Bulletin Municipal n°1

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Bulletin Municipal n°1
BEAUFORT.COM munication
Bulletin Municipal n°1 • Juillet 2008
Sommaire
page 2
EDITORIAL du Maire
pages 3-4
Arêches-Beaufort :
1947/2007
pages 5-9
En 2008, La Station d’ArêchesBeaufort prend de la hauteur :
• Commune et SEMAB : un partenariat étroit
• Origine du projet
• Comment va être réaménagé le Planay ?
• Le coût et le montage financier
• Plan des pistes du secteur du Planay
hiver 2008-2009
• Impact sur l’environnement
• Accès du site durant l’été
• Nouvelle piste VTT
page 10
Enjeux du
Développement Touristique :
• Devenons les ambassadeurs de notre station
• Relance du développement touristique
et perspectives
DOSSIER SPÉCIAL :
En 2008, la Station d’Arêches-Beaufort
prend de la hauteur
Mairie de Beaufort – BP 2 Place de la Mairie 73270 BEAUFORT - Tél. 04 79 38 33 15 / Fax 04 79 38 35 17 - E-mail : [email protected]
ÉDITORIAL DU MAIRE
Le 11 avril 2008, seulement trois semaines après son installation, le Conseil Municipal a voté, à une petite majorité, le lancement du projet de restructuration du domaine skiable du Planay…
Décision difficile à prendre, alors que moins d’¼ des conseillers
municipaux connaissait ce projet.
Pourtant, le télésiège du Roc Blanc n’aurait pas droit à un sursis
supplémentaire et la SEMAB ne pouvait se permettre de sacrifier
une saison avec un domaine réduit. De plus, ce projet travaillé
depuis deux ans et démarré la saison précédente n’attendait plus
que notre validation.
Il a donc fallu que l’ensemble du Conseil s’approprie le dossier,
l’analyse, en mesure les enjeux tant sur le fonctionnement du domaine skiable que sur le développement
économique et sur l’équilibre budgétaire de la commune afin de décider de la transformation du télésiège
de Piapolay en un appareil débrayable et de la création du télésiège des Combettes en remplacement du
Roc Blanc.
L’histoire se répète souvent et les plus anciens doivent sourire en se souvenant de la construction des
premières remontées mécaniques et du remplacement du Grand-Mont qui ont suscité des débats bien
proches de ceux d’aujourd’hui.
Au vu des échéances, l’été 2008 va être bien rempli avec, nous l’espérons, un baromètre au beau fixe.
De fait, le suivi du chantier va demander une mobilisation forte de l’ensemble des équipes, depuis les élus
jusqu’aux services techniques et administratifs de la commune, de la SEMAB et jusqu’au maître d’œuvre,
le cabinet AIM. Les entreprises retenues par la commission d’appel d’offres seront, elles, au cœur des
opérations et nous ne pouvons que souhaiter un déroulement des opérations sans incidents ou imprévus.
Pour autant, notre mission ne s’arrêtera pas le jour de la mise en service de ces deux télésièges et,
dès aujourd’hui, nous devons nous pencher sur d’autres dossiers.
En effet, si nous mesurons toute l’importance de l’investissement financier, nous savons aussi que cela
ne suffira pas à relancer le développement touristique de notre commune qui doit affirmer sa place dans
un contexte général difficile.
La création de lits touristiques, avec la construction d’une résidence de tourisme sur le site de Frepparaz
et la restructuration de l’hôtel de la Roche sur Beaufort, le développement de notre réseau d’eau avec la
recherche d’un nouveau captage (condition indispensable à la délivrance de nouveaux permis de construire
sur Arêches) sont autant de dossiers sur lesquels nous devons travailler sans tarder.
Mais ce qui compte plus que tout, c’est que nous conservions notre authenticité, que nous restions fidèles
à notre image de station-village accueillante pour une clientèle familiale, que nous préservions l’équilibre
trouvé par nos prédécesseurs entre agriculture et tourisme et que nous nous engagions dans l’avenir avec
réalisme et détermination.
Cela devra également passer par un travail de réflexion sur la diversification du tourisme et sur notre
accueil, par une analyse de l’évolution du climat et de la société.
Je ne peux que souhaiter que ces télésièges s’inscrivent dans le développement de notre commune et
nous permettent d’avancer en utilisant nos atouts et en conservant notre identité.
Un challenge qui est à la mesure des habitants de notre commune.
2
Annick CRESSENS
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
ARÊCHES-BEAUFORT : 1947/2007
Plus d’un siècle de tourisme et de remontées mécaniques
Extraits du livre de François RIEU édité en 1997 à l’occasion du 50ème anniversaire
de la station d’Arêches-Beaufort (Editions La Fontaine de Siloé)
1947 à 1969 : développement privé
autour de téléskis éclatés
Extrait de la préface de Marcel PERRIER
(originaire de Ladray) :
“Jusqu’aux années cinquante, la vie locale s’harmonise presque
uniquement autour de la valeur-terre. Par la suite, bien des changements se font dans les mentalités. On ne pose plus le même
regard sur la terre et la vie sociale, sur l’argent et sur le travail.
Pour vivre mieux, localement, il fallait bien découvrir, développer
et utiliser de nouvelles ressources. Une autre ressource va faire
bouger la vallée : la valeur industrielle de l’eau. On découvre les
immenses possibilités offertes par les cuvettes glaciaires. De
multiples chantiers EDF transforment le Beaufortain...
