Création : C onc ep to S tu dio - Reims
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Création : C onc ep to S tu dio - Reims
ÉDITORAL le 23 octobre 2012 Le passage à la majorité implique l’acquisition de droits nouveaux mais aussi de responsabilités nouvelles. C’est pour accompagner ce nouveau statut que le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD) de la Marne et ses partenaires ont élaboré pour les jeunes ce passeport, clé de la prise de conscience de ces droits et devoirs nouveaux. Cet ouvrage est d’abord un outil destiné aux jeunes pour les aider à mieux connaître leurs droits et devoirs, mais aussi leur permettre de mieux exercer leurs choix en les informant et en les orientant de manière claire vers les organismes et services auxquels ils peuvent faire appel au quotidien. Plus largement, cet ouvrage peut également servir de référence à tous ceux qui ont en charge l’accompagnement des jeunes majeurs dans la Marne. Ce passeport figure sur le site internet du CDAD de la Marne : www.cdad-marne.fr qui sera actualisé régulièrement. Depuis ce site, des renvois sont faits aux sites de nos partenaires afin de permettre une information complète. Cette seconde édition, réactualisée et enrichie par de nouvelles informations, reste le résultat d’une démarche collective de réflexion sur les droits des jeunes menée avec les partenaires du CDAD et finalisée après plusieurs réunions avec des jeunes de la Marne. Que tous ceux qui ont contribué en soient remerciés. Enfin, je ne saurais terminer cet éditorial sans exprimer notre reconnaissance particulière au Conseil général de la Marne, à l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, ainsi qu’aux villes de Reims, Epernay et Vitry-le-françois qui soutiennent financièrement et activement les actions du CDAD de la Marne. A tous, je souhaite une très bonne lecture. Hubert HANSENNE Président du CDAD de la Marne 3 Sommaire Editorial Les droits politiques I. Le droit de vote II. L’élection de vos représentants III. Le droit d’être candidat Le droit de la nationalité I. II. III. IV. L’attribution de la nationalité française L’acquisition de la nationalité française La preuve de la nationalité française La renonciation à la nationalité française Droit au séjour / droit d’asile I. Le droit au séjour II. Le droit d’asile Le droit des personnes I. II. III. IV. V. VI. Le droit d’organiser sa vie Le droit au nom Le droit de pratiquer la religion de son choix et d’exprimer librement ses opinions Le droit d’aller et venir Veiller personnellement à la défense de vos intérêts Le droit de contracter librement Vivre en couple I. II. III. IV. V. Le concubinage Le PACS Le mariage Être parent Les violences conjugales Le droit à l’éducation et à la formation I. II. III. IV. V. Le droit à l’accompagnement à l’emploi Le majeur peut décider de travailler ou d’étudier La formation La JAPD : Journée d’Appel et de Préparation à la Défense Les bourses d’études Le droit au travail 4 I. II. III. IV. V. Le contrat de travail Être salarié Conflits entre employeurs et salariés Si vous êtes au chômage Créer sa société Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 3 6 6 7 8 8 9 9 10 11 12 12 13 13 14 15 16 16 18 20 20 21 21 21 21 21 22 22 23 23 23 Les droits économiques I. II. III. IV. 24 24 25 25 L’obligation alimentaire L’obligation d’entretien Les droits bancaires Les impôts Le droit au logement I. Le Bail II. Louer à plusieurs III. Les aides financières 26 28 29 Le droit à la santé et l’accès aux soins I. Pour accéder aux soins : la protection sociale II. Prendre conscience de son corps III. Addiction et conduite addictive La possiblilité d’un accompagnement social I. Vous aider dans la gestion globale de votre situation Le droit des personnes handicapées I. Accompagnement et accès au droit Lutte contre les discriminations I. II. III. IV. Qu’est-ce qu’une discrimination ? Quels critères de discriminations ? Qu’est ce que l’égalité des chances ? A qui s’adresser ? Le transport 30 31 33 34 34 35 35 35 35 I. Le permis de conduire II. Circuler librement 36 37 La responsabilite civile La responsabilite pénale 38 I. Les différents types d’infractions II. Le casier judiciaire Les droits des victimes d’infraction pénale I. La plainte II. La constitution de partie civile III. L’indemnisation 40 41 42 43 44 La procédure pénale : quand une infraction est commise I. Mise en mouvement de l’action publique II. Les mesures alternatives aux poursuites Adresses utiles 46 46 48 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 5 Les droits politiques I. Le droit de vote www.vie-publique.fr Etre citoyen signifie avoir le droit de s’exprimer, de participer à la vie de la société et être acteur de son avenir. Vous mettrez en œuvre ce droit à chaque fois que vous déposerez votre bulletin de vote dans une urne. Le droit de vote, reconnu à l’ensemble de la population est une conquête récente : les femmes n’ont voté pour la première fois qu’en 1945 ! En France, voter est un droit, non une obligation (en Belgique, par exemple, le fait de ne pas participer à une élection est puni d’une peine d’amende). Participer aux élections, c’est faire un choix : accord, désaccord, vote blanc (le fait de ne voter pour aucun candidat ; concrètement c’est lorsqu’un électeur dépose dans l’urne un bulletin dépourvu de tout nom de candidat), vote nul (correspond à un bulletin déchiré ou annoté qui ne peut être pris en compte lors des opérations de dépouillement) cf. www.vie-publique.fr. Pour pouvoir voter, vous devez être inscrit sur les listes électorales : cette inscription est obligatoire ! Les Français qui atteignent 18 ans et qui remplissent les autres conditions légales pour être électeur sont inscrits, sans demande de leur part, sur la liste électorale de la commune de leur domicile du 1er Septembre au 31 décembre. Si vous déménagez en changeant de commune, vous devez vous inscrire sur la liste électorale de la nouvelle commune. Celle-ci se chargera de faire procéder à votre radiation de la liste électorale où vous étiez précédemment inscrit. Si vous avez oublié de vous inscrire alors qu’il y a une élection dans l’année, vous pouvez vous adresser au Tribunal d’Instance de votre domicile pour qu’il examine la possibilité de vous inscrire quand même sur les listes électorales. Sont concernées par l’inscription d’office les personnes ayant atteint l’âge de 18 ans entre le 1er mars de l’année en cours, date d’entrée en vigueur des listes électorales, et le 28 (ou 29) février de l’année suivante, date de clôture de la révision des listes électorales. Vous ne pouvez pas être inscrit sur plusieurs listes en même temps, vous risqueriez une peine d’un an d’emprisonnement et une amende de 15000 e. Si le jour du vote, vous ne pouvez pas vous rendre à votre bureau de vote, vous pouvez donner procuration à une personne de votre choix, à la condition qu’elle soit inscrite dans la même commune que vous et qu’elle ne dispose pas en tout de plus de deux procurations. La procuration est le pouvoir donné par une personne à une autre pour agir en son nom. C’est également ainsi qu’on désigne l’acte par lequel on donne ce pouvoir. Pour donner procuration à quelqu’un, il faut se rendre, avec une pièce d’identité, au Tribunal d’Instance, au commissariat, à la gendarmerie de votre lieu de résidence ou de travail. 6 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir II. L’élection de vos représentants Depuis juin 1999, l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives est garanti par la Constitution. Le Président de la République : Élu pour 5 ans, il est le chef de l’État. La participation au référendum : Le Président de la République peut demander aux citoyens de répondre directement par leurs votes à une question qui intéresse l’avenir du pays. Les Députés : Élus pour 5 ans, ils siègent à l’Assemblée Nationale. Les Sénateurs : Élus pour 6 ans par les grands électeurs (et non directement par les citoyens), ils siègent au Sénat. Les députés européens : Élus pour 5 ans dans tous les pays membres de l’Union Européenne, ils siègent à Strasbourg et à Bruxelles au Parlement Européen. Ils contrôlent le budget de l’Union Européenne et participent à l’adoption des directives sur les grandes orientations politiques de l’Union Européenne. Les Conseillers régionaux : Élus pour 5 ans, ils déterminent conformément à la loi française et européenne les orientations de la politique régionale. Ils représentent les régions. Les Conseillers régionaux décident de la construction et de l’entretien des lycées de la région, entre autres. Les Conseillers généraux : Élus pour 6 ans, ils composent le Conseil général et représentent le département. Chef de file de l’Action Sociale dans le département, le Conseil général veille également à la construction et à l’entretien des collèges du département, entretien de la voirie départementale, etc. En 2014, les conseillers régionaux et généraux seront remplacés par les conseillers territoriaux. Ces derniers siègeront à la fois à l’assemblée délibérante de la région et à celle du département. Dès votre inscription sur la liste électorale, vous recevrez en temps voulu, votre carte d’électeur. Le jour du scrutin, vous vous présenterez au bureau de vote indiqué sur votre carte avec cette carte et une pièce d’identité. Les Conseillers municipaux : Élus pour 6 ans, ils se réunissent au sein du Conseil Municipal, ils élisent un maire et sont chargés de la gestion et de l’organisation de la commune. Les conseillers municipaux décident, en outre, de la construction et de l’entretien des écoles publiques maternelles et élémentaires de la commune, de la délivrance des permis de construire et de la tenue de l’état civil. III. Le droit d’être candidat Vous êtes MAJEUR, vous pouvez être candidat à des élections. L’âge auquel vous pouvez être candidat à des élections varie en fonction de celles-ci. • Conseiller régional, général ou municipal: 18 ans révolus. • Président de la République, Député, Député Européen : 23 ans révolus. • Sénateur: 30 ans révolus. Pour contester les résultats d’une élection, il convient de saisir : • Le Tribunal Administratif pour les élections municipales et/ou cantonales. • Le Conseil d’État pour les élections régionales et les élections européennes. • Le Conseil Constitutionnel pour toutes les autres élections. Vous pouvez vous adresser au service des élections de la Mairie de votre commune ou à celui de la Préfecture. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 7 Le droit de la nationalité La nationalité, c’est l’appartenance juridique et politique d’une personne à la population d’un Etat. Chaque pays délivre sa propre nationalité, mais ne peut pas contester la nationalité délivrée par un autre pays. On peut donc avoir plusieurs nationalités et plusieurs passeports. Cependant, il existe des incompatibilités qui vous obligeront à choisir parmi vos nationalités possibles. I. L’attribution de la nationalité française Par filiation (droit du sang) : L’un de vos deux parents est français à la naissance. La filiation adoptive entraîne la nationalité française uniquement si l’adoption est plénière. Par la double naissance en France (droit du sol) : Vous êtes né en France de parents inconnus ou apatrides ou de parents étrangers qui ne transmettent pas leur nationalité. Vous êtes né de parents nés en Algérie avant l’indépendance ou de parents ressortissants des anciennes colonies ou anciens TOM (territoires d’Outre-mer). II. L’acquisition de la nationalité française Le Gouvernement peut s’opposer à l’acquisition de la nationalité française pour indignité ou défaut d’assimilation à la communauté française autre que linguistique. A raison de l’adoption simple ou du recueil en France : l’enfant peut, jusqu’à sa majorité déclarer qu’il réclame la nationalité française, à condition de résider en France à l’époque de sa déclaration. 