Ferme ou mas de plaine
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Ferme ou mas de plaine
Typo log ie : Pays : Ferme ou mas de plaine France CON TENU DE LA FICHE Synthèse Groupe analytique Formes de la typologie Inventaire des typologies du pays Etat actuel de vitalité et conservation Processus de transformation Capacité pour être réhabilité Lexique SYNTHESE Les f ermes ou mas isolés situés en terrain plat sont extrêmement nombreux dans les régions de culture extensive, souvent f ertiles, qui s’étendent dans les plaines d’Aléria et du Bas-Languedoc, les vallées du Rhône, de la Durance ou de l’Argens. Les caractéristiques générales des constructions sont analogues, quelle que soit la f orme de l’exploitation agricole. Généralement situées en milieu agricole dy namique, les f ermes de plaine sont rarement abandonnées, sauf quand les terres sont en attente d’urbanisation. Av ec la concentration des exploitations agricoles, de nombreuses f ermes sont vendues et reconverties en résidences principales ou secondaires. La réhabilitation des fermes, par les agriculteurs occupants, ou par les résidents acquéreurs, s’améliore sensiblement depuis les années 1980, la valeur architecturale du bâti rural traditionnel étant mieux reconnue. Toutef ois, le « cachet » de l’édif ice, f ormé par l’accumulation des traces du temps, demeure insuffisamment préserv é. GROUPE ANALY TIQUE DE LA TYPOLOGIE Rural Épars Fixe Év olutif Permanent « Debout » Élev é / Moy en / bas Compacte / complexe (Milieu) (Implantation) (Caractère) (Origine) (Usage) (Culture) (Niveau économique) (Morphologie) FOR MES DE LA TYPOL OGIE Faucon (Vaucluse) Gordes (Vaucl use) Le Cannet des Maures (Var) Lour marin (Vauclus e) Ste. C écile les Vignes (Vauclus e) Courthéz on (Vaucl use) INVENTAIRE DES TYPOLOGIES DU PAYS Hôtel aristocratique ou demeure bourgeoise Immeuble bourgeois Immeuble populaire Maison populaire Ferme ou mas de plaine Ferme ou mas de colline ou de montagne Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 1/6 Fer me o u mas de pl ain e Usage/activité asso ciée A l’origine, la f erme, siège d’exploitation agricole, rassemble l’habitation de l’exploitant (propriétaire, fermier ou métay er), et parfois celle des ouv riers, ainsi que les bâtiments d’élev age, de stockage du matériel ou des récoltes, ou de v inif ication. Datation Généralement postérieure au XVI° s. ; dans les régions de culture intensiv e, un grand nombre de f ermes sont du XIX° s. Altitude S’agissant de fermes situées sur terrain plat, l’altitude est généralement f aible, à l’exception des hautes vallées et des plateaux (Canjuers : 1000 m ; monts de Vaucluse : 800 m ; Valensole : 600 m). Orientation Le corps principal de bâtiment est généralement implanté en longueur d’est en ouest, av ec une f açade principale orientée au sud, et parf ois un bâtiment annexe adossé au nord, f ormant tampon thermique protégeant l’habitation des vents dominants. Surface au sol 100 m2 à 800 m2 comprises). (dépendances Surface du logem ent 100 m2 à 500 m2 (logements annexes compris). Elévations La f erme est implantée au milieu des terres, en retrait de la route, parfois reliée par une allée plantée ; dans les régions de culture intensiv e, les exploitations de petite surf ace sont desserv ies par un réseau dense de chemins ruraux : certaines fermes sont parf ois implantées en bordure de v oie. La plupart des fermes sont ouv ertes, parf ois accompagnées de dépendances implantées en prolongement ou en retour. Dans certaines régions, ces bâtiments annexes ont une certaine importance : en plaine de Crau, où l’on cultiv e le foin, de grands hangars permettent le stockage du f ourrage ; la viticulture du Bas-Languedoc et de la v allée du Rhône se caractérise par la présence de chais et de celliers, tandis que l’élev age ovin de la plaine de Crau ou de Haute-Prov