants de la gente masculine, du fait parfois d ’ une déficience d ’ image du secteur concerné, d ’ un nombre trop faible de profils répondant à la demande. Si le recrutement d ’ une main-d ’ œuvre féminine peut être une solution, dans les faits, il en est autrement. Les clichés ont la peau dure. Si les femmes sont moins nombreuses à intégrer des secteurs dits masculins, c ’ est avant tout lié à l ’ orientation scolaire des 36 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 jeunes filles qui vont plutôt vers des filières générales et de services que des filières professionnelles bien que celles qui tentent l ’ expérience s ’ y intègrent aussi bien que leurs collègues hommes. C ’ est aussi parce que tant du côté des hommes que des femmes, demeurent des a priori, des préjugés. Les femmes sont des hommes comme les autres Dans ce contexte, les premiers à pouvoir faire bouger les lignes, à démythifier les stéréotypes sont les organisations patronales, syndicales. Certains secteurs, comme celui de la métallurgie, ont mis en place des méthodes et des outils visant, entre autres, à aider les TPE/PME à conduire une démarche prévisionnelle des emplois et des compétences, mais aussi à les inciter à porter un autre regard sur l ’ emploi d ’ une main-d ’ œuvre féminine. L ’ Observatoire prospectif et analytique des métiers et des qualifications de la métallurgie – regroupant organisations patronales et syndicales – effectue au www.maineetloire.cci.fr niveau national, des études spécifiques sur l ’ évolution quantitative et le contenu des métiers et des filières industrielles, en tenant compte des évolutions, notamment technologiques et Anjou (*), « ces guides ont pour finalité d ’ inciter à changer les mentalités. Aujourd ’ hui, de moins en moins de métiers sont dans la force physique. Il n ’ y a donc plus aucune raison pour que les femmes ne les exercent pas. Ceci est vrai partout où la machine a remplacé le muscle. Tous ceux qui ont intégré des femmes dans leurs équipes ont constaté que cela avait un impact positif au sein des équipes. Les comportements sont plus prévenants lorsqu ’ il y a des femmes. Il reste un important travail de communication à faire en la matière car la métallurgie n ’ a aucune notoriété spontanée auprès de la gente féminine. Même si les chefs d ’ entreprise sont beaucoup plus enclins à recruter des femmes, tous, organisations patronales comme syndicales, avons un rôle à jouer pour faire évoluer la situation ». pas à pourvoir faute de candidats. D ’ où l ’ idée d ’ en former. Autre évidence, le fort taux de chômage des femmes dû à la disparition des industries textiles, de la chaussure ». D ’ où « l ’ audace » de proposer des femmes à des postes (et des postes à des femmes…) qui ne requièrent plus, comme avant, de force physique. «Aujourd ’ hui tout est automatisé. L ’ intelligence, la flexibilité des systèmes permet à quiconque de piloter ces machines. Il n ’ y a plus de notion d ’ effort physique ». Restait à trouver des candidates trouver des femmes n ’ a pas été chose facile, toujours la faute à ces préjugés : « certaines d ’ entre elles craignent d ’ entrer dans un milieu perçu comme « macho », difficile. Nous ne sommes plus à l ’ époque de Zola, de Victor Hugo. Les environnements ont évolué. Ils sont devenus pointus, automatisés, complexes. Les femmes ont par ailleurs des aptitudes que les hommes n ’ ont pas. Elles ont largement leur place, sont une ressource pour une entreprise et ont une carte à jouer. En tant que CFA, c ’ est un enjeu fort auquel il nous faut répondre ». Amar Hadji caresse Des formations pluri ’ elles démographiques. Dans le cadre de l ’ accord du 30 juin 2009 relatif à l ’ égalité professionnelle et aux mesures permettant la suppression des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, l ’ Observatoire a édité trois guides pour dépasser certains a priori, ouvrir des perspectives et favoriser l ’ intégration des femmes dans les métiers de la métallurgie (seulement 10 % de femmes dans les formations professionnelles industrielles contre 69 % pour les formations aux métiers du tertiaire). Comme l ’ explique Olivier Jeanneau, Délégué général de l ’ UIMM www.maineetloire.cci.fr Des préjugés, des réticences à propos de l ’ emploi de femmes à des « métiers d ’ hommes », Amar Hadji, responsable du secteur industrie au CFA de la CCI à Cholet en a entendu lorsqu ’ il s ’ est agi de proposer qu ’ un groupe de femmes suive, au début de l ’ année, une formation diplômante CIMA (Conducteur d ’ Installations et de Machines Automatisées). Luimême en convient, a été surpris lorsque des agences d ’ intérim lui ont suggéré un public uniquement féminin pour suivre cette formation. « Le Choletais est le premier bassin industriel du département. Il y a une demande très tendue sur certains métiers, comme celui de conducteur de machines, mais aussi dans les métiers touchant à l ’ industrie et aux services liés (DAO, bureaux d ’ études…). Le constat était simple : des entreprises sont contraintes de refuser des commandes pour des postes qu ’ elles ne parviennent « Des entreprises sont contraintes de refuser des commandes pour des postes qu ’ elles ne parviennent pas à pourvoir faute de candidats. » qui aient une expérience industrielle mais aussi, voire surtout, la motivation de suivre cette formation. « Ces femmes avaient envie d ’ évoluer, conscientes que cette formation pouvait leur offrir cette opportunité ». Preuve du désamour des filières industrielles auprès des femmes, en 23 ans, Amar Hadji a formé huit techniciennes. Et pourtant… « La mixité dans l ’ industrie est un facteur essentiel. La croissance dans l ’ industrie passera par la féminisation. Il faut passer outre les préjugés ». Autrement dit, le secteur industriel ne gagne rien à rester la chasse gardée des hommes. Mais l ’ espoir que cette formation fasse des émules. « Ces femmes seront nos ambassadrices ». C ’ est de la différence que nait la richesse En 2008, lorsque François de la Hautière a repris l ’ entreprise Baudon, à Cholet, spécialisée en peinture et revêtements, il n ’ y avait aucune femme. L ’ embauche d ’ une première femme (une apprentie) a, au fil des années, fait des émules. Aujourd ’ hui, la société compte 18 femmes sur 58 salariés. « La Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 37 Formation CIMA au CFA de la CCI à Cholet (à droite Julien Chaumoitre, formateur, et Amar Hadji, responsable su secteur Industrie) RSE c ’ est aussi la parité entre hommes et femmes et surtout une totale équité en matière de traitements, de salaires ». Si le regard de la profession a été réticent sur ce qui était alors une première, la tendance s ’ est ensuite inversée. « Le recrutement de femmes s ’ est fait sans démarche particulière de ma A contrario, l ’ envie en est une. « Il n ’ y a pas de métiers pour les femmes ou pour les hommes. Il y a juste des envies. Chacun doit avoir la possibilité d ’ exercer le métier qu ’ il souhaite faire. Les femmes qui travaillent chez nous sont ici par motivation. C ’ est avant tout l ’ envie qui porte vers la réussite professionnelle». « Il n ’ y a pas des hommes d ’ un côté, des femmes de l ’ autre, mais des collègues sans autre distinction. » part, plus par le bouche à oreille. La mixité s ’ est faite naturellement ». La présence de femmes a cassé certains clivages, a apporté plus de dialogue, a amené des changements d ’ esprit. Aujourd ’ hui, certaines d ’ entre elles, formées depuis quelques années, vont assurer des postes d ’ encadrement. « Cela se passe très bien ». Le plus difficile pour tous ces métiers connotés masculins : casser les clichés. « Aujourd ’ hui, il ne suffit pas seulement d ’ avoir des bras, mais il faut aussi y associer la réflexion pour tous nos métiers. L ’ automatisation, les environnements permettent aux femmes de trouver leur place dans ses métiers ». Pour François de la Hautière (dont l ’ entreprise a été lauréate en 2009 et 2011 du Trophée « Bâtir au féminin » dans la catégorie des sociétés de moins de 50 salariés), la démarche de la parité n ’ est pas une fin en soi. La seule femme, et alors ? L ’ envie. Depuis toujours, celle de Séverine Gouleau a été d ’ exercer un métier technique. Le fait de s ’ être toujours retrouvée – ou presque - être la seule représentante de la gente féminine, au cours de son cursus scolaire (Bac STI génie électronique, BTS mécanique et automatisme industriel) et professionnel, ne lui a jamais posé de problème. Elle en parle en souriant. « Là encore, j ’ étais la seule femme ! ». Depuis 12 ans, elle travaille chez AEPR à Montilliers, société spécialisée dans l ’ automatisme industriel, en tant que dessinatrice en DAO – conception de schémas électriques – et automaticienne programmation et mise en œuvre de lignes de production. « Au début, je voulais montrer à mes collègues hommes que j ’ étais capable de faire tout aussi 38 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 bien qu ’ eux. Ensuite, je ne me suis jamais posée la question sur le fait que j ’ étais une femme. Il n ’ y a pas des hommes d ’ un côté, des femmes de l ’ autre, mais des collègues sans autre distinction. Je me sens tout à fait leur égal. Au cours de mon expérience professionnelle, il m ’ est arrivé de travailler avec des femmes. Je préfère évoluer dans un environnement masculin. C ’ est plus facile à vivre». Séverine regrette le désintérêt des jeunes pour la filière technique qui, selon elle, offre la possibilité d ’ exercer une palette de métiers plus intéressants les uns que les autres. Chez AEPR, la jeune femme évolue dans un cadre où elle se sent bien. « J ’ ai été très sensible au fait que la direction fasse en sorte de me permettre de concilier vie professionnelle et vie privée en adaptant mon poste, m ’ évitant ainsi, comme je le faisais auparavant, d ’ être en déplacement des semaines entières ». Aux femmes qui pourraient voir quelque appréhension à exercer un métier dans un environnement masculin, à se retrouver isolées, Séverine répond « c ’ est tout l ’ inverse ! Je ne suis pas considérée comme une femme mais comme une collègue de travail comme… un autre ». Si le paysage industriel français s ’ est fortement modifié ces dernières années, l ’ industrie n ’ en reste pas moins un secteur essentiel de l ’ économie et un gros pourvoyeur d ’ emplois. Un million de personnes seront en effet embauchées dans l ’ industrie d ’ ici à 2015. Face aux difficultés de recrutement du secteur, l ’ industrie ne peut pas passer à côté des femmes et les femmes ne peuvent pas passer à côté de l ’ industrie. Marianne Bourgeois (*) UIMM : Union des Industries et Métiers de la Métallurgie www.maineetloire.cci.fr BMW juin 2013_190 x 130 24/05/13 09:38 Page1 Nouvelle BMW Série 1 www.bmw.fr Le plaisir de conduire BMW 116d FINITION BUSINESS. 109 g de CO 2/km 116ch 4,1 l/100 km 396 €/mois entretien inclus CHARRIER 53 rue de la Jominière 49300 CHOLET www.charrier-sa.bmw.fr DYNAMISM Automobiles 8 rue Amédée Gordini 1900 route de Doué 49072 BEAUCOUZÉ 49400 DISTRÉ www.dynamism.fr BMW 116d Berline 5P Finition Business 116ch BVM6. 36 loyers linéaires : 395,03 €/mois. Location Longue Durée sur 36 mois et pour 60 000 km. 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Oceanet pub_190 x 130 22/05/12 11:57 Page1 Enquete Rien ne se perd, rien ne se crée La performance des entreprises, leur capacité à créer de la richesse et de l ’ emploi reposera de plus en plus sur la gestion durable des écosystèmes. L ’ enjeu : réinventer un autre modèle économique qui œuvre pour la biodiversité, ouvrant la voie à l ’ innovation, la créativité. C réer de la valeur tout en préservant les ressources… Le cœur de métier d ’ Innortex, basée à Angers : la valorisation des matériaux recyclés dans la filière ameublement. 