8 De plein droit, notamment en raison de la naissance et de la résidence en France : Depuis le 01/09/1998, tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il réside en France et s’il a eu sa résidence en France pendant une période continue ou discontinue d’au moins 5 ans depuis l’âge de 11 ans. Par déclaration : A raison du mariage avec un(e) Français(e) : depuis le 26 juillet 2006, les conditions de recevabilité des déclarations de nationalité française sont les suivantes : • le mariage doit être valide et non dissous • l’acte du mariage célébré à l’étranger doit obligatoirement avoir fait l’objet d’une transcription sur les registres d’état-civil français • le déclarant doit être étranger ou apatride au moment du mariage et au jour de la souscription • le conjoint du déclarant doit être français à la date du mariage et avoir conservé cette nationalité sans interruption entre la date du mariage et la date de la souscription Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes • la déclaration peut être souscrite après un délai de 4 ans à compter du mariage à condition que la communauté de vie tant affective que matérielle n’ait pas cessé entre les époux depuis le mariage • le déclarant doit justifier d’une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française Par naturalisation (décret) : La naturalisation ne peut être accordée qu’à l’étranger justifiant d’une résidence habituelle en France pendant les cinq années qui précèdent le dépôt de sa demande. A savoir Si vous êtes enfants mineurs non mariés du demandeur à la naturalisation, vous pouvez acquérir de plein droit la nationalité française sous réserve d’habiter habituellement avec lui et que votre nom figure dans le décret de naturalisation. La naturalisation n’est pas un droit, le gouvernement décide ou non de vous l’accorder. III. La preuve de la nationalité française • Le livret de famille tenu à jour. • L’extrait d’acte de naissance : copie intégrale et littérale. • Le certificat de nationalité : il sert à prouver la nationalité française • Les documents officiels : le décret de naturalisation (la naturalisation consiste dans le fait pour un Etat d’attribuer à une personne étrangère qui la lui demande volontairement une nationalité, différente de la nationalité de naissance du demandeur)… IV. La renonciation à la nationalité française Elle est le plus souvent volontaire et s’effectue : Par déclaration : • Toute personne majeure, résidant à l’étranger, qui acquiert volontairement une nationalité étrangère peut, sous certaines conditions perdre la nationalité française par déclaration expresse. • En cas de mariage avec un étranger, le conjoint français peut répudier la nationalité française à condition d’avoir acquis la nationalité de son conjoint et que la résidence habituelle du ménage soit fixée à l’étranger. Par décret : Les personnes qui ne remplissent pas les conditions relatives à la perte de la nationalité française par déclaration peuvent être autorisées par décret, souvent dit de «libération des liens d’allégeance», à perdre la qualité de français, a condition de posséder une nationalité étrangère. Pour obtenir un certificat de nationalité française, il faut s’adresser : • Soit au Tribunal d’Instance de Châlons-en-Champagne, 2 rue Perrot d’Ablancourt (pour les ressorts de Châlons-en-Champagne, Epernay et Vitry-le-François). • Soit au Tribunal d’Instance de Reims, 1 place Myron Herrick (pour le ressort de Reims). On ne peut pas choisir de devenir apatride (sans nationalité). Vous devez déposer un dossier à la préfecture dont dépend votre domicile (adressez vous à celle-ci pour connaître la composition exacte du dossier). La fiche d’état civil n’existe plus. Elle a été supprimée par le décret 98-720 du 20 Août 1998. Il convient d’utiliser le livret de famille désormais. L’extrait d’acte de naissance doit être demandé à la mairie de votre lieu de naissance. Brochure éditée par le ministère de la justice sur le droit de la nationalité, disponible gratuitement dans les tribunaux ou sur internet. Pour prouver votre nationalité, demandez un certificat de nationalité française au greffier en chef du Tribunal d’Instance, la mention de votre nationalité française sera ainsi portée automatiquement sur votre acte de naissance. www.justice.gouv.fr www.diplomatie.gouv.fr www.anaen.fr [email protected] Même si vous n’êtes pas de nationalité française, vous avez des droits. Renseignez-vous auprès de l’ANAEM ou du CIAM. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 9 Droit au séjour / droit d’asile I. Le droit au séjour Tout étranger peut être autorisé à s’installer durablement ou pour une durée plus courte sur le territoire français s’il remplit un certain nombre de conditions. Les ressortissants des états membres de l’Union Européenne sont dispensés de formalités particulières lorsqu’ils entrent sur le territoire national. Depuis la loi du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile plusieurs conditions pour l’obtention d’une autorisation de séjour longue durée ont été modifiées. Parmi celles-ci, figurent notamment des dispositions sur : • le regroupement familial (évaluation du niveau de langue française et des valeurs de la République et formation dans le pays d’origine pour la famille, montant des ressources exigé du demandeur lié désormais à la taille de la famille, création d’un «contrat d’accueil et d’intégration pour la famille», recours à titre expérimental aux «tests ADN» pour les enfants en provenance de certains pays et sous certaines conditions), • le contrat d’accueil et d’intégration (publics dispensés de la signature du contrat, bilan de compétences professionnelles obligatoire), Pour des informations complémentaires s’adresser à : - La préfecture de la Marne, - La préfecture de police de Paris, - La Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE). 10 • les conjoints de ressortissants français (évaluation du niveau de français et des valeurs de la République et formation dans le pays où le visa de long séjour est demandé, droits attachés à la détention de ce visa), • la carte de résident (création d’une «carte de résident permanent» à durée indéterminée), • l’asile (introduction d’un recours suspensif contre la décision de refus d’entrée en France au titre de l’asile, tutelle de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, création de la Cour nationale du droit d’asile qui succède à la Commission des recours des réfugiés). Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir II. Le droit d’asile Le droit d’asile est une protection qu’accorde un Etat d’accueil à un ressortissant étranger qui est ou qui risque d’être persécuté dans son pays d’origine, que ce soit par les autorités de ce pays ou par des agents non étatiques. L’OFPRA est le seul compétent pour accorder des demandes d’asile. www.service-public.fr S’il n’est pas nécessaire que des persécutions, des violations des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales aient été déjà subies, ni qu’elles soient le fait des autorités mêmes, il importe qu’elles puissent être avec raison personnellement redoutées en cas de retour dans le pays d’origine. En France, toute forme de protection au titre de l’asile est régie par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Depuis le 1er janvier 2004, toutes les demandes d’asile se font auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), service rattaché au Ministère de l’intérieur. www.marne.pref.gouv.fr www.interieur.gouv.fr www.ambafrance.org www.commissionsrefugies.fr www.ofpra.gouv.fr www.legifrance.gouv.fr Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 11 Le droit des personnes La majorité est fixée à 18 ans accomplis. A cet âge, on est capable de tous les actes de la vie civile. En devenant majeur, vous accédez à la pleine capacité civile, civique et politique, vous n’êtes plus sous l’autorité de vos parents ou d’un tuteur. Lorsque vous étiez mineur, vous ne pouviez accomplir de nombreux actes sans l’assistance ou la représentation de vos parents ou de votre tuteur. Maintenant que vous êtes majeur, vous pouvez agir seul ou décider seul. I. Le droit d’organiser sa vie A. Le droit de vivre où l’on veut Vous n’êtes plus tenu d’élire domicile chez vos parents, vous pouvez donc librement choisir votre lieu de vie. Bien évidemment, si vos parents en sont d’accord, vous pourrez continuer à vivre chez eux. A l’inverse, vos parents n’ont plus l’obligation de vous héberger, ils peuvent donc vous demander de quitter leur domicile mais ils devront vous aider à vivre et à financer vos études s’ils en ont les moyens. B. Le droit de vivre avec qui l’on veut En devant majeur, vous échappez à l’autorité parentale, vos parents n’ont plus l’obligation de surveiller vos relations. Vous devenez totalement libre d’entretenir des relations avec qui vous voulez et de vivre avec la ou les personnes de votre choix dans la mesure où elles sont majeures. Depuis le 1er janvier 2005, les parents peuvent donner à leur enfant soit le nom du père, soit le nom de la mère. 12 II. Le droit au nom En devenant majeur, vous pouvez, à titre d’usage, ajouter à votre nom, le nom de celui de vos parents qui ne vous a pas transmis le sien. En général, vous portez le nom de votre père. Vous pouvez donc lui ajouter le nom de jeune fille de votre mère. Votre identité ne change pas vous pouvez vous présenter avec les deux noms accolés l’un à l’autre. Les parents peuvent également donner à leur enfant leurs deux noms accolés suivant l’ordre qu’ils ont choisi et dans la limite d’un seul nom de famille pour chacun d’eux. En cas de désaccord entre les parents, l’enfant prend le nom du père. Le nom donné au premier enfant est ensuite valable pour tous les autres enfants communs du couple. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes III. Le droit de pratiquer la religion de son choix et d’exprimer librement ses opinions : Vous êtes totalement libre de pratiquer ou non le culte de votre choix. Ce droit reconnu à chacun par la Constitution et par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 était déjà applicable durant votre minorité, mais vos parents avaient l’obligation de vous protéger dans votre moralité, de vous surveiller et de guider votre vie spirituelle. IV. Le droit d’aller et venir En France : Au cours de vos déplacements, vous pourrez avoir besoin de justifier de votre identité. Le moyen le plus facile est d’avoir une carte nationale d’identité mais vous êtes libre de la prouver par tout moyen de votre choix. A défaut de prouver votre identité, le représentant de l’autorité de police qui a procédé au contrôle d’identité peut vous contraindre à le suivre au poste de police, pour une durée maximale de quatre heures, le temps de procéder à la vérification de votre identité. Vous êtes légalement tenu de vous soumettre à tout contrôle d’identité effectué par des fonctionnaires de police ou de gendarmerie. Des contrôles d’identité peuvent vous être proposés pour des raisons de sécurité dans les aéroports, stades, commerces, etc. Vous pouvez les refuser quitte à en supporter les conséquences et notamment à être conduit dans un bureau et attendre l’arrivée de la police ou de la gendarmerie qui pourra procéder à ce contrôle. A l’étranger : Vous pouvez désormais quitter le territoire national sans que vos parents aient à signer une autorisation de sortie du territoire national. Si vous désirez vous rendre dans l’un des pays de l’Union Européenne de l’espace SCHENGEN, une carte nationale d’identité suffit. Pour les autres pays, il vous sera demandé un passeport et parfois un visa. Si au cours d’un séjour à l’étranger, vous rencontrez un problème, comme par exemple le vol de vos papiers d’identité ou une maladie qui nécessite votre rapatriement, l’Ambassade ou le Consulat de France de ce pays, ou s’il n’en existe pas l’Ambassade ou le Consulat de n’importe quel pays de l’Union Européenne pourra vous aider. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 13 Le droit des personnes Démarches à effectuer : Vous pourrez vous faire délivrer une carte nationale d’identité soit à la Préfecture, soit à la mairie ou au commissariat de police. Pour connaître la liste des pièces à fournir, renseignez-vous à la mairie de votre commune ou à la préfecture. Pour la délivrance d’un passeport, renseignez-vous à la préfecture ou à la mairie. Cette délivrance peut prendre jusqu’à trois semaines. Il est donc conseillé d’entamer cette démarche au moins un ou deux mois avant votre départ. Le passeport est payant, alors que la délivrance d’une carte d’identité est gratuite. Conseils pratiques Si vous partez à l’étranger, il est fortement conseillé de vous assurer spécialement afin que votre rapatriement soit possible dans de bonnes conditions. A défaut d’assurance, si l’Ambassade et le Consulat vous apportent leur aide, les frais en resteront à votre charge. V. Veiller personnellement à la défense de vos intérêts Dès que vous devenez majeur, le droit de poursuivre l’auteur d’une infraction dont vous avez été victime quand vous étiez mineur vous est ré-ouvert. S’il n’a pas été exercé : • Pendant 20 ans, si mineur, vous avez été victime de certains crimes, dont le viol, crimes de torture ou d’actes de barbarie. • Pendant 20 ans, si vous avez été victime d’un délit sexuel avec des circonstances aggravantes du fait soit de leur auteur (par exemple : il était l’un de vos ascendants, votre instituteur, moniteur de sport…), soit des circonstances, soit de ses conséquences. • Pendant 10 ans pour les autres délits tels que les agressions sexuelles, atteintes sexuelles, le recours à la prostitution, la corruption de mineurs... Concernant les démarches à effectuer en votre qualité de victime, reportez vous à la rubrique « Victimes » du présent livret. 14 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes VI. Le droit de contracter librement Contracter, c’est s’engager mutuellement. Majeur désormais, vous pouvez pleinement contracter. Ce droit est fondamental. Dans votre vie quotidienne vous passez très souvent des contrats : pour acheter, louer, être transporté. Pour être valable, un contrat doit être légal. Il doit donc être conforme à l’ordre public et à la morale. Il doit de plus être équilibré : l’engagement consenti par les deux parties doit être équivalent, l’une ne doit pas profiter de sa situation de force pour obtenir de l’autre un engagement disproportionné. Un contrat peut être écrit ou oral. Il peut même être implicite, par exemple faire monter dans votre véhicule une personne faisant du stop implique que vous acceptiez de la transporter… Pour passer un contrat, vous n’avez donc aucune formalité particulière à effectuer. Il suffit de vous mettre d’accord avec quelqu’un. Si on ne respecte pas un contrat que l’on a souscrit, on engage sa responsabilité civile. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 15 Vivre en couple Il existe différentes façons de vivre en couple avec ou sans contrat organisant votre relation. Le fait que ce mode de vie ne soit pas régi par la loi ne signifie pas une absence de tous droits et devoirs. I. Le concubinage Le concubinage est une union de fait de deux personnes de sexe différent ou de même sexe. Il ne nécessite la régularisation d’aucun contrat. Il s’agit d’une union libre. Il se caractérise par une vie commune stable et continue. La rupture du concubinage se fait librement. Le droit commun reste applicable notamment en cas de faute commise par l’un des concubins. Exemple : les violences conjugales, l’article 222-13 du Code Pénal vise également le concubin de la victime. Si les concubins ont passé ensemble un contrat, selon les termes du contrat, ils seront engagés pour la totalité ou pour une partie. Exemple en cas de bail conjoint avec une clause de solidarité, chacun des concubins peut être redevable de la totalité du loyer et des charges même si l’autre quitte les lieux. Conseils pratiques Vous pouvez demander à la mairie de votre domicile de vous délivrer une attestation de concubinage, laquelle pourra vous être demandée dans le cadre de formalités administratives. En cas d’achat immobilier en commun, le bien appartient en indivision aux deux concubins et en cas de rupture lors de la revente du bien de chacun obtiendra une part du prix de vente proportionnelle à son apport initial. Si les concubins ont des enfants en commun, ils auront les mêmes droits et obligations que tous parents à l’égard de leurs enfants. II. Le PACS A. S’unir par un PACS Le Pacte Civil de Solidarité a été créé par la loi du 15 novembre 1999, modifiée par la loi du 23 juin 2006. « Un pacte civil de solidarité est un contrat conclu par deux personnes physiques majeures, de sexe différent ou de même sexe pour organiser leur vie commune ». 