ence s’accompagne de grandes bergeries en annexe. Dans l’arrière-pays, certaines f ermes sont organisées autour d’une cour f ermée par des murs ou des bâtiments annexes. L’organisation des volumes est généralement la suivante : le corps principal de bâtiment, comprenant l’habitation de l’exploitant, à toiture à deux pentes orientées nord-sud, s’accompagne de bâtiments de hauteur moindre, dont le f aîte du toit à double pente ou pente unique (appentis) est accolé ou adossé au mur du corps principal. Les pièces de séjour et la cuisine sont au rez-de-chaussée, reposant parf ois sur des caves, et ouvrant quelquef ois sur une terrasse ombragée ; les chambres sont souv ent à l’étage, parfois isolées de la toiture par des combles. Souv ent, une partie du bâtiment principal est occupée par des locaux annexes. Coupe Schém a fonctionnel En plaine, en v allée, ou sur les plateaux de l’arrière-pay s ; en région isolée ou en campagne densément peuplée, dans les régions de maraîchage, sur la côte et à la périphérie des v illes. ±0 Implantation Tissu urbai n Ma s d e l a v a ll é e d u Rh ôn e ( V a u c l u s e, Pr o v en c e - Al p e s - C ôt e d’ Az u r ) FOR MES DE LA TYPOL OGIE Combles sur RC ou 1 étage (plus combles parf ois), quelquef ois 2 étages (plus combles parf ois). +1 Nombre d’étages Nombre de logements 1 logement pour l’exploitant ; quelquef ois, 1 à 5 logements annexes (séjour/chambre) pour les ouv riers. 1 f amille de l’exploitant (plusieurs générations) ; les ouv riers sont hébergés seuls ou en famille. +2 Nombre de familles Nombre mo yen d e m embres par f amille 2 à 8 (exploitant) – 1 à 6 (ouvrier) Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 2/6 Fer me o u mas de pl ain e Usage/activité asso ciée A l’origine, la f erme, siège d’exploitation agricole, rassemble l’habitation de l’exploitant (propriétaire, fermier ou métay er), et parfois celle des ouv riers, ainsi que les bâtiments d’élev age, de stockage du matériel ou des récoltes, ou de v inif ication. Datation Généralement postérieure au XVI° s. ; dans les régions de culture intensiv e, un grand nombre de f ermes sont du XIX° s. Altitude S’agissant de fermes situées sur terrain plat, l’altitude est généralement f aible, à l’exception des hautes vallées et des plateaux (Canjuers : 1000 m ; monts de Vaucluse : 800 m ; Valensole : 600 m). Orientation Le corps principal de bâtiment est généralement implanté en longueur d’est en ouest, av ec une f açade principale orientée au sud, et parf ois un bâtiment annexe adossé au nord, f ormant tampon thermique protégeant l’habitation des vents dominants. L'exemple ici représenté est une construction étirée d’est en ouest avec f açade principale orientée au sud ; habitations à l’ouest et dépendances à l’est. Surface au sol 100 m2 à 800 m2 comprises). (dépendances Surface du logem ent Elévations La f erme est implantée au milieu des terres, en retrait de la route, parfois reliée par une allée plantée ; dans les régions de culture intensiv e, les exploitations de petite surf ace sont desserv ies par un réseau dense de chemins ruraux : certaines fermes sont parf ois implantées en bordure de v oie. La plupart des fermes sont ouv ertes, parf ois accompagnées de dépendances implantées en prolongement ou en retour. Dans certaines régions, ces bâtiments annexes ont une certaine importance : en plaine de Crau, où l’on cultiv e le foin, de grands hangars permettent le stockage du f ourrage ; la viticulture du Bas-Languedoc et de la v allée du Rhône se caractérise par la présence de chais et de celliers, tandis que l’élev age ovin de la plaine de Crau ou de Haute-Prov ence s’accompagne de grandes bergeries en annexe. Dans l’arrière-pays, certaines f ermes sont organisées autour d’une cour f ermée par des murs ou des bâtiments annexes. L’organisation des volumes est généralement la suivante : le corps principal de bâtiment, comprenant l’habitation de l’exploitant, à toiture à deux pentes orientées nord-sud, s’accompagne de bâtiments de hauteur moindre, dont le f aîte du toit à double pente ou pente unique (appentis) est accolé ou adossé au mur du corps principal. Les pièces de séjour et la cuisine sont au rez-de-chaussée, reposant parf ois sur des caves, et ouvrant quelquef ois sur une terrasse ombragée ; les chambres sont souv ent à l’étage, parfois isolées de la toiture par des combles. Souv ent, une partie du bâtiment principal est occupée par des locaux annexes. Coupe Schém a fonctionnel En plaine, en v allée, ou sur les plateaux de l’arrière-pay s ; en région isolée ou en campagne densément peuplée, dans les régions de maraîchage, sur la côte et à la périphérie des v illes. ±0 Implantation Tissu urbai n G r a n d m a s d e l a p l ai n e du C o m t a t ( V a u c l u s e, Pr o v en c e - Al p e s - C ôt e d’ Az u r ) FOR MES DE LA TYPOL OGIE 100 m2 à 500 m2 (logements annexes compris). Nombre d’étages +1 Combles sur RC ou 1 étage (plus combles parf ois), quelquef ois 2 étages (plus combles parf ois). Nombre de logements 1 logement pour l’exploitant ; quelquef ois, 1 à 5 logements annexes (séjour/chambre) pour les ouv riers. Nombre de familles Nombre mo yen d e m embres par f amille 2 à 8 (exploitant) – 1 à 6 (ouvrier) +2 1 f amille de l’exploitant (plusieurs générations) ; les ouv riers sont hébergés seuls ou en famille. Projet de réhabilitation de ce mas dans la page 5. Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 3/6 Fer me o u mas de pl ain e Murs Maçonnerie de moellons de calcaire hourdés au mortier de chaux et de sable (ou autres : schiste dans les Maures, l’Estérel ou en Corse orientale, granit en Corse orientale, brique pleine en Roussillon, porphyre dans les Maures ou l’Estérel, galets en Roussillon, en plaine de Crau ou sur le plateau de Valensole, pisé dans les basses v allées de l’Isère et de la Durance…) – Pierre de taille calcaire tendre (ou semi-dure), autour de la basse vallée du Rhône, appareillée sur toute l’épaisseur du mur ou en parement extérieur, sur l’ensemble des murs ou sur les façades principales. Cheval-Blanc (Vaucluse) Ossature Structure en maçonnerie (murs extérieurs et murs ref ends) – Planchers en poutres et solives de bois parfois assemblés à la française, en enture, en diagonale, sur arcs ou sur v oûtains ; plancher de rez-de-chaussée sur cav e év entuelle en bois ou en v oûte maçonnée (en berceau ou d’arête). Couverture Charpente à pannes et chevrons de bois (forme triangulée ou en empilage) – Toiture à deux, trois ou quatre pentes à arêtes et noues év entuelles (jonction de deux pans) – Couv erture de tuiles rondes d’argile cuite posées sur deux couches (lauzes de schiste dans la plaine orientale de Corse). Revêtements de finition Moellons hourdés à joints garnis de mortier de chaux à pierres v ues – Enduit de mortier de sable et de chaux à finition lissée ou grossière (jetée), parf ois revêtu d’une peinture à la chaux – Façades à modénature peinte, ou parfois en relief (pierre de taille ou mortier), quelquefois rev êtue d’une patine ou d’une eau forte à la chaux teintée. Moulès et Bauc els (Hérault) Ouvertures et saillies en façade Portes et fenêtres réparties sans composition particulière, ou parfois superposées selon des axes verticaux, ou quelquef ois ordonnancées (alignements v erticaux et horizontaux) en façade principale. En f açade arrière (souvent orientée au nord), les ouv ertures réduites sont généralement disposées sans souci de composition – Les portes-f enêtres et les balcons sont assez rares. Systèm es traditionnels de conditionnement de l’air Chauff age au bois par cheminées, souv ent superposées aux différents étages et reliées à des conduits communs. La v entilation est assurée par courant d’air entre