European Workshop for Contemporary Music Shigeko Hata soprano

Transcription

European Workshop for Contemporary Music Shigeko Hata soprano
25.09.
2016 20:00
Salle de Musique de Chambre
Dimanche / Sonntag / Sunday
Musiques d’aujourd’hui
European Workshop for Contemporary Music
Shigeko Hata soprano
Andrzej Bauer violoncelle
Rüdiger Bohn direction
Backstage
19:45 Salle de Musique de Chambre
Meet the artists: Rüdiger Bohn and Marcin Bortnowski (E)
Coopération Deutscher Musikrat et Warsaw Autumn
Marcin Bortnowski (1972)
Expectancy (Oczekiwanie) for cello and chamber orchestra (2016)
18’
Mark Andre (1964)
ni für Kammerensemble (2006)
17’
—
Ondřej Adámek (1979)
Karakuri. Poupée Mécanique pour voix et ensemble (2011)
20’
Salvatore Sciarrino (1947)
Introduzione all’oscuro per dodici strumenti (1981)
13’
«Entrer dans l’ombre du son»
Véronique Brindeau
«Pour que nous écoutions davantage, écrit Salvatore Sciarrino,
nous devons entrer dans l’ombre du son». Introduzione all’oscuro
(Introduction à l’obscur) propose un tel cheminement, ouvrant
sur un monde de sons voilés, filtrés, insaisissables autant que
spectres. Ces sonorités ténues d’harmoniques frôlant les limites
de l’audible, ces sons éoliens de la flûte qui lui sont si souvent
associés, le compositeur en revendique l’exigence comme une
condition nécessaire à l’écoute de ses œuvres.
En prenant soin d’effacer les attaques du jeu instrumental, il
vient troubler notre perception des timbres, suscitant par son art
de l’estompe un nuancier inconnu qu’il organise à travers une
rhétorique de la disparition, de l’imperceptible et de la trace.
Par-delà l’écoute musicale, c’est vers une attention aiguisée au
monde que se tourne Sciarrino: «En écoutant la réalité avec une
oreille d’insecte et une autre de géant, écrit-il dans Répons des
ténèbres, cité par Gianfranco Vinay, je cherche à la restituer dans
un nuage de vent et de pierre».
Il n’y a pourtant ici nulle tentation d’imiter un paysage sonore
naturel, même si on ne peut manquer d’être gagné par la sensation organique de vagues, de rafales de vent qui s’abattent ou se
lèvent, et plus précisément encore, d’une pulsation cardiaque.
Comme il arrive dans nombre des œuvres de Sciarrino, l’enchaînement des événements, brutalement interrompus, dissout l’illusion et ramène à l’artefact de la composition: «Tous les éléments
sont disposés dans l’espace plutôt que dans le temps, comme s’ils
composaient un paysage. Puis vient un moment où ce paysage
3
Pierre Soulages, Peinture, 202 x 453 ,29 juin 1979, Paris, Centre Pompidou Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle, © Adagp, Paris, 2016
est brisé: on comprend qu’il était artificiel, il est lacéré au moyen
d’une technique de montage». Dans ses partitions, le plus souvent
conçues comme des graphiques par un compositeur qui s’est
frayé très tôt un chemin de traverse dans l’univers académique,
c’est tout un espace acoustique extraordinairement ductile qui
s’inscrit déjà dans la densité et le modelé des traits, avant d’être
transmis par les instruments en une constante métamorphose.
Cette Introduzione all’oscuro ne prélude en fait à aucune suite,
aucun développement et nous maintient plutôt dans une attente,
un tissage de souffles traversé d’incursions brèves d’où émergent,
au début et à la fin de l’œuvre, les contours de fragments mélodiques. Telles de lointaines réminiscences, et non sans la distance
pudique d’une nostalgie, les ombres du passé prennent l’apparence d’une ritournelle puis s’évanouissent. Tant il est vrai, comme
l’indique Sciarrino, que «face à l’éternité proclamée d’une trompeuse symphonie, la chanson saisit un instant où se démasque la
fragilité de l’homme». Un doigt sur les lèvres, le dieu enfant
4
photo: Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat
Harpocrate, convoqué par le compositeur dans une œuvre de
deux ans antérieure, invite au silence où retourne cette Introduction
à l’obscur.
Comme souvent chez Mark Andre, le titre de l’œuvre, ni, se présente sous forme lapidaire, ne livrant pas d’emblée son horizon
de sens mais invitant plutôt à ralentir le pas au seuil de l’écoute.
Parfois réduit à une lettre (e pour violoncelle, 2013) et à l’humilité d’une initiale minuscule, à un vocable bref prolongé par des
pointillés inscrivant l’œuvre dans un parcours (…auf…, triptyque
pour grand orchestre, 2007), l’intitulé des pièces peut se résumer
à une préposition, un préfixe en langue allemande aux sens multiples. Ainsi durch (pour saxophone soprano, piano et percussion,
2005), traduisant un élément de médiation et porteur de connotations bibliques très présentes dans l’univers du compositeur.
5
Acronyme de l’expression nach innen (vers l’intérieur), ni suggère
un cheminement, un mouvement vers une intériorité.
Par sa palette de timbres bruités et de sons complexes, il est tentant de situer l’œuvre dans le sillage de la «musique concrète
instrumentale» dont le compositeur Helmut Lachenmann s’est
fait le défenseur. Mark Andre, qui fut son élève à la Hochschule
für Musik de Stuttgart, n’a d’ailleurs pas manqué de reconnaître
combien la découverte du concerto pour piano Ausklang, daté
de 1984, avait constitué pour lui une révélation décisive. On
retrouve certes ici, comme chez Lachenmann, un ensemble
­particulièrement inventif de frottements, souffles ou bruits de
percussion, toutes sonorités rejetées à l’égal de scories par le jeu
instrumental classique comme venant parasiter le son pur, idéalement visé au cours de l’histoire de la musique occidentale.
L’univers de Mark Andre ne saurait cependant se ramener à cette
perspective, tant l’agencement des «situations sonores», ainsi que
les dénomme le compositeur, se noue chez lui à une pensée de
la forme marquée à la fois par une quête spirituelle et une interrogation scientifique sur la perception.
