Ferme ou mas de plaine

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Ferme ou mas de plaine
Typo log ie :
Pays :
Ferme ou mas de plaine
France
CON TENU DE LA FICHE
Synthèse
Groupe analytique
Formes de la typologie
Inventaire des typologies du pays
Etat actuel de vitalité et conservation
Processus de transformation
Capacité pour être réhabilité
Lexique
SYNTHESE
Les f ermes ou mas isolés situés en terrain plat sont extrêmement nombreux dans les
régions de culture extensive, souvent f ertiles, qui s’étendent dans les plaines d’Aléria
et du Bas-Languedoc, les vallées du Rhône, de la Durance ou de l’Argens. Les
caractéristiques générales des constructions sont analogues, quelle que soit la f orme
de l’exploitation agricole. Généralement situées en milieu agricole dy namique, les
f ermes de plaine sont rarement abandonnées, sauf quand les terres sont en attente
d’urbanisation. Av ec la concentration des exploitations agricoles, de nombreuses
f ermes sont vendues et reconverties en résidences principales ou secondaires. La
réhabilitation des fermes, par les agriculteurs occupants, ou par les résidents
acquéreurs, s’améliore sensiblement depuis les années 1980, la valeur architecturale
du bâti rural traditionnel étant mieux reconnue. Toutef ois, le « cachet » de l’édif ice,
f ormé par l’accumulation des traces du temps, demeure insuffisamment préserv é.
GROUPE ANALY TIQUE DE LA TYPOLOGIE
Rural
Épars
Fixe
Év olutif
Permanent
« Debout »
Élev é / Moy en / bas
Compacte / complexe
(Milieu)
(Implantation)
(Caractère)
(Origine)
(Usage)
(Culture)
(Niveau économique)
(Morphologie)
FOR MES DE LA TYPOL OGIE
Faucon (Vaucluse)
Gordes (Vaucl use)
Le Cannet des Maures (Var)
Lour marin (Vauclus e)
Ste. C écile les Vignes (Vauclus e)
Courthéz on (Vaucl use)
INVENTAIRE DES TYPOLOGIES DU PAYS
Hôtel aristocratique ou demeure bourgeoise
Immeuble bourgeois
Immeuble populaire
Maison populaire
Ferme ou mas de plaine
Ferme ou mas de colline ou de montagne
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
1/6
Fer me o u mas de pl ain e
Usage/activité asso ciée
A l’origine, la f erme, siège d’exploitation
agricole, rassemble l’habitation de
l’exploitant (propriétaire, fermier ou
métay er), et parfois celle des ouv riers,
ainsi que les bâtiments d’élev age, de
stockage du matériel ou des récoltes, ou
de v inif ication.
Datation
Généralement postérieure au XVI° s. ;
dans les régions de culture intensiv e, un
grand nombre de f ermes sont du XIX° s.
Altitude
S’agissant de fermes situées sur terrain
plat, l’altitude est généralement f aible, à
l’exception des hautes vallées et des
plateaux (Canjuers : 1000 m ; monts de
Vaucluse : 800 m ; Valensole : 600 m).
Orientation
Le corps principal de bâtiment est
généralement implanté en longueur
d’est en ouest, av ec une f açade
principale orientée au sud, et parf ois un
bâtiment annexe adossé au nord,
f ormant tampon thermique protégeant
l’habitation des vents dominants.
Surface au sol
100 m2 à 800 m2
comprises).
(dépendances
Surface du logem ent
100 m2 à 500 m2 (logements annexes
compris).
Elévations
La f erme est implantée au milieu des
terres, en retrait de la route, parfois
reliée par une allée plantée ; dans les
régions de culture intensiv e, les
exploitations de petite surf ace sont
desserv ies par un réseau dense de
chemins ruraux : certaines fermes sont
parf ois implantées en bordure de v oie.