Des initiateurs tenaces cherchent aussi du côté de la valeurneige. Sur les Alpes, on commence à l’exploiter comme l’or
blanc. Dans le Beaufortain, on a été hésitant et prudent. On a
su éviter le gigantisme pour développer un tourisme à visage
humain. Mieux qu’ailleurs, le développement a été maîtrisé. Ce
tourisme d’altitude permet à beaucoup de vivre et de travailler
au pays. Arêches a échappé au béton... Les clients ne viennent
pas ici pour acheter simplement un studio : c’est un esprit de
village qu’ils cherchent. Et qu’ils trouvent.”
Tout commença à l’été 47, avec Gaspard BLANC...
Nanti de la furieuse envie de faire comme les villages de l’autre
versant (Megève) et fort de sa jeunesse, Gaspard acheta, à l’été
47, quelques bouts de terrain à son cousin. Ces quelques parcelles
supporteraient le moteur et la rampe de lancement des perches, les
cabrettes en bois qui servaient alors de pylônes et la poulie sommitale. Gaspard est descendu voir Pomagalski à Grenoble pour savoir
ce qu’il pouvait construire, raconte sa femme Simone. Il remonta avec
un devis de 1 310 000 Francs. Pour cette somme, Gaspard avait droit
à un téléski de 450 m de longueur, pour 160 mètres de dénivelé.
Dans une période encore très marquée par les restrictions, Gaspard dut faire preuve d’initiative pour arriver à monter son engin
et il révolutionna l’avenir du village en installant le premier câble
e
qui ne servait ni pour le bois ni pour le foin. A Noël 1947, la station
q
d’Arêches était vraiment lancée, par la seule foi d’un jeune couple
d
parti à l’aventure, Gaspard et Simone BLANC. D’autres téléskis
p
privés ont vu le jour entre 1947 et 1969 (au Bersend, à l’Entrus,
p
aux Champs...).
a
1954 : le Grand-Mont se mécanise...
1
A début des années cinquante, la pression des événements
Au
pousse Arêches vers le progrès... Depuis des décennies, on vep
nait à Arêches parce qu’il y avait le Grand-Mont. Avec ses 2686
n
mètres et son absence de difficultés techniques pour atteindre le
m
ssommet par la voie normale, le Grand-Mont devint une classique
de la randonnée dans les années 30. A partir de 1932, une course
d
iinternationale y était organisée le premier dimanche de mars par
des skieurs lyonnais pris de passion.
d
C
C’est
là qu’il faut faire quelque chose ! La SETGMA (Société Anonyme d’Equipement Touristique du Grand-Mont) est fondée en 1954
n
avec un capital initial de 4 millions de Francs, divisés en 200 actions
a
((76 actionnaires d’Arêches, de Beaufort et d’Albertville et ailleurs).
L
L’équipement
de la station d’Arêches qui possède une des pistes les
plus renommées présentant des conditions d’enneigement idéales
p
ne peut que contribuer à l’essor touristique de la localité et accroître
n
les ressources financières de la commune par la perception de la
taxe locale. Le conseil municipal de l’époque, s’appuyant sur le
rôle important que joue le tourisme dans l’économie locale, garantira l’emprunt de la SETGMA. Le téléski partirait des Envers... La
commune de Beaufort mit le doigt dans un engrenage dont elle ne
sortira plus, passant au fil des années du rôle de simple spectateur
du développement économique local à celui d’acteur principal...
1958 : 155 000 F sont investis pour améliorer la piste.
1959 : René MONOD crée le premier fil-neige (avec un moteur
de Dauphine !)
Début des années 60... Le temps de la réflexion
D
Pendant 7 ans, le téléski du Crêt Gerel fut la seule
remontée mécanique de la station d’Arêches
L quiet sommeil beaufortain était à moyen terme mortel pour tout
Le
lle canton. Il fallait se réveiller d’urgence, ne plus tergiverser, ne plus
accepter les projets pour mieux les anesthésier. Quel site choisir ?
a
Le Grand-Mont, tout près d’Arêches, ou le Planay, plus loin mais
L
plus sûrement enneigé ? Gaspard BLANC, lui, installe son téléski
p
à la Serraz et fait faire un bond à la station.
1
1969
- 1975 : investissement
ccommunal dans le secteur du
PPlanay en régie directe
Le développement du Planay
L
Le 23 novembre 1968, le conseil votait enfin, après de nombreuses
L
c
consultations,
études et réunions publiques, les crédits pour l’achat
de deux téléskis qui devraient fonctionner l’hiver suivant.
d
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
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Montage du Roc Blanc en 1975
1969 : finalement 3 téléskis sont construits. Celui
Le mode de gestion adopté en 1969 pour les
L
remontées mécaniques communales atteignait
re
ses limites. En 1988 était créée la SEMAB Sose
ciété d’Economie Mixte d’Arêches-Beaufort où
c
la commune entrait pour 70 % des 2,67 millions
de francs du capital. La SEMAB se vit concéd
der l’exploitation, l’entretien et la sécurité des
d
réseaux créés pour le ski alpin comme pour le
ré
ski
sk
k de fond au Bersend ou dans la plaine de
Marcôt. Elle fut chargée aussi, été comme hiver,
M
de l’office du tourisme et des navettes Beaufortd
Arêches, de la commercialisation des hébergeA
ments ainsi que de la gestion, pour le compte
m
de la commune, de la piscine, du camping et
d
d’autres équipements tels que les courts de tend
nis, le parcours de santé et la base de loisirs...
n
du Belléchère (aujourd’hui les Pauses), celui du
Tronchet et celui de la Chavonne.
A l’automne 1970, Arêches compléta son équipement d’hiver avec son premier télésiège, celui
de Piapolay.
