L`immobilier dans l`économie
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L`immobilier dans l`économie
ETUDE EN BREF n Janvier 2009 L’immobilier dans l’économie Avec 20 % de la valeur ajoutée en 2007 et 45 % de l’investissement, l’immobilier a une place prépondérante dans l’économie française. Phénomène nouveau ? Les données de la Comptabilité Nationale (Insee) nous permettent de remonter jusqu’à 1959 et montrent que l’importance économique de l’immobilier est loin d’être récente. Le secteur Immobilier (cumul des secteurs Activités Immobilières et Construction hors Travaux publics) n’a cessé d’être le premier créateur de richesse en terme de valeur ajoutée et l’un des principaux employeurs. n 1- L’immobilier dans la création de richesses SOMMAIRE La conjoncture actuelle montre à quel point le secteur immobilier a un impact fort sur l’économie d’un pays. Le retraitement des données de la valeur ajoutée qui représente la création de richesse et d’emplois permettent de montrer le poids essentiel qu’il occupe. n La valeur ajoutée par branche La valeur ajoutée est une notion se rapprochant de celle du PIB. Selon la définition de l’Insee, la Valeur ajoutée correspond à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire. Il s’agit ainsi du solde du compte de production. Elle se différencie du PIB par le fait qu’elle n’intègre pas les impôts sur les produits et qu’elle prend en compte les subventions. Valeur ajoutée (1980-2007) Immobilier Services aux entreprises Education, santé, action sociale Commerce Services aux particuliers Industries des biens intermédiaires Activités financières Industries des biens d'équipement Industries des biens de consommation Industrie automobile 350 300 250 200 2/ La demande de biens et de services immobiliers p.4 nL’Investissement non financier ou Formation brute de capital fixe (FBCF) p.4 nLa consommation des ménages p.5 3/ Le patrimoine immobilier en milliards d’euros, à prix courant 400 1/ L’immobilier dans la création de richesses p.1 nLa valeur ajoutée par branches d’activités p.1 nL’Emploi par branches d’activités p.3 4/ La place de l’immobilier dans les différents pays européens p.7 L’immobilier représente 20 % de la valeur ajoutée 281 234 L’immobilier représente 15 % de la valeur ajoutée 169 150 94 82 82 47 36 11 100 50 60 19 8 19 0 8 19 1 8 19 2 83 19 8 19 4 8 19 5 86 19 8 19 7 88 19 8 19 9 9 19 0 9 19 1 9 19 2 9 19 3 9 19 4 9 19 5 9 19 6 9 19 7 98 19 9 20 9 0 20 0 01 20 0 20 2 0 20 3 04 20 0 20 5 0 20 6 07 0 période p.6 Source : IEIF, d’après données INSEE n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n L’immobilier dans l’économie Depuis 2004, on note une progression plus soutenue de l’immobilier, de l’ordre de 8 %, témoignant de son impact croissant dans l’économie. Il représentait 15 % de l’ensemble de la valeur ajoutée en 1980 et 20 % en 2007. Valeur ajoutée - tendance à long terme (1959-2007) échelle semi-logarithmique1 - en milliards d’euros, à prix courant en milliards d'euros, en prix courant 1 000 100 Immobilier Services aux entreprises Education, santé, action sociale Commerce Services aux particuliers Activités financières Industries des biens intermédiaires Industries des biens d'équipement Industries des biens de consommation Industrie automobile 10 1 19 59 19 61 19 63 19 65 19 67 19 69 19 71 19 73 19 75 19 77 19 79 19 81 19 83 19 85 19 87 19 89 19 91 19 93 19 95 19 97 19 99 20 01 20 03 20 05 20 07 0 période Source : IEIF, d’après données INSEE L’immobilier n’a cessé d’être le premier créateur de valeur ajoutée depuis 1960, juste devant le secteur des services aux entreprises et bien loin devant les secteurs industriels. En terme de progression, on note cependant un repli. Après avoir a connu une progression moyenne de 14 % entre 1961 et 1983, elle ne connaît, depuis lors, qu’une progression moyenne de 6 %. 