La plupart des fermes sont ouv ertes,
parf ois accompagnées de dépendances
implantées en prolongement ou en
retour. Dans certaines régions, ces
bâtiments annexes ont une certaine
importance : en plaine de Crau, où l’on
cultiv e le foin, de grands hangars
permettent le stockage du f ourrage ; la
viticulture du Bas-Languedoc et de la
v allée du Rhône se caractérise par la
présence de chais et de celliers, tandis
que l’élev age ovin de la plaine de Crau
ou de Haute-Prov ence s’accompagne
de grandes bergeries en annexe. Dans
l’arrière-pays, certaines f ermes sont
organisées autour d’une cour f ermée par
des murs ou des bâtiments annexes.
L’organisation
des
volumes
est
généralement la suivante : le corps
principal de bâtiment, comprenant
l’habitation de l’exploitant, à toiture à
deux
pentes
orientées
nord-sud,
s’accompagne de bâtiments de hauteur
moindre, dont le f aîte du toit à double
pente ou pente unique (appentis) est
accolé ou adossé au mur du corps
principal.
Les pièces de séjour et la cuisine sont
au rez-de-chaussée, reposant parf ois
sur des caves, et ouvrant quelquef ois
sur une terrasse ombragée ; les
chambres sont souv ent à l’étage, parfois
isolées de la toiture par des combles.
Souv ent, une partie du bâtiment
principal est occupée par des locaux
annexes.
Coupe
Schém a fonctionnel
En plaine, en v allée, ou sur les plateaux
de l’arrière-pay s ; en région isolée ou en
campagne densément peuplée, dans les
régions de maraîchage, sur la côte et à
la périphérie des v illes.
±0
Implantation
Tissu urbai n
Ma s d e l a v a ll é e d u Rh ôn e
( V a u c l u s e, Pr o v en c e - Al p e s - C ôt e d’ Az u r )
FOR MES DE LA TYPOL OGIE
Combles sur RC ou 1 étage (plus
combles parf ois), quelquef ois 2 étages
(plus combles parf ois).
+1
Nombre d’étages
Nombre de logements
1
logement
pour
l’exploitant ;
quelquef ois, 1 à 5 logements annexes
(séjour/chambre) pour les ouv riers.
1 f amille de l’exploitant (plusieurs
générations) ; les ouv riers sont hébergés
seuls ou en famille.
+2
Nombre de familles
Nombre mo yen d e m embres par f amille
2 à 8 (exploitant) – 1 à 6 (ouvrier)
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
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Fer me o u mas de pl ain e
Usage/activité asso ciée
A l’origine, la f erme, siège d’exploitation
agricole, rassemble l’habitation de
l’exploitant (propriétaire, fermier ou
métay er), et parfois celle des ouv riers,
ainsi que les bâtiments d’élev age, de
stockage du matériel ou des récoltes, ou
de v inif ication.
Datation
Généralement postérieure au XVI° s. ;
dans les régions de culture intensiv e, un
grand nombre de f ermes sont du XIX° s.
Altitude
S’agissant de fermes situées sur terrain
plat, l’altitude est généralement f aible, à
l’exception des hautes vallées et des
plateaux (Canjuers : 1000 m ; monts de
Vaucluse : 800 m ; Valensole : 600 m).
Orientation
Le corps principal de bâtiment est
généralement implanté en longueur
d’est en ouest, av ec une f açade
principale orientée au sud, et parf ois un
bâtiment annexe adossé au nord,
f ormant tampon thermique protégeant
l’habitation des vents dominants.
L'exemple ici représenté est une
construction étirée d’est en ouest avec
f açade principale orientée au sud ;
habitations à l’ouest et dépendances à
l’est.
Surface au sol
100 m2 à 800 m2
comprises).
(dépendances
Surface du logem ent
Elévations
La f erme est implantée au milieu des
terres, en retrait de la route, parfois
reliée par une allée plantée ; dans les
régions de culture intensiv e, les
exploitations de petite surf ace sont
desserv ies par un réseau dense de
chemins ruraux : certaines fermes sont
parf ois implantées en bordure de v oie.
La plupart des fermes sont ouv ertes,
parf ois accompagnées de dépendances
implantées en prolongement ou en
retour. Dans certaines régions, ces
bâtiments annexes ont une certaine
importance : en plaine de Crau, où l’on
cultiv e le foin, de grands hangars
permettent le stockage du f ourrage ; la
viticulture du Bas-Languedoc et de la
v allée du Rhône se caractérise par la
présence de chais et de celliers, tandis
que l’élev age ovin de la plaine de Crau
ou de Haute-Prov ence s’accompagne
de grandes bergeries en annexe. Dans
l’arrière-pays, certaines f ermes sont
organisées autour d’une cour f ermée par
des murs ou des bâtiments annexes.