Des sept mouvements de ce parcours, chacun d’une durée de
deux minutes environ, le premier est strié d’attaques aux arêtes
vives, comme autant d’effractions dans la matière sonore, de
«fissions», pourrait-on dire, dans sa structure atomique, pour
approcher la part cachée, avant de se suspendre en un long sifflement étale où passe l’ombre d’un groupe de notes graves au
piano. La deuxième étape opère alors une plongée dans une
écoute microscopique. En passant une carte sur les cordes de
leur instrument, les musiciens conduisent notre attention vers
un état granulaire du son, telles des bribes détachées d’une pluie
que l’on écouterait au ralenti, nous faisant ainsi accéder à une
acuité inhabituelle – quand bien même il faudrait en passer par
la «porte étroite» d’une concentration accrue. Avec le troisième
mouvement, la flûte donne une impulsion nouvelle à l’écoute
tandis que les bois créent des résonances en jouant dans l’intérieur du piano, créant ainsi des méta-instruments inédits. La
pièce paraît ensuite rejoindre un point de rebroussement, faisant
successivement retour à des séquences bruitées de souffle,
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interrompues par des salves isolées des cordes et du piano, des
sons multiphoniques d’instruments à vent et différentes textures
issues des mouvements précédents. La dernière étape fait écho
au début du parcours, un écho transformé par l’expérience
traversée qui se suspend en une longue résonnance des plaques
métalliques jusqu’à s’éteindre dans le silence.
Avec Karakuri, composée en 2011, le compositeur tchèque
Ondřej Adámek approfondit une expérience fondatrice qui fut
celle de sa rencontre avec la culture japonaise, lors d’un séjour à
Kyoto en 2007, en particulier avec le théâtre de marionnettes
Bunraku. Chamber Nôise, en 2010, s’inspirait ainsi d’une libre
transcription de la voix du récitant, ainsi que de la vocalité du
théâtre nô et du chant bouddhique. En 2008, Ça tourne ça bloque,
pour ensemble et électronique, était marquée par une autre présence des voix, l’obsédante répétition des jingles dans le quotidien sonore des villes japonaises.
Karakuri, dont le titre renvoie aux automates Karakuri ningyô
construits au Japon entre les 17e et 19e siècles, concentre plusieurs
axes majeurs de son travail. D’une part, la transcription de la
voix parlée, dans la musicalité spécifique à chaque langue –
comme ici le tchèque ou le français – que le compositeur transfère aux instruments, qui semblent dès lors réverbérer, comme
en imitation, le phrasé de la chanteuse en soulignant ses inflexions
de ses bribes de mots. D’autre part, un attrait pour la dimension
théâtrale: les gestes mimétiques de la soprano contribuent à la
légèreté qui se dégage de la mécanique extrêmement savante
construite par le compositeur et s’insèrent dans un jeu mouvant
de miroirs avec les gestes des musiciens. Cette gestualité est soulignée par le recours à tout un instrumentarium annexe, fait de
petits objets accentuant sur un mode drolatique la référence à
l’univers du jouet tout en démultipliant savamment la palette
sonore.
C’est là le troisième aspect qui prélude à l’élaboration de chaque
œuvre du compositeur: la recherche préalable et minutieuse
d’un univers sonore à la fois inédit et gouverné par une
dramaturgie.
9
Dans la première des quatre parties de Karakuri, Ondřej Adámek
s’est plu à imaginer l’inventeur de ces automates devant un miroir,
mimant un archer décochant une flèche tout en énonçant les
gestes qu’il cherche à reproduire. L’ensemble instrumental joue ici
le rôle du miroir tandis que la partie vocale figure une pantomime
et articule quelques mots en français: «gesttttte», «vise la cible»…
Le mouvement suivant interprète en segments distincts les gestes
de l’automate: rotation du cou, avant-bras droit décochant la
flèche etc. Le troisième, selon les mots du compositeur, s’organise
«autour de la répétition rapide de mots tchèques, dans leur
forme diminutive (d’où l’omniprésence du phonème tsch), désignant les pièces détachées du mécanisme de la poupée (kolečkokolečko, matička- matička…). Cette litanie répétitive se veut le
reflet de la très grande concentration, voire de l’obsession, du
créateur de ces poupées».
L’œuvre s’achève par un mouvement au rythme inexorable qui
accompagne par des bruits de mécanismes, émis par l’ensemble
instrumental et répercutés par l’échantillonneur, le débit balbutiant
et comme grippé de la marionnette-soprano, laissée à elle-même,
sur les mots «poup-p-p-p-pé mec-canique méccanique…».
Expectancy, de Marcin Bortnowski, est formé d’un unique et
ample mouvement, comme d’une seule coulée d’une vingtaine
de minutes. Ce concerto – qui n’en affirme cependant pas la
dénomination – laisse rarement le soliste seul en scène mais
dispose autour de lui un éventail de gestes et de résonances qui
le désignent comme le centre nerveux de l’œuvre et en démultiplient d’un bout à l’autre la virtuosité. Tout en maintenant celleci dans les modes de jeu classique du violoncelle, le compositeur
déploie une très ample variété de pressions de l’archet, parfois
d’une extrême intensité sans toutefois jamais atteindre aux zones
du bruit, ou encore, tout à l’extrême, s’espaçant en ricochets et
pizzicati.
L’auditeur éprouve ainsi la sensation d’une écriture de pleins et
de déliés aux densités mouvantes, qui convoque volontiers le
jeu rubato et la vibration assumée des cordes dans toute leur
expressivité.
10
photo: Trustees of the British Museum
Karakuri, une serveuse de thé mécanique
Les instruments de l’ensemble de chambre viennent en contrepointer les résonances et prolonger les halos. C’est particulièrement
le cas des instruments à sonorité «entretenue», aptes à délivrer
des sons continus sans reprendre leur souffle: non seulement le
pupitre des cordes lui-même mais aussi l’accordéon, qui accompagne en particulier le violoncelle dans l’extrême finesse de ses
lignes les plus aiguës, et les percussions où dominent les instruments résonnants (vibraphones, crotales, cloches, gongs javanais
et grand tam).