pièces aux fenêtres ouvertes sur différents côtés : volets ouverts ou semi-ouv erts, persiennes fermées. St. Satur nin-les-Apt (Vaucl use) Systèm es d’approvisionnem ent en eau potable Actuellement, la plupart des fermes sont raccordées au réseau de distribution urbain. A l’origine, les fermes étaient alimentés par des puits ou des canalisations prov enant de sources priv ées. Systèm es d’évacu ation des eaux u sées Une f osse septique individuelle assure l’épuration des eaux usées. Certaines constructions, en agglomération, sont raccordées au réseau public d’assainissement dont toutes les villes sont équipées. A l’origine, les eaux étaient drainées v ers des égouts à ciel ouvert, quand il n’existait pas de fosse septique. Goult (Vauclus e) Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 4/6 Fer me o u mas de pl ain e PROCESSUS DE TRANSFORMA TION Exist ant : Grande exploitati on agricole (fourrage, arboriculture, maraîc hage) comprenant habitati on de maître, logement des fermiers, granges , remises et éc uries. Projet : Reconversion en restaurant de prestige, sans modification du volume et de la structure ; possi bilité d’ aménagement ultérieur de c hambres (hôtel) dans les dépendances. Elévations La plupart de ces constructions isolées ont vu le jour après le XVI° siècle, lorsque les Guerres de Religion se sont éteintes, et que les communautés v illageoises se sont déployées hors les murs, les temps étant devenus plus sûrs. La chute de l’Ancien Régime en 1789 a permis à de nombreux paysans de devenir propriétaires terriens. Cela s’est traduit par la construction d’innombrables f ermes durant le XIX° siècle, notamment dans les régions de v iticulture et de maraîchage, extrêmement prospères à cette époque. L’état de v italité et de conservation dépend principalement de la dy namique socio-économique du lieu, ainsi que des moyens des propriétaires. La plupart des fermes et mas de plaine sont situés dans des régions où l’agriculture se maintient. Dans les régions les plus dév eloppées, et notamment à proximité des v illes, une pression f oncière soutenue s’exerce, tant pour l’urbanisation des terres agricoles (inf rastructures, lotissements, zones d’activ ités…), que pour l’aménagement de f ermes en résidences principales ou secondaires. Quelle que soit leur situation, les f ermes de plaine abandonnées sont rares, à la différence des cabanons des champs, qui n’ont plus de fonction, et dont les dimensions sont trop petites pour leur reconv ersion en habitation dans les zones à v ocation agricole au titre des plans d’urbanisme. Certaines f ermes de plaine sont dégradées par défaut d’entretien, en raison des faibles ressources de leurs propriétaires, qui sont souvent des agriculteurs âgés, ou quand celles-ci sont occupées par des ouvriers agricoles dont le confort n’est pas le souci principal des propriétaires. L’amélioration du confort des agriculteurs, quand la ferme demeure le siège d’exploitation, ou l’aménagement en résidence principale ou secondaire, quand la f erme est détachée de l’exploitation et v endue, sont l’occasion de trav aux de réhabilitation parf ois lourds, qui peuvent se traduire par une altération du caractère architectural. Les dégradations les plus lourdes ont été opérées entre les années 1950 et les années 1980. Depuis, une prise de conscience de la v aleur architecturale de ce patrimoine rural s’est généralisée auprès des maîtres d’ouv rage et des entreprises : la réhabilitation est dorénav ant plus respectueuse de l’identité d’origine des constructions, bien que certains dommages soient à déplorer, notamment dans le cas du remplacement des planchers et des menuiseries. Projet de réhabilitation : Gr and mas de la plaine du Comtat (Vaucluse, ProvenceAlpes-Côte d’Azur) accompagné d’un jardin à la française (lab yrinthe de buis et bassin). ±0 ETA T AC TUEL DE