L’organisation
des
volumes
est
généralement la suivante : le corps
principal de bâtiment, comprenant
l’habitation de l’exploitant, à toiture à
deux
pentes
orientées
nord-sud,
s’accompagne de bâtiments de hauteur
moindre, dont le f aîte du toit à double
pente ou pente unique (appentis) est
accolé ou adossé au mur du corps
principal.
Les pièces de séjour et la cuisine sont
au rez-de-chaussée, reposant parf ois
sur des caves, et ouvrant quelquef ois
sur une terrasse ombragée ; les
chambres sont souv ent à l’étage, parfois
isolées de la toiture par des combles.
Souv ent, une partie du bâtiment
principal est occupée par des locaux
annexes.
Coupe
Schém a fonctionnel
En plaine, en v allée, ou sur les plateaux
de l’arrière-pay s ; en région isolée ou en
campagne densément peuplée, dans les
régions de maraîchage, sur la côte et à
la périphérie des v illes.
±0
Implantation
Tissu urbai n
G r a n d m a s d e l a p l ai n e du C o m t a t
( V a u c l u s e, Pr o v en c e - Al p e s - C ôt e d’ Az u r )
FOR MES DE LA TYPOL OGIE
100 m2 à 500 m2 (logements annexes
compris).
Nombre d’étages
+1
Combles sur RC ou 1 étage (plus
combles parf ois), quelquef ois 2 étages
(plus combles parf ois).
Nombre de logements
1
logement
pour
l’exploitant ;
quelquef ois, 1 à 5 logements annexes
(séjour/chambre) pour les ouv riers.
Nombre de familles
Nombre mo yen d e m embres par f amille
2 à 8 (exploitant) – 1 à 6 (ouvrier)
+2
1 f amille de l’exploitant (plusieurs
générations) ; les ouv riers sont hébergés
seuls ou en famille.
Projet de réhabilitation de ce mas dans
la page 5.
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
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Fer me o u mas de pl ain e
Murs
Maçonnerie de moellons de calcaire hourdés au mortier de chaux et de sable (ou
autres : schiste dans les Maures, l’Estérel ou en Corse orientale, granit en Corse
orientale, brique pleine en Roussillon, porphyre dans les Maures ou l’Estérel, galets
en Roussillon, en plaine de Crau ou sur le plateau de Valensole, pisé dans les
basses v allées de l’Isère et de la Durance…) – Pierre de taille calcaire tendre (ou
semi-dure), autour de la basse vallée du Rhône, appareillée sur toute l’épaisseur
du mur ou en parement extérieur, sur l’ensemble des murs ou sur les façades
principales.
Cheval-Blanc (Vaucluse)
Ossature
Structure en maçonnerie (murs extérieurs et murs ref ends) – Planchers en poutres
et solives de bois parfois assemblés à la française, en enture, en diagonale, sur
arcs ou sur v oûtains ; plancher de rez-de-chaussée sur cav e év entuelle en bois ou
en v oûte maçonnée (en berceau ou d’arête).
Couverture
Charpente à pannes et chevrons de bois (forme triangulée ou en empilage) –
Toiture à deux, trois ou quatre pentes à arêtes et noues év entuelles (jonction de
deux pans) – Couv erture de tuiles rondes d’argile cuite posées sur deux couches
(lauzes de schiste dans la plaine orientale de Corse).
Revêtements de finition
Moellons hourdés à joints garnis de mortier de chaux à pierres v ues – Enduit de
mortier de sable et de chaux à finition lissée ou grossière (jetée), parf ois revêtu
d’une peinture à la chaux – Façades à modénature peinte, ou parfois en relief
(pierre de taille ou mortier), quelquefois rev êtue d’une patine ou d’une eau forte à la
chaux teintée.