16 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir La possibilité de conclure un pacte n’est offerte qu’aux majeurs qui n’ont pas été placés sous tutelle. Vous ne pouvez pas conclure un Pacs si : • vous êtes de la même famille que votre partenaire • vous, ou votre partenaire êtes déjà marié ou lié par un Pacs Pour conclure un Pacs S’adresser au Tribunal d’Instance de la résidence commune des partenaires. Le PACS est un contrat plus souple à modifier que le contrat de mariage dont le contenu est réglementé par la loi. Comme il s’agit d’un contrat, vous pouvez y inclure toutes les obligations et les clauses qui vous semblent utiles et nécessaires mais la loi vous oblige à un minimum : • les partenaires s’engagent à une vie commune ainsi qu’à une aide matérielle et une assistance réciproque. Si les partenaires n’en disposent autrement, l’aide matérielle est proportionnelle à leurs facultés respectives • les partenaires sont tenus solidairement à l’égard des tiers des dettes contractées par l’un d’eux pour les besoins de la vie courante. Toutefois, cette solidarité n’a pas lieu pour les dépenses manifestement excessives. • les partenaires bénéficient depuis le 1er mai 2011 de la même protection que les époux lorsque l’un d’eux contracte un emprunt seul. Ainsi, le seul fait d’être pacsé ne suffira plus pour être considéré comme solidaire du prêt, et donc être engagé à le rembourser au même titre que celui des deux partenaires qui l’aura contracté (Loi du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation). Sauf dispositions contraires, chacun des partenaires conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Chacun d’eux reste seul tenu des dettes personnelles nées avant ou pendant le pacte en dehors du cas des dettes contractées pour les besoins de la vie courante. Chaque partenaire peut prouver par tous les moyens qu’il a la propriété exclusive d’un bien. Les biens sur lesquels aucun des partenaires ne peut justifier d’une propriété exclusive sont réputés leur appartenir à chacun pour moitié. Le PACS permet de bénéficier d’avantages fiscaux ainsi que d’avantages sociaux (bénéfice de la sécurité sociale et droit du travail). Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 17 Vivre en couple B. Rompre un PACS La rupture du Pacs peut intervenir de quatre manières : • par déclaration conjointe : Les deux partenaires adressent une lettre recommandée avec accusé de réception au greffe du Tribunal d’Instance où avait été faite la déclaration du PACS entre eux. Le Pacs est rompu à la date d’enregistrement par le greffe. • par décision unilatérale : Un des partenaires avertit l’autre de sa décision par lettre recommandée avec accusé de réception et adresse une copie de cette lettre au greffe du Tribunal d’Instance où avait été faite la déclaration du PACS. Le Pacs est rompu à la date d’enregistrement par le greffe. • par le mariage des partenaires entre eux ou par le mariage de l’un d’eux : Dans ce cas, la dissolution prend effet à la date de l’événement qui marque la fin du PACS. • par le décès de l’un des partenaires : Dans ce cas, adresser une copie de l’acte de décès au greffe du Tribunal d’Instance où avait été faite la déclaration du PACS. La date du décès marque la fin du PACS. III. Le mariage A. S’unir par le mariage Contactez la mairie de votre commune. Démarches à effectuer On se marie dans la commune de résidence d’un des deux époux. Il faut rendre public votre projet de mariage un mois avant la cérémonie dans chacune des communes de résidence des futurs époux en publiant les bans qui seront affichés dans les mairies concernées. Avant de vous marier, vous devrez passer une simple visite médicale. Majeur, vous n’avez plus besoin de l’accord de l’un de vos parents pour vous marier. Le mariage est un contrat qui entraîne des droits et des obligations énumérées par le Code Civil. Les articles de ce code, 212 et suivants, sont rappelés par le maire lors de la célébration de la cérémonie à la mairie. Article 212 : « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Article 213 : « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir ». Article 214 : « Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution des époux aux charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés respectives … ». 18 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Attention Généralement, quand on se marie, on décide de mettre en commun tous les biens qui seront acquis pendant le mariage. Dans ce cas, aucune formalité n’est requise et le régime légal de la communauté réduite aux acquêts sera applicable du fait du mariage. Le mariage est un contrat qui entraîne des droits et des obligations énumérés par le code Civil. Toutefois, vous pouvez choisir de faire autrement. Pour cela, vous devez, avant votre mariage, conclure un contrat de mariage qu’un notaire enregistrera pour adopter par exemple le régime de la séparation de biens. En France, on peut doubler le mariage civil d’un mariage religieux à condition de se marier d’abord à la mairie. En effet, seul le mariage civil est reconnu par la loi. B. La fin du mariage Le mariage peut prendre fin de deux manières : • soit par le décès de l’un des époux : dans ce cas, le mariage est rompu automatiquement • soit par un divorce : une décision de justice est alors nécessaire. En France, le divorce doit être prononcé par le Juge aux Affaires Familiales du Tribunal de Grande Instance du lieu de votre domicile à l’issue d’une procédure qui opposera les deux époux obligatoirement représentés par un avocat. Quatre cas de divorce sont reconnus par la loi : * le divorce par consentement mutuel : Les deux époux s’entendent à la fois sur le divorce et sur les conséquences du divorce. La procédure est simple et rapide. Les époux établissent, avec leur avocat, une convention portant règlement des effets du divorce qu’ils soumettront à l’accord d’un juge. * le divorce accepté : Le divorce accepté se fonde désormais par le simple constat par le juge de l’accord des deux époux sur le principe de la rupture du mariage. Il ne prend pas en considération les faits à l’origine de celle-ci et statue seulement sur les conséquences à l’égard des époux et des enfants. * le divorce pour altération définitive du lien conjugal : Ce divorce peut être prononcé s’il est démontré la cessation d’une communauté de vie entre les époux lorsqu’ils vivent séparés depuis deux ans au moment de l’assignation en divorce. * le divorce pour faute : L’un ou les deux époux dénoncent des fautes rendant impossible la continuation du mariage. L’un des époux dépose une requête en divorce, puis assignera l’autre en justice afin d’obtenir le prononcé du divorce par le juge. Ce divorce est plus long et plus coûteux, tant au niveau financier que moral. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 19 Vivre en couple IV. Être parent Les droits des enfants ne sont pas modifiés avec le divorce de leurs parents. Ainsi la pension alimentaire ne varie pas quel que soit le cas de divorce. La pension alimentaire versée par un parent à son enfant ne s’arrête pas automatiquement à la majorité. Elle doit continuer à être versée en fonction des besoins de l’enfant. C’est en particulier le cas lorsque l’enfant poursuit des études et peut en justifier. Quelque soit votre mode de relation, encadrée ou non par un contrat, vos droits et obligations à l’égard de vos enfants sont identiques et ont pour finalité l’intérêt de l’enfant. Vous devez protéger votre enfant dans sa sécurité, sa santé et sa moralité pour assurer son éducation et permettre son développement dans le respect dû à sa personne. La séparation des parents est sans incidence sur les règles de l’autorité parentale. Chacun des père et mère devra maintenir des relations personnelles avec l’enfant et respecter les liens de celui-ci avec l’autre parent. L’intérêt de l’enfant reste une priorité. En cas de désaccord entre les parents, le Juge aux Affaires Familiales statuera selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant. V. Les violences conjugales Les violences de quelque nature qu’elles soient ne doivent pas faire partie de votre mode de vie et il convient de les dénoncer dès qu’elles se produisent, sans attendre inutilement que votre situation s’améliore. [email protected] La vie en couple doit se faire dans le respect mutuel et le fait de vivre ensemble quelque soit votre mode de relation réglementée ou non ne vous donne pas le droit d’exercer des pressions ou des violences verbales, morales ou physiques à l’égard de la personne avec laquelle vous partagez votre vie. Les violences commises dans le cadre familial, qu’il s’agisse du concubinage, du Pacs ou du mariage sont punies par la loi. La loi a durci les peines encourues en cas de violences conjugales, s’agissant d’une circonstance aggravante. Cette circonstance aggravante est maintenue même après la rupture de la vie commune, du Pacs ou du mariage. Le viol et les autres agressions sexuelles sont punissables lorsque l’auteur et la victime vivent en commun, soit en union libre, soit dans le cadre d’un Pacs, soit dans le cadre du mariage. La Loi du 9 juillet 2010, relative aux violences faites aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants, facilite le dépôt de plaintes pour les victimes et met en place une nouvelle procédure d’urgence (ordonnance de protection). Le Juge aux affaires familiales pourra sans attendre la plainte prendre des mesures d’éviction du compagnon violent, de relogement de la victime en cas de départ du domicile conjugal et des mesures pour les enfants… 20 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Le droit à l’éducation et à la formation I. Le droit à l’accompagnement à l’emploi L’article L322-4-17 du code du travail met en place un accompagnement à l’emploi, notamment pour les jeunes de 16 à 25 ans révolus en difficulté et confrontés à un risque d’exclusion professionnelle. Pour toutes informations et orientations concernant la préparation à la vie professionnelle, vous pouvez vous renseigner auprès du CIO si vous dépendez de l’Education Nationale ou auprès de la Mission Locale. II. Le majeur peut décider de travailler ou d’étudier A 18 ans, on peut signer un contrat de travail et en percevoir le salaire. Vous pouvez travailler dès 16 ans avec l’accord de vos parents. On peut aussi choisir de continuer ses études ; les parents ne peuvent pas s’y opposer en prétextant la majorité. III. La formation Désormais, c’est vous qui choisissez votre formation. A 18 ans, vous devenez l’interlocuteur (trice) direct(e) de vos formateurs (trices). Vous vous inscrivez vous-même dans une école, vous signez votre contrat d’apprentissage ou de stage, contrat de professionnalisation. Toute formation au sein d’une entreprise est régie par le code du travail et parfois une convention collective. IV. La JAPD : Journée d’Appel et de Préparation à la Défense Vous recevez par courrier un préavis d’appel entre la date de votre recensement (fait à la mairie de votre domicile) et votre 18ème anniversaire. Cette journée se déroule en 2 temps : • Information sur la Défense Nationale • Métiers et Formes d’engagement Elle concerne aussi bien les garçons et que les filles. L’attestation remise est obligatoire dans le cadre de l’inscription au permis de conduire ainsi qu’à certains concours mais aussi à tous les examens. www.crous.fr www.missionslocaleschampagneardenne.com V. Les bourses d’études Il faut faire la demande de bourses au CROUS si vous êtes étudiant dans l’enseignement supérieur ou au secrétariat de l’établissement si vous êtes lycéen. Le Conseil Général alloue des bourses sur critères sociaux qui peuvent se cumuler avec les bourses nationales. Pour les bourses municipales, renseignez-vous auprès de la Mairie (service éducation). Se référer aux adresses utiles en page 50. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 21 Le droit au travail I- Le contrat de travail Vous pouvez contracter librement avec un employeur. Plusieurs possibilités s’offrent à vous : • Avec un Contrat d’apprentissage : Le contrat d’apprentissage vous permet d’apprendre un métier et d’acquérir une qualification professionnelle reconnue par un diplôme, un titre d’ingénieur ou un titre répertorié, quel que soit son niveau. • Avec un contrat de professionnalisation : Il s’agit d’un contrat pour les jeunes de 16 à 25 ans révolus ainsi que pour tout demandeur d’emploi de plus de 26 ans, conclu pour une durée déterminée ou indéterminée en vue de l’acquisition d’une qualification professionnelle et de favoriser son insertion ou sa réinsertion professionnelle. • Un contrat de travail temporaire : ce type de contrat est proposé par une entreprise de travail temporaire (ou d’intérim) pour des « missions » courtes (pas plus de 18 mois renouvellement inclus) et précises. • Avec un contrat à durée déterminée : ce type de contrat d’une durée courte en général est conclu pour la réalisation d’une tâche précise et temporaire. • Avec un contrat à durée indéterminée : ce contrat de travail offre le plus de garanties au salarié notamment une relative stabilité de l’emploi. Il peut être rompu à tout moment par le salarié ou l’employeur, dans le respect d’un préavis. La rupture émanant de l’employeur est soumise à l’existence d’une cause « réelle et sérieuse » de licenciement, et à l’observation d’une procédure protectrice pour le salarié. II- Être salarié Pour toutes les personnes majeures, le droit du travail est moins protecteur que pour les mineurs : Vous perdez les protections dont vous bénéficiez entre 16 et 18 ans, par exemple sur les conditions horaires ou sur la nature des travaux effectués. Cependant, certaines règles particulières qui régissent le travail des femmes s’appliquent toujours. 