Expectancy (Espérance) forme le dernier volet d’un triptyque
formé de deux autres œuvres pour instrument soliste et ensemble,
11
respectivement destinés à l’accordéon – There Will Be No Night,
composée en 2010 – et à la harpe – And There Was No More Sea,
datée de 2013, dont les titres se réfèrent à l’Apocalypse de Jean:
«Là il n’y aura point de nuit» (Ap 21: 26), pour le premier panneau
de ce triptyque, «Et la mer n’était plus» (Ap 21: 1) pour le deuxième.
Une telle conception architectonique n’avait cependant pas été
pensée dès le départ, prévient le compositeur. Ce n’est qu’après
avoir achevé le deuxième de ces «concertos» que lui est apparue
«la nécessité de poursuivre et achever par une troisième œuvre ce
qui découlait des deux premières». L’ultime et brève volute, dans
le registre suraigu du violoncelle, d’Expectancy, fait ainsi basculer
toute l’œuvre sur un versant éthéré et comme au-delà du temps.
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Page de la partition Expectancy de Bortnowski
13
Werkkommentare
Expectancy (2016)
Marcin Bortnowski
Expectancy für Violoncello und Kammerorchester (2016) bildet
den dritten und letzten Teil eines Zyklus’, den ich vor einigen
Jahren begonnen habe. Nach der Vollendung von There Will Be
No Night für Akkordeon und Kammerorchester (2010) hatte ich
ursprünglich nicht geplant, einen Zyklus zu schreiben, aber ich
wollte And There Was No More Sea für Cembalo und Kammerorchester (2013) komponieren. Anschließend wusste ich, dass auf
dieses Stück noch ein weiteres folgen musste.
Alle drei Stücke sind in gewissem Sinne «Konzerte» – auch wenn
sie nicht so betitelt sind – für Soloinstrumente und Kammer­
orchester. Darin besteht ihre erste Gemeinsamkeit. Die zweite
liegt in musikalischen Motiven und Gesten, die alle drei Werke
durchziehen. Zu einem Zyklus zusammengefügt werden sie aber
vor allem durch die Grundidee, denn alle beziehen sich auf die
Apo­kalypse des Johannes. In den ersten beiden Fällen wird diese
Referenz durch die Titel betont, die der Apokalypse entlehnt
sind.
Im Fall meines neuesten Stücks habe ich lange damit gerungen,
einen angemessenen Titel zu finden. Während mir von Anfang
an klar war, dass der Titel eine Fortsetzung sein sollte, führte
mich die Musik doch in andere Bereiche. Inspiriert haben mich
Worte aus Joseph Ratzingers Buch Eschatologie – Tod und ewiges
Leben. In einer Passage schreibt der zukünftige Papst mit Bezug
auf Heidegger:
14
«Die ‹Bereitschaft der Erwartung› ist selbst etwas Verwandelndes,
und die Welt ist anders, ob sie dazu erwacht oder sich dem
versagt. Die Bereitschaft ihrerseits ist aber noch einmal anders je
nachdem, ob sie ins Leere hinauswartet oder sie dem entgegengeht, den sie in seinen Zeichen erkennt, sodass sie gerade im
Zerfall ihrer eigenen Möglichkeiten seiner Nähe gewiss wird.»
Marcin Bortnowski
ni (2006)
Mark Andre
Die Abkehr von der Außenwelt und die Hinwendung «nach
innen» wurde vor allem von religiösen Denkern immer wieder
gefordert, von Meister Eckhart bis zu Sören Kierkegaard. Auch
bei Mark Andre spielt die religiöse Erfahrung eine bedeutende
Rolle. Wenn er sein Stück mit den Buchstaben ni betitelt – rätselhaft abgekürzt nach innen –, so zielen die Worte auf eine Innenschau, welche aus der Selbsterkundung existenzielle Erfahrungen
schöpft, die er in Form von Musik mit anderen Menschen teilt.
«Klangsituation» ist ein Schlüsselbegriff für die Musik Mark
Andres, die nicht mehr über eine musikalische Grammatik definiert ist. Seine Werke sind Erkundungen von Klanggestalten –
ein Detail wird darin zur Landschaft, ein Atmen zum Umriss der
großen Form.
nach innen reiht eine Folge von sieben Miniaturen aneinander, in
denen sich geräuschvolle Klangsituationen mit extremer dynamischer Spannweite in lyrischer Dichte ereignen. So ist der erste
Satz gezeichnet von anfangs heftigen Impulsen, «abstürzenden
Gesten», die in ein hochfrequentes Rauschen münden, aus dem
kurz vor Schluss aus dem Klavier ein melodisches Fragment von
sechs Tönen klingt. Für den zweiten Satz zücken die Streicher
des European Workshop for Contemporary Music ihre Scheckkarten, mit denen sie die Saiten ihrer Instrumente bearbeiten,
während der Schlagzeuger ein Solo für ­Alufolie spielt. Was
17
photo: Katrin Schander
Mark Andre
anfangs noch an das Prasseln von Regen erinnert, erweist sich als
Vorgang des Perforierens. Die Flöte setzt im dritten Satz erneut
Impulse, die von Klarinette und Oboe aufgegriffen werden: Sie
spielen ihre Töne ins Innere des Flügels, wo sie Resonanzen
erzeugen und sich so zu Metainstrumenten verbinden. Der
18
zentrale vierte Satz ist eine «Atemstudie», in der Andre den Bläsern asthmatische Klänge in die Instrumente geschrieben hat, die
von einzelnen Attacken der Streicher und des Klaviers zerrissen
werden. Mit Mehrklängen in den Holzbläsern und einem Glas im
Innenklavier kehrt das Stück anschließend wieder in tonvollere
Gefilde zurück. Styropor- und Alurauschen, in Verbindung mit
dem zirpenden Geräusch von Schrauben auf den Streichinstrumenten, verbinden unterschiedliche Texturtypen der vorangegangenen Sätze. In geradezu apotheotischer Manier greift der
letzte Satz auf Klangschalen und Plattenglocken zurück, die
nachhallen, während die unerschlossenen Ausdrucksräume, in
deren Innerem man sich bewegt hat, langsam zurückweichen.