Moulès et Bauc els (Hérault)
Ouvertures et saillies en façade
Portes et fenêtres réparties sans composition particulière, ou parfois superposées
selon des axes verticaux, ou quelquef ois ordonnancées (alignements v erticaux et
horizontaux) en façade principale. En f açade arrière (souvent orientée au nord), les
ouv ertures réduites sont généralement disposées sans souci de composition – Les
portes-f enêtres et les balcons sont assez rares.
Systèm es traditionnels de conditionnement de l’air
Chauff age au bois par cheminées, souv ent superposées aux différents étages et
reliées à des conduits communs. La v entilation est assurée par courant d’air entre
pièces aux fenêtres ouvertes sur différents côtés : volets ouverts ou semi-ouv erts,
persiennes fermées.
St. Satur nin-les-Apt (Vaucl use)
Systèm es d’approvisionnem ent en eau potable
Actuellement, la plupart des fermes sont raccordées au réseau de distribution
urbain. A l’origine, les fermes étaient alimentés par des puits ou des canalisations
prov enant de sources priv ées.
Systèm es d’évacu ation des eaux u sées
Une f osse septique individuelle assure l’épuration des eaux usées. Certaines
constructions, en agglomération, sont raccordées au réseau public
d’assainissement dont toutes les villes sont équipées. A l’origine, les eaux étaient
drainées v ers des égouts à ciel ouvert, quand il n’existait pas de fosse septique.
Goult (Vauclus e)
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
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Fer me o u mas de pl ain e
PROCESSUS DE TRANSFORMA TION
Exist ant : Grande exploitati on agricole
(fourrage,
arboriculture,
maraîc hage)
comprenant habitati on de maître, logement
des fermiers, granges , remises et éc uries.
Projet : Reconversion en restaurant de
prestige, sans modification du volume et de la
structure ;
possi bilité
d’ aménagement
ultérieur de c hambres (hôtel) dans les
dépendances.
Elévations
La plupart de ces constructions isolées ont vu le jour après le XVI° siècle, lorsque
les Guerres de Religion se sont éteintes, et que les communautés v illageoises se
sont déployées hors les murs, les temps étant devenus plus sûrs. La chute de
l’Ancien Régime en 1789 a permis à de nombreux paysans de devenir propriétaires
terriens. Cela s’est traduit par la construction d’innombrables f ermes durant le XIX°
siècle, notamment dans les régions de v iticulture et de maraîchage, extrêmement
prospères à cette époque. L’état de v italité et de conservation dépend
principalement de la dy namique socio-économique du lieu, ainsi que des moyens
des propriétaires. La plupart des fermes et mas de plaine sont situés dans des
régions où l’agriculture se maintient. Dans les régions les plus dév eloppées, et
notamment à proximité des v illes, une pression f oncière soutenue s’exerce, tant
pour l’urbanisation des terres agricoles (inf rastructures, lotissements, zones
d’activ ités…), que pour l’aménagement de f ermes en résidences principales ou
secondaires. Quelle que soit leur situation, les f ermes de plaine abandonnées sont
rares, à la différence des cabanons des champs, qui n’ont plus de fonction, et dont
les dimensions sont trop petites pour leur reconv ersion en habitation dans les
zones à v ocation agricole au titre des plans d’urbanisme. Certaines f ermes de
plaine sont dégradées par défaut d’entretien, en raison des faibles ressources de
leurs propriétaires, qui sont souvent des agriculteurs âgés, ou quand celles-ci sont
occupées par des ouvriers agricoles dont le confort n’est pas le souci principal des
propriétaires. L’amélioration du confort des agriculteurs, quand la ferme demeure le
siège d’exploitation, ou l’aménagement en résidence principale ou secondaire,
quand la f erme est détachée de l’exploitation et v endue, sont l’occasion de trav aux
de réhabilitation parf ois lourds, qui peuvent se traduire par une altération du
caractère architectural. Les dégradations les plus lourdes ont été opérées entre les
années 1950 et les années 1980. Depuis, une prise de conscience de la v aleur
architecturale de ce patrimoine rural s’est généralisée auprès des maîtres
d’ouv rage et des entreprises : la réhabilitation est dorénav ant plus respectueuse de
l’identité d’origine des constructions, bien que certains dommages soient à
déplorer, notamment dans le cas du remplacement des planchers et des
menuiseries.
