Être femme(s) en Normandie - La fédération des amis du Perche

Transcription

Être femme(s) en Normandie - La fédération des amis du Perche
48e CONGRÈS DES SOCIÉTÉS
HISTORIQUES ET ARCHÉOLOGIQUES DE NORMANDIE
Bellême (Orne), 17, 18 et 19 octobre 2013
Être femme(s) en Normandie
Orientations de recherches et bibliographie
Organisé par la Fédération des Sociétés historiques et archéologiques de
Normandie, avec le concours des Amis du Perche, de la ville de Bellême
et du Conseil général de l’Orne
Orientations du congrès
Préparées par :
Adrien DUBOIS (Centre Michel de Boüard, CRAHAM, UMR 6273)
Christophe MANEUVRIER (Centre Michel de Boüard, CRAHAM, UMR 6273/ Office
Universitaire d’Études Normandes, MRSH de Caen)
Sophie MONTAGNE-CHAMBOLLE (Amis du Perche)
1
En 1984 se tenait à Lisieux le XIXe congrès des Sociétés historiques et archéologiques de
Normandie qui portait sur La femme en Normandie. Les actes, riches de 33 contributions
(dont on trouvera la liste à la fin de cette présentation), parurent deux ans plus tard, à la fin de
l’année 1986, au moment même où, curieux hasard, Yvette Roudy, Ministre des Droits de la
Femme, devenait maire de Lisieux. L’histoire des femmes n’était en France que peu
développée, une dizaine d’années seulement après que Michelle Perrot ouvrit son séminaire
intitulé « L’histoire des femmes est-elle possible ? ». La synthèse en cinq volumes, publiée
entre 1990 et 1992 par Georges Duby et Michelle Perrot, L’Histoire des femmes en Occident,
n’était encore qu’un projet, et le concept de « genre », traduction du terme anglo-saxon
gender, était encore quasi inconnu en France. Presque trente années se sont écoulées depuis le
congrès de Lisieux, et l’historiographie de la question en a été profondément renouvelée, en
France comme à l’étranger, le « genre » posant des questions méthodologiques aussi bien à
l’histoire qu’à l’archéologie.
Lors du congrès de 1984, de nombreuses communications portaient un titre comme Les
femmes dans…, semblant découvrir leur rôle dans la vie politique, économique ou culturelle, à
travers une formulation qui, en même temps, sous-entendait que cette contribution n’était que
secondaire.
S’intéresser aujourd’hui aux femmes dans l’histoire de la Normandie, c’est bien sûr
s’interroger sur les conditions de vie des femmes, mais aussi sur la construction des identités
féminines. Il ne s’agit pas d’un regard venu uniquement de l’extérieur – celui des hommes sur
les femmes – mais d’une réflexion historique sur ce que c’est qu’être femme, en Normandie, à
travers toutes les époques. Pour y parvenir, il serait intéressant de privilégier les sources
produites et élaborées par les femmes elles-mêmes (échanges épistolaires, livres de raison,
agendas, comptabilités, discours, œuvres littéraires, actes de la pratique, testaments, etc.),
sources au travers desquelles elles manifestent leur identité. Il faut donc s’interroger aussi sur
la manière et les raisons pour lesquelles certaines de leurs actions sont occultées, parfois par
les hommes, parfois par les femmes elles-mêmes.
Si, en effet, il paraît illusoire de répondre abruptement à la question du consentement des
femmes à la domination masculine, il est incontestable du moins que certaines d’entre elles
adhérent, de bon ou de mauvais cœur, à cette norme et la transmettent.
Les apprentissages divers grâce auxquels les femmes accèdent à des savoirs ou à des
techniques, parfois partagés avec les hommes, parfois réservés à leur sexe, seront un des
sujets centraux que nous voudrions voir traiter par les intervenants à ce colloque. Peut-on
parler d’une culture féminine spécifique, peut-on aussi évaluer les pouvoirs qui reviennent par
ce biais dans les mains des femmes ? Des travaux pourraient être menés sur les ouvrages, les
journaux, et les magazines destinés aux femmes de Normandie, ainsi que sur les formations
professionnelles et les cursus d’études perçus comme « féminins » (institutrices, infirmières,
etc.). Leurs divertissements comme leurs devoirs constituent-ils des agents de cloisonnement
ou, au contraire, d’émancipation ?