In ihrer Kürze und Prägnanz erinnern die Sätze von ni an die
Bagatellen eines Beethoven. Sie teilen mit ihnen die Transparenz,
die aus der Fragmentierung des Materials entsteht. Existenzielle
Momente dauern nicht unbedingt lang – sie hallen lange nach.
Patrick Hahn
Karakuri. Poupée Mécanique (2011)
Ondřej Adámek
Die Komposition wurde von den mechanischen Puppen (Karakuri Ningyo) aus der japanischen Edo-Zeit (Anfang des 19. Jahrhunderts) inspiriert. Diese Puppen, die natürlich, fast menschlich
wirken, basieren auf einem ausgeklügelten Uhrenmechanismus.
Karakuri besteht aus vier Sätzen. Ausgangspunkt für den ersten
Satz war meine Vision von Hisashige Tanaka, dem Erschaffer der
Puppen, wie er vor seinem Spiegel die Posen eines jungen
Bogenschützen nachahmt, um eine genaue Vorstellung davon zu
bekommen, wie sich die Puppe bewegen soll. Der Gesangspart
greift im ersten Satz diese Pantomimik auf, und das Ensemble
übernimmt die Rolle des Spiegels. Dieser Satz enthält nur sehr
wenig Text, nämlich die französischen Worte: gesttttte (Geste),
justtte (justieren), tttttire (ziehen), flèche chevauche fleche (Pfeil
auf Pfeil), vise la cible (zielen) …
19
Der zweite Satz besteht aus einer sehr detaillierten Auflistung
auf Französisch der einzelnen Bewegungsmomente, die die
Puppe ausführen soll, wie zum Beispiel: Bewegungsabschnitt
eins: Arm gerade nach vorn gestreckt. Bewegungsabschnitt zwei:
Kopf dreht sich. Bewegungsabschnitt drei: der rechte Unterarm
fällt in einer abrupten Bewegung auf den Pfeil usw.
Der dritte Satz ist um tschechische Wörter herum aufgebaut, die
in ihrer Verkleinerungsform (daher die Omnipräsenz des Phonems «tsch») in sehr rascher Abfolge wiederholt werden und einzelne Teile des Puppenmechanismus bezeichnen (kolečko
kolečko kolečko kolečko, matička matička matička matička,
osička osička osička osička…). Ein Bild der äußersten Konzentration, ja gar Obsession des Puppenbauers.
Der vierte Satz ist sehr rhythmisch und mechanisch. Hier läuft
die Puppe bereits und spaziert umher. Der Text lautet:
­«poup-p-p-p-pé méc-canique méc-canique…». Vom Sampler
kommen verschiedene Geräusche des Uhrenmechanismus, und
auch die Instrumente greifen dies auf.
Ondřej Adámek
(Übersetzung: Valerie Schneider.
Der Text erschien erstmals im Programmbuch des Festivals
­MaerzMusik/Berliner Festspiele 2014.)
Introduzione all‘oscuro (1981)
Salvatore Sciarrino
«Introduzione» nennt man für gewöhnlich ein Stück, das einem
anderen vorausgeht – ankündigend, anregend, manchmal mit
kontrastierendem Charakter. Im Falle der Introduzione all‘oscuro,
bei der schon die Worte Erwartungen hervorrufen, verhält es sich
anders. Entscheidend ist in diesem Stück die Imitation, die
Übertragung bestimmter physiologischer Klänge: eine Art
Objektivierung, eine lautlose Dramatisierung von Herzschlag
und Atem. Hier strebt die Musik danach, die Begriffe von Anund Abwesenheit umzukehren, sie ins «Spektrale» zu
20
verschieben. Das, was sich ankündigt, ist nicht wahrnehmbar. Es
bleibt nur eine blinde Bewegung, rätselhaft in der Beschleunigung und Verlangsamung des periodischen Pulses.
Lied-Reminiszenzen (Wirklichkeitsfetzen in angespannter Stimmung) scheinen nicht nur auf mit der zauberhaften Indifferenz
von Dingen, die uns vertraut sind, sondern vielmehr mit fast
kristallklaren Erleuchtungen.
Salvatore Sciarrino (1996)
21
Compositeurs et interprètes
Biographies
Ondřej Adámek composition
Ondřej Adámek est né à Prague en 1979. Il a reçu de nombreuses
commandes d’œuvres vocales, pour orchestre, chœur, ensemble
ou instruments et électronique, de la part de prestigieux
ensembles et festivals de musique contemporaine européens
comme l’Ensemble Intercontemporain, le Klangforum Wien, le
Lucerne Festival Academy Orchestra, le Quatuor Diotima, le
festival de Donaueschingen ou encore le festival L’Automne de
Varsovie. Ondřej Adámek est diplômé du département de
composition de l’Académie de Musique à Prague (2004) et du
Conservatoire National Supérieur de Paris (2007). Sa musique a
notamment été récompensée par le Prix Synthèse (Bourges
2002), le Prix Métamorphoses (Bruxelles, 2002 et 2004), le
Premier Prix de la Radio Hongroise (2004), le Prix Hervé Dugardin
– SACEM (2009), le Grand Prix Tansman (Łódź, 2010), ainsi que
le Prix Georges Enesco en 2011. La saison 2014/15, Adámek
était en résidence à la Villa Médicis de Rome.
Ondřej Adámek Komposition
Ondřej Adámek wurde 1979 in Prag geboren, studierte Komposition an der Musikakademie in Prag und am Konservatorium in
Paris. Er komponiert Orchester-, Kammer-, Vokal- und elektroakustische Musik und arbeitet mit Choreographen des zeitgenössischen Tanzes zusammen. Im April 2002 wurde ihm für die
Zusammenarbeit mit der Tanzkompanie Gaara in Nairobi (Produktion Abila) ein UNESCO-Stipendium zugesprochen. Er erhielt
zahlreiche Kompositionsaufträge von wichtigen europäischen
22
Ondřej Adámek
photo: Guillaume Chauvin
Festivals und Ensembles und kam 2010 als Gast des Künstlerprogramms des DAAD in seine heutige Heimatstadt Berlin. Für
seine Werke erhielt er zahlreiche Preise, wie den Grand Prix
Tansman (2010) oder den Prix Georges Enesco (2011). In seiner
musikalischen Sprache kombiniert Adámek Elemente zeitgenössischer klassischer Musik mit umgewandelten musikalischen Elementen entfernter Kulturen (wie z. B. aus Bali, Neukaledonien, Japan und Andalusien) sowie mit Klängen eigens
konstruierter Instrumente. Im Jahr 2014/15 war er Stipendiat
der Académie de France in der Villa Medici in Rom.