Projet de réhabilitation : Gr and mas de la
plaine du Comtat (Vaucluse, ProvenceAlpes-Côte d’Azur) accompagné d’un
jardin à la française (lab yrinthe de buis et
bassin).
±0
ETA T AC TUEL DE VITALI TE E T C ONSERVATI ON
Effet / Cause
Transformations t ypologiqu es
 Volume
 Façad es
• Dans le cas d’une reconversion de dépendances agricoles en habitation, ou de
la réhabilitation de l’habitation d’origine, on assiste à la création de nouv elles
ouv ertures qui ignorent parfois la composition d’origine des façades : portesf enêtres sur séjour, cuisine ou chambre, larges baies horizontales longeant
l’év ier de la cuisine. La réhabilitation comprend souv ent la réf ection des f açades.
Si entre 1920 et 1940, l’application d’un enduit à la tyrolienne teinté
s’accompagnait souvent d’un traitement architectural de sty le « Art Déco »,
durant les années 1950 à 1980, on a surtout assisté à des réf ections totales au
mortier de ciment blanc taloché ou crépi à la branche de cy près, qui se sont
accompagnées de la disparition totale de la modénature d’origine. De nos jours,
on assiste quelquef ois au piquage des enduits, laissant apparaître la pierre,
sans tenir compte du caractère de la f açade, notamment lorsque celle-ci est
constituée d’une maçonnerie mixte (modénature en pierre de taille et moellons
en remplissage). Parf ois, les joints de hourdage sont regarnis à l’aide d’un
mortier en rupture de teinte av ec la maçonnerie. Dans la plupart des cas, les
enduits sont ref aits au mortier teinté en masse s’accompagnant de la disparition
du décor peint (chaînes, bandeaux, encadrements…) ; quelquefois, l’application
de l’enduit laisse apparaître des éléments de pierre grossièrement taillés
(chaînes d’angle, encadrements) qui ne sont pas destinés à être à nu.
Inf luencée par la mode des ocres et de la couleur, la teinte des enduits est
parf ois en rupture av ec l’environnement paysager, à la différence des mortiers
traditionnels, préparés avec des sables locaux.
 Elém ents de fermeture
• Les f ermetures sont parf ois changées, même dans le cas où les ouvertures sont
conserv ées. La recherche d’un moindre entretien (peinture) et d’une meilleure
isolation (étanchéité à l’air) amène de nombreux propriétaires à remplacer les
portes et fenêtres de bois par des menuiseries en aluminium anodisé ou laqué,
+1
Le v olume ne subit pas de modif ication importante, à l’exception dans certains
cas, où la toiture est partiellement év entrée, pour ouvrir les pièces d’étage sur
une terrasse.
+2
•
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
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Fer me o u mas de pl ain e
et surtout en PVC, depuis les années 1990 ; ces menuiseries s’accompagnent souv ent d’un double vitrage pour une meilleure
isolation thermique et acoustique. Alors que les v olets de bois peint sont conserv és dans la plupart des cas, les f enêtres et les
portes-f enêtres qui n’en sont pas dotées sont parfois munies de v olets roulants ; à la différence des persiennes, ces volets ne
permettent pas une bonne ventilation lorsqu’ils sont fermés, et ne filtrent pas le ray onnement solaire.
 Structure
• Dans le cas de réhabilitations lourdes, souv ent excessives et mal gérées, les planchers sont refaits en béton armé, tandis que
la charpente est parfois remplacée.
 Organisation spatiale
• Si auparav ant, la réhabilitation des fermes s’accompagnait rarement d’une modif ication de la distribution intérieure, depuis les
années 1970 principalement, les agriculteurs (souvent jeunes exploitants) où les acquéreurs s’y installant, engagent des
trav aux plus lourds, en redéf inissant les dimensions et les fonctions des différentes pièces. Le salon, pièce principale, est
agrandi ou installé dans un ancien local agricole : son aménagement nécessite parf ois l’abattage d’une cloison ou d’un mur
maître ; la cuisine est agrandie, ouv rant souv ent directement sur le salon. Les chambres, dotées de salles d’eau
supplémentaires, sont parfois gagnées sur les combles. Dans le cas d’aménagement d’un gîte rural ou de chambres d’hôtes
en annexe, les dépendances agricoles sont souv ent utilisées en reconversion. Qu’il s’agisse d’une résidence principale ou
secondaire, la réhabilitation d’une ferme s’accompagne parfois de l’aménagement d’une piscine et de locaux pour le jardin.