Travaillant depuis la nuit des temps à côté des hommes, mais souvent autrement, comment
ont-elles envisagé leur vie professionnelle ? À l’heure des débats sur l’égalité des salaires et
l’accession à des postes semblables à ceux des hommes alors qu’elles sont en moyenne plus
diplômées, l’histoire du travail féminin, aux champs comme dans l’industrie et les services,
bat en brèche toute perception d’une évolution linéaire. Les questions liées aux conditions de
travail, aux rémunérations, mais aussi à leurs participations aux mouvements syndicaux et aux
luttes sociales pourront être abordées dans le cadre normand.
2
Il ne s’agit pas pour autant d’oublier la matérialité des corps. Le contrôle du corps des
femmes, de l’exercice de leur sexualité, de leur fécondité, constitue un enjeu considérable
pour la solidité de la société. La virginité des filles, la fidélité des femmes, la gestion des
grossesses préoccupent ainsi l’ensemble des communautés ; de même certains comportements
non conformes sont-ils dénoncés par la population, tant féminine que masculine. Cependant,
en Normandie, comme ailleurs, les femmes ont tenté de limiter le nombre des enfants qu’elles
mettaient au monde. Il serait intéressant de rendre compte, autant que possible, des usages de
la contraception, usages peut-être différents selon que les femmes habitent la ville ou la
campagne, qu’elles sont de familles riches ou pauvres, qu’elles sont seules ou en couple.
Quelles réactions a suscité en Normandie la mise en place des lois Neuwirth de 1967 et
Veil de 1975 ? Le droit de jouir de son corps ne s’arrête d’ailleurs pas à la potentialité
maternelle. De récentes et foisonnantes études encouragent à distinguer le sexe, le genre, la
sexualité et à questionner les rapports qu’ils entretiennent entre eux dans la vie d’un individu.
Étant femme, on peut aussi vouloir ne plus l’être ou le devenir après avoir été un garçon. Une
attention particulière sera donc portée aux phénomènes de travestissement et de transsexualité
(cf. notamment les travaux de Sylvie Steinberg) et à leurs conséquences sur le rapport avec le
monde extérieur.
Le corps des femmes existe autant dans le temps de l’histoire que dans le temps de leur
vie : comment les accueille-t-on lors de leur venue au monde, comment perçoit-on leur
puberté et leur vieillesse ? Ce sont là aussi des sujets d’interrogation possibles.
Être femme, c’est aussi vouloir exercer des droits de mère ou d’épouse ou d’héritière. Les
questions de droit liées à l’application de la coutume de Normandie ou de celle du Perche,
entre textes et pratique, puis plus tard du Code civil sont au cœur des problématiques du
Congrès.
Quand on est femme, quelles relations entretient-on avec le pouvoir politique, économique,
culturel, que ce soit au sein de la cellule familiale, du village, à l’échelon régional ou
national ? La partition sexuée des activités domestiques et professionnelles, et les conditions
de sa perpétuation trouveront évidemment leur place dans ce congrès, mais on souhaite aussi
s’interroger sur les réactions des femmes face à cette partition genrée du travail, et sur les
manières dont certaines ont su contourner les obstacles de la tradition sociale. Quelles
solidarités, quelles stratégies mettent-elles en œuvre pour y parvenir ? Les traditions
culturelles, sociales et politiques de la Normandie ont-elles amené les Normandes à écrire une
histoire particulière des mouvements féministes ?
L’identité des femmes et leur participation à l’histoire commune s’affirment aussi à travers
les aventures spirituelles dans lesquelles elles peuvent entrer, visibles ou clandestines. Les
suivre dans ces démarches peut également être un sujet de réflexion.
L’historiographie récente a interrogé le rôle des femmes dans les conflits : pacificatrices ou
guerrières, tricoteuses au pied de la guillotine pendant la Terreur ou contre-révolutionnaires
montant courageusement à l’échafaud, collaboratrices tondues à la Libération ou résistantes
risquant leur vie bien vite oubliées, elles ne manquent jamais d’être des actrices que l’histoire
relègue au second plan. Encore faut-il, dès lors que l’on a réussi à montrer leur engagement,
en restituer la signification en la débarrassant de la gangue des schémas misogynes.