1973 : première chenillette pour damer la
piste.
Fin 1975, le télésiège du Roc Blanc et les téléskis de la Grande Combe hissèrent les skieurs
jusqu’à la cote 2090. A la même époque, la station installa un “catex” (câble transporteur d’explosif) pour sécuriser les pistes.
“Le télésiège du Grand-Mont marque un tournant dans
l’histoire hivernale d’Arêches” estime Bruno Chardin, directeur
de la station recruté à cette époque. C’est sur ce massif que
nous avons réalisé nos premiers investissements sylvico-touristiques : plus question d’aménagements de pistes sans réengazonnement derrière, pour rester en accord avec l’image que
la vallée veut donner d’elle-même.”
L années
Les
é 880 marquent
l’arrêt des installations privées
les unes après les autres.
Le 4 juillet 1983, le nouveau conseil municipal de Beaufort rachète
le patrimoine de la SETGMA. L’équipe municipale venait d’acquérir
le squelette d’un domaine skiable qu’elle choisit d’équiper lourdement. Le nouveau Grand-Mont ne serait pas qu’une remontée
mécanique desservant une belle piste : ce serait un ascenseur vers
les pentes faciles de Rognoux et du Col de la Forclaz.
Quelques chiffres :
- En 1996, le chiffre d’affaires des remontées mécaniques dépasse les 12 millions de francs. L’activité a doublé depuis 1987,
alors que le nombre de lits touristiques n’a crû que de 70 %.
- Depuis 1995, leur croissance paraît même bloquée. Les seules
possibilités de développement important sont au Planay.
1989 : la SEMAB complète l’équipement du Cuvy avec le petit
téléski des Lutins.
1991 : le téléski des Grangettes domine les pentes de St-Guérin.
1998 : téléskis de Rognoux et de la Forclaz.
2000 : premier remplacement du télésiège de Piapolay.
2007 : réaménagements des téléskis du Tronchet et des Pauses.
Remodelage du bas du Planay à l’automne 2007
Années 1980 : parallèlement au développement du domaine skiable, le PPDT Plan Pluriannuel de Développement
Touristique lancé par la commune étudiait l’accroissement des
capacités d’hébergement. L’étude notait que la situation d’Arêches était financièrement rendue difficile par l’assez mauvaise
répartition des hébergements, 40 % des lits étant des résidences secondaires non louées, et par conséquent peu occupées.
Pour pallier les écarts de fréquentation, la station devrait surdimensionner son équipement skiable.
1984 : second départ pour la station d’Arêches avec le nouveau
télésiège débrayable du Grand-Mont depuis la Serraz. Il a permis
l’ouverture d’un nouveau front de neige au Cuvy et d’aller chercher
un domaine skiable en altitude. Et surtout, l’équipe municipale et tous
les professionnels étaient convaincus qu’il ne fallait pas rater le coche.
Si elle ne le faisait pas à ce moment là, elle ne le ferait jamais !
1986 : le plateau du Cuvy s’enrichit d’un nouveau téléski.
1988 : l’ouverture du télésiège des Bonnets Rouges permet de
développer le domaine skiable d’altitude, moins sensible aux variations de l’enneigement. La même année, la piste de Perche relie
les domaines du Grand-Mont et du Planay, estompant l’un des
problèmes majeurs d’Arêches : l’éclatement sur plusieurs sites.
4
Dans le même temps, l’immobilier se développe ainsi que le commerce et les hébergements collectifs et avec, la fréquentation...
A la relecture du livre passionnant de François RIEU, on constate que
l’accouchement et le développement de la station d’Arêches-Beaufort
ne se sont pas faits sans douleur. Après que quelques idéalistes un
peu fous, qui voyaient néanmoins plus loin que le bout de leurs spatules, se soient lancés dans cette aventure, les élus de l’époque ont
eu de lourdes décisions à prendre pour l’avenir de la commune alors
que la population était divisée. Il n’est pas inutile de se replonger dans
cette épopée pour saisir le long cheminement qui mène à la prise de
décision, face aux choix, aux enjeux et aux risques encourus. Une
chose est sûre, ces femmes et ces hommes aimaient leur vallée. Ils
ont agi, dans l’intérêt collectif, pour que celle-ci continue à être le
berceau de nos familles pendant encore des générations.
Synthèse réalisée par Annie TOMASINI
(avec nos remerciements à François RIEU)
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
EN 2008, la station d’Arêches-Beaufort
prend de la hauteur
La commune et la SEMAB :
un partenariat étroit pour gérer
la station d’Arêches-Beaufort
Qu’est ce que la SEMAB ?
La SEMAB (Société d’Economie Mixte d’Arêches-Beaufort) a été
créée en 1988 pour répondre à un mode de gestion plus adapté
aux exigences commerciales, fédérer les forces économiques de
la station et rationaliser l’exploitation des équipements de remontées mécaniques. 70 % de son capital appartient à la commune
de Beaufort et 30 % à des actionnaires privés. En 2003, la commune a confié la gestion du domaine skiable à cette entreprise de
transport dans le cadre d’une délégation de service public pour
une durée de douze ans.
La SEMAB, dans la gestion de ce service public, doit
poursuivre en permanence les objectifs suivants :
- respect du service public et des usagers,
- respect de l’environnement,
- développement de l’animation relative à l’exploitation des
remontées mécaniques et du domaine skiable,
- mise en place d’actions de recherche et de développement
favorisant la croissance économique du service.