2007 : la valeur ajoutée par branche à prix courant en milliards d’euros 2007 Part Immobilier 334,5 - dont Activités immobilières 243,8 14% - dont Bâtiment 90,7 5% Services aux entreprises 281,3 (2) 17% Education, santé, action sociale 234,0 (3) 14% Commerce 169,0 (4) 10% Services aux particuliers 93,7 (5) 6% Activités financières 82,4 (6) 5% Industries des biens intermédiaires 82,2 (7) 5% Industries des biens d’équipement 47,2 (8) 3% Industries des biens de consommation 36,1 (9) 2% Industrie automobile 10,9 (10) 1% Autres Branches 323,7 19% 1 695,0 100% Ensemble de l’économie (1) 20% Source : IEIF, sur données INSEE 1- Le graphique sous forme d’échelle semi-logarithmique lisse les données et permet ainsi de distinguer plus nettement des tendances de fond qu’une échelle linéaire. Elle facilite ainsi des comparaisons de progression. A l’inverse, l’échelle linéaire met davantage en relief le poids réel de chaque secteur. n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n n L’Emploi par branche d’activités Emploi total en «équivalent temps plein» - Tendance à long terme (1959-2007) en milliers de personnes 5 000 en milliers de personnes 4 000 Education, santé, action sociale Services aux entreprises Commerce Administration Services aux particuliers Immobilier Industries des biens intermédiaires Transports Agriculture, sylviculture, pêche 4 659 4 194 3 332 3 000 2 299 2 276 2 000 1 226 1 120 1 020 1 000 19 59 19 61 19 63 19 65 19 67 19 69 19 71 19 73 19 75 19 77 19 79 19 81 19 83 19 85 19 87 19 89 19 91 19 93 19 95 19 97 19 99 20 01 20 03 20 05 20 07 0 période 2007 : l’emploi par secteurs d’activité Emploi total en «équivalent temps plein» En milliers de personnes 2007 Part Education, santé, action sociale 4 660 (1) 18% Services aux entreprises 4 194 (2) 17% Commerce 3 332 (3) 13% Administration 2 299 (4) 9% Services aux particuliers 2 276 (5) 9% Immobilier 1 861 (6) 7% - dont Activités immobilières 299 1% - dont Bâtiment * 1 562 6% Industries des biens intermédiaires 1 226 (7) 5% Transports 1 120 (8) 4% Agriculture 1 020 (9) 4% Autres Branches 3 328 13% Ensemble de l’économie 25 316 100% Source : IEIF, d’après données INSEE Malgré la forte croissance du secteur immobilier, l’effectif employé est resté relativement stable, ne progressant que de 20 % depuis 1960 contre 125 % de progression pour l’ensemble de l’économie (+ 500 % pour les services aux entreprises). Il représente 7 % de l’emploi total en 2007 alors qu’il a représenté jusqu’à 10 % au début des années 70. Le secteur immobilier a même été destructeur d’emplois entre 1981 et 1985 et entre 1991 et 1998. Les grands créateurs d’emplois sont les branches « Education, santé, action sociale » et « Services aux entreprises ». Sans surprise, on peut remarquer la très forte destruction d’emplois dans la branche « Agriculture, sylviculture et pêche ». Le secteur immobilier est cependant le 6e employeur en 2007 derrière des branches très demandeuses en main d’œuvre comme les Services aux entreprises, le Commerce et les Services aux particuliers. A lui seul, le Bâtiment concentre 84 % des effectifs du secteur immobilier en 2007 contre plus de 95 % entre 1960 et 1969 et 90 à 95 % entre 1970 et 1982. Source : IEIF, sur données INSEE *pas de données 2007 mais 2006 n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n L’immobilier dans l’économie n 2- La demande de biens et services immobiliers n L’Investissement non financier (FBCF) La Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) mesure le montant annuel d’investissement « physique », qu’il soit immobilier, industriel, ou d’autre nature tangible. Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) (1980-2007) en milliards d’euros, à prix courant Immobilier Industrie hors agroalimentaire Services aux entreprises Services aux particuliers Agriculture, sylviculture, pêche 106 69 54 29 3 1 8 1 19 80 19 81 19 82 19 83 19 84 19 85 19 86 19 87 19 88 19 89 19 90 19 91 19 92 19 93 19 94 19 95 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 200 190 180 170 160 150 140 130 120 110 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0 période Source : IEIF, d’après données INSEE Les cycles d’investissement en immobilier suivent de près ceux de l’industrie, second pôle d’investissement : croissance relativement soutenue jusqu’en 1991, recul de 1992 à 1994, puis nouvelle croissance qui s’accélère en 1998, stabilisation voir léger recul pour l’industrie en 2002 et hausse depuis lors, plus soutenue pour l’immobilier. Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) - Tendance à long terme (1959-2007) échelle semi-logarithmique1 - en milliards d’euros, à prix courant en milliards d'euros, à prix courant 1 000 100 Immobilier Industrie hors agroalimentair Services aux entreprises Services aux particuliers Agriculture, sylviculture, pêche 10 1 0 19 59 19 61 19 63 19 65 19 67 19 69 19 71 19 73 19 75 19 77 19 79 19 81 19 83 19 85 19 87 19 89 19 91 19 93 19 95 19 97 19 99 20 01 20 03 20 05 20 07 0 période Source : IEIF, d’après données INSEE L’immobilier représente la première destination d’investissement depuis près de 50 ans. Il a même dépassé les 50 % des montants investis jusqu’en 1984 et se situe juste en dessous depuis lors. Toujours sur longue période, les investissements en immobilier progressent au même rythme que les investissements dans l’industrie. Les investissements dans le secteur des services ont connu une progression très supérieure mais restent cependant à des niveaux en valeur absolue nettement inférieurs. 1- Le graphique sous forme d’échelle semi-logarithmique lisse les données et permet ainsi de distinguer plus nettement des tendances de fond qu’une échelle linéaire. Elle facilite ainsi des comparaisons de progression. A l’inverse, l’échelle linéaire met davantage en relief le poids réel de chaque secteur. n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n 2007 : formation brute de capital fixe En milliards d’euros, à prix courant 2007 Part Immobilier 182 - dont Activités immobilières 25 6% En 2007, l’immobilier a absorbé 45 % (182 milliards d’euros) du flux d’investissement en provenance des entreprises et des ménages. A lui seul le Bâtiment a représenté 39 % de ce flux. - dont Bâtiment 157 39% n La consommation des ménages Industrie hors agroalimentaire 105 (2) 26% Services aux entreprises 69 (3) 17% Autres Branches 50 12% Ensemble des biens et services 406 100% (1) 45% Dépenses de consommation des ménages (1980-2007) en milliards d’euros, à prix courant 220 200 180 160 140 120 100 Immobilier Industries agricoles et alimentaires Industries des biens de consommation Services aux particuliers Energie Industrie automobile Activités financières Services aux entreprises Education, santé, action sociale Industries des biens intermédiaires Agriculture, sylviculture, pêche Industries des biens d'équipement 149 140 121 L’immobilier devient le premier poste de consommation 77 60 58 52 51 40 31 18 80 60 40 20 19 80 19 81 19 82 19 83 19 84 19 85 19 86 19 87 19 88 19 89 19 90 19 91 19 92 19 93 19 94 19 95 19 96 19 97 19 98 19 99 20 00 20 01 20 02 20 03 20 04 20 05 20 06 20 07 0 période Source : IEIF, d’après données INSEE L’Immobilier a concentré 212 milliards d’euros, soit 20 % des dépenses de consommation des ménages en 2007 contre 7 % en 1960. Il s’agit du premier poste de consommation des ménages alors que jusqu’en 1990, il était situé en troisième position derrière les industries de biens de consommation et les industries agricoles et alimentaires. Dépenses de consommation des ménages - Tendance à long terme (1959-2007) échelle semi-logarithmique1 - en milliards d’euros, à prix courant en milliards d'euros, à prix courant 1 000 100 Immobilier Industries agricoles et alimentaires Industries des biens de consommation Services aux particuliers Energie Industrie automobile Activités financières Services aux entreprises Industries des biens intermédiaires Agriculture, sylviculture, pêche Industries des biens d'équipement Education, santé, action sociale 10 1 19 59 19 61 19 63 19 65 19 67 19 69 19 71 19 73 19 75 19 77 19 79 19 81 19 83 19 85 19 87 19 89 19 91 19 93 19 95 19 97 19 99 20 01 20 03 20 05 20 07 0 période Source : IEIF, d’après données INSEE Le rythme d’évolution des dépenses de consommation des ménages en immobilier s’est cependant nettement réduit. Il représentait une évolution moyenne de 15 % entre 1960 et 1984 contre seulement 6 % entre 1985 et 2007 avec des progressions record de l’ordre de 20 % au début des années 60. 