22 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir Il vous est par contre obligatoire en tant que demandeur d’emploi de vous inscrire. Par téléphone : 39 49 ou par mail : www.pole-emploi.fr Dans l’exercice de votre activité professionnelle, vous pourrez bénéficier d’une formation continue. Vous avez le droit d’appartenir à un syndicat, de voter et de vous présenter aux élections des représentants du personnel. Les délégués du personnel sont les représentants élus du personnel d’un établissement. Ils sont chargés de faire respecter les conditions de travail et transmettre les réclamations et demandes du personnel à l’employeur. www.pole-emploi.fr [email protected] www.marne.chambagri.fr www.champagne-ardenne.cci.fr www.chalonsenchampagne.cci.fr III- Conflits entre employeurs et salariés Le salaire est en théorie librement négocié entre l’employeur et le salarié, il ne peut cependant pas être inférieur au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC). IV- Si vous êtes au chômage Le 3949 est le service téléphonique pour toute personne qui souhaite : • S’inscrire ou se réinscrire comme demandeur d’emploi, • Actualiser sa situation ou effectuer des démarches auprès de Pôle emploi, • Obtenir un conseil sur une offre d’emploi ou ses recherches. V- Créer sa société Devenir majeur vous donne le droit de contracter librement, vous pouvez donc désormais créer votre entreprise ou fonder votre société, en percevant les bénéfices, mais aussi en assumer les pertes. Adressez-vous au greffe du Tribunal de Commerce du lieu où vous voulez installer votre entreprise ; à la chambre des Métiers ; à la Chambre du Commerce et de l’Industrie ; à la DIRECCTE : Direction régionale de l’entreprise, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi Jusqu’à présent, un mineur ne pouvait pas exercer d’activité commerciale et avoir la qualité de commerçant, sauf s’il était émancipé. Dorénavant, avec la loi du 15 juin 2010 relative à l’entrepreneur individuel à responsabilité limitée, un mineur peut être autorisé, par ses deux parents qui exercent en commun l’autorité parentale ou par son administrateur légal sous contrôle judiciaire avec l’autorisation du juge des tutelles, à accomplir seul les actes d’administration nécessaires pour les besoins de la création et de la gestion d’une entreprise individuelle à responsabilité limitée ou d’une société unipersonnelle. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 23 Les droits économiques I. L’obligation alimentaire L’obligation alimentaire consiste à fournir ce qui est nécessaire à la vie de tous les jours pour subsister (nourriture, logement, vêtement, chauffage, éclairage, santé, éducation, études). Cette obligation alimentaire est due par les parents à leurs enfants, peu importe que les parents soient mariés ou non. Cette obligation alimentaire est due par les parents à leurs enfants, peu importe que les parents soient mariés ou non. De façon générale, les parents doivent « aider » financièrement leur enfant majeur tant qu’il ne peut pas subvenir à ses propres besoins (études, maladies, handicap). Attention, les parents y sont contraints, sauf s’ils sont eux-mêmes en difficultés financières (article 203 et suivants du Code Civil). Cette obligation est réciproque. Cela signifie que si vos parents sont dans le besoin, et si votre situation le permet vous devez les aider financièrement (article 205 du Code Civil). II. L’obligation d’entretien L’obligation d’entretien est la traduction financière de l’obligation d’éducation. Au-delà de la fourniture de moyens de subsistance, il s’agit pour les parents d’assurer à leurs enfants majeurs la possibilité de s’assumer ultérieurement en leur permettant de compléter leur éducation. Cette obligation ne cesse pas avec la majorité. D’une manière générale, que l’enfant majeur poursuive ou non des études, l’obligation d’entretien des parents ne cesse que lorsque le bénéficiaire est en mesure de subvenir seul à ses besoins, c’est-à-dire lorsqu’il trouve un emploi. De plus, il est nécessaire que l’emploi soit régulier et permette à l’enfant d’être autonome. L’enfant majeur se voit donc reconnaître le droit d’engager une procédure pour exiger des parents ou de l’un des parents qu’ils accomplissent leurs devoirs. Les parents ne peuvent se soustraire à leur obligation d’entretien que s’ils sont dans l’impossibilité matérielle de l’assumer, ce qu’ils doivent alors démontrer. Les tribunaux tiendront compte de leurs revenus et de leurs charges. 24 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes III. Les droits bancaires Dès l’âge de 18 ans, vous pouvez solliciter, seul, l’ouverture d’un compte bancaire. Il vous faudra fournir au banquier plusieurs documents : • un spécimen de votre signature ; • une copie de votre carte d’identité ; • une quittance de loyer. Lors de l’ouverture du compte, le banquier est tenu de vous informer dans le détail (documents écrits à l’appui !) des différents services et offres proposés. Vous pouvez souscrire n’importe quel moyen de paiement, et ce de manière autonome. En fonction de votre profil, et principalement de vos ressources, la banque pourra ajuster les plafonds de retrait ou de paiement. Vous pouvez également disposer d’une carte de crédit et/ou d’une autorisation de découvert. Vous pouvez souscrire un crédit, sous la forme d’un prêt étudiant ou autre. Devenu majeur, vous êtes seul responsable de vos actes ainsi que des dettes que vous pouvez contracter. Se tenir à jour de ses comptes est important ; dans ce but, certaines banques proposent d’envoyer à leurs clients un SMS afin de les tenir informés de l’état de leur compte en banque. IV. Les impôts Lorsque vous êtes mineur, vous êtes rattaché au foyer fiscal de vos parents, c’est-à-dire que vous figurez sur leur déclaration de revenus. Cette situation perdurera tant que vous continuerez vos études, ou jusque l’âge de 25 ans si ce n’est pas le cas, et que vous êtes toujours rattaché fiscalement à vos parents. Lorsque vous serez sur le point de remplir votre propre déclaration de revenus, vous devez vous rendre au centre des impôts le plus proche de votre domicile afin d’y retirer un formulaire ou le télécharger sur le site : www.vos-impots.fr Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 25 Le droit au logement Pour trouver un logement, plusieurs possibilités sont à votre disposition : les foyers de jeunes travailleurs, les organismes HLM, les petites annonces, le CROUS (seulement pour les étudiants)… IMPORTANT : L’assurance habitation est obligatoire ! I. Le Bail 1. Le bail en général Le bail est un contrat signé entre le propriétaire et le locataire qui reprend les conditions de location d’un logement. Votre signature apposée sur un contrat de bail concrétise votre accord et votre engagement. Avant de signer le bail, le propriétaire peut vous demander : • Des justificatifs de vos ressources afin de s’assurer que vous pourrez assumer le loyer (bulletins de paie) • La caution d’un tiers (un parent ou une caution publique). Un état des lieux établi conjointement entre vous et votre propriétaire est joint au bail. Celui-ci atteste de l’état du logement au moment où la location prend effet. A la signature du bail, vous aurez en général à payer un mois de loyer d’avance, le dépôt de garantie, votre assurance habitation, la mise en route des services (gaz, électricité…). Pendant l’exécution du bail, vous ne pouvez pas faire de travaux transformant le logement sans l’accord du propriétaire. Par contre, vous pouvez par exemple changer le papier peint à votre convenance, sans besoin de son accord. Pour quitter votre logement, vous devez prévenir votre propriétaire en lui adressant votre « congé ». Le congé doit être donné par lettre recommandée avec avis de réception ou par acte d’huissier. Le congé doit être donné en principe 3 mois avant la date de votre départ. Ce délai de préavis est réduit à 1 mois dans 5 cas : - si vous êtes muté professionnellement ; - si vous perdez votre emploi ; - si vous retrouvez un emploi à la suite d’une perte d’emploi ; - si vous trouvez un premier emploi ; - si vous bénéficiez du Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Pendant le préavis, vous continuez d’occuper le logement. Votre propriétaire peut vous demander de faire visiter le logement, mais sans abuser de cette faculté (pas les jours fériés, et pas plus de deux heures les jours ouvrables). 26 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Le logement reste sous votre garde pendant la durée du préavis. Vous serez responsable si des dégradations sont commises dans le logement. Vous pouvez choisir de ne plus occuper le logement, mais vous devez toujours payer le loyer et des charges s’y attachant sauf si le logement est reloué avant la fin du préavis. Lorsque vous quittez un logement, il convient de le rendre en propre et bon état. A votre départ, un état des lieux de sortie est dressé contradictoirement avec votre bailleur ou son représentant. Comparé à l’état des lieux initial, celui-ci permet de déterminer l’état du logement lorsque la location prend fin. Si le logement n’est pas rendu en bon état et nécessite des réparations locatives, le propriétaire sera indemnisé avec le dépôt de garantie. Attention si les réparations à la charge du locataire sont supérieures au dépôt de garantie, le bailleur pourra vous réclamer la différence. Si le logement est rendu en bon état, le propriétaire a deux mois pour vous restituer le montant du dépôt de garantie. 2. Le bail des logements meublés •S i le bailleur loue au maximum 4 logements meublés, la location n’est pas spécifiquement réglementée. Vous avez donc intérêt à faire préciser par écrit les conditions de location. Les règles ci-dessus présentées sont celles de la loi du 6 juillet 1989 régissant le contrat de location. Les locations non soumises à ce texte (locations meublées, logements foyers) obéissent au Code civil et au contrat signé entre les parties. Les locations soumises à la loi de 1948 ou à la législation HLM sont soumises à une réglementation spécifique en ce qui concerne le congé. •S i le bailleur loue habituellement plus de 4 logements meublés, il doit établir un bail d’une durée d’un an minimum. Vous pouvez résilier le bail à tout moment avec un préavis d’un mois. •S ’il s’agit d’un logement situé dans un foyer de jeunes travailleurs conventionné, ou une résidence sociale, le contrat vous permettant d’occuper le logement est conclu pour une durée d’un mois. Vous pouvez le résilier à tout moment avec un préavis de huit jours. •S ’il s’agit d’un logement pour étudiant géré par un CROUS, les conditions de location sont précisées dans le contrat. 3. Les devoirs des parties Le bailleur doit : • Fournir un logement en bon état, et y faire toutes les grosses réparations qui s’imposeront • Assurer au locataire la paisible jouissance des lieux. • Ne pas s’opposer aux aménagements réalisés par le locataire, dès lors que ceux-ci ne constituent pas une transformation de la chose louée. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 27 Le droit au logement Le locataire doit : • Utiliser les lieux de façon raisonnable. • Payer les loyers aux dates convenues. • Effectuer les réparations locatives ou de menu entretien. • Se comporter correctement avec les voisins, et notamment en s’abstenant de tous bruits OU tapages injurieux OU nocturnes pouvant troubler la tranquillité des voisins. • Peu importe que ces agissements soient le fait du locataire lui-même, ou d’une chose qu’il a sous sa garde, ou encore d’un animal dont il a la responsabilité. II. Louer à plusieurs Les Les co-locataires concubins Si votre contrat comporte une clause de solidarité vous êtes redevable de la totalité du loyer et des charges, même si vous avez loué à plusieurs. Cela veut dire qu’en cas de non paiement par un des colocataires, votre bailleur peut vous réclamer le paiement de sa part. Les mariés Qui est titulaire du bail ? Ceux qui ont signé le contrat de location Ceux qui ont signé le contrat de location Ceux qui ont signé le contrat de location Les deux sont titulaires, même si un seul a signé Qui paie le loyer et les charges ? Chacun est tenu à titre personnel, sauf clause de solidarité* insérée au contrat de bail Chacun est tenu à titre personnel, sauf clause de solidarité insérée au contrat de bail Chacun est responsable du paiement même si un seul a signé (principe de la solidarité) Chacun est responsable du paiement même si un seul a signé (principe de la solidarité) Que se passe-t-il en cas de congé donné par un seul des locataires ? Le locataire qui part sera libéré du paiement du loyer et des charges : Le locataire qui part sera libéré du paiement du loyer et des charges : Le locataire qui part ne sera libéré du paiement du loyer et des charges qu’à la rupture du PACS. Le locataire qui part ne sera libéré du paiement du loyer et des charges qu’à l’inscription du jugement prononçant le divorce en marge de l’état civil. À la fin du A la fin du délai délai de préavis de préavis du du congé en congé en l’abl’absence de sence de clause clause de solide solidarité darité insérée insérée au contrat. (à la fin du bail dans le cas contraire) 28 Les pacsés Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir III. Les aides financières L’Aide personnalisée au logement (APL) pour les logements conventionnés (voir dans le bail). S’adresser aux services sociaux Contacter votre mairie ou le Conseil Général pour avoir les coordonnées de l’assistant social de votre secteur. L’Allocation logement pour les autres logements, répondant à certaines normes de confort et à une surface minimum par occupant. POUR PLUS DE PRECISIONS : www.caf.fr La CAF vous invite à effectuer en ligne une simulation de vos droits, ainsi que, pour les étudiants, le dépôt de votre dossier. Sur le site de la CAF, tous les imprimés sont disponibles afin de constituer votre dossier, à remettre ensuite à la CAF près de chez vous. LOCA’PASS est une aide spécifique pour les jeunes de moins de 25 ans, qui vous aide à financer le dépôt de garantie et le premier mois de loyer. Les difficultés liées au paiement de vos charges liées à votre logement : pour pouvoir bénéficier d’aide financière permettant votre maintien dans le logement, une évaluation sociale est nécessaire. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 29 Le droit à la santé et l’accès aux soins I. Pour accéder aux soins : la protection sociale 1. La protection minimale : la sécurité sociale La sécurité sociale est un organisme régi par l’État chargé d’offrir à tous les citoyens des garanties minimales de prise en charge des frais médicaux. Il s’agit donc d’une protection sociale, chargée d’un remboursement au moins partiel des frais médicaux. Si vous ne vous reconnaissez dans aucune de ces catégories, si vous n’êtes pas indemnisé par pôle emploi, si vous avez cessé de bénéficier de la protection sociale de vos parents, si vous êtes séparé de votre conjoint, et que vous remplissez certaines conditions de ressources, vous pouvez bénéficier de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Elle permet l’accès à l’assurance maladie gratuite pour toute personne résidant en France de manière stable et régulière depuis plus de trois mois. Plusieurs possibilités s’ouvrent à vous selon la situation dans laquelle vous vous trouvez : • Vous êtes lycéen : vous bénéficiez de la protection sociale de vos parents. • Vous êtes étudiant : vous êtes rattachés à un régime de sécurité sociale obligatoire étudiant (MGEL ou LMDE). Vous ne payez pas de cotisation jusqu’à votre 20ème anniversaire, et jusqu’à la fin de vos études si vous êtes boursier. • Vous êtes apprenti : Vous devenez assuré social dès le début de votre apprentissage. • Vous êtes stagiaire de la formation professionnelle : vous êtes obligatoirement affilié à la Sécurité Sociale. • Vous êtes salarié : Vous bénéficiez de la sécurité sociale à partir du moment où vous remplissez les conditions obligatoires, soit 60 heures par mois ou 120 heures par trimestre. • Vous percevez des prestations par des organismes tiers (allocation adulte handicapé, allocation parent isolé) : vous êtes affilié à la sécurité sociale. Si vous ne vous reconnaissez dans aucune de ces catégories, si vous n’êtes pas indemnisé par pôle emploi, si vous avez cessé de bénéficier de la protection sociale de vos parents, si vous êtes séparé de votre conjoint, et que vous remplissez certaines conditions de ressources, vous pouvez bénéficier de la Couverture Maladie Universelle (CMU). Elle permet l’accès à l’assurance maladie gratuite pour toute personne résidant en France de manière stable et régulière depuis plus de trois mois. 2. Les « accessoires » de la Sécurité Sociale Pour pouvoir bénéficier de votre sécurité sociale et ne pas avoir à faire l’avance de frais, n’oubliez pas de vous munir de votre carte vitale à chaque rendez vous avec un professionnel de santé. La carte vitale est adressée à titre nominatif à toute personne de plus de 16 ans et contient des renseignements administratifs. Elle atteste des droits et permet de bénéficier de prise en charge de soins par la sécurité sociale. 30 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir N’oubliez pas de remettre à jour régulièrement votre carte vitale, avec les bornes prévues à cet effet ! (vous en trouvez dans certaines grandes surfaces et dans les pharmacies ainsi que dans les enceintes des assurances ou des mutuelles telles que la MGEL…). Si vous ne remplissez pas cette déclaration, vous serez sanctionné par des pénalités de remboursement ! Pour un remboursement optimal de vos frais médicaux, vous devez déclarer, dès l’âge de 16 ans, un médecin traitant qui sera le référent dans votre parcours de soins. A 18 ans, votre médecin est lié par le secret médical, c’est-à-dire qu’il ne peut révéler à personne ce dont il a eu connaissance sur vous. A partir de 16 ans, votre médecin est lié par le secret médical en ce qui concerne le diagnostic ; en revanche, pour tout acte médical, il doit requérir l’autorisation de vos parents. Il faut savoir que l’administration d’un traitement est considérée comme un acte médical. 3. La protection sociale complémentaire La Sécurité sociale ne rembourse pas les frais médicaux dans leur intégralité, sauf dans des cas exceptionnels. Pour une prise en charge totale de vos frais médicaux, veuillez vous renseigner auprès de la Sécurité sociale qui vous donnera le détail de ces cas exceptionnels. Il existe cependant des « assurances », permettant d’être remboursé intégralement de ses frais médicaux : • la mutuelle ou complémentaire santé. Il s’agit d’un organisme qui garantit le complément des remboursements de la sécurité sociale. Elle n’est pas obligatoire, et est souscrite moyennant paiement d’une cotisation. • la CMU complémentaire. Elle vous permet d’avoir le droit à une complémentaire santé gratuite, sans dépense à votre charge et sans avance de frais. Pour en bénéficier, vos ressources ne doivent pas dépasser un certain plafond. Si vous avez moins de 25 ans, vous pouvez faire une demande à titre personnel si vous avez des enfants à charge ou si vous faites une déclaration sur l’honneur de ne plus figurer sur la déclaration de ressources de vos parents. Jusqu’à votre majorité, ou jusqu’à la fin de vos études, vous bénéficiez de la mutuelle santé de vos parents s’ils en possèdent une. II. Prendre conscience de son corps La sexualité (la majorité sexuelle) A partir de 18 ans, toute personne est totalement libre d’entretenir des relations sexuelles avec une personne sans exercer de violences, menaces, surprises ou contraintes, dans le respect de chacun des partenaires et de l’ordre public. En France, la majorité sexuelle est fixée à 15 ans. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 31 Le droit à la santé et l’accès aux soins La loi interdit à toute personne majeure ou mineure d’avoir des relations sexuelles même consenties avec un mineur de moins de 15 ans sous peine de poursuites pénales pour atteintes sexuelles sur mineur. Un mineur de 15 à 18 ans peut entretenir librement une relation consentie : •Avec un mineur du même âge • Avec un majeur > SAUF : si le majeur est en situation d’autorité par rapport au jeune (s’il s’agit par exemple d’un de ses parents ou grands-parents, d’un professeur ou d’un éducateur…). Dans ce cas, le majeur peut faire l’objet de poursuites pénales pour atteintes sexuelles. En outre, le majeur ne peut en aucun cas se substituer aux parents du mineur pour son hébergement, sa scolarité, les décisions importantes à prendre, les parents étant les titulaires de l’autorité parentale. A défaut, une infraction de soustraction de mineur pourrait être relevée contre le majeur. La contraception La contraception est l’affaire de tous, peu importe le sexe et l’âge des personnes intéressées. Les mineures souhaitant avoir un moyen de contraception peuvent obtenir la pilule gratuitement dans un centre de planification (même sans accord de leurs parents). L’infirmière scolaire a également un rôle important en matière de contraception ; elle peut mettre à disposition des jeunes filles la « pilule du lendemain », et dans certains établissements, donner des préservatifs. La pilule du lendemain est également disponible en pharmacie, sans ordonnance, et également en pharmacie de garde. Les établissements scolaires disposent pour un grand nombre d’entre eux de distributeurs de préservatifs. Prendre soin de sa santé et respecter son corps est une notion essentielle. Le Centre Marnais de Promotion de la Santé vous propose un bilan de santé complet et gratuit. www.dondusang.net L’avortement Le délai légal pour l’avortement en France est de douze semaines. Si vous avez moins de 18 ans, un entretien avec une conseillère conjugale est obligatoire. Elles se trouvent dans les centres de planification ou au Mouvement du planning familial. Lors du rendez-vous à l’hôpital, la présence d’une personne majeure choisie par la jeune fille est également obligatoire. Même si l’accord des parents n’est pas indispensable, il est fortement conseillé. Si vous avez plus de 18 ans, l’entretien n’est pas obligatoire. Vous pouvez prendre directement contact avec l’hôpital. Le Don du sang A partir de 18 ans, vous pouvez donner votre sang. Il s’agit d’un acte gratuit, anonyme, volontaire et bénévole. On peut donner son sang si on est en bonne santé (3 fois par an pour les femmes et 5 fois par an pour les hommes). 32 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Le Don d’organe De votre vivant, vous pouvez décider de faire don de vos organes à votre mort. Cet accord est présumé, mais pour des raisons liées aux réactions de l’entourage, si tel est vraiment votre souhait, il existe des cartes de donneur d’organes à porter en permanence sur soi. Si vous refusez tout don d’organe, vous devez le faire savoir en vous inscrivant sur une liste spécifique. Renseignez vous auprès de votre médecin traitant. III. Addictions et conduite addictive Définition Le terme d’addiction fut d’abord réservé à la consommation de substances toxiques, appelée toxicomanie. La toxicomanie se traduit par un usage répété et excessif sans justification médicale d’une ou plusieurs substances toxiques, comme l’alcool, le cannabis, la cocaïne, les opiacés, les solvants ou les amphétamines. Il s’accompagne d’un désir incontrôlable de continuer à consommer le produit. C’est une relation de dépendance aliénante (qui restreint la liberté de l’individu) envers un produit, toxique ou non. Aujourd’hui, on reconnaît d’autres formes d’addictions, de manière générale. Elle désigne toute répétition de comportements provoqués par un désir incontrôlable et qui ne cède qu’après la réalisation de l’acte. Nous trouvons dans les principales addictions le jeu pathologique, les addictions sexuelles, les achats excessifs, les addictions alimentaires comme la boulimie, l’alcoolisme, le tabagisme, etc. ANPAA 51 Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie 22, rue Simon 51100 REIMS 03 26 47 75 57 7 jours/7. Anonyme et gratuit d’un poste fixe Champ d’application Si toutes les addictions ne sont pas répréhensibles par la loi, depuis le 31 Décembre 1970, il existe une loi contre la toxicomanie. Cette loi fait une distinction systématique entre l’usager, malade qu’il faut soigner (gratuité des soins) et le trafiquant, délinquant. En effet, les personnes atteintes de conduite addictive peuvent se faire soigner et ce, gratuitement dans des centres spécialisés, et qui ne traitent plus seulement la toxicomanie. Drogues Info Service : 0 800 23 13 13 Ligne Tabac Info Service : 3989 Numéro Ecoute Cannabis : 0 811 91 20 20 Danger La toxicomanie provoque de nombreuses infections et pathologies. Certaines entraînent la mort (infection par le V.I.H, tuberculose, hépatites, pneumonie, thrombose veineuse, infection cutanées, pathologies cardiovasculaires, maladies psychiques…). En France, l’usage et la possession des psychotropes classés comme stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne, ecstasy…) exposent à des sanctions pénales allant de l’obligation de soins à la peine d’emprisonnement. Il est en outre interdit de conduire sous l’effet de l’alcool, des stupéfiants ou des médicaments psychotropes. La toxicomanie est un facteur intervenant dans certains accidents de la route ou du travail et favorise les actes de délinquance. Elle entraîne enfin de nombreuses conséquences désocialisantes. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 33 Possibilité d’un accompagnement social I. Vous aidez dans la gestion globale de Conseil Général de la Marne 2 bis rue de Jessaint 51038 Châlons-enChampagne Cedex Tél. : 03 26 69 51 51 www.marne.fr. votre situation Vous vous retrouvez seul à gérer votre situation. Vous avez des difficultés à vous organiser et à assurer votre quotidien. Cela à un impact sur le développement de votre formation ou de votre projet professionnel. Vos parents ne vous prennent plus en charge Vous pouvez trouver et recevoir de l’aide auprès des services sociaux du Conseil Général : • Assistant social de secteur dans les Circonscriptions de la Solidarité Départementale (15 sur la Marne) • Educateur spécialisé de prévention Service Départemental de la Prévention sur la ville de Reims et associations de prévention sur les autres villes du département. Le droit des personnes handicapées I. Accompagnement et accès au droit M.D.P.H - Marne Tél. : 0326215770 Courriel : [email protected] La Maison Départementale des Personnes Handicapées (M.D.P.H) de la Marne exerce, en lien avec les différents partenaires médicosociaux, une mission d’accueil, d’information, d’accompagnement et de conseil pour les personnes handicapées et leurs familles. Dans la Marne, la Maison Départementale des Personnes Handicapées a son siège à Chalons en Champagne et une antenne à Reims. Vous pouvez effectuer vos démarches soit en vous y rendant ou en téléphonant aux heures d’ouverture, soit adresser un message électronique. 