Dans ce contrat entre la commune et l’entreprise, la SEMAB gère,
entretient et assume le risque d’exploitation du domaine skiable
ainsi que tous les “petits” investissements comme les véhicules,
la billetterie... tandis que la commune investit dans les gros aménagements (pistes, remontées mécaniques, neige, bâtiments...).
En échange, la SEMAB verse un loyer à la commune, équivalent à
l’amortissement technique des investissements.
La SEMAB emploie 15 permanents et 70 saisonniers.
7 élus de la commune, désignés par le conseil municipal, siègent
au conseil d’administration de la SEMAB.
La SEMAB est avant tout une entreprise, avec comme obligation
minimale d’équilibrer financièrement ses comptes, comme n’importe quelle entreprise. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires de
2 900 000 € pour une dépense équivalente : la SEMAB ne gagne
pas d’argent mais permet de générer des profits dans toutes les
entreprises privées de l’économie locale. La SEMAB réalise son
chiffre d’affaires avec 250 000 journées/skieurs, réparties de manière à peu près équivalente entre la clientèle dite de proximité
(Rhône-Alpes) et les vacanciers séjournants.
A l’origine de ce projet ambitieux :
des appareils devenus obsolètes et
un secteur du Planay sous-exploité
Le projet de restructuration du Planay trouve son origine dans
la “fin de vie” mécanique des appareils existants. En effet, les
normes et la sécurité du transport désignent 30 ans comme la durée
généralement maximale d’exploitation d’un appareil de remontée
mécanique. Ainsi, entre le Roc Blanc de 1975, les téléskis de 1969,
l’obligation de restructuration était pressante.
- La grande visite des 30 ans (2006) du télésiège du Roc
Blanc a été repoussée de deux ans, en accord avec le Bureau
Départemental des Remontées Mécaniques (BDRM). Ce délai
dérogatoire expirait à la fin de cette saison 2007/2008...
- Pour les deux téléskis de la Grande Combe, l’échéance de
cette visite est fixée à l’été 2010...
Le projet a été construit en deux phases, liées dans la réflexion :
la partie basse et la partie haute du domaine.
- La partie basse a vu un réaménagement global entre les appareils,
les pistes et la production de neige, afin de garantir une zone
d’apprentissage cohérente à long terme.
- La partie haute s’articule autour de deux axes : le remplacement
inéluctable du Roc Blanc, la desserte de tout le secteur par un ski
dit “commercial” (accessible au plus grand nombre), sans enlever
le ski technique de ce secteur, et garder toutes les options de
développement possible pour l’avenir.
P
Plusieurs
lignes d’appareils sont longuement étudiées pour en
retenir finalement deux. Le réaménagement choisi par les élus
permettra de desservir la totalité du domaine skiable avec des
remontées garantissant une exploitation facile et un retour ski pour
le plus grand nombre.
Guy SEVESSAND, Président de la SEMAB
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
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Comment va être réaménagé le Planay ?
8 minutes de trajet (au lieu de 17) sur le
futur télésiège débrayable de Piapolay
Le projet global retenu comporte deux nouvelles remontées :
1 - La transformation du Télésiège de
Piapolay en télésiège débrayable.
Celui-ci comportera une gare d’embarquement agrandie pour mieux
gérer les flux de skieurs ainsi que les files d’attentes, et une gare
d’arrivée dotée d’une plateforme élargie (pour éviter de se retrouver
le “nez dans la falaise” sans avoir le temps de choisir sa piste). Cet
appareil pourra proposer un débit de 2000 personnes/heure (au lieu
de 1200 actuellement) et permettra au skieur d’arriver au sommet
en huit minutes (temps de transport divisé par deux). Cet appareil
sera beaucoup plus confortable, permettant également un transport aisé pour les débutants, les piétons ainsi que les vélos l’été.
Enfin, il offrira la possibilité de redécouvrir les pistes de l’Echarté,
de Piapolay avec des rotations beaucoup plus rapides.
2 - Le nouveau télésiège fixe des Combettes
Cet appareil partira au niveau du virage de la piste du Roc Blanc
(bord droit de la piste actuelle en descendant) et arrivera au col des
Combettes (2132 m). Il est du même type que celui des Bonnets
Rouges et pourra également proposer un débit de 2000 personnes/heure. Des travaux de pistes seront réalisés en parallèle pour
améliorer le ski de niveau moyen sur le secteur avec :
- la création d’une piste depuis les Combettes pour retourner sur
la Grande Combe,
- l’amélioration de l’entrée du Pas des Vaches (plus large, avec
moins de pente),
- la création d’un retour depuis le bas du Pas des Vaches jusqu’au
départ du TS Combettes.
Enfin, la commune s’engage également dans la réalisation d’une piste
multi-services depuis le bas du Planay jusqu’aux téléskis de la Grande
Combe. Celle-ci desservira l’ensemble des chalets du secteur.
La modification de ce télésiège a deux principaux avantages et permet à la commune de réaliser une économie
non négligeable :
Avantage technique et commercial :
- Dynamiser l’offre ski sur le Planay en proposant un ski propre à
cet appareil sur les pistes du Roc Blanc, Piapolay, Echarté (et
non plus lui conférer uniquement un rôle d’ascenseur).
- Possibilité d’aller-retour en cas de manque de neige en
partie basse.
Avantage financier :
Compte tenu de sa période d’installation relativement récente,
certaines structures actuelles du télésiège de Piapolay sont
réutilisables pour le nouvel appareil des Combettes, notamment les gares. C’est pourquoi la modification du télésiège de
Piapolay en débrayable est programmée cette année, en même
temps que le remplacement (obligatoire) du télésiège du Roc
Blanc. L’économie ainsi réalisée sur ce double investissement
est évaluée à 2 200 000 € H.T.