Ces quelques pistes de recherche, non exclusives, permettent d’envisager les femmes en
Normandie dans la diversité de leurs actions, de leurs personnalités, mais aussi des
représentations d’elles-mêmes qu’elles ont choisies ou, peut-être, subies, et sans doute
détournées : les discours savants et populaires, l’art, la littérature, la photographie, la publicité
constituent ainsi des sources privilégiées pour tenter de percevoir comment, d’Arlette à
3
Violette Morris en passant par Marie Harel, l’histoire de la Normandie est parcourue de
figures féminines.
Bibliographie indicative
Nous avons privilégié, dans cette courte bibliographie, les travaux généraux facilement
accessibles (parfois en ligne) ainsi que les travaux portant spécifiquement sur la Normandie.
Pour une bibliographie plus détaillée, on pourra se reporter à T HEBAUD Françoise, Écrire
l’histoire des femmes et du genre, Lyon, ENS Éd., coll. « Sociétés, Espaces, Temps », 2007.
Synthèses, bibliographie, historiographie
DUBY Georges et PERROT Michelle, Histoire des femmes en Occident, Paris, Plon, 5 vol., 1990-1991.
L ETT Didier, Hommes et femmes au Moyen Âge. Histoire du genre. XIIe-XVe siècle, Armand Colin,
2013 (à paraître).
BEAUVALET-BOUTOUYRIE Scarlett, Les Femmes à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles), Paris,
Belin, 2003.
G ODINEAU Dominique, Les Femmes dans la société française. XVIe-XVIIIe siècles, Paris, Armand
Colin, 2003.
ZANCARINI-FOURNEL Michelle, Histoire des femmes en France (XIXe-XXe siècle), Rennes, Presses
universitaires de Rennes, 2005.
BARD Christine, Les femmes dans la société française au 20e siècle, Paris, A. Colin, 2001.
RIPA Yannick, Les femmes en France de 1880 à nos jours, Paris, Éd. du Chêne, 2007.
Clio. Histoire, femmes et sociétés. http://www.clio.revues.org/
Méthodes, historiographie
BARD Christine, Les filles de Marianne, Histoire des féminismes, 1914-1940, Fayard, Paris, 1995,
528 p.
B ASCHET Jérôme, « La distinction des sexes dans l'au-delà médiéval », Clio, n° 26, 2007/2,
p. 17-36. http://www.clio.revues.org/5363?lang=fr
B EAUNE Colette et L EQUAIN Élodie, « Femmes et histoire en France au XVe siècle : Gabrielle de la
Tour et ses contemporaines », Médiévales, n° 38, 2000, p. 111-136. Disponible sur persee.fr
BUHRER-THIERRY Geneviève, LETT Didier et MOULINIER-BROGI Laurence, « Histoire des femmes et
histoire du genre dans l’Occident médiéval », Historiens et Géographes, n° 392, 2005,
p. 135-147.
B UTLER Judith, Trouble dans le genre. Pour un féminisme de la subversion, La Découverte,
(Traduction de la version originale de 1990), Paris, 2005, 284 p.
CHOLVY Gérard, Le XIXe siècle, Grand siècle des religieuses françaises, Perpignan, éd. Artège, 2012,
134 p.
DALARUN Jacques, « Dieu changea de sexe, pour ainsi dire ». La religion faite femme XIe-XVe siècle,
Paris, Fayard, 2008, 439 p.
D UBY Georges et ARIES Philippe (dir.), Histoire de la vie privée, t. 4, De la Révolution à la Grande
Guerre, Paris, Seuil, coll. « L'Univers historique », 1987, 636 p.
H ERITIER Françoise, Hommes, femmes : la construction de la différence, Le Pommier, Paris, 2010,
189 p.
JEANNE Caroline, « La France : une délicate appropriation du genre », Genre & Histoire [En ligne].
http://www.genrehistoire.revues.org/index349.html
LANGLOIS Claude, Le catholicisme au féminin : les congrégations françaises à supérieure générale,
4
Paris, Le Cerf, 1984, 775 p.