20 ans d ’ expérience dans le secteur industriel, dont 10 dans l ’ ameublement ont permis à Richard Papin, président de cette toute jeune société créée en 2012, d ’ identifier le substantiel potentiel des matériaux jetés et de la seconde vie qui pouvait leur être donnée. « Notre but : aider la filière ameublement à se structurer en matière de recyclage (mousse et textile), soit en retravaillant les matières, soit en les remettant dans la filière ou dans d ’ autres filières telles le bâtiment, les transports. Les matériaux de base sont des chutes de production (literie ou ameublement). Il en résulte des composants en feutre textile, en ouate Recyclage de matelas pour Innortex tout se transforme Richard Papin, Président d’Innortex 40 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 textile ou en mousse polyuréthane agglomérée de faible densité qui apportent une réponse à des problématiques d ’ isolation acoustique, d ’ isolation thermique, de confort et d ’ emballage ». La préoccupation constante d ’ une application pragmatique des principes d ’ une économie circulaire (cf encadré), a permis à la société de recevoir une aide de l ’ ADEME (dans le cadre de ses Appels à manifestation d ’ intérêts (AMI) concernant le financement partiel de projets innovants pré-industriels). Innortex a également participé à la première séance de l ’ Institut pour l ’ économie circulaire, créé en février dernier. Qui dit économie circulaire, dit être au plus près de la source, du gisement : Innortex fait appel à une usine de démantelage de meubles, matelas et autres produits dans une usine située en Vendée et implantera, dès cet automne, en Anjou, une usine destinée à « refloconner » la mousse des coussins et réagglomérer les matières. Apporter des solutions adaptées à la demande de ses clients, une autre spécificité d ’ Innortex. « Nous nous adaptons aux critères requis, au domaine d ’ application mais aussi au discours marketing que le client souhaite faire passer. Cela peut concerner des demandes en matière de dureté, d ’ isolation, de résistance du produit au feu… ». Comme l ’ explique Richard Papin, les entreprises seront de plus en plus nombreuses à entrer dans ce processus d ’ économie circulaire, non seulement du fait d ’ aspects réglementaires et des contraintes qui en découlent - Responsabilité Élargie du Producteur (REP), Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) – mais aussi du fait d ’ une constante augmentation du coût des matières premières. « Apporter des solutions de revalorisation des déchets qui permettent de diminuer l ’ éco-contribution auxquelles sont soumises les entreprises, cela motive d ’ autant plus les intéressés. En terme d ’ économie circulaire, la France a beaucoup avancé grâce aux Grenelle I & II ». Installé sur un marché de niche, Innortex compte parmi ses clients des acteurs locaux mais aussi de grands comptes français et internationaux. Aujourd ’ hui, s ’ il y a débat quant aux liens entre biodiversité, économie et bien-être humain, ce n ’ est plus tant sur l ’ existence de ces liens que sur le sens qu ’ il convient de leur donner. www.maineetloire.cci.fr évolution légale et réglementaire pour dynamiser ce modèle économique. Le concept de biodiversité invite à découvrir une nouvelle manière de penser le monde et notre mode de vie. Collectivités territoriales, entreprises… Chacun, selon la prise de conscience qu ’ il peut en avoir, tente d ’ apporter sa contribution. Fin 2012, Angers Loire Métropole actait le lancement de l ’ élaboration d ’ un Agenda 21 de la biodiversité dédié à la préservation des milieux et des ressources. Celui-ci aura pour finalité d ’ établir un état des lieux de la biodiversité existante, d ’ engager un programme d ’ actions, de mettre en réseau les acteurs du territoire, de faciliter les échanges de bonnes pratiques et de mettre en place un dispositif de suivi et d ’ évaluation de la démarche. Associés à la consultation des habitants, des groupes de travail participent à l ’ élaboration de cet Agenda de la biodiversité. Depuis novembre 2012, enquêtes et synthèses ont été réalisées, avec pour résultat, en janvier, la détermination des grandes orientations et des objectifs à atteindre en faveur de la biodiversité pour le territoire. Cet Agenda sera soumis pour vote en conseil communautaire au cours de l ’ automne prochain. Ce n ’ est pas jouer les Cassandre que de prédire qu ’ à mesure que les ressources fossiles s ’ épuisent, la dépendance à l ’ égard du monde vivant ne pourra aller qu ’ en s ’ accroissant. C ’ est une réalité. Le concept récent de biodiversité induit une nouvelle vision du monde. Si la prise de conscience reste encore confidentielle, que ce soit de la part des entreprises ou des institutions, les lignes commencent à bouger. Des initiatives, des structures se mettent en place dont la finalité est de promouvoir la transition vers un modèle de développement économique créateur d ’ emplois, capable de générer plus de richesses et de bien-être tout en consommant moins de ressources naturelles, de faire prendre conscience qu ’ il existe de véritables opportunités à prendre en compte la biodiversité dans le développement de ses activités. Une réflexion qui se structure Depuis plus de dix ans, cette approche est déjà mise en application à travers le cradleto-cradle (« C2C »). Ce mode de conception de produits, fondé sur la réutilisation permanente des ressources, fait de plus en plus d ’ adeptes (dont la célèbre marque Puma qui s ’ apprête à lancer InCycle, une gamme de vêtements et accessoires biodégradables et recyclables). L ’ économie circulaire fait souffler un vent nouveau tant auprès des politiques que des entreprises. www.maineetloire.cci.fr Fin 2012, la ministre de l ’ Ecologie donnait le coup d ’ envoi de la création d ’ une Agence nationale de la biodiversité. Cette Ademe de la biodiversité aura pour finalité d ’ accompagner, de développer des actions en faveur de la biodiversité. Autre initiative, la création, en février, de l ’ Institut de l ’ économie circulaire dont l ’ objectif sera de faciliter les échanges de savoirs et les expériences en fédérant tous les acteurs concernés, de faire comprendre au plus grand nombre l ’ enjeu et les opportunités de l ’ économie circulaire et de proposer une Quand la R&D (*) mène à la biodiversité Faire entrer la biodiversité dans les processus de production ouvre la voie à l ’ innovation, à la créativité. La biodiversité, les entreprises y entrent parfois par la porte R&D. Spécialisée dans la fabrication de cartes plastiques et d ’ étiquettes adhésives commercialisées par les professionnels de la filière graphique, ETAC, dans le Baugeois, propose trois supports écologiques dont certains issus de la valorisation de déchets : des étiquettes adhé- Economie circulaire Ecologie industrielle, éco-conception, projets zéro émission… une terminologie foisonnante pour désigner ce que l ’ on appelle aujourd ’ hui l ’ économie circulaire. Derrière ce terme, un écho contemporain au célèbre énoncé du chimiste Antoine-Laurent de Lavoisier, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». L ’ économie circulaire s ’ inspire des écosystèmes naturels où les déchets des uns sont les ressources des autres. Cette forme d ’ économie vise à optimiser les flux d ’ énergie et de matière à l ’ échelle d ’ un système : site de production, zone d ’ activités, bassin d ’ emploi ou économie nationale. A la différence de l ’ économie actuelle dite linéaire, l ’ économie circulaire s ’ efforce de ne pas épuiser les ressources et permet de contrôler ses rejets et déchets. De façon schématique, cela signifie produire des biens en prévoyant en amont leurs réutilisations possibles, revaloriser les déchets, produire dans les moindres quantités possibles de nouvelles matières avec une utilisation en priorité des matières recyclées. Selon le dernier rapport de la Fondation Ellen Mac Arthur, le secteur des biens de consommation ferait 700 milliards de dollars d ’ économie en matières premières s ’ il adoptait les principes de l ’ économie circulaire. xxxooxo Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 41 Des assiettes biodiversifiées Convaincue que l ’ entreprise peut être l ’ une des impulsions nécessaires à un développement durable de la société, Restoria, entreprise de restauration collective – 50 000 repas par jour à son actif - , s ’ est engagée depuis 2006 dans une démarche de responsabilité sociétale, inscrivant désormais le développement ETAC : fabrication d ’ étiquettes entièrement biodégradables durable dans sa stratégie. Concrètement, sives à base de résidu de production de canne l ’ entreprise propose une offre commerà sucre, du Velin biodégradable, des éti- ciale visant à faire entrer in fine la restauquettes biodégradables fabriquées en PLA ration responsable dans les assiettes de ses (acide polylactique obtenu à partir d ’ amidon clients. Le concept repose sur 9 piliers qui de maïs) et de fibres de bois cellulose. ETAC sont autant d ’ engagements en matière de a été pionnière en Europe pour le développe- sources d ’ approvisionnement, d ’ achat local, ment et la fabrication de cette gamme d ’ éti- de respect de l ’ environnement… et de bioquettes. Aller au devant de la demande, inno- diversité. Restoria favorise la biodiversité en ver, en prenant le chemin de la biodiversité, encourageant, par ses achats, une productelle a été la démarche d ’ ETAC en propo- tion agricole diversifiée (différentes variétés sant ces produits novateurs, confortant ainsi de fruits, légumes anciens…), l ’ entreprise dans sa longueur d ’ avance face à en excluant, entre autres, de ses la concurrence. « Cette gamme se développe menus des espèces de poissons progressivement, mais sûrement » comme menacées, en travaillant avec des l ’ explique Sébastien Brochand, directeur associations d ’ éleveurs de bovins, technique. Supports blancs, transparents, dont « L ’ éleveur et l ’ oiseau ». aluminisés… tout est possible. Moins évi- Située dans les Basses vallées dent et un peu plus compliqué, pouvoir être angevines, cette association, à même de proposer des supports « verts » comme l ’ explique Alexandra Audusseau, responsable du service marketing et communication, contribue, par ses pratiques agricoles (fauche tardive…) à la protection du râle des genêts, oiseau en voie de disparition, et au maintien de la biodiversité. « Le but est de travailler avec des éleveurs qui répondent à un cahier des charges strict, gage d ’ une viande de qualité, issue de circuits courts. Nos clients ont une réelle volonté de s ’ inscrire dans une démarche de restauration responsable dont le respect de la biodiversité est l ’ un des éléments. Les crises et autres scandales alimentaires ne font que renforcer Restoria dans sa politique ». Le potentiel de la biodiversité et de l ’ économie circulaire n ’ en est qu ’ à ses prémices, offrant aux entreprises de nouvelles perspectives de développement. Entrer dans ces concepts suppose, entre autres, de connaître la dépendance à la biodiversité de ses activités et produits, de penser fin de vie des produits pour anticiper les évolutions réglementaires et les exigences du client. Marianne Bourgeois : R&D : Recherche et développement (*) « L ’ innovation est la base de tout. C ’ est elle qui permet de progresser, de se développer » qui soient capables de répondre à certaines contraintes : résistance aux températures extrêmes, aux U.V… « Nous sommes parvenus à mettre au point des procédés qui répondent à 70 % des besoins et des contraintes. Notre objectif est de marquer le support, non l ’ environnement ». Le service R&D d ’ ETAC est ainsi constamment en quête de nouvelles solutions, de nouveaux produits. « L ’ innovation est la base de tout. C ’ est elle qui permet de progresser, de se développer ». Innover en matière d ’ environnement mais aussi en matière de sécurité – anti-vol, contrefaçon « Proposer des produits novateurs, être précurseurs, tel est notre objectif constant ». 