1- Le graphique sous forme d’échelle semi-logarithmique lisse les données et permet ainsi de distinguer plus nettement des tendances de fond qu’une échelle linéaire. Elle facilite ainsi des comparaisons de progression. A l’inverse, l’échelle linéaire met davantage en relief le poids réel de chaque secteur. n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n L’immobilier dans l’économie La majeure partie de la dépense en immobilier (201 milliards d’euros) représente la consommation de «service du logement» (location immobilière) par les ménages. Ce chiffre comprend à la fois des loyers réels et des loyers «imputés» (propriétaires occupants), conformément à la pratique internationale en la matière. Il représente 95 % de la dépense de consommation globale en immobilier contre 90 % au début des années 60. n 3- Le Patrimoine immobilier2 n Historique du patrimoine immobilier comparé aux autres actifs Le patrimoine immobilier dans la comptabilité nationale (1978-2007) en milliards d’euros, en fin d’année 10 000 9 500 9 000 8 500 Ensemble du patrimoine immobilier (2) 8 000 dont logements 7 500 dont bâtiments non résidentiels 7 000 6 500 7 635 6 000 5 500 5 000 4 500 4 000 3 500 3 000 2 500 2 000 1 770 1 500 1 000 548 500 197 0 1978 1980 1982 1984 1986 1988 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 période Source : IEIF, d’après données INSEE L’ensemble du patrimoine immobilier a connu une progression très importante depuis 1978 (+ 9,3 % en rythme annuel) avec une accélération très nette depuis 10 ans (+ 10,9 % en rythme annuel). 2007, avec une progression limitée à 7 % par rapport à 2006, marque une inflexion. 2007 : dépenses de consommation des ménages en milliards d’euros, à prix courant 2007 Part Immobilier 212 - dont Activités immobilières 201 19% - dont Bâtiment 11 1% Industries agricoles et alimentaires 150 (2) 14% Industries des biens de consommation 140 (3) 13% Services aux particuliers 121 (4) 12% Energie 77 (5) 7% Industrie automobile 60 (6) 6% Activités financières 58 (7) 6% Education, santé, action sociale 52 (8) 5% Services aux entreprises 51 (9) 5% Industries de biens intermédiaires 40 (10) 4% Agriculture, sylviculture, pêche 31 (11) 3% Industries des biens d’équipement 18 (12) 2% Autres Branches 40 4% 1 047 100% Ensemble des biens et services (1) 20% Source : IEIF, sur données INSEE 2007 : le patrimoine immobilier dans la comptabilité nationale en milliards d’euros La part du logement dans le patrimoine immobilier est croissante : elle était de 74 % en 1978 et représente aujourd’hui 81 %. En 2007, les logements représentent 23 % de l’ensemble du patrimoine national, englobant les actifs immobiliers et financiers ; ils n’en représentaient que 16 % en 1999. La forte augmentation de la valorisation des actifs immobiliers ces dernières années explique en grande partie ce phénomène. 