VITALI TE E T C ONSERVATI ON Effet / Cause Transformations t ypologiqu es Volume Façad es • Dans le cas d’une reconversion de dépendances agricoles en habitation, ou de la réhabilitation de l’habitation d’origine, on assiste à la création de nouv elles ouv ertures qui ignorent parfois la composition d’origine des façades : portesf enêtres sur séjour, cuisine ou chambre, larges baies horizontales longeant l’év ier de la cuisine. La réhabilitation comprend souv ent la réf ection des f açades. Si entre 1920 et 1940, l’application d’un enduit à la tyrolienne teinté s’accompagnait souvent d’un traitement architectural de sty le « Art Déco », durant les années 1950 à 1980, on a surtout assisté à des réf ections totales au mortier de ciment blanc taloché ou crépi à la branche de cy près, qui se sont accompagnées de la disparition totale de la modénature d’origine. De nos jours, on assiste quelquef ois au piquage des enduits, laissant apparaître la pierre, sans tenir compte du caractère de la f açade, notamment lorsque celle-ci est constituée d’une maçonnerie mixte (modénature en pierre de taille et moellons en remplissage). Parf ois, les joints de hourdage sont regarnis à l’aide d’un mortier en rupture de teinte av ec la maçonnerie. Dans la plupart des cas, les enduits sont ref aits au mortier teinté en masse s’accompagnant de la disparition du décor peint (chaînes, bandeaux, encadrements…) ; quelquefois, l’application de l’enduit laisse apparaître des éléments de pierre grossièrement taillés (chaînes d’angle, encadrements) qui ne sont pas destinés à être à nu. Inf luencée par la mode des ocres et de la couleur, la teinte des enduits est parf ois en rupture av ec l’environnement paysager, à la différence des mortiers traditionnels, préparés avec des sables locaux. Elém ents de fermeture • Les f ermetures sont parf ois changées, même dans le cas où les ouvertures sont conserv ées. La recherche d’un moindre entretien (peinture) et d’une meilleure isolation (étanchéité à l’air) amène de nombreux propriétaires à remplacer les portes et fenêtres de bois par des menuiseries en aluminium anodisé ou laqué, +1 Le v olume ne subit pas de modif ication importante, à l’exception dans certains cas, où la toiture est partiellement év entrée, pour ouvrir les pièces d’étage sur une terrasse. +2 • Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 5/6 Fer me o u mas de pl ain e et surtout en PVC, depuis les années 1990 ; ces menuiseries s’accompagnent souv ent d’un double vitrage pour une meilleure isolation thermique et acoustique. Alors que les v olets de bois peint sont conserv és dans la plupart des cas, les f enêtres et les portes-f enêtres qui n’en sont pas dotées sont parfois munies de v olets roulants ; à la différence des persiennes, ces volets ne permettent pas une bonne ventilation lorsqu’ils sont fermés, et ne filtrent pas le ray onnement solaire. Structure • Dans le cas de réhabilitations lourdes, souv ent excessives et mal gérées, les planchers sont refaits en béton armé, tandis que la charpente est parfois remplacée. Organisation spatiale • Si auparav ant, la réhabilitation des fermes s’accompagnait rarement d’une modif ication de la distribution intérieure, depuis les années 1970 principalement, les agriculteurs (souvent jeunes exploitants) où les acquéreurs s’y installant, engagent des trav aux plus lourds, en redéf inissant les dimensions et les fonctions des différentes pièces. Le salon, pièce principale, est agrandi ou installé dans un ancien local agricole : son aménagement nécessite parf ois l’abattage d’une cloison ou d’un mur maître ; la cuisine est agrandie, ouv rant souv ent directement sur le salon. Les chambres, dotées de salles d’eau supplémentaires, sont parfois gagnées sur les combles. Dans le cas d’aménagement d’un gîte rural ou de chambres d’hôtes en annexe, les dépendances