42 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Vous souhaitez valoriser vos engagements environnementaux auprès de vos clients ? Vous êtes une entreprise de moins de 50 salariés ? Alors n ’ attendez plus et obtenez la marque ENVOL ! La CCI peut vous aider à structurer votre démarche pour obtenir cette marque nationale, développée par l ’ ADEME et CCI France, avec le soutien de plusieurs fédérations professionnelles et du Ministère de l’Ecologie. CONTACT Philippe Lohézic 02 41 20 54 48 [email protected] www.maineetloire.cci.fr La Chambre de commerce et d’industrie de Maine-et-loire est fière d’être aux côtés de 25 000 entrepreneurs qui se battent chaque jour pour leur entreprise. Enquete Le numérique atteint l ’ âge de réseaux FabLab, jelly, coworking, tweetapéros... Ludique est le langage des pros du numérique. Stratégique aussi car il aide à construire un secteur dans lequel notre pays n ’ a pas le droit de prendre du retard. D ans les Pays de la Loire, l ’ économie numérique représente déjà 3 000 établissements, dont 750 en Maine-et-Loire, et 27 000 emplois, selon l ’ étude Synapse des CCI des Pays de la Loire et de la Région. Les jeunes entreprises, les start-up et les porteurs de projets s ’ inscrivent dans des réseaux locaux pour développer leur projet et s ’ implanter. Les plus grandes entreprises adhèrent à des réseaux nationaux dans des buts différents : développement du business, valorisation, visibilité. Pays de la Loire : l ’ impulsion nantaise L ’ Etat, la Région et la CCI des Pays de la Loire ont lancé un programme de développement du numérique des Pays de la Loire. Baptisé « Ouest Numérique », il structure et soutient la filière à plusieurs niveaux. Trois associations régionales, ADN Ouest, Alliance Libre et Atlantic 2.0, se sont alliées pour animer les entreprises du secteur. Certaines entreprises adhèrent à deux, voire aux trois associations. ADN Ouest (ex-CENIO et CRI ’ Ouest) met en relation les acteurs du web à l ’ échelle des Pays de la Loire et de la Bretagne. Cette association basée à Nantes réunit environ 300 DSI d ’ entre- prises d ’ une certaine taille (son président, Christophe Chapet est DSI de Nantes Habitat), des prestataires informatiques et des enseignants-chercheurs. Au programme, rencontres, animation d ’ ateliers, sujets techniques... plus d ’ une centaine d ’ événements par an. ADN Ouest souhaite disposer d ’ antennes dans chaque département. C ’ est déjà le cas en Maine-et-Loire et en Vendée. Alliance Libre est un pôle d ’ expertise régional en logiciels libres professionnels. Né fin 2006 et présidé par Marc Saboureau, il regroupe une quarantaine d ’ entreprises sur la région nantaise jusqu’ à Cholet, Angers, Laval ou Rennes. Il assure la promotion des acteurs et leur savoir-faire, mutualise les « Personne ne peut prétendre être le meilleur dans tous les domaines. D ’ où l ’ intérêt de se regrouper. Le monde de demain sera communautaire » moyens, accompagne les futurs entrepreneurs et porteurs de projets. Ses membres interviennent sur des missions d ’ expertise en logiciels libres auprès de clients très divers. Les soirées Connect Angers rassemblent plus de 100 décideurs de la région angevine sur le thème du numérique 44 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Atlantic 2.0. a été créé il y a cinq ans, à Nantes, par des « jeunes pousses ». Ce « réseau des acteurs du web et de l ’ innovation numérique dans les Pays de la Loire » compte 250 entreprises adhérentes, représentant plus de 2 600 emplois dans le web et le numérique. Il favorise les échanges entre entrepreneurs, porteurs de projets, investisseurs, institutionnels et partenaires de l ’ association. Il organise chaque année en juin un festival numérique, le web2day. Il porte également « La Cantine » à Nantes, dédiée aux rencontres et aux échanges entre professionnels, à la fois espace d ’ animation événementiel et de coworking. L ’ association est présidée par Ludovic Simon, dirigeant de DoYouBuzz (Nantes). La toile se tisse en Maine-et-Loire Au début, étaient les communautés de professionnels du numérique. Linux Anjou est ainsi dédié à Linux et aux logiciels libres d ’ une manière plus générale. Elle donne des nouvelles, évoque les problèmes rencontrés, les manifestations dans la région angevine, etc. L ’ association ANCRE organise chaque mois un petit déjeuner pour apporter des solutions numériques à des personnes de la sphère culturelle et artistique. Les gens du marketing TIC, ceux des projets médias... se regroupent également. Angers Numérique by ADN Ouest représente ADN Ouest dans le département. Présidée www.maineetloire.cci.fr Web2c hébergée à la Maison des Projets par Mickaël Esnault, elle crée un espace d ’ échanges pour les acteurs du numérique de la région. « Nous ne nous limitons pas à un territoire. Notre problématique, c ’ est de faire du business. Nous fédérons des chefs d ’ entreprises pour qu ’ ils apprennent à connaître leurs spécificités et qu ’ ils puissent monter des dossiers en commun. Le numérique évolue tous les jours. Personne ne peut prétendre être le meilleur dans tous les domaines. D ’ où l ’ intérêt de se regrouper. Le monde de demain sera communautaire ». L ’ association propose des rencontres dans un esprit d ’ innovation. Le 21 février, elle organisait un forum d ’ information et d ’ échanges sur la virtualisation des données à la CCI de Maine-et-Loire. Mais les temps forts sont les soirées Connect Angers dont la dernière a eu lieu le 30 janvier. « Ces soirées rassemblent, le temps d ’ un cocktail dinatoire, plus de 100 décideurs de la région angevine sur le thème du numérique ». Les développeurs se retrouvent davantage dans une autre association, Maine Labs. Créée fin 2011, elle fonctionne sur le principe de commissions www.maineetloire.cci.fr (communication, RH, ...). Celle qui est en charge de la dimension technique est devenue le Ctech 49, organisatrice des « Human talks » mensuels pour informaticiens développeurs et de conférences... Elle a été associée à la mise en place de l ’ espace de coworking qui accueille tout professionnel au cœur de la Maison des Projets, place Imbach à Angers. Cette Maison organise également des conférences régulières. Son animation est confiée à Yoann Digue, chargé du développement de la filière numérique sur le territoire angevin pour le compte d ’ Angers Technopole. Ce jeune informaticien identifie et accompagne les acteurs du numérique dans leur structuration et leur fédération. « J’assure l ’ organisation de conférences à la Maison des Projets. Je fais les rapprochements avec l ’ université et l ’ enseignement supérieur ». Autre intervenant sur le site : Mickaël Rivière, conseiller Numérique et Usages TIC qui anime une dizaine d ’ ateliers par an sur le même lieu sous forme de réunions en fin d ’ après-midi. Basé à la CCI, il accompagne les TPE et PME sur les utilisations du numérique à l ’ intérieur du bassin angevin. Et dans les autres départements voisins ? En Sarthe, l ’ équipe Dévelop pement Numérique de la CCI, dirigée par Loïc Richer, porte la stratégie de développement de la filière numérique dans le département. Elle est à l ’ origine de l ’ association Objectif Digital, présidée par Ghislain Chaumont (Datasyscom) qui rassemble les dirigeants d ’ entreprises, startups ou non dans le domaine du numérique. Sa principale vocation Les Technologies de l ’ Information et de la Communication contribuent de façon décisive à la performance économique. Elles sont à la source de beaucoup d ’ innovations et génèrent d ’ extraordinaires progrès. Plus de 8 décideurs métier sur 10 (84%) sont convaincus du caractère stratégique du numérique pour leur entreprise, selon une étude Microsoft*. Ils s ’ accordent autour de deux notions fortes : la communication et les nouveaux modes de travail. Aujourd ’ hui, le travail collaboratif (73%) et la mobilité (50%) semblent être les principaux bénéfices du numérique pour leurs équipes. A cinq ans, les décideurs métier sont 92% à considérer le numérique comme facilitateur des échanges avec leurs clients, prestataires et partenaires. Viennent ensuite les nouveaux modes de travail (81%) : mobilité ou travail à distance. Etude OpinionWay « Les Business Decision Makers et l ’ entreprise numérique » auprès de 381 décideurs métier. (*) Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 45 vité et d ’ innovation. La Forge des Possibles a ouvert également un espace de co-working, organise des expos, des tweet ’ apéro, des « OpenLabs » (portes ouvertes proposant des ateliers thématiques)... Mayenne : l’initiative technopolitaine Espace de coworking à la Maison des Projets est la mise en lumière de la filière des actions et des projets pour favoriser son développement : club Objectif Digital, soirées du logiciel Libre, Jelly (espaces de coworking éphémère), Barcamp… Le club compte prendre des initiatives en faveur de la création de nouvelles entreprises de la filière : espace de coworking, accompagnement à la création. La CCI et Le Mans Métropole ont lancé un incubateur « La Ruche Numérique » pour faire la promotion du numérique auprès des entreprises et des porteurs de projets. Les jeunes entreprises peuvent être accueillies depuis le 10 avril dans cette pépinière. Vendée : le rôle de la CCI... Plusieurs associations sont actives en Vendée : Vendée RS (pour les fans des Réseaux Sociaux), Vendée Grandeur Nature... La CCI soutient ADN Ouest Vendée en l ’ accueillant dans ses locaux. Cette association, qui fédère les principaux acteurs du numérique, favorise l ’ émergence de projets collaboratifs et anime une dynamique de réseau. Jérôme Boitel, conseiller Economie numérique de la CCI, est le « point d ’ entrée » de ces manifestations. Lui-même a en charge l ’ organisation de réunions thé- matiques au sein de la Chambre et l ’ animation de formationsactions collectives sur le numérique pour les entreprises. Une autre association, «La Forge des Possibles» se met en place à la Roche-surYon. Ce « laboratoire vivant de l ’ Internet de demain » a ouvert un FabLab dans ses locaux. Cet atelier de fabrication et de prototypage rapide ouvert à tous bénéficie d ’ appareils à commandes numériques, d ’ outillage classique et de matériel électronique (kits Arduino). Le FabLab est un lieu d ’ échange d ’ idées et de compétences, de créati- Laval Mayenne Technopole a porté un projet inauguré en plein centre-ville, 20 rue du Jeu de Paume. « Il comprend, au rez-de-chaussée, une boutique et un espace de type webcafé destinés au grand public, annonce Marion Hurbin, responsable de la communication à LMT et en charge du projet. Ce Concept Store de l ’ Innovation propose des produits innovants développés par des startups auxquelles il permet de vendre leurs produits et les tester auprès des clients. Les trois autres étages abritent un espace de coworking sur abonnement de 25 postes de travail pour indépendants, freelances... et des salles de réunions. Alain Ratour CONTACT CCI Mickaël Rivière [email protected] 02 41 20 49 26 Chevalier pub juin_190 x 85 21/05/13 16:59 Page1 46 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 www.maineetloire.cci.fr Unimedia_190 x 130 21/05/13 10:13 Page1 Opel pub juin_190 x 135 28/05/13 10:45 Page1 Opel Movano Fourgon À partir de : 17 590 € HT (1) Opel Vivaro Fourgon À partir de : sous condition de reprise 13 990 € HT (2) sous condition de reprise Nouvel Opel Combo Cargo À partir de : 9 990 € HT (3) sous condition de reprise Les utilitaires OPEL PETITE ENTREPRISE. GRANDS PROJETS. Une gamme complète de 3,4 à 22 m3. OPEL ANGERS 8 bd de la liberté Tél. : 02 41 68 00 00 www.opel.fr OPEL CHOLET 18 av Edmond Michelet Tél. : 02 41 65 57 15 OPEL SAUMUR 1950 route de Cholet Tél. : 02 41 50 20 00 www.tourisme-automobiles.fr - Votre interlocuteur Opel Entreprises : Damien Poulennec - 06 22 68 24 66 Wir leben Autos : Nous vivons l’Automobile. (1) Prix conseillé de l’Opel Movano Fourgon L1H1 3.3t 100 ch EURO 5 base après déduction d’une remise de 7 150 € HT et de la prime Opel de 1 500 € HT sous condition de reprise. Tarif au 10/04/2013. Modèle présenté : Opel Movano Fourgon Base L2H2 3.3t 100ch Euro 5, 18 190€ après déduction d’une remise de 7 410 € HT et de la prime Opel de 1 500 € HT. (2) Prix conseillé de l’Opel Vivaro Fourgon C1 2700 base 90 ch après déduction d’une remise de 5 760 € HT et de la prime Opel de 1 500 € HT sous condition de reprise. Tarif au 24/09/2012. (3) Prix conseillé du Opel Combo L1H1 1.3 CDTI 90 ch Pack Eco après déduction d’une remise