2007 Part totale Part du patrimoine immobilier Ensemble du patrimoine immobilier 9 405 29% 100% - dont Logements 7 635 23% 81% - dont Bâtiments non résidentiels 1 770 5% 19% Patrimoine national (actifs 32 506 100% financiers et non financiers) 2- Les terrains bâtis, séparés dans les comptes de Patrimoine, sont réintégrés dans nos calculs. Source : IEIF, sur données INSEE n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n n 4- La place de l’immobilier dans différents pays européens n Part de la construction dans la Valeur Ajoutée nationale aux prix de base et taux de change courants (% de toutes les branches) 1997 1998 1999 2000 Union européenne (27 pays) 5,6 5,5 5,6 5,6 5,7 5,7 5,7 Allemagne 6,0 5,6 5,5 5,2 4,8 4,6 Espagne 7,1 7,3 7,9 8,3 8,9 - - 5,1 5,2 Italie 5,1 4,9 4,9 Royaume-Uni 5,0 5,1 5,1 France 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 5,8 6,0 6,2 6,5 4,4 4,2 4,0 3,8 4,0 9,4 9,9 10,6 11,5 12,2 12,3 5,3 5,3 5,3 5,5 5,7 6,2 6,5 5,0 5,3 5,4 5,6 5,8 6,0 6,1 6,3 5,3 5,6 5,7 5,9 6,0 6,1 6,3 6,4 Source : IEIF, d’après données Eurostat Le secteur de la construction a généré 6,5 % de la valeur ajoutée nationale au sein de l’Union Européenne en 2007. La France se situe exactement à ce niveau, le Royaume-Uni et l’Italie légèrement en dessous et l’Allemagne très largement en dessous. En Espagne et dans certains pays de l’Est (Lituanie, Roumanie) ainsi qu’en Irlande, le secteur de la construction dépasse 10 % de la valeur ajoutée nationale. Ces pays sont à présent particulièrement touchés par la crise économique, notamment dans le secteur de la promotion immobilière. n Part de la construction de logement dans la Formation brute de capital fixe nationale aux prix de base et taux de change courants (% de toutes les branches) 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 Union européenne (27 pays) 24,9 24,2 24,3 25,0 26,0 26,5 26,8 27,4 27,1 Allemagne 33,7 31,9 31,3 31,7 31,9 31,3 30,0 30,0 29,9 Espagne 22,4 23,7 25,1 26,8 28,7 29,8 30,3 30,5 30,1 France 29,6 27,8 27,9 29,1 29,8 30,3 30,8 32,1 31,7 Italie 21,3 21,1 20,8 20,8 21,9 22,2 23,6 24,4 25,1 Royaume-Uni 15,9 16,4 17,4 19,1 20,6 22,1 22,5 23,4 22,8 Source : IEIF, d’après données Eurostat 27,1 % de la l’investissement européen correspond à la construction de logement. La France, l’Allemagne et l’Espagne se situent un peu au-dessus, l’Italie et le Royaume-Uni nettement en-dessous. Dans certains pays, l’investissement dans la construction est extrêmement élevé comme en Norvège où il représente plus de 70 % de la formation brute de capital du pays. Il est également important dans certains pays de l’est de la Méditerranée et en Irlande (aux alentours de 40 %). n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n L’immobilier dans l’économie L’immobilier tient une place très particulière dans l’économie française depuis déjà longtemps : n Il a toujours été le premier créateur de richesses (valeur ajoutée) et son poids va en s’accentuant, n Avec 1 860 000 emplois, l’immobilier est le 6ème employeur et connaît une lente progression. Seuls 328 000 emplois y ont été créés depuis 1959 contre 2 625 000 dans l’Education, santé, action sociale par exemple. n La part de l’immobilier dans l’investissement est allée crescendo. Elle représente aujourd’hui près de la moitié des montants engagés. n Troisième poste de consommation jusqu’en 1990, après les industries agricoles et les industries de biens de consommation, il se situe en tête depuis lors. n La valeur du patrimoine immobilier a connu une progression très soutenue depuis 1978, elle a été multipliée par 13, principalement portée par le logement qui représente 81 % de l’ensemble en 2007. n La part de la construction dans la création de richesse (valeur ajoutée) et dans l’investissement situe la France dans la moyenne de l’Union européenne. Etude réalisée par Charles-Henri de Marignan Analyste Pôle Immobilier L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière est un organisme d’études et de recherche indépendant. Sa vocation est de fournir des informations et des analyses sur les marchés et les investissements immobiliers en France et en Europe. L’IEIF est aussi le cercle de réflexion des professionnels de l’immobilier et de la finance. L’IEIF compte 4 pôles : nSCPI nImmobilier coté (SIIC / REIT) nImmobilier direct (logement, bureau …) nOPCI et un club Analyse et Prévision n Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière, 23 boulevard Poissonnière, 75002 Paris. Tél : 01 44 82 63 63 - Fax : 01 44 82 63 64. www.ieif.fr n