agricoles sont souv ent utilisées en reconversion. Qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire, la réhabilitation d’une ferme s’accompagne parfois de l’aménagement d’une piscine et de locaux pour le jardin. Changement d’usage Quand la f erme demeure le siège d’une exploitation agricole, il arrive que son propriétaire (souvent jeune agriculteur) agrandisse son logement en récupérant des locaux annexes sans usage, notamment dans le cas où l’exploitation regroupe plusieurs fermes, ou quand un nouveau hangar agricole, plus grand et plus f onctionnel, a été construit. Les v iticulteurs pratiquant la v ente directe de vin, de plus en plus nombreux, aménagent parfois des caveaux de dégustation dans les dépendances, notamment dans les régions touristiques. Quand la f erme a perdu sa vocation agricole, son occupation en résidence principale ou secondaire dépend de sa localisation, par rapport aux v illes et aux bassins d’emploi. Pour off rir des rev enus d’appoint aux agriculteurs et aux résidents, l’aménagement d’une partie des bâtiments en chambres d’hôtes ou en gîte rural se développe principalement depuis les années 1980. A proximité des v illes et dans les régions touristiques, certaines f ermes f ont l’objet d’une reconversion en bureaux, hôtels, restaurants, centres de loisirs (clubs d’équitation), notamment quand les lieux présentent un certain caractère. Changement dans l’utilisation des m atériau x et d es techniques de construction Utilisés, vivants Peu utilisés, en d éclin • Modénature en pierre taillée et patine à la chaux ou eau f orte sur parement en pierre taillée. N’étant plus utilisés • Couv erture de tuiles rondes sur carreaux de terre cuite. Nouvelles in corporations • Planchers en hourdis et poutrelles en béton armé – Planchers en chapes de béton sur pouzzolane, Vermiculite sur plancher existant – Dalles flottantes en panneaux de plâtre sur plancher existant. Cloisons intérieures en panneaux de plâtre. Menuiseries en aluminium ou en PVC – Volets roulants en aluminium ou en PVC – Fenêtres à double v itrage – Fenêtres à grand v itrage. CAPACITE POUR E TRE REHABILI TE Asp ects d e la t ypologie Notation de 0 (très mauvaise) à 10 (exc ellente) • • • 6 (2-10 selon les c as) 8 8 Capacité pour être vendue ou louée sur le marché immobilier Capacité pour s’adapter aux exigences f amiliales et sociales actuelles Capacité pour s’adapter aux exigences de conf ort actuel Notation de 0 (insignifi ante) à 10 (très grande) • • • 2 2 6 Difficulté technique pour la réhabiliter Difficulté administrativ e pour la réhabiliter Difficulté budgétaire (coût très élev é) pour la réhabiliter Barrièr es qui empêchent/provoquent que l’usager ne décid e pas de r éhabiliter Notation de 0 (ne représ ente pas une barrière) à 10 (représ ente une très i mportante barrière) • • • • • • • • • • • • • • 2 4 5 (2-8 s elon l es cas) 2 6 8 2 2 6 2 5 (2-8 s elon l es cas) 2 4 4 Difficultés administratives Difficultés techniques importantes Dégradation irréversible du bâti Catalogage/protection du bâtiment Coût important réhabilitation Absence d’aides économiques/subv entions Coût du projet et des autorisations Statut du bâti/location Inf lation prix immobiliers Dégradation sociale (délinquance,...) Dégradation environnementale (absence inf rastructures minimales,...) Désir de changer ce bâti pour du bâti moderne Manque de sensibilisation/v alorisation de la part des usagers N’est pas jugé nécessaire (par l’usager) LEXIQUE • Mas (du latin mansu m, chose demeurée) : Maison de campagne, ferme du Midi de la France. Création de la fiche : 23/02/01 Dernière modification de la fiche : Ce projet est financé par le programme MEDA de l'Union Européenne. Les opinions exprimées dans le présent document ne reflètent pas nécessairement la position de l'Union Européenne ou de ses Etats membres. 03/05/01 6/6