Didier, « Les médiévistes et l’histoire du genre en Europe », Genre & Histoire [En ligne], n° 3.
http://www.genrehistoire.revues.org/index348.html
LETT
LOBA Anna, « L’histoire dont les femmes ont besoin. Les usages de l’histoire dans les écrits
didactiques de la fin du Moyen Âge », Les femmes et l’écriture de l’histoire, 1400-1800, textes réunis
par Sylvie STEINBERG et Jean-Claude ARNOULD, Publ. des universités de Rouen et du Havre, MontSaint-Aignan, 2008, p. 479-492.
LUCY Sam J., « Housewives, warriors and slaves ? Sex and gender in Anglo-Saxon burials », Jenny
MOORE et Eleanor SCOTT (dir.), Invisible People and Processes : Writing Gender and Childhood into
European Archaeology, Londres, Leicester University Press, 1997, p. 150-168.
M ATHIEU Nicole-Claude, L’anatomie politique. Catégorisations et idéologies du sexe, Paris, Côtéfemmes éditions, recherches, 1991, 291 p.
REGNIER-BOHLER Danielle (dir.), Voix de femmes au Moyen Âge, Savoir, mystique, poésie, amour,
sorcellerie, XIIe-XVe siècle, Robert Laffont, Paris, 2006, 1 010 p.
RIOT-SARCEY Michèle, De la différence des sexes. Le genre en histoire, Paris, Larousse, 2010.
RIOT-SARCEY Michèle, Histoire du féminisme, Paris, La Découverte, « Repère », 2002, 122 p.
SCHWARZ Paula, « Women’s studies, gender studies, le contexte américain », Vingtième Siècle, revue
d’histoire, Presses de Sciences Po, Paris, n° 75, juillet/septembre 2002, p. 15-20.
http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3-page-15.htm.
SOHN Anne-Marie et THELAMON Françoise, (dir.), L'histoire sans les femmes est-elle possible ? Actes
du colloque, Rouen, 27-29 novembre 1997, Paris, Perrin, 1998.
T ABET Paola, La construction sociale de l’inégalité des sexes. Des outils et des corps, Paris,
L’Harmattan, 1998, 206 p.
THEBAUD Françoise, « La vitalité d’un champ », Vingtième Siècle, revue d’histoire, Presses de
Sciences Po, Paris, n° 75, juillet/septembre 2002, p. 177-181.
http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3-page-177.htm
THEBAUD Françoise, « Genre et histoire. Les usages d’un terme et d’une catégorie d’analyse »,
Hypothèses, 2004. "Travaux de l’École doctorale d’Histoire », Publ. de la Sorbonne, p. 67-276.
http://www.cairn.info/revue-hypotheses-2004-1-page-267.htm
VIRGILI Fabrice, « L’histoire des femmes et l’histoire des genres aujourd’hui », dans Vingtième Siècle,
revue d’histoire, Presses de Sciences Po, Paris, n° 75, juillet/septembre 2002, p. 5-14.
http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2002-3-page-5.htm
Les femmes et le droit
ANGERS Denise, « Libertés et contraintes dans les actes de femmes dans le tabellionnage de Caen (2e
moitié du XVe siècle) », Tabularia « Études », n° 3, 2003, p. 89-100, 20 oct. 2003.
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/pdf/angers.pdf
A VIGNON Carole, « Marché matrimonial clandestin et officines de clandestinité à la fin du Moyen
Âge : l’exemple du diocèse de Rouen », Revue Historique, 2010/3, n° 655, p. 515-549.
http://www.cairn.info/revue-historique-2010-3-page-515.htm.
BEAUVALET-BOUTOUYRIE Scarlett, Être veuve sous l’Ancien Régime, Paris, Belin, 2001.
BOUDJAABA Fabrice, « Femmes, patrimoine et marché foncier dans la région de Vernon
(1760-1830) : le patrilignage normand face au Code civil », Histoire et sociétés rurales, 28,
2007-2, p. 33-66.
DEPLAIGNE Valérie, L’héritage de Marie de La Roche-Guyon. Un conflit entre deux nobles lignages
normands à la fin du Moyen Âge, Mnémosyne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2009, 297 p.
5
G OUESSE Jean-Marie, « Parenté, famille et mariage en Normandie aux XVIIe et X V I I Ie siècles.
Présentation d'une source et d'une enquête », Annales ESC, 27e année, n° 4-5, 1972, p. 1139-1154.