de 4 050 € HT et de la prime Opel de 1 000 € sous condition de reprise. Tarif au 28/01/2013. (1) (2) (3) Primes Opel sous condition de reprise d’un véhicule utilitaire d’un poids total autorisé en charge (PTAC) maximum de 3,5 tonnes déduites. Offres non cumulables, réservées aux professionnels, valables pour toute commande et livraison avant le 30/06/2013 d’un Opel Movano Fourgon L1H1 3.3t 100 Ch EURO 5 ou d’un Opel Vivaro Fourgon C1 2700 base 90 ch neuf chez les Distributeurs Opel participants ou pour toute commande et livraison avant le 30/12/2013 d’un Opel Combo L1H1 1.3 CDTI 90 ch Pack Eco neuf chez les Distributeurs Opel participants.Conso mixte (l/100 km) et CO2 (g/km) : gamme Movano 6.7/9.5 et 176/248 - gamme Vivaro : 6.5/8.0 et 171/210 - gamme Combo : 4.8/7.7 et 126/179. Enquete Les nouveaux habits de la fonction commerciale Pas de richesse sans entreprises. Et pas d ’ entreprises sans commerciaux. La fonction vente est fondamentale. Elle manque encore de charme pour de nombreux candidats et (surtout ?) de nombreuses candidates. Les métiers commerciaux évoluent vers plus d ’ attention accordée au savoir-être et aux mutations de l ’ entreprise, notamment vers la RSE. Les DCF d ’ Angers confirment. Virginie Buret, présidente DCF Angers Séduire les jeunes Fini l ’ image des vendeurs formés à l ’ école de la vie. Ils sont recrutés encore en fonction de leurs « qualités commerciales », en faisant abstraction du niveau de formation initiale. La connaissance du produit et de la technique par le candidat peut également être un plus au moment de l ’ embauche. Mais le commercial est devenu un « business développeur » qui doit conserver ses clients, mais aussi prendre des parts de marché et... sauver sa marge. Les exigences sont élevées et les recruteurs sélectifs, voire élitistes. Jamais le niveau de diplôme des débutants n ’ a été aussi élevé même si les formations courtes par alternance de type BTS et DUT sont appréciées des entreprises et des jeunes. Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à tabler sur des formations de haut niveau. Elles pensent également que la combinaison entre formation supérieure et expérience commerciale accélérera une évolution de carrière ultérieure. « Mais la fonction commerciale souffre d ’ un déficit d ’ image, regrette Virginie Buret, présidente des Dirigeants Commerciaux de France d ’ Angers. Elle n ’ est pas valorisée. Les jeunes issus L ’ aMonteiro, ssociation a pour vocation de proMauget et Mr Antonio DCF AngersJean-Claude Président de l ’ ISHS basé à Bruxelles mouvoir la fonction et la performance L ’ Association DCF Angers est la plus ancienne de la Fédération des Dirigeants Commerciaux de France créée en province. Présidée par Virginie Buret, directrice de Barclays à Angers, elle regroupe une quarantaine de chefs d ’ entreprises et directeurs commerciaux. Une section jeunes (moins de 30 ans, éventuellement en alternance) a été relancée en 2012. CONTACT Virginie Buret www.dcf-angers.com commerciale auprès des adhérents. Elle travaille aussi auprès des jeunes en participant au « Concours national de la commercialisation » et à Negoventis, structure des CCI, par des cours, des jurys et un siège au conseil de perfectionnement. Les membres se réunissent chaque mois sur un thème à vocation commerciale, avec intervenant, visites d ’ entreprises et débats. Il existe aussi en Maine-et-Loire une association DCF Cholet- Nord Vendée, présidée par Fabrice Satragno. www.reseau-dcf.fr 48 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 des écoles de commerce préfèrent orienter leur carrière vers le management ou le marketing. Mais la situation évolue si on sait leur expliquer la variété et la richesse des métiers commerciaux. Nous devons tous générer de l ’ engouement pour ces métiers auprès des jeunes ». D ’ autant qu ’ exercer une fonction commerciale de terrain peut être un tremplin pour prendre ensuite des fonctions de manager, de responsable des ventes, de directeur commercial... Alexis Javouray est responsable de la Commission chargée du recrutement des DCF Juniors. Il se rend régulièrement dans des classes à vocation professionnelle, dès le niveau 3ème, pour partager sa passion pour le commerce et les bonnes valeurs qu ’ il véhicule. Ce jeune chargé d ’ affaires Caron piscines pour le Maine-et-Loire a luimême intégré l ’ association par cette voie. « Dans le cadre des DCF, il m ’ arrive de participer à des recrutements. Les qualités du commercial, la motivation, le sourire... sont toujours essentielles. Mais nous sommes désormais sensibles à des candidats qui maîtrisent le web et les réseaux sociaux. Chez Caron, 55% de nos contacts nous arrivent par Internet et cela implique www.maineetloire.cci.fr beaucoup de réactivité et de professionnalisme car les clients sont avertis. Les entreprises recherchent aussi des collaborateurs technico-commerciaux qui assureront le conseil et le suivi auprès des clients. En revanche, elles ne recherchent plus des profils de type « la vente pour la vente, le pied dans la porte...». C ’ est une question d ’ éthique, mais aussi de réaction contre des idées reçues qui résistent en France sur le comportement des vendeurs ». cieux pour recueillir auprès de certains clients des informations que les études les plus fines ne pourront extraire ». L ’ importance du savoir-être Le savoir-faire est important, mais la personnalité encore plus. « Nous pouvons être séduits par des jeunes dynamiques et motivés. Mais la fonction commerciale commence avant la vente... et elle se poursuit après », précise Virginie Buret. Frédéric La femme avenir de Livenais emploie huit comla vente ? merciaux chez Cailleau Pneus Les femmes représentent envi- (distribution de pneumatiques ron 40 % des cadres et attachés à Angers). « La vente, ce sera commerciaux, plus dans les toujours quelqu ’ un qui proservices que dans l ’ industrie. pose un service ou un produit « La féminisation de la fonc- à un autre. Mais les condition commerciale permettrait tions ont beaucoup changé de remettre en lumière cer- ces dernières années ». Les taines compétences un peu clients étant très informés passées sous silence, analyse grâce à Internet, le commerRenaud Redien-Collot, ensei- cial doit être très pointu sur gnant-chercheur à Novancia. la connaissance de son proElles remettent en cause cer- duit. Il doit assurer une veille tains codes culturels et cli- sur ses produits et leur utilichés qui donnent une mau- sation, les marchés, les clients, vaise image de la profession. la concurrence. « Grâce à son De plus, les femmes sont des organisation, ce qui est pour vecteurs solides pour soutenir moi la plus grande des qualicertains types de segmenta- tés, il doit pouvoir proposer le tions commerciales à destina- meilleur produit au meilleur tion des femmes. Elles réussis- moment aux bons clients. Les sent mieux que leurs collègues nouveaux outils, web, tablettes, masculins à vendre des ser- réseaux sociaux, outils CRM vices, parce qu ’ elles valori- sont là pour assurer sa réactisent davantage la fidélisation vité. Ils servent aussi à lutter que la vente immédiate... Plus contre le stress croissant : les Logidecor pub_190 x 85 21/05/13 Page1 se durcissent et les généralement, leur rôle est pré-15:05 marchés livraisons doivent être toujours plus rapides ». Fidéliser un client revient moins cher à l ’ entreprise que d ’ en chercher de nouveaux. « Le commercial doit personnaliser sa relation et s ’ intéresser à son interlocuteur pour comprendre son contexte, celui de son entreprise, ses succès ou ses difficultés, l ’ accompagner. La notion de conseil sur le coût-usage (par exemple, le rendement du produit acquis...) après l ’ achat devient primordiale ». Cette attitude d ’ ouverture modifie la nature de la relation commerciale. Elle revient à poser la question «Comment puis-je vous aider?». Le commercial prend un coup de vert Argumentaires, appels d ’ offres, relation client... Après le développement durable, la fonction commerciale évolue avec l ’ intégration de la responsabilité sociétale et environnementale (RSE) dans les entreprises. Les exigences de vertu sociale et environnementale peuvent être l ’ occasion de se démarquer de la concurrence, à condition de démontrer en quoi ses produits et services respectent les valeurs de la RSE. « Nous sommes vigilants sur la dimension éthique et environnementale qui doit toutefois nous permettre d ’ atteindre les objectifs et d ’ équilibrer les budgets, affirme Alexandre Hannequin, directeur opéra- tionnel de la Poste de Maine-etLoire. Aujourd ’ hui, les cahiers des charges dans les appels d ’ offres incluent souvent des notions d ’ achat responsable. Les équipes commerciales sont de plus en plus sensibilisées aux nouveaux critères d ’ attribution des contrats ». Et de souligner la possibilité que, d ’ ici 5 à 10 ans, les centres-villes soient fermés à la circulation. « La desserte des magasins restera possible grâce à des véhicules électriques. Autant transformer cette contrainte en force en prévoyant ce mode de livraison dans nos appels d ’ offres ». La Responsabilité Sociétale de l ’ Entreprise introduit une forme d ’ éthique dans la relation avec les clients, expéditeurs ou destinataires. « Nos équipes doivent leur proposer les solutions qui correspondent à leur besoin. C ’ est ainsi que la relation commerciale s ’ inscrit dans la durée et que l ’ image de l ’ entreprise s ’ en trouve préservée ». Les hommes changent, les technologies évoluent, mais les fondamentaux restent les mêmes : la vente sera toujours basée sur une forte relation humaine. Avec le souhait de certains commerciaux rencontrés que l ’ informatisation de la fonction ou la dureté des temps ne viennent pas saper cette humanité. Alain Ratour J’adore les vacances à la maison ! LOGIDÉCOR - RD 347 - Route de Saumur - “Le Puits des Bois” SAINT-BARTHÉLEMY-D’ANJOU - Tél. 02 41 93 86 48 www.maineetloire.cci.fr Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 49 Enquete Festival Premiers Plans d ’ Angers où la CCI a construit une expertise particulière dans l ’ évaluation des retombées économiques du Festival. études CCI : pour la réussite F in de séance, au soir du dimanche 27 janvier. Les lumières se rallument. La 25ème édition du Festival Premiers Plans est terminée. Mais les dizaines de milliers d ’ amoureux du cinéma qui auront suivi projections et événements se projetteront longtemps le film des émotions et des rencontres. Créé en 1989, le festival accueille, chaque année, des artistes reconnus et en devenir du cinéma français et international. Sa notoriété participe au dynamisme de la vie économique en attirant, toujours plus nombreux, des spectateurs extérieurs au département. La CCI de Maine-et-Loire a construit une expertise particulière dans l ’ évaluation des retombées économiques des grandes manifestations sportives ou culturelles. En 2012, elle a renouvelé sa collaboration avec l ’ association Premiers Plans après la réussite d ’ une première étude d ’ impact menée en 2007 auprès des festivaliers. « Nous cherchions à connaître à la fois l ’ impact économique et le comportement des festivaliers. Le premier volet concernait la satisfaction et les comporte- ments des festivaliers. Le second visait à mesurer les retombées économiques ». Les réponses recueillies ont permis de les évaluer à 1,2 million d ’ euros (dont « La CCI dresse un état des lieux de l ’ environnement, des forces et des faiblesses de l ’ offre commerciale et de la demande. » près de 500 000 euros en hébergement, restauration, café, commerces... ) sur l ’ agglomération et à 1,4 million en autres dépenses induites, soit un impact total de 2,6 millions d ’ euros. Un euro pour les collectivités locales investi génère 7 euros de retombées locales (3.1 € retombées primaires, 6.9 € retombées totales hors médias). L ’ étude a également permis de connaître l ’ attractivité et le rayonnement géographique du festival, la typologie des spectateurs : 59 % ont moins de 30 ans et 28 % plus de 50 ans. L ’ étude a mis en évidence leur fidélité (40 % venaient depuis plus de 6 ans) et leur satisfaction (98 % d ’ entre eux avaient l ’ intention de revenir). 