Virage actuel de la piste du Roc Blanc
insertion paysagère
6
Future gare de départ du nouveau
télésiège des Combettes
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
L’objectif du projet est de rendre
“commercial” le secteur du Planay
• Créer une continuité de piste bleue sur tout le dénivelé du
secteur du Planay ainsi plus accessible aux skieurs moyens
ou débutants et mieux adapté à la majeure partie de la
clientèle d’Arêches-Beaufort.
• Optimiser les terrassements des gares des télésièges.
• Adapter certaines zones dangereuses ou difficiles
du domaine.
M i
Monique
GERARD ett Nicolas
Ni l BOCHET
BOCHET,
membres de la commission “Information/Communication”
Site actuel au sommet de la Grande Combe,
avec vue sur le Col des Combettes…
insertion paysagère
Le planning prévisionnel du chantier
Le début des travaux est prévu pour la mi-juillet avec, dans l’ordre,
la réalisation de la piste forestière depuis le bas du Planay, l’aménagement de la gare d’arrivée des Combettes, puis le départ du
TS des Combettes.
Le génie civil des Combettes sera effectué en parallèle de cette
période de terrassement. Les mois de septembre et octobre verront
l’implantation des Combettes et la transformation de la ligne de Piapolay. En octobre et novembre, le montage des appareils sera réalisé
pour une livraison début décembre du nouveau domaine skiable !
La future gare d’arrivée du nouveau télésiège des Combettes
et la piste bleue de retour sur la Grande Combe
Le coût et le montage financier
Le coût estimatif des travaux s’élève à 7 600 000 € HT.
Il comprend la totalité des travaux dont la piste forestière
(environ 700 000 €), projet mené en parallèle par la commune.
Les travaux en propre du domaine skiable se décomposent
comme suit :
Plan des pistes du secteur du Planay
Hiver 2008/2009
• Réalisation du télésiège débrayable de Piapolay et du télésiège
fixe des Combettes : 5 580 000 €
• Aménagement de la piste de ski depuis le sommet des Combettes jusqu’au départ du TS, entrée du Pas des Vaches et
contournement de la piste de Perche : 500 000 €
• Sécurisation de la Légette : 350 000 €
• Travaux connexes (chalets de commande,
électricité...) : 400 000 €
• Etudes : 100 000 €
“Si l’investissement financier de ce projet aura un impact
sérieux sur le budget de la commune, la capacité d’auto-financement de celle-ci ne sera pas mise en péril.
Des ventes de biens communaux sont en cours et doivent
permettre d’équilibrer le budget. Ainsi, les autres secteurs
d’activités de la commune ne seront pas oubliés.”
Louis MURAT, adjoint aux travaux
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Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
Impact sur l’environnement
Tous travaux de création de piste de ski ou de télésiège nécessitent la réalisation d’une “étude d’impact sur l’environnement”.
Concernant le projet du télésiège des Combettes, cette étude a
été élaborée par la société A.I.M. (Aménagement et Ingénierie en
Montagne), société qui assure la conception du projet et le suivi des
travaux du télésiège. Cette étude a pour objectif d’analyser l’impact
sur l’environnement qu’aura le projet et de fixer des mesures destinées à éviter, réduire ou compenser les conséquences sur le milieu
naturel. Elle aborde de nombreux domaines, examinons-les :
- Impacts sur la flore :
Le site où le nouveau télésiège va être implanté est déjà fortement
aménagé (piste de ski existante, téléskis…). Les aménagements
successifs ont donné lieu à des campagnes de déboisement et de
revégétalisation. Sur les parties les plus en altitude, le terrain est très
minéral. Un peu plus bas, on trouve une végétation alpine typique.
Des relevés de terrains ont montré l’absence d’espèces protégées.
• Les enjeux liés à la flore ont ainsi été caractérisés comme faibles
et limités.
• Les secteurs initialement recouverts de végétation seront revégétalisés et l’emprise des terrassements sera limitée.
Le projet jouxte la ZNIEFF de type I du plateau des lacs des Tempêtes et du Grand-Mont (voir carte ci-contre).
• L’impact du projet sur cette ZNIEFF a été considéré comme très limité.
• Des filets seront installés en saison hivernale pour éviter que
les skieurs ne pénètrent dans la ZNIEFF. Cela permettra d’éviter
le dérangement de la faune. De plus, un panneau informant les
skieurs sur la richesse écologique du site sera mis en place.
- Impacts sur le paysage :
Le milieu est actuellement fortement aménagé pour le ski et l’agriculture. La main de l’homme est largement perceptible : pistes de ski,
remontées mécaniques, refuges et sentiers, chalets et alpages….
Le secteur n’est pas visible depuis les villages environnants.
La gare d’arrivée du télésiège sera située sur la crête de la Grande
Combe, entraînant des terrassements importants à la fois pour
installer cette gare mais aussi pour créer une piste de retour de 20
mètres de large. Cette gare ne sera visible que depuis quelques
rares points de vue éloignés (principalement des sentiers).
• Les impacts liés au paysage ont été caractérisés comme faibles.
• Des mesures de revégétalisation seront prises dans les secteurs
initialement végétalisés. La station retour du télésiège sera intégrée le plus possible au site de manière à réduire au maximum
l’impact visuel qu’elle engendre.
L
Les impacts sur d’autres domaines sont étudiés : agriculture, risq
ques naturels (avalanche, chute de pierre…), hydrologie…
Source : étude d’impact AIM.