Changement d’usage



Quand la f erme demeure le siège d’une exploitation agricole, il arrive que son propriétaire (souvent jeune agriculteur)
agrandisse son logement en récupérant des locaux annexes sans usage, notamment dans le cas où l’exploitation regroupe
plusieurs fermes, ou quand un nouveau hangar agricole, plus grand et plus f onctionnel, a été construit. Les v iticulteurs
pratiquant la v ente directe de vin, de plus en plus nombreux, aménagent parfois des caveaux de dégustation dans les
dépendances, notamment dans les régions touristiques.
Quand la f erme a perdu sa vocation agricole, son occupation en résidence principale ou secondaire dépend de sa
localisation, par rapport aux v illes et aux bassins d’emploi.
Pour off rir des rev enus d’appoint aux agriculteurs et aux résidents, l’aménagement d’une partie des bâtiments en chambres
d’hôtes ou en gîte rural se développe principalement depuis les années 1980. A proximité des v illes et dans les régions
touristiques, certaines f ermes f ont l’objet d’une reconversion en bureaux, hôtels, restaurants, centres de loisirs (clubs
d’équitation), notamment quand les lieux présentent un certain caractère.
Changement dans l’utilisation des m atériau x et d es techniques de construction
 Utilisés, vivants
 Peu utilisés, en d éclin
• Modénature en pierre taillée et patine à la chaux ou eau f orte sur parement en pierre taillée.
 N’étant plus utilisés
• Couv erture de tuiles rondes sur carreaux de terre cuite.
 Nouvelles in corporations
• Planchers en hourdis et poutrelles en béton armé – Planchers en chapes de béton sur pouzzolane, Vermiculite sur plancher
existant – Dalles flottantes en panneaux de plâtre sur plancher existant. Cloisons intérieures en panneaux de plâtre.
Menuiseries en aluminium ou en PVC – Volets roulants en aluminium ou en PVC – Fenêtres à double v itrage – Fenêtres à
grand v itrage.
CAPACITE POUR E TRE REHABILI TE
Asp ects d e la t ypologie
Notation de 0 (très mauvaise) à 10 (exc ellente)
•
•
•
6 (2-10 selon les c as)
8
8
Capacité pour être vendue ou louée sur le marché immobilier
Capacité pour s’adapter aux exigences f amiliales et sociales actuelles
Capacité pour s’adapter aux exigences de conf ort actuel
Notation de 0 (insignifi ante) à 10 (très grande)
•
•
•
2
2
6
Difficulté technique pour la réhabiliter
Difficulté administrativ e pour la réhabiliter
Difficulté budgétaire (coût très élev é) pour la réhabiliter
Barrièr es qui empêchent/provoquent que l’usager ne décid e pas de r éhabiliter
Notation de 0 (ne représ ente pas une barrière) à 10 (représ ente une très i mportante barrière)
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
•
2
4
5 (2-8 s elon l es cas)
2
6
8
2
2
6
2
5 (2-8 s elon l es cas)
2
4
4
Difficultés administratives
Difficultés techniques importantes
Dégradation irréversible du bâti
Catalogage/protection du bâtiment
Coût important réhabilitation
Absence d’aides économiques/subv entions
Coût du projet et des autorisations
Statut du bâti/location
Inf lation prix immobiliers
Dégradation sociale (délinquance,...)
Dégradation environnementale (absence inf rastructures minimales,...)
Désir de changer ce bâti pour du bâti moderne
Manque de sensibilisation/v alorisation de la part des usagers
N’est pas jugé nécessaire (par l’usager)
LEXIQUE
•
Mas (du latin mansu m, chose demeurée) : Maison de campagne, ferme du Midi de la France.
Création de la fiche :
23/02/01
Dernière modification de la fiche :
Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres.
03/05/01
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