34 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Lutte contre les discriminations I. Qu’est-ce qu’une discrimination ? C’est un comportement ou une action, volontaire ou inconscient, visant à traiter de manière moins favorable une personne ou un groupe de personnes par rapport à d’autres en raison de différents critères prohibés par la loi. Exemples : refus d’embauche ou de demande de stage, refus d’accès à un logement, refus d’accès à un lieu public (entrée dans une discothèque), refus de fourniture d’un bien ou d’un service. La discrimination est un délit et porte atteinte à l’égalité des droits. II. Quels critères de discriminations ? Les critères prohibés par la loi sont l’origine, le sexe, la situation de famille, l’apparence physique, le patronyme, l’état de santé, le handicap, les caractéristiques génétiques, les mœurs, l’orientation sexuelle, l’état de grossesse, l’âge, les opinions politiques, les activités syndicales, l’appartenance ou la non-appartenance, vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une « race » ou une religion déterminée. III. Qu’est ce que l’égalité des chances ? La loi française applique le concept d’égalité qui est l’un des principes fondateurs de la République. Ainsi, elle vise à mettre fin aux situations d’inégalité notamment pour les jeunes, et à garantir à tous, « quels que soient leur sexe, leur situation sociale et de santé, leurs convictions ou leurs croyances, un droit identique à l’égalité des chances ». Un certain nombre de dispositifs appropriés ont donc été mis en place afin de donner aux personnes les mêmes possibilités d’épanouissement personnel, des chances égales de développer leurs compétences et d’offrir aux jeunes de meilleures possibilités de réussite scolaire. IV. A qui s’adresser ? Au défenseur des droits et/ou aux associations et organismes mentionnés aux pages 54 et 55 du présent guide. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 35 Le transport I- Le permis de conduire Toute personne de plus de 18 ans peut s’inscrire auprès d’une auto-école en vue de l’obtention du permis de conduire. Les autoécoles peuvent proposer diverses formules : • Formule classique : code de la route 20 heures de cours de conduite auprès d’une auto-école pour l’épreuve de la conduite à 18 ans. Tous les frais sont à votre charge. • Formule à 1 euro par jour : Il est nécessaire de demander un devis auprès de l’auto-école de votre choix. Ensuite, votre banque ou un établissement de crédit examine votre dossier (en fonction de vos ressources, et de vos garanties…). Le montant du prêt est établi entre la banque et vous. • La conduite accompagnée : Le permis de conduire est aussi accessible à partir de l’âge de 16 ans, pour la conduite accompagnée. Cela signifie que vous suivez un certain nombre d’heures de conduite avec un moniteur d’auto-école, et ensuite, vous êtes autorisé à conduire un véhicule avec un adulte ayant plus de 5 ans de permis, un parent le plus souvent. A vos 18 ans, vous devrez tout de même passer l’examen du permis de conduire. L’attestation de sécurité routière de niveaux 1 et 2 est désormais nécessaire pour pouvoir s’inscrire au permis de conduire. C’est pourquoi les collèges proposent de la passer dans le cadre du cursus scolaire. 36 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes II- Circuler librement La France fait partie de l’Union européenne, et à ce titre, les frontières douanières entre les pays n’existent plus. Ainsi, vous pouvez voyager librement dans un pays faisant partie de l’Union européenne, muni de votre carte d’identité. Toutefois, la disparition des frontières n’a pas entraîné la disparition des services de douanes, vous pouvez donc vous faire contrôler sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne. www.cnml.gouv.Fr www.legifrance.gouv.fr www.travail.gouv.fr www.social.gouv.fr Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 37 La responsabilité civile En devenant majeur, vous devenez responsable civilement et pénalement de vos actes c’est-à-dire que c’est vous qui en supporterez toutes les conséquences. Toutes les compagnies d’assurances ne proposent pas exactement les mêmes services, ni les mêmes tarifs. Se renseigner auprès du Centre de Documentation et d’Information de l’Assurance, 26 bd Haussmann 75009 PARIS : 01 42 46 13 13 Si vous causez un dommage à une personne, vous devez le réparer en lui versant une somme d’argent appelée « dommages et intérêts ». Votre responsabilité peut être engagée dans 3 cas : • Vous êtes à l’origine du préjudice : toute faute même non intentionnelle peut engager votre responsabilité : une faute peut être commise par négligence, imprudence, maladresse. Vous bricolez votre fenêtre et vous lâchez un outil qui blesse un passant : votre responsabilité peut être engagée. Il neige, vous ne sablez pas votre trottoir devant chez vous : un piéton se blesse. Vous êtes responsable. • Vous êtes responsable des dommages causés par une personne (ex. un enfant), un animal ou une chose dont vous avez la garde. Votre enfant blesse quelqu’un alors qu’il se déplace en patins à roulette. Votre chien s’est échappé et blesse une personne : vous restez responsable que l’animal soit sous votre garde ou qu’il soit égaré ou échappé Vous blessez une personne avec le chariot que vous utilisez pour faire vos achats. • Être assuré ne veut pas dire droit de faire n’importe quoi : Votre assurance ne prend pas en charge les dommages que vous causez intentionnellement à autrui. • Si vous ne payez pas à temps votre prime d’assurance, le contrat risque d’être suspendu et vous ne serez plus couvert. 38 Avoir la garde d’une chose (ou d’un animal) c’est exercer sur elle un pouvoir de contrôle et de direction. • Vous ne respectez pas un contrat que vous avez signé ou une de ses clauses. CONSEILS PRATIQUES • Pour vous prémunir de ce risque, souscrivez une assurance personnelle appelée responsabilité civile. • Vous devez en plus, si vos parents ne vous hébergent plus, souscrire une assurance particulière pour votre logement dite assurance multirisque habitation. Cette assurance inclut la garantie responsabilité civile familiale. • Si vous possédez un chien dressé à l’attaque ou certaines races réputées dangereuses, la loi impose la souscription d’une garantie responsabilité civile. • De même, si vous possédez une voiture vous devez obligatoirement souscrire une assurance automobile. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes PROCEDURE APPLICABLE EN CAS D’ACTION JUDICIAIRE : Tout litige visant à engager uniquement la responsabilité civile d’une personne sera de la compétence des juridictions civiles. TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE : litige supérieur à 10 000 euros. TRIBUNAL D’INSTANCE : litige inférieur ou égal à 10 000 euros. JUGE DE PROXIMITE : petit litige jusqu’à 4000 euros. EN SAVOIR PLUS Tribunal de grande Instance de Châlons en Champagne : 2 quai E. Perrier : 03 26 69 27 27 Tribunal de Grande Instance de Reims : 1, place Myron Herrick : 03 26 49 53 53 La présence d’un avocat est obligatoire devant le Tribunal de Grande Instance à l’exclusion de certains cas particuliers (le référé par exemple.) Tribunal d’Instance de Châlons en Champagne 2, rue Perrot d’Ablancourt : 03 26 69 27 35 Tribunal d’Instance de Reims : 1, place Myron Herrick : 03 26 49 53 53 Bureau d’Aide Juridictionnelle de Châlons en Champagne : 03 26 69 27 27 Vous pouvez bénéficier de l’Aide Juridictionnelle si vous remplissez les conditions de ressources requises. Bureau d’Aide juridictionnelle de Reims : 03 26 49 53 53 Ordre des Avocats de Reims : 17, bis pl. Chapitre BP 2044 - 03 26 47 30 20 Ordre des Avocats de Châlons en Champagne : 1, rue Perrot d’Ablancourt : 03 26 68 08 08 Maison de Justice et du Droit de Reims : 37 rue du docteur Schweitzer : 03 26 77 09 24 La compétence du tribunal est déterminée en fonction de la valeur du litige, c’est-à-dire, le montant déterminé ou déterminable du conflit. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 39 La responsabilité pénale Si vous commettez une infraction, vous devrez répondre de vos actes, votre responsabilité pénale pourra être engagée et vous serez susceptible de subir la peine prévue par le texte de loi qui la réprime. Les lois et règlements protègent les valeurs de la société afin que chacun d’entre nous puisse vivre dans le respect des uns et des autres. La loi interdit la commission de certains actes ou comportements. Elle prévoit des peines de nature différente pour ceux qui ne les respectent pas. Les peines varient selon la gravité de l’infraction commise. I. Les différents types d’infractions 1. Les contraventions Elles sont sanctionnées par une peine maximale de 1.500 euros (3.000 euros en cas de récidive). Exemples de contraventions : Tapage nocturne, injures non publiques, violences légères, mauvais traitements sur les animaux, certaines infractions au Code de la Route … 2. Les délits La tentative de commettre une infraction est punie d’une même peine que la commission effective de l’infraction. Toute personne suspectée ou poursuivie est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été établie. Les atteintes à sa présomption d’innocence sont prévenues, réparées et réprimées dans les conditions prévues par la loi. 40 Ils sont punis d’une peine d’emprisonnement allant de deux mois à dix ans de prison et par d’autres peines (les amendes, le travail d’intérêt général, les peines complémentaires…). Exemples : vol, escroquerie, violences, homicide involontaire, harcèlement sexuel ou moral, infraction à la législation sur les stupéfiants (vendre, céder, importer, acheter ou consommer de la drogue est un délit), conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou sous l’influence de produits stupéfiants, violences exercées sur le conjoint, le concubin ou le partenaire pacsé, par le conjoint, le concubin ou le partenaire... 3. Les crimes Ce sont les infractions les plus graves sanctionnées par une peine de réclusion, une détention criminelle d’au moins dix ans jusqu’à la perpétuité. Exemple de crimes : viol, meurtre, assassinat. Depuis la loi du 10 août 2007 sur la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs, il existe des « peines planchers » en cas de récidive. La récidive est l’action de commettre à nouveau une infraction pour laquelle on a déjà été condamné. Par exemple : si le délit est puni de trois ans d’emprisonnement, la peine plancher est fixée à un an minimum en cas de récidive. S’il s’agit d’un délit puni de cinq ans d’emprisonnement, la peine est fixée à deux ans. Enfin, la peine sera de quatre ans en cas de récidive pour un délit puni de dix ans d’emprisonnement. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes A savoir CONSEILS PRATIQUES Prendre au plus tôt contact avec un avocat. Des permanences existent et sont organisées par le CDAD à Chalôns-en-Champagne, à Reims et à Epernay. Cet organisme délivre dans différents points des bons de consultation gratuite pour les personnes non imposables. Casier judiciaire national, Ministère de la Justice 107 rue de Landreau 44317 NANTES Cedex 3 site internet : https://www.cjn. justice.gouv.fr/ II. Le casier judiciaire Le casier judiciaire enregistre les condamnations pénales prononcées à l’encontre d’une personne. Il est centralisé à NANTES. Les services du casier judiciaire délivrent trois types d’extrait : • l e bulletin n°1 : ne peut être obtenu que par le Procureur de la République, il contient les mentions de toutes les condamnations (articles 774 et suivants du Code de Procédure Pénale). Il est possible d’obtenir la réhabilitation soit de plein droit, soit à la demande de l’intéressé dans les conditions fixées par la loi (articles 782 et suivants du code de procédure pénale). Depuis le 5 mars 2007, la procédure de réhabilitation ne fait plus disparaître la condamnation du bulletin n°1, mais seulement du bulletin n°2 et 3, sauf décision contraire de la juridiction (article 798 du code de procédure pénale). • l e bulletin n°2 : est demandé par l’Administration notamment lorsque l’on souhaite exercer un emploi administratif (articles 775 et suivants du Code de Procédure Pénale). Il est possible pour une personne d’obtenir l’exclusion (ou le retrait) de la mention au bulletin n°2 de son casier judiciaire de la condamnation prononcée à son encontre (article 775- 1 du code de procédure pénale). Deux possibilités sont alors offertes : • Au moment de la condamnation : la juridiction qui prononce la condamnation peut prévoir expressément l’exclusion de cette condamnation du bulletin n°2, soit sur demande de l’intéressé, soit d’office. • Après la condamnation : à l’issue d’un délai de 6 mois après la condamnation, la personne peut déposer une requête auprès de la juridiction qui l’a condamnée afin de solliciter l’exclusion de la mention. Cette requête doit être adressée au Procureur de la République qui saisi la juridiction compétente. • l e bulletin n°3 : peut être obtenu par la personne qu’il concerne, il ne contient que les mentions des condamnations les plus graves (article 777 du Code de Procédure Pénale). Les règles relatives au retrait de la mention de la condamnation au bulletin n° 3 sont les mêmes que celles prévues pour le bulletin n°2. La majorité des condamnations prononcées disparaissent automatiquement du casier judiciaire à l’issue d’une période de 40 ans après la dernière condamnation. Pour obtenir le bulletin n°3 de votre casier judiciaire, il vous suffit de vous connecter sur le site internet du casier judiciaire national, de suivre la procédure de demande en ligne si vous êtes né(e) en France Métropolitaine, ou de suivre la procédure de demande écrite si vous êtes né(e) à l’étranger ou dans un territoire d’Outremer. Avec la majorité, on ne perd pas totalement trace des difficultés que vous avez pu avoir avec la justice quand vous étiez mineur. Les mentions portées au casier n°3 disparaissent, certaines peuvent aussi disparaître de votre casier n°2 mais jamais du casier n°1. Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 41 Les droits des victimes d’infraction pénale Vous êtes victime d’une infraction pénale (contravention, délit ou crime). En tant que victime, vous pouvez déposer une plainte ou faire citer l’auteur de l’infraction devant un tribunal pour qu’il soit jugé. Vous pouvez également vous constituer partie civile pour obtenir réparation. I. La plainte Que signifie « déposer plainte » ? C’est l’acte par lequel vous signalez à la Police, la Gendarmerie ou le Procureur les faits dont vous avez été victime. Quels délais pour déposer une plainte ? Vous devez agir dans un certain délai appelé délai de prescription. Passé ce délai, l’auteur de l’infraction ne peut plus être sanctionné. Ce délai est fonction de la gravité de l’infraction. Si vous êtes majeur au moment des faits : Il est d’1 an pour les contraventions, 3 ans pour les délits et 10 ans pour les crimes. Si vous étiez mineur au moment des faits : Ne pas confondre plainte et main courante. La main courante est une simple déclaration des faits au commissariat ou à la gendarmerie. Elle ne permet pas le déclenchement de poursuites judiciaires. Les délais pour déposer une plainte pour certains crimes et délits commis quand vous étiez mineur sont allongés. En effet, dès que vous devenez majeur, le droit de poursuivre l’auteur d’une infraction vous est rouvert, s’il n’a pas déjà été exercé pendant votre minorité : • Pendant 20 ans si, mineur, vous avez été victime de certains crimes dont le viol, les crimes de torture ou d’actes de barbarie. • Pendant 20 ans si vous avez été victime d’un délit sexuel (autre que le viol) avec des circonstances aggravantes, du fait soit de leur auteur (par exemple, il était l’un de vos ascendants, votre instituteur, moniteur de sport…), soit des circonstances, soit de ses conséquences. • Pendant 10 ans pour les autres délits tels que les agressions sexuelles, les atteintes sexuelles, le recours à la prostitution, la corruption de mineurs… DEMARCHES A EFFECTUER Comment déposer plainte ? • En vous présentant à la gendarmerie ou au commissariat. • En écrivant au Procureur de la République au Tribunal de Grande Instance dont dépend votre domicile. 42 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes CONSEILS PRATIQUES Si vous justifiez avoir déposé plainte auprès des services de Police ou de gendarmerie ou du Procureur, et que ce dernier n’a pas poursuivi ou n’a pas donné de réponse dans un délai de 3 mois, vous pouvez vous constituer partie civile devant le doyen des juges d’instruction du Tribunal de Grande Instance dont dépend votre domicile (uniquement en cas de crimes). Cette plainte donnera lieu à une enquête. Pour enregistrer votre plainte, ce juge pourra fixer une caution (appelée consignation). II. La constitution de partie civile « Se constituer partie civile » permet de demander à figurer comme « partie » au procès pénal, y participer et défendre ses intérêts, pour obtenir la réparation de son préjudice. Dès qu’un procès pénal est engagé, le Procureur vous proposera toujours de vous porter partie civile. Vous pourrez accepter de le devenir à n’importe quel moment de la procédure, et jusqu’au début du procès. Être partie civile pendant la phase d’instruction permet : • d’être au courant de l’enquête, d’avoir accès au dossier par l’intermédiaire de son avocat ; • d’exercer, si nécessaire, des recours contre certaines décisions ; • d’adresser vos observations et faire des demandes d’investigations complémentaires; • d’être directement cité devant la juridiction en qualité de partie civile au procès. Une plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d’instruction qui s’avèrerait abusive ou dilatoire sera sanctionnée par le paiement d’une amende. Être partie civile pendant le procès permet : • de demander réparation du dommage subi sous la forme d’une somme d’argent appelée « dommages et intérêts ». Il ne faut pas que votre constitution de partie civile soit abusive, le Tribunal pourrait vous infliger une amende (15000 euros maximum). CONSEILS PRATIQUES Il vous est recommandé de vous constituer partie civile le plus tôt possible, afin d’être associé dès le début à la procédure, notamment en cas d’instruction. Vous pouvez prendre conseil auprès d’un avocat, même si son assistance n’est pas obligatoire. A ce titre, un bon de consultation gratuite Avocat peut vous être délivré sans condition de ressources par le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD). Se renseigner auprès du Tribunal de Grande Instance de Châlons ou de Reims pour mieux connaître les lieux de distribution (p 45). De plus, des permanences Avocat sont également disponibles. Se renseigner auprès de l’Ordre des Avocats de Châlons ou de Reims. Vous pouvez, en fonction de vos ressources ou de la gravité de l’infraction, bénéficier de l’aide juridictionnelle. Cette aide couvrira tout ou partie des frais du procès (consignation, frais d’avocat, expertise…). Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 43 Les droits des victimes d’infraction pénale III. L’indemnisation Pour obtenir une indemnisation, vous pouvez vous adresser, en fonction des situations : •A vos assurances : l’assureur vous indemnisera en fonction des limites de garantie du contrat et des éventuelles franchises (ex : en cas de cambriolage, accident de la circulation, contrat individuel, accident spécifique) •A la Justice : en vous constituant partie civile devant une juridiction pénale, vous pouvez demander réparation de vos préjudices. Grâce à la mise en place du Service d’Aide aux recouvrements des victimes d’infractions (SARVI), vous pourrez obtenir le versement de la totalité ou d’une partie (sans pouvoir excéder 3 000 euros) de la somme accordée par cette juridiction. • À la CIVI : Vous avez subi une agression sexuelle ou physique, vous êtes parent d’une victime décédée, vous avez été victime d’un vol, d’une escroquerie, d’un abus de confiance, d’une extorsion de fonds, d’une destruction, dégradation ou détérioration de biens, vous pouvez, sous certaines conditions, obtenir une indemnisation totale ou partielle de votre préjudice en vous adressant à la CIVI auprès du TGI du lieu de votre domicile ou du lieu de l’infraction. 44 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes EN SAVOIR PLUS Les points de distribution de bons de consultation avocat gratuits sur le territoire marnais Tribunal de Grande Instance de Châlons-en-Champagne 2, quai Eugène Perrier 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 69 27 27 Tribunal de Grande Instance de Reims Place Myron Herrick 51100 Reims Tél. : 03 26 49 53 53 Maison de l'Avocat de Reims Ordre des Avocats 17 bis, place du Chapitre 51100 Reims Tél. : 03 26 47 30 20 Maison de l'Avocat de Châlons-en-Champagne Ordre des Avocats 1, rue Perrot d’Ablancourt 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 68 08 08 Maison de Justice et du Droit 37, rue du Docteur A. Schweitzer 51100 Reims Tél. : 03 26 77 09 24 Le M.A.R.S. 8 place de Verdun 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 22 68 83 Le M.A.R.S. 19, rue du Jard - 51100 Reims Tél. : 03 26 89 59 30 Mairie de Quartier d'Epernay 1, avenue de Middelkerke 51200 Epernay Tél. : 03 26 55 76 60 Mairie de Vitry-le-François Service des Affaires Générales de la Mairie Place de la Mairie - B.P 420 51308 Vitry-le-François cedex Tél. : 03 26 41 22 77 Centre Communal d'Action Sociale 3, rue de l’Arquebuse 51300 Vitry le François Tél. : 03 26 72 43 43 Circonscription de la Solidarité Départementale de Fismes 15, faubourg de Soissons 51170 Fismes Tél. : 03 26 48 07 08 Circonscription de la Solidarité Départementale Sézanne 7, rue Broyes - 51120 Sézanne Tél. : 03 26 80 51 49 Circonscription de la Solidarité Départementale de Sainte-Ménehould 14, place d’Austerlitz - B.P 71 51801 Sainte-Ménehould cedex Tél. : 03 26 60 85 09 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 45 La procédure pénale : quand une infraction est commise Vous êtes l’auteur d’une infraction pénale (contravention/délit) Le Procureur de la République reçoit les plaintes et décide de la suite à leur donner : I. Mise en mouvement de l’action publique Le Procureur de la République ou son représentant, en fonction de la gravité de l’infraction, pourra soit : • vous poursuivre devant la juridiction pénale, Juge de Proximité, Tribunal de Police ou Tribunal Correctionnel, selon la procédure ordinaire, vous comparaîtrez en audience publique ; • vous poursuivre au moyen de la procédure simplifiée nommée « ordonnance pénale ». Le Juge du Tribunal de Grande Instance statue sans débats. L’ordonnance vous est notifiée par le Procureur ou son Délégué ; Pour les contraventions et les délits, l’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire (sauf comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Si vous êtes accusé d’un crime, la représentation par avocat est obligatoire. Qu’il soit ou non obligatoire, un avocat pourra vous être commis d’office. Si vos ressources ne sont pas supérieures au plafond fixé par la loi, vous pourrez bénéficier de l’aide juridictionnelle. 46 • vous poursuivre au moyen de la procédure de la « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (si vous avez reconnu les faits qui vous sont reprochés). Le Procureur vous propose, lors d’une audience non publique, avec la présence obligatoire d’un avocat, l’exécution d’une peine en fonction de votre personnalité (s’il s’agit d’une peine d’emprisonnement ferme, elle ne peut être supérieure à un an, ni excéder la moitié de la peine encourue). Si vous n’acceptez pas la peine proposée, le Procureur vous convoquera devant le Tribunal Correctionnel selon la procédure ordinaire. II. Les mesures alternatives aux poursuites Plutôt que de vous poursuivre en justice, le Procureur peut décider d’avoir recours à des mesures alternatives, c’est-à-dire destinées à vous faire prendre conscience de l’illégalité de vos actes, mais sans vous infliger une condamnation pénale au sens strict du terme. Les mesures alternatives aux poursuites peuvent prendre plusieurs formes : • une médiation pénale : cette médiation tend à assurer la réparation du dommage subi par la victime et à mettre fin au trouble né de l’infraction ainsi qu’à contribuer au reclassement de son auteur Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes •u ne mesure de réparation : vous aurez alors l’obligation d’indemniser la victime de l’infraction que vous avez commise dans un délai imparti. • une composition pénale : le Procureur de la République ou son Délégué propose le versement d’une amende de composition au Trésor Public et/ou le dessaisissement au profit de l’Etat de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction, et/ou à accomplir au profit de la collectivité un travail non rémunéré pour une durée maximum de 60 heures dans un délai qui ne peut être supérieur à 6 mois, et/ ou suivre un stage ou une formation dans un service ou un organisme sanitaire (ex: stage de sécurité routière), social professionnel pour une durée qui ne peut excéder trois mois dans un délai qui ne peut être supérieur à 18 mois, et/ou ne pas émettre pour une durée de 6 mois au plus des chèques, et/ou ne pas rencontrer ou recevoir pour une durée qui ne saurait excéder 6 mois la ou les victimes de l’infraction désignées par le Procureur de la République, ou ne pas entrer en relation avec elles, etc. … • un rappel à la loi/avertissement DEMARCHES A EFFECTUER Si vous ne connaissez pas d’avocat, il vous en sera désigné un d’office par le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats. Si vous n’avez pas choisi d’avocat et que son intervention est obligatoire, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats en désignera un pour vous, lequel sera commis d’office. Pour les contraventions et les délits, l’assistance d’un avocat n’est pas obligatoire (sauf comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Si vous êtes accusé d’un crime, la représentation par avocat est obligatoire. Qu’il soit ou non obligatoire, un avocat pourra vous être commis d’office. Si vos ressources ne sont pas supérieures au plafond fixé par la loi, vous pourrez bénéficier de l’aide juridictionnelle. Vous avez également la possibilité de demander l’obtention d’un bon de consultation sous condition de ressource financière pour votre premier rendez-vous avec votre Avocat. Pour connaitre les lieux de distribution des bons de consultation gratuite voir page 45 du présent guide, consultez le site du CDAD de la Marne (www.cdad-marne.fr) ou contactez directement le CDAD de la Marne au 03.26.69.36.96 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 47 Adresses utiles Droit à l’éducation Centre d’Information et d’Orientation • Châlons en Champagne 1 rue du Docteur Calmette Pôle Henri Dunant 51100 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 26 97 10 • Epernay 20 rue Léger Bertin 51200 Epernay Tél : 03 26 55 25 66 • Reims 36 rue Boulard 51100 Reims Tél : 03 26 88 22 32 - Accueil le samedi matin 17 boulevard de la paix 51100 Reims Tél : 03 26 05 80 77 - Accueil le samedi matin • Sézanne Rue du Capitaine Faucon 51120 Sézanne Tél : 03 26 80 71 50 • Vitry Espace Pierre Mendès France 18 rue Marabais 51300 Vitry-le-François Tél : 03 26 74 12 78 Centre Régional Etudes et Formation 1, rue Benjamin Franklin 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 66 87 39 Centre de Formation en Alternance interprofessionnel de Châlons, CFA 32 rue Benjamin Franklin 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 69 25 85 Fax : 03 26 69 25 99 48 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Centre de Formation en Alternance de Reims, CFA 21 rue de Courcelles 51100 Reims Tél : 03 26 86 26 26 Fax : 03 26 86 86 20 Centre de Formation en Alternance du Bâtiment à Reims, CFA 2, allée du Pinson 51100 Reims Tél : 03 26 85 05 26 Centre de Formation en Alternance de la Pharmacie de Bétheny, CFA 13 rue Docks Rémois 51450 Bétheny Tél : 03 26 87 88 38 Fax : 03 26 85 21 81 Mail : [email protected] Foyer Unité d’Education et d’Insertion 