S
Conclusion :
C
- Impacts sur la faune :
Le site est fortement aménagé et connaît actuellement d’importantes perturbations notamment liées à l’exploitation hivernale des
remontées mécaniques. Il est fréquenté par une faune “banale” de
montagne déjà perturbée par les aménagements du site. Les zones
forestières constituent un refuge pour cette faune.
Les coqs de bruyère, sensibles aux câble de télésièges (car ils
peuvent les percuter), n’ont pas été recensés sur la zone.
• Les enjeux liés à la faune ont été caractérisés comme faibles et
limités.
• La période des travaux sera définie de manière à la déranger le
moins possible. Si cela s’avère nécessaire, des balises anti-collision pour les coqs de bruyère pourront à terme être installées
sur le télésiège.
- Impacts sur les Zones d’Intérêts Ecologique,
Floristique et Faunistique (ZNIEFF) :
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Les ZNIEFF délimitent des sites remarquables sur le plan écologique. Toutefois, ce zonage n’a pas de valeur règlementaire et reste
informatif. Par exemple, la pratique du ski n’est pas interdite sur
cette zone.
L’étude conclut que l’impact du projet sur l’environnement
sera faible, le secteur de la Grande Combe étant déjà
fortement aménagé. Les mesures prévues pour diminuer
ces impacts sont donc limitées. Concernant l’impact sur l’environnement, deux points principaux sont à retenir :
le paysage et l’ouverture du ski côté Combette.
1. Le paysage : les terrassements conséquents qui vont être opérés
1
modifieront durablement le paysage. Même s’ils ne seront pas
visibles depuis des hameaux ou depuis le sommet du GrandMont, les randonneurs ou promeneurs qui fréquenteront le site
ne pourront éviter cette zone fortement modifiée par l’homme,
surtout si la revégétalisation ne concerne que le bas du projet.
Une réflexion plus poussée sur la revégétalisation des zones
terrassées devra être mise en place par le conseil municipal.
2. L’ouverture du ski côté Combettes : le secteur des combettes est
2
un secteur sans aucun équipement de ski mais déjà fréquenté
l’hiver par les randonneurs qui partent du Chornais ou par les
skieurs qui remontent la crête à pied depuis le téléski de la
Grande Combe. Le nouveau télésiège des Combettes arrivera
sur la crête et pourra permettre encore plus facilement ce basculement, d’où une augmentation prévisible de la fréquentation
de cette zone et ce, malgré toutes les recommandations que
l’on peut faire. Ce secteur est sensible du point de vue environnemental : il fait partie de la ZNIEFF (voir plus haut) et constitue
une zone de nidification du coq de bruyère. Cette espèce est en
régression sur les Alpes.
Difficile de parler environnement face à un projet si important pour
le développement de la station…
La commune de Beaufort a signé en 2007 la charte nationale en
faveur du développement durable. Un des objectifs de cette charte
est d’atteindre un équilibre entre la préservation de l’environnement,
le développement économique et social des stations de montagne.
L’étude d’impact sur l’environnement permet d’inscrire le projet dans
l’esprit de cette charte. Cette étude constitue une première étape. Le
conseil municipal devra rester vigilant quant à l’application des prescriptions environnementales lors de la réalisation des travaux.
Pascal COMBAZ-DEVILLE,
Président de la Commission Environnement
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
Durant la saison estivale, les
travaux vont perturber quelque
peu l’utilisation du site qui restera
néanmoins en partie accessible
Ainsi, le sentier de la forêt de Nerchar sera fermé pendant la totalité
des travaux, tout comme le sentier du col des Combettes. Vous pourrez toujours accéder aux Combettes par le Chornais, monter jusqu’au
Lac Brassa (fermé au-dessus). Le sentier du Tour du Beaufortain ne
sera pas perturbé et vous pourrez profiter toute la saison du restaurant/ refuge des Arolles. Le sentier au départ du Planay sera fermé en
début de chantier (prévu le 10 août), puis accessible jusqu’au départ
de l’ancien Roc Blanc. De là, il faudra prendre le sentier remontant
dans le Pas des Vaches pour accéder aux Arolles.
Pour votre sécurité, respectez la signalisation en place.
Nous vous remercions pour votre compréhension.
Une bonne nouvelle :
le TSD du Grand-Mont sera ouvert cet été
Evidemment, cet été sera un peu particulier pour l’utilisation des remontées mécaniques par les piétons mais ils n’en seront pas privés pour
autant. Le TSD du Grand-Mont sera ouvert le dimanche et le jeudi, de
9 h 00 à 16 h 00, à compter du dimanche 06 juillet 2008 jusqu’au dimanche 24 août 2008 inclus. L’appareil sera fermé en cas de mauvais temps.
Le dimanche donnera la possibilité aux habitants locaux de profiter de
l’accès et aux plus aguerris d’expérimenter la nouvelle piste de VTT.
Information sur les sentiers fermés
cet été sur le secteur du Planay
En raison des travaux de Piapolay et de la construction du
nouveau télésiège des Combettes, les sentiers de Piapolay,
Nerchar et lac Brassa (depuis le Col de la Grande Combe)
seront fermés à partir du 15 juillet 2008. L’accès aux Arolles et
Col de la Bâthie par les Combettes reste ouvert.
Louis MURAT, adjoint aux travaux
Nouveau cet été à Arêches-Beaufort :
la piste de VTT du Grand-Mont
A partir du mois de juillet, les adeptes de VTT pourront
se tester sur une toute nouvelle piste entièrement réservée à cette activité en plein essor.