Mark Andre composition
Né à Paris en 1964, Mark Andre a étudié la composition au
Conservatoire National Supérieur de Paris auprès de Claude
Ballif et Gérard Grisey, avant de poursuivre avec Helmut
Lachenmann à la Hochschule für Musik de Stuttgart. Il a remporté
de nombreux prix et bénéficié de plusieurs bourses, parmi lesquels
23
le Förderpreis de l’Ernst von Siemens Musikstiftung (2002) ou
encore le prix d’orchestre au festival de Donaueschingen en
2007 et 2015. En 2009, Andre est devenu membre de l’Aca­démie
des Arts de Berlin et a été nommé professeur de composition à
la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber de Dresde. Il a
été fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministère de la culture français en 2011. En 2012, il a été boursier du
Wissenschaftskolleg de Berlin et a été accueilli au sein de
l’Académie bavaroise des Beaux-Arts.
Mark Andre Komposition
Der 1964 in Paris geborene Mark Andre studierte Komposition
am Conservatoire National Supérieur de Paris bei Claude Ballif
und Gérard Grisey und im Anschluss bei Helmut Lachenmann
an der Hochschule für Musik Stuttgart. Er wurde mit zahlreichen Preisen und Stipendien ausgezeichnet, darunter der Förderpreis der Ernst von Siemens Musikstiftung (2002) sowie der
Orchesterpreis der Donaueschinger Musiktage (2007 und 2015).
2009 wurde Andre zum Mitglied der Akademie der Künste in
Berlin und zum Professor für Komposition an die Hochschule
für Musik Carl Maria von Weber in Dresden berufen. Im Jahr 2011
erhielt er vom französischen Kulturministerium die Auszeichnung
Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. 2012 war er Fellow
im Wissenschaftskolleg zu Berlin und wurde in die Bayerische
Akademie der Schönen Künste in München aufgenommen.
Marcin Bortnowski composition
Né en 1972 à Zary, Marcin Bortnowski a étudié la composition
auprès de Grażyna Pstrokońska-Nawratil à l’Académie de
Musique Karol Lipiński de Wrocław. Ses œuvres ont été distinguées à plusieurs reprises, notamment à la Tadeusz Baird
Competition for Young Composers (1995, 1997), à la National
Composers’ Competition de Gdańsk (1997) ou encore lors de la
Pan Accordion Competition (2000). Bortnowski a bénéficié de
plusieurs bourses, entre autres du Ministère de la culture et de
l’héritage national polonais, de la Society of Authors – ZAiKS,
24
Marcin Bortnowski
Salvatore Sciarrino
de la fondation des Amis de L’Automne de Varsovie et de l’Ernst
von Siemens Musikstiftung. En 2012, il a terminé son cursus
de composition. Habilité à enseigner à l’université, il enseigne
aujourd’hui la composition et la musique électronique à
l’Académie de Musique de Wrocław.
Marcin Bortnowski Komposition
Der 1972 in Żary geborene Marcin Bortnowski studierte Komposition bei Grażyna Pstrokońska-Nawratil an der Karol Lipiński
Musikakademie in Wrocław. Sein Werk wurde wiederholt ausgezeichnet, zum Beispiel beim Tadeusz Baird Competition for
Young Composers (1995, 1997), National Composers’ Competition in Gdańsk (1997) oder dem Pan Accordion Competition
(2000). Bortnowski erhielt vielfach Stipendien, u. a vom Polnischen Ministerium für Kultur und nationales Erbe, Society of
Authors – ZAiKS, Friends of Warwsaw Autumn Foundation und
der Ernst von Siemens Musikstiftung. 2012 habilitierte er sich
im Fach Komposition. Er unterrichtet an der Musikakademie in
Wrocław Komposition und Computermusik.
Salvatore Sciarrino composition
Salvatore Sciarrino est né à Palerme en 1947. Il commence par
peindre avant de se tourner vers la composition à l‘âge de 12
ans. Il reçoit des leçons privées de composition de Turi Belfiore
et entre en contact avec Franco Evangelisti. En 1973 est créé à
Milan son premier opéra, Amore e Psiche, qui incarne son concept original de théâtre musical. De 1974 à 1983, Sciarrino
enseigne au conservatoire de Milan et, de 1978 à 1980, il est
directeur artistique du Teatro Comunale de Bologne. Depuis
1984, il enseigne également aux conservatoires de Pérouse et
Florence. Sciarrino, qui habite à Città di Castello, a remporté de
nombreux prix. Ses gravures ont été exposées à plusieurs
reprises.
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Salvatore Sciarrino Komposition
Salvatore Sciarrino wurde 1947 in Palermo geboren. Er begann
zunächst zu malen und mit zwölf Jahren zu komponieren. Bei
Turi Belfiore erhielt er privaten Kompositionsunterricht und war
in Verbindung mit Franco Evangelisti. 1973 wurde in Mailand
seine erste Oper Amore e Psiche uraufgeführt, die sein eigenwilliges Musiktheater-Konzept vorstellte. Von 1974 bis 1983
lehrte Sciarrino am Konservatorium in Mailand, von 1978 bis
1980 war er Künstlerischer Leiter des Teatro Comunale in
Bologna. Seit 1984 lehrt er auch an den Konservatorien von
Perugia und Florenz. Sciarrino, der in Città di Castello lebt,
erhielt zahlreiche Preise. Seine Grafiken wurden verschiedentlich
ausgestellt.