50 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 L ’ environnement, un thème récurrent Ce travail est une illustration emblématique de la diversité des études économiques menées par la CCI de Maine-etLoire. Un rôle apprécié des collectivités, de plus en plus nombreuses à lui faire appel dans ce domaine. En environnement par exemple. « En sollicitant les entreprises à l ’ occasion de ces études, on enclenche une dynamique qui peut se poursuivre, une fois l ’ étude terminée. A Tiercé, nous avons travaillé sur une charte de développement durable pour la zone d ’ activités des Landes, afin d ’ optimiser de façon concertée le fonctionnement et les aménagements. Les professionnels, mobilisés, ont créé une association et commencé à travailler ensemble. Autre exemple : en 2011, la CCI intervient aux côtés de la communauté d ’ agglomération du Choletais dans le cadre du plan de gestion Ribou/Verdon qui protège le captage d ’ eau potable. Les deux partenaires ont informé les entreprises sur les actions de ce plan et leur intérêt à réaliser un diagnostic sur la gestion des eaux dans le cadre de leur activité. En 2012, la Chambre d ’ Agriculture a sollicité la CCI dans le cadre du schéma de développement de la méthanisation dans le Pays des Mauges. L ’ objectif de ce schéma : dévewww.maineetloire.cci.fr de dégager des axes d ’ amélioration partagés. La municipalité va construire un plan d ’ actions dont la CCI accompagnera la mise en œuvre dans l ’ intérêt des professionnels. Nouvelle Place de l’Hôtel de Ville à Chalonnes-sur-Loire lopper un outil d ’ aide à la décision relatif à l ’ implantation et au dimensionnement d ’ unités de méthanisation, établir des recommandations et préconi- « Les collectivités nous sollicitent pour réfléchir avec elles et les aider dans les prises de décision. Nos analyses sont étayées par des éléments économiques, de l ’ action sations pour élaborer un plan de développement cohérent de la méthanisation sur le territoire. La CCI a participé à l ’ état des lieux des atouts du Pays des Mauges en termes de débouchés énergétiques (quels besoins des entreprises en thermie pour leur process ou bâtiment ?) et de gisements mobilisables (quelles entreprises susceptibles de produire des déchets méthanisables ?). Plébiscitée pour les diagnostics commerciaux Les études les plus fréquentes portent sur le diagnostic du commerce dans une commune ou à l ’ échelle d ’ une Communauté de communes. La CCI dresse un état des lieux de la dynamique commerciale, des forces et des faiblesses de l ’ offre et des potentialités de la demande. Elle travaille avec les élus sur les enjeux et propose des axes d ’ amélioration. www.maineetloire.cci.fr mais aussi par la perception des professionnels concernés ». La CCI permet d ’ optimiser la nature des aménagements et des projets soutenus par les collectivités et favorise un développement concerté et partagé. Accompagner une opération d ’ urbanisme A Maulévrier, la municipalité voulait améliorer la commercialité du centre-bourg et renforcer le confort d ’ achat. Elle a demandé à la Chambre de commerce et d ’ industrie de réaliser une étude sur l ’ accessibilité et la circulation dans le centre-bourg. « Nous avons réalisé une analyse détaillée des flux, des comportements des consommateurs et des besoins et attentes des professionnels. ». Ce diagnostic a servi de base à l ’ animation de groupes de travail chargés d ’ élaborer des propositions d ’ aménagement. Cette concertation a permis, grâce aux échanges, A Avrillé, la municipalité a décidé de renforcer le commerce de centre-ville à travers des aménagements d ’ ampleur suite à l ’ arrivée du tramway. La Ville et la SPLA (Société Publique d ’ Aménagement de l ’ Anjou) ont associé la CCI à la réflexion du nouveau centreville dès 2008. Ils lui ont confié une mission d ’ accompagnement des professionnels qui prenne en compte leur situation et leurs aspirations en amont de la réorganisation commerciale du centre-ville. Un travail d ’ écoute, d ’ identification des projets, des attentes et des préoccupations des commerçants a été réalisé pour permettre aux aménageurs et à la municipalité d ’ adapter leur projet en prenant leurs besoins en compte. La CCI, présente à toutes les étapes du projet dans sa conception, accompagne également sa mise en œuvre. Comment conforter l ’ offre pour limiter l ’ évasion commerciale ? Lutter contre l ’ évasion vers Angers et La Flèche était la préoccupation de la municipalité de Baugé. Elle a confié à la CCI le soin d ’ estimer cette perte de chiffre d ’ affaires et de proposer des solutions. « Nous avons calculé que le marché théorique de cette zone de chalandise de 20 000 habitants s ’ élevait à 90 millions d ’ euros. Mais l ’ évasion était considérable : 45 millions d ’ euros. Le phénomène ne pouvait que s ’ accentuer au fil des années si rien n ’ était fait. Les plus de 60 ans étaient les clients les plus nombreux en centre-ville et les personnes actives n ’ étaient pas satisfaites de l ’ offre commerciale ». Au terme de son étude, la CCI a proposé un plan d ’ actions. D ’ abord développer une offre complémentaire sur une autre zone. Ce qui a été fait avec la création d ’ un parc d ’ activités commer- L ’ offre « Etudes » de la CCI Approches marché, études économiques, comptages piétons, Observatoires…..en savoir plus sur www.maineetloire.cci.fr, « Informer territoires et entreprises » ciale de 9 000 m² à l ’ entrée de ville, près du Super U, en synergie avec l ’ offre du centre-ville. La municipalité de Chalonnessur-Loire s ’ interrogeait sur la façon d ’ optimiser et conforter son offre commerciale composée de boutiques en centreville, deux supermarchés et deux marchés hebdomadaires. La municipalité a décidé de s ’ appuyer sur une concertation des professionnels et une interrogation des consommateurs. Elle a demandé la collaboration de la CCI sur ses deux opérations de restructuration urbaine. Il s ’ agissait d ’ une part de réaménager la place de l ’ Hôtel de Ville, secteur très commerçant, pour sécuriser le déplacement des piétons et redynamiser le centre. L ’ opération est terminée. Le second projet était l ’ un des quatre scénarii proposés par la CCI : aménager la zone du Marais, entre Super U et Intermarché, pour accueillir un pôle commercial sur 5 700 m². « Il s ’ agissait de capitaliser sur la synergie entre le marché, le commerce de centre-ville et les grandes surfaces ». La mise en service du pôle est prévue pour fin 2013, l ’ extension du Super U s ’ est achevée en novembre dernier. Alain Ratour CONTACT CCI Philippe Aurégan [email protected] 02 41 20 49 01 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 51 Enquete Contrat de génération : la loi est votée ! Après plusieurs mois de discussion, le dispositif du contrat de génération a été définitivement adopté le 14 février. Que faut-il retenir de la version finale de ce contrat destiné à lier l’insertion des jeunes et le maintien en activité des seniors ? En savoir plus avec l’Ordre des expertscomptables des Pays de Loire, partenaire de la CCI de Maineet-Loire. Pour beaucoup, le contrat de génération répond au triple objectif d ’ améliorer l ’ accès des jeunes à un emploi avec un CDI, de maintenir l ’ emploi des seniors salariés et d ’ assurer la transmission des savoirs, des compétences et de l ’ expérience. L ’ accès des jeunes à l ’ emploi durable ne doit pas se faire selon le système où l ’ entrée d ’ un jeune au travail devrait correspondre au départ à la retraite ou en pré-retraite d ’ un senior. Il incite au contraire au rapprochement en potentialisant les forces des deux générations. Le dispositif est facultatif et récompensé financièrement dans les entreprises de moins de 300 salariés. Celles d ’ au moins 300 salariés ont l ’ obligation d ’ agir sous peine de sanction financière. Une aide financière pour les entreprises de moins de 300 salariés Si votre effectif compte moins de 50 salariés ou que vous appartenez à un groupe de moins de 50 salariés, vous pouvez bénéficier d ’ une subvention lorsque : ous embauchez en CDI un V jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans s ’ il est travailleur handicapé) ; celui-ci doit être embauché à temps plein ou à temps partiel d ’ au moins 4/5. Il doit être maintenu dans l ’ emploi pendant toute la durée d ’ attribution de l ’ aide. Vous maintenez dans l ’ emploi en CDI (pendant la durée de l ’ aide ou jusqu ’ à son départ à la retraite) un salarié âgé d ’ au moins 57 ans (55 ans s ’ il est handicapé ou nouvellement embauché). L ’ aide est également ouverte à titre transitoire pour l ’ embauche en CDI d ’ un jeune à l ’ issue d ’ un CDD ; d ’ un contrat d ’ apprentissage ; ou d ’ un contrat de professionnalisation, dès lors que ce contrat est conclu avec lui avant ses 26 ans (30 ans s ’ il est handicapé), et avant la date de promulgation de la loi. L ’ aide sera versée par Pôle emploi, pour chaque binôme de salariés. Son montant est de 2 000 € par an pour l ’ embauche du jeune et autant pour le maintien dans l ’ emploi du senior. Soit 4 000 € par an pendant une durée de 3 ans. L ’ aide sera calculée au prorata de la durée hebdomadaire du travail des salariés y ouvrant droit. Si vous avez un effectif compris entre 50 et 300 salariés ou appartenez à un groupe de cette taille, une condition supplémentaire s ’ impose à vous pour bénéficier de l ’ aide : être couvert par un accord de branche 52 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 étendu ou par un accord collectif d ’ entreprise ou de groupe sur le contrat de génération. D ’ une durée de 3 ans, cet accord doit notamment comporter des engagements en faveur de l ’ insertion des jeunes, de l ’ emploi des salariés âgés et de la transmission des savoirs. Nouveau : cet accord collectif doit être précédé d ’ un diagnostic qui évalue les engagements pris antérieurement par votre entreprise en faveur des salariés âgés. Si cet accord n ’ a pu être négocié (procès-verbal de désaccord à l ’ appui), vous avez la possibilité d ’ élaborer un plan d ’ action en consultant vos représentants du personnel. L ’ accord ou le plan d ’ action doivent ensuite être validés par l ’ administration. Le contrôle de l ’ administration porte sur l ’ accord collectif et sur le diagnostic préalable. Si c ’ est un plan d ’ action qui a été établi, il vous faut également fournir à l ’ administration l ’ avis des représentants du personnel et le procès-verbal de désaccord. Quand l ’ aide n ’ est pas due Quelques cas parmi d ’ autres où cette aide n ’ est pas accordée : Lorsque vous avez procédé à un licenciement économique au cours des 6 mois précédents l ’ embauche du jeune sur un poste de même catégorie professionnelle ; Lorsque vous avez procédé à une rupture conventionnelle ou à un licenciement pour un motif autre qu ’ une inaptitude ou une faute grave ou lourde, sur le poste donnant lieu à l ’ embauche ; Lorsque vous n ’ êtes pas à jour de vos obligations déclaratives et de paiement des cotisations sociales. Elle cesse d ’ être versée en cas de rupture conventionnelle conclue avec l ’ un des salariés ouvrant droit à l ’ aide ou licenciement de ce salarié pour un motif autre qu ’ une inaptitude ou une faute grave ou lourde. En outre, si vous licenciez le salarié senior pour un motif autre que la faute grave ou lourde ou l ’ inaptitude, l ’ aide accordée au titre du binôme est supprimée. Les obligations des grandes entreprises Si votre effectif est d ’ au moins 300 salariés ou que vous appartenez à un groupe d ’ au moins 300 salariés, vous serez sanctionné si vous ne recourrez pas au contrat de génération. Vous devez en effet être couvert par un accord de branche étendu ou par un accord de groupe ou d ’ entreprise conforme d ’ ici le 30 septembre 2013. A défaut, vous encourrez une pénalité pouvant aller jusqu ’ à : 10 % du montant de la réduction Fillon au titre des rémunérations versées pendant la période où vous n ’ êtes pas couvert par un accord ou un plan d ’ action sur le contrat de génération ; ou, si ce montant est plus élevé, 1 % des rémunérations ou gains versés aux salariés pendant cette période. Pour fixer la pénalité, l ’ administration tiendra compte des efforts que vous avez fournis pour conclure un accord ou établir un plan, ainsi que de la situation économique et financière de votre entreprise. CONTACT Franck Bordas, président Ordre des Experts-Comptables des Pays de Loire 02 41 25 35 45 www.paysdeloire.expertscomptables.fr www.maineetloire.cci.fr MITSUBISHI L200 DOUBLE CAB 178 CH Un détail qui, combiné à la technologie Mitsubishi, vous garantit un avantage déterminant : une tenue de route exceptionnelle et une conduite en 4WD intégrale avec de véritables capacités de franchissement tout terrain. L’EXCELLENCE DANS LE MOINDRE DÉTAIL. Système Super Select 4WD Ordinateur de bord Capacité de chargement d’1 tonne Capacité de remorquage de 2,7 tonnes L ’ E X C E L L E N C E V E R S I O N O R I G I N A L E GAMME À PARTIR DE 29 500 € TTC(1) (1) Prix du L200 Double Cab 2.5 DI-D 178 ch Intense (sans peinture métallisée), déduction faite d’une remise de 3 350 € TTC. Modèle présenté : L200 Double Cab 2.5 DI-D 178 ch Instyle à 33 465 € TTC 1er des 2 termes échu dont 2 ans kilométrage illimité. Offres valables jusqu’au 30/06/2013, réservées aux particuliers et aux professionnels uniquement sur L200 CC et non cumulables avec d’autres offres en cours, chez les concessionnaires participants. Tarifs Mitsubishi Motors maximum autorisés en vigueur en n° 428 635 056 - 1, avenue du Fief - 95067 Cergy Pontoise Cedex. Consommations mixtes de la gamme L200 (L/100 km) : de 8 à 9,1. Émissions de C02 (g/km ) : 212 à 240. Retrouvez-nous sur facebook www.mitsubishi-motors.fr Vérité Auto Spor t • CA du Landreau ANGERS-BEAUCOUZÉ • Tél. : 02 41 73 10 20 Réglementation Centralisation numérique des annonces légales relatives aux sociétés et aux fonds de commerce Une base de données numérique centralise depuis le 1er janvier 2013 les annonces légales concernant les sociétés et fonds de commerce (constitution, modification ou dissolution de sociétés, cession de fonds de commerce…). Les annonces légales préalablement publiées dans des journaux habilités sont mises en ligne dans un délai de sept jours sur le site : https://actulegales.fr. Elles y sont consultables moyennant le paiement d’un droit. Un arrêté a fixé les tarifs 2013 de ces publications papier. Source : décret n° 2012-1547 du 28 décembre 2012, JO du 30 décembre 2012 Emploi d’avenir et entreprises Recruter un jeune en emploi d’avenir, c’est lui permettre de vivre une expérience professionnelle enrichissante et reconnue, et lui donner les moyens de se former. Qui est concerné ? Les jeunes de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés), peu ou pas diplômés et à la recherche d’un emploi. A titre exceptionnel, les jeunes résidant dans une zone urbaine sensible (située sur Angers, Trélazé, Cholet et Saumur), une zone de revitalisation rurale (cantons de Noyant et de Candé) peuvent également accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3. Quelles sont les modalités ? Pour les jeunes concernés : - un CDI ou un CDD d’un an renouvelable 2 fois, à temps plein prioritairement, mais possible à temps partiel (durée hebdomadaire minimale 24 heures) ; - une formation pour apprendre un métier ; - un tuteur pendant les trois premières années du contrat. Pour les entreprises : - une aide de l’Etat de 18 000 euros sur 3 ans (6 000 euros par an) - un accompagnement renforcé de la mission locale et Cap emploi (pour les travailleurs handicapés) pour construire le parcours de formation du jeune et intervenir pour toute difficulté pouvant survenir au cours de l’emploi - un engagement de l’entreprise pour assurer le tutorat, la professionnalisation et la formation du jeune. Les OPCA participent au financement de la formation. Qui contacter ? Pour le dépôt d’une offre, le recrutement et le suivi d’un jeune : Mission locale Angevine : 02 41 24 16 04 Mission locale du Choletais : 02 41 49 81 00 Mission locale du Saumurois : 02 41 40 38 66 ou 02 41 40 38 57 Mission locale Loire en Layon : 02 41 54 05 85 Mission locale du Pays Segréen : 02 41 92 39 77 CAP emploi (jeunes travailleurs handicapés) : 02 41 22 95 90 Pôle emploi (uniquement pour le dépôt de l’offre d’emploi) Pour en savoir plus : www.lesemploisdavenir.gouv.fr ou l’Unité territoriale de Maineet-Loire : 02 41 54 53 18 La prévoyance des apprentis est soumise au forfait social Dans les entreprises de 10 salariés et plus, les contributions patronales versées au titre d’un régime de prévoyance complémentaire sont assujetties à la CSG/CRDS, ainsi qu’au forfait social (pour un taux réduit de 8 %). Ce forfait social est également applicable aux contributions patronales au régime de prévoyance complémentaire versées au profit des apprentis. 54 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 Quant aux entreprises de moins de 10 salariés, elles bénéficient d’un régime de faveur afin de les encourager à mettre en place une complémentaire santé. À ce titre, elles sont en principe exonérées de forfait social sur leurs contributions à un régime de prévoyance complémentaire, contributions qui sont soumises, en revanche, à la CSG/CRDS. Circulaire DSS/5B n°2012-319 du 18 août 2012 Cotisations, retraite, santé : « Mon compte » pour les assurés du RSI Ils sont 22 000 artisans et commerçants, assurés du RSI (Régime Social des Indépendants) dans le Maineet-Loire. Ils peuvent désormais utiliser le service « Mon compte » sur www.rsi.fr pour tout savoir et à tout moment sur leurs cotisations, retraite, santé. Trois téléservices leur permettent de gagner du temps pour l’activité de leur entreprise et simplifier les démarches relatives à leur protection sociale. Avec « Mes cotisations », ils peuvent consulter les données de leur compte cotisant (historique des cotisations versées, suivi des échéances de paiement), réviser leurs revenus et télécharger des attestations (marchés publics ou vigilance). « Mon relevé de carrière » ouvre la possibilité de recevoir un relevé individuel de situation électronique instantané et de connaître ses droits acquis pour la retraite. Le dossier personnel de prévention et de dépistage peut être consulté dans « Ma prévention santé ». Prochainement, « Ma santé » mettra les assurés du RSI en relation avec les téléservices de leur organisme conventionné qui gèrent notamment les remboursements santé. « Mon compte » est facile à créer en se rendant sur le site www.rsi. fr. Consultable instantanément et accessible depuis un téléphone mobile ou une tablette. Une foire aux questions sur le site www.rsi.fr et un numéro vert (08 11 70 10 22) accompagnent les assurés dans leurs démarches en ligne. Délivrance de passeports temporaires Les déplacements professionnels se décident parfois à très court terme. La plupart du temps, ils nécessitent la possession d ’ une carte d ’ identité ou d ’ un passeport en cours de validité. Le bureau de la nationalité de la Préfecture est régulièrement sollicité en urgence pour délivrer ces titres, le plus souvent sous la forme d ’ un passeport temporaire valable un an. Des justificatifs doivent être présentés à l ’ appui de demande de passeport. La Préfecture invite les chefs d ’ entreprises à veiller à ce qu ’ eux-mêmes et leurs collaborateurs potentiellement concernés soient en possession de titres d ’ identité et/ou de voyage en cours de validité. Elle rappelle que les dates de congrès, séminaires et salons sont connues à l ’ avance. Ces déplacements ne peuvent faire l ’ objet de la délivrance d ’ un passeport temporaire. La carte d ’ identité comme le passeport sont valables 10 ans. Que sont les conventions réglementées dans une SARL ? Les conventions réglementées sont, au sens de l ’ article L 22319 du Code de commerce, celles qui interviennent directement ou indirectement entre la SARL et l ’ un de ses gérants ou associés. Une procédure d ’ approbation a posteriori s ’ applique à ces conventions. Il s ’ agit d ’ une présentation lors de l ’ assemblée générale ordinaire des associés d ’ un rapport spécial établi par le gérant ou, s ’ il en existe un, par le commissaire aux comptes. L ’ assemblée statue sur ce rapport, mais l ’ associé, ou le gérant intéressé, ne peut pas prendre part au vote. Comment se décide la période de prise des congés payés ? La période de prise de congés est fixée par la convention collective ou à défaut par l ’ employeur après www.maineetloire.cci.fr consultation des représentants du personnel s ’ il y en a. En application de l ’ article D.3141-5 du Code du travail, la période des vacances doit être portée à la connaissance des salariés au moins deux mois avant son ouverture. Quand peut-on avoir recours à un CDD saisonnier ? La notion d ’ emplois à caractère saisonnier suppose que les CDD sont conclus pour des périodes coïncidant avec tout ou partie d ’ une ou plusieurs saisons et pour des activités par nature liées aux saisons. Une circulaire du 30 octobre 1990 précise qu ’ il s ’ agit de contrats à durée déterminée correspondant à l ’ exécution de travaux normalement appelés à se répéter chaque année à date à peu près fixe, en fonction du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs et qui sont effectués pour le compte d ’ une entreprise dont l ’ activité obéit aux mêmes variations (exemple : activités touristiques, ski, ... ) Comment se déroule l ’ entretien préalable de licenciement pour motif personnel ? C ’ est, en principe, l ’ employeur qui doit recevoir le salarié lors de l ’ entretien préalable. Mais il peut se faire remplacer par une personne qui a le pouvoir, dans l ’ entreprise, d ’ embaucher ou de licencier le personnel. L ’ employeur a également la faculté de se faire assister lors de l ’ entretien, à condition que la personne qui l ’ accompagne fasse partie de l ’ entreprise. La présence de cette personne ne doit pas faire grief aux intérêts du salarié. Elle n ’ intervient qu ’ à la demande des interlocuteurs, et dans le but de les informer. Au cours de l ’ entretien préalable, l ’ employeur doit indiquer au salarié le ou les motifs de la décision envisagée et recueillir les explications de ce dernier. À défaut, la procédure comporte une irrégularité. Si le salarié ne se présente pas à l ’ entretien, l ’ employeur est en droit de poursuivre la procédure et de notifier www.maineetloire.cci.fr le licenciement, dès lors qu ’ il a régulièrement envoyé la convocation. Cela ne dispense pas pour autant l ’ employeur de vérifier la réalité et le sérieux des manquements reprochés au salarié. Un associé de SAS peut-il avoir un contrat de travail ? Il est en effet possible pour un associé majoritaire d ’ avoir un contrat de travail dans la SAS. Cependant, ce contrat de travail doit permettre une véritable relation de travail basée sur une subordination juridique (rendre des comptes à un supérieur hiérarchique, exercice du pouvoir disciplinaire notamment). Comment afficher les horaires dans l ’ entreprise ? L ’ employeur peut faire valoir les horaires en les affichant dans l ’ entreprise. Il doit indiquer les temps de travail, les temps de pause ainsi que les coupures le cas échéant. Ce document doit être daté et signé par le chef d ’ entreprise. Préalablement à l ’ affichage, ce document devra être envoyé à l ’ Inspection du travail pour information. Travailleurs indépendants : cotisations sociales sur les dividendes Depuis 2009, les dividendes perçus par les travailleurs indépendants exerçant en société d ’ exercice libéral (SEL) sont assujettis à cotisations sociales. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 élargit cet assujettissement à cotisations sociales aux travailleurs indépendants exerçant leur activité dans une société soumise à l ’ impôt sur les sociétés, quelle que soit sa forme juridique (gérant majoritaire de SARL par exemple). Cette mesure s ’ applique aux cotisations sociales dues au titre des périodes courant à compter du 1er janvier 2013 (à compter de la publication du décret). À titre transitoire néanmoins, la part des dividendes ou des intérêts de comptes courants perçus en 2013 et en 2014 sera, pour les personnes nouvellement soumises à l ’ élargissement de l ’ assiette des cotisations, prise en compte pour le calcul des cotisations provisionnelles dues au titre des années 2013 (revenus 2011) et 2014 (revenus 2012). Ces revenus devront être déclarés au Régime social des indépendants (RSI) dans un délai de trente jours à compter de leur perception. Cette disposition vise à éviter que le travailleur indépendant ne choisisse de percevoir des dividendes plutôt qu ’ un revenu professionnel d ’ activité afin d ’ échapper aux cotisations sociales. L ’ application de ce dispositif devrait concerner, en 2013, 50 000 travailleurs indépendants et rapporter 75 millions d ’ euros au RSI. Art. 11, loi n° 2012-1404 du 17 décembre 2012, JO du 18 le vendeur doit être en mesure de prouver que ce dernier les a acceptées. Et lui faire signer une clause par laquelle il reconnait avoir reçu les CGV peut parfois ne pas suffire. Par un arrêt rendu le 19 février 2013, la Cour de Cassation a considéré qu ’ une telle clause, insérée dans une confirmation de commande signée par l ’ acheteur, ne permettait pas de prouver que ce dernier avait pris connaissance des CGV du vendeur. D ’ autant que l ’ acheteur contractait pour la première fois avec le vendeur et qu ’ il n ’ avait pas reçu son catalogue lors de la conclusion de la vente. Quelles que soient les contraintes d ’ urgence de la vie des affaires, il est indispensable d ’ obtenir de ses clients – ou de ses acheteurs – la manifestation non équivoque de leur accord sur vos Conditions Générales de Vente ou d ’ Achat. A défaut, en cas de litige, elles ne leur seront pas opposables. Cassation commerciale, 13 février 2013, n° 11-22827 TVA sur certains services à la personne Déclaration d ’ insaisissabilité trop tardive A la demande de la Commission européenne, le gouvernement a relevé de 7 % à 19,6 % le taux de TVA applicable à certains services à la personne. Cette augmentation entre en vigueur au 1er juillet 2013. Elle concerne cinq catégories de prestations : - les petits travaux de jardinage ; - les cours à domicile (hors soutien scolaire) ; - l ’ assistance informatique et Internet à domicile ; - la maintenance, l ’ entretien et la vigilance temporaires, à domicile, de la résidence principale et secondaire ; - les activités qui concourent directement et exclusivement à coordonner et délivrer les services à la personne (c ’ est-à-dire l ’ activité du mandataire qui met en relation un client et un prestataire de services à la personne). Faire signer ses conditions générales de vente En effectuant une déclaration d ’ insaisissabilité, un entrepreneur individuel met ses biens immobiliers (maison...) à l ’ abri des poursuites de ses créanciers professionnels. Toutefois, cette protection ne joue qu ’ envers les créanciers dont la créance est née après la publication de la déclaration. Ainsi, la déclaration d ’ insaisissabilité, souscrite par un commerçant après qu ’ il ait reçu une mise en demeure adressée par un créancier suite à une défaillance de sa part dans l ’ exécution d ’ un contrat, a été jugée sans effet vis-à-vis de ce créancier. En effet, la créance était née au moment de la défaillance du commerçant et non, comme il le prétendait, lors de sa condamnation en justice. Cassation commerciale, 28 juin 2012, n° 11-18078 Pour pouvoir se prévaloir de ses conditions générales de vente (CGV) à l ’ encontre d ’ un client, Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 55 Decouverte Inspirez, créez… Mode et création Porter un regard sur ce « je ne sais quoi » qui fera la différence, poser sa griffe, signature par excellence de son style. Les créateurs de mode réinventent nos univers, puisant leur inspiration dans leur imaginaire mais aussi dans leur histoire. 56 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 L e monde entier nous l ’ envie, cette French Touch si singulière qui définit si bien l ’ élégance à la française. Chaque année, les défilés de mode illuminent les « fashion-weeks », nous montrant à quel point la création atteint des sommets de beauté qui tendent parfois à l ’ œuvre d ’ art, nous rappelant aussi que Paris reste la capitale incontestée de la mode. Dans l ’ ombre de ces ors éphémères, des stylistes, créateurs, captent les tendances, les couleurs, les formes, s ’ inspirant parfois de leur identité. Une identité forte comme en Anjou où, dans le droit fil de son histoire, le Choletais perpétue la tradition de la création textile. En Pays de Loire, la mode, fruit d ’ un passé textile et industriel riche, marque toujours de son empreinte le sol de ce territoire. De l ’ artisanat à l ’ industrie, de la formation à la recherche, des musées aux centres techniques, www.maineetloire.cci.fr Le Lycée de la Mode à Cholet la région constitue le premier bassin d ’ emploi pour la filière mode. Un terreau créatif que la profession valorise par l ’ intermédiaire de l ’ association Pôle Mode Ouest (dont la vocation est de soutenir le développement économique des industriels et créateurs des Pays de la Loire dans le textile, l ’ habillement, la chaussure et la maroquinerie) et de l ’ organisation professionnelle Mode Grand sement. « Pour le BTS Design Mode, nous recevons 480 dossiers pour 30 places. C ’ est un choix que de limiter l ’ offre pour assurer un certain niveau de qualité. C ’ est important pour la renommée de l ’ établissement : la plupart de nos apprentis travaillent chez des façonniers dont les clients sont de grandes maisons. Avec Paris et Tours, le lycée de la Mode fait partie des trois pôles d ’ excellence géo- vous êtes en Ouest qui rassemble l ’ ensemble des métiers de la mode du Grand Ouest (soit quelque 40 marques réparties au sein de 20 entreprises adhérentes et 1 800 salariés pour un chiffre d ’ affaires de 570 millions d ’ euros). Autre acteur de promotion de la filière, la plateforme EMODE (Cholet), un dispositif unique d ’ appui à l ’ innovation et à la créativité dédié aux nouvelles technologies numériques pour la filière Mode. Fleuron en matière de formation, le lycée de la Mode à Cholet - créé en 1989 - prépare à des BAC, BTS et licences professionnelles dédiés aux métiers de la mode. Pour Jacques Corbin, proviseur, cet établissement est le parfait exemple d ’ une collaboration fructueuse entre l ’ enseignement, les entreprises et les attentes de la filière. Normandie, Limousin, Aquitaine… de Calais à Biarritz, les formations participent largement au rayonnement national de l ’ établiswww.maineetloire.cci.fr ton badin, que « Paris n ’ est, après tout, que la banlieue de Cholet en matière de création et de mode ». Derrière ce mot d ’ esprit, il y a pourtant bel et bien la reconnaissance des talents créatifs de l ’ établissement choletais. En 2012, trois étudiantes en BTS métiers de la mode, chaussure et maroquinerie ont exposé dans le prestigieux espace Richelieu à Paris, dans le cadre de la manifestation « La chaussure, une passion française - Création & Innovation depuis 150 ans ». Anjou « La plupart de nos apprentis travaillent chez des façonniers dont les clients sont de grandes maisons » graphiquement identifiés qui portent haut les couleurs de la mode française ». Le lycée de la Mode, ce sont aussi des formations cousues mains pour les besoins spécifiques et ponctuels d ’ entreprises (formation de piqueuses pour le secteur du luxe), des formations « hightech » (licence « mode et haute technologie ») avec l ’ apprentissage de procédés ultra-son, de thermo-collage, d ’ impressions numériques textiles... L ’ aura du lycée essaime jusque dans les milieux parisiens. Jacques Corbin aime à dire, sur un Autre belle reconnaissance : à la demande du service pédagogique du Musée d ’ Orsay, l ’ établissement a été sollicité pour créer les costumes d ’ une comédie musicale inspirée d ’ un tableau de Renoir et dont les représentations ont eu lieu ce printemps au Châtelet et au Musée d ’ Orsay. « Une telle séance de travaux pratiques… Imaginez la fierté des élèves comme du corps enseignant». Dans un autre registre, 2 400 agents des Pays de la Loire portent des tenues créées par les élèves du lycée de la Mode de Cholet. « Nous sommes souvent sollicités. Nous répondons favorablement quand cela est possible ». Autre vitrine de cet écheveau créatif, le musée du textile de Cholet. Depuis son ouverture en 1995, le Musée étudie l ’ histoire et l ’ actualité de l ’ industrie textile choletaise. Cette année, pour le 6ème volet du cycle d ’ expositions « Small Couture », le musée met à l ’ honneur l ’ univers de l ’ un des plus anciens fleurons en matière de création de prêt-àporter pour enfants encore en activité : Catimini. Les belles choses sont faites pour durer L ’ affectif, des racines, c ’ est aussi ce qui inspirent parfois les créateurs de mode. En fondant la Maison François, Karine Hervé a été portée par le souvenir d ’ une grand-mère angevine, influencée par son goût des belles choses qu ’ elle lui a transmis et qui l ’ ont aidée à trouver son style. Pendant 15 ans, Karine a travaillé au service marketing d ’ une grande marque de mode, installée à Cholet. Quinze ans qui lui ont permis de développer une fibre artistique et un œil averti qu ’ elle avait déjà exercés sur les bancs des BeauxArts, lorsqu ’ elle était étudiante, de sauter le pas et « enfin de me réaliser en créant mes propres collections, une ligne de vêtements pour les 6/18 ans ». Karine avait à cœur de façonner un style « esprit de famille », intemporel, loin des modes éphémères mais aussi de travailler dans le res- Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 57 Decouverte m ’ a mis le pied à l ’ étrier. Ma sensibilité à la mode s ’ est confirmée lorsque, enfant, je me rendais souvent dans les deux plus belles boutiques de vêtements de Saumur tenues par des amis de mes parents ». pect des belles choses fabriquées dans le Val de Loire. L ’ élégance à la française lui a vraiment été révélée lors d ’ un séjour au pays du soleil levant. « J ’ ai découvert au Japon le rayonnement de la France ». La Maison François est aussi l ’ histoire d ’ un partenariat local. « J ’ ai la chance de vivre dans une région dynamique avec de vrais savoir-faire. Façonniers, bureaux d ’ études, tous sont à proximité. J ’ ai toujours voulu cultiver l ’ esprit « made in France». Les tissus 100 % coton (italiens, liberty anglais...) proviennent des plus beaux écheveaux. Pour se faire connaître, Karine a opté pour la vente à domicile, sur les marchés et sur Internet. « Je développe un réseau de proximité dans les Pays de la Loire, également sur Bordeaux et Paris », sans oublier le Japon où les collections de Karine ont récemment fait leur entrée. Son inspiration, Karine la puise en Anjou. « Je me sens très proche de cette terre, de cet art de vivre qui lie l ’ élégance et la sobriété». Chemisiers, robes, marinières… Bleu dur, indigo, ciel sur des variantes de rayures, de vichy, de pois... « Le bleu est très présent dans mes collections, une référence aux armoiries du Comte d ’ Anjou, à la Loire. J ’ aimerais que mes collections soient dans l ’ air du temps, traversent les époques, comme ce fut le cas dans les années 60 où la mode avait une classe folle et qu ’ elles restent longtemps dans le vestiaire de mes clientes ». De Saumur à New-York Dans les registres de l ’ Etat civil de Saumur de 1883, figure le nom d ’ une femme dont la griffe a marqué universellement l ’ élégance et le chic à la française : Gabrielle Bonheur, plus connue sous le nom de Coco Chanel. Passionnée de cheval, la créatrice de la célèbre petite robe noire usera dans ses collections du noir, des brandebourgs et autres boutons d ’ or, parlant de « la beauté austère et intemporelle du Cadre Noir ». Aujourd ’ hui, le Saumurois Pierre-Henri Mattout, 39 ans, a posé ses pas Pierre-Henri se souvient aussi de la papeterie de la Poste tenue par son oncle et sa tante et du plaisir qu ’ il avait à mettre en scène et en valeur des objets. « C ’ est grâce à un créateur japonais très talentueux, Atsuro Tayama. Puis j ’ ai rejoint le studio homme de la