Les associations “Club Multisports” d’Arêches-Beaufort
et “Les Grosses Pédales” vous proposent un tracé balisé sous la ligne du TSD du Grand-Mont avec modules
en bois, virages relevés et sensations assurées... Pour
satisfaire un plus grand nombre, l’accès au plateau du
Cuvy permettra aussi la pratique du VTT de randonnée
et donnera accès à des sentiers moins exigeants.
Nous vous attendons de p
pied ferme sur cette piste flambantt neu
bant
ba
n
neuve
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partir
ar titirr du 6 juillet !!!
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Bertrand
Bertra
MALOD, Commission
“Sport/Jeunesse/Vie
“S
Spo
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associative”
et Nicolas BLANC,
Association
Assso
A
s ci
c attio Club Multisports
Pour plus de renseignements, contactez l’Office de
Tourisme d’Arêches-Beaufort : 04 79 38 15 33
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Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
ENJEUX DU DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
Devenons les ambassadeurs
de notre station
Les enjeux d’un développement touristique harmonieux sur
Arêches-Beaufort se poursuivent et se précisent au fil des
saisons. Si les Savoyards ont leurs racines dans la terre agricole,
depuis 50 ans, l’engrais et la sève touristiques sont essentiels
pour vivre au pays. Aussi, au fil des saisons est-il important de
vous présenter les efforts menés dans ce secteur afin que vous
deveniez d’actifs ambassadeurs.
- L’hiver dernier, pour un confort d’utilisation et un meilleur accès à
une jeune clientèle débutante, le plateau d’accueil du Planay a été
transformé avec deux nouveaux téléskis, un remodelage des pistes
de ski au profil doux et accessibles au plus grand nombre.
- Un enneigement de culture respectueux de l’environnement et
du développement durable, au travers d’un partenariat novateur
avec E.D.F., permet à “l’eau de Roselend” de revenir l’hiver sur les
pistes de notre station dans un mélange eau et air froid.
- Arêches-Beaufort a signé, le 23 novembre 2007, en présence de
la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie KOSCIUSKI-MORIZET
la Charte Nationale en faveur du Développement Durable.
- Dans le cadre du label “Famille Plus” une garderie d’enfants
“Les Petites Frimousses” a été ouverte au Planay. Des espaces
“Changez-moi” ont été installés sur Arêches, le Planay, et au
plateau du Cuvy.
- L’enneigement de la piste de luge au cœur du village d’Arêches
a été réalisé.
Et pour cet Hiver 2009...
Tenant compte des demandes d’une clientèle exigeante et de vos
remarques, le domaine skiable du Planay s’épanouit en offrant un
confort d’utilisation avec la transformation du télésiège de PIAPOLAY en télésiège débrayable et l’installation d’un deuxième
télésiège, celui des COMBETTES montant jusqu’à la cote 2132 m
en remplacement du Roc Blanc arrivé en fin de vie. Ces aménagements se font aux prix de lourds investissements financiers. Une
nouvelle clientèle de jeunes, fervents des glisses multiples, trouvera
avec ces améliorations, des domaines adaptés à ses attentes.
La station propose et accueille toutes les formes de découvertes
de la montagne, permettant à des infrastructures immobilières
d’intéresser une large clientèle.
Pour informer et communiquer, nous avons, à travers l’Office du Tourisme, divers moyens : courriers traditionnel ou électronique, site internet www.areches-beaufort.com, relations avec les médias (presse,
radio et télévision) mais notre capacité à convaincre et capter une
clientèle nouvelle doit être renforcée par votre participation active.
Vous, les habitants permanents...
Vous, les inconditionnels qui avez choisi de résider à l’année sur
notre commune...
Vous, les fidèles des fidèles...
Vous, les propriétaires de résidences secondaires regroupant
deux à trois générations de passionnés...
Vous, les nouveaux séduits...
... A vous et à nous tous de présenter notre station, d’en vanter
les attraits et de nous permettre de bien vivre sur ArêchesBeaufort.
Devenons les ambassadeurs de notre station !
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Marie-Claude BLANC, Adjointe au Tourisme et
Frédéric BLANC MAPPAZ, Directeur de l’Office du Tourisme
R l
Relance
d
du dé
développement
l
touristique et perspectives
La rentabilité de ces investissements repose sur le volume
de fréquentation du domaine skiable par les skieurs
Ces projets d’investissement ont fait l’objet d’un large débat, que
ce soit au sein de l’ancienne équipe municipale qui avait budgété,
avant la fin de son mandat, les crédits nécessaires à cette opération
puis, après le 16 mars dernier, au sein du nouveau conseil municipal. L’ensemble des alternatives possibles ont été exposées en
détail par le directeur de la SEMAB ainsi que le Cabinet d’Etudes
en charge du dossier. Les implications sur le budget communal ont
été présentées par le Receveur Municipal.
Après avoir pris largement connaissance de tous ces éléments et
débattu, les nouveaux élus ont fait le choix ambitieux de donner
un coup de pouce à la station d’Arêches-Beaufort, en perte de
vitesse depuis les années 2000, en modernisant le domaine skiable du Planay pour le rendre plus attractif. Mais cela ne suffit pas,
tous les professionnels du tourisme le savent : pour rentabiliser
ces investissements et réaliser ceux qui seront bientôt nécessaires
(TSD Grand-Mont en 2014, Bonnets Rouges en 2018) et maintenir
l’activité de la station d’Arêches-Beaufort, il est indispensable d’assurer un volume de fréquentation adapté et non plus se contenter
d’une clientèle de proximité (à la journée) plutôt volatile, comme
c’est le cas aujourd’hui.