Disponible sur persee.fr
e
e
HOOCK Jochen et JULLIEN Nicolas, « Dots normandes (mi-XVII -XVIII siècle) », Clio HFS, 7,
1998, Femmes, dots et patrimoines, p. 117-138.
LEMONNIER-LESAGE Virginie, Le statut de la femme mariée dans la Normandie coutumière : droit et
pratiques dans la généralité de Rouen, Clermont-Ferrand, Presses universitaires de la faculté de droit
de Clermont-Ferrand, 2005, 573 p.
MUSSET Jacqueline, Le régime des biens entre époux en droit normand, du XVIe siècle à la Révolution,
Caen, Presses universitaires de Caen, 1997, 214 p.
STEINBERG Sylvie, « “Au défaut des mâles”. Genre succession féodale et idéologie nobiliaire (France
e
e
XVI -XVII siècle) », Annales. Histoire, Sciences sociales, n° 3-2012, p. 679-713.
Femmes et travail
Revue Travail, genre & sociétés
Cahiers du genre, n° 26 « Un continent noir : le travail féminin », L’Harmattan, Paris, 1999.
Cahiers du genre, n° 32 « Travail des hommes, travail des femmes. Le mur invisible », L’Harmattan,
Paris, 2002.
B OUVIER Jeanne, Mes mémoires ou Cinquante-neuf années d’activité industrielle, sociale et
intellectuelle d’une ouvrière (1887-1935), 1936, nouvelle édition par Armogathe Daniel et Albistur
Maïté, Paris, Maspero, 1983, 189 p.
BATTAGLIOLA Françoise, Histoire du travail des femmes, Paris, La Découverte, 2000, 123 p.
CAILLY Claude, Les grèves des gantières de Ceton (Perche ornais) à la fin du XIXe siècle et au début
du XXe siècle, Société Historique et Archéologique de l’Orne, 2002, vol. 121, n° 1-2, p. 39-73.
C ROWSTON Claire, Fabricating Women. The Seamstresses of Old Regime France, 1675-1791,
Durham, Duke University Press, 2001.
HAFTER Daryl, Women at work in preindustrial France, University Park, PA, Pennsylvania State
University, 2007.
HAFTER Daryl, « Stratégies pour un emploi: travail féminin et corporations à Rouen et à Lyon, 16501791 », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 54-1, 2007.
KERGOAT Danièle, Se battre, disent-elles, Paris, La Dispute, « Le genre du Monde », 2012, 354 p.
L ISZEK Slava et GUILLOT Marie, De l’émancipation des femmes à celle du syndicalisme, Paris,
L’Harmattan, coll. « Chemins de la mémoire », 1994, 315 p.
Z ANCARINI -F OURNEL Michelle (dir.), « Métiers, corporations, syndicalisme », Clio Histoire,
« Femmes et sociétés », n° 3, 1996.
Femmes et pouvoir
B OUSMAR Éric, DUMONT Jonathan, MARCHANDISSE Alain et SCHNERB Bertrand (dir.), Femmes de
pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première
Renaissance, de Boeck, 2012, 656 p.
DUFOUR Anaïs, Le pouvoir des « dames ». Femmes et pratiques seigneuriales en Normandie (15801620), Master 2 Recherche, Université de Rouen, dir. Sylvie Steinberg et Anna Bellavitis, 2009-2010.
http://www.genrehistoire.revues.org/1481
GODINEAU Dominique, Citoyennes tricoteuses, Paris, Perrin, 2004, 416 p.
LETT Didier, « Les épouses dans l’aristocratie anglo-normande des XIe-XIIe siècles, d’après l’Histoire
ecclésiastique d’Orderic Vital », TEYSSOT Josiane (dir.), Le mariage au Moyen Âge, XIe-XVe siècles,
6
Actes du colloque de Montferrand du 3 mai 1997, Clermont-Ferrand, Université Blaise-Pascal, 1997,
p. 15-27.
M ARTIN Jean-Clément, La Révolte brisée. Femmes dans la Révolution française et l’Empire, Paris,
Armand Colin, 2008, 272 p.
T HOMPSON Kathleen, « Mathilde, comtesse du Perche (1171-1210) : expression de l’autorité par le
nom, le style et le sceau », Tabularia, « Études », n° 3, 2003, p. 69-88, 18 juillet 2003.
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/dossier3/textes/01thompson.pdf
T HOMPSON Kathleen, « Les femmes dans la société normande après 1204 », FLAMBARD -HERICHER
Anne-Marie et GAZEAU Véronique (dir.), 1204, La Normandie entre Plantagenêts et Capétiens, Caen,
Publ. du CRAHM, 2007, p. 345-356.
V AN HOUTS Elisabeth, « Les femmes dans l'histoire du duché de Normandie », Tabularia, « _tudes »,
n° 2, 2002, p 19-33. 10 juillet 2002.
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/dossier2/textes/03vanhouts.pdf
Femmes dans la guerre et la paix, la violence des femmes
A NDRIEU Claire, « Les résistantes, perspectives de recherche », dans PROST Antoine (dir.), L a
Résistance, une histoire sociale, Paris, Les _ditions de l’Atelier/_ditions ouvrières, 1997, p.69-96.
BEAUNE Colette, Jeanne d’Arc, Perrin, Paris, 2004, 475 p.
B RANCHE Raphaëlle, VIRGILI Fabrice, DELPLA Isabelle (dir.), Viols en temps de guerre, Paris,
Payot, 2011.
D AUPHIN Cécile et FARGE Arlette (dir.), De la violence et des femmes, Paris, Albin Michel, 1997,
201 p.
DUBOIS Adrien, La violence des femmes en Normandie à la fin du Moyen Âge, Cahiers Léopold
Delisle, t. LIV-LV, 2005-2006, publié en 2010, 398 p.
DUBOIS Adrien, « Femmes dans la guerre (XIVe-XVe siècles) : un rôle caché par les sources ? »,
Tabularia, 4, 2004, p. 39-51.
http://www.unicaen.fr/mrsh/craham/revue/tabularia/dossier3/textes/03dubois.pdf
M AZEAU Guillaume, « La baignoire et le couteau. L'assassinat de Marat (13 juillet 1793) », C ARDI
Coline et PRUVOST Geneviève (dir.), Penser la violence des femmes, Paris, La Découverte, 2012.
NEVEUX François (dir.), De l'hérétique à la sainte, les procès de Jeanne d'Arc revisités, Actes du
colloque international de Cerisy-la-Salle (2009), Caen, PUC, 2012.
O FFENSTADT Nicolas, « Les femmes et la paix à la fin du Moyen Âge : genre, discours, rites », Le
règlement des conflits au Moyen Âge, XXXIe congrès de la SHMES, Angers, juin 2000, Paris, Publ. de
la Sorbonne, 2001, p. 317-333.
R OUQUET François et VOLDMAN Danièle (dir.), « Identités féminines et violences politiques (19361946) », Les Cahiers de l’IHTP, octobre 1995, n°31, p. 11-24.
T REVISI Marion et NIVET Philippe (éd.), Les femmes et la guerre de l’Antiquité à 1918, Paris,
Économica, 2010.
Collège Paul Verlaine d’Évrecy, Calvados, Résistance au féminin. Sous l'Occupation en
Normandie, Cabourg, Cahiers du temps, 2008.
Les corps des femmes et leurs sexualités
BONNET Marie-Josèphe, Violette Morris, Histoire d’une scandaleuse, Paris, Perrin, 2011,
377 p.
BRUIT-ZAIDMAN Louise et al. (dir.), Le corps des jeunes filles, Paris, Perrin, 2001, 324 p.
D AUPHIN Cécile et FARGE Arlette (dir.), Séduction et sociétés : approches historiques, Paris, Seuil,
2001, 345 p.
7
DUBOIS Adrien, « La “grève” féminine du sexe dans la France du XVe siècle, un exemple de révolte
impossible contre la domination masculine ? », Genre, sexualité et société, n° 1, printemps 2009.
http://gss.revues.org/index303.html
FILLON Anne, Les trois bagues aux doigts. Amours villageoises au XVIIIe siècle, Paris, Robert Laffont,
« Les hommes et l’histoire », 1989, 523 p.
FLANDRIN Jean-Louis Les amours paysannes. Amour et sexualité dans les campagnes de l'ancienne
France (XVIe-XIXe siècle), Paris, Gallimard/Julliard, 1975, 255 p.
M AC L AREN Angus, Histoire de la contraception de l’Antiquité à nos jours, Paris, éditions Noêsis,
1996, 413 p.
PHAN Marie-Claude, Les amours illégitimes. Histoires de séduction en Languedoc (1676-1786), Paris,
CNRS éditions, 1986, 226 p.
R ONSIN Francis, La grève des ventres. Propagande néo-malthusienne et baisse de la natalité en
France (XIXe-XXe s.) Paris, Aubier, 1980, 254 p.
SOHN Anne-Marie, Chrysalides : femmes dans la vie privée (XIXe-XXe siècles), Paris, Publications de
la Sorbonne, 1996.
SOHN Anne-Marie, Du premier baiser à l'alcôve : la sexualité des Français au quotidien, 1850-1950,
Paris, Aubier, 1996.
Éducation des filles, écoles des femmes
B ODINIER Bernard, G EST Martine, LEMONNIER-DELPY Marie-Françoise et P ASTEUR Paul, Genre et
éducation, Former, se former et être formée au féminin, Rouen, Publ. des universités de Rouen et du
Havre, 2009, 546 p.
BROUARD-ARENDS Isabelle et PLAGNOL-DIEVAL Emmanuelle (dir.), Femmes éducatrices au siècle
des Lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2007.
D E G ENDT Anne-Marie, L’Art d’éduquer les nobles damoiselles, Le Livre du Chevalier de la Tour
Landry, Honoré Champion, Paris, 2003, 291 p.
FURET François et SACHS Wladimir, « La croissance de l'alphabétisation en France, XVIIIe-XIXe s. »,
Annales ESC, n° 3, 1974, p. 714-737. Disponible sur persee.fr
KINNE Elizabeth, « Les écrits didactiques pour femmes et le double discours du désir au Moyen Âge »,
Clio, n °31, 2010/1, p. 135-152. http://www.clio.revues.org/9624
LORCIN Marie-Thérèse, « L’école des femmes, les devoirs envers le mari dans quelques traités
d’éducation », Les Cahiers du CRISIMA, Éducation, apprentissages, initiation au Moyen Âge, (Actes
du premier colloque international de Montpellier, Université Paul Valéry, novembre 1991), n° 1, t. 1,
1993, p. 233-248.
SONNET Martine, L’éducation des filles au temps des Lumières, Paris, Cerf/Cnrs éditions,
réédition 2011 (1re édition 1987).
TIMMERMANS Linda, L’accès des femmes à la culture sous l’Ancien Régime, Paris,
Champion, 2005 (réédition. 1ère édition 1996).
VICTORIEN Sophie, Jeunesses malheureuses, jeunesses dangereuses. L'éducation spécialisée
en Seine-Maritime depuis 1945, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
8
La femme en Normandie, Congrès de Lisieux, 1984,
Textes publiés dans le volume des actes
I. Les femmes dans l’histoire
PERNOUD Régine, « Rôle public et place de la femme de l’époque de Jeanne d’Arc à la fin de la guerre de Cent
Ans en Normandie ».
GRALL Jeanne, « Les femmes dans la Résistance ».
II. Statut juridique de la femme
CINQUABRE Pierre, « Le statut juridique de la femme normande aux XVIIe et XVIIIe siècles ».
MUSSET Jacqueline, « Les droits successoraux des filles dans la Coutume de Normandie ».
III. La femme dans la société
FOURNIER Dominique, « Matronymes augerons ».
CHENNEBENOIST Jean, « Mme d’Aguessau (1704-1785), Françoise-Marthe-Angélique de Nollent, dame de
Trouville et d’Hébertot ».
JOUET Roger, « La femme dans les préoccupations de l’Assemblée départementale d’autrefois dans le
Calvados ».
GOUBE Jacqueline, « Les femmes maires dans les cinq départements normands ».
GOUESSE Jean-Marie, « Femmes scandaleuses dans le diocèse de Coutances au XVIIe siècle ».
MOTTE Marie-Amélie, « Les mères célibataires dans le Calvados au XIXe siècle. Cas de la ville de Bayeux ».
MANNEVILLE Philippe, « Un demi-siècle de délinquance féminine au Havre (1800-1855) ».