European Workshop for Contemporary Music
L’European Workshop for Contemporary Music est organisé
conjointement depuis 2003 par le Deutscher Musikrat et le
festival polonais L’Automne de Varsovie. Ce projet bilatéral de
coopération s’adresse en priorité aux étudiants avancés et aux
jeunes diplômés: avec leurs qualifications, ils ont alors la possibilité d’approfondir et d’élargir leur pratique instrumentale de la
musique contemporaine. Au-delà du répertoire international
connu, l’EWCM invite, à travers ses programmes, à explorer
régulièrement des esthétiques majeures de la composition
d’aujourd’hui ainsi que le travail de jeunes compositeurs.
L’European Workshop for Contemporary Music se veut par ailleurs
une plateforme de soutien et d’échanges en matière de
musiques interculturelles, surtout entre l’Europe de l’Est et de
l’Ouest. Depuis sa création, l’ensemble est intimement lié au
festival L’Automne de Varsovie mais acquiert une reconnaissance
internationale par des invitations dans de prestigieux festivals
comme l’Ultraschall Festival de Berlin, le festival Kontrasty à
Lviv (Ukraine), Milano Musica (Italie) ou le Baltic Sea Festival
(Suède).
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European Workshop for Contemporary Music
Der European Workshop for Contemporary Music (EWCM) wird
seit 2003 gemeinsam vom Deutschen Musikrat und dem polnischen Festival Warschauer Herbst organisiert. Das bilaterale
Kooperationsprojekt richtet sich primär an fortgeschrittene Studenten und junge Hochschulabsolventen: Unter qualifizierter
Anleitung erhalten sie die Möglichkeit, ihre instrumentalen Fertigkeiten im Bereich der zeitgenössischen Musik zu vertiefen
und zu erweitern. Neben Standardwerken des internationalen
Repertoires lädt der EWCM mit seinen Programmen regelmäßig zur Auseinandersetzung sowohl mit maßgeblichen ästhetischen Positionen zeitgenössischen Komponierens als auch mit
dem Schaffen der jüngsten Komponistengeneration ein.
Darüber hinaus versteht sich der European Workshop als interkulturelle musikalische Förder- und Austauschplattform insbesondere zwischen Ost- und Mitteleuropa. Das Ensemble ist seit
seiner Gründung als feste Größe beim Warschauer Herbst etabliert und erlangte durch Gastauftritte bei renommierten Festivals wie dem Ultraschall Festival in Berlin, Kontrasty in Lemberg
(Ukraine), Milano Musica (Italien) oder dem Baltic Sea Festival
(Schweden) internationales Ansehen.
Rüdiger Bohn direction
Rüdiger Bohn a étudié le piano et la direction d’orchestre à la
Musikhochschule de Cologne et de Düsseldorf. En tant que
pianiste, il a remporté plusieurs concours de musique de chambre
internationaux et s’est produit régulièrement en soliste, avant
de se consacrer exclusivement à la direction. Après avoir bénéficié de master classes dispensées par Leonard Bernstein,
Sergiu Celibidache et John Eliot Gardiner, et occupé divers
postes de répétiteur et de chef au Théâtre Royal de la Monnaie
de Bruxelles, au Theater Basel et au Theater Lübeck, Rüdiger
Bohn a été invité par les orchestres symphoniques majeurs de
son pays et à l’étranger. Son répertoire de prédilection comprend
les grandes œuvres classiques et romantiques, ainsi que celles
de l’impressionnisme français et de la Seconde École de Vienne.
De 1997 à 2007, Rüdiger Bohn a été directeur musical du
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Zeitgenössische Oper Berlin ce qui a contribué à accroître son
intérêt pour la musique contemporaine. Ont suivi des invitations
par des ensembles renommés tels que le Klangforum Wien, le
Collegium Novum Zürich ou encore l’Österreichisches Ensemble
für Neue Musik. Depuis 2009, il travaille en étroite collaboration
avec la musikFabrik Köln. Il s’est produit dans de nombreux
festivals en Allemagne et à l’international, notamment aux
Salzburger Festspiele, aux Darmstädter Ferienkurse, à la
Münchener Biennale, à musica viva et à L’Automne de Varsovie.
Rüdiger Bohn apprécie beaucoup de travailler avec des compositeurs et a déjà collaboré avec Beat Furrer, Toshio Hosokawa,
Isabel Mundry, Wolfgang Rihm, José Sánchez-Verdù et Hans
Zender. Il est régulièrement invité en Corée par le Tongyeong
International Music Festival, le Seoul Philharmonic Orchestra et
le Korean Symphony Orchestra, et au Japon par le Takefu International Festival ou encore le Next Mushroom Promotion
Ensemble. À la Münchener Biennale, il a dirigé la création de
L’Absence, opéra de Sarah Nemtsov. Il s’est produit dans la
série Music of Today avec le Philharmonia Orchestra à Londres.
Ces derniers temps, il a plusieurs fois collaboré avec les Duisburger Philharmoniker qu’il a dirigés au festival Now! à Essen
dans de grandes compositions spatialisées de Xenakis et
Lutosławski, ainsi qu’au Ruhrfestival pour la création de l’opéra
Iokaste de Stefan Heucke. Depuis 1982, Rüdiger Bohn est
directeur musical de l’European Workshop for Contemporary
Music (EWCM). Il est professeur de direction à la Robert
Schumann Hochschule de Düsseldorf.
Rüdiger Bohn Leitung
Rüdiger Bohn studierte an den Musikhochschulen Köln und
Düsseldorf Klavier und Dirigieren. Als Pianist gewann er mehrere internationale Kammermusikwettbewerbe und trat regelmäßig als Konzertsolist auf, bevor er sich ausschließlich dem
Dirigieren widmete. Nach Meisterkursen bei Leonard Bernstein,
Sergiu Celibidache und John Eliot Gardiner und verschiedenen
Stationen als Repetitor und Kapellmeister am Théatre de la
Monnaie in Brüssel, dem Theater Basel und dem Theater
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Rüdiger Bohn
photo: Susanne Diesner
Lübeck folgte Rüdiger Bohn regelmäßig Einladungen bedeutender Symphonieorchester im In- und Ausland.