La collectivité, au-delà de son engagement financier sur
les remontées mécaniques, doit donc travailler en priorité
durant ce mandat sur la réalisation d’hébergements touristiques
banalisés pour garantir des recettes et rentabiliser ces
investissements importants mais nécessaires pour
l’économie de notre commune.
Une réflexion approfondie sur le développement touristique global
de la station autour de cet aménagement est en cours au sein du
conseil municipal. Des projets de résidences hôtelières sont d’ores
et déjà à l’étude, impulsés et soutenus par la commune. 2000 lits
banalisés doivent être créés très rapidement pour assurer la rentabilité de la SEMAB. Cet objectif, les élus en place souhaitent
mettre tout en oeuvre pour l’atteindre, c’est la condition pour que
ce réaménagement soit une entière réussite.
Ainsi, des groupes de travail sont déjà constitués au sein du conseil
municipal, en lien avec les organismes et associations locales, afin
d’étudier les aménagements de la station en matière de stationnement, de circulation, d’équipements et de services. En augmentant
notre capacité d’accueil, il s’agit également d’offrir des conditions
de séjour adaptées pour cette nouvelle population et attractives
pour les gestionnaires d’hébergements touristiques.
Annie TOMASINI,
Présidente de la Comission Information/Communication
Bulletin Municipal • Juillet 2008 • Beaufort
… POUR CONCLURE
Après avoir validé cet important projet pour la
station d’Arêches-Beaufort et pour l’ensemble des
habitants de la commune, nous nous devions tout
naturellement aujourd’hui de vous expliquer clairement notre choix.
Oui, nous nous sommes tous impliqués, mais ce
projet méritait bien toute notre attention.
Oui, nous avons dû aller vite, mais les enjeux en
valent la peine.
Oui, nous avons beaucoup travaillé, mais le travail
ne se fait pas qu’au sein du conseil municipal et nous
comptons aussi sur votre engagement pour que cet
important investissement financier vous incite à entreprendre et à innover.
En vous dévoilant les aspects techniques, financiers, environnementaux et économiques tels qu’ils
ont été évalués précisément par les techniciens,
celles et ceux qui ont participé à la rédaction de ce
dossier spécial souhaitent que, mieux informés, vous
soyez, à votre tour, convaincus du bien-fondé de ces
aménagements pour l’intérêt collectif.
Les différentes phases de ce projet doivent maintenant se dérouler afin que la prochaine saison d’hiver démarre sous les meilleurs augures.
A l’heure où vous refermez ce dossier, aurez-vous,
comme nous tous, hâte de chausser vos skis pour
monter tout là-haut au Col des Combette contempler
ce magnifique domaine avant d’en dévaler fièrement
les pentes immaculées…?
C’est le voeu que nous formulons !
Bon été à tous... et à très bientôt !
Le Conseil Municipal de Beaufort
Ceux qui souhaitent en savoir davantage sur ces
nouvelles remontées mécaniques ou sur les projets de
développement touristique pourront nous rencontrer lors
d’une réunion publique qui aura lieu :
Lundi 28 juillet 2008 à 20h00
Salle de la Chaudanne, à Arêches
Nous nous efforcerons de répondre à vos interrogations
au cours d’un débat constructif et dans une ambiance
que nous souhaitons conviviale.
Bertrand MALOD
Marie-Claude BLANC
Paul PERRIER
De gauche à droite : Jean-Pierre PHILIPPE, Pascal COMBAZ-DEVILLE, Monique GERARD, Nicolas BOCHET, Annie TOMASINI, Jean-Pierre BLANC, Guy SEVESSAND,
Annick CRESSENS, Yann CROISET, André VERNAZ, Thierry DOIX, Dominique DOIX, Jacques ROBERT, Christelle LANDAIS CHAUCHAIX, Louis MURAT, Thierry BOCHET.
MISE A L’ENQUETE DU Plan Local d’Urbanisme (PLU)
L’enquête publique liée à la révision générale du PLU
se déroulera en mairie de Beaufort du 21 juillet au 22 août 2008.
Mme MOLLARD a été désignée comme commissaire-enquêteur et tiendra pendant cette période des permanences destinées
à recevoir le public :
• Mardi 22 juillet 2008 de 9 h 00 à 12 h 00
• Vendredi 25 juillet 2008 de 14 h 00 à 17 h 00
• Mardi 29 juillet 2008 de 14 h 00 à 17 h 00
• Mardi 05 août 2008 de 9 h 00 à 17 h 00
• Vendredi 22 août 2008 de 14 h 00 à 16 h 00
Les plans de zonage et le règlement seront affichés en salle
du conseil où vous pourrez venir les consulter…
Ont participé à ce numéro : Frédéric BLANC MAPPAZ, Nicolas BLANC, Marie-Claude BLANC,
Nicolas BOCHET, Cabinet AIM, Pascal COMBAZ-DEVILLE, Annick CRESSENS, Monique GERARD,
Bertrand MALOD, Louis MURAT, Julien NOEL, Guy SEVESSAND, Annie TOMASINI.
Crédit photos : Guy BLANC, Bernard BON MARDION, Pascale CHOLLET, Johann MELINE,
Francis MONOD, Jean-Pierre PHILIPPE, SEMAB
Directrice de la publication : Annick CRESSENS - Nombre de tirages : 2000 exemplaires
Date de parution : juillet 2008
Maquette et impression : Imprimerie BORLET - Imprimé sur papier recyclé, encres végétales