Maison Dior. J ’ ai suivi des cours de modélisme car il me semblait important de comprendre la construction des vêtements pour être plus créatif ». Saumur est toujours présent dans l ’ esprit des collections de Pierre-Henri (sa 1ère collection s ’ appelait « Cadre Noir »). « Une ville qui a côtoyé les rois de France, l ’ élite de la fonction militaire, le Cadre Noir… Saumur m ’ inspire beaucoup. Je suis très sensible à l ’ héritage, aux traces de l ’ histoire, mais aussi aux valeurs et aux signi- « J ’ ai découvert au Japon le rayonnement de la France » vers l ’ âge de 8 ans que j ’ ai dû saisir la différence entre qualité et quantité. Je savais déjà ce que j ’ aimais ou non ». C ’ est à 12 ans que Pierre-Henri fixe définitivement son choix sur le métier qu ’ il exercera plus tard. « J ’ aimais customiser mes vêtements, les teindre, raccourcir les manches. L ’ idée de rendre les fications derrière chaque détail comme sur une décoration militaire ». L ’ esprit Pierre-Henri Mattout ? Une dualité entre héritage et renouveau, une inspiration puisée à la fois dans ses souvenirs et dans des éléments très contemporains, voire hightech. Aujourd ’ hui installé à New-York, Pierre-Henri conti- Collections Pierre-Henri Mattout dans ceux de Mademoiselle. Créateur de prêt-à-porter, il est installé depuis 5 ans à NewYork. Les défilés grandioses des fashion-weeks ne l ’ ont jamais éloigné de ses racines, de ceux qui l ’ ont fait aller vers ce quoi il était prédestiné. « Ma mère a toujours eu un goût des plus sophistiqués. C ’ est elle qui 58 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 choses plus belles me fascinait. A 14 ans, ma mère m ’ a offert une machine à coudre Singer que j ’ utilise toujours». La mutation à Paris du père de PierreHenri sera vécue comme une opportunité. « A mon arrivée, j ’ ai eu la chance d ’ intégrer le studio de création de Cacharel. J ’ y ai appris les bases du métier nue d ’ entretenir son affection pour sa région natale. « J ’ aime promouvoir Saumur, l ’ Anjou, et particulièrement un bon vin... le Clos Rougeard ( !) ». Marianne Bourgeois www.maineetloire.cci.fr Ital auto pubs_190 x 130 21/05/13 17:07 Page1 ITAL AUTO 49 10, bd de la Liberté - 49000 ANGERS - Tél. 02 41 47 14 14 CENTRE DE CONGRÈS D’ANGERS UN STYLE UNIQUE ! E OURNÉ J D S ’ÉTUDE IR DE À PART 49 € LUS ! C TOUT IN VISIONCE E CONFÉR IR DE À PART 150 € AU ! NOUVE CONVENTION - EVENEMENTIEL SEMINAIRE - INCENTIVE 33 bd Carnot 49 100 ANGERS Tél. 02 41 96 32 32 Mél. 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Saint Serge, Angers 270 000 € Le PicPus 2 quai des Carmes, Angers 310 000 € Le Passage 6 place Boucicault, Beaufort-en-Vallée 300 000 € Le Relais de la Bonne table 11 rue des Fontaines, Chanzeaux 47 000 € Le Ronceray 6 place du Ronceray, St Lambert-du-Lattay 40 000 € RESTAURATION Le Grand Cirque 10 place Pierre MendèsFrance, Angers 440 000 € Le Vésuve C.C A coeur de ville, St Barthélemy d ’ Anjou 380 000 € Le Colombier 133 rue Saumuroise, Angers 215 000 € La Croix de Lorraine 12 place des Perrochères, Chemillé 60 000 € Les Glycines Route de Briollay, Ecouflant 145 000 € La Guérandaise 22 place de l ’ Eglise, Saint Mathurin-sur-Loire 75 000 € SERVICES Coiffure et esthétique L ’ Atelier 24 24 rue Desmazières, Angers 55 000 € Centre de beauté Marie-Laure 3 rue de Rennes, Le Louroux-Béconnais 47 000 € Divers RESTAURATION RAPIDE O P ’ tit Faim 3 rue Saint Martin, Angers 16 000 € Gamano Delices 6 rue du Commerce, Maulévrier 20 000 € Buena Pizza 75bis rue de la Vendée, St Macaire-en-Mauges 62 300 € Sur le toit 17 rue de la Tannerie, Angers 740 000 € Le Pontigné 6 rue des Mégalithes, Pontigné Takalouer 23 rue Edmond-Cannelle, Les Ponts-de-Cé 75 500 € Lavomatique St Martin 3 rue Victor-Hugo, Baugé-en-Anjou 15 000 € Pressing La Pléiade 55 bd Jacques-Millot, Angers 80 000 € Thalass ’ auto Lavage automobile 1 rue de la Grand Prée, Pouancé 750 000 € Vous allez céder votre entreprise et vous ne souhaitez pas que l ’ avis de la cession et son montant soient publiés dans « Anjou Eco ». Merci de le faire savoir à Dominique Gruson. Tél. : 02 41 20 54 04 E-mail : dominique.gruson @maineetloire.cci.fr Source : Annonces Légales (le nom indiqué est celui de l ’ enseigne actuelle ou celui de l ’ acquéreur) parues dans Le Courrier de l ’ Ouest, Ouest-France et L ’ Anjou agricole. CONCESSIONNAIRE : à 15 mn d’Angers A87 Sortie 24 Chalonnes - Thouarcé Angers RMTP RN 160 Beaulieu Cholet Service Atelier : SERVICE IMMÉDIAT Sur votre département, un atelier de réparation et d’entretien toutes marques à votre service Rénovation fabrication de flexibles et de raccords hydrauliques Véhicule de service pour entretien et réparation sur site CONTACT : Pascal COTTIN - Port. 06 10 58 73 65 - E-mail : [email protected] RMTP 49 : ZA La Promenade - 49750 BEAULIEU-SUR-LAYON - Tél. 02 41 54 05 70 - Fax : 02 41 54 07 79 - Site Web : rmtp49.com 60 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 www.maineetloire.cci.fr Pour organiser vos réceptions, ces professionnels sont à votre service Séminaires ■ Plateaux repas Workshops ■ Dîners de Gala à la Romanerie ou sur le lieu de votre choix Commandez en ligne sur www.bonbetend-receptions.com ou par téléphone au 02 41 21 15 70 48, bd de la Romanerie - 49124 St-Barthélemy d’Anjou internet PLACE .net Le Solomo, S cusi, parla SoLoMo ? (*)». La consonance italienne du vocable SoLoMo n ’ a aucun lien avec la langue de Dante. Cet acronyme est la contraction de Social, Local, Mobile. Il répond à l ’ attente du consommateur « branché » : trouver simplement et rapidement, où qu ’ il soit, le produit ou le service qu ’ il cherche. Avec le mobile et le SoLoMo, on passe de la logique web “je recherche quelque chose” à “je suis ici, dites-moi ce qu ’ il y a autour de moi”, rendue encore plus facile et intuitive par l ’ impressionnant déploiement des applications mobiles. L ’ idée derrière cela ? Intégrer cette dimension locale et mobile pour proposer des messages ciblés. Le phénomène SoLoMo illustre l ’ essor exponentiel des terminaux mobiles et signe peut-être le déclin de la toute puissance du PC. « So fort » le SoLoMo ! Quels sont les avantages du SoLoMo pour une entreprise ? « So » ou la force des recommandations. L ’ engouement pour les réseaux sociaux s ’ explique par la facilité des échanges et la spontanéité des interactions. Expériences d ’ achat, recommandations des internautes… autant de points d ’ appui per- une longueur d ’ avance sur leurs concurrents : les connexions à haut débit, les applications centrées sur l ’ utilisateur et les paiements mobiles sont en train de changer nos comportements d ’ achat. Les secteurs qui tireront le plus profit des applications SoLoMo : la restauration (sous forme de deal), le tourisme (avec les avis et notes) et l ’ évènementiel (concerts, spectacles, cinéma, manifestations diverses). Mais le SoLoMo, c ’ est surtout une opportunité pour les PME locales de mener de véritables campagnes en ligne ciblées. Augmenter sa visibilité en créant son « adresse Google » Le SoLoMo le nouvel « O solo mio » du marketing digital ? Peut-être, si les entreprises relèvent au préalable quelques défis. La liberté d ’ échanges sur les réseaux sociaux est telle qu ’ elle implique un nécessaire contrôle et une vigilance constante des entreprises pour éviter de porter ombrage à leur réputation. Autre maillon faible : la localisation pose les mêmes problèmes que les réseaux sociaux, à savoir des questions de respect de la vie privée et d ’ intégrité des données personnelles. Par ailleurs, le fait que les applications mobiles aspirent, rapprochent les données personnelles, les localisations et les traces laissées sur la toile risquent à terme d ’ entraîner un sentiment d ’ intrusion dans la sphère privée. D ’ où l ’ intérêt le nouveau triangle d ’ or du marketing B to C (*) mettant à une entreprise d ’ alimenter les conversations, de susciter l ’ échange avec ses clients. « Lo » ou comment capter un trafic ciblé et qualifié et déclencher des achats impulsifs en magasin, faciliter l ’ accès aux points de vente. Les offres de proximité influencent le consommateur. D ’ où l ’ intérêt pour une entreprise d ’ optimiser sa présence et sa visibilité online dans les résultats locaux de recherche grâce à un meilleur référencement, de diffuser des offres ciblées et d ’ adopter une communication géolocalisée. La géolocalisation permet d ’ associer plus facilement un client online à un magasin et ainsi, d ’ optimiser la gestion de la relation clients. Ce faisant, l ’ entreprise intègrera ses points de vente dans sa stratégie digitale. Ce croisement est d ’ autant plus essentiel que les consommateurs souhaitent toujours voir, toucher les produits avant de les acheter et connecter vie quotidienne et activités en ligne. « Mo » ou comment les primoentrants sur le SoLoMo auront pour apparaître dans l ’ application Google Maps pour smartphones, fidéliser ses clients en récompensant les check-in (actions permettant de signaler à ses amis son entrée dans un lieu : un bar, un ciné, un restaurant ou autre) sur Foursquare ou lancer une campagne Facebook ciblée sur un quartier. Autant de nouvelles façons de générer du chiffre d ’ affaires via le SoLoMo. Un parfait exemple de l ’ utilisation du SoLoMo est celle qui en est faite par la SNCF : identification via Facebook Connect, partage des commandes sur Facebook et Twitter, géolocalisation des gares, achats de billets sur mobile/tablette, etc. Autre exemple, l’enseigne de vêtements pour enfants, Du Pareil au Même, dont l ’ application allie catalogue, m-boutique, géolocalisation, référencement local et scan de codes barres en magasin. Quant à Orange, en adoptant une image connectée et modernisée grâce au SoLoMo, la société a fait évoluer sa relation client, espérant ainsi élargir sa cible professionnelle. de constituer des bases de données « opt-in » (option d ’ adhésion consentie au préalable par l ’ internaute), demandant l ’ autorisation aux mobinautes d ’ utiliser les informations recueillies. Développer une stratégie SoLoMo pertinente demande du temps, du savoir-faire. Cela suppose une vision globale et une reconnaissance du client où qu ’ il soit, ainsi qu ’ une complémentarité des échanges entre les canaux. Recette pour un SoLoMo réussi ? Un contenu de qualité, une relation client suivie, personnalisée, un bon message au bon moment, au bon endroit. Marianne Bourgeois 1 en Italien : Parlez-vous SoLoMo ? (*) Business to consumer Anjou Eco est édité par la Chambre de Commerce et d ’ Industrie de Maine-et-Loire - 8, boulevard du Roi René - CS 60626 - 49006 Angers cedex 01 - Tél. : 02 41 20 49 00 - Directeur de la publication : Eric Groud - Rédacteur en chef : Alain Ratour - Secrétaire de rédaction : Dominique Gruson - Assistantes rédactrices : Isabelle Baudry et Nadège Lardier - A collaboré à ce numéro : Marianne Bourgeois - Conception et coordination : Atmosphère 02 41 66 83 38 - Photographies : Alain Chudeau et CCI Publicité : Maine Editions 02 43 24 23 42 - Impression et routage : Corlet Roto. Bimestriel (5 numéros par an : Janvier - Mars - Juin - Septembre - Novembre) - Tirage : 26 000 exemplaires. Dépôt légal : Juin 2013. N° ISSN : 1959-5379 - Numéro : 3 E. Abonnement annuel : 15 E auprès de la CCI. Publication en accès sur le site Internet de la CCI : www.maineetloire.cci.fr 62 Anjou Eco - n°30 - Juin 2013 www.maineetloire.cci.fr Gestion d’Actifs Transmission Optimisation Inter professionnalité Conseil en investissement Conseil patrimonial Audit Chef d’entreprise Leçon n°4 Pour optimiser votre cessation d’activité : Maîtriser la cession de votre entreprise La gestion & transmission de votre patrimoine L’organisation de vos revenus complémentaires Conseils en Ingénierie Patrimoniale Votre solution patrimoniale 11 rue des Arènes, 49100 ANGERS Tél : 02 41 25 01 41 - www.financiereconseil.fr VOTRE MÉTIER : INVESTIR DANS L’AVENIR. LE NÔTRE : ANTICIPER VOTRE AVENIR. EPARGNE SALARIALE, RETRAITE, SANTÉ ET PRÉVOYANCE, ENSEMBLE, PARLONS DE L’APPROCHE SOCIALE DE VOTRE ENTREPRISE ! 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