55 rue de Cernay 51100 Reims Tél : 03 26 89 11 95 4 rue Daniel Berger 51100 Reims Tél : 03 26 91 60 60 Onisep, Office National d’Information sur les enseignements et les Professions Délégation Régionale de l’ONISEP 17 Boulevard de la Paix 51100 Reims Tél : 03 26 40 32 63 Fax : 03 26 40 90 33 Mail : [email protected] www.onisep.fr/reims Rectorat 1 rue Navier- 51082 Reims cedex Tél : 03 26 05 69 69 Inspection d’Académie et inspection de l’information et de l’orientation Cité administrative Tirlet 7, rue charrière 51036 Châlons- en- Champagne Tél : 03 26 68 60 00 Fax : 03 26 21 25 39 Mail : [email protected] Droit à la Formation et au Travail Pôle Emploi : www.pole-emploi.fr • Pôle Emploi Châlons-en-Champagne Avenue de la 2ème Division Blindée 51022 Châlons-en-Champagne Cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 21 67 92 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Epernay 30 rue de Sézanne BP 502 51207 Epernay Cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 54 41 98 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Sézanne 21 avenue Jean Jaurès Résidence Charles de Foucault 51120 Sézanne Tél : 39 49 Fax : 03 26 80 52 14 Mail : [email protected] • Association Avenir Jeunes Reims 36, rue Roubaix 51100 Reims Tél : 03 26 06 25 41 • Pôle Emploi Reims Hincmar 33 bis, rue Hincmar - BP 198 51057 Reims cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 40 15 16 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Reims Jacquart 80, rue du Docteur Lemoine - BP 210 51057 Reims cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 47 81 15 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Reims Saint Rémi 51 Allée Fléchambault - BP 420 51064 Reims Cedex Tél : 03 26 84 68 80 Fax : 03 26 49 03 28 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Reims Vernouillet 53 rue Vernouillet - BP 28 51051 Reims cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 35 33 32 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Reims Clairmarais 6 rue de Saint-Brice - BP 203 51057 Reims Cedex Tél : 3949 Mail: [email protected] • Pôle Emploi Reims Bétheny 3 rue des Docks Rémois - BP 1272 51060 Reims cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 36 34 96 Mail : [email protected] • Pôle Emploi Vitry-le-François 18, rue du Marabais - BP 416 51308 Vitry-le-François cedex Tél : 39 49 Fax : 03 26 74 52 23 Mail : [email protected] Chambre départementale d’Agriculture de la Marne Complexe Mont Bernard route Suippes 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 64 08 13 Fax : 03 26 64 95 00 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 49 Adresses utiles Chambres de commerce • Chambre du Commerce et de l’Industrie Reims et Epernay 5 rue des Marmouzets - BP 2511 51070 Reims Cedex Tél : 03 26 50 62 50 Fax : 03 26 50 62 26 • Chambre de Commerce et de l’Industrie Châlons-en-Champagne, Vitry-le-François et Sainte Ménehould 2 rue de Chastillon 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 21 11 33 Fax : 03 26 68 47 07 Mail : [email protected] • Chambre Régionale de Commerce et de l’Industrie de Champagne-Ardenne 10 rue de Chastillon - BP 537 51011 Châlons-en-Champagne Cedex Tél : 03 26 69 33 40 Fax : 03 26 69 33 69 Mail : [email protected] • Chambre des Métiers de la Marne 68 Boulevard Lundy - BP 2746 51062 Reims Cedex Tél : 03 26 40 64 94 Fax : 03 26 88 33 97 Mail: [email protected] • Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle de la Marne 7 rue Rogier 51100 Reims Tél : 0820 32 78 60 60, avenue Daniel Simonnot -BP 240 51038 Châlons-en-Champagne Tél : 0820 32 78 60 50 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Centres d’information et d’orientation L’ARIFOR : Agence Régionale pour l’Information sur la Formation et l’Orientation 79 avenue de Sainte-Menehould 51037 Châlons-en-Champagne Cedex Tél : 03 26 21 73 36 Fax : 03 26 21 73 37 Mail : www.arifor.fr www.formationchampagneardenne.org www.metier-emploi-formation.org Missions Locales de la Marne www.missionslocales-champagneardenne.com • Châlons-en-Champagne 11 rue Saint Dominique 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 68 54 02 / Fax. 03 26 21 65 83 [email protected] • Epernay 17 Place Carnot 51200 Epernay Tél: 03 26 55 73 00 Fax: 03 26 55 73 09 [email protected] • Reims 34 rue Trianon 51052 Reims Cedex Tél : 03 26 40 30 34 Fax : 03 26 88 69 31 [email protected] • Sézanne 21 avenue Jean Jaurès 51120 Sézanne Tél : 03 26 80 62 75 Fax : 03 26 81 47 96 [email protected] • Vitry-le-François Espace Mendès France 18 rue Marabais - BP 167 51305 Vitry-le-François Tél : 03 26 72 10 79 Fax : 03 26 72 19 45 [email protected] • Bazancourt Mission locale rurale du Nord Marnais 19 rue G. Haguenin - BP 2 51110 Bazancourt Tél : 03 26 91 18 81 Fax : 03 26 91 18 89 • Fismes Mission locale rurale du Nord Marnais Mairie de Fismes - Place de l’Hôtel de Ville 51170 Fismes Tél : 03 26 48 86 38 Fax : 03 26 48 82 25 • Sainte-Menehould Groupe Buirette - rue Renard BP 52- 51801 Sainte-Menehould cedex Tél : 03 26 60 75 64 Fax : à 03 26 60 46 20 Droit à la santé et l’accès aux soins Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) Tél. : 3646 COUVERTURE MALADIE Universelle (CMU) n° vert 0800 555 222 Centre Hospitalier Universitaire de Reims Hopital Robert Debré Avenue du Général Koenig 51092 Reims Cedex Tél : 03 26 78 78 78 Centre Hospitalier Universitaire de Reims Administration générale 23 rue Moulins 51100 Reims Tél : 03 26 78 74 69 Fax : 03 26 82 65 84 Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne 51 rue du Commandant Derrien 51005 Châlons-en-Champagne - Cedex Tél : 03 26 69 60 60 Fax : 03 26 21 38 20 Centre hospitalier de Vitry-le-François 2 rue Charles Simon 51308 Vitry-le-François - Cedex Tél : 03 26 73 60 60 Fax : 03 26 73 60 63 Centre hospitalier Auban Moët d’Epernay 137 rue Hôpital Auban Moët 51205 Epernay - Cedex Tél : 03 26 58 70 00 Fax: 03 26 58 73 36 Centre hospitalier de Sainte Menehould Allée de la Cour d’Honneur Cité Valmy 51801 Sainte Menehould - Cedex Rue Quartier Valmy Tél : 03 26 60 81 41 Fax : 03 26 60 78 90 Hôpital de Sézanne 16 ue Recollets 51120 Sézanne Tél : 03 26 81 79 79 Hôpital Local de Fismes 12 rue Chailleaux 51170 Fismes Tél : 03 26 48 95 95 Hôpital de Jour Lewis Carroll Cmpe - cpa 3 rue Saint Joseph 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 64 39 89 Fax : 03 26 66 38 07 Centre Médico Social 3 rue Général Leclerc 51700 Dormans Tél : 03 26 57 12 29 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 51 Adresses utiles Centre de Dépistage Gratuit et Anonyme (CDAG) 51 rue du Commandant Derrien 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 69 68 61 Centre de dépistage gratuit et Anonyme (CDAG) Epernay : Centre Hospitalier Auban Moët 137 rue Hôpital Auban Moët 51200 Epernay Tél : 03 26 58 71 02 Fax : 03 26 58 71 51 Centre d’Alcoologie et consultation en tabacologie 45 rue Libergier – 51100 REIMS Tél : 03 26 88 30 88 Fax 03 26 88 97 29 [email protected] Cellule Départementale d’Accompagnement et au Développement de la Sexualité(CDADS) Centre de planification 6 rue Saint Eloi 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 69 40 97 Don du Sang : EFS (Etablissement Français du Sang de la Lorraine Champagne) 9 à 11 rue Lionnois 54000 Nancy Tél : 03 83 17 65 85 Don d’Organe : Association Départementale Dons Organes et Tissus Humains 19 avenue du Général Sarrail 51000 Châlons-en-champagne Tél : 03 26 70 50 50 www.dondusang.net Fil Santé Jeunes : Tél. : 3224 52 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Centre Hospitalier- Centre de planification 51 rue du Commandant Derrien 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 69 60 60 Clinique d’Epernay 10 rue de la cote legris 51206 Epernay Cedex Tél : 03 26 59 61 61 Centre Hospitalier de Reims Centre de planification 45 rue Cognacq Jay 51100 Reims Tél : 03 26 78 78 56 Circonscription de la Solidarité Départementale 39 avenue du Colonel Moll 51300 Vitry-le-François Tél : 03 26 74 40 56 N° d’urgence Police Secours : 17 Pompiers : 18 (ou 112 d’un portable) SAMU : 15 Hébergement d’urgence : 115 Droit au logement CROUS 34 boulevard Henry Vasnier - BP 2751 51063 Reims Cedex Tél : 03 26 50 59 00 Fax : 03 26 50 59 29 Service logement Foyer des jeunes travailleurs NOEL 9 rue Noël 51100 REIMS Foyer des jeunes travailleurs 1 Faubourg st Antoine 51000 Châlons-en-Champagne Droit à l’allocation logement ou l’Aide Personnalisée au Logement Caisse d’allocations familiales : • Châlons-en-Champagne 64, rue Léon Bourgeois 51000 Châlons-en-Champagne, Accueil du lundi au jeudi (8h-17h) et vendredi (8h-16h) • Reims 202 rue des Capucins 51100 Reims Cedex Accueil du lundi au vendredi (9h-12h15 et 13h30-16h00) • Epernay 10 rue Chocatelle 51200 Epernay • Ste Ménehould Permanence le lundi au CCAS de Ste Ménehould 47 rue Chanzy 51800 Sainte Ménéhould • Vitry-le-François 24, rue Aristide Briand 51300 Vitry-le-François La possibilité d’un accompagnement social Conseil Général de la Marne 2 bis rue de Jessaint 51038 Châlons-en-Champagne Cedex Tél. : 03 26 69 51 51 www.marne.fr Circonscriptions de la Solidarité Départemental Reims C.S.D Porte Mars Tél. : 03.26.86.74.60 C.S.D Jadart Tél. : 03.26.86.74.69 C.S.D Europe Tél. : 03.26.86.77.60 C.S.D Ruisselet Tél. : 03.26.06.84.20 C.S.D Croix-Rouge Tél. : 03.26.06.84.10 C.S.D Pont de LaonTél. : 03.26.88.62.29 C.S.D Witry les Reims Tél. : 03.26.97.00.94 C.S.D Ste Ménéhould Tél. : 03.26.60.85.09 C.S.D Vitry-le-François Tél. : 03.26.74.40.56 C.S.D Sézanne Tél. : 03.26.80.51.49 C.S.D Fismes Tél. : 03.26.48.07.08 Services de Prévention Spécialisée S.D.P - Secteur de Reims Tél. : 03 26 86 74 55 Club de Prévention - Epernay Tél. : 03 26 54 99 90 A.C.C.P – Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 68 44 78 Renseignements auprès de la Mairie de votre lieu de résidence Le droit des personnes handicapées MDPH de la Marne 50 avenue du Gal PATTON Centre d’affaire Patton Entrée A – BP 60171 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 21 57 70 Fax :03 26 26 15 31 Mail : [email protected] Circonscription de la Solidarité Départementale de Châlons-en-Champagne C.S.D Rive Droite Tél. : 03.26.69.40.95 C.S.D Rive Gauche Tél. : 03.26.65.18.82 Circonscription de la Solidarité Départementale Epernay C.S.D Bachelin Tél. : 03.26.54.40.51 C.S.D Laudat Tél. : 03.26.55.65.33 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 53 Adresses utiles Lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances CAP Intégration Marne 5 place Paul Claudel 51100 Reims Tél. : 03 26 61 80 35 Déléguée du défenseur des droits 51 rue Patton 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 06 12 64 79.21 Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) 2 Place Quatre Fils Aymon 51000 Châlons-en-Champagne Tél : 03 26 65 05 00 Association d’Accompagnement Educatif de la Marne (AAEM) 23 rue Buirette 51100 Reims Tél. : 03 26 03 56 38 Mail : [email protected] Association Ex-Aequo 25 rue du Jard 51100 Reims Tél. : 03 26 86 52 56 Mail : [email protected] Association le mouvement d’action et de réflexion pour l’accueil et l’insertion sociale (LE MARS) • Châlons-en-Champagne 8 place de Verdun 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 03 26 22 68 83 Mail : [email protected] • Reims 19 rue du Jard 51100 Reims Tél. : 03 26 89 59 30 Mail : [email protected] CAP Emploi de la Marne 3 rue Daniel Berger 51100 Reims Tél. : 03 26 77 17 67 Mail : [email protected] 54 Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes Centre régional Etudes et Actions en faveur des personnes handicapées et inadaptées Cité Administrative Tirlet - Bâtiment 3 7 rue Charrière 51036 Châlons-en-Champagne Cedex Tél. : 03 26 68 35 71 Collectif interculturel d’Associations de Migrants (CIAM) 80 Boulevard Lundy 51100 Reims Tél. : 03 26 05 76 05 Commission pour l’égalité des chances et la citoyenneté (COPEC) 1 rue de Jessaint 51036 Châlons-en-Champagne cedex Tél. : 03 26 26 10 82 Ensemble pour l’insertion et la Solidarité Chemin Maire 51370 Saint Brice Courcelles Tél. : 03 26 04 54 71 Femmes Relais 51 80 boulevard Lundy - BP 368 51063 Reims Cedex Tél. : 03 26 83 16 61 Ligue des Droits de l’Homme Maison de la Vie Associative 122 bis rue du Barbâtre 51100 REIMS Tél. : 03 26 06 25 27 Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) • Section de Châlons-en-Champagne : Complexe Gérard Philipe 19 avenue du Général Sarrail 51000 Châlons-en-Champagne Tél. : 06 81 88 10 75 Mail : [email protected] • Section de Reims : Maison de la vie associative 122 bis rue du Barbâtre 51100 Reims Tél. : 06 87 94 40 50 Mail : [email protected] Mouvement pour l’Egalité et contre le Racisme (MER) 6 Square Lully 51200 Epernay Tél. : 03 26 54 60 81 Collectif de Lutte Antifasciste (CLA) Maison de la Vie Associative Boîte MVA 214-06 122 bis, rue du Barbâtre 51100 Reims Mail : [email protected] SOS Racisme Mail : [email protected] Union Nationale des Etudiants de France, UNEF 57, rue Pierre Taittinger 51100 REIMS Tél : 06 25 52 36 79 Mail : [email protected] Relais de services publics RSP Suippes 9 rue saint cloud 51600 Suippes 0326635449 [email protected] RSP de Cormicy 1 rue Désirée Masse 51220 Cormicy 03 26 50 72 90 [email protected] RSP de Dormans 3 rue du Maréchal Foch 51700 Dormans 03 26 59 18 70 [email protected] RSP de Loisy sur Marne 6 rue du Met Jacquet 51300 Loisy sur Marne 03 26 74 60 18 [email protected] RSP de Vertus 36 rue du 28 août 1944 - BP 115 51130 Vertus 03 26 52 69 46 [email protected] RSP de Pargny sur Saulx et Sermaize les Bains 1 antenne à Pargny sur Saulx et 1 antenne à Sermaize les Bains 03 26 73 76 35 (Pargny) et 03 26 74 68 39 (Sermaize) [email protected] RSP de Saint Rémy en Bouzemont 23 rue du Radet 51290 Saint Remy en Bouzemont 03 26 74 69 94 [email protected] Passeport Majorité - Droits et responsabilité des jeunes 55 Création : Concepto Studio - Reims CDAD de la Marne CS 60432 51036 Châlons-en-Champagne Cedex Tél. : 03 26 69 36 96 [email protected] www.CDAD-MARNE.fr