Die Schwerpunkte in seinem Repertoire bilden die großen Werke
der Klassik und der Romantik sowie Werke des französischen
Impressionismus und der Zweiten Wiener Schule. Von 1997 bis
2007 war Rüdiger Bohn musikalischer Leiter der Zeitgenössischen Oper Berlin. Durch diese Tätigkeit vertiefte er sein Interesse
für zeitgenössische Musik. Er dirigiert renommierte Ensembles,
u. a. das Klangforum Wien, Collegium Novum Zürich oder das
Österreichische Ensemble für Neue Musik. Seit 2009 arbeitet er
eng mit der musikFabrik Köln zusammen. National und international hat er auf vielen Festivals dirigiert, stellvertretend seien hier
nur die Salzburger Festspiele, die Darmstädter Ferienkurse, die
Münchner Biennale, musica viva und der Warschauer Herbst
genannt. Besonders gern arbeitet Rüdiger Bohn mit Komponisten zusammen. Darunter befanden sich unter anderem Beat
Furrer, Toshio Hosokawa, Isabel Mundry, Wolfgang Rihm,
José Sanchez-Verdù und Hans Zender. Regelmäßig folgte er
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Einladungen verschiedener Ensembles und Orchester nach
Korea (u. a. Tongyeong International Music Festival, Seoul Philharmonic Orchestra, Korean Sinfonie Orchestra) und Japan
(Takefu International Festival, Next Mushroom Promotion
Ensemble etc). Bei der Münchener Biennale leitete er die
Uraufführung der Oper L’Absence von Sarah Nemtsov. In der
reihe Music of Today konzertierte er mit dem Philharmonia
Orchestra in London. Mit den Duisburger Philharmonikern hat
er in jüngster Vergangenheit mehrfach gearbeitet: Auf dem
festival Now! in Essen dirigierte er das Orchester mit großen
Raumkompositionen von Xenakis und Lutoslawski, beim Ruhrfestival brachte er mit ihnen die Uraufführung der Oper Iokaste
von Stefan Heucke heraus. Rüdiger Bohn ist seit 1982 musikalischer Leiter des EWCM – European Workshop for Contemporary Music. Er lehrt als Professor für Dirigieren an der RobertSchumann-Hochschule Düsseldorf.
Andrzej Bauer violoncelle
Andrzej Bauer a étudié le violoncelle dans sa ville natale de Łódź
auprès de Kazimierz Michalik et a participé à des Master
classes dispensées par André Navarra, Miloš Sádlo et Daniil
Shafran. Récipiendaire de la bourse Witold Lutosławski, il a
passé deux ans à étudier avec William Pleeth à Londres. Il a
remporté le premier prix du concours de l’ARD à Munich, le
concours de cordes de Prague et l’European Parliament and
Council Award. Bauer a donné des concerts à Amsterdam, Paris,
Vienne, Hambourg et Munich, et s’est produit avec des
orchestres comme les Münchner Philharmoniker, le RAI Orchestra de Naples, le Radio-Sinfonieorchester Stuttgart ou encore le
Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin. Il a joué avec la plupart des
orchestres symphoniques et de chambre polonais, et s’est produit en soliste au cours de la tournée européenne de
l’Orchestre Philharmonique de Varsovie et du Sinfonia Varsovia.
Andrzej Bauer a pris part à de nombreuses diffusions à la radio
et à la télévision polonaises et internationales, et a été invité
dans les festivals internationaux ainsi que dans la plupart des
pays d’Europe, mais aussi aux États-Unis et au Japon. Son
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enregistrement d’œuvres de Schubert, Brahms et Schumann
sous le label Koch / Schwann a été récompensé du prix de la
Deutsche Schallplattenkritik. Les autres captations discographiques comprennent, entre autres, des œuvres de Chostakovitch, Prokofiev, Stravinsky, Messiaen, Panufnik et Lutosławski.
Son tout premier enregistrement en Pologne des Suites de
Johann Sebastian Bach est sorti en 2000 et a remporté le
Fryderyk Music Award de la Polish Phonographic Academy. Le
large répertoire d’Andrzej Bauer compte de nombreuses
œuvres contemporaines dont quelques-unes ont été écrites à
son intention. En 2002, il a créé des œuvres pour violoncelle
solo et électronique à L’Automne de Varsovie. Initié à ce
moment, le projet «Cellotronicum» est à l’origine, depuis, de
plusieurs enregistrements et créations dans les centres européens de musique contemporaine. En 2006, le projet a reçu
l’Orpheus Prize à L’Automne de Varsovie. Andrzej Bauer enseigne
à la faculté de musique Frédéric Chopin de Varsovie et à l’Académie de Musique Feliks Nowowiejski de Bydgoszcz. Il est
cofondateur et directeur artistique du Warsaw Cellonet Group.
Ces derniers temps, il s’est beaucoup consacré à la composition
et à l’improvisation.