IV. Le travail de la femme
HAFTER M.-Daryl M., « Vers une nouvelle historiographie de la femme : métiers féminins à Rouen au XVIIIe
s ».
DUPRE Philippe, « Le travail des femmes et les transformations économiques des XIXe et XXe siècles. Un
exemple négatif, la zone littorale du Calvados ».
LEGOY Jean, « Une profession oubliée : les trieuses de café du Havre et leur grève de 1900 ».
ROUSSEAU Jacques, « Condition de la femme dans une fabrique de casquettes et coiffures d’uniformes aux XIXe
et XXe siècles ».
MANEUVRIER Jacky, « Servantes et domestiques ».
BRUNEAU René, « Une ferme cauchoise ».
LEMENOREL Alain, « L’emploi féminin dans la Normandie contemporaine ».
DESERT Gabriel, « Les femmes victimes de l’industrialisation ? »
V. La femme et l’enseignement
MAVRINAC Marylin S., « L’enseignement secondaire féminin dans l’académie de Caen entre 1910 et 1940 ».
MOREL Pierre et ALASSEUR Jean-Marie, « Madame Le Boursier du Coudray et les prémices d’une éducation
obstétricale populaire dans la généralité de Caen ».
VI. La vie religieuse
FLAMENT Pierre (chanoine), « Communautés féminines religieuses dans l’Orne, 1790-1984 ».
MARTIN Jean-Claude, « Un couvent de femmes : le prieuré de la Chaise-Dieu ».
VENARD Marc, « Les femmes dans les confréries normandes du XIVe au XVIIIe s. ».
FOURNEE Jean (Dr), « Les femmes et leurs saints protecteurs et guérisseurs en Normandie ».
GIRES (Mgr), « Thérèse Martin, femme et sainte normande ».
VII. La femme et la littérature
LE MERRER Madeleine, « Figures de la femme dans le théâtre caennais de la fin du Moyen Âge ».
LAMOTTE Françoise, « Les femmes et la vie littéraire en Normandie au XVIIe s. ».
DUBUC André, « Une Rouennaise de 1837 face à son passé [Adélaïde Bauche] ».
DELARUE Jean, « Lucie Delarue-Mardrus, normande et amazone ».
VIII. Les femmes dans la tradition normande
SUEUR Gabrielle, « La femme normande dans les contes cauchois ».
BRUNEAU Marguerite, « La femme dans la chanson populaire en Normandie ».
BRUNEAU Marguerite, « La femme et la parure en Normandie ».
9
48e Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie
Bellême – 17 au 19 octobre 2013
ETRE FEMME (S) EN NORMANDIE
PROPOSITION DE COMMUNICATION
À retourner avant le 30 mars 2013 (délai de rigueur)
au secrétaire général de la Fédération, M. André GOUDEAU
5, rue Aristide Briand
27200 Vernon
[email protected]
NOM :
Prénom :
Adresse :
Téléphone :
Courriel :
Société savante ou organisme :
propose de présenter une communication sur le thème suivant :
Les propositions de communication seront examinées au printemps 2013 (pour une réponse en avril-mai) par le
comité scientifique du congrès qui retiendra en priorité les travaux les plus innovants par leur problématique ou
leurs sources et ceux qui s’inscrivent le mieux dans le thème tel qu’il est défini par les orientations de recherche
indiquées dans la circulaire d’annonce.
La durée des communications ne saurait excéder vingt minutes. Le comité scientifique pourra donc être amené à
refuser des propositions dont le sujet, quel qu’en soit l’intérêt ou l’originalité, ne lui semblerait pas pouvoir être
présenté dans le temps imparti. Un vidéoprojecteur sera à la disposition des orateurs.
Les auteurs dont la proposition de communication sera retenue s’engagent à la présenter aux jour et heure qui
leur seront fixés par l’organisation du congrès. Ils demeurent propriétaires de leur texte, mais ils réservent, à titre
gracieux, la priorité de sa publication aux actes du congrès. Ils recevront lors du congrès les consignes de
présentation de leur texte écrit dont la longueur sera de l’ordre de 25 000 à 35 000 caractères.
RÉSUMÉ (20 lignes maximum) : À envoyer aussi par courriel, en pièce jointe, au secrétaire général de la
Fédération.
10
SOURCES UTILISEES :
11