Andrzej Bauer Violoncello
Andrzej Bauer studierte in seiner Heimatstadt Łódź bei
Kazimierz Michalik Violoncello und nahm an Meisterkursen bei
André Navarra, Miloš Sadlo und Daniel Shafran teil. Als Witold
Lutosławski-Stipendiat absolvierte er zudem ein zweijähriges
Studium bei William Pleeth in London. Er war Gewinner des
ersten Preises beim ARD Musikwettbewerb in München, des
Prager Streicherwettbewerbs und des European Parliament and
Council Award. Bauer gab Konzerte in Amsterdam, Paris, Wien,
Hamburg und München und konzertierte mit Orchestern wie
den Münchner Philharmonikern, RAI Orchester Neapel, Radio
Sinfonieorchester Stuttgart oder Rundfunk- Sinfonieorchester
Berlin. Er spielte außerdem mit den meisten polnischen Symphonie- und Kammerorchestern und trat mit den Warschauer
Philharmonikern und der Sinfonia Varsovia als Solist während
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ihrer ­europäischen Tournee auf. Andrzej Bauer nahm viele Einspielungen für polnische und internationale Radio- und Fernsehsender auf, spielte bei internationalen Festivals und in den
meisten Ländern Europas sowie in den USA und Japan. Seine
Aufnahme mit Werken von Schubert, Brahms und Schumann bei
Koch / Schwann wurde mit dem Preis der deutschen Schallplattenkritik ausgezeichnet. Anschließende CD-Aufnahmen umfassen u. a. Werke von Schostakowitsch, Prokofiew, Strawinsky,
Messiaen, Panufnik und Lutosławski. Seine polnische Ersteinspielung der Suiten von Johann Sebastian Bach wurde 2000 veröffentlicht und gewann den Fryderyk Music Award of the Polish
Phonographic Academy. Andrzej Bauers umfangreiches Repertoire umfasst viele zeitgenössische Werke, von denen einige für
ihn geschrieben wurden. 2002 gab er beim Warschauer Herbst
ein Konzert mit Uraufführungen für Solo-Violoncello und elektronische Medien. Das damals begonnene «Cellotronicum Projekt»
hat seitdem viele Einspielungen und Uraufführungen in den
europäischen Zentren der zeitgenössischen Musik hervorgebracht. 2006 erhielt das Projekt beim Warschauer Herbst den
Orpheus Prize. Andrzej Bauer ist Professor an der FryderykChopin-Musikuniversität in Warschau und an der Feliks Nowowiejski Musikakademie in Bydgoszcz. Er ist ferner Mitbegründer und künstlerischer Leiter der Warsaw Cellonet Group. In
jüngster Zeit widmet er sich zudem vermehrt dem Komponieren und Improvisieren.
Shigeko Hata soprano
La soprano Shigeko Hata a commencé ses études de chant au
Japon et a remporté, en 1998, le premier prix du concours de
mélodie française d’Osaka. De 2001 à 2005, elle a étudié au
Conservatoire National Supérieur de Paris avec Peggy Bouveret.
Remarquée pour son interprétation du rôle-titre de l’opéra Zaide
de Mozart à Rouen en 2006, elle est, depuis, régulièrement
invitée par les orchestres et opéras français majeurs. En 2006,
elle a créé en soliste Scene for an Opera de Jonathan Harvey.
Elle a gagné le prix Nadia et Lili Boulanger, accompagnée par
Karolos Zouganelis en 2007, ainsi que le prix de duo du concours
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international de mélodie française de Toulouse, cette fois
accompagnée par Michael Guido en 2009. Shigeko Hata a gravé
un disque de lieder et mélodies françaises de Wolf, Brahms,
Caplet et Poulenc. Depuis 2009, elle se produit avec le Magnifica
Brass Quintet. Parmi les œuvres qu’elle a créées, citons Karakuri, joué ce soir, d’Ondřej Adámek dont elle a également créé
Imademo, et elle a assuré la création japonaise des Six Mélodies
de Heinz Holliger avec le Nagoya Philharmonic Orchestra.
Depuis, on a pu l’entendre en Carmen dans Le Balcon de Peter
Eötvös, ainsi que dans des opéras comme Madame Butterfly
de Puccini où elle incarnait le rôle-titre et La Flûte enchantée de
Mozart où elle était Pamina.
Shigeko Hata Sopran
Die Sopranistin Shigeko Hata begann ihr Gesangsstudium in
Japan und gewann 1998 den ersten Preis beim Französischen
Liedwettbewerb in Osaka. Sie studierte von 2001 bis 2005 bei
Peggy Bouveret am Conservatoire National Supérieur de Paris.
Gefeiert für ihre Leistung als Titelrolle in Mozarts Oper Zaide in
Rouen 2006, wird sie seitdem regelmäßig von den führenden
französischen Orchestern und Opernhäusern eingeladen. Als
Solistin sang sie 2006 die Uraufführung von Jonathan Harveys
Scene for an Opera. Sie gewann den Nadia und Lili Boulanger
Preis (mit Karolos Zouganelis 2007) sowie den Duopreis des
International French Song Competition in Toulouse (mit Michael
Guido 2009). Hata spielte eine CD mit Liedern von Wolf,
Brahms, Caplet und Poulenc ein. Seit 2009 konzertiert sie mit
dem Magnifica Brass Quintet. Zu den von ihr uraufgeführten
Kompositionen zählen das im heutigen Konzert zu hörende
Werk Karakuri von Ondřej Adámek (wie auch sein Stück Imademo) sowie als japanische Premiere Heinz Holligers Six melodies mit dem Nagoya Philharmonic Orchestra. Weiterhin war sie
als Carmen in Peter Eötvös Le Balcon sowie in klassischen und
romantischen Opern zu hören, wie der Titelrolle in Puccinis
Madama Butterfly und Pamina in Mozarts Zauberflöte.
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11 o ct
Um fe st i va l
q U e c e l e b ra as
t ra d i çõe s m U s i c a i s
lUsó f o nas
Partenaire officiel:
Partenaire automobile exclusif:
15 o ct
Gustavo Gimeno | photo: Anne Dokter
Saison 2016/17
L’heure de pointe
à 19:00
3 rencontres de 60 minutes
avec Gustavo Gimeno
Abonnement 3 concerts: 70 € (< 27: 45 €)
Information & Billetterie: (+352) 26 32 26 32 // www.philharmonie.lu
Partenaire officiel:
Partenaire automobile exclusif:
Musiques d’aujourd’hui
Prochain concert du cycle «Musiques d’aujourd’hui»
Nächstes Konzert in der Reihe «Musiques d’aujourd’hui»
Next concert in the series «Musiques d’aujourd’hui»
23.10.
2016 20:00
Salle de Musique de Chambre
Dimanche / Sonntag / Sunday
«György Kurtág 90»
Pierre-Laurent Aimard piano
György Kurtág: Játékok
Passio sine nomine
et autres œuvres pour piano solo de Kurtág,
Schumann, Debussy, Bach et Sweelinck
Dans le cadre de Luxembourg Festival
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La plupart des programmes du soir de la Philharmonie sont
disponibles avant chaque concert en version PDF sur le site
www.philharmonie.lu
Die meisten Abendprogramme der Philharmonie finden
Sie schon vor dem jeweiligen Konzert als Web-PDF unter
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Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte 2016
Pierre Ahlborn, Président
Stephan Gehmacher, Directeur Général
